La manipulation du cours des actions

3 août 2010 par Paul Jorion | Print La manipulation du cours des actions

Le site Nanex nous offre ces très belles images de manipulation du cours des actions sur les marchés boursiers américains.

On pourrait imaginer que l’on n’ait pas affaire ici à du High Frequency Trading opéré par des ordinateurs suivant les commandements d’un algorithme, qu’on ait affaire par exemple à des êtres humains très bien synchronisés, comme ceux, par exemple, que l’on a vu à l’ouverture des derniers Jeux Olympiques en Chine, mais quand on lit que 15 000 offres d’achat distinctes ont lieu en 11 secondes, le doute se dissipe : ce sont bien des machines qui font ça.

Notez qu’on ne voit pas sur ces images d’offres de vente, uniquement des offres d’achat. Autant pour la légende urbaine qui veut que le High Frequency Trading procurerait à ces marchés de la liquidité.

Notez aussi, qu’en proposant ainsi d’acheter pour annuler cette offre aussitôt, on peut faire varier le cours de 10 %. Autant pour la légende urbaine qui veut que les cours sur les marchés boursiers sont encore déterminés par l’offre et la demande et reflètent une « vérité » des prix. Ou pour celle qui veut que les marchés boursiers ne sont pas entièrement corrompus par la fraude… Ceci dit, vous serez d’accord, c’est très joli !

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196 commentaires

  1. Moi

    Excellent. Et il y a encore des pigeons qui viennent se faire plumer.

  2. Stéphane

    Ce n’est pas justement en achetant qu’on fournit des liquidités ?

  3. dissy

    Pour illustrer le propos de ce soir …

    Meredith Whitney appeared on CNBC earlier and was about as bearish as ever, not only on financials, but on housing as well. In addition to saying that she expects the housing market to get worse in Q3 and Q4, the maven again reiterated the blatantly obvious, namely that all the recent earnings beats by financials have been an accounting sham driven by:

    •Provisioning for less future losses, by reducing NPLs in the current quarter, thus generating profits out of manipulated air (particularly relevant for HSBC’s results yesterday, which were the main factor in pushing the market 25 points higher)
    •Increasingly more difficult for consumers to get loans. Not much of an issue – Obama will simply blame this on the previous regime.
    •And the glaringly obvious, i.e., that all European banks sit on bloated amounts of largely overvalued sovereign debt. Should another sovereign risk flaring appear (and it is Zero Hedge’s belief that this will occur promptly, as soon as the European vacation season is over), it will be time to dig up the old skeletons of financial insolvency once again, only this time with EUR LIBOR and Euribor about 100% higher than where they were in May.

    http://www.zerohedge.com/article/meredith-whitney-even-more-bearish-housing-and-financials

  4. Il n’y a que des offres d’achat, aussitôt annulées.

    • Bertrand

      @Paul,
      « Il n’y a que des offres d’achat, aussitôt annulées. »
      Remarquez, si on employait une personne à creuser des trous et une autre à les reboucher, les économistes diraient que le PIB finirait par augmenter. Finalement, la « mécanique des choses socialement inutiles » emprunte toujours les atours d’une science sérieuse mais digne de celle des Shadocks !

    • C’est finalement l’histoire du sapeur Camembert… Plus sérieusement -certes, je l’ai déjà dit-, la TIPP (80% du prix de l’essence à la pompe), est incluse dans le PIB, en France: alors qu’il s’agit d’une taxe!… Ce qui m’intéresserait de savoir, c’est si cette « manipulation » est couramment utilisée, dans les pays développés. Si ce n’est pas le cas, c’est tout simplement mélanger des carottes et des navets que de comparer le PIB français à celui de pays « équivalents ». De toute manière, il s’agit d’une absurdité économique. Un autre exemple? La masse salariale des fonctionnaires est incluse dans le PIB, en France. Certes, cela a une « valeur », mais il n’y a pas de raison de l’intégrer dans la somme des richesses créées dans le pays qu’est le PIB, par les entreprises (y compris les EPIC: Etablissements Publics Industriel et Commercial), ce PIB servant à « tout payer » -auquel PIB on peut ajouter le déficit public…-, y compris les salaires des fonctionnaires. Même histoire! Comprenons-nous bien: je n’ai rien contre le fonctionnariat, il s’agit du mode calcul du PIB que je remet en cause: carrément…

    • vigneron

      @bruno

      Vous êtes têtu! La Tipp est une taxe forfaitaire au volume et représente autour de 0.43 Euros le litre pour le gazole et 0.61 E pour le sans plomb! Le total des taxes avec la TVA représente autour de 60% du prix à la pompe du sans plomb et 50% pour le gazole. Je vous rappèle qu’un brent à 80 dollars le baril, ça nous fait déjà du 0.36 Euro le litre de pétrole brut rendu…
      Parlez moi du tabac à + de 80% et 12 Milliards de recette fiscales, pour 0 dépense supplémentaire induite, contre 15 milliards pour la TIPP qui ne payent même pas les dépenses d’infrastructure routière, ok!

    • Souvarine

      @Bruno

      Le PIB mesure la somme des valeurs ajoutées. C’est à dire le chiffre d’affaire plus les taxes moins les consommations intermédiaires. Ce qui revient à mesurer ce qui est ‘vendu’. C’est à cette aune là que se mesure la production. On y comptabilise pas uniquement la production ‘matérielle’.
      Mais pour les services non marchands, essentiellement publics, impossible de mesurer un chiffre d’affaire puisque ces services ne sont pas vendus. Ainsi, comment évaluez vous la valeur d’un professeur qui enseigne à des élèves? On le calcule par le coût de production, essentiellement les salaires des fonctionnaires. Il y a évidemment une part d’arbitraire là-dedans.
      Comme il y a une part d’arbitraire à calculer la production à partir de la seule valeur ajoutée. On y comptabilise pas par exemple les externalités, comme l’impact sur l’environnement. Mais je ne vois pas ce qu’il y a d’absurde là dedans si on reste dans la logique de cet arbitraire. Où alors, c’est le mode calcul dans son ensemble qu’il faut revoir.
      Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi vous faites une fixation sur la TIPP. Ce sont toutes les taxes qui sont incluses dans le PIB. En quoi la TIPP serait elle différente des autres taxes?
      Enfin, le PIB est calculé de la même façon dans tous les pays de l’UE, c’est une norme européenne qui l’impose. La France n’est donc pas un cas particulier. Pour les autres pays, je ne sais pas.

    • Souvarine

      @Vigneron

      J’ai beau me remuer les méninges depuis tout à l’heure, je ne comprends pas comment vous pouvez affirmer que la consommation de tabac n’induit aucune dépense supplémentaire.

    • Vigneron, soyons clairs, ne détournons-pas le sujet, S.V.P.: la TIPP est une taxe, et n’est pas de la création de richesse. Elle n’a donc aucunement à être incluse dans le PIB, somme des valeurs ajoutées créée par les entreprises sur un territoire donné (la France), que ces entreprises soient françaises ou d’origine étrangère. C’est fiscalement et économiquement une absurdité. Pour être plus clair: le PIB est bidonné. Sans parler des « effets colatéraux » (pour utiliser un terme à la mode), de donner l’impression d’une certaine richesse dans les départements-régions où sont situées les raffineries (Seine-Maritime et Bouches-du-Rhone), ce qui leurs retirent la possibilité de certaines subventions européennes, auxquelles elles auraient légitimement droit, cette « création de richesse » étant complétement « bidonnée » par rapport à la réalité. Par ailleurs, quant à votre argument de ne même pas financer les infrastructures routières, quel est le rapport avec la problématique? Et la question principale que je me pose, c’est si -oui ou non-, certains pays « comparables » incluaient ou non la TIPP (ou l’équivalent) dans le calcul de leur PIB? Si c’est non, on compare des « cariottes et des navets » (sans parler de la masse salariale incluse en France dans le PIB…), entre les différents PIB desdits pays. De plus, si c’était le cas pour les Etats-Unis, l’essence est bien moins taxé qu’en Frnce, et ce n’est pas pour ça qu’ils ont moins de réseaux routiers à entretenir… C’est le principe même d’inclure une taxe dans la valeur ajoutée que je trouve stupéfiant: quand on parle de T.V.A. (dans, entre parenthèses, les entrprises sont les collecteurs), il s’agit de Taxe sur la Valeur Ajoutée. Je ne peux être plus clair… Et vous avez parfaitement compris, n’est-ce pas?

    • Ci-dessus: quand je parle de « la masse salariale incluse dans le PIB », je parlais de la masse salariale des fonctionnaires incluse dans le PIB ». Mais vous aviez, Vigneron, rectifié de vous-même.

    • j.gorban

      @ Bruno

      j’adore les ultra-libéraux qui concluent par  » j’ai rien contre les fonctionnaires  » …….

      c’est aussi leur méthode : face à une question qui montre combien la bourse est une pure mascarade ; ils l’évacuent en revenant sur leur leitmotiv de pure idéologie : haro sur les fonctionnaires qui ne créent aucune richesse !

      parmi les fonctionnaires, il y a ceux de l’éducation nationale : si l’on vous suit , en France il faudrait les enlever du calcul du PIB et , par exemple, aux USA il faudrait les compter car ils font partie du secteur privé …………

    • @ j. gorban

      Ultra-libéraliste, le qualificatif est un peu fort! Je n’ai jamais dit que le fonctionnariat ne créait pas de richesses, mais il y a richesse et richesse! Je m’explique: suposons -comme c’est le cas en France- que les fonctionnaires soient « créateurs de richesse » au même titre que les entreprises commerciales et industrielles, en général du secteur privé. Soit. En France, on inclus dans le PIB -pour « officialiser » cette position-, la masse salariale de l’ensemble des fonctionnaires. Soit, même si le « mode de calcul » est discutable » (le PIB n’est pas simplement la somme des masses salariales des entreprises…). Mais bon, passons. Dois-je comprendre que les impôts -qui sont ponctionnés sur le PIB créé, et donc DEJA comptabilisé dans le PIB- (avec en plus le déficit: on vit à crédit, pour payer une partie de la masse salariale…), qui servent à payer les services publics (et donc essentiellement la masse salariale du secteur public), devrait donc être financièrement et économiquement parlant, comptabilisé comme « du chiffre d’affaires »? Et donc comptabilisé une SECONDE fois dans ledit PIB? Désolé: je ne vous suis pas, pour moi, c’est de la bidouille financière et comptable. Et si l’Education PRIVEE aux Etats-Unis est incluse dans le PIB, on peut le regretter, mais cela me semble équitable sur le plan financier et comptable, dans le sens ou la somme ainsi comptabilisée n’est incluse qu’une seule fois dans le PIB: plus qu’une nuance, n’est-ce pas? Le problème est là, et il ne s’agit pas d’une question idéologique, mais d’une question de pratique concernant le calcul le plus réel possible sur la richesse créée par un pays. Conclusion: avec toutes les conséquences, il y a PIB et PIB!… Cordialement

    • vigneron

      @bruno

      L’Etat est un acteur économique!

      Vous avez une approche idéologique, ou peut-être plus modestement de contribuable aigri voire intrinsèquement rétif à tout impôt, d’où votre incompréhension totale de la logique de calcul du Pib, et de l’intégration des dépenses de l’Etat.

      Admettons qu’il n’y ait pas d’État dans votre monde idéal. La plupart des dépenses effectuées par l’État seraient, vous l’admettrez aisément, toujours faites mais par, disons pour vous faire plaisir, des « entreprises privées » qui n’utiliseraient pas des taxes ou impôts pour les financer et les offrir au « public » ou clientèle, mais un prix résultant de leurs ventes(HT bien sûr :) ) et payé par ces derniers.

      Vous admettrez qu’alors ces produits ou services soient intégrés dans votre PIB idéal. Et pourquoi ne devraient pas y être intégrés ces même produits ou services, financés par des taxes et impôts, aujourd’hui distribués par l’État? Vous ne voyez pas un petit bug dans votre « raisonnement »?

      D’autant qu’à ce prix prix payé par les clients pour ces biens et services dans votre version privatisée, sensiblement égal à celui constitué par le coût total des impôts et taxes destinés à les financer dans le système public, il faudrait bien sûr ajouter la plus-value destinée à la rémunération des actionnaires et aux salaires toujours supérieurs des hiérarques de ces entreprises par rapport aux fonctionnaires de même niveau…

      C’est-y ben compris mon petit? Je recommencerai pas. Et n’oubliez pas que le PIB, tel que défini aujourd’hui représente de la même façon: (WIKI)

      1) La production

      Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des agents économiques résidents, calculée aux prix du marché, à laquelle on ajoute la part de la valeur ajoutée récupérée par l’État (Taxe sur la valeur ajoutée et droits de douane) ;

      PIB = Somme des Valeurs Ajoutées + TVA + Droits et Taxes sur les importations-subventions sur les produits

      2) Les dépenses

      Le PIB est égal à la somme des emplois finaux intérieurs de biens et de services, c’est-à-dire : la consommation finale effective (CF), l’investissement (Formation brute de capital fixe (FBCF) dans le jargon statistique), et les variations de stocks (VS). Cette définition se déduit de l’égalité comptable entre les ressources de l’économie (PIB) et les emplois qui sont faits de ces ressources.

      En situation d’autarcie, on a :
      Ressources = Emplois

      PIB = CF + FBCF + VS

      Dans une économie ouverte les importations (notées M) s’ajoutent aux ressources, les exportations (notées X) aux emplois :
      Ressources = Emplois
      PIB + M = CF + FBCF + VS + X

      PIB = CF + FBCF + VS + X – M

      À titre d’exemple, en 2004 dans l’UE-25, 59 % du PIB était consacré aux dépenses de consommation finale des ménages, 21 % aux dépenses de consommation finale des administrations publiques, et 19 % à l’investissement.

      3) Les revenus

      Le PIB est égal à la somme des revenus bruts des secteurs institutionnels : rémunération des salariés (RS), impôts sur la production et les importations moins les subventions (T), excédent brut d’exploitation (EBE), solde de revenu avec l’extérieur (RX).

