LE PRIX, par David Cayla

Billet invité

J’ai lu avec beaucoup d’attention l’ouvrage de Paul Jorion Le prix, et il m’est alors venu une première question : et si les « marchés », et tout particulièrement les marchés à terme où se négocient les prix des matières premières n’avaient été créés, contrairement à ce qui peut se dire, non pas pour protéger les producteurs des « fluctuations », mais bien plutôt pour supprimer les prix ? Supprimer le prix de l’or, de l’argent, du cuivre, du fer, du blé, du maïs, etc.

Et pourquoi supprimer les prix ? Pour briser les reins de l’URSS (à l’époque), sans doute, mais aussi et surtout pour permettre aux Américains en particulier et aux Occidentaux en général de continuer à mener grand train.

Se posent alors d’autres questions : comment forcer les producteurs à accepter ce marché de dupes ? Les producteurs étaient-ils crédules ? Et comment fonctionnent les « marchés », au delà de ce principe, « supprimer les prix » ? Comment y sont-ils parvenus ?

Prenons l’exemple de l’or et de l’argent, qui sont des métaux précieux et pour lesquels il y a (ou il y avait !) historiquement des stocks colossaux en regard desquels la production annuelle est peu de chose. On peut manipuler les prix à la baisse, mais sur ces marchés, le principe – jusqu’à tout récemment en tout cas – était que les acheteurs peuvent choisir indifféremment de se faire livrer leur or ou de déboucler leurs positions. Aujourd’hui, « on » sait ce qu’il en est : les banques centrales occidentales ont vendu ou « prêté » leur or en toute discrétion pour alimenter le marché… Ce qui fera la fortune de tous ceux qui se sont portés acquéreurs de cet or ou de cet argent une fois qu’il sera devenu impossible de continuer à alimenter le marché.

Le raisonnement peut être aisément transposé au cuivre ou au blé : pour maintenir les prix à un niveau artificiellement bas, il fallait être en mesure d’alimenter le marché en abondance. Et pour ce faire, rien de tel que de placer les producteurs dans une situation de surendettement chronique, que ce soient les agriculteurs pour le blé ou carrément des États tels que le Chili pour le cuivre. Car enfin, quel gouvernement sain d’esprit liquiderait ses ressources minières à un rythme aussi effréné quand il pourrait se contenter de produire moins, donc de sauvegarder ses ressources naturelles, mais en vendant à un prix plus élevé ?

De manière subsidiaire, on pourra ajouter que la tendance « naturelle » des marchés à sous-estimer les prix, telle qu’exposée dans l’ouvrage de Paul Jorion, n’a pas spécialement aidé les producteurs… Les contraignant à produire davantage pour s’assurer un minimum de recettes. Et donc à alimenter les marchés en abondance, permettant ainsi à la fois de satisfaire la demande et de maintenir les prix bas… La boucle ne serait-elle pas bouclée ?

Dernière remarque, un effet pervers particulièrement redoutable pour le monde occidental a été qu’en supprimant le prix des matières premières, le prix de la main d’œuvre est devenu LE facteur discriminant dans la « construction » du prix des produits finis. Dès lors, le mécanisme des délocalisations en masse était forcément inéluctable.

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83 réflexions au sujet de « LE PRIX, par David Cayla »

  1. Tout est a cause du besoin de gain, entretenu par la concurence, la peur et l’avidité. L’usure (taux d’interet) est grandement responsable car equivalente a la perte d’energie en thermodynamique. Le lubrifiant est la sueur du peuple, mais la chair, restera renouvelable tant qu’il y aura d’humain (energie).
    Je dirait que, d’un certain point de vue, heureusement que les gains restent, pour la plupart, virtuels. Immaginez le gachis en ressources réeles si non. Le scriptural a du bon.
    Nous savons tous que le capital des plutocrates est virtuel (vous pouvez pas les sauver de leur psychose) mais le plus etonant est qu’a travers ce pretendu pouvoir ils monnaient votre temps-vie. Alors il faut juste trouver chacun les moyens pour redevenir independant, enseigner des vraies valeurs a nos enfants, revenir a l’essentiel et refaire du troc. C’est d’ailleurs, ce que font les populations du tiers monde. Mais le microcredit (tentacule bancaire) essaie de percer aussi la bas.
    Il faut grandir en tant q’humain.
    Le sens d’une vie n’est pas le gain. A la fin, on sait qu’on n’emportera rien et ce qu’on doit leguer a nos enfants est juste une meilleure humanité. Nos enfants seront jamais heureux dans un monde de gain.

    1. Le début est pas mal, mais pour le micro-crédit je suis pas trop d’accord, c’est vrai que son taux est assez élevé, mais il créait une dynamique pour des états n’ayant rien à offrir à leur peuple, évidement pour nous, ayant des couvertures social, cela ne devrait pas être une solution.

  2. Comment je peut me rendre utile appart lire (d’aprés les commentaires censures, mes lecture ne sont pas toujours bien orientées; David Cayla a même traité une thése a ce sujet que je vais essayer de lire), ecrire et parler autour de moi?

    1. Attention,

      Il ne s’agit sans doute pas du même David Cayla,

      Même si je suis flatté qu’un cousin au je ne sais pas quel degré ait rédigé une thèse sur le même sujet.

      Bon sang ne saurait mentir ?

      😀

    2. @David Cayla

      Votre raisonement vous fait honneur. J’ai pensé aux references suivantes quand je faisait allusion a cette thèse:

      http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00198591/fr/

      http://master-iesc-angers.com/Cayla%20CV-2009.pdf

      Desolé si j’ai mal fait le rapprochement. D’ailleur on devrait quasi systematiquement preceder chaque phrase par « il me semble que » pour aprocher la verité des choses. Par contre j’ai deja mis en projet de visionner l’integralité de la presentation Forum Crise ou un certain David Cayla intervient, ainsi que Jean Luc Greau qui semble etre une personne trés sage.

  3. Vous oubliez les rapports de force …

    Un producteur ou un agriculteur, un industriel, un créatif sont concentrés sur leur production, un marchand sur la vente et un financier sur ce qu’il peut faire rapporter à sa matière 1ère,  » l’argent »…

    La complexité du monde fait qu’aucune personne ne peut désormais et intellectuellement appréhender toutes ces fonctions …

    Les relations que nous nous créons sont celles liées à notre travail principal, sans doute le financier et le marchand ont une fourchette de connaissances plus importante, sans doute sont il moins statiques …

    Celui qui fabrique en général à peut-être plus de soucis de main d’oeuvre, des problèmes très variés, il supporte des accoups plus indétectables, un métier ou peut-être le parlé à moins d’importance..

    Le relationship a peut-être plus d’importance dans la finance et le commerce, et nous sommes dans le monde de l’info et de la communication donnant à ces métiers un avantage considérable…

    Ici on parle bcp de finance, mais qu’en est-il des Wal-mart, Auchan, Carrefour, Liddl, qui détruisent avec application la résistance des producteurs pour les tenir à leur merci et leur imposer leurs conditions…

    Voilà, vous oubliez la nature de l’être humain, la finance ce sont des hommes, le capitalisme ce sont des hommes, idem pour les politiques…

    Le problème de notre monde est qu’il n’existe pas de contre pouvoir lorsqu’un de ces 3 éléments, production, commerce, finance a trop de pouvoir, il manque désormais le shérif, celui qui mettra le voleur en prison pour permettre au commun des mortels de vivre sans crainte…il s’est désormais acoquiné à une des 3 fonctions principales du monde du commerce…

    Ce qu’il manque c’est ce niveau d’intervention qu’est le politique qui fait que les règles de concurrence et d’égalité sont équilibrées et sauvegardées….

