LA FAILLITE INELUCTABLE DES ETATS, par Charles Sannat

Billet invité

Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer a dit un jour que « toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence ».

Souvenez-vous, nous sommes en janvier 2007. Tous les éléments de la crise à venir sont déjà là, mais les cassandres sont rapidement taxés de déclinologues, de pessimistes stupides, incapables d’imaginer la puissance des interventions des autorités monétaires et des banques centrales. Les Etats sont relativement peu endettés. Les dettes souveraines sont donc bien sûr l’actif à détenir en priorité.

Certitude illustrée par l’expression du « Fly to quality » c’est-à-dire la fuite vers la « qualité ». Chaque secousse boursière entraîne des arbitrages massifs des marchés actions vers les obligations d’Etat réputés « invulnérables ».

Nous étions dans la première étape décrite par Schopenhauer. Celle où l’on ridiculise ceux émettant des doutes sur la solidité et la pérennité financière des grands Etats.

Puis est venue la grande crise de 2008. Celle qui nécessita des milliards d’euros et de dollars de plans de relance, de création monétaire, de dépenses sociales. Les déficits se creusèrent rapidement d’une façon jamais imaginée par l’ensemble des observateurs économiques. Pris sous le double feu de rentrées fiscales en berne et de dépenses de soutien massives, le trou ne pouvait être qu’abyssal. Fin 2010, l’idée d’une faillite généralisée des Etats occidentaux ne subit plus qu’une opposition molle. « Non, non, quand même, un Etat ne fait jamais vraiment faillite, quand même, d’ailleurs la croissance repart aux Etats-Unis, c’est tout de même la première économie mondiale ». Exact. Retenez ce chiffre 2.9% c’est le taux de croissance de l’économie américaine en 2010. Retenez-le bien, nous y reviendrons.

La croissance ne soigne pas la crise

Malgré ces 2.9% (qu’il faut bien retenir !) le chômage ne baisse pas, mais alors pas du tout. Certains esprits chagrin, qui regardent le véritable chiffre du chômage aux USA (celui publié par la Fed et qui comptabilise aussi les personnes véritablement en recherche d’emploi mais ne recevant plus d’indemnisation) osent même affirmer que ce taux atteint le record de plus de 17.4% !! Tout de même. Malgré ces 2.9% (de croissance), environ 43 millions d’Américains ne mangent chaque jour que grâce aux « Food Stamps » qui sont des « timbres de nourriture » donnés aux plus pauvres et permettant d’acheter dans des magasins l’alimentation nécessaire. C’est une version moderne des soupes populaires qui évite les images choc de files d’attente interminables de tous ces chômeurs miséreux et affamés. Bref les « food stamps » c’est un croisement entre les tickets de rationnement et les tickets restaurants.

Partons maintenant au royaume de la perfide albion. Nos amis Anglais ont eu la brillante idée d’élire un nouveau Premier Ministre « conservateur » Monsieur Cameron. Ce dernier affirme que « Si vous ne traitez pas la dette, vous n’aurez jamais de croissance. » Son principal opposant le « travailliste » Ed Miliband répond : « Si vous n’avez pas de croissance, vous ne viendrez pas à bout de la dette ».

Voilà un beau débat. Comment sortir de cette crise ? Peut-on retrouver de la croissance ? En dépensant plus dans des plans de relance pour stimuler l’économie comme le préconise l’ami travailliste ? Pourquoi pas… mais avec 11% de déficit, difficile de dépenser plus sans faire immédiatement faillite.

Alors le Premier Ministre conservateur explore la seule piste laissant théoriquement encore un peu d’espoir… celle de la rigueur. On coupe toutes les dépenses. Pas un peu. Vraiment beaucoup. Les fonctionnaires on dégraisse (490 000 en moins tout de même jusqu’en 2015). Les frais de scolarité ? On triple, quadruple ou quintuple. Les enseignants ? On supprime. Les parents n’auront qu’à s’organiser pour faire classe à leurs enfants. Remarquez au train où vont les choses là bas, des parents disponibles ce n’est pas ce qui va manquer dans les prochains mois.

Fortes dettes + récession = insolvabilité

Est-ce bien ou mal ? Peu importe en terme éthique (bien que le débat soit passionnant). Mais en terme économique est-ce que cela va marcher ? Est-ce que la cure d’austérité va déclencher une « saine » croissance ?

La réponse à cet instant est claire et sans appel. Non. Le Royaume-Uni est ré-entré en récession. Pas officiellement car il faut trois trimestres de « croissance négative » comme dirait Madame Lagarde pour considérer officiellement une économie en récession. Nous ne sommes qu’à un trimestre. Le premier. Or qui dit récession, dit, baisse des rentrées fiscales… et ça pour payer des dettes ayant atteint des niveaux monstrueux ce n’est pas la meilleure des nouvelles. Car en résumé fortes dettes + récession = insolvabilité.

Oui mais regardez. Retournons aux Etats-Unis d’Amérique. Vous vous souvenez de notre chiffre de 2.9% de croissance (celui qu’il ne fallait pas oublier !) ? Et bien justement voilà une raison d’espérer. Les Américains ont décidé, contrairement aux Anglais de laisser « filer » les déficits pour stimuler la croissance. Et ça marche, 2.9% de croissance ! Eh bien au risque de doucher quelques belles espérances cela ne marche pas. Pourquoi ? Trois chiffres :

Les 2.9% de croissance représentent un montant d’augmentation du PIB américain de 541 milliards de dollars. Pour créer ces 541 milliards de dollars de nouvelles richesses, les autorités politiques et monétaires ont créée… 1 700 milliards de dollars de nouvelles dettes. En clair pour créer 1 dollar de croissance, il faut 3.14 dollars de nouvelles dettes.

Dès lors deux constats.

– La dette s’accroît plus vite que la richesse créée avec ces nouvelles dettes.

– L’économie mondiale n’est plus capable de créer de la croissance sans dette.

La « rilance » le dernier espoir de l’humanité ?

Et en 2011-2012, nous rentrerons dans la dernière étape de la vérité selon Arthur Schopenhauer. La faillite des Etats sera « considérée comme ayant été une évidence ». Le monde s’apercevra de l’insolvabilité généralisée des Etats occidentaux. Soit parce que les plans de relance auront créé une dette trop importante… soit parce que les plans de rigueur auront créé des dettes trop importantes, le résultat final étant sensiblement le même en données corrigées des dégât sociaux et humains entraînés par les plans d’austérité.

Les deux voies nous mènent droit à l’insolvabilité. Le seul avantage des plans de rigueur, c’est qu’ils permettent de gagner du temps.
Tout le monde a pu constater que les plans de relance menaient à la catastrophe. Les plans de rigueur disposent de 12 à 24 mois pour convaincre ou montrer qu’ils ne marcheront pas mieux….

Il reste la voie française. Celle de Madame Lagarde. La voie de la « Rilance ». Mi rigueur-mi relance, mi-ange, mi-démon. La Rilance voilà le dernier espoir de l’humanité. Un peu mince n’est-ce pas ?

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129 réflexions au sujet de « LA FAILLITE INELUCTABLE DES ETATS, par Charles Sannat »

    1. Trés bonne analyse et synthèse, courte, efficace, parlante : comme on aime et qu’on aimerait que les médias en informe nos concitoyens à qui on propose de discuter du sexe des anges, dela virtuelle candidature de DSK où de la hauteur des minarets pendant que le vieux monde s’écroule et que le sang coule au sud de la méditerranée…

  1. Un plaisir effrayant, cette lecture… Tiens, une certaine perversité me pousse à me demander si, au fond de moi-même, je ne voudrais pas voir à quoi ressemblera la Grande Faillite. Foutu pour foutu… Suis-je le seul à penser çà ?

    1. Non, vous n’êtes pas le seul, en même temps on peut se dire que cela peut-être une opportunité pour reconstruire quelque chose de plus responsable, plus solide, plus juste.

    2. Et non vous n’êtes pas le seul.
      Mais bon il faut avouer que de mois en mois et d’années en années, ça tient toujours. 🙂

    3. Une opportunité, et peut-être même une nécessité. Dans l’état actuel des choses, je ne pense pas qu’un renouveau soit possible sans grand krach.

