Le temps qu’il fait, le 24 septembre 2010

24 septembre 2010 par Paul Jorion | Print Le temps qu’il fait, le 24 septembre 2010


1ère prise…

La Roumanie aujourd’hui
L’Irlande depuis lundi
Un frémissement dans le rapport de force entre la finance et les politiques ?
Le prix

Le dessillement : le nouveau numéro de le débat
• Le rôle de la comptabilité, J. Richard
• la tyrannie dans l’entreprise, M. Brischoux
• les multinationales et le non-droit, J.-P. Robé
• le capitalisme est-il libéral ? V. Charolles

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140 commentaires

  1. VB

    Le Lion et l’Âne chassant,

    Le roi des animaux se mit un jour en tête
    De giboyer. Il célébrait sa fête.
    Le gibier du Lion, ce ne sont pas moineaux,
    Mais beaux et bons Sangliers, Daims et Cerfs bons et beaux.
    Pour réussir dans cette affaire,
    Il se servit du ministère
    De l’Ane à la voix de Stentor.
    L’Ane à Messer Lion fit office de Cor.
    Le Lion le posta, le couvrit de ramée,
    Lui commanda de braire, assuré qu’à ce son
    Les moins intimidés fuiraient de leur maison.
    Leur troupe n’était pas encore accoutumée
    A la tempête de sa voix ;
    L’air en retentissait d’un bruit épouvantable ;
    La frayeur saisissait les hôtes de ces bois.
    Tous fuyaient, tous tombaient au piège inévitable
    Où les attendait le Lion.
    N’ai-je pas bien servi dans cette occasion ?
    Dit l’Ane, en se donnant tout l’honneur de la chasse.
    – Oui, reprit le Lion, c’est bravement crié :
    Si je connaissais ta personne et ta race,
    J’en serais moi-même effrayé.
    L’Ane, s’il eût osé, se fût mis en colère,
    Encor qu’on le raillât avec juste raison :
    Car qui pourrait souffrir un Ane fanfaron ?
    Ce n’est pas là leur caractère.

    JEAN DE LA FONTAINE
    Livre 2, Fable 19

    • C’est plutôt à celui-ci que je pensais.

      Le Lion devenu vieux

      Le Lion, terreur des forêts,
      Chargé d’ans et pleurant son antique prouesse,
      Fut enfin attaqué par ses propres sujets,
      Devenus forts par sa faiblesse.
      Le Cheval s’approchant lui donne un coup de pied ;
      Le Loup un coup de dent, le Boeuf un coup de corne.
      Le malheureux Lion, languissant, triste, et morne,
      Peut a peine rugir, par l’âge estropié.
      Il attend son destin, sans faire aucunes plaintes ;
      Quand voyant l’Ane même à son antre accourir :
      « Ah ! c’est trop, lui dit-il ; je voulais bien mourir ;
      Mais c’est mourir deux fois que souffrir tes atteintes.  »

      Jean de la Fontaine

    • VB

      @ Paul Jorion,

      La fable que vous citez est bien plus connue que celle du dessus, qui ne manque pas de saveur non plus ne trouvez-vous pas ?
      La Fontaine a, toute sa vie, été très marqué, pour ne pas dire frappé, par la tragique histoire de Nicolas Fouquet qui était son mécène avant que d’être frappé par le soleil… Toute analogie avec l’histoire présente est fortuite…

      Cordialement,

    • domini CB

      Heureusement que chez La Fontaine, à travers tous ces animaux,
      c’est l’homme qui est visé.
      … les animaux, eux, sont étrangers à ce type de psychologie et préservés de tant de vilenies

    • Moi

      @domini CB: nous sommes des animaux. Dans la nature, on rencontre de tout, y compris des comportements que vous réprouveriez. Pas comme dans Disney.

    • yvan

      Très juste, Toi.

      Et les balles sont « juste » pour l’instant des billets en dollars de couleur verte. Soit, écolos.

    • Thomas Gaugenot

      Il manque une négation dans un passage crucial, sans laquelle l’histoire n’a guère de sens :
      « Oui, reprit le Lion, c’est bravement crié :
      Si je NE connaissais ta personne et ta race,
      J’en serais moi-même effrayé. »

    • Thomas Gaugenot

      Vous faites, cher Paul, une petite confusion tout de même, lorsque vous évoquez dans votre vidéo un lion malade de la peste, een mengelmoesje tussen « Les Animaux malades de la Peste » et « Le lion devenu vieux ».

      Espérons en tous cas que ce numéro du Débat saura trouver un large public.

    • domini CB

      Moi, vous avez raison : il n’y a pas meilleur qu’un animal
      humain pour humaniser un comportement animal jugé bestial.
      Mais je ne sais plus très bien dans quel sens les choses sont prises chez Bambi

    • vigneron

      Je vous avouerai que je trouve notre tendance anthropomorphique à bâder une soi-disant innocence de nos co-créatures du bon Dieu un tantitet superfétatoire, passablement auto-flagellante et carrément falsificatrice.
      Pas plus tard qu’aujourd’hui, j’ai pu constater qu’une tripotée de lapins et une palanquée d’étournaux avaient entrepris de bouloter mes plus jolis merlots. Arrgh mais soit !
      Et bien figurez-vous que je n’ai eu droit à aucune proposition de dédommagement, pas même un mot d’excuse, sans parler d’une demande préalable d’autorisation à pénétrer nuitamment sur mes propriétés dans le secret et scélérat espoir d’y commettre leur ignoble prélèvement, leur irréparable forfait, leur outrage indélébile sur l’immaculé sanctuaire de ma Propriété identitaire !.
      M’auraient-ils laissé ne serait-ce, que sais-je, qu’une carte de visite oû un petit mot gentil, comme aurait pu le faire les gentlemen-animaux de jadis j’eus pu être magmanine ou compréhensif. Mais nada, peau de balle ! Juste les exécrables et excrétés malodorants résidus de leur indu festin !
      Je trouve ces engences animales, au naturel si fondamentalement nuisible et parasitaire, de plus en plus discourtoises et, pour parler crû, foutrement bien mal élevées ! Mais que font les parents ? Je vous le demande gravement !
      En vérité je vous le dis, l’éthique animale part à vau-l’eau. Nous avons été trop laxistes, permissifs, trop humains en quelque sorte. Trop à l’écoute de leurs récriminations plus ou moins légitimes et trop sensibles à leurs plaintes silencieuses. Ils sont en train de s’émanciper totalement de notre autorité. Ils ne nous respectent plus et ne se respectent plus même. Ils ont trahi leurs vertus naturelles de sereine soumission, de tempérance de bon aloi..
      Nous avons même été jusqu’à offrir à des porcs ou des chèvres une mort plus douce dans les abattoirs que celle que vous réservons à nos chers anciens dans leurs EHPAD !
      Tout cela doit cesser. Remettons les choses dans l’ordre naturel des choses, précisément. Ou alors exigeons un net renforcement des forces de police animalières et instituons instamment des Cours de Justice spéciales afin de condamner lourdement et de châtier tout autant tout manquement de ces êtres dégénéres envers les Lois sacrés qui protègent nos biens chéris.
      Sinon croyez le bien, ils finiront par nous manger sur la tête, et un jour par nous marcher sur le corps ! Ressaisissons nous !

      J’aimerais aussi dénoncer ici l’ignominieux comportement de certains représentants de la gent des animaux dits de compagnie. Je vous avouerai que je suis très en froid avec mon chat Mallow et passablement perturbé. Après moult observations, j’en suis arrivé à la conclusion révulsante et définitive que ses plus intenses moments de bonheur, quasi extatiques, n’étaient en aucun cas ceux passés à ronronner sur mes genoux, ceux avec une jolie minette,ceux devant ses rognons de poule ou ceux sur le canapé, mais bien les heures passées à jouer avec une innocente souris dégoulinante de bave au jeu du « tu crois que tu t’échappes ? Tu crois que tu vas mourir ! Tu crois que tu t’échappes ! Tu crois que tu vas mourir ? etc etc etc. »
      Charmant animal… :)

      Bon trèfle de plaisanterie, comme disent les lapins, je repars voir mes cuves.

    • Jérémie

      @ vigneron

      C’est pas trop mauvais à boire votre vinasse, même si je ne bois guère de vin préfère plutôt le coca et le bon cidre de paysan de temps en temps.

    • roma

      @Vigneron, et nous serions même honteux à ce qu’on épargne aux animaux ce que l’on fait avec zèle et probité entre semblables!
      au moyen-âge l’église étendit ses excommunications des hommes aux animaux : rats, mouches, sauterelles, taupes, poissons ; tout membre de la faune pouvait y succomber. Ils auraient été bien foutus au bout d’un moment d’en faire autant, de s’entretuer et de se juger. le monde prendrait une autre gueule et nous pourrions faire avec eux autre chose que les bouffer ou de se pâmer à leur caresses félines, à chercher secours dans leurs yeux.

    • domini CB

      oui, vigneron, du trèfle à quatre feuilles,
      remplies, si vous voulez, recto verso, petits caractères, écriture serrée

  2. clive

    dessiller (Larousse): découdre les yeux d’un oiseau de proie / amener à voir ce qu’il ignorait ou voulait ignorer
    C’était pas Chomsky qui disait « le modèle de l’entreprise appliqué aux états, c’est la dictature… »
    A long time ago…

    • yvan

      Clive.. il ne faut pas être sorti de la cuisse de Chomsky pour savoir que les entreprises « bien gérées » sont copiées sur le modèles de l’armée…
      D’ailleurs, un nouveau courant de dirigisme est apparu il y a environ 5 ans en observant le modèle bien supérieur des … Pompiers.
      En effet, un pompier doit avoir des réflexes de fonctionnement répondant exactement à l’organisation du corps complet face à n’importe quelle situation, fut-elle la plus critique possible.
      Et certaines sont en effet particulièrement critique quand une ou plusieurs vies sont en jeu.
      Un commandant ainsi qu’un lieutenant-colonel m’en parlent souvent lors de nos invitations réciproques.

      L’armée sont de fait des quasi amateurs car ils acceptent les pertes… Et l’entreprise peut se permettre des licenciements, mais pas des suicides. C’est mauvais pour l’image…

    • Bertrand_M

      @Yvan :
      Faites plus court : quand une entreprise parle de « gouvernance », fuyez ! Tout ce qui est « corporate » est tyrannique !

  3. le capitalisme est-il libéral ? V. Charolles

    Voir aussi le billet de PJ Capitalisme, économie de marché et libéralisme

    PS une petite faute s’est glissée dans les Tags : dessillement et non descillement.

  4. yvan

    Les politiques ont changé…???
    Vous voulez dire qu’ils sont passés à l’extrême-droite, non..???

    • Bertrand_M

      @Yvan :
      Un politicien par définition ne connait pas l’extrémisme, c’est l’historien à posteriori qui le juge et le mettra dans cette case !

    • Jérémie

      Un politicien se remet rarement en cause dans la concurrence, comme face à son propre double et adversaire politique, car à partir du moment ou il commencerait à être un peu plus honnête à l’égard de lui-même il devrait remettre aussi en question toute sa vie, pauvres gens, pauvres politiciens du monde ils sans doute les gens les plus enchaînés et retardataires de ce monde, pourquoi tant de ressemblance de conduite. On n’aura jamais assez pitié de ces gens là le sel de la terre …

  5. roma

    les entreprises… l’autocratie… la tyrannie… Lordon dans son dernier livre « Capitalisme, désir et servitude
    Marx et Spinoza » se souvient de Deleuze:
    « On nous apprend que les entreprises ont une âme, ce qui est bien la nouvelle la plus terrifiante du monde » d’en douter tu es déjà sujet dépareillé de la servitude volontaire…
    au poète québécois Gaston Miron

    http://www.youtube.com/watch?v=drw3OCfCzE0&feature=player_embedded#!

    Parmi les hommes dépareillés de ces temps
    je marche à grands coups de tête à fusée chercheuse
    avec de pleins moulins de bras sémaphore
    du vide de tambour dans les jambes
    et le corps emmanché d’un mal de démanche
    reçois-moi orphelin bel amour de quelqu’un
    monde miroir de l’inconnu qui m’habite
    je traverse des jours de miettes de pain
    la nuit couleur de vin dans les caves
    je traverse le cercle de l’ennui perroquet
    dans la ville il fait les yeux des chiens malades

    La batèche ma mère c’est notre vie de vie de vie
    batèche au cœur fier à tout rompre
    batèche à la main inusable
    batèche à la tête de braconnage dans nos montagnes
    batèche de mon grand-père dans le noir analphabète
    batèche de mon père rongé de veilles
    batèche de moi dans mes yeux d’enfant

    Les bulles du délire les couleurs débraillées
    le mutisme des bêtes dans les nœuds du bois
    du chiendent d’histoire depuis deux siècles
    et me voici
    sortant des craques des fendes des soupiraux
    ma face de suaire quitte ses traits inertes
    je me dresse dans l’appel d’une mémoire osseuse
    j’ai mal à la mémoire car je n’ai pas de mémoire
    dans la pâleur de vivre et la moire des neiges
    je radote à l’envers je chambranle dans les portes
    je fais peur avec ma voix les moignons de ma voix

    Damned Canuck de damned Canuck de pea soup
    sainte bénite de sainte bénite de batèche
    sainte bénite de vie maganée de batèche
    belle grégousse de vieille réguine de batèche

    Suis-je ici
    ou ailleurs ou autrefois dans mon village
    je marche sur des étendues de pays voilés
    m’écrit Olivier Marchand
    alors que moi d’une brunante à l’autre
    je farouche de bord en bord
    je barouette et fardoche et barouche
    je vais plus loin que loin que mon haleine
    soudain j’apparais dans une rue au nom d’apôtre
    je ne veux pas me laisser enfermer
    dans les gagnages du poème, piégé fou raide

    mais que le poème soit le chemin des hommes

    et du peu qu’il nous reste d’être fiers
    laissez-moi donner la main à l’homme de peine
    et amironner

    Les lointains soleils carillonneurs du Haut-Abitibi
    s’éloignent emmêles d’érosions
    avec un ciel de ouananiche et de fin d’automne
    ô loups des forêts de Grand-Remous
    votre ronde pareille à ma folie
    parmi les tendres bouleaux que la lune dénonce
    dans la nuit semée de montagnes en éclats
    de sol tracté d’éloignement
    j’erre sous la pluie soudaine et qui voyage
    la vie tiraillée qui grince dans les girouettes
    homme croa-croa
    toujours à renaître de ses clameurs découragées
    sur cette maigre terre qui s’espace
    les familles se désâment
    et dans la douleur de nos dépossessions
    temps bêcheur temps tellurique
    j’en appelle aux arquebuses de l’aube
    de toute ma force en bois debout

    Cré bataclan des misères batèche
    cré maudit raque de destine batèche
    raque des amanchures des parlures et des sacrures
    moi le raqué de partout batèche
    nous les raqués de l’histoire batèche

    Vous pouvez me bâillonner, m’enfermer
    je crache sur votre argent en chien de fusil
    sur vos polices et vos lois d’exception
    je vous réponds non
    je vous réponds, je recommence
    je vous garroche mes volées de copeaux de haine
    de désirs homicides
    je vous magane, je vous use, je vous rends fous
    je vous fais honte
    vous ne m’aurez pas vous devrez m’abattre
    avec ma tête de tocson, de nœud de bois, de souche
    ma tête de semailles nouvelles
    j’ai endurance, j’ai couenne et peu de barbiche
    mon grand sexe claque
    je me désinvestis de vous, je vous échappe
    les sommeils bougent, ma poitrine résonne

    j’ai retrouvé l’avenir

    • Jérémie

       » les familles se désâment  »

      Et oui parce que ça va trop vite, une humanité plus lente, plus à l’écoute de la vie, de la nature, de l’esprit, de l’autre, d’une société, de nos ainés, de nos jeunes leur causerait davantage de soucis et de tourments saperait même davantage les fondements de leur propre monde au bord de la faillite.

