Le temps qu’il fait, le 2 juillet 2010

2 juillet 2010 par Paul Jorion | Print Le temps qu’il fait, le 2 juillet 2010

Le G20
Les États-Unis
La Chine
L’Allemagne
La France
Golfe du Mexique

Problèmes d’enregistrement ce matin : première prise entièrement perdue, celle-ci, c’est la seconde, l’image se fige sur la fin, probablement un moindre mal.

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149 commentaires

  1. Jérémie

    Vous avez bien fait de revenir mettre le curseur sur l’Amérique, surtout qu’ils en sont toujours pas sortis de leur funeste conduite sur les peuples.

    Et dire qu’en 1929 beaucoup de gens étaient livrés à eux-mêmes par d’internet, pour échanger, pour partager autre chose sauf peut-être au seul moment des soupes populaires de ldes bonnes oeuvres de charité, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas ou sont les petites soeurs ? Et si demain
    les états ne peuvent plus faire face à leurs premières obligations afin
    de pouvoir mieux maintenir la paix sociale entre les gens.

    Je n’ai pas non plus une thèse en économie pourvu que je puisse
    touours l’ouvrir.

    Le fait que vous recherchiez toujours à parler de la crise dans le ton
    le plus calme et le plus réfléchi possible est un bon point je trouve,
    non seulement cela permet aux gens de pouvoir mieux comprendre
    tout ce qui passe en coulisses ou pas sur le monde de la finance, mais
    cela montre que nous pouvons pas toujours continuer de la sorte sans
    en subir tôt ou tard d’autres dégats des eaux supplémentaires, sans
    non plus trop rechercher idéologiquement à tomber dans l’excès inverse
    ce qui ne saurait être mieux, on ne laisse plus hélas le temps aux gens
    de réfléchir tout va si vite de nos jours c’est la mode de l’empressement,
    comme moi même dans ma propre dyslexie sur des commentaires.

    Vous avez également oublié de parler du Japon, de l’Espagne et
    de l’Angleterre avec BP, mais bon cela touche tellement de pays,
    qu’on ne sait plus trop sur quel pays parler le plus …

    • Itaki75

      J’entends Paul évoquer une Constitution pour l’Economie qui tiendrait en une demi-page : chiche de la créer sur ce blog et essayer d’en faire un étendard…

  2. « Why Can’t a Woman Be More Like a Man? » – My Fair Lady

    Why can’t a woman be more like a man?
    Men are so honest, so thoroughly square;
    Eternally noble, historically fair.
    Who, when you win, will always give your back a pat.
    Why can’t a woman be like that?
    Why does every one do what the others do?
    Can’t a woman learn to use her head?
    Why do they do everything their mothers do?
    Why don’t they grow up, well, like their father instead?

    Pourquoi une femme ne peut pas être plus comme un homme?
    Les hommes sont si honnêtes, si parfaitement droits;
    Eternellement nobles, historiquement justes.
    Qui, quand vous gagnez, vous donnera toujours une petite tape dans le dos.
    Pourquoi une femme ne peut pas être comme ça?
    Pourquoi chacun fait ce que font les autres?
    Une femme ne peut-elle apprendre à utiliser sa tête?
    Pourquoi font-elles tout ce que leurs mères font?
    Pourquoi ne se développent-elles pas, et bien, plutôt comme leur père?

    Arf les machistes ! ;-)

    • Plouf!

      De nos jours, les femmes sont occupées à être à la fois l’homme et la femme.
      Ça ralenti pas mal le disque dur…

      D’accord avec Nayko pour le rap

      Oui nous finirons tous avec les yeux bridés.
      Après avoir fait rentrer les artistes, il est temps de les faire sortir. Marcel Dauchamp n’at-il p

  3. Vous êtes stoppé en train de sourire,

    Cela n’embêtera que Mr Elkabbach….

  4. Lisztfr

    Il faut profiter du soleil, il fait beau.

    J’ai constaté que le fait même de penser est une douleur, la meilleur chose à faire est donc de cesser de penser… tout simplement ! penser à n’importe quoi fini par faire souffrir, parce que, les choses sont comme elles sont.

    • taotaquin

      @ Lisztfr

      Vous devenez cousin de mes vieux chinois…

      S’asseoir et oublier.
      (Tchouang-tseu)

      Marcher – jusqu’au lieu – où l’eau prend sa source
      S’asseoir – attendre le moment – où naissent les nuages.
      (Wang Wei)

      Il va sans but, semblable au brasillement d’une lueur, à l’échappée d’une ombre.
      (Huainan-tseu)

      N’est-ce pas parce qu’il n’a en vue aucune fin personnelle qu’il réalise sa propre fin personnelle ?
      (Lao-tseu)

      De tous les instruments de mort, l’ambition est le plus meurtrier.
      (Tchouang-tseu)

      Si mon prince désire qu’il n’y ait plus de voleurs, il n’existe pas de meilleur remède que de placer au poste du gouvernement un homme digne. (…) … quand le peuple aura le sentiment de l’honneur, il ne se trouvera plus personne pour devenir un voleur.
      (Lie-tseu)

      Le problème de nos démocraties, c’est l’élection par les citoyens de gens qui aiment « tout-ce-qui-brille-et-tout-ce-qui-gagne-et-tout-ceux-qui-ont-la-plus-imposante »

      Etant de nature réfractaire à toute dictature et persuadé que l’éducation alliée à un environnement social favorable donne des citoyens avisés, je suis dubitatif quant à la suite des évènements à moyen terme…

      Ps: cette fois-ci les oiseaux ont chanté au début de la vidéo, la peine vint donc après la joie, au contraire de la dernière fois.

      Bon week-end à tous!

    • octobre

      Pourquoi se prendre la tête ? comme ils disent.
      C’est tout de même incroyable, penser nous met dans la situation la plus inconfortable qui soit, peut être même en danger. Mais ne pas penser n’est-ce pas aller au devant de plus grands dangers ? Le peintre Bram Van Velde disait « moins je pense plus je suis » et aussi « Je pense, donc je m’écroule ». Il est vrai que pour l’art la pensée comme l’idée ne sont d’aucun secours.

    • Lisztfr

      @taotaquin

      Très bien… Wang wei n’avait pas écrit quelque chose sur la montagne et les habits trempés d’azur ? J’aime bien aussi un haiku qui se termine par .. tout autour de moi, le bruit de l’eau courante…

    • taotaquin

      @Lisztfr

      Non, je ne vois pas. Mais nous avions un Paul* ici, dans le temps, féru de lacano-taoïsme, il aurait pu nous renseigner.

      Paul* ? Où êtes-vous ?

      A mon avis, il s’est évaporé dans l’éther d’azur, avec les trois sorcières et le cygne noir du CAC 40!

      Mais si vous avez des liens avec d’autres haikus, je suis preneur @hotmail

      @ Octobre

      Bram van velde, qui ajoutait: « Quand le pire a été évité, c’est nécessairement faux quelque part »

      Dans les bilans des banques ? Notamment.

    • fnur

      taotaquin,

      vous croyez vraiment qu’ont peut arrêter de penser ? Et est ce souhaitable, même utile, cette injonction castratrice à la non pensée ?

      Les taoïstes sont sympas, mais peut être limités dans leur sentiment d’avoir atteint la sagesse, alors qu’il ne s’agit que d’une forme d’homéostasie, au mieux. On peut se poser légitimement la question hors toutes révérences toujours inappropriées.

      Hegel est une usine à penser, est il vilain ?

    • methode

      vous cessez de penser, les oiseaux chantent pour vous, le ciel vous sourit mais driiiiinnnnng votre portable sonne, vibre, éructe, vomit son immonde sonnerie!

      aaaargh

      votre épouse a besoin de… démaquillant!

      ah oui, le fameux portable, je l’avais zappé! la laisse numérique, le progrès, l’anti-retraite, l’instrument de big bro, le tueur de calme, le voleur de temps perdu!

      qu’elle aille se faire voir mistinguette… moi je pense plus, pendant une demi-journée. na.

      mais non! vous êtes et serez coupable: en rentrant vous avez le droit à la soupe à la grimace.

      et dire qu’il y a à peine 15 ans tout le monde s’en fichait des portable,

      alors voici un secret: il est possible de vivre sans portable… si! ça ne s’explique pas.

      mais voyons méthode, et si ma fille devait rentrer à pied de l’école? pire et si mon chien avait un accident?

      eh oui, je sais, je sais, en même temps on a pas d’accident tous les jours, une heure de retard au chevet d’un mort… eh ben franchement ça ne va pas changer la face du monde. tac.

      résister commence par éteindre son portable. on ne parle pas de casser des vitrine là, non, ni de jeter un coktail molotov au G Vain.

      juste appuyer sur off…

      qui en a encore le courage?

      tsss

      (sourire poli)

    • Pierre

      « Marcher – jusqu’au lieu – où l’eau prend sa source »
      pour connaître la plénitude du nuage premier des mémoires et des pensées s’écoulant de haut en bas, et miracle, aussi de bas en haut…..
      Le zéro absolu. Ou le sublimation totale.
      Mais il faut avoir arpenté tous les fleuves, les rivières, les ruisseaux, sondé les mares et les fossés aux eaux souterraines, pour constater que cette oeuvre surhumaine confère à l’inhumain.

      La « non-pensée » est le sommet de l’individualisme « parcellitarisateur » et mortifère.
      « Perlette goutte d’eau » porte seule son ennemi sur ses épaules.

      Nous ne sommes pas le lit du fleuve, ni les seaux percés du disque mou qui nous sert de cerveau, mais la mémoire est la pensée collective qui s’écoule à la mer et au ciel.

      Pffffff! On dirait presque du Fucius…….
      En gaulois ça donne plutôt : mon zéro absolu est à 37°2 le matin quand je me lève, ce qui n’est pas forcément le cas de ma compagne.

    • rodolphe

      Le courage de l eau, c est qu elle ose tomber dans le desert .Lao Tseu

    • Pierre

      Elle retourne aussi sec d’où elle vient, avec une mémoire terrestre presque vierge.
      Courageux de ne garder que la mémoire du choc premier ?
      Ne parlons pas de celle qui s’évanouit avant même de toucher le sol……
      Le « courage » de l’eau c’est le courage du nombre.

    • roma

      merci Litsztfr,
      2 vidéos de J. Krishnamurti, en français,
      en 8 parties, entretien avec André Voisin:
      http://www.youtube.com/watch?v=fA60mxf6e2w&NR=1

      + Entretien entre Krishnamurti et Jean-Louis Dewez (51:45)
      sur la nature de la pensée
      http://www.letransmuteur.net/entretiens-entre-krishnamurti-et-jean-louis-dewez/

      bon W-E à tous

    • taotaquin

      @ fnur

      Injonction castratrice? Rien de tout cela dans le Tao-tö king, ni la moindre injonction à quoi que ce soit. C’est dans les évangiles (à foison) et la morale confucéenne que vous trouverez des injonctions, pas dans la philosophie de Lao-tseu.

      Je ne considère pas les penseurs comme des « vilains », j’ai simplement l’impression, après avoir lu pas mal de philosophes, que chacun essaye d’ériger un nouveau totem à la place du précédant, voire sur les fondations de celui-ci.

      Une guerre d’égos, voilà ce qu’est pour moi la philosophie (passionnante au demeurant, je ne m’en lasse toujours pas).

      Au contraire, le taoïsme philosophique tend à l’effacement de l’égo, à sa réduction maximale. (Au fait, Wang Wei, lui, était Bouddhiste).

      Bref, tous les concepts engrangés ne permettent pas la paix de l’esprit et la sage tranquillité qui se dégage de mes amis les vieux chinois, à mon humble avis.

      Quant aux taoïstes, « désapprenant à penser », il me semble bien qu’ils ont d’abord pensé au plus profond avant de se dégager en souriant…

      Chacun sa voie, aucune doctrine là-bas en tout cas.

      @ méthode

      Je possède un portable: il n’a jamais sonné. En effet il suffit d’appuyer sur un bouton, et hop, voilà l’affaire!

      @ Pierre

      Il ne s’agit pas de non-pensée, mais de non-agir (wu wei), qui est le contraire de mortifère. Je vous conseille de lire l’excellente traduction du Tao-tö king par Marcel Conche (puf), c’est une sorte d’ami qui vous souffle des paroles admirables dans un jardin aux herbes folles. Mais bon, si vous préférez les barricades et les révolutions qui ne changent que les dominants, on peut toujours en discuter aussi.

      @ rodolphe

      « Le courage de l’eau » n’est mentionné nulle part dans le Tao-tö king, vous êtes sûr de ne pas l’avoir lu dans un ouvrage d’Alain Minc ? (restons taquins)

      @ roma:

      Krishnamurti: « La guerre est la projection spectaculaire et sanglante de notre vie quotidienne. Elle n’est que l’expression de notre état intérieur, un élargissement de nos actions habituelles. Encore qu’elle soit plus spectaculaire, plus sanglante, plus destructrice que nos activités individuelles, elle en est le résultat collectif ».

      Voilà qui rejoint d’assez près le point de vue de Dostoïevski.

      En résumé, si l’on veut « changer » la société, commençons par être plus lucides et enseignons aux enfants comment nous fonctionnons vraiment (cf Henri Laborit)

      Ouf ! penser, toujours penser!, vais me remettre sous les arbres en attendant la pluie.

      Ah la bonne odeur de la forêt après l’orage… qui vaut par la qualité de son silence toutes les pensées du monde….

      Amicalementao à tous, et pardon à notre aubergiste percolateur pour la longueur de ce post…

    • roma

      @taotaquin, peut-être ça va te plaire;
      Kenneth White qui a été pour mon adolescence une véritable porte
      qui vit aujourd’hui dans dans le district du Trégor, donc pas trop loin de chez Paul. J
      son site:
      http://www.geopoetique.net/archipel_fr/institut/introgeopoetique/index.html
      et entretien avec Pivot
      http://www.dailymotion.com/video/x11l45_kenneth-white-double-je-12-b-pivot_music

    • taotaquin

      @ roma

      Un homme qui aime la mer et les cailloux est mon ami! – Comme Bergman aux îles Féroé, en plus démonstratif :)

      Merci pour le lien, je ne connaissais pas.

  5. yvan

    Le LEAP semble aussi gagné par une certaine certitude…
    http://www.leap2020.eu/L-ineluctable-remontee-des-taux-d-interets_a4890.html

    Et donc, si chute de 30% de ce qui restait du commerce mondial, augmentation dans la même proportion du chômage…
    Il va se passer aux US ce qui c’est passé en Allemagne dans les années 30.
    Et les Chinois l’ont compris depuis longtemps.
    J’ai beau y être préparé depuis deux ans, ça fait drôle, quand-même.

    • Vendez! Vendez!!

      @yvan

      Une hausse de 30 % du chômage US en raison d’une baisse de 30 % de l’économie mondiale…

      Vous êtes drôlement futé vous…formation école de commerce non ?

    • Marlowe

      Connaissez vous le nom et le prénom de leur Hitler à eux ?