    La encore un problème d’homme, et ce faisant je pose la question, ce déficit de contrôle est-il rattrapable, remettrons nous les français au travail, redonnerons nous des règles saines de relations entre un donneur d’ordre et son sous-traitant, redonnerons nous le respect de l’autre à cette administration qui pense que tous les hommes sont des délinquants en puissance…

    Redonnerons nous la sagesse à l’homme qui ne pense qu’à augmenter ce qu’il possède, redonnerons nous le respect de la nature….

    On pourra chercher toutes les explications et les idées que l’on veut, l’homme n’est pas raisonnable et c’est cette crise de l’homme à laquelle nous assistons…

    Notre planète ne peut supporter la venue de milliards de nouveaux consommateurs comme nous l’avons été tranquillement ces dernières années, les chinois ne vont pas nous demander amicalement ce que nous avons, ils vont nous le prendre…

    Bien évidemment il y a une spéculation sur toutes les matières 1ères, reste que notre planète ne peut offrir à tous les terriens notre niveau de consommation, la spéculation ne fait qu’accélérer ce qui nous attend ….

    Bref au delà de la crise actuelle, c’est la fin de cette croissance incroyable de notre civilisation qui se prépare, ok la science est fantastique, mais par définition l’homme ne vit que d’espoir et d’envie, il a besoin de tjs plus pour ne pas s’ennuyer, la croissance est un besoin viscéral de l’homme …

    Sans croissance, ce n’est pas que l’économie qui va souffrir, ce sont nos rêves et nos espoirs qui vont s’envoler…

    Bien évidemment on pourra tjs rêver d’un autre monde, d’une autre manière de développement pour l’homme, reste que pour l’instant nous sommes dans ce monde du commerce et c’est lui qui est en crise …

    1. Juste pour préciser, qu’il y a quand même des échanges au niveau de la production on remet tout en cause d’une année sur l’autre on est jamais sur on essaye, on s’adapte, cette échange ce fait avec nos conseiller où entre groupe, bien sur l’inertie d’une ferme n’est pas celle de la finance, la finalité d’un travail dans un champs ne ce voit qu’entre 4 et 9 mois tout en ayant un impact sur plusieurs années, en élevage c’est à la fois plus routinier (la traite) et en même temps le choix d’une sélection pour l’accouplement d’un vache ne ce voit que quelques années plus tard (une fois quel à son potentiel).
      C’est plus la notion de durée et de planification qui fait qu’un échange quotidien n’est pas nécessaire, mais pour passer de 30% d’une population à 3% tout en doublant la production en s’adaptant aux normes, aux subventions, à la génétique, au soin vétérinaire, à la compta tout en cardan des notions diverses de mécanique ou de maçonnerie (et donc des évolutions de matériaux ou de machinisme), sans aucun échange me parait compliqué.

    2. Je suis un peu passé un peu vite, sur votre conclusion, tout dépend de ce qu’on met derrièe le mot croissance, si on enlevé les produits virtuels, on serait en décroissance, avec la même production de bien et service, je crois que le mot croissance a besoin d’être sauver (et d’être une antithèse, par la décroissance), après le fiasco de la « libéralisation de la croissance », qui au final est une décroissance menant à l’austérité.
      Il faut sauver le soldat « croissance », les décroissants (après je crois pas que ce soit parfait, mais moins de gaspillage, ce serait bien) ont au moins l’intérêt de définir, ce dogme, qui ce contredit pourtant tout seul.

  4. Clair, limpide, oui à force d’aller vers le moins disant, le moins couteux, nous nous sommes majoritairement courbés, pliés, le nez calé dans la moquette (pour rester poli).

    Seul, quelques uns resté debout en tire parti par de meilleur profit. Pour encore pouvoir en profiter, le seul +++ qu’ils peuvent encore tirer de nos moins – – – -, c’est le pillage de tous nos acquis sociaux. Qu’on se le dise.

  5. Bon articcle mr David Cayla ,
    Merci lorsque c’est écrit comme ça je comprend tres bien .
    Gigi  » Nos enfants nous pardonnerons t ils ?  » de les avoir embarqué dans cette galère ?
    J’en ai un fils qui fait une excellente carriere chez un gros constructeur de Vooituurees qui à 34 ans veut quitter ce monde pour se fondre dans la nature et y chercher un sens et un intéret a sa vie sans stress et avec des conteraintes plus naturelles .
    Lui son but c’est son fils et son avenir qui le motive dans ses choix futures .

    1. Merci Cedric pour ce lien.
      Un papi pour lequel les préoccupations majeures sont les mêmes mais pour ses petits enfants..

    2. Tiens, mon frangin est passé d’une industrie qu’il ne trouvait pas très reluisante au métier de paludier en « bretagne sud » (métier auquel rien ne le préparait), il y a pas mal de temps,

      …et ça a marché (sans rouler sur l’or bien sûr).

      O tempora (O mauresque)

    1. Gauche-avenir est un groupuscule se situant à gauche-gauche du PS anime par Paul Quilès et
      anne-Marie Lienneman dont on connait les positions pseudo-révolutionnaires et surtout l’intransigeance idéologique assortie d’une méconnaissance absolue de l’économie.
      Ce qui n’empèche pas la dernière citée de se faire parachuter du nord de la France à Paris pour les sénatoriales en position élligible naturellement (la soupe est bonne y compris pour les révolutionnaires…)

    2. @Loreal
      Vous devriez militer pour qu’on sépare le nord de la France du reste de celle-ci (on pourrait la limiter à St Germain des Prés et au Lot si vous voulez). Après tout, ces analphabètes « cassocs » n’ont qu’à s’assimiler aux Wallons…
      C’est ça que vous avez en tête ?
      A l’évidence, ne pas connaître l’économie constitue une tare: on en voit bien le résultat et à quels points les experts sont fiers d’eux-mêmes et de leurs placements en ce moment.

    3. Engagé en politique, au niveau de ma petite ville, j’authorise depuis longtemps mes enfants à me traiter de sale con… Le monde géré par nos soins est une cata. Manipulé par des cols blancs inutiles. Complexifié au point que les explications des responsable ne sont plus intelligibles – eux mêmes ne comprenant pas les problèmes. Des responsable sans courage bien sûr…

      – Les médias font de l’auto allumage sur des conneries inexistantes alors qu’ils devraient parler en titre de la fin du système….
      – Les marchés actions totalement manipulés par le HFT, au point que tous les acteurs se retirent alors que les volumes de transactions, fictifs, augmentent (Les gros comme GS ou JPM font « ce qu’ils veulent » gagnant autant à la hausse qu’à la baisse)
      – les marchés commodities sont aisément cornérisés par quelques acteurs majeurs qui se mettent ensemble
      – Les obligations d’états ne veulent quasi plus rien dire
      – Les agences de notations sont aux ordres
      – Il n’y a plus de régulateurs
      – Le prix de la bouffe va monter inexorablement, surtout pour les pays les plus pauvres

      J’arrête ici. J’ai honte de ce monde, de la stupidité de l’humain, de toutes les personnes qui pérorent sur les blogs.

      J’appelle d’urgence une conflagration… je ne vois pas quoi d’autre pourrait rendre les hommes raisonnables..

      Pardon mais fallait que ça sorte

      Il disait quoi déjà, chékspire, sur le sens de la vie ?…

    4. Ce que disait chékspire ? Une histoire de bruit et de fureur, me semble-t-il, qui se poursuit de nos jours. Mais au moins, de son temps, était-elle encore pittoresque, aujourd’hui elle ne parle plus qu’avec des courbes qui ont toutes le même profil montagneux. S’il reste bien ça et là, dans les arrières-cours de la politique, des cloaques riches en couleurs, le fait est que l’ère numérique s’avance comme celle de l’informe et du gris universels. Le seul point positif à en retenir, c’est qu’elle donne une bonne raison de quitter ce monde sans regret. C’est déjà ça, comme dit Souchon…

    5. Enfin, après un excellent diagnostic, on est LOIN DU COMPTE !

      1) Il ne fait qu’effleurer les solutions en moins d’1 minute… ? étrange, mais banal. Procédé connu, on pose toujours un bon diagnostic puis l’on ne propose pas grand-chose ou le contraire (accentuation du libéralisme), etc.

