Les agences de notation : La revanche !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Qu’est-ce que vous vous imaginiez ! On ne les avait pas ratées au moment de la crise des subprimes : « Quoi, vous nous dites qu’un produit financier est « AAA » et trois semaines plus tard, ça ne vaut plus rien ! » Eh oui, ma bonne dame : il se passe bien des choses en trois semaines dans une crise des subprimes.

Ce n’était pas nouveau d’ailleurs, on avait vu la même chose lors de la chute d’Enron. Avec en plus, un effet pervers : que la dégradation de la firme par une des trois grandes agences (Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch) provoquait une défiance dont les deux autres ne pouvaient pas ne pas tenir compte, entraînant la firme dans une spirale infernale.

Bon, la manière dont elles notaient les produits de finance structurée ne valait pas un clou, étant fondée sur l’absence de corrélation dans le comportement des différents produits financiers composant le titre, corrélations qui pouvaient s’aligner du jour au lendemain, si pas d’une heure à la suivante (le même reproche vaut d’ailleurs pour le « VaR » ou Value at Risk, la fameuse méthode d’évaluation du risque). C’était ça ou ne pas leur attribuer de note du tout – ce qu’elles auraient dû avoir le courage de faire. Mais on connaît la rengaine : « Si nous ne l’avions pas fait, les autres l’auraient fait quand même, alors dans l’intérêt des investisseurs… » D’où l’importance dans ce cas-là d’un Comité – ou quelque soit le nom qu’on lui donne – d’initiative publique qui dise : « Il est impossible d’attribuer un prix à une telle machine infernale. Ce produit n’est pas autorisé. Sorry ! » Mais il ne faut pas rêver.

Pour le reste, les notateurs attribuaient leurs notes exactement de la même manière que tout le monde en finance évaluait ses produits. C’étaient même eux en général qui déterminaient la norme.

Aussi maintenant, chat échaudé craint l’eau froide ; ce sont des firmes privées (Standard & Poor’s [McGraw-Hill], Moody’s [dont Warren Buffett est l’un des principaux actionnaires] et Fitch [Fimalac]) et leur réputation constitue leur fonds de commerce : on ne les prendra plus au dépourvu, et si la dette de la Grèce ne mérite plus qu’un BBB+ ou si celle des États-Unis ou du Royaume-Uni ont pris le chemin de perdre leur « AAA » en 2013 ou même avant, elles le diront aussitôt que le risque se profilera à l’horizon.

Il se fait que c’est aujourd’hui. Les Bourses n’ont pas bien pris les nouvelles. « C’est pas de notre faute ! », disent les notateurs. Qui le leur reprochera ?

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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52 réflexions au sujet de « Les agences de notation : La revanche ! »

  1. Ce qui est génant dans cette affaire des notateurs, c’est qu’ils donnent le signal de la curée.Ainsi c’est l’avalanche des CDS sur la Grèce. On croit revivre le meme scénario quand à New-York les banques faisait des paris sur la chute du voisin. Les memes causes ayant les memes effets , l’Europe ne peut pas laisser tomber la Grece comme on a laissé Lehman Bros meme si cela va couter des fortunes aux contribuables.C’est désespérant.On est encore loin de l’interdiction des paris type CDS sur la Gréce.

    1. Bonjour,

      1er post sur le site 😉

      Pourquoi sont elles si importantes, ces notes ?

      Je ne suis pas spécialiste du domaine, du tout alors je m’excuse de ma naiveté…

      Je suis surpris que ces notes soient si importantes alors qu’il semble être de notoriété publique (?) que :
      – certains ne soient (assez) dévalués (les états puissants ?),
      – les notes puissent changer brutalement (et donc une bonne note ne présage en rien de la situation future (même immédiat) du noté).

      Imaginez un médecin qui utilise un thermomètre qui peut rester collé à 37°C pendant un temps indéterminé puis indiquer (ou toujours pas) brutalement votre température.

      Je suis surpris qu’un thermomètre financier aussi peu opérationnel ne figure pas au musée des inventions ratées…

  2. Croire qu’une entreprise de notation anglo-saxonne puisse abaisser (sans se faire tirer l’oreille) la note d’un produit anglo-saxon, d’une autre entreprise anglo-saxonne, voire d’un l’Etat anglo-saxon tout entier relève du voeu pieu, mon cher Paul… Je serais même plutôt tenté de dire que c’est comme croire que les alouettes rôties tombent tout droit du ciel.

    Si Moody’s, Fitch, ou S&P étaient enclines à abaisser la cote des USA, ce serait DEJA FAIT. Il y a un bon millier de raisons pour cela !