    • yvan

      Marlowe, les tea party sont actuellement une constellation de regroupements plus ou moins spontanés, d’où leur nom en double sens. (voir histoire des bateaux de thé)
      La dernière élection importante a d’ailleurs vu quelqu’un de leur étiquette l’emporter.
      Les élections de mid-term, soit, cette fois, un renouvellement d’un paquet de sièges dans je ne sais plus quelle assemblée est déjà annoncée comme une possible victoire pour eux.
      Tant les Ricains sont déçus d’Obama… (voir histoire de leur cinéma avec Batman, Schwarsy, autres sauveurs..)
      Un leader peut très bien se dégager au sein de leur mouvement sans trop de difficulté.

    • Vincent WALLON

      brrrrr… froid dans le dos…

      A surveiller de près. En cas de développement, on ne pourra pas dire qu´on ne voit pas venir.

      Resterait à savoir quoi faire…

  6. Nayko

    Merci pour ce bon résumé de l’actualité Paul. Ne pensez vous que nous sommes en pleine révolution scientifique au sens de Thomas Kuhn?
    :
    Kuhn mobilise l’histoire des sciences afin d’expliquer la dynamique des sciences non plus d’un point de vue uniquement cognitif, mais en tenant compte de facteurs sociaux. Si Kuhn n’est pas le seul ni le premier à avoir tenu cette position[1], c’est son ouvrage majeur, La Structure des révolutions scientifiques, paru en 1962, qui est généralement considéré comme emblématique et véritablement fondateur de cette approche.

    Il y développe la thèse d’une science progressant de manière fondamentalement discontinue, c’est-à-dire non par accumulation mais par rupture. Ces ruptures, appelées révolutions scientifiques, sont selon Kuhn analogues à un renversement des représentations des savants (ce que les psychologues de la perception appellent un gestalt switch). Pour illustrer ce basculement, il emprunte entre autres l’exemple du « canard-lapin » à Wittgenstein. Selon le regard posé sur ce dessin, on y reconnaît alternativement le profil d’un canard ou d’un lapin. Kuhn transpose ce phénomène à la science. À un instant t, correspondant à un état particulier des croyances sociales porteuses d’un point de vue sur la nature, le scientifique a une représentation théorique particulière du monde. Celle-ci change dès que le point de vue se modifie car on ne peut plus revenir en arrière. Kuhn nie l’existence d’un point de vue neutre ou objectif car le paradigme est incommensurable[2]. Les facteurs influençant les points de vue des scientifiques peuvent être modélisés et analysés par l’épistémologie : il s’agit essentiellement des crises résultant d’une mise en échec fondamentale du cadre scientifique en place, incapable de fournir les outils théoriques et pratiques nécessaires à la résolution d’énigmes scientifiques. Les concepts de paradigme, de « science normale » et de « science révolutionnaire » forment la base du modèle kuhnien de l’évolution de la science.

    De façon générale, en s’appuyant ainsi sur une théorie des révolutions scientifiques, Kuhn défend contre Popper l’idée que les théories scientifiques ne sont pas rejetées dès qu’elles ont été réfutées, mais seulement quand elles ont pu être remplacées. Ce remplacement est pour partie un phénomène social (et donc imitatif), dans le sens où il engage une communauté de scientifiques en accord sur un agenda centré sur l’explication de certains phénomènes ou de certaines expériences. Cette communauté est dotée d’une structure qui lui est propre (conférences, publications…). Il n’est pas rare dans l’histoire que plusieurs écoles coexistent pour une même discipline scientifique, éventuellement dans une relation d’opposition et d’ignorance réciproque relatives, chacune abordant des problématiques communes à travers des paradigmes différents.

    • yvan

      « ce phénomène à la science. À un instant t, correspondant à un état particulier des croyances sociales porteuses d’un point de vue sur la nature, le scientifique a une représentation théorique particulière du monde »

      Oui. On élève une croyance soit-disant au rang d’une science, et l’on peut tout avancer.

    • Il existe effectivement une sociologie de la science, ce n’est pas nouveau. Mais je doute qu’un « basculement » observé par Kuhn puisse s’observer à l’avenir dans la « reine » des sciences, la physique quantique, car les résultats pratiques qui en découlent sont bien trop importants. On estime que 40% de l’économie sont fondés sur des applications de la physique quantique, c’est tout dire ! Mais il pourrait y avoir une rupture d’un autre genre car il est une application dont on attend beaucoup, produire de l’énergie à partir de la fusion nucléaire, qui pourrait fort bien se révéler inexploitable, même si les scientifiques arrivaient à démontrer sa faisabilité.

    • rosebud1871

      Crapaud Rouge, Vous parlez d’Iter je suppose, qui est avec le programme spatial international le type de modèle actuel de coopération qui pourrait prendre la relève de la compétition nationaliste ou multinationaliste. Résultats espérés en 2050…

    • Crapaud Rouge @ 2-07.2010 à 17:22 et rose bud1871 @ 2-07.2010 à 19:47

      Il y a de fortes chances que ITER soit fini avant d’avoir commencé. Mais encore une fois les intérêts financiers risquent de nous nuire bien plus qu’ils nous servent…

      Louis Even disait: tout ce qu’il est possible de réaliser physiquement ne doit poser aucun problème de financement. Mais si l’on écoute les antiennes qui nous ont inculqué des réflexes pavloviens du genre: nous n’avons pas les crédit nécessaires pour réaliser tel ou tel projet pourtant plus que nécessaire à toute la société (et je ne parle même pas des ravages du lobbying) alors, le commencement de la fin continuera de plus bel selon l’ « habitude » de l’histoire et son actualité. De crises en chaos, de révolutions en guerres, etc. Nous ne sommes pas fatigués à la fin?

      http://ivansigg.over-blog.com/ext/http://www.dailymotion.com/relevance/search/conf%C3%A9rence+jean-pierre+petit+%C3%A0+polytechnique

      Jean Pierre Petit est tout ce qu’on veut sauf un rigolo. Bien sûr, il n’est pas conforme…. C’est un vrai physicien qui n’a, que je sache, jamais été pris en défaut, au contraire. Et il existe aussi d’autres physiciens travaillant sur la magnétodynamique. Si l’on continu d’attendre après le « politique », alors, même nos enfants n’en auront pas fini…

    • Marc Peltier

      @Nayko

      Merci de cette référence.

      @Crapaud Rouge
      Votre confiance dans une mécanique quantique déclarée indépassable me fait penser à ceux qui annonçaient la fin de l’histoire en 1990…

    • rosebud1871

      @ Rumbo 3 juillet 2010 à 02:12
      Merci pour le lien. La « matière » développée revient pour moi à écouter une langue inconnue. Je retiens tout de même que JPP déclare qu’il y a « 30% de thésards en physique en moins chaque année » et que « la fusion nucléaire est un domaine de far west de physique extraordinaire ». Et pas de colons ?
      L’opinion de Louis Even que vous citez va dans le bon sens mais à moduler selon les enjeux.
      Du temps de l’économie dirigée, voire planifiée d’après guerre, il y eu quelques grands projets qui continuent de prospérer et la fin tragique d’Unidata en 75 sous Giscard. Il s’agit de volonté politique et celle-ci fait manifestement défaut depuis trop longtemps. Galileo traîne aussi en longueur. Tant que le court-termisme sera aux commandes…
      Quand à Kuhn, l’étonnant est que son bouquin de 62 ne soit sorti en France que dans les 80’.

    • @Marc Peltier : ce n’est pas une question de confiance, mais de méfiance au contraire : puisque 40% de l’économie dépendent d’applications qui ont besoin de la mécanique quantique, il est peu probable que surgisse en ce domaine un effet « canard-lapin à la Wittgenstein », ce qui ne veut pas dire que la mécanique quantique ne sera jamais dépassée.

      D’où l’idée que, si rupture advient, (thème du post de Nayko), ce sera peut-être suite au futur échec de la production d’énergie par fusion, car cela pourrait faire tomber la physique de son piédestal. Pour la première fois de son histoire, elle se heurterait à une limite, alors qu’on l’imagine encore toute puissante.

  7. Charles A.

    Paul nous parle d’impasse du capitalisme, de rivalités qui expliquent l’échec du G-Vain, et même du risque d’utilisation de la force militaire par les Etats-Unis pour tenter de sortir de l’agonie du capitalisme.

    Avant même d’y arriver, il y aura des signes de conflits inter-impérialistes, dont le protectionnisme. C’est la pièce qu’il n’avait sans doute pas le temps d’intégrer. Alors faisons le ici, rapidement.

    La Commission européenne a identifié dans un rapport 280 mesures protectionnistes mises en place par ses principaux partenaires commerciaux durant les 18 derniersmois (octobre 2008 – avril 2010) dont 73 nouvelles mesures instaurées de novembre 2009 à avril 2010 contre moins d’une vingtaine de mesures restrictives retirées sur cette même période.

    « Détail » savoureux: ce rapport contredit le constat fait par l’OCDE, l’OMC et la CNUCED dans leur rapport commun qui soulignait au printemps dernier un démantèlement des mesures restrictivesou aides d’État prises pendant la crise…

    Le rapport de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) va dans le même sens d’alerte sur la progression du protectionnisme
    http://www.etudes.ccip.fr/rapport/219-quelle-politique-commerciale-pour-l-europe-apres-lacrise-kar1004.

    Dans le même temps, le patron de General Electric vient de dénoncer le protectionnisme chinois créant « les pires conditions de travail depuis 25 ans »
    http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/020642546960-le-patron-de-general-electric-s-en-prend-a-pekin-et-a-barack-obama.htm

    Bon WE quand même à tous. Encore un pour échanger, et se préparer, chacun dans son asso, son club, son syndicat, son parti.

  8. Roland

    Bonjour,
    C’est drôle, mais je suis d’accord, revoilà Keynes en « majesté » (à peu prés : quelques bulles de spéculation sur un océan de fonctionnement normal, pas de problème. L’inverse = catastrophe). C’est pourquoi j’approuve toutes les propositions qui « médiocratise la finance » (F Lordon) et la fait revenir la ou elle doit être, un rôle d’outil au service de l’humain. Les propositions de Lordon sont dans l’ensemble assez radicales, mais ok pour les vôtres qui vos dans ce sens.
    Quand a une solution ‘’globale’’ d’entente entre toutes les nations, c’est une chimère (ce serait évidement bien) et la meilleur façon de n’aboutir a rien (situation actuelle) les ‘’Politiques – Humains- ‘’ en charges sont incapable de prendre de telles décisions, se sont eux qui nous ont précipités dans cette gabegie. Il est évident qu’il faut changer « le personnel politique » sur des options largement à 180°. Les peuples le veulent-ils ? Et le feront-ils ?????

  9. Stéphane Lempeseur

    ça serait bien que « le temps qu’il fait » soit téléchargeable en audio podcast, non ?
    merci en tout cas pour votre blog

  10. ALBIN

    Mais où sont donc les artistes ?
    Dans le contexte de cette grande crise, où est donc l’expression artistique du désarroi de l’incertitude , de la déshumanisation par le fric ? Où est la piste d’action, l’engagement ?
    Je ne vois rien, suis-je aveuglé par le passé ?
    Quand le génie artistique pactise par paresse et intérêt égoïste avec l’injustice, la cupidité, le gavage personel……rien à espérer!
    Réfugions nous dans le rock du passé de notre jeunesse qui ne valait pas plus cher et laissons à la génération suivante la responsabilité des choses.
    http://videos.arte.tv/fr/videos/chuck_berry_live_at_bbc_theatre_1972-3293410.html

    • Vendez! Vendez!!

      Les artistes défendent Hadopi et montent au capital de la société chargée du flicage et de la délation des internautes : c’est la définition actuelle d' »artistes engagés »

    • Nayko

      T’inquiètes pas, ça bouge mais pas dans le mainstream ;)

      youtube: http://www.youtube.com/watch?v=iR6oYX1D-0w

      youtube: http://www.youtube.com/watch?v=bURgTLHryrg

      Mais bon, c’est sûr, c’est pas les rockeux qui ont la rage aux tripes aujourd’hui. Faut aller chercher du côté du rap, de la soul ou du reggae. Et dans ces musiques, des artistes qui se bougent et qui dénoncent, y’en a à la pelle. Seulement, c’est plus facile de montrer l’image du rappeur imbécile et bling bling que ceux qui ont un vrai message. Bon, après, c’est sûr, faut aimer le style musical.

    • octobre

      Et allez tous dans le même paquet !

      « Une nappe de pétrole s’étale de plus en plus sur la mer de l’esthétique. La résignation des meilleurs, des plus sensibles est immense. Nulle part de la lumière ou de l’espoir. Leurs comparaisons avec le passé n’accordent aucune chance au présent. Est-ce la fin du monde ? Ils s’enfouissent dans le trésor spirituel de l’histoire et abandonnent notre avenir aux aveugles. À quoi bon, je vis dans le présent. Je ne connais pas hier. Je crois en demain. La somme des énergies reste constante. Rien ne se perd. Il en est de même pour la somme des chagrins comme pour la somme des bonheurs. Parce que le monde est tel qu’il est, nous avons besoin d’amour, de tolérance, d’espoir, de compassion, de responsabilité partagée. J’aime bien vivre à mon époque. C’est une époque pleine de choses étonnantes. Une époque qui pose des questions. C’est à nous de trouver les réponses. Mon époque a besoin de moi aussi. »
      Gottfried Honegger

    • Albin est il aveugle ? Mais non .

      Juste qu’il ne sait pas , à moins qu’il considère que les tags ne sont pas de l’art , et donc qu’il n’y a plus d’artistes .
      Depuis le temps que des jeunes artistes nous dessine un autre monde …
      Il est bon parfois de prendre de la hauteur .
      Un p’tit tour dans la rue , et là , n’importe quel Albiniste découvrirait que l’essentiel est de vouloir .
      Encore faut il savoir quoi !

    • Jacques

      Les artistes témoins de leur temps, on a du mal à les identifier au milieu des plasticiens pompiers .Le bon vieux rock sert de caution aux fonds sonores de la pub. BP fait du land-art dans le golfe du Mexique.GS fait du toxic-art dans la finance.La cote de l’arte-povere des chomeurs en fin de droits grimpe en flèche .Ceux qui nous abreuvent des fondamentaux de l’esthétique moderne , meme les fondus de la chocolaterie Hegel, ne peuvent pas voir l’émergence de l’art nouveau, comme ceux qui ont provoqué la crise et prétendent la résoudre.Comme l’explique P.Jorion, il faut remettre en cause la pertinence des fondamentaux pour déboucher sur des conclusions nouvelles.

