Le temps qu’il fait, le 23 juillet 2010

23 juillet 2010 par Paul Jorion | Print Le temps qu’il fait, le 23 juillet 2010


Paul Jorion – Le temps qu'il fait le 23 juillet 2010
envoyé par PaulJorion. – L'actualité du moment en vidéo.

Le « financial overhaul » aux États-Unis – ce qu’il en reste

* La campagne contre Elizabeth Warren
* Le retour des subprimes !

La Hongrie contre le FMI : la taxe sur les établissements financiers

* Le populisme contre l’affairisme
* Errare humanum est… sed perseverare diabolicum !

Mr. Trichet et les « processus non-linéaires »

* Tests de stress, villages Potemkine et le retour de la confiance
* Confiance et vérité

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92 commentaires

  1. Alexandria

    … Hmmm ! Magnifique, le tee-shirt… Un peu narcissique peut-être ? Oui, mais face à nous, Paul, vous le méritez…

    • Le T-shirt m’a été envoyé hier par Pierre-Yves (à distinguer de Pierre-Yves D.) qui a pris sur lui de le réaliser à partir du dessin de Grégory Maklès. J’ai été très sensible à cette attention et je lui ai rendu hommage à ma façon.

    • Piotr

      Oui ,je l’avoue ,je suis pris d’une fièvre consumériste,et je veux le même en XL.

    • yvan

      L’idée de m’en faire faire un m’est venu aussi dès que je l’ai vu.
      Hors, j’ai un souci. Un gros souci.
      Toutes mes connaissances tant privée que professionnelles savent que le mot « vendredi » implique chez moi un réflexe pieu dont vous savez qu’il est obligatoire par mon engagement religieux qui me poussa presque à entrer dans les ordres.
      En effet, dès que j’entends le mot vendredi, je retourne à l’interlocuteur une demande de confirmation qui est « le jour du poisson.? »
      L’influence de l’océan va se loger loin, je le sais..

      Ainsi, je sais que si je portais ce tea-shirt, chacune de mes connaissances me demanderait quel est cet autre adepte du poisson du vendredi…

      Et vous remarquerez que je rejoins par ce commentaire un peu idiot les limites de la manipulation citées par Monsieur Jorion…
      Mais c’est une autre identique histoire.

    • fnur

      C’est la première fois que je vois un tee shirt qui parle !
      On n’arrête pas le progrès…

  2. Si c’est une publicité avant une mise en de tee-shirts PJ… J’ACHETE !!!

    A voir comme une signe de reconnaissance entre initiés, et un moyen d’interpeller les autres…

    • Reynald

      C’est vrai que, vu le nombre de lecteurs assidus (pas forcément commentateurs) de ce blog, un signe de reconnaissance nous permettrait de sortir de l’anonymat les uns par rapport aux autres, d’échanger quelques mots, voire de discuter devant, et dans, un café … j’achète moi aussi !!

  3. Bonjour à tous,

    ceci n’a rien à voir avec l’actualité, il s’agit de journal d’Arthur Young, anglais qui traversa la France en long en large et en travers dans les années 1787, 88 et 89 en notant ce qu’il y voyait.

    La description d’un pays pré-révolutionnaire ou image d’un possible monde post-industriel interesseront au choix les lecteurs.

    http://dl.free.fr/olEviza38/voyages.doc

    Mais peut-être cela a-t-il déjà été signalé ici ?

  4. Blake

    @ Grégory Makles / Paul Jorion

    Cela vaudrait peut-etre la peine de commercialiser ce T-shirt, au moins parmi les lecteurs et afficionados du blog ?

    • Piotr

      C’est ce qu’on appelle des produits dérivés…

    • unlecteurassidu

      J’achète (le tee-shirt)!

    • Pfuuu, Jorion et les jorionautes !

      Tapez 1 pour un t-shirt de Saint Paul Jorion
      Tapez 2 pour un t-shirt de Saint Che Guevara
      Tapez 3 pour un t-shirt de Saint Joseph Staline
      Tapez 4 pour un t-shirt de Saint-Just

      « Rencontres avec des hommes remarquables » (II), le 22 octobre 2009 à 19h par Paul Jorion

      Et il y a là un autre danger : comme je l’ai dit dans ma première livraison, que « le risque n’en vaille pas la chandelle », et ceci parce que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Ainsi, je meurs sur la croix pour sauver les hommes et mes zélateurs partent en mon nom en croisade, vendent des indulgences comme passe-droit pour le paradis et mettent au point l’inquisition. Ou bien, je suis le révolutionnaire modèle, qualifié d’« incorruptible », je prône le culte de la Raison, jusqu’à ce que mon passage au pouvoir soit retenu dans l’histoire comme le « règne de la Terreur ». On a affaire ici à la problématique du héros ou du saint, dont l’histoire a montré qu’elle ouvrait la voie à une multitude de dérapages possibles.

      Reste la stratégie du sage : celle qu’adopte celui qui change le monde en offrant aux hommes un autre regard, une autre manière d’envisager les choses.

    • lemar

      J’espère que M. Jorion ne s’abaissera pas à vendre sa photo, sur un T-Shirt ou ailleurs. J’en serais très décu. J’apprécie l’absence TOTALE de publicité sur ce blog, il serait dommage de commencer.

    • yvan

      Même pertinent dans l’humour…

      Piotr, il faudra que je te connaisse mieux dans ton parcours, un de ces 4. Où es-tu et quand on se rencontre.?
      Ce n’est pas une proposition.

    • JFF

      Ouai, sauf que PJ ne veut pas le quitter et qu’il faut prendre le paquet complet…..

    • louise

      @fujisan
      Le tee shirt c’est la toison d’or ! :)

    • pyt

      Merci M. Jorion d’avoir apprécié et porté ce t-shirt. Il exprime juste ma reconnaissance pour votre travail et celui de votre formidable équipe. La lecture de ce blog m’a décillé et montré l’actualité et la réalité du monde… Si en plus il vous est parvenu le jour de votre anniversaire ! ;)

      @ tous,
      La générosité de Gregory permet à chacun de préparer son t-shirt, un fer à repasser, une feuille de transfert… Le résultat n’est pas toujours à la hauteur d’un produit commercial, mais tout doit-il être vendu ? Et la valeur de ce petit effort ne vaut-il pas un produit manufacturé on ne sait où ?
      Le fichier à télécharger et imprimer est là :
      http://www.worldofmakles.com/dotclear/images/boutique/Paul_large.png
      Merci Gregory, c’est aussi un hommage à ton talent et ta générosité.

      En matière d’économie, jusqu’à la découverte de ce blog, mes connaissances et mon intérêt se limitaient à Robert Filliou et sa « théorie de l’équivalence » :
      bien fait = mal fait = pas fait
      Mais l’activité financière dont on suit ici l’agonie n’est-elle pas qu’un vaste escamotage malhonnête et faussé ? Cette théorie sans son cœur, sans la vie qu’elle révèle et magnifie ? « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art », évidemment !

      Trouvé sur ixquick : Pierre TAL COAT (presque une chaussette rouge, n’est-ce pas ?) (on peut actuellement voir une belle série de ses œuvres au musée de la Cohue, à Vannes)
      http://www.m-in-art.de/item_detail.php?item=2122
      (comment insérer un lien externe – et puis la question des droits…)

  5. oma

    @celuiquibraille

    Halte au culte de la personnalité !

    Paul Jorion n’est pas votre père !

    • methode

      non, mais c’est un saint esprit.