      2) il pense s’en tirer en augmentant la part de l’Etat dans l’activité économique sans revenir sur le contexte de concurrence internationale, s’il augmente la demande intérieure (salaires) nous ne sommes plus concurrentiels !! ET il faut donc revoir nos rapports commerciaux & politiques avec le reste du monde..

      Enfin il arrête l’exposé à temps, juste quand les problèmes commencent à s poser. Il ne remet pas en cause fondamentalement le capitalisme…

      Dommage car je pensais avoir trouvé quelqu’un de lucide, mais apparemment…

    6. @ jEANNE

      Je ne vois pas où vous lisez que j’ai mis en cause les « gens du nord ».

      Il me semble d’ailleurs, mais je peux me tromper, que Lienneman avait DEJA été parachutée
      dans ce beau département…

    7. Stoppez le monde ! je veux descendre.. disait Bedos

      Personnellement ce merdier me motiverait plutôt… rien de pire que de na pas avoir de problèmes

    8. Je trouve dommage que la conclusion ne rappelle pas que l’Etat doit aussi maintenir la production ne serait-ce que par ce qu’ils sont sources de services et qu’il permette une production plus normé socialement et écologiquement, que l’importation

    9. Alors alors…

      Il ne s’agit pas du même David Cayla que moi !

      Mais ! Pour compliquer les choses, j’appartiens moi aussi à la motion D du parti socialiste, et il se trouve que moi aussi je fais partie des socialistes tarnais !!

      Mieux encore, Paul Quilès est tarnais, pour ne pas dire carmausin, et mon grand-oncle, Jacques Goulesque, est l’ancien maire socialiste de Carmaux ! :p

      Et pourtant, ce n’est pas le même David Cayla ^_^ Si si !! 🙂

    10. Cet exposé didactique est construit à partir d’une récupération d’analyses dont aucune des sources ni auteurs ne sont cités. La seule proposition de solution est effectivement laconique parce que glanée elle aussi ailleurs et au demeurant sans originalité, mais conforme aux idées politiques de l’intervenant: la « socialisation des richesses ».
      Mais qu’entend l’intervenant ? Silence !
      Cette expression est creuse. La Russie est sortie du communisme par la « socialisation » de la richesse nationale. On a donné à chaque citoyen russe un bout de papier représentatif de son kombinat ou du kolkhose qui l’employait.
      Il y avait eu un précédant : la vente des biens nationaux à la révolution.
      Dans les 2 cas, certains affirmeront que la relance a été obtenue. Mais pas au profit de ceux pour qui elle avait été prévue: le peuple.
      C’est une solution éculée, un effet d’annonce.
      Pourtant, l’ idée de socialisation du surplus monétaire (richesse) mérite d’être considérée car elle ne date pas d’hier. Saint Augustin parle de « Jus procurandi et disposandi », notion reprise en 1948 par 2 éminents professeurs de droit (dont Trotabas).
      Ce qui pose problème avec la gauche, c’est la négation du droit de propriété que la majorité populaire récuse simplement parce que le peuple tient au peu qu’il possède et qu’il a gagné à la sueur de son front……
      Donner une signification éthique (et mieux religieuse) dans la perte d’un excès de richesse stérile pour la collectivité peut être la moins mauvaise des solutions politiques.
      Dans une communauté humaine non homogène je ne vois pas d’acceptation de cette solution sans la violence ni résignation.
      Et surtout, qui partagerait de nos jours les principes moraux d’un « pied noir » romain de Carthage, un affreux colon du temps jadis ?

    11. Ah bon ?! Ce n’est pas le même David Cayla ? Je comprends tout maintenant ! En effet, il m’était très difficile d’imaginer l’expression « supprimer les prix » dans la bouche de l’orateur de la vidéo, car il parle de façon beaucoup plus concrète de la finance.

    1. La rareté ce fera par la fin du pétrole, premièrement par son coup de substitution à la production, mais aussi par le transport, c’est la possibilité d’importer des biens d’un pays a monnaie dévaluer qui rend subjectif toute rareté (sauf pour le pays qui exporte, mais on s’en fou c’est des pauvres)

    2. à Génissel Samuel,

      Et la fin du lait ?
      C’est pour quand ?

      Est ce que ce n’est pas la surproduction organisée par les industriels et les états qui fait que les prix de vente sont trop bas ?
      Sans parler de la qualité de ce qui est produit par les vaches-esclaves !

    3. Tu trouvera toujours des mauvais éleveurs, mais l’élevage en France ce n’est pas de l’esclavage, sinon durant les abattages pendant la vache folle, tu aurais vu des éleveurs rires en mauvais geôlier, plutôt que pleurer.
      C’est vrai la surproduction a été voulu politiquement, les quotas de 83 ayant toujours intégrer un production supérieur de 10% à la demande; depuis 2005 on ajoute 1% tout les ans (c’est débile mais libéral et cela a été décider en 2003 et la commission ne veut pas revenir sur sa planification… l’EMB et l’APLI, prône un retour au quota correspondant à la demande comme au Canada), ce qui fait plus de 15% en plus, on est au stade critique, mais il faut ajouté la libre concurrence qui offre en plus des importations et la règlementation européen permet depuis 2007 de remplacer le beurre et le lait par des substituts (soja et palm) pour la fabrication de brioche ou de pain au lait, ce qui fait que Pasquier n’utilise plus de produit laitier, ce qui diminue encore la demande.
      La qualité n’est pas seulement lié à l’élevage (même si le sanitaire est plus important que le goût en s’adapte), les industrielles dénaturent aussi, entre pasteurisation (70° pendant 20 minutes je crois) et l’UHT (300° pendant quelques secondes, c’est comme le métal en fusion), tu ne peut retrouver un goût. Personnellement, je boirai moins de lait industriel que du lait de ma ferme (1/2 litre par jour), même le transport casse les lipides et rende le lait moins digeste.

    4. Juste pour en revenir au vache esclave, beaucoup d’éleveur utilise des minéraux bien plus coûteux que ceux qu’on utilise pour les poudres de lait bébé, d’ailleurs la plupart utilise des poudres de lait (moi c’est au lait entier) avec moins d’huile de palm ou de soja (car les veaux poussent moins bien) que les laits maternés humains, il y a aussi l’utilisation d’huile essentiel, pour améliorer leur santé.
      Tous cela pour dire qu’entre l’alimentation offerte aux bovins ou aux humains, crois moi ou pas, mais vaut mieux être une vache.

  6. Ce que j aime sur ce site, c est que les questions les plus difficiles sont écrites d une façon facile.
    Je suis toujours étonné de voir comment certaine personne peuvent expliquer les choses les plus complexe a la plebe.
    Merci merci merci

    1. Merci à vous ! 🙂

      J’ai l’habitude d’être un peu trop abscons, alors votre réponse me va droit au coeur !