  11. dissy

    Augmentation du nombre de chômeurs aux USA (+ 125.000), mais après manipulation le taux de chômage baisse….à 9.5 pct .. les explications plus bas de GS en fait plus de 650.000 personnes trop découragées ne cherchent même plus d’emploi..sans compter la variation saisonnière et la baisse de la population active et enfin tous les chômeurs plus du tout indemnisés on arrive à un taux réel de 11.8 pct et un taux U6 tenant compte de tous les types de demandeurs d’emploi à 16.5 pct voire plus…
    http://www.zerohedge.com/article/nfp-down-125000-unemployment-rate-95

    http://www.zerohedge.com/article/reversion-10-year-average-labor-force-participation-rate-implies-118-unemployment-rate

    Goldman’s NFP Take: « Much Weaker Than Headlines Suggest »

    http://www.zerohedge.com/article/goldmans-nfp-take-much-weaker-headlines-suggest

    Bien entendu les agences de presse et la presse européenne peu motivée à comprendre et enquêter insistent surtout sur le taux qui baisse à 9.5 … ignorant tout le reste …

    Triste presse… le moindre effort est leur politique

  12. Franck

    L’ouverture à l’expérience, la curiosité (comme celles de P.Jorion) ne représentent elles pas
    un trait de caractère fondamental pour être capable de remettre en question les
    dogmes du néolibéralisme conservateur comme ont peu le voir en paléontologie ?
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/07/02/abderrazak-el-albani-nous-autres-scientifiques-avons-tendance-a-faire-trop-confiance-a-nos-professeurs_1382156_3244.html

    Voir les origines de notre cerveau morale Jonathan Haidt
    http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/jonathan_haidt_on_the_moral_mind.html

  13. DB

    Au-delà de toute considération financière, je suis étonnée que personne ne soulève le problème de la surpopulation mondiale qui aura des conséquences désastreuses d’ici 6 ans. En effet, chaque mois, l’accroissement net de la population mondiale est de 6 millions d’habitants, soit 72 millions par an, soit 432 millions de plus dans 6 ans !!! L’équivalent des USA en plus sur Terre…. Et dans 18 ans ce sera l’équivalent de la Chine en plus sur Terre… Vous pouvez faire le calcul vous-mêmes sur : http://www.worldometers.info/fr/

    Ce problème ne vous paraît-il pas plus important que des fluctuations économiques ?

    • Cécile

      Je préfère m’en tenir aux analyse d’Emmanuel Todd, donc la transition démographique opère, la population mondiale se stabilise

      vidéo de Youssef Courbage, démographe
      http://vimeo.com/7503079

      description:
      Conférence de Youssef Courbage à l’Institut Turgot (Paris), le 13 octobre 2009. Youssef Courbage est chercheur à l’INED, et co-auteur, avec Emmanuel Todd, de « Le rendez-vous des civilisations », paru à l’automne 2008. Il décrit l’ampleur du phénomène d’effondrement de la fertilité des femmes qui touche à son tour les pays du monde musulman, et en tire des conclusions politiques qui vont à l’encontre des thèses popularisées par Samuel Huntington dans son livre « Le choc des civilisations ». La thèse de Courbage et Todd est que plus la transition démographique est avancée, plus la menace du fondamentalisme et du terrorisme islamique recule.

    • Charles A.

      La démographie ne se résume pas à la prolongation des courbes du passé, à de la pure arithmétique. C’est un champ d’étude, pas de fantasme.
      Donc écoutons plutôt les démographes. Même si tout scientifique se trompe, il le fait moins qu’un ignorant.
      Les démographes parlent de « révolution démographique » qui, sous l’effet de facteurs multiples et complexes(c’est là qu’il faut étudier, par fantasmer), ralentit le taux de croissance et aboutirait à une stagnation à environ 9 milliards.
      Ceci n’empêche pas que l’empreinte écologique est trop forte et qu’il faut mettre en route une révolution de civilisation.

    • Alain

      Moi je m’inquiéterais plus pour la raréfaction des énergies fossiles, car c’est ses énergies qui permettent a 6 milliards d’êtres humains de vivre sur Terre et d’après ce que je sais, sans énergies fossiles la Terre pourrait que en supporter 2 milliards. La surpopulation n’est pas un problème car elle semble déjà que la population va se stabiliser et en plus il y aura de plus grave problème qui comme j’ai dit, va faire baisser la population mondiale par la force des choses.

    • Piotr

      C’est vrai ,qu’on a pas eu de chance avec la grippe H1N1…

    • kohaagen

      Bien sûr qu’il s’agit d’une situation inédite dans l’histoire de l’humanité. Mais je tends à rejoindre J. Ziegler sur son analyse (cf. « l’empire de la honte » notamment) : la Terre peut nourrir 12 milliards d’individus. Elle ne peut cependant pas permettre à ces 12 milliards d’individus de vivre tous comme des américains (ou des européens). L’agriculture doit être le centre des préoccupations de chacun : aujourd’hui, ce nombreux Etats (je préfère dire « peuples ») ont abandonné leur souveraineté alimentaire au profit de la « spécialisation » de la production si chère au libre-échange (et donc à la mondialisation). On préfère raser des cultures pour planter des Eucalyptus ou pour produire des agro-carburants, qui ne nourrissent personne. Voilà, l’enjeu de la liberté des peuples : s’assurer que leurs enfants n’auront pas faim !!! C’est possible mais pas dans le contexte économique actuel. Si révolution il doit y avoir, ce sera la faim qui la causera.

    • arkao

      Pas de panique !
      Les projections démographiques n’ont pas beaucoup de valeur. On peut difficilement prévoir, à une décennie près, les événements qui font chuter brutalement la démographie comme les guerres et les épidémies.
      Si la surpopulation vous pèse, installez-vous dans la Creuse, il y a encore de la place.

    • Charles A.

      Vous trouverez ici une liste d’analyses profondes de Esther Vivas, spécialiste des questions alimentaires
      http://www.europe-solidaire.org/spip.php?page=recherche&recherche=vivas

  14. Charles A.

    A l’occasion du 50ème anniversaire de l’indépendance tuée dans l’oeuf du Congo, le discours de Patrice Lulumba du 30 Juin 1960
    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article17905

    • Grève générale de l’hiver 1960-1961

      Après la décolonisation du Congo, en raison de la dette publique élevée, le gouvernement Eyskens s’engagea dans un vaste programme d’austérité baptisé Loi Unique (note de votre serviteur : les syndicats la rebatiseront loi inique)

      La grève générale de l’hiver 1960-1961 déclenchée contre le programme d’austérité du gouvernement belge de Gaston Eyskens, dura six semaines et paralysa principalement la Wallonie, la reprise du travail étant massive en Flandre après quelques jours. Conflit social classique entre des syndicats et un pouvoir politique disant vouloir redresser les finances publiques par des mesures d’austérité, notamment par des restrictions sur le plan social, « la grève du siècle » a profondément marqué à la fois le mouvement wallon et la perception de la Wallonie par elle-même et par le reste de la Belgique en raison du contraste entre la poursuite de la grève au sud du pays et son essoufflement relativement rapide au nord. La grève constitue une sorte de prise de conscience wallonne à cause de cette disparité et en raison aussi des conclusions qu’en tirèrent les dirigeants syndicaux wallons.

    • Charles A.

      La grève générale de Belgique expliquée par Ernest Mandel (Les Temps Modernes, 16e année, n° 180, Avril 1961, pp. 1291-1310)
      http://www.ernestmandel.org/fr/ecrits/txt/1961/les_greves_belges.htm

    • Papimam

      Le Monde, dans son éditorial du 2 juillet, rappelle quelques réalités sur le Congo.
      Excellent résumé pour les presques ignorants comme moi.
      Cela me rappelle certains articles récents (Nouvel Obs, Le Monde) sur l’exploitation des mines où une relation maître esclave est loin d’être absente.
      http://lemonde.fr/idees/article/2010/07/01/au-congo-anniversaire-au-coeur-des-tenebres_1381610_3232.html

    • Papimam

      En faisant du rangement dans mes archives j’ai mis la main sur cet article du Nouvel Obs du 24/9, « L’affaire du Train bleu ».
      http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/087623/l-affaire-du-train-bleu.html
      Révélateur sur ce qu’est le colonianisme et les seuls intérêts « vitaux ». Oui, vitaux, mais pour qui ?
      Cet article était en fait un encart d’un autre article qui traitait des « mousquetaires des droits de l’homme, intitulé « Ethiquement Vôtre », il s’agit de l’ONG SHERPA.
      Celle ci s’attaque aux multinationales qui laissent leurs filiales lointaines polluer et tuer. bref, des empêcheurs de tourner en rond et le terme est léger.
      http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/087622/ethiquement-votre.html

  15. Peak.Oil.2008

    Merci pour cette analyse qui résume bien l’état du monde.

    La finance a été un amplificateur efficace en période de croissance mais son hypertrophie jusqu’alors tolérée l’amène à étouffer l’économie réelle maintenant que nous rentrons en décroissance. On dirait même qu’elle présente l’aspect de la rétroaction positive à bien des égards, elle stimule la croissance en période de croissance et stimule la décroissance en période de décroissance.

    La volonté allemande est de pur bon sens car elle ne vise qu’à anticiper l’évaporation inéluctable de la finance. L’objectif n’est rien de moins que de garder le contrôle d’une situation qui peut nous filer entre les mains à tout moment. Il faut arrêter d’observer passivement le réajustement, l’Etat doit en devenir l’acteur s’il ne veut pas perdre le contrôle de la situation. Anticipons !

    Comme c’est l’économie réelle qui compte le plus, la finance doit être remise à sa place jusqu’à ce qu’elle redevienne un adjuvant de l’économie réelle. Ne pas faire cela c’est dramatique car c’est s’empêcher d’agir comme il le faudrait sur l’économie primaire et secondaire confrontées à des défis bien plus inquiétants que la fin de la finance et l’évaporation des capitaux de la mondialisation.

    Expliquons à tous que rien n’est jamais acquis et que nous sommes confrontés à nos responsabilités. Que ceux qui défendent des acquis que nous n’assumons plus nous expliquent comment on fait pour vivre au-dessus de nos moyens. ‘Taxer les riches’ et ‘confronter certains assistés à leur irresponsabilité’ doit être fait, mais il serait aussi illusoire de croire que cela réglera nos problèmes de fond, c’est superficiel par rapport aux forces en jeu.

    Partageons le travail et les revenus mais surtout investissons intensément dans l’économie de demain. Si on veut rester civilisé nous aurons besoin d’une multitude d’agriculteurs, d’artisans et de métiers traditionnels dans les années à venir.

    • VB

      Oui Peak-Oil, c’est une révolution « spiritualiste » qu’il vous, pardon qu’il nous, faut. Rien de moins pour réussir l’exploit de réaliser ce que vous concevez clairement.

    • VB

      @ Peak-Oil,

      Est-ce vous qui, à une autre occasion récente, avez prédit que le pic pétrolier serait daté par les générations qui nous suivent de « deep water » ?
      Je pense que cette appréciation est juste, que ce soit vous ou non qui l’ayez faite.

      Cordialement,

    • michel lambotte

      Quel beau texte!!!
      J’en ai les yeux qui picottent.
      Alors l’économie de demain c’est ici
      Je voudrais mettre en route l’agriculture durable de proximité et j’ai besoin de vous, votre niveau élevé scientifique et littéraire font merveille.
      Je n’ai aucune idée à quoi cela va aboutir, mais le principal, c’est d’y aller, on va certainement oublier pas mal de choses en chemin, l’essentiel est de laisser des traces.

      Expliquons à tous que rien n’est jamais acquis et que nous sommes confrontés à nos responsabilités.

      Alors là, 100%d’accord!!!!
      Je vous suggère de réaliser un power point sur le pic oil et de nous le présenter avec votre sensibilité, vos acquis et votre créativité.
      Il ne faut pas oublier que l’année prochaine la conférence de l’ASPO se déroule en Belgique et à cette occasion, on peut frapper un grand coup médiatique sur le sujet avec des alternatives à la clef.

    • Peak.Oil.2008

      @michel lambotte.

      Nous pensons pareil et cela me touche beaucoup.

      Gros Merci de Bxl

  16. DEATH/MAGNETIC

    « Tout homme qui est vrai homme doit apprendre à rester seul au milieu de tous, à penser seul pour tous – et au besoin contre tous. » Romain ROLLAND

    Monsieur JORION, de nationalité « belge »,
    La jeunesse française… enfin une certaine partie, vous remercie pour vos idées et vos propositions si brillantes. Votre soufle, comme bon nombre d’intellectuels malheureusement « écartés », permet d’épandre les pensées de millions de jeunes désespérés.

    Oui, vous êtes notre (et nos) représentant(s). Représentant d’une population pauvre le plus souvent et peu éduquée, bref celle qui paie.

    Persévérer contre ces élites de cuistres mondialisés, nous vous soutenons.

  17. Germanicus

    J’ai aussi le sentiment que l’on assiste à la fin d’un système, d’un système estampillé « made in USA ». Je connais assez bien ce pays et son système, j’ai pense qu’il s’agit d’un système totalitaire, non pas au niveau d’une idélogie, mais reposant sur la possession, sur la propriété, donc sur l’argent. L’humain est évalué et considéré selon sur ce qu’il a sur son compte ou en terme d’immobilier etc. L’argent y est l e moyen par excellence pour exercer le pouvoir, il a fait la force et furtune des USA, il devient maintenant un piège. Un état totalitaire se fait toujours dévorer, un jour ou l’autre, par sa réligion. Oui, les USA sont nerveux. On supprime la prolongation des aides financières destinées aux chômeurs qui ont épuisé leur assurance chômage, Obama a perdu une bataille. On craint une poussée de paupérisation, un nombre croissant de sans-abris, de gens mal nourris etc. On commence à taper sur les losers du système, c’est un signe.

    Quant à l’Allemagne, il ne faut pas se faire trop d’illusions. Certes, Merkel est vraiment très affaiblie, ca se voit même sur son visage. Ca tient à sa personnalité et à son style de prendre des décisions. Mais ce pays reste néanmoins dans le mainstream américain, le milieu d’affaires est très proche de celui des USA. Il faut espérer que les sociaux-démocrates s’appuyent sur l’opinion publique pour se refaire une place au governement. Les allemands sont assez réalistes en ce qui concerne les évolutions. On craint une nouvelle vague d’incidents économiques en automne/hiver prochain, on dépense moins, on reste prudent, même si le chiffre du chômage est moins catastrophique que prédit, cela est dû à l’export, ainsi qu’aux aides de l’état (chômage partiel). Les allemands en ont assez du système financier américain.