    • yvan

      Très juste.
      Il pourrait être mon grand-père.

      Mais faire cette guerre imbécile entre jeunes et vieux est vraiment ridicule.
      Jorion, dont je suis le seul a parler de façon à peu près libre, a créé ce blog. Qui est un lieu de rassemblement de gens qui ont compris ce qui se passait derrière la lourde tenture tenue devant nos yeux.

      Et, avec un disciple qui analyse plus que clairement les manipulations que l’on veut nous faire subir, le mérite lui revient.
      De plein droit.
      Ce qui est une chose peu courante en ces temps argentifères.

    • … et sain d’esprit, surtout.

    • zébu

      @ oma (princesse Laïla) :
      qu’en savez-vous que M. Jorion ne soit pas le père de celuiquibraille ? Et savez-vous que celuiquibraille peut être votre frère ? Que connaissez-vous de la force ?
      De fait, M. Jorion est un père très spirituel …

  6. yvan

    Biiieeenn !!! Monsieur Jorion, d’aborder les limites de la manipulation.
    Par contre, non de souhaiter un sauvetage de ce système qui n’a plus rien à faire sur terre.

    Mais, toujours et encore, informer pour que chaque humain qui a une pièce dans sa poche sache qu’il n’a pas le contrôle de sa poche.
    Ni le contrôle de son esprit. Mais ceci est une autre histoire.

  7. Papimam

    Mieux vaut tard que jamais.
    Jean-Claude Trichet s’était exprimé sur F. Culture dans l’émission « L’économie en question » samedi 17/7
    Emission enregistrée lors des Rencontres économiques d’Aix en Provence organisées par le Cercle des Economistes

    http://www.franceculture.com/emission-l-economie-en-questions-emission-speciale-jean-claude-trichet-2010-07-17.html

    J’avais pris quelques notes (sous réserve) :
    . Politique industrielle : se spécialiser dans la très haute techno, pas de protectionnisme
    . L’Europe doit faire des efforts énormes dans l’éducation et la R&D
    . Ce que l’on fait est OK, notre objectif depuis 11 ans : la stabilité des prix, ni inflation, ni déflation (< 2%/an)
    . On fait ce qu'il faut faire en matière de politique monétaire et de mesures non standard
    . Nous pratiquons la transparence totale, objectif : maintien du PA
    . Les membres de la BCE sont des experts au service de l'intérêt collectif des européens
    (ma question : lesquels ?)
    . La BCE n'est pas isolée de façon conceptuelle, ce serait plutôt le cas aux USA, le Pdt de l'Eurogroupe assiste tous les mois aux débats de la BCE, tous les ministres aussi
    . La BCE a un objectif : la STABILITE MONETAIRE
    . Dans UE il y a en fait 3 lettres UEM : union économique & monétaire
    . Le PACTE de STABILITE & de CROISSANCE est souvent mis en péril par certains pays
    . A ce jour le redressement est OK : Grèce et même Irlande
    . Réforme du secteur financier : le système financier doit être + fort, nous sommes à la moitié du chemin, c'est le court termisme qui en est responsable, il faut favoriser le capital/risque, améliorer les relations entreprises/universités, la recherche
    . Critique de l'Europe : monnaie unique mais budgets différents, peut on faire vivre dans la même monnaie des pays aussi différents : les USA sont aussi très diversifiés, il faut gérer l'hétérogénéité des composants, + fédéralisme, surveillance et sanctions éventuelles
    Crise : face à cette très grave crise les 22 membres de la BCE ont une forte responsabilité
    Problème majeur : le financement des PME de taille moyenne

    Et pour finir par un clin d'oeil : P. Arthus "si on avait demandé il y a 6 mois au cercle des économistes ce qui se passe à ce jour !!!!"

    Et aussi :
    Jean-Luc Gréau était l'invité des matins de F Culture hier :
    http://www.franceculture.com/emission-les-matins-la-tradition-des-economistes-2010-07-22.html

    Je n'ai pas tout suivi et pas pris de notes, on va essayer de rattraper DQP.
    De mémoire : on sort du cadre traditionnel des économistes classiques et on cause solutions terrain plus que finances. Un bol d'air frais..

  8. J’ai pas compris la fin, à propos de la taxe hongroise et des banques « insolvables ». Si crainte il y a, est-elle due à des bénéfices largement supérieurs à ceux que l’on connaît, ou au contraire très inférieurs ? Ou est-ce qu’elles ont besoin de chaque centime de leurs bénéfices parce que sinon elles risquent fort de se retrouver insolvables ?

    • Alain M-B

      @ crapaud rouge

      On a des raisons de penser que les bénéfices annoncés par les banques sont fictifs, ne serait-ce que par la façon de calculer la valeur des actifs « douteux » : le traditionnel prix de marché, introuvable ou très bas, est remplacé par une valeur calculée « par le modèle » qui peut être n’importe quoi. Cela majore l’actif et donc les bénéfices.

      Si on retire 1/3 d’un bénéfice fictif on retire peut être 100% du bénéfice réel, et peut-être même taxe-t-on des banques qui font en réalité des lourdes pertes. Elles sont ainsi prises à leur propre piège; ces bénéfices qui ne devaient servir qu’à ramener la confiance leur vaut une taxe!

    • Si cette «hypothèse» s’avère exacte : maquillage des pertes pour faire paraître solvables des banques et assureurs qui ne le sont pas, alors les bénéfices que le gouvernement hongrois compte taxer sont fictifs et cela enfoncerait encore plus le secteur financier. Dit autrement, la caisse est effectivement vide, les bénef sont sur papier. Cfr le billet de François Leclerc sur La distinction entre Trading Book et Banking Book.

  9. Charles A.

    A propos de la Hongrie, elle pourrait ne pas attendre le cinquantième anniversaire de 56 pour s’insurger contre la dictature du capital soutenue par le FMI comme la CE.
    La seule solution de bon sens, pour la Hongrie et autres pays dans la crise, c’est la rupture avec le monde capitaliste, comme expliqué ici

    Déflation, “bon euro” ou rupture ?

    La zone euro vient de subir le choc le plus violent depuis sa création. Costas Lapavitsas, économiste à la SOAS (Londres), analyse cette vague de turbulences et les principales options politiques en présence.
    http://www.contretemps.eu/interviews/deflation-“bon-euro”-rupture

  10. Blake

    @ M. Jorion

    Vous parlez de la vérité en tant que gros mot, et vous exprimez par là le point de vue de nombreuses personnes parmi nos élites, nos politiciens et nos managers.
    J’ai grande envie de partager un texte qui, me semble-t-il, n’a pas été cité cette année pendant la commémoration qu’on a organisée autour du travail d’Albert Camus. Ce texte se trouve dans la préface qu’il a écrite pour une traduction française de « La Ballade de la geole de Reading » de Oscar Wilde, et j’avoue qu’il m’a amené à réviser radicalement mon appréciation du statut de cet écrivain français. Voici :

    « La fin supreme de l’art est alors de confondre les juges, de supprimer toute accusation et de tout justifier, la vie et les hommes, dans une lumière qui n’est celle de la beauté que parce qu’elle est celle de la …( attention ! le gros mot arrive … ) … vérité. »

    Et c’est bien sur vrai que si jamais les peuples s’organisaient pour juger de la situation financière des banques avec la meme sévérité et hargne avec lesquelles celles-ci et le monde de la finance en général se sont concertés pour couvrir d’opprobre la dette souveraine des peuples fainéants et dépensiers, ces memes financiers parieurs et dépensiers auraient alors un intéret capital à ce que ces fameux stress-tests nous dépeignent un portrait radieux des bilans de plus en plus béants du système bancaire.

