COMBATTRE LA SPÉCULATION SUR LES MATIÈRES PREMIÈRES

Extrait d’un éditorial du Financial Times, daté du 15 avril :

« Il n’y a pas grand-chose que les nations puissent faire individuellement pour combattre ces problèmes – il n’y a pas grand-chose non plus qui puisse les inciter à le faire. […] les coûts entraînés par l’existence de marchés monopolistiques sont supportés par les consommateurs du monde entier, ce qui permet aux gouvernements d’ignorer plus aisément les conséquences négatives de regroupements [de marchands] à l’intérieur de leurs frontières, et tout particulièrement lorsque les compagnies en question leur prodiguent les encouragements adéquats. […] Ceci signifie qu’une action concertée supranationale est requise. […] Il n’existe pas de régulateur global capable de constituer un contrepoids au pouvoir marchand que les compagnies privées ont su accumuler. […] Le G20 constitue le forum approprié ».

Glencore’s grip on raw material world

Published: April 15 2011 23:11 | Last updated: April 15 2011 23:11

[…]

The recent surge in commodity prices has raised the barrier to entry in commodities trading. Ten years ago, it might have cost $10m to fill an oil tanker. Today, the figure is as much as 12 times as high. This makes an oligopolistic market structure likely.

There is not much individual countries can do to combat these problems – nor do they have the incentives to do so. Most physical trading of commodities takes place away from exchanges, making regulation difficult. And the cost of monopolistic markets is borne by consumers the world over, which makes the negative side-effects of domestic consolidations easier for governments to ignore, especially if the companies involved offer them the right incentives.

This means that supranational action is needed. Collating better statistics about global commodities trading would be an improvement on the current situation. There is no global regulator capable of counterbalancing the market power that private companies accumulate. But that is no reason not to pay attention to what is happening in these markets. The Group of 20 is the obvious forum for this. If policymakers leave commodities trading unattended, this erstwhile backwater could one day become a sea of economic troubles.

Glencore reveals bet on grain price rise

By Javier Blas and Jack Farchy in London

Published: April 24 2011 23:02 | Last updated: April 24 2011 23:02

Glencore made a speculative bet on rising wheat and corn prices in the early stages of last summer’s Russian drought, the world’s largest commodity trader has revealed ahead of its initial public offering that will value the company at $60bn.

As it bet on rising prices, senior traders at the Swiss-based company publicly urged Russia to impose a grain export ban. Moscow acted a few days later, triggering a grain rally. Glencore is the largest trader in Russian wheat, followed by US-based rivals Cargill and Bunge.

[…]

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75 réflexions au sujet de « COMBATTRE LA SPÉCULATION SUR LES MATIÈRES PREMIÈRES »

  1. C’est malheureux à dire, mais il semble bien que seul un blocage complet du système fera bouger les choses, malgré les conséquences dramatiques qu’il peut emporter.

    Si on continue, c’est pour cet automne…

  2. @Paul Jorion
    La vente à terme d’une matière première (comme le blé) est une protection qu’un producteur à besoin pour s’assurer de ne pas subir de perte sur son bénéfice envisagé et pour ça c’est normal.
    La vente à terme par un groupement financier pour spéculer sur n’importe quoi, ça ce n’est pas normal
    Alors c’est à la « mondialisation » dans ce fameux « cycle de Doha » à mettre de l’ordre dans le système
    Quand à Glencore, important groupe qui maitrie l’acier et l’inox sur le marché mondial, c’est le « Capital » apatride qui en tant qu’associé à Xstrata dans l’usine du Nord de Nlle Calédonie (mon pays) était prêt a passer chez Vale l’usine du Sud (groupe brésilien) si ce dernier lui assuarnt l’exvcusivité du marché de l’inox sur 10 ans alors que Vale ne le lui accordait que sur 5 ans. Alrors oi, ça c’est répugnant

  3. Tant que le modèle dominant restera américain ce contrôle sera très difficile.

    Au niveau individuel ceux qui font de l’argent sur les commodities de bases sont des coeurs de pierre sans âme. Pour boursicoter les métaux et autres devises suffisent. Mais tout ceci n’est que parlotte puisqu’il y a l’inertie d’un système qui dévoile, jour après jour, sa dinguerie. J’ai bien peur que ces mécanismes de contrôle supra nationaux ne seront mis en branle qu’en cas de véritable conflit.

    Pour ce qui me concerne je préfère spéculer en stockant de la nourriture « sèche » à la maison et les légumes de bases, patates etc., dans une jauge (trou dans la terre) à l’endroit le plus frais possible.

    Il est fort probable que cette semaine la chute du dollar fasse de magnifiques progrès.
    Je dirai même plus, le bordel s’améliore : Syrie, guerre des devises, cover up médiatique sur Bahrein et l’Arabie Saoudite, dissimulations et mensonges des banques toujours plus mises au jour, situation financière qui se dégrade en Espagne, montées des extrêmes sur les échiquiers politiques, le Japon qui rapatrie ses devises, la Chine qui veut se débarrasser au plus vite de ses dollars et envisage de réévaluer le remimbi et faire ainsi baisser le coût des matières premières afin d’éviter que la population ne se lève, le franc suisse (corrélé sur l’or depuis 2008) qui explose – à se demander si nos braves helvètes ne seront pas bientôt forcés de dévaluer… l’argent métal bientôt sur la lune…

    Je continue ?

    1. Tant que le modèle dominant restera américain ce contrôle sera très difficile.

      oui .

      faut pas caler à son petit niveau …

      heu, juste comme ça, en passant :
      latitude et longitude de votre garde-manger svp …se pourrait bien que j’y fasse une incursion nocturne …( plus de garde-manger comme en 1930 dans les logements ouvriers parisiens …et pas de balcon : on est mal !) …euh, zavez pas de pétoire au moins ?

  4. […] Ceci signifie qu’une action concertée supranationale est requise. […] Il n’existe pas de régulateur global capable de constituer un contrepoids au pouvoir marchand que les compagnies privées ont su accumuler. […] Le G20 constitue le forum approprié

    En dehors d’une autorité supranationale, point de salut.
    Quand donc les yeux s’ouvriront? Les organisations internationales (comme les sociétés qu’elles prétendent réguler) ne sont pas la solution mais le problème. Il me semble qu’il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas le remarquer aujourd’hui.

    Et pour quoi faire? On laisse se constituer des machins prédateurs et incontrôlables par abandon de souveraineté, et ensuite, on demande plus d’abandon de souveraineté pour lutter contre les machins.

    Heureusement, ce genre de sornettes, les peuples dans la crise ne le gobent plus du tout. C’est même la méfiance généralisée qui prévaut quand ce genre d’argument est évoqué.

    Si le communisme ne marchait pas, c’est par manque de communisme, si le libéralisme… (complétez vous-même). Bien entendu, tout cela est absurde, c’est de démantèlement dont ont besoin ces organisations qui servent la soupe à leurs créatures. J’ajouterais pour ma part qu’un procès bien documenté de leurs dirigeants me parait une catharsis non négligeable en ces temps de boucs émissaires, et un tribut à la plus élémentaire des justices.

    D’un autre coté, je dors tranquille, la propension de ces gens à se tirer des balles dans le pied étant sans égale. Sur ce plan, ils ont effectué sur ce plan un parcours sans faute.

    Mais la bête n’est pas encore morte, elle émet encore des spasmes éructifs à la manière des arguments énoncés ci dessus. C’est donc la vigilance qui s’impose. Ne pas laisser rentrer par la fenêtre ce qu’on tente de virer par la porte.

    Et puis excusez moi, j’ai zappé le billet « mille euros c’est bien, il faut les prendre et être content, c’est déjà ça ». J’ai déjà entendu ce petit refrain de l’abandon des milliers de fois au moins. Jusqu’ici, ca à marché, comme disait Chirac en son temps. C’est vrai, et c’est en grande partie pourquoi nous sommes soumis pieds et poings liés à cette engeance qui nous « gouverne ».

    1. « il faut être aveugle ou de mauvaise foi », « ce genre de sornettes », « tout cela est absurde »

      « … à la manière des arguments énoncés ci dessus…  »

      « Arguments » ? Vous avez le culot d’appeler ça des « arguments » ?

      1. @ Paul,

        Bonjour,

        La fatigue de la digestion, aucun argument, le jeu d’une reformulation alors, humour s’oblige,

        L’exaspération n’est pas un argument, simplement la conséquence d’une montagne de culot, appliquée par peu sur beaucoup, au nom de la loi et du droit de propriété…

        Les tribunaux populaires ont rarement fait dans la délicatesse, à défaut de justice la vengeance est un substitut acceptable raconte l’histoire, passé certains seuils de culot…A peu près sûr que même cela est intégré dans les calculs de nos joueurs de roulette préférés.

        Chaque face n’a que deux joues, et une paire de gifles, comme le baillement, sont communicatifs, bien que la science ne sache toujours expliquer ce phénomène de baillement et que le Christ recommande d’offrir ses joues aux mains indélicates, visibles ou pas.

        Le quidam a quelques paires de gifles en trop, impossible de bailler tranquille..n’est ce pas?

        Le manque absolu d’argument rationnel discrédite-t-il la relative justesse du sentiment d’exaspération? En « remballant » assez sèchement la forme ici, par exemple, est-il possible d’imaginer que le formulateur y saississe prétexte à se radicaliser?

        Les bleus mènent à Marine, ces derniers temps, dans la partition médiatique du moins..

        La quantité de travail et la qualité d’engagement que vous fournissez sont à mes yeux la seule explication excusant quasi-totalement cette humeurs tranchée…vous vous êtes assigné pour tâche d’élever le niveau de connaissance et de qualité des débats ici engagés.

        Pardon pour la légère saturnale, la subjective affection égotique n’étant pas un argument, j’espère que tout va bien par chez vous, seule une conjonction défavorable a pu causer cela.

        Pas d’argument, pas d’objection, non?

        Ce commentaire se veut personnel, pas besoin de le publier, ni de m’ « excommunier » du site, please.

        Qu’il est pénible au tailleur de pierre
        Le rugissement de ce fou lapidaire

        Pax vobiscum Ψυχη

      2. Chaque face n’a que deux joues…
        Et chaque cul n’a que deux fesses…
        Il n’est pas interdit d’ être vulgaire…
        Cela dit je vous l’accorde,cette pitrerie ne fait pas avancer le débat de la pertinence des instances supra-nationales.

      3. « Pardon pour la légère saturnale, la subjective affection égotique n’étant pas un argument »

        « Qu’il est pénible au tailleur de pierre
        Le rugissement de ce fou lapidaire »

        C Jérôme m’a l’air bien étrange…

    2. Pooooooooooooooooon !… Pooooooooooooooon !…. Pooooooooooooon ! …etc.

      Au fond des cirque pyrénéens résonnait le mélodieux écho du cor de Roland, preux chevalier agonisant sans jamais cesser le combat, seul contre la multitude étrangère qui le submergeait… Saurons-nous l’ouir et rebrousser chemin ? Ta ta tam ! Suite au prochain « numéro »…

      1. @ Vigneron,

        Bonjour,

        Merci pour le trait, on ne fait parfois que s’enflammer, après les circonstances et la compagnie font le reste..point ne vouloit offenser le bon maître Jorion, la sollicitude comme la grâce de diverses manières nous touchent sans partage, hein?