    4. « Foutu pour foutu »
      En me relisant, je remarque une contradiction évidente : si j’étais si pessimiste à propos du futur, je ne serais pas un lecteur régulier de ce blog.

    5. Il ne faut pas oublier quand cas de grande faillite les minorités extrémistes tireront partis de cette situation, ce genre d’entropie laisse la place autant au bien qu’au mal et 10 000 ans d’histoire (pour reprendre le titre d’une émission de France Inter) ne rassurent pas toujours, même si elle ne l’exclut pas (Gandhi par exemple)

    6. « Non, vous n’êtes pas le seul, en même temps on peut se dire que cela peut être une opportunité pour reconstruire quelque chose de plus responsable, plus solide, plus juste. » J’aime votre sens de l’humour.

    1. @dissy et à tous
      Merci pour le lien, les projets de gouvernance économique de l’Europe semblent bien sur les rails.
      La façon dont se prennent les décisions importantes à Bxl sont effectivement de plus en plus hallucinantes.
      (Tu me diras , c’est logique , elle sont inspirés par des esprits hallucinés)
      J’ai noté dans l’article que le parlement Européen ferait ses « observations » en Avril pour un bouclage avec le conseil Européen en Juin.

      Par ailleurs, j’ai lu (ou entendu) que sarko voulait convoquer (ou avait convoqué) le congrès en juillet pour ratifier les modifications de la constitution Européenne. Et le pire c’est qu’avec notre pitoyable « ventre mou » qui nous tient lieu de représentation parlementaire, ils peuvent tout gober sans même discuter (avec les vacances et tout ça….) .

      On pourrait lancer une alerte depuis ce site si le maître de ces lieux en était d’accord.

  2. La carte des révoltes de la semaine:

    http://maps.google.com/maps/ms?hl=en&ie=UTF8&msa=0&msid=206845628878227231839.00049c9414fdcdc29d66c&ll=17.644022,-39.902344&spn=127.694932,270.527344&z=3

    Feeling like the entire world is on the verge of a global revolution? It’s understandable. According to the attached interactive map, based on Google News data, in the past week, there have been 88 reported instances of protest somewhere in the world. How much of this is due to snow, and how much is due to Bernanke’s increasingly more genocidal policies (has anyone done a tally of how many people have died in various riots, protests and revolutions since the beginning of the year – perhaps it is time) is unknown and irrelevant.

    http://www.zerohedge.com/article/world-fire-mapping-last-weeks-88-global-protests

  3. Un très bon texte qui m’amène à dire : c’est pour quand cette faillite généralisée et surtout concrètement il va se passer quoi ? des millions de gens vont mourir de faim ou bien on va vivre comme au temps de la préhistoire?

  4. .

    La Rilance voilà le dernier espoir de l’humanité

    La voie de la « rilance », (anagramme : « en clair ») Lagarde en espère les mêmes bienfaits que la voie de la reliance…
    [… Il y a des mots qui entrent dans un vocabulaire… épisodiquement, voire par effraction. Puis… on se dit -tiens, voilà un mot qui me convient bien. C’est comme des virus. Une fois qu’ils sont rentrés, qu’ils trouvent le chemin favorable, ils se multiplient… C’est ce qui s’est passé pour moi… avec le virus – reliance-… Il me vient de plus en plus souvent en bouche ou sous la plume, ce qui signifie qu’il a trouvé un terrain favorable et se multiplie comme un virus. … Cette notion de reliance, j’en avais besoin : cela me parait de plus en plus évident…», ajoutera E. Morin s’entretenant en 1995 avec ‘l’inventeur’ du concept de ‘Reliance’ le sociologue M. Bolle de Bal. ]

  5. « D’abord ils nous ignorent, ensuite ils se moquent de nous, enfin ils nous combattent et nous gagnons! » Gandhi-Schopenhauer, meme combat! 😉

  6. Attention: nous avons déjà donné.
    La crise du capitaliste a conduit le capital à imposer la régression sociale par des méthodes fascistes.
    En dehors d’une alternative à la domination du capital, c’est la barbarie qui menace.
    Que faire ?
    S’organiser pour préparer l’alternative du bon sens: mettre l’économie au service des besoins de tous,
    désormais condition même de la liberté de chacun.
    Que chacun appelle cela comme sa culture l’entend: démocratie socialiste, révolution, ou autre…
    Mais il faut renforcer les syndicats qui ne lâchent rien, les associations battantes; les partis révolutionnaires, en France et bien au delà.
    Restent quelques années pour passer de la résistance à l’offensive contre la dictature du capital.

    1. @Charles A.
      Quelques années ? C´est bien long…
      Pourquoi pas un printemps européen en 2011 ?
      Le G20 en France est une assez bonne occasion, je trouve.

    2. Ils on Toutes les manettes pour désorganiser en leur faveur.
      S’exprimer librement est sous contrôle et dangereux pour les gents qui dépendent d’allocations sociales comme ressources unique..(un travailleur du Privé lui aussi bien sur)
      Les syndicats en France sont à la botte de la Finance/po.
      Voir un de ses dirigeants oui oui avec Mr Coppé comme voisin sur un des premiers débats dirigé par PPDA sur Arte (déjà + d’un AN )ainsi que la manière dont les grèves sont partitionnées afin de casser l’élan général est instructif.
      S’attaquer aux ressources indispensables de chacun de nous est en cours ,la suite sera la distribution de tickets de rationnements pour les + « Défavorisés »(admirer les termes employés pour classifier les gents)….
      Nous n’avons pas encore touché le fond bien sur,nous verrons bien si nous sommes héroïques ?
      PS
      La guerre leur à déjà servis dans ce genre de situation.
      Appelons cela l’alternative E ..(Mr Jorion n’en a pas parler,un oublis ?)

      cordialement

    3. @ Vincent Wallon

      Tout à fait. On ne peut prévoir le soulèvement, appuyé sur grève générale ou autre d’ailleurs..
      Et de plus en plus souhaitent mettre un la dictature du capital au plus vite. J’en suis.
      Donc pourquoi pas au printemps ?

      Mais mon propos va au delà.
      Pour que la révolte se transforme en révolution en France, il faut reconstruire les organisations,
      contre les bureaucrates syndicaux et politiciens,
      constituer un front d’organisations anti-K,
      au service d’organes de lutte unitaires et massifs,
      faire revivre un vrai projet d’émancipation,
      fondé sur la fin nécessaire du capital,
      mais aussi les pratiques démocratiques les plus exigeantes,
      et la préservation de la planète.

      Des embryons de ces organisations et de ce projet certes existent,
      dont témoigne y compris ce blog, mais pour vaincre la formidable machine répressive,
      autrement mieux rodée en France qu’en Tunisie par exemple…
      il faut se former au combat dans les luttes de résistance.

      L’histoire prend des accélérations inattendues.
      Des combats inespérés peuvent avoir lieu très vite, dès le printemps.
      Nous pouvons gagner des batailles.
      Mais gagner la guerre dans la crise en cours, cela demande en France
      de dépasser les désillusions sur le socialisme, les illusions sur les élections,
      les pratiques bureaucratiques.
      Seule l’école de la lutte formera les consciences et la capacité de mettre toutes les forces à l’offensive.

    4. Mettre l’économie au service des besoins de tous, dites-vous? Par quel diktat? Par la volonté populaire? Bon.
      Mais alors, ne se mettra-t’il pas en place une nomenklatura, une caste de redoutables apparitchiks? Qui gèrera l’économie en notre nom, mais bientôt sur notre dos.
      Alors que nous avons le pouvoir ici et maintenant: le pouvoir d’acheter ou non, d’acquérir ceci et non cela, de faire des choix de consommation civique, des choix contestataires voire même insurrectionnels, de favoriser un type d’économie contre un autre, de contrer les exploiteurs, de faire tomber des monopoles, de ruiner des multinationales exploiteuses etc.
      Car il y a la masse innombrable de ceux qui fabriquent ce capitalisme, l’entretiennent et le développent (et qui renonce à son pouvoir) et la minorité oligarchique qui en tire profit, bien-entendu.