    • Marlowe

      à Jérèmie,

      Vous avez raison : le vrai malheur c’est l’accélération, tant il est vrai que ce qui nomme « progrès » est identifié au culte de la vitesse.

      Nous avons besoin de retrouver « le vrai goût du passage du temps ».

    • André

      Cf. le livre de Hartmut Rosa : « Accélération » (Ed. de la Découverte). Recension sur le site de l’éditeur :

      « L’expérience majeure de la modernité est celle de l’accélération. Nous le savons et l’éprouvons chaque jour : dans la société moderne, « tout devient toujours plus rapide ». Or le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au profit des processus de rationalisation ou d’individualisation. C’est pourtant le temps et son accélération qui, aux yeux de Hartmut Rosa, permet de comprendre la dynamique de la modernité.
      Pour ce faire, il livre dans cet ouvrage une théorie de l’accélération sociale, susceptible de penser ensemble l’accélération technique (celle des transports, de la communication, etc.), l’accélération du changement social (des styles de vie, des structures familiales, des affiliations politiques et religieuses) et l’accélération du rythme de vie, qui se manifeste par une expérience de stress et de manque de temps. La modernité tardive, à partir des années 1970, connaît une formidable poussée d’accélération dans ces trois dimensions. Au point qu’elle en vient à menacer le projet même de la modernité : dissolution des attentes et des identités, sentiment d’impuissance, « détemporalisation » de l’histoire et de la vie, etc. L’auteur montre que la désynchronisation des évolutions socioéconomiques et la dissolution de l’action politique font peser une grave menace sur la possibilité même du progrès social.
      Marx et Engels affirmaient ainsi que le capitalisme contient intrinsèquement une tendance à « dissiper tout ce qui est stable et stagne ». Dans ce livre magistral, Hartmut Rosa prend toute la mesure de cette analyse pour construire une véritable « critique sociale du temps » susceptible de penser ensemble les transformations du temps, les changements sociaux et le devenir de l’individu et de son rapport au monde ».

    • @André : « Marx et Engels affirmaient ainsi que le capitalisme contient intrinsèquement une tendance à « dissiper tout ce qui est stable et stagne ». » : c’est plus qu’une tendance, une nécessité, celle d’aller plus vite que la concurrence. Une vitesse qui ne rime à rien car, si tout le monde allait plus lentement, on ne s’en porterait pas plus mal. On dirait que l’humanité a oublié qu’elle a, (théoriquement), l’infinité du temps pour imaginer et mettre en pratique tous les progrès qu’on veut. Alors, pourquoi faudrait-il se presser ?

    • Eninel

      Parce que pendant que tu te prélasses nonchalamment, des enfants trépassent impitoyablement.

    • @Jérémie

      Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. Ils n’ont pas la forme longue, cette forme des choses qui vont vers des buts : la flèche, la route, la course de l’homme. Ils ont la forme ronde, cette forme des choses éternelles et statiques : le soleil, le monde, Dieu. La civilisation a voulu nous persuader que nous allons vers quelque chose, un but lointain. Nous avons oublié que notre seul but, c’est vivre et que vivre nous le faisons chaque jour et tous les jours et qu’à toutes les heures de la journée nous atteignons notre but véritable si nous vivons. Tous les gens civilisés se représentent le jour comme commençant à l’aube ou un peu après, ou longtemps après, enfin à une heure fixée par le début de leur travail ; qu’il s’allonge à travers leur travail, pendant ce qu’ils appellent « toute la journée »; puis qu’il finit quand ils ferment les paupières. Ce sont ceux-là qui disent : les jours sont longs.

      Non, les jours sont ronds.

      Nous n’allons vers rien, justement parce que nous allons vers tout, et tout est atteint du moment que nous avons tous nos sens prêts à sentir. Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger, de les goûter doucement ou voracement selon notre nature propre, de profiter de tout ce qu’ils contiennent, d’en faire notre chair spirituelle et notre âme, de vivre. Vivre n’a pas d’autre sens que ça.

      Tout ce que nous propose la civilisation, tout ce qu’elle nous apporte, tout ce qu’elle nous apportera, rien n’est rien si nous ne comprenons pas qu’il est plus émouvant pour chacun de nous de vivre un jour que de réussir en avion le raid sans escales Paris-Paris autour du monde.

      Jean Giono, Rondeur des jours.

  6. Charles A.

    A propos de l’Irlande, dans la rubrique « Contre tout attente », dans le WSJ

    Irish GDP Drops Unexpectedly

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703384204575509363426865000.html?mod=djemITPE_h

  7. jeremiah style slam

    « L’esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié »

    la contre révolution réactionnaire financiere veut faire de chaque individu son propre patron ,je sais pas si on aura plus de sous pour payer les fatcures quand on aura tous une holding domiciliée offshore :

    « On défend le consommateur en évitant d’augmenter la rémunération du salarié ; on défend le salarié en chargeant d’impôts le capitaliste ; on défend le capitaliste en vendant le plus cher possible au consommateur ; et la justice se trouve ainsi d’autant mieux satisfaite que le salarié, le capitaliste et le consommateur, c’est presque toujours le même type.
    (Propos de O.L. Barenton, confiseur, p.43, Éd. du Tambourinaire, 1962) »

    ça peut pas marcher comme ça tres longtemps pour la plèbe des autoentrepreneurs

    • Jérémie

      « L’esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié »

      Peut-être bien, mais si j’étais à leur place, je me servirais davantage des dernières trouvailles technologiques pour mieux encore rendre le monde plus esclave de tout cela, mais peut-être que les circonstances ne s’y prêtent pas encore suffisamment pour mieux faire passer la pilule au plus grand nombre. Pourquoi changer de chemin, de route, lorsque cette même voix nous permet encore de mieux conduire le monde à l’abattoir et cela en toute tranquillité d’esprit et de sommeil, comme hier.

    • pablo75

      Auguste Detœuf (1883-1947):

      « Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.

      Ce qui rend fausses beaucoup de théories économiques, c’est qu’elles sont fondées sur l’hypothèse que l’homme est raisonnable.

      Un industriel place son argent ; un banquier déplace le sien.

      BOURSE : Le thermomètre de l’industrie, mais si mal placé qu’il l’empêche presque toujours de marcher.

      L’argent est comme la foule qui s’entasse dans le café où il y a foule et déserte le café d’en face, non parce qu’on y est mal servi, mais parce qu’il est vide.

      Laquelle de ces deux vérités est la vérité? Il faut être très riche pour se permettre d’être honnête. Il faut être très riche pour se permettre de manquer d’honnêteté.

      Il n’y a point d’industrie dont la prospérité soit stable si cette prospérité est fondée sur des bases contraires à l’intérêt commun.

      Le désintéressement est la condition de durée de la Société moderne. C’est d’ailleurs ce qu’on y rencontre le moins. L’économie d’aujourd’hui est fondée sur la Société anonyme, sur le Syndicat et sur l’état. Elle est un équilibre mobile entre ces forces. Dans chacun de ces organes, la puissance d’agir est déléguée par une masse à un ou plusieurs individus. La tentation est grande pour eux d’utiliser cette puissance, au moins en partie, à des fins personnelles. Le désintéressement est nécessaire. Être désintéressé, ce n’est pas mépriser l’argent, c’est avoir pour mobile essentiel le désir d’accomplir une tâche d’intérêt commun. Si ce désir est dominant, l’ordre existe sinon le désordre naît.

      Pour développer l’industrie dans un pays, on dit qu’il faut y créer des besoins. Mais ce sont les besoins des femmes auxquels il faut s’attacher. C’est parce qu’on avait offert une pomme à la première femme, et que la femme y avait pris goût, que l’homme a été condamné au travail. Et ce jour-là naquit l’ère du progrès.

      Il y a des gens dont la puissance est faite de tout l’argent qu’ils ont prêté! Il y en a d’autres dont toute la force est dans l’argent qu’ils doivent !

      Comment ne pas rappeler, en parlant d’affaires, la forte observation de Paul Laffitte? Un idiot riche est un riche.
      Un idiot pauvre est un idiot.

      Ce qu’on appelle l’opinion publique, c’est l’opinion de gens qui ne savent généralement pas ce qui s’est passé; aussi est-elle plus juste que celle des quelques gens qui en savent beaucoup, mais croient tout savoir. Sur l’avenir, l’opinion publique est moins faite de l’ensemble des opinions de chacun que des opinions que chacun se fait de l’opinion des autres.
      En matière de morale, l’opinion publique n’est pas faite de toutes les opinions que chacun a de ses propres actes, qu’il connaît bien, mais de celles qu’il a des actes des autres, qu’il connaît mal; ainsi, l’opinion se fonde sur les apparences : c’est en quoi elle est sociale; car la vie sociale est tout entière fondée sur l’apparence.

      Tout se paie. Il y a deux monnaies: l’argent, et la satisfaction de vanité. Si vous avez le choix, et si vous êtes débiteur, payez en vanité, car c’est une monnaie que vous émettez vous-même et dont l’émission n’a pas de plafond. Si vous êtes créancier, choisissez l’argent: vous aurez le reste par surcroît.

      Un aventurier est toujours de bas étage. S’il était de haut étage, ce serait un homme d’affaires.

      Il n’y a de bonne politique que celle du juste milieu. Le difficile n’est que de savoir où il est.

      Il y eut un bon moment dans l’histoire des démocraties : ce fut le temps où on agissait sur l’opinion par la rhétorique. Action passagère, peu redoutable. Nous en sommes à l’époque où l’opinion se fait par la propagande : je crains bien que nous n’en sortirons pas.

      En industrie, le principe n’est utilisé que dans l’expression : « J’ai pour principe » où l’essentiel est dans « J’ai ».

      L’ouvrier ne vend que son corps ; le technicien ne vend que son cerveau ; le commerçant vend son âme.

      Évitez ceux qui vous parlent de leur honnêteté : ils vous roulent. Traitez avec qui se vante d’avoir roulé autrui : c’est qu’il n’en a pas l’habitude.

      De quelque façon et par quelque moyen qu’on décompose une collectivité en groupes (choix, ancienneté, examens, concours, tirage au sort), dans les divers groupes, la proportion des imbéciles est la même.

      Plus leurs opinions sont proches, plus les groupes se sentent frères et, par conséquent, plus ils se détestent.

      Une des faiblesses de la haute culture, c’est d’apprendre à chercher la vérité. De deux hommes qui discutent, si l’un veut convaincre et que l’autre cherche la vérité, le second est perdu.

      Lemme I. – On fait dire à une statistique ce qu’on veut, à une condition : c’est qu’on évite de dire comment elle est faite.
      Lemme II. – On ne demande comment une statistique est faite que lorsqu’elle prouve autre chose que ce qu’on désire.
      Théorème. – Quand vous désirez qu’une statistique vous renseigne, cachez soigneusement ce que vous voudriez qu’elle prouve. Car si on le sait, elle le prouvera et, puisqu’elle le prouvera, vous oublierez de demander comment on l’a faite.

      La publicité de masse est la plus éclatante démonstration de l’illusion que l’homme a d’être libre.

      La publicité s’impose ou n’est pas. On ne réussit pas auprès de la foule par la discrétion et le marivaudage. La publicité, c’est le viol.

      Tout est bon à la vanité : elle accepte la moindre aumône. Rien ne suffit à l’orgeuil.

      Beaucoup de médiocres réussissent. La médiocrité rassure.

      On peut se servir de la théorie pour choisir l’acte qu’on va accomplir : c’est la sottise. On peut aussi s’en servir pour justifier l’acte qu’on a accompli : c’est de l’habileté.

      Owen D. Young conte cette histoire: Mutt dit à Jef: « Alors, les Chinois ont la tête en bas? Pourquoi qu’ils ne tombent pas?
      Jef répond à Mutt: «C’est à cause de la loi de gravitation.» – Alors, dit Mutt, qu’est-ce qui arriverait, si on en votait une autre ? …Et Young conclut: «Plutôt qu’aux lois humaines, fiez-vous aux lois naturelles.»

      L’intérêt général n’a été vraiment défini que par Pascal. C’est, dit-il, un cercle dont le centre est partout, la circonférence nulle part.

      Il y a en tout homme deux êtres : lui-même et l’opinion publique. Formée en lui, avec sa pensée, au temps qu’on l’éduquait, sans cesse rappelée à lui, du dehors et du dedans, elle le pénètre, au point qu’il a bien du mal à discerner ce qui resterait de lui, elle disparue.

      La plupart des hommes ne sont assurés de leur réalité qu’à partir du moment où ils obtiennent quelque considération. Ils n’existent que par le reflet qu’ils croient voir de leur existence dans les yeux d’autrui.

      Chacun se sent le centre, mais a besoin de se faire confirmer qu’il est le centre: ce n’est pas si difficile; la moindre politesse lui suffit. »

      (Auguste Detoeuf . « Propos d’O.L. Barenton, confiseur » (1938). Éditions du Tambourinaire, 1951)

      « Ancien élève de Polytechnique (promotion 1902), ingénieur général des Ponts et Chaussées, il débute en 1908 aux travaux hydrauliques de la marine à Cherbourg. Il est ensuite nommé au Havre en 1912. Il s’intéresse aux problèmes d’exploitation des ports et met en œuvre ses idées pendant la Première Guerre mondiale. Il est affecté à la commission technique des voies navigables. De directeur du port de Strasbourg, il devient directeur général de Thomson-Houston. Il sera de 1928 à 1940 le premier président d’Alstom.