        Vé, je demande réparation pour outrage à mon cor et mon gonfanon, par le dragon, j’exige un tonneau, ou du moins un tonnelet de vin, et de sa réserve personnelle, ou d’excuses, mais je sais qu’il n’en a point en cave…

        Pour Glencore, qui est le sujet, et que tu, Vigneron, mets le je en perce, alors une expérience personnelle les concernant, dans une affaire de onze ans passée et d’une soixantaine de millions d’euros à la louche (la tonne d’orge de brasserie en vrac sec à l’époque, ordre de grandeur 1€/kg, grand vêleur de chiffres)

        Une de celles ou tout ou presque a été enfreint officieusement, le je gagnait d’ailleurs onze cent euros par mois pour le rôle dans cette énorme farce. Faut dire que c’était l’envoi annuel de notre bonne orge française et européenne pour la cervoise chinoise. Trois qualités de grain, trois ports de déchargement, 7 cales dont une submersible, rien que le plan de chargement, une semaine de variante et de tractations, avant que le monstre (vaisseau-navire) ne mouille, car du capitaine, à l’armateur, au time charterer, du silo, et les autres, chacun a ses petites priorités personnelles qui sont liés directement à la rentabilité de l’exploitation…enfin le théatre annuel de la récolte nouvelle.

        L’achat, couvert par un crédoc. La cargaison, une vente à terme. Les réfactions assujeties à date également..

        Une série de péripéties, d’intempéries, en passant par l’erreur humaine, et quelques mauvaises volontés successives, où chaque acteur jouait sur la limite de temps comme outil de rapport de force.

        Farce suprême, toutes les dates ont été dépassées, le bordel eut été immense, mais bon finalement tout le monde a fait des faux, et d’un puissant et commun accord si l’on peut dire, après que certaines des parties et des agissants pour compte aient essayé de « se baiser ». Il s’en est fallu de peu que cette farce ne trouve son dindon, entre gens de terre et de mer, si méfiance existe, ce « numéro » m’appris cela, car seul un grain de sable humain agissant sans intérêt propre, voire contre les attitudes passagères de son employeur, donna secrètement son visage à ce dénouement, gratuitement et anonymement. Il va sans dire que le panier s’allégea d’un « crabe » en moins d’un an. Une escale exemplaire.

        Ne souhaitant pas mouiller l’ongle physique au tribunal des puissants, ceci restera une fiction d’ego (voir la tartine juridique de confidentialité inscrites automatiquement en bas de chaque mail de la sociéte « gèlencor »).

        Sans rancune, je te réclame une bouteille en dol et préjudice humoristique, par durandal, et un casse-dalle, nom de nom. Sourire

      2. Euh, en fait de « multitude étrangère » : c’est Roland qui était l’étranger, l’intrus, dans ce farouche pays Basque, non? Le Roland historique, le vrai, non celui de la Chanson mais celui de la Vita Karoli Magni d’Eginhard, fut massacré avec toute son armée, non par les « Sarrazins » mais par les Vascons.

    3. Un certain discours est le même sur la monnaie.

      L’Euro est faible structurellement car l’ Europe est nationale-plurielle. Chaque nation a ses propres dettes publiques créant des asymétries sur sa monnaie qui est unique, mais pas commune.
      La BCE est handicapée par son seul rôle de gendarme de l’inflation.
      Le traité de Lisbonne ne va pas plus loin que cela, d’où la nécessité d’avancer dans la construction européenne fédérale de façon urgente.

      La solution du Bancor, adossée à des DTS est défendue par les plus hautes sphères financières mondiales, qui sont ces personnes qui voient notre salut dans le Supranational ?
      Ils pensent qu’un monde global devrait, idéalement, être dirigé selon des principes universels qui trouvent leurs sources en Dieu. Ils attendent patiemment que le dollar s’ effondre.

      1. @PAD

        Vous vous répétez mon ami. Et mot à mot de surcroit.
        Quitte à radoter, essayez au moins de varier les effets. Changez de combos PAD de temps en temps… Mettez y un peu de drame et d’angoisse par exemple, que diable !

        « Et les « hautes sphères financières », telles le Nanja Royal, supranationales et suprêmement insatiables, attendaient patiemment que l’inondation gagne tous les terriers européens pour se saisir des malheureux irréductibles rongeurs nationaux et s’en délecter goulûment, sans autre forme de procès…
        Ta ta tam…
        Nos innocents petits mulots européens trouveront-ils une échappatoire ? Dieu le père, le fils et le Saint-Esprit se détourneront-ils du salut de l’ignoble reptile ?
        La suite au prochain numéro… »

  5. Il est bien le « Financial Times »…!!!
    Parce qu’il décrit en la déplorant notre pitoyable situation sans issue…livrés que nous sommes Tous,Etats y compris, à la dictature des financiers ,appelés « les marchés » ou même parfois « le marché ».
    Cela fait penser,Pâques des Chrétiens oblige, à l’esclavage des Hébreux en Egypte selon La Bible.
    A quand le « Miracle » d’un nouveau « Moïse » ???
    Car notre situation est sombre,malgré l’ensoleillement…
    A moins que,éparses sans doute,des initiatives fortes et radicales,telles ces idées émises ici sur ce blog,convergent et in fine fassent tâche d’huile ?
    Vite ,Vite SVP!!!

  6. Toujours le meme problème : La dynamique globalisatrice . Chaque problème induit par la mondialisation ne peut etre controlé que par une globalisation supplémentaire qui induira de nouveaux problèmes etc …. , c’est là la rétro-action exponentielle qui nous mène au « Larsen » économique.
    Qd un spéculateur retire son argent …il faut bien qu’il le replace qq part ! Il a joué entre immobillier et petrole , il joue maintenant entre petrole et nourriture …gagnant partout puisque avec les « craburant » (10% ds votre littre), il joue « gagnant gagnant » ……….

    1. 7.kercoz dit :
      25 avril 2011 à 13:30

      Très bien vu, ici c’est à peu près un cas d’école. Au final, dans le modèle, ça s’appelle l’entropie.
      À côté de ça le principe de vie lutte – naturellement – contre l’entropie (1)
      Si vous prenez par exemple une graine de maïs, cette graine vous donnera trois épis, ce qui vous donnera environ 200 graines. Donc dix graines vous en donneront quelques 2000, 100 graines vous en doneront 20000, etc. Dans certains climats, on peut faire 3 récoltes par an, cela vous donne 60000 graines, etc.
      Et ainsi que le rappelle, je crois, Albert Jaquard, la génétique donne ceci:
      la mère + le père en donnent un troisième, soit: 1 + 1 = non pas 2 comme les additions linéaires, mais 3. Tel est le modèle biologique. Si l’on tarde trop à s’en inspirer, effectivement, l’anéantissement guette les hommes saccageant leurs biotopes les uns après les autres. Le système financier étant l’exact antimodèle de vie par le cas d’école qu’est – l’usure -, ce meurtre collectif qui ne dit jamais son nom.
      (1) Précision, jusqu’à plus ample informé, l’entropie s’exerce naturellement dans l’Univers, y compris dans le fonctionnement du Soleil qui se consumerait au fils des milliards d’années. Mais cette entropie naturelle, si elle devait être confirmée, s’il n’y avait pas de zones ‘anti Clausius’ dans l’Univers, est infiniment plus lente et plus faible que l’entropie que nous les humains-carnassiers générons au maximum en dévorant les ressources naturelles que nous avons et pillons sans cesse; chose impensable chez les anciens peuples qui n’avaient pour souci que de ne pas laisser de cicatrices, encore moins de plaies sur cette Terre après y avoir pris leurs subsistances, mais des subsistances ne dépassant presque jamais le seuil du croît biologique de la biomasse se renouvellant sans cesse. Il avaient déjà conscience du phénomène délétère et final de l’entropie, pourquoi pas nous?.

  7. Le tout nouveau président de Glencore, Simon Murray, donnait justement hier une interview au Daily Telegraph :

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financetopics/profiles/8469647/Glencores-Simon-Murray-England-today-looks-economically-absolutely-shambolic.html

    Laquelle interview provoque aujourd’hui un mini-scandale à cause de ses propos sur les femmes :

    http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/industry/mining/8471301/Glencore-chairman-Simon-Murray-criticised-for-sexism.html

    En gros, il ne veut pas de femmes à son conseil d’administration, car elles sont absentes quand elles tombent enceintes.

    On remarque toutefois que ses propos tout aussi répugnants sur les réfugiés politiques (en gros: ces sont tous des fraudeurs) n’ont pas provoqué de remous…

    Le début de l’article commençait évidemment par l’inévitable couplet sur la décadence de la Grande-Bretagne et l’incontournable « We’ve lived for a long time beyond our means » (« nous avons vécu longtemps au-dessus de nos moyens »).

    Inexplicablement (selon moi), il avait des mots très durs sur les méga-banques… Il n’a peut-être pas bien saisi la beauté (et la cohérence) du système auquel il participe…

    1. Oh le bel argument spécieux !
      Je serais curieuse de connaitre la moyenne d’âge de son conseil d’administration… et il faudrait lui rappeler qu’après 50 ans, une femme a peu de chances de tomber enceinte, ce qui leur laisse encore de nombreuses années pour pouvoir siéger (il a 71 ans, si j’ai bien lu ?)

      1. Isabelle a tapé dans le mille, mais je crois qu’il faut aller au coeur de la question, indépendamment de l’âge du CA.
        Pas même besoin d’être féministe (lutte pour les droits dont je me réclame) pour comprendre que la fonction de reproduction, la maternité, est essentielle à notre espèce, et doit donc ne pas subir de discrimination.
        Tous les intérêts de ce CA mérite un boycot!

    2. On s’en contrefout totalement de la couleur des caleçons ou des opinions « scandaleuses »de Murray sur les femmes ou les demandeurs d’asile. Venant d’un ancien légionnaire, je dirais même que c’est le moins qu’on pouvait en attendre. Ses idées quant aux stratégies de développement par secteurs de matiéres premières, par zones géographiques et plus généralement à la politique spéculative de Glenmore nous intéresseraient par contre, et là, pour le coup, j’ai bien peur que ce soit beaucoup, beaucoup plus grave pour tout le monde. Et qu’ils ont pas fini d’en provoquer des demandes d’asile le zig et sa boite…

      1. @Vigneron

        Je ne suis pas d’accord avec vous.
        Je trouve au contraire très intéressantes les réflexions du patron de Glencore. Cela donne une idée du background idéologique sur lequel se déploie son expertise technique – et met à jour également toutes les limites de ladite expertise technique.