      PIB = RS + T + EBE + RX

      PS : j’ai recalculé, le prix HT d’un litre de pétrole à 80 $ le baril, c’est 0.39 Euro… Pour info, le prix d’un litre de Bordeaux rouge AOC aujourd’hui payé par le négoce à la production, c’est moins de 0.55 Euro HT…

    • vigneron

      @Souva

      J’attendais la question relative à mon assertion quelque peu iconoclaste, mais tout à fait exacte nez en moins!
      Je dis aucune dépense supplémentaire pour l’État et les non-fumeurs. Puisque le fumeur meurt souvent des conséquences bien méritées de son vice immonde, certes dans d’atroces souffrances et plus tôt que le quidam non-fumeur au grand dam (pas toujours!) d’une famille éplorée, mais en cela il fait grandement profiter à la collectivité de sa moindre ponction sur le service des retraites. Perte d’espérance de vie de différents fumeurs :
      * 2 à 3 ans pour 10 cigarettes par jour
      * 5 à 7 ans pour 20 cigarettes par jour
      * 8 à 10 ans pour 40 cigarettes par jour
      Bref, le simple fumeur smicard à deux paquets par jour paiera à peu près (au taux de taxe actuel et en monnaie constante) en 30 ans 85 000 Euros de taxes (à 5 E le paquet), au bénéfice des non-fumeurs par l’entremise de l’État et des caisses de la CNAM et ne touchera pas autour de 100 000 Euros de retraite sur 10 ans, puisqu’il est mort! Total de bénef comptable : 185 000 E! Ne me parlez pas du coût des campagnes anti-tabac, des clopinettes, ni des cancers des voies respiratoire, je vous parlerais du coût des autres cancers ou de 10 ans en institut spécialisé ou en EPAD médicalisée pour un non-fumeur Alzheimerisé de 90 ans, ni du tabagisme passif…Éventuellement une petite réversion à sa veuve compensera le préjudice… Sauf que les fumeurs vivent souvent en couple de fumeurs, comme le font aussi les pauvres, les riches, les malades, les dépressifs, les noirs, les handicapés, les toubibs, les avocats, les profs, les toxicos, les agriculteurs, les sociologues, les SDF, les gays, les hétéros etc…! Et qu’ils lèguent généreusement leur tare, acquise et/ou innée on s’en fout, à leur malheureuse progéniture…

      Je ne parle bien sûr que du soit-disant coût direct, comptable, du fumeur pour les comptes de la Nation. Pour le reste on peut toujours discuter, mais ce n’est plus l’affaire des comptables, ou économistes marchands de croissance ou de comptes équilibrés, mais des médecins, politiques ou philosophe…

      Un fumeur énervé… :)

    • A Souvarine. MErci pour le complément d’information: j’en avais besoin, les taxes sont donc incluses dans le PIB. Vous serez je pense d’accord avec moi, en disant que, quel que soit le produit (service, industriel, etc.), le consommateur final paye donc la somme des taxes sur la valeur ajoutée sur le produit qu’il achète (chaque entreprise ayant participé à l’élaboration final dudit produit et ayant été le « collecteur d’impôt » de la TVA sur la part de la valeur ajouté qu’elle a apportée). Jusque là, je pense que l’on ne peut être qu’en phase sur le raisonnement, en tout cas je n’ai vraiment rien à y redire. Mais, comme vous le soulignez, la « richesse créée » par les « administrations » (pour utiliser un terme générique; je même plutôt les « services publics »), est difficile à quantifier, et de choisir d’ajouter cette « richesse » sous la forme de la masse salariale des fonctionnaires (pourquoi-pas, il faut bien une méthode, forcément arbitraire, vue que l’activité est -ou devrait être- forcément d’une toute autre nature que celle du privé, ou des EPIC -Etablissement Publique industriel et Commercial, ou les régies -Renault à une époque, etc.-. Mais bon, le « fonctionnariat ayant la particularité d’être financé par définition par les impôts (+ le déficit…), et que, comme vous le précisez, ils ont été comptabilisés dès le départ, au niveau des entreprises du privé, en intégrant la TVA, n’est-ce pas comptabiliser deux fois la même somme? En tout cas, comme vous le voyez, je m’interroge. A moins que l’on considère que les impôts sont un chiffre d’affaires comme dans le privé, ce qui remet tout le système en perspective! Quant à votre remarque sur le tabac, je suis d’accord avec vous: on peut considérer -même si, en comptabilité publique -et c’est important: ne pas faire l’erreur!-, on ne peut attribuer directement telle ressource précis à tel usage précis-, que les taxes remboursent (au moins) en partie les coûts induits, en santé, pour le futur (Sécurité sociale). Cordialement

    • Papimam

      @vigneron
      Un ancien fumeur reconnaît la pertinence de votre analyse tout simplement arithmétique, donc compréhensible par tout un chacun, et que j’avais moi-même souvent énoncé lorsque j’étais agressé par des radicalistes non fumeurs.
      Je charge donc mes légataires de vous informer, lorsque je serais à terre, du nombre d’années de versements de retraites, de remboursements de soins, ……. économisés, sans oublier de porter au bilan les impôts acquittés rubis sur l’ongle jauni dans l’achat des paquets de clopes (365 x 45 x 2 x 3 euros à la louche). Ca fait un paquet, toujours à la louche.

    • Souvarine

      @Vigneron

      En toute franchise, ma question n’était pas aussi ingénue qu’elle en avait l’air. Je me disais, a vue de nez ( en moins ), que vous ne vous vous rendiez pas vraiment compte des coûts induits. En s’en tenant, on est bien d’accord, à une logique strictement comptable.
      J’ai fait ma petite recherche tout à l’heure et je suis tombé sur cette étude:http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/044000594/0000.pdf
      Son seul ‘défaut’ est de dater un peu (chiffres qui ont une dizaine d’année, on parle donc encore en francs) mais je ne vois pas trop pourquoi la tendance se serait brusquement inversée. La conclusion des auteurs est la suivante:

      « La colonne intitulée « Différence » dans le tableau 5.2, calcule l’écart entre le Total (surplus des
      consommateurs + économies publiques liées aux décès prématurés) et l’hypothèse haute concernant
      le coût social du tabac. Dans ce cadre, on s’aperçoit que l’utilité nette du tabac augmentée des
      économies publiques liées aux décès prématurés est négative et s’élève à –80 074,70 millions
      de francs. » Page 111

      Je vous avouerai que je n’ai pas tout lu (c’est quelque peu soporifique) et on peut sans doute critiquer certains critères choisis. Malgré tout, ça montre que votre idée de 0€ de dépenses supplémentaires est largement contestable.

      Bon, tel que je vous connais, vous allez dénicher illico presto une étude qui contredit la mienne :-)

      Un futur ex-fumeur

    • Souvarine

      @Bruno

      Les valeurs ajoutées sont chiffrées HT dans le PIB et on ajoute la TVA. Rien n’y est donc comptabilisé deux fois. C’est bien pour ça qu’on retranche les consommations intermédiaires. Tel quel, il n’y a pas d’incohérence dans son mode d’élaboration.
      La vrai critique que l’on peut avoir à l’égard du PIB, c’est qu’il ne prend pas en compte les externalités. Qu’on peut définir grosso modo comme les conséquences que l’activité d’agents économiques peuvent avoir sur le bien-être d’autres agents économiques. L’impact écologique n’est pas pris en compte par exemple.
      Des gens ont donc essayé d’élaborer des indices différents mais je ne m’y connais pas vraiment. Allez voir sur wikipédia, je viens de regarder, ils parlent un peu de tout ça.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut

      Cordialement

  5. Papimam

    CQFD.
    Je trouve que le turf ou le casino c’est bien plus moral, on est entre joueurs, on perd, on gagne, l’Etat gagne à tous les coups. On peut fermer ce machin. ou alors le réformer profondément.

    • Souvarine

      Qu’on le ferme, on n’aura pas besoin de se casser la tête à le réformer.

  6. pablo75

    Voilà enfin de la peinture abstraite réaliste !!

    • roma

      ou quelque chose d’équivalent à des ondes qui rythment la nuit des salles d’attente d’aéroports, ou l’étau de THX 1138 (George Lucas)
      Electronic Labyrinth THX 1138 4EB (George Lucas, 1967 … Sci-Fi / Short) [1/2]

  7. Stéphane

    S’il est annulé, comment peut-il faire du mal ?

    J’avoue que je ne connais pas le système, je suis un simple étudiant en économie.

    Je suis donc demandeur de bouquin ou de site qui vulgarise un peu ça.
    Le rôle des ordinateurs, le fameux high frequency trading, le fait que l’on puisse annuler des ordres, comment les régulateurs peuvent ils ne rien voir/faire …

    ps : si après la lecture de vos livres (argent mode d’emploi et la crise en l’occurrence), on a certaines questions en suspens, peut-on les poser sur le blog ? Si oui dans dans des billets récents ou dans des billets liés ?

    • blaz

      bonsoir, pour répondre à votre question, comment des ordres d’achat aussitôt annulés peuvent-ils faire varier les prix, je vais tenter une réponse. (elle n’est issue que de mes connaissances de marché -limitées- ceuw qui veulent me corrgier sont le bienvenu)
      La réponse se situe dans le mécanisme de fixation des prix. A chaque seconde ou presque, les ordinateurs qui gèrent les places de marchés évaluent les offres d’achat et les offres de ventes.

      Notez bien qu’on parle des offres et non pas des opérations effectivement réalisées (quand l’offre d’achat matche avec une offre de vente les deux opérations sont nouées, à partir de là s’engage le processus de dénouement, qui consiste en l’échange de titres contre monnaie sonnante et trébuchante, qui intervient en général à J+1 ; cette opération est longue -1 journée ou plus – du au nombre d’intervenants dans la chaîne du processus, cette longueur sert de justification au fait, qu’on ne calculera pas à J les prix de cotations sur les opérations effectivement réalisées à J+1, on se contentera des OFFRES d’achat/vente faites à J).

      Pour fixer les prix de cotation, les ordinateurs gérant les places de marchés vont grosso modo calculer le ratio offre d’achat/offre de vente. S’il ya plus d’OFFRE d’achat que de vente, mécaniquement, le prix de cotation monte. (la fameuse loi de l’offre et de la demande)

      Or, ce sont des offres d’achat dont on parle. dans ce cas précis, les ordinateurs gérant des fonds financiers (le high frequency trading), générent en 11secondes plus d’offres d’achat qu’il n’ya d’offres de vente. en 11 secondes, mécaniquement le prix de cotation va monter.

      Cependant ce sont des offres d’achat, des offres. Tant qu’elles ne sont pas nouées avec une offre de vente, ces offres d’achat peuvent être annulées.

      Donc via le high frequency trading, on peut faire augmenter les prix de cotation sans acheter ni débourser d’argent, mais juste en faisant des offres d’achat à tire-larigot.

      Si l’opérateur contrôlant le système de high frequency trading (HTF) sait quand les prix vont monter, du coup il peut réaliser une vente à ce moment là à un prix supérieur pendant le laps de temps ou le paquet d’offre d’achat est sur la place (intervalle de 11secondes)

      Normalement, on appelerait ça du délit d’initié, mais outre que c’est extrêmement difficile à prouver (on parle de milliers d’opérations d’offres d’achat en 11 secondes, dans ce fatras se trouve une offre de vente bien placée, autant chercher une aiguille dans une botte de foin).

      Pour parachever le tout, une grande banque internationale, suffisamment grosse pour se permettre de faire de gros volumes de transactions, spécialiste du HTF peut très bien créer une offre « info premium » dans laquelle elle avertira ses clients 10s avant l’émission des offres d’achat par le HTF de ce que le HTF va faire, libre aux dits clients d’effectuer la vente au bon moment.
      Dans ce cas précis, juridiquement, il est impossible de déterminer qui a commis le délit d’initié. on parlera plutôt d’asymétrie de l’information.
      Par contre, d’un point de vue éthique de marché, c’est quand même de la manipulation de cours. Tous responsables, (banque et clients du système info premium) mais personne n’est responsable.

      Les pigeons dans l’histoire sont ceux qui ne sont pas abonnés à l’offre info premium, croyant que la cotation est non influencée et effectuant leurs décisions d’achat/vente sur la base d’informations tronquées.

      Je vous laisse imaginer l’effet systémique possible sur les places de marchés, si toutes les grandes banques s’adonnent à ce genre de pratique, vu que les systèmes HTF fonctionnent peu ou prou sur les mêmes algorithmes.

    • Moi

      « S’il est annulé, comment peut-il faire du mal ? »

      Je vais peut-être dire des bêtises parce que je suis pas spécialiste non plus mais je suppose que le cours monte entre l’ordre d’achat et son annulation vu le système de cotation en direct. Je suppose aussi qu’il doit y avoir une pénalité à payer pour les annulations mais qui ne compense pas les gains obtenus par la variation du cours que l’offre d’achat « frauduleuse » a provoqué. Evidemment, cette fraude ne serait possible qu’avec l’aide de grosses machines et avec la bénédiction des autorités de la bourse elle-même (qui pourraient écarter de la bourse les acteurs, bien connus, derrière ce bidouillage).

    • batso

      Bonsoir Stéphane,

      J’espère pouvoir vous donner une explication assez simple à votre question concernant le fait qu’un ordre d’achat qui sera rapidement annulé, peut influencer sur les cours d’un titre, ou quelque soit le support.
      Tout d’abord, le fait de passer un ordre puis l’annuler par la suite, tant que ce dernier n’est pas exécuté, ne génère aucun frais à son opérateur. Les frais sont pris en compte uniquement si l’ordre d’achat trouve preneur, c’est à dire sa contrepartie, entre autre un vendeur qui décide de vendre les titres qu’il possède déjà, au même cours que la proposition faite par l’acheteur.
      Dans un carnet d’ordre vous avez deux colonnes : acheteurs (ask) et vendeurs (bid)
      Sur une même ligne vous trouverez donc une proposition entre le meilleur prix d’achat (ask), et le meilleur prix de vente (bid).
      Le fait qu’un opérateur fasse une proposition d’achat, qui sera très vite annulée, le positionnera dans un premier temps sur la ligne en tant que meilleur acheteur, mais le ask ne correspondra pas au bid. De ce fait si un autre opérateur veut à son tour acheter ce même titre mais à un prix inférieur du bid, il devra donc faire une proposition au-dessus de celle faite par l’opérateur précédent. Une fois cette proposition faite par le deuxième opérateur, il suffira au premier opérateur de retirer sa proposition, et le deuxième opérateur sera le mieux placé pour remporter une offre à ce niveau de prix.
      D’un autre côté le premier opérateur a fait monter artificiellement les prix, et qui lui sera autant plus profitable, si cet opérateur est réellement le détenteur du meilleur prix de vente (bid).
      Voilà pourquoi on soupçonne qu’il y ait manipulation des cours, et bien évidemment exécutée par des algorithmes d’un ordinateur fonctionnant en high frequency trading.

      Excellente fin de semaine !

    • batso

      Bonsoir Stéphane,

      J’espère pouvoir vous donner une explication assez simple à votre question concernant le fait qu’un ordre d’achat qui sera rapidement annulé, peut influencer sur les cours d’un titre, ou quelque soit le support.
      Tout d’abord, le fait de passer un ordre puis l’annuler par la suite, tant que ce dernier n’est pas exécuté, ne génère aucun frais à son opérateur. Les frais sont pris en compte uniquement si l’ordre d’achat trouve preneur, c’est à dire sa contrepartie, entre autre un vendeur qui décide de vendre les titres qu’il possède déjà, au même cours que la proposition faite par l’acheteur.
      Dans un carnet d’ordre vous avez deux colonnes : acheteurs (ask) et vendeurs (bid)
      Sur une même ligne vous trouverez donc une proposition entre le meilleur prix d’achat (ask), et le meilleur prix de vente (bid).
      Le fait qu’un opérateur fasse une proposition d’achat, qui sera très vite annulée, le positionnera dans un premier temps sur la ligne en tant que meilleur acheteur, mais le ask ne correspondra pas au bid. De ce fait si un autre opérateur veut à son tour acheter ce même titre mais à un prix inférieur du bid, il devra donc faire une proposition au-dessus de celle faite par l’opérateur précédent. Une fois cette proposition faite par le deuxième opérateur, il suffira au premier opérateur de retirer sa proposition, et le deuxième opérateur sera le mieux placé pour remporter une offre à ce niveau de prix.
      D’un autre côté le premier opérateur a fait monter artificiellement les prix, et qui lui sera autant plus profitable, si cet opérateur est réellement le détenteur du meilleur prix de vente (bid).
      Voilà pourquoi on soupçonne qu’il y ait manipulation des cours, et bien évidemment exécutée par des algorithmes d’un ordinateur fonctionnant en high frequency trading.

      Excellente fin de semaine !

    • Alain M-B

      @blaz
      Je crois qu’il manque une étape dans ton raisonnement. Si les clients informés de l’arrivée d’une rafale d’ordre d’achat en profite pour vendre, ils vendront à la banque qui est en train de manipuler les cours avec ces offres « bidon ». Je crois qu’il faut faire un petit détour « psychologique » : la rafle d’ordre d’achat décidera quelques observateurs naïfs à suivre le mouvement et à acheter avant qu’il ne soit trop tard. Ils introduiront de vrais ordres d’achat, plus durable que ceux destinés à leurrer le marché, et ce seront eux qui achèteront les titres proposés par les clients avertis.

