LA SITUATION A FUKUSHIMA (V), par François Leclerc

Mise à jour n°129 (jeudi 19h47)

La situation n’est en rien stabilisée. Il se confirme que la centrale contamine très gravement son environnement, sans que rien puisse être fait pour le stopper, l’origine des fuites n’étant pas décelée.

La présence d’iode 131 à un taux 10.000 fois supérieur à la normale a été mesuré dans une nappe d’eau phréatique sous la centrale. Aucun des nouveaux expédients qui ont été envisagés – stockage de l’eau contaminée dans un tanker, bâchage des réacteurs et projection de résine sur le sol et les débris des explosions – n’a encore pu être mis en place.

Ces mesures ne régleraient en rien les ruissellements d’eau contaminée, qui continuent d’être alimentés par les injections d’eau dans les réacteurs.

Rien n’est par ailleurs dit sur la présence encore plus inquiétante d’autres radio-éléments, dont le césium 137 (période de 30 ans).

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Mise à jour n°128 (jeudi 08h05)

Un taux d’iode radioactif 4.385 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans la mer, à 300 mètres du rivage de la centrale, signe d’une forte accentuation de la contamination de celle-ci.

Cent cinquante-cinq Marines américains spécialisés dans les situations d’urgence sont envoyés au Japon. Ils fourniront « une expertise radiologique aux responsables sur le terrain et si besoin aux forces militaires japonaises, dans les domaines du médical, de la logistique et des matières dangereuses, chimiques, biologiques, nucléaires ».

Les autorités japonaises n’envisagent pas d’étendre la zone d’évacuation de 20 kms autour de la centrale, en dépit de l’annonce par l’AIEA de la découverte d’une contamination radioactive supérieure à la normale dans un village situé à 40 kms de celle-ci.

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Mise à jour n°127 (mercredi 18h28)

L’AIEA, du haut de son autorité d’agence de l’ONU, vient de confirmer que des niveaux de radiation dépassant les niveaux recommandés ont été mesurés dans un village à 40 km de la centrale, justifiant son évacuation.

Soupçonné de dissimuler l’ampleur de la contamination, le gouvernement japonais se voit sommé de réagir.

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Mise à jour n°126 (mercredi 14h16)

Il est envisagé d’asperger les nombreux débris radioactifs épars sur le site et résultant des explosions d’hydrogène avec une résine (utilisée pour fixer la poussière sur les routes).

L’utilisation de tankers pour stocker les eaux contaminées reste à l’étude, ces bateaux n’étant pas conçus pour transporter des liquides radioactifs.

Etant donné la distance qui les séparerait des sous-sols des réacteurs, cela imposerait d’utiliser des citernes intermédiaires, multipliant les opérations et les risques de contamination pour les techniciens.

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Mise à jour n°125 (mercredi 13h54)

On peut à bon droit s’interroger pour savoir si les autorités japonaises ne traitent pas la population aussi mal que Tepco ne le fait de ses techniciens.

Des mesures de la radioactivité ambiante effectuées par Greenpeace au-delà de la zone d’évacuation d’un rayon de 20 kms autour de la centrale confirment une contamination par taches en « peau de léopard ». Des relevés à 40 kms de celle-ci en témoignent.

Greenpeace estime que la zone d’évacuation obligatoire devrait être étendue de 10 kms (il n’est que « recommandé » de la quitter) et que les femmes enceintes et les enfants devraient évacués au-delà.

La ville de Fukushima est à soixante kms de la centrale.

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Mise à jour n°124 (mercredi 13h37)

Dix neuf jours après le séisme et le tsunami qui ont ravagé le Japon et enclenché la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Meti (Ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie) vient d’ordonner aux neuf compagnies d’électricité qui se partagent le marché un contrôle des réacteurs de l’archipel (une cinquantaine).

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Mise à jour n°123 (mercredi 07h30)

Une forte augmentation de la radioactivité a été mesurée à l’occasion d’un prélèvement d’eau de mer effectué à 300 mètres du rivage de la centrale. Un taux d’iode radioactif 3.355 fois supérieur à la norme légale a été mesuré, dont l’origine – dégagements gazeux ou infiltrations dans le sol et ruissellements dans la mer – n’a pas été identifiée.

Tepco envisage désormais d’utiliser un tanker, amarré devant la centrale, afin de stocker l’eau contaminée des sous-sols et tranchées des réacteurs. Il restera à trouver comment pomper l’eau très contaminée.

Il est aussi étudié la possibilité de couvrir de gigantesques bâches – d’une matière non précisée – les 4 réacteurs, afin de limiter la propagation des fuites radioactives, ce qui aurait pour effet de les concentrer en contrepartie.

Enfin, il pourrait être déployé des systèmes d’aération destinés à éviter l’accumulation de gaz et de nouvelles explosions dans les bâtiments des réacteurs. La question suivante sera de savoir quoi faire des gaz contaminés.

L’opérateur cherche à s’installer dans la durée en multipliant le déploiement de moyens de fortune.

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Mise à jour n°122 (mardi 09h29)

Les travaux de pompage de l’eau des sous-sols du réacteur n°1 se poursuivent ; ils n’ont toujours pas pu débuter pour les réacteurs n°2 et 3, en raison du manque de lieux de stockage persistant.

Le niveau de l’eau dans les tranchées qui se dirigent vers la mer reste stable, d’après l’autorité de sûreté nucléaire japonaise. A titre préventif, la tranchée qui sort du réacteur n°1, ou le niveau d’eau est inférieur de 10 cm au niveau du sol, est bordée de sacs de sable.

La température au sein du réacteur n°1, dont l’élévation donne régulièrement des signes d’inquiétude, a dépassé 320° C, conduisant l’opérateur à une nouvelle fois augmenter le débit de l’eau injectée dans le réacteur.

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Mise à jour n°121 (mardi 08h48)

Une nouvelle nationalisation des pertes est en perspective, cette fois-ci dans l’industrie nucléaire japonaise. Le sort de Tepco est indécis, sa valeur en bourse a chuté des deux tiers, tandis qu’elle se trouve placée devant la perspective de devoir verser de très important dédommagements. Standard & Poor’s et Moody’s ont déjà dégradé l’appréciation portée sur l’endettement et les capacités de Tepco à rembourser ses créanciers.

Tepco est la première compagnie d’électricité japonaise et dessert notamment la mégapole de Tokyo.

Il sera toujours possible pour le gouvernement de réaliser cette opération – qui n’est pour l’instant qu’une option éloignée, vu les urgences – sous couvert d’améliorer la sécurité des installations nucléaires ; ce qui n’est pas vraisemblable, en raison de l’interpénétration de l’industrie nucléaire privée et de l’administration de l’Etat.

C’est l’ensemble qui devrait être démantelé, comme une centrale ! Posant le problème de la nature de ce qui devrait lui être substitué.

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Mise à jour n°120 (mardi 08h28)

Pas de nouvelles informations tangibles ce mardi. L’analyse des traces de plutonium identifiées a cinq endroits a fait apparaître la présence de trois isotopes : Pu-238, 239 et 240. Au minimum deux de ces traces résultent de fuites du réacteur n°3, chargé au Mox, les autres pouvant provenir de dépôts atmosphériques. Cela confirme que ses barrières de confinement ont été rompues, signifiant que cette pollution va se poursuivre.

La nouvelle urgence est de vider les milliers de mètres cube d’eau contaminée des sous-sols et des tranchées où elle a été découverte, mais aucune information n’est actuellement disponible à ce propos.

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Mise à jour n°119 (lundi 17h31)

Du plutonium a été détecté dans le sol à cinq endroits de la centrale, selon Tepco rapporté par l’agence Kyodo.

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Mise à jour n°118 (lundi 15h26)

Les autorités tentent de minorer par divers moyens l’origine et l’impact de récentes découvertes d’eau hautement contaminée hors des bâtiments de trois réacteurs.

Dans un premier temps, Tepco n’a pas rendu public pendant une journée l’information. Il est maintenant affirmé – car « aucune donnée ne le prouve » – que des fissures ou trous dans la cuve d’un réacteur ne pourraient être à l’origine de cette radioactivité. Si l’élargissement de la zone contaminée est reconnue comme étant très préoccupante, rien n’est dit à propos des sols dans lesquels la pollution a déjà du ou pourrait progressivement pénétrer.

En poursuivant des injections d’eau qu’il ne peut interrompre, l’opérateur risque d’étendre la pollution plus vite qu’il ne parvient à la contenir en pompant l’eau pour la stocker dans des réservoirs dont la contenance est par ailleurs limitée.

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Mise à jour n°117 (lundi 14h32)

Lentement et inexorablement semble-t-il, la situation continue de se détériorer sur le site. La découverte d’importantes quantités d’eau contaminée en dehors des bâtiments des réacteurs, dans des tranchées utilisées pour des passages de câbles ou de tuyaux – un mètre de hauteur d’eau dans un cas déterminé – va accentuer la dangerosité des travaux sur le site de la centrale.

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389 réflexions au sujet de « LA SITUATION A FUKUSHIMA (V), par François Leclerc »

  1. je saute sur FL aussi sec
    1ere tête de gondole je SUIS
    FL vous résumez intelligemment ce que perçoit tout ceux qui existent encore..

    Le détail n’est pas important ,je pense que nous partageons tous avec vous ce désastre de l’intelligence énergétique .

    c’est trop GRAVE et vlan
    une 2èm LEFFE blonde
    tchin

    1. une 2èm LEFFE blonde

      Dans le contexte, une « Mort Subite » serait mieux appropriée, ou une « Foudroyante », à moins qu’une « Délirium Tremens » ?

      1. Ne faisons pas un Panaché de bière svp arkao,..
        Il y a concurrence..et les mélanges sont mauvais pour la santé..
        hic.

      2. Oh, Piotr !!! La triple Karmeliet, boisson des dieux ! Ma préférée aussi. Je prends toujours de la bière de chez moi, la Belgique, quand je vais au Japon. J’y vais une fois par an, en fait… J’ai ma belle-famille, là-bas. J’avais prévu d’y aller pour les fêtes de fin d’année mais vu la tournure des évènements, je pense renoncer. J’ai un ptit fiston, voyez-vous. Tsss… Didier, dans un post situé plus bas, parle de la déconfiture japonaise face à l’imprévu. Je confirme : les Japonais sont des bureaucrates organisés jusqu’au sein de leur foyer. Tout doit être prévu à l’avance. C’est une « Excel sheet civilization ». Quand quelque chose foire, alors là…

    2. pour kohaagen

      n’oubliez pas que nous sommes avec vous..
      Ce qui arrive au Japon est IMPOSSIBLE en FRANCE,dixit le perroquet bleu blanc rouge…

      mon clavier est impossible pour dire mes émotions,voila.
      bisous.

  2. La dépêche Reuters qui confirme la présence de plutonium ajoute que selon TEPCO, ce la ne représente pas de risque pour la santé.

    Est-ce crédible ?

    1. Oui et non: quand le plutonium est ingéré ou inhalé, oui, extrêmement, sinon, à ce qu’il paraît, peu dangereux.
      En ce qui concerne Tepco-même, je ne préfère pas dire mon avis…je cherche encore les mots…

      1. Le plutonium est assimilé par le corps humain comme du calcium…. La dose létale est donc infime. Alors de toute façon la zone autour de la centrale (10, 20 30 100 km voire plus) est contaminée et pour longtemps…

      2. les abeilles sont atteintes en PREMIER..
        la pollinisation aussi.
        Faut quand même que vous comprenez ….
        des MILLIERS d’Années pour certains composants et on dis que des particules irradiantes perdent leur nocivité après 8 JOURS………….

        Nous sommes les HÉROS des usines pharmaceutiques ,on supprime des hôpitaux en France pour mieux nous aider à mourir.

  3. F Leclerc écrit :

     » La découverte d’importantes quantités d’eau contaminée en dehors des bâtiments des réacteurs, dans des tranchées utilisées pour des passages de câbles ou de tuyaux – un mètre de hauteur d’eau dans un cas déterminé – va accentuer la dangerosité des travaux sur le site de la centrale.  »

    Leur job doit être effroyable !
    Donc en plus dans ces tranchées, même si les câbles sont  » gainés super en plusieurs couches  » illusoire de faire passer du courant électr dans un tel merdier ..

    ils n’y arriveront pas .. Schrecklich ! terrific !
    What a mess!

    1. En fait le plutonium est extrêmement toxique par inhalation, voir wikipédia. C’est du rayonnement Alpha. Il faut donc des masques, je suppose, pas juste un papier comme contre le H1N1. Des masques NBC, pas de bloc opératoire.

  4. Finalement il faut réviser sérieusement à la baisse nos utopies asiatiques diverses, la supériorité du management nippon inspiré du le jeu de Go, le zen, etc, une certaine mystique à base d’épées de samourai, de feuilles de thé libres de tourbillonner dans le bol du guerrier.

    Yukio Mishima, le Pavillon d’or, s’est suicidé avant.

    Bon le japon ne peut plus nous sauver, reste la Chine ? évidemment non.

    Un colosse au pieds en uranium…

    1. la supériorité du management nippon

      Ma toute petite expérience de travail avec des Japonais, tant en France qu’au Japon m’a amené à penser que que l’improvisation, je veux dire l’adaptation rapide à des circonstances imprévues n’était pas leur fort – je ne sais pas si j’ai raison mais si oui, c’est encore plus inquiétant.

      1. même remarque sur la difficulté à improviser des Japonais, ce jour, lors d’une discussion avec un commandant de pétrolier qui les connait assez bien dans des circonstances toujours dangereuses que sont le déchargement de brut.

      2. l’improvisation, je veux dire l’adaptation rapide à des circonstances imprévues n’était pas leur fort

        .
        T’as raison Didier! Et les problèmes d’adaptation ça nous connait nous les froggies; Tiens pas plus tard qu’en 1940, bien abrité derrière notre ligne Maginot, le rejet du plan Monnnet et la capitulation française de 1940, une des plus grande catastrophe de l’histoire! Tain j’espère que l’inadaptation des Japs va pas nous voler notre titre de gloire.

    2. Je crois que ce qui reste de Zen authentique au Japon va s’avérer plus que jamais nécessaire …

    3. Cette histoire est le Katrina japonais. La fin d’un mythe. Et pas seulement pour la crise de la centrale, la gestion de l’aide aux victimes du tsunami fut largement en-dessous de ce que l’on attendait d’un pays ayant la meilleure réputation en termes d’organisation, de préparation aux catastrophes, d’équipement, de technologie, etc. Certes, le cataclysme est de taille, mais on parle du Japon tout de même.

      Selon moi, ce mythe fut une réalité avant que le néo-libéralisme ne ronge toute la belle mécanique sociale nippone. Depuis la fin des années 80, tout fout le camp là-bas. Ils en sont à faire venir en toute urgence un bras articulé de Chine pour arroser leur centrale, on croit rêver.

      1. Que voulez-vous que je vous explique Denis? Comment le néo-libéralisme imposé par les américains a détruit la vieille tradition nippone de l’attachement à son entreprise? Je me souviens d’une époque pas si lointaine où au Japon, une entreprise ne virait jamais ses employés et où ceux-ci faisaient toute leur carrière au sein d’une seule entreprise. A cette époque, les entreprises privées japonaises n’en étaient pas vraiment et elles étaient imbriquées avec le gouvernement (un peu comme en France à l’époque de De Gaule). Il y avait le plein emploi au Japon et ils nageaient tous dans la même direction pour le bien du pays.
        Les fantaisies de Tepco auraient été inimaginables même s’il en reste quelque chose. Surtout, ils auraient encore eu sur leur territoire les usines fabriquant l’équipement nécessaire pour essayer de réparer cette catastrophe et n’auraient pas eu besoin de le faire venir de Chine.
        J’idéalise peut-être mais le Japon jusque dans les années 80 c’était quelque chose (un peu comme la Chine aujourd’hui). On n’imaginait pas encore Nissan vendu à des étrangers, les accords du Plaza pour faire plaisir aux américains, l’ouverture de leur marché aux produits importés, la privatisation de quelques services publics essentiels, etc.

      2. Les réacteurs de Fukushima datent donc de cette époque bénie où le Japon était encore le Japon…

        Apparemment, le ver de la Cupidité était déjà dans le fruit.

      3. @Herrmiss: c’est vrai, elle date des années 70. Mais elle était prévue pour durer 40 ans, maximum. Peut-être bien qu’à l’époque où le Japon était encore le Japon, cette centrale aurait déjà été remplacée par une neuve.

    4. Il y a sans doute plus de différence culturelle entre Chinois et Japonais qu’entre européens de l’Est et anglo-saxons, par exemple. Donc on ne peut pas généraliser.

    5. Lisztfr,
      Pourriez vous nous indiquer votre prochain ouvrage sur le Japon et les civilisation asiatiques.?
      Vous n’avez rien dit sur le Sumo, les geishas et aussi le sake, je reste sur ma faim.

  5. Cette méthode d’instiller progressivement les mauvaises nouvelles par TEPCO pue la communication de crise à plein nez; la première chose qu’ils devaient faire après l’explosion du réacteur 3
    c’est prélever des échantillons au sol, opération de haute technicité: pelle , balayette, container et direction un labo spécialisé….identification des divers radio éléments…dont le plutonium il y a une dizaine de jours, donc.

  6. Que veut dire ce plutonium? Une fuite du core d’un ou plusieurs reacteurs, ou une fuite de MOX? Ou autre chose?

  7. Du plutonium dans le sol de la centrale.
    Je pose ma questions aux scientifiques de ce blog, concrètement ca signifie quoi ?
    Pour les japonais, pour la suite des événements et les conséquences sur l’environnement ?
    Merci d’avance.

    1. Je ne suis pas scientifique, mais je dis que le plutonium vient de l’intérieur des reacteurs : soit par une brèche, soit par les dégazages suivis des arrosages.
      Ce que ça signifie pour l’avenir? rien de bon je dirai, mais c’est trop tôt pour dire exactement.

      1. Le problème c’est qu’ils s’en servent pour faire des esclaves,voila…

        Esclaves de l’énergie c’est NOUS

    2. Eh bien… Il y a du plutonium dans le réacteur numéro 3, ainsi que dans sa piscine… Sous forme de mox, un mélange à base d’oxydes de plutonium. Le confinement de l’information étant ce qu’il est, je ne considère pas cette annonce comme une nouvelle. Cette découverte était largement prévisible depuis l’explosion du 3.

      Pas de jardin potager cette année…

  8. Le plutonium est issu soit de la capture neutronique de l’uranium, soit du combustible Mox (oxyde de plutonium).
    Dans un cas comme dans l’autre, en retrouver dans le sol ne peut signifier qu’une seule chose : que au moins un coeur a fondu et explosé et donc, bien évidemment, les 3 barrières de protection franchies.
    Il est peu probable qu’il proviennent des piscines car le plutonium est très dense (environ 1,75 fois plus que le plomb) et donc, généralement on le retrouve en fond de container.
    Pour qu’il soit libéré dans l’atmosphère ou dans l’eau, une explosion est en pratique, l’explication la plus probable.
    Néanmoins, il n’est pas exclu qu’une fuite du fond d’une piscine ait entraîné du plutonium dans le bas du confinement avec l’eau…Ce n’est pas le plus probable.
    Son danger : Il dépend de l’isotope mais la dose délétère, suffisante pour être mortelle est entre 1 microgramme et 10 milligramme.
    Absorbée, cette dose correspond à une irradiation de plusieurs Sievert (entre 3 et 7).
    Il faudrait avoir des relevés à différentes distances de la centrale pour se faire une idée plus précise mas aussi et surtout des ordres de grandeur chiffrés et connaître le ou les isotopes retrouvés.

      1. Le fait que du plutonium soit répendu ne signifie pas qu’on va l’absorber. Il y a un peu une psychose sur le plutonium, on ne se rend pas compte de la dangerosité de certains produit relativement courants. Par exemple les pesticides: tout le monde sait qu’ils sont dangereux, mais sait-on à quel point?
        Prenons le Parathion: http://www.inchem.org/documents/pds/pds/pest6_e.htm
        « Children five to six years old have been killed by ingestion of 2 mg of parathion (about 0.1 mg/kg). »
        On est dans les mêmes ordre de grandeur que ce que signale Gouwy pour le plutonium (entre 1 microgramme et 10 miligrammes) seulement des pesticides, rien qu’en France on en déverse 100 000 tonnes chaque années dans la nature (sans beaucoup de contrôles) alors qu’on ne produit « que » 200 tonnes de déchets nucléaires que l’on confine.
        C’est une catastrophe et c’est très grave pour ces gens qui sont la bas sur place, mais lorsque certains envisagent une menace mondiale due au plutonium, c’est de l’angoisse bien comprehensible devant l’inconnu ou alors de la désinformation.

      2. @Rutily, en tant que paysan « pollueur », ça leurs fait de belles jambes aux japonais tes comparaisons, c’est sur en suivant ton exemple, ils préféreront ce baigner à coté de la centrale, plutôt que d’aller la France dans le millénaire qui vient.

      3. Dialogue entre Monsieur Dupont, retraité, et Monsieur l’Ingénieur son voisin :

        – M. Dupont (MD) : quand même ces centrales nucléaires, c’est dangereux non ?
        – M. l’Ingénieur (MI) : on ne peut pas nier une certaine dangerosité mais vous savez, l’industrie du charbon fait des milliers, que dis-je, des dizaines de milliers de morts chaque année
        – MD : oui mais ce plutonium, ça sent pas bon ça ?
        – MI : c’est comme tout il faut prendre des risques dans la vie. Savez-vous cher voisin que les pesticides utilisés dans nos belles contrées sont beaucoup dangereux encore ?
        – MD : bon mais je me demande bien si tout est bien prévu pour nous protéger quand même
        – MI (pour bien se faire comprendre, tout d’un coup M. l’Ingénieur se met à parler anglais) : « we are inspecting and evaluating all facilities implementing the necessary restoration work, and improving seimic safety. We are applying the same initiatives to the Fukushima nuclear power stations*
        – MD : me voilà tranquille

        * extrait du rapport Developpement durable de TEPCO page 70.

      4. @Génissel Samuel

        Mon propos ne concernait pas l’ensemble des produits radio actifs qui sont émis à Fukushima mais seulement le Plutonium et uniquement parce que certain en exagère beaucoup la dangerosité au point d’en faire une menace mondiale. Si on doit aller se baigner à coté c’est du local et non pas du mondial, et là je suis d’accord avec vous que c’est très dangereux (pas seulement à cause du plutonium d’ailleurs).

        Si j’ai pris un exemple avec les pesticides ce n’est pas pour traiter les paysans de pollueurs mais parceque tout le monde sait à leur propos qu’on arrive à surmonter le danger, et donc que le plutonium en tant que tel n’est pas une menace aussi grandiose que ce qu’on peut craindre.

      5. @Rutily

        SI moi je n’hésite pas une seconde à traiter les paysans de l’agriculture intensive de pollueurs car ils ont pourrit les nappes phréatiques à coup de nitrates et assassiné 90% de la biomasse des terres à coup de pesticides. A tel point que plus rien ne pousse dans ces terres mortes si on n’arrose pas copieusement de produits chimiques que l’on retrouve bien entendu dans nos assiettes contribuant d’une manière décisive à l’épidémie de cancers en occident :

        => Rien qu’en France, + 350 000 nouveaux cas de cancers CHAQUE ANNÉE (on en retire 20% dus au tabac et les autres…)
        Allez jeter un coup d’œil là :
        Cancer la catastrophe, Partie 1 : état des lieux

      6. @ zevengeur

        Moi aussi, j’avais tendance à montrer du doigt les agriculteurs. Mais il faut comprendre qu’au départ, les effets négatifs des produits phytosanitaires n’étaient pas un sujet de préoccupations, et par la suite ils se sont trouvés piégés par de multiples contraintes. Depuis, ils paient au prix fort l’utilisation de ces produits.
        J’ajoute qu’il n’y a pas que les cancers. Nous avons tous dans nos urines des traces de résidus de ces produits phytosanitaires du fait de notre consommation de fruits et légumes traités. Or, si chacun de ces produits est réputé n’avoir aucun effet sur la santé en dessous de certaines doses admises, il est prouvé maintenant que la combinaison de ces produits, même en doses infimes, « l’effet cocktail » provoque des perturbations du système endocrinien. Les conséquences connues, entre autres, l’obésité avec les maladies associées, et chez l’homme, la dégradation de la production de sperme.
        La consommation de produits bio n’est pas une lubie pour bobos nantis, mais un problème de santé publique.

      7. Claude L

        Certes, historiquement on peut admettre qu’au départ les objectifs étaient nobles, à savoir nourrir la population.
        Comme l’expliquent très bien Nicolino/veillerette dans leur livre « Pesticides un scandale Français », la situation a vite dégénéré sous la pression des lobbies chimiques et de la complaisance de l’INRA (voir à ce sujet la vidéo de Cl Bourguignon qui explique la situation en 5 mn).

        Dans le film « Herbe », on, explique que l’intensif au delà de la pollution généralisée de la nature requiert des investissements lourds de la part des paysans, ce qui par le jeu des emprunts les rends dépendants du système dont ils ne peuvent plus sortir.
        On voit également que l’agriculture autonomes et durable assure à ceux qui ont fait ce choix de bien meilleurs revenus.

        Malgré ça, les subventions de la PAC vont à l’intensif et « 0 » au BIO/durable (merci Chirac/Sarko) !