        Ce qu’on reproche à Glencore, c’est de spéculer sur les matières premières, ce qui favorise la hausse des prix, notamment la hausse des prix alimentaires. Que provoque la hausse des prix alimentaires dans les pays en développement, notamment africains ? Des émeutes de la faim, des contestations politiques, des troubles sociaux, etc. – in fine des mouvements migratoires.
        Or, que nous dit Murray dans son interview ? Les dissidents politiques africains ne sont pas des dissidents politiques mais des délinquants en puissance – comme s’il n’y avait pas de problèmes politiques en Afrique, mais seulement des menteurs qui veulent immigrer pour s’installer frauduleusement en Angleterre (en pleine décadence par ailleurs)…

        Ne voyez-vous donc pas le lien ?

        Nous savons tous que la spéculation internationale – via les institutions internationales, les centres off-shore comme la Suisse, etc. – déstabilise violemment les sociétés les plus pauvres. Il est donc intéressant qu’un homme dont l’activité a justement pour conséquence directe de provoquer une telle déstabilisation sociale trouve le moyen, dans une interview, de délégitimer par avance la contestation politique qui en résulte.

        Dans le régime méritocratique dans lequel nous sommes supposés vivre, les chefs d’entreprise sont présentés comme « les meilleurs d’entre nous » : les quotidiens les plus respectables comme le « Daily Telegraph » leur ouvrent leurs colonnes (avec photo de surcroît) afin qu’ils puissent nous délivrer leurs profondes leçons de vie pour notre édification morale.

        Or quelle est justement leur vision du monde, leur « Weltanschauung », telle qu’elle se manifeste par exemple chez Murray – un de leurs représentants archétypiques ? (Simon Murray n’est pas qu’un ancien légionnaire : il est issu d’une famille anglaise opulente, il a fait des études dans une école privée tout ce qu’il y a de plus honorable, etc. Il a fait la légion étrangère comme d’autres jettent leur gourme.) C’est une vision du monde d’une nullité crasse, abjecte à la fois dans son sexisme et son racisme.

      2. @E.Quilgars

        J’ai écrit  » Et qu’ils ont pas fini d’en provoquer des demandes d’asile le zig et sa boite… »
        Pour le reste, soit le pedigree de notre bon Simon, un maverik.
        Wiki…

        Simon Murray, né le 25 mars 1940 à Leicester (Angleterre), est un homme d’affaires britannique, écrivain et ancien légionnaire.
        Simon Murray est né au sein d’une famille de tradition militaire.

        L’aventure

        Étant jeune, il s’est embarqué comme mécanicien de chauffe sur un vapeur (navire de marchandises) à destination de l’Amérique du Sud.
        Le 22 février 1960, il s’engage à la Légion étrangère et débarque en Algérie pour effectuer son instruction à 5e compagnie du centre d’instruction n°2 du 1er Régiment étranger de Sidi-bel-Abbès. À l’issue de cette formation, il est affecté à la 3e compagnie du 2e Régiment étranger de parachutistes.
        Il participe, avec son unité, à la Guerre d’Algérie contre les éléments du FLN, d’abord dans le Constantinois puis dans l’Oranais. Promu légionnaire de 1re classe le 1er janvier 1961, il est cité avec croix de la Valeur militaire.
        À la fin des opérations militaires , il se replie avec son unité sur la base de Bou-Sfer. Nommé caporal le 1er novembre 1962 puis caporal-chef l’année suivante, il refuse de tenter le concours d’officier et quitte la Légion en 1965 après cinq années de service. Il se lance ensuite dans les affaires en intégrant la société Jardine Matheson à Hong Kong.

        Les affaires

        Il quitte Jardine Matheson en 1982 pour créer sa société Davenham Investments, agent de plusieurs grands groupes comme Mitsubishi et Total. En 1984, il intègre, en tant que Managing Director, Hutchison Whampoa, conglomérat de Hong-Kong (distribution, activités portuaires, énergie, télécom) présidé par le magnat chinois Li Ka-shing. Il démissionne en septembre 1993 et entre à la Deutsche Bank comme membre du conseil d’administration pour la division Asie-Pacifique et fonde « Simon Murray et associés ».
        Il a essentiellement travaillé à Hong Kong et en Asie du Sud-Est, en étant membre de plusieurs conseils d’administration de sociétés à vocation internationales dont Vivendi, Hermès International et Usinor. Il gère la « General Enterprise Management Services Limited « , fonds d’investissement spécialement orienté sur la région Asie-Pacifique.
        En 1978, Murray a publié une autobiographie de ses années passées à la Légion, intitulée Légionnaire : un anglais à la Légion étrangère. En 2002, un film a été tiré du livre : Simon : un légionnaire anglais.

        Vie privée

        Il est mariée avec celle qui fut l’amour de sa vie, Jennifer Mather, avec qui il a eu trois enfants. Elle fut la première femme à faire le tour du monde en hélicoptère en solitaire.
        Simon Murray, quant à lui, fut, le 28 janvier 2004, à l’âge de 63 ans, l’homme le plus âgé à atteindre le Pôle Sud sans assistance.

        Distinctions

        Chevalier de la Légion d’honneur
        Commandeur de l’Ordre national du Mérite
        Commander of the Order of the British Empire (Ordre de l’Empire britannique)
        Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord avec agrafe Algérie
        Croix du combattant volontaire avec agrafe Afrique du Nord

      3. E. Quilgars

        j’aime bien votre côté « tranquille », mais qui va droit à l’essentiel, et ne se laisse pas intimider …
        vous êtes au coeur du sujet.
        merci .

      4. @ Vigneron

        La notice Wikipedia en anglais est un peu plus fournie concernant l’origine familiale de Murray. Elle précise par exemple que son grand-père avait une suite à demeure au Connaught, et sa grand-mère une pareille suite au Claridges. Lui-même a été scolarisé à la Bedford School, une école privée de garçons fondée en 1552 – et qui d’ailleurs est toujours réservée aux garçons (c’est sûr, on ne risque pas d’y tomber enceinte !…)

        Les opinions du personnage me paraissent donc typiques de sa classe sociale d’origine – aucune plus-value intellectuelle, si je puis dire.

        Personnellement, je trouve ça intéressant de savoir quel type de personne est à la tête des grandes sociétés financières internationales, et quelle est leur vision du monde – indépendamment de leurs qualités d’hommes d’affaires.

      5. @ Yvan

        Vigneron trouve mes informations concernant les opinions de Murray sans aucun intérêt.
        Je pense au contraire qu’elles ont de l’intérêt.

        Pourquoi ?

        On est dans une phase d’implosion du système, qui entraîne des formes variés de contestation politique et sociale (manifestations, désobéissance civile, guérilla numérique, groupes/blogs de réflexion, etc., etc.) tandis que l' »oligarchie au pouvoir » (donnons-lui ce nom) fait encore bloc.

        Cependant, face à la dégradation irrésistible de la situation et à la montée tout aussi irrésistible de la contestation politique, la cohérence idéologique dudit bloc va se fissurer, entre les néolibéraux jusque-au-boutistes et les autres, qui préféreront adopter une approche régulatrice pour sauver ce qui peut l’être du système.

        Murray est selon moi un exemple parfait de la première catégorie : son discours conservateur (décadence des valeurs, sexisme, xénophobie) anticipe très bien l’alliance qui est en train de se faire entre une partie de nos « élites mondialisées » et l’extrême-droite populiste en plein essor en Europe et aux Etats-Unis. Le discours archétypique de Murray me semble donc digne d’être relevé.

        Quand Mervin King, le gouverneur de la Banque d’Angleterre – une institution autrement plus néfaste, sous certains points de vue, que Glencore – s’étonne du peu de colère populaire contre les restrictions budgétaires au Royaume-Uni, il dit autre chose que Murray. Il exprime une opinion dissidente au coeur même du système de domination, et cela peut être un levier pour faire avancer les idées régulatrices/progressistes. Personnellement, bien sûr, je préférerais une bonne révolution populaire, mais on fait avec ce qu’on a.

      6. Justement vu, E.

        Il est clair que le danger de la situation leur fait émerger leurs valeurs profondes.
        Ceci écrit.

        Il n’y a que trois pays en qui les financiers font confiance pour la docilité du peuple : l’Allemagne, le Japon et la Suisse.(voir le cours respectif de leur monnaie)
        Crois-tu qu’en ces temps d’information libre encore possible (voir épisode des radios libres…), des peuples se laisseraient envoyer à la guerre..??
        Car, je te rappelle que c’est le seul échappatoire des financiers pour éviter les révolutions populaires qui nous plairaient tant.

      7. @ Yvan

        Le grand problème, c’est que les partis de « gauche » n’arrivent pas vraiment à tirer profit de la crise, par pusillanimité (PS, sociaux-démocrates, au pouvoir ou dans l’opposition) ou manque de crédibilité, à tort ou à raison (type gauche alternative, Die Linke, Mélenchon et consorts, voire Verts). Par ailleurs, en dehors de partis, la contestation politique et sociale est elle aussi foisonnante et polymorphe – mais elle manque elle aussi d’unité, d’organisation, en tout cas d’articulation.

        Le truc, c’est qu’on n’est pas capable de produire un discours de transformation radicale qui soit à la fois complet, cohérent, hiérarchisé, facilement explicable/assimilable/localisable. Il y a foison de bonnes idées, dans tous les domaines, mais sans cadre d’ensemble, sans qu’on puisse donner un nom générique au tout, une ligne directrice, etc. En gros, on ne sait pas trop par quel bout prendre la « rupture », la « révolution », etc. C’est du moins mon impression.

        En face, par contre, les néo-libéraux ultra (si on peut dire !) peuvent se recycler en récupérant le discours (ou une partie du discours) de l’extrême-droite, d’où : dérive sécuritaire, autoritaire, xénophobe, etc. (En plus, si on limite l’Etat-Providence aux nationaux, on peut redistribuer ici et là quelques sous aux petites gens…). Bref : la guerre ne se fera pas contre l’extérieur, mais contre les ennemis de l’intérieur. Pourquoi ça ne marcherait pas, du moins quelque temps ? C’est un grand classique de l’histoire.

      8. E.

        Rapidement, car je suis pris.

        http://www.latribune.fr/depeches/reuters/la-coalition-n-a-pas-le-droit-de-tuer-kadhafi-dit-poutine.html
        « Vladimir Poutine a qualifié le colonel, au pouvoir depuis 41 ans en Libye, de monarque, mais il a souligné que ce type de régime « répond globalement à la mentalité de la population » dans la région. « Manque-t-il de tels régimes contestables dans le monde ? Alors allons-nous intervenir dans tous ces conflits ? Regardez l’Afrique, regardez la Somalie. Allons-nous bombarder partout et tirer des missiles ? »

        Pour ma part, je pense qu’il est coté chinois sur ce coup. A rediscuter et suivre.

    3. Les préjugés concernant les femmes ne sont pas les seuls. Il y a aussi ceux contre les chômeurs, particulièrement aux USA .