    • dissy

      c’est vrai qu’en Allemagne et en Belgique le chiffre du chômage est sous évalué depuis la crise grâce à l’usage intensif du chômage dit ‘technique’ ou ‘économique’, c’est à dire des gens malgré tout payés en grande partie par l’état….si les USA utilisaient cette tactique finalement cela ne serait pas pire au niveau dettes et au moins ça remonterait le moral de tout le monde mais cela ne fait pas partie de leur idéologie….
      dernière minute, la chambre US a à nouveau accepté de prolonger le versement d’allocations au dela de 99 semaines soit jusqu’au 15 novembre (juste après les élections quel heureux hasard),mais le sénat est en congé et ne va pouvoir éventuellement voter cette ralonge lui aussi qu’après la mi juillet (cela sera rétroactif par contre) source zerohedge

    • Papimam

      En Alsace, dans le journal l’Alsace on nous informe que notre voisin embauche.
      A 2 pas de chez moi, une ville moyenne et très agréable : « En mal de bras, Freiburg lorgne sur les alsaciens »
      L’équivalent allemand de notre pole emploi a agrandit son cercle de prospection et est passé au delà du Rhin ou Rhein pour y inclure les villes alsaciennes.
      « Les alsaciens ne sont pas assez conscients des opportunités prof. qui s’offrent à eux chez nous, vous avez un chômage élevé ? Ici il est de 4,5 % » Boris Gourdial qui dirige l’Agentur für Arbeit.
      Comment font ils ? je demanderais à Angela si je la croise prochainement.
      « Vous n’avez pas de soucis démographiques, nous si », « la proportion des jeunes de 16 à 18 ans a chuté de 30% en 4 ans dans certaines communes » ajoute t’il.
      Il devient problématique pour nombre d’emplois de pourvoir les postes vacants.
      Action : pole emploi agit de concert et en partenariat avec Fribourg, c’est l’Europe citoyenne.
      « Les CAP et brevets prof? sont reconnus chez nous » B Gourdial.
      Seul problème : baisse régulière de la germanophonie (il faut rappeler que la pratique du patois, pour des raisons connues, est en forte régression).
      Conseil de B Gourdial :
      « aller à Pole Emploi pour demander à bénéficier d’une aide pour apprendre l’allemand. Il faut que tout le monde élargisse sa vision et s’affranchisse de ses barrières mentales.
      Accès restreint hélas :
      http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/3416886/En-mal-de-bras-Freiburg-lorgne-sur-les-Alsaciens.html

    • Papimam

      Concernant l’industrie automobile allemande en général, un article du Monde du 2 juillet.
      « L’industrie automobile allemande redémarre à fond », Extraits :
      « la demande en personnel qualifié dans le secteur automobile entre janvier et mai a augmenté de 30 % par rapport à la même période de 2009. Pour les seuls artisans et les ouvriers qualifiés, le nombre d’offres d’emploi a même crû de 47 %. Carrossiers, mécaniciens, soudeurs et tourneurs sont de plus en plus demandés, de même que les commerciaux. »
      Quelles voitures : de prestige, Mercedes classe S, BMW série 7 pour la Chine, les USA
      Baisse des demandes d’emploi de 88.000 entre mai et juin (3,153 Mo)
      Taux de chômage : 7,5% (plus bas niveau depuis 1992)

      Mais attention, tout n’est pas rose et qui sait si ça durera.
      « Du côté des syndicats, on pointe du doigt la précarité qui recouvre les bons chiffres de l’agence pour l’emploi : la hausse considérable du nombre de travailleurs temporaires et de chômeurs partiels serait pour beaucoup dans le recul du chômage. S’ils reconnaissent que la flexibilité introduite pour faire face à la crise a été payante, ils mettent en garde contre l’instauration durable d’un marché du travail dual »
      Il y a toujours des râleurs.

      La bagnole à fond, à fond, jusqu’à quand ? Quel est l’avis de peak-oil ?

      http://lemonde.fr/economie/article/2010/07/01/l-industrie-automobile-allemande-redemarre-a-fond_1381669_3234.html

  18. Lisztfr

    Pourtant il me semble que si j’avais un milliard, j’irais…

    Laurent, serrez ma haire avec ma discipline,
    Et priez que ciel vous illumine,

    hm,

    Laurent, serrez ma haire avec ma discipline,
    Et priez que toujours le Ciel vous illumine.
    Si l’on vient pour me voir, je vais aux prisonniers
    Des aumônes que j’ai partager les deniers.

    Bien oui, garder un milliard par devers soi alors que dehors les gens ne savent plus où aller, et en plus spéculer en bourse pour avoir encore davantage d’argent, alors qu’alentour la misère règne, est ce immoral, immonde, ou criminel ? En avoir à profusion et laisser les autres crever dehors, comment font-ils pour se regarder dans la glace … ? Ce sont des humains ou des reptiles, ont ils un cerveau mammalien. J’aimerais avoir la réponse de Monique Pinson charlot sur la question.

  19. Jérémie

    « La Chine m’inquiète vraiment » a déclaré Jeffrey Immelt patron de Général Electric

    Quand l’amour propre des nations dans le commerce en prend un sacré coup dans le buffet.

    Naturellement dans un tel monde de valeurs plus les affaires vont mal et plus les nations et les empires en finissent par ne plus coucher ensemble pour se faire des bisous et c’est alors que les grandes puissances se déchirent de nouveau pour je ne sais quel autre prétexe commercial de plus, c’est fou quand même comment les dirigeants du monde peuvent parfois passer d’une position à une autre et cela en l’espace de quelques mois dans leur amour propre, paix et sécurité disaient-ils lorsqu’il y a toujours échange, coucherie et commerce d’armes en plus sur terre.

    Le grand ennemi de la paix entre les hommes, c’est l’amour-propre. [Jean-François Marmontel]

    L’amour-propre est plus habile que le plus habile homme du monde. [F de La Rochefoucauld]

    L’amour-propre est une curieuse bête, qui peut dormir sous les coups les plus cruels et puis s’éveille, blessé à mort, par une simple égratignure. [Alberto Moravia]

    Deux hommes qui ne se connaissent pas sont capables, par amour-propre, de passer l’un à côté de l’autre, dans un désert, sans se saluer. [Jules Renard]

    L’amour-propre exagère toujours notre mérite à nos propres yeux. [Chilon]

    L’amour-propre fait peut-être Autant de tyrans que l’amour. [Barthélémy Imbert]

    L’homme est un mécanisme que l’amour-propre remonte chaque jour.[Louis Dumur]

    L’amour-propre est l’amour de soi-même et de toutes choses pour soi.[François de La Rochefoucauld]

    Tant de drames de l’amour ne sont que des accidents d’amour-propre. [Hector Bianciotti]

    Quand donc mourra notre amour-propre ? – L’amour-propre ne meurt jamais qu’avec notre corps !
    [Saint François de Sales]

    Nous avons beau faire, l’amour-propre est toujours le mobile plus ou moins caché de nos actions.
    [Marquise du Châtelet]

    Les hommes mettent dans leur voiture autant d’amour-propre que d’essence. [Pierre Daninos]

    Pour préserver son amour-propre, il est parfois nécessaire de mentir et de tricher.[Robert Byrne]

    C’est aussi valable pour les gens du commerce mondial nous avons toujours trop d’amour propre.

    Je ne compte plus les nombreuses fois que l’on m’a blessé et fait du mal à cause de mon amour propre.

    L’amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs. [François de La Rochefoucauld]

    Défie-toi toujours de l’amour-propre ; c’est un mauvais conseiller.[Ernest Chouinard]

    L’amour-propre est ce qu’il y a au monde de plus inflexible. [Madame de Staël]

    L’amour est aveugle, l’amour-propre l’est davantage.[Proverbe français]

    L’amour-propre est la forme défensive de l’orgueil.[Gilbert Cesbron]

    Et puis sans amour propre comment mieux faire la guerre à l’autre ?

    On blesse l’amour-propre, on ne le tue pas. [Henry de Montherlant]

    C’est le propre des grands esprits que de prévoir. [Andrée Maillet]

    Le prophète a sans doute autant d’amour propre que le politique.

    Bref on a tous un peu d’amour propre mais on en parle jamais.

    On se prépare jamais à être blessé dans son amour propre.

    L’amour-propre offensé ne pardonne jamais. [Louis Vigée]

    Vous connaissez l’histoire les ami(e)s.

    Beaucoup d’amour propre.

    • Vincent WALLON

      Bien pointé Jérémie.

      L´orgueil, l´amour propre, l´ego… Le tout piloté par la peur.
      En tant qu´individu et en tant qu´espèce, nous avons beaucoup de travail de ce côté… Tant que nous n´aurons pas travaillé ces points, cela risque d´être peine perdue.

  20. Pierre Terrail

    OK! Monsieur Jorion. Mais moi, pauvre citoyen, qu’est que je fais pour me protéger et affronter ce qui s’en vient?

  21. von der blob

    question : le fait d’interdire les ventes à découvert, limiter les effets de levier, bref limiter la spéculation, ne va-t-il pas se traduire fatalement par une baisse importante du pib ? et ce que quelqu’un à essayé d’estimer cette baisse ?

    parallèlement, est ce que vous pensez réellement qu’il est envisageable de compenser cette baisse en re-orientant cet argent rendu disponible vers des investissements productifs dans un occident de petits vieux rétifs à tout changement sensible (je veux dire par la que c’est pas eux qui vont constituer le débouchés pour la production des ipodes, iphones 3d et autres nano-ordinateurs holographiques à venir)…

    il me semble illusoire d’espérer un ROI de 15%/an sur des investissements matériels, or c’est ce genre de culbutes complètement déconnectées de la réalité qui font la croissance depuis les années 80…

    bref, est ce que la financiarisation de l’économie n’est pas juste une évolution logique d’un capitalisme en crise qui n’a trouvé rien d’autre pour se perpétuer et que par conséquent il est vain d’espérer un quelconque retour en arrière (ex : limiter la finance à son rôle historique etc.) sous peine de perdre une part importante du pib (ce qui équivaudrait par ailleurs à perdre tout espoir de revoir un jour l’argent investi dans la dette tout au long de ces 20-30 dernières années)…

    en bref, existe t-il une porte de sortie de ce paradoxe : sans croissance on est tous à la rue, mais la nécessité de produire de la croissance (via la finance dérèglementée) nous mène droit à la ruine…

    • Charles A.

      Pourquoi être à la rue ou courir à la ruine ?

      Il suffit de mettre la démocratie au poste de commande dans tous les domaines.
      Au lieu d’avoir, comme l’explique Paul, la Chambre de Commerce au gouvernail, aux EU comme ailleurs.
      Et décider démocratiquement, ce qu’on produit, qui, pour qui, et comment.
      En se contentant bien sur des besoins écologiquement soutenables.
      – Mais c’est une révolution!
      – C’était, cher ami, ce n’est plus que le bon sens.

    • rosebud1871

      @ von der blob
      « sans croissance on est tous à la rue ? »
      Ne vous en faites pas, Décathlon a anticipé le marché et de grandes tentes familiales seront bientôt distribuées. Ne vous inquiétez pas, vous n’aurez pas certes pas l’aisance des appartements collectifs des années 20 à Moscou, mais le charme de nouvelles conversations avec des colocataires que vous n’auriez pas rencontré dans votre ancienne vie, vous apprendra enfin de la bouche de petits vieux rétifs comment « les nano-ordinateurs holographiques à venir » n’ont pu relancer votre croissance.

    • von der blob

      @ Charles A.
      tout ce dont vous parlez suppose une rupture totale avec la logique actuelle; cela supposerait d’abord de se définir en tant qu’entité avec des limites géographiques et un idéal commun, si on décide de produire utile et démocratique et éthique, on sera forcement moins rentables que ceux qui visent uniquement le profit, il sera par conséquent totalement inéquitable pour nous de faire affaire avec eux ; fini le libre échange.
      de même si ni la croissance ni le productivisme ne sont l’enjeu, on ne va trouver personne pour investir sur le projet : ils nous faudra réinventer l’argent et la manière dont il fonctionne.

      à priori je suis d’accord avec ce que vous proposez (concrètement il faudrait voir comment c’est faisable, parce que si la majorité décide de produire en priorité des écrans plasma 50 pouces c’est pas gagné), cela dit ça va largement au delà de l’idée fixe du blog qui me semble être « réinvestissons l’argent de la spéculation dans la production réelle », on ne trouvera jamais assez de « relais de croissance » dans le monde réel pour perpétuer la logique capitaliste (sans parler de la limite des ressources)…

      @rosebud1871
      pourquoi la croissance serait ma croissance ? je pense que vous n’avez pas tout saisi au flim (qui n’est définitivement pas un flim sur le cyclimsme)

    • Cécile

      extrait de l’article du 3 juillet 2010, « Ce que l’on ne dit pas sur la crise »
      http://www.legrandsoir.info/Ce-que-l-on-ne-dit-pas-sur-la-crise.html

      « Comme Joseph Stiglitz l’a dit, avec tous les fonds dépensés pour aider les banquiers et les actionnaires, on pourrait avoir créé des banques publiques qui auraient déjà résolu les problèmes de crédit que nous connaissons (voir mon article : « Pourquoi pas une banque publique ? » sur http://www.vnavarro.org).

      En réalité, il faut de toute urgence réduire le système financier mondial, complètement boursouflé, car son volume excessif nuit à l’économie réelle. Alors que la banque réclame aux classes populaires de « se serrer la ceinture », de telles institutions n’ont même pas de ceinture. Deux ans après avoir provoqué la crise, elles ne sont toujours soumises à aucun contrôle ni régulation, ce qui a causé la Grande Récession. »

    • rosebud1871

      @ von der blob 3 juillet 2010 à 00:52
      « pourquoi la croissance serait ma croissance ? »
      Votre ROI n’est pas le mien, ni ne suit dans le cycle de la petite reine.
      D’où le brin de moquerie dans mon post à propos des « petits vieux rétifs » et de la croissance avec des zizipods, ziziphones et autres prothèses pour geeks. Le « ma » croissance » joue de l’ambigüité de ce possessif entre ce 15% et l’appel à la grandeur de votre jugement.