    Tandis que la Grêce, tout le monde s’en f..t, eux en premiers (mais pas les grecs, bien sûr, pour qui le calvaire ne fait que commencer)…

    1. @ patdembe et Paul:
      Ces sociétés à actionnaires exigeants (dénommées agences de notation)
      n’ont pas le sens de l’Etat; le but c’est la pérennité et le pognon.
      Mais elles devraient être sensibles aux moyens de pression que le bureaucratie US
      est capable de développer quand elle le veut.
      Voir, par exemple, les récentes mésaventures de UBS: les US ont obligé la Suisse
      à violer sa propre loi organisant son secret bancaire.
      Il doit y avoir une présentation de com passant sous silence ce fait: l’extension des lois US
      à un pays étranger; ménager les susceptibilité est l’intérêt des 2 parties. Par exemple,
      l’ ‘accord’ concernerait l’activité de UBS aux US.

      Un fond de commerce immatériel impose la compréhension d’infinies et délicates nuances.

      Enfin, sans preuve, je crois à la solidarité agissante des peuples de langue anglaise .

    2. « Après le déluge, Moi ! » ne serait-il pas plus juste et plus ambitieux?

      Ces « entreprises privées » ne sont-elles pas déjà des états dans l’état ?
      De même que les armées et milices privées des armées dans l’armée ?
      Et qu’est-ce que la « raison » ou le « sens » de l’état chez quelqu’un qui se réclame de l’Empire ? De quoi parlons nous ? De qui ? On nous cacherais quelques Empereurs ?

      Si l’état (théoriquement vous et moi, pardon Paul, pas vous vu votre Belgitude identifiée…) est plus ou moins magouilleur, merci pour lui, l’Empire l’est par essence et par nécessitée non?
      Nous reprocheriez vous de ne pas être carrément totalement parfaitement magouilleur ? Des demis-sels Gaulois « plus ou moins » républicains mal dégrossis quoi….
      Serai-je en perte d’identité ? Le « sens » de l’état serait une tare identitaire rédhibitoire pour intégrer le NOM ? Le monstre est sans tête ?
      Trop de questions sans doutes…. Donnons nous déjà « plus ou moins » le même sens au mot magouille ?
      Ce +ou- m’interpelle autant qu’il m’amuse ou m’inquiète, c’est celon….

  3. Soit vous êtes d’une naïveté consternante soit vous faites comme si Mr Jorion, les agences de conotations ne font plus du tout leurs métiers.
    Comme le disent les autres elles rateraient un éléphant dans un couloir, elles ont raté toutes les grandes banques US encore magnifiquement notée juste avant leurs banqueroutes ou sauvetage en 2008.

    Les américains ou les anglais s’en sortent grâce à la planche à billet, pas sur leurs capacités à prélever l’impôt. Les agences oublient d’en parler.

    Mettre des notes à ces pays ne veut plus rien dire ils ne peuvent par construction pas faillir, ou alors il faut noter leurs monnaies.

    Je dois admettre que je ne vous comprends pas du tout sur ce coup la, croyez-vous en ce que vous avez écrit ?

  4. Les agences de notations essayent de se refaire une virginité, mais à peu de frais s’agissant de l’abaissement de la note de la Grèce. Non pas que la situation de celle-ci ne soit pas préoccupante, mais parce qu’elles participent ainsi au concert des pressions qui sont exercées sur le nouveau gouvernement, afin qu’il agisse pour réduire le déficit de l’Etat.

    Que le pays soit « lâché » par l’Union européenne (et la BCE) n’est pas l’hypothèse la plus probable, car cela serait un signal terrible, en tout cas prématuré, de donné à de nombreux pays dont la situation est également périlleuse. Qu’à un moment donné le FMI intervienne en imposant ses conditions l’est d’avantage.

    En attendant les développements de la situation, un signal est déjà donné: la lutte contre les déficits publics va prendre le pas sur les autres considérations. A chaque gouvernement de choisir sa partition, et d’affronter les conséquences sociales qui ne vont pas manquer d’en résulter. On entre progressivement dans le vif du sujet.

    Pour revenir aux agences de notation, elles ont réussi jusqu’à maintenant à passer entre les mailles (très larges) du filet de la future régulation financière et rien n’indique qu’elles devraient être trop malmenées.

    Afin de le justifier, Standard & Poor’s a dernièrement fait preuve d’une certaine audace en rendant publiques ses propres évaluations de la réalité de la solvabilité des grandes banques internationales, qui mettaient en pièces la version officielle du tout va bien.

    1. Je fais tourner mon marc de café dans un fond d’eau tiède depuis un heure, sans pouvoir répondre à cette question, hélas!

  5. Et encore, vous êtes optimiste, Paul! Selon le Financial Times, la note attribuée à la dette grecque n’est que BBB, et BBB+, par conséquent, c’est du passé. Comme le passé change de seconde en seconde, on est vraiment mal parti…

    Dans le même temps, les Echos de ce jour fait état d’une poubelle potentielle de dettes déjà baptisée PIGS par la City (= Portugal – Irlande – Grèce – Espagne (Spain)), acronyme que je découvre aujourd’hui. C’est la fable de la paille et de la poutre, ma parole! Pourquoi pas « GB PIGS » ou Great Big Pigs, pendant qu’ils y sont?