        Donc en conclusion, de nos jours la réalité est connue, on ne peut plus prétendre qu’on « ne savait pas ».
        Les agriculteurs intensifs sont donc bien des pollueurs en toute connaissance de cause …
        CQFD

      8. @Zevengers, déjà pour te rassurer étant les premiers utilisateurs, ça avance, mais sans économie durable (dans le sens aussi de durée) tu n’auras pas d’agriculture durable (mais en grande partie délocaliser pour ce qui demande de la main d’œuvre, maraichage, élevage, etc…, or c’est justement sur la synergie sol élevage plante, que l’agriculture est durable) et effectivement la démocratie (à savoir les députés Européens) n’étant pas (ou peu récemment) acteur de la PAC, ce sont les lobby qui influence la commission (et non le peuple par les députés, qui n’ont cas valider la taille des camemberts). L’économie c’est la clef sans cela pas d’écologie et pas de social.
        Sinon pour Bourgignon, c’est pas le meilleur, quand je vois qu’il dénonce l’utilisation d’acide L ascorbique (dans sa recette à la tarte à la cerise), alors que c’est simplement de la vitamine C, ou l’acide propionique, alors que c’est un dérivé naturel d’un sucre et accessoirement, je trouve qu’il n’est pas assez rigoureux sur ces partenaires de présentation, qui cherchent parfois à vendre très cher des produits simples, je suis pas fan de l’écologie pour goinfrer des commerciaux.

      9. @Zevengers au fait qui ne pollue pas?, directement ou indirectement, à moins d’être en autarcie, toute production pollue, plus ou moins, après si c’était si facile d’être bio, pourquoi on l’importe de l’est ou la main d’œuvre est moins cher (et surtout moins regardante sur les conditions de travail), le premier problème de santé publique pour la MSA c’est le dos, c’est peut-être pas si facile d’être bio…

      10. sinon pour argumenter sur l’économie, le premier graphique sur le lien suivant:
        http://www.bioaktuell.ch/fr/marche-bio-reboume/marche-informations/marche-lait-bio-generalites/marche-lait-bio-marche-du-lait.html
        démontre que le bio est indexé sur le conventionnel, si celui ci s’écroule le bio aussi et pour avoir vu le témoignage de paysan suisse l’an passé (qui faisait tout ce que disait la télé, du maraichage bio ou tu as bien mal au dos) qui faisait aussi du lait, il n’y arrivait plus, même en filière local, car si tu vends plus cher, tu vends surtout moins, la chimie limite aussi les aléas.
        Je ne culpabilise pas, sur la chimie, car je fais déjà ça:
        http://ferme-de-moscou.over-blog.net/article-samuel-genissel-un-jeune-agriculteur-normand-57724952.html
        après si j’en fais trop et que mon voisin me reprend, ça ne sera pas mieux.

      11. Génissel Samuel

        Il est évident qu’avec une croissance de 10% par an le BIO attire la convoitise des lobbies et que certains vont s’en mettre plein les poches en surfant sur cette vague avec tous les excès que l’on constate dans les autres domaines : exploitation salariale, rapport de force avec la distribution, marges abusives, etc…

        Ceci étant, ceux qui ont choisi le métier d’agriculteur ne peuvent plus ignorer aujourd’hui les fondamentaux qui justifient le passage à ce type d’agriculture :
        – pas (presque) de produits chimiques dans les assiettes
        – risques de maladies professionnelles limité (*)
        – pas de pollution des sols et des nappes phréatiques
        – forte demande du public
        – retard Français

        (*) Certains agriculteurs intensifs ne consomment même pas leur production dès lors où ils savent (et pour cause) ce que subissent les cultures,

        Vous dites que le durable doit être mis en œuvre d’une manière globale, c’est vrai mais si tout le monde s’attend, dans 20 ans on en sera toujours au même point et un jour 80% de la population sera atteinte d’au moins 1 cancer.
        Il sera trop tard.

        Rien à attendre des gouvernants comme dans tous les autres domaines d’ailleurs puisqu’ils sont maqués avec l’industrie.

        Donc prenez l’initiative, dites merde à l’industrie chimique et à l’intensif et faites l’effort de passer au BIO.
        Quelque part cela taillera des croupières aux lobbies car ils auront contre eux non seulement la population mais également la profession.
        Même si ultérieurement ces lobbies tentent de récupérer la tendance, là ce sera une autre histoire et on organisera la défense.

    1. @ Gouwy

      D’abord merci pour vos interventions toujours instructives. Ne pensez vous pas que les feux qu’il y a eu dans la piscine du réacteur n°4 au début, aient pu disperser un peu de plutonium aussi?

      1. C’est ce que je me demandais aussi.

        Du moment qu’il y a eu du grabuge sur le « spent fuel », il y a un peu de tout partout.

        En revanche, j’ai du mal à me faire une idée de la concentration de l’eau à 1 sievert/heure.
        Suivant isotope, bien sûr, la concentration mise en jeu est très différentes, quelques grammes d’isotopes à vie courte (mois ?), ou quelques dizaines de kg d’isotopes à vie longue (millier d’années), aurais-je dit à la louche (pour 1000 m3 ? d’eau).

        Il ya d’ailleurs une question qui n’est toujours pas claire pour moi : par où est passé l’hydrogène au début ? Par les tuyaux d’eau de refroidissement, qui ne sont pas étanches pour ce gaz ? Il y a des évents et on ne se rend pas compte que de l’hydrogène s’y dégage (pas de laveur chimique, pas de fenestron qu’on ouvre , branché sur batterie de secours, dans ces cas d’urgence !??)

      2. @ timiota
        Je ne m’étais pas posé la question de l’hydrogène, on rapportait que les Japonais dépressurisait l’enceinte quand la pression de vapeur devenait trop importante. Pour moi l’hydrogène était un produit de la décomposition de cette vapeur et s’échappait avec elle à chaque décompression.
        D’autre part 1sievert/heure me semble extrèmement dangereux et devrait interdire tout travail à proximité. Est-ce vraiment du au plutonium seulement?

      3. @timiota
        L’eau très contaminée peut provenir de la chambre de condensation du réacteur N° 2 qui a été endommagée lors d’une explosion d’hydrogène. Dans ce cas elle contiendrait des produits de fission.

      4. Pour avoir des produits de fission en grand nombre, j’aurais dit qu’il faut que les crayons lachent « quelque chose », que ce quelque chose (particules, soluté, …) se retrouve transporté dehos si c’est au condensateur.
        Or depuis le tsunami, le refroidissement est off, donc il y a qqs dizaines de metres de gros tuyaux entre réacteur et condensateur

        On est quelque part entre cocotte minute et loco à vapeur compound à double tirage, pissant bien la vapeur de toute part.
        J’avoue que j’ai entendu peu de choses 100% logiques en terme de plomberie + physico chimie jusqu’ici.

        Rajoutez mon « grain » personnel : il y aurait un processus « à la Oklo » , récurrent/intermittent, autour du corium au fond(?) de la cuve.

  9. Il y a dix jours, on nous indiquait que les réacteurs risquaient d’entrer en fusion et de s’enfoncer dans le sol, la sole des réacteurs n’étant pas assez épaisse pour contenir les éléments.
    Depuis plus rien là dessus, alors que les tentatives de refroidissement que l’on nous a présentées comme efficace frisent le ridicule.
    Et soudain, vendredi dernier il est annoncé de la pollution radio active dans l’eau potable à Tokyo!
    -d’où vient cette radio activité?
    -comment a t elle contaminée l’eau?

    et maintenant du plutonium dans le sol,
    comment est-il arrivé là?

    certains réacteurs ne sont-ils pas entrés en fusion?

    1. @ tchoo : l’eau qui a servi à refroidir soit les piscines soit les réacteurs s’est écoulée et comme et les piscines et les enceintes de confinement sont trouées, je vous laisse deviner la suite.

      Pour le plutonium, voir la fiche du syndrome chinois et pour bien comprendre ce que fait le lobby nucléaire français, la fiche concernant le film publiée par la Société Française d’Énergie Nucléaire (SFEN)

      1. interessant la fiche de la SFEN

        si on comprend bien, le risque de percement de la cuve et du radier est improbable mais bon quand même sur l’EPR on y a pensé !!

        en même temps ils en profitent pour faire la pub de l’EPR

        sortons du nucléaire point barre !

  10. Paris André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) .impression qu’il use d’euphémisme de bienséance… L’accident à Fukushima provoque
    « une contamination qui va s’étendre sur des zones considérables»
    Des «taches de contamination» radioactive sont présentes «bien au-delà» de la zone de sécurité de 30 km autour de la centrale japonaise de Fukushima. »
    « Il n’est pas du tout étonnant qu’on trouve ici ou là des contaminations bien au delà d’un rayon de 100km»
    «Nous n’avons pas de chiffres globaux mais il est clair que la gestion des territoires contaminés va prendre des années sinon des décennies»
    « Il est évident qu’il y a des taches de contamination, qu’il y a pollution d’un certain nombre de produits» au-delà de la zone de sécurité de 30 km autour de la centrale.

    FUKUSHIMA (suite 20) MAIS QUE SE PASSE-T-IL DANS LE REACTEUR N°2 SELON AREVA ?
    http://sciencepourvousetmoi.blogs.nouvelobs.com/
    + entretien; http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/20110328.OBS0410/fukushima-un-endroit-apocalyptique.html

    Accident nucléaire : les scientifiques interpellés Par Kolin Kobayashi
    http://www.bastamag.net/article1479.html

    http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/03/28/la-catastrophe-actuelle-a-ete-provoquee-par-l-imprudence-des-hommes_1499515_1492975.html

  11. Au sujet du relogement des japonais chassés par les radiations.
    Il semble que la Chine recèle 64 millions d’appartements vides.
    http://www.sbs.com.au/dateline/story/watch/id/601007/n/China-s-Ghost-Cities
    A 4 personnes par appart. on déplace tout le Japon en Chine.
    Reste à savoir si la compassion chinoise envers les japonais résiste à la proposition du fait de l’histoire conflictuelle entre les deux nations.
    Et aussi si la Chine est si bien placée que çà pour échapper à la grosse « plume » au plutonium en cas de « retour d’est » comme disent la météorologues…
    C’était çà aussi 2012?

    1. Que voilà une sauce tatar relevée…J’applaudis le projet…Reste à le mettre en route…Décidément ces terriens sont pleins ressources!

    2. Et aussi si la Chine est si bien placée que çà pour échapper à la grosse « plume » au plutonium en cas de « retour d’est » comme disent la météorologues…

      Comment supposer que le vent souffle éternellement dans le même sens, toujour vers le Pacifique, sans jamais tourner ?

      Heureusement pour nous tous, le même pasteur télévangélique allumé nous annonce la fin du monde pour le 21 mai à 6h tapantes, ses dernières prévisions ne s’étaient pas réalisées la dernière fois car il avait oublié de faire entrer en ligne de compte une partie de la Bible . Ouf, tout s’explique, c’est pourquoi nous étions encore là .
      Donc le 21 mai à 6H tapantes, le Christ revient et expédie 2% des humains ( les bons dont le richissime pasteur, évidemment) au paradis et le reste dont vous et moi sans doute, en enfer .
      Quel est l’emplacement géographique du Paradis, en haut ? Et l’Enfer en bas. Et pour les Australiens ?
      Au moins, nous n’aurons pas souffert longtemps de la catastrophe nucléaire .Qu’en dit Paco Rabanne ?

      http://www.independent.co.uk/news/world/americas/us-preacher-warns-end-of-the-world-is-nigh-21-may-around-6pm-to-be-precise-2254139.html

    3. Non, ce n’est encore que 2011! Fukushima nous remet les pieds sur terre, de façon brutale!
      On ne savais pas que la radioactivité, empêcherait les humains d’intervenir en cas de problème?
      Je crois qu’on s’est vraiment trop éloignés de la REALITE, et « quelquechose », (la vie?), va nous le rappeler de plus en plus fortement! On va devoir revenir sur terre, de gré ou de force!

      1. @Coeur : « Je crois qu’on s’est vraiment trop éloignés de la REALITE, » : tout à fait d’accord, mais en précisant que c’est notre appréhension de la réalité, (appréhension au sens de « saisir par l’esprit), qui « déconne » : on ne sait plus que la penser à grands renforts de chiffres et de concepts. Les mots, ceux qui « parlent », sont de plus en plus absents des représentations.

      2. @ Coeur : désolé de vous dire que nous sommes DANS LA RÉALITÉ qui nous pète à le gueule pour parler un bon français !

      3. Les Grecs ancien disait:
        ‘Jupiter aveugle ceux qu’il veut perdre »

        la Torah dit
         » Dieu assombrit leur entendement pour leur montrer sa puissance ».

      4. @ crapaud rouge
        on ne sait plus que la penser à grands renforts de chiffres et de concepts. Les mots, ceux qui “parlent”, sont de plus en plus absents des représentations.

        j’ai vu récemment sur la chaine parlementaire un documentaire suivi d’un débat au sujet du dépistage précoce de la délinquance ( le fameux délanquant de 3 ans )

        TERRIBLE !

        dans le documentaire, une scientifique nous expliquait qu’un jeune qu’elle nous montrait en image avait des problèmes vu sa réaction à l’expérience ! avec à l’appui une surper grille de notation

        le gamin avait été invité à jouer aux cartes, le jeu était truqué et il perdait tout le temps : donc il a fini par s’énerver.

        heureusement dans le débat, le pédo_psychiatre invité a dit : mais le gamin a sainement réagi , c’est la scientifique qu’il faut enfermer !!

        tout ça pour dire que l’on s’enferme dans le mirage des nombres et des notations et que ceratins ( beaucoup ? ) perdent complètement le sens de la vie !

    4. Question compassion des chinois à l’égard des japonais, il faudra attendre un peu: à Chengdu, l’annonce du tremblement de terre au Japon et de leur 20 000 morts a donné lieu a des pétards et diverses réjouissances….

      1. Beeeen, je serai Chinois, je ne vois pas pourquoi j’entretiendrai de l’affection pour le peuple Japonnais qui continue à couvrir et révérer ses criminels de guerre.
        J’aimerai savoir quels seraient nos rapports avec les Allemands si Georing était resté au pouvoir, que seuls les criminels contre les américains et anglais auraient été pendus, que Klaus Barbie et ses confrères seraient devenus haut fonctionnaires de la police, que les SS seraient tous restés dans l’armée et qu’un mausolée à Heydrich, Eichmann et tous les totenkopf seraient vénérés officiellement chaque année et que même un récent premier ministre soutiendrait qu’il y a eu des bienfaits à l’occupation Allemande et que l’Holocauste n’est qu’un mensonge.

        Les Chinois n’ont aucune raison d’aimer les Japonnais. Ils n’ont aucune raison non plus de nous aimer nous, les occidentaux.

      2. @ Kerjean :
        « que Klaus Barbie et ses confrères seraient devenus haut fonctionnaires de la police » :
        Hummm …
        En France, Klaus Barbie, non.
        Mais hauts fonctionnaires de la police, ça, on connaît.

      3. Blob,

        Il y a néanmoins quelques initiatives.

        http://biz.ifeng.com/city/xiamen/fojiaozhi/xiamen_2011_03/16/9550_0.shtml

        凤凰网华人佛教北京讯:2011年3月16日上午,中国佛教协会在北京广济寺隆重举行为日本地震灾区超荐祈福法会。中国佛教协会会长传印长老、副会长学诚法师、秘书长王健先生率中国佛教协会全体僧俗工作人员与北京法源寺、广济寺、灵光寺、广化寺、雍和宫、北京居士林的首都佛教四众弟子1000余人,共同为日本特大地震及次生灾害中的遇难者祈祷回向。在法会仪式上,中国佛教界23所名寺为日本地震灾区民众募集善款一百万元。

        Le 16 mars a été organisée à Pékin une cérémonie bouddhiste regroupant plus de 1000 moines et autres adeptes venus des divers temples de la capitale. Cette cérémonie pour les défunts victimes du séisme du Japon devait permettre que les âmes défuntes puissent quitter le purgatoire afin gagner la terre pure (le paradis bouddhiste.)
        Lors de cette cérémonie 23 temples de toute la Chine ont offert des dons d’un montant de 1 million de yuans.

        A signaler aussi l’intiative de la Croix Rouge de la province du Sichuan qui a pu réunir également 1 millions de yuans ; les japonais avaient eux fait des dons lors du séisme qui avait frappé la province en 2008.

        Les étudiants chinois au Japon ont également fait des dons.

      4. Est-ce que le Japon ne constituerait pas pour la Chine , une forme de digue de protection contre les Tsunamis ???

  12. quand est ce que les scientifiques et les ingénieurs vont prendre la parole et envoyé en enfer tous ces incapables de capitaliste et gouvernants

    il est temps de savoir la vérité

    je pense que l’ASN nous ment ; elle en sait plus qu’elle ne dit ; rappellez vous que très rapidement ASN a parlé d’un accident de niveau 6 !!!!!!

    1. Gorban

      Parce que vous croyez que les scientifiques et les ingénieurs ne mangent pas dans la même gamelle que les politiques ?

      Idéaliste ?

    2. @ j.gorban : mais ce sont les ingénieurs et les scientifiques qui nous ont mis dans cette m…. que croyez vous ? En France, ce sont les ingénieurs de l’École des Mines. Vous les entendez en ce moment ?

      1. @Didier, j’ai entendu ces mots, il y a peu, par Noêl Mamère, le nucléaire est (était) un consensus Français, des communistes au Front National.. qu’est-ce que cela nous apporte de stigmatiser une école, alors on reprend, la délinquance c’est les romes, la pollution c’est les paysans, l’éffet de Serre c’est mes vaches, le problème de l’Europe c’est les Allemands (y à pas un partie en Europe qui a plus de 50% des voix à chaque échéance mais un peu de nationalisme ça fait pas de mal) et le nucléaire c’est l’école des Mines, c’est pas un peu simpliste tout ça, a oui j’oubliais Cohn Bendit, le problème de la richesse c’est les footballeurs (j’aime pas le foot), évidement les nouveaux riches issuent de classes populaires c’est plus vexant que les vieilles familles.
        Je suis un paysan non bio, mais si j’ai un conseil à donner aux verts, plutôt que de souscrire à la stigmatisation ambiante, virer les hommes, pour l’instant c’est les seuls a y adhérer

      2. Je précise mon commentaire, la stigmatisation est véhiculer par tout le monde, c’est un peu plus vexant quand c’est les verts, parce que si on a deux trois connaissances en écologie et qu’on l’applique à la sociologie (l’interaction des maillons, l’évolution des écosystèmes aux stades climax, adaptation à un stress dans l’environnement, le couple inertie/dynamique,etc..) on devrait avoir un peu plus de bon sens, je ne connais personne qui est fait l’école des mines, mais c’est pas en les montrant (globalement) du doigt, que les choses avanceront.

    3. je n’ai pas trop d’illusions

      simplement ça aurait de la gueule que certains finissent par l’ouvrir ; même si je sais qu’aussitôt l’étoufoir médiatique agirait

      c’est tout

  13. — Radio France-Culture — Continent sciences le lundi de 14h à 15h
    Qu’est-ce que la radioactivité ? Les grands principes du nucléaire —
    Le 28.03.2011 – 14:00 — par Stéphane Deligeorges
    http://www.franceculture.com/emission-continent-sciences-qu%E2%80%99est-ce-que-la-radioactivite-les-grands-principes-du-nucleaire-2011-03

    —- Perso — Un google-doc amateur en construction, en libre modification…
    https://docs.google.com/document/d/1ShogFXMULrcSqgp3Dun5yGn07fBbagVoXcxSBi0ll9g/edit?hl=fr&authkey=CJWQ5qcE

    1. Bonsoir 20100,
      j’ai repris une partie de ton texte mais comme j’ai pas de compte google doc, je renvoie par le blog en espérant que les liens ajoutés sous Ooo resteront valides. Après vérification, je les ai replacés…

      la radioactivité pour les nuls

      — 3 des unités de mesures :

      -1- Becquerel (Bq)—> 1 désintégration d’atome par seconde

      -2- Gray (Gy) mesure l’influence sur les cellules  ( devrait être utilisé dans les cas de fortes doses, exprime les effets précoces à forte dose) : dose absorbée, quantité d’énergie.

      À pondérer par type de rayonnement   (unité à utiliser pour évaluer le risque d’effet à long terme type cancers)
      Alpha (dangereux)  (wr = 20) : Noyaux d’hélium ou fragments de noyaux, sont facilement arrêtés par la peau, par exemple, donc plus concentrés dans les tissus atteints.
      Bêta  (wr = 1) : Électrons davantage pénétrants donc plus répartis, moins dangereux pour une même dose que les alphas.
      Gamma : Rayonnement électromagnétique (comme la lumière) mais plus pénétrant, plus énergétique que les rayons X, par exemple, peut simplement traverser les corps mais aussi provoquer une ionisation des tissus.

      -3- Sievert : combinaison du rayonnement et de l’énergie, pondérés suivant leur dangerosité.

      Dose de base (naturelle) en France : 2,4 millisieverts pour l’homme par an dont :
      – 0.3 cosmique  
      – 0.3 sol   
      – 1.8 radon

      Au japon 20 millisieverts par an ???
      20 millisieverts limite haute par an des travailleurs du secteur nucléaire en France (à confirmer  ok ? )
      20 millisieverts, = dose d’un scanner complet (à confirmer  ok ? ) / 18 millisieverts plus bas.

      – Dose équivalente : Dose absorbée pondérée par le type de rayonnement (wr) qui touche une cellule
      – Dose efficace :  Dose équivalente par organe (wt) (facteur de modération tissulaire)

      Radio-sensibilité variable en fonction des organes.

      – L’organisme  CIPR viens de changer les références :
      thyroïde   0.05–> 0.04
      Gonades          0.2 –> 0.8
      sein      0.5 –>0.15

      — Période ou demi-vie radioactive :
      Durée pour que la moitié de la masse d’un isotope radioactif se désintègre par fission nucléaire
      La demi-vie est une propriété intrinsèque d’un isotope (défini par le nombre de neutron et protons).
      exemple : eau lourde

      Iode 131 –> demi-vie = quelques jours  –> l’effet de l’iode va disparaître au bout d’un certain temps
      Césium 137 –>   demi-vie = 30 ans –> reparti sur le monde entier dans l’atmosphère au cours des essais atomiques à l’air libre dans les année 80 et Tchernobyl.

      Produit de fission, noyaux légers –> rayonnement Bêta et Gamma –> durée de vie moyenne et courte.
      noyaux lourds →   Alpha (dangereux)   →  période longues.

      Les Isotopes :
      Ils ont la même place dans la table de Mendeleïev (classification périodique des éléments)
      Ils ont les mêmes caractéristiques chimiques mais un noyau de masse différente (même nombre de protons, donc d’électrons (ce qui détermine les propriétés chimiques) mais un nombre différent de neutrons (1) et parfois instables (radioactifs)–> pastille d ‘iode sature la glande thyroïde en iode stable et empêche la fixation d’isotopes radioactifs de l’iode (exemple : iode 131).

      (1) : Il existe 3 isotopes de l’hydrogène :
      – L’hydrogène normal (symbole H) est formé d’1 proton autour duquel gravite 1 électron.
      – Le deutérium (Symbole 2H ou D, présence naturelle 0,015 %), est formé d’1 proton et 1 neutron autour desquels gravite 1 électron (l’eau lourde est composée de 2 atomes de deutérium et un atome d’oxygène).
      – Ces 2 hydrogènes sont stables, non radioactifs.
      – Et enfin le tritium (Symbole 3H, présence naturelle : trace), 1 proton ,toujours, 2 neutrons et 1 électron. Celui-ci est instable avec une demi-vie de 12,32 ans ± 0,02 ans (source wikipédia).

      — Ordre de grandeur pour test médicaux.
      2,4 millisieverts en moyenne par an en France  avec facteur 2 ou 3 suivant les régions.
      Dans certaines régions du monde, c’est 100 fois plus que celle ci.
      Électro-nucléaire : 2 micro-sieverts par an
      Avion moyen courrier altitude 8000m : 2 micro-sieverts par heure
      par cigarette : 1 micro-sievert
      scanner : 18 milli-sieverts
      radio des poumons : 0,1 milli-Sievert

      Il y a quelques endroits pas forcément nécessaires que je n’ai pas touchés, en italique : ce que je ne trouve pas clair, différentes notions se mélangent.
      Amicalement.
      mqr

  14. A lire jour après jour les communiqués de Tepco et du gouvernement japonais, j’ai l’impression qu’ils sont en train de nous inventer la radioactivité « ne présentant aucun danger pour la santé ». Vous avez remarqué comme ils assènent cette phrase continuellement?

    On découvre de la radioactivité dans les environs? Pas dangereux pour la santé (mais il faut évacuer autour de 30km, juste au cas où).
    On découvre de la radioactivité dans la mer? Pas dangereux pour la santé, même pas pour les algues, c’est dire. (mais même les bateaux de guerre ricains se sont éloignés, juste au cas où).
    On découvre de la radioactivité dans l’eau potable de Tokyo? Pas dangereux pour la santé, c’est peut-être bénéfique. (mais vaut mieux pas en donner aux bébés, ils sont gloutons)
    On découvre du plutonium éparpillé sur le sol de la centrale? Keep cool, pas dangereux pour la santé. C’est vert, ça brille, c’est joli.