    • Je ne connaissais pas ce texte de Camus. Ce que cela me suggère, c’est qu’il y a des époques historiques – qui se ressemblent, où avant d’employer le mot de « vérité », parce qu’on se trouve à ce point en-dehors du monde des convenances, il faut s’excuser de manière anticipée.

  11. bonjour,

    le problème de la position du FMI par rapport à la Hongrie est assez révélateur pour que la question posée par monsieur Jorion dans son article précédent trouve son évidente réponse : le FMI est du côté des puissants contre les faibles.

    ce qui m’étonne le plus dans tout ça, c’est à quel point d’une part cette réponse est connue depuis longtemps (tous les pays « aidés » par le FMI s’en mordent encore les doigts), et d’une autre comme elle prouve que toutes les (justes) propositions de monsieur Jorion n’ont aucune chance d’aboutir (taxes sur les banques, interdiction des paris…)
    en effet, on voit bien que le problème serait vite résolu si les taxes proposées par la Hongrie étaient votés partout. Mais on voit bien aussi que les résistances viennent de la part de ceux-là mêmes qui sont censés vouloir régler la crise… Comment après cela croire encore à la bonne volonté de nos dirigeants, qui ne sont que des marionnettes chargées d’inscrire dans la Loi les injustices les plus flagrantes?

    Il faudra bien se rendre à l’évidence, monsieur Jorion : le salut ne viendra ni des politiques, ni du FMI, pas plus que de DSK ou d’Obama… le système est verrouillé de l’intérieur

    http://calebirri.unblog.fr/2010/07/03/de-la-necessite-du-complot/

    • Moi

      « en effet, on voit bien que le problème serait vite résolu si les taxes proposées par la Hongrie étaient votés partout. »

      Et si c’était cela que craignait le FMI? Et si l’objectif était de détruire la protection sociale dans les pays occidentaux (après s’être occupé du tiers-monde) et que le FMI se foutait pas mal de la crise?

    • @ moi

      c’est bien là tout le problème, car c’est exactement de cela qu’il s’agit!
      le FMI a choisi son camp, et cela ne date pas d’hier.

      http://calebirri.unblog.fr/2010/04/24/la-grece-et-apres/

  12. louise

    Vous avez raison, expliquer, réexpliquer et expliquer encore ne sert plus à rien.

    Quant au projet de taxe des hongrois, je n’avais pas pensé au fait qu’il fallait redonner la confiance; mais je m’étais dit que les banques allaient être prises dans un cruel dilemne avec cette taxe :

    -soit continuer à faire état de résultats bidons (faut pas nous prendre pour des prunes non plus) et donc être fortement taxées avec le risque de ne pas avoir les moyens de payer !

    -soit donner des chiffres se rapprochant plus de la réalité, pour diminuer le montant de la taxe mais alors c’était accepter de faire état de difficultés !

    Donc il est impossible pour les établissements financiers d’accepter une telle taxe.

  13. blackhole

    J.-Cl. Trichet: « L’heure n’est plus à la relance mais à la rigueur »

    L’heure n’est plus aux plans de relance pour stimuler l’économie mondiale, mais à la rigueur pour assainir des finances publiques victimes d’une détérioration sans précédent, a plaidé vendredi le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet.

    Sans les politiques de relance adoptées pendant la crise, l’économie aurait sombré dans une sévère dépression, mais « désormais, c’est le moment de restaurer la pérennité budgétaire », a écrit le président de la BCE, dans une tribune publiée dans le Financial Times.

    « La détérioration budgétaire que nous vivons est sans précédent », a-t-il insisté, soulignant que les dettes publiques de la zone euro auront gonflé de plus de 20 points entre 2007 et 2011, celle des Etats-Unis de 35 points et celle du Japon de 45 points.

    « Avec du recul, nous voyons combien le message simplifié à outrance envoyé à toutes les économies développées, sous le slogan : +relancez, stimulez, dépensez !+, était malencontreux », a poursuivi Jean-Claude Trichet, ajoutant que « désormais, il n’y a guère de doute que le besoin de mettre en place une stratégie crédible d’assainissement budgétaire à moyen terme est valable dans tous les pays ».

    rtbf.be, AFP

  14. Bonjour à tous et à Paul en particulier,
    Voilà, ce qu’on appeler un bon billet informatif. :-)
    1. Et lui, les lobbies, et nous en connaissons quelques uns à Bruxelles, font influencer les marchés et les politiques. « Lobsterbies » ai-je écrit sur le sujet.
    Le pot de fer contre le pot de terre.
    Tant qu’existera, pour une société privée, la possibilité d' »investir » dans une affaire de l’Etat publique et que l’Etat n’investira pas plus dans les affaires privées, nous en seront toujours là.
    L’informatique, par exemple, les Etats ont été trop passifs dans le développement et se sont fait avoir.
    L’économie a toujours été (c’est loin d’être nouveau) une affaire de bulles successives. Faut pas se leurrer. On aime quand cela « marche », pas quand cela capote. Alors, on rêve. Et les rêves sont souvent les mêmes.

    2. La Hongrie. Intéressant. Camouflet pour l’Europe qui devra en subit d’autres. C’est évident. Quand on marche à des vitesses différentes, il y en a qui arrivent à courir et à sortir du peloton.
    Faire sécession, les USA l’ont connu, la Chine, l’Inde pourrait également avoir des remous très important. L’une démocratiquement, l’autre moins.
    Je reste en correspondance avec un Français qui y vit pour en tirer des événements vu de plus près.

    3. Trichet. Processus non linéaire. Imprévisible. Que l’idée est bonne. On ne fait jamais d’erreur ainsi. Et si on faisait un « crash test » du FMI, du FME?
    Là, on pourrait rétablir la confiance mondiale.
    Enron a généré Sarbeynes Oxley.
    Que créerait-on alors?
    Chiffres truqués?
    Donc on se baserait sur des sables mouvants?
    Les audits internes et externes, je m’en souviens comme si c’était hier.
    Il fallait qu’on leur laisse un os à ronger.
    Donc, « yes, may be ».

    Bonne journée

    • alfe

      Bonsoir L’enfoiré,
      à quoi faites vous allusion ? A des événements qui se passent en Chine ?
      Merci

  15. Robin

    Ce tee-shirt est le symbole d’un système qui peut s’écrouler.

    Je propose de le mettre en vente massivement.

    Vu la fréquentation du blog et le moral des citoyens du Monde il s’en vendra des millions.

    Je propose que ces ventes s’effectuent uniquement à crédit.

    Du coup la croissance repartira, la santé des banques s’améliorera et ainsi avec ce tee-shirt nous sauverons le système :)

  16. J’oubliais.
    Info de chez nous et qui devrait vous ouvrir l’appétit:
    « Le patrimoine des Belges atteint un record »
    Si vous ne voyez pas de cause à effet, je peux vous expliquer.
    :-)

  17. Charles A.

    Le rapport de Feinberg vient de sortir…
    Chargé par Obama du sujet des bonus et autres incitations à maximiser le profit,
    il s’étonne des deux milliards distribués quand le contribuable au même moment suventionnait les banques
    http://www.nytimes.com/2010/07/23/business/23pay.html?_r=2&hp

    Les bonus ont bon dos. Ils masquent les dizaines de milliards empochés la même année par les actionnaires.
    Et même des centaines de milliards pendant des decennies.
    Mais dès que le marché se retourne, ils font appel aux contribuables.
    Les citoyens finiront par comprendre que la production et la distribution des biens et service
    n’ont plus besoin de leur appropriation privée.