    Je fais faire du mauvais esprit en paraphrasant Rimbaud: « Porteurs de blés flamands et de cochons anglais »…

    1. La city ne devrait pas perdre de vue que sans l’intervention de la BCE et de la Fed, la livre aurait déja pris le chemin de la cave.

  6. Agences de notation : incendiaires devenus pompier? elles ont failli non par incompétence mais par, au choix :
    a) mensonge – au service de devinez qui ….
    b) soumission à une autorité qui leur était supérieure : laquelle?
    c) a et b à la fois.
    et on peut aussi s’interroger sur l’unanimité dont elles ont fait preuve dans cette affaire, pas l’une pour se démarquer de l’autre et profiter d’un business avantage (en livrant des notes qui se seraient avérées justes, elles pariaient sur un bon retour sur investissement). Elles sont donc définitivement hors course en terme de crédibilité future. Pour sauver leur business on devrait les entendre elles-mêmes réclamer des superviseurs fiables par lesquelles elles pourraient redevenir crédibles.
    Que nenni!

  7. Si les agences de notations connaissaient les sociétés qu’elles notent comme j’accepte de faire confiance aux sociétés que je visite, cela se saurait.
    Une simple question d’honnêteté réciproque. J’utilise le terme honnêteté sans savoir s’il existe encore dans le dictionnaire, mais bon. J’aime le risque…calculé.

    En parlant de calcul :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/12/08/l-horizon-s-eclaircit-pour-les-societes-de-capital-investissement_1277660_3234.html#ens_id=1198047
    « L’horizon s’éclaircit pour les sociétés de capital investissement »
    « Il faudra s’accrocher pour lever l’équivalent de 4,5 fois le résultat d’exploitation de l’entreprise cible, alors qu’à la belle époque on avait pu voir le multiplicateur monter jusqu’à 7. Et les banques exigent aujourd’hui que les capitaux propres constituent au moins la moitié du capital total. »

    Pour ceux qui ont quelques connaissances en capital risque, vous devez savoir que ce n’est pas trop la rentabilité qui compte, mais le choix qui doit être simplement optimisé entre la corne d’abondance et le projet qui s’effondre.
    (voir un certain Mulliez, belge exploitant la France)

  8. Paul écrit : « Il se fait que c’est aujourd’hui. Les Bourses n’ont pas bien pris les nouvelles. « C’est pas de notre faute ! », disent les notateurs. »

    C’est vrai que ce n’est pas de leur faute si toutes les Bourses chutent aujourd’hui. C’est surtout l’afflux de mauvaises nouvelles. Lisez cet article :

     » Le moral des investisseurs est en berne, pénalisé par une succession de mauvaises nouvelles.
    Aucune région du globe n’est épargnée.

    Au Moyen-Orient, la crise à Dubaï ne s’éteint pas aussi rapidement qu’escompté. La Bourse de l’émirat de Dubaï a chuté de 6,12 % à un plus bas de 21 semaines, tandis que sa voisine d’Abou Dhabi a abandonné 3,36 % pour terminer à son plus bas niveau depuis 31 semaines. Les opérateurs attendent des éclaircissements concernant la restructuration du conglomérat public Dubai Word, qui a sollicité un moratoire de six mois sur le remboursement de 26 milliards de dollars de dettes.

    Les autorités de Dubaï assurent soutenir le conglomérat mais sans garantir sa dette.

    Alors que la situation tarde à s’éclaircir au Moyen-Orient, le président de la Fed, Ben Bernanke, a refroidi les investisseurs hier soir en déclarant que les Etats-Unis avaient encore un long chemin à parcourir avant que la reprise soit « autonome » et il a signifié clairement qu’un relèvement des taux n’était pas près d’arriver.

    Dans cet environnement morose, la décision de l’agence Fitch Rating de dégrader la notation de la Grèce, de A- à BBB+ avec perspective négative – le lendemain de la mise sous surveillance négative par Standard & Poor’s – a fini de déstabiliser les opérateurs.

    Fitch a souligné les fortes inquiétudes causées par les finances publiques du pays et les incertitudes sur la reprise économique.

    La Bourse d’Athènes chute de 6 % tandis qu’à Paris, le CAC 40 s’apprête à clôturer sur une baisse de 1,55 %.
    Selon certains analystes, la chute de la production de l’industrie allemande en octobre (- 1,8 %), dévoilée une heure avant l’annonce de Fitch, a également contribué à la baisse des marchés européens. Dopé par la remontée de l’aversion pour le risque, le dollar poursuit sa progression face à l’euro.