      Impliqué dans les bouleversements de son temps, il prononce en 1936 un fameux discours devant le Groupe X-Crise intitulé « La fin du libéralisme. » (Wikipedia)

      Extraits de ce discours prononcé le 1 mai 1936:

      « Le libéralisme est mort ; il a été tué, non pas par la volonté des hommes ou à cause d’une libre action des gouvernements, mais par une inéluctable évolution interne.  »

      « Je crois que la fausse mystique libérale, les déclarations libérales sans sincérité, toute cette démagogie à l’intention des classes dirigeantes et d’un peuple qui confond la liberté économique avec la liberté tout court, sont des dangers publics. »

      « Si ceux qui souffrent le moins de l’économie moderne pensent avoir individuellement intérêt à la liberté économique totale, ils se trompent. En tant qu’individus, non plus qu’en tant que collectivité dans la collectivité, ils n’y ont intérêt. Ils n’ont intérêt à sauver que ce qui est bon, et une part du libéralisme est aujourd’hui malfaisante. »

      « Le libéralisme a fait des merveilles ; il a enrichi le monde de telle façon que certainement nul autre système n’aurait fait, de loin, aussi bien. Il a transformé la classe ouvrière en petite bourgeoisie. [...] Il a permis à l’Europe de nourrir deux fois plus d’habitants. Il a permis à la collectivité de fournir un nombre considérable de services nouveaux ou d’assurer dans des conditions incomparablement plus confortables les services anciens. Il a transformé le monde matériel. Il a joué le plus beau rôle ; mais nous sommes bien obligés de constater que ce rôle est terminé. Il faut savoir vieillir, sous peine d’être hors la vie. »

      « Le libéralisme nous a donné de bien mauvaises habitudes. Il a sanctifié l’égoïsme. En bénissant le succès personnel, comme l’élément unique et nécessaire du bien-être général, il a détruit la notion du devoir social. »

      « En abandonnant le libéralisme, on ne peut éviter l’état totalitaire qu’en le rendant inutile. Cela exige que tous, et singulièrement les dirigeants de l’économie, comprennent leur véritable intérêt qui est conforme à l’intérêt public; cela exige que l’Etat, dont le rôle, qu’on le veuille ou non, grandira, cesse d’être à la fois le pourvoyeur et l’ennemi de tous, que les gouvernants soient les serviteurs de l’intérêt général et non ceux d’une cohue d’intérêts particuliers, cela exige que la morale soit changée. »

      À propos de Auguste Detoeuf :

      « Il adorait prendre son petit-déjeuner au Totem, le restaurant du Musée de l’Homme. Souvent, il avait pour compagnon l’ethnologue Paul Rivet, un autre jour, le physicien Francis Perrin, sinon le théoricien de la noosphère, Teilhard de Chardin. »

      http://vecudurable.blog.lemonde.fr/page/2/

      « Ingénieur général des Ponts et Chaussées, il débute en 1908 aux travaux hydrauliques de la marine à Cherbourg. Ce fut dans cette ville qu’il rencontra Maxime Laubeuf, polytechnicien lui aussi, inventeur du submersible à double coque et double propulsion qui inspirera durant plus de quarante ans la conception des sous-marins. Leur proche homonymie inspira à Detœuf quelques bonnes farces comme celle de la création de la SA Detœuf & Laubeuf, aéronefs submersibles et sous-marins volants! Affecté à la commission technique des voies navigables, il imagine avec la complicité de Laubeuf, un sous-marin de transport fluvial échappant aux bombardements aériens, canular qui faillit être accepté par le Grand état-Major. »

      http://www.apophtegme.com/SPICILEGE/AFFAIRES/sp00aff.htm

    • M

      A pablo75,

      Passionnant …
      Il y avait, autrefois, parmi les élites,parfois, des gens de bonne trempe, et trés respectables. Et, responsables !
      Pourquoi ?
      Pas de formatage, comme actuellement .
      L’école Républicaine jouait son rôle.
      Des personnes ayant fait des études brillantes – repérées par l’instituteur …..- arrivaient à des postes importants, venant de milieux sociaux divers …au repas de famille, il y avait bien un père ou un grand-père, ouvrier, paysan …qui remettait l’essentiel en place : les besoins fondamentaux …( bref, pas de « grosse tête obligatoire » )et sens du bien commun.
      Je vois que cet homme était Polytechnicien. Il m’a été dit qu’à une époque / après guerre, les « sortants » de Polytechnique, par ex. appelés à diriger un jour la SNCF, passaient par tous les postes : contrôleur à la gare de « trifouillis-les-oies », doublant le conducteur, poinçonnant les billets, faisant toutes les tâches, les travaux postés, solidement « tutorés » par les anciens …On peut penser, que sauf à avoir une « nature »particulièrement mauvaise, arrivés à la tête de l’Entreprise, ils avaient un minimum de connaissance du réel de chaque métier, et le respect qui va avec . Peut-être pas envie de jouer au war-game avec des pions …

  8. Jérémie

    Si vous vous trouvez en Roumanie et si vous avez le temps n’hésitez pas à visiter le chateau de Bran, connu comme étant le chateau de Dracula, bref tout cela fait quand même un peu peur.

    http://www.vacance-roumanie.com/tourisme_roumanie/chateau_de_bran.html

     » Un frémissement dans le rapport de force entre la finance et les politiques ?  »

    C’est comme dans un couple plus les parents se chamaillent et ne s’entendent toujours pas pour une question de pouvoir et de culotte et plus c’est les enfants qui trinquent et boivent la tasse, ça peut même parfois durer des années.

     » le capitalisme est-il libéral ?  »

    Le libéral dans son trop grand attachement à certains livres traitant principalement de la liberté et du commerce des choses, est-il un peu responsable d’une plus grande cupidité humaine ?

    Mes richesses littéraires intellectuelles me rendent-elles vraiment plus libres de la tyrannie humaine ?

     » les multinationales et le non-droit  »

    Ca c’est un bon sujet je trouve qui ne permet plus guère à l’éthique d’avoir sa place.

    Pourquoi la tyrannie commerciale parce que l’on préfère surtout faire taire sa conscience, car moins de conscience et d’éthique en soi et plus de profits et de croissance alors pour ma propre marque, pourvu que ça dure avec Mammon, le Dieu des richesses autant d’ailleurs de l’avarice.

  9. A propos des Trans-nationales qui échappent à toute réglementation :

    « Démocratie & Entreprises » organise le jeudi 7 octobre à 20h30, Maison des associations,
    160 avenue Daumesnil, 75012 -Paris, une conférence-débat animée par Marc Dupuis :

    46 propositions pour réguler les Entreprises multi-nationales.

    En présence de William Bourdon et Yann Queinnec auteurs de l’ouvrage éponyme.
    Entrée libre dans la mesure des places disponibles.

    • romain

      @ alainloreal

      voila un bien joli programme … mais il est impossible de reguler les entreprises trans-nationales !!
      Du fait de leur statut « trans-national », ces entreprises tiennent la dragee haute aux politiques en leur disant « si vous nous contraignez/regulez, nous irons voir allieurs ». Et les politiques de tout poil obtemperent. Quel homme politique prendrait le risque d’affaiblir l’economie de son pays (du moins telle est la menace) pour des raisons d’ordre moral aux consequences incertaines ? Aucun.
      Alors on peu discourir durant des heures, des jours, de ces regulations, ca ne servira absolument a rien.

    • romain

      @ alainloreal

      par ailleurs les lois regissant le commerce de ces entreprises etant internationales, je ne vois pas comment un pays pourrait unilateralement changer les regles du jeux. Dans ce cas, le risque d’effondrement de l’economie de ce pays serait bien reel.

  10. Caprisonne

    bonjour,

    J’aime bien quand monsieur Jorion précise d’où il fait sa vidéo.
    la couleur rouge lui va très bien , ça le met en valeur
    par contre la forme des lunettes ça lui va pas.

    c’est vrai que vous faites votre vidéo que vous êtes interrompu
    il faut couper si c’est trop long mais la 1er vidéo n’est pas mauvaise
    c’est une bonne idée de nous montrer cette vidéo ça donne un coté naturel.
    je suis comme ça j’aime bien les détails.

    Les politiques ils manipulent le peuple et il ménagent la finance
    parce que bien sur c’est celui qui a les sous qui commande.
    les politiques ne sont plus que des pantins a la solde de la finance.

    je regarde l’or qui monte, qui fait de bonds c’est a 1298 a peu près
    ça monte monte et c’est un signe qui ne trompe pas
    il se prépare quelque chose.

    L’oeil du Mordor se tourne vers la Grèce
    ce pays va très mal.

    rien n’est fait au hasard, il y a un plan qui est de couler l’euro
    ça se passera en octobre, octobre rouge
    le bruit vers le 16 une chute des bourses

    ce qui est bien quand la bourse monte ils se font de l’argent, quand la bourse baisse ils se font encore de l’argent.

    • Jérémie

       » les politiques ne sont plus que des pantins a la solde de la finance. »

      Ce n’est pas trop l’avis de nos dirigeants aussi courageux soient-ils en matière de retraite,
      surtout face au beau monde de la finance car sinon qu’en dira-t-on dans les agences de notation internationales, mieux vaut surtout pour eux nous faire la leçon de courage et de morale, battre en retraite devant trop de sujets embarassants de plus.

      Je me demande parfois si ce n’est pas faire plus grand déshonneur à une société enfin l’histoire nous le dira.

       » ça se passera en octobre, octobre rouge le bruit vers le 16 une chute des bourses  »

      Ce n’est pas non plus l’avis de Mme Lagarde surtout lorsqu’elle consulte régulièrement les astres avec son petit doigt mouillé, elle a beau avoir une bonne hygiène de vie, on ne sait jamais vraiment à quoi ressemblera la météo pour demain.

      Rappelez-vous par exemple avec ce volcan dernièrement en Islande il suffit parfois de bien peu de choses pour bousculer leur propre emploi du temps des grands de ce monde.

      Moi personnellement je n’attends plus du tout que la bourse baisse ou monte pour mon propre moral, car si la bourse devait brutalement se casser la figure de quoi j’aurais l’air alors à l’antenne ? Malheureusement ce n’est pas encore pour bientôt selon le petit doigt mouillé de Mme la ministre de l’économie et de la météo.

  11. VB

    Bonjour,

    Le non droit des multinationales est, en grande partie, rendu possible par l’existence des paradis fiscaux : on en revient toujours à ça.

    • Marlowe

      Le non droit des multinationales est l’autre face du droit dans un monde qui a créé des rêgles pour qu’elles ne soient pas respectées par certains.

    • Jérémie

      et beaucoup de cols blancs.

    • VB

      @ Marlowe,

      On ne saurait mieux dire, sinon ajouter :  » un monde qui a créé pléthore de règles afin de mieux en dispenser un petit nombre. »

    • vigneron

      Les paradis fiscaux sont vitaux certes, mais ne sont sont qu’un apanage d’aristocratie oligopolistique mondialisée, rendu possible par l’extra-territorialité dont peuvent se revendiquer, de facto comme de jure, les multinationales, qui ne sont d’ailleurs dénommées ainsi que par abus de langage du fait de leur activité mondialisée et de la multiplicité complexe de leur réseau de trusts et de filiales, qui n’ont pour véritable raison d’être essentielle que l’euphémistiquement nommée optimisation fiscale. L’activité et la dimension multinationale n’enlève rien au caractère bel et bien national de leurs sièges sociaux. Nationalité qui ne présente plus aujourd’hui d’inconvénient majeur, tout au plus la peine de se résoudre de temps en temps à rappeler gentiment leurs impérieuses prérogatives au petit personnel de maison politique qui gère le territoire national qui leur tient lieu de commode pied à terre et terrain de chasse privilégié et bien souvent commodément réservé.

      Je dirais plutôt que l’Impôt, ou plutôt la lutte millénaire contre le principe de la fiscalité souveraine ou seigneuriale, constitue la base génétique du principe de « supra-fiscalité » de la multi-nationale existant depuis un siècle en occident, principe qui lui même implique l’existence de paradis fiscaux nombreux et diversifiés, jusqu’au coeur du système financer mondial, La City, la Suisse, le Delaware etc. De même que je considère que c’est ce même principe fondamentaliste anti-fiscaliste qui a envahi le débat et les idées économiques, politiques et même philosophiques à travers son arme de guerre idéologique : l’ultra-libéralisme.
      Car bien plus que la mort du Léviathan, du tyran étatique, c’est bien la mort de l’impôt la Fin véritable de ces entreprises et de leur filiale productrice de concepts et représentations d’édification idolâtre : l’entreprise multinationale d’idéologie libérale. Sans aucune diminution de la tyrannie, pourtant tant honnie, puisqu’à celle évidente des Marchés et de leur pensée magique supposée rationnelle, vient s’ajouter celle, managérale, subie par les individus soumis comme employés, clients, partenaires et même actionnaires à ces nouveaux Léviathans, plus puissants comme plus illégitimes que les Etats eux mêmes. Sachant que si la part jugée confiscatoire de l’impôt doit être supprimée, la dernière part restante sera destinée à rembourser les emprunts effectués par ces Etats croupions, emprunts eux-mêmes dévolus au financement des dernières fonctions régalienne rendues plus encore nécessaires poar le nouvel équilibre des puissances et des classes : le maintien de l’Ordre et la protection du Droit Cardinal seul rescapé, celui de la Propriété.
      L’Etat restera le seul détenteur du monopole de l’usage légitime de la violence, comme naguère, mais au seul bénéfice des nouveaux seigneurs, pour faire payer les débiteurs et protéger les patrimoines « supra-fiscaux »

      Vous me direz, rien de nouveau sous le soleil, ça a un petit gout de « déja-vu » ? Certes, mais là ce sera clairement établi, refondé, relégitimé, restauré.
      Je suis sûr que des émules de Rawls nous fonderaient de très belles Constitutions « fondationnistes pour enrober tout le bazar et même que quelques disciples du bon Habermas trouveraient le moyen d’y introduire leur petite touche de démocratie « délibérative » !

    • @ Vigneron,

      A vous lire et en parcourant les commentaires je suis effaré de la haine qui suinte à l’encontre des compagnies…Il faut pourtant raison garder et remettre les pendules à l’heure : TOUTES les entreprises ne sont pas des suppots sataniques ayant érigés la tyrannie en mode de management.
      La 1ère nuance à apporter, clivante, est la nature de la direction plus que la taille (ou le CA).
      Il ya les entreprises dirigées par un « Entrepreneur » et celles par un « manager ». Dans les cas qui soutiennent les commentaires il sagit vraisemblablement davantage de la deuxième catégorie, celle des « nervis » de l’actionnariat. Je ne suis pas sùr que les employés de Google pensent vivent dans une tyrannie et qu’il faille, toutes affaires cessantes, planter la tête de tout ce qui porte le nom de PDG au bout d’une pîque.
      Dans ma vie professionnelle il m’est arrivé d’être Dirigeant et/ou entrepreneur, je n’ai pas souvenir que l’on m’ait traité de tyranneau de service…
      Je reste persuadé que la règlementation peut encadrer les dérives éventuelles et que la première à mettre en oeuvre est l’égalité devant l’impôt

    • zébu

      @ Alain loreal :
      C’est vrai, il y a aussi les associations, qui sont fortiches pour l’arbitraire et l’exploitation.
      Ceci dit, il ne faut pas voir travailler comme manoeuvre, simple employée, standardiste, gardien de parking, aide à domicile ou chauffeur-livreur (salarié), par exemple, pour pouvoir affirmer son incompréhension de la ‘haine’ (qui n’a d’égale que le mépris reçu en sus du maigre salaire) de certains, non pas forcément en direction des patrons’, que certains salariés ne verront parfois dans les grandes entreprises qu’une à deux fois dans leur ‘carrière’ (sachant qu’une ‘carrière’ dans une entreprise ou une organisation est parfois plus que courte pour certains ‘salariés’ : intérim, CDD, stages, sous-traitants, nettoyage, …), mais bien plutôt sur ‘l’encadrement’, censé ‘relayer’ le dit patron dans son effort de maximisation des profits. Pire, c’est l’ensemble de ce type de système, mélange de ‘big brother’ et de tyrannie ‘participative’ (les éléments ‘tyrannisants’ devant fortement consentir à la philosophie du-dit système et surtout l’appliquer) cooptative, où le cadre est la courroie de transmission que l’on surveille très fortement, en retendant les galets ou en la changeant aux 100 000 km, cadres qui n’en peuvent mais …

      Bref, dénoncer la ‘haine’ est certes rationnel mais ne permet pas d’en comprendre ses raisons.
      Et elles sont nombreuses, et croissantes.

      Je comprends que les patrons aient la trouille, surtout ceux qui n’ont rien à y voir quant à une participation, de près ou de loin, à ce système là. Mais en même temps, quand on entend à 13h à la télé que 50 salariés ont été licenciés pour fautes graves par l’entreprise Bigard afin que celle-ci évite un plan social (avec des salariées en congé parental, licenciées pour … absence de poste !!), il est bien difficile alors d’éviter que la colère ne se transforme en ‘haine’, y compris de classe.

      Car ceux qui dérouillent actuellement le plus sont ceux qui subissent ce système.
      Mais cela pourrait effectivement changer.