    • Papimam

      C’est simple, il faut les obliger à rembourser les trop-perçus (comment ?), puis rédiger un décret pour interdire les profits hors normes ou les imposer sévèrement.

    • Charles A.

      En fait toute sanction ou impôt est répercuté sur le client.
      Et en attendant, les actionnaires continuent de maximiser leurs gains en dormant,
      exigeant les sacrifices de tous, et menaçant un écroulement économique.

      La seule solution a été proposée maintes fois par beaucoup de participants au blog:
      il faut mettre tout le secteur financier sous contrôle social
      (exproprier et instaurer gestion Etat, Salariés, Citoyens).

      C’est d’ailleurs vrai pour les autres grands secteurs économiques.
      La production doit désormais servir les besoins de tous et durables,
      pas l’accumulation de quelques uns et au mépris de tous et de la planète.
      Enfin, face à la concentration folle du capital, rien ne résisterait sinon à la corruption.

      de tout corrompre.

    • methode

      charles a,

      passer du’ tout corporate power’ au ‘tout état’ ne servira qu’à nous mettre à dos des ennemis réactionnaires humiliés. il faut leur laisser un bac à sable.

      il doit être possible de trouver un compromis en définissant une bonne fois pour toute les secteurs concurrentiels et les secteurs régaliens de l’économie. nous devrions aboutir à une notion de ‘maximum économique’ pour un territoire donné (pour une superficie donnée et une population donnée, à partir d’un certain niveau de pib tout augmentation est artificielle et donc criminelle) et enfin passer à un autre débat, plus qualitativement culturel.

      c’est usant d’entendre parler d’économie en permanence, il faut la remettre à sa place soit fournir des frigos et la nourriture à mettre dedans, l’énergie étant un secteur régalien.

    • methode

      encore que même les frigo et la nourriture…

      il est clair que les secteurs soumis à la concurrence doivent être en nombre réduits.

  18. kabouli

    très interessant ce que vous dites sur la Hongrie. Il est remarquable qu’en Europe comme aux USA – puidque vous dites qu’Obama a été elu par les milieux d’ les milieux d’affaires comptent plus sur un renfort des socialistes que sur la Droite proprement dite

  19. François Leclerc

    Monseigneur Carlos Azevedo, président de la commission de la pastorale sociale de l’épiscopat portugais, vient de proposer aux responsables politiques de reverser 20% de leur salaire à des oeuvres sociales, afin d’aider les plus pauvres.

    « Dans des situations de nécessité extrême, ce que nous avons ne nous appartient pas, c’est un bien commun. Tel est le principe de la morale chrétienne », a-t-il déclaré.

    • HW

      Ce type devrait être pape à la place de l’autre !

    • yvan

      L’aumône est l’avenir du croyant.
      Elle lui assure un repos de l’âme dont il a bien besoin face à la culpabilisation faite par cette société en dérive et livrée aux péchés capitaux dans lesquels elle a plongé sans remord.
      Comme dirait celui qui s’est raté : « repends-toi »
      Tu es un fils de dieu qui, dans sa grande miséricorde, a admis qu’il n’était pas parfait (bizarre pour un dieu) afin de mieux te rouler.
      Quand les humains seront moins « idiots » pour croire à la religion de l’argent comme à la religion tout court, envoyez-moi un fax.

    • vigneron

       » Dans des situations de nécessité extrême, ce que nous avons ne nous appartient pas, c’est un bien commun. »

      Merci Vatican II ! Dommage que le polonais soit passé derrière et se soit si bien entendu avec les Reagan, thatcher et consorts… 30 ans de perdus pour les chrétiens, et le suivant…que sera sera!

    • « dans les situations de necessité extrème…. »

      suppose qu’il existe un temps ou l’inégalité ne pose pas de problème, ou bien qu’il existe un temps ou la nécessité extrème n’existe pas, bref, c’est une leçon que chacun peut confortablement éluder.

    • Charles A.

      A défaut d’en finir avec le monstre qu’est devenu le capital,
      la charité sera toujours le revers de l’injustice.

    • vigneron

      @thomas et Charles

      Vous n’avez pas saisi le message. Ça signifie qu’en cas d’extrême nécessité les biens du riche DOIVENT être réquisitionnés ou saisis par tous moyens par les nécessiteux! Le contraire de ce que vous imaginez de la Charité.

  20. cedric

    j’attendais avec impatience que vous reparliez de cette interview avec Mr Woerth.
    Vous y annonciez vos prédictions passées et réalisées, et y annonciez que la prochaine étape était le démantèlement des acquis sociaux!

    J’espère que beaucoup de médias reprendront ces prédictions qui se vérifient!

  21. Charles A.

    Paul posait déjà la question dans son billet « dans quel camp est le FMI? »
    Réponse dans cet interview d’Eric Toussaint
    La carte suffirait à elle seule à comprendre sa gouvernance: la Belgique y compte plus que le Brésil

    UNE INSTITUTION ANTIDEMOCRATIQUE QUI IMPOSE DES POLITIQUES ANTISOCIALES,

    http://WWW.CADTM.ORG/LE-FMI-UNE-INSTITUTION

  22. bsna

    « L’école doit faire des efforts énormes en matière d’éducation ». cfr Trichet (@papimamà
    Tout va dans le sens inverse à lire le texte ci-dessous publié sur Mediapart. Beaucoup cherchent à ce qu’on ne comprenne plus : « Errare humanum est sed persevare diabolicum » etc… Anéantir les plus fragiles et l’égalité des chances. Voilà ce que le Pouvoir recherche.
    Ils fabriquent leur propre Loi et éloignent le plus loin possible ce qui faisait jusqu’à présent la Loi républicaine. Leur loi, disent-ils, est vraie puisque c’est eux qui l’ont faite.
    Ils jouissent de nous voir effarés de ce qui arrive parce qu’ils pensent que nous n’avons tout simplement pas les c… au c… de faire comme eux.

    Le texte qui suit dit la même chose que Mr Jorion dans ses billets, ils font la même musique. Ecoutons.

    Edition : Les invités de Mediapart

    Quatorze membres du jury du Capes de lettres classiques ont choisi la démission, pour protester contre la réforme de ce concours qui aboutira, expliquent-ils ici, à la fin du grec et du latin dans les collèges et les lycées, encore pratiqués par 500.000 élèves et instruments de l’égalité des chances.

    —————-

    La stratégie visant à éradiquer le grec et le latin de l’école publique entre aujourd’hui dans sa phase terminale, avec la suppression programmée du Capes de lettres classiques, concours principal pourvoyeur des professeurs de langues anciennes dans les collèges et lycées de France. Membres du jury de ce défunt concours, nous avons devant nous ce qui semble devoir être la dernière génération de professeurs de grec et de latin.