    Attendu depuis des mois, le repli de la monnaie unique pourrait se prolonger. La Grèce vient d’être dégradée, mais fortement endettés et touchés de plein fouet par la crise, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne inquiètent également les économistes.  »

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=60e081eca9c142aab7cbd8280ed8d877

  9. De toute façon , on ne pourra trouver la sortie en restant avec la monnaie telle qu’elle est, quelle que soit ma positions utopiste à propos d’une monnaie anticrise!
    le fait est: on ne s’en sortira pas paisiblement sans cela!
    Il est possible que nous passerons par des phases de grands toubles sociaux, mais, au fond comment un peuple ruiné pourra-t-il se révolter?
    L’avenir s’annonce bel et bien féodal et autoritaire! hélàs!

  10. On ne peut comprendre l’existence d’agences de notation qui ne se trompent pas dans leurs projections , que si dans le même temps on supprime la rémunération du capital qui parait il rémunère le risque , qui n’existe plus si les projections sont valides .

    Et si le capital n’est plus alléché par la rémunération du risque , il n’y a plus besoin de bourse et de cotations . Encore moins alors d’agences de cotations .

    J’ai du faire une erreur quelque part .

    1. Il n’y a pas d’erreur de raisonnement, juste dans les hypothèses.
      La bourse – les paris stupides qui, toujours, font perdre gros- est basé sur l’opacité
      et la dissymétrie d’information.
      Si tout les bourseux savaient la même chose, il n’y aurait pas de gain.
      Si tous les bourseux savaient l’avenir, il n’y aurait pas plus de gain.
      Il y a gain si vous détenez une information que les autres n’ont pas,
      c’est-à-dire que vous êtes un initié, détenant une information privilégiée.
      La chose est illustrée sans théories dans un petit livre intitulé
      « lettre ouverte aux économistes qui nous prennent pour des… »
      Son auteur m’est inconnu, illisible. (Alzheimer, probable et myopie)
      Pour la bourse, les soit-disant agences de notation devrait augmenter
      le comportement ‘mouton de panurge’ des bourseux, donc aider à plumer
      l’innocent sans moyen d’info.

      Rq: – on suppose que le bourseux agit rationnellement;
      ce n’est pas toujours vrai: il sait qu’il va perdre, mais néanmoins il joue.
      – Il doit exister une multitude de sources d’info. qui expliquent mieux,
      pédago. etc…On doit pouvoir y loger des équations aux dérivées partielles.
      – Jouer à la bourse ( perdre sûrement) est une insulte au bon sens;
      je vous fait jouer juste par commodité; en aucune façon je ne suppose
      que vous faites partie de ces gens.

    2. Merci de votre écho que j’ai d’abord parcouru ( il faut que je change de lunuettes ) en lisant bouseux au lieu de bourseux !

  11. Comment noter l’appareil policier hellène, lors de la Bataille d’Athènes édition décembre 2009?

    Des manifestants ont commémoré les événements de décembre 2008, au cours desquels un jeune étudiant de 15 ans a été tué par la police.
    823 détentions contre 273 en 2008.
    Techniques de contre-insurrection.
    Frapper fort et sans discernement, provoquer la terreur.
    La jeunesse répond à la mesure de l’incohérence criminelle et sans issue du système.
    Porte d’entrée en Europe pour les migrants -politiques, économiques et écologiques- la Grèce expérimente pour le reste du continent ce qui se fait ailleurs, la police laisse faire des groupes para-militaires néo-nazis qui font des descentes dans les quartiers où ils se concentrent.

    Une atmosphère du 4ème siècle PC, avec la « perte de l’identité » romaine et les hordes de barbares au sein même de l’Empire à la veille de sa dissolution en Occident- et sa bysantisation en Orient.

  12. Ces agences font du marketing a partir de modeles ou de services .
    elles ont fait un bon travail en bon ouvrier de la classe moyenne …
    elles sont a la rue … oui a la rue … Un tres mauvais gout de leur image vestimentaire 🙂 je me rappelle encore de ce si beau accoutrement de ce pauvre paysan au bout de la hanse , au fin du bout de cette baltique ….. dite hanseatique … desole pour l ortographe latin .

    enfin bon , rien de tres important .

    le chinois de shangai devra bientot en revenir a d’ autres concepts.
    le go est interressant .. vive l energie du rien d ‘un rien vivant

  13. Je vous rappelle que les agences de notation sont payées par les sociétés notées.
    Cherchez l’erreur !
    (voir mon commentaire du 12 juin 2009 en réponse à un billet de jocharron)

  14. Aux lecteurs de ce blog et à messieurs Jorion et Leclerc.
    29 milliards de dollars de titres publics ont été adjugé hier par le trésor américain.
    Le taux était de 0% et la maturité de 28 jours. La demande, dont une bonne partie provenait de banques centrales fût 5 fois supérieure à l’offre.
    Est-ce que l’une ou l’un d’entre vous dispose d’une explication cohérente vis à vis d’un tel fait?
    Grand merci pour votre réponse.
    Jean Claude Werrebrouck.
    Lacrisedesannees2010.com