    Ils se foutent tellement de notre gu… que ça en devient tragi-comique (du genre « nuage qui s’arrête à la frontière »).

    1. @ Moi
      Oui ce n’est pas dangereux du tout on se demande bien pourquoi il y a une réglementation :

      Radiations ionisantes: réglementation
      Pour déterminer le suivi médical des personnes exposées l’employeur doit les classer en catégorie A ou B selon le niveau d’exposition susceptible d’être atteint dans les conditions normales de travail.

      >> L’employeur répartit les salariés en deux catégories
      >> Code du travail
      >> Valeurs limites réglementaires
      >> Liste des salariés exposés
      >> Fiche d’exposition pour chaque salarié
      >> Arrêté du 15 Mai 2006: signalisation des zones
      >> Personne Compétente en Radioprotection : PCR
      >> Rôle du médecin du travail

      L’employeur répartit les salariés en deux catégories
      Selon le niveau d’exposition, on classe les salariés dans l’une ou l’autre des catégories.

      Catégorie A
      Travailleur exposé susceptible de recevoir une dose comprise entre 6 et 20 mSv par an.

      Catégorie B
      Travailleur exposé susceptible de recevoir une dose comprise entre 1 et 6 mSv par an.

      Important
      :
      Les salariés des catégorie A et B doivent être formés à la radioprotection,
      cette formation doit être renouvelée tous les 3 ans.

      Code du travail
      Article R. 4451-12
      « La somme des doses efficaces reçues par exposition externe et interne ne doit pas dépasser 20 mSv sur douze mois consécutifs. »

      Article D. 4152-5
      « Lorsque, dans son emploi, la femme enceinte est exposée à des rayonnements ionisants, l’exposition de l’enfant à naître est, pendant le temps qui s’écoule entre la déclaration de grossesse et l’accouchement, aussi faible que raisonnablement possible, et en tout état de cause inférieur à 1 mSv. »

      Article D. 4152-7
      « Il est interdit d’affecter ou de maintenir une femme allaitant à un poste de travail comportant un risque d’exposition interne à des rayonnements ionisants. »

      Article D. 4153-34
      « Les jeunes travailleurs âgés de seize à dix-huit ans autorisés lors de leur formation, dans les conditions prévues à l’article D. 4153-41, à être occupés à des travaux les exposant aux rayonnements ionisants ne peuvent recevoir au cours de douze mois consécutifs une dose efficace supérieure à 6 mSv ou des doses équivalentes supérieures aux valeurs suivantes :
      1° 150 mSv pour les mains, les avant-bras, les pieds et les chevilles ;
      2° 150 mSv pour la peau. Cette limite s’applique à la dose moyenne sur toute surface de 1 cm2, quelle que soit la surface exposée ;
      3° 45 mSv pour le cristallin.

      Conformément aux articles R. 4453-2 et R. 4453-6, ces travailleurs ne peuvent être affectés à des travaux requérant un classement en catégorie A et leur formation tient compte des règles particulières qui leur sont applicables. »

      Valeurs limites réglementaires
      Pour les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants (conformément au code du Travail
      Ces valeurs « absolues » sont des limites à ne pas dépasser.
      Limites en millisievert/an (mSv sur 12 mois)

      Personne exposée
      •20 mSv :dose efficace pour le corps entier.

      •500 mSv : dose équivalente pour les mains, avant bras, pied .

      •500 mSv : dosé équivalente sur tout cm2 de peau .

      Salariés entre 16 et 18 ans:
      •6 mSv: dose efficace pour le corps entier.

      •150 mSv dose équivalente pour les mains, avant bras, pied .

      •150 mSv dose équivalente sur tout cm2 de peau.

      Femmes enceintes
      La dose doit être inférieure à 1 mSv de la déclaration de grossesse à l’accouchement

      Femmes qui allaitent
      Elles ne doivent pas occuper un poste qui entraîne un risque d’exposition interne

      Important
      :
      Lorsqu’une personne exposée a subi une exposition qui dépasse les limites réglementaires, l’employeur, aidé par la personne compétente en radioprotection et le médecin du travail, doit immédiatement faire cesser l’exposition et appliquer l’ensemble des règles de gestion prévues par le Code du Travail.

      Liste des salariés exposés
      Une liste des salariés exposés est tenue à jour par l’employeur.
      Liste des salariés exposés (http://www.atousante.com)

      Fiche d’exposition pour chaque salarié
      Une fiche d’exposition pour chaque salarié est tenue à jour par l’employeur

      •Nature du travail effectué.

      •Caractéristiques des sources utilisées.

      •Périodes d’exposition.

      •Dates, résultats des contrôles de l’exposition individuelle.

      Le salarié peut consulter cette fiche.

      Arrêté du 15 Mai 2006: signalisation des zones
      Les zones «surveillées» et «contrôlées» doivent faire l’objet d’une délimitation continue, visible, permanente.
      Une signalisation complémentaire par panneau doit être mise en place quand les appareils sont en fonctionnement, et retirée lorsque les appareils ne fonctionnent pas.
      En pratique cette signalisation est souvent réalisée par des auto-collants et n’est donc pas amovible.

      Important
      :
      Les zones surveillée et contrôlée doivent être clairement définies.

      L’arrêté du 15 mai 2006 est relatif aux conditions de délimitation et de signalisation des zones surveillées et contrôlées, et des zones spécialement réglementées ou interdites, compte tenu de l’exposition aux rayonnements ionisants, ainsi qu’aux règles d’hygiène, de sécurité et d’entretien qui y sont imposées.

      Décret du 15 mai 2006 (http://www.legifrance.gouv.fr)

      Personne Compétente en Radioprotection : PCR
      La personne compétente en radioprotection doit être indépendante de la production ( ce ne peut pas être le chef du service de radiologie, par exemple..)

      La personne compétente en radioprotection est désignée par le chef d’établissement.

      La PCR doit suivre une formation obligatoire de 15 jours, ainsi qu’un recyclage tous les 3 ans.
      Le contenu de la formation est défini par arrêté.
      Formation d’une PCR (http://www.irsn.fr)

      [important]La personne compétente en radioprotection :
      [fin important]
      •donne son avis sur la délimitation des zones « contrôlée» et «surveillée»,

      •utilise comme méthodologie de travail, la démarche ALARA
      (http://www.alara-solutions.fr)

      As Low As Reasonably Achievable.

      •Définit et met en oeuvre la coordination des mesures de prévention lors d’intervention d’entreprises extérieures.

      •Centralise les résultats des dosimétries opérationnelles.

      •Analyse périodiquement les postes de travail, définit les mesures de protection en fonction des résultats des dosimétries passives et opérationnelles.

      •Informe le médecin du travail et le chef d’établissement.

      •Doit faire cesser les causes de dépassement de valeur.

      •Procède ou fait procéder par l’IRSN à l’étude des circonstances de tout dépassement.

      Nouveau
      :
      La personne compétente en radioprotection peut être externe à l’entreprise si l’installation n’est pas classée ICPE: Installation Classée pour la Protection de l’Environnement, par la DRIR ( Direction Régionale de l’Industrie et de la Recherche).
      Ainsi, par exemple, un cabinet vétérinaire pourra faire appel à une personne compétente en radioprotection, extérieure à l’entreprise.

      Rôle du médecin du travail
      •Il donne son avis sur le classement des salariés en catégorie A, et B, en fonction des éléments remis par la personne compétente en radioprotection.

      •Il assure le suivi médical des salariés exposés, surveillance médicale renforcée (http://www.atousante.com)

      •Il remet à chacun une carte individuelle de suivi médical ( disponible à l’IRSN).

      •Le médecin du travail aide la personne compétente en radioprotection.

      •Il participe à la formation et la formation des travailleurs exposés.

      •Il participe au choix des équipements de protection individuelle, et donne son avis sur la durée du port des équipements de protection individuelle.

      •Il actualise la fiche de poste des salariés.

      •Il reçoit tous les résultats nominatifs des dosimétries.
      Mise à jour 4 septembre 2010
      AtouSante
      (http://www.atousante.com)

      Blog AtouSante
      (http://atousante.blogspot.com)

      Voir Aussi :
      A lire également :
      •Risques liés aux rayonnements
      •Rayonnements, sources, unités
      •Professions exposées aux radiations
      •Radiologie
      •Risques pour la santé des rayonnements ionisants
      •Suivi médical des salariés exposés aux radiations
      •Radioprotection
      Sites Internet conseillés :
      •Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire: IRSN

      •Meah : mission nationale d’expertise et d’audit hospitaliers : guide pratique de radioprotection

      •Site de la Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection: DGSNR: dossier  » radioprotection des travailleurs »

      •Trouver un organisme agrée en France: lien sur l’excellent moteur de recherche du site de l’INRS.

      Tableaux des maladies professionnelles associés :
      •Tableau n°06 : Affections provoquées par les rayonnements ionisants
      Fichier(s) à télécharger :
      •Fichier au format pdf de l’ arrêté du 15 mai 2006, relatif aux conditions de délimitation et signalisation des zones surveillées et contrôlées. (226293 octets)

  15. L’énergie nucléaire n’est ni plus ni moins que de l’endettement.
    On consomme aujourd’hui ce que les générations futures devront payer en décontamination, en démantèlement des centrales et en stockage des déchets.
    Si on prenait en compte ce coût à venir pour la France, notre déficit serait probablement doublé…

    1. vous n’avez rien compris : ce qui dramatique pour les générations futures, c’est les dettes financières

      la dette nucléaire bof

      sinon, vous êtes optimiste en disant que le futur nucléaire ne coutera que le doublement de nos dettes actuelles !

    2. Les « générations futures » (autrefois, on parlait de nos descendants – que signifie cette novlangue ?) nous devront la vie, pas moinsse.

      En contrepartie, elles peuvent bien faire un peu de nettoyage. Nous nous sommes bien occupés des usines à gaz et sites d’expérimentation atomique de nos ascendants.

      Ce n’est jamais que du travail, et, comme le taux de chômage est tout ce qui reste en croissance dans nos économies, ça risque de se révéler bien utile !

    3. Cette « dette » n’est même pas entièrement remboursable, loin s’en faut. Une partie des dégâts commis est irréversible.

      La sortie du nucléaire s’impose et doit s’accompagner de la mise hors service de l’arme de destruction massive logée au cœur même du système financier.

  16. Je propose que très rapidement un referendum soit organisé sur la volonté populaire de rester ou sortir du nucléaire, avec toutes les conséquences d’un tel choix, dont décroissance rapide et retour éventuel à la bougie en attendant la mise en place d’énergies alternatives, referendum avec vote nominatif, étant entendu que seront tirées au sort ,au fur et à mesure des besoins lors des futurs incidents nucléaires, les personnes ayant à intervenir sur site, et ce dans la liste de ceux ayant voté pour le fait de rester dans le nucléaire.
    Quelle longue phrase…aussi longue que la balade ensoleillée faite à vélo vendredi par un des constructeur de La Hague, fervent pronucléaire. Tout va bien pour lui, merci.
    J’y pense…on pourra mettre aussi en place un service civique obligatoire tournant, dans la limite des doses de sécurité prônées par Areva, ex Cogema, au sein de cette même liste, pour assurer la maintenance des sites en période « normale ».
    Une femme en colère, sans aucun humour disponible pour longtemps.

    1. @ Casse-toi : un référendum n’aurait d’intérêt que si il est précédé d’un vrai débat. Vous n’imaginez pas la puissance du lobby nucléaire. Cest un peu comme Goldman Sachs, voyez ce que je veux dire ? Donc le premier travail est celui de la colère et de la pédagogie, briser le mur du silence et des mensonges qui entoure le nucléaire, c’est un combat citoyen. Il n’est pas question de revenir à la bougie, ce serait inutile.
      « Un homme en colère, sans aucun humour disponible pour longtemps. »

    2. ben , là un référendum c’est bingo pour les nucléocrates

      personnellement je suis pour une décision politique immédiate ; genre ultimatum des verts vis à vis des socialistes

      après tout, on nous a demandé notre avis quand ils ont décidé du tout nucléaire ?

      mais j’y crois pas trop car les verts, ce qui les interesse c’est surtout la gamelle

      voyez voynet qui devait démissionner de son poste de sénatrice une fois élue à Montreuil …..

      ou les verts des pays de la loire, qui ont voté des avances remboursables pour l’ayrault-porc de Notre Dame des Landes

      la politique autrement, tu parles charles !!

    3. Tous les gros bras d’EDF qui ont empêché les habitants antinucléaires d’accéder au registre de l’enquête d’utilité publique avant la construction d’une centrale nuclaire dans nos villes, tous les décideurs d’EDF et les membres du gouvernement, anciens et nouveaux) qui nous ont imposé ces centrales nucléaires avec la propagande EDF pronucléaire dans nos lycées et collèges locaux et la contre-information interdite par l’Inspection Académique, tous ces cyniques qui bradent la vie des autres pour des considérations financières personnelles, y compris le PDG « malade » de la TEPCO, devraient être en première ligne à Fukushima, occupés à risquer leur vie à éteindre l’incendie ou à couler un sarcophage en béton , aux lieu de malheureux innocents dévoués ( ou contraints) .
      On devrait y envoyer aussi en première ligne tous ceux qui nous endorment en voulant nous persuader que ces radiations « ne sont pas dangereuses pour la santé  » (des autres, évidemment) , alors qu’ils se planquent .

  17. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/20110328.OBS0410/fukushima-un-endroit-apocalyptique.html

    Quel scénario idéal permettrait une sortie de crise ?

    – Les cœurs de réacteur fondus sont des éléments très chauds. On ne sait combien de temps il faudra pour les refroidir. Quant aux piscines des réacteurs, va-t-on pouvoir récupérer le combustible usagé ? Rejette-t-il de la radioactivité ? Le problème est toujours le même : il faut refroidir, refroidir, refroidir. Il s’agit aussi de récupérer l’eau contaminée. Il y a des problèmes gigantesques de toutes parts, qui pourraient durer des mois, voire des années. Jamais on a vu une telle situation.

    De surcroît, la centrale se trouve à 230 km d’une grande ville, Tokyo, contrairement à celle de Tchernobyl, qui est située dans une plaine ukrainienne. Pour évaluer la situation, de nombreuses mesures de la radioactivité sont nécessaires. La retombée de la radioactivité est complexe, elle se fait en taches de léopards, et non en cercles concentriques. C’est une gestion de crise énorme.

    Interview de Dominique Leglu, directrice de la rédaction de Sciences & Avenir, (groupe Le Nouvel Observateur) par Bérénice Rocfort-Giovanni

    1. Kiev à 80km, c’est un bled peut-être?
      A moins qu’un Ukrainien ne pèse moins lourd qu’un Japonnais selon vous.

      1. Kiev: 3 millions d-habitants.

        Minsk, 150km 2 millions.

        Vous parlez de 250km?
        Dans un rayon de 250 Km de Tchernobyl, c’est dans les 40 millions de personnes qui vivent.

      2. Oui je sais, elle traduit le fait que pour nous l’Ukraine n’existe pas. Ni la Pologne, ni…

        L’Ukraine personne ne connait et elle non plus, c’est le « no man’s land » de l’Est. Au fond un français va en vacances en Tunisie, en Egypte, etc.

      3. On nous a imposé « notre » centrale nucléaire, alors que nous avons de fréquentes et légères secousses sismiques, non pas pour la résistance de notre sous-sol, mais parce que la population locale avait la réputation d’être « peu combative », nous a dit ensuite un responsable d’EDF .
        Peu combatif = à condamner à mort sans problème
        On ne peut être plus cynique .

        Eh oui, il y a des gens dont la vie pèse moins lourd !

  18. A la lecture des différents articles, la question que je me pose est la suivante :

    Y-a-t-il à ce jour encore des rejets radioactifs dans l’atmosphère à Fukushima, comme ll y a eu les deux premiers jours ? Si non, il semblerait donc que le pire a été stoppé, si non, merci de vos explications pour la suite.

    1. Bible il me tarde votre post du 1er avril apres la lecture de celui ci.
      MErci, on a bien besoin de se marrer en ce moment.

      1. @j.gorban
        Sur les schémas, on constate que la seule pièce jaune de forme circulaire bombée est la dalle anti-missile située juste au dessus du réacteur… Lors de l’explosion du bâtiment-réacteur 3, il semblait bien que celle-ci ait été déplacé…
        Maintenant, quoi en penser ?!… La concordances des éléments ne laissent quasiment plus aucun doute sur le fait qu’il s’agisse bien d’une explosion du coeur ou tout proche : force de l’explosion, verticalité des fumées projetées, plutonium éparpillé etc… Quoi qu’il en soit, pour moi, cela signifie que depuis le 14 mars, date de l’explosion, nous sommes dans un niveau de catastrophe au moins égale à Tchernobyl. J’aurais tendance à dire plus mais de toute façon l’échelle s’arrête à 7 !! Pour rappel, selon les autorités françaises la catastrophe est, officiellement, de niveau 6, pour les autorités japonaises elle est de niveau 5…

      2. C’est pas ce que dit Mme Leglu.
        Normalement, la seule pièce jaune est le bouchon de l’enceinte de confinement. Ce qui est dommage, c’eqt que, sur n’importe quel film on ne le voit que partiellement. Il serait interessant de savoir s’il est totalement intègre ou s’il a partiellement pété comme le suggèrent certains scientifiques.

  19. Le site « arrêt sur image » met en avant le fait que cette catastrophe avait été pronostiquée dès 2007 …

  20. L’uranium appauvri protège-t-il les civils Libyens et Européens ?

    de : Gilong
    lundi 28 mars 2011 (20h35)

    Avec le Sirocco, l’uranium appauvri protège-t-il les civils Libyens et Européens ?

    David Wilson/ El Correo

    Les Romains ont donné des noms aux vents de la Méditerranée. Le Sirocco [1] est celui du SE qui vient de la Libye. Quand en Europe on découvre sa voiture, sa terrasse ou des vêtements couverts d’une poussière rouge/ocre, le coupable est le Sirocco et il sera aussi responsable de déposer en Europe les particules d’uranium appauvri avec lequel la Libye est bombardée aujourd’hui. Pour protéger les civils et sauver des vies humaines en Libye, dit-on. Et d’oublier les dommages collatéraux en Europe, dommage !

    « Les missiles qui portent des pointes dotées d’uranium appauvri correspondent à la perfection à la description d’une bombe sale … Je dirai que c’est l’arme parfaite pour assassiner un paquet de gens. » Marion Falk, experte en physique-chimique à la retraite, du Laboratoire Lawrence Livermore, Californie, Etats-Unis.

    Pas grave. Les Ecolos, (Qui ne parlent jamais du nucléaire militaire), se chargeront de mettre tout sur le compte des Japonais et de leurs usines poubelles.

    1. N’importe quoi :

      Pourquoi voulez-vous mettre de l’uranium appauvri dans un missile, il n’y a aucune utilité.

      L’uranium appauvri est intéressant du point de vue militaire, par sa grande densité. Il sert de munition aux avions A10 anti-char emportant une énergie cinétique telle que même un camembert, à cette vitesse, traverse le char. Tandis qu’un missile frappant sa cible par contact presque, n’a aucunement besoin d’un élément doté d’un énergie cinétique importante. Sa charge explosive est souvent creuse mais classique. L’uranium n’y a aucun rôle par contre il est célèbre sur l’avion chasseur de tank, depuis la première guerre du golf.

      Une bombe sale n’est pas cela du tout. Votre papier est une propagande de bas étage.

      1. @ Lisztfr :
        Ben … ça dépend.
        Je me souviens que pendant la guerre en Irak (la 1ère), les ricains ont utilisé un missile anti-bunker avec une tête en uranium appauvri. Probablement utilisé aussi avec les grottes de Tora Bora en Afghanistan en 2001 (mais dans la version ‘nucléaire’).
        C’est le GBU-28 :
        http://www.radio-canada.ca/nouvelles/special/nouvelles/irak/irak/arsenal/eu23.htm
        L’uranium appauvri est très dur, juste après le diamant. Mais je crois que c’est la seule ‘utilité’ militaire de cette saloperie que de permettre une meilleure perforation.

        Les militaires …
        Ils créent d’abord la bombe, puis la refourguent aux ingénieurs qui font des centrales, qui font des déchets, qui sont réutilisés par ces mêmes militaires.
        Adage militaire : « Même avec des quignons de pain rassis, on peut faire une bonne soupe ».

      2. En fait lors de l’impact d’un missile contre le blindage, l’uranium embarqué dans le missile fusionne avec le fer pour former un mélange eutectique (le mélange fer-uranium a une température de fusion plus basse que le fer seul).

      3. Les armes à l’uranium appauvri arrêtent les chars, traversent les blindages …
        Sont-elles ou ne sont-elles pas interdites ???
        Si elles ne sont pas interdites ??? qui sait si elles ne servent pas en Lybie ???

      4. Cécile

        Ces armes ne sont pas plus interdites que les mines anti-personnel.

        Et vous pouvez être sur qu’elles sont utilisées en Libye par l’armée Française (et les autres évidemment) vu qu’on a des stocks de ce déchet des centrales Nuk à écouler….

    2. Pas grave. Les Ecolos, (Qui ne parlent jamais du nucléaire militaire),

      ben, voyons ! Et les greenpeacistes au sujet des essais français dans le Pacifique, vous savez pas.
      Les faux époux Turenge, pitoyables agents « secrets » du ministre socialiste Hernu qui coulèrent le Rainbow Warrior en Nouvelle-Zélande (un mort : un photographe), ça vous dit rien ?

  21. POURQUOI VOUS NE PARLEZ PAS DES ÉMEUTES EN ANGLETERRE, RIEN SUR LES INFOS FRANÇAISES QUE JE REÇOIS EN GRECE ???? ET POURQUOI VOUS VOUS N’EN PARLEZ PAS ??? POURQUOI POURQUOI CETTE ABSENCE DE SUIVI ????

    1. On ne peut pas être partout ! Paul Jorion a parlé de la situation en Angleterre il y eau dans une vidéo du vendredi.

      Ah, et inutile de crier pour vous faire entendre sur un blog.

    2. Effectivemment, comme les majuscules dans les commentaires ou sur les blogs sont considérées comme un cri, mieux vaut déverrouiller la touche « Maj » du clavier… on entend aussi bien ;o)

      Quelques conséquences de cette manifestation sont expliquées dans cet article du Guardian. Les députés commencent à s’intéresser aux entreprises qui ne pairaient pas leurs justes parts d’impôts :
      http://www.guardian.co.uk/business/2011/mar/28/mps-investigate-corporate-tax-avoidance

    3. Pour JACOTI
      vous avez raison de réagir et je vous remercie.
      Mr P Jorion nous aide ,mais c’est pas DIEU le PÈRE..
      Restez avec nous car vous allez nous aider ,.
      Donnez des liens ,nous savons TOUS ce qui se passe à moins d’être aveugle..
      ne vous énerver pas JACOTI svp,nous sommes sur un site rare et accueillant.
      amicalement

  22. Vous y viendrez en vacance et tout vous semblera normal, voilà le paradoxe, tout se passe dans la marge … en Grèce et ailleurs…

  23. On peut dire du mal de l’ASN, mais je trouve que son bulletin de ce matin est on ne peut plus clair.

    Il affirment(pour la première fois) que les enceintes de confinement des réacteurs 2 et 3 sont endommagées sur les trois couches et ne sont donc plus étanche.

    Que les réacteur 1 à 3 sont tellement endommagés que la situation reste critique pour les semaines à venir.

    Que des zones extérieur au rayon de 30km sont contaminées et dangereuses.

    Je ne vois pas bien comment ils pourraient être plus clairs.

    1. ça annonce rien de bon !

      ils ont, très vite après le début du soucis, remontés la note de l’incident ( pour reprendre l’expression de la patronne d’Areva, qu’on n’entend plus d’ailleur ) à 6

      mais il en va de leur crédibilité ………………….. pour le jour où ils auront à nous mentir !!

  24. Oui, sur le fond vous avez un peu raison Kerjean, le problème c’est que l’ASN a toujours deux métros de retard. Ah oui, il faut recouper les infos, cela prend du temps ….

    Et puis franchement, regarder la conf de presse de leur Président. Il ne trouve rien de mieux que de commencer son laïus par une nouvelle encourageante : l’eau utilisée désormais pour refroidir les réacteurs est de l’eau douce. Je ne nie pas l’intérêt de l’info mais quand même.

    1. eau douce = plus de sel ( enfin en plus de celui introduit ) donc corrosion diminue

      hors le temps passe et le phénomène de corrosion peut prendre de l’importance

  25. (…)TEPCO était devenu « un cercle homogène et fermé d’ingénieurs qui défiaient les vérifications effectuées par d’autres départements, y compris la direction »(…)

    FUKUSHIMA (suite 21) DE TCHERNOBYL EN TCHERNOBYLS
    http://sciencepourvousetmoi.blogs.nouvelobs.com/

    28.03.2011 – 10h30 – Point d’information média de l’ASN
    http://www.dailymotion.com/video/xhumvz_28-03-2011-10h30-point-d-information-media-de-l-asn_news#from=embed
    extraits :
    § situation de crise majeure qui va durer
    § lapsus cuves-enceintes endommagées
    § fuites involontaires et volontaires
    § retombées dans l’air et dans l’eau
    § crise qui va durer des semaines
    § un mois pour rebrancher les appareils
    § conditions de travail très compliquées
    § contamination sur des zones considérables (> à 100 Km)
    § la gestion des territoires contaminés va prendre des années sinon des decennies
    offre de la gestion du post-accidentel

    1. extrait de l’article ci-dessus : asie tirant les conclusions d’un événement dramatique versus occident jusqu’au-boutiste ?= multipolarité indispensable.