    Il y aura dès le mois de novembre un Capes de lettres classiques flambant neuf, sans latin ni grec… Tout au plus, les candidats auront-ils à se fendre de quelques bribes de versions, comme nos collègues de lettres modernes traduisent parfois un peu d’anglais. Fi des explications de Virgile, Horace, Sénèque, Cicéron, Euripide, Eschyle, Platon… Place au contrôle de l’éthique du fonctionnaire, et à l’épreuve-reine: le commentaire d’une photocopie de manuels scolaires…

    Aucune autre discipline n’a eu droit a un traitement aussi privilégié; partout ailleurs, la réforme des concours a tout de même laissé debout quelques épreuves qui permettent encore de vérifier la compétence des candidats dans la discipline qu’ils s’apprêtent à enseigner; partout… sauf en langues anciennes. Aucune volonté politique établie, aucune logique de rentabilité, aucun impératif économique… Une commission de réforme des concours se réunit en petit comité; un Inspecteur général y représente les lettres, négocie les nouvelles épreuves, sans latin ni grec! Chagrin de notre Inspecteur: «Je fis ce que je pus pour vous pouvoir défendre…» Le ministre valide, pas de risque de professeurs ou de gamins dans la rue pour sauver Homère et Tacite, et d’un trait de plume des disciplines entières disparaissent des écrans de contrôle, sans le début du commencement d’une justification.

    Un peu d’histoire: depuis trente ans, des «hommes de progrès», plutôt bien représentés au sein du Ministère, et de son Inspection générale des lettres en particulier, luttent contre ces fléaux de l’élitisme, du conservatisme, et de l’inutilité, que constitueraient le grec et le latin. Aucune fracture droite/gauche à chercher: les pragmatiques comme les révolutionnaires y trouvent leur compte.

    Ils avaient d’abord voulu agir sur la demande (les élèves et leurs familles), en proposant des horaires stimulants (latin pendant le déjeuner, grec le mercredi après-midi), des innovations audacieuses (seconde, première, et terminale regroupées en une seule classe), la technique dite du «supermarket» («Alors on vous propose la classe sportive, ou la classe numérique, ou la classe européenne, ou la classe musique, ou la classe d’excellence artistique, ou la classe sciences de l’ingénieur, ou alors du latin…»)

    Mais tous ces efforts se révélèrent peine perdue. Il restait à la rentrée 2009 un demi-million de petits néo-réactionnaires qui s’entêtaient à vouloir étudier le grec et le latin dans les collèges et lycées de France. Plus grave: dans un contexte où les supposées élites se détournent massivement de l’étude des langues anciennes au profit d’options jugées plus modernes (classe européenne, cinéma, chinois…), le grec et le latin sont en train de devenir l’un des rares endroits où les élèves les plus fragiles peuvent bénéficier de ce grand luxe dans l’école d’aujourd’hui: du temps. Du temps pour comprendre l’orthographe des mots, la grammaire d’une langue, l’évolution d’une écriture, du temps pour l’essentiel. La diminution drastique des horaires de français dans le secondaire rend ces matières indispensables, du moins pour ceux qui ne peuvent apprendre le français là où on l’apprend désormais: non plus dans une classe, mais dans sa famille. Dans cette étoffe d’incohérence que constitue une journée de cours pour un lycéen d’aujourd’hui, le grec et le latin confèrent une unité à cet ensemble, notamment pour ceux qui n’ont personne autour d’eux pour les aider à s’orienter dans le dédale des filières et des options. Pouvoir retrouver l’étymologie de tel nouveau terme scientifique, tel symbole mathématique familier, tel mythe revu et corrigé par un auteur du XXe, telle racine indo-européenne commune à l’allemand et à l’espagnol: ou comment une journée de cours s’ordonne autour d’une langue ancienne.

    Le grec et le latin, instruments de l’égalité des chances, vecteurs de réussite scolaire pour les plus démunis! Il fallait agir! Supprimer les élèves prendrait du temps, le plus simple est qu’ils n’aient plus de professeurs. Cette décision devenait d’autant plus urgente que commence à se dessiner aujourd’hui le bilan des «hommes de progrès» qui ont, depuis quelques décennies, la haute main sur l’enseignement des lettres: un bac français où a désormais cours la notion de «compréhension phonétique» de la copie, des professeurs de langues vivantes, de sciences bloqués dans leur progression par les lacunes abyssales des élèves en français, des universités instituant un peu partout des modules de rattrapage accéléré en grammaire et en orthographe pour les jeunes bacheliers, des élèves incapables de trouver les mots, prisonniers de codes langagiers qui font peut-être les délices des scénaristes et des publicitaires, mais s’avèrent assez discriminantes dans les entretiens d’embauche. Effectivement, mieux vaut que les élèves n’entendent pas trop parler de l’Athènes antique, où les hauts fonctionnaires étaient astreints à rendre compte de leur gestion, au sortir de leur charge…

    C’est dire la responsabilité qui échoira à ces derniers jeunes professeurs de lettres classiques, qui, dans un mois à peine, seront projetés dans les eaux troubles des classes de collèges, avec la lourde charge d’y faire exister le grec et le latin. C’est là-bas plus qu’ailleurs que ces matières devront apporter la preuve de leur légitimité et de leur nécessité. Ils nous trouveront à leurs côtés dans cette entreprise. Universitaires, formateurs, professeurs, c’est à ce combat-là que nous allons désormais consacrer toutes nos forces, loin des jurys de concours où nous laisserons à d’autres la délicate besogne d’abandonner l’étude des «poètes impeccables», pour le contrôle, plus inattendu, des «collègues impeccables».

    Car nous sommes convaincus qu’il y a plus que jamais en France une demande d’école, une demande d’exigence, d’ambition, et de dépaysement, et que le grec et le latin sont les mieux placés pour y répondre. Dans un système qui ne fait qu’accroître les inégalités entre les familles, où l’on explique aux élèves boursiers «on va vous faire passer des concours différents parce que vous êtes pauvres», dans un système qui abandonne, sans combattre, ses principes fondateurs aux établissements privés, nous ne comptons pas vraiment abdiquer «l’honneur d’être une cible».

    Pascale Barillot, professeur de lettres classiques (Versailles)
    Malika Bastin-Hammou, maître de conférences (Grenoble)
    Emanuèle Caire, professeur des Universités (Aix-Marseille)
    Anne de Crémoux, maître de conférences (Lille)
    Bénédicte Delignon, maître de conférences à l’ENS (Lyon)
    Laure Echalier, maître de conférences (Montpellier)
    Anne-Marie Favreau-Linder, maître de conferences (Clermont-Ferrand)
    Michèle Gally, professeur des Universités (Aix-Marseille)
    Thomas Guard, maître de conférences (Besançon)
    Michèle Gueret-Laferte, maître de conferences (Rouen)
    Augustin d’Humières, professeur de lettres classiques (Créteil)
    Sabine Luciani, professeur des Universités (Grenoble)
    Danièle Sabbah, professeur des Universités (Bordeaux)
    Anne Vialle, professeur en classe préparatoire (Bordeaux)

    • DEATH/MAGNETIC

      @bsna,

      Et de nombreux professeurs… d’un si faible niveau…

      Signé d’un jeune bachelier.

    • vigneron

      Prévenez Finkielkraut, il va se fâcher tout rouge et en parler au coquelet de basse-cour élyséen! Qui n’a pas fait de latin, ct’e feignasse…

      Bientôt je pourrai parler fièrement à mes éventuels petits enfants de mes souvenirs d’étude d’une ancienne langue morte désormais volatilisée… Ils me regarderont avec des yeux ronds, pleins de vénération inquiète.