    1. Sur ce terrain réservé aux spécialistes (dont je ne suis évidement pas), j’avancerai l’hypothèse la plus immédiate, à savoir que les banques centrales continuent simplement de soutenir le dollar, sans être particulièrement impressionné par le taux à 0% de l’émission. Mais je suppose que vous avez votre propre analyse…

  15. « C’était ça ou ne pas leur attribuer de note du tout – ce qu’elles auraient dû avoir le courage de faire »

    Le risque n’est-il pas lié au rendement (annoncé) de l’actif ? Comment peut-on croire une seconde qu’un CDO avec un rendement à 2 chiffres puisse réellement être sans risques (AAA) ?

  16. Bonjour,
    Pour contribuer autrement,
    voilà un petit texte en rimes:

    « Dédicace aux agences de notation »

    Quand les agences de notation
    Veulent décrire la réalité
    Elles constatent qu’elles ne sont que pions
    Mal protégés dans les cités !

    Elles se disent toutes indépendantes
    Sinon personne n’écouterait
    Mais elles ne peuvent être méchantes
    Sinon ce serait le couperet !

    Elles jouent à un jeu très subtil
    Noyées dans la complexité
    En se persuadant d’être utiles
    Pour guider les perplexités !

    Oser dire que c’est impossible
    De noter certains éléments
    Les transformeraient bien en cibles
    Sujettes à tous les déchaînements !

    Sont-elles assez fortes pour le faire ?
    Eh bien non, fort malheureusement
    Alors elles notent pour souvent taire
    Des gestes faits frauduleusement !

    Elles doivent repenser leur éthique
    Avant d’accomplir leur mission
    De dénoncer toutes les pratiques
    Qui suscitent bien l’indignation !

    Aujourd’hui nous avons besoin
    De transparence pour mieux choisir
    Entre les acteurs plus ou moins
    Capables de nous faire grandir !

    Signature : luami CREER
    « Un médiateur d’ l’innovation
    Qui allie raison et passion
    Pour mieux vivre le temps restant
    Et en partager les instants ! »

    inspiré par la famille CREER qui a 113 ans
    (Christine Régis Emma Etienne Robin)
    « médiateur de l’innovation » de Toulouse à La Ciotat

    http://luami.viabloga.com

  17. Mercredi 9 décembre 2009 :

    Les Bourses de Dubaï et d’Abou Dhabi s’effondrent.

    Lisez cet article :

    Les deux places boursières, qui ont été les plus touchées par l’annonce faite par Dubaï World fin novembre, ont continué leur recul ce mercredi, après ceux enregistrés les deux premiers jours de la semaine, les investisseurs préférant liquider leurs positions dans un climat d’incertitude.
    L’indice DFM de la Bourse de Dubaï perdait 6.66 % à 1.528,9 points, et celui d’Abou Dhabi, l’ADX, reculait de 2 % à 2,484.8 points, après avoir lâché respectivement 6 % et 3 % la veille.
    Les rumeurs de vente d’actifs du conglomérat public Dubaï World pour honorer sa dette (dont une partie arrive à échéance lundi prochain) alimentent les craintes des investisseurs.
    Le titre du géant immobilier de Dubaï, Emaar, perdait à nouveau près de 10 %, pour la troisième séance consécutive.
    En début de semaine dernière, Dubaï avait perdu 12,5 % de sa valeur en deux jours de réouverture, après l’annonce des difficultés financières de l’émirat le 25 novembre dernier.
    Abou Dhabi avait pour sa part reculé de 11,6 %.
    La contre performance des places atteint maintenant – 27 % pour le premier, et – 14,5 % pour le second en l’espace d’une dizaine de jours.
    En Arabie saoudite, première place boursière du monde arabe en termes de capitalisation, l’indice Tasi (Tadawul All Shares Index) reculait de 2,3 % mardi.

    http://www.lefigaro.fr/bourse/2009/12/08/04013-20091208ARTFIG00383-les-bourses-de-dubai-et-d-abou-dhabi-toujours-dans-le-rouge-.php

  18. A Monsieur Leclerc;
    Grand merci pour votre réponse. D’accord pour les banques centrales européennes qui soutiennent le cours du dollar. Mais s’agissant des autres acheteurs, c’est à dire les 2/3 du montant total, quelle serait la motivation? (je n’ai hélas aucune analyse à proposer).

    1. C’est me semble-t-il l’expression d’un phénomène de même nature que le dépôt par les banques à des taux très bas d’une partie des liquidités que les banques centrales déversent sur le marché: dans les deux cas, des eaux les plus calmes possible sont recherchées ! Signe que les marchés financiers sont considérés comme toujours aussi peu surs.