      .. »La première leçon, formulée à l’intention du « public d’Asie du Sud et des décideurs », c’est la « sous-estimation de la probabilité et de la gravité des accidents possibles ». Bref, ils mettent en garde contre un excès de confiance. Et de rappeler que les catastrophes naturelles « ne font que rendre plus probables les accidents nucléaires » (2è leçon). La troisième, qui est peut-être la plus virulente, à sa manière, vient du constat que « les accidents nucléaires sont un résultat de la nature même de la technologie nucléaire ». Ils ont tous eu lieu (Tchernobyl, Three Mile Island, Windscale, Chalk River) dans des pays qui étaient dotés d’une réelle expertise, insistent-ils. Et peu importe que les réacteurs soient de conceptions différentes (4è leçon), voire qu’on y injecte encore plus d’argent pour la sûreté (5è leçon). Ils n’y croient pas. Dernière leçon et ce n’est pas la moins importante : « les réacteurs nucléaires et les gens ne font pas bon ménage ». En clair, les villes à la démographie galopante commencent à se rapprocher des centrales déjà existantes et ils ne voient pas comment il pourra être possible de les évacuer en cas d’accident…; »

  26. Encore un article en Espagnol sur les conditions de travail des liquidateurs.
    http://www.elmundo.es/elmundo/2011/03/29/internacional/1301377702.html

    L’essentiel :
    Ils se lèvent vers 6 heures, ont pour petit déjeuner 30 biscuits et un jus de fruit, ensuite ils se dispersent à travers la centrale pour effectuer les diverses tâches à accomplir.
    Au départ il n’avait qu’une bouteille d’eau 1,5 L pour la journée mais quand les provisions sont arrivés ils ont eu droit à une seconde.
    Ils travaillent sans s’arrêter jusqu’à ce que le soleil tombe vers 17 h.
    Puis ils retournent dans leur logement et dînent d’un bol de riz et d’une part de poulet ou poisson en conserve. Je cite « Le silence est sépulcral dans cet instant d’intense calme et personne ne parle ni ne se plaint  »
    A 20 h ils tiennent une réunion avec leurs supérieurs afin de rendre compte de l’avancement des travaux dans la Centrale. A la fin de la réunion ils se tiennent par les mains et chante une chanson typiquement japonaise.
    Pour dormir et se protéger des radiations il dorment avec une plaque de plomb recouverte par des couvertures. La majorité sont remplacés chaque semaine. Durant ce temps il ne peuvent avoir aucun contact avec l’extérieur.

  27. Au lieu de déclarer un mois de deuil et de vacances pour tous, les Japonais étudient une hausse des impôts.

    Socrate a bien fait de démissionner. Dieu y pense aussi.

  28. En 2010 après Jésus-Christ, Dieu visite Noé et lui dit:
    Une fois encore, la terre est devenue invivable et surpeuplée.
    Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi
    que quelques bons humains.
    Dans six mois, j’envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits,
    et je détruis tout !

    Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu’une ébauche
    de construction navale.
    -Mais, Noé, tu n’as pratiquement rien fait! Demain il commence à pleuvoir !
    +Pardonne-moi, Tout Puissant, j’ai fait tout mon possible mais les temps
    ont changé: J’ai essayé de bâtir l’arche mais il faut un permis de construire et
    l’inspecteur me fait des ennuis au sujet du système d’alarme anti-incendie.
    – Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l’échafaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue leur vue. J’ai dû recourir à un conciliateur pour arriver à un accord.
    – l’Urbanisme m’a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer
    un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l’arche jusqu’à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu’à nous. Ils ont refusé de me croire.
    – La coupe du bois de construction navale s’est heurtée aux multiples Associations pour la Protection de l’Environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par les Eaux et Forêts n’avait pas de valeur aux yeux du Ministère de l’environnement, et que cela détruisait l’habitat de plusieurs espèces animales. J’ai pourtant expliqué qu’il s’agissait, au contraire, de préserver ces espèces, rien n’y a fait. – J’ avais à peine commencé à rassembler les couples d’animaux que la SPA et WWF me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux puisque je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exiguës Ensuite, l’agence gouvernementale pour le Développement Durable a exigé une étude de l’impact sur l’environnement de ce fameux déluge.
    – Dans le même temps, je me débattais avec le Ministère du Travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles. Je les avais embauchés car les Syndicats m’avaient interdit d’employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués.
    – Enfin le Fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les Douanes menaçaient de m’assigner devant les tribunaux pour ‘tentative de franchissement de frontière en possession d’espèces protégées ou reconnues comme « dangereuses ». Aussi, pardonne-moi, Tout Puissant, mais j’ai manqué de persévérance et
    j’ai abandonné ce projet.

    Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-en-ciel est apparu et le Soleil avec lui.

    + Mais tu renonces à détruire le monde? demanda Noé.
    – Inutile, répondit Dieu, l’administration s’en charge.

    1. Cela me rappelle la nouvelle réglementation qui interdit la vente libre de teinture d’iode ( 5 à 10 gouttes dans un verrede lait ) en attendant l’arrivée de pastilles d’iode introuvables .
      Pauvres néo-Noé que nous sommes !

    2. C’est le genre de blague sortie de chez FoxNews et qui fait vachement rire au medef et à l’ump.
      En tout cas, je ne vois pas ce que ça vient faire ici où c’est le privé qui fout la planète en l’air.

  29. MOX

    Une fable inquiétante –(comme toutes les fables)

    Le génie se morfondait ( il ne savait pour quelle faute il avait été condamné par des dieux lointains) recroquevillé dans sa prison morcelée. Les temps étaient révolus où ses geôles avaient la forme de fiasques alambiquées, artistiquement décorées, au cœur desquelles il restait impuissant à condenser un pouvoir de libération que seul, l’homme ignorant pouvait lui accorder en tirant sur un bouchon Alors seulement il pouvait s’étirer, se déployer, au service du nouveau maître enthousiaste prêt à soumettre avec son aide le monde à sa volonté.

    Maintenant, c’était différent. Diablement différent Les dieux s’étaient étiolés, mis à l’écart par les nouveaux possesseurs de la matière. De cette matière dont il était forgé et que des démiurges enragés arrachaient à une terre subtilisée aux nomades ivres d’errances. Mais il y avait plus grave .Les savants et leurs ingénieurs satellites avaient mis en branle tout un système de décompositions et de recompositions qui avait abouti à sa naissance. Métissage d’oxydes, en vérité issu du retraitement des déchets d’une industrie nucléaire capable de bombarder de neutrons l’uranium et en extirper un plutonium hautement toxique, celui-là même qui n’existe qu’à l’état de traces dans la nature, Il était devenu le symbole secret d’une puissance qu’il était devenu urgent de multiplier pour produire une énergie à la mesure des nouveaux besoins d’une humanité en passe de perdre le contrôle de son avidité.

    Ainsi le MOX, nouveau génie combustible fabriqué par l’homme fut confiné dans des prisons atomiques, centrales supposées bien gardées où, chauffé, pressé en pastilles, empilé dans des gaines , il lui fut dévolu de laisser échapper sa substance morcelée, sa substantifique moelle supposée contrôlée, au service d’intérêts non entièrement identifiés.

    Résidu d’origine, condamné à un enfermement programmé, que se passera-t-il, que se passe-t-il, s’il échappe en trombe à des techniciens qui auront perdu la maîtrise de leurs manipulations de leurs bouchons?. .

      1. et non moxibustion…

        « La moxibustion consiste à réchauffer – à l’aide des moxas – un point d’acupuncture et à faire pénétrer la chaleur à travers la peau. Le terme moxa aurait pour origine le mot japonais Mogusa qui désigne une variété d’armoises, la plante avec laquelle les moxas sont généralement fabriqués. Ceux-ci se présentent le plus souvent sous la forme de boulettes, de cônes ou de bâtonnets. C’est la chaleur dégagée par leur combustion qui stimule les points d’acupuncture… »

        http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/MedecineChinoise/outils_moxas.aspx

  30. Cf. mise à jour n°122
    « Les travaux de pompage de l’eau des sous-sols du réacteur n°1 se poursuivent ; ils n’ont toujours pas pu débuter pour les réacteurs n°2 et 3, en raison du manque de lieux de stockage persistant »

    Un responsable de l’IRSN sur France Info ce matin suggérait l’utilisation des barges de fourniture d’eau douce, après utilisation de leur chargement. A suivre …

    1. ils en feronty quoi des barges polluées ?

      ah mais j’oubliais : il ya de très profondes fosses dans le pacifique, suffira de les couler

      qui est irresponsable ? les « casseurs » anglais de ce we ? les « émeutiers » de 2005 en france ?

  31. (alors que ce ne sera pas pire que le mercure)

    Qu’en pensent les enfants de Minamata ?
    Que cherchez-vous à justifier avec vos arguments à la noix ?

      1. Mon commentaire est sous un autre billet de FL.

        Je veux seulement dire qu’il vaut mieux mettre la flotte contaminée à la baille que risquer une explosion de vapeur due au corium, vu qu’après dilution les radioéléments ne pourriront pas plus le poisson que le mercure qui s’y trouve déjà.

  32. A mon avis, les choses évoluant au rythme (presque) avoué, la question à se poser maintenant est :
    La reprise de criticité est elle effective sur les réacteurs 1 et 2 (pour le 3, c’est quasi certain et reconnu depuis les bouffées neutroniques) ainsi que dans les piscines des réacteurs 1 à 4.

    A rappeler 2 choses :
    Le porte-parole du gouvernement ou de Tepco (je ne sais plus) à dit dimanche « Un accident de criticité est encore à attendre à Fukushima».
    Comment interpréter cela et pourquoi en parler ?
    – Une préparation des opinions pour annoncer dans quelques heures ou jours, un tel scénario.
    – Un tel scénario inévitable (à attendre).
    – Pour le moment, la criticité est là mais pas encore « un accident » (incontrôlé).

    – En 1999, une reprise de criticité était arrivée au Japon à Tokaimura dans une usine de retraitement de combustible usagé où l’Uranium avait fissionné spontanément, émettant des flux neutroniques massifs pendant plusieurs jours.
    La réaction avait pu être stoppée mais les conditions étaient totalement différentes de Fukushima où des coeurs sont concernés en plus des piscines, où des corium sont actifs etc…

    Le Japon avait tout fait à l’époque pour que cet « incident » reste secret alors qu’il est considéré comme majeur par l’AIEA.

  33. Y EN A MARRE

    On privatise les bénéfices, on nationaliste les pertes.

    Quand Union Carbyde a tué des centaines de milliers de personnes à Bhopal, elle a fondu les plombs.
    STOP.
    Chaque entreprise polluante devrait mettre à la caisse des dépots de son état une caution correspondant au coûts éventuels qu’elle causera.
    Pourquoi EDF et Areva n’ont-ils pas prévisionnés le coût du démantèlement des centrales? C’est nous qui allons payer?

    1. Kerjean une hypothèse stupide 😉 et si en intégrant le coût du démantèlement dans le coût total du kWh nucléaire, celui-ce se révélait non compétitif ?

      J’ajoute que même les plus enragés des écolos me disent qu’en l’état actuel des choses, ce qui est urgent c’est l’arrêt des centrales, leur démantèlement peut attendre, reste le coût de la maintenance des joujoux pollués !

      1. Alors Didier, nous ne courons pas après un monde meilleur, mais juste après de l’argent ?

        Ahlalà, je n’arrive pas à y croire !

      2. et si en intégrant le coût du démantèlement dans le coût total du kWh nucléaire, celui-ce se révélait non compétitif ?

        Vous avez raison . Il faut y intégrer le coût du démantèlement . On nous fait bien payer une éco-taxe quand on achète un appareil électroménager en prévision du coût de sa future destruction écologiquement acceptable .
        A plus forte raison pour une centrale nucléaire .

      3. Le parc nucléaire français n’a pas été financé par des investissements publics, il a été payé par les consommateurs : EDF a emprunté pour financer les recherches du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et construire ses centrales, et a répercuté les coûts sur les utilisateurs. Strictement parlant, ce parc n’appartient pas à l’Etat, mais à EDF !

        http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/08/21/le-debat-sur-le-nucleaire-suppose-de-tenir-compte-de-tout-le-mix-energetique_1401348_3232.html

        De même des provisions ont été faites pour tenir compte du coût du démantèlement. Pour financer la déconstruction des centrales, EDF constitue chaque année des provisions financières correspondant à 15 % du coût complet d’investissement pour une unité REP, ou 50% de la partie proprement nucléaire de l’installation. Cela couvre l’ensemble des travaux de déconstruction, l’ingénierie, la surveillance et la maintenance des installations, la sécurité du site ainsi que le conditionnement, le transport, le stockage et la surveillance des déchets.

      4. @ quelqu’un
        Bonjour,
        Toute les études qui évaluent le coût du nucléaire se réfère au nucléaire Américain. Aux US la construction des réacteurs a été étalée dans le temps et a concerné plusieurs modèles différents.

        Au contraire en France les différentes tranches nucléaires ont été normalisées et construites en peu de temps. L’exemple de l’EPR montre que le coût du premier de série n’a rien à voir avec le coût récurrent auquel on peut parvenir.

        Tout se passe comme si les US avaient construit une collection de prototypes différents alors que la France a bénéficié d’un coût de série (Cela divise à peu près par 2 le coût d’un réacteur). Mais on a tellement l’habitude de galvauder la France et sa Franchouillardise que personne n’ose imaginer une telle raison et encore moins en faire état dans les média.

        Bien cordialement

      5. @ Rutily : pourriez vous nous donner des infos concernant le financement de la R&D chez Framatome pour développer le PWR palier 900 puis 1300 MW et sortir de la licence Westinghouse ? Pourriez vous nous donner des infos sur le financement de R&D chez Alsthom Atlantique (Alstom aujourd’hui) pour mettre au point les turbines et alternateurs 1500 tr/mn ?
        Est-ce EDF ? Sont-ce les consommateurs ? Est-ce l’Etat ?

      6. @ Didier
        Bonjour cher Didier
        Je suis désolé mais je ne connais pas spécifiquement les financements dont vous parlez. J’imagine que la recherche Framatome est payée par Framatome, mais comme la recherche est en général aidée en France (et même le développement ce qui est beaucoup plus cher) il me semble qu’une grande entreprise de la sorte a du pouvoir se faire financer par l’état la moitié de son budget.

        Mais ce sont des règles applicables à tous les domaines y compris par exemple les renouvelables, il suffit de faire un dossier convaincant ce qui est facile en ce moment avec la mouvance Grenelle.

        Quant à Alsthom Atlantique je suppose que c’est la même chose avec en plus le fait que des turbines et des alternateurs ne sont pas forcément spécifiquement nucléaires et peuvent être utilisés dans de grosses centrales classiques.

      7. @ Rutily
        Cher Rutily
        Je reconnais que ma question était à la fois très spécifique mais aussi très hypocrite ! Très hypocrite car bien que n’en ayant pas les preuves, je pense que c’est l’Etat qui a payé en grande partie les développements et qu’en conséquence la parc nucléaire appartient à la nation française et pas à EDF.

        Les réacteurs PWR sont issus d’un développement de la technologie Westinghouse réalisé en son temps par Framatome (aujourd’hui AREVA). L’histoire dit, est ce vrai ? que Framatome a si bien développé cette technologie que Westinghouse lui a fait cadeau de la licence en échange du résultat de ses travaux. En liaison avec le CEA, les subventions étatiques ont été sans doute abondantes.

        En ce qui concerne turbines et alternateurs, détrompez vous. La nature de la vapeur créée par les réacteurs (vapeur de mauvaise qualité), font que les turbines et les alternateurs pour centrales nucléaires sont d’un genre spécial avec une vitesse de rotation de 1500 tours minute contre 3000 tours minute pour les centrales thermiques classiques (charbon par exemple). Et je ne parle pas des systèmes de refroidissement spécifique (turbo-pompe alimentaire, condenseur,….). N’oublions pas le contrôle-commande, spécifique au nucléaire également.

        Tout cela a été à l’évidence développé avec le large concours de l’Etat et donc cela nous appartient.

      8. @ Didier
        Vous avez peut être raison, je pensais que Framatome avait obtenu la moitié des financements et vous pensez qu’ils ont obtenus 100%. Mais même si c’est vrai, ce qui est à nous ce ne sont pas les centrales mais le prototype de développement et les brevets (le développement quoi). La raison pour laquelle je pense que la contribution de l’Etat s’est limité à 50% c’est que dans ce cas l’entreprise peut garder la pleine propriété du développement! c’est elle qui a développé, on l’a juste un peu aidée. Si l’Etat garde la propriété, il y a en général un appel d’offre avec mise en concurrence et dans ce cas l’Etat paye 100%.

        Une remarque : je m’étais arrêté au niveau d’EDF, on passe au niveau de Framatome, un sous traitant donc, mais on pourrait continuer pour les sous traitants de deuxième niveau puis de troisième etc… La recherche et le développement peuvent être aidés à tous les niveaux… et c’est heureux pour les PME.

  34. @ Kerjean
    Vous écrivez :

     » Quand Union Carbyde a tué des centaines de milliers de personnes à Bhopal, elle a fondu les plombs.  »

    Voici 2 ans, j’avais lu attentivement , sur site GREENPEACE, la situation suite à BHOPAL

    U.C n’existait plus – en effet- une partie rachetée par DOW CHEMICAL. Cette dernière était toujours en procès avec des avocats qui représentaient les victimes .

    En effet, normal que ces victimes demandaient indemnisation

    FUKUSHIMA = ce sera même encore + grave ai l’impression

      1. @ Julien

        Merci j’irai voir

        ça m’intéresse

        car j’ai travaillé chez U Carbide dans les années 80, mais pas dans la division des  » Produits qui étaient fabriqués à BHOPAL

      2. @ Alain Goethe

        Si vous avez travaillé pour UC, cela risque de vous faire modérément rire.

  35. et vlan augmentation de la dette public par nationalisation de TEPCO

    elle est pas belle la vie des capitalistes

    les contribuables, ils vont la payer combien l’action TEPCO

    c’est comme le médiator ; ça finira par le paiement des indemnités par les contribuables ; le tueur Servier a plus d’un milliard de fortune , qu’il paye !!

    et on nous dit que nous devons manifester bien sagement sans débordements !

    1. Ha non, c’est pas vrai, BHL, Kouchner, Sarkozy, l’UMP, le PS, les Verts, Meluche, viennent de nous expliquer qu’une rébellion armée était tout à fait légitime.
      Alors ce qui vaut en Libye vaut bien en France non?

    2. Alternative: le gouvernement japonais confisque TEPCO et met les membres du Conseil d’Administration en prison.
      Il n’y a plus qu’à…..

  36. a lire!!!
    http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/03/29/fukushima-la-menace-nucleaire-perdurera-sur-le-long-terme_1500362_1492975.html
    Pierre Le Hir, journaliste scientifique au « Monde »
    Fukushima : « La menace nucléaire perdurera sur le long terme »

    Il peut aussi se produire des explosions d’hydrogène liées à la fusion du coeur. Lorsqu’il atteint des températures élevées faute de refroidissement, le combustible nucléaire se transforme en un magma très irradiant, le corium, dans lequel on trouve également les gaines métalliques des combustibles nucléaires, ainsi que des éléments de structure interne des cuves des réacteurs.

    Ce corium peut provoquer de nouvelles explosions d’hydrogène qui pourraient disperser dans l’atmosphère des radioéléments. Mais avec la fusion du cœur, le risque principal est que la cuve soit percée, que le corium s’en échappe, qu’il attaque la dalle de béton qui se trouve sous le bâtiment du réacteur, et, éventuellement, que des matières radioactives se dispersent dans le sous-sol et ruissellent jusqu’à l’océan.

    Harold : Que ce passerait-il si le point de « non-retour » était franchi ?

    Qu’appelle-t-on le point de non-retour ? Imaginons que le niveau de radioactivité sur le site soit tel qu’il ne soit plus possible, humainement, d’y intervenir. A ce moment-là, tous les cœurs de réacteur fondraient, et, selon le processus décrit plus haut, s’échapperaient et se retrouveraient au contact du béton.

    Ensuite, c’est l’inconnu. Un tel accident ne s’est jamais produit. On sait que le corium dont on parlait plus haut est à une température de l’ordre de 2 000 à 2 500 °C et que le béton fond typiquement à une température de 700°. Mais tout dépend de la composition de ce béton, et tout dépend aussi de la façon dont le corium pourra s’étaler ou non, c’est-à-dire refroidir plus ou moins vite.

    Au pire, toute la matière radioactive traverserait le béton et se retrouverait au contact de la roche sur laquelle est installée la centrale de Fukushima. C’est une roche magmatique, de granite, mais on ignore s’il y a des fracturations ou non, s’il y a des écoulements d’eau, et donc, personne n’est en mesure de dire si les matières radioactives seraient contenues par ce socle rocheux ou si elles migreraient dans le sous-sol et, éventuellement, dans l’océan, les côtes étant tout à côté de la centrale.

    François : La situation est-elle en train de s’aggraver ou au contraire de s’améliorer ?

    Elle semble en train de s’aggraver dans la mesure où Tepco est aujourd’hui confronté à deux nécessités contradictoires : d’une part, continuer à refroidir les réacteurs et les piscines de combustible en y injectant et en y déversant de l’eau ; d’autre part, évacuer cette eau qui est très contaminée et qui empêche de remettre en marche les systèmes normaux.

    La semaine dernière, plusieurs éléments positifs étaient intervenus, notamment le fait qu’une connexion électrique avait été rétablie sur tous les réacteurs et également le fait que ce n’était plus de l’eau de mer corrosive qui était injectée dans les cuves, mais de l’eau douce.

    Ces nouvelles positives sont depuis contrariées par le bourbier radioactif qu’est devenue la centrale.

    Gossip : En cas de fusion du combustible, la réaction en chaîne ne se relance-t-elle pas ?

    Selon les experts, non, sauf si le combustible se retrouve dans un bain d’eau alimenté en permanence. S’il s’agit uniquement d’eau résiduelle, celle-ci sera vaporisée, et la réaction en chaîne ne pourra pas être entretenue.

    Pierre : Y a-t-il un risque que la radioactivité atteigne des niveaux critiques, à Tokyo, dans les jours ou les semaines à venir ?

    Elle a déjà atteint, la semaine dernière par exemple, des niveaux critiques dans l’eau de consommation courante à Tokyo. La limite maximale autorisée en césium 137 pour l’eau potable est de 200 becquerels par litre pour les adultes, et de 100 becquerels par litre pour les enfants. La limite de 200 becquerels par litre avait été dépassée.

    De même, dans certains légumes, à une centaine de kilomètres de la centrale de Fukushima, les niveaux autorisés de becquerels ont été très largement dépassés. Exemple : dans des lots d’épinards, le niveau atteignait 54 000 becquerels par kilo, alors que la limite est de 2 000 becquerels par kilo.

    A distance du site, notamment à Tokyo, la contamination vient en fait des panaches de vapeur radioactive qui sont émis par la centrale, qui sont poussés par les vents et précipités au sol par les pluies. Donc la situation varie de jour en jour.

    Florent : Le corium peut-il passer au travers du manteau terrestre ? Si oui, quels seraient les risques ?

    Non. Il existe une théorie, qui s’appelle le « syndrome chinois », selon laquelle du corium émanant d’un réacteur américain traverserait la Terre de bout en bout. C’est un scénario de science-fiction. Le corium, s’il atteint le sous-sol, restera dans les couches superficielles de la croûte terrestre, ce qui n’empêche pas qu’il puisse y avoir une migration des radionucléides, par exemple vers une nappe phréatique.

    Emmanuel : Quels peuvent être les risques pour la chaîne alimentaire et surtout, pour l’écosystème marin très proche de la centrale et des six réacteurs ?

    On a déjà mesuré, par exemple le 26 mars à 300 mètres au large de la centrale, des taux d’iode 131 près de 2 000 fois plus élevés que la valeur normale. On peut craindre également que d’autres radioéléments comme le plutonium souillent le milieu marin.

    Ces éléments vont se diluer dans l’océan, mais ils y subsisteront sur le long terme, en tout cas pour le plutonium, puisque l’iode, lui, a une dure de vie très courte.

    Le risque principal est que ces radioéléments soient concentrés par les algues, auquel cas les concentrations peuvent être multipliées par un facteur 1 000, puis que ces algues (dont les Japonais sont de grands consommateurs) soient elles-mêmes mangées par des crustacés – homards, crabes –, ce qui provoquera une nouvelle concentration et, de ce fait, la chaîne alimentaire peut être gravement contaminée.

    Cédric : Si la matière radioactive se retrouve en dehors de la centrale à l’air libre : quelle contamination ? Sur quelle zone ? Pendant combien d’années ?

    Jusqu’à présent, la contamination radioactive est venue principalement de ce qu’on appelle les « produits de fission », c’est-à-dire les cendres résultant de la combustion nucléaire.