  7. Très bon résumer, l’accent occidental de votre début, est prédominant pour maintenir la pression sur nos besoins d’importations (2 fois plus de route maritime du Sud vers le Nord, que du Nord vers le Sud) et la pression sur les cultures vivrières maintient ce statut, grâce à nos excédents, jusqu’à la fin du dernier siècle, les paysans du Nord étaient protéger, il n’y a que depuis peu, qu’on entame un Farwest sur nos terres, d’ailleurs Bolloré ne s’y est pas trompé, il était prés à investir dans l’agriculture Française, heureusement l’agriculture a un peu d’écho.
    Il faut aussi précisait qu’il était important de diminuer historiquement l’alimentation (40% du revenu et 50% pour le logement) pour développer la consommation de produit industrielle, on maintient ce statu pour l’alimentation, mais pas pour l’immobilier, avec une stagnation des salaires, l’argent débloquer de l’alimentaire ne profite qu’à l’immobilier et aux importations aujourd’hui.
    La nouvelle finalité des baisses de prix est ‘intégration (et les contrats tant vanté par notre gouvernement, la dernière clef), les banques ne financeront plus nos fermes, car les contrats n’offriront pas de garanti de prix (ce que l’Europe faisait par l’intervention), par conséquent les industrielles offriront ces garanties à ceux qui ce donneront des tailles industriellement intéressante (type Danemark 2000 vaches endettement sur 35 ans) et une fois ces structures amorties, ils récupéreront ces fermes grâce aux cautions, c’est déjà le cas en volaille en Bretagne et au Danemark, le paysan redevenant un cerf, c’est-à-dire qu’il travaille pour rembourser une dette, mais ne possèdera pas au final la réalisation de son emprunt, l’avantage c’est qu’entre temps il n’est pas salarié (donc très flexible) et que sa ferme reviendra à l’industriel car à la moindre crise l’endettement ne cadre plus avec l’espérance de vie du paysan.
    Le plus triste dans l’histoire, c’est que les paysans et les ouvriers de l’agroalimentaire sont issus des mêmes milieux un siècle plus tôt, mais les syndicats majoritaires (20% en général des votes, l’abstention comme ailleurs domine) préfère resté sur leurs convictions d’un autre siècle, avec vous les paysans vous avez un capital et la liberté, vous les ouvriers vous avez des vacances et des retraites, de ce débat sans fin, il n’y a que très peu de chance (trop d’apriori) de voir une synthèse commune pour élever le niveau de vie des deux camps, qui n’ont plus de sens (par chez moi 1 paysan sur 2 de moins de 40 ans est marié avec une fonctionnaire)

    1. par conséquent les industrielles offriront ces garanties à ceux qui ce donneront des tailles industriellement intéressante

      un documentaire montrant le résultat …rentabilité High Tech et glacée :

      http://www.dailymotion.com/video/x19wtz_notre-pain-quotidien_news : vraiment à voir (on le trouve en biblio municipale)…soudain, on n’a plus faim …
      (à noter dans le trés court extrait : un plan qui fait étrangement penser à » la mort aux trousses »

      http://www.youtube.com/watch?v=Tkgl4UZLCbo

    2. Déjà merci de me répondre.
      Ma place n’est pas évidente, à la fois je comprend pourquoi nous (consommateur comme paysan) on en est arrivé là et en même temps je te comprend avec cette vidéo.
      Il faut nous laissez une chose, si on était des winner 80% des paysans ne s’installeraient pas, je vais commencer à développer une idée sur les années 80, comme la fin d’une science ayant pour finalité l’homme (je vais cruel, être bio c’est un peu regretter que pasteur soit né, tu rejettes plus la Ruhr et BASF, mais la fin du bio c’est le premier vaccin pour les moutons, c’est le problème du bio ils ont tous rejetés, un extrême en attirant un autre).
      J’ai l’air moins malin que d’habitude et c’est une réalité, je soutiens un mouvement (pour réguler la production et qui est prêt à intégrer les consommateurs) qui n’est composé à l’origine que d’intensif (et pas de bio) et moi je suis au milieu et la confédération paysanne a malheureusement pas mal de raison pour ne pas pactiser avec la majorité des paysans et ces derniers font comme tout le monde on s’adapte au libre-échangisme (quitte à le regretter).
      Et là sans transition (aucune faut pas chercher, mais …), le premier truc qui me vient à l’esprit c’est Florence au temps de Michel Ange et Léonard de Vinci, des génies qui naissent sous une pression religieuse (qui est épouvantable) et la première question que je me pose c’est comment on créer les conditions pour pouvoir exprimer ces talents, c’est logiquement idiot, mais l’agriculture n’est que la partie visible de l’iceberg, c’est la science et l’économie qui ont été dénaturés et la question c’est comment on peut y remédier.
      (plus décousu tu meurt, mais je valide quand même ce commentaire).

    3. J’ose espérer que NOUS (collectivement) mettrons rapidement un terme à cette folie, car je n’ai aucune envie de manger des produits laitiers ou de la viande issus de fermes industrielles…

      Et non, nous n’avons pas de besoins d’importation, la France est en soi une grande puissance agricole, ce qui ne change rien au bilan établi pour l’ensemble du monde occidental. 😉

      Question annexe : la France est-elle vraiment le bénéficiaire de la PAC qui est si souvent décrite ? Je n’en suis finalement pas si sûr, tant je crois au final que ce sont les autres pays européens qui bénéficient au final de prix bas, plutôt que les Français… D’autant que la PAC, en fin de compte, est financée par la France, en tout cas pour ce que coûtent les agriculteurs français…

    4. D.Cayla, l’idéal serait une exception agricole à l’OMC (y eût des tentatives de l’ajouter à la culture), c’est-à-dire qu’on revient avant 1992 (avant les subventions), voir aux années 70-80 (Pinzanni a été nécessaire à l’autosuffisance de la France, mais passé 70 on a pas ralenti, on a attendu d’être dans le mur avec nos excédents) c’est-à-dire qu’on retire nos objectifs d’exportations de denrée à faible valeur ajouté (des aliments non transformés, du blé en vrac), mais aussi ne pas importé nos huiles et protéines végétales (le transport d’huile de palm de soja ou de blé est ridicule, un exemple simple, nos excédents huiles de colza, intéressante en oméga3, vont à la peinture et dans le goudron, nous importons de l’huile de palmes saturés et on utilise du pétrole comme huile des cosmétiques, bref c’est n’importe quoi ). Et évidement intervenir sur les volumes, pour maintenir des prix.
      Techniquement ce ne serait pas compliqué, mais…

    5. @D Cayla, il est un peu tard pour répondre à votre question (peu de chance que vous repassiez par là, tant pis).
      Mais, puisque j’y repense maintenant, sur le bénéfice de la PAC, d’un point de vue comptable on est le pays qui perçoit le plus (en même temps la PAC résume l’Europe) par rapport à ce qu’elle cotise (l’Europe n’étant pas que agraire, sauf en terme de politique commune).
      Maintenant faut structurer (pas évident), après l’union du charbon et de l’acier, la pac (1962) est le seul vrai projet Européen (ça peut choquer mais en budget, en mesure, en norme, en objectif, j’ai rien d’équivalent), par conséquent la question la PAC favorise t’elle la France? et compliqué, d’un point de vue strictement Français, la commission cherche à libéralisé (du chocolat sans chocolat, plus sérieusement des petits pains au lait, sans lait, ça c’est réel), or la culture anglo-saxonne (et j’y ai travaillé: Pays Bas);n’a pas ce besoin de terroir (comme paysan ces mots non pas de traduction facile en anglais) , l’important c’est le commerce et le management, donc en terme d’orientation, la PAC (comme le libéralisme) s’oppose à notre culture agricole, mais la finance (on touche plus qu’on donne).
      Aujourd’hui elle n’est plus favorable, car ce qui faisait notre différence (des fermes non industrielles) sans intervention n’aura pas d’avenir (les variations de prix font que de toute façon on est obligé d’intégrer l’idée qu’on ne sera pas toujours paysan, personnellement quand le prix du lait à chuter je me suis dit au pire je change de pays, voir de métier, ça ressemble à une ouverture, mais c’est faux, c’est de la survie, c’est pas la même démarche).
      Le bio ou la vente directe, si c’était aussi simple depuis 20 ans que pour 4 départ en retraite il y a1 retraité, ça ce verrait.
      Je table sur un début d’inflation assez conséquent cet été, qui sera proche de l’hyper-inflation dans les mois qui suivront, ça c’est la conséquence de la PAC de 2003 (avant elle nous était assez favorable… tout peut ce discuter mais c’est bien pire ailleurs) et c’est une planification qui aura compris trop tard la grève du lait (cela à l’air idiot, mais on doit traire nos vaches, c’est comme si un ouvrier en grève travaillait toute la journée, pour détruire ce qu’il a fait à la fin de la ,journée), maintenant le cafouillis Européen va dans l’année qui vient démontrer sa créativité en terme de bêtise sur la PAC.