    • VB

      Bien sûr : supprimer les lettres classiques, l’histoire et les sciences humaines au profit des lettres modernes ignardes et qui n’ont rien à apprendre à personne, de la géographie non politique et des sciences inhumaines… Voilà un programme d’avenir pour l’école : la suppression de toute formation à l’esprit critique, « histoire » de faire avaler à tout le monde encore un plus d’énormité (si tant est que cela soit encore possible), et surtout, n’oublions pas l’essentiel : occuper les jeunes encore plus longtemps (sur du néant : lavage de cerveau généralisé) pour ne pas les voir dans la rue à revendiquer leur droit d’exister dignement…

    • Quelques secondes de film qui résument le tout d’une manière lumineuse (entretien avec Omar Aktouf)

      http://encerclement.info/extrait04-M.html

  23. pablo75

    « …sed perseverare diabolicum ! » Et perseverer dans l’erreur, diabolique.

    C’est-à-dire, chose du Diable… Ça serait, donc, lui qui se cacherai derrière « les erreurs » des lobbys de Wall Street?

    Étant donné qu’au Moyen Age on disait que l’or et l’argent étaient « les excrements du Diable » il y a de quoi se poser des questions, non? ;-)

  24. jean louis senior

    20 % ,cela fait ipso facto penser à son pendant que sont les 80 %…
    Quand je lis le principal responsable de natixis proclamer une augmentation de 20 % pour les salariés,je me dis que « le ciel » a arrêté ses dates et son planning. (En effet une telle « conversion » à ce niveau reléve d’autres chose que nos algotrades
    Qu’importent les super calculateurs (ceux qui en une journée font le travail d’un PC de bureau pour 150 ans ! …
    l’humain ,cette fois,parce que mené par des banksters ploutocrates et malheureux,a lui même,dans le mensonge permanent,déclenché l’ire des hautes et inatteignables autorités.

  25. pierrot123

    Mercredi dans Marianne, Helmut Schmidt parle de la situation économique, et de Merkel:

    Copié-Collé:

    « Alors, est-ce qu’Obama va échouer dans ses tentatives de dompter le monstre de la spéculation?

    Il va pouvoir faire passer un petit quelque chose, mais pas grand chose. Je ne crois pas que l’on va réguler en profondeur en Amérique. En revanche ce que Merkel fait – en interdisant à la force de son seul poignet les ventes à découvert, seulement en Allemagne – est à se tordre de rire. Simplement, les titres ne seront tout pas vendus à découvert à Francfort, mais n’importe où aux Bahamas ou dans la banlieue de Londres.

    Elle devait le savoir mais elle n’aura lancé cette interdiction que pour calmer l’opinion publique.

    J’espère qu’elle sait que c’est de la foutaise. »

    Fin de citation.

  26. Jérémie

    La crise n’appartient à personne pas même la pauvreté supplémentaire des êtres.

    Peut-être, je dis bien peut-être qu’il est encore possible de faire résonner tous les Zachées de la terre et cela par une autre parole qui ne ressemble pas trop à ce qui divise et éloigne tant les êtres habituellement en société.

    Tout le monde a besoin d’amour et de reconnaissance même les nombreux petits Zachées cyniques de ce monde, surtout lorsque l’argent gagné en plus ne grandit guère mieux intérieurement les êtres de toute petite taille, on ne le répètera jamais assez aux enfants arrêtez donc tous de courir pour les premières place sur les stades comme sur les marchés cela ne vous fera pas mieux gagner des centimètres de bonté et de droiture au final.

    Ne serait-il pas mieux pour tous les Zachées de la terre qu’ils redonnent bien gentiment et sans tarder aux pauvres comme Jérémie la moitié de leur biens matériels et cela avant que les choses ne dégénèrent davantage idéologiquement dans la haine et la violence de plus sur terre, c’est pourtant tellement simple à comprendre. Voici mon nuéméro de rib, donnez, donnez, et surtout ne comptez plus car de toutes façons cela ne rend guère mieux le monde plus responsable.

    A moins bien sur que l’on préfère continuellement faire passer les nombreux petits de ce monde pour des grands à l’image, nul système humain n’est parfait matériellement pas même le plus social ou le plus anti-social au nom des écritures ou des nouvelles anti-écritures morale judéo-chrétienne ou pas.

    Personnellement je préfère plutôt de loin l’approche plutôt adulte et pédagogique envers les plus riches du capitalisme ou du socialisme, bien sur cela demande un plus grand dépassement de soi mais ce n’est pas impossible encore faut-il y croire, marcher sur les eaux du destin, prophétie libérale ou socialiste, je préfère de loin encore déplacer des montagnes d’iniquités, d’injustices, connaissez-vous l’effet papillon, rendre la vue et l’entendement aux aveugles et aux nombreux sourds de plus du capitalisme.

    Pourquoi je ne crois plus au socialisme bureaucrate tout simplement parce que je ne crois plus guère qu’on fasse entendre quelque chose de plus différent à l’homme derrière un bureau.

    Puis-je encore espérer voir cela de l’humanité à venir ?

  27. vigneron

    Excellent le coup de la taxation sur bilan, plutôt que sur bénefs, des hongrois qui vaut stress-test global et brutal pour le secteur financier!
    A reproduire partout, et après on discute! Ah la bonne vieille transparence fiscale! Comme par hasard pas vraiment appréciée par les libéraux, si attachés pourtant à la transparence transcendantale du Marché!

  28. Roland

    Bonjour,
    Et bien merci, vous confirmez par la réalité (USA) que la solution de la mise a jour du système, régulation ou autre NE sera PAS mondiale, c’est une illusion et tromperie trop souvent mise en avant, cette option est le meilleurs moyen de repousser a la saint machin toutes solutions possibles.

    Ce sera la volonté politique d’état S suffisamment soutenu par leur population et décidé d’agir vraiment pour changer de paradigme – clin d’œil a F Leclerc, ‘’la science économique n’est PAS inerte et a bout d’idées’’, il existe de nombreux économistes qui proposent autre chose, mais pas évidement dans les conseillés des gouvernants actuels, tous dans leurs délires du ‘’laissé faire’’ Organisé ! — Re-dite : Jorion, Sapir, … Lordon, qui je ne le cache pas porte (pour moi) les idées de mesures sérieuses (a débatre, comme il le dit !)
    Ce qui rejoint le dernier moment – Hongrie- un gouvernement qui décide de SA politique. C’est maintenant la dessus qu’il faut agir (pour les citoyens)
    Pour le Fun, ça vient de sortir Emission « Auditorium » http://www.dailymotion.com/video/xdl1c6_l-auditorium-de-jean-luc-melenchon_news#from=embed

    Pour votre question de départ sur ‘’le coup d’état de la cout suprême’’ – A ma connaissance et selon Friedman, les entreprises au USA sont considérées comme des personnes de droit ! Non ? Donc pas de raison de limiter la liberté d’expression ! – Il existe un bouquin la dessus, il est dans les cartons, si je retrouve le titre je communique-

  29. Si les stress tests sont concluants, et que peu après nous subissons une dégringolade, ne risquons nous pas de produire l’effet inverse de celui recherché ?

    C’est à dire disqualifier à la fois les stress tests et dégrader la confiance plus que s’il n’y avait eu ces mensonges avant ?

  30. DidierF

    En ce qui concerne le retour des subprimes, je vous conseille d’aller regarder à cette adresse

    http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-banques-relancent-les-subprimes-a-la-francaise_a193573.html

    Je pense que le titre est assez explicite pour m’épargner tout commentaire. Une chose m’avait frappé dans cette lecture. Si vous êtes porteur de ces nouveaux titres et qu’ils perdent toute valeur, vous n’avez aucun recours contre celui qui vous l’a vendu. Je vois assez bien un banquier dans le rôle du vendeur.