    1. Merci pour ces liens, très belle synthèse de la monnaie souveraine, même un neurone handicapé comme est le mien, tout est clair. Merci à ce monsieur Bil, j’ai déjà oublié son nom!!!!!!!!

  7. Aujourd’hui, des Britanniques ont l’intention de manifester devant les agences bancaires pour protester contre le fait que certaines banques paient seulement 1 % d’impôts au Royaume-Uni et que seuls les particuliers et les petites entreprises sont lourdement taxés pour financer les missions de l’Etat. On trouve plusieurs articles consacrés au sujet dans The Guardian d’aujourd’hui :
    http://www.guardian.co.uk/business/2011/feb/18/barclays-bank-113m-corporation-tax

    Le mouvement de protestation anglais contre les grandes entreprises qui ne paient pratiquement pas d’impôt serait en train de s’étendre aux USA :
    http://www.guardian.co.uk/uk/2011/feb/18/ukuncut-grassroots-movement-grows-us

  8. merci , merci , je pense comme vous et n’ai pas eu besoin de recourir à la philosophie de la vérité pour m’en convaincre , néammoins je constate chaque jour que votre philosophe avait raison.

  9. Ouais, ajoutez au problème de la dette un BDI qui n’en finit pas de chuter; ce qui est plutôt logique au regard d’un Brent qui grimpe, de ressources qui se tarissent, comme notre belle civilisation thermo-industrielle et probabiliste…

    Merci pour ce billet lumineux

  10. Donc la fin approche… mais encore, et après ?
    Peut-être qu’un défaut généralisé est la solution ? Après tout, le créancier est riche, souvent par prédation, le débiteur est pauvre, souvent par contrainte. Le défaut signe la fin de la partie, les cartes sont reditribuées et la morale est sauve.

    1. Deux exemples :

      1. au niveau des nations, le plus grand débiteur sont les Etats Unis, le plus grand créancier la Chine : c’est un fait. Diriez vous aussi que la « morale est sauve »?

      2. un riche millionnaire Mr M a placé son argent en actions, spécule sur les cours des matières premières et vient d’acheter une fabuleuse villa sur la côte d’azur avec un crédit hypothécaire de 5 millions d’Euros auprès d’une banque X. Une vielle dame Mme D qui vit d’une pension de 800 Euros par mois et de ses maigres économies de 25,000 Euros épargnées toute une vie de dur labeur qu’elle a placé dans la banque X. Défaut généralisé, la banque X fait faillite, Mr M ne doit plus rien sur sa fabuleuse villa et Mme D est ruinée. Là aussi, la « morale est sauve ».

      Alors les visions simplistes, s’il vous plait, renoncez y, le défaut généralisé n’est pas une solution moralement juste.

    2. @chris06
      Vos deux exemples sont peu convaincants:
      Votre exemple 1/ La Chine fait du dumping social et les travailleurs occidentaux sont au chomage à cause des délocalisations. Je trouve donc tout à fait moral qu’elle « paye » en perdant sa créance.
      Votre exemple 2/ Mme D perdra peut être une partie de ses économie (si elle a la chance d’en avoir) mais il suffit aussi et surtout s’approprier la « fabuleuse villa sur la cote d’azur » de Mr M. C’est très simple de prendre aux millionnaires une majeure partie de ce qu’ils ont acquis.

      « Alors les visions simplistes, s’il vous plait, renoncez y, le défaut généralisé » est « une solution moralement juste ».

    3. A Chris06
      « la banque X fait faillite, Mr M ne doit plus rien sur sa fabuleuse villa »

      Ah Ah AH… Vous plaisantez j’espère. Une banque fait faillite, des épargnants sont spoliés, mais les créanciers le demeurent, ces créances seront rachetées, la morale est sauve.

      Si Paul passe par là, en parlant de morale:
      blackhealt+city+terrorisme=?

    4. @Mme ou Mr Boule, »
      …Je trouve donc tout à fait moral qu’elle « paye » en perdant sa créance…. »

      Faites-vous société avec tant et tellement nombreux écono-penseurs qui considèrent l’argent comme un gâteau?
      Que la table ne soit pas mise pour tout le monde, ou que la chose s’avarie, voilà qui se comprend moralement, car cela peut faire morale au bout d’une histoire heureuse ou malheureuse….

      Si l’argent devient une convention, il semble que la convention de la morale qui lui soit attenante, elle n’est toujours pas écrite, elle n’est peut-être même pas pensée, même pas abordée!

    5. @Boule,

      1. le peuple chinois est victime du dumping social et n’est pas responsable des délocalisations qui sont entièrement l’oeuvre des politiciens et industriels occidentaux. Or les créances de dettes des états occidentaux qui ont été accumulées par la People’s Bank of China sont le patrimoine du peuple chinois. Ce sont donc tous ces travailleurs qui vivent souvent dans la misère que vous trouvez « moral » de spolier, au bénéfice des Américains et des Européens qui sont bien plus riches qu’eux.
      Ce qu’écrit Polaire « Le créancier est riche souvent par prédation le débiteur est pauvre souvent par contrainte est une de ces idées reçues simplistes des plus inexactes.
      2. qui s’approprie la villa? Qu’appellez vous donc « défaut généralisé »? Cela ne veut il pas dire que toutes les dettes et les créances de dettes sont nulles, que l’argent ne vaut plus rien comme durant la république de Weimar?

      @Guillaume,
      même chose, s’il y a « défaut généralisé » les créances ne valent plus rien.

    6. Tout à fait d’accord avec la première phrase de chris06 « le peuple chinois est victime… » mais permettez moi de douter sur tout le reste notamment du fait que « ces travailleurs (chinois) qui vivent souvent dans la misère » ne possèdent le moindre centime d’euro de créance envers les pays occidentaux.

      Au sujet de la morale et du gateau de zenblabla, c’est bien normal celui qui se défonce pour le préparer ait l’exclusivité de lècher la cuillère. Mais le privilège doit être limité pour que tous ceux qui aient faim puissent en recevoir leur part. C’est ici que je positionne mon curseur de la morale.

      A propos de Weimar, on n’a pas encore imprimé de tonnes de billets papier donc on en est tres loin, c’est ça, hein! Cependant l’argent s’étant complètement dématérialisé, on n’imprime plus de billets papier mais on remplit des comptes informatiques. Des milliards sont crées exnhilo sur des comptes informatiques opaques, sous couvert d’équilibre comptable de dupes mêlant créances sur dettes impossibles à rembourser. L’état des finances converge donc vers celui de Weimar et je ne vois pas dans cet excellent forum de solution qui pourrait nous éviter une répétition de l’histoire ayant suivie Weimar, snif snif snif.

    7. @Boule,

      l’état possède ces créances, mais l’état c’est le peuple chinois. Imaginez que l’état Français, pendant des années, au lieu d’être en déficit, ait constitué des réserves en bons du trésor Américain, réserves qu’il a l’intention d’utiliser pour stimuler l’économie Française. Si les Américains faisaient défaut sur leurs dettes, se serait bien le peuple Français qui serait spolié.

      A propos de Weimar, je n’ai pas dit qu’on en était pas loin, j’ai dit que cette situation, équivalait au « défaut généralisé » que polaire estime être la solution géniale (et moralement juste!) alors que si vous vous renseignez sur Weimar vous verrez que le cas d’injustices telles que celle que j’ai exposé dans le cas du riche millionnaire Mr M qui s’est endetté pour acheter une fabuleuse villa sort le grand gaganat alors que la modeste retraitée Mme D perd toutes ses économies est tout ce qui a de plus réel.

      Le « défaut généralisé » c’est la pire des solutions, d’ailleurs l’Allemagne est sortie tellement meurtrie de cette experience qu’elle a voué ne plus jamais vouloir la connaître. Je vous conseille un bon livre si cette période de l’histoire vous intéresse :
      when money dies, de Adam Fergusson

      Ceci dit, éviter le « défaut généralisé » ne veut pas nécéssairement dire qu’il ne faudra pas liquider ,par défaut, une partie des dettes, et en restructurer d’autres. Mais c’est une autre affaire, et qui doit être entreprise dans un souci de justice. Ce n’est pas avec des solutions simplistes telles le « défaut généralisé » que l’on pourra faire réigner la justice.