    • methode

      @alain shampouineur

      peut-être que le tempérament de feu de vigneron ne fait que donner le change à ceux, répandus, des froids calculateurs.

      voir ici: http://www.pauljorion.com/blog/?p=15930#comment-108982

      vous étiez dirigeants et personne ne vous a traité de tyranneau, mais enfin dans quel monde vivez vous? aujourd’hui les courriels des salariés sont surveillés, leurs faits et gestes tracés, le moindre blog épié, la relégation et le chômage jamais bien loins. vous croyez que les gens disent ce qu’ils pensent? des sornettes oui.

    • zébu

      Je précise aussi qu’il ne sert à pas grand chose de préciser que tel ou tel acte est condamnable certes mais relevant de cas individuels.
      Car on a entendu les mêmes discours lors du ‘cas’ Enron : « Enron est un dysfonctionnement du système mais le système est sain et il l’est d’autant plus que les exceptions confirment la règle ».
      Je le répète : ce ne sont pas les individus ou les fonctions, mêmes, à la limite, qui sont en cause.
      C’est l’ensemble du système, de ce système là, qui ne peut produire que de la ‘haine’ car il est fondé sur l’exploitation de tous par quelqu’uns (aidés en cela par une ‘lignée’ que je n’hésiterais pas à désigner de kapos).
      Y compris, pour certains de ceux qui sont dans des fonctions de ‘contrôle’, la ‘haine’ de soit.

    • Bertrand_M

      @VB,
      « Paradis fiscal » : Si ce que vous dîtes est vrai, je trouve curieux que la civilisation libérale se cherche ce hochet ultime en utilisant le terme paradis associé à la fiscalité !

    • @ Zébu,

      J’entends vos arguments, mais je persiste : le nombre d’entreprises, managées de manière tyrannique ou insidieusement totalitaire, organisées sur le modèle militaire (avec task-force et stratégie de conquète, ect…) est parfaitement cernable, identifiable, et il suffirait qu’une réglementation (autoritaire, bien entendu…) permette aux « parties prenantes » de diligenter enquète, rapport, voire mise en cause judiciaire et, bien entendu condamnation pécunière pour que celà calme les ardeurs tyranniques de la caste des « managers », y inclus sous-fifres, à instaurer la dictature domestique et l’allègeance, y compris sexuelle, des « opérateurs » soumis.
      Vous citez Enron. Je vous rappelle que les dirigeants ont pris 25 ans de prison…Je serai le PDG de Goldman Sachs, je ne dormirai pas tranquille.
      En gros, ce que je dis : les Sociétés du CAC40 sont..40, sur 1800 000 entreprises en france, ça laisse de la marge pour des structures dans lesquelles les salariès n’entrent pas le matin en se posant la question de qui va se suicider l’après-midi…

    • zébu

      @ Alain loreal :
      Je comprends aussi que vous défendiez votre ‘position’, qui est celle que vous occupez (de la même manière que je le fais, de ma ‘position’).

      Pour autant, pour avoir travaillé en milieu public, privé et associatif, à des postes divers (mais néanmoins non managériaux), l’entreprise (je dirais plutôt l’organisation) tyrannique est rarement identifiable, en dehors des cas stéréotypiques de type France Telecom, facilement cernables parce que ses conséquences sont directement ‘visibles’ (les suicides).
      Mais la plupart du temps, la tyrannie, que je qualifierais de ‘douce’ n’est pas facilement identifiable, surtout d’un point de vue juridique : l’arsenal juridique existe déjà en la matière, que ce soit pour le harcèlement moral ou le harcèlement sexuel. Mais rien n’y fait et pour cause : ce serait remettre en cause l’ensemble du système entrepreneurial et managérial actuellement en cours.
      Je vous conseille fortement (très) de regarder, si ce n’est pas déjà fait, l’excellent documentaire produit par France 3, un des rares que la télévision publique nous ait livré à ce niveau de qualité qu’est « La mise à mort du travail » :
      http://programmes.france3.fr/mise-a-mort-du-travail/
      Dans lequel on retrouve un lien vers l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) :
      http://www.inrs.fr/dossiers/harcelement.html
      Certes me direz-vous, Fenwick et Carglass sont des géants et on ne peut les répliquer à ces 1 800 000 entreprises de France. Sauf que c’est exactement ce qui se passe, pour une raison simple : ce sont ces entreprises qui définissent, appliquent et font appliquer leur système à l’ensemble du système économique. En tant que ‘modèle’ à suivre (parce qu’ils ont ‘réussi’, justement, économiquement) mais aussi directement en tant qu’acheteurs, donneurs d’ordre, etc.
      Sans compter le poids énormes de ces quelques centaines d’entreprises au sein des lobbies patronaux comme le MEDEF ou la CGPME, afin de déterminer le ‘La’ en matière de ‘modèle’, y compris au niveau législatif, par ses différents relais (et ils sont nombreux actuellement au sein du pouvoir en place).
      Il ne ‘suffit’ pas qu’une réglementation soit émise : elle existe déjà et n’est pas appliquée (quoi, vous êtes surpris ?). Simplement parce que la charge de preuve incombe au salarié.
      Et que bien même l’infraction serait constatée, elle devient très souvent ‘amnistiée’ ou non appliquée : c’est le cas des infractions au code du travail.
      Le code du travail, c’est la base. Je ne parle pas ici des entreprises du CAC 40 : je parle des dizaines de milliers d’entreprises en France qui ne respectent pas ce code.
      Rapport officiel de la DGT (Direction Générale du Travail) :
      http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/Bilan_Plan_National_Action_2008.pdf
      Rien que pour 2008, sur 68000 entreprises, 13% d’entre elles relèvent d’infraction au code du travail, dont en bonne partie, le travail dissimulé : quoi de mieux que le travail dissimulé pour assurer la permanence d’un système tyrannique, non ?
      http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/Analyse_de_la_verbalisation_2008.pdf
      Près de 20 000 infractions relevées en 2008 au travail illégal (rien que pour cette catégorie), dans de multiples secteurs d’activités :
      http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/Analyse_de_la_verbalisation_2008.pdf
      Plus largement, les suites données par les procureurs aux PV dressés par l’inspection du travail sont éloquentes (selon diverses sources) : 85% classés sans suite !!
      « Tandis que les délais de jugement sont de deux jours pour les rébellions et outrages à agent (la procédure de comparution immédiate étant systématiquement utilisée après une garde à vue), la moindre affaire de licenciement abusif initiée par un salarié nécessite un an d’attente pour être examinée par le conseil des prud’hommes, bien que le salarié soit sans ressources pendant ce temps. »
      http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article76
      « De 2004 à 2009, les agents de contrôle ont ainsi dressé 10 149 procès-verbaux dans le domaine de la santé et de la sécurité, soit environ 1 700 P-V par an. L’administration centrale est en mesure de connaître les suites pour seulement 36% de ces procédures »
      http://www.sante-et-travail.fr/securite-du-travail—flagrant-deni-de-justice_fr_art_919_48804.html

      Est-il nécessaire de rappeler que le code du travail est la BASE afin de permettre que le droit soit appliqué au sein des entreprises et que la tyrannie n’y règne pas ?
      Cette base n’est même pas respectée et elle est outrageusement déniée par les entreprises, notamment celles dont des infractions ont été relevées , des dizaines de milliers d’entreprises, de tous secteurs, chaque années, en toute ‘impunité’, d’autant plus que le nombre d’inspecteurs du travail (de l’ordre de 200 en France) a été divisé par 3 en quelques années !! Sans compter que le fameux ‘plaider coupable’ instauré en 2004 par un gouvernement bien e droite qui permet aux entreprises d’éviter des peines trop lourdes, notamment la prison,, en sursis ou ferme.
      Bref, votre discours concernant les ‘entreprises du CAC 40′ et les 1 800 000 entreprises ne tient pas : je parle d’ici d’une REALITE, celle des infractions recensées chaque année par quelques centaines de ‘malheureux’ inspecteurs du travail, sur des dizaines e millliers d’entreprises, portant sur des dizaines de milliers d’infractions. Et je ne parle même pas de harcèlement moral ou sexuel, autrement plus graves …

      Enfin, concernant Enron, c’est bien parce qu’ils ont énormément abusé que les dirigeants ont écopé de 25 ans de prison : on en a fait un beau bouc émissaire et puis on est passé à ‘autre chose’. Et après ? Après, rien. Le même système en place, les mêmes conséquences. Cela vous rassure, ça ? Cela vous satisfait ? N’êtes-vous pas dupe de vous-même ?

      Quand vous dîtes « ça laisse de la marge pour des structures dans lesquelles les salariés n’entrent pas le matin en se posant la question de qui va se suicider l’après-midi… », êtes-vous bien conscient de ce que vous dîtes ?
      ‘la marge’ dont vous parlez, ‘est justement ce dont ont besoin les entreprises, quelqu’elles soient, pour exercer leur fonctionnement tyrannique car c’est quand les suicides adviennent qu’ils ont échoué. Pour quelle raisons ? Parce qu’ils n’ont pas su arrêter avant et que la règle du ‘pas vu, pas pris’ n’a pas été respectée.
      C’est dans cette marge, ‘grise’, qu’il faut regarder, pas dans la partie obscure, facilement identifiable. C’est là où se situe l’enfer, quotidien.

      Discutez-en avec des salariés, regardez le documentaire que je vous mets en lien, en dehors de tout partie pris quand à une défense somme toute ‘normale’ de vos positions sociales. Et vous prendrez, j’en suis sûr, conscience de l’étendu du problème : systémique.
      Vos positions éthiques vous honorent. Mais elles vous ‘aveuglent’ aussi sur une réalité qui s’imposent aussi, y compris à ceux qui la dénoncent.

    • methode

      @ alain loreal

      En gros, ce que je dis : les Sociétés du CAC40 sont..40, sur 1800 000 entreprises en france, ça laisse de la marge pour des structures dans lesquelles les salariès n’entrent pas le matin en se posant la question de qui va se suicider l’après-midi…

      c’est une erreur de croire que des structures plus confidentielles qu’une entreprise du cac 40 ne soient pas tyranniques. 150 personnes et une pme installera des caméras, 10 personnes et c’est le patron (et sa femme souvent) lui-même qui s’installe derrière vous..

      les français, les salariés, n’entrent pas le matin en se demandant qui va se suicider, mais quand est-ce que le patron va comprendre qu’il est difficile de faire manger correctement ses enfants avec 1350 euros par mois, quand est ce qu’il aura les dates de ses congés, quand est-ce qu’il sera pris en cdi, va-t-il pouvoir payer son loyer tout en achetant de la viande, est-ce que l’entreprise ne vas pas licencier pour cause de criiiiise économique, quand est-ce que le collègues un peu kapo se cassera une jambe, ou quand est-ce que lui même pourra démissionner, quand est ce qu’on arrêtera de le traiter comme du bétail en lui octroyant 2 minutes de pauses par heure, ect… (liste non-exhaustive).

      et avec le sourire svp ;-)

    • Moi

      @methode: « c’est le patron (et sa femme souvent) lui-même qui s’installe derrière vous.. »

      Tout à fait. Petite anecdote amusante: très jeune, j’ai travaillé dans une PME (les bureaux étaient dans la maison du patron) où la femme du patron espionnait les deux employés (dont moi) en écoutant derrière la porte lorsque son mari n’était pas là. Evidemment on le savait, car on l’avait déjà surprise une fois sans qu’elle s’en rende compte et on s’amusait à dire le plus grand bien du boss en sachant que cela reviendrait à ses oreilles. :)

    • methode

      @ moi

      ah le bon vieux capitalisme familiale, un paradis perdu sur lequel on a bâtit des empires, surtout quand il copine avec un corporatisme populeux, ça peut faire des étincelles. à tout prendre je préfère encore les grands groupes, mais de là à les défendre, il y a de la marge justement.

    • Charles A.

      Alainloréal vit dans un monde englouti.
      Aucun patron n’est né mauvais ou méchant.
      Le meilleur des hommes (femmes), sous le fouet du profit,
      prend lui-même le knout.

      A peu près personne ne s’en prend ici, il me semble,
      aux hommes, prisonniers d’un capitalisme sénile,
      et dangereux comme une bête blessée.
      Il faut tout simplement passer à une étape supérieure de civilisation,
      remettre la propriété de l’outil de travail à ceux qui travaillent,
      par sous forme individuelle, mais nécessairement sociale,
      du fait de la socialisation croissante du travail.
      Certains appellent cela le socialisme, ou la démocratie.
      Moi, le bon sens.

      Quant à réguler les capitalistes, qui va le faire ?
      Sarko et ses banksters de copins?
      Il faudrait se débarasser des larbins et du capital qui les reproduira toujours.

      Pour ceux qui ne connaissent pas encore, voir absolument de film élégant, très informé et percutant:
      http://video.google.com/videoplay?docid=-7720916116911327306#

      The Corporation est un documentaire canadien réalisé par Jennifer Abbott et Mark Achbar, sorti en 2003. Ce film est basé sur le livre « The corporation, the pathological pursuit of profit and power » « (Les multinationales, la recherche pathologique du profit et du pouvoir ») de Joel Bakan.

  12. ybabel

    Dans la même lignée, mais du point de vue juridique : The Corporation, a voir absolument pour comprendre la notion de « personne morale » et ses implications sociologiques.

    http://www.youtube.com/watch?v=Pin8fbdGV9Y

  13. louise

    Une auréole ?
    Un ovni ?

  14. A propos de « l’enthousiasme » immobilier et hôtelier en Roumanie, lire : Roumanie : le capitalisme sauvage a fait plus de dégâts à Bucarest que le communisme. Réservé aux abonnés, mais j’avais pu le lire avant, (grâce à rezo.net), et les quelques lignes qui restent en libre accès sont un bon résumé.

    • Lisztfr

      On le trouve encore sur le net (google + titre).

      Varsovie était déjà « heureusement » détruite avant, elle a donc moins souffert. Mais ce qui restait de vétusté disparait lentement … Les ahuris de la truelle et du ciment doivent être combattus par tous les moyens, car comme disait Chateaubriand, « le temps nous englouti » mais le promoteur englouti le souvenir et la beauté du monde. Tout ce que la guerre n’a pas détruit, comme monuments et comme authenticité surtout, comme pittoresque, le promoteur institutionnel ou privé le détruit systématiquement. Aucune pitié et par réciproque, nous ne pouvons avoir de pitié pour ce nuisible.

    • Jean-Luc

      J’ai eu l’occasion d’habiter à Lodz, en Pologne, et surtout de m’y rendre régulièrement ces dix dernières années. J’ai beaucoup sillonné le pays ces années là ( Gdansk, Varsovie, Cracovie, Poznan, Wroclaw, Katowice, Lublin, … ).

      Même constat que Paul Jorion : le capitalisme développé n’a pas attendu longtemps pour installer les bases de son urbanisme destructeur dans ce pays d’Europe centrale.
      Jean-Claude Michéa à qualifié cet urbanisme : La destruction ordinaire des villes en temps de paix .

      J’ai mis quelque temps à oser critiquer le phénomène en Pologne car je craignais d’être victime d’une espèce de syndrome romantique. Un touriste moderne en manque de pittoresque. Je me disais que l’image que je gardais de mon premier voyage, où j’avais découvert un pays si proche des rythmes quotidiens et des usages de mon enfance me brouillait la vue. Peut-être que je désirais inconsciemment que la Pologne reste fidèle à cette image, et à celles qui nous parvenaient par le journal de 20h au tout début des années 80. La même chose qui nous fait souhaiter que le village de notre enfance reste en l’état, en oubliant que des gens doivent y vivre aujourd’hui.

      On m’avait dit là-bas ( est-ce vrai ? ), que la ville de Cracovie avait failli, sous le régime communiste, subir le même sort que Katowice, c’est à dire que le vieux centre historique aurait été rasé pour construire des barres de logements. La Seconde Guerre mondial serait donc arrivée tout juste pour détourner le régime communiste de ce projet de détruire les derniers vestiges des anciens régimes.