    Les subprimes reviennent et pas seulement aux USA.

    En ce qui concerne le mensonge généralisé des banques sur l’état de leurs comptes, je trouve cette idée tout à fait vraisemblable. Le retour des subprimes est en parfaite harmonie avec la réalité de ce mensonge.

    « Socialiser les pertes, privatiser les bénéfices ». Le reste est de la com.

  31. Jérémie

    J’ai bien apprécié votre passage sur la cour suprême et sur les nouveaux développements en cours pour mieux nous refaire voir la même chose au cas ou les gens n’auraient pas tout compris dans leur quotidien.

    L’aspect fragile des banques à soutenir en priorité est à méditer je trouve, surtout lorsqu’on en finit par ne même plus se soucier de l’aspect premier de l’homme en société au regard de toutes les nouvelles choses mises en place pour perdurer en beauté.

    Mais gardons quand même le moral c’est bon pour la consommation et la croissance, coupons d’abord pour la taille, les autres mauvais pieds de vigne les autres membres de la société s’en porteront forcément mieux en retour, c’est l’idée reçue et puis vous savez comment sont les gens ils auront tous oubliés demain lorsque la croissance repartira jusqu’au ciel.

    Le meilleur de votre propos c’est le final au sujet de la confiance qui ne trompe plus guère personne, les peuples ont simplement un peu plus perdus la foi en ce système qui prend l’eau.

  32. dissy

    The circus in Europe can’t come to an end soon enough. As Zero Hedge posted and speculated previously, according to a draft document, it has now been confirmed that banks will only be tested for sovereign debt exposure just on trading books, not on debt held to maturity. Guess what: about a month ago, all banks almost certainly decided to quietly reclassify their hundreds of billions of sovereign exposure from « trading » to « held to maturity, » thus taking advantage of the same FASB 157 accounting abortion that America has gripped tightly on to for almost two years now, as accounting fraud follows the Bernanke Put in going global. If this is supposed to inspire confidence, then the market has truly lost it. As we explained last week, « the haircut will only pertain to trading books. In other words this is Europe’s equivalent of FASB 157: everything that banks hold « to maturity » will not see a major haircut, and very likely not see any haircut at all. Which simply means that all European banks that hold such debt will merely reclassify their Greek exposure from trading to a « held to bankruptcy at par » category. The surreality of European banking assets (which as we pointed out previously is a $100 trillion circle jerk where one bank’s assets are another bank’s liabilities) has now passed well into the twilight zone. » In other completely irrelevant news, the micro trading books will see the following haircuts, as presented by Bloomberg.

    The 91 banks being stress-tested were only examined on European sovereign debt losses for the bonds they trade, rather than those they hold to maturity, according to a draft European Central Bank document. « The haircuts are applied to the trading book portfolios only, as no default assumption was considered, » according to a confidential document dated July 22 and titled « EU Stress Test Exercise: Key Messages on Methodological Issues. » The tests will assume a loss of 23.1 percent on Greek debt, 14 percent of Portuguese bonds, 12.3 percent on Spanish debt, and 4.7 percent on German state debt, according to the document obtained by Bloomberg News. U.K. government bonds will be subject to a 10 percent haircut, and France 5.9 percent. The tests assume the weighted average yield on euro-area five-year government bonds will rise to 4.6 percent in 2011 from 2.7 percent at the end of 2009.

    http://www.zerohedge.com/article/confirmation-only-sovereign-bond-losses-trading-books-will-be-considered-validates-stress-te

  33. dissy

    Here Comes The Real Stress: Only 27% Of China Project Loans To Be Repaid In Full

    http://www.zerohedge.com/article/here-comes-real-stress-only-27-china-project-loans-be-repaid-full

  34. DidierF

    Cette idée de taxation des bilans bancaires serait un début de socialisation des bénéfices. Si elle me plaît tellement, c’est que j’y vois les bénéficiaires de toutes les mesures de modernisation devoir eux aussi passer à la caisse. J’y associe un sentiment de justice.

    Quant aux réactions appelant la mesure « populiste » avec une forte connotation négative ou l’affirmation que le responsable de la mesure est un dangereux nationaliste d’extrême droite me laisse rêveur. Pour la raison donnée plus haut, je considère que la mesure est bonne. Les réactions faisant des gens capables de toucher au principe « Socialiser les pertes, privatiser les bénéfices » évoquent pour moi un formatage des esprits. Ses victimes ne peuvent pas toucher à ce principe. Elles réagissent viscéralement contre. C’est surprenant. Cette réaction me dit aussi à quel niveau d’impuissance nous sommes tombés. La prison passe dans nos têtes.

    Je ne me fais pas d’illusions sur la mesure. Elle a été incroyablement prudemment restreinte. Elle ne peut être prise que par un gouvernement de droite. Un gouvernement de gauche n’aurait pas pu résister à une accusation de retour au marxisme. Mais l’idée que les financiers peuvent payer pour les dégâts qu’ils commettent et qu’il est possible de leur dire non pour les ventes à découvert fait son chemin.

    Cela me plaît énormément. Je doute que ce mouvement s’arrêtera au monde de la finance. Je le vois un peu comme l’attitude face au réchauffement climatique. Tant que cela ne concerne pas notre vie de tous les jours, c’est bien de s’y opposer.

  35. Lambert Francis

    Subprime c’est déjà le retour !

    GM To Buy AmeriCredit Corp. For $3.5 Billion To Expand Subprime Lending
    http://www.huffingtonpost.com/2010/07/22/gm-to-buy-americredit-cor_n_655464.html

    DETROIT — General Motors is getting into the subprime lending business. And that means taxpayers are, too.

    But these car loans aren’t as risky as you might think.

  36. Anatine

    Pour ce qui me concerne, le constat est définitif. Les faits démontrent qu’il n’y a rien à attendre… comme ils démontrent que le système ne peut changer de l’intérieur autrement dit pas de solution sans sortir du système…. Pour être concret j’aimerais rappeler que cela est possible.

    Appliquons les techniques d’innovation radicale pour passer de la constatation à l’action. Un rappel sur l’innovation radicale : c’est mettre en place une solution »hors du système’ que s’approprie le marché par sa propre logique et de ses règles, tout en imposant de nouvelles règles pour ne tirer parti. C’est créer hors du système et amener le système dans sa propre logique à intégrer lui-même cette innovation.

    Quelques remarques sur la démarche : (1) Toute innovation radicale part d’un constat sur l’existant. c’est l’étape que l’appellerais d’éveil, suivi d’une (2) acceptation du fait que toute velléité de l’améliorer n’a pour effet au final que de renforcer le système à la base de cet existant. C’est l’étape où l’on s’en affranchi. Enfin, (3) c’est alors faire le choix de créer autre chose et se doter d’outils pour de pas s’assoupir…ni s’en rendre prisonnier… en conduisant son projet dans le système, et devenir l’acteur du changement.

    Il n’est pas question d’étendre le système mais de répondre à la profonde nécessité de le changer, une condition de survie ! Le « système » lui-même en a besoin… car il est bien évident que l’on a dépassé le dialogue contradictoire pour l’absence de dialogue… Alors, c’est où le sang où la mise en place d’un projet pour instrumenter une forme de désobéissance civile destinée à construire une alternative.