      La discrimination des chômeurs aux entretiens d’embauche vient d’être déclarée illégale aux USA . Dans les offres d’emploi, les employeurs écrivaient carrément que les candidatures de chômeurs ne seraient même pas examinées. En clair, une fois que vous aviez perdu votre emploi, c’était définitif . C’était un vieux préjugé qu’un chômeur avait nécessairement perdu son emploi pour faute, préjugé datant de l’époque du plein-emploi.

  8. Le cynisme de Glencore est, à mon avis, le plus sûr espoir que nous ayons de voir les choses changer.

    Glencore et autres de la portée terratogène iront jusqu’à affamer les occidentaux. Le prix des produits alimentaires grimperont aussi sûrement que le pétrole. Car l’envie irrrépressible de profit et la capacité structurelles de ces organisme à en réaliser les poussera à dépasser le supportable.
    Les conditions matérielles deviendront, à terme, en Europe invivables, car le syndrome Glencore se répand sur tout le spectre de la marchandise. Et si les conditions matérielles d’existence sont compromises, il ya de grandes chances que les consciences virent aussi profondément que brûtalement de la résignation à la révolte, dans cette vieille Europe, comme se plaisent à la nommer les magnifique leaders d’un empire qui sombre.

  9. Bonne idée Paul d’évoquer Glencore… Ya pas qu’à propos du scandale pétrole/nourriture avec l’Irak qu’elle estt mouillée jusqu’au cou cette très chère société de notre très chère et très démocratique Confédération Helvète voisine…
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Glencore
    Glencore… Première société suisse par le CA, loin devant Nestlé ou Novartis. 145 Milliards de $ ! Certes c’est du négoce, donc les chiffres grimpent vite, mais 145 Mrds pour 3 ou 4000 employés… »Scusi »… « Bitte »…

    Article publié le 14 avril sur l’Agefi à propos de l’entrée en bourse du « monstre » des commodities :
    http://www.agefi.fr/articles/Glencore-tire-richesse-dun-profil-atypique-dactivites-1176062.html

    Glencore tire sa richesse d’un profil atypique d’activités
    Par Olivier Pinaud le 15/04/2011
    Présent dans les mines, le pétrole et les matières premières agricoles, le suisse a dégagé en 2010 un chiffre d’affaires de 145 milliards de dollars

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    En nommant hier l’ancien légionnaire, explorateur, dirigeant et administrateur ( Deutsche Bank, Hutchison Wampoa, Vivendi…), Simon Murray, à la présidence de son conseil, Glencore confirme son profil atypique. Créé en 1974 par Marc Rich, gracié par Bill Clinton le dernier jour de sa présidence pour une affaire fiscale, le courtier en matières premières ressemble à peu d’autres entreprises. Spécialisé initialement dans le négoce de métaux, Marc Rich & Co. se lance aux débuts des années 80 dans les matières agricoles. S’ensuit alors une série d’acquisitions dans les mines, dont une prise de participation en 1990 dans Xstrata. Cédé en 1994 à ses associés, le courtier prend alors le nom de Glencore, pour Global Energy Commodity Resources.

    Depuis cette frénésie d’acquisitions, le groupe implanté dans la ville suisse de Zoug affiche un portefeuille hétéroclite. Des exploitations agricoles et des élevages, en Europe centrale, en Asie ou en Amérique latine. Des champs pétroliers au large de l’Afrique. Et enfin une multitude de participations dans des entreprises cotées en Bourse. Outre les 34,5% toujours détenu au capital du groupe minier Xstrata, Glencore détient ainsi 8,8% de Rusal, numéro deux mondial de l’aluminium, 44% du canadien Century Aluminium, 70,5% de Minara Resources, le numéro deux australien du nickel, ou bien encore 32,2% de Recylex, l’ancien Metaleurop.
    Difficile à décrypter pour les analystes, cette diversification permet toutefois au groupe de profiter de plusieurs moteurs de croissance. En 2010, Glencore a dégagé un chiffre d’affaires de 145 milliards de dollars, en hausse de 36%. Son excédent brut d’exploitation (Ebitda) a bondi de 58% à 6,2 milliards de dollars. Et son bénéfice net a atteint 3,79 milliards, 1,7 milliard de plus qu’en 2009. Le prix théorique de l’ IPO valoriserait environ 14 fois ce résultat net.
    Après sa cotation, Glencore n’entend pas renoncer à cette richesse. Outre les 2,2 milliards de dollars destinés à financer la montée au capital du producteur kazakh de zinc Kazzinc, le courtier prévoit de puiser 5 milliards de dollars dans les fonds levés en Bourse pour investir dans différentes activités d’ici à 2013. Mais le plus grand projet reste une prise de contrôle de Xstrata. La cotation est perçue comme un préalable indispensable à la fusion. La valorisation de Glencore tutoierait alors les 130 milliards de dollars, quasiment autant que Rio Tinto, le troisième groupe minier mondial.

    « Difficile à décryter » comme ils disent…

    1. Que les affamés assiègent Zoug (paradis fiscal dans le paradis fiscal, Maryland au carré, de mémoire) et on en reparlera.
      Les suisses (dont tous ne sont pas riches) oseront-ils sortir leurs pétoires de derrière leur buffet face aux gueux ?

  10. Que disent les individualistes face à ce phénomène ? Que disent ces gens affirmant que seul l’horizon visible par les individus est défendable et que tout ce qui le dépasse (tant que c’est étatique) est mauvais ? Ont-ils des solutions ? Ont-ils des silences ?

    Je tends à penser à la deuxième possibilité. Ils ne peuvent pas voir les grandes multinationales. La limite du visible est ce que l’individu voit. Ces choses dépassent de très loin les individus. Ces choses sont privées. Donc ces choses sont soit bonnes, soit invisibles.

    Pour respecter la condition de l’individualisme, ces gens nous livrent pieds et poings liés aux spéculateurs. Je crois même que cela va encore plus loin. Pour ces gens, les spéculateurs ne peuvent pas exister. Donc ils n’existent pas, n’interviennent pas sur les marchés et toute mesure les concernant est insensée.

    Je me demande où s’arrêtent les conséquences de l’individualisme en économie.

  11. Des choses à savoir…

    Une série d’articles parus dans le journal suisse LE TEMPS.

    Paru le 9 Février 2011
    ( Source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/37b25a7c-33d4-11e0-a2b9-e86504b2dedb/En_Zambie_les_mines_de_Glencore_font_tout_pour_%C3%A9chapper_au_fisc ):

    « En Zambie, les mines de Glencore font tout pour échapper au fisc

    Un rapport accable les tours de passe-passe du conglomérat domicilié à Zoug
    Minoration des ventes, inflation artificielle des coûts… Alors que son passage sous le frontispice de la bourse de Londres est annoncé pour les prochains mois, Glencore voit ses activités minières en Zambie mises à l’index par un rapport accablant.

    Obtenu par l’ONG française Les Amis de la Terre, cet «audit pilote» confidentiel, a été préparé – à la demande du fisc zambien – par le cabinet d’audit Grant Thornton et la firme de conseil norvégienne Econ Pöyry, il y a un an. Couvrant la période 2005-2008, cette enquête met en doute les quantités de minerais déclarées aux autorités locales et révèle un «véritable problème de tarification du cuivre».

    L’acheteur… fixe le prix

    Raison de l’écart grandissant observé entre les cours mondiaux et le prix – plus faible – que Mopani reçoit de ses cathodes orangées? Son principal acheteur s’appelle Glencore. Ce dernier fixe le prix d’achat du métal rouge qu’il revendra ensuite – de Suisse – aux utilisateurs finaux. Glencore surfacture en outre des «frais de transports fixes jusqu’à Rotterdam», même si le métal est livré dans d’autres ports, «plus proches», poursuit le rapport. Parfois, les ventes relèvent «d’anciens contrats» et se font ainsi au quart du prix mondial.

    La filiale zambienne écumerait en outre les marchés dérivés pour se livrer à des opérations de couverture «anormales». Normalement ces interventions sont utilisées pour s’assurer d’un prix de vente favorable au fil du temps. Rien de tel avec Mopani, qui «cherche à couvrir ses ventes au niveau [de prix] le plus bas», souligne le document. Une stratégie visant surtout «à faire sortir du pays des revenus imposables», notent les auditeurs.

    Un «trou» de 700 millions

    Selon leurs estimations, Mopani aurait dû afficher, entre 2003 et 2005, des ventes de cuivre de 4 milliards de dollars. Au lieu de cela, ses comptes ne totalisent que 3,3 milliards de recettes sur cinq ans. En parallèle, la filiale de Glencore aurait surévalué ses dépenses de fonctionnement, que les comptables à l’origine de l’enquête ont tenté de reconstituer: sur la seule année 2007, cette majoration atteignait 380 millions de dollars.

    «Notre comptabilité est exacte et validée chaque année par le cabinet Deloitte», rétorque un porte-parole de Mopani, qui rappelle que ce rapport accusateur n’est «en rien une version définitive».

    «Aucun profit imposable»

    Ce document vient pourtant appuyer une autre enquête sur un prêt 48 millions d’euros accordé par la Banque européenne d’investissement à la filiale de Glencore. «Selon l’administration fiscale zambienne, Mopani est l’une des compagnies minières qui, depuis son arrivée, n’a jamais déclaré de profits imposables», révèle ce rapport des Amis de la Terre et du collectif Counter Balance. Un manque à gagner crucial pour un pays dont plus du tiers de la population vit dans une «pauvreté extrême» selon la Banque mondiale.

    Dans l’entourage de l’empire de Zoug, on rétorque cependant que 1,2 milliard de dollars ont été investi en Zambie depuis la privatisation de Mopani, il y a dix ans. Mais que, comme dans d’autre pays, il est possible d’amortir un tel investissement sous forme de crédit d’impôt. »

    Paru le 12 Février 2011
    ( Source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/da238c0e-3627-11e0-aa25-511990c3a24b%7C1 ):

    « La vie des sociétés suisses passée au crible de WikiLeaks

    Glencore, briseur de grève

    Un câble confidentiel envoyé par l’ambassade de Bogota en mai 2006 se fait l’écho des mesures du géant Glencore pour «briser» les grèves. A dix jours des élections présidentielles, les 300 ouvriers de la mine de charbon de La Jagua arrêtent le travail. L’empire minier de Zoug «fait amener du personnel extérieur sous protection militaire pour remplacer les grévistes», selon un responsable syndical cité par les diplomates. De son côté, le directeur d’un groupe minier américain – peu soupçonné d’être de mèche avec les syndicats – indique que Glencore «joue le durcissement» avec pour objectif de «casser le syndicat». Selon cette source, le but du géant des matières premières reste de «temporiser» jusqu’à l’expiration de la période légale de grève de deux mois, pour amener le conflit devant un tribunal arbitral. Toujours d’après ce dirigeant, le groupe helvétique aurait décliné une réunion de médiation organisée par le ministre de la Protection sociale, indiquant qu’il «refusait de négocier». Vendredi, Glencore s’est dit incapable de réagir à ces mises en cause dans un délai aussi court. »

    Paru le 11 Mars 2011
    ( Source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ba0c2b0e-4b5f-11e0-a069-303c63cd1ae3/Deux_ONG_suisses_accusent_Glencore_de_dépouiller_la_RDC ):

    « Deux ONG suisses accusent Glencore de dépouiller la RDC

    La population congolaise du Katanga extrait les richesses de son sous-sol dans des conditions déplorables, selon l’enquête d’Action de Carême et de Pain pour le prochain.