      Donc voilà. Je me disais que la Pologne avait le droit de changer, et je me disais que le communisme centralisé avait fait de l’urbanisme si inhumain que rien ne pourrait l’égaler.
      Et puis j’ai vu ce qui est arrivé, année après année. Un des premiers choc, suivi par des centaines d’autres, à été de découvrir un jour, dans la petite ville où j’avais quelques habitudes, qu’au milieu de la rue principale, où de vieilles maisons en bois résistaient très bien au temps, un supermarché Leader-Price avait été CONSTRUIT ( on n’avait pas utilisé le bâti existant, on avait rasé une maison pour faire un hangar blanc frappé du logo et un parking devant ! )

      Le communisme rasait les villes pour faire des boîtes à habiter.
      Le capitalisme rase les villes pour faire des boîtes à consommer.

      Le communisme avait fait ça .
      Le capitalisme a fait ça .

    • « Dans une société capitaliste, il y a beaucoup de voitures
      et dans une société communiste, beaucoup de parking »

    • François Leclerc

      @ Thomas

      Renseignez-vous! Je n’ai pas les chiffres sous la main, mais allez voir ceux qui concernent la production automobile chinoise ainsi que l’évolution du parc de véhicules en Chine….

    • M

      En fait, en Chine, au début des années 80, il y avait zero voiture, pas de parking, et tellement de velos, que traverser un carrefour à Canton ou Shanghai, donnait envie de recommander son âme au…Bouddha ( ah, non, pardon, c’était interdit !)

    • laurence

      @ Jean-Luc,

      « J’ai mis quelque temps à oser critiquer le phénomène en Pologne car je craignais d’être victime d’une espèce de syndrome romantique. »

      Délicieux et émouvant…

      Je partage votre tristesse, votre nostalgie.

  15. Germanicus

    Je me félicite de ne jamais travaillé dans une grande entreprise, dans une entreprise en général, sauf pendant mes études, pour être indépendant de mes parents: pendant l’été, j’étais chercheur d’or au Canada, durant l’hiver je travaillais dans des entreprises ou écoles sup. Mais je recontre de temps en temps des gens qui souffrent de l’ambiance qui regne dans les multinationales, et des gens qui ont été psychiquement déformés par leur séjour dans un tel empire, comme IBM par exemple: des rapports despotiques entre subordonnés et hierarchie, des gens formatés (ca va jusqu’à l’uniformisme vestimentaire) et conditionnés….Ces sociétés entretiennent de bonnes relations avec le pouvoir en place, usent leur poids pour influencer le législateur dans son travail. C’est un univers paralèlle dont les objectifs échappent aux politiques qui connaissent pas grande chose en cette matière.

    • methode

      psychiquement déformés… et même physiquement altérés!

      je me souviens d’un ingénieur chimiste rencontré dans un train avec qui j’avais bien discuté. il avait du quitter l’entreprise, un gros labo pharmaceutique dont il n’a jamais voulu me dire le nom, à cause de graves problèmes de reins dus à l’inhalation de solvants hautement toxiques: les procédures de fabrication lui avaient été garanties mordicus par sa hiérarchie tandis qu’il tentait de faire quelques remarques sur la dangerosité de son travail. résultats: ses reins foutus en seulement trois ans. apparemment les primes furent conséquentes.

    • Jérémie

      C’est souvent ce que je vois derrière chacune des plus belles publicités de ce monde de marques.

  16. Jérémie

    Et puis à coté de toutes ces multinationales si bien cotés en bourse, des enfants à manille, des familles entières vivent déjà dans des cimetières à coté des morts, des microbes, des bactéries et des immondices de plus, quelle belle croissance des marques quand même aussi bien dans leur funeste médecine marchande. Et à ce rythme là qui pourra encore se soigner et rester en vie demain ?

    http://fr.news.yahoo.com/80/20100924/twl-manille-les-plus-pauvres-vivent-dans-554568f.html

    Oui il n’y a vraiment pas de quoi être fier de nos élites mondiales si encore à travers d’autres avions spécialement aménagés et configurés pour eux pour aller plus vite ça leur permettait déjà de mieux voir le monde de près mais même pas hélas.

  17. Le modèle capitaliste pour la plupart, c’est la liberté des prix pour ses clients et un prix fixe pour ses fournisseurs et le travail de ses salariés c’est à dire une schizophrénie totale qui d’un coté demande un système ultra libéral pour ses clients et le pire des régimes bolcheviks de l’autre puisque certaines professions se revendiquant libérales ont carrément le culot d’aller demander à l’état de lui fournir des employés à bas prix, ce qui en l’occurrence est pourtant totalement contraire à la doctrine libérale, plutôt que ne serait ce d’imaginer les payer plus. Cela pourrait être envisagé si l’état obligeait les sociétés à fournir leur produit a un prix donné mais tel n’est vraiment pas le cas. Cela ne s’appelle pas du capitalisme mais de l’exploitation et pourtant chacun exploiteur ou exploité souhaite être dans la peau de l’exploiteur.

  18. Verywell

    Ireland 10 year : 6.54% (en hausse)
    Portugal 10 year : 6.37% (en hausse)
    Greece 10 year : 11.05% (en hausse)

    Le Baltic Dry Index rechute depuis 15 jours : http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=BDIY:IND

    USA – baisse plus forte que prévu des commandes de biens durables

    L’Espagne revoit encore en hausse sa prévision de chômage pour 2011

    Mais

    Hausse inattendue du climat des affaires en Allemagne
    « L’indice du climat des affaires a atteint 106,8 en septembre contre 106,7 en août (chiffre confirmé) alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters l’anticipaient en repli à 106,2″ Impressionnant.

    Croissance revue à la hausse au deuxième trimestre de l’année
    « La croissance du Produit intérieur brut (PIB) de la France a été révisée à la hausse au deuxième trimestre, passant de +0,6% à +0,7%. » Impressionnant.

    Résultat : hausse de plus de 1% sur les marchés qui ne peut être expliquée que par un seul fait : « Hors matériel de transport, les commandes de biens durables aux USA s’inscrivent en hausse de 2%. » Impressionnant.

    • Jérémie

      Si j’étais un extra-terrestre en mal de voyage interplanétaire ou galactique et que je venais alors faire un petit tour sur notre planète bleue, je me dirais alors non ce n’est pas possible, il y a certainement un meilleur genre humain vivant autre part dans l’univers, surtout au regard de tous ces derniers chiffres nettement très décevant à voir surtout pour l’index du Baltric Dry, faudrait peut-être alors que Mme la Ministre change de doigt pour mieux tater les choses dans l’air. A la politique, l’amour du pouvoir, des belles places, le monopole de la raison ça nous perdra tous à la fois …

  19. yvan

    Je repasse l’appel auprès des anciens ici qui se reconnaitront sans souci :

    Quelqu’un a-t’il une prise directe avec Tartar et auquel cas peut-il me dire, même en particulier en passant par Jorion, s’il nous fait la tête ou s’il est parti en vacances..???

    Merci par avance de me répondre avant que je repasse un nouveau message.
    (je suis un peu obstiné sur les bords, vous le saviez déjà ;-) )

  20. Eu-Romania

    à crapaud rouge.. sur la Roumanie.
    La Roumanie n’en a pas fini d’avoir mal. Causescu puis les ex communistes travestis en chefs d’entreprise toujours plus opportunistes. La BRD a poussé comme des champignons vénéneux.
    Et les ados qui sont partis en 90,le cerveau bien rempli de messes communistes et autres théories mathématiques, croulent aujourd’hui sous la tyrannie des entreprises d’ici. Désenchantement.
    Est- il plus difficile de faire la queue pour acheter le lait ou rester 2 h dans les bouchons? est-il plus difficile de vivre heureux et pauvre ou humilié dans un pays riche?.
    les ado ont grandi et ont la réponse. Elle se nomme dignité humaine, de plus en plus rare en France et en Roumanie.

    • Jérémie

      Je me suis toujours demandé dans l’histoire comment une société communiste ou socialiste pouvait facilement passer comme ça au capitalisme du tout marchand, ça doit sans doute venir de leur même ancrage dans la matière.

      Pourvu qu’au prochain raté capitaliste le monde ne bascule pas davantage dans la matière, j’ai déjà un peu de mal à me défaire des seules idées matérielles sur terre, pour mon bonheur, ma raison et ma liberté selon mon modeste avis, enfin à chacun ses préférences de changement et de nouveauté.

    • Charles A.

      Pour qui a bien connu et étudié les deux, la réponse est facile:
      ce que vous appelez « communisme ou socialisme », bref le modèle russe,
      n’est que le brouillon, l’ébauche ratée, comme toutes les premières tentatives,
      de sortir du capitalisme.

      On passe très facilement de rapports de domination par le parti-Etat
      aux rapports de domination par le capital,
      passant de l’usufruit à la propriété de celui-ci.

    • yvan

      Jérémie, vu le nombre de Russes qui regrettent le communisme, vu le niveau de pauvreté extrême qui s’est encore amplifié par l’arrêt de la redistribution ainsi que les hausses de prix, vu le désespoir de la population qui au lieu d’avoir un travail mal payé n’a plus de travail du tout…

      Je ne suis pas certain que le passage de l’un à l’autre soit si « facile »…

  21. Pipas

    La citation exacte est:
    « Structurellement, l’équivalent politique de l’entreprise est l’État totalitaire »
    Vive Chomsky! Vive l’anarchie!
    On ne s’en sortira pas si l’on ne remet pas en cause l’ordre pyramidal nécessaire au maintient de l’anomie actuelle: internationale et mouvante… Commençons par cesser le travail, les remboursements, mieux, les deux!

    La liberté -du côté libéral de la matrice économique- des biens est aussi nécessaire au capitalisme que la séquestration des personnes. Un matérialisme triomphant pour la crème du darwinisme social.
    Et Fillon, lucide, d’ajouter en parlant des derniers insoumis, « leur mode de vie est incompatible avec la vie moderne ».
    La carotte pour les sédentaires. Le bâton pour les nomades.

    • Jérémie

       » La carotte pour les sédentaires. Le bâton pour les nomades. »

      Je vous fait le pari sans trop non plus tricher aux dés comme eux,

      que demain ils trouveront bien un autre moyen moderne de plus pour mieux conditionner le monde dans la peur ou alors nous y sommes déjà en plein dedans selon certains passages des écritures.

      On fait déjà tellement chanter le monde pas étonnant que davantage de gens se rebiffent, se déforment, se désolent, en perdent la santé, je me demande d’ailleurs jusqu’où seraient-ils prêts à aller pour mieux encore conduire le monde à fonctionner comme eux, ha si seulement la providence, le ciel, comme la météo sur terre ne leur était pas toujours autant profitable, favorable, le monde pourrait sans doute mieux passer à autre chose de déjà moins vu et entendu sur les ondes.

      Ben quoi j’ai bien encore le droit de rêver un peu quand même, ça doit sans doute venir de mon esprit de nomade ou de pauvreté. A l’esprit des gens riches comme il est tellement plus chérissable et raisonnable à suivre que celui des gens pauvres.

      Pauvre monde qui ne sait toujours pas correctement raisonner comme nos élites mondiales.

  22. Bonjour Paul,
    Je vais peut-être aussi faire de la pub. Attention donc.
    J’ai connu la Roumanie, c’était en 1974.
    J’en ai fait un article qui reprenait d’autres pays dans la fournée.
    Je l’ai mis à jour dans un commentaire.
    On pourrait croire que comme ailleurs, ce serait l’équivalent d’un siècle.
    Les dernières lectures que j’en ai eu, c’est plutôt du statu quo. Si pas une marche arrière avec le progrès.
    Pour ce qui est du reste de votre exposé, j’aurai demain un billet qui mixera beaucoup de points, pour en arriver à la construction finale de ce qui se passe vu après quelques discussions de ci de là.

    Bonne soirée

  23. dissy

    Hausse du chômage en France en Aout, pourtant d’habitude un mois plutôt neutre:

    http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/24/15-900-chomeurs-de-plus-en-categorie-a-en-aout-0-6_3208_38_43466357.html

    Que va nous sortir comme explication la marquise Lagarde?

    • jeanpaulmichel

      Avec un peu d’imagination :
      – La tendance lègérement haussière de ce mois est compensée par la baisse du mois précédent.
      Le chômage est donc stable durant l’été ce qui bat en brêche les arguments des opposants à la réforme des retraites.

      – La tendance haussière ralenti. On est en dessous des 1% de hausse ce qui est inférieur à l’inflation et génère donc du pouvoir d’achat.

      – …

    • BA

      A la page 15 des statistiques officielles, nous pouvons constater que le chômage a augmenté de 14 400 nouveaux chômeurs en un mois.

      Juillet 2010 : le chômage atteint un nombre total de 4 573 700 personnes.

      Août 2010 : le chômage atteint un nombre total de 4 588 100 personnes.

      – Catégorie A (actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi) : 2 692 500

      – Catégorie B (actes positifs de recherche d’emploi, en activité réduite courte) : 533 900

      – Catégorie C (actes positifs de recherche d’emploi, en activité réduite longue) : 744 500

      – Catégorie D (sans actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi) : 250 400

      – Catégorie E (sans actes positifs de recherche d’emploi, en emploi) : 366 800

      – Catégories A, B, C, D, E (ensemble) : 4 588 100

      Variation sur un an : + 9,6 %.

      Un chiffre très intéressant : les « cessations d’inscription pour défaut d’actualisation » ont atteint le nombre record de 210 200 en août 2010. Tous les records sont battus ! C’est une augmentation de 9,9 % par rapport au mois dernier !

      En clair : la machine à gommer les chômeurs des statistiques officielles tourne à plein régime.

      http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-AZ78bn.pdf

    • Alain M-B

      Connaissez-vous le terme de « radiateur » qui fait partie de l’argot du pôle emploi ?

      Les employés en CDI dudit pôle en ont plus qu’assez de procéder aux nombreuses radiations douteuses que leur demandent leurs patrons. Alors on embauche en CDD quelques personnes de l’extérieur à qui on demande « d’actualiser » certains dossiers. Ils comprennent vite qu’ils sont là essentiellement pour procéder aux radiations qui écœurent les permanents. Certains s’exécutent, d’autres partent; on les appelle des radiateurs parce qu’ils ne sont là que pour radier.

      Malgré cela les chiffres du chômage augmentent……

    • vigneron

      @Alain Mb
      Le processus actualisation-radiation mis en oeuvre par les « radiateurs » me semble pouvoir être rapproché de la manière dont l’armée française expediait discrètement les dossiers plus ou moins problématiques que constituaient certains prisonniers plus ou moins fellaghas, et le plus souvent simples fellahs, par l’application expéditive de la célèbre « corvée de bois ».
      Expédition ad patres organisée et légalisée de l’autre côté de la Méditerranée hier, expédition organisée et légalisée vers la face obscure des statistiques et la mort sociale de ce côté de la Méditerranée aujourd’hui.
      Désolé pour l’outrance de ce rapprochement, mais perso, ça me parle en ces termes…

    • Jérémie

       » Que va nous sortir comme explication la marquise Lagarde?  »

      La marquise est formidable, quand bien même elle perdrait sa place, ses bijoux, ses adorateurs, sa fortune, son coiffeur, sa coiffure, sa croissance, son ministère, sa morale, sa vérité, ses enfants, ses talents, ses talons, sa cuisine, sa femme de ménage, son chauffeur, son mari, son chien, son chat, sa garde robe, son petit chez soi, non elle vous dirait encore que tout va bien chez elle.