    • von der blob

      @ Cécile
      soit on est à la veille d’une catastrophe écologique due au réchauffement climatique du à la surconsommation, doublé d’un pic pétrolier et triplée par la raréfaction de ressources alimentaires et il est alors plus que temps de se serrer la ceinture, soit tout ceci n’est qu’une fiction et on peut éventuellement dans ce cas là essayer d’injecter encore plus de crédit dans le système pour essayer de relancer la conso comme semble le suggérer stigilitz ainsi que tous les autres keynésiens bloqués dans leur délire productiviste.

      et je dis bien essayer de relancer parce qu’il semblerait que comme tout le reste, le crédit suive la loi des rendements décroissants…

      il me semble assez normal de voir que la croissance était basée sur la production/consommation des biens issus de l’économie réelle pendant les 30 années de l’après guerre : il fallait bien produire tous les biens d’équipement modernes, à partir du moment ou tt le monde était déjà équipé on ne pouvait plus rien faire d’autre que de réduire la durée de vie des produits pour forcer les gens à renouveler leur équipement plus souvent, puis on à poussé à l’achat en réduisant les couts par le biais des délocalisations tout en boostant la pub et le recours au crédit…

      en fait pour moi tout ceci suit une évolution logique, la financiarisation de l’économie était une nécessité, parce qu’il n’y avait tout simplement pas assez de relais de croissance existant dans l’économie réelle…

      la nationalisation des banques est juste la continuation de cette fuite en avant, on va soutenir des entreprises pour produire, et on sera obligés de soutenir des consommateurs pour consommer… tout en creusant la dette… c’est toute cette logique qu’il faut remettre en cause…

      @ rosebud1871
      j’essaye juste d’analyser la civilisation qui est la notre et il se trouve que la croissance en est la colonne vertébrale…. c’est un fait. je ne prends pas position en disant ça, le CAC n’est pas ma religion, le ROI n’est pas mon horizon… mais pour que notre civilisation puisse se perpétuer, il lui faut de la croissance. autrement tout s’écroule… d’où ma question initiale : comment comptez vous maintenir la croissance (puisque c’est ça l’objectif de la majorité des intervenants du blog) tout en limitant le rôle de la finance (alors que c’est elle qui fait la croissance). typiquement les petits vieux dont j’ai parlé au début ne sont absolument pas intéressés par l’achat d’un iphone alors qu’ils le sont carrément plus par leur épargne qui fait tranquillement des petits pendant qu’ils regardent question pour un champion…
      pour le reste et comme j’ai perçu un détournement du sens de mes propos et qu’en parallèle votre pseudo s’y prête parfaitement, j’ai tenté une référence au « grand détournement » (qui n’est pas un flim sur le cyclimsme) : http://www.youtube.com/watch?v=5O1Y6PhWUac

    • Papimam

      @von der blob
      Pas loin de chez moi on fêtait l’auto ce jour, les très anciennes et aussi les bolides de compétition.
      En constatant les écarts entre toutes ces belles mécaniques et en voyant les nostalgiques des courses enfourcher encore leurs fiers destrier pétaradants, j’ai eu la réflexion suivante :
      « Dans la filière auto on est bien en décroissance : puissance, vitesse, consommation, furia, …. »
      Seuls des nostalgiques hors du temps persévèrent.
      Nous sommes là dans une réelle décroissance qui s’est opérée sans douleurs et cris.
      En tous cas en observant les fans toujours inconditionnels de la vitesse je constate qu’il existe un fossé entre eux et les écologistes et pour ces adorateurs de la bagnole : pas de peak-oil, les cata dans le Golfe du Mexique et au Nigéria restent des détails sans importance je suppose.

    • rosebud1871

      @von der blob 4 juillet 2010 à 02:13
      Vous avez bien lu la révérence à l’objet perdu sans prix, du final de Kane. Les petits vieux d’ici, qui ont quelques K€ d’économies sont inquiets de les perdre sans mesurer qu’une bonne partie de celles-ci est liée à détournement fiscal et rente. Les petits vieux ont connu d’autres formes de liens sociaux qu’un réseau écrantisé et peinent à se mettre au goût du jour. Quand à lâcher leurs sous, les allègements fiscaux sur la transmission du patrimoine les y incitent et leur descendance profitera des gadgets fabriqués loin d’ici. Je jongle mal au-delà de 2 balles, et les articulations en cours de formalisation exigeraient quelques balles de plus. Je ne tiens pas à ce que « notre civilisation se perpétue » si vous parlez bien du monde dans lequel je suis né et qui perdure avec ses défauts de répartition.

    • von der blob

      @ Papimam

      reste que c’est des voitures qui roulent encore et qu’on arrive à les dépanner à la mac gyver avec un cintre et un vieux chewing gum. l’électronique embarqué sur les bagnoles modernes à une durée de vie ultra réduite… pour le reste, je ne sais pas, n’importe quelle voiture arrive a faire 180km/h sans problème, là ou une deuche plafonnait à 100 en descente et là ou une super-cinq se mettait à vibrer de partout autour de 130… puis il n’y a jamais autant eu de grosses berlines et de 4×4 qu’aujourd’hui… franchement la décroissance je demande à voir…

  22. Claire

    Que d’éléments évoqués dans cette vidéo et ces commentaires. Lorsque l’avenir du monde est en question, c’est évidemment le sens de chaque mot qui est à définir, au sens où les mots définissent le réel et orientent l’action. C’est certainement la raison pour laquelle certains américains souhaiteraient interdir les commentaires, car ils « pressentent » que cela influence. Les mots vrais rencontrent l’action, et torpillent les mystifications. Merci à Paul Jorion pour son travail de démystification. J’essayerai de lire son livre sur « la vérité et la réalité », tout en ayant mes propres idées sur le thème, parce que je suis sûre d’y trouver des pistes de réflexion porteuses.
    Il y a sans doute un moindre mal et un mal supérieur ; la vidéo se fige à la phrase : « Et quand les autres sont en train de se refermer dans des politiques… « .
    Je commente dans le désordre, en raison du grand nombre de sujets évoqués. Je ne suis pour ma part pas spécialiste en « produits financiers ». Sur la base de ma culture générale, j’ai étudié depuis 2008 les discours tenus par les financiers et leurs analystes, suite à l’affaire Madoff, pour essayer de comprendre ce qui se tramait, et j’avais déjà quelques « impressions » sur le rôle de la finance dans le monde. Je suis sortie quelques temps avec un « financier », expert-comptable haut placé dans une agence de pub française et mondiale, pour étudier sa mentalité, de même qu’il étudiait la mienne, et j’ai vu sa nocivité sur tout : cultures, natures, populations, espérance de vie de la planète. Aussi j’apprécie l’orientation de Paul Jorion vers la nécessite de réduire la force de ce phénomène sur l’organisation de l’humanité. Ne s’agit-il pas d’un vol de démocratie, également, quand on voit la désinformation et les manipulations que ce système stimule et développe jusqu’à la folie; jusqu’au point où ils ne savent plus eux-mêmes ce qu’ils font. Ne s’agit-il pas de « blind masters » ?… J’avais trouvé quelques pistes en lisant « le capital total » de Peyrelevade, qui insistait me sembla-t-il sur la nécessité de ramener le marché dans le cadre démocratique; mais par la suite, je l’ai trouvé très confus, et je sais aussi depuis que des personnalités parti-prenantes du système font mine de le critiquer, pour en quelque sorte « boucher » la respiration du véritable esprit critique, occuper la place. Très vite, dès l’affaire Madoff, les commentaires que j’en vis, la complaisance vis à vis de la SEC-US , m’ont fait penser que la « permissivité » était la règle dans ce milieu; d’où l’importance de voir les pistes de régulation avec précision et de pouvoir définir des organismes de contrôle réellement sérieux et responsables. Je pense que M. Jorion doit pouvoir comprendre, et les riches et les pauvres, pour pouvoir définir des régulations justes et efficaces.

    Je m’en tiendrai à ce témoignage pour aujourd’hui. Au sujet des Anglais, mon ethnocentrisme est plutôt franco-grec. Et je conseille la lecture de « Richard III » qui me semble résumer beaucoup de choses. On y voit sur cette scène de corruption absolue des assassins parler de « Warrants ». Pour ma part, les warrants correspondent au pire reportage sur la prédation que j’ai jamais vu : une bande de warrants assemblés autour d’une sorte de cerf, vivant, arrachant son corps morceau par morceau. Ca ne m’étonne pas que les places financières aient récupéré ce mot d’un reptile archaïque, pour symboliser une partie de leurs activités. Quand à l’Allemagne, merci à Paul Jorion de nous indiquer que sa voie actuelle est intéressante (après avoir provoqué l’introduction du FMI dans les affaires grecques, tout de même, ce qui est grave, très grave).

    Enfin sur les femmes et l’intelligence, les femmes n’ont peut-être pas besoin de penser comme les hommes, si l’on considère que les femmes par nature ont l’idée de s’investir dans l’avenir. Que les femmes apportent leurs visions du monde aux hommes pourrait permettre de rééquilibrer un certain nombre de choses, dans la perception du réel. Je dis que traditionnellement, certaines femmes auront tendance à rechercher des hommes riches, car apportant une éducation confortable à leurs enfants (portés 9 mois), mais lorsque ces hommes riches concourent à détruire la planète, comme le golfe du Mexique en est un symbole évident, alors ce style d’alliance n’a plus aucun sens; puisque les enfants d’aujourd’hui risquent de grandir dans un monde en chaos, si l’influence des places financières court-termistes n’est pas mise à mal très rapidement.

    J’apprécie, avec prudence, les réflexions de Paul Jorion sur ces thèmes, et reste lectrice, avec l’espoir de stopper ce qui est mortifère dans la gestion économique actuelle de la planète, grâce à des gens de bonne volonté, intelligents et combattifs, comme j’espère c’est le cas ici. Comprenez, j’espère, ma prudence.

    J’aimerais bien savoir ce que Paul Jorion pense de Jean-Pierre Chevènement, qui parle de « crise du capitalisme financier » et insiste sur le caractère néfaste des pertes de souveraineté.

    La suite au prochain épisode.

    Merci à vous pour ce travail.

    • Piotr

      Vous portez bien votre prénom.
      Une claire fontaine si j’ose dire!

    • Papimam

      Merci Claire pour votre rappel à la lecture du livre « la vérité et la réalité » et aussi votre témoignage lumineux et précieux. Le premier qui aura dévoré le bouquin de Paul le résumera à l’autre si toutefois il peut être résumé, ce dont je doute.
      JP Chevènement est un voisin proche et qui fait parti du cercle très fermé des hommes politiques véritables.
      Sa pensée est claire et nette et il ne pratique pas la langue de bois, pour lui les mots ont un sens, il distingue l’essentiel du superflu. Il l’a encore démontré très récemment lors d’une intervention sur LCP je crois.

    • @Claire
      Je vous conseille la lecture du billet de PJ : Comment on devient l’« anthropologue de la crise »

    • Jérémie

       » Je suis sortie quelques temps avec un « financier », expert-comptable haut placé dans une agence de pub française et mondiale, pour étudier sa mentalité, de même qu’il étudiait la mienne, et j’ai vu sa nocivité sur tout : cultures, natures, populations, espérance de vie de la planète. Aussi j’apprécie l’orientation de Paul Jorion vers la nécessite de réduire la force de ce phénomène sur l’organisation de l’humanité.  »

      Votre témoignage me parle un peu, j’ai moi-même pendant un temps fréquenté un certain forum histoire de mieux y observer et étudier de près la mentalité de ces intervenants sur divers sujets d’actualité, hélas au fur et à mesure des échanges et des commentaires que je pouvais y
      lire sur certains sujets brulants ou pas. Je me suis rendu compte que la place de l’homme
      n’y avait pas toujours sa place dans la plupart des fils de discussion, que ce n’était peut-être pas toujours non plus la raison et le mobile de la liberté qui influencait beaucoup l’esprit de ces jeunes libéraux ou pas, mais bien plus quelque chose davantage en rapport avec votre propos, sans doute le même état d’esprit d’une même marque de fabrique ou de mentalité pour les autres. C’est bien sur pas toujours évident à discerner et à se défaire. Je me répète à si seulement le secret bancaire Suisse comme d’ailleurs pour la plupart de ses émules un peu partout ailleurs ne pouvait pas toujours protéger en toute impunité ce même genre de personnes, le monde serait certainement plus autre à l’image.

       » Enfin sur les femmes et l’intelligence, les femmes n’ont peut-être pas besoin de penser comme les hommes, si l’on considère que les femmes par nature ont l’idée de s’investir dans l’avenir. Que les femmes apportent leurs visions du monde aux hommes pourrait permettre de rééquilibrer un certain nombre de choses, dans la perception du réel. Je dis que traditionnellement, certaines femmes auront tendance à rechercher des hommes riches, car apportant une éducation confortable à leurs enfants (portés 9 mois), mais lorsque ces hommes riches concourent à détruire la planète, comme le golfe du Mexique en est un symbole évident, alors ce style d’alliance n’a plus aucun sens; puisque les enfants d’aujourd’hui risquent de grandir dans un monde en chaos, si l’influence des places financières court-termistes n’est pas mise à mal très rapidement. »

      Voilà une femme qui me donne beaucoup à boire, oui il n’y a pas à sous-estimer l’importance de ce qui est en train se produire actuellement dans le Golf du Mexique, ils le valent si bien pourquoi devrions-nous alors nous priver d’en rajouter une couche de plus sur les marchés nauséabonds, mais à ton encore le droit de renifler la bonne odeur du pétrole sur les plages de nos jours ?

      Malheur à la femme qui ne cesse de plaire et d’enfler les plus habiles de ce monde ! Jérémie

      « La douceur et la profondeur, c’est là toute la femme ; c’est là tout le ciel. »Victor Hugo

      « Une femme est franche quand elle ne fait pas de mensonges inutiles. »Anatole France

      C’était certainement une très belle femme, mais ce fut là son plus grand malheur. »

      « Il est des malheurs qui nous séparent pour toujours des hommes. » Une féministe

       » La femme la plus simple a l’art de vous surprendre. »Jean Galbert de Campistron

      « Quand une femme superficielle règne, le caprice règne. »Citation de Victor Hugo

       » Une femme irritée est comme une fontaine troublée . » William Shakespeare

       » La femme qui a le meilleur parfum est celle qui n’est pas parfumée. »Plaute

       » De L’amour propre de l’homme ou de la femme qui donc l’emportera ?  »

       » Et puis parfois la femme nous permet de mieux penser à autre chose  »

       » Rien n’embellit autant une femme que la tristesse. »André Berthiaume

       » La femme a toute sa vie un besoin d’épanchement. » Jules Michelet

      « La femme qu’on aime aura toujours raison. » Alfred de Musset

      « Toute femme contient une belle-mère. » Jules Renard

      « L’éternel féminin nous attire vers le haut. » Goethe

      Serais-je encore en train de séduire une femme ?

      « Le bonheur est une femme. » Friedrich Nietzsche

  23. dissy

    Our government refuses to deal with the facts – there is no recovery in the private economy, there has been no recovery, private final demand collapsed in 2008 and has not come back one iota and the Feral Government is LYING – on both sides of the aisle.

    You want a stock market crash and economic collapse Mr. Grayson? Mr. Reid? Ms. Pelosi? Mr. McCain? Mr. Hoyer? Mr. Issa? Mr/Ms (Pick a name)?

    You’re going to get one and the longer you keep this crap up the worse it’s going to be.

    Want to argue with me? Go ahead and try – argue with the math. I double-dog-dare you. Tell me how we can keep doing what we’re doing, and for how long. How long we can borrow and spend 10, 11, 12% of GDP on an annual basis before those who fund our national credit card

    http://market-ticker.denninger.net/archives/2471-Our-Douchebag-Government-Midyear-Debt-Update.html

  24. Piotr

    « Les bourses européennes terminent en ordre dispersé  »

    Çà doit être la canicule!

  25. jeanpaulmichel

    Et pendant ce temps le BDI poursuit son chemin avec régularité …

    http://noir.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=BDIY%3AIND

    Les plus bas approchent.

  26. dissy

    Une guerre comme sortie de crise?Comme rien d’autre ne fonctionne …

    http://www.zerohedge.com/article/will-austerity-be-catalyst-war

    • Charles A.