    Ces produits de fission sont des aérosols qui ont été relâchés dans l’atmosphère. Les plus pénalisants à court terme sont l’iode 131 et le césium 137. L’iode 131 peut se fixer sur la thyroïde et provoquer un cancer de cette glande. Le césium 137, lui, peut générer des cancers digestifs et pulmonaires ou des leucémies.

    En cas de forte dégradation du combustible – et celle-ci semble en cours –, d’autres produits peuvent être relâchés. Le plus inquiétant d’entre eux est le plutonium, car c’est une substance très toxique à la fois sur le plan chimique (ses effets sont comparables à ceux de l’arsenic) et sur le plan radiologique.

    S’il est inhalé ou ingéré, le plutonium peut provoquer des cancers. Seule chance : c’est un métal lourd qui est donc peu mobile dans l’environnement, c’est-à-dire qu’il a tendance à se disperser très difficilement.

    A Tchernobyl, où il y avait eu une très violente explosion qui avait projeté au loin différentes matières radioactives, la zone contaminée par du plutonium a été d’un rayon d’une trentaine de kilomètres.

    Kévin: Combien de temps cette catastrophe peut-elle durer ?

    D’ores et déjà, l’Autorité de sûreté nucléaire française, par exemple, indique que la contamination dans la zone de 20 ou 30 kilomètres où la population a été évacuée ou mise à l’abri va durer pendant des années, et plus probablement des décennies.

    Cet ordre de grandeur de plusieurs décennies ne changera pas fondamentalement si la situation empire. Quant à l’accident de Fukushima proprement dit, les autorités japonaises elles-mêmes annoncent qu’il pourrait durer plusieurs mois, voire une année ou même davantage.

    Myriam : Quels sont les risques sanitaires de présence de plutonium dans les fonds marins ?

    Comme je l’ai dit, le risque n’est pas tant pour les fonds marins, où le plutonium va se diluer, que pour la chaîne alimentaire. Et dans l’immédiat, le risque, notamment pour les « liquidateurs » qui se relaient sur le site de la centrale ne vient pas du plutonium (jusqu’à présent, on n’en a décelé que des traces), mais des produits de fission, donc l’iode et le césium radioactifs, mais aussi d’autres radioéléments comme le strontium, le ruthénium, etc.

    Diane : On ne nous parle plus de nuage radioactif. Cela veut-il dire qu’il n’y a plus d’émanations radioactives voyageant avec les vents ?

    Non. Il y en a très certainement encore. Au premier jour de l’accident, Tepco a procédé à des dégazages volontaires pour éviter la surpression à l’intérieur des enceintes de confinement ; ces lâchers de vapeur d’eau ont entraîné une dispersion dans l’atmosphère de produits radioactifs.

    Au cours des derniers jours, il n’y a apparemment plus eu de lâcher de vapeur volontaire. En revanche, plusieurs enceintes de confinement ne sont probablement plus étanches et des radionucléides continuent donc à s’échapper, mais cette fois, de façon incontrôlée.

    Miaski : La présence du plutonium dans le sol n’annonce-t-elle pas déjà une catastrophe écologique ?

    C’est déjà une catastrophe écologique. Il va y avoir autour de Fukushima, dans un périmètre qu’il est aujourd’hui difficile de définir mais qui sera probablement de l’ordre de 30 km de rayon, une sorte de zone interdite comme à Tchernobyl.

    A ce stade, la détection de plutonium n’est pas le signe d’une aggravation. Si des quantités plus importantes de plutonium étaient décelées, cela signifierait que le combustible est en cours d’achèvement de fusion, et surtout, qu’il a trouvé une issue pour sortir des cuves, c’est-à-dire que celles-ci ne sont plus intègres, et l’on retombe sur le scénario décrit plus haut.

    Juan : Est-on techniquement capables d’arrêter une fusion de cœur de réacteur ?

    C’est un accident qui n’avait jamais été pris en compte avant Three Mile Island, donc rien n’est véritablement prévu pour l’empêcher. Sur l’EPR, dont quatre exemplaires sont en construction en Finlande, à Flamanville en France et en Chine, un dispositif de sécurité est spécifiquement prévu pour recevoir le corium en cas de fusion du cœur, lui permettre de s’étaler, avec un gros réservoir d’eau qui se déverserait automatiquement sur le corium fondu.

    Est-ce pour autant la parade absolue à cet accident ? L’histoire du nucléaire montre que les systèmes de sécurité prévus sont toujours pris en défaut par ce qui est, par définition, imprévisible.

    1. A propos du film prémonitoire Le syndrome chinois
      http://www.dissident-media.org/infonucleaire/china_syndrom.pdf

      Un article http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php?article3887 propose la vision du film le syndrome chinois en deux parties en realvidéo ainsi qu’un documentaire de 51 mn

      La question à cent balles ; si un nouveau scenario de film catastrophe prévoyait aujourd’hui l’enfoncement des coeurs nucléaires en fusion à Fukushima, par où ressortiraient-ils ? Aux USA, pas très loin de Three Miles Island ? Le nouveau film catastrophe s’appellerait donc « the US syndrome ».

  37. sur le monde, enfin une bonne nouvelle, de la tenue m’enfin

    Une chaîne de télévision allemande est allée plus loin, lundi, en annonçant qu’elle ne diffuserait plus des épisodes des Simpsons évoquant des accidents nucléaires.

    “Avec tout ce qui se passe au Japon, nous ne diffuserons rien qui parle de problèmes nucléaires”, a expliqué Stella Rodgers, porte-parole de la compagnie ProSieben. Elle précise que ses services vérifient actuellement le contenu des épisodes prévus à la diffusion. “Nous ne couperons aucun des épisodes”, précise-t-elle cependant. La chaîne autrichienne ORF avait déjà annoncé que “compte tenu de la catastrophe nucléaire au Japon, il ne serait pas approprié de diffuser des épisodes sur ce thème”.

    1. Pas de nouvelles informations !

      Ce qui signifie probablement que l’opérateur bute toujours sur le même problème: comment transvaser l’eau hautement contaminée des sous-sols des réacteurs n°2 et 3, pour la stocker où ?

      1. Tout à l’heure la radio « Deutschlandfunk » prétendait que le site de Fukushima sera nationalisé et réaffirmait qu’une brèche dans le reacteur devait être la cause des fortes émanations de plutonium..
        Dienstag, 29. März 2011 19:00 Uhr
        Plutonium-Funde in Fukushima lösen neue Sorgen aus

        Plutonium-Funde auf dem Gelände des beschädigten japanischen Kernkraftwerks Fukushima haben neue Sorgen über das wahre Ausmaß der Katastrophe ausgelöst. Die Entdeckung des extrem giftigen und krebserregenden Stoffes deute auf einen Bruch der Schutzhülle hin, teilte die Atomaufsicht in Tokio mit. In der japanischen Opposition wurden indes Forderungen laut, die Evakuierungszone rund um Fukushima auszuweiten. Dann müssten weitere 130.000 Menschen ihre Wohnorte verlassen. Unterdessen erwägt die japanische Regierung, das Kraftwerk zu verstaatlichen. Der Betreiber Tepco steht wegen seiner Informationspolitik in der Kritik. Ein Firmensprecher versicherte, man tue alles, um einen Austritt großer Mengen von Radioaktivität in die Umwelt zu verhindern.

  38. … et ça va durer des semaines et des semaines.

    J’aimerais bien savoir si il y a des projets pour les habitants de cette région dévastée.

    Le gouvernement ne va pas les laisser là dans des conditions pitoyables tout de même !

    Ils sont entassés dans des gymnases ou autres salles communes, personnes âgés malades et enfants, sans endroit pour s’isoler un peu, avec manque de soins, de nourriture et d’eau.

    C’est un scandale !

    Monsieur Leclerc avez vous des informations à ce sujet s’il vous plait ?

  39. Non, je n’en ai pas de précises (je ne lis par le Japonais). Je crois seulement avoir compris que leur ravitaillement est assuré, et que des baraquements sont en cours de construction, dans des quantités que j’ignore.

    La situation des travailleurs de Tepco et d’entreprises sous-traitantes a par contre été décrite et est scandaleuse. Les chiffres varient, mais ils sont entre 500 et 700, et sont soumis à des conditions de travail très dures.

    Non seulement en raison de leurs expositions prolongées et cumulées à la radioactivité, mais de leur nourriture (matin et soir, pas de repas de midi) et des conditions dans lesquelles ils dorment sur le site même. Ainsi que de leurs protections, insuffisantes en nombre ou de nature inadaptée.

    Cela donne une image de la société japonaise qui tranche avec les poncifs habituels.

    1. Ben non Leclerc-San, les Japonnais ont toujours fait peu cas du confort de la troupe. Aucune nation au monde n’a créé une armée aussi vétuste qu’eux pendant la seconde guerre mondiale. Personne n’aurai pu combattre dans les condition où il l’ont fait.
      Attention aussi au nihilisme très présent en cas de perte de contrôle.

      Si les dirigeants perdent la face et s’en sortent indemne, le Japon ne s’en remettra pas. C’est son âme qu’il perdra.

      Assez dur à vivre en plus d’évacuer la moitié de la population du pays.

      1. J’ai oublié : les journées de travail sont de douze heures, trois jours consécutifs, avec une journée de repos ensuite.

    1. Oui effectivement, il fallait y penser :  » Au cours des derniers jours, il n’y a apparemment plus eu de lâcher de vapeur volontaire. En revanche, plusieurs enceintes de confinement ne sont probablement plus étanches et des radionucléides continuent donc à s’échapper, mais cette fois, de façon incontrôlée. »…

  40. Petit détail technique qui doit peser lourd.

    Au japon, le pays est coupé en deux zones, la limite passant un peu au sud de Tokyo, dans lesquelles la fréquence du courant électrique n’est pas la même. D’un coté du 60 hertz, de l’autre du 50 hertz.

    Du coup, les centrales du sud ne peuvent pas facilement venir alimenter le nord (dont Tokyo)…ça se goupille décidemmnt mal.

    1. Rien d’étrange, il y a aussi un lobby du nucléaire aux Etats-Unis  ! Ne pas oublier que les réacteurs sont de technologie américaine …

      1. Le nucléaire mondial a aussi son lobby officiel : l’AIEA

        
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est une organisation internationale autonome, sous l'égide de l'ONU. Elle rend un rapport annuel à l'assemblée générale de l'ONU et à chaque fois que demandé par le Conseil de Sécurité. Fondée en 1957 et basée à Vienne, en Autriche, elle cherche à promouvoir les usages pacifiques de l'énergie nucléaire et à limiter le développement de ses applications militaires.
        Le budget de l'année 2004 est de plus de 268 millions de dollars des États-Unis.
        L'AIEA a obtenu le prix Nobel de la paix en 2005.
        Son siège est au 5 Wagramer Strasse, à Vienne, en Autriche.

        Les critiques :

        L'AIEA s'oppose à l'utilisation militaire de l'énergie nucléaire, mais soutient massivement l'utilisation civile des centrales nucléaires. Son but est le développement de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité dans tous les pays membres (actuellement 139 pays).

        * Or la production de combustible militaire peut être effectuée, (ou en tout cas facilitée), à partir de certains types de centrales nucléaires civiles. De plus, les inspections menées par l'agence rencontrent souvent de nombreux obstacles, ce qui l'empêche de contrôler parfaitement les activités de certains états. Ainsi en Irak, il lui a fallu plusieurs mois pour conclure que le régime n'avait pas réussi à fabriquer d'armes atomiques. Dans nombre de ses campagnes d'investigations, l'AIEA est revenue sans réelles certitudes sur les programmes en cours. Certains pays comme l'Inde, Israël et le Pakistan se sont invités parmi les puissances nucléaires sans que l'AIEA puisse contrôler les programmes clandestins de pays non signataires du TNP.

        * La remise du prix Nobel de la paix 2005 à l'AIEA a lui aussi soulevé des critiques parmi les opposants à l'agence[10]. Accusant l'AIEA de favoriser la prolifération d'armes nucléaires via le développement du nucléaire civil (bien que ce type de lien ne soit pas aisément démontrable, nucléaire civil et militaire exigeant des matériaux et des installations différentes) plutôt que de réguler les utilisations de l'atome, les antinucléaires ont vu ce prix Nobel, comme une façon de légitimer une organisation qui ne fait pas l'unanimité. Ce prix Nobel permettait aussi d'appuyer l'agence et de renforcer sa crédibilité dans ses investigations dans la crise du nucléaire iranien.
        * Les antinucléaires accusent l'AIEA de minimiser les risques liés à l'utilisation de l'énergie nucléaire[réf. nécessaire]. Ainsi, dans l'un de ses rapports sur la catastrophe de Tchernobyl, 50 victimes seulement ont été dénombrées par l'AIEA. Les autres rapports de l'AIEA évaluent un maximum de 4 000 victimes à long terme, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce des nombres de victimes à 5 chiffres Modèle:Référence obsolète[11], et l'Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire estime le nombre des victimes à 6 chiffres[réf. nécessaire].
        * D'un côté, l'OMS possède une réelle expertise sur Tchernobyl, mais elle est liée à un accord avec l'AIEA en ce qui concerne les conséquences de la radioactivité sur la santé. Les dommages génétiques engendrés par Tchernobyl ne peuvent par exemple pas être cités par l'OMS. Autre exemple : en 1995, les actes d'un colloque organisé par l'OMS, réunissant plus de 700 médecins étudiant les effets de la catastrophe de Tchernobyl, ont tout simplement été censurés[réf. nécessaire]. Les explications de l'attitude de l'OMS sont les suivantes :
        o Depuis un accord signé en 1959, l'AIEA surveille toutes les recherches sur les risques médicaux entraînés par l'utilisation commerciale de l'énergie nucléaire, en lieu et place des organisations de médecins indépendants.
        o L'accord entre l'OMS et l'AIEA de 1959 implique que tous les projets de recherche – dont les résultats pourraient limiter la croissance de l'industrie nucléaire – ne pourront être menés par l'OMS que si elle « collabore » avec l'AIEA[12].
        o L'accord entre l'OMS et l'AIEA de 1959 implique dans son article 3 que L'OMS et l'AIEA reconnaissent qu'elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents[13].
        o Pour André Larivière, membre du Réseau sortir du nucléaire France, l'AIEA est la seule institution qui dépende directement du conseil de sécurité. Elle a donc préséance sur l'OMS[14].

      2. Oui je comprends bien, ce qui est étrange c’est comment ils peuvent imaginer que les gens vont gober leurs allégations.

      3. réacteurs américains

        mox français

        exploitant japonais

        les 3 plus grandes puissants nucléaires sont impliqués complètement dans cette catatrophe

        le japon a d’abord fait appel à des experts américains puis à des experts français

        pourtant quel est le pays qui a la plus grande expérience ? la russie

  41. Casquette Fukushima:

    Une attitude qui ne surprend pas Jean-Marie Bouissou, directeur de recherches à Sciences Po, spécialiste du Japon. « Rien ne prépare ces patrons à ce genre de situation », explique-t-il. Le principe est simple, selon Jean-Marie Bouissou : « Grande université, grande boîte », mais jamais d’école de commerce, encore moins de formation en communication. Les règles d’or du patronat japonais, à ses yeux : « Ne pas faire d’ennemis, ne pas mettre les pieds dans le plat et, surtout, ne pas commettre d’erreurs ».

    Et c’est bien là le problème. « Des erreurs catastrophiques ont été commises, et le rituel d’excuse japonais ne suffit plus », constate Jean-Marie Bouissou. En effet, le numéro 1 de Tepco, qui annonçait fièrement en 2010 avoir économisé sur l’entretien de la centrale de Fukushima, n’a même pas pris la peine de se prosterner devant les caméras, comme le voudrait l’usage à Tokyo. Car derrière les fautes répétées de l’opérateur, c’est tout un système qui est mis à nu par la catastrophe. « La collusion entre la classe politique, les industriels, le monde médiatique et la filière nucléaire est totale », témoigne Michel Théoval, premier vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie française au Japon. « Même la maison impériale suit cette question de près », assure cette figure des relations industrielles franco-japonaises, qui a représenté Thales à Tokyo entre 1997 et 2010. Autant de verrous qui empêcheront toute remise en cause du programme nucléaire nippon, selon lui. Et ne pousseront certainement pas un patron à venir s’excuser.

    http://www.lepoint.fr/monde/la-mysterieuse-disparition-du-patron-de-fukushima-29-03-2011-1312927_24.php

    1. “La collusion entre la classe politique, les industriels, le monde médiatique et la filière nucléaire est totale” témoigne Michel Théoval, premier vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie française au Japon

      parce que c’est différent en france ?

  42. FUKUSHIMA (suite22) INQUIETUDES DE PHYSICIENS ASIATIQUES
    http://sciencepourvousetmoi.blogs.nouvelobs.com/

    Ce qui nous attend, les punks à coté c’est chansonnette
    THE CLASH -LONDON CALLING
    http://www.youtube.com/watch?v=r1N27phf3ds
    et Kraftwerk – Radioaktivität / SYSTAIME / JAPAN REMIX 2011 c’est rose bonbon électro
    http://www.dailymotion.com/video/xhoal1_kraftwerk-radioaktivitat-systaime-japan-remix-2011_news#from=embed

    http://www.dawn.com/2011/03/27/fukushima-lessons.html
    Traduction

    Le tremblement de terre et le tsunami au Japon ont déjà fait plus de 10.000 morts, et quelques 17.500 personnes sont toujours portées disparues.

    Cette catastrophe a été aggravée par la menace persistante de contamination radioactive suite aux accidents survenus sur quatre réacteurs nucléaires sur le site de Fukushima Daiichi-et des piscines qui contiennent encore actuellement un combustible nucléaire irradié, chaud, très radioactif. Même si l’accident nucléaire est contenu, il est source de nombreuses leçons pour l’Asie du Sud.

    La dépendance vis à vis de l’énergie nucléaire en Asie du Sud est en train de s’accroitre. L’Inde possède 20 réacteurs nucléaires en service, et plusieurs autres en construction, et des plans pour une expansion importante dans les prochaines décennies. Le Pakistan dispose de deux centrales nucléaires en service, une autre presque terminée, et plannifie la construction de beaucoup d’autres dans les 20 prochaines années. Les deux pays ont également des réacteurs qui font partie de leurs programmes d’armes nucléaires. Le Bangladesh et le Sri Lanka projettent de construire leurs premiers réacteurs nucléaires.

    La première leçon pour les populations et les décideurs d’Asie du Sud Est est que les établissements nucléaires sous-estiment la probabilité de survenue et la gravité des accidents possibles. Les réacteurs de Fukushima n’étaient pas prêts à faire face au tremblement de terre et au tsunami de la taille de ceux qui ont eu lieu. Un mois avant l’accident, l’usine de Fukushima a reçu un permis d’exploitation pour 10 ans. L’entreprise Tokyo Electric Power qui possède et exploite les réacteurs, l’agence de sûreté nucléaire au Japon et le gouvernement japonais lui-même, étaient tous convaincus que les réacteurs étaient en sécurité.

    Cette confiance est évidente dans les établissements nucléaires d’Asie du Sud. Après l’accident au Japon, S.K. Jain, le président de la Corporation des compagnies Nucléaires en Inde a déclaré « Nous possédons une connaissance complète du phénomène sismiques. Les pires événements sismiques et le tsunami ont été pris en considération dans nos conceptions. « Les autorités japonaises nucléaires pensaient sans doute de la même façon avant Fukushima.

    De même, La commission Pakistanaise à l’énergie atomique a déclaré que la sécurité de ses réacteurs a été vérifiée par des experts étrangers, y compris ceux de l’Association mondiale des exploitants nucléaires. Cela ne devrait rassurer personne. Le Tokyo Electric Power Company est un membre de l’Association mondiale des exploitants nucléaires.

    La deuxième leçon est que les catastrophes naturelles extrêmes ne font que rendre plus probables les accidents. Ceux de Tchernobyl en Union soviétique en 1986, à Three Mile Island aux États-Unis en 1979, à Windscale au Royaume-Uni en 1957 et à Chalk River au Canada en 1952 n’ont pas été déclenchés par des catastrophes naturelles.

    Les tremblements de terre rendent les accidents de réacteur plus probables parce qu’ils touchent simultanément la majeure partie des installations. Ils mettent hors circuit de multiples systèmes de sécurité et sont succeptibles de créer de nombreuses pannes. Les inondations et les incendies constituent une menace. C’est un incendie qui a causé la panne d’électricité à Narora en 1993, accident nucléaire majeur qu’a frolé l’Inde.

    La troisième leçon est que les accidents nucléaires sont le résultat de la nature même de la technologie nucléaire. Ils n’est pas besoin de faiblesse technologique ou d’absence d’opérateurs qualifiés. L’expertise technologique Japonaise en matière de nucléaire est immense. La catastrophe de Tchernobyl, les accidents à Three Mile Island, Windscale et de Chalk River se sont tous produit dans des pays ayant tous un réel savoir-faire en matière nucléaire.

    Une quatrième leçon est qu’aucun réacteur ne peut prétendre être de conception totalement sûre. L’accident a Fukushima concerne un réacteur à eau bouillante. Les cinq accidents les plus graves avant Fukushima se sont produit sur des réacteurs de conception différentes. Des accidents ont eu lieu également sur des réacteurs expérimentaux, tels que les réacteurs à neutrons rapides pour lesquels l’Inde est actuellement en train d’investir.

    Une cinquième leçon, est que dépenser plus d’argent sur la sécurité ne peut pas empêcher les petites pannes de s’accumulerr pour produire des catastrophes, et peut causer de nouveaux problèmes. Au réacteurs Fukushima, les systèmes de sécurité ont échoué, certains pour des raisons que nous ne comprenons pas encore. Anticiper toute défaillance possible impliquerait de construire des sauvegardes pour les sauvegardes et rendrait la conception des réacteurs encore plus compliquée, coûteuse, et leur fonctionnement encore plus aléatoire.

    Une sixième leçon est que les réacteurs nucléaires et les gens ne se mélangent pas. Les gens peuvent provoquer des accidents et les accidents touchent les gens. Ce sont des erreurs humaines d’opérateurs qui ont contribué à l’accident de Tchernobyl et celui de Three Mile Island. Les travailleurs ont été confrontés à Fukushima à des niveaux élevés de rayonnement dans leur lutte pour reprendre le contrôle des réacteurs et des piscines de combustible. Près de 200.000 personnes vivant dans les 20 km autours des réacteurs de Fukushima ont été évacués; Ceux qui vivent entre 20 km et 30 km ont été confinés pour éviter les effets de la radioactivité. Les États-Unis ont demandé à leurs citoyens résidant dans la région de s’éloigner d’au moins à 80 km du réacteur. Aliments et eau contaminés ont été retrouvés à des distances de 250 kilomètres à la ronde. Des traces de radiations sont arrivés sur la côte ouest des États-Unis, 8.000 km à travers l’océan Pacifique.

    En Asie du Sud, certains réacteurs se trouvent à proximité de grands centres urbains ou à proximité de rivières qui alimentent l’agriculture en eau potable. La centrale nucléaire de Karachi au Pakistan, par exemple, est située sur la côte et est vulnérable aux tremblements de terre et aux tsunamis. Construite il ya 40 ans, son réacteur était à l’origine éloigné de la ville. Mais maintenant certains programmes de logements se retrouvent à seulement 20 km du site. Karachi Nord reçoit une brise de mer qui passe d’abord sur la centrale nucléaire. En cas d’accident, il est impensable que la population résidant dans une circonférence de 80 km autours du réacteur puisse être rapidement évacuée en toute sécurité.

    Partout dans le monde, les gens repense l’énergie nucléaire. Après Fukushima, la chancelière allemande, Angela Merkel, a fait observer que c’est «lorsque … l’impossible devient possible et l’absoluement improbable, réalité, que la situation change ». Elle a annoncé une « sortie mesurée» de la dépendance sur l’énergie nucléaire, ce qui signifie la fermeture de l’Allemagne 17 réacteurs. Plus l’attente sera longue en Asie du Sud, plus grand sera le nombre de réacteurs construits et plus difficile une réorientation de politique énergétique.

    A.H. Nayyar is a visiting professor of physics at LUMS, Lahore. M.V. Ramana and Zia Mian are physicists at the Programme on Science and Global Security, Princeton University, Princeton, US.

    1. @roma
      Passionnant et très pertinent article!
      Je vois que vous en avez assuré vous-même une excellente traduction!
      Merci d’avoir pris de votre temps pour nous offrir ce nouvel éclairage!

  43. Cf. mise à jour n° 123

    Reprise d’un commentaire du billet « la machine infernale »‘ :

    « Le problème le plus urgent en ce moment est l’évacuation des eaux polluées (radio-actives). On ne peux pas éviter le rejet en mer de ces eaux, ou son stockage dans des navires appropriés, Le rejet avec dispersion dans l’océan lointain n’est pas à exclure (mais sera difficile à faire accepter internationalement, sauf si c’est fait « discrètement »). »

    A suivre …

  44. Pfff…je vous trouve bien pessimistes, ce matin, alors que:
    1: les 3 réacteurs n’ont toujours pas explosé ( ou re explosé, c’est selon)
    2: le corium ( un gros minestrone avec des vrais morceaux de plutonium dedans – servez très chaud-) n’a pas pris la poudre d’escampete pour s’en aller prendre des bains de mer et nous offrir le réjouissant spectacle d’une « torchère nucléaire »
    3: à Tokyo et aux alentours, la burka imperméable anti radiation va devenir très tendance…Louis Vuitton songe à un modèle griffé…
    sur ce, bonne journée, il va falloir s’habituer à un petit souci de ce genre tous les 10-15 ans, vu le parc de centrales, leur vieillissement et le coût prohibitif de leur remplacement…

    1. Déjà habitué, groucho ? C’est l’impression que laisse votre com’. Je ne vous en fait point le reproche, je note, c’est tout. Les nouvelles sont : 3000 fois la dose normale + dispersion par les courants = rien du tout. Ou encore : dangers certains + « on a tout prévu » = aucun risque = rien du tout. Ça se passe comme ça avec l’industrie nucléaire : il ne se passe jamais rien, l’électricité jaillit par miracle, et tout le monde il est content. Ni vu ni connu, les anti-nucléaires sont des irresponsables.