    8. On en arrive donc sur le terrain de la justice, censée reflétée la morale. Mais il m’est très difficile de croire encore à l’efficacité de la justice lorsque sur ce terrain ce sont les pires voyous s’en tirent TOUJOURS à très bon compte. Exemples des spéculateurs, patrons voyous, grandes sociétés financières, politiciens corrompus, associations farfelues…
      Et c’est pour éviter cette (in)justice sélective que je me dis qu’une injustice généralisée, ie un défaut de paiement généralisé, serait peut être plus efficace que d’autres solutions qui semblent plus sereines au premier abord ==> Peut être que PJ pourrait imaginer précisément quels seraient les impactes d’un défaut de paiement généralisé afin de savoir à quoi s’en tenir.
      Bonne soirée.

  11. Rilance

    Rilance

    Rilance

    Rilance

    Rilance

    Rilance
    c’est décidément
    PJ Harvey
    http://www.youtube.com/watch?v=Va0w5pxFkAM&feature=player_embedded#at=92
    qui me trotte en tête

    Words That Maketh Murder:

    I’ve seen and done things I want to forget;
    I’ve seen soldiers fall like lumps of meat,
    Blown and shot out beyond belief.
    Arms and legs were in the trees.

    I’ve seen and done things I want to forget;
    coming from an unearthly place,
    Longing to see a woman’s face,
    Instead of the words that gather pace,
    The words that maketh murder.

    These, these, these are the words-
    The words that maketh murder.
    These, these, these are the words-
    The words that maketh murder.
    These, these, these are the words-
    Murder…

    These, these, these are the words-
    The words that maketh murder.

    I’ve seen and done things I want to forget;
    I’ve seen a corporal whose nerves were shot
    Climbing behind the fierce, gone sun,
    I’ve seen flies swarming everyone,
    Soldiers fell like lumps of meat.

    These are the words, the words are these.
    death lingering, stunk,
    Flies swarming everyone,
    Over the whole summit peak,
    Flesh quivering in the heat.
    This was something else again.
    I fear it cannot be explained.
    The words that make, the words that make
    Murder.

    What if I take my problem to the United Nations?

  12. @Charles Sannat,

    – La dette s’accroît plus vite que la richesse créée avec ces nouvelles dettes.

    C’est pas nouveau, cela fait 30 ans que ça dure, cela fait 30 ans que le taux de croissance des dettes (publiques + privées) est 3 fois supérieur au taux de croissance du pib, et ce dans TOUS les pays de l’occident.

    – L’économie mondiale n’est plus capable de créer de la croissance sans dette.

    Pouvez vous me dire à quelle époque (bien lointaine) l’économie mondiale était capable de créer de la croissance sans dette?

  13. analyse impeccable, la solution?
    Emettre une monnaie nouvelle, marquée par le temps. Celle-ci a la qualité de ne pas générer de dettes, de ramener les taux près de zéro et d’organiser une réduction générale de l’endettement en maintenant une solvabilité en toute circonstance. Je l’ai expliqué sur ce blog mille fois comment cela est faisable

    1. analyse impeccable, la solution?

      Supprimer définitivement l’argent et son concept qui à prouvé qu’il n’est pas fonctionnel.

      Supprimer en conséquence le commerce
      Produire ce qui est d’usage pour chacun n’a pas lieu d’engendrer un bénéfice personnel mais est le bénéfice en lui même

      plus d’argent, plus de convoitise, plus de voleurs

    2. Au début je ne saisissez pas bien la portée de vos propos car j’ignorais même jusqu’à la possibilité d’utiliser une telle monnaie mais de plus en plus j’en viens à l’imaginer comme un moyen permettant de supprimer les causes de certains dysfonctionnements plutôt que de chercher à soigner les symptômes de la monnaie actuelle.
      Je dis bien « imaginer », car mes connaissances sont bien trop limitées en la matière pour vraiment en comprendre les implications.

      Il y a déjà quelques mois que je voulais vous remercier pour vos interventions.

      Merci pour m’avoir permis d’envisager d’autres perspectives.

    3. La monnaie que le temps emporte.

      Comment cette monnaie peut-elle exister dans un monde où la richesse est, par essence, fondée sur l’accumulation privative et l’intérêt ?

      La monnaie fondante n’existe que dans un monde où la propriété a été collectivisée.

  14. http://www.youtube.com/watch?v=uTF2ZkqCa4M

    Pay Me My Money Down
    I thought I heard the captain say
    Pay me my money down
    Tomorrow is our sailing day
    Pay me my money down

    Pay me, pay me
    Pay me my money down
    Pay me or go to jail
    Pay me my money down

    As soon as the boat was clear of the bar
    Pay me my money down
    He knocked me down with a spar
    Pay me my money down

    Pay me, pay me
    Pay me my money down
    Pay me or go to jail
    Pay me my money down

    Well, If I’d been a rich man’s son
    Pay me my money down
    I’d sit on the river and watch it run
    Pay me my money down

    Pay me, pay me
    Pay me my money down
    Pay me or go to jail
    Pay me my money down

    I wish I was Mr. Gates
    Pay me my money down
    They’d haul my money in a crate
    Pay me my money down

    Pay me, pay me
    Pay me my money down
    Pay me or go to jail
    Pay me my money down

    Well, forty nights, and nights at sea
    Pay me my money down
    That captain worked every last dollar outta me.
    Pay me my money down

    Pay me, pay me
    Pay me my money down
    Pay me or go to jail
    Pay me my money down

  15. Le pays occidentaux n’ont trouvé que la 2eme guerre mondiale pour régler le problème identique de la crise de 1929, qui s’est éternisée 10 ans avant d’être dans l’impasse totale.
    On y va tout droit.

    1. Ceux qui se résignent à attendre la grande faillite du système financier mondialisé comme précurseur à une renaissance florissante pensent sans doute que les grands argentiers du système se comporteront de manière plus humaine que les fois précédentes.

      Pourquoi? On se le demande bien….

    2. Quand vous dérapez dans un virage, la meilleure manière de se prendre un arbre est de le regarder!!
      Nous ne sommes plus en 1929 même si les indices sont les mêmes, il y a des tas de nouveaux paramètres en plus.
      Crise de l’énergie, réchauffement climatique, internet etc…
      En 1973 on disait déjà cela.

  16. Les peuples vont être asséchés pour permettre à la machine à dettes de repartir, c’est le principe des cycles qui nous fait vivre depuis 200 ans. C’est pas compliqué à comprendre ! Donc rien de nouveau, mis à part que cette crise des remises des compteurs à zéro est plus rude que les autres.

    Synthèse: une génération sacrifiée pour rebouster la suivante, c’est tout.

    1. @Bible

      Et cela vous convient ?
      N´avez jamais envie de briser le cycle ?
      Nous parlons d´êtres humains pour mémoire…

    2. Et avec quoi allez vous rebooster la suivante, nous avons atteint les limites planétaires, à moins que que vous aimiez faire l’autruche.
      Je vous fiche mon billet que c’est la fin du capitalisme!!!!

  17. Imaginons un pays par exemple avec 20% de chômage. Pourquoi l’économie ne fonctionnerait-elle pas ? Ou même avec 25% de chômage. Imaginons 30%. Pourquoi cela ne marche pas ? A cause de l’atonie de la demande :

    Robert Malthus :

    « La première chose dont on ait besoin (…), avant même tout accroissement du capital et de population, c’est une demande effective de produit, c’est-à-dire une demande faite par ceux qui ont les moyens et la volonté d’en donner un prix suffisant. »

    =============================================

    On nous fait un grand cas actuellement du fait que l’agriculture française ne soit plus la 2è en europe, et on nous fait grief de ne plus être compétitifs.. incitation à la suppression des petites « structures », (on dit structure c’est plus abstrait).

    Est-ce qu’il faut absolument être compétitifs ou préserver la qualité des produits, et la beauté de nos paysages, car peu de gens vont faire du tourisme en Allemagne. La compétitivité jusqu’à bouffer de l’herbicide… compétitivité pour seul horizon. Marche ou crève, marche ou le teuton va prendre ta part de marché.

    c’est un peu incohérent mais c’est l’info de ce matin.