      Pour illustrer mon propos sur les progrès du protectionnisme, voici le 6ème rapport de Global Trade Alert (GTA) qui liste et évalue l’impact de plus de 700 mesures discriminatoires prises par les membres de G-Vain depuis leur première réunion de crise appelant à faciliter les échanges et conclure le cycle de Doha.
      Là aussi, parfaite rhétorique. La menace de guerre commerciale est bien là. Et plus au besoin, pour enroler le travail dans la guerre entre les capitaux.

      http://www.globaltradealert.org/gta-analysis/unequal-compliance-6th-gta-report?topad

  27. François TERRIN

    Et pendant ce temps là, le pétrole coule à flot au fond de l’océan et ce n’est pas près de s’arrêter vu que BP n’a aucune solution, sauf celle de forer un puits de dérivation, opération qui prendra plusieurs mois (opérationnelle en décembre 2010, pas avant) et que cette solution n’est même pas sûr de marcher et d’être efficace. Très hypothétique solution, donc !

    Curieusement cette pollution (l’équivalent de plusieurs Exxon Valdez déjà …) ne fait même plus une brève dans les joureaux télévisés français, comme si tout le monde s’en foutait.

    Si le Gulf Stream la ramène en Europe, ça va sérieusement barder …

    Quand j’y pense, j’ai mal à ma planète et suis envahi d’un sentiment de dégoût et de colère.

    Pourtant, une solution simple d’attente pourrait (peut être ?) être mise en place à moindre frais. Voici ce qu’en pense JPP, un scientifique iconoclaste et touche à tout, bien connu du web :
    http://www.jp-petit.org/nouv_f/maree_noire_golfe_Mexique/solution.htm

    Cela n’a certes pas grand chose à voir avec la crise économique, encore que tout est lié, et que cette crise écologioque qui lui fait pendant est encore une incurie des ces multinationales qui nous assassinent, nous et les pélicans blancs !

    • merou

      Extraordinaire son système !
      Je serai très curieux de la suite s’il y a.

    • Papimam

      Il n’y a pas que les USA ou le Nigéria où l’on s’interroge.
      Le Monde du 2 juillet nous fait part des craintes turques. Extraits :
      « La crainte d’une marée noire sur ses côtes pousse la Turquie à réduire le trafic pétrolier dans ses détroits »
      « La marée noire provoquée par Deepwater Horizon, la plate-forme pétrolière exploitée par BP dans le golfe du Mexique, a rappelé à la Turquie la fragilité de ses détroits. « Nous ne pouvons nous permettre aucun accident, en particulier à Istanbul », a lâché le ministre de l’énergie, Taner Yildiz. »
      « Chaque jour, entre 150 et 200 tankers passent le détroit du Bosphore ou celui des Dardanelles, deux goulets qui relient la mer Noire à la mer de Marmara puis à la mer Egée. Ces navires traversent Istanbul et ses 13 millions d’habitants, remplis de pétrole, principalement venu de Russie ».
      La Turquie alerte depuis des années, des accidents sont parfois évités de justesse, il faut trouver des routes alternatives
      http://lemonde.fr/planete/article/2010/07/01/la-crainte-d-une-maree-noire-sur-ses-cotes-pousse-la-turquie-a-reduire-le-trafic-petrolier-dans-ses-detroits_1381638_3244.html

    • En toute modestie, j’y ai pensé aussi, en partant également du savoir faire développé pour les captage d’eau douce off shore.

      Dans le cas du mexique, un gros obstacle à ce procédé est le passage du parachute vers une canalisation : Faire varier la section de l’écoulement d’un fluide dont la viscosité fonction de la température, va varier, gérer la formation de christaux….vaste programme.

      A moins de pomper par ce biais des quantités très conséquentes de liquide, (des dizaines de fois le volume de fuite) et d’avoir du coup non pas un parachute, mais une sorte de chaussette ou de tube de très grande section sur toute la hauteur (1500m) et de mettre en place un procédé de séparations pour de tels volumes en surface….gros bazar encore.

      Mais tout cela reste plus séduisant que de faire bruler en surface ou de balancer du dispersant comme c’est le cas actuellement.

    • Alexandria

      Merci de ce lien, merci de me faire connaître ce scientifique – à moi qui ne le suis pas – dont les explications sont claires et accessibles. Cela donne l’échelle des « valeurs » des prédateurs bornés que sont les pétroliers.

    • yvan

      Entre nous, je n’ai absolument pas compris pourquoi ces « ingénieurs » n’avaient pas placé des résistances chauffantes dans leur foutue cloche..
      Avec une température raisonnable, afin de ne pas cuire le brut (effet de calamine que je connais bien dans les fours), ça ne posait aucun problème.
      Et même sans chauffer, il est parfaitement possible de récupérer de l’eau chaude de surface pour la méler au brut aspiré par la cloche.

      Mais bon. Je ne suis pas là-bas, non plus.

    • Cécile

      dans son principe l’idée de cette tente à captation m’apparait celle d’ un croisement entre l’idée de l’entonnoir , dans sa forme, et celle des barages flottants, dans sa texture

    • Cécile

      Wanted : la marée noire mise à prix
      http://www.terra-economica.info/Wanted-la-maree-noire-mise-a-prix,11269.html
      extrait
      « La fondation X Prize, organisation à but non lucratif dont la mission est de favoriser des découvertes radicales pour le bienfait de l’humanité, vient de lancer un nouveau défi aux GéoTrouveTout de la planète. Celui de trouver une solution innovante pour nettoyer la marée noire en échange d’une récompense de plusieurs millions de dollars rapporte le blog de CNN »

  28. Icare

    Analyse du système de prédation ? Et s’il était inscrit dans les gènes de notre civilisation ? (je veux dire depuis la séparation du néolithique)
    Faire le lien avec la fin prévisible des ressources (minières : ce qui est à peu près constant à notre échelle de durée) : cette fuite de pétrole semble être un bon exemple de disparition aussi de capitaux.
    De la prédation de la finance à celle des pétroliers ! Beaucoup de nous responsables par participation et non coupable ?
    Ok pour une constitution en une page, lisible par quiconque. Qui commence ?
    C’est la transition dans un système de régulation qui peut être instable et divergeant : sujet important à aborder ? En absence de carburant (finance internationale) que ce passe-t-il ?

  29. francois2

    bonjour monsieur Jorion

    Tout d’abord merci pour votre site que je lis regulièrement. Essentiellement les commentaires. Voyez vous je m’interesse essentiellement à la parole des hommes et des femmes.

    Que nous le voulions ou non nous sommes tous issus d’une mère. C’est comme ça. La desexualisation de l’être humain, son abstraction entraine un rejet plus ou moins conscient de la chair. La crise actuelle est sexuelle.

    « La femme est l’avenir de l’homme » proclamait un poète. Quelle deresponsabilisation du père! Le père doit agir pour l’enfant, certes il sera mal, il sera coupable mais il sera. Il prendra la faute sur lui permettant ainsi à la mère d’être bien, vierge de toute faute.

    Comment une société peut-elle être laîc sans sexualisation des corps? Le rôle sociétal de l’homme et de la femme ne doivent-ils pas d’être compris et définis. Les pulsions vitales toutes sales et honteuses qu’elles soient, ne doivent-elles pas être dévoilées afin de pouvoir etre maitrisées et utilisées à bon escient.

    La crise économique me semble être que le reflet de cette crise morale.

    • yvan

      Et… ne croyez-vous pas que vous accordez une trop grande importance au sexe..??

      Certes, bien pointer les différences entre sexes est intéressant :
      – dans un couple hétéro, cela permet de rejeter la faute vers l’autre.
      – les « spécialistes » qui traitent des frustrations se font des cou.. en or. (ça reste dans le domaine)
      – ça divise encore plus une société qui a BESOIN d’un minimum d’unité, en ce moment.

      Non pas que je prone un courant de sexualité particulier, étant assez classique, mais tout ramener à une « différence », je trouve ça très exagéré.

    • francois2

      bonjour monsieur

      peut être pensez vous qu’une société sans idéaux puisse vivre et même survivre. Ne pensez vous pas que l’enfant est la matérialisation d’un idéal quel qu’il soit? Qu’engendre le nihilisme si ce n’est un rejet de toute matérialisation, de tout enfant, de toutes souffrance de toute ouverture, de tout acceptation du corps matériel. La vie est une ouverture de soi vers l’autre, une déchirure de l’esprit.

      l’enfant provient de l’union de deux sexes. Il est parfois proné l’égalité des sexes. Egalité ni en kilo, ni en mètre ni en seconde. Egalité en droit. En droit de quoi? d’être un mâle? Est-ce si mal d’être une femme? La condition feminine était-elle si mauvaise qu’il a fallu la faire disparaitre? Ne fallait-il pas plutôt éduqué les fautifs? Mais non la machine économique avait besoin de bras. Les usines pendant la guerre avait besoin de petits robots…

      la loi civile est entrée dans la maison, le temps profane a envahit le temps sacré. Le contrat écrit a remplacé la parole donnéé. Certes la mort de dieu le père a été annoncée mais gaîa dépérit et l’enfant d’homme disparait. Dieu nous laisse le choix…

      Desolé. Mais bon il fait beau aujourd’hui.

      Je ne pense pas en tant que vivant la vie puisse être autre que dualité, duelité pour jargonaphraser Lacon. Et alors invitons nous un instant au banquet et qu’entendons nous? du sexe et encore du sexe idéalisé. Monsieur et madame smith

    • yvan

      Simplesanstete…

      Tu es un homme…
      Hé bien saches qu’il est possible de remplacer le mot homme par femme dans ton raisonnement.

      Signé : un homme qui s’est fait souvent désiré par des femmes au point de d’écrire que ce que tu écris marche dans les deux sens.
      Et ce n’est pas spécialement de la vantardise : je connais des hommes dans le même cas.

      Là où ton raisonnement est biaisé, c’est par des millénaires de religions…
      Décidément, la religion est mauvaise en tout.
      Désolé pour les croyants.

    • francois2

      la religion permet d’être hors religion. Ceci est donc une lumière dans les ténébres.

  30. Jus de Pomme

    Mr Jorion, nous nous demandez plus haut de réfléchir et de donner nos conclusions… pour que vous mettiez tout ça dans des livres je suppose…et après ?
    Moi j’ai des enfants, petits encore et c’est une chance. On me dit de leur apprendre la frustration, la dureté, l’opportunisme, l’individualisme puisse-t-il être méthodologique afin qu’ils puissent survivre aux crises….
    Que pensez-vous faire avec DEATH/MAGNETIC comment redonner de l’espoir aux enfants ? Comment éviter le « délugisme » , les tabassages; la haine, sommes nous si vulnérables…?

    En tout cas, merci de nous donner la parole !

    • Jérémie

       » Mr Jorion, nous nous demandez plus haut de réfléchir et de donner nos conclusions… »

      Si tous les économistes se tenaient par la main, ils n’arriveraient même pas à une conclusion. [George Bernard Shaw]

      Cette nuit, en regardant le ciel, je suis arrivé à la conclusion qu’il y a beaucoup plus d’étoiles qu’on en a besoin. [Quino]

      La conclusion résulte souvent de ce moment précis où vous en avez eu marre. [Anonyme]

      Au silence qui suivit, je conclus qu’il avait fait une plaisanterie. [Richard Brinsley Sheridan]

    • octobre

      « On me dit de leur apprendre la frustration, la dureté, l’opportunisme, l’individualisme… »

      Qui leur apprend de telles choses ?
      Ça fait peut être une carapace pour se protéger du monde, l’inconvénient, c’est à l’intérieur que ça saigne. Je ne parle pas du rouge, il s’agit du noir intérieur impitoyable.

    • Jérémie

       » comment redonner de l’espoir aux enfants ?  »

      Eloigner-les le plus des lamentations de Jérémie au sujet des gens du système.

      Comment se fait-il que les enfants étant si intelligents, la plupart des hommes soient bêtes ? Cela doit tenir à l’éducation. [Alexandre Dumas, fils]

      Comment dépasser les seules valeurs de l’argent en voulant continuellement enseigner l’économie ou pire encore le même vocabulaire funeste du monde au plus grand nombre d’enfants ?

      Le dimanche, les enfants s’ennuient. Vienne vienne la semaine, Lundi mardi jeudi, Car la rue est toujours pleine De lumière et de bruit ! [Charles Trenet]

      Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas, car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. [Saint Matthieu]

      Les enfants peuvent être ici nos guides ; voyez chez eux le rire succède vite aux larmes.
      [Karl Otto Schmidt]

      Rien n’est moins raisonnable que de vouloir que les enfants le soient.[Madame de Maintenon]

      « Lorsque l’enfant paraît… », je prends mon chapeau et je m’en vais. [Paul Léautaud]

      Trop de peur dans les parents cause la perte des enfants. [Charles Perrault]

      Le poète en mélancolie Pleure de n’être plus enfant. [Nérée Beauchemin]

      Petits enfants, gardez-vous des idoles en or et en argent ! [St Jean]

      Rien n’étonne quand tout étonne : c’est l’état des enfants. [Rivarol]

      Grand est celui qui n’a pas perdu son coeur d’enfant. [Meng-Tsen]

      Tellement d’adultes et si peu de gens sages dans le monde.

    • octobre

      Tenez, plus bas, Lisztfr a un commentaire sur Annie Le Brun. Elle a écrit un livre magnifique il y a 10 ans déjà : DU TROP DE RÉALITÉ.

      4ème de couverture :

       » Il est des livres qu’on préférerait ne pas écrire. Mais la misère de ce temps est telle que je me sens obligée de ne pas continuer à me taire, surtout quand on cherche trop à nous convaincre de l’absence de toute révolte.
      Avec le naturel des saisons qui reviennent, chaque matin des enfants se glissent entre leurs rêves. La réalité qui les attend, ils savent encore la replier comme un mouchoir. Rien ne leur est moins lointain que le ciel dans les flaques d’eau. Alors, pourquoi n’y aurait-il plus d’adolescents assez sauvages pour refuser d’instinct le sinistre avenir qu’on leur prépare ? Pourquoi n’y aurait-il plus de jeunes gens assez passionnés pour déserter les perspectives balisées qu’on veut leur faire prendre pour la vie ?
      Pourquoi n’y aurait-il plus d’êtres assez déterminés par tous les moyens au système de crétinisation dans lequel l’époque puise sa force consensuelle, Autant de questions qui me sont une raison de ne pas garder le silence. »
      Annie Le Brun

      C’est un contre-poison, n’est-ce-pas ?

  31. Lisztfr

    http://www.franceculture.com/emission-du-jour-au-lendemain-annie-le-brun-2010-07-02.html

    Annie Le Brun, une extraordinaire émission !

    Elle évoque l’irréductible en chacun de nous…

    Pour elle le positivisme a évacué tout l’immaitrisable, l’infini et le négatif, récupéré depuis Hegel, le mal récupéré par la dialectique hégélienne pour en faire un bien… Une entourloupe.