      Quelque chose m’échappe, mais je n’arrive pas bien à savoir quoi. Je ne peux que soupçonner la communication de Tepco d’avoir bien rempli son office : nous habituer au désastre. Tandis que tout le monde râlait de ne pas avoir d’informations « fiables », personne n’a anticipé qu’elles finiraient par tomber, mais sur un auditoire déjà lassé, endormi comme le mauvais élève au fond de la classe. Et si d’aventure il se réveille, en sursaut, des voix « responsables » ne manqueront pas de lui asséner : « Hé là ! Attention mon bonhomme ! T’es bien content de l’avoir ton électricité ! T’imagine un peu les dégâts si on te la coupe ? » Et ça sera reparti pour un tour. Le « débat », truqué depuis ses origines, ressemble aux histoires intimes qu’on se raconte sempiternellement, et qu’un écrivain, je ne sais plus lequel, a mis en évidence il y a déjà fort longtemps. Cela me fait dire qu’il est sur des rails, le débat, et que les catastrophes ne le feront pas dérailler.

  45. Depuis le début de cette catastrophe, je suis interloqué par les questionnements à son sujet.
    Je ne comprends pas en quoi la polémique ou les questions peuvent encore être possibles.

    Ces réacteurs configurent l’EXACT schéma tant technique que chronologique de réacteurs en état de défaut de refroidissement puis en fusion.
    Je trouve même que comparativement à Tchernobyl où les « solutions » techniques choisies avaient plus ou moins masquées certaines des modélisations disponibles à l’époque, ici, on dirait au contraire que les réacteurs « s’appliquent » à les suivre à la lettre.

    Si questions permises il existe encore, ce sont uniquement celles liées aux impondérables : Météo, interactions avec l’eau de mer (qui ne sont pas modélisées car personne n’avait prévu son utilisation)….. et celles liées aux facteurs non ou difficilement calculables : Résistance des dalles, nature des sols depuis la construction de la centrale etc….

    Je ne sais pas à quoi « jouent » les instances internationales (AIEA etc…) qui sont forcément au fait des évènements passés et à venir et qui le sont de plus en plus chaque jour qui passe car les modélisations se précisent (par exemple l’U dans le sol) mais …
    …ou plutôt, je ne le sais que trop : Une catastrophe nucléaire majeure ou même simplement des révélations trop « réalistes » signerait un crack majeur des marchés et donc de l’économie !

    1. Je ne comprends pas en quoi la polémique ou les questions peuvent encore être possibles.

      Oui, mais dans ce cas, autant arrêter le blog ! Et on n’aura même plus accès à vos explications ! 🙂

    2. Excuse moi Gouwy mais,
      mais à chaque fois que quelqu’un de visiblement informé parle du « pire », on a toujours le même schéma:
      -heu , le pire c’est quoi?
      -Le pire? mon pauvre, c’est la fusion des réacteur.
      -Ah? et alors?
      -Ben quoi pov’ truffe? la fusion du réacteur et le corium qui se répand au fond de la cuve.
      -et alors? et alors?
      -putain de ta race, t’es bouché ou quoi? Le corium, en fusion traverse les trois enceintes de confinement et -ceci dit dans un quasi sanglot horrifié agonisant dans un gargouilli chuchotté d’épouvante- bouhouhou, IL SE REPAND DANS LA TERRE.
      -Ha ouai? et alors?
      -Mais pauvre de toi , c’est LA catastrôôphe. Imagine la lave nucléaire glissant jusqu’à l’océan-frémissement d’horreur- ou -dans un souffle- jusqu’à l’océan.
      Là, le spécialiste est à genoux, yeux perdus au loin, lèvres tremblotantes, le visage ravagé de tics spasmodiques.
      -Ben vouiii, mais alors??? mais alors??? mais alors???
      -Là-se reprenant quelque peu-, là, on est dans l »inconnu.

      Sans déconner Gouwy, c’est quoi ce pire qui ferai craquer les marchés, générerai un crack et enverrai 80% de la population de l’hémisphère nord dans des ashrams faire sauvagement l’amour en groupe ou du point de croix?
      Et, svp, pas de réponse du style:
      « -mais malheureux béotien, le corium qui rencontre l’océan, c’est l’apocalypse, presque aussi grave que la réélection de Sarkozy, c’est le départ d’une fission incontrôlée par apport mécanique des flux hydrocyanés par les isotopes hyperzyrkonâtres de l’oxyde de transuraniens mutatifs entropiques. L’apocalypse. C’est pourtant simple à comprendre bordel. »

      1. Z’êtes à côté de la plaque, Kerjean, anesthésié bien comme il faut. Mais voilà un article pour conforter vos impressions : Les « Tchernobyl » sous-marins : des dizaines de milliers de tonnes de déchets enfouis dans la mer, des Gigabequerels parfois à proximité des côtes, et pourtant : on est toujours bien en vie !

        C’est vrai qu’on est toujours bien en vie, nous, braves petits Français encore protégés par le sérieux des fondateurs du programme nucléaire, mais jetez un oeil sur cette vidéo postée par ric, et vous m’en direz des nouvelles. Ils subissent la même chose au Vietnam à cause de l’agent orange, idem en Inde depuis Bhopal, etc. Des cas extrêmes, j’en conviens, mais, quelque soit leur fréquence, les accepter est ignoble. Et critiquer le « catastrophisme » c’est les accepter.

      2. @ Kerjean : ne faites pas semblant de ne pas comprendre ce que dit Gouwy, à savoir l’inéluctabilité de certaines choses car nous sommes dans un processus non maitrisé mais connu. le modèle est connu, c’est à dire l’histoire écrite mais cela n’empêche pas de se poser des questions.

      3. @Kerjean : hier, l’iode c’était 3000 fois la dose normale à 300 m de la centrale. Aujourd’hui, dans les mêmes conditions, c’est 4000. Avec 1700 tonnes de combustibles le ventre à l’air sur le site, c’est 10 fois le tonnage de Chernobyl. Alors, explosion ou pas, la vraie catastrophe, celle de la pollution, avance lentement mais sûrement.

    3. @ Gouwy : vous avez raison mais admettre d’emblée l’inéluctable, n’est ce pas tuer l’espoir ? Or nous avons besoin d’espoir pour vire. Votre réalisme, si juste, est glaçant. Ne le prenez pas comme un reproche surtout.

    4. Avant même d’évoquer un crack financier cela signifierait un enterrement de troisième classe pour l’industrie nucléaire. N’oublions-pas que l’AIEA, bien qu’étant une instance internationale, est juge et partie dans cette affaire, toutes les affaires liées au nucléaire.

      On voit très mal l’AIEA dire spontanément : « on a compris, le nucléaire présente trop de risques, on arrête les dégâts, œuvrons au démantèlement ordonné de cette industrie. »

      Il faut exiger la création d’un organisme international indépendant dont la tâche serait précisément de contrôler les installations nucléaires et de coordonner leur démantèlement.

      1. Il faut exiger la création d’un organisme international indépendant
        Oui, un super organisme, avec de supers présidents organisateurs et vraiment indépendant, exigeons, mais n’oublions pas la tenue anti-radiation, le masque avec filtre et le compteur Geiger.
        Oui exigeons, blabla

  46. sur les fonds pour demantellement http://www.greenpeace.org/international/Global/international/planet-2/report/2003/4/economie-des-modeles-europeens.pdf
    un extrait
    2° Les risques sur le placement des provisions collectées: le cas EDF
    La rentabilité des investissements réalisés au moyen des provisions collectées n’est pas garantie, que ce
    soit des investissements de portefeuille ou des investissements en actifs industriels. Le contexte
    d’instabilité boursière, ponctué de phases de hausse et de phases de correction à la baisse comme on
    l’observe depuis l’année 2000, fait peser une incertitude sur les rendements des actifs financiers et sur la
    valorisation des actifs industriels.
    Les provisions pour démantèlement peuvent être placées en actifs industriels et/ou en actifs financiers. Le
    choix de la forme du placement est réglementé dans les modèles à fonds séparés (Espagne, Finlande,
    Suède, Suisse). Dans les modèles où les fonds sont internes (Allemagne, Belgique, France et Royaumeuni2),
    ce choix est de la responsabilité des exploitants.
    On observe que lorsque les fonds sont internes, les provisions sont investies majoritairement en titres de
    participation (actions). Ce choix offre l’avantage de meilleurs taux de rendement à long terme. Mais il a
    l’inconvénient d’exposer le fonds à des niveaux élevés de risque. On observe aussi que les fonds externes
    privilégient les placements obligataires auxquels correspondent des niveaux de risque et de rendement
    faibles.
    L’allocation de la responsabilité de gestion du fonds semble donc influencer l’allocation du couple
    (risque, rendement). Dans tous les cas, la disponibilité totale des provisions n’est pas certaine. Toutefois,
    les fonds externes pourraient offrir à terme une disponibilité élevée puisque le niveau de risque est faible.
    En revanche, leur capacité à améliorer le volume des provisions serait limitée par le faible niveau de
    rendement des placements obligataires. Inversement, la capacité des fonds internes à améliorer le volume
    2 Signalons que le modèle britannique de financement du démantèlement est actuellement dans une phase de transition.
    5
    des provisions serait plus élevée. Mais la disponibilité des provisions pourraient s’avérer faible à
    l’échéance.
    Le scénario construit à partir de l’exemple d’EDF a permis d’étayer ce constat. En effet, nous avons
    montré que EDF avait collecté les provisions au-delà de ce qui serait nécessaire pour financer le
    démantèlement si cette opération devait être conduite aujourd’hui (excédent de 890 M€). Mais, en matière
    de financement du démantèlement, la collecte des provisions à elle seule ne suffit pas. Il faut en plus que
    les provisions collectées soient disponibles le moment venu. Les hypothèses de travail formulées nous ont
    conduit à constater que si le démantèlement devait être engagé aujourd’hui, le fonds de démantèlement
    d’EDF serait confronté à un déficit de 709 M€ qu’il faudrait combler par d’autres moyens.

  47. • Hypothèses à propos du réacteur n°2

    http://www.ic.unicamp.br/~stolfi/EXPORT/projects/fukushima/plots/v9/plot-un2-full.png
    Trois remarques à propos de ces mesures :
    Suite à l’explosion du 15 mars :
    1. La cuve, après avoir atteint des pressions négatives le 17 mars (brève rupture des mesures entre le 16 et le 17), tend assez rapidement à se « stabiliser » sur la pression atmosphérique.
    2. La pression de l’enceinte de confinement (drywell) chute brutalement après l’explosion, signe de dommages directs. Elle se stabilisera elle aussi graduellement sur la pression atmosphérique. La corrélation des pressions cuve/drywell tend à confirmer la perte d’étanchéité entre ces deux organes.
    3. On perd sitôt après l’explosion toute indication de pression relative au tore (système de barbotage) situé sous le réacteur. Contrairement aux unités 1 et 3, l’explosion a ici occasionné des dégâts sur la partie basse du système.
    On peut conjecturer que tout communique (cuve, drywell) avec le sous-sol extérieur via le tore endommagé. D’où l’identité des pressions et les très forts taux de radioactivité relevés dans l’eau au pied du bâtiment.

    PS : attention, ces remarques sont caricaturales à force de simplification. Gardons à l’esprit le fait que personne ne tombe réellement d’accord sur ces problèmes à variables trop nombreuses… et lacunaires !

    1. Ben non pas tout, Karlussbrother, il reste la dalle en béton sous tout ça.
      En revanche, ça communique avec l’extérieur  » a l’horizontale » au bord de cette dalle par des tunnel longs et bouchables, j’imagine, des portes, etc. a une certaine hauteur quand même au dessus de la dalle , pour éviter que un peu d’eau radioctive fuie d’emblée..

      1. @ timiota
        Tu es sympa. Tu connais infiniment mieux que moi ce domaine et tu pourrais me mettre très vite en très sérieuse difficulté 🙂
        Par contre, deux questions :
        1. Tu supposes donc que la dalle en béton du 2 tient encore le coup ? C’est vrai qu’un corium hautement actif aurait sans doute dégagé plus de fumées/vapeurs au cours de sa progression (bien qu’au niveau de l’unité-2, beaucoup de choses se passent « par le bas » et que cela puisse masquer les dégagements).
        2. Penses-tu que l’inversion des températures de cuve du réacteur-3 (cul de cuve plus chaud qu’au niveau des buses) soit en faveur d’un corium plus actif ? J’ai du mal à accepter que la dalle de l’unité-3 tienne encore (l’influence de Gouwy…) Alors ? Passage en réacteur « naturel » avec fissions cycliques auto-entretenues ? Il me semble que tu as parlé de ça quelque part, mais peut-être à propos d’autre chose.
        Le lien pour le réacteur-3 : http://www.ic.unicamp.br/~stolfi/EXPORT/projects/fukushima/plots/v9/plot-un3-full.png
        Merci d’avance et pas grave si tu n’as pas le temps de me répondre.

      2. Possible que le haut des barres soit fondu au fond de la cuve et que ce sont les restes, le bas des barres, qui chauffent.
        Il est certain qu’au moins un des réacteur, et à mon avis les 3, ont une quantité incertaine de combustible fondu au fond des cuves, ou + bas selon quantité et activité. Le corium (chaud) ne peut exister que s’il atteint une certaine concentration, tous les niveaux sont possibles entre débris froids éparpillés et corium massif à 3000°C. Et une situation est toujours provisoire, le corium peut se diluer et se refroidir en attaquant l’acier et le béton, comme les débris peuvent recevoir d’autres débris et commencer à chauffer de + en +.
        D’abord le zirconium et l’acier fondent, ce qui peut permettre aux pastilles de se rapprocher, elles chauffent +, fondent elles-mêmes ce qui diminue les interstices et éjecte les métaux légers, et ainsi de proche en proche jusqu’à former un corium.

      3. @Karlussbrother

        Non, je n’y connais rien spécialement, mais je fais joujou avec des machines chaudes pleines de tuyaux et par analogie avec d’autres systèmes, les histoires de transfert de chaleur et de radioactivité me causent un peu.
        Sur le sujet des tuyaux, les gens font ce qu’ils peuvent (ici Leclerc, et Huet, Leglu etc.), mais on ne sait pas quelles vannes il y a et où, dans les jolis schémas qui circulent. IL faut peut être aller revoir les brevets Westinghouse des années 1950, où le « tore » du bas par exemple, doit apparaitre.

        Sinon, oui, j’ai posté trois ou quatre fois (dont dernièrement sur sciences2 le blog de S. Huet sur libé) pour essayer de comprendre pourquoi le scénario du départ, gentil refroidissement à l’échelle de la semaine (ce qui permet d’ouvrir le reacteur et de changer le combustible avant deux mois en temps normal), ne se produisait pas, pas du tout même sur le n°3, et pas franchement sur n°1 et 2 non plus.

        M’est alors revenu en tête l’histoire d’oscillation du réacteur naturel d’Oklo (voir wikipedia ceux qui ne savent pas qu’Areva a été précédé par Dame Nature de 1 500 000 000 ans ) , histoire d’eau et d’uranium s’il en est, de « je t’aime moi non plus » entre ces deux choses.
        C’est quand j’ai lu qu’il y avait eu 13 évènements d’émission neutronique que ça a fini par faire tilt.
        Du coup, ils préfèrent refroidir sans trop pousser l’eau en terme de pression, car cela pourrait être contre productif (réamorcage de criticité) . Reste à comprendre pourquoi pas de l’eau lourdement borée et non pure comme il a été dit.

        BIen sûr tout ce que je dis là pourrait être faux.

      4. Merci timiota et HP
        Ci joint un lien de chez Fairewinds qui parle de tuyauterie. Je n’ai pas les compétences pour interpréter le schéma ni juger de sa qualité/exhaustivité. Ce qui m’interpelle est que l’article associé évoque la possibilité d’un écoulement direct de l’eau hautement radioactive des cœurs (entre autre via les barres de contrôle) jusqu’à l’environnement — et donc la mer où la radioactivité double presque tous les deux jours. C’est en fait ce que je cherchais à mettre en évidence hier avec mes (rudimentaires) analyses de pression.
        http://fairewinds.com/content/projected-radioactive-leak-path

      5. Lien très clair, merci

        Ca a en effet l’air de se passer au niveau des ouvertures du bas pour les barreaux de controles.

        Un vrai gruyère , ce fond de réacteur.

    1. Oui, assez écœurant …..
      je comprends qu’on veuille aider l’agriculture Nippone qui subit de plein fouet cette catastrophe, mais pour autant, ce n’est pas en empoisonnant les autres que ça les aidera !

    2. Et dire que l’Europe voulait supprimer nos fromages au lait cru non contrôlés, vendus sur les marchés au pretexte qu’ils … étaient dangereux pour la santé …

  48. Voilà, c’est avoué.
    Les responsables du ministère de l’industrie, les scientifiques ne savent pas ce qui va se passer dans les réacteurs au Japon, ne savent pas comment stopper le processus enclenché, n’ont pas d’idées des conséquences d’une fusion des réacteurs.
    N Domenach vient de le déclarer sur C+

    1. Y a plus qu’à se poser et regarder se dérouler le film de l’inconnu..
      Tout le monde aura la réponse, selon son interprétation de ce que l’on voudra bien nous dire.
      Par contre, tout le monde sera content : leucémie ou cancers à foison !
      Et tout cela suivi d’un gros coup de bambou économique, et de concert, un Meilleur des Mondes…

      1. Tant que le rapport à l’énergie reste dans cette posture (toujours plus) nous allons vers l’inconnu-tragique.

        Ancestral, ce que vous dites s’applique aussi pour Deep Horizon au Mexique ou pour la croisade Lybienne, et pour l’inévitable mais imprévisible prochaine catastrophe à venir dans notre course au kilowatt.

      2. mais l’essentiel n’est il pas de continuer à consommer jusqu’à épuisement ?

        et après ils nous bassinent sur les dettes financières qu’on laisserait aux générations futures

        à chacun ses priorités ………………………….

    2. [quote]Les responsables du ministère de l’industrie, les scientifiques ne savent pas ce qui va se passer dans les réacteurs au Japon, [/quote]
      Sans doute mais les hypothèses sont peu nombreuses ;
      Soit les corium s’arrêtent dans la dalle ou dans les sols et le site + un environnement +- proche sont contaminés et inaccessibles pendant des décennies.
      Soit le pire arrive, c’est à dire une explosion majeure qui projettera dans l’atmosphère des tonnes de débris et poussières hautement radioactives + les effets dévastateurs liés aux effets mécaniques et thermiques de l’explosion.
      D’autres « petites » explosions sont également possibles au gré des accumulations éventuelles d’H2.

      [quote]ne savent pas comment stopper le processus enclenché, [/quote]
      Ca, c’est sûr… maintenant il est bien trop tard pour entreprendre quoi que ce soit surtout qu’il est évident qu’une reprise de la criticité soit effective.

      [quote]n’ont pas d’idées des conséquences d’une fusion des réacteurs.[/quote]
      C’est une chose parfaitement modélisée et vécue… donc …ils savent mais ne veulent pas dire !

  49. Lisez la manip :
    http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/03/30/m-lacoste-on-ne-peut-garantir-qu-il-n-y-aura-jamais-d-accident-grave-en-france_1500585_1492975.html#ens_id=1493258

    « Le Japon vit un drame absolu, effroyable. Le séisme et le tsunami ont fait au moins 25 000 morts, sans compter les sans-abri. L’accident nucléaire n’est qu’un élément de cette tragédie. »
    Réduction de l’incidence nucléaire.
    Les Russes continuent à crever de cancers mais aussi des malformations des descendants.

    « Les conditions d’intervention sont extrêmement difficiles. Il ne s’agit pas d' »opérations suicide »: on n’envoie pas les travailleurs à la mort. Mais leur temps d’intervention est très limité: on parle d’une vingtaine de minutes, ce qui est très court. »
    Je ne pense pas que les Russes qui avaient 6 minutes avec UN SEUL réacteur éclaté pensent la même chose.
    Pour ceux qui sont encore en vie, bien sûr.

    « Mais il est clair qu’il existe une dispersion de radioactivité au-delà des 30km en « taches de léopard ». La gestion de ces territoires contaminés va durer des années, sinon des décennies. »
    Avec une pollution atmosphérique notable détectée en Corée du Sud et en Chine, c’est tout le Japon qui est contaminé.

    Tuti va bene…

      1. Et cette magnifique conclusion, Batracien :
        « Mais ces questions dépassent, et de beaucoup, le seul domaine du nucléaire. Il faut avoir l’esprit totalement ouvert. »
        Pour laquelle nous pouvons continuer tranquillement par :  » au nucléaire et donc à l’argent en ne tenant compte d’aucun risque. »

        Il est EVIDENT que la sécurité coute cher. Mais là, ce serait demander aux actionnaires de donner.
        Et en règle générale, c’est l’état (soit NOUS) qui est mis à contribution.

      2. et ne comptez pas sur le parti verdâtre pour combattre cette plaie capitaliste

        ils ont été et sont toujours de fidèles soutiens du système capitaliste greenwashisé et de surcroit plutot anti-étatique

        le prototype étant DCB

        quand on voit qu’ils veulent Hulot comme candidat, ça c’est faire de la politique autrement !!

  50. Oui, mais dans ce cas, autant arrêter le blog ! Et on n’aura même plus accès à vos explications !

    Ce n’était bien entendu pas à ce blog ni à aucune site que je pensais en disant cela. Je comprends facilement que tout le monde n’est pas au fait des techniques du nucléaire. Au contraire, les blogs, forums ou sites, contribuent à une information ouverte.
    Je pensais aux médias ou aux instances « officiels », au journalistes qui se veulent ou se prétendent « spécialistes » …

    Heu , le pire c’est quoi ?

    Dans l’état actuel des choses, on en a déjà parlé, ce serait une traversée de la dalle d’isolement et la rencontre du corium avec une nappe d’eau.
    C’était d’ailleurs déjà la GROSSE crainte des ingénieurs soviétiques à Tchernobyl.
    Au Japon, les risques sont accrus dans la mesure où on ne sait pas ce qu’il y a sous les réacteurs (pour le moment les 1, 2 et 3 sont concernés par cette possibilité), …que la centrale est en bord de mer donc les risques d’eau, importants….que, peut-être les fondations et sous-bassements ont été modifiés par les japonais …que les arrosages ont été et sont encore très importants….et que bien sûr, 3 sites au moins sont concernés, pas un seul comme à Tchernobyl, multipliant par autant les risques.
    D’autre part, il paraît évident maintenant que au moins sur le réacteur 3, la reprise de la criticité soit intervenue (probablement aussi sur le 1 qui a également « fumé noir »).
    Une explosion serait aggravée ici par le stockage sur site (plus de 1700 tonnes au total de combustible contre « seulement » 180 à Tchernobyl) !

  51. Ce qui est le pied dans l’industrie nucléaire, c’est que les victimes mettent des décennies à crever. Vous vous rendez compte? des décennies. Comparé au temps financier qui se situe à la nanoseconde, c’est le top.
    Si Fukushima nous avait fait 100 000 d’un coup, ça aurai été chiant, mais là, 1000 000, 10 000 000, 100 000 000 même , répartie sur tout l’hémisphère nord et en trente ans, autant dire, ni vu ni connu. Une bonne com pour contrôler tout ça, le graissage des pattes habituelles, la maîtrise des « agences », et tout baigne.
    Et en plus, on fait déjà passer l’idée que c’est le contribuable qui va payer les merdes.
    Que du bonheur.

    Et après on s’étonne que ça touche même pas une bourse. Ils ont tout le temps de se gaver les mecs. Au début, ils ont eu peur, explosion, bordel, etc…. Mais on leur a expliqué qu’au pire, il s’agira de rendre tricard 10 000km2 chez les nippons et de voir crever en douce quelque millions de personnes. Pourquoi voulez vous que les financiers s’en fassent.

    En plus, ils pourront vendre le pétrole plus cher.