  8. Bonjour Monsieur Cayla,

    Très intéressante prestation, qui m’a permit de comprendre entre autres l’effet levier et son rôle dans la crise des subprimes… mais avez-vous été entendu lors de votre intervention – et compris ? A-t-on pris acte de vos propos ? Je l’espère.

    En tout cas je me permets de vous poser une question : je ne comprend tout simplement pas en quoi supprimer les prix des matières premières permettrait à l’occident de continuer à vivre comme il l’a toujours fait ! Imaginez que le pétrole n’ai plus de prix, comment en achèterons-nous (et Dieu sait que nous voulons en acheter…) ? Ou alors il y a quelque chose qui m’échappe… m’éclairerez-vous ?

    1. Bonsoir,

      Permettez-moi de rectifier vos propos : il faudrait dire plutôt comment la suppression du prix des matières premières a permis à l’Occident de vivre sur un grand train plutôt, que permettrait.

      Pour le pétrole notamment, il est aujourd’hui avéré que les pays du golfe ont menti sur leurs stocks pour disposer de quotas de production plus importants, qui leur ont permis de disposer de quotas de production en rapport…

      Double conclusion : un pétrole en apparence abondant (puisqu’il était dit que les réserves étaient en conséquence) mais pas que (puisque les vannes étaient ouvertes en grand) « nous » a permis de disposer d’une énergie peu coûteuse, tandis que les vraies réserves s’épuisaient à grande vitesse…

      Mais c’est aussi cette fourniture en abondance d’une ressource prétendument inépuisable (en tout cas, c’était tout comme) qui a permis de maintenir le prix du pétrole à un niveau très bas, ce que j’appelle « supprimer le prix du pétrole ».

      Bonne soirée à vous !

    2. Ah d’accord, je n’avais effectivement pas compris votre propos. Vous faites référence au pic pétrolier… oui certes, mais il est difficile d’être tout à fait affirmatif quand à une véritable menace de déplétion… les ressources réelles sont impossibles à quantifier tant les gouvernements et les producteurs mentent ! Vous connaissez probablement le blog de matthieu Auzanneau, même celui-ci dans son dernier article est en proie au doute tant les dés sont pipés !

      http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/01/07/ombres-dun-doute/

      Plus clairement : j’ai envie d’être d’accord avec vous, ce que vous écrivez me semble cohérent, mais il est tellement impossible de savoir quoi que ce soit de certain sur les ressources pétrolières existantes, une telle opacité existe sur ces informations que je me retiens au dernier moment ! votre commentaire devrait éveiller un intervenant bien connu de ce blog : peakoil2008, très impliqué sur cette question.

      Merci pour votre réponse

  9. j’attache beaucoup de prix à votre aticle.
    Tout n’est que manipuation…
    Et si finalement la révolution liée aux TIC, l’internet serait aussi celle de la réveil des peuples isolés manipulés!!!
    Le reveil va être brutal… A quand un code de l’internet? on a bien eu après l’avenement de la voiture un code de la route….

    1. Je n’en sais rien…

      A vrai dire, mon impression serait que internet permet avant tout à des individus concernés de se retrouver, et de discuter entre eux.

      Autrement dit, rien de bien gênant pour ceux qui nous gouvernent, mais c’est sans compter sur leur obsession envers tout ce qui semble discordant, et donc, leur propension à donner une publicité « exagérée » aux voix discordantes, comme les nôtres…

      Et en fin de compte, ce sont EUX qui nous font la plus grande publicité ! ^_^

      (Cf. l’audience du Canard Enchaîné : avec 200 000 lecteurs, son influence directe est bien moindre que son influence indirecte, via les reprises de ses articles par les grands journaux et les grands médias…)

  10. M. Cayla n’explique vraiment pas bien son idée de « supprimer les prix ». Veut-il dire que les marchés à terme servent à masquer ou faire oublier qu’il existerait un autre prix ? (« vrai », « fondamental », « naturel » ou « rationnel », qu’importe la façon dont on le désigne.) Existerait-il des rapports de forces « naturels » entre acteurs « naturels » desquels découleraient, selon la théorie d’Aristote, des « prix naturels » ? Et donc que les marchés, en s’interposant entre les acteurs « naturels », « suppriment les prix » pour y substituer ces fluctuations desquelles il faut « se protéger » ?

    1. Le prix de production devrai être déterminé par un prix de revient et une marge nécessaire au revenu et à l’investissement, cela ce calcule, au canada le prix du lait est fixé en fonction du coût de production des meilleurs éleveurs (on dit le 1/4 supérieurs) auquel on ajoute un smic à environ 50 heures (on est paysan) et une rémunération du capital (2 ou 3 % selon la tendance), en fait l’investissement ne ce fait qu’avec la rémunération du travail et du capital (mais une ferme investit pour 15 ans) résultat 480€/1000L de lait et 320€ pour nous (bien sur les coûts de production de mon secteur en Normandie sont inférieurs à ceux des montagnes, ou des zones moins favorable comme au Canada ou en Espagne).
      Il n’y aura jamais de prix parfait, mais aujourd’hui il est déterminer par le besoin et non la capacité de la production à le fournir.
      Ce’ que tu nommes nature n’est qu’un coût réel (en fonction des fermages, des normes, des frais sanitaires types véto, du coût de logement, des frais de services assurances, gestions, banques et des services techniques liés à l’élevage, d’une rémunération etc…des tracteurs).

    2. Je dirait que ce qu’il reste aujourd’hui du prix, ce sont les rapports de force. Mr Jorion parlait de la verité contenue dans le prix. Je vous laisse imaginer la suite dans ce ocean opaque de mensonge et d’alienation.
      Le prix on peut le comprendre seulement quand on a fait le tour des choses. Et la, on constate que la verité n’as pas de prix.

  11. Merci pour ce billet qui supprime encore un peu plus cette non loi de l’offre et de la demande. Reste encore à expliciter le rapport de force sous-jacent à cette tendance « naturelle ».

    Mais je souhaitais faire un appel plutôt hors sujet (c’est pourtant ce billet (et la video) qui m’ y a fait penser, allez savoir pourquoi…).

    Comme il y est très difficle de comprendre à quel point beaucoup de nos ancêtres (hors bourgeoisie?) se sont pensés de maniere beaucoup plus collective (les conditions de vie conditionnaient cet état d’esprit), il est aussi difficile, pour ma part, d’accéder au caractère réaliste de propositions de société où serait garanti le « bien-être » des personnes.
    Le premier réflexe étant d’ y voir une utopie de plus. Or nos connaissances, leurs diffusion, nos techniques actuelles, sans commune mesure avec les contraintes d’autres siècles, laissent entrevoir le réalisme (au moins matériel) de cet objectif.

    N’ayant vécu que dans ce monde d’explosion technologiques et de rétrécissement des conditions de vie des personnes, ce type de pensée n’est accessible qu’au prix d’un détachement important de « l’ambiance » actuelle. Ce souffle d’un monde nouveau me semble plus accessible à ceux ayant aperçu le monde avant les années 80.