      Quand je dis « psychologique » entendons nous bien : les observateurs naïfs sont peut-être des ordinateurs programmés pour suivre une tendance qui se dessine. La psychologie ici est celle de l’informaticien qui n’a pas envisagé le piège dont nous parlons et qui a programmé naïvement son ordinateur.

      Il me semble qu’on rentre dans un jeu chaque programme de HFT devant apprendre jour après jour les ruses de ses adversaires pour les déjouer : je sais qu’il va me tromper en envoyant une rafale d’ordre d’achat, mais je sais aussi que je sais sa stratégie alors que dois-je faire ? Et la spirale continue.

      Comment ne pas regretter la cotation unique quotidienne et manuelle, et ne pas se souvenir des mises en garde de Allais ?

      Remarque : en matière de démocratie le vote électronique ne parvient pas à s’imposer car il n’offre pas de possibilité de contrôle à posteriori, de vérification. Il semble que la cotation en continu à l’heure du HFT présente le même inconvénient.

  8. dissy

    Le pire c’est que c’est l’Omerta totale…tout le monde est au courant dans les marchés(forcément), les médias spécialisés etc etc ..silence total ..combien de temps cela peut il durer?

  9. Lulu

    Que sont ces belles images ? Des fractales induites par des modèles mathématiques non consistants et dont la sensibilité aux conditions initiales les rendent finalement inapte à leur finalité prédictive ?

  10. Tano

    @dissy

    Cela durera le temps de l’exaspération et de la misère pour que l’on refasse une nuit du 4 août 1789, il y a 221 ans jour pour jour, celle de l’abolition des privilèges.

    • Senec

      Ceux qui font ces manipulations sont les descendants de ceux qui ont encouragé la révolution. Comment pouvez-vous ne pas y avoir pensé ! Ce fut une duperie en faveur de la liberté pour le commerce de l’argent, notamment ! Bien sûr, les sans-culottes n’ont jamais pensé à cela. De l’art de manipuler le peuple !

    • Charles A.

      @ Tano

      Vous n’êtes pas le seul à y avoir pensé. Et cela ne manque pas d’humour ravageur…

      Déclaration d’Olivier Besancenot. Pour une nouvelle nuit du 4 août contre les privilèges !
      mercredi 4 août 2010

      « A l’occasion de la commémoration de la nuit du 4 août qui a aboli les privilèges, le NPA décerne à Eric Woerth et à son gouvernement le César du meilleur ami des riches… Par ailleurs, suite aux déclarations de Brice Hortefeux proposant d’envoyer des contrôleurs fiscaux dans les campements des gens du voyage et puisque le taux d’imposition de Mme Bettencourt semble dérisoire ( ce qui ne l’a pas empêché de toucher 30 millions de remboursement des impôts de cette année au titre du bouclier fiscal), je suggère de placer chaque patron du CAC 40 en caravane pour être bien sûr que le gouvernement n’oublie pas de les soumettre au contrôle fiscal. »

    • Senec

      Les mythes ont la peau dure ! Quelle est la cause fondamentale de la crise qui a précédé la révolution ? Une dispute à propos de savoir qui allait y aller de sa poche, étant donné la faillite imminente suite aux lourds investissements dans la guerre d’indépendance américaine.
      Ce n’est pas le peuple qui a mis le feu aux poudres. Ce ne fut pas vraiment une révolte populaire quoiqu’on l’ait présenté ainsi pour faire « beau ». Ce fut une révolution des riches qui devaient payer contre les riches qui ne payaient jamais ! Je sais que la contradiction va surgir, mais le goût (pour la gauche ou la droite) et le penchant personnel (idem) ont des impératifs autres que la simple vérité historique.

    • Salva

      La bourgeoisie s’est servi du peuple pour faire la Révolution de 1789. La bourgeoisie étant devenue plus riche que la noblesse, elle voulait prendre les commandes de l’Etat. L’ère de l’individualisme et du capitalisme, du libéralisme (fin des statuts protecteurs pour les catégories de travailleurs, interdiction des syndicats) pouvait enfin s’ouvrir en France !
      Elle est pas belle la vie ?

  11. ilcuoco

    Quelqu’un pourrait il m’expliquer les graphiques ?

    Je l’avoue, c’est pas évident pour moi !

    Merci

  12. Alain M-B

    Excusez moi d’être hors sujet, mais un peu d’humour peut parfois faire du bien.

    Le New York Time d’hier publie un article intitulé (je traduis) : Bienvenue à le reprise. J’admire l’optimisme, puis je lis la signature : TIMOTHY F. GEITHNER, secretary of the Treasury.
    Le gouvernement US en est à utiliser ouvertement la méthode Coué!
    Op-Ed Contributor

    Si les économistes vous irritent détendez-vous en allant lire :

    Blagues d’économistes

    Vous y constaterez que Paul ne présente aucun des traits caricaturés dans ces blagues; nous y voyons la confirmation qu’il n’est pas un économiste

  13. Bob

    Je dois avouer que ça ne m’étonne pas…

    Ce qui m’étonne plus c’est que l’informaticien qui a codé les softwares s’occupant de ce genre de manipulation n’ait pas eu l’idée de rajouter quelques paramètres pour que ça soit moins flagrant.

    C’est la preuve que les gens qui jouent a ce jeux ont une telle confiance dans leurs magouilles qu’ils ne cherchent même pas à se cacher.

    De là à songer qu’il y ait une connivence avec les cercles de pouvoir et ces gens là, il y a un tout petit pas à faire…

    • C’est encore plus simple :

      Dans le torrent d’infos général, le moindre voile de complexité suffit à faire disparaitre une info dans la masse de la confusion. Pas besoin de se casser la tête.

    • anne bis

      ce qui me tue, c’est qu’une grande partie des « crédits impot recherche » en France a été utilisée par les banques, par leurs services recherche et développement en ingénierie financière ….

    • Parpalhol

      Plus c’est gros plus ça passe !

  14. [...] This post was mentioned on Twitter by Thomas Escolan, Denis Fruneau. Denis Fruneau said: #BlogPaulJorion La manipulation du cours des actions: Le site Nanex nous offre ces très belles images de manipulat… http://bit.ly/bIkQfU [...]

  15. André

    « Notez aussi, qu’en proposant ainsi d’acheter pour annuler cette offre aussitôt, on peut faire varier le cours de 10 %. »

    Quelqu’un peut-il expliquer la suite du « processus » lorsque l’annulation de l’offre d’achat entraine une variation du cours à la baisse ou à la hausse ?

    • totof

      Salut,
      En bourse, un ordre d’achat à cours fixe qui est émis par un individu lambda peut être annulé dans la même fraction de seconde sans aucune pénalité. peut importe le volume d’achat proposé.Effectivement de tel ordres peuvent influencer la direction d’un cours, à la hausse, comme à la baisse, dans le sens d’un ordre de vente avec volume important , puis annulation de l’offre de vente à cours fixe dans la même fraction de seconde.

  16. Les manipulations de cours ont toujours eut lieu sur les marchés … Mais les conséquences de ces dernières ne concernent que les spéculateurs et les court termistes. Les investisseurs de long terme n’ont que faire de ces manipulations.

    L’animation du marché action est en partie réalisée par ces court termistes mais leur manipulation est toujours rattrapé par l’évolution de l’activité de la société. (A long terme, le cours de bourse reflète toujours la capacité de l’entreprise à savoir dégager du bénéfice, quelque soit la spéculation CT).

    Le phénomène que vous traduisez ici doit, si j’ai bien compris les mécanismes, fait appel à la psychologie des marchés.

    Lorsque le carnet d’ordre (matérialisation de la rencontre en l’offre et la demande) augmente de manière très importante à l’achat, cela peut signifier, dans l’esprit de l’investisseur potentiel, qu’une bonne nouvelle vient d’arriver et donc que les bénéfices de la société pourrait augmenter dans l’avenir.

    A la vue de ces nombreuses offres d’achat, l’investisseur potentiel est pris de la fièvre de l’achat et passe un ordre d’achat pour faire partie du « bon coup ».

    Naturellement, lorsque le carnet d’ordre se vide (annulation des ordres fictifs), les choses rentrent dans l’ordre et le cours revient à la normal…

    Le Pigeon, celui qui croit qu’investir en bourse est synonyme de casino dans lequel on gagne toujours est le seul perdant.
    Par contre, l’investisseur en action, celui qui acquiert une partie de l’entreprise dans laquelle il investit pour son potentiel, la qualité de ses dirigeants et de son business plan … Ne subira aucune perte ou gain de ces opérations de court terme.

    • Tchita

      Oui et non… Vous êtes toujours gagnant dans un investissement long terme si l’ordre de grandeur des variations court terme du marché ne dépasse pas celui du long terme. Or si en quelques secondes on peut perdre 10% sur un titre, ça commence à se voir méchamment sur vos résultats long terme. Et c’est sans compter sur les krachs qui peuvent résulter de ce genre de manipulations, comme on l’a vu il y a encore quelques mois.
      De plus, dire que le cours redevient normal lorsque les ordres fictifs sont annulés, ce n’est vrai que dans la mesure où d’autres ordres fictifs ne sont pas passés dans la foulée. Or pourquoi s’arrêter en si bon chemin quand ça rapporte à tout coup? Les cours ne sont donc JAMAIS normaux!

      Le pigeon c’est donc celui qui ne peut pas faire appel à ces manipulations, à savoir 99.999% des individus qui viennent sur les marchés mais qui ne représentent que 15-20% des volumes d’ordre, en réduction constante.

    • Comment dire … Je ne suis pas d’accord, un jour ou l’autre la spéculation et la psychologie de marché font place à la réalité des chiffres et surtout de la capacité à l’entreprise à dégager un bénéfice.

      Quoi qu’il en soit, ces manipulations de cours ne peuvent être qu’à court terme. Sinon les ratio PER ou autre analyse financière n’auraient aucune pertinence.

      Cordialement

      Guillaume

      http://www.leblogpatrimoine.com

    • izarn

      Je pense que le fond du fond de la crise, le fait que la finance s’est tournée vers la casino, c’est que que le long terme ne rapporte plus depuis plus de 15 ans. On se tourne vers les bulles spéculatives. La finance n’est plus qu’un vaste casino planétaire ou on joue avec des jetons sans lien avec l’activité réelle (Euro, dollar…)
      Faut pas réver, l’argent (Les jetons?) ne reviendra jamais vers l’économie réelle. Celle-ci stagne.
      On peut meme enfin dire que Marx avait raison: C’est le début de la fin du Capitalisme.
      La finance devient inutile et prédatrice. Nationalisons la, et rejettons les traités européens qui nous forcent à aller dans le mur.

    • vigneron

      Passez par un bon conseiller financier comme FONTENEAU guillaume, au pays des assureurs mutualistes et de Ségolène: le marais niortais.

      La Venise verte et chabichou, l’Avenir veste et caleçon…
      Là bas pas de pigeons, que des canards sauvages et des perdreaux de l’année!

      Et des fédérations nationales de chasseurs zinzins de canards et de perdreaux, sans parler des bécasses et bécassines: MAIF (Mutuelle d’assurance des instituteurs de France et ses Filiales), de la MAAF (Mutuelle d’Assurance des Artisans de France), de la MACIF (Mutuelle d’Assurance des Commerçants et Industriels de France et ses Filiales), de la SMACL (Société Mutuelle d’Assurance des Collectivités Locales), de la SMIP (Services Mutualistes des Individuels et des Professionnels) et surtout de l’IMA (Inter Mutuelles Assistance), qui se targue d’être la première société européenne d’assistance à la personne. L’IMA emploie près de 1 000 personnes à Niort. Enfin Groupama a installé également sa délégation régionale dans la préfecture des Deux-Sèvres. La mutuelle d’assurance emploie plus de 1 600 salariés sur la zone Centre Atlantique.

      Plus quelques francs-tireurs, maveriks aux dents longues, comme notre petit Guillaume…

    • arnaud

      Comme Diesel plus bas, ne pensez-vous pas que de telles opérations ne produisent aucun bien ou service. Il s’agit de purs paris dont les probabilités sont modifiées via des biais de flux d’informations.
      Via les opérations de couvertures ces manipulations aboutissent à un accroissement du risque et des probabilités d’effondrement du système, avec un gain localisé pour les « manipulateurs » des flux d’informations.

    • Tchita

      Un jour ou l’autre la spéculation et la psychologie de marché font place à la réalité des chiffres et surtout de la capacité à l’entreprise à dégager un bénéfice.

      Travaillant dans l’industrie, j’aimerais bien croire que la qualité de production, l’efficacité dans l’exécution des projets, l’intelligence dans les décisions stratégiques peuvent amener à long terme une entreprise à prospérer et donc son cours de bourse à augmenter.

      Malheureusement ce raisonnement est entaché de 2 trompe-l’œil:

      – Les entreprises, en particulier celles cotées en bourse sont soumises à des exigences de rentabilité incompatibles avec la menée d’une politique cohérente de croissance à long terme. Pour avoir 15% (20% en ces temps où les actionnaires veulent se refaire…) de rentabilité, vous allez nécessairement mener une politique auto destructrice à long terme.

      – Le présupposé que le cours de bourse reflète une valeur « absolue », intrinsèque à ses performances dans l’économie « réelle » est hautement discutable, comme le montrent les graphiques de Paul. Le fait seul que le prix estimé en continu résulte de la mise en relation d’offres d’achat et de vente qui ne sont dans leur très grande majorité jamais réalisées en est à mon sens une preuve amplement suffisante. S’il en fallait d’autres, songez que ces variations court terme ont elles même des conséquences de premier ordre sur la gestion des entreprises qui vont les intégrer dans leurs stratégies, quitte à faire un plan de licenciement handicapant pour l’avenir pour les compenser.

    • @VIGNERON,

      Vous êtes un peu dur avec mon post je trouve …

      Mais au plaisir de vous rencontrer dans notre beau marais poitevin … (je suis disponible vous pouvez me contacter directement sur contact@guillaumefonteneau.fr)

      très cordialement

    • Souvarine

      Tout ça c’est bien joli, mais rien ne prouve que cette tendance de long terme existe pour l’économie, qu’il y aurait une tendance lourde et qu’un équilibre se réaliserait sur la longue période. C’est encore un truc de matheux. La réalité? Connais pas.
      Keynes, par exemple, récusait cette vision long-termiste. Il ne résonnait que sur du court terme.

  17. Sam

    D’un jour à l’autre, les cours ne reflètent pas « la vérité » des prix. Cest pas nouveau. Si ma mémoire m’est fidèle, des prix nobels ont montré que les marchsé pouvaient être inefficients à court terme, voir à moyen terme, comme par exemple avec la formation de bulles. A long terme, mon expérience (et je crois certaines études académiques) tend à me montrer que les cours rétablissent une certaine vérité, càd que le cours revient à des niveaux reflétant les perspectives de long terme (actualisation des -free- cash flow).

    Donc à court terme (quelques semaines, voir quelques mois), les marchés actions sont des marchés pour les pro. et les amateurs ont tout intérêt à ne pas s’en approcher. A plus long terme par contre (horizon de un à 2 ans), il y a des opportunités pour qui veut et sait exploiter ces inefficiences.