    1. Tout peut parfaitement fonctionner avec plus de chômage, moins de ressources, pas de croissance, pas de décroissance, juste de la transformation et de la résilience!

      Urgent: il faut découpler le revenu du travail.

      Les gains constants de productivité fabriquent du chômage. Tant mieux! Le chômage est une honte construite. Il est en réalité une bénédiction, notre liberté chèrement acquise après s’être révoltés contre notre condition en produisant le nécessaire et en améliorant nos techniques.

      Urgent: il faut découpler l’usage de la possession.

      La recherche d’avantage financier systématique conduit à un gâchis sans nom: en France presque 1/3 de la nourriture part à la poubelle sans avoir traverser un estomac, pour l’eau potable c’est 1/4. Pour l’immobilier c’est 2,5 millions de logements vides. Une monnaie fondante, comme celle proposée par J.Finckh, peut aider.

      Urgent: il faut pirater sans merci les normes et la mode.

      L’obsolescence programmée de nos objets industriels est un élément de contrôle de nos vies.
      Combien de temps encore avant de nous libérer de nos jobs de Sisyphe?

      Urgent: l’insoumission doit régner
      Même une ultra-gauche au pouvoir créera son élite: les rapports de domination changeront, pas le modèle dominant. Des riches moins riches et des pauvres moins pauvres c’est bien, mais c’est pas la panacée…

    2. @ Pipas
      Je ne puis qu’adhérer à vos principes.
      Dans un monde raisonnable qui ne serait pas mené par la pulsion mortifère d’amasser infiniment plus que ses besoins, le progrès technique n’aboutirait pas à un chômage massif et des profits accrus pour une minorité mais à la disparition des emplois dangereux, épuisants, répétitifs , le partage des heures de travail restantes entre tous, donc moins d’heures de travail pour un salaire égal et plus de temps libre pour tous.

      Les ressources de la planète sont limitées . Aussi toutes ces manoeuvres publicitaires qui nous incitent à consommer de l’inutile, la mode décidée par quelques commerçants milliardaires, qui veulent nous persuader que nos bonnes frusques de l’an dernier sont devenues ridicules l’espace d’une nuit, ainsi que nos bagnoles, et l’obsolescence programmée de nos appareils ménagers, ordinateurs, etc … …sont également mortifères.
      La meilleure façon de lutter est de renverser le jugement des personnes assez faibles pour se laisser influencer par une peur d’un ridicule totalement fabriqué. .  » Quoi, tu as payé tant pour ces frusques, cette bagnole , ce produit Tartempion alors que tu n’en avais même pas besoin ? Ils t’ont bien eu avec leur pub minable , t’es le parfait pigeon ! »
      Les jeunes du coin se font un point d’honneur à remettre en état les plus vieux véhicules de récup’ , usent leurs vieilles frusques et se paient la tête des quelques gosses de riches qui croyaient les éblouir avec des objets coûteux en leur disant qu’ils se sont fait avoir . Certains se mettent à l’unisson . Il faudrait qu’un mouvement « tendance » en fasse de même avec les parents .

      Bien sûr que tout peut fonctionner avec moins de travail mais plus également réparti et moins de ressources. Commençons par interdire la pub pour de l’inutile , dont la mode, et par faire de la contre-pub pour montrer l’inanité des objets coûteux comme une certaine montre que tout parfait pigeon serait censé acquérir, d’après un certain publicitaire, avant l’âge de cinquante ans et qui donne pourtant exactement la même heure que les autres .

    3. une crème anti-âge pour les 8-12 ans

      c’est pire qu’inutile ! c’est quasi de la pedo-pornographie !
      ces gens là devraient avoir honte d’utiliser les enfants comme des objets !
      ils sont complétement dégénérés !

      et, la tv pour bébés, concept américain ! faut-il être dingue pour inventer des horreurs pareilles …
      les criminels ne sont pas ceux qu’on croit .

  18. La ri-lance, c’st à dire le pied sur l’accélérateur et en même temps on freine .Formidable pour un beau « tête-à-queue ». Il faut s’appeler Christine Lagarde pour nous sortir des âneries pareilles.

    1. Avec cette boutade, elle se fichait tout simplement de la figure des journalistes qui voulaient absolument lui faire prononcer le mot « rigueur », elle qui, revenant des USA, s’était déjà fait piéger en oubliant que ce mot était tabou dans le monde politique, depuis la fameuse rigueur de Maurois en 1982…

    1. tiens, il me plait bien, le cousin !

      … » ils nous disent d’acheter des actions, et pendant ce temps là, ils vendent … »

  19. >mais avec 11% de déficit …..

    11% par rapport à quoi ? Par rapport au PIB, j’imagine.

    Le déficit du budget devrait se mesurer par rapport au budget et pas par rapport au PIB, non ?
    Et là, le chiffre serait tout de suite moins sexy et plus clair pour tout le monde : 50 % du budget est financé par de la nouvelle dette.

    Autrement dit, je vais dépenser 100, j’ai 50 et j’emprunte 50. Qui s’ajoutent aux 1000 que je dois déjà.

    Le banquier qui voit venir un tel client pose des questions sur les ressources certaines (régulières, annuelles), sur le patrimoine solvable …. mais avec une dette égale au PIB … faudra allumer un cierge ou être un État pour ressortir avec un crédit !

    Et on nous dit qu’on vit dans des pays riches …..

    1. « innocent_des_tropiques »
      Bien d’accord, cela fait 30 ans qu’un François de Closet l’écrit et l’ensemble des politiques et des économistes planétaires continuent à désinformer les peuples sur la situation réelle des finances publiques des nations.
      De la même manière Obama annonce 1100 mdrs$ de baisse du déficit sur 10 ans. ça peut paraître ambitieux, c’est en fait du foutage de gueule. Compte tenu de la situation actuelle us ça signifie simplement que la dette us va augmenter de 60% en 10 ans et passer à 23000 mdrs$ soit 150% du pib ! Ça continue….

    2. Cest vrai que c’est quoi le rapport entre le PIB et la dette publique de l’Etat, le PIB et le déficit publique de l’Etat, … ?

      La dette privée, le déficit de la balance commerciale, le déficit privé, le bénéfice du CAC40, le budget de l’état, …. on en fait quoi ????

      Le rapport entre le bugdet de l’Etat et le déficit public de l’état ???? entre le budget de l’état et la dette publique de l’état ???
      ce ne serait pas plus parlant ???

      -Le rapport entre le déficit -je suppose- de la balance commercial de la nation
      (sinon pourquoi les entreprises pleureraient autant de ne pas payer d’impôts ???? )
      et la dette -je suppose- privée intérieure
      (importations, importations , délocalisation, obsolescence programmée, crédit, carte à débit différé, micro-crédits, innovations financière …..)
      ou des bénéfices -j’ose supposer- extérieurs du CAC40
      ( il faut voir comme ils nous en font tout un plat, plus que brossés, comme des champions)
      -ou
      le rapport entre le déficit -supposée- de la balance commerciale et le déficit privé -supposé- interiéur et des -supposés- bénéfices extérieurs du CAC40
      est-ce que ?????

  20. S’il faut 1700 milliards pour « créer » 541 milliards de PIB supplémentaire, la tendance serait à ce qu’avec 0, le PIB diminuerait de 6,2 %.

    Ce raisonnement est-il exact : arrêter tout déficit instantanément impose une récession de cet ordre de grandeur ?

    C’est « pas si pire »….. (par exemple pour une entreprise)

    1. Est-ce qu’il ne manquerait pas la donnée de l’évolution du déficit extérieur ???
      (si le déficit extérieur a augmenté, ce n’est pas pareil que s’il a diminué, si contrairement c’est devenu un bénéfice, c’est encore autrement,
      toute une variable de nuances entre le plus ou moins pire, de très très inquiétant à carrément grave de chez grave …. )

    1. Pourquoi vicieux ? Tout coule et ainsi on ne baigne jamais dans la même eau.
      Pour reconstruire, il faut d’abord détruire. Avouez qu’on est bien parti, non?