      Moi personnellement j’aurai quand même un peu de mal à faire avaler des couleuvres et des sornettes aux gens elle a beau avoir un port de tête cela ne suffit peut-être pas non plus à faire évoluer déjà les mentalités dans les beaux quartiers.

  24. octobre

    Je ne connais pas la Roumanie ni la langue du pays. Mais j’ai un peu, beaucoup, lu les livres ravageurs de Cioran, né à Răşinari en transylvanie.

    « Où que j’aille, je me sens étranger. Tout le monde me semble trop positif, trop professionnel. Je ne fais pas partie de la société, et je voudrais bien m’évader de l’espèce. « Il n’est pas d’ici » – c’est le seul propos sur moi qui me touche… » Emil Cioran

    Et puisque l’automne arrive:

    « Les dernières feuilles tombent en dansant. Il faut une grande dose d’insensibilité pour faire face à l’automne. » E.C.

    Et son attention (c’est peu dire) pour la musique de J-S Bach.
    http://www.youtube.com/watch?v=ufVV1H5pkA8

    • octobre

      « La poésie exclut calcul et préméditation: elle est inachèvement, pressentiment, gouffre. Ni géométrie ronronnante, ni succession d’adjectifs exsangues. Nous sommes tous trop blessés et trop déchus, trop fatigués et trop barbares dans notre fatigue, pour apprécier encore le métier. »
      Cioran – De l’inconvénient d’être né.

  25. shal

    La comparaison avec la tyrannie et le système en entreprise m’a rappelé des discussions avec des collègues sur l’organisation hiérarchique en entreprise. Et il y avait des phrases du style : »il faut bien un chef qui décide, sinon c’est cela n’avance pas, on ne peut pas demander l’avis de tous ». L’opinion répandue semble être qu’il ne peut pas exister de système de décision en entreprise où l’avis de l’ensemble des salariés est pris en compte. Je pense que c’était exactement les même positions qu’il y avait à l’époque où les démocraties n’existaient pas. Actuellement les gens pensent que le système démocratique ne peut exister en entreprise, on verra l’avenir….peut-être que dans un futur les systèmes autocratique des entreprises sembleront aussi anachronique que l’est une royauté de droit divin pour nous.

    • Papimam

      A vous lire j’ai l’impression que l’on parle d’un passé révolu.
      Il y a quelques décennies que les entreprises modernes et dynamiques privilégient une organisation en mode projet : 1 patron chef d’un projet, des ressources, des facilitateurs, ….. ou une organisation en réseau, le hiérarchique n’a alors sa place qu’exceptionnellement pour régler d’éventuels conflits administratifs (dates de congés, adéquation des acteurs, ….).
      D’autre part, l’organisation actuelle de l’Etat me semble bien obsolète par comparaison, la première révolution à lui faire subir serait l’inversion de la pyramide, le pointe en bas, au service de la base en haut.

    • Germanicus

      Tout dépend de la dimension de l’entreprise; certaines organisations ont besoin d’une hiérarchie complexe pour fonctionner efficacement, d’autres non, comme cela existe, par exemple, en Scandinavie: les équipes sont spécialiées, autonomes, le chef représente l’entreprise à l’extérieur, ne fait que signer les chèques et les bilans, les salariés participent pleinement au devenir de « leur » société. J’ai rencontré ce style de gestion également en Allemagne.
      Le problème depuis les années 80, vous le connaissez, c’est la dictature du capital sous forme d’actionariat/acteurs extérieurs (investisseurs), ainsi que la multiplication fulgurante en nombre de la concurrence dans le cadre de la mondialisation. Les marchés sont devenus hypercompétitifs. La pression sur le personnel d’encadrement est en général énorme, selon la typologie et les attentes de l’investisseur en terme de rentabilité, une pression qui sera dans tous les cas répercuté sur le personnel.

    • Julien Alexandre

      @ Papimam

      Certes, mais l’organisation en mode projet est aliénante, et le management horizontal est créateur de nouvelles formes de stress et de conflits du fait du recloisonnement de tout ou partie d’activités qui relevaient de son pré-carré dans le cadre d’un management vertical classique.
      Bref, aucune de ces méthodes n’est la panacée à mon avis.

    • Jérémie

       » Actuellement les gens pensent que le système démocratique ne peut exister en entreprise, on verra l’avenir … »

      Au cours de ma vie professionnelle, j’ai eu l’occasion de travailler pour une grande société et un grand groupe malgré mon faible bagage,

      A cette époque cette société était dirigé par une personne très respectueuse et humaine mais aussi très professionnelle à la fois, ce qui est d’ailleurs très rare à trouver dans le monde du pseudo-travail de nos jours, je n’entendais d’ailleurs jamais de murmures ni de médisance à l’égard de cette personne, bien au contraire surtout à travers sa conduite tellement plus intelligente comme à l’égard de tous ces employés, et oui sous son commandement il n’y avait pas du tout de petits chefs en mal de dominance, de petits lèches-culs de première, de dénonciateurs.

      Car cet employeur n’avait jamais peur de se salir les mains et son costume, je crois même n’avoir jamais vu cela autre-part et durant toute ma carière professionnelle, et pourtant j’en ai croisé des employeurs, malheureusement pour l’ensemble du personnel un jour la mauvaise nouvelle, Mr Bon allait bientôt être remplacé du jour au lendemain par le très haut comité directeur international, et par un autre venant je ne sais où, et là malheureusement l’ambiance ne fut plus du tout la même au travail et parmi tout le personnel de la société.

      Je dirais même que plus personne ne trouvait plaisir à mouiller sa chemise surtout à l’égard de son remplacant préférant agir bien radicalement à l’opposé de son prédécesseur, tant dans son rapport au travail comme à l’égard d’autrui ou alors de sa propre entreprise et qui marchait fort bien malheureusement auparavant, mais que voulez-vous ce n’est jamais assez pour les plus bêtes de ce monde.

    • vigneron

      @Papiman

      Les discussions sur les avantages comparés ou les usages constatés des différentes pratiques managériales diversement novatrices ou « humanisées » ne constituent pour moi qu’élucubrations fumigènes de marchands de soupe. Cautères sur jambe de bois, partitions baroques et sophistiquées pour joueurs de pipeau à haut niveau de brouillage et de saturation de l’espace social, emballage éthico-post-industriel d’une vielle rengaine usée jusqu’à la trame.
      Du modèle paternaliste rhénan ou scandinave,celui des maîtres de forge en France, à la de Wendel (société dont l’héritage est cher, oh combien !, au baron de Seilières ou à l’UIMM…) ou des « grandes familles » alsaciennes jusqu’aux modèles participatifs, open-space, horizontaux à la Google, en passant pas les systèmes tayloristes ou fordiens et intensifs japonais type Toyota seventies, les seuls critères décisifs dans leur extension puis leur dégénérescence et leur remplacement se résument à deux chiffres : le taux de chômage dans le pays et les activités concernées et le RoE exigé pas les financeurs. Point.

      Le seul frein à la toute puissance managériale et à ses dérives congénîtales, et même Alain l’Oréal en convient à demi mots plus haut, c’est la force régulatrice de la Loi, du Droit du travail, et du strict contrôle de son respect. Compter sur les bonnes âmes éthiques et la bonne volonté d’une hiérarchie vertueuse, c’est se tromper et tromper le monde sur les palliatifs ou correctifs à apporter à un système dérégulé qui par essence corrompt inévitablement tous les niveaux hiérarchiques au sein des entreprises, quel que soit le modèle. Que les officiers de celles.ci « mouillént le maillot » et souffrent avec les subalternes ne change rien à l’affaire à terme, puisqu’un successeur viendra profiter tôt ou tard du travail « social » accompli et de la performance globale qui en résulte pour augmenter la rentabilité en rognant les avantages nés des « bonnes pratiques » patiemment instaurées.
      Les exemples des désastreuses prises en main des grandes entreprises publiques performantes par les intérêts privés comme pour France Télécom et EDF sont, me semble-il assez édifiantes.
      Pour le cas Google, je poserais une simple question : l’image d’entreprise de pointe pour la gestion humaine « individualisée » de ses « collaborateurs », tous parangons de la jeunesse diplômée, mondialisée, autonome, baignant dans la félicite moderne et technologique- et surtout performante – n’est-elle pas tout aussi stratégiquement vitale que ses algorithmes et ses prétendues innovations gratuites dans ses visées hégémoniques et tendanciellement monopolistiques dans l’univers de l’internet et plus généralement de la centralisation et de la diffusion d’informations, et donc de « renseignements » ?
      Utiliseriez- vous aussi spontanément Google au quotidien si l’image sociale et « humaine » de ce mastodonte n’était pas si idyllique et « politiquement correcte » ?
      Je vous l’avoue, même moi, ça parvient à endormir suffisamment ma vigilance pour utiliser Google plus que de raison…

    • Moi

      @vigneron: « c’est la force régulatrice de la Loi, du Droit du travail, et du strict contrôle de son respect »

      Décidément, c’est le jour des anecdotes: un ancien de mes collègues avait son code du travail bien visible sur son bureau et tapotait toujours dessus, de manière distraite, lorsque le chef venait lui parler. Cela nous faisait beaucoup rire.

    • Bien d’accord mon cher Vigneron,

      Il n’y a pas de système de management parfait même lorsque le modèle a été vendu très cher par une boite de consultants fumeux reconvertis après une carrière « dans la vraie vie » peu brillante.
      Je ne partage pas le pessimisme de « méthode » et « Zébu » quand au management qui sous-tendrait que la seule réelle démocratie dans l’entreprise ne serait obtenue que dés lors qu’il n’y en aurait plus (des managers…).
      Je suis pas certain que les kolkhozes aient été une expérience concluante pas davantage que les entreprises dites « sociales » du type mutuelles et coopératives soient des modèles de démocratie participative (quand les « représentants » des mutualistes au CA sont élus avec 2% des voix on s’interroge sur la capacité des foules à se mobiliser pour ce type de structure).
      Non, je crois -avec candeur et naîveté certainement- qu’il y a de bons managers et…les autres et que celà ne s’improvise pas.
      Mon cher Vigneron, le temps des vendanges approche et votre petite entreprise va brusquement voir son effectif gonfler des intermitants recrutés pour l’occasion. Songez à vérifier que vos contrats sont conformes à la législation…et keep cool !

    • Vincent

      Ah oui Vigneron je vous plusse, et je dirais même que notre conscience est endormie trop souvent lorsque nous tapotons sur des claviers assemblés par, sinon des « petits n’enfants », tout au moins des pauvres bougres exploités « made in n’importe où ». Argh, je balance mon mac à la poubelle demain matin ! Je vous enverrai la suite par pigeon voyageur.

    • zébu

      @ Alain Loreal :
      Je vous vois !!! (lol)

      « Je ne partage pas le pessimisme de « méthode » et « Zébu » quand au management qui sous-tendrait que la seule réelle démocratie dans l’entreprise ne serait obtenue que dés lors qu’il n’y en aurait plus (des managers…). »
      Je n’ai jamais écris que j’étais contre les ‘managers’ (terme aussi laid par ailleurs que ‘consensus’). J’expliquais simplement que les dirigeants d’entreprises tyranniques ne sont pas l’exception mais la règle, pour les raisons décrites (et pour lesquelles vous n’avez pas daigner me répondre).
      Car si vous êtes d’accord avec Vigneron, vous devez être d’accord sur le fait que les infractions au code du travail (ce dont parle Vigneron : la loi, rien que la loi) sont plus que ‘partagées’, quelque soit le secteur d’activités, la taille et la nature de l’entreprise au sens large, quelque soit son objet).
      Or, force est de constater que ne pas appliquer la loi, en matière de travail mais aussi au pénal, pour les entreprises est devenu la règle et non l’exception, sinon l’horizon commun à toutes.

      « Je suis pas certain que les kolkhozes aient été une expérience concluante pas davantage que les entreprises dites « sociales » du type mutuelles et coopératives soient des modèles de démocratie participative (quand les « représentants » des mutualistes au CA sont élus avec 2% des voix on s’interroge sur la capacité des foules à se mobiliser pour ce type de structure). »
      Pourquoi faut-il qu’à chaque fois que l’on critique le système actuel, on ressorte le vieil argument du Kolkhozes (vous avez oublié le sovkhoze), presque le ‘mais vous souhaitez revenir au communisme ou quoi ?!! » ?
      Pourquoi pas la faucille et le marteau sur mes posts non plus ?? (désolé, mais vous m’avez agacé, là).

      Je vous parle d’un SYSTEME de gestion et d’encadrement : les organismes de l’ESS peuvent très bien s’y insérer par ailleurs, comme n’importe quel autre type d’organisme.
      Fait système un ensemble de pratiques qui définissent une norme pour les acteurs qui le composent et y participent, avec un sous-système de production de valeurs éthiques (ou sur-système, c’est selon), un sous-système culturel (éducatif, par exemple, des ‘managers’), etc.

      Les bons managers et les mauvais managers, c’est comme le bon chasseur et le mauvais chasseur, du sktech des inconnus : à quoi les reconnaît-on ?
      Définition forcément très subjective. Le droit du travail, via le code, lui, est impartial.
      Et la réalité sur ce sujet, elle, est indéniable.

    • zébu

      ah si, finalement, j’ai un truc, pour déterminer le ‘bon’ manager du ‘mauvais’ manager.
      Prenez deux dirigeants de deux entreprises, toutes les deux devant une situation qui relèverait d’une infraction au code du travail (et pas une pécadille).
      Quel serait le ‘bon’ et le ‘mauvais’ manager ?

      PS : comme je ne sais pas comment écrire à l’inverse, je donne la réponse à l’endroit.
      Le ‘bon’ manager est celui qui utilise toutes les ‘ressources’ que l’entreprise possède (juridiques, financières, rapport de forces, …) pour supprimer les conséquences de l’infraction pour l’entreprise, le ‘mauvais’ celui qui supprime les causes de celle-ci.
      Car le ‘mauvais’ réduit le ROE pour les actionnaires …

      :)

    • @ Zébu,

      Je réponds tardivement et brièvement :

      – Je suis de votre avis en ce qui concerne les infractions, TOUTES les infractions. Si il ya déliquescence de l’autorité compètente en ce domaine c’est une question politique qui doit être réglée politiquement.
      Je partage le point de vue de Vigneron, et à D&E nous sommes aussi nombreux dans ce cas, la première des régulations à appliquer aux organisations est l’impôt : le strict respect de l’égalité devant l’impôt (ce qui implique en 1ère mesure la suppression de la totalité des niches fiscales et sociales).
      -Je suis dubitatif devant les « normes éthiques » et autres « engagements durables » pris par les services communication (qui TOUJOURS dépendent du PDT) des boîtes. RSE et ISO 26000 sont des régulations « a minima ». C’est le premier pas. Le second est certainement de réhabiliter le code du travail fruit de dizaines d’ années d’expériences, de se donner les moyens de son application, en gros tout le contraire de la démarche Sarkozy.

      Au niveau « gouvernance » : Le seul moyen de distinguer un bon « manager » d’un nul est sans doute de simplement demander aux « managés » (qui contrairement à la galinette cendrée ont la possibilité de s’exprimer). Je partage votre interrogation sur les « usines à reproduire du manager » type Gdes écoles chicos à la française d’autant plus que je suis moi-même autodidacte.
      Vous m’avez compris : les gestionnaires (de tout y compris des RH) m’insupportent mais je défends l’entrepreneur, le créateur, le novateur, l’aventurier, le défricheur, ceux qui portent les développements de demain comme ceux qui se plantent et se retrouve à la case RMI…

    • zébu

      @ Alain loreal :
      « je défends l’entrepreneur, le créateur, le novateur, l’aventurier, le défricheur, ceux qui portent les développements de demain comme ceux qui se plantent et se retrouve à la case RMI… »

      Jeu+oie !!