    • izarn

      Soyons clair, si les cours étaient réels, la spéculation ne serait pas rentable, au point ou elle l’est aujourd’hui. Sur le long terme, il n y a pas de gains significatifs sur l’économie réelle depuis longtemps. Les gains sont basés sur des pics, ce qui est la définition meme du gain spéculatif.
      Bref l’augmentation de la richesse, du PIB depuis 10 ans c’est du pipeau total.
      Comment faut-il le dire? Quelle crise apocalyptique faut-il pour que les gens réalisent?
      Encore une évidence: Il n’y a pas eu de reprise depuis 2000, et bien sur encore moins en 2010!
      Le crédit n’a servit qu’au joueur de casino, et les chinois ont produit leur camelotte sur le dos de l’exploitation honteuse des salariés chinois, et en paupérisant les salariés occidentaux. C’est ça le fond de la crise. (Et les européens exploitant les travailleurs de l’Est hors zone euro)
      Quand les USA renoncent à leur programme spatial, cela en dit long sur l’état de leur économie réelle.
      L’augmentation de la richesse ne veut rien dire quand la population passe de 4 milliards à 6 milliards et bientot 9…Elle ne veut rien dire si elle est faite de créances bidons rachetées à bon prix par des bad banks officielles ou occulte. (Quantitative easing)
      Bref les Banques Centrales certifient des positions qui ne valent rien.
      Si elles détruisaient ces positions (Leur cours réel égale peanuts), la monnaie baisserait rapidement en valeur.
      D’une certaine façon cela n’aurait qu’une importance limitée pour le citoyen à condition qu’on revalorise ses salaires.
      Par contre si vous avez votre patrimoine en euros et autres papiers financiers; obligations, CDO, CDS, paris dérivés, c’est le plongeon total.
      Lordon a raison, si la FED et la BCE se synchronisent, on peut détruire les valeurs issues du « quantitative easing », dollar et euro baissent en valeur, l’inflation redémarre. Si les politques ordonnent la hausse des salaires, cela implique que les riches perdent une bonne partie de leur patrimoine.
      La survaleur du patrimoine des riches est une fiction, puisqu’elle n’est basée sur rien de réel. Ces gens ne peuvent donc pas relancer l’économie ni investir, puisque cette richesse bidon est garantie par le contribuable par le biais d’une monnaie surrévaluée depuis trop longtemps.(De 10 à 15 fois selon les spécialistes)
      Tout cela est absurde.

    • @sam

      tout a fait d’accord. C’est le message que je voulais faire passer dans mon message précédent mais vos mots sont plus juste …

      Merci

      Guillaume

      http://www.leblogpatrimoine.com

    • ybabel

      Oué enfin, quoi qu’il en soit le HFT siphonne une somme considérable d’argent. Il faut bien qu’elle soit prise quelque part ! Même si le long terme est « sauf ».

    • grizzly27

      @izarn
      bien vu il fallait que cela soit dit !

    • babypouf

      Bonjour,

      oui d’accord pour les actions d’entreprise, mais le cours des matiéres premiéres et celui des denrées alimentaires, là la vérité du marché est tout autre n’est ce pas ?

      cordialement

  18. baloo

    Coucou,
    Impressionnant ! Vous m’aviez appris l’existence du Trading haute fréquence. J’avais imaginé que cela pouvait exister; un peu comme les armes chimiques. On sait les fabriquer, on les fabrique. Et fatalement, un jour on s’en sert.
    « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » Comme pour les semences OGM, cela ne sert à rien, ou presque, seulement pour quelques privilégiés qui se prennent pour Dieu.
    « Qui es tu pour m’interdire d’utiliser ces outils », me répondront ils ? (s’ils sont polis)

    Personne, je m’interroge, oh mon grand Banquier Prophéte (15% de roi quand même).

    amen. A genoux.

    Bonne journée

    STéphane

  19. arnaud

    Bonjour ,

    En lisant votre entretien avec David Thesmar dans le dernier « Philosophie Magasine » j’ai été frappé par l’absence de dialogue au niveau réel de votre interlocuteur. A aucun moment vous ne semblez trouver de terrain commun, ou plûtôt David Thesmar reste sur des notions théoriques et ne considère pas les évenements « réels  » de la crise (et bien sur pas d’un point de vue critique). Il évoque des notions de théories economiques(externalités, anticipations, etc).
    Il reste notamment convaincu que les marchés sont efficients dans la fixation des prix. Or votre article aujourd’hui montre bien, sil en était besoin, qu’il y a formation de prix par manipulation des flux d’informations. Qu’il n’y a aucune efficience là dedans mais des intérêts ultra deséquilibrés biens compris uniquement.
    Cette abscence de considération objective des faits, prouve bien comme vous l’avez dit vendredi dernier que la théorie dominante est affaire de croyance et de dogmes.
    J’ose espèrer quand même que les assauts répétés de réalité, comme dans votre billet, finiront bien par venir à bout de l’obscurantisme dominant.
    Merci pour votre travail.

  20. jean-yves

    Petit à petit, grâce à l’action opiniâtre de gens courageux, comme Paul Jorion et ses collaborateurs, émergent les contours d’un système désormais totalement corrompu.

    Là où l’on nous berce avec les mots de démocratie, d’égalité et de fraternité, ne règnent en fait que corruption et concussion.
    Nos gouvernants n’œuvrent plus pour le bien public, la patrie, ou que sais-je encore, mais pour protéger leurs intérêts à travers ceux de leurs financeurs.
    En démocratie, ce phénomène a toujours existé ; la nouveauté est qu’il est devenu la règle.

    IL EST IMPOSSIBLE de faire confiance à ces imposteurs – qui ont pour seul truisme le lucre – pour relever les innombrables défis qui nous attendent.

    • Papimam

      Très instructif, F. Inter donne la parole à Mme Monique Pinçon-Charlot, sociologue, directrice de recherche au CNRS, dans sa matinale de ce jour, sujet : l’affaire Bettencourt (du réchauffé et du rabaché, mais….).
      Ecoutez le début de la seconde partie, savoureux.
      http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=94098
      C’est le fonctionnement même de cette classe dominante qui est à l’origine de ces scandales car elle vit à l’écart des autres et dans un ENTRE-SOI….
      ===> collusion de fait entre les affairistes et les politiciens.
      Ils se retrouvent partout, entre eux.
      On n’est pas dans une théorie du complot.

      Question d’un auditeur : et tous les autres ? l’arbre qui cache la forêt ?

    • saule

      @Papimam

      Instructif, c’est le mot, merci pour le lien.

  21. Paul,
    Ce matin, nous avons eu à la radio la visite de Philippe Chalmin.
    Le marché auto-régulé.
    L’interview vaut le détour.
    Amusant.

  22. vigneron

    Ce n’est pas « joli » Paul, c’est beau comme la Vérité sortant du puits, comme la Venus de Botticelli sortant des eaux! Merci de nous la débusquer et de nous l’exposer, dans sa nudité grandiose. On se rince l’oeil chez Jorion. :)

  23. Vincent

    Bonjour Paul,

    Vous écrivez :

    « Notez aussi, qu’en proposant ainsi d’acheter pour annuler cette offre aussitôt, on peut faire varier le cours de 10 %. »

    Vous avez les régles écrites qui régissent ce marché et concernant ce cas particulier d’une annulation d’une offre ? Parce que ce que vous écrivez est proprement sidérant. Et quand je suis sidéré, j’aime bien valider, prouver cette impression, ça me procure un bonheur intense !

  24. CHR

    Il est où le problème?
    Je ne trouve pas cela choquant, il est tout à fait normal que les banques aient des outils pour « tamponner » les variations trop brusques des cours de la bourse puisque leur fond propre et donc leur ration de solvabilité dépend de ces mêmes cours.
    Imaginons que ces outils n’existent pas, avec la crise que nous connaissons ce serait le chaos avec des effets de panique sur les marchés et la plupart des banques seraient sans doute en faillite.

    • Senec

      Certains disent que ce ne serait pas plus mal que le système soit en faillite plutôt que de continuer comme si de rien n’était. Toujours, l’absence de moralité et l’absence de sanction.

    • vigneron

      Centre Hospitalier Régional, vous avez bien raison ma foi. C’est la voix du bon sens et de la sagesse. C’est rare de l’entendre sur ce blog de névropathes et de dangereux psychopathes bouffeurs d’enfants de chœur de la finance! Qui pense à nos économies ici? Vous CHR. Merci pour elles.

  25. Etienne

    C’est presque aussi beau que des fractales!

  26. icare

    Toutes les salles de marché fonctionnent à l’aide de robots, elles sont toutes dotées d’une salle dans laquelle cogite un certain nombre de matheux de très haut vol.
    Lorsqu’un tradeur à une bonne idée pour construire un produit ou se faire beaucoup d’argent, il demande au matheux de construire le modèle mathématique ensuite, c’est au tour de l’informatique d’intégrer ces modèles dans les systèmes et hop le tour et joué -> les tradeurs n’ont plus qu’à appuyer sur le bouton rouge ou vert.
    Maintenant si le modèle n’est pas bon ou n’a pas prévu un cas particulier il y a emballement du système (déjà vu dans le cas d’un effondrement boursier ou on expliquait que c’était une erreur humaine de manipulation (peu crédible)).
    Comme tout système informatique qui se respecte (je suis moi même dans le métier) il arrive un moment , soit on rafistole tant bien que mal les systèmes (avec des risques beaucoup plus important que si on ne faisait rien) mais au bout d’un certain temps, plus personne ni comprend rien et dans ce cas il faut réécrire.
    On peut sans difficulté appliquer ce mode de fonctionnement à l’économie mondiale, voir même aux lois que les gouvernements mettent en place, on rajoute des systèmes, des articles sur une base qui date depuis des décennies, mais les personnes qui ont pensé le modèle de départ ne sont plus de ce monde et là une seule solution, assainir le système en le réécrivant.

    Icare

    • En informatique on donne le nom de méthode « la-rache iso1664″ à tout ceci, travaillant dans le domaine informatique aussi je ne compte plus les projets « sérieux » gérés malgré les méthodologie de gestion de projet moderne au final de cette manière, un signe des temps sans doute…

      j’avais fait un strip sur le sujet visible ici

      si ca peut aider à comprendre et faire rigoler …

    • Salut « collègues » Icare et Sébastien,
      L’informatique qui a été mon boulot pendant près de 40 ans, n’a fait que reconstruire de système en système de plus en plus évolués, de plus en plus conviviaux mais les bases sont toujours restées les mêmes. Dans l’applicatif, une compta, une facturation…
      Manque de place en mémoire ou sur les médiats collectionnant les inputs et les outputs, on découpait le travail. On découpait les bytes en bits. Maintenant, on travaille en double mots.
      Les générations se sont succédés, on a transposé de l’une dans l’autre.
      Le soft de base, qui en fait encore? Chez les grosses boites comme MS, Google…

    • Papimam

      @l’enfoiré
      Ravi de rencontrer un compatriote sur ce blog, tombé dans la marmite à la naissance ou presque.
      Dans mes 40 ans de métier j’ai croisé et même mis en musique des softs pointus de propals d’approvisionnement, ils moulinaient toute la nuit pour livrer leurs élucubrations chaque matin.
      Le professionnel chargé de faire les commandes effectives les filtrait toutes pour les signer après les avoir éventuellement amendées.
      Les algo. et formules savantes restaient propriété privée du concepteur et de son organisation.
      C’est resté ainsi à ma connaissance, pas de HFT, les enjeux ne sont pas les mêmes.

    • Bonjour Papinam,

      « … tombé dans la marmite à la naissance ou presque. »
      Si vous voulez un peu de tout sur le sujet.
      Du développement de soft de base, j’en ai fait, il y a bien longtemps. Autre chose que la maintenance que l’on fait actuellement.
      « les enjeux ne sont pas les mêmes. »

      Content aussi d’avoir fait connaissance d’un compatriote et qui jouait avec les mêmes billes.
      :-)

    • Papimam

      @L’enfoiré
      Faute de temps je n’ai fait qu’une brève incursion sur votre site, prometteur et quels souvenirs : 1401, 360, …. J’ai hâte de découvrir la suite et d’essaimer vers d’autres nostalgiques des temps héroïques.

    • Papinam,
      L’histoire que je raconte n’est pas seulement celle que vous trouverez partout, celle des machines.
      Elle sera alternée de chapitre en chapitre avec la vision de ses utilisateurs et travailleurs en interne.
      Bonne lecture. :-)

  27. Didier

    Y a t-il une bonne âme pour nous dire comment lire ces graphiques ?

    • icare

      Allez sur le site http://www.nanex.net/FlashCrash/CCircleDay.html, on y voit mieux et ça rend les choses plus claires, les graphs représentent les demandes et les offres (Ask, Bid).

    • bqlou

      Bonjour,
      Je ne suis pas certain que ce soit la bonne réponse mais j’essaye quand même :
      Ce que PJ veut montrer sur les graphiques, c’est la régularité et la forme des courbes qui sont plus proches d’un modèle mathématique qu’autre chose.
      En plus de cela, il faut regarder les abscisses : le temps. Par exemple, sur la seconde image (courbe orange), on peut voir des courbes assez atypiques et en plus de cela, si l’on regarde en abscisse, ces courbes sont effectuées dans un intervalle de 6 ou 7 secondes.
      En gros, il n’y a pas d’achat réellement effectué, seulement des ordinateurs qui interviennent à une vitesse telle que presque impossible à voir.

      Si je me plante, n’hésitez pas à me corriger…
      Cdt,

    • Didier

      j’avais déjà jeté un coup d’œil mais c’est franchement incompréhensible

  28. izarn

    Je ne crois pas que cette technique serve à gagner de l’argent directement.
    La finance c’est aussi de la manip psychologique. N’importe quel VRP de base dirait ça.
    Ici avec des mots compliqués pour amuser le gogo, on fait la méme chose.
    L’économie n’est pas une vraie science, elle me fait penser plutot à cette pseudo science des médecins charlatans de Molière:

    Lisette : « Que voulez vous donc faire monsieur, de quatre médecins ? Il n’en suffit pas d’un pour tuer une personne ? »
    Sganarelle : « Est-ce que les médecins font mourir ? »
    Lisette : « Sans doute, et j’ai connu un homme qui prouvait, par bonnes façons, qu’il ne faut jamais dire : une telle personne est morte d’une fièvre et d’une fluxion sur la poitrine, mais : elle est morte de quatre médecins et de deux apothicaires. » (L’Amour médecin)

    Remplacez médecin par économiste et aphoticaire par banquier.

    En fait il s’agit de faire monter artificiellement les cours. Comme le dit Jorion, beaucoup n’ont jamais spéculé eux-meme. Ils sauraient que les offres d’achats et de ventes sont affichées, mais qu’il ne s’agit pas encore du cours. C’est lorsqu’une transaction à eu lieu que le cours est affiché.
    Normalement. Logique non? Une forte demande d’achat artificielle est la pour ferrer le poisson assez idiot pour croire à une montée solide du cours en volume, et le trader débutant hyper-speedé comme Kerviel achete.
    Bien sur une fois la transaction réalisée, la banque retire le restant de l’offre d’achat. Elle a en fait gagné en capital en faisant monter le cours. Pas utile de continuer. Surtout si son projet c’est de vendre aprés la fausse hausse. C’est ainsi que la finance joue en dehors de l’économie réelle.
    Conclusion: Le cours monte pour pas un rond. Ce genre de truc se devine quand il y a des hausses en faible volume. Par exemple le CAC à 4000 c’était ce genre d’arnaque. Histoire de rassurer le peuple sur la pseudo reprise…Et valider les idoties des économistes de Molière.
    C’est aussi une métode pour tester les offres de vente enregistrées en seuil sur les ordianteurs des banques. Dés que l’ordi réagit et vends on retire le restant de l’offre. Normal!
    Bref il faut se mettre dans la psychologie du joueur de poker. C’est ça la finance, pas de la technique, ni de la science. Ou plutot ces techniques ne servent qu’au joueur de casino.
    C’est assez effarant de voir le niveau philosophique de ces gens qui veulent controler la planete, et qui donnent des bon ou mauvais points aux Etats.
    Ils n’en ont pas les moyens moraux ni éthiques. C’est affligeant.