    Même si j’y vois, accolé au moins dans les discours, un narcissime (au sens commun) très illusoire, il me semble nécessaire de comprendre comment cette pensée « notre avenir peut nous appartenir » peut resurgir. Et qu’elle ne reste pas qu’une nouvelle « crise émotionnelle »…

  12. Article pertinent. Sur la manipulation des marchés (rendant invalide la loi de l’offre et de la demande), difficile de vous contredire alors que nous vivons sous le régime européen des quotas agricoles.

    Cependant un bémol: Il n’y a crise de surproduction que dans le paradigme de l’économie de marché, qui plus est industrialisée. Il semblerait en effet aberrant de parler de surproduction au moment même ou de nouvelles émeutes de la faim apparaissent. Nous observons ainsi un état paradoxal du monde dans lequel la crise de surproduction tire les prix vers le bas jusqu’à asphyxier les producteurs (facile à observer en France, je suis pour ma part aux premières loges dans ma campagne bretonne) mais néanmoins les prix à la distribution augmentent, parfois dramatiquement comme en Algérie actuellement.

    Les coupables tout désignés sont évidemment les spéculateurs, dont l’effet essentiel sur l’économie n’est bien entendu pas l’apport de liquidités sur le marché mais bien la déstabilisation de celui-ci en rendant les cours plus volatiles que ce que le seul jeu de l’offre et de la demande induirait.

    Mais sont-ils les seuls? Le secteur agricole, toujours lui, a vu son taux d’emploi divisé par 3 en moins de 50 ans , emplois purement et simplement détruits par la mécanisation, ou plus subtilement sous-traités (marchés et foires d’antan, animées par les producteurs eux-même, progressivement remplacés par la grande distribution, par exemple).

    La spécialisation des tâches issue du Fordisme implique ainsi un surcoût de la production lié à l’intervention d’intermédiaires dans la chaîne qui va du producteur au consommateur, que les économistes, avec le bon goût qu’on leur connait, ont décidé d’appeler croissance, ou inflation, car ces mots servent à expliquer de deux manières différentes un phénomène unique:

    Le taux de croissance exprime en effet la variation de l’ensemble revenus générés par le travail des individus, or un nombre croissant d’individus ne peut travailler à revenu constant que par le jeu de l’inflation, ce qui au passage induit toute la délicatesse du processus de fabrication monétaire: Si cette dernière peut être crée ex-nihilo, le fait qu’elle ne soit alors plus adossée à une création réelle de richesse (i.e. un produit) entraine sa dévaluation.

  13. 1er paragraphe, hypothese. Jamais vérifiée.
    Paragraphes suivants, l’hpothese devenue affirmation permet d’enfiler tout et n’importe quoi.
    Sophiste!

  14. Tout n’est que manipulation, la rareté , y compris celle de choses parfaitement inutiles, attire la convoitise de personnes sans réflexion .
    Comme le dit notre ami l’enfoiré :

    Supprimer les prix ou les ajuster avec les réalités tout un problème de balance, de timing, de pénurie ou d’abondance. Tout est là.
    Comme je le disais « Chéri, ni parfums, ni or, des terres rares ».
    Cela même quand la rareté est totalement subjective.

    Car enfin, la Rolex ne donne pas une heure différente des autres montres . L’or ne sert à personne, entassé dans des coffres ou au cou de quelques dames . Il ne ne se mange pas et c’est la nourriture qui nous permet de survivre. Ce sont bien les producteurs de céréales, de lait et de légumes qui tiennent entre leurs mains un pouvoir redoutable de vie et de mort sur leurs semblables. Et pourtant, ces détenteurs du pouvoir de vie et de mort sont à genoux devant les centrales d’achat des hypermarchés qui leur imposent des prix ridiculement bas afin que leurs gros actionnaires entassent dans leurs coffres de l’or inutile, métal mou inutilisable et qui ne se mange pas.

    Que se passerait-il si un jour les producteurs de céréales, de lait, de fruits et de légumes décidaient, , comme l’ont fait Paypal et d’autres firmes à l’égard de Wikileaks, de ne plus alimenter les personnes qu’ils ont déterminées comme nuisibles à l’humanité, celles qui affament des millions d’êtres humains , les membres bénéficiaires de l l’empire financier mondial, de simples humains qui doivent manger pour survivre ?

    Le jour où l’on ouvrira les yeux sur la valeur réelle des choses en fonction de leur importance pour la survie , le monde se rééquilibrera sans doute, toutes les babioles convoitées n’ayant plus la mondre importance pour personne .

  15. Je note, après une lecture rapide, une remarque très intéressante qui me parait aller dans le sens de ce que je crois.
    La remarque est la suivante : « (…) Et pour ce faire, rien de tel que de placer les producteurs dans une situation de surendettement chronique, que ce soit les agriculteurs pour le blé ou carrémént des Etats tel que la Chili pour le cuivre. »
    Le principe directeur de la violence économique est de placer les producteurs dans une situation de dette, et non pas seulement de surendettement. Que ces sujets soient des entreprises « à taille humaine » ou des producteurs indépendants, n’a aucune importance.
    Il faut seulement que toute activitée de production rapporte des intérêts à la Banque.
    Quant la quasi totalité des producteurs dans le monde a été contaminée par le virus de la dette, ce virus s’est attaqué massivement aux consommateurs, avec les résultats que nous avons sous les yeux.
    Ce que je crois c’est que la croissance est au service de la dette, et non le contraire.

  16. J’avoue ne pas avoir bien compris votre angle d’attaque et je serais tenté de demander : « quelle est la question ? » , ce qui me permet de moins m’étonner que d’autres de ne pas repérer de réponses .

    Si cela a un rapport avec votre réflexion , je me souviens que René DUMONT demandait en 1974 un prix du litre d’essence à la pompe de 10 francs le litre , ce qui , si les tables de conversion de l’INSEE ne sont pas trop fausses , signifierait un prix de 7 ,1319 € le litre en 2009 .

    1. Pour comparaison en 1974 et 2010 , de l’évolution relative du prix de la baguette de pain de 250 grammes :

      1974 : 0,80 francs soit environ 0,57 € en valeur 2010
      2010 : 0,90 € chez mon boulanger

      soit une augmentation relative de + 58 % .

      J’avais acheté aussi un 204 neuve 15 000 F en 1972 soit environ 10 500 € valeur 2010 , à comparer au coût d’achat d’un véhicule type 207 bas de gamme accessible aux environs de 16500 € en 2010 , soit là aussi une augmentation relative de 57 % .

      Dans le même temps et pour confirmer le gaspillage des matières premières :

      http://www.zurbains.com/prix-essence_679F56873875B6.html

      Mais en fait , la matière première qui me paraît la plus urgemment avoir besoin d’une vision et préemption totale par la puissance publique , est bien l’eau .

      (pour le vin je m’en remets à Vigneron auquel j’adresse un salut muet au passage , mais pour faire du bon vin , chacun sait qu’il faut un peu d’eau au bon moment ) .

    2. Et pour rendre les comparaisons comparables , précisons que le coût horaire du SMIC en 1974 allant de 5,60 à 6,75 Francs ( heureuse année ! ) soit en moyenne 6, 175 F équivalant , toujours avec la table de conversion de l’INSEE qui tient compte de l’érosion monétaire ( au moins officielle ) environ 4, 45 euros en valeur 2009 , alors que la valeur 2010 de ce même référent était de 8,86 euros , soit un quasi doublement .

      Pour continuer le jeu , il faudrait calculer l’évolution de la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 sur la période ( y avait il d’ailleurs un CAC 40 en 1974 ?) et du dividende moyen de l’actionnaire de ces mêmes entreprises .