    Filiale du conglomérat établi en Suisse Glencore, la société Katanga Mining Limited (KML) exploite l’une des mines les plus dangereuses du bassin du cuivre en Afrique. Les cours d’eau et la nappe phréatique sont contaminés par de l’uranium, du soufre, des résidus d’explosifs et du diesel. Plus grand chiffre d’affaires en 2010 en Suisse avec 145 milliards de dollars, Glencore, qui a son siège à Baar (ZG), a été épinglé jeudi par Action de Carême et Pain pour le prochain (PPP) au niveau du respect des travailleurs, de l’environnement, comme de la fiscalité. Cette société, qui est l’un des plus grands fournisseurs et négociants de matières premières au monde, s’assure un approvisionnement exclusif de six gisements clés du Katanga. Et ne verserait entre 2010 et 2013 qu’un million de dollars d’impôts au Congo RDC, dénoncent les principales œuvres d’entraide suisses.

    «J’ai été extrêmement choquée au fil de cette enquête. Cela va bien au-delà de tout ce que j’avais vu et entendu jusque-là en termes d’indifférence aux droits humains et à tout principe d’éthique économique.» Engagée à PPP, Chantal Peyer vient de mettre un terme au rapport intitulé «Contrats, droits humains et fiscalité: comment une entreprise dépouille un pays. Le cas de Glencore en RDC».

    «Nous prenons
    nos responsabilités»

    Après le textile et sa campagne Clean Clothes dans les années 1990, son étude sur l’industrie électronique en 2007, la Campagne de Carême des œuvres d’entraide s’est concentrée cette année sur les matières premières, «où l’on rencontre les abus les plus extrêmes», commente-t-elle. Le constat: les richesses minières des pays du Sud sont pillées par des entreprises comme le conglomérat zougois. En outre, «les mineurs creusent des trous et des tunnels, presque à mains nues et sans aucun équipement de sécurité. Pour descendre dans les mines, dont la profondeur peut aller jusqu’à 40 mètres, les mineurs n’ont pas d’échelle […] pour des salaires risibles, 3 à 5 dollars par jour en moyenne», détaille l’enquête menée au Katanga et rapportée dans la trentaine de pages qui ont été adressées à la presse comme à Glencore et KML. Interpellée à son sujet, la maison mère réfute les informations mentionnées dans le rapport. «Tous les employés de KML suivent des formations et des règles de sécurité, indique par courriel un porte-parole de Glencore. En ce qui concerne l’environnement, nous prenons nos responsabilités. […] KML paie des impôts à différents niveaux. Soit plus de 60 millions pour 2010.»

    Le Congo RDC est un pays riche en minerais, où près de 85% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. «Les populations du Sud ne profitent pas des richesses de leur sol. Elles en sont bien souvent les victimes, alors que les multinationales occidentales en sont les principales bénéficiaires», commente François Membrez. Cet avocat à Genève est aussi vice-président de Trial, une association qui se bat contre les crimes internationaux, les crimes contre l’humanité, la torture ou les génocides.

    «La santé et la solitude des mineurs dans le monde n’intéressent personne, lui fait écho à Moutier le photographe et cinéaste suisse Jean-Claude Wicky. Seules les matières premières semblent avoir de la valeur, et elles ne profitent jamais à ceux qui les extraient.» Au travers de photos qu’il a prises de mineurs en Bolivie et qui sont accrochées à Bienne dans l’église du Pasquart, cet homme rend compte du travail de ces gueules noires du Sud qui vivent «tous les jours la nuit», selon le titre du film qu’il propose dans diverses salles de Suisse romande.

    Rôle de la Suisse

    Dans la foulée de leur rapport, les œuvres d’entraide demandent au Conseil fédéral d’adopter des politiques qui obligent les entreprises à respecter les droits humains, aussi dans le cadre de leurs filiales à l’étranger. Pour François Membrez, il y a aujourd’hui une responsabilité du gouvernement suisse en ce qui concerne sa politique de coopération: «On ne peut d’un côté avoir des projets de développement, et de l’autre des entreprises qui bénéficient du pillage de ressources naturelles, pillage qui est une violation du droit international humanitaire.» L’avocat ajoute avoir eu l’occasion de se pencher sur certaines affaires qui démontrent la nécessité de réformes institutionnelles sur place pour combattre la criminalité. Et qu’il faut améliorer en Suisse la transparence de toute la filière d’extraction.

    Le mois dernier, la presse rendait compte d’un autre rapport, des Amis de la Terre et du collectif Counter Balance, qui accablait les tours de passe-passe de Glencore en Zambie pour échapper au fisc. Le groupe se défendait en assurant que sa comptabilité était validée par un réviseur externe. »

    Paru le 15 Avril 2011
    ( Source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/1472f084-66d4-11e0-916a-58689a6a8c32/Le_but_Faire_remonter_les_profits_à_Zoug ):

    « Le but? Faire remonter les profits à Zoug»

    Les activistes font feu contre les pratiques de Glencore dans le mines.

    Les activités du géant du négoce en Zambie ont conduit les activistes de la Déclaration de Berne et de quatre autres ONG à interpeller mardi l’OCDE, l’instance économique chapeautant les pays industrialisés. Selon elles, les «manipulations financières et comptables» de sa filiale enfreignent les principes à l’attention des multinationales. Le point avec un responsable au sein de l’ONG helvétique.

    Le Temps: Que révèle votre enquête dénonçant les agissements de Glencore en Zambie?
    Olivier Longchamp: Cet audit, réalisé par une grande firme internationale, met au jour ce que tout le monde évoquait sans pouvoir le prouver: prix de transferts abusifs, surfacturations ou omission de déclarer des revenus. Le but reste le même: empêcher la filiale locale d’encaisser des profits afin qu’ils soient comptabilisés – et taxés a minima – au niveau de la maison mère, à Zoug. L’enquête souligne un autre biais commun aux groupes ayant un pied dans la mine et l’autre dans le négoce: le détournement de pratiques financières – le «hedging» – normalement utilisées par les groupes miniers pour se prémunir contre les fluctuations des cours. A Mopani, elles servaient à faire remonter les profits en Suisse.
    – Vous accusez Glencore d’échapper à l’impôt dans un pays qui en aurait bien besoin. Le groupe fait valoir qu’il y a investi plus d’un milliard de dollars…
    – Cette prise de risque restait amoindrie par les prêts favorables avancés par la Banque européenne d’investissement. Et ces manœuvres restent d’autant plus choquantes que les conditions offertes au groupe étaient déjà exceptionnelles: 3% d’imposition des bénéfices, 0,6% de royalties…
    – Etre mineur en Afrique reste un sort peu enviable. L’est-il moins encore chez Glencore?
    – La différence avec des groupes comme BHP ou Rio Tinto restent que ceux-ci, cotés en bourse, sont plus sensibles aux pressions quant aux conditions de travail. En Zambie, Glencore poursuit une stratégie visant avant tout l’accroissement des marges à court terme et passant par des licenciements en masse de mineurs, ensuite réengagés comme intérimaires. Sans compter que dans de précédentes affaires sur ses mines de charbon en Colombie, le recrutement de paramilitaires destinés à casser les grèves était en cause.
    – Les liens passés de Glencore avec Marc Rich ne contribuent-ils pas à en faire un bouc émissaire?
    – Nullement. Rappelez-vous le scandale «Pétrole contre nourriture» lié aux trafics avec l’Irak de Saddam Hussein. Marc Rich ne pilotait plus le groupe. Cela n’a pas empêché Glencore de figurer – avec Vitol ou Trafigura – parmi la quinzaine de sociétés suisses impliquées dans le plus grand scandale du secteur du négoce. »

  12. Glencore ?

    « Zambie: à qui profite le cuivre ? »

    Un film d’Audrey Gallet et Alice Odiot projeté le mercredi 27 avril 2011 à 19 heures au Cinéma Grand Action à Paris. (réservation) Diffusé prochainement sur France 5 à 20h35 dans le Monde en face.

    La Zambie possède la plus grande réserve de cuivre du monde. Dans la province du Copperbelt où l’existence de 40 000 personnes dépend de l’extraction de ce minerai, la multinationale Glencore, exploite impunément les ressources naturelles du pays sans aucune considération pour les autochtones. L’acide sulfurique employé dans le processus d’extraction intoxique les mineurs et pollue tout, en s’infiltrant dans l’air et dans l’eau. Mais la société civile a décidé de se battre: l’ONG « Green and justice » voit le jour et organise la résistance. A l’appui de leurs justes revendications, la caméra se glisse discrètement dans le sillage des habitants et des associations qui les soutiennent, pour dénoncer avec subtilité la toute puissance des prédateurs de l’Afrique et la responsabilité de ceux qui leur permettent de prospérer. Le réalisateur nous renvoie à nos responsabilités face à cette situation : la multinationale Glencore a son siège implanté dans le paradis fiscal de Zoug. (Ressouce: FIFDH 2011) »

      1. De la spéculation sur le pétrole, dans l’histoire, rapport de force
        ex ciblé sur la Lybie
        « …..
        Dans ce nouveau chapitre de notre série Comprendre le monde musulman, Mohamed Hassan répond aux questions d’Investig’Action… (Interview : Grégoire Lalieu & Michel Collon )

        En 1951, le pétrole libyen n’avait pas encore été découvert. Mais les Anglo-Saxons avaient des bases militaires dans ce pays qui occupe une position stratégique pour le contrôle de la mer Rouge et de la Méditerranée.

        Ce n’est qu’en 1954 qu’un riche Texan, Nelson Bunker Hunt, découvrit le pétrole libyen. A l’époque, le pétrole arabe se vendait aux alentours de 90 cents le baril. Mais le pétrole libyen était acheté à 30 cents le baril tellement ce pays était arriéré. C’était peut-être le plus misérable d’Afrique.

        – De l’argent rentrait pourtant grâce au pétrole. A quoi servait-il ?

        Le roi Idriss et son clan, les Senoussis, s’enrichissaient personnellement. Ils redistribuaient également une partie des revenus pétroliers aux chefs des autres tribus pour apaiser les tensions. Une petite élite s’est développée grâce au commerce du pétrole et quelques infrastructures ont été construites, principalement sur la côte méditerranéenne, la partie la plus intéressante pour commercer avec l’extérieur. Mais les zones rurales dans le cœur du pays restaient extrêmement pauvres et des tas de miséreux s’amassaient dans des bidonvilles autour des cités. Cela a continué jusqu’en 1969, quand trois officiers ont renversé le roi. Parmi eux, Kadhafi. …….
        ….. ….. ……
        Kadhafi avait deux options.
        Soit laisser le pétrole libyen aux mains des compagnies occidentales comme l’avait fait le roi Idriss. La Libye serait alors devenue comme ces monarchies pétrolières du Golfe où l’esclavage est encore pratiqué, où les femmes n’ont aucun droit et où des architectes européens peuvent s’éclater à construire des tours farfelues avec des budgets astronomiques qui proviennent en fait des richesses des peuples arabes
        .
        Soit suivre une voie indépendante des puissances néocoloniales. Kadhafi a choisi cette deuxième option, il a nationalisé le pétrole libyen, provoquant la colère des impérialistes.