    • JeanNimes

      Non pas « affligeant » ! Proprement injustifiable, insupportable, inadmissible, intolérable.
      A faire cesser immédiatement par tous les moyens.

      1/ Retirer immédiatement tous les fonds placés en actions ou s’appuyant sur des actions.

      2/ Participer au financement direct des activités, économiques ou sociales : pas d’intermédiaires (ou des intermédiaires gestionnaires à but non lucratif) et priorité aux services publics.

      Ce boycott procurerait déjà un barrage aux gogos qui se font gruger et laisserait les banques jouer leur argent entre elles.

  29. octobre

    Oui, voici l’image et l’activité encé-phallique de nos bourreaux. Nul doute que dans ces instantanés, on peut les voir en érection. Si la mort a un visage, elle peut prendre ce masque.

  30. JLS

    « Le pigeon c’est donc celui qui ne peut pas faire appel à ces manipulations, à savoir 99.999% des individus qui viennent sur les marchés mais qui ne représentent que 15-20% des volumes d’ordre, en réduction constante.
     »

    si les pigeons ne représentent que 15 à 20% du marché je ne vois pas comment il peuvent soutenir les cours sur le long terme.
    Soit les spéculateurs sont majoritaires et dans ce cas il peuvent manipuler le marché, le faire monter par exemple mais à ce moment là les cours ne sont pas vraiment manipuler mais reflete la valeur que leur donne les banques d’investissements ou les hedge funds.
    soit ils sont minoritaires et dans ce cas ils peuvent manipuler les cours à la marge sur un jour peut-être lors des publications de bonnens ou mauvaises nouvelles, ce qu’ils font sans doute.

  31. logique

    En fait il y a differente stratégie qui peuvent avoir recourt aux HFT. Mais se mécanisme doit impérativement sniffer les orders books.

    Les stratégies peuvent être les suivantes :

    1) maintenir un semblant d’activité
    a) je vends a X et je rachète a X, je ne gagne rien et je ne perd rien, mais je peut influencer les cours ou denner l’inpression d’activité.
    b) je rachete a X+delta une infime quantité d’actions, lorsque les orders books sont vides, pour faire monter le prix. Sachant que par la suite il y aura surement de grosse quantité a l’achat a un prix X-delta et je liquide mais ordres a X ( X = (X+delta) – (X -delta). Si ont vends plus de X que’on a acheté de X+delta, c’est gagnant.
    c) je vends a X-delta, pour faire baiser les cours est achater au plus bas, je vide les carnets d’ordre de vente, ensuite je remet en vente a X+delta sur des petites quantité, arrivé a X choisi j’attends le pigeon pour envoyer les ordres de ventes. C’est surtout la que l’on peut observer des ordres d’achats qui s’annule. C’est aodre d’ach

  32. Kaiel

    Quelqu’un avait posté un lien qui montrait la même chose sur youtube, il y a quelques temps déjà…
    Ce pourrait être intéressant de le reposter ici.

  33. logique

    Désolé, j’ais fait une mauvaise manip. Donc je continue :

    C’est ordre d’achat ne sont la que pour sniffer un ordre de vente aux prix voulu, se na sont pas des ordres aux marché, sinon il matcheraient.

    M’enfin cela fait maintenant plus de 15 ans que je n’ais plus aucun contact avec les marchés, mais le fait de pouvoir deleter les ordres a été mis en place a cette époque. Donc le HFT existe deja depuis longtemps, depuis j’imagine que cela c’est considérablement amélioré.

  34. diesel

    La grande question c’est POURQUOI ces outils existent-ils ?

    Les économistes qui les défendent répondent qu’ils sont nécessaires pour assurer un bon fonctionnement des marchés et donc de l’économie, et pour le prouver ils s’appuient sur leurs modèles mathématiques, en particuliers ceux issus de la théorie monétariste (qui soit dit en passant prévoit aussi un « taux de chomage idéal », en dessous duquel il ne faut surtout pas descendre si on ne veut pas remettre en cause la stabilité de l’économie).

    Les banquiers défendent également ces outils, mais pour une autre raison.
    Laquelle ?
    Pour l’apprendre, il faut comprendre comment est payé un banquier.
    Un banquier rend un service à la société en manipulant l’argent d’une telle manière qu’il fait mieux fonctionner la société, tellement mieux qu’il peut se prendre une commission sur ce qu’il a fait gagner à la société, et en vivre plus ou moins bien.
    Et comment évaluer la taille de cette commission que se prend le banquier ?
    C’est bien sûr impossible d’évaluer réellement ce que le banquier fait gagner à la société. Donc, ce qu’on évalue, c’est ce que le banquier ne fait pas perdre à la société. Et pour ne rien faire perdre à la société, il ne faut pas commettre d’erreurs. Et plus un métier est compliqué, plus les tâches à effectuer sont complexes, plus les erreurs possibles sont nombreuses. Et plus il y a à faire perdre à la société. Et donc, plus cher on payer ceux qui ne font pas d’erreur, dont le métier est plus valorisé et donc plus rémunéré.

    Qui peut réellement croire que tous ces produits financiers apportent réellement quelque chose à la société ? Que grâce aux CDS, les paysans produisent plus de blé, les vaches plus de lait, les médecins traitent mieux leurs patients, les professeurs instruisent plus d’élèves, et mieux ?

    Et non, tous ces produits servent juste à valoriser le métier de banquier, pour que les banquiers soient plus payés. Et finalement, c’est bien humain que les banquiers le fassent, ils ne font qu’imiter toutes les autres branches professionelles. Le problème, c’est qu’on les ai laissé faire. Pourquoi ? Je suppose, mais ce ne sont que des suppositions, que leur puissance de frappe financière leur a permis de corrompre, en toute légalité, la classe politique des pays de l’OCDE, qui a fermé les yeux sur ces pratiques trompeuses tout en plaçant fils, nièces, épouses et cousines dans cette industrie florissante.

    • icare

      « la théorie monétariste (qui soit dit en passant prévoit aussi un « taux de chomage idéal », en dessous duquel il ne faut surtout pas descendre si on ne veut pas remettre en cause la stabilité de l’économie) »

      C’est la courbe de Phillips qui montre que lorsque l’inflation est faible, le chômage est élevé et vice versa. Grosso modo

    • Charles A.

      Bien entendu, le chomâge est un outil de contrôle du prix du travail. La

    • Charles A.

      Je reprends le message parti de façon inopinée…
      Bien entendu, le chomâge est un outil de contrôle du prix du travail.
      La bourgeoisie ne lutte jamais contre le chomâge.
      C’est un de ses instruments de compression des salaires.
      Et si l’armée de réserve industrielle (Marx) diminue trop localement, elle a recours à la légion étrangère (immigration).

      Par ailleurs, directement sur le sujet du billet,
      je répète mon témoignage qui prouve que les manips financières n’ont rien de nouveau.

      Etudiant à Sc. Po années 70, ai travaillé comme documentaliste pour une boite d’analyse financière.
      Et en ai vu déjà pas mal…

      Y compris gagné le fric de belles vacances en utilisant une info d’initié dans un concours boursier,
      alors que ne je n’avais aucune compétence financière…
      J’ai même un diplôme décerné par Giscard que ce blog me donne l’envie d’encadrer…

      Par la suite, j’ai pu vérifier comment certains manipulaient les cours à travers la presse.

      En fait, je crois que le seul « délit » sanctionné, c’est celui de ne pas être initié…

      Que faire ?
      C’est comme le fonctionnement démocratique des partis et des institutions politiques,
      la satisfaction des besoins de base de l’humanité, ou la survie de la planète,
      aucune réforme n’y fera tant que n’aura pas été abolie la dictature du capital.

    • Souvarine

      « la théorie monétariste (qui soit dit en passant prévoit aussi un « taux de chomage idéal », en dessous duquel il ne faut surtout pas descendre si on ne veut pas remettre en cause la stabilité de l’économie) »

      C’est plutôt l’interprétation néokeynésienne (chômage d’équilibre). Pour Friedman, il existe un chômage qu’il qualifie de naturel (déconnecté du taux d’inflation) dû à des entraves sur le marché du travail (syndicats, salaire minimum, réglementation….) qui empêcherait la concurrence parfaite d’opérer. D’où, selon lui, la nécessité de flexibiliser ce dernier.

  35. filter sweep modulation

    c’est beau ces graphiques , on dirait des formes d’ondes dans les éditeurs de son « oldschool » comme goldwave ou soundforge 4.0 !

  36. Gu Si Fang

    Voici le commentaire d’un ami qui connaît assez bien le high-frequency trading et à qui j’ai envoyé votre billet.

    Je lui demandais :

    « Est-ce que ce type de pattern correspond à ce qui est généré par le HFT ? Je comprends qu’il s’agit de séries d’ordres bid/ask qui sont placés puis retirés immédiatement. Je me demande à quoi on reconnaît le succès d’une stratégie après coup. »

    Sa réponse :

    « Les graphes que tu m’as envoyés sont passionnants, je n’en ai jamais vus auparavant. Ce sont effectivement typiquement des ordres générés par des algorithmes.

    Le premier graphe (BATS scissors) à mon avis témoigne de l’existence d’un intervenant sell-side (un broker qui vend des algorithmes d’exécution à ses clients) et qui place ses ordres dans le marché dès l’ouverture avec des quantités décroissantes au fur et à mesure qu’on s’éloigne du last. Ceci a pour effet de jouer le côté mean-reverting de la stock, et aussi d’avoir un impact à l’avance sur l’exécution du prix moyen pondéré par les transactions (VWAP, c’est en général ce que les brokers essayent de garantir à un client.

    Le Boston Shuffle, je le vois comme un algorithme qui essaye de détecter un gros ordre limite qui passe, et qui oscille autour d’un certain prix pour savoir jusqu’à quel niveau un intervenant est prêt à acheter. Pour moi, les autres graphes sont un peu dans le même état d’esprit.

    Ce qui est intéressant, c’est que ces algorithmes de détection de prix / taille sont multiples, et qu’il existe apparemment une écologie d’algorithmes market takers / market makers. Il semblerait que ces algorithmes intéragissent ensemble pour « survivre » (générer du profit) et que ce système dynamique tende vers des système d’équilibre assez étrange. Par exemple, le graphe « Blotter » pourrait témoigner de la présence de plusieurs algorithmes qui se « battent » pour essayer de se placer à l’ask.

    Le succès d’une stratégie se regarde finalement grâce au p&l généré par la stratégie, sachant qu’en général, les intervenants vont essayer d’avoir une position nulle à la fin de la journée. »

    • Gu Si Fang

      Suite de l’échange :

      Je demande :

      « A ton avis, peut-on parler ici de manipulation de cours, ou de tentative ? Y a-t-il des stratégies de manipulation de cours qui pourraient ressembler à ce qu’on voit ici ? (je ne sais même pas comment définir précisément « manipulation »…)

      Or il y a deux questions : « Les praticiens du HFT veulent-ils tricher ? » et « Si ils le voulaient, le pourraient-ils ? » Ton avis m’intéresserait beaucoup. »

      Réponse :

      « Pour le premier algorithme, effectivement, ça peut ressembler un peu à de la manipulation de prix, mais sans vraiment en être: cela peut par exemple témoigner d’un trader option qui essaye de couvrir sa position de façon mécanique.

      Les autres algorithmes à mon avis ne sont pas des manipulations de prix : ils cherchent à sonder le prix qu’un client peut payer. L’algorithme « Stubby Triangles » par exemple lui de profiter d’un « fat finger », où un intervenant vendrait par mégarde une action à 0 EUR.

      Dans tous les cas, si mon interprétation de ces algos est correcte, ces algorithmes contribuent à rendre le processus de prix plus aléatoire, moins prédictible (puisqu’ils éclusent l’inefficience générée par un ordre anormal, soit trop gros, soit trop agressif).

      Il y aurait manipulation si un algorithme mettait des énormes quantités à l’ask sans avoir réellement « envie » de traîter, juste pour déséqulibrer des robots qui tiendraient compte du déséquilibre du carnet d’ordre pour traîter, ce qui ne semble pas être illustré par des graphes, puisque ces algorithmes aimeraient traîter au prix qu’ils affichent. En revanche, je sais que ça existe, c’est bien entendu interdit par les exchanges, mais difficilement détectables.

      Les praticiens du HFT ne trichent pas réellement, ils profitent d’une information « publique » grâce à une technologie de pointe qui leur permet de mieux analyser le marché (en gros, il suffit d’avoir une énorme bande passante). « Si ils le voulaient, le pourraient-ils ? », je dirais que oui, car l’empreinte d’un trader HFT est très ténue car ses actions sont noyées dans des téraoctets de données journaliers, donc une manipulation est beaucoup plus difficilement détectable.

      Un risque plus important que je vois est l’intéraction de ces algorithmes au comportement parfois non-linéaire: il n’est pas impossible que sous certaines conditions initiales rares, le système d’enchère sur une action se retrouve complètement déséquilibré par la mise en concurrence de ces algorithmes (erreur de programmation avec boucle infinie sur l’arrivée des ordres de vente, phénomène complexe de feedback entre algorithmes qui induit un équlibre instable dans certains cas etc….).

      En ce qui me concerne, c’est l’une des interpréations que je donne au récent freak crash de -10% en quelques minutes sur le S&P. Je pense que c’est un phénomène très proche de celui des freak waves (vagues scélérates) (http://en.wikipedia.org/wiki/Rogue_wave). »

    • Bonjour,
      Il y a bien longtemps, j’ai un peu spéculé avec des graphiques, que je construisais moi-même.
      Si cela intéresse j’avais écrit un article « Spéculons en paix »
      Les graphiques du billet, je n’avais pas encore vu.
      J’utilisais les graphiques xo. Mais, je n’ai jamais fait fortune, croyez-moi.
      :-)

    • logique

      votre amis a raisn de parler de stratégie, car c’est de cela qu’il s’agit. Il y en a tellemnt que cela devient difficile de toute les énumérer. A l’intérieur d’un même desk, il peut y avoir des personnes qui ne font que gagner sur les personnes appartenant aux même desk. Les salle de trading ressemble bien plus a des arénes ou les glagiateurs s’affrontent pour faire la max de chiffres sans se faire avoir. Les stratéges, ont toujours de l’avance lorsqu’il connaisse le fonctionement des logorhytmes de base. M’enfin ensuit il leur faut quand même structurer un énorme travaille pour arrivé a s’en mettre plein les poches. Les subprime en sont un bon example, c’est vraiment du travail de pro, mais surtout du travail d’équipe. Car tout seul impossible de monter une telle arnaque aux marché. Il faut absolument des intervenants a chaque niveaux de transactions (titrisation, notation, asuurance). C’est du travail de meute, se sont donc des loups et des loups trés efficaces.

    • Moi

      « Les praticiens du HFT ne trichent pas réellement »

      Peut-être, mais ça ne ressemble pas non plus réellement à de la concurrence libre et non faussée ou à de la symétrie dans l’information dont disposent les acteurs.

    • VB

      @ GSF,

      Tout d’abord, merci pour votre retour d’informations.

      De ce que vous relatez, il ressort que, dans l’hypothèse ou la manipulation de cours n’est pas volontaire en ce qu’il ne s’agit que de faire « murir le marché » plus vite (on lance des bulles et on attend les réponses dudit marché), il y a quand même, selon moi, une manipulation du « prix » ; un peu comme de la viande dont les bêtes ont été forcées : elle diminue de façon spectaculaire à la cuisson ; quant à ses qualités nutritionnelles et aux éventuels effets secondaires sur les organismes consommateurs, n’en parlons même pas : TABOU. Une bulle qui joue avec la santé du consommateur en un mot.
      Les protagonistes du marché (fabricants et utilisateurs du HFT) n’ont donc pas compris qu’entre murissement et pourrissement, il n’y a qu’un pas qu’ils franchissent allègrement.