    3. En confrontant tous mes brillants calculs , sauf erreur et après recoupement avec d’autres sources , le prix du litre d’essence ( soit sans plomb 95 ou équivalent ) aurait augmenter en euros constants d’environ 30 % entre mi 1974 et 2010 .

      Essence à la pompe : + 30%
      heure de SMIC : + 99 %
      baguette de pain de 250 grammes ( elle faisait 300 grammes en 1970 ) : + 57 %
      véhicule berline Peugeot ( publicité gratuite ) milieu de gamme : + 58 %
      kilo de steack : + ?
      ticket de métro , de cinoche : + ?
      panier de la ménagère : + ?

      pression fiscale : +?
      dette publique relative au budget , au PIB : ?
      dividende moyen du CAC 40 : ?
      rémunération globale des postes de haute responsabilité ?
      valeur du point d’indice de la fonction publique 😕
      rémunération moyenne  » corrigée des variations saisonnières  » de l’exploitant agricole .
      ……

      On ne lit jamais assez les statistiques de l’INSEE ou les rapports de la Cour des Comptes .

    4. Merci juan nessy

      mais l’euro constant est constant par rapport à quoi dans cette histoire ?

      par rapport à un panier de monnaies ? de biens ? d’or ?

      J’ai d’ailleurs souvent la même question sur la productivité.
      Et si on ramène le coût de la voiture au Smic 90% vs 60% ca n’a pas hénaurmément joué, l’augmentation de productivité dans l’automobile, malgré l’informatisation/robotisation, les composites, etc.

      Ce que je soutient à ce sujet est qu’il y a une modification des objets de référence qui induit un glissement « logarithmique », dans ce genre d’affaire : le désir de nouveauté fait glisser les produits « indispensables » en les alourdissants (la clim de votre caisse = 50 kg, les fonctionnalités inutiles de windows XP etc.). Et sur le reste des produits, ceux qui touchent aux « supports de mémoire » notamment, on a un régime de paliers/ruptures (smartphone remplace cellphone, ipad remplace laptop, e-book remplacera le livre mais très tard).

      Dans un tel cadre, les augmentations de productivités « brutes et naïves » sont l’exception.

      Bon
      A part ça, je vais peut être poster plus bas au sujet des errata du bouquin qui seraient bienvenu sur le web, rapport au coquilles qui des fois sont vraiment gênantes.

      –>(Le tableau 7, pour lequel Ss faible Ss fort n’est pas justifié à droite au dessus des colonnes Sp Sm ce qui rend la lecture peu compréhensible)
      –>(la note 2 p287 dit que la productivé signale une croissance ou une décroissance dans la quantité produite par unité de temps, que c’est la dérivée de cette [quantité produite par unité de temps]… il me semble que c’est la quantité produite par personne et par heure (ou par jour, mois) travaillée, je ne vois pas ce qu’on va chercher comme fonction indirecte là. Si on veut s’embêter on peut exprimer la production P(nombre de personnes-heures, t) comme fonction de deux variables dont on prend la dérivée par rapport à chaque variable pour trouver la productivité, mais c’est un peu articifiel pour la variable « nombre de personne », sur laquelle on ne raisonne pas en dérivée que je sache .
      –>(etc)

    5. Sur l’euro constant , il faudrait poser la question à l’INSEE , mais j’ai le sentiment que ça revient à s’interroger sur le taux d’inflation : inflation par rapport à quoi ?

  17. pardonnez mon intervention, je lis ce site depuis plusieurs années déjà et j’avoue aisément ma difficulté à me faire des idées claires sur tous ces sujets.

    ce que je constate pourtant dans ma campagne c’est :
    le retour de la « débrouillardise », les gens cherchent de plus en plus les moyens alternatifs comme le travail au noir, les échanges de services et de matériels. Les hausses de coût des services sont de plus en plus ressenties comme intolérables.

    le discours est de plus en plus haineux contre le « système », comprenez principalement les politiques rendus responsable de tout.

    un armement latent. on a beau aimer le pacifisme, il n’y a plus grand monde qui croit à une fin heureuse. J’ai personnellement acheté deux « six coups » à poudre noire. C’est légal et j’avoue avoir encore du mal à croire que je l’ai fait. En discutant autour de moi, je constate que je ne suis pas le seul.

    bref, je ne suis pas spécialement inquiet, juste désespéré de ce que je vois.

    1. Le retour au pays, à la proximité, à l’entraide, à la solidarité, etc. ne sont ni bons ni mauvais en soi.
      Que la séparation entre les individus se brise est une bonne chose à condition que ne s’en emparent pas ceux qui poursuivent des buts dissimulés.

    2. Vous avez investi un « six coups  » et 5 balles de trop , car la roulette russe répondra mieux à votre désespoir qu’à votre inquiètude .

    3. Le nombre d’armes à feux détenues en France est estimé entre 10 et 20 millions. Comme quoi, nous n’avons rien à envier aux américains!
      Notre législation est toujours l’une des plus souples d’Europe. Cette situation pourrait évoluer prochainement, pour cause de mise en conformité de la législation nationale avec le droit européen.

      Dans le préambule de la proposition de loi présenté l’an dernier, figurait la mention : « l’acquisition et la détention d’une arme à feu ne constituent pas un droit mais un privilège qui emporte certaines responsabilités pour les citoyens ».
      Donc prudence, ce qui est en vente plus ou moins libre aujourd’hui, ne le sera peut être pas forcément demain.

      pat hibulaire, vous risquez de vous retrouver dans l’illégalité, ce qui n’est pas vraiment dramatique. Vous ne ferez que rejoindre les quelques millions de citoyens détenteurs d’armes soumises à déclaration ou autorisation, et qui pour la plupart, ne le savent même pas.

      Il y a des règles de sécurité très strictes à respecter quand on manipule une arme à feu. Il serait peut-être judicieux de vous inscrire dans un club de tir, ce qui vous permettrait d’apprendre à manier vos armes en toute sécurité. La poudre noire n’est pas inoffensive, se tromper sur les doses de chargement pourrait avoir des conséquences.

    4. En tout cas, les statistiques montrent qu’une arme est surtout un danger pour la personne (crise d’angoisse) ou son entourage (notamment les enfants qui cherchent partout).

    5. Quand on voit comment les gens se comportent en général, on ne s’étonne plus qu’ils soient assez stupides pour laissez trainer des armes, souvent chargées.
      Acheter une arme par peur ou inquiétude, n’est pas une bonne idée.

    6. J’en reviens. Je n’avais pas revu les prairies où j’ai grandi depuis de très, trop longues années.
      Et je confirme…

      Les producteurs comme les salariés tenaient un discours très éclairé sur la crise, sur fond de « ils se foutent de nous aux infos, on paie pour leur jeu de roulette et les politiques sont dans leur poche ». A Paris, je ne compte même pas le nombre d’industriels/politiques qui gobent les bêtises des communicants…
      Le monde agricole a toujours su compter et le bon sens paysan n’est pas une légende. Bien sûr, ils ont du mal avec l’après-quotas laitiers (fin de la régulation par les volumes) et la fin d’un système au demeurant complexe (fin de la régulation par les aides). Mais même si la volatilité des cours reste extrême, ils devraient s’en sortir comme il faut en 2011. S’ils s’arment, c’est parce qu’ils anticipent la disparition prochaine de la classe moyenne et la tentation de venir se servir « à la source » par désespoir. Le « bon sens » paysan, parfois un rien cynique… Mais les ouvriers des coopératives étaient sur la même longueur d’onde concernant le rejet de la spéculation « qui ne mérite pas qu’on la finance ».
      Ce sont les ruraux qui font les élections.
      Une chose est sûre: ils ne votent pas à gauche en général. Autre chose: ils n’aiment pas être pris pour des c…, encore moins par un chef d’État qu’ils considèrent comme l’archétype du « citadin » au mauvais sens du terme. Il y aura des surprises aux prochaines élections. La peur de « devenir chinois » et la « problématique religieuse » (le traitement des chrétiens d’Orient) furent également souvent évoqués.