    2. Pourquoi les banques centrales achètent-elles ces obligations à taux 0 si la demande était aussi forte qu’on le dit?

    3. Juste une idée..
      Ne serai ce pas le moyen le plus sur de « placer » des liquidités à très court terme (maturité 28 jours), plutôt que n’importe quel autre marché monétaire ?

    4. Je réitère ma question au cas où quelqu’un aurait une idée. Pourquoi les banques centrales ont-elles besoin de soutenir le dollar en achetant des bons du trésor alors que les gens se bousculent pour les acheter?

    5. Ces achats pourraient bien être le fait de « primary dealers », c’est-à-dire des organes hors territoire américain mais contrôlés par la Fed.
      Cette technique porte un autre nom, plus connu : La Planche A Billets…

    6. Merci pour votre réponse patdembe. Mais alors pourquoi dit-on ici que les banques centrales cherchent à soutenir le billet vert en achetant ces bons? On soutient le billet vert en faisant tourner la planche à billets? Soit ils ne soutiennent pas le dollar mais injectent plutôt de la liquidité dans le système, soit ils soutiennent le dollar mais il faut m’expliquer pourquoi ils ont besoin de faire ça alors qu’on se bouscule au portillon pour acheter des bons du Trésor.
      Je penche pour la première explication. Mais pourquoi le dollar ne baisse-t-il pas suite à cette injection de billets?

  19. La pression s’accroît sur les finances publiques grecques.

    Quand ce n’est pas l’une, c’est l’autre. Pour la Grèce, les messages envoyés ces derniers jours par les agences de notation se suivent et se ressemblent. Chacune emploie, certes, une langue qui lui est propre.

    Lundi, Standard & Poor’s (S&P) plaçait la note à long terme du pays « sous surveillance avec implication négative ». Une décision qui, dans le jargon des agences, prépare le plus souvent le terrain à une révision à la baisse de la note du pays. Ce qui signifie que les jours de la note A- du pays sont probablement comptés.

    Hier, punition encore plus dure de la part de l’agence Fitch : cette fois, la note à long terme est abaissée de A- à BBB+, avec une perspective négative. La note à court terme, quant à elle, passe de F1 à F2.

    Les mots diffèrent, mais le message est univoque : les finances publiques grecques sont sur une pente glissante.

    http://www.lesechos.fr/info/inter/020259560496-la-pression-s-accroit-sur-les-finances-publiques-grecques.htm

    La Deutsche Bank vient de faire ses propres calculs. La Deutsche Bank a calculé que la dette publique de la Grèce venait d’atteindre AUJOURD’HUI 135 % de son PIB.

    Vous avez bien lu : la dette publique de la Grèce est AUJOURD’HUI de 135 % de son PIB.

    http://www.lefigaro.fr/editos/2009/12/04/01031-20091204ARTFIG00381-apres-dubai-attention-a-la-grece-.php

    La Grèce sera-t-elle le prochain pays en défaut de paiement ?

    Le suspens est insoutenable.

    1. Et alors ?
      On compare la dette à un revenu , alors qu’il faudrait la comparer à un patrimoine: c’est tout à fait ridicule. De toute façon ni la Grèce, ni aucun pays ne remboursera jamais « la dette accumulée »… c’est tout bonnement impossible!
      Seuls les intérêts de la dette doivent en toute logique être comparée au PIB

  20. Je vais me permettre de faire du .. non pas hors-sujet, mais de la notation du public avec des articles de presse grand public.

    « Certes, le durcissement de la politique monétaire pourrait contrarier la reprise économique pendant un an ou deux, mais il assurerait une décennie de plus grande sécurité. »

    J’hésite à enfoncer le clou en disant que cela pourrait être un moindre mal par rapport à dix ans de durcissement monétaire tous les deux ans…

    Attention, acrochez-vous à votre siège, la notation est sans ambiguïté :

    « La justice reconnaît à des salariés de l’Allier le droit d’occuper leur usine »

    (sachant que j’ai toujours bien indiqué dans mes contrats que la grève ne pouvait être invoquée comme raison de force majeure… car le droit français ainsi qu’Européen plaidait dans ce sens…)
    Le salarié a des droits….?
    On n’arrête pas le progrés.

  21. Je voulais aussi dire : dix de sécurité avec une guerre à la clef.

    Un doute m’habite : que voulais-je dire in fine 😉

  22. Simplement rappeler ici que Mme Merkel réclame à intervalles réguliers la mise en place d’une agence de notation
    européenne, vu ce que les notations des trois agences américaines ont couté aux banques allemandes…

  23. Mercredi 9 décembre 2009 : toutes les nouvelles du jour sont catastrophiques.

    1- Les Bourses du golfe arabo-persique continuent à s’effondrer.