      Cordialement,

    • Bertrand

      Ce qu’il y’a d’amusant dans l’imbroglio des programmes de HFT, c’est que l’on finit par utiliser l’expression « vague scélérate » pour décrire cet édifice ruiné par un cataclysme que l’on aimerait croire « naturel ».

    • vigneron

      @ Gu Si Fang

      Vous savez quoi, cher Gu Si Fang? En lisant votre poésie prosaïque financière et finassière, je pense à Onan… Et au psychrophore!

  37. @byciclette

    Il me semble paradoxal que des offres (achat ou vente) qui n’aboutissent pas soient prises en compte dans la côte de l’action !

    En tous cas, cela répond en partie à une question à laquelle ceux qui prétendent connaître le fonctionnement de la bourse ne savent pas répondre : comment est fixée la côte d’une action ?

    On me répond toujours : « c’est en fonction de la loi de l’offre et de la demande » (loi qui n’est que théorique, cf. Paul Jorion) ; mais personne ne peut me donner concrêtement les éléments utilisés (nb d’échanges, moyenne sur une journée …)

    La connaissance de cet algorithme (ainsi que l’algorithme de correspondance acheteur / demandeur) est essentiel pour comprendre le fonctionnement de la bourse (et donc pour y jouer).

    Ce billet de M. Jorion nous montre une faille du système.

    • icare

      Cela prouve bien qu’il faut laisser aux « professionnels » le jeu du boursicotage et éviter l’amateurisme dans ce domaine. C’est comme au casino, il y a des algorithmes dans les machines et le seul et unique gagnant c’est le casino pas le joueur, sauf coup de chance pour la pub et pour attirer de nouveaux pigeons.
      On plume les pauvres gens qui croient encore que la bourse peut leur rapporter gros, l’appât du gain, l’argent facile.
      Je suis curieux de savoir combien de gens, sans connaissance du système boursier ont réellement gagné de l’argent grâce à leur banquier qui leur ont donné des conseils de placement sur des SICAV ou autres depuis 1999, si quelqu’un a des stats la dessus, je suis preneur.
      Dans mon cas, le peu d’argent que j’ai pu placer en bourse ne m’a RIEN rapporté, mais m’a plutôt fait perdre de l’argent.

  38. Grosjean

    Bonjour à tous,

    je viens de finir le roman de Flore Vasseur (« comment j’ai liquidé le siècle »), on y retrouve tout à fait ces phénomènes, très intéressant, vraiment.

    Merci Paul

    PS Eva Joly est en 7eme du Canard Enchainé ce matin (un bon 1/4 de page), intéressant, très intéressant, à quand la rencontre ???

  39. dissy

    Irlande : dépression de – 10.7 pct en 2009 !!

    The economy shrank last year by more than previously estimated, according to revised figures from the Central Statistics Office (CSO).The CSO’s national income and expenditure figures for 2009, released today, also indicated gross national product (GNP), arguably a more accurate measure of activity in an economy with a large outflow of income from foreign multinationals, fell 10.7 per cent.

    http://www.irishtimes.com/newspaper/breaking/2010/0804/breaking29.html

  40. dissy

    Les chinois se mettent aussi aux stress tests mais ont l’air plus prudents

    China said to tell banks to stress-test for 60% home-price drop, previous bank stress tests assumed 30% price drop

    http://ransquawk.com/headlines/89299

  41. Entre observer une courbe et en faire des déductions n’y a-t-il pas des précautions à prendre.
    Serait-il possible que ces courbes ne présentent que la façade des informations de tradding. En effet les ordres financiers ne peuvent tous être traités simultanément et il faut bien un système informatique qui enregistre, tri et rationalise ces ordres de passages. Ainsi même si ceux-ci sont fait dans les délais aléatoire il est possible que la machine les traitent selon un ordre et des délais qui peuvent sembler automatiques…

    • logique

      les ordres arrivent en temps réelle, leur ordres de passagent depends du prix et de l’heure d’arriver de l’ordre dans les orders books. Pour un informaticiens la clé serait (price-time) a part pour les ordre sans limite qui se posionnent aux prix du marché. Un ordres sans limite peut matcher indépendement de l’heure, a la seul condition qu’il n’y est pas d’autres ordres aux même prix, sinon il se verra traiter aprés les ordres limites.

      En fait les stratégies sont multiples elles dependent de l’objectif du trader ou broker , market maker. en fait il y a 2 type d’intervenant sur le marché, les profesionnels et les autres, le quidam, même riche. Les profesionnels ont des outils de profesionnel et les quidam des outils de quidam.

      Il en va de même pour les information, il y a les infos pro et les infos quidam. La fracture social est bien rélle et elle l’est encore plus entre le milieux de la finance et le reste du monde. Ce n’est plus une fracture c’est une faille.

  42. louise

    L’autre lien marche pas, je crois, alors j’ai çà :

    http://www.youtube.com/watch?v=jQhQlOTM3Ps&feature=related

  43. quid34

    Ce titre est un pléonasme assez naïf…mais qui dit manipulations ne dit pas forcement contrôle…Kerviel avec ses 50 Milliards n’y pas réussi…

  44. charles

    Zero Hedge a deux posts récents sur le ‘phénomène’, ce que l’un des auteurs appelle la fin de la route rationnelle, et la conséquente manipulation des cours à la hausse

    HFT-bot-versus-bot
    It’s Not A Market, It’s An HFT ‘Crop Circle’ Crime Scene » – Further Evidence Of Quote Stuffing Manipulation By HFT

  45. CHR

    Votre commentaire me fait penser à La Boétie: «ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ».

    • Etienne

      Tiens, et pourquoi pas une petite fable de La Fontaine sur ce sujet?

      Le Chameau et les bâtons flottants.

      Le premier qui vit un chameau
      S’enfuit à cet objet nouveau ;
      Le second s’approcha ; le troisième osa faire
      Un licou pour le dromadaire.
      L’accoutumance ainsi nous rend tout familier.
      Ce qui nous paraissait terrible et singulier
      S’apprivoise avec notre vue
      Quand ce vient à la continue.
      Et puisque nous voici tombés sur ce sujet
      On avait mis des hommes au guet,
      Qui voyant sur les eaux de loin certain objet,
      Ne purent s’empêcher de dire
      Que c’était un puissant navire.
      Quelques moments après, l’objet devient brûlot,
      Et puis nacelle, et puis ballot,
      Enfin bâtons flottants sur l’onde.
      J’en sais beaucoup de par le monde
      A qui ceci conviendrait bien :
      De loin c’est quelque chose et de près ce n’est rien.

      • Lisztfr

        Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose… et pour pas cher !

        Sinon, je connaissais qqn qui racontait cette bribe :

        « Mr. le député, dans votre projet, il n’y a rien, au contraire !…  »

        Allusion à la transcendance, l’indicible, etc.

        Il existe aussi la peinture « imitation fausse brique » du même auteur que la précédente.

    • citation souvent reprise par Michel Onfray, le grand homme !

    • de La Boétie, Onfray cite aussi : « arrêtez de servir et vous serez plus libre »
      ah, liberté, égalité, fraternité !

  46. scaringella

    La finance et la manipulation des cours se sont tjrs pratiquées. De manière artisanale. Grace aux appareillages electroniques divers, cet artisanat est devenu une industrie. Comme toute industrie elle maximise la production et minimise les couts de … production. Rien de bien mystérieux ni étrange, juste l’évolution normale d’une activité humaine qui rencontre l’évolution technologique lui permettant de s’industrialiser. Les grandes banques sont l’équivalent de ford, renault et autres. Et de même que l’on ne peux plus vivre sans voiture, on ne peux plus vivre sans vehicules financiers. Le terme de véhicule est significatif.
    Celà ne dédouane pas des déviances. De même que les crash-tests existent pour les voitures, ils devraient exister pour les véhicules financiers. Ce ne sont pas les banques qu’il faut tester, mais les produits fianciers avec des normes tout aussi rigoureuses que les voitures.

  47. Piotr

    D’une façon générale, on est formaté pour le temps court ,la fragmentation de la durée nous donne une illusion d’intensité.Il n’y a qu’aux Marquises que le temps s’immobilise…
    http://www.youtube.com/watch?v=hVK-s84SN_s

    • Moi

      Si je vous comprend bien, nous n’avons ni la durée, ni l’intensité. Pauvre condition humaine. :)

    • octobre

      Je croyais que depuis Nietzsche et sa philosophie à coups de marteau c’était plutôt la pensée en fragments ?

  48. bouant

    C’en est donc fini du système capitaliste! Le monde est en faillite, ces enfoirés vont filer les actifs merdeux aux plus démunis!

    • logique

      Pourquoi, tu croit encore au pére noél. Les merdes tu les refillent toujours a ceux qui n’y comprennent rien, c’est a dire aux plus démunis. Est ce que tu crois que Weston ou rolex va allé délocaliser en chine ? la chine c’est pour les plus démunis, normal c’est de la merde.

      Désolé d’être aussi direct, mais a vrai dire, c’est se qui fonctionne le mieux.

    • CHR

      Mais non!
      Les banques centrales maîtrisent la parité des monnaies grâce aux swaps qu’elles pratiquent entre elles.
      Les banques privées maîtrisent les cours de la bourse grâce à leurs outils informatiques.
      La création monétaire des banques centrales garantit les défauts de paiement des emprunteurs insolvables.
      La politique de rigueur des Etats garantit la valeur de la monnaie avec pour conséquence la déflation.
      Conclusion: tout ceci est très bon pour les capitalistes alors pourquoi voulez-vous que tout cela s’arrête? Techniquement ça peut même fonctionner très longtemps.

    • octobre

      bouant

      Vous avez fait un stage intensif en méthode cognitive ?

  49. louise

    Mais non, mais non, au fait le plomb, il est à combien en ce moment ?

  50. juan nessy

    Il y a fort à parier que ce sont les mêmes jeunes ( ou moins jeunes ) gens développeurs qui modélisent ( et un peu plus ) les stratégies et mouvements militaires , qui elles aussi travaillent de plus en plus sur la nano-seconde .

    On va apprendre un jour que l’on a perdu une guerre dont ne savait pas qu’elle était déclarée .

    Quant à faire de Paul Jorion , le mollah Omar de l’économie …..

  51. Charles A.

    @ Eve

    Le « je vous aime tous », en réponse au « Nous » de Paul, est reçu 5 sur 5 par beaucoup j’imagine.

    Voilà qui blinde au lieu de plomber le moral.

    Par ailleurs, l’audience de ce blog (n°1 des blogs économiques francophones)
    est la manifestation du progrès de la compréhension de ce monde,
    de la nécessité de remplacer la logique du capital par celle des besoins durables.

  52. Plouf!

    La Bourse Émile Verhaeren 1895 (un cousin de Paul Jorion)

    La bourse

    Comme un torse de pierre et de métal debout
    Le monument de l’or dans les ténèbres bout.

    Dès que morte est la nuit et que revit le jour,
    L’immense et rouge carrefour
    D’où s’exalte sa quotidienne bataille
    Tressaille.

    Des banques s’ouvrent tôt et leurs guichets,
    Où l’or se pèse au trébuchet,
    Voient affluer – voiles légères – par flottes,
    Les traites et les banque-notes.
    Une fureur monte et s’en dégage,
    Gagne la rue et s’y propage,
    Venant chauffer, de seuil en seuil,
    Dans la ville, la peur, la folie ou l’orgueil.

    Le monument de l’or attend que midi tinte
    Pour réveiller l’ardeur dont sa vie est étreinte.
    Tant de rêves, tels des feux roux
    Entremêlent leur flamme et leurs remous
    De haut en bas du palais fou !
    Le gain coupable et monstrueux
    S’y resserre comme des noeuds.
    On croit y voir une âpre fièvre
    Voler, de front en front, de lèvre en lèvre,
    Et s’ameuter et éclater
    Et crépiter sur les paliers
    Et les marches des escaliers.
    Une fureur réenflammée
    Au mirage du moindre espoir
    Monte soudain de l’entonnoir
    De bruit et de fumée,
    Où l’on se bat, à coups de vols, en bas.
    Langues sèches, regards aigus, gestes inverses,
    Et cervelles, qu’en tourbillons les millions traversent,
    Échangent là leur peur et leur terreur.
    La hâte y simule l’audace
    Et les audaces se dépassent ;
    Les uns confient à des carnets
    Leurs angoisses et leurs secrets ;
    Cyniquement, tel escompte l’éclair
    Qui tue un peuple au bout du monde ;
    Les chimères volent dans l’air ;
    Les chances fuient ou surabondent ;
    Marchés conclus, marchés rompus
    Luttent et s’entrebutent en disputes ;
    L’air brûle – et les chiffres paradoxaux,
    En paquets pleins, en lourds trousseaux,
    Sont rejetés et cahotés et ballottés
    Et s’effarent en ces bagarres,
    Jusqu’à ce que leurs sommes lasses,
    Masses contre masses,
    Se cassent.

    Aux fins de mois, quand les débâcles se décident,
    La mort les paraphe de suicides
    Et les chutes s’effritent en ruines
    Qui s’illuminent
    En obsèques exaltatives.
    Mais le jour même, aux heures blêmes,
    Les volontés, dans la fièvre, revivent ;
    L’acharnement sournois
    Reprend, comme autrefois.
    On se trahit, on se sourit et l’on se mord
    Et l’on travaille à d’autres morts.
    La haine ronfle, ainsi qu’une machine,
    Autour de ceux qu’elle assassine.
    On vole, avec autorité, les gens
    Dont les coffres sont indigents.
    On mêle avec l’honneur l’escroquerie,
    Pour amorcer jusqu’aux patries
    Et ameuter vers l’or torride et infamant
    L’universel affolement.

    Oh l’or, là-bas, comme des tours dans les nuages,
    L’or étalé sur l’étagère des mirages,
    Avec des millions de bras tendus vers lui,
    Et des gestes et des appels, la nuit,
    Et la prière unanime qui gronde,
    De l’un à l’autre bout des horizons du monde !

    Là-bas, des cubes d’or sur des triangles d’or,
    Et tout autour les fortunes célèbres
    S’échafaudant sur des algèbres.

    De l’or ! – boire et manger de l’or !
    Et, plus féroce encor que la rage de l’or,
    La foi au jeu mystérieux
    Et ses hasards hagards et ténébreux
    Et ses arbitraires vouloirs certains
    Qui restaurent le vieux destin ;
    Le jeu, axe terrible, où tournera autour de l’aventure,
    Par seul plaisir d’anomalie,
    Par seul besoin de rut et de folie,
    Là-bas, où se croisent les lois d’effroi
    Et les suprêmes désarrois,
    Eperdument, la passion future.

    Comme un torse de pierre et de métal debout,
    Qui cèle en son mystère et son ardeur profonde
    Le coeur battant et haletant du monde,
    Le monument de l’or dans les ténèbres bout.

  53. Souvarine

    @Eve

    « Ce qu’on voit aujourd’hui (la crise mondiale) a été programmée, voulue, désirée par une poignée de gens dont l’objectif est d’instaurer un gouvernement mondial. Ils y travaillent depuis des années et ne sont pas loin d’atteindre cette ultime étape qui leur donnera un pouvoir absolu. »

    J’ai l’impression que vous regardez trop de séries télé.

  54. LVM

    En toute cordialité, deux simples petites questions : pourquoi n’achetez-vous jamais des actions Mr Paul Jorion? Qu’elles sont vos placements à « vous » ? Dans l’attente, je reste.