    Elle dénonce également une attaque contre le désir, l’interchangeabilité des êtres…

    Elle évoque Jarry, pour les questions d’amour,

    Hegel, de la nuit effroyable qu’il y a dans le regard de chaque homme…

    Hugo, le promontoire du songe, dont une citation sur la forme du rien donne le titre de son ouvrage

    • Lisztfr

      La citation exacte reste pour moi introuvable mais il pourrait s’agir de ceci :

      http://www.unicaen.fr/services/puc/revues/thl/questionsdestyle/print.php?dossier=seminaires/memoire&file=02legros.xml

      L’homme qui sort de la nature est cette nuit, ce rêve, ce trésor d’images fuyantes. C’est ce qu’exprime Hegel dans cette belle page :

      L’homme est cette nuit, ce néant vide, qui contient tout dans sa simplicité – une richesse de représentations infiniment multiples, d’images, dont aucune ne lui échoit en ce moment –, ou qui ne sont pas en tant que présentes. Ceci est la nuit, l’intérieur de la nature, qui existe ici – Soi pur, – dans des représentations fantasmagoriques il fait nuit tout autour, surgissent alors tout à coup et disparaissent de même ici une tête sanglante, là une figure blanche – Cette nuit on l’aperçoit lorsqu’on regarde l’homme dans les yeux – alors on regarde une nuit, qui devient effroyable, – ici vous tombe dessus la nuit du monde (194-195).

    • rosebud1871

      Annie Le Brun « les nouvelles servitudes volontaires  »
      http://ferbos.jeanfrancois.free.fr/guppy/pages/2009/Alebrun.htm

    • Lisztfr

      Elle poursuit :

      Hegel et Goethe se livraient à une sorte de trafic en essayant de faire que le négatif engendre du positif….

      L’énergie qu’il a fallu à Hegel pour essayer de sortir de ça, et à nouveau pouvoir donner, produire de la positivité, à partir de ce …

      -hm

      Se dégager de cette nuit là ; nuit de l’esprit…

      – Comment va-t-il s’en dégager alors, par un coup de force ?

      – Oui, par la dialectique… et tout d’un coup, le noir, le négatif va produire le positif, mais dans le fond c’est une rationalisation de ce que moi j’appelle le noir…

      (il est question d’un certain Enders ?)

      – Et l’idée de progrès est directement née de cette tentative de rationalisation du négatif ?

      – Oui et aussi d’une tentative de faire rentrer le Temps dans une positivité, au bout du compte mensongère…(zut pour moi, Michaud). C’est intéressant de voir à quel point cette posture a été partagée par presque tous, (…) à nouveau il y a eu une dévotion, une religiosité autour de la notion de progrès.

      – Un désir de positivité à tout prix ?
      – Oui.

      – Produire au détriment du regard sensible et de la conscience poétique… c’est une des tares de la société industrielle, parce que il n’est pas de société traditionnelle ou primitive qui se permette de faire l’économie de ce regard sur les forces sombres… puisque les mythes et les religions tentent de saisir ces forces là, or la société industrielle se paye le luxe de faire comme ci ça n’existait pas… une sorte de marche forcée à la positivité…

      – dont la marchandisation est le dernier avatar ?
      – Voilà.

      D’où collège de sociologie en 1930, surréalisme, recherche d’un autre espace mental d’où l’on pourrait penser le monde différemment..

    • Lisztfr

      La couleur c’est le noir, dont V Hugo dit :

      – L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement, l’homme qui médite vit dans l’obscurité, nous n’avons que le choix du noir… et pour vous c’est ça l’essentiel, intuition qui est aussi partagée par Sade, pour qui le noir est la couleur d’un infini qui est autant dans l’homme qu’en dehors de lui..;

      – Oui c’est pas seulement Sade ou Hugo, ceux qui ont réfléchi ont abordé ces contrées là, ont tournés autour de ce gouffre là, qui est la conscience de l’inhumain, qui est en nous, c’est ça le plus important…

      – hm

      – … et une nouvelle fois la société a tout fait pour que nous perdions complètement ce sens de l’inhumain, cette conscience de l’inhumain

      – l’infini ?

      – … qui est l’infini, oui, évidemment.

      – Hugo dit, « le formidable infini noir », et Sade parle de l’infini du désir… donc il faut que chacun se réapproprie ce temps de l’infini qui nous habite et qui a été délogé ?

      – Oui et qui est de plus en plus… tout est fait pour qu’on soit détourné de ça. La nouvelle forme de censure n’est pas du tout une censure par manque (le trop de réalité) mais c’est une censure par l’excès, et il y a une occupation, non seulement cette pléthore de marchandise qu’on connait, mais tout est en place pour dire cette occupation du temps, sous toutes les occurrences possibles, et même en ce qui concerne l’ordre amoureux, en ce qui concerne le désir on se trouve dan sune situation où, maintenant, tout se passe comme si le désir pouvait être comblé avant même qu’on le formule… et ça je pense que c’est très grave, parce que de ce fait on nous prive du temps du trouble, on n’a même pas le temps de vouloir quelque chose, immédiatement il y a de quoi assouvir la pulsion, et dès lors qu’il n’y a pas ce temps du trouble, on nous prive aussi de la force de discernement du désir… contrairement à ce qu’on dit que l’amour est aveugle, c’est complètement faux, et je pense que le désir est un force de discernement, qui permet justement de saisir de façon très fine, ce à quoi l’on rêve…

      – hm, c’est le noir qui peut sauver les amants ?
      – Ah oui, or justement tout est fait pour qu’il n’y ait plus de noir,

      – hm, vous parlez de l’acuité redoutable

      – Il faut bien constater qu’il y a actuellement une guerre contre le secret, et en perticulier le secret amoureux, le secret qui peut lier deux êtres, c’est quand même toujours une association de malfaiteurs (rires), si on peut dire, ça ne fonctionne que parce que ce secret est bine gardé, or on est dans, c’est absolument l’inverse, on assiste à une exposition de la vie amoureuse des uns et des autres, qui est quelque chose de, d’hallucinant…

      – hm, alors le programme de Rimbaud serait plus que jamais d’actualité, réinventer l’amour ? changer la vie ?

      – Oui, mais on voit bien aussi comment ce genre de paroles a été complètement dévalorisé par les utilisations qu’on en a faites… justement.

      – Au 20 s il y a eu une impuissance à penser le corps, il y a eu des corps sans idées, des idées sans corps…

      – Oui, on est toujours dans cette situation là.

      – Vous pensiez au néo-féminisme ?

      – Il s’agit d’une entreprise pour dépassionner la vie, remplacer l’amour par un contrat… c’est un foyer de la révolte qui est en train d’être éradiqué, car contre deux personnes qui s’aiment, la société a peu de prise, le côté pragmatique de ce néo féminisme va dans le sens d’une domestication à la technique.

      – hm, Badinter, l’Un et l’autre ? un livre qui est la cible de vos critiques ? Badinter se félicite que la passion soit en voie d’extinction, le vertige sensuel aussi…

      – Oui, c’est pas le conditionnel, elle se félicite, l’éradication du désir, elle le dit, c’est ça le programme, il y a de quoi être inquiet.

      – Dépassionner la vie ?
      – Oui, c’est ça, et de faire des êtres complètement manipulables, avec une pseudo liberté sexuelle où les personnes sont complètement interchangeables, les corps également, et c’est quand-même ce qui se passe, on le voit aussi dans les comportements, les habillements, comment les gens apparaissent et… on est dans des flux

      – effectivement tout n’est peut-être pas fini parce que il y a justement, il y a toujours des gens, des jeunes gens qui s’aiment, comme l’herbe repousse, aussi, c’est pourquoi tout n’est pas forcément, définitivement désespéré, mais il n’empêche que les conditions sont très très défavorables…

      – Alors Jarry avait tout prévu ?

      – Oui, Ubu n’est pas le seul, l’impasse est faite autour du Surmâle, car c’est là que toutes les questions qui se posent avec l’amour ont été abordées, etc… le surmâle n’aime pas comme une machine, c’est ce qu’on lui reproche… ils ont l’idée de faire une machine qui le contre, une machine à fabriquer de l’âme, or on nous fabrique de l’âme tous les jours !

      – Et aujourd’hui, il y a des acteurs de cette grande domestication ? les acteurs culturels ?

      – Oui, parce qu’il me semble que au 20s plus particulièrement, ce que vous nommez très justement les acteurs culturels n’ont pas eu cette attitude sinon de révolte au moins de retrait, qui fait que souvent, auparavant des personnages qui prétendaient penser avaient un recul par rapport à ce qui, à la réalité qu’on essayait d’imposer, or il me semble que, de plus en plus, les acteurs culturels ont participé à ce mouvement de marchandisation de la sensibilité du monde sensible…

      – d’où l’importance de l’activité critique,

      – Oui, voilà,

      – Parce que tous ces intellectuels, ces artistes, ont tout fait pour que nous ne reconnaissions rien de notre sauvagerie, c’est le mot que vous employez,

      – Oui, c’est ça

      – La sauvagerie était le terme qui me paraissait rendre le mieux ou le moins mal compte de ce qu’il y a d’irréductible en chacun de nous, et il me semble que la situation est si grave que, c’est maintenant à chacun, de prendre conscience de ça et d’essayer de trouver ce qu’il y a d’inaccaparé dans sa singularité

      OK, retranscription non exhaustive et pas tout à fait fidèle, il manque la fin sur le situationisme qui est un positivisme pour Annie Le Brun.

    • Cécile

      03.07.2010 – Terre à terre
      La relation homme-nature (1) 53 minutes
      Avec : Eric Julien, géographe, fondateur et président de l’association Tchendukua – Ici et ailleurs et auteur de « Les Indiens kogis : la mémoire des possibles » (Actes Sud, 2009)

      cette émission aussi était parfois touchante, comme inspirée de poésie, égrainée de la lecture de trois pages, du roman d’Eric Julien, (surtout la dernière )
      ce n’est pas le noir, mais la nuit, la forêt, la nature sauvage

    • Lisztfr

      @rosebud1871

      Merci, génial, quoique pas toujours facile à comprendre. Très dense

  32. octobre

    « C’est très curieux dans notre société dite libérale on tolère de moins en moins celui qui ne pense pas comme vous {…} vous êtes mis à la porte »
    Charles Melman

    • Jérémie

      Très juste ce n’est peut-être pas du tout celui qui nous parle le plus d’économie, de commerce, d’échange, de croissance, de liberté qui nous apprend le mieux à se passer de lui comme de ces mêmes livres et autres idoles modernes. Le grand paradoxe de conduite des gens du marché il faut quand même un peu de tout pour faire un monde qui dure sans trop faire de dégats en plus.

  33. Cécile

    monsieur Jorion, chaque fois que je lis « vente à découvert nu », je lis, j’écoute, je mesure la progression de l’idée de leur interdiction
    et voilà que pour la première fois, je tombe sur un zélé promoteur de la vente à découvert et pas du tout embarrassé de la vente à découvert nu
    qui explique que la vente à découvert, (donc nu ou pas nu) ayant été interdite sur les institutions financières, c’est pour cela que l’on a pas vu venir la crise
    (c’est là, 27 mai | Bertrand Jacquillat est interrogé sur l’interdiction des ventes à découvert à nu (naked short sellings)
    http://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/spip.php?article32&debut_articles=20#pagination_articles

    je ne vois pas de sens à son idée de vouloir concevoir le pari comme un thermomètre, un pari n’est pas un thermomètre,
    hors, le jeu des paris d’argent, poker, casino, et co, se décrit d’avantage tel un vice, et d’un vice même dangereux, qui dans ces dégats est comparé avec ceux de l’accoutumance à l’alcool, aux drogues dures, qui justement et de ce fait ne peut prétendre à aucune mesure raisonnable de rien
    et surtout comment tous ces gens, qui n’ont à priori pas vu venir la crise, alors que …
    osent-ils en accuser de ne pas avoir eu de thermomètre ?
    (est-ce que quand mes enfants sont malades, j’ai besoin d’un thermomètre pour m’en appercevoir,
    cette histoire de la primauté du thermomètre, déjà ne tient pas non plus debout, en plus il faudrait que la température, qui sert de mesure la fièvre, soit mesurée par un thermomètre qui se fondrait sur des paris, dont il faut supposer certains d’être fous, car il en est ainsi et par définition même des paris, ils peuvent être fous …)

  34. lemar

    A tous ceux qui demandent des conseils, que dois je faire, Paul répond : C’est à vous de décider.

    Ca me fait penser à une magnifique chanson de Brassens interprétée par Jean Bertola, je n’ai pas trouvé la vidéo, mais voici les paroles.

    Le vieux normand http://www.paroles-musique.fr/Georges_Brassens-Le_Vieux_Normand-paroles-8186

    Depuis que je commence à faire de vieux os,
    Avide de conseils, souvent un jouvenceau
    Me demande la marche à suivre et s’il est bon
    D’aller par-ci, par-là, scrupuleux je réponds :

    [Refrain] :
    Crosse en l’air ou bien fleur au fusil,
    C’est à toi d’en décider, choisis !
    A toi seul de trancher s’il vaut mieux
    Dire « amen » ou « merde à Dieu ».

    Et le brave petit blâme ma position,
    M’accuse de danser la valse hésitation.
    Cet âge exècre l’attitude des Normands,
    Les seuls à lui parler en fait honnêtement.

    [Refrain]

    Facile d’entraîner de jeunes innocents !
    Puisqu’il est interdit d’interdire à présent,
    Lors, en bonne justice, il est déconseillé
    De donner des conseils, surtout s’ils sont payés.

    [Refrain]

    A gauche, à droite, au centre ou alors à l’écart,
    Je ne puis t’indiquer où tu dois aller, car
    Moi le fil d’Ariane me fait un peu peur
    Et je ne m’en sers plus que pour couper le beurre.

    [Refrain]

    Quand tous les rois Pétaud crient « Viv’ la république »,
    Que « Mort aux vaches » même est un slogan de flic,
    Que l’on parle de paix le cul sur des canons,
    Bienheureux celui qui s’y retrouve, moi non !

    [Refrain]

    La vérité d’ailleurs flotte au gré des saisons.
    Tout fier dans son sillage, on part, on a raison.
    Mais au cours du voyage, elle a viré de bord,
    Elle a changé de cap, on arrive : on a tort.