    – La Bourse du Koweït chute de 0,32 %.
    – La Bourse de Bahreïn chute de 0,73 %.
    – La Bourse du Qatar chute de 2 %.
    – La Bourse de Riyad (Arabie Saoudite) chute de 2,43 %.
    – La Bourse d’Abou Dhabi chute de 2,82 %.
    – La Bourse de Mascate (sultanat d’Oman) chute de 4 %.
    – La Bourse de Dubaï chute de 6,39 %.

    Le 25 novembre 2009, Dubaï s’était déclaré dans l’incapacité de payer ses dettes.
    Depuis cette date, la Bourse de Dubaï s’est effondrée de 26,7 %.
    Depuis cette date, la Bourse d’Abou Dhabi s’est effondrée de 15,2 %.

    Lisez cet article :

    http://www.romandie.com/ats/news/091209130408.17dwhtbi.asp

    2- Après Dubaï, la Grèce est au bord de la faillite.

    Lisez cet article :

    La Grèce est au bord de la faillite.

    http://www.liberation.fr/monde/0101607606-la-grece-peut-elle-faire-faillite

    3- Le Royaume-Uni est dans une situation pire que celle que les  » EXPERTS  » avaient prévue.

     » L’économie britannique va se contracter de 4,75 % en 2009, selon les prévisions annoncées mercredi par le chancelier de l’Echiquier Alistair Darling.

    Ce même Alistair Darling avait tablé en avril sur une récession de 3,5 %.  »

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=301a115702d73df4e15e79c81b5c0472

    4- Le Japon est dans une situation pire que celle que les  » EXPERTS  » avaient prévue.
     » L’économie japonaise a connu une croissance moindre que prévu, + 1,3 %, au second trimestre de l’année fiscale, de juin à septembre derniers.

    Le ministère des finances avait initialement annoncé un taux de croissance estimé à 4,8 %, le mois dernier.

    La révision drastique sape les espoirs d’une reprise rapide de la seconde économie mondiale. Le premier chiffre laissait en effet penser que la reprise était là.  »

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=a862572eea4710f4ee1cfa5e3a7a016a

    5- Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a annoncé mercredi la prolongation jusqu’au 3 octobre 2010 du plan de sauvetage des banques, mesure jugée « nécessaire pour aider les familles américaines et stabiliser les marchés financiers ».

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=3412a199a1595ea47820545eb2bfc108

    Conclusion : le pire est devant nous. La deuxième vague de la crise arrive.

    1. @BA: vous n’avez pas tenu compte de mon commentaire…
      Je le redis: un État de la zone euro ne fera pas faillite.
      Ceci dit, je suis d’accord avec vous  » le pire est devant nous. La deuxième vague de la crise arrive. »

  24. No, we can’t…
    J’ose les 2/3 restant les banques à crédit se refilant les unes les autres la patate chaude pour soutenir à bout de bras les restes d’un système qui refuse le grand nettoyage…

  25. vive le capitalisme!

    Non, tout est en ordre !
    Tout marche bien grâce au système capitaliste.
    Les richesses se concentrent gentiment et sont bien gardées !
    Pourquoi changer cela,
    L’espèce n’est pas en danger, même si 90% des richesses sont détenus par moins de 10% de la population, ou 50% par moins de 1000 personnes (sur 6.500 000 000 d’individus environ).
    Pourquoi pas, d’ailleurs !
    Les désargentés vivant avec moins de un dollar par jour n’en ont sans doute pas besoin, car ils vivent et se reproduisent.
    Réformer ce système au moyen de la monnaie fondante ou monnaie « accélérée » ou anticrise ?
    Ce serait priver les gentils capitalistes de ce qu’ils savent si bien faire : concentrer toujours et encore davantage les richesses.
    Cela les « obligerait » à partager un peu plus, quelle hérésie !
    Cela contesterait le fait que le monde appartient aux capitalistes.
    Ce serait faire en sorte que les communs mortels pourraient entrer dans l’économie monétaire indépendamment des richesses déjà accumulées !
    A quoi bon ?
    C’est l’ordre du monde, merveilleux, pourquoi changer cela ?
    Tout le monde rêve de devenir riche !
    Il faut que cela reste un rêve inaccessible pour que ce soit un rêve qui suscite les espoirs. Où irions-nous si tous accédaient à une certaine prospérité qui les mettrait à l’abri de l’angoisse du lendemain ?
    Où trouverait-on alors la chair à canon, où les esclaves nécessaires pour servir les happy few pour quasiment rien !
    Le système si merveilleusement exploiteur est l’ordre juste du point de vue de ceux qui ont déjà presque tout !
    Evidemment, en cas de crise systémique comme actuellement, il y a un petit souci !
    Comment maintenir coûte que coûte ce système merveilleux ?
    Heureusement, le temps passe, les tempêtes aussi.
    Au bout de quelques moments de tension désagréable et quelques soucis de refinancement, il y a à parier qu’une génération de jeunes soigneusement mise à l’écart de toute constitution de richesses continuera à se vendre pour pas cher (pour quasiment rien) pour avoir le droit de manger les miettes tombées des tables des riches, pour vivre et se reproduire, afin que tout continue comme avant.
    Le désir de vivre et la volonté de perpétuer l’espèce sont peut-être indestructibles.
    Même la crise écologique trouve un début de réponse grâce à une décroissance soutenue depuis 2008 et qui « économisera » les réserves naturelles, faute de demande solvable.
    Telle est la perspective du merveilleux capitalisme mondial !