    Bien à vous,

    • vigneron

      Vos dix commandements d’Albert Frères* ne suffisent plus à forcer le Nord de votre boussole « d’investisseur blogueur »? Vous cherchez un nouveau doigt mouillé ou un nouveau papa?

      *- « un esprit sain dans un corps sain,
      – un verre de bon vin de temps à autre…mais avec modération,
      – le soleil brille pour tout le monde,
      – le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt,
      – diriger, c’est regarder de l’avant,
      – dans chaque difficulté, il y a une opportunité,
      – s’entourer des bonnes personnes, savoir déléguer, se montrer disponible,
      – on n’a rien sans rien,
      – travailler avec plaisir,
      – si vous pensez avoir trouvé la bonne formule, gardez-la. »

      Le secret révélé d’Albert Frère en dix formules à s’évanouir de grâce et d’intelligence. La fortune à milliards, ça coule de source! Suivez ces préceptes braves investisseurs audacieux et opiniâtres….

    • LVM

      http://www.google.fr/url?q=http://www.youtube.com/watch%3Fv%3DMrjw1Sititc&sa=X&ei=0ydbTPOxG5v9sQbivt17&ved=0CDcQuAIwAQ&usg=AFQjCNHhi1LzcAfiR0TuHEJZNNYcXyH9wQ

      Cet homme là aussi pourrait faire grossir sa pelote à la petite semaine, et combien d’autres sur ce blog.

      Il n’y a pas que le pognon, dans la vie, n’oubliez pas de faire ce que vous aimez vraiment.
      Et si c’est « faire de bon placements », toutes mes condoléances.

  55. Dad El carbo

    Bonsoir,

    La manipulation des marchés est vieille comme, hum, la bourse, au moins…

    Rappelez-vous de Nathan Mayer Rothschild qui grâce à ses pigeons voyageurs a su que Napoléon avait perdu à Waterloo, et laissa courir le bruit dans Londres d’une défaite des anglais, les bourses ont chuté en un clin d’œil et notre brave homme d’acheter des titres à prix bradés. Évidement lorsque la l’information officielle de la victoire des anglais est arrivée à Londres, il y a eu une ruée haussière. A chaque époque son outil de manipulation.

    La manipulation par l’information reste toujours d’actualité, et il n’y a même plus besoin de mentir de nos jours, le comportement des journalistes et de leur lecteurs est suffisant. Les journalistes relatent, commentent et tentent d’expliquer les faits; les lecteurs eux ont besoin d’explication lorsque des phénomènes qu’ils leur échappent ont besoin d’une explication. Jusque là tout va bien.

    En ce qui concerne la bourse, le journalistes vont commenter des mouvements qui ont déjà eu lieu, parfois contre toute logique, mettons que la bourse ai monté le journaliste va chercher un bonne nouvelle qui peut expliquer ce phénomène inattendu, et voilà notre lecteur rassuré car le cours des actions est monté et il a une explication dans un journal sérieux, il va donc acheter des actions dans son PEA en « bon père de famille » alors qu’en arrière plan la situation est mauvaise. Malheureusement pour lui il aura acheté après la hausse. Le symétrique existe avec la baisse.

    Ce phénomène est tout a fait comparable à la fréquentation du site de Paul Jorion. Lorsque la bourse monte notre bon père de famille cherche les bonnes nouvelles qu’il ne va malheureusement pas trouver ici, car ici on ne se contente pas de regarder la tendances des bourses pour élaborer une analyse économique…

    D’après certaines statistiques américaines 90% des boursicoteurs amateurs perdent de l’argent en bourse (Chiffre à vérifier mais l’ordre de grandeur est correct). Il suffit donc à nos spéculateurs armés de liquidités, de repérer lorsque nos bons pères de familles achètent ou vendent des actions, pour prendre les positions inverses jusqu’à ce que nos boursicoteurs abandonnent et vende leurs actions en accusant un perte.

    En pratique dans les quelques derniers mois: au mois d’avril les journaux titraient la crise est finie, la Grèce inquiétait, mais sans impact boursier. Puis deux évènements ce sont précipités, la fin du « quantitave easing » aux US, lecture des indicateurs avancés « maison » qui montraient le ralentissement de la croissance américaine et en prime la lenteur de réaction de l’Europe face à ses problèmes de dettes.
    Tout ça pendant que nos médias faisaient leurs choux gras sur la crise Grecque, pour les curieux qui intéressent aux médias anglo-saxons, ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère, tout ça pour à peine pousser l’euro à flirter avec le PPA (parité de pouvoir d’achat), que certain estiment à 1.18 €/$. (Je ne dénie pas les problèmes européens, je pense juste qu’au pays des aveugles, les borgnes sont rois, et que la crise europèenne à tout juste réussi ramener l’euro à un niveau fondamentalement correct, mais il repart déjà en hausse comme un flèche…).
    Ensuite est arrivée l’avalanche de mauvaises statistiques US et les médias en fanfare de nous chanter le « double dip »(la crise en W en bon français). La encore je ne dénie pas le W, on y va la tête en avant, je commente simplement le comportement des médias et de leurs lecteurs ou pire, de leurs téléspectateurs. Alors vous imaginez notre bon père de famille, qui a acheté ses actions en avril car « la crise était finit », se retrouve plumé en Juillet, sans espoir de voir son investissement reprendre des couleurs, les médias sont d’accords le double dip est là, et vends, déçu, s’il ne se rabat pas sur un produit baissier éligible au PEA (eh oui ça existe), pour tenter de se refaire, convaincu que puisque le double dip arrive, les bourses vont baisser.
    Évidement le lendemain, les entreprises commencent à publier les résultats du premier semestre qui s’avèrent bons, en effet l’argent des plans de relance coulait à flot et elles ont massivement liquidé leur personnel. Avec ce prétexte les professionnels peuvent relancer un cycle en faisant monter les indices boursiers. Les journalistes rangent leurs articles sur le double dip, cherchent désespérément les bonnes nouvelles qui expliquent cette hausse des marchés boursiers, et ils en trouvent, c’est ça le pire !!! Les mauvaises nouvelles sont mises de cotés. Notre bon père de famille va tenter de se refaire, en investissant sur cette entreprise qui a surpris le marché par cette excellente publication de résultat… Jusqu’à ce que le double dip ou une autre crise de dette ne viennent changer la tendance, bientôt dés que les journaux vont titrer « Le pire est derrière nous », les marchés vont repartir à la baisse…

    Voilà à mon avis commence fonctionne la manipulation des marchés, les HTFs servent évidement de catalyseur de tendance. Mais les vrais manipulateurs sont ceux qui connaissent ce cycle et qui ont les moyens de démarrer une tendance, après le système s’auto-manipule par effet rétro-actif (feedback loop).

    Il est facile de voir une autre manipulation à la veille d’un crack obligataire sans précédent, ou une bulle se forme sur les bonds du trésor. Incroyable mais vrai. Je vous laisse le soin de décortiquer l’information pour en trouver des preuves… Bon ok, un petit coup de pouce, ce commentateur mérite la palme du meilleur menteur de l’année :-) http://video.ft.com/v/292348193001/BlackRock-US-Treasuries-fair-value-
    « US T-Notes at a fair value… » et là encore je n’ai rien contre les US, si le titre étaient « les bons du trésors français à une valeur raisonnable » j’aurai le même commentaire.

    C’est pour cela que je félicite et remercie l’auteur de ce blog, car il est sait rester à l’écart de cet emballement médiatique, et offre un recul nécessaire à la compréhension de l’actualité de la crise.

    PS: Que se passe-t-il de nos jours du coté des sciences cognitives et de l’anthropologie ? Je n’ai pas vraiment le temps de faire des recherches sur ces sujets là, un petit tour d’horizon serait le bien venu. Merci.

    • Si je peux me permettre: vous partez d’une idée qui n’a jamais été infirmée ou confirmée, celle qui consiste à dire que les marchés se réajustent instantanément à l’arrivée de nouvelles informations. C’est un peu ce qui sous-tend les marchés efficients, théorie des années 60 qui a pris un sacré coup de vieux depuis 2008.

    • Dad El Carbo

      Désolé si je n’ai pas été clair, mais je dis exactement le contraire, l’information s’ajuste au marché, ce qui crée l’inefficience.
      La meme information sera traitée de maniére differente avec une reaction des marchés positive ou négative.

      Les commentateurs économiques ne devraient pas regarder les indices boursiers qui ont des mouvements de court terme inattendu pour diverses raisons, et la premiére qui est de faire perdre ce qui investissent avec du « bon sens », mais en retard. En ce moment le marché a décider de monter, pas a cause des bonnes nouvelles mais pour faire perdre ceux qui on parié á la baisse au mois de juillet au plus bas.

      Si on prend par exemple la hausse de lundi en France de 2.90%, elle est vraiement caractéristique, car il n’y a pas eu de nouvelle d’envergure internationale particuliére, par contre les gros investisseurs ont forcé la main, car ils savaient qu’a ces niveaux beacoup de personnes avec des positions baissiéres allaient capituler. Lorsqu’un investisseur baissier capitule il doit racheter les titres qu’il a préalablement vendu, ce qui reforce la pression haussiere. Et les journalistes vont commenter en choeur, les doutes sur la récession sont en train de disparaitre. Ce qui est faux, le doute n’a jamais été aussi grand, méme chez les plus optimistes. Dire que les marchés sont efficients est de la pure réthorique, du marketing…

      Par contre, une fois ce petit manége spéculatif terminé, le marché retournera vers les fondamentaux, qui ne sont pas bons. Et ils y retourneront de maniére trés rapide. Et un autre cycle reprendra….

  56. octobre

    Eve

    Tout ce bazar de pacotille, dont vous avez l’air de faire grand cas, nous relègue définitivement comme des pauvres chiens dans les oubliettes de l’histoire. A vot’ bon cœur, Madame, il est encore temps.

  57. cedric

    c’est le monde qui est ainsi malheureusement.

    Les quotas de pèche CEE d’il y a 10 ans :
    On pèche le poisson, on attend les administratifs qui pèsent la pèche, cela fait toucher la subvention, puis on relache le poisson (qui est mort entre temps)….
    à part nourrir les mouettes et rarifier le poisson en méditérannée, à quoi ça sert!!!!

    on construit des blocs de bétons au lieu de rénover des maisons existantes pour des raisons fiscales, on achète du périmable pour des raisons économiques etc…etc….

    bienvenue sur la planète Shadock!

    • PAD

      Et les grosses municipalités et entreprises publiques allument leurs éclairages publics, le jour, pour atteindre leurs quotas annuels !

    • cedric

      Les entreprises aussi d’ailleurs!
      Les économies sur le salaire, oui. Sur les charges facilement diminuables, non!

      PAD c’est le diminutif de Pierre Antoine? si c’est le cas je pense que l’on se connait.

  58. vigneron

    Là on joue plus avec les intérêts des boursicoteurs de m…, ni avec ceux des soit-disant « actionnaires-investisseurs long-terme », mais avec le prix de la survie de centaines de millions d’âmes: c’est carrément la folie sur le prix du blé et donc sur toutes les matières premières agricoles.

    Sur la Bourse aux matières premières de Chicago, qui sert de référence mondiale, le contrat de blé pour livraison en septembre a grimpé lundi de 31,75 cents à 6,9325 dollars le boisseau (plus de 210 euros la tonne), soit une hausse de 4,80% sur la journée. Il a touché en séance 7,07 dollars (5,3 euros), un prix plus vu depuis septembre 2008.

    A Paris, sur le marché européen (Euronext), la tonne de blé a dépassé plus tôt dans la journée les 200 euros, atteignant aussi son plus haut niveau en plus de deux ans.

    Des hausses toujours liées aux incertitudes sur la Mer Noire du fait de la canicule qui frappe la Russie depuis un mois. « Les prix sont dopés par les craintes de possibles contrôles sur les exportations de blé ou de limitations que pourraient mettre en place les pays bordant la mer Noire, qui continuent de souffrir de la pire sécheresse en plus d’un siècle », soulignent les analystes de Barclays Capital.

    Les exportations russes pourraient chuter de 50%
    Selon la maison de courtage Allendale, le Syndicat agricole russe a réduit ses projections de récolte (qui concernent l’ensemble des matières premières agricoles) à une fourchette comprise entre 72 et 78 millions de tonnes, contre une précédente estimation de 81,5 à 85 millions de tonnes. Ce chiffre est à comparer à une production de matières premières agricoles de 97 millions de tonnes l’an dernier et 108 millions de tonnes en 2008.

    En conséquence, les exportations du pays pourraient chuter de 50% par rapport à l’an dernier. La Russie, qui fournit environ 8% de la production de blé de la planète, en est le troisième pays exportateur mondial. Pour ne rien arranger, l’Inde et le Pakistan, qui représentent à eux deux environ 15% de la production mondiale de blé, subissent actuellement d’importantes précipitations et des inondations.

    AFP

    Pour mémoire, rien que pour la France, 5ème producteur et 3 ou 4ème exportateur mondial de blé, ça représente 5 Millions d’Ha (20 pour les US et 23 pour la Chine)soit 10% de la surface du territoire national, 35 Millions de Tonnes (60 pour les US et 105 pour la Chine), 10% des exportations mondiales (20% pour les US, 0% pour la Chine)…
    80 Euros de plus la tonne depuis le début de la saison, ça représente 2.8 Milliards de plus à se partager entre producteurs, collecteurs, stockeurs, négociants, spéculateurs, rien qu’en France…
    Sans compter les paris sur indice et le papier divers… Production mondiale: autour de 600 Millions de Tonnes, soit une augmentation potentielle sur une récolte annuelle, déjà, de 48 Milliards d’Euros=62.4 Milliards de $.
    Et ça, c’est juste pour le blé, on parle pas du maïs, du soja, de l’orge, du blé dur, du riz…

    • Papimam

      Infos essentielles dont les effets dévastateurs seront considérables.
      Jean Ziegler tout comme les producteurs de lait ou de fruits et légumes doivent être scandalisés et c’est peu dire.
      Les boursiers amorcent ils leur mue vers des bousiers ? Non, c’est excessif.

    • vigneron

      Je sais pas si Ziegler verra le bout de son combat, mais je suis prêt à parier qu’il aura droit, après sa mort, à un statue à coté d’Henri Dunant à Genève! Et pourtant qu’est ce qu’il les emmerde toutes ces autorités supra-nationales ou gouvernementales depuis qu’il gueule comme un sourd contre la finance et les affameurs!Une fois mort on, l’embaumera et on pourra l’aimer en toute bonne conscience cet hurluberlu d’iconoclaste ingrat et utopiste…

      Parce qu’apparemment, il était plus facile au XIXème de fonder la croix rouge et de « civiliser » les lois de la guerre à la conférence de Genève en faisant entendre raison à Guillaume Ier de Prusse, Napoléon III ou au Tsar Alexandre II de Russie, que de s’attaquer aux hécatombes de la spéculation financière au XXIème en faisant rendre gorge aux hiérarques de la finance et aux tutellaires FMI ou Banque Mondiale!

    • vigneron

      A propos de Ziegler, quel est le con qui va me dire que le mal et l’inertie c’est l’État et les Nations? Je le préviens, je réponds plus, je sulfate! A l’acaricide-insectiside systémique et neuro-toxique mortel…

    • Jacques

      @ Vigneron
      « je sulfate ».Merci de nous évoquer ce brillant dialoguiste que fut Michel Audiard. Cependant, on ne sulfate pas avec un insecticide neuro-toxique de type Gaucho.Merci pour nous autres ,petites abeilles . On utilise la bouillie bordelaise à base de sulfate de cuivre et de sulfate de zinc .Par ailleurs une sculpture de Tinguely me semble plus interessante pour une ville suisse qu’un bronze de Ziegler.Quoique ce dernier pourrait etre utile à la vigne !