    2. En fait, pour ma part, je n’ai pas de doute sur le qualificatif. Mais pendant longtemps je me suis demandé si nous n’avions pas affaire à un ovale, voire même à une forme ovoïde. Comprenez donc mon émotion….

    1. La tonalité de REgueur, donne une meilleure idée du vrai sens, de la cuisine économique qui se prépare, avec même un avant-gout de la soupe qui nous attend
      (un synonyme à lancer …)

  21. Remettez un peu les pieds sur terre, chers confrères mammifères…

    Cet état de fait est certes du :
    – à des politiques insensés qui ont laissé filer la dette et qui sont infoutus de maîtriser les banquiers
    – à des banquiers sans scrupules qui asservissent grâce à la dette
    – à la bascule mondiale qui fait que les pays émergents auront bientôt pris la main
    – l’épuisement des ressources

    Nous, vous, tous…. avons vécu au-dessus de nos moyens, via l’asservissement des ex colonies, et via le crédit… (même si c’est de manière moins patente que les US)… et vous voudriez conserver tout ça sans contrepartie…

    Permettez moi de rigoler

    Peu éviterons la grande faillite, en espérant qu’on saura faire rendre gorge après-coup aux responsables (banquiers et grandes fortunes particulièrement)

  22. Le problème avec la faillite inéluctable des Etats, c’est de savoir quelles forces politiques en tireront profit.

    Et là, nous pouvons faire le bilan de toutes les élections en Europe depuis un an : l’extrême-droite est en forte progression.

    Sondages : Nicolas Sarkozy talonné par Marine Le Pen.

    Et si le deuxième tour de la future présidentielle opposait Dominique Strauss-Kahn à Marine Le Pen ?

    Ce scénario est sérieusement évoqué par les récents sondages : une étude Ifop – France Soir indique en effet que si le premier tour de l’élection présidentielle devait se dérouler dimanche, le candidat le plus à même de l’emporter au PS serait Dominique Strauss-Kahn, crédité de 26 % d’intentions de votes chez les personnes interrogées, contre 22 % pour Martine Aubry.

    Marine Le Pen obtiendrait près de 20 % face à un candidat socialiste.

    Le sondage CSA – Marianne va plus loin encore, créditant le directeur général du FMI de 29 % des intentions au premier tour. Dans l’hypothèse d’un deuxième tour DSK contre Sarkozy, le président sortant perdrait avec 39 % des suffrages contre 61 % pour DSK.

    Marine Le Pen apparaît comme le troisième homme avec 17 % à 20 % des intentions de vote. C’est bien plus que son père à contexte similaire : on se souvient que douze mois avant les élections de 2002, Jean-Marie Le Pen n’était crédité que de 6 à 7 %, avant d’arriver au final au second tour.

    La Dépêche

    Le cauchemar.

    1. Croyez vous vraiment, ou simplement voulez vous faire croire, que le changement de paradigme n’est lié qu’à un pauvre résultat d’élection présidentielle dans un cadre juridique qui n’a de démocratique que le nom ?

      Allez faire un tour en Tunisie ou en Egypte pour envisager mon propos.

    2. D’où l’intérêt « démocratique » supérieur d’un pavé dans une vitrine de banque, plutôt que d’un bulletin dans une urne.

    3. le changement de paradigme n’est lié qu’à un pauvre résultat d’élection présidentielle dans un cadre juridique qui n’a de démocratique que le nom ?

      aucun changement de paradigme possible, avec des soumis bien « proprets », dans la même ligne …

      un changement de paradigme est une rupture radicale .

    4. Je ne sais pas comment les candidats font campagne,
      s’ils font comme d’habitude, plutôt chacun sa sauce dans son coin
      ou comme en 2005, autre chose, un vrai mouvement, des conférences, des tables rondes, et co , à plusieurs voix

    5. la machine à dsk est en train de se mettre en route, style rouleau compresseur ; autant dire qu’il n’y aura aucun vrai débat comme il y en a eu en 2005 (le résultat ne leur avaient pas plu) …

      reste d’autres modes d’action …

  23. Doux naïf…

    Il suffit de regarder attentivement les têtes de gondoles de CNBC (Kernen etc…) pour le voir sur leur visage… « ils savent ». La bourse US est désertée, elle monte, sans volume, poussée mécaniquement par les HFT. Les commodities nous crient au visage ce qu’il et en train de se passer. Le point de non retour est dépassé. Toutes les marionnettes, dont nous sommes, ne font qu’attendre la suite du délitement…

    Que des gens pondent encore des articles pour essayer de (se) rassurer en voulant faire croire que ce système peut repartir confine à la tromperie maintenant.

  24. Bonjour
    « … En clair pour créer 1 dollar de croissance, il faut 3.14 dollars de nouvelles dettes… »

    Et voilà pourquoi tout va de mal en Pi!

    Cordialement.

  25. Texte sympathique , mais qui ne m’indique ni coupable , ni solution. Sauf a dire que la crise est économique parce qu’ économique …
    Et si elle n’était pas économique la crise ?
    Si elle etait structurelle et basée sur la pénurie d’ énergie ..la crise ?
    On remarque qu’en limitant la demande , y’ a moins de crise ..juste un peu plus de pauvres … POur la nourriture ça va etre plus dur , puisque les prédateurs spéculent dorénavant sur la bouffe (craburant et consorts)….
    En disant que la crise provient de la façon de gerer le commerce , on ne fait que FAIRE CROIRE que le problème est CONJONCTUREL , donc resolvable (soluble c’est pas français)…ce qui est non seulement une escroquerie mais peut etre meme criminel , puisque ça ne gène en rien la perversité du modèle.

    1. La crise, structurelle? L’actualité de la crise?
      Quel florilège d’oxymores!

      Utiliser le mot « crise » pour le modèle économique dominant (qui n’est qu’une religion de plus) suppose qu’un état d’équilibre, du moins de stabilité, ait précédé ce que nous connaissons. Je ne dispose d’aucun élément pour le prouver.

      Le tarissement des flux fossiles d’énergie globalisée est certainement une des bases de l’effondrement en cours, car il frappe de plein fouet notre gigantisme… Le fractal lui survivra! 8)
      (eh oui Kerkoz je n’oublie pas les bonnes idées des participants du blog)

      La pénurie de ressources; aussi bien que leur gâchis; les prix; ou même les food-stamps permettent d’organiser le rationnement, et l’ordre.

      La domination économique totale n’est possible que par la séparation coercitive entre usage et possession.

      Le signe monétaire n’est qu’un gourdin sophistiqué, et sa matrice économique reste assujettie à la nature. Refusez d’utiliser de l’argent, et les bons vieux tonfas se rappelleront à votre souvenir.
      Cela n’a rien de pervers. Nous avons des dents et un estomac. Il ne fallait juste pas l’oublier.
      Nous avons des hiérarques, avides d’accroître toujours plus leur emprise.
      Il nous suffit d’abolir la hiérarchie.

  26. L’humanité a fait d’énormes progrès technologiques dont certains n’ont pas beaucoup d’intérêt et n’apportent pas grand chose. A quoi bon un Iphone ? Pouvoir utiliser un simple téléphone portable était un progrès suffisant. Sur le plan spirituel, il n’y a pas eu de progrès, de véritable progrès. Nous sommes incapables d’imaginer une société sans énormes disparités de richesses et de biens. Nous sommes donc limités. Peut-être est-ce une situation indépassable ?
    La suite de l’histoire actuelle pour les pays occidentaux, elle est déjà en marche. Ce sera plus de violences, pas de révoltes ni révolutions mais l’installation d’une économie qu’on appelle parallèle, où chacun fait ce qu’il peut pour s’en sortir, marchandise de contrebande, vols, cambriolages, travail au noir, mais aussi sans doute enlèvements contre rançon, pillages, attaques de camions de livraison, ventes à la sauvette, squats, trafic de drogue amplifié, mendicité, attaques aux personnes etc…
    A moins que par miracle, il se produise une illumination collective ? Le fait même que ce blog dont je ne manque jamais de recommander la lecture, existe, est le début d’un espoir, je suis malgré tout très pessimiste. Le sentiment d’impuissance produit le repli et le renoncement, renoncer à participer vraiment au système, se faire le plus petit possible, le moins nuisible et profiter de ce que la vie offre malgré tout sans carte de crédit .
    Merci aux principaux intervenants de ce blog et avant tout à Paul Jorion.