    1. Kerjean.
      Tu oublies un « détail ».

      Le Japon est la troisième « puissance » « économique » mondiale. Et là, vu leur agriculture HS, leur industrie désorganisée, leurs exportations strictement sous contrôle, leur peuple beaucoup moins docile que d’habitude, le business as usual va se prend un tsunennemi pas piqué des verts. Greeeen…

    2. l’indécence du système capitaliste …….

      mais beaucoup trop de gens y ont intérêt !

      même le prolo avec SA bagnole

      Socialisme ou barbarie

      1. « mais beaucoup trop de gens y ont intérêt ! »

        Touché, Gorban. Cf. La Matrice : les gens ne veulent pas qu’on les réveille ! Problème : comment ceux qui ont ouvert les yeux ou tentent de les ouvrir peuvent-ils continuer à éprouver de la sympathie/de l’empathie pour le reste de la masse ? Combien de fois ne me taxe-t-on pas de « pessimiste » ? ne me dit-on pas « meuh non, où vas-tu chercher tout çà ? » voire ne me rabroue-t-on pas avec le classique « ta gueule » ? Je parle autour de moi mais il est clair que je mesure désormais toute l’ampleur du dicton « il n’est pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ». Toutes ces décennies de formatage, çà ne s’efface pas comme çà. ‘suffit de voir les nouvelles catastrophique qui tombent de partout. Ranafout’ !!!

      2. trop de gens
        C’est vrai, quoi, les gens sont bêtes et méchants, ouais, les gens c’est pas comme nous, les gens, c’est les autres, et les autres c’est l’enfer,
        heureusement, peut-être Ils vont se réveiller ( ils sont cons et ils dorment, sans doute somnambules, vu qu’ils bougent des fois, les gens).
        Beaucoup de Gens qui y ont intérêt, ou qui y sont dedans depuis tout petits déjà.
        laisse le Prolo en dehors de tout ça…
        que sais-tu de l’existence des prolos ? ah! tout de même que les Gens sont ceci celà, pas marre de dévider des lieux communs ?
        en tout cas, ça fait élite, ça fait au-dessus : voyez ces Gens : aucune ( rayez la mention inutile : conscience, noblesse, intelligence) Pensent qu’à leurs bagnoles, on se demande bien pourquoi.
        Ah, nous n’avons pas les Gens que nous méritons…

      3. à amutio denis

        les terme gens vous gêne ; j’aurai pu dire les actionnaires et patrons, les salariés d’EDF, AREVA qui en vivent, les consommateurs (dont moi) qui sont bien content d’avoir de l’électricté ….

        quant au prolo ah ben ouais j’avais oublié qu’il faut pas y toucher ! c’est en mythifiant les exploités qu’on va avancer ?

        il existe une minorité plus ou moins consciente et une majorioté suiveuse ; c’est de l’élitisme alors tous les révolutionnaires du passé etaient élitistes

        tiens dans le genre bien provocateur sur les mythes :

        la commune de paris est mythifiée par les courants d’extrème gauche en oubliant la part non négligeable de nationalisme dans cette révolution et après on s’étonne de l’évolution d’une partie du mouvement social après cette défaite ………………..

        restons-en aux mythes au grand soulagement des possédants et du système.

        socialisme ou barbarie

  52. Si vous avez des amis à Sacramento , autant les prévenir

    Extrait :
    « Ainsi, l’évolution de l’activité de l’air en iode dans la région de Sacramento serait préoccupante. Pourtant les Etats-Unis n’en feraient toujours pas mention dans les informations diffusées, malgré des relevés traduisant une forte hausse de la radioactivité depuis plusieurs jours. »

    http://www.enviro2b.com/2011/03/25/radioactivite-la-france-ne-dit-pas-tout/

    1. Pas étonnant, Béber.

      A Tcherbonyl, nous n’avions qu’un réacteur éclaté. Donc la charge était peut-être inférieure. Il faudrait voir par rapport aux 1000 MW russes.
      Là, c’est deux sûrs et trois si affinité.

      Pour ce qui est de la France, tous les détecteurs de centrales nucléaires avaient sonné. La propagande du nuage s’arrêtant aux frontières n’avait pas été longtemps crédible…

  53. il y a quelques années, on parlait d’argile synthétique, capable d’aider à capter les particules radioactives.

    Ca a fait long feu cette découverte ?

  54. C’est utilisé dans les filtres à sable des centrales françaises (on les appelle comme ça mais ils ne contiennent pas que du sable, on devrait dire « filtres à silicates »).

    Les argiles sont des silicates (silicium + oxygène et divers autres éléments …) dans lesquels ces éléments sont disposés en empilements de feuillets.
    Ce sont ces empilements successifs qui ont la propriété de fixer la plupart des éléments chimiques, donc aussi ceux éventuellement contaminés.
    D’autre part, certaines argiles sont chargées négativement, d’autres positivement.
    En les choisissant de façon « ad hoc », on peut ainsi créer des barrières électrostatiques qui retiennent les cations et les anions.

    Ces filtres, installés maintenant dans toutes les centrales françaises, font « rires » la communauté internationale du nucléaire.
    Pourtant, ils sont peu chers à mettre en place et peuvent être efficaces en cas de rejets relativement modérés, notamment sur l’iode.
    Bien évidemment, il reste ensuite le problème du retraitement de ces filtres mais au moins, on a évité une partie de rejets atmosphériques.

    1. @Gouwy
      je ne me moquais pas du tout , tout à l’heure. Au contraire.
      Peux tu nous faire un panorama de ce à quoi pourrai ressembler le vraiment pire?

    2. Ces filtres, installés maintenant dans toutes les centrales françaises, font « rires » la communauté internationale du nucléaire.

      Pourtant, à moins que je ne me trompe, ce sont les Américains qui ont trouvé ce système …

      donc, ces filtres sont à utiliser avant, mais pas pendant un accident nucléaire.

      Je pensais à eux pour la protection des sols environnant la centrales, mais à la lecture de votre commentaire, ça serait loin d’être suffisant.

      merci

    1. en voilà un qui a bien reçu les éléments de langage des services de communication d’EDF/AREVA !

  55. l’AIEA déclare que le niveau de radiation détecté à 40 km de la centrale dépasse les niveaux admissibles par rapport au critère d’évacuation de la zone.

    Seront-il entendu par le gouvernement Japonais ?

    1. Si l’AIEA n’est pas entendu par le gouvernement Japonais, il faudra bien un jour donner un nom à ce « lavage de mains façon Ponce Pilate »

  56. [quote]Peux tu nous faire un panorama de ce à quoi pourrai ressembler le vraiment pire?[/quote]
    Le pire, c’est qui a été évoqué : La rencontre des coriums avec des nappes d’eau !
    Cela provoquerait un crackage de l’eau quasi instantané (séparation H2/O2). Les gaz s’emmagasineraient. La cavité monterait en pression. La puissance de l’explosion qui en résulterait dépendrait des volumes et des pressions mais pourrait être facilement comparable à celle d’une explosion nucléaire.
    Tout en étant une explosion « classique », elle aurait néanmoins certains effets identiques à celles d’une explosion nucléaire notamment au niveau du souffle et des rejets radioactifs !
    A Tchernobyl, les experts russes avaient estimé que si le corium avait atteint la nappe sous le réacteur (qui faisait environ 30.000 litres) l’explosion aurait pu atteindre une puissance équivalente comprise entre 0,5 et 2 MT !
    Le professeur Nesterenko parlait même, ultérieurement, de 3 à 5 MT.
    http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=8287

    [quote]Pourtant, à moins que je ne me trompe, ce sont les Américains qui ont trouvé ce système …donc, ces filtres sont à utiliser avant, mais pas pendant un accident nucléaire.
    Je pensais à eux pour la protection des sols environnant la centrales, mais à la lecture de votre commentaire, ça serait loin d’être suffisant.[/quote]
    Non, ces filtres ne sont en service que sur les centrales françaises et seraient utilisés pour filtrer les rejets de décompression en cas de surchauffe d’un coeur.
    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/filtre_a_sable.html

    1. Ah? Ben merci Gouwy, c’est gentil, j’me sens tout rassuré maintenant. Allez, un lexomil et au lit!

    2. Le professeur Nesterenko : »Une idée dangereusement fausse fait son chemin en Occident : du moment que les réacteurs de la centrale de Tchernobyl sont arrêtés, il paraît qu’il n’y a plus de risque d’explosion atomique. Or tant que le combustible nucléaire se trouve à l’intérieur du réacteur en ruines, il présente un danger non seulement pour l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie mais pour les populations de l’Europe entière. »

      L’explosion atomique est donc possible contrairement à ce que certains prétendent.

      1. un sacré bonhomme, ce professeur ! heureusement il y a quelques personnes d’une trés grande qualité, non seulement professionnelle, mais humaine : les minorités agissantes, à travers les époques et les lieux : quel exemple !

      2. Il semble que l’on ait rien à craindre en France puisque les vents dominants nous protègent des nuages de Tchernobyl.

        Ceci est démontré par la carte sur le lien où on peut voir que la radioactivité cumulée qui s’est déposée en France ne dépasse pas 10 kBq/m2 ce qui justifie qu’aucune mesure de protection sanitaire n’ait été nécessaire.

        http://www.chernobylee.com/chernobyl/maps/map—european-continental-sca.php.

        Bon on peut prier pour que les vents ne tournent pas.

      3. « L’explosion atomique est donc possible contrairement à ce que certains prétendent. »

        Je ne crois plus un mot de ces prétendus experts. Ils mentent comme des arracheurs de dents ou sont complètement idiots. Heureusement, il reste des scientifiques honnêtes.
        Je viens d’aller sur wikipedia pour en savoir plus sur ce professeur. J’apprends donc que ce gars a fait partie des liquidateurs (les autres membres de l’hélico où il était lors des opérations en sont morts). Chapeau, il me redonne espoir dans la gente des scientifiques.
        Ah oui, il a aussi échappé à deux attentats parce qu’il ne la ferme pas ou répète des mensonges, comme les autres.

      1. Ça fait mal. Témoignages bouleversants. Très important qu’un tel documentaire existe pour donner la parole à ceux qui ont été directement au massacre. Liquidateurs, puis invisibles et maintenant disparus.
        Une pensée pour ces hommes et ces femmes.

    3. Tout en étant une explosion « classique », elle aurait néanmoins certains effets identiques à celles d’une explosion nucléaire notamment au niveau du souffle et des rejets radioactifs !

      S’il se produisait cette explosion au contact de l’eau, pour avoir un ordre de grandeur, quelle serait la quantité de radiations durables et moins durables qui seraient émises par rapport à celles des explosions nucléaires qui se sont produites antérieurement dans le monde,, qu’elles aient été volontaires ( Hiroshima, Nagasaki, tous les essais nucléaires français, américains et autres) ou involontaires ( Three Miles Island, Tchernobyl et les explosions précédentes à Fukushima) ?
      J’aimerais avoir un ordre de grandeur pour me faire une idée .

      J’ai toujours du mal à comprendre comment le peuple japonais, déjà traumatisé par les bombes nucléaires de Hiroshima et Nagasaki, a pu choisir le nucléaire comme source d’énergie et se suréquiper en centrales nucléaires plutôt que marée-motrices

    1. Le Sénat veut rendre les réservistes opérationnels en cas de crise majeure
      LEMONDE.FR | 30.03.11 | 20h55 • Mis à jour le 30.03.11 | 21h53
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/03/30/le-senat-veut-rendre-les-reservistes-operationnels-en-cas-de-crise-majeure_1500952_3224.html

      Ils ont donc élaboré une proposition de loi conjointe qui prévoit des mesures pour préparer la France « à faire face à des crises de toute nature, d’ordre militaire, sécuritaire ou sanitaire, des crises liées à des catastrophes naturelles ou technologiques. Voire les deux, comme c’est le cas actuellement au Japon ». Le Sénat devrait voter ce texte, mercredi 30 mars.

  57. Mais au fait :

    Ca en est ou ces 20 tonnes de bore qui avaient été livré par la France,et sensé ralentir la fission ?

    Aucunes nouvelles.

    Par ailleurs : Le gouvernement Japonnais dit que l’iode 131,ayant une demi-vie de 8 jours,ne serait pas dangereux pour la santé,puisque sa désintégration intervient rapidement.

    Or voici exactement le problème de l’iode,c’est que paradoxalemebt plus les quantité ingérées sont petites,plus l’iode est dangereux,puisqu’il provoque des mutation au lieu de tuer les cellules en cas d’exposition immédiate à l’iode 131.

    Voici les explications de Wikipédia :

    En raison du rayonnement β émis lors de sa désintégration, l’iode 131 provoque des mutations génétiques dans les cellules où il pénètre, ainsi que dans les cellules voisines, mutations graves qui peuvent entraîner la mort de ces cellules. C’est la raison pour laquelle une dose élevée d’iode 131 peut s’avérer moins dangereuse qu’une dose plus faible, les cellules irradiés étant tuées au lieu de survivre comme germes d’un cancer. L’utilisation médicale de l’iode 131 tend de ce fait à privilégier les doses maximales pour un effet létal visant les tissus cancéreux de la thyroïde, organe où l’iode s’accumule préférentiellement, sous forme d’hormones thyroïdiennes, telles que la thyroxine.

    Conclusion,le gouvernement Jap nous prend pour des billes,encore une fois.

    1. « Conclusion,le gouvernement Jap nous prend pour des billes,encore une fois. »

      Cela en est tragi-comique, je vous dis.
      Il a fallu que Greenpeace aille faire des mesures sur place pour qu’on découvre qu’il y a des traces d’irradiation à 40 km de là. Sans ça, l’EAIEA ne bougeait pas non plus.
      Bordel, si ça c’est pas du complot (mondial) de salauds pour nous cacher la vérité, je sais pas ce qui en est.

      1. ce n’est pas « un complot » c’est du « lobby nucléaire »
        définition du mot complot dans le dictionnaire : Projet concerté secrètement contre la vie, la sûreté de qqn, contre les institutions
        Personne n’a concerté secrètement « un Tsunami »
        Par contre le « lobby nucléaire » veut continuer à faire du fric avec bien entendu une socialisation des pertes et une privatisation des profits.

      2. « Personne n’a concerté secrètement « un Tsunami » »

        Personne n’a concerté secrètement de nous cacher les risques du nucléaire et l’étendue actuelle des dégâts de la catastrophe de Fukushima? Ce n’est pas un complot contre la sûreté des personnes qui vont en subir les conséquences?

    2. c’est pas 20 tonnes c’est 100 tonnes.

      ils ont dû arrivés et servent mélangés à l’eau pour arroser les réacteur.

      par rapport à l’iode : vous avez raison.
      le tout est de savoir ce qu’est une petite dose.
      pour les grosses doses, tout le monde est d’accord, c’est très mauvais car cela tue les cellules.
      c’est alors faire une hypothyroïdie, c’est pas folichon quand même car vous êtes déréglé de partout au niveau hormonale.
      pour le mécanisme du cancer, les rayons ionisants de l »iode font muter l’adn mais celui-ci dans la plupart des cas sait réparer correctement.
      il faut atteindre un niveau de dose et des conditions (notamment liées à la division cellulaire, c’est pour cela que les enfants en pleine construction sont plus sensibles car ils divisent leur cellule pour croitre) particulières pour faire un cancer.
      c’est une des raison qui font que l’on proscrit de prendre de l’iode sous forme médicamenteuse si la dose reçue est faible.
      car cet apport d’iode massif, non naturelle va servir aux cellules lors de la division, mais comme elle n’est pas naturelle elle est elle-même mutagène et donc peut favoriser des cancers.

      1. S’il vous plait, renseignez-vous avant de dire des contre-vérités.
        Un seul radio-isotope peut provoquer la mutation cancérogène d’une cellule. Heureusement elle est souvent éliminée par l’organisme (mais les organismes affaiblis – immunodépression – réparent moins efficacement).

        Les enfants sont plus sensibles parce que l’erreur mutagène se fait lors du recopiage de l’ADN, c’est-à-dire quand les cellules se multiplient, ce qui est plus souvent le cas chez les organismes en croissance rapide.

        L’iode non radioactif est utile avant l’exposition aux radio-isotopes d’iode car il sature la thyroïde et celle-ci capte ainsi beaucoup moins d’iode radioactif.

  58. 05h17
    Fukushima: Un taux d’iode radioactif en hausse, 4.385 fois supérieur à la norme légale, a été mesuré dans l’eau de mer prélevée à 300 mètres au sud de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est du Japon).

    1. Un article pioché au hasard sur sa visite.
      Je résume en gros: rappel de sa déclaration condescendante sur le sumo, de son insistance à venir qui avait été déclinée puis acceptée après qu’il ait renchérit en prétextant le G20, rappel de son discours sur une monnaie internationale suivi d’absolument aucun effet, sa volonté de rassurer sur le nucléaire et les intérêts de la France à vendre cette technologie…
      Assez mmm…. gratiné.

  59. Ce qui est fascinant c’est l’extinction totale des news sur Fukushima et plus largement le japon dans les neews que j’ai pu voir et écouter ce matin (i télé, BFMtélé, france info) …
    C’est réellement orwellien !

    1. Le plus drôle au niveau presse, c’est que ces charognes ont repris en boucle (en le déformant) le communiqué de la CRIIRAD qui annonçait qu’il n’y avait aucun danger pour la France.
      Par contre, pas un mot sur celui qui parle d’urgence sanitaire pour des millions de Japonnais.

      Et après les journalistes s’étonnent d’être haïs.

  60. La baisse des infos a commencé jeudi dernier, on nous amène petit à petit à une acceptation de ce qui arrive, il faudra vivre avec, mais ce n’est pas grave…

    1. @Maggy
      @dimezzano

      je suis également effaré par l’attitude des « mass media »… Non seulement les articles ou reportages sont en baisses et très peu prolixes mais en plus ils suppriment volontairement des éléments sans doute dérangeant : ex du site internet Lemonde qui permettait de tchater avec je ne sais plus quel spécialiste scientifique du nucléaire sur la question : « les radiations à Fukushima vont-elles pouvour être enrayées ? »… Pas moyen de retrouver ce tchat sur le site !!…

    2. C’est un des effets de la fin de la démacratie,
      C’est un des effets du début de l’ère de la médiacratie…

    1. ce serait une excellente idée.
      mais je doute que ce soit entendu.
      trop de pognon en jeu et trop d’eternels optimistes.
      Specialistes « bac +15 » qui sont devenus autistes à force de specialisation

  61. C’est l’objet de toute communication de crise: rendre acceptable l’insupportable..

  62. « …
    ses poumons t’éclairent
    comme EDF et le nucléaire,

    où sont les utopies ?
    où sont les éveillés ?
    où sont les belles dames ?
    où sont les belles âmes ?
    où sont les cérébrés ?
    … »

    STUPEFLIP, VITE !!!

    http://www.stupeflip.com/

    🙂

  63. Conséquence de Fukushima La série de dessin animé Les Simpsons censuré en Allemagne et en Autriche

  64. NEWS ADVISORY: Japan to review its energy policy following nuclear crisis: Kan (18:17)
    NEWS ADVISORY: New int’l nuclear safety standards being eyed: Sarkozy (18:04)
    NEWS ADVISORY: Sarkozy vows more help for Japan to deal with nuclear crisis: Kan (18:00)

    1. La securité nucleaire selon Sarkosy consiste certainement à remplacer tous les reacteurs existants dans le monde par des EPR français…
      EPR sur lequel on n’a aucun recul…,aucune experience,juste des promesses de technico commerciaux.

      1. D’après ce que je sait les EPR quadruple les systèmes de sécurité Mais comme on l’a vu à Fukushima quand tu es inondé plus d’électricité tous les système de sauvegarde sont en panne et tu a le chaudron nucléaire qui continue de bouillir. Il ne reste plus que saut d’eau pour refroidir le réacteur car il faut savoir pour arrêter une centrale nucléaire il faut un mois avec des systèmes de refroidissement adéquat. Tu peut mettre 1 million de système de sécurité, en thermes de probabilité on peut espérer qu’un fonctionne mais quand se qui les alimentent à disparu tous ces système s’ effondre. il nous reste la croyance et la prière.

  65. Pour Toshinori Sato, qui a reçu l’ordre d’évacuer sans qu’on lui dise où aller, c’est aussi le manque d’information et des mesures d’évacuation inadaptées qui ont « fait monter l’inquiétude ».

    « Les gens disent que trop d’informations crée la confusion, mais ne pas donner suffisamment d’informations a un impact bien plus grand », assure-t-il.

    Pour lui, la responsabilité du gouvernement est en partie engagée, dans la mesure où il ne s’est pas assuré que Tepco exploitait la centrale à l’abri de tout danger.

    Alors que beaucoup d’évacués ont abandonné l’idée de rentrer un jour chez eux, la famille Sato elle n’y a pas renoncé. « Une fois que tout sera réglé, nous voulons rentrer », assure Tomoko Sato, dont l’entreprise lui a garanti de retrouver son emploi.

    « Nous ne savons pas quand mais nous voulons acheter une nouvelle maison », explique-t-elle. « Mais elle devra se trouver loin de la mer et de la centrale nucléaire ».

    Source Nouvel Obs du 31 mars 2011

    1. à regarder de près ces clichés, on ne comprend pas le silence de ces dernières heures sur l’état des piscines. Comment croire qu’elles n’aient que « des problèmes d’étanchéité » ? Que sont devenus les combustibles ? sont-ils réellement immergés et refroidis ?

      1. il est vrai que sur au moins un récateur on se demande où se retrouve la piscine !
        surtout quand on voit le schéma de principe du diaporama d’Areva allemagne :
        http://www.scribd.com/doc/51665683/Le-document-d-Areva-sur-Fukushima
        récupéré de : http://sciencepourvousetmoi.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/03/27/fukushima-suite-20-mais-que-se-passe-t-il-dans-le-reacteur-n.html

        d’autre part comparer la page 4 du diaporama avec une des photos où l’on voit un dôme jaune !

        très clairement depuis l’explosion de ce réacteur ( je ne sais pas lequel ) il n’y a plus d’enceinte de confinement béton == > donc on nous a menti pendant plusieurs jours!

        et pas un petit trou, toute l’enceinte de confinement en béton supérieur a disparue !!!

        ce dôme est très visible aussi dans ce film en date du 27 mars : à 2 ‘ 48″
        http://www.youtube.com/watch?v=Wd7tq5_xYm4&feature=player_embedded#at=154

        sur cet autre film en date du 23 mars à 2’15 » on apercoit la même structure verte que sur l’autre film. même si le réacteur n’est pas visible on peut raisonnablement penser que l’enceint béton est déjà explosée !!
        http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ZKFGavZ_rf4#at=161

      2. @J.gorban
        Je ne comprends pas. En regardant attentivement les diapos 6 et 7 du pwt Areva, il semble que le dôme jaune – apperçu sur le réacteur 4 – corresponde au bouchon de l’enceinte de confinement, et non à celui de la cuve. Si tel est le cas, l’enceinte n’a pas « disparue ». A fortiori, pour l’ U4, le réacteur était vide, en maintenance au 11/03. Ce qui y pose problème ce sont les piscines chargées.
        Par contre, pour l’U3, hormis la difficulté d’accès à la piscine (cf blog S Huet) avec enchevêtrement métallique – il semble d’ailleurs que la grue de maintenance ce soit affaissée très tôt, amplifiant la difficulté – on ne voit rien de l’enceinte ou de la cuve.

  66. [quote]S’il se produisait cette explosion au contact de l’eau, pour avoir un ordre de grandeur, quelle serait la quantité de radiations durables et moins durables qui seraient émises par rapport à celles des explosions nucléaires qui se sont produites antérieurement dans le monde[/quote]
    Il est impossible de répondre à cette question. Ca dépend d’énormément de paramètres.
    Déjà, il s’agirait d’une explosion sous-terraine alors que les bombes atomiques explosent à quelques dizaines ou centaines de mètres du sol pour accentuer leurs effets.
    De plus, les éléments radio-actifs ne sont pas comparables. Dans une bombe, il n’y a que du Pu ou de l’U
    On peut juste se faire une idée (qui vaut ce qu’elle vaut) en sachant que dans une bombe atomique au plutonium, il y a une dizaine de kilos de PU (la masse critique du PU = 10 kgs).
    Dans la centrale de Fukushima, le PU se compte en tonnes ou dizaines de tonnes et les combustibles (tout confondu U, PU, Oxydes PU et U, réacteurs + piscines), en centaines de tonnes (environ 1700 officiellement).
    En ce qui concerne une telle explosion, on ne dispose que d’une seule modélisation et étude : Tchernobyl, qui comptait environ 30 m3 d’eau, un corium de 30 à 40 tonnes et 180 tonnes au total de combustible neuf et usagé.
    La nappe se situait juste sous la dalle (pas dans le sol à proprement parler). La résistance du confinement aurait donc été relativement « faible » puisque les gaz retenus juste par cette dalle qui faisait « bouchon ».

    Pour se faire une idée du cas Fukushima, en supposant que le corium traverse la dalle et rencontre de l’eau, il faudrait connaitre au minimum la quantité d’eau, la nature et la profondeur du confinement.
    On partirait alors d’un corium fondu à 70% soit environ 65 tonnes.

    1. dans ce cas de figure, les « experts » fondent beaucoup d’espoir dans l’épaisseur de la dalle béton qui ferait 8 mètres d’épaisseur …………………..

      1. A mon avis, il faut être très « circonspect » avec cet espoir.
        La température d’un corium est comprise entre 2500 et 4000° (de l’ordre de 3200/3300 généralement)
        La température de fusion du béton est en moyenne 1600° (1400 à 1800, variable suivant agrégats : http://ud.ceram.pagesperso-orange.fr/Donn/diagra.htm#sica)
        Quoi qu’il en soit, la fusion du béton est nettement inférieure à celle d’un corium et donc, l’épaisseur de la dalle, qu’elle quelle soit, n’a en définitive que peu d’importance.
        Au mieux, elle ralentira le corium.
        Pendant un temps, on a pu espérer que l’épaisseur soit suffisante pour dissiper suffisamment d’énergie pour éteindre le corium mais depuis qu’on est quasi certain d’une reprise de la criticité, celà n’a plus vraiment d’intérêt !
        Maintenant, l’espoir vient plutôt des sols, en espérant que le choix des arrosages « à outrance » n’ait pas été une erreur !