    • vigneron

      @jacques

      La bouillie bordelaise est uniquement composée de cuivre du sulfate de cuivre neutralisé à la chaux éteinte. C’est un strict anti-mildiou pour la vigne (et un peu anti-bactérien) et un produit terriblement toxique pour les sols et leurs faune et flore. C’est surtout un élément qui s’y accumule sans s’y dégrader. On a vu des moutons pâturant dans des vignobles en crever. Dangereux pour les organismes aquatiques, les mousses, lichens, vers de terre, irritant pour la peau, les yeux, les poumons (pneumopathie fibrosante…) et même la spermatogénèse… Ya que les bios pour aimer la BB de Ulysse Gayon et Millardet…
      Heureusement qu’on a trouvé mieux dans les vignobles, sinon, le seuil toxique y serait atteint pour les mammifères en quelques décennies.

      Allez, puisque c’est vous, je retire systémique et je dis « pénétrant et éradiquant »! :)

  59. Dad El carbo

    Question au niveau des agrégats monétaire:
    Comment est comptabilisée la valeur boursière dans les agrégats monétaires ? M1, M2 … ? Cela dépend peut-être du « leverage »… Une variation des indices boursiers pourrait donc changer la valeur des agrégats ?

    Merci de m’éclairer sur le sujet.

    • logique

      Il semblerait que se soit M3, bien qu’un contract dérivé, n’est qu’une durée de vie de 3 mois et que les actions puissent être revendu le lendemain.

    • Dad El Carbo

      J’ai posé cette question, car je soupcone une main invisible d’acheter des bond US pour les investir dans les actions pour faire monter les indices. Mais je ne sais pas si il y aurait un interét quelconque a part de rassurer l’opinion avec des diagrammes qui montrent des cours en hausse.

      Une autre explication, qui reléve de la théorie du complot, serait de faire disparaitre une partie de la dette US par le biais des masses monétaires. Je m’explique. La monétisation d’obligations par la FED, devrait théoriquement créer de l’inflation (en contexte non déflationiste). Pour éviter cette inflation, une astuce serait d’acheter des actions avec l’argent créé, qui disparaitrait avec un prochain crack boursier, et hop, abracadabra, la dette a dimininué, et le surplus monétaire a disparu ainsi que les risques hyper-inflationistes induits (et nos amis banquiers peuvent ainsi vendre les actions a un prix interessant et compenser les pertes occasionnées depuis le flash crack de mai). Cela expliquerait a la fois la surenchére au niveau des T-Notes et ce rallye boursier paradoxal…

      Je n’ai pas les compétences en économie pour valider cette hypothése. Si quelqu’un pouvait me dire si celle-ci est sensée ou simplement abracadabrante, je serais trés reconnaissant, car elle hante mon esprit depuis quelques jours…

  60. Il y a au moins 3 références dans lesquelles ce genre de manip’ à la hausse sont abordées en détail:

    1/ l’article original de Zero Hedge (LA référence à lire tous les jours!): http://www.zerohedge.com/article/its-not-market-its-hft-crop-circle-crime-scene-further-evidence-quote-stuffing-manipulation-

    2/ une video « pédagogique » de Karl Dennninger que j’avais reportée ici: http://italo-francese.over-blog.fr/article-s-p-500-bilan-de-juin-2010-bonus-53461240.html

    3/ un « vieil article » de Zero Hedge commenté ici: http://italo-francese.over-blog.fr/article-des-elements-en-faveur-d-un-soutien-algorithmique-au-spy-45640095.html

    Alors bon, c’est un peu hermétique à lire, mais pendant les vacances, ça peut quand meme se faire … Et attention, ça ne concerne pas que les « spéculateurs », ça concerne tous les gens qui ont par exemple des assurances vie en unité de compte! Surement vous le savez déjà …

  61. rodolphe

    Miroir…mon bon miroir!Dites nous que nous ne sommes pas de simples tristes banksters! Je ne peux m empêcher de repenser aussi a l’affaire cedel-clearstream(Denis Robert) .Dans l univers mathematique des marchés,la vitesse de la lumiere est tres variable.Les dimensions relatives!Quel est le moyen de se deplacer avec suffisamment de securite?materiel requis pour immersion dans milieu?Ajustements?Taux de pression?Risques bacteriologiques?Agencements machiniques…nouvelle physique??Finalement,j ai toujours aimé la brasse coulée. Ah! La scene Gabin-Delon de la piscine…mélodie en sous-sol!!! Et les shadocks pompaient …pompaient…

  62. dico

    Qui sait où est passé le « clown blanc », autrefois prolixe sur ce site ?

  63. JeanNimes

    Et si l’on met la spéculation sur le blé (et autres matières premières) avec la situation russe, ne faudrait-il pas avoir une gestion mondiale des stocks de vivres, hors spéculation et quel que soit le moyen technique pour y parvenir ? Voir http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/030810/la-tragedie-russe-des-jardins-ou-brulent-les-provisions-de-lhiv

  64. Quelle est la position de l’AMF dans le trading haute fréquence?

    • Aucune; la version officielle est que ça augmente la liquidité du marché. La réalité est que ça produit des flash-krachs comme le 6 mai 2010 …

  65. sur le CAC cet été, c’est le rallye, sans manipulation, avec sang froid, les investisseurs et les épargnants sont au beau fixe : ils ne vendent pas à découvert !

    • Le CAC suit pas à pas le SPX étatsunien qui monte sans aucune augmentation du volume de transactions, ce qui traditionnellement un signe de faiblesse du marché. Depuis 1 an, on a systématiquement de forts volumes dans les phases de baisse et un faible volume dans celles à la hausse. Zero Hedge en a fait des tonnes là-dessus

    • merci Laurent, l’information est importante et corrobore le billet commenté.

  66. dissy

    Nouvelle forte hausse du chômage en Irlande et aux USA

    More than 8,000 people joined the dole queue last month as the unemployment crisis deepened, it was revealed today.

    Official figures confirmed 452,500 people were claiming benefits in July – up 34,400 on last year.

    The Central Statistics Office (CSO) also revealed professionals made up a sixth of new applicants.

    The unemployment rate is now 13.7pc of the workforce.

    Initial Claims Surge To 479K, Trounce Expectations Of 455K, Severe Deterioration From Last Week’s 460K

    http://www.zerohedge.com/article/initial-claims-surge-479k-trounce-expectatins-455k-prior-weeks-460k

    http://www.independent.ie/national-news/8000-more-join-dole-queue-2285802.html

  67. dissy

    40.8 millions d’Américains recoivent des ‘food stamps’ pour survivre…..c’est la ‘reprise non ?

    « The number of Americans who are receiving food stamps rose to a record 40.8 million in May as the jobless rate hovered near a 27-year high, the government reported yesterday. Recipients of Supplemental Nutrition Assistance Program subsidies for food purchases jumped 19 percent from a year earlier and increased 0.9 percent from April, the US Department of Agriculture said in a statement on its website. Participation has set records for 18 straight months. An average of 40.5 million people, more than an eighth of the population, will get food stamps each month in the year that began Oct. 1, according to White House estimates. The figure is projected to rise to 43.3 million in 2011. »

    http://www.zerohedge.com/article/food-stamp-usage-hits-18-sequential-record-high-408-million

  68. Regardez comme la manipulation des cours des actions réussit bien!! Qu’est-ce qu’on attend pour en faire autant??
    http://www.lesechos.fr/info/inter/020705674614.htm?xtor=RSS-2059

  69. Regardez comme la manipulation des cours réussit bien!! Qu’est-ce qu’on attend pour en faire autant??
    http://www.lesechos.fr/info/inter/020705674614.htm?xtor=RSS-2059

  70. Jacques

    Il n’y a pas de manipulations ! Des actions sont achetées massivement entre 8 H 1 mn et 8 H 1 mn 15 sec. Elles sont revendues entre 8 H 1 mn 20 sec et 8 H 2 mn .C’est tout simplement que les gars de Goldman Sachs écrivent très vite les billets d’ordre d’achat que leurs client ont passé entre 8 H et 8h 1mn.C’est comme ca que la Bourse monte et que le client est content.Avec l’opération inverse la Bourse chute, mais devinez qui gagne à nouveau ? Qu’est-ce que vous allez pas chercher !

  71. TARTAR

    Le lien vers forbes ne marche pas, mais le texte de Pierre Jovanovic est édifiant:

    « … sur Forbes le magazine des millionnaires qui pèsent minimum 130 kg sur la balance. Les informaticiens qui ont écrit les programmes d’achat et vente automatiques pour Goldman Sachs et les autres, les fameux High-Frequency tradings systems sont fous de rage: ils sont payés une misère alors que leurs logiciels permettent à leurs patrons de se mettre des milliards dans la poche. Emily Lambert écrit: « They wrote algorithms that take advantage of fleeting trading opportunities and bring in up to $100,000 a day. In return, they received a fraction of the pay doled out to their bosses. Now some programmers feel used and are instigating a revolt ». Oui allez-y, révoltez-vous, mettez vos prgrammes en panne qu’on s’amuse un peu. Je vous parie que le Dow Jones va perdre 2000 points d’un coup, faute de cricks manuels pour faire croire aux manants que Wall Street est en pleine éruption… Notez que le principe de manipuler le marché ne les gêne pas, c’est juste qu’ils ne gagnent pas assez de millions…. »

  72. Alors, que signifie ceci? Le commencement des lendemains qui chantent? Armons nous seulement de patience!?

    http://www.lesechos.fr/info/inter/020705674614.htm

  73. stefgrece

    Il est ou, le monsieur qui dit: »bonjour, c’est vendredi? »

  74. Pierre Charland

    LA FED VEUT INTERDIRE LES BLOGS
    Surréaliste: un rapport de la Fed explique que personne d’autre ne devrait avoir le droit de commenter ses actions, sauf avec un diplôme universitaire d’économie, et que pour cela il faudrait faire la chasse aux bloggeurs, tous des gens stupides!!! “Writers who have not taken a year of PhD coursework in a decent economics department (and passed their PhD qualifying exams), cannot meaningfully advance the discussion on economic policy”. Ben voyons. C’est les bloggeurs qui ont déclenché la crise, c’est bien connu! Cette note, ( téléchargez le lien au-dessous ), vise en particulier Carl Denninger dont je vous parle souvent, et qui, avec d’autres, a littéralement miné le travail soporifique de Ben Bernanke. Personne ne croit plus à la Fed, mais de là à ce qu’elle veuille maintenant interdire aux gens de parler d’elle, est la plus grosse erreur de communication jamais vue !!!! Ambrose-Evans Pritchard l’a vu aussi et il rappelle au débile mental qui a écrit ce rapport que ni “David Hume, ni Adam Smith, ni John Maynard Keynes n’auraient pu alors parler d’économie”. Il rappelle que Ben Bernanke, qui se fait appeler Dr Bernanke, n’a jamais obtenu de doctorat, juste un titre honoraire. Ambrose est tellement sidéré qu’il dit “You couldn’t make it up, could you?”. C’est sûr, personne n’aurait pu inventer un tel rapport et une telle débilité au sein de la Fed! Mais sommes-nous vraiment surpris de voir ça avec la Fed ?

    http://www.scribd.com/doc/33655771/Economics-is-Hard

    • Marlowe

      Il est quand même plus logique et plus acceptable que ce soient les décideurs qui disent ce qu’il faut penser de leurs décisions.

      Sinon où irions nous ?

  75. Simorg

    Je ne comprends pas grand chose à ces dessins et j’ai même du mal à suivre les commentaires… Ces graphiques sont étonnamment réguliers, c’est ce que je constate.
    C’est dire à quel point comprendre ce qui est passe vraiment au-dessus du carafon pour les gens comme moi.
    Mais la complexité des situations n’empêche pas de comprendre néanmoins que tout est vicié.

  76. christophe bordeaux

    Les ingénieurs du LHC bientôt chez Goldman Sachs?
    Une indiscrétion suite à l’annonce de la partition possible des activités de Goldman Sachs a levé une partie du voile concernant les opérations de UHFT (Ultra High Frequency Trading). Il semblerait que s’inspirant de la mécanique quantique qui prévoit que le vide est rempli de particules virtuelles apparaissant pendant un temps très bref avant de disparaître, de sorte que le vide est une source inépuisable d’énergie virtuelle en raison de ses fluctuations permanentes (effet Casimir), ces traders d’un nouveau genre aient mis au point une méthode permettant de reproduire entre autre le phénomènes d’intrication, qui permet de jouer sur l’incertitude et l’apparence d’ubiquité sur une paire non résolue, et faire ainsi évoluer le cours d’un sous-jascent en passant des ordres intriqués virtuels.
    Le Congrès américain s’est ému de la nouvelle, mais les sénateurs ne trouvant personne capable de leur expliquer le fonctionnement proprement dit de ces programmes autoréalisateurs, ont conclu à leur inexistance, préférant qualifier ces indiscrétions de « blague de potaches ».
    Les ingénieurs interrogés ont préféré garder l’anonymat, mais ont évoqué brièvement leur prochains sujet de recherche: la mise au point de titres virtuels intriqués dont la valeur serait gouvernée par le principe d’incertitude d’Eizenberg. Il ne serait ainsi possible que d’en fixer la valeur mais pas la liquidité ou l’inverse.

    • logique

      pas mal, j’ais beaucoup apprécié « la mise au point de titres virtuels intriqués dont la valeur serait gouvernée par le principe d’incertitude d’Eizenberg »

  77. vigneron

    « En raison des températures anormalement hautes et de la sécheresse, j’estime justifié d’instaurer un embargo temporaire sur les exportations de Russie de blé et de produits agroalimentaires dérivés », a déclaré jeudi 05 aout le Premier ministre, Vladimir Poutine,selon l’agence Interfax.

    Les estimations de récolte de blé pour cette année ont été abaissées par le gouvernement à 70-75 millions de tonnes, contre 90 millions de tonnes habituellement, selon l’agence RIA Novosti.

    Sources : site Plein champ.com

    • Marlowe

      Un bon funambule se doit d’être un chat et doit donc toujours retomber sur ses pattes.

      Le charmant Vladimir est donc un félin.

      C’est bon à savoir.

  78. fgambs

    Une autre URL analysant et tentant d’expliquer certaines finalités de ces pratiques:
    http://market-ticker.org/archives/1259-High-Frequency-Trading-Is-A-Scam.html
    Citations:
    « Automatic programs began issuing and canceling tiny orders within milliseconds to determine how much the slower traders were willing to pay. The high-frequency computers quickly determined that some investors’ upper limit was $26.40. The price shot to $26.39, and high-frequency programs began offering to sell hundreds of thousands of shares. [...] instead of providing liquidity, they intentionally probed the market with tiny orders that were immediately canceled in a scheme to gain an illegal view into the other side’s willingness to pay. »

    Une solution proposée par un lecteur: taxer chaque ordre envoyé dans le système…

  79. MD69

    Je m’étais intéressé au HTF en 2009, et pour ceux qui veulent comprendre il faut lire:
    « High Frequency Trading » de Irene Aldridge pour les principes et le modèle économique, ainsi que divers travaux de Maureen O’Hara
    « Chaos and order in the capital market » de E. Peters pour une analyse intéressante des dérives possible (manipulation, ..;).
    Reste à voir la liaison entre HTF et Black pools.

  80. http://www.zerohedge.com/article/algorithmic-crop-circles-redux-rise-stock-market-machines-part-2

    La suite de ces investigations sur les transactions illégales de « bourrage de carnet d’ordres » …

  81. [...] qui se contentent de faire monter les cours. J’avais reproduit quelques-uns de ces graphiques dans un billet ici ; j’ai discuté la question dans Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011), [...]

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