  26. Les agences de notation attribuent une note à des produits qui n’en méritent aucune, pour protéger l’investisseur disent elles. Donc, l’investissement c’est à dire le produit noté, on s’en fiche! j’ajouterai que ceux qui sont protégés par les agences de notations ce sont les « inventeurs » de ces produits, car finalement, ces produits « véreux » on ne sait plus où ils sont, et s’ils existent encore. La seule certitude c’est que ceux qui ont été déclarés comme pourris, ne sont plus dans le bilan des banques, sont supportés par la collectivité des contribuables dont ne font partie que pour très peu les « inventeurs ». Est-ce pour autant un trait de génie de la part de ces inventeurs? Créer de la m…, vendre de la m.., et ne pas être responsable de la m.. laissée au quatre coins du monde! Non, catégoriquement non, rien que du délit d’initié, de l’abus de biens sociaux, de l’arnaque tout simplement.
    Pour faire bonne figure, et pour que l’arnaque perdure, ces agences de notation dégradent les notes attribuées à certains Etats très endettés. La belle affaire, et pour pas cher.
    Alors que tout le monde voit dans les envolées boursières, et quelques chiffres qui se veulent rassurant la fin d’une crise qui aura été brutale mais légère, les Etats et les banques centrales se préparent aux grandes manœuvres. Comment faire pour que les consommateurs se remettent à consommer! Autrement dit comment faire pour que ça reparte comme avant…Dégrader toutes les notes revient à ne rien changer…BBB c’est pas bien quand tout le reste est à AAA, mais si tout est à BBB alors un BBB+ passe pour excellent…cqfd.

  27. Ce débat sur les agences de cotation pourrait plus largement renvoyer à celui sur la transparence et au « capitalisme démocratique » tel que les évoquait Alain Minc en janvier 1990 dans un bouqin intitulé  » L’argent fou  » ( j’ai moi aussi mes vieilles feuilles  » ! ) .

    Revoir en particulier dans cette charge assez prophétique, où Michel Rocard en prenait pour son grade , les quarante dernières pages dans lesquelles Paul aurait peut être inclus sa propre grande idée pour faire un sort aux échanges immoraux .

    On y parlait aussi beaucoup de vertu , de morale , d’éthique , voire du profil du meilleur chef d’état pour la France . Suivez mon regard .

    D’abord séduit par la puissance , la clairvoyance et la nervosité d’analyse de Minc , je n’ai en fait jamais vraiment admis que ,comme Jacques Attali , il travaille pour le coup sans transparence mais en homme d’influence , avec un jeu confus de balance entre ce qu’il appelle la loi et ce qu’il appelle le contrat .

    Je note que son exhortation finale (  » la morale est , à long terme le meilleur investissement ») , s’adressait non pas aux agences de cotation , mais directement aux capitalistes .

    Avec le résultat que l’on sait .

    Je crains que la confiance de Paul dans les agences de cotation nouvelle manière ,avec la main invisble du marché pour faire la « bonne « notation des agences de notation , ne rélève du même credo .

    Seuls les Etas ( suffisamment …unis) peuvent par les LOIS remettre de la vie et de l’espoir dans les échanges .

    Restent à trouver les lois efficaces et incontournables , et des parlements pour les voter qui ne prennent pas leurs « ossatures » parmi les lobbys ou les officines . On verra ensuite si on peut en faire une « constitution économique ».

    Paul , j’attends vos propositions de loi ( si vous n’êtes pas une officine ) .

  28. N’ayant pas vraiment suivi ce riche débat, je me risque néanmoins à ajouter quelques mots ; je trouve cocasse que les mêmes agences de notation qui, – si l’on en croit la légende des subprimes-, sont à l’origine de la débâcle qui a obligé les Etats à se sur endetter pour que leurs citoyens ne payent pas au prix fort les divagations d’un système financier ivre de puissance, aient aujourd’hui le culot de distribuer bons et mauvais points à ces mêmes Etats. Dans l’univers concret de l’agriculture ou de l’industrie, quand la défaillance d’un instrument de mesure entraine une catastrophe, on le change ou, au moins, ou le recalibre. Mais il est vrai qu’il s’agit dans leur cas de réalité, pas de ce Pays aux Merveilles de la main magique du marché dans lequel les gains sont pour les happy fews, et les pertes pour tous les autres….

    Jean-Paul Vignal

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