      Je signe votre pétition de principes.

  26. frédéric

    Bonjour,

    Jacques Richard avait déjà publié un article assez éclairant (en 2005 dans Le Monde Diplomatique) sur les normes comptables. Lien ci-dessous

    http://www.monde-diplomatique.fr/2005/11/RICHARD/12911

    Amicalement

  27. dissy

    Le FMI débloque 900 millions d’euros pour la Roumanie.

    Le Fonds monétaire international a débloqué vendredi environ 900 millions d’euros de son prêt à la Roumanie, a-t-on appris auprès du représentant roumain au sein de l’institution, Mihai Tanasescu. La plus haute instance de décision du Fonds, son conseil d’administration, a voté en faveur du versement de cette sixième tranche d’un prêt accordé en mai 2009. La Roumanie avait obtenu à l’époque un plan d’aide de 20 milliards d’euros du FMI, de l’Union européenne et de la Banque mondiale, en contrepartie d’un engagement à réduire drastiquement son déficit public. Ce vote intervient au lendemain de l’annonce par la Commission européenne du versement de la troisième tranche de son prêt, d’un montant de 1,15 milliard d’euros. La Roumanie, qui a traversé une grave récession en 2009, avec une chute de 7,1% de son produit intérieur brut, a déjà prévenu qu’elle comptait réclamer un nouveau prêt du FMI pour prendre le relais en 2011 de l’actuel. D’après les projections du Fonds en juin, le PIB roumain devrait encore se contracter cette année (de 0,5%) avant une croissance de 3,6% en 2011. Le déficit public atteindrait 6,8% en 2010 et 4,4% en 2011.

    BELGA

    Une croissance de 3.6 pct en 2011…ben voyons comma par miracle ?Fatima ou ?
    Comment est il possible d’écrire des choses pareilles sans aucun fondement…
    L’Irlande aussi devait avoir une croissance de 3.5 pct en 2010 (déclarations du gouvernement en début 2010 et de 4.8 pct en 2011)….aux dernières nelles cela serait plutôt une nelle récession sans parler d’un 4ème plan de rigueur de 4 milliards d’euros à venir en décembre …du suicide !

    Ceci dit on souhaite tout le ‘meilleur’ aux roumains qui en ont deja assez ‘vu’ comme cela avec les communistes et à présent avec les ultras libéraux….

    • Souvarine

      Ils devraient carrément annoncer des taux de croissance à deux chiffres. Passé un certain niveau de propagande, ça ne fait plus tellement de différence.
      Il ne nous restera plus qu’à aller chercher les points de croissance avec les dents, comme disait l’autre…

  28. dissy

    The Bastard Child Of The Mother Of All Bubbles
    There is no doubt the home price bubble inflated by Easy Al Greenspan between 2000 and 2006 was the Mother of All Bubbles. Robert Shiller clearly showed that home prices were two standard deviations above expectations. Despite the unequivocal facts that Dr. Shiller put forth, millions of delusional unsuspecting dupes bought houses at the top of the market. These were the greater fools. They actually believed the drivel being spewed forth by the knuckleheaded anchors on CNBC. They actually believed the propaganda being preached by David Lereah from the National Association of Realtors (Always the Best Time to Buy) about home prices never dropping. They actually believed Bennie Bernanke when he said:
    “We’ve never had a decline in house prices on a nationwide basis. So, what I think what is more likely is that house prices will slow, maybe stabilize, might slow consumption spending a bit. I don’t think it’s gonna drive the economy too far from its full employment path, though.” – 7/1/2005
    “Housing markets are cooling a bit. Our expectation is that the decline in activity or the slowing in activity will be moderate, that house prices will probably continue to rise.” – 2/15/2006

    http://www.zerohedge.com/article/guest-post-bastard-child-mother-all-bubbles

  29. dissy

    BN 11:42 *PERU CENTRAL BANK ANNOUNCES U.S. CURRENCY PURCHASE ON WEBSITE
    BN 11:42 *PERU CENTRAL BANK BUYS U.S. CURRENCY AT 2.7870 SOLES/DOLLAR
    BN 11:42 *PERU CENTRAL BANK BUYS $156 MILLION IN FOREIGN-EXCHANGE MARKET

    …Promptly Followed By Brazil

    The first global currency wars are now declared fully open. Participation for all non-gold standard backed countries is mandatory.
    BN 11:47 *BRAZIL CENTRAL BANK TO BUY DOLLARS IN SPOT CURRENCY MARKET
    BN 11:47 *BRAZIL CENTRAL BANK TO BUY DOLLARS 3:46-3:51 P.M. LOCAL TIME

    http://www.zerohedge.com/article/promptly-followed-brazil

    et le dollar se rapproche de 1.35 euro

  30. fnur

    L’entreprise française, je connais et j’ai payé pour ça. Après prudhommes et cour d’appel, plus 9000 euros de frais d’avocats. Bref, tout est encastré dans le lien de subordination à l’employeur et dans la souveraineté du juge en appel. Avec cet emballage on fait passer n’importe quelle connerie sous couvert juridique. Le pire crétin intronisé chef d’entreprise peut faire des dégâts incroyables.

    Dont acte l’entreprise en France est une tribu dictatoriale. Rien n’y fait, médecine du travail, CHSCT, CE, syndicats, inspection du travail, que dalle. De Gaulle avait tenté de rééquilibrer la balance.

    Ségolène Royale avait pointé un moment cette aberration, mais rien changé. Entreprise ou tribu afghanne c’est kif kif.

    En Allemagne où je suis désormais, les dirigeants sont quand même plus à l’écoute et ne jouent pas aux chefaillons omniscients.

  31. Kharkovien

    Sur l’importance de la comptabilité dans la formation des esprits, la remarque est bien vue. En effet, la comptabilité démontre une rigueur qui repose sur une construction algébrique (comptabilité en partie double). Mais la comptabilité exprime aussi un discours sur l’économie, donc des choix à priori.

  32. Allfeel

    Les rapports de force sont omniprésents dans notre société, actuellement l’argent est plus respecté que la compétence , le talent, voir la vie humaine… Peut il en être autrement?
    A quel moment allons nous réclamer les sommes détournées par les tradeurs , banquiers et autres dirigeants surpayés? Je dis bien détournées car ne pas provisonner les risques pris par exemple dans les banques, se verser des bonus, des salaires pour ensuite se faire renflouer par l’état en cas de problème tout en vivant sur le dos des pauvres en leur faisant payer deux ou trois fois la valeur de leur maison achetée a crédit sur 30 ou 40 ans sans oublier que ce sont ces memes pauvres qui seront taxés par l’état pour renflouer les banques , je dirais qu’il n’y a pas d’équivalent au salariat peut etre l’esclavage sous prozac peut etre le prozac étant fournit par un certain confort matériel.
    Disons que nous payons la dime et la gabelle aux seigneurs du capital et que le droit de cuissage n’est pas exclus.On peut se demander a quoi sert un secteur financier privé si c’est pour emprunter a la bce a 1 pourcent ou moins et preter a 4 pourcent je me demande quelle espèce de loi inique interdit aux particuliers d’emprunter a 1 pourcent a la bce ? Oui sauvons les banques mais qui nous sauvera nous du dégout d’une société qui respecte plus le capital que le travail , le détournement légal que l’honnêteté, la finance s’est en effet payé sur le travail de pauvre , mais aussi sur leur travail a venir a un moment ou il n’y a pour beaucoup plus de travail, tout en programmant une dévaluation de l’épargne de tous. La machine infernale de la finance continue de fonctionner
    les syndicats n’ont rien de mieux a faire que de refuser la réforme de la retraite, oui c’est absurde de faire cotiser quelques années de plus quand il est quasiment impossible de trouver du travail après 50 ans et que les chomage des jeunes augmente mais l’absurde est tellement présent dans l

    • Jérémie

       » les syndicats n’ont rien de mieux a faire que de refuser la réforme de la retraite, oui c’est absurde de faire cotiser quelques années de plus quand il est quasiment impossible de trouver du travail après 50 ans et que les chomage des jeunes augmente mais l’absurde est tellement présent dans ….  »

      après 50 ans vous voulez rire bien avant cela pour beaucoup de gens n’ayant même plus l’age et le vécu d’être traité comme des stagiaires au rabais, oui nos gouvernants se foutent vraiment de la gueule du monde, si encore ils partageaient réellement le quotidien de leurs concitoyens pour une meilleure compréhension des choses mais même pas ils en ont d’ailleurs même pas le courage.

  33. Allfeel

    a bouche de nos politique que je me demande bien a quoi ca sert de protester.
    je trouve notre époque sidérante, les mensonges de nos politiques ne sont même plus crédibles, comment en sommes nous arrivés la? La cupidité sans doute, une absence totale de réflexion au niveau politique qui fait qu’on passe son temps a chercher a se faire élire en se débarassant de la concurence ou en manoeuvrant et qu’une fois élu on passe sont temps a s’agiter pour faire oublier le vide sidéral de projet social.
    Il n’y a plus de gouvernement depuis longtemps pourquoi défiler dans les rues?
    La question c’est de préparer un avenir très lointain et incertain ou nous aurons des politiques responsables et compétents, mais peut etre devrions etre plus de 80 pourcent a les appeler de nos voeux pour que cette révolution s’accomplisse c’est a dire jamais.
    Je ne crois plus a la retraite , ni au travail, ni aux politiques , je fais mon deuil de la sécurité sociale
    j’espère survivre aimer , m’amuser un peu et mourrir quant a la révolte, contre qui ? nous sommes cernés ca ne sert plus a rien…

    • M

       » rien ne sert à rien, et réciproquement » !
       » soyons nihiliste, vivons pour notre nombril ! laissons faire ! »
       » peace for me and death for them ! »
       » ridiculisons ceux qui tentent quelque chose ! ainsi , je m’abrite derrière mon petit doigt » …si vous n’avez pas compris que la réforme des retraites, signifiait bien autre chose ! passée en force : lire les explications d’une députée sur son blog : Martine Billard …relisez Victor Hugo ….

      je m’excuse de remonter à des temps lointains ; à l’époque où dans une ambiance de défaite – lire « l’étrange défaite  » de Marc Bloch, historien reconnu, s’il en fut( rédigé en juillet 40 : » un jour viendra, tôt ou tard, j’en ai la ferme espérance, où la *France verra de nouveau s’épanouir …la liberté de pensée et de jugement » ….
      * commençons par la France
      Avez-vous l’impression que c’était plus aisé à l’époque !
      Pourtant, des gens ont commencé à faire des petits réseaux : pas seulement des gens modestes au courage simple, faisant ce qu’ils pouvaient, mais aussi de grands intellectuels : je pense au réseau du Musée de l’homme, à Germaine Tillion …
      Je pense à JP Vernant et ses copains du lycée …faisant ce qu’il pouvait en province, puis recruté par les Aubrac, je pense à Jean Moulin, qui pouvait « collaborer » pénard dans son coin, et dont le sang n’a fait qu’un tour ! je pense à Brossolette, Normalien brillant, qui s’engageant d’entrée de jeu, était conscient de probablement y laisser sa peau …Si ce nétait pas l’élite- la vraie- intellectuelle de l’époque , qu’était-ce donc ??
      En // aux actions « des pour qui vivre sans espérance » ne vaut pas le coup, il y avait la construction d’autre chose, pour l’avenir ….C’est bien ce qui tente de s’élaborer ici,et ailleurs non ?

    • Jérémie

       » Il n’y a plus de gouvernement depuis longtemps pourquoi défiler dans les rues?  »

      C’est l’habitus du monde parce qu’on a jamais permis aux gens de manifester plus intelligemment et dignement leur mécontement plus autrement en société,

      Par exemple comme avec des bonnets d’Anes sur la tête et devant des ministères à quattre pattes comme des moutons, tiens regardez les encore manifester dans la rue et comme d’autres sauvages un peu comme hier, vous voyez bien qu’ils n’ont toujours pas mieux su évoluer que nous autres qui prenons tellement plaisir à les juger et à les maudire que de rechercher plutôt à les comprendre dans leur accablement de plus à devoir davantage trimer dans la misère.

      C’est très bête en effet de vouloir continuellement pousser les gens en premier à manifester et cela parce que l’avarice ou la cupidité n’a jamais vraiment rendu le monde plus libre de la tyrannie
      et cela bien longtemps comme des émotions qui nous touchent de trop à force d’en perdre la paix au travail.

    • Marlowe

      Certains préfèrent mourir debouts et d’autres vivre à genoux.

    • Moi

      L’idéal étant de vivre couché.

    • M

      Couché, de temps en temps, c’est bien aussi !

  34. Allfeel

    @M
    Bien sur il reste l’espoir mais je pose la question
    Se révolter contre qui? Le disours lénifiant de Mme Lagarde
    Les poses rassurantes de comptable d’élite de mr E Woert
    Les agitations paroxistiques de Nicolas Sark.. qui n’a rien d’autre a faire que se battre contre les Roms.
    C’est bien d’étre révolté mais contre qui et quoi , il faut faire des choses mais quoi.
    Lire s’informer c’est sympa, ce blog est génial, jean moulin savait contre qui il se battait
    Mais ici l’ennemi se dit votre ami , vous sourie vous dit que ca va aller de mieux en mieux,
    qu’il a la solution , que le plein emploi est pour bientot, et il vous donne des sous pour subsister
    comme on dit tout marche tout fonctionne seule une force majorité peut agir comme dit paul Jorion
    80 pourcent sont nécessaire et la voie démocratique est la seule souhaitable il n’y a pas de maquis a prendre il faut rester sur place pour faire circuler des idées. Nous n’avons pas 1 dictateur a renverser nous en avons des milliers avec leurs avantages et les moyens de les défendres légalement.
    et une majorité de mous qui pensent que la vie c’est comme ca et qu’il faut s’adapter et c’est ceux la les pires , les mous prets a trahir , a laisser tomber, ils se rangent du coté de la routine, et du pouvoir en place.
    On peut se battre mais il faut savoir pourquoi, croire que les jeunes auront une retraite c’est de l’infantilisme, croire que le chomage va se résorber aussi, évidemment on peut changer les choses
    mais objectivement pour notre génération c’est trop tard. Il n’y a pas de solution au problème du financement et la planche a billet crée d’autres problèmes nous somme en phase d’apauvrissement programmé et inéluctable dans les pays industrialisés peut être pour garder l’espoir et la volonté d’avancer faut il renoncer a tous nos avantages sociaux et aussi a notre confort comme peut etre aussi a la croissance , le japon nous a montré la voie peut être que pour vivre heureux il faut juste accepter ce qu’on a , Les problèmes sont d’ordre structurels , démographiques, technologiques et sociaux , jean Moulin ne peux rien pour nous, le courage n’y fera rien ni les armes, risquer sa peau n’aidera personne a part peut être a légitimer la radicalisation du pouvoir en place. Le courage c’est peut etre de faire le deuil d’une société qui n’a jamais existé pour pouvoir continuer a vivre.

    • M

      Déjà, si les circonstances sont plus floues maintenant, je ne suis pas sûre que nos anciens n’avaient pas l’impression d’être pris dans une nasse, dans les tentacules d’une pieuvre, force brute, mais pas seulement : propagande sirupeuse aussi …main-mise sur les medias …
      A qui se fier ? le voisin va-t-il me dénoncer, pour s’approprier mon bien …? rien à manger aujourd’hui ….