  27. – L’économie mondiale n’est plus capable de créer de la croissance sans dette.

    A-t-elle été un jour capable de le faire ?
    Ou est-ce que ce qu’on nous a vendu comme étant de la croissance s’est construit sur une monstrueuse facture d’énergie sous- ou carrément impayée ? Sans parler des autres ressources…

  28. Les néolibéraux vous diront que la faillite des États, c’est à cause de l’État providence. Pour eux, les dettes que les états ont actuellement sonnent la fin de l’État providence et ils en sont bien heureux. Il a fallu cette crise pour mettre dans la tête des gens qu’il fallait qu’ils acceptent les coupures (les fameuses mesures de rigueur) et la privatisation de nombreux services publics.

    C’est une guerre idéologique comme quelqu’un le mentionnait. Cela dépend donc de quel côté on se place pour observer cette crise.

    On ne peut qu’espérer que ces plans de rigueur et plans de relance divers aux frais du contribuables capotent. Au moins, on entrera dans la vraie crise avec ce qu’elle a de plus tragique.
    Pour le moment, les révolutions ne se trouvent que dans les pays arabes. Elles pourraient bien s’étendre à des pays occidentaux.

    1. La profitation, (par exemple -les 30, 60 ou 70 milliards de Moubarak, -les lingots d’or de Ben Ali …. ) n’en est édemment pour rien de rien, innocente de tout dans ces affaires de sous.

      NB
      Denis Robert
      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2111

      « Le communiqué du Syndicat national des journalistes

      Les journalistes doivent remercier Denis Robert.
      Après avoir mené pendant dix ans un combat juridique aussi âpre que financièrement ruineux et psychologiquement éprouvant contre la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, notre confrère vient de remporter une victoire éclatante. Les magistrats de la Cour de cassation, dans trois arrêts, ont consacré la liberté d’expression et d’enquête de tout journaliste sérieux. Le Syndicat National des Journaliste (SNJ), première organisation de la profession, a plaisir à rendre grâce également à ces magistrats qui viennent de confirmer, dans le droit fil de l’article 10 de la Convention européenne des Droits de l’homme et des décisions de la Cour européennes des Droits de l’homme, le principe de tout citoyen à être complètement informé par des journalistes qui travaillent sérieusement. Ces décisions revêtent une signification hautement symbolique puisqu’elles permettent à Denis Robert de s’inscrire dans la tradition des Albert Londres qui entendent « porter le fer dans la plaie » quoi qu’il puisse leur en coûter. Quelle claque à celles et ceux qui se sont permis d’ironiser sans savoir et de condamner son travail sans le moindre début de preuve fondant leurs motifs ! Quel bel exemple pour les jeunes journalistes qui n’ont pas toujours la chance de croiser la route de « journalistes dignes de ce nom ». Le SNJ, aux côtés de Denis Robert depuis le début, se réjouit donc avec lui et se permet de dire à la profession : remerciez-le !
      Le 10 février 2011″

    1. Tant que je serais encore vivant pour vous témoigner de la crise et faire le prophète il ne vous arrivera rien les ami(e)s mais c’est après que les choses se gâteront pour nos élites occidentales, là bien sur ce n’est juste qu’un petit amuse bouche ou gueule.

      Ce serait même plus raisonnable je pense de préparer les gens à cette éventualité, la vie humaine ce n’est pas non plus que cela, de toutes façons les machines remplacent de plus
      en plus les humains, pour mieux paraît-il faire systématiquement des économies, aider les personnes agées, faut voir surtout ces derniers temps les grands progrès de la robotique comme de l’armement.

  29. La croissance nourrit la dette.

    Cela fait des mois que Marlowe a présenté cette idée qui était sans doute vraie trop tôt pour être retenue.

    Pourtant, même Paul Jorion en a émis l’hypothèse quand il a dit qu’un dieu peut dévorer ses enfants.

  30. Or qui dit récession, dit, baisse des rentrées fiscales…

    J’ai des rilances de nausée quand je lis que Barclays paye en 2009 1% de « corporate tax » sur ses profits records en 2009 . Soit 113 millions de Livres sur 11.6 MILLIARDS de Livres de profit.

    L’immonde Vov diamond (le pédégé) avait annoncé, non sans morgue, un montant de taxe payé pour 2009 s’élevant à 2 Milliards de Livres, simplement du fait qu’il incluait dans son calcul le montant des taxes prélevé sur le salaire de chaque employé…

    Comme dit Richard Wolff :
    TAX THE WEALTH WHERE IT IS
    TAX THE WEALTH WHERE IT HAS BEEN ACCUMULATING
    TAX THE WEALTH THAT HASN’T BEEN TAXED BEFORE
    TAX THE WEALTH THAT, BY AVOIDING TAX, WAS ABLE TO MAKE MONEY BY LENDING TO OUR GOVERNMENT

    STOP DOING IT TO US (99%) DO IT TO THEM (1%)

  31. M x V = P x Q (=> formule d’Irwin Fisher, datant de l’entre-deux guerres: pas d’aujourd’hui!)

    Un exemple? Que fait-on pour que P (prix) ne baisse pas (=déflation), alors que V (Vitesse… de rotation) le fait? On augmente M (=Masse monétaire), « Q (=Quantité de marnchandises… et de services) restant égal, par ailleurs » ===> on finance les banques « avec la planche à billets ».

    Mais il y en a bien d’autres, même si l’équation n’est pas quantifiable. Ce qui compte? Le principe

  32. Schopenhauer disait surtout : « des mondes possibles, le nôtre est le plus mauvais ! »
    Vous argumentez à merveille ses dires, et puis avec la souffrance on s’ennuie moins.
    (prenez garde, Paul tolère mal le pessimisme…)

  33. Reste une inconnue totalement nouvelle et inattendue : une relance mondiale venue du Moyen Orient, le seul avec sa jeunesse époustouflante, à être capable de faire face à l’Asie. C’est pourquoi il faut soutenir, aider, le développement de cette première révolution libérale du 21e siècle. Quand le mot « liberté » est clamé si haut et si fort, de l’Iran à l’Algérie, en passant par la Lybie, le Golfe et bien sûr l’Egypte et la Tunisie qui a allumé la mèche, c’est bien de l’avènement d’une société libérale, fondée sur la liberté et le droit, qu’il s’agit. La meilleure nouvelle depuis au moins un siècle.

  34. bel article, merci

    à Vivanco
    j’avais la même analyse en 1995, j’ai filé de banlieue parisienne vers le sud-ouest (no man’s land dans le tarn), j’ai voulu protéger ma famille de la mégapole, la meilleure idée de ma vie – je sais pas quand, mais en 15 ans, dans la forêt tout est pareil, Paris semble aussi en vie, bon, on se demande bien ce qui se passe, les gens courbent l’échine et se contentent de leurs petits plaisirs quotidiens, souvent virtuels, jusqu’au jour où on en sera au niveau de la famine pour les classes ouvrières, alors encore 15/25/50 ans ? …
    Changer, ce serait voir les gens consommer intelligent, créer des sites d’échanges avec de vraies communautés parallèlles grandissant dans l’ombre et montant en puissance, car sans une masse soudée il ne se passera rien, chacun lutte pour sa prime sans regarder le voisin mais tous ses écrans (j’en ai pas de voisin, c’est pas plus mal 🙂 … c’est dans notre comportement à nous que peut venir la solution, ne pas espérer modifier le « leur » …
    mais des cupides, il en suffit d’un pour faire tomber un bel ensemble … c’est insoluble on dirait !