    7. @Antoine Y

      Nous n’avons pas exactement les mêmes agriculteurs dans nos contrées respectives apparemment. Par chez moi, les exploitations ainsi que tout le matériel s’y attachant, le logement, la ou les voitures, appartiennent au Crédit Agricole. Ils vivent sur des crédits à longue – très longue – échéance, ceux s’organisant collectivement en GAEC comme les autres.

      Par conséquent, plutôt que de prévoir une année 2011 « pas pire que les autres », je serais tenté d’attendre et voir ce qui se passe. Ils ne sont en effet pas à l’abri d’une catastrophe naturelle – ou pas – largement suffisante pour les mettre au tapis.

      Le « bon sens paysan » confine désormais à l’hypocrisie la plus crasse: Ils savent que la plupart de leurs productions sont foireuses – un éleveur bovin me racontait comment on expédiait des veaux nés en France – donc avec immatriculation française – se faire engraisser chimiquement à l’étranger (là ou les normes sont moins contraignantes) pour revenir à l’abattage en France. Traçabilité inopérante. Mais tant que cela ne se casse pas la figure pour de bon, il font comme si tout allait pour le mieux, et advienne que pourra. Comme tout le monde.

    8. @Antoine, sauf aux dernières élections Régionales, notre président de région (PS) a été reélu partout (en Basse-Normandie), car il a soutenu l’APLI dés le début (la grève du lait).
      Pour 2011, je suis d’accord, c’est les consommateurs qui vont trinquer cet été, bon je développe pas, mais sans garanti de prix du investi comment?, sans investissement tu fais comment quand le coût de réparation d’un tracteur (les miens ont plus de 10 ans de moyennes)est supérieur à l’amortissement, après la campagne c’est vaste, il y a beaucoup de différence même sur quelques kilomètres.

  18. A D. Cayla :

    Vous avez tout faux, Marlowe qui s’est exprimé, et moi-même nous avons acquitté en 2010 la Cotisation sur le Foncier d’Entreprise, en plus des exemples déjà cités.

    Plutôt que de fournir de fausses assertions, j’aurai préféré que vous preniez du temps pour répondre à la question formulée sur votre billet : pourquoi dites-vous que le prix a disparu? l’a-t-il fait de la même façon que la TP?

    1. Tout faux, n’exagérons rien…

      Je me suis effectivement emporté en annonçant que les entreprises n’ont rien payé en 2010, mais il y a bien eu en revanche un allègement significatif et transitoire de la fiscalité pour les entreprises en 2010, de près de 6 milliards d’euros (par rapport au niveau d’imposition qu’elles supporteront à compter de 2011, et qui lui-même sera inférieur d’environ 6,3 milliards au montant de l’ancienne TP).

      http://www.gouvernement.fr/gouvernement/suppression-de-la-taxe-professionnelle-et-reforme-de-la-fiscalite-locale

    2. Dont acte (je n’ai pu vous répondre plus tôt).

      Je précise par ailleurs que je suis des 2 côtés de la barrière (petit élu communal et professionnel indépendant de la même commune), ce qui permet d’avoir 2 visions des choses en même temps (je ne suis pas encore schizophrène, mais cela viendra…). En particulier, je ne suis pas un fanatique de l’allègement des charges des sociétés, car j’en subis très vite le contre-coup.

      Ce qui en revanche rassemble en moi le petit bourgeois professionnel et le citoyen élu (formulation « clin d’oeil » à un précédent billet de Jorion), est la totale opacité du processus. Collectivités et entreprises ont un besoin légitime de prévision budgétaire, et la situation actuelle est très pénalisante. Sur ce point, qui revient à remettre en cause la méthode gouvernementale, je ne doute pas que nous tombions d’accord.

      Ce qui est m’a inquiété dans votre commentaire, c’est qu’il est resté très « théorique », sans prise directe d’information. Comprenons-nous bien : ce n’est pas vous à titre personnel qui me semblez en cause, mais j’y vois se confirmer l’un des problèmes de fond du parti que vous représentez, qui lui a coûté fort cher, et que je vois perdurer : une certain évitement de la réalité de terrain, comme un renoncement à faire les choses « en réalité ».

      Votre vivier d’élus est considérable, vous auriez tous les moyens de corriger ce travers. Mais une certaine « division du travail » continue à s’opérer en votre sein, dont j’ai peur qu’il ne permette pas de prendre conscience de cette colère qui monte, et que vous ne savez toujours pas représenter.

      Cordialement,

    1. la TP a disparu

      je n’y connais rien en taxe professionnelle …
      mais, il me semble voir là le gouffre qui sépare ce qui est décrêté en haut de la pyramide, et le réel non seulement perçu, mais vécu par les gens « ordinaires ».
      le gouffre se creuse chaque jour.
      si vous avez du régler la TP, et que l’on vous assure que : non, vous ne l’avez pas réglé, parce que dans les écrits, c’est faux, car le gvt vous en a exempté : ça pourrait énerver …

  19. bah l’autonomie alimentaire européenne est de moins de deux semaines , il suffirait de spéculer suffisament pour que les prix des céréales créent une panique chez les distributeurs et l’industrie agroalimentaire (plus de pain que des brioches hors de prix) pour provoquer une guerre civile instantanément !

    par exemple , en irlande , les guerres et les immigrations ont été provoqué , induites ,la famine est souvent artificielle ,c’est une arme économique comme une autre …

    1. les guerres et les immigrations ont été provoqué , induites ,la famine est souvent artificielle ,c’est une arme économique comme une autre …

      oui, elle pouvait autrefois être dûe à bien d’autres choses : prélèvements seigneuriaux trés importants, guerres et pillages – » routiers », étant souvent d’ex-*mercenaires, réduits aux rapines – détruisants les récoltes, épidémies détruisants de grands groupes humains : terre non cultivée …mais ensuite aussi, à des erreurs politiques fondamentales ( ex. Chine, et grand bond en avant …).
      *y penser, avant de privatiser les armées
      oui, voilà pourquoi, surtout avec de réels progrès, il n’aurait pas fallu mettre tout ce qui est besoins fondamentaux dans les mains des gros groupes internationaux …car, ils peuvent ainsi manipuler le monde : quant à ceux – technocrates de l’UE – qui ont laissé s’instaurer ces trucs déments, c’est parce qu’ils fonctionnaient complétement dans le virtuel …chaque région doit être autosuffisante sur le plan alimentaire, pour les produits de première nécessité, suivant les coutumes alimentaires des régions. Sur le plan de la logique la plus basique, du réalisme, et aussi du bon traitement des terres …voilà pourquoi, tant que les écolos vert-pâles n’auront pas intégré que leurs discours sont du pipeau, tant que les firmes
      agro-pharmaceutico industrielles tiennent presque tout [ que l’UE (parlementaires) pense aux semences OGM: c’est, à terme, le droit de vie ou de mort sur les populations :augmentation des prix, rétention des graines,spéculation ] ne serait-ce que pour cette raison – ce qu’ils, les écolo. – ne remettent pas en question, que je sache ( et, pas par bonté d’âme, ni pour éviter les famines …) ] entre leurs griffes, pour augmenter leurs dividendes, et leur pouvoir …
      Il faut se débarrasser des lobbies …donc remettre de la démocratie dans l’UE : Parlement réel, ayant du pouvoir …et interdiction de lobbying : ce n’est pas dans nos moeurs, et, là, nous avons raison : chaque jour nous le prouve un peu plus .

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