      Je pense que dans chaque famille, qui le souhaite, il ne s’agit pas de montrer de la résignation !
      On peut, au contraire, voir de façon plus constructive :
      quelles sont les valeurs humaines primordiales à remettre en place ?
      Qu’est ce qui a dégénéré dans nos sociétés ? Pourquoi et par quel biais avons-nous tout « gobé » sans réfléchir ? pourquoi avons-nous ces pulsions d’achat ? quel sens ça a ? pourquoi je regarde encore les info à la tv aux ordres ? pourquoi je crois encore ce qu’on me dit ?
      Quels sont les besoins fondamentaux ?
      Où avons nous mis notre esprit critique ? Comment l’avons-nous perdu – surtout en France !!- ? Sur quels textes s’appuyer ?
      Quels sont les moyens pour retrouver ce sens critique, pour se réapproprier sa propre vie ?
      Que transmettre aux jeunes : la vision de parents résignés, qui n’ont rien à donner, qui sont dans la contemplation anéantie de leur perte, et donc qui n’en font rien ? ou bien : qui
      voient devant eux une vie plus difficile, et qui l’affrontent avec courage : ex: la vie n’est par linéaire, le bonheur, ce sont des petits bonheurs …comment profiter à fond d’un bon moment gratuit ? …comment regarder l’autre ?
      Cela, c’est à commencer ici, maintenant, tout-de-suite. Et, c’est du boulot.
      On peut lire de différentes façons : avec un cerveau brillant, sec, non généreux, ne s’intéressant qu’à ses propres volutes ! ( j’ai la « chance « d’être d’une intelligence trés modérée)
      Je vois donc autrement.
      PS : entendu une émission qui m’a beaucoup intéressée : avec Marylène Patou-Mathis, Préhistorienne, Directrice de recherche au CNRS, qui a écrit « Néanderthal une autre humanité »
      (il parait qu’il y a une série de 3 conférences sur « Collège de la Cité »/ Cité des Sciences… =)
      d’après l’état des recherches actuelles =) + 400 000ans : soucis de Sépultures (site en Espagne),
      conscience de soi et des autres, de la mort, conscience du groupe …
      les outils étant moins élaborés que chez d’autres, nécessité de développement d’une statégie pour la chasse …et, une histoire qui donne à réfléchir ( quand nous voyons, sans révolte aucune, comme allant de soi, se développer de nouveau des théories – sous couvert de modernité, et de scientisme – eugéniques ) : sur un site, toujours Néanderthalien, en Irack : les anthropologues ont retrouvé le corps d’un homme d’une 40 aine d’années, dont un bras manquait à la naissance =) il n’avait pas été euthanasié …et, ses dents étaient plus usées d’un coté …
      Moi, cela m’émerveille, cette histoire ! Et, elle est porteuse de sens …pour maintenant encore…
      Il y a des débats croisés partout : éviter les enfumeurs professionnels ( depuis 30 ans : haut niveau de toxicité !) aller voir ailleurs …
      Quant aux personnes qui auront une retraite de 600 euro ~, il faudra bien qu’elles soient créatives ! Il est normal qu’il y ait des protestations …tout le monde n’a pas les pieds au chaud, et des coussins d’indemnités de toute sorte !

    • Jérémie

       » Le courage c’est peut etre de faire le deuil d’une société qui n’a jamais existé pour pouvoir continuer a vivre.  »

      Sans rechercher à mettre en place le paradis sur terre, je pense quand même que beaucoup de gens ne sont pas très bien dirigés et rémunérés correctement surtout par rapport à la hausse continuelle de l’immobilier, dis moi comment tu préfères payer et traiter ton personnel, je te dirais alors comment tu seras bientôt traité et payé en retour, ce n’est pas non plus parce que tout le monde baisse les bras que les gens modestes sortiront plus tôt de l’esclavage, le harcèlement moral ou bureaucratique coute déjà si cher au moral d’une société, comme au reste du monde.

      On peut bien sur trouver le courage personnel de pouvoir endurer cela jusqu’au bout et comme un ascète mais tout le monde n’a pas non plus cette patience et cette grandeur d’acceptation des choses, surtout lorsque toutes ces choses font de plus en plus mal, ce n’est pas tenable, c’est même très irresponsable de vouloir plus longtemps traîter et payer le monde de la sorte, c’est même radicalement contraire à la morale, à la prudence, à la sagesse, à la raison comme au bon sens ou au message des Evangiles, car en agissant ainsi nos enfants comme nous même nous pourrons pas toujours continuer à vivre en bonne santé mentale que physique.

      Je le redis l’humanité ne se laissera pas toujours embobiner par le même message publicitaire,
      ce n’est même pas pensable sur plusieurs générations ou alors la nature et le climat rentrera davantage en révolte contre l’homme moderne et pas non plus par pure plaisir de destruction.

      Car l’équilibre des choses est bien rompu sur terre il n’y a plus de lois, il n’y a plus de justice si ce n’est peut-être pour ceux qui en ont les moyens d’acheter et de corrompre davantage le monde.

    • quedal

      @Allfeel
      « ce que je fais n’est pas important, mais il est important que je le fasse » Gandhi (cité de mémoire),
      ne serait-ce que pour l’honneur de l’homme en vous, en nous, en tous.

  35. Plouf!

    @ Vigneron,qui aime les animaux avec grâce et raison.

    « Nous avons même été jusqu’à offrir à des porcs ou des chèvres une mort plus douce dans les abattoirs que celle que vous réservons à nos chers anciens dans leurs EHPAD ! »

    «La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute liberté et en toute pureté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau tel qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci: les animaux. Et c’est ici que s’est produite la plus grande déroute de l’homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent». Milan Kundera
    Elias Canetti (Le territoire de l’homme, Paris, Albin, 1981) a raison de parler de «l’horreur de l’abattoir sur quoi tout est fondé.»
    L’incapacité à se mettre à la place de la bête tuée et à éprouver un minimum de pitié est en cause dans la manière méthodique et hygiénique dont on organise, loin des yeux des consommateurs, le massacre des bêtes. Ceux qui travaillent dans des abattoirs ont certainement besoin de s’endurcir et de se protéger contre ce que la pitié pour les bêtes aurait de paralysant dans l’exercice de leur profession. Il n’est pas question de jeter l’opprobre sur une corporation dans la mesure où cette institution renvoie à la responsabilité collective, c’est-à-dire à chacun d’entre nous. Le problème est que cette insensibilité, acceptée. enseignée, rendue nécessaire par l’existence des abattoirs, développe une indifférence à l’autre qui va bien au-delà de la simple cruauté envers les bêtes.

    Cette indifférence nous habitue au pire. Elle rend également impossible le mouvement d’empathie qui est nécessaire pour que l’on puisse se porter au secours de l’autre, «fût-il un peu chameau», comme dit Lévinas

    Nous vivons d’un côté cette cruauté abstraite, de l’autre, par compensation, un souci du bien-être des bêtes tel que bien des animaux sont dénaturés à force d’être cajolés! Autre cruauté, celle-là déguisée en sensiblerie!

    • une question

      Enzo Traverso avait commis un livre sur le nazisme où il avait noté que le meurtre de masse a été inspiré des techniques des abattoirs de Chicago

    • M

      Regard trés intéressant, et fort juste, pour moi …
      car, le désir de rendement , donc un passage à l’échelon industriel …vient bien du même regard

      il existe un DVD  » Notre pain quotidien « , relativement récent …=) vraiment à voir (on le trouve dans les Bibliothèques municipales )…
      pas de commentaire : la vision  » brute » des choses est encore plus forte …

      Le traitement des animaux, en élevage industriel, pour commencer …
      Les abattoirs, trés hygiénistes, « Hi Tech » dernier cri, un « remarquable « travail des ingénieurs ayant concocté ces lignes automatisées …et besoin de peu d’ouvriers dans ces ensembles glacés …=) ces hommes et femmes ont le regard « mort » …
      un boeuf, au regard affolé, pris par la chaine automatique, renversé les 4 pattes en l’air, non shooté, puis mené à l’abattage automatique …
      C’est bien pire encore que les chaines auto. [ les ouvriers de ces chaines étant "cassés" physiquement à 35 ans, mais il y avait solidarité, collectif de travail, et quelques ruses pour "gagner" une mn de liberté sur la chaine], sur le plan psychique , car isolement total de l’ouvrier, et honte absolue du travail accompli .
      Comment détruire , dans un environnement aseptisé, avec le sentiment du devoir accompli : rendement assuré, besoin de trés peu d’hommes, moins de blessures corporelles ( Troubles musculo Squelettiques ) = ça coûte moins !
      Comment se déshumaniser, et déshumaniser l’autre.
      Une horreur !
      Et ce sentiment trés puritain d’être efficace, et de ne rien avoir à se reprocher !
      Avec, pour pendan, une sensiblerie ridicule (qui n’est rien d’autre qu’un regard auto-centré )…

      Mais, actuellement, chacun(e) de nous doit prendre garde, car tous les métiers sont touchés …
      J’y reviendrais peut-être à l’occasion, si l’on m’y autorise.

    • roma

      (M) 20 Mn extraits de « notre pain quotidien
      http://www.dailymotion.com/video/x5ph7g_notre-pain-quotidien-extrait_news
      sans mot et éloquent,
      ça me fait penser à Ponge
      « Le monde muet est notre seule patrie »
      «L’espoir est donc dans une poésie par laquelle le monde envahisse à ce point l’esprit de l’homme qu’il en perde à peu près la parole, puis réinvente un jargon Les poètes sont les ambassadeurs du monde muet. Comme tels, ils balbutient, ils murmurent, ils s’enfoncent dans la nuit du logos, -jusqu’à ce qu’enfin ils se retrouvent au niveau des RACINES, où se confondent les choses et les formulations »
      Jean-Claude Mathieu, Écrire inscrire, José Corti 2010, p. 240

    • quedal

      @ une question/25 septembre 2010 à 22:38
      « ils se croyaient des hommes, ils n’étaient que des nombres » …
      http://www.youtube.com/watch?v=U6a1kjhcDkY

    • domini CB

      roma,

      « notre pain quotidien »

      exploitation totale
      soumission totale
      rentabilité totale

      digestion finale

    • Fab

      roma,

      Des robots qui s’occupent de la gestion de l’énergie pour d’autres robots qui n’ont pas le temps de s’en occuper parce qu’ils ont mieux à faire, par exemple euh…, enfin bref, ça s’appelle le progrès. Mais motus et bouche cousue hein, les recherches sur l’intelligence artificielle sont top secret : l’idéal serait que de vrais robots soient capables de faire comme nous ! Vous imaginez un peu le paradis ! Alors le mieux, c’est qu’on ne dise rien et qu’on continue à faire avec, en arrangeant un peu le moule s’il le faut pour que les futurs modèles soient encore plus, comment dire…, égaux !

      Ah, j’ai failli oublier : si vous avez des informations sur l’avancée de la recherche dans le domaine de la prise de conscience naturelle, je suis preneur.

      domini CB,

      C’est ça.

  36. Vincent

    P’tain, vous avez vu l’auréole sur la première vidéo ? Je viens de la voir ce soir ! Si, à droite au dessus de votre tête. Saint Jorion ! Remarquez se prénomer paul, aurait dû déjà interpeller, et cette histoire d’anticipation de la crise aussi. Z’êtes un initié du Très Haut n’est-ce pas ? A quand les foudres divines sur nos têtes d’adorateurs du veau d’Or Saint Paul Jorion ? ;)

  37. Peak.Oil.2008

    Au forum sur la décroissance à l’Opéra de Lyon il y aurait eu une altercation entre Paul Aries et l’ancien secrétaire d’Etat britannique à l’environnement, Peter Ainsworth. Selon Ainsworth l’homme serait un accumulateur par nature et cela expliquerait pourquoi l’homme est incapable d’appréhender le concept anti-productiviste!

    http://www.liberation.fr/terre/01012292239-avant-d-etre-ecologiste-la-decroissance-a-des-bases-anthropologiques

    http://www.independent.co.uk/environment/green-living/localism-vs-globalism-two-world-views-collide-2089098.html

    Selon moi certains se réfugient derrière ce type d’analyses parce qu’ils ne sont pas capables de remettre en question la vision du monde qu’ils défendent depuis toujours (et quand on vieillit notre vision des choses, nos qualités et nos défauts se solidifient). Dire que le désir d’accumuler fait partie de notre nature profonde est dommageable d’un point de vue anthropologique et philosophique et l’est d’autant plus que l’homme observe que sa propre croissance et la croissance de son affluence mène à la désolation.

    A ce monsieur Ainsworth, j’aurais envie de lui demander s’il considère qu’un ermite est encore un être humain ou qu’il faut le déclasser … lui qui connait notre nature profonde.

    En fait cet argument de notre nature profonde est simplement un choix de la facilité, postuler pour la croissance permet d’éluder une multitude de questions qui fâchent. Grâce à la croissance le débat sur la population, sur la propriété, sur la redistribution, sur la sécurité, sur les flux de population et bien d’autres choses peuvent être mis relativement de côté car tout se règle simplement grâce à la possibilité d’offrir plus. (ex. le désir de propriété s’efface grâce à la consommation, la redistribution est facilitée par les rentrées croissantes, la sécurité est là tant que les pains et le jeux sont là, etc).

    A l’heure actuelle l’homme ne reconnaît pas s’être trompé sur quoi que ce soit. Donc il continue à courir, seulement il court après quelque chose qu’il ne peut plus atteindre. Et pour continuer dans cette voie de non-sens il se doit de plus en plus à avoir recours au mensonge (envers lui-même et les autres), et faire du mensonge LA nouvelle ressource.

    Et dire que perdre la face peut être tellement bénéfique et vaut tellement mieux que le mensonge.

    • jducac

      @ Peak.Oil.2008 dit : 27 septembre 2010 à 13:40
      Merci de signaler ce forum et la position radicale et actuellement très irréaliste soutenue par P. Aries.
      L’idéal aurait été de tenir de tels forums depuis le début des années 70 pour qu’aujourd’hui l’humanité soit, à partir des plus riches jusqu’au plus pauvres, préparée à admettre des existences telles que ce que laisse entrevoir la décroissance à la P. Ariès.

      S’il y a eu échec à Copenhague, c’est bien parce que les politiques n’ont pas senti leurs peuples prêts à encaisser un frein substantiel à la croissance pourtant très loin d’une décroissance programmée à la P.Aries.

      Il nous reste à travailler sur les esprits, mais c’est une œuvre de longue haleine, c’est pourquoi je ne donne pas tort à Peter Ainsworth.
      Parallèlement et pendant que les mentalités des peuples commenceront à prendre un virage dans leur aspiration du futur, je crois en une option de sagesse consistant à travailler au développement d’une nouvelle grande énergie telle que la fusion nucléaire pour assurer le relai, voire même un redémarrage du développement.
      J’espère beaucoup en cette notion de fusion non seulement dans le domaine technique, industriel, nucléaire, mais aussi dans le domaine politique, spirituel, religieux, économique.
      Cela nécessite de rechercher des solutions de tempérance et de modération auxquelles certains, naturellement trop radicaux, voire intégristes et idéologues intransigeants, sont mal préparés pour les faire éclore dans la paix et les dialogues.
      Si l’avenir de l’humanité tombait entre leurs mains, il est à craindre que l’on aille vers un (ou des) affrontement/effondrement au cours duquel les plus faibles disparaîtraient en premier. Les plus faibles des pays développés seraient probablement de ceux là.

  38. vigneron

    C’est ben vrai messieurs ! On va tous crever !

    http://www.youtube.com/watch?v=-zwkkXO55Y4

  39. Plouf!

    Futur : Machine de crédit à mort que les pauvres paient comptant.

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