    J’ai apprécié l’idée d’une constitution pour l’économie. A mon sens, ce n’est pas de cela que nous avons besoin car elle ne donne pas aucune solution à l’équation pour agir. Il s’agit à mon sens plutôt d’une constitution pour ceux qui ferait le choix de participer ou supporter un projet pour changer l’économie.

  37. pablo75

    Dans la série, plus ça change, plus c’est la même chose:

    « USA : bonus « inappropriés » dans 17 banques aidées par l’Etat.

    Dix-sept groupes financiers américains aidés par l’Etat ont versé des primes ou bonus « inappropriés » pour environ 1,7 milliard de dollars au coeur de la crise financière, a déclaré vendredi le « superviseur spécial » chargé de contrôler la paye dans ces entreprises.
    [...]
    La liste des 17 sociétés contient les plus grand noms de la finance américaine, notamment le groupe de services financiers American Express, l’assureur AIG, et les banques Bank of America, Citigroup, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Bank of New York Mellon, Goldman Sachs, US Bancorp et Wells Fargo, principaux bénéficiaires du plan de sauvetage du système financier lancé en octobre 2008. »

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=416dbbfa13bfebe7204df49a996a111e

  38. Tatsuya

    Si les Hongrois ont pu réussir l’exploit de mettre en place une taxe sur le mensonge, beaucoup de choses moins compliquées sont forcément possibles!

    • methode

      les hongrois ne sont tout de même pas une de ses nations exotiques à qui il est possible de tout imposer, et l’on ferait bien de s’en aviser un peu ici, où l’on regarde avec condescendance tout ce qui se situe après vienne et graz. quand à leur donner des leçon de socialisme…

  39. zébu

    J’ai mis un post sur le billet concernant le FMI sur un aspect ‘oublié’ ou non diffusé concernant le plan d’action du gouvernement hongrois, qui prévoit, outre la taxe sur les bilans des banques, la fin de l’octroi de prêts immobiliers et de crédit à la consommation en devises mais bien en Forint, ce qui porterait un coup rude au carry trade.
    D’ailleurs, après une baisse momentanée du Forint, il semblerait que la monnaie hongroise remonte, aux dires de M. Jorion, ce qui viendrait encore plus réduire l’attractivité d’un tel carry trade, les ‘spreads’ de taux devenant ainsi plus faibles et donc la ‘rémunération’ réduite, en attendant qu’elle ne devienne proche de zéro avec l’application de cette mesure.

    Si cette info est vrai, je suis preneur pour des infos sur le plan d’action du gouvernement hongrois sur cet aspect, afin de vérifier cette hypothèse, en français of course …
    Un hongrois francophone, dans les parages ?

  40. Moi

    Stratégie du choc tout cela. La ruine des Etats est délibérée. L’objectif est de démanteler l’Etat-Providence. Cette crise sert les intérêts des ultra-libéraux et des riches. S’il y a bien une chose que ne veut pas le FMI c’est une solution qui réglerait le problème de la dette. Ils casseront ces mesures hongroises, vous verrez.
    Plein emploi et croissance trop forte sont des ennemis du capital. Toutes les mesures mises en place depuis les années 70 n’ont que ce but: créer du chômage, des crises, tout ce qui affaiblit la position des travailleurs et à la fin supprimer le filet de protection sociale.
    Ils ont confisqué le pouvoir au peuple grâce à « l’indépendance » des banques centrales.

  41. Eric

    Bonjour Monsieur Jorion,

    Merci pour ce blog et merci à ceux qui y participent, aujourd’hui je franchis le pas et apporte moi aussi ma contribution : je voulais signaler deux articles articles très intéressants parus dans la New York Review of Books au printemps et qui concernent la décision de la Cour Suprême américaine que vous évoquez au début de la vidéo.

    – le premier est relativement court et évoque brièvement les les arguments qui ont conduit à cette décision et les réactions qu’elle a suscitée.
    http://www.nybooks.com/articles/archives/2010/feb/25/the-devastating-decision/

    – le second est plus touffu, les questions juridiques sont abordées, ainsi que le fonctionnement de la Cour Suprême (sur la constitutionnalité des décisions en particulier) et le déroulement des événements.
    http://www.nybooks.com/articles/archives/2010/may/13/decision-threatens-democracy/

    Bonne lecture à ceux que le sujet intéresse,
    et désolé pour les non-anglophone.

    Eric

  42. Souvarine

    C’est plus fort qu’eux. Ils ne peuvent tout simplement pas s’arrêter.

    Quand il n’y aura plus rien à gratter nulle part, les capitalistes s’entre-dévoreront.

    Vivement que ce grand barnum explose. Quelqu’un pour allumer la mèche?

    Bon week-end

  43. HUBAIN Pascal

    Concernant les arrêts de la Cour suprême des Etats Unis au sujet du financement des partis politiques, ils sont nombreux et sauf erreur en sens divers depuis 1978.
    Celui qui a dernièrement défrayé la chronique est l’affaire Citizens United ( 5 contre 4)
    Il faut donc être prudent, s’agissant du droit anglo saxon ( common law) et les faits dans cette affaire étant quand même assez particuliers ( campagne contre Madame Clinton par une association).
    Je ne suis pas un spécaliste du droit américain mais toujours sauf erreur, le premier amendement est plus libéral que notre équivalent ( article 19 de la CEDH qui autorise, en son alinéa 2, des restrictions prévues par la loi).
    Ceci n’empêche pas en France de détourner la loi par la création de « petits » partis ( voir l’affaire Nouvel Oxygène dévoilée par le journal Le Point- financement par des hedge funders londoniens).

  44. Germanicus

    De nombreux acteurs du milieu financier s’interrogent sur la fiabilité des méthodes utilisées pour le « stress test » des banques. Il se demandent si ce test était suffisamment rigoureux, en rapport avec les réalités – d’autant plus que une grande partie des banques ont été sauvées par l’état, et cétera. De toute facon, les organismes d’évaluation (rating) diront leur dernier mot. Comme l’a mentionné Paul Jorion, il s’agit d’une opération (montée à l’iniative de l’Espagne) pour rassurer différents groupes d’intérêt.

  45. [...] This post was mentioned on Twitter by Lionel Chollet, Denis Fruneau. Denis Fruneau said: #BlogPaulJorion Le temps qu’il fait, le 23 juillet 2010: Paul Jorion – Le temps qu'il fait le 23 juillet 2010envoy… http://bit.ly/9C21b3 [...]

  46. auguste

    M. jorion,
    Imaginons que (inspiré par une bonne fée) M. Sarkozy crée en octobre un super Ministère regroupant finances , économie et budget et qu’il vous le confie avec les pleins pouvoirs.
    -Accepteriez-vous ?
    – Pourriez vous reprendre cette jolie idée hongroise et convaincre vos collègues européens de faire de même ?
    Pourriez-vous faire encore quelque chose contre cette pieuvre tentaculaire qu’est la finance mondiale?

    Ah! que j’aimerais vous voir répondre oui.
    Amicalement
    Auguste

    • vigneron

      Pour le poste, je crois que ça le ferait pas. Paul n’est pas et ne sera pas, à ma connaissance, trésorier de l’UMP…

    • Je suis certainement en tête de la liste des candidats possibles pour ce Grand Ministère un peu dictatorial (« pleins pouvoirs », mazette !) et, vous avez raison, le fait que je suis Belge ne constitue pas un obstacle : Necker était bien Suisse. Mais je dois vous décevoir : je serais, comme tous les autres, obligé de dire vraiment n’importe quoi pour rétablir la confiance des marchés. Non, merci !

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