    [Refrain]

  35. Cécile

    Un contre-pouvoir face au lobby de la finance
    http://www.alternatives-economiques.fr/contre-pouvoir-au-lobby-de-la-finance_fr_art_633_49845.html

    extrait
    « Pourquoi créer un nouvel outil associatif ?
    Et en face ? « Il n’existe pas aujourd’hui de contre-pouvoir suffisant dans la société civile », affirment les signataires. Pourtant, de nombreuses organisations de la société civile ont déjà vocation à placer la finance sous surveillance, comme par exemple Attac, Oxfam, le réseau européen Banktrack ou encore la Confédération européenne des syndicats. Mais aucune d’entre elles ne dispose, et de loin, de moyens équivalents à ceux déployés par les lobbies de la finance pour maîtriser des dossiers très techniques et faire valoir leurs opinions à Bruxelles. Le réseau européen Banktrack, par exemple, qui piste les financements des acteurs financiers en direction de projets controversés sur le plan social ou écologique, ne dispose que de trois experts salariés…

    Sur des points précis comme la lutte contre les paradis fiscaux ou pour la restitution des « bien mal acquis » des chefs d’Etat placés à l’étranger, des réseaux ou des ONG comme la Déclaration de Berne, Ofxam ou le Tax justice network, ont acquis une expertise significative. Mais ils peinent à aborder tous les sujets. « Pour travailler sur les hedge funds, les marchés dérivés ou les chambres de compensation, nous n’avons clairement pas la masse critique », regrette ainsi Yann Louvel, chargé de campagne spécialiste du suivi des acteurs financiers aux Amis de la Terre. »

    et delà
    extrait
    http://www.banktrack.org/show/pages/qui_sommes_nous_
    « Qui sommes-nous?
    BankTrack est un réseau d’organisations non gouvernementales (ONG) et d’individus qui surveille les opérations du secteur financier privé (banques commerciales, investisseurs, compagnies d’assurance, fonds de pension) ainsi que les impacts de ses opérations sur l’Homme et la planète. Nous avons mis nos moyens financiers et humains en commun afin de nous montrer cohérents et efficaces dans notre travail, mais nous restons malgré tout des organisations indépendantes, qui ont chacune leur propre façon d’agir.

    NB très anglophone

    Notre vocation
    Les membres de BankTrack partagent tous la même ambition : contribuer à rendre le secteur financier privé plus responsable envers l’ensemble de la société civile. Nous œuvrons pour que les opérations du secteur financier privé contribuent à rendre les sociétés humaines plus justes et plus fortes, tout en préservant l’environnement. Vous trouverez plus d’informations sur la vocation de BankTrack en consultant la Déclaration de Collevecchio. « 

    • Cécile

      http://www.banktrack.org/show/pages/notre_vocation
      (il ne manque que la très courte introduction, pour un développement durable )

      « Rôle et Responsabilité des Etablissements Financiers

      Dans le contexte actuel de mondialisation, les EF jouent un rôle décisif dans la canalisation des flux financiers et dans la création des marchés financiers, et influencent énormément les politiques internationales. Malheureusement, trop souvent, ils n’agissent pas de manière responsable envers les citoyens et appuient des politiques nocives pour l’environnement et contraires aux droits de l’Homme et à la justice sociale. De manière irresponsable, les EF versent de l’argent à des entreprises exerçant des activités contraires à l’éthique, à des gouvernements corrompus et financent des projets faramineux.

      Au Sud, les EF jouent un rôle de plus en plus important dans le financement du développement ; ce qui signifie qu’ils sont en partie responsables des crises financières internationales et des dettes écrasantes des pays en développement. Cependant, la plupart des établissements financiers refusent d’être redevables pour les dommages environnementaux et sociaux que leurs transactions ont provoqués, même s’ils se plaisent à s’attribuer le mérite du développement économique et des bienfaits engendrés par leurs services rendus. De plus, relativement peu d’EF, dans leurs rôles de créanciers, d’analystes, d’assureurs, de conseillers, ou d’investisseurs usent de leur pouvoir efficacement pour délibérément favoriser des entreprises promouvant le développement durable, ou pour pousser leurs clients à s’engager vers le développement durable.

      De même, la majeure partie des EF ne s’investissent pas pour créer des marchés financiers qui estiment l’Homme et l’environnement à leur juste valeur. En tant qu’entreprises, les EF s’activent pour maximiser le profit de leurs actionnaires, et en tant que financiers, elles recherchent également la maximisation du profit. Ceci explique pourquoi nous pouvons considérer que les EF ont joué un rôle décisif dans la création de marchés financiers ayant comme mot d’ordre le profit à court terme. Les entreprises se sentent alors sous pression et privilégient les profits à court terme aux buts de long terme plus nobles, tels que la stabilité sociale ou la protection de l’environnement. Enfin, de par les politiques mises en place par les organismes publics internationaux tels que les institutions de Bretton Woods et au fur et à mesure que les gouvernements ont dérégulé, libéralisé et privatisé leurs économies et leurs marchés financiers, le pouvoir des EF s’est incroyablement accru.

      Les EF n’ont pas seulement activement encouragé ces politiques et ces processus, ils en ont également largement profité, étant donné que cela a accru leurs profits et leur influence. Trop souvent, les EF ont tiré injustement des profits aux dépens des Hommes et de l’environnement. Par exemple, pendant les crises financières, les EF ont facturé à des pays endettés des primes de haut risque, alors que dans le même temps ils bénéficiaient du renflouage public. Certaines EF se sont prononcées contre des solutions inédites et originales qui pourraient mettre fin à la crise de la dette, telles que le mécanisme de restructuration de la dette souveraine, proposé par des ONG et actuellement à l’étude au Fonds Monétaire International. De plus, les EF ne se sont pas mobilisés pour combattre les paradis fiscaux. Or, les paradis fiscaux constituent un frein pour l’équité et le développement durable. Par conséquent, la société civile se demande de plus en plus si le secteur financier peut réellement être responsable, et conteste de plus en plus le fait que les EF n’obtiennent pas nécessairement l’autorisation des communautés affectées avant de monter un projet.

      En tant qu’acteurs jouant un rôle important dans l’économie mondiale, les EF devraient réellement s’engager pour le développement durable, en intégrant les meilleures pratiques émanant du mouvement pour la responsabilité sociale des entreprises. D’autre part, les EF doivent reconnaitre que mettre en place des mesures sur la base du volontariat uniquement, ce n’est pas suffisant, et doivent donc soutenir les réglementations promouvant le développement durable dans le secteur financier.

      1. Engagement en faveur du développement durable
      Les EF devraient remettre en cause le dogme de la maximisation du profit, et privilégier une vision prenant en compte les considérations environnementales et sociales. Un engagement en faveur du développement durable suppose que les EF intègrent complètement les notions de limite écologique, d’équité sociale et de justice économique dans leur culture d’entreprise et dans leurs principales opérations (crédit, investissement, assurance, conseil). Cela suppose également que les EF tiennent au moins autant compte de leurs objectifs sociaux et environnementaux que de leurs objectifs de maximisation des profits des actionnaires et de satisfaction de la clientèle. Par ailleurs, elles doivent privilégier le financement d’opérations favorables au développement durable.

      2. Engagement à ne pas nuire
      Les EF s’engagent à ne pas constituer une menace pour l’Homme et l’environnement. Pour cela, ils doivent prévenir et limiter les impacts sociaux et/ou environnementaux négatifs de leurs portefeuilles et de leurs opérations. Les EF doivent mettre en place des politiques, des procédures et des standards basés sur le Principe de Précaution, afin de réduire les risques environnementaux et sociaux, afin d’améliorer les conditions sociales et environnementales dans lesquelles eux-mêmes et leurs clients opèrent, et afin de ne pas être impliqués dans des transactions contraires aux principes du développement durable.

      3. Engagement à être responsables
      Les EF doivent être entièrement responsables pour les dommages environnementaux et sociaux de leurs transactions. Ils doivent supporter une part juste et totale des risques qu’ils acceptent et engendrent. Ceci englobe les risques financiers, mais également les risques sociaux et environnementaux traditionnellement supportés par les communautés.

      4. Engagement à rendre des comptes
      Les EF doivent rendre des comptes à toutes les parties prenantes et particulièrement aux personnes affectées par les compagnies et les activités qu’ils financent. Cela signifie que toutes les parties prenantes doivent pouvoir faire entendre leurs voix lors du processus décisionnel.

      5. Engagement en faveur de la transparence
      Les EF doivent s’engager en faveur de la transparence, non seulement en publiant des informations tangibles et normalisées de manière régulière, mais aussi en accueillant favorablement les demandes d’informations spécifiques concernant leurs politiques, leurs procédures et leurs transactions. Les EF ne doivent pas invoquer la confidentialité commerciale comme excuse pour refuser de divulguer telle ou telle information.

      6. Engagement en faveur d’une gouvernance au service du développement durable
      Les EF doivent s’assurer que les marchés sont favorables au développement durable, en soutenant activement toutes les lois, politiques publiques et initiatives volontaires qui promeuvent le développement durable et qui favorisent la prise en compte des externalités sociales et environnementales dans le calcul des coûts. Dans sa version complète, la Déclaration de Collevecchio donne des conseils sur la manière de mettre en oeuvre ces engagements.

  36. michel lambotte

    Je ne cherche plus à comprendre le fonctionnement du système financier, je sais par expérience que ce système est au bout du rouleau et que le monde dans lequel nous vivons n’est plus durable, d’ailleurs, il ne l’a jamais été mais nos grands parents avaient d’autres préoccupations que pour s’en inquiéter, et surtout les limites n’étaient pas encore atteintes.
    Aujourd’hui, les limites de la planète et la fin du système qui nous y a conduit doit devenir notre principale préoccupation, c’est bien ce que je rencontre sur ce blog et je m’en réjouis.
    Je ne considère pas le système monétaire et financier comme secondaire, mais les limites de la planète concrétisées aujourd’hui par l’abscence de croissance pétrolière (le sang de notre civilisation) est drôlement plus important.
    On peut remplacer les systèmes monétaire et financier on peut aussi changer la nature de nos activités, ce n’est que l’oeuvre des hommes qui peut être amandée ou transformée, mais on ne remplacera jamais notre planète bleu, notre mère à tous, nous la consommons et nous la salissons.
    L’argent doit redevenir un moyen d’echange et rien d’autre, l’emploi doit redevenir une manière parmis d’autres de créer des richesses succeptibles d’améliorer le bien être mais également les liens sociaux, c’est peut-être cela la croissance de demain.
    L’intérêt sur l’argent et la necessité absolue de l’emploi (d’ailleurs, tous les chantages sont permis) sont les tares de ce système.
    Il ne faut plus employer le temps des travailleurs mais les compétences des hommes et des femmes voir même des enfants (sont-ils moins intelligents ou moins créatifs) pour ensemble construire un nouveau monde qui sera encore valable dans mille ans.
    Le moment de l’action est venu, je ne pense pas que des joutes littéraires sur des forums ou sur des blogs changeront quoique ce soit, c’est sur le terrain que cela se passe en travaillant de ses dix doigts et de ses neurones.
    Vous dites que cela va mal et que les solutions proposées ne sont que des rustines, je veux bien mais par rapport à quoi?
    Si vous parlez du système industriel, je sais depuis 30 ans qu’il est condamné, nous vivons la dernière et irréversible crise de ce système et cela au niveau mondial.
    Par ailleurs, je sais aussi depuis 30ans que de plus en plus de personnes se mettent en marche pour construire autre chose, c’est d’ailleurs grâce à elles qu’avec mes modestes compétences je me suis moi-même mis en marche.
    Je fais ce que je peux en égard de ce que le système m’impose car, qu’on le veuille ou non, nous n’y échappons pas; alors nous n’avons pas le choix, c’est de l’intérieur que doit venir le changement, les impératifs environnementaux nous rappelant à l’ordre.
    Si même je ne cherche pas à comprendre la totalité du système financier ce n’est pas pour cela que cela ne m’intéresse pas, je lis avec beaucoup de plaisir les commentaires de tous les intervenants, mais bon, c’est parfois très ardu à comprendre.

  37. octobre

    Pauvre con que je suis, je ne sais même plus dire l’Amour essentiel à mon frère.

  38. Papimam

    Réfléchir et trouver des solutions.
    J’ai écouté la dernière de la série hebdo du samedi de F Culture « L’économie en question »
    L’écoute n’est pas encore opérationnelle, ils sont un peu long à la détente chez F Culture.
    http://www.franceculture.com/emission-l-039-economie-en-questions.html
    Bonne prestation, des pistes intéressantes et d’autres à éviter.
    on ne sait pas capitaliser nos différences, il faut réindustrialiser les pays à vocation, pas les autres
    explorer les investissements à long terme, les faire progresser sur des sujets transversaux
    rebâtir l’Europe à long terme (vaste sujet et pourtant préalable)
    faire de l’écologie non pas une contrainte mais une chance
    chercher une nouvelle voie pour la sociale-démocratie
    il faut accèder à l’eldorado africain
    le CAC 40 ça baigne mais il manque 500 à 1.000 PME performantes : c’est une priorité, mettre en oeuvre des mesures pratiques et rapidos.

    Et aussi :
    Nous assistons à une faillite du politique pas de l’économie
    il y a une perte de contrôle économique de l’Europe
    l’Europe est la 1ère puissance commerciale

  39. Papimam

    Réfléchir et trouver des solutions, suite.

    « Imaginons l’alternative » titrait le Nouvel Obs du 17 juin.
    Dans le cadre de « Les débats de l’Obs », « Libération » et « le Nouvel Observateur » ont appelé au renouveau civique et à débattre ensemble les 18, 19 & 20 juin.
    Quelle annonce prometteuse

    « En avant-goût de cette rencontre, nous avons posé à sept personnalités politiques « progressistes »(Cécile Duflot, Jean-Luc Bennahmias, Eva Joly François Hollande, Jean Peyrelevade Pierre Moscovici, Manuel Valls) 3 questions préalables ».

    http://renouveau.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/06/15/imaginons-l-alternative.html

    De nombreuses propositions ont été faites par les intervenants ainsi que des erreurs commises ou à ne pas commettre.
    Questions posées :
    . Quelle serait la réforme prioritaire à mettre en oeuvre ? Et comment la financeriez vous ?
    . Pourquoi la France est elle si difficile à réformer ?
    . Quelle est la dernière réforme marquant une grande avancée en France ?

    Dans les réponses nous pourrons trouver des axes de réflexion et de propositions allant dans le sens de l’intérêt de tous avant que les blés verts ne soient fauchés abusivement.
    D’autres débats de ce type ont foisonné en juin.

  40. Nico

    Après avoir poussé les petits malins à s’endetter à fond en 2009 ils sont
    maintenant en train de les saigner. Ca promet. C’est comme ça quand on
    soutien le mensonge, il faut s’attendre d’être à son tour menti.

    Incapables de relancer l’inflation (pardon la croissance) les maitres
    semblent avoir décidé de mettre un grand coup de frein et nous pousser dans
    la déflation la plus grave qu’on a jamais connu. Car dans leur folie
    névrosée ils ne conçoivent ne rien faire. Pourtant c’est la seule chose
    qu’ils font bien – le rien. Pourquopi ne pas les aider à exprimer leurs
    talents, hien ?

    A quoi servent les milliards des uns et des autres si non à corrompre encore
    plus le système de valeurs sur lequel notre société est basée ? A rien.

    Alors il vaut mieux les faire revenir à leur état d’origine – de la fumée.
    Et ceux qui ne peuvent pas s’en séparer ils n’ont qu’à partir avec.

  41. Paul,
    Une grande différence entre l’Europe et les Etats-Unis, c’est le pragmatisme.
    Vous en parlez de ce qui se passe dans le Golfe du Mexique.
    Croyez-vous un instant, que si le problème existait en Europe, que l’on essayerait de trouver les réponses aux problèmes parmi le public comme on l’a fait?
    Quelques émissions télés européennes ont existé pour demander l’aide du public dans le domaine de la délinquance. Appels à témoins. Mais ailleurs?

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