      2. Ils préfèreront polluer la mer que de monter à plus de 3000 °C.

        Sauf qu’il y a un détail qui me gène. Léger.

        Une galette d’uranium ou de mélange avec plutonium peut-elle être chaude à coeur et relativement tempérée en surface…???

        Vous le saurez dans le prochain épisode : Gouwy et les métaux lourds, disponible en podcast review-after-all replay ipod pad au prix modique d’un nom à particule de césium payable par pay-pale.

  67. Un autre ordre d’idée.
    Il a été relevé 3.7 Mbq/m2 à 40 km de Fukushima hier.
    Pour info, c’est presque le double de la valeur qui avait justifié de l’évacuation totale de la zone des 30 kms à Tchernobyl puisque la limite avait été fixée à 2 Mbq/m2 !

    1. Et pendant ce temps-là, La Croix publie sur son site cet article, daté du 30 mars au soir : « Le Japon met en oeuvre une série de solutions pour limiter les dégâts« , qui se termine ainsi :

      La seule chose qui pourrait renverser cette tendance serait un nouveau séisme, ou de fortes répliques. À l’IRSN, on considère donc que l’on est dans une « phase post-accidentelle d’enlisement sans aggravation. Le pire est derrière nous : les gaz rares se sont échappés, l’iode 131 est déjà huit fois moins radioactif qu’il y a trois semaines », poursuit l’ingénieur en radioprotection.

      Noter comment le journaliste se retranche derrière l’IRSN, et sans commentaire critique, évidemment.

      1. Gouwy.

        A l’occas, tu me diras quel est ton métier exact.

        Sinon, les ricains qui vont oser poser le pied au Japon resteront à 80 Kms des centrales.

        Pour ma part, je considère que :
        Sachant que la pollution atmosphérique a été détectée en Corée du Sud ainsi qu’en Chine, TOUTE la chaîne alimentaire japonaise est contaminée.
        Les bateaux des grands armateurs ne s’aventurent plus déjà dans une zone de 250 Kms autour des centrales, zone incluant les deux ports d’où sortent 30% de leurs produits exportés.
        Tous les produits venant du Japon vont avoir le bénéfice d’une quarantaine digne de ce qu’imposait la « Grande »-Bretagne et encore si l’autorisation de mouillage des bateaux est accordée.

        Economiquement, ils sont … morts.

        Alors le fait de déterminer s’ils sont face à 1 ou 2 Tchernobyl, tu parles que ça devient vachement accessoire…

      2. Les britichs.
        Bon sujet, par ailleurs.

        La quarantaine, vous ne l’avez pas vécu. Et n’oubliez-pas que ce sont eux qui nous ont refilé la tremblante du mouton et la vache folle.

        Soit, c’est NOUS qui aurions dû mettre en place une quarantaine avec ce qui arrivait de chez eux.

    2. Où avez-vous trouvé cette valeur de 3.7Mbq/m² et celle de 2.

      Je m’étonne car cela correspond à 3 mSievert/h et 1.5 mSievert/h qui sont des niveaux énormes.

      Je pense que pour Tchernobyl c’était 0.2 qui correspond à 0.15 mSievert/h. Déjà bien comme niveau !!!

      Encore des facteurs 10 qui trainent.

      J’aime pas ça du tout.

    1. La radioactivité est régulièrement utilisée pour « rafraichir » (tuer tout germe et microbe) dans la nourriture que nous ingurgitons.

      1. Ca tue, ce style de remarque, non..??

        Manque de chance, physiquement, le gamma nous sert en alimentation et le X nous diagnostique.

        Ce qu’il faut bien comprendre est que la privatisation vient de nous prouver ses limites.

        Et j’aimerai sincèrement ne pas finir par être obligé de faire du soleil vert.

  68. @Gouwy (entre autres !)

    Je reste assez circonspect sur la chronologie des événements… D’après ce qui a été précédemment écrit un corium « perce » rapidement toutes les enceintes de confinement y compris une dalle en béton (on parlait de 1m/24h…)… Or déjà 20 jours se sont écoulés… Bien sur, de nombreux paramètres interviennent mais voilà mes questions :

    Peut-on considérer que les explosions ayant eu lieu dans les 4 bâtiments-réacteurs, 3 à 4 jours après le tsunami, soient dues à la rencontre entre les coriums et des masses d’eau ?

    Peut-on considérer que ces explosions aient éparpillé les coriums dans les enceintes de confinement (ou ce qu’il en reste) ?

    Peut-on considérer que les corium ainsi « éparpillés » dans les enceintes perdent de leur intensité et que ces « morceaux » de corium n’aient plus l’énergie suffisante pour atteindre les sous-sols ?

    Merci pour vos réponses !

    1. D’apres ce que j’ai pu lire,l’hydrogene viendrait de la reduction de l’eau par le zirconium à 1800 °
      avec formation d’oxyde de zirconium.(reaction imprevue decouverte à Tchernobyl.Comme quoi il existe un tas de surprises possible)

      Ce qui ne serait pas encore un signe de fusion importante ,et encore moins de fusion de la cuve.
      simplement du au fait d’une partie des barres non immergées.

      Ensuite ce qui se passe depuis reste un mystere
      La vitesse de progression de la fusion n’est pas clairement parametrable.

    2. Non….
      Les premières explosions (les 13 et 14 mars) sont dues à une réaction chimique entre le zirconium et l’eau.
      Au delà de 700° environ, le zirconium s’oxyde au contact de la vapeur d’eau et produit du dihydrogène (Zr + 2H2O -> ZrO2 + 2H2). La surpression dans la cuve a été évacuée automatiquement ou manuellement pour éviter son explosion.
      L’H2 s’est emmagasiné d’abord dans l’enceinte de confinement puis dans le bâtiment. En contact avec l’air, il a explosé.
      A ce moment là, le zirconium n’est pas encore en fusion puisque son point de fusion est d’environ 1800°.

      Petit à petit, la température a continué à monter, déformant les barres et endommageant le zirconium (très mince puisqu’il fait moins de 1 mm d’épaisseur).
      A ce moment là, le zirconium n’assure plus son « effet protecteur » et le combustible « en cubes » se retrouve directement en contact avec l’eau.
      Les réactions de fission s’intensifient du fait de l’effet modérateur de l’eau. La température monte jusqu’à arriver à la fusion du combustible.
      L’uranium fond vers 1100 ° environ alors que les oxydes d’uranium et de plutonium contenus dans le mox fondent vers 2200/2400°.
      Par contre, le plutonium « pur » issu de la recapture neutronique fond lui beaucoup plus bas, vers 650°.
      Le corium se forme donc régulièrement, d’abord en petite quantité (plutonium) puis l’uranium puis les oxydes (pour le réacteur 3).
      De plus, comme les réactions diminuent au fur et à mesure que le volume du coeur diminue, le volume fusionné qui tombe en fond de cuve, ralentit également.
      Les modélisations montrent que la fusion peut devenir contrôlable par un refroidissement extérieur quand ce volume restant arrive vers 25 tonnes (soit environ 70% du coeur des réacteurs de Fukushima, chargés à 94 tonnes).

      On ne sait pas exactement quand a débuté la fusion des coeurs mais on peut estimer que la cuve a été atteinte quand les réacteurs ont relâchés de la fumée noire.

      Ensuite, on est dans l’inconnu le plus total.
      On estime que le béton peut fondre à raison d’un mètre par 24 heures mais ce n’est qu’une estimation. Les tonnes d’eau ont pu ralentir la fusion.
      Par contre, la reprise de criticité a pu (du) l’accélérer sur le réacteur 3 et peut-être, 2.
      A partir de là, donc disons depuis peut-être une semaine, tout peut arriver d’un moment à l’autre ou rien n’arrivera peut-être (sauf des rejets majeurs et durables mais ça c’est acquis).
      ca peut aussi « mettre du temps » si par exemple, le corium ne rencontre pas d’humidité avant une certaine profondeur.
      Il est également possible que les sols soient fragmentés (c’est un sol ébranlé par les séismes depuis des siècles) et que des rejets gazeux émanent à des kilomètres ou des dizaines de kms (un peu comme des geysers).

      On ne peut pas parler de « morceaux de corium » 🙂
      Un corium est un magma très dense et très chaud (quelque chose comme des dizaines de tonnes sous un volume de moins d’1 m3, porté entre 3000 et 4000°).

      1. Putain, c’est passionnant de te lire, de quoi me faire regretter de m’être vautré dans le sex, drug and rock’n roll plutôt que de bosser mes cours. Haaa que n’eussè-je travailler…

      2. « Par contre, le plutonium « pur » issu de la recapture neutronique fond lui beaucoup plus bas, vers 650°. »

        Hypothèse: Sa densité étant trés grande il va couler au fond de la cuve avant tout les autres éléments à cause de son point de fusion bas et lorsque les 6kg (masse critique du PU pur) seront atteint dans …je sais pas combien de temps, cela pourra exploser comme une bombe atomique si pendant la réaction en chaine du PU celui ci est confiné assez longtemps dans un espace très réduit.

      3. Dans le cas du plutonium, la masse critique, qui est de 11 kg environ lorsqu’il est dans une phase métallurgique favorable, peut être abaissée à 5 kg avec un bon réflecteur type Uranium.

        J’ai pas de supercalculateur à la maison tu penses bien, alors si quelqu’un sait?

        Que se passerait-il si, dans la logique où le Pu se regroupe en premier, par gravité et ordre de fusion, au fond d’une cuve, suivit de l’uranium qui en coulant dessus formerait un « miroir » neutronique ?

        N’est-il pas possible que le corium ne se positionne de cette façon, prenant en compte la super-criticité générée par la pression en milieu confiné?

        Mais depuis le temps, et vu le niveau de contamination de l’eau à 300 mètres du rivage, j’aurais tendance à dire qu’il y a de grande « chance »(bad) que le corium ait rencontré une source d’eau douce qui coule tout droit vers la mer.

        Le saviez-vous :
        De très faibles doses peuvent vous rendre stérile. Il est vérifié qu’en général elles ne s’en privent pas.

      4. @ Noux :
        connaissez vous aussi l’effet favorable « d’hormésis », vérifié involontairement sur des milliers d’habitants d’une série d’ immeubles à Taiwan ou du C60 avait été recyclé dans l’acier par erreur ?

        Suivant les sources : Kervasdoué dit que le taux de cancer a été 230 au lieu de 237 attendu sur la cohorte au standard taiwanais et au lieu de 300 et quelques attendus avec le modèle de dosage linéaire, largement battu en brèche ici (écart-type = 15 ou 20).

        Suivant l’article de revue médical original(lien ci-dessous), il semble que l’effet soit carrément énorme, seuls 7 cancers auraient été observés, au lieu de 230 attendus sans rayonnements, violant la prédiction de 15 écart-types. Les auteurs prennent moultes précautions oratoires devant leur résultat. Il semble qu’ils n’ait pas bien normalisé, la population de la cohorte étant trop jeune par rapport à la référence, et je n’ai pas pris connaissance de la version corrigée qui remet en partie en cause cela.

        Voir Ref 34 35 de cet article de wiki englishe
        Et évidemment, ne me faites pas dire ce que j’ai pas dit :
        1) On ne comprend rien de l’état des réacteurs de Fukushima
        2) On ne sait pas vraiment quel est l’effet de faibles doses régulières, mais un principe de précaution s’applique évidemment.

      5. @ timiota

        Oui j’ai découvert cet effet il y a quelques jours, j’ai posté un lien sur le blog d’ailleurs.
        Pourquoi pas après tout. Mais ne parle-t-on pas d’un rayonnement gamma dans ce cas?
        Il me semble que le problème posé ici ne rentre pas dans ce cadre, en effet les particules sont nocives une foi ingérées dans le corps.

      1. TOKYO (AP) — Une contamination radioactive 10.000 fois supérieure à la normale a été détectée dans une nappe phréatique sous la centrale nucléaire endommagée de Fukushima Daiichi, dans le nord-est du Japon, ont annoncé jeudi des responsables de la société Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur du site.

        Tepco ne pense pas qu’un quelconque réseau d’approvisionnement en eau potable soit affecté par la contamination, a précisé Naoyuki Matsumo, un porte-parole de l’entreprise.

        Selon M. Matsumo, des taux d’iode 131 10.000 fois supérieurs à la normale ont été découverts dans une nappe phréatique à 15 mètres de profondeur sous l’un des six réacteurs de la centrale.

        De l’eau contaminée s’est accumulée dans la centrale depuis qu’elle a été endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars. Des fuites se sont déjà produites dans l’océan Pacifique. AP

        http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110331.FAP7126/une-nappe-phreatique-contaminee-sous-la-centrale-de-fukushima.html

  69. @Gouwy ou Yvan ou Leclerc-San

    Alors, si j’m’ai pas trop gourré, mais arrêtez moi si que j’déraille, nous avons donc trois hypothèses de « pire » dans l’ordre croissant suivant:
    1; le corium entre en contact avec la flotte accumulée sous les réacteurs mais pas coincée, et là nous avons droit à un gros pssschiiiit assez musclé qui enverrait paître des centaines de tonnes de produits fluos dans l’atmosphère. Là , l’Asie et l’ouest américain deviennent inhabitables pour 4 générations.

    2; le corium entre en contact avec une nappe phréatique toute coincée et là, effet cocotte minute, explosion non nucléaire mais à la puissance pouvant dépassant les 2MT(10 fois Hiroshima-c’est fou comme le nucléaire aime les « shima », île en japonnais) et ça envoie encore plus de merde dans le ciel, sans compter que la surpression de l’explosion pourrait faire réagir violemment les 1700T qui végètent. Là, c’est carrément l’hémisphère nord qui est tricard.

    3. Le corium s’écoule jusqu’à la mer, et là, l’inépuisabilité des masses d’eau environnantes recréé les conditions d’une vraie explosion nucléaire. Et là, on peut dire qu’on entre dans un hiver nucléaire et à moins de se transformer en scorpion ou en fourmi, on est mal barré en tant qu’espèce.

    J’ai bien compris ou il faut que je reprenne un (une barre complète) de lexomil?

    1. @Kerjean

      Il me semble avoir lu quelque part que Fukushima voulait dire île du bonheur, ou de la bonne fortune en japonais…

    2. 1) et 2), pourquoi pas, m’enfin c’est pas forcément si horrible (franchement j’en sais trop rien). 3), non : à Hawaï les plongeurs vont observer les coulées de lave sous l’eau à quelques mètres de distance. La mer est un fluide caloporteur formidable, elle refroidirait probablement tout aussi bien une coulée de lave nucléaire, et la pollution, finalement, serait très locale.

      Pour explorer les pires possibles, je pense qu’il faut s’extraire du spectaculaire (debordien, l’explosion atomique et son champignon) et en rester au simplement « chiant ». Par exemple : Daiichi devenant hors limite aussi bien pour les opérateurs humains que robotiques (les meilleurs robots à électronique endurcie tiennent jusqu’à 10.000 grays à ma connaissance). Du coup, les 4 réacteurs vomissant encore et toujours leur radioactivité pendant des mois, les réacteurs 5 et 6 deviennent hors limite eux aussi, or ils ont tout de même besoin de refroidissement pendant quelques années. Leurs systèmes tombent en pannent les uns après les autres sous le coup des radiations, ils crèvent donc eux aussi, mettant du coup hors limite Daini avec ses 4 autres réacteurs, qui eux-mêmes disjonctent, mettant hors limites Onagawa et Tokai, et ainsi de suite, le tout sur peut-être un an ou deux, faisant le tour des installations nucléaires japonaises, donc du pays, nucléarisant tout l’hémisphère nord à petit feu…

      Ca, ce serait le pire du pire !

      1. du spectaculaire (debordien, …)

        Laissez Guy Debord en dehors de tout ça.
        je suppose que vous savez de quoi il est retourne pour le « spectacle « , mais vous le cachez très bien,
        1 avril, sans doute.

    3. Je ne prie pas beaucoup mais là, Kerjean, j’espère, je prie pour que rien de tout cela n’arrive… Je vais devoir convaincre ma femme de partir avec urgence vivre en Patagonie !

  70. Ha les canailloux. Les petits drôles de la commission européenne viennent de relever les taux d’admissibilité nucléaire sur les aliments pour trois mois.
    Ils ont multiplié par trois les niveau maxi en becquerel.
    Les racailles.

    1. Quelle irresponsabilité d’attendre encore plus longtemps ! La crise était finie il y eu longtemps et la radioactivité n’existe pas. Voilà. Ne pourrait-on pas le décréter?

  71. Je viens encore une fois de me dire « putaaainnn… » devant mon ordinateur :
    http://english.kyodonews.jp/news/2011/03/82348.html

    Or donc, des tordus ont visiblement réussi à pénétrer sur le site de la centrale de Daini (qui n’a pas encore officiellement explosé) à 12 km de Daiichi et ont fait un rodéo dedans pendant dix minutes !!!

    Mais y font quoi au juste, les japonais, là ???

    NB : je cherchais justement la distance entre Daiichi et Daini. 12 km c’est vraiment pas grand chose. Quelle est la proba que l’accès à Daini devienne impossible par augmentation de la radioactivité en provenance de sa grande soeur ?

  72. Au fur et à mesure une plus grande quantité se changera en hécatombe sur la terre

    Mais la qualité à ce moment là plus personne ne voudra même plus l’entendre et la rechercher d’abord,

    C’est pourquoi le Prophète Jérémie ne se fait guère plus d’illusions, lui non plus d’ailleurs ne recherche même plus à se conduire différemment et à sortir du lot,

    Car à quoi bon d’ailleurs, tous les blogs et autres flash infos de la terre ne changeront pas mieux les choses,

    Le monde ne court tout droit qu’à sa perte, à quoi et à qui ressemble surtout le plus le monde de nos jours, et bien tout simplement à une plus grande bande de commerciaux constammés rivés devant leur portable.

    Il ne suffit d’ailleurs qu’à vous figurer le même genre de choses à certains autres endroits de
    la terre pour vous restaurer c’est partout visible.

    1. une plus grande bande de commerciaux constamment rivés devant leur portable.

      Ca c’est vrai qu’on en voit un paquet costumés et cravatés dans les TGV et autres trains dont sont friands les cadres sup, protégés par des dossiers tellement haut qu’on est sûr de ne plus voir une tête qui dépasse dans la rangée. Ah ça ils sont tranquilles engoncés dans leurs sièges, pas une minute à perdre, time is money.

      Bref, surtout faut surtout pas avoir la tête en l’air et discuter avec son voisin. 😉 (clin d’oeil aux debordiens que j’aime bien quand même.)

      Ambiance XXI ème siècle !

      1. En effet je vous le fait pas dire PYD,

        Le monde se mettrait davantage à brûler tout autour d’eux ( un train d’enfer ) ils ne s’en apercevront même pas à force de bien faire ou de performer, ce sont comment dire les meilleurs commerciaux de la terre ou des marques,

        Personnellement je ne pense pas non plus que celui puisse éternellement perdurer comme ça sur la terre, le temps de la communication enfin c’est ce que tout le monde se dit.

  73. Autre info intéressante, certes floue, cette fois au Figaro (qu’on ne peut vraiment pas accuser de faire dans le sensationnalisme pour le coup !) :
    http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/30/01003-20110330ARTFIG00754-la-radioactivite-au-large-de-fukushima-augmente-encore.php

    On y apprend au sujet de la centrale d’Onagawa :
    « La société qui exploite la centrale, Tohoku Electric Power, assure aujourd’hui que ses trois réacteurs ne sont pas dangereux. La température du combustible est sous contrôle, affirme-t-elle, et le niveau des rayonnements est «relativement bas». »

    Si un spécialiste pouvait m’expliquer ce qu’on entend par « un niveau relativement bas de radioactivité autour d’une centrale »…

    1. Si on en parle, on peut se dire qu’il y a inquiétude aussi au sujet de cette centrale…
      Et Fukushima Daini aussi semble avoir des soucis 🙁

  74. Je recherchais sur internet, des informations sur le vécu des Japonais….. très difficiles à obtenir, car à part la bourse de tokyo qui remonte un peu, et le taux de radioactivité autour de la centrale, pas grand chose semble digne d’intérêt pour ces journalistes.

    Je suis tout de même tombée sur un billet écrit par un Français vivant à Tokyo.
    Je l’ai trouvé particulièrement savoureux.

    J’ai vu Sarkozy à Tokyo : mais pourquoi est-il venu ici ?

    31/03/2011 à 17h11 – mis à jour le 31/03/2011 à 18h14
    http://www.lepost.fr/article/2011/03/31/2451968_sarkozy-a-tokyo-mais-pourquoi-est-il-venu-ici.html

    1. Pourquoi est-il venu ici ? : « on l’a laissé venir par politesse »
      Pourquoi est-il allé là bas ? : Pour dire aux français et aux françaises que : « Fishu d’ kama n’est pas en France mais bien au Japon et que la France est prop’ et possèd’ une technologie de pointe d’une valeur de plusieurs millions de rolex et qu’on va leur nettoyer leur truc au Kärcher, en attendant les élections. »

    1. Nota Bene.

      Si la Justice allemande est logique, elle posera la question : « pourquoi vous opposez-vous. »
      Les financiers : « parce que nos centrales sont sûres. »
      La Justice : « Prouvez-le. »
      RWE : « Heeeu. On peut retirer notre plainte…??? »

      Et dans le cas contraire, areva devra prouver le même niveau de sureté.
      On va rire…

  75. Pour ce qui est du couvre feu médiatique : j’ai tapé 2 mots clés (Radioactivité+actualité )sur le moteur de recherche de France culture c’est fascinant l’inculture du site susnommé

  76. Pour éviter de trop déprimer… j’imagine une solution (merci pour les avis de faisabilité).

    En préambule : connaissant des gens ayant bossé sur le sarcophage 2 de Tchernobyl, il est assez clair que cette solution n’est pas envisageable pour Daiichi (la plaine ukrainienne est très accessible, permet de bosser dans de bonnes conditions pour tout faire glisser sur des rails, et pourtant le projet est un merdier politico-ingéniérique).

    Par contre, on peut toujours manger la centrale… Imaginons des barges type FPSO Girassol en plus grand :
    http://www.offshore-technology.com/projects/girassol/girassol2.html
    dimensionnées à 100.000 tonnes, capacité d’emport de matériel 50.000 et contenance d’environ 1 millions de mètres cubes. On monte dessus des excavatrices type bagger 288 :
    http://www.darkroastedblend.com/2006/11/biggest-and-hungriest-machines.html
    machines de 45.000 tonnes capables de manger des bulldozers. On utilise ça pour croquer l’usine, tout charger à bord, puis remorquage et plouf, dans la faille de subduction au large… Comme on est sur une barge (ou dans une machine énorme), on n’aurait pas trop de limites pour le blindage anti-radiations, il suffirait de télécommander tout ça. Avantage : rien de science-fiction, toute la technique existe déjà. Suffit de mettre toute la planète sur le chantier, rapidement.

    On peut toujours rêver, non ?

    1. @Fredo : Girassol est juste un exemple, l’idée étant celle de la mégabarge avec de très gros outils dessus pour se tenir à distance et supporter la radioactivité. Concernant l’ingénierie, on peut faire les choses à l’emporte-pièce et là si on veut, ça peut aller très vite. Le problème sera très vite bêtement politique.
      @j.gorban : il s’agit d’un moindre mal ; évidemment, ce n’est pas très satisfaisant.

  77. A Paul Jorion,

    je relisais le calcul de proba que vous y aviez fait à la suite d’un de vos bulletins du vendredi à propos du risque nucléaire.

    Or si on admet comme vous l’aviez fait que la probabilité d’un accident grave pour un réacteur donné est de 1 tous les 5000 ans c’est à dire dit autrement une proba de 0.02% par an.
    Vous aboutissiez au calcul que pour l’ensemble des 443 réacteurs dans le monde à une proba d’un accident de 8.4% par an.
    Là où je veux en venir et sauf erreur de ma part, cettre probabilité est peut-être plus explicitement parlante si on l’exprime de la façon suivante: 8.4% / an c’est aussi 8.4 accidents tous les siècles ! Vous confirmez ? Or nous sommes à 3 (Three Iles Island + Tchernobyl + Fukushima) en 50 d’existence du nucléaire (sachant par ailleurs qu’à l’époque de Three Miles Island, nous avions très peu de réacteurs dans le monde), il faut donc s’attendre à (nous avons probablement de « bonnes chances » de) vivre 5 autres accidents majeurs dans les 50 prochaines années.

    Quelqu’un souhaite-t-il discuter ce résultat ?

  78. Par ailleurs et pour prolonger un peu ma réflexion précédente: compte tenu du fait que le parc ncléaire français représente entre 1/7 et 1/8 du parc mondial, sur ces 5 prochains accidents majeurs à venir dans les 50 prochaines années pour 3 déjà vécus dans les 50 dernières années (et pour une proba de 8 accidents tous les 100 ans dans le monde), nous en aurons « probablement » 1 sur notre territoire.

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