        Dans les années 50, une blague circulait à la Maison Blanche, au sein de l’administration Eisenhower qui se développa ensuite en véritable théorie politique sous Reagan. Comment distinguer les bons des mauvais Arabes ? Un bon Arabe fait ce que les Etats-Unis lui disent. En échange, il reçoit des avions, est autorisé à déposer son argent en Suisse, est invité à Washington, etc. Eisenhower et Reagan nommaient ces bons Arabes : les rois d’Arabie Saoudite et de Jordanie, les cheikhs et émirs du Koweït et du Golfe, le Shah d’Iran, le roi du Maroc et bien-sûr, le roi Idriss de Libye. Les mauvais Arabes ? Ceux qui n’obéissaient pas à Washington : Nasser, Kadhafi, Saddam plus tard…
        ….. …. ….. – …. ……
        -baisse importante du cours du pétrole dans les années 70.
        En 1973, dans le cadre de la guerre israélo-arabe, les pays producteurs de pétrole décidèrent d’un embargo, faisant grimper en flèche le prix du baril. Cet embargo provoqua le premier grand transfert de richesses du Nord vers le Sud.
        Mais dans les années 80, eut lieu ce qu’on pourrait appeler une contre-révolution pétrolière orchestrée par Reagan et les Saoudiens. L’Arabie Saoudite augmenta considérablement sa production de pétrole et inonda le marché, provoquant une chute radicale des prix.
        Le baril passa de 35 dollars le baril à 8 dollars.

        …. …. ….. – ….. ….. – … … –
        – Pourquoi … ? Depuis une dizaine d’années, le colonel est devenu à nouveau fréquentable pour l’Occident et a privatisé une grande partie de l’économie libyenne au profit des compagnies occidentales.
        Il faut analyser tous ces événements à la lumière des nouveaux rapports de force dans le monde. Les puissances impérialistes sont en déclin alors que d’autres forces sont en plein essor. Récemment, la Chine a proposé de racheter la dette portugaise ! En Grèce, la population est de plus en plus hostile à cette Union Européenne qu’elle perçoit comme une couverture de l’impérialisme allemand. Les mêmes sentiments se développent dans les pays de l’Est. Par ailleurs, les Etats-Unis ont attaqué l’Irak pour s’emparer du pétrole mais au final, seule une compagnie US en profite, le reste étant exploité par des compagnies malaisiennes et chinoises. Bref, l’impérialisme est en crise.
        ….. …… …….  »
        http://www.peuplesmonde.com/spip.php?article1034

      2. Pétrole du Congo
        « Dans un livre paru en France intitulé : « Afrique, pillage à huis clos » 2006, l’auteur Xavier Harel, dénonce le régime congolais.
        « Non seulement le pays est mis à sac par un clan familial sans scrupule, mais ce dernier le fait avec la bénédiction de Paris».

        Journaliste au quotidien économique la Tribune, l’auteur décrit les mécanismes mis en place par le régime du président Denis Sassou Nguesso, avec l’aide de traders occidentaux, pour détourner l’argent du pétrole au profit de son clan.

        Au Congo, au Gabon, au Nigeria, en Angola ou en Guinée équatoriale, on peine à découvrir à quoi a servi la manne pétrolière. Pauvreté, guerres civiles, maintien au pouvoir de régimes dictatoriaux, tel est le bilan peu glorieux de l’exploitation pétrolière en Afrique, peut-on lire dans la note de l’éditeur…

        La précieuse huile nourrit surtout une corruption débridée.
        « Au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou Nguesso a mis en place une kyrielle de sociétés écrans qui lui ont permis de détourner des centaines de millions de dollars. Mais il bénéficie pour cela de l’« expertise » occidentale. Certaines entreprises françaises, et non des moindres, ainsi que de prestigieux cabinets d’avocats, ont mis leur savoir-faire au service de ce pillage à huis clos », explique Xavier Harel.

        Ne nous y trompons pas, ajoute l’auteur, la mobilisation des pays riches (G8) en faveur de l’Afrique ressemble surtout à une opération de communication ….
        Il est temps de mettre fin au bal des hypocrites. Si Jacques, George et Tony se soucient réellement du continent, qu’ils contraignent leurs compagnies pétrolières à faire la lumière sur ce qu’elles versent aux États africains. La transparence reste le meilleur antidote contre la corruption. ….  »
        http://www.africa-humanvoice.org/afrique/pillage.html

    1. je ne comprends rien à la spéculation donc ????
      Sur la guerre en Côte d’Ivoire, et la spéculation du cacao, ARMAJARO, déjà Anthony Ward, j’ai lu ce mel de 2005 « Origine d’un des financements des « mutins » en 2002 », archivé sur ce lien :http://afrique_univ-lyon.ruwenzori.net/msg00581.html

      Je ne sais rien, je comprends rien à la spéculation alors je ne sais pas …. ????
      si c’est vraiment possible que cela soit véridique ???? en plus c’est très très long ???
      (Par contre la phrase « Pour réaliser cet objectif, il est nécessaire que le
      prix du cacao en Côte d’ivoire soit libre et qu’une réforme reposant sur des ventes à terme qui
      garantissent la transparence des prix soit abandonnée. » me paraît vrai )

      extraits
      « Une information transmise le jeudi 24 octobre 2002 en
      soirée, fait état qu’une société britannique de
      négoce, récemment implantée au Ghana et en Côte
      d’Ivoire : ARMAJARO, a remis, ces dernières semaines,
      une somme importante à un groupe de personnes dans le
      but d’entreprendre une déstabilisation de la Côte
      d’Ivoire.
      La somme serait au minimum de cinquante millions de
      dollars américains, soit environ une trentaine de
      milliards de francs CFA….. …….
      Cette information met en évidence les objectifs réels
      poursuivis par les auteurs de ce financement des
      mutins ; elle permet d’expliquer en partie, de
      comprendre et de relier toute une série d’évènements
      qui ont marqué depuis plusieurs mois la vie économique
      de la Côte d’Ivoire et notamment dans le secteur clé
      du cacao.
      Amajaro et AIG Fund : les financiers de la
      déstabilisation ….
      A l’origine de l’opération, il s’agit essentiellement
      d’une opération financière à très haute rentabilité,
      dont l’objectif final n’était pas une déstabilisation
      de la Côte d’Ivoire, mais l’obtention d’un gain
      considérable sur les marchés à terme du cacao et sur
      la revente des stocks de cacao physique entreposés
      dans les ports européens.
      La nécessité d’une déstabilisation de la Côte d’Ivoire
      s’est imposée, à partir de juillet, lorsqu’il est
      apparu évident aux initiateurs de l’opération cacao,
      Armajaro et AIG Fund, que la gestion de leurs positions
      sur les marchés à terme du cacao, à partir de la fin
      juin, nécessitait un passage à une dimension
      supérieure pour sauvegarder un gain potentiel
      s’inscrivant dans une fourchette de 500 à 800 millions
      de dollars américains, soit 280 à 450 milliards de
      francs CFA ….

      Le passage à la déstabilisation de l’Etat

      Logiquement, l’opération financière Amarajo aurait du
      s’arrêter à ce niveau. Mais la botanique est venue
      déjouer en partie ce plan.
      Dès la fin juin 2002, il est apparu évident que la
      récolte principale ivoirienne serait au moins égale à
      la précédente, si ce n’est supérieur en raison d’une
      forte augmentation de l’usage des engrais entraîné par
      la hausse des cours du cacao.
      Dans ce contexte, le portage par Armajaro et AIG Fund
      sur les marchés à terme d’une position de 650.000
      tonnes devenait aléatoire et les espoirs d’un gain
      mirifique (500 à 800 millions de dollars)
      s’éloignaient si le cacao ivoirien sortait en temps et
      heure à partir d’octobre.
      Dès la mi-juillet, Armajaro, en interne, évoquait la
      possibilité de dégager une somme de l’ordre de 50 à 80
      millions de dollars pour « tenir le marché » …..
      L’existence de déserteurs de l’armée ivoirienne au
      Burkina Faso, au Ghana et au Mali, doublée d’un
      mécontentement latent des populations du nord de la
      Côte d’Ivoire à l’encontre du pouvoir central, a servi
      de cadre à l’opération.
      Dès lors, un habillage politique (RDR) et revendicatif
      (MPCI) a pu être utilisé pour masquer les buts
      purement financiers poursuivis par Armajaro, AIG Fund
      et la CAA.
      Il est d’ailleurs à noter que dès la première semaine,
      les mutins ont abandonné de fait l’objectif d’une
      descente vers Abidjan pour se redéployer vers les
      zones de la boucle cacao et entraîner les
      perturbations que l’on sait dans la collecte du cacao
      dans la boucle principale.
      Ce redéploiement a eu pour effet de pratiquement
      assécher les sorties de fèves sur San Pedro (15.000
      tonnes semaine, soit trois fois moins que la normale
      en pareille période)….
      C’est ainsi qu’un investissement de 50 millions de
      dollars génère une plus value de l’ordre de 500 à 800
      millions de dollars américains. … « 

      1. Dommage qu’on ne puisse pas mieux sourcer, l’article est assez effrayant, mais probablement vrai en partie (ou plus). Si quelqu’un d’avisé peut donner son avis…?
        Avec le milieu financier strict, il y avait encore une vague (très vague et il y a qqs années) apparence de respectabilité, avec les acteurs des matières premières, cette vague image n’existe plus, c’est une mafia; au niveau mondial; qui vit fort bien et assez

        étrangement

        dans une relative discrétion.

    2. Merci Paul. A voir.
      Janet va très loin et propose même un ratio intéressant: le rapport entre montant de la corruption et production. Ce ratio aurait un bond tel aux USA qu’il serait comparable à celui des pays corrompus du tiers monde (elle ne cite ps d’exemple).
      Autre affirmation importante: Le Congrès et les régulateurs seraient passés entre les mains des corrompus.
      Bon portrait minute de la ploutocratie et de ce que j’appelle, en y associant la réalité Big Brother, la dictature du capital.

      1. Et nous voyons, sous nos yeux ébahis, une terrible bagarre des financiers américains pour « tenir » l’or au niveau des 1500 dollars. Psychologiquement, si cette barrière casse franchement, le dollar est perdu, car la réalité pure et dure d’une monnaie stable hors dollars s’imposera. Ils ne le savent que trop….

        Mais ils n’y arriveront pas.