    1. @Olivier:
      Bravo . Sont pas nombreux ceux qu osent « Le pas de coté » …souvent plus dur a décider qu’ à réaliser . Le Tarn c’est beau au printemps ! j’ y vais souvent depuis Bx .. pour grimper qqs falaises (St antonin) .. C’est plein de fuyards que l’on vopit le dimanche , a l’apéro du Marché . Me parraissent plus vivants que les Blaireaux des villes .
      Perso , je suis trop vieux pour faire le grand pas ..je reste en campagne , mais pas loin de Bx , je vais prendre des poules tiens! ..mon potager me fournit plus de la moitié de ma nourriture et les 3/4 de mes joies !
      Tout ça pour dire qu’il n’ y a ni n’ y aura pas ..JAMAIS ! de solution globalisée , centralisée, organisées … Les solutions ne peuvent qu’etre individuelles …et si elles sont nombreuses elles pourront induire UNE solution globale ..en attendant vivez si m’en croyez .
      (les premieres orchis sont elles sorties sur les causses ?)

    2. Je suis d’accord, c’est à l’échelle individuelle qu’on peut changer un tout petit peu les choses, il y a très longtemps que je ne crois plus en une pseudo démocratie, elle n’a en fait jamais existé vraiment nulle part, mettre sa confiance en des hommes politiques ? Je ne peux pas, c’est comme forcer quelqu’un à croire en Dieu. Mais on peut quand même agir là où on est en étant plus à l’écoute de l’entourage, famille, amis, collègues, ou ONG. Compter sur soi-même…et nuire le moins possible aux autres, c’est déjà ça…

    3. Merci à tous les trois, Vivanco, olivier, kercoz.
      C’est comme cela aussi que je vois les choses, et nous ne sommes pas les seuls sur ce blog.
      Personnellemnt, je ne suis pas péssimiste , je me qualifie d’ « optimiste anxieux » non pas optimiste dans le sens ou tout va bien mais dans le sens où il y a une solution à tout, mon anxiété vient du fait que je me demande si je vais (si nous allons) développer la solution.
      Je pense comme kercoz, les solutions seront individuelles, tout en élargissant l’individu au groupe restreint;
      J’habite en périphérie de la ville où je pratique le jardinage dans un jardin familliale et en partie communautaire.
      Nous sommes une vaingtaine et je voudrais développer un jardinage à partir de BRF, j’ai du mal à convaincre les autres membres.
      Mais qu’à cela ne tienne, c’est clair que si je suis en présence de personnes à convaincre, le travail est plus ardu, et par conséquent plus bénéfique, cela ne sert à rien de persuader des convaincus.
      La démocratie représentative a vécu, elle a jouer son rôle comme tout le reste d’ailleurs, il nous faut la démocratie participative que nous sommes en train de construire.
      Toutes ces solutions mises bout à bout aboutiront à un réseau de solutions, surtout avec internet tant qu’il y a du pétrole pour l’entretenir, c’est mon intuition.
      Bonne chance à tous

    4. Aucune démocratie n’ a existé sans esclaves. Esclaves humains , animaux ou virtuels (KW) . L’equation est simple : Nous allons passer d’env 150 kw dispo /individu à 20 , 30 ou 50 et ceci, en peu de temps .
      En terme societal , le problème va se poser autrement : Si le modèle conjoncturé sur l’ énergie , montre un attracteur moyen sur ,disons, 50kw , ce n’est qu’une moyenne ! Les classes dirigeantes voudront conserver le modèle actuel ou résisteront pour s’en éloigner ….. On peut donc craindre , suite a cet effet de « collage » des manipulations démagogiques qui affirmeront que ce qui est structural est conjectural (crise eco , politique , religieux ..etc ..) , et nous refaire le coup des lendemains qui chantent si on patiente ds un dictat necessaire …
      Ce processus est en cours : localement la pauperisation et le chomage réduit la demande et permet a l’energie de rester accessible , la vente de 4×4 repart …fin de la crise ? …tant que l’on n’est pas ds le prochain wagon , il nous suffira de réduire nos concepts humanistes .
      Si ce modèle autorise la marginalité vers une autarcie partielle , je conseille pour ceux qui ont de l’énergie de faire un choix qui serait a la fois « perso » et servirait d ‘ interface facilitant l’autarcie ou « le maquis » : des jardins ouvriers (ou l’on se rend compte que faire pousser salade et patates n’a rien de sorcier….. et AMAP actif .. …, Ces deux concepts pouvant proposer stages , adresses , congés in situ , contacts de maisons dispo , aide a la désintoxication moderniste …. il est , de plus , des tas de boulots ou activités qui se peuvent faire par le NET . La polyactivité est LA solution qui sécurise le corps et l’esprit .
      «  »tout gain de productivité est une perte d’humanité »

  35. Charles Sannat est-il le chargé d’affaires BNP Paribas …site intitulé  » anticiper pour s’enrichir » ?

    … » l’état est fort dispendieux …. » ceci cela …
    d’où, peut-être, l' »utilité » de privatiser définitivement la sécu, l’éducation, les fonds pour la retraite …?

    le concept « rilance » inauguré par la marquise sent le fagot ! c’est une arnaque marketing – mais, vous semblez connaitre le marketing de près, tout près !
    cette dame n’est guère crédible …
    vous proposez une posture A, voire B, ni màs ni menos …

    à mois que vous ne soyez un malheureux homonyme ? auquel cas, toutes mes excuses !

  36. « timbres de nourriture » distribués aux plus pauvres aux US.
    A 16 km de Paris côté Ouest où s’épanouissent de très jolies villas il y a une boutique ouverte deux après-midi par semaine où viennent se ravitailler les pauvres de notre « douce France »
    à prix très très doux. (La boutique a des vitres teintées de blanc : il faut cacher la misère).
    Jérémie, mon frère, je vous entends.

  37. 3.14 !!
    C’est tout à fait extraordinaire.
    Nous voici rendu à Babylone…
    Pi ou comme le rapport constant entre la circonférence d’un cercle et son diamètre,
    mais pas comme objet mathématique

  38. J’adore Schopenhauer (en allemand), un philosophe que je privilège, en dehors de Nietzsche et Daniel Bell, qui était plutôt un (grand) sociologue.
    Ce que je vois: un écartement de plus en plus profond entre deux types de population, entre les « have » et les « have not ». On assiste déjà au retour vers un status quo ante, un retour progressif en matière sociale vers le 19e siècle. Une partie de la population active a un travail remunéré, bénéficie même d’augmentations et de promotions, vit comme si la crise sociale n’existeraient pas. D’autres sont frappés de déclassement social, de précarité, de chômage, souvent sans perspective d’une amélioration à vue.
    La politique actuelle ne fait que renforcer cette fracture, et quand on lit le projet de Merkel sur la compétitvité, je dirais même qu’une fracture durable et institutionnalisée est prise en compte, donc voulue.

    1. Oh, vous savez, avec Le capitalisme à l’agonie le futur risque d’être un peu plus bousculé, et pour tout le monde. N’en déplaise à l’indécrottable esprit petit et grand bourgeois.

  39. Amusant de constater que le rendement (3 dollars de dette pour 1 dollar de croissance) est du même tonneau que celui d’un moteur à explosion (3 watt de carburant pour 1 watt mécanique)… finalement, on en revient toujours à la thermodynamique et à la notion d’entropie.

  40. Comme lorsque vous avez acheté une entreprise 1 euro après le dépot de bilan
    L’entreprise repart à bloc libérée de ses dettes

    Seulement c’est là qu’intervient la stratégie

    Qui a su garder ses centres de production qui généreront les richesses de demain ?

    Là encore il faut se garder des anticipations illusoires, ceux qui se croit propriétaire d’une entreprise à des milliers de kilomètres de chez eux ne vont plus rêver très longtemps.

    Le propriétaire de l’usine est celui dont le char est garé devant l’entrée.

  41. Intéressant, mais on reste un peu sur notre fin… Ça aurait été bien de se mouiller un peu et dévoiler vos solutions au problème et les conséquences de telles faillites (inflation, disparition du service publique, …).

    Sinon, peut être suis je un irrémédiable optimiste, mais face à des situations désespérées, les hommes ont toujours su réagir de façon aussi inattendues qu’originales (suffit de regarder ce qui se passe au moyen orient…).

  42. Le monde est gouverné par, les politiciens, les industriels et le crime organisé.Ils s’entendont pour ne pas perdre leur richesse et vont vous préparer une confrontation mondiale.Préparez vous au pire; tout le reste, que du baratIn.

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