    3. On a la chance d’avoir Janet Takavoli interviewée par Max Keiser sur le blog Jorion.Très bien. Et le « Keiser Report » ou son « On the Edge » sont bel et bien accessibles aux US comme un peu partout dans le monde, par cable ou satellite et je crois pas qu’on ait l’équivalent en France ou même en langue française. Mais quelles sont les audiences aux States des chaines d’info mondiale des gouvernements russe (RT TV, Russian Today) et iranien (Iran’s Press TV) qui produisent ou relaient les émissions de Keiser ? RT, Iran’s Press TV, BBC World News, Al-Jazeera English, Huffington Post, c’est beaucoup mieux que rien mais bon…
      Vous imaginez Keyser sur I Télé ou BFM Télé… sans parler des « grandes » chaines !
      http://en.wikipedia.org/wiki/Max_Keiser#The_Keiser_Report

      À quand un Jorion’s ou un Lordon’report sur BFM Télé ? 🙂
      Le verrais bien le Lordon dans le rôle d’un Keiser, pour la tchatche, même s’il a jamais été trader, lui…

  13. Le Financial Times nous assène que « Le G20 constitue le forum approprié » (pour nous sortir de l’impasse). Mais il semble ne pas tenir compte du fait que le G20 est la réunion des chefs de gouvernements qui, selon le même Financial Times sont des « gouvernements (très doués pour) ignorer aisément les conséquences négatives de regroupements [de marchands] à l’intérieur de leurs frontières, et tout particulièrement lorsque les compagnies en question leur prodiguent les encouragements adéquats. .
    Je ne sais si c’est un argument valable mais je rejoins ici tous ceux qui se méfient comme de la peste de ces « machins » supranationaux absolument non démocratiques et incontrôlables, sauf par le chef de la bande(suivez mon regard vers l’autre côté de l’Atlantique), comme le prouvent chaque jour OMC, FMI et autres Banque Mondiale.

  14. Certes, « les matières premières » (terme générique) augmentent actuellement.

    La question que je me pose: en quoi ou en quelle proportion cette augmentation est-elle dûe « à la spéculation » (terme générique)?

    N’oublions-pas par ailleurs que, dans la création de la valeur ajoutée, le prix des matières premières est relativement marginal: en particulier dans le domaine alimentaire, entre producteurs et distributeurs.

    Sans même parler de la part des taxes, en particulier dans le domaine de l’énergie.

    Un effet pour la plupart d’entre nous: un affaiblissement du pouvoir d’achat, du revenu réel…

    1. Je me demande aussi, mais je pense que le potentiel de nuisance de la spéculation peut en arriver jusqu’ici : extrait art ci-dessous
      (en ordre d’idée, –mais en vérité je ne sais pas, je me demande
      donc déjà pour simplifier, j’ajoute, sans aucun scrupule, la spéculation, à son corrolaire la corruption,
      le tout tremper dans un faisceaux de coïncidences néo-politéconomiquement favorables,
      je ne pense pas prendre trop de risque en spéculant que « l’effet » peut monter jusque vers 30% en un mois,
      mais je dirais aussi, –même si là aussi, en vérité, je ne sais pas plus– que c’est déjà risque extrème-très-calculé ……

      Egypte: Le spectre des émeutes du pain, 13/4/2008
      L’Egypte, comme nombre d’autres pays en voie de développement, est en butte à des « émeutes de la faim ». Le prix des produits alimentaires de base a flambé et le porte-monnaie des ménages ne peut plus suivre. A tel point que le gouvernement a organisé une distribution de pain. Insuffisant pour satisfaire une population qui ne tire aucun bénéfice de la croissance de 7% du pays……
      Rien qu’au mois de mars, le taux d’inflation sur les produits d’alimentation a grimpé à 36% …..
      Les prix augmentent. Et la population gronde. Dimanche dernier, à la veille d’élections locales totalement cadenassées par le pouvoir, l’opposition a ainsi appelé à une grève générale contre la vie chère…..
      Si elles sont parvenues à canaliser ce mécontentement populaire en procédant à de nombreuses arrestations, les autorités restent sur leurs gardes. Elles gardent en mémoire ces émeutes du pain qui avaient fait 70 morts en 1977. Le spectre d’un soulèvement populaire en ferait presque oublier les indicateurs économiques insolents, dont une croissance à 7 %, que le gouvernement met en avant pour vanter le succès des réformes libérales entamées en 2004. …
      Cette croissance, Abdel Halim, 27 ans, n’en ressent pas vraiment les effets. Originaire de la région voisine du Fayoum, le jeune homme est diplômé en commerce mais n’a pas d’autre choix que de travailler dans le bâtiment: il se loue à 20 livres [moins de 2,50 ?] la journée. Ils sont six, comme lui, à attendre, assis par terre à côté d’une station de métro, des outils dépassant de leurs sacs. « Je n’ai pas travaillé depuis quatre jours. J’ai dû emprunter de l’argent pour envoyer à ma famille: on mange des lentilles, du pain. J’ai quatre enfants, je n’ai pas de quoi leur acheter du lait ou des yaourts, se plaint-il. Cela a toujours été difficile, mais là c’est le désespoir. Si on me propose un boulot à l’étranger, je pars demain, je laisse ma famille. Je prends un bateau. C’est dangereux mais je préfère mourir en mer que de mourir ici?… « « 

      1. Toujours l’Egypte, cet autre article, mais en 2009
        (soit après 2008, tjrs par Stéphanie Wenger)

        « Egypte : organes à vendre« , 19 octobre 2009, par Ludovic Gonty et Stéphanie Wenger

        Le prélèvement d’organes sur les cadavres est interdit en Egypte. Résultat : les organes sont prélevés sur des donneurs vivants, et dans la majorité des cas, moyennant rétribution. Un projet de loi visant à criminaliser ce commerce et à autoriser le prélèvement sur cadavres doit être examiné prochainement. A plusieurs reprises déjà, des tentatives de régulation ont échoué, en raison notamment d’objections religieuses sur la définition de la mort. Alors que ce débat va être relancé en Egypte, enquête sur le « marché noir » des organes.

        « Jeune homme, 26 ans. Prêt à vendre un de mes reins. Très sérieux. NB : je ne connais pas mon groupe sanguin ». « Vends lobe de foie. Groupe sanguin O+ ». « Urgent : cherche rein pour femme malade. Groupe sanguin A ou B. Compensation financière ». Perdues entre ventes d’appartements avec vue imprenable sur la Méditerranée et offres d’emploi en Arabie Saoudite, ce type de petite annonce figure en nombre sur l’Internet égyptien.

        En Egypte, aucun système centralisé ne régit les transplantations, et le prélèvement sur cadavres est interdit. Des mois durant, Mustafa a donc parcouru les petites annonces et écumé les laboratoires d’analyses qui fournissent des listes de donneurs potentiels. « J’ai finalement trouvé, via un laboratoire qui m’a mis en contact avec une famille de paysans, des gens très pauvres. La femme était compatible. Elle voulait vendre son rein 25 000 livres égyptiennes [3100 euros]. J’ai décidé de lui en donner 45 000 », raconte-t-il.

        « En l’état actuel de la législation, aucun texte spécifique ne criminalise la vente d’organes per se et il n’y a pas de loi autorisant le prélèvement sur cadavres. Les malades n’ont pas d’autre option que d’acheter un rein ou un lobe de foie, s’ils ne trouvent pas de donneurs dans leur entourage, déplore Soha Abdelaty… Il est impossible de donner des statistiques précises, mais l’Egypte est régulièrement citée parmi les pays les plus concernés au monde par le commerce d’organes », poursuit-elle.

        Avec près de 40 % de la population qui vit avec moins de deux dollars par jour, le pays offre un terrain fertile. Tous les ingrédients du trafic sont là : « Les technologies de transplantation sont disponibles, les patients n’ont pas d’alternative, et il y a une importante classe pauvre qui peut être exploitée pour ses organes », observe Debra Budiani,

  15. mais il n’ y a pas spéculation, il y a seulement baisse de la valeur d’une unité monétaire….

    si les salaires ne sont pas augmentés, d’autres actifs devront baisser….lesquels?

    je pense qu’on risque de ne plus parler d’inflation quand la bulle des matières 1ere aura explosé, mais d’hyper deflation

  16. COMBATTRE LA SPÉCULATION SUR LES MATIÈRES PREMIÈRES
    Il n’y a pas grand-chose que les nations puissent faire individuellement pour combattre ces problèmes…

    je comprends mal l’anglais…

    Je pense que la spéculation sur le cours d’une zone n’existe que grâce au libre échange sur cette zone.

    — — — — — — L’Europe et son agriculture — — — — — —
    ‘La Suite dans les idées’ le samedi sur France-Culture de 12h00 – 12h29
    http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-2807121#reecoute-2807121
    Invités :
    – le Commissaire européen chargé de l’Agriculture : Dacian Ciolos
    – et le Président de la FNSEA : Xavier Beulin

    A l’heure où s’ouvre Salon de l’Agriculture, et alors que se prépare la grande réforme de la PAC, « La Rumeur du Monde » reviendra cette semaine sur la question agricole et se demandera si, dans un contexte marqué par l’envolée des prix des matières premières alimentaires, la montée des préoccupations environnementales et l’explosion des besoins alimentaires mondiaux, l’Europe est en mesure de rester une superpuissance agroalimentaire … Jean-Marie Colombani et Jean-Claude Casanova analyseront donc les enjeux multiples et variés de cette question en compagnie de leurs deux invités, le Commissaire européen chargé de l’Agriculture Dacian Ciolos, et le nouveau Président de la FNSEA Xavier Beulin.

    — — — — — — Quelques notes approximatives de l’émission — — — — — —

    Perso : Dacian Ciolos défend bien son budget.
    (échelle temps, 1 cm !)
    Si il y a quelques décennies, l’objectif de l’Europe, dans les années 60, était d’assurer, l’autosuffisance alimentaire, suite a la guerre et a des périodes de famine, dans la plupart des pays de l’Europe, et la PAC y a plutôt bien réussis, mais dans un contexte de marché fermé et de croissance économique dans le secteur industriel…
    maintenant quel est le sens de PAC, je pense que :
    1) la PAC a tout a fait ça place en Europe, en tant que politique communautaire et non pas comme politique nationale.
    2) LEs objectif de la PAC s’élargisse de plus en plus. On demande de plus en plus a nos agriculteur, et donc la société doit être prête a paye pour les service qu’elle demande a son agriculture, et je pense a la qualité alimentaire , a sa diversité, au ressources naturellse.
    ….
    (échelle temps : 1/4 tu total)
    La question de l’aide a l’agriculture sera : est ce que le soutien sera au niveau communautaire ou au niveau national…
    sur les 3 objectif :
    -1- La productivité,
    -2- Les objectifs non agricoles
    -3- Et la soutien au revenu des agriculteurs
    le 1 et 3 sont liés, ils nécessite des aides directes et des mesures de marché, car on a besoin d’une stabilité des revenu des agriculteur, si on veux qu’ils investissent à long terme….
    il faut que l’on innove au niveau des soutiens de marché, ces dernières années, on a renonce a beaucoup de mécanismes de marché, parce que c’était une période favorable.au niveau du prix pour tout le monde, maintenant quand on a des problèmes, on se rend compte que l’on est moins doté sur ça.
    Il faut être imaginatif, car on ne peut plus revenir au mécanismes que l’on avait pour le soutien du marché, du prix ou de gestion quantitative parce que le marché européen est un des joueur dans un marche international, donc il faut jouer avec…
    La PAC, pour l’après 2013, souhaite pouvoir jouer plus ( Les mot: en disent long) pour soutenir les agriculteurs a augmenter leur productivité, notamment en introduisant plus d’éléments d’innovations, de la recherche, du développement.
    L’EU est reste en retrait par rapport a d’autre région du monde, sur les technologie moderne, je ne pense pas qu’au OGM.
    Si on a un modèle, si on a une orientation, il faut soutenir nos agriculteur dans cette direction.
    Donc investissement, dans la recherche et l’innovation, la formation des agriculteurs, avec le soutien direct, ça peu allez dans la direction d’augmenter la productivité.
    On a besoin aussi d’augmenter la productivité de manière durable : ne pas penser que le sol et l’eau sont inépuisable, ne pas penser qu’on va augmenter la productivité avec 2 ou 3 variété de céréales.

    Les objectifs non agricoles :ils sont lier a la question de la productivité,
    1) Penser à la dimension territoriale et ressource naturelle, espace rural…
    En comparaissont des autres force exportatrices (USA …) l’EU exporte des produits de qualité de haute valeur ajouté.
    ….
    ….

    Question de Xavier Beulin ; Est il ou non possible d’envisager, que de manière inter annuelle, on puisse avoir quelques marges de flexibilité, parce que les marche n e sont pas quelque chose que l’on peu pré programmer a l’avance.

    Question de l’animateur : Quel est l’évolution du protectionnisme agricole ?…
    .. … …
    Dacian Ciolos — Le fédéralisme des décisions est menacé par le nombre de pays (27) et par la complexité des prises de décisions (partage des décisions avec le parlement)
    (traité de Lisbonne)

    — — — — — — Mes conclusions — — — — — —
    Bien que la question de la spéculation, n’est pas abordé directement, il est fait mention de la mise en place d’outils financiers innovants. –> voir PAC 2013 –> Actualité ?

    Les décisions d’ouverture du marché (favorable à la spéculation) dépendent donc :
    – de la commission et du parlement européen.
    – de L’OMC (Directeur Pascal Lamy) http://www.wto.org/indexfr.htm

    En Finir avec les Paris Financiers
    S’ils ne sont pas capable de réglementer, utilisons le levier que l’on maitrise pour faire pression : La frontière.
    ou dis autrement 😉
    N’ouvrons les frontières agricoles, que sur des marchés , qui interdisent les paris sur les fluctuations de prix.

      1. @ Cécile,

        Bonjour,

        En substance, sous le contrôle amical et éventuellement correctif des bloggeurs:

        Omniprésence de la corruption, renflouement toujours plus insolent des banques et abandon aggravé de la population…Ladite corruption se serait finalement « payé » le congrès..

        La suite…enfin, la seconde partie de la vidéo

        http://www.youtube.com/watch?v=cCkTfRp1KJ0

        titre: murderers and martyrs / meurtriers et martyrs

        11 min 37s, et un joli short à Goldman Sachs au passage..
        La vague d’hypocrisie morale des « marchés » est trop énorme pour se fondre dans « l’ensemble »

        La taille critique?

        Son Impudeur, « contraint » de faire le sale boulot de Dieu..

        (Mme Tavakoli, pas Takavoli, une erreur et tout le monde répète en choeur, heureusement que ce n’est pas significatif..)

    1. Lien vers un document de travail collaboratif Google-Doc
      A utilise de préférence avec les navigateur Chrome : http://www.google.com/chrome/?hl=fr

      Les bonnes volontés sont invités à traduire une partie de l’entretien, ou à corriger les erreurs éventuelles.
      Dure de la vidéo : 4 min

      https://docs.google.com/document/d/1JkkAPJBwSNLI0_9UgH7nPXBtUxWXy95jxUDk7VZ4LTU/edit?hl=fr&authkey=CLv-95oH

      Je me tiens à votre écoute pour tout problème technique : 20100.webservice (att ) gmail.com

  17. Et pendant ce temps-là …

    Ce qui devait arriver arriva : la Chine vient d’annoncer officiellement que 3 trillions de réserves en US Treasure Bonds , c’était trop, qu’il n’était pas sage d’avoir pl’un d’1 trillion de US dollars dans ses réserves et qu’elle entendait diversifier.
    http://www.zerohedge.com/article/china-proposes-cut-two-thirds-its-3-trillion-usd-holdings?page=1
    Exit le plus gros créancier de la dette américaine . Et le 2e créancier, le Japon, ne peut plus en acheter et doit même en vendre, pour financer les réparations post tsunami . Ne pas compter sur l’Europe, endettée jusqu’au cou . Reste donc l’Arabie Saoudite et quelques autres .

    Si le dollar s’effondre, la Chine laissera-t-elle sombrer avec lui son yuan/renminbi accroché au dollar pour conserver la compétitivité de ses produits à l’exportation ?

    Si la FED doit racheter elle-même ses T Bonds, qui dit planche à billets dit hyperinflation et vaches maigres pour le peuple.
    Ou alors, combien d’Etats vont se faire effacer leurs dettes, à la manière des décisions des commissions de surendettement françaises, en disant « on efface tout, tant pis pour le créancier » ?

    2011 , année charnière de menaces financières, économiques, politiques, sur un fond de menaces environnementales et, le pompon, radioactives.
    Profitons de chaque minute de vie, de chaque petite joie pendant qu’il en est temps !

  18. D’où l’utilité du blog de Paul Jorion pour se tenir informé de tout ce qui se passe partout dans le monde, de tout ce qui nous fait tous crever à petit feu, un blog qui nous permet d’échanger le produit de notre réflexion et qui nous donne les liens pour agir chacun à son petit niveau .
    Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

  19. « matières premières et accords de défense »
    (j’en apprends tous les jours, et je me demande même si c’est possible, tellement c’est gros …)
     » I – …. ………….. ………………….
    II – TOUTES LES RICHESSES RESERVEES A LA FRANCE :

    ANNEXE A l’accord de Défense entre la République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey, la République Française et la République du Niger concernant la coopération dans le domaine des matières premières et produits stratégiques.

    Afin de garantir leurs intérêts mutuels en matière de Défense, les parties contractantes décident de coopérer dans le domaine des matériaux de Défense dans les conditions définies ci-après:

    Article premier : Les matières premières et produits classés stratégiques comprennent:
    – Première catégorie : les hydrocarbures liquides ou gazeux ;
    – Deuxième catégorie : l’uranium, le thorium, le lithium, le béryllium, leurs minerais et composés.
    Cette liste pourra être modifiée d’un commun accord, compte tenu des circonstances.

    Article 2 : La République Française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger de la politique qu’elle est appelée à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques, compte tenu des besoins généraux de la Défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial.

    Article 3 : La République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger informent la République Française de la politique qu’elles sont appelées à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques et des mesures qu’elles se proposent de prendre pour l’exécution de cette politique.

    Article 4 : La République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger facilitent au profit des forces armées françaises le stockage des matières premières et produits stratégiques. Lorsque les intérêts de la Défense l’exigent, elles limitent ou interdisent leur exportation à destination d’autres pays.

    Article 5 : La République Française est tenue informée des programmes et projets concernant l’exportation hors du territoire de la République de Côte d’Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger des matières premières et des produits stratégiques de deuxième catégorie énumérés à l’article premier.

    En ce qui concerne ces mêmes matières et produits, la République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger, pour les besoins de la Défense, réservent par priorité leur vente à la République Française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s’approvisionnent par priorité auprès d’elle.

    Article 6 : Les Gouvernements procèdent, sur les problèmes qui font l’objet de la présente annexe, à toutes consultations nécessaires.

    Fait à Paris, le 24 avril 1961

    Félix HOUPHOUET-BOIGNY

    Hubert MAGA

    Michel DEBRE

    Hamani DIORI

    CE TEXTE DIT « ACCORD DE COOPERATION ET DE DÉFENSE » A ÉTÉ ÉLABORÉ ET SIGNÉ DANS LES ANNÉES 1960 PAR TOUS LES CHEFS D’ÉTAT AFRICAINS FRANCOPHONES. IL EST RESTÉ EN VIGUEUR JUSQU’À CE JOUR *.
    QUICONQUE DE CES « PRETENDUS » CHEFS D’ETAT AFRICAINS FRANCOPHONES OSE LE REMETTRE EN CAUSE OU LE DENONCER EST VITE DÉBARQUÉ. SOIT IL MEURT ASSASSINÉ, SOIT IL EST DÉBARQUÉ, LIMOGÉ MANU-MILITARI.
    C’EST L’EXPLICATION DES COUPS D’ETAT EN SÉRIES, DES GUERRES SUCCESSIVES, …..
    http://www.africa-humanvoice.org/afrique/

    * ce jour ? => sans doute encore, ce jour d’aujourd’hui, sûre de déjà encore en application en 2005
    « ….
    Les générations des années 1960 ne sont plus celles de 2005. Elles ont évolué, c’est une évidence. Aussi bien en Europe qu’en Afrique, ceux qui gouvernent ou convoitent le pouvoir, ne semblent en tenir compte. Ce qui fait redouter des déflagrations qui ne pourront que s’amplifier dans les prochaines années.
    L’Afrique francophone fonctionne encore selon des « accords de coopération et de défense » signés depuis les années 1960 entre la France et ses colonies. Sur la base de ces textes restés statiques, immuables et inamovibles, il est clair que le transfert des compétences aux Africains dans les anciennes colonies françaises n’a été qu’un leurre, le même contrat léonin entre les négriers et les esclaves. On a changé des chaînes de métal en liens invisibles mais tout aussi avilissants.
    Selon ces accords encore en vigueur à ce jour, TOUT ce qui est en surface comme dans les sous-sol de cette partie de l’Afrique francophone ne lui appartient pas. Pour pouvoir en user, les Africains sont contraints de demander l’autorisation, la permission à la puissance tutélaire, c’est-à-dire à la puissance qui les assujettit jusqu’à ce jour. Cette puissance, membre de l’Union Européenne, contrôle aussi la monnaie. Le Franc Français n’existe plus mais le Franc CFA, lui, continue de lui être assujetti.
    ….
    Kingston, le 30 avril 2005, John TRA, Président de AHVI  »
    http://www.africa-humanvoice.org/afrique/letouvue.html

    1. Ah oui, très éclairant ! On est encore en plein dans le colonialisme. Je comprends mieux pourquoi la racaille UMP voulait célébrer de fantasmatiques aspects positifs de la colonisation. Ces maffieux n’en sont jamais sorti.

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