LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 17 JUIN 2011

17 juin 2011 par Paul Jorion | Print LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 17 JUIN 2011

Sommet de Zermatt
Interdiction des paris sur les fluctuations de prix
Jakob von Uexküll
Anselm Jappe

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96 commentaires

  1. jérôme

    @ Paul,

    Bonjour,

    Un saut d’humour temporel, et l’Afrique entre enfin dans l’histoire?

    toure barika- miriam makeba
    http://www.youtube.com/watch?v=h0ZE5zS6Imk

    Un beau vendredi, vive la fête de la musique

  2. renou

    Bonjour Paul,
    Ce soir pour le swiss night dinner, n’oubliez pas, business/smart le dress code, pas de pull rouge…

  3. Mike

    Merci bcp pour la démo sur « réforme interne et cadre externe ».

    Dans ce même ordre d’idées je profite que vous soyiez en Suisse pour faire remarquer combien les helvètes, du à l’exiguité de leur territoire habitable (pensons au passage à la rigueur de la vie des paysans de montagne) et aussi au manque quasi total de ressources naturelles, ont développé un savoir faire solide dans les domaines de la valeur ajoutée et de la conservation des plus values (Mehrwertabschöpfung)… Gardons bien sûr en mémoire que leur aventure financière débuta par le mercenariat, qui permit en son temps de ramener des devises de l’extérieur.
    Cette notion pointue (des x même trop!) de la bonne utilisation d’un espace avec des ressources limitées ressemble, à son échelle, à la problématique économique terrestre prise dans son entier. Cette manière de penser et de faire – économe-, même si je la trouve souvent étriquée, pourra probablement donner des exemples de gestion à certains. Je pense ici à des gens comme les ricains, les brésiliens, russes.. qui, avec un espace qui paraît infini à leur disposition, ont pris de sacrées habitudes de gaspillage. Chaque biotope sécrète sa mentalité. Le souci c’est que c’est encore et toujours la représentation économique peu responsable des ricains qui prédomine via les médias descendants mainstream.

    Bon WE

    • vigneron

      Le nouvel impèrialisme idyllique pour un « Nouveau monde selon Mike » : la sage domination helvétique… Plus de porte-avions et la pax americana bancale mais les gardes suisses et la paix bancaire et secrète…
      La continence et le « cantonnement » mondial ! L’Eden Jducacien… Et pourquoi pas un pacte ou un axe du bien sino-helvétique tankonyé ?

      • Mike

        L’Eden Jducacien ?

        Pas de souci, on peut même vendanger la CHuisse paraît-il… C’était juste pour parler de ce biotope particulier lors du passage de PJ sur les hauteurs.

        Et j’ai pas dit que les helvêtes ne me faisaient pas péter l’emmerdomètre…. comme disait le grand.

    • arkao

      Tant qu’on y est sur « l’identité culturelle et économique » de la Suisse, pourquoi ne pas rappeler aussi l’histoire de Genève, la nouvelle Jérusalem du calvinisme, le capitalisme et l’éthique du protestantisme et tout le toutim…

    • Thom Bilabong

      On appelle cela je crois l’influence géographique sur l’anthropologie.

      De même les conditions géographiques et climatique de la Grèce ont permis la naissance de la démocratie.

      Faudrait demander à notre Paul comment cela s’appelle exactement.

      • André

        Cela s’appelle le déterminisme géographique. Et c’est faux!

        Posez-vous la question : pourquoi la première religion monothéiste n’est-elle pas née dans le désert du Kalahari ?

      • arkao

        Si on ne peut pas se contenter de balayer d’un revers de main ce que certains ont appelé le déterminisme géographique, écrire que :

        les conditions géographiques et climatique de la Grèce ont permis la naissance de la démocratie

        est tout de même grandement exagéré.

  4. ploucplouc

    Le peuple ne leur plait pas il faut changer le peuple ou qu’il crève!!!

    • vigneron

      « Le peuple n’existe pas. » Là c’est pas moi, c’est l’Imperator Frédéric 1er « d’anti-Prusse » Lordon qui le dit. Il y aurait « un » peuple, ou « des » peuples, mais jamais « le » Peuple, nuance…

      • ploucplouc

        Le peuple n’existe pas Bravo vive le néolibéralisme vive le n’importe quoi vive les bêtes vive la science vive Fuchushima vive l’hiver nucléaire vive la bêtise et vivement qu’on crève.

      • jérôme

        @ Vigneron,

        Bonjour,

        Un, l’invariant de la multiplication

        0, merci au monde musulman. Un « un » différent.

        Exp (o)=1, Ln(1)=0, tiens donc, des idées pour les opérandes du « marché » « droit »?

        Symétrie.

        Mathématique du coeur, le multiple respecté par l’un chacun, cohésion de logique en amour et en vie

        Plus ou moins?

        Sinon, la danse de la destruction autour du chaudron démiurgique, hollywood-bollywood tragi-comique, tout un conditionnement historique, bien souligné.

        Et la Chine qui attends, dans le moins pire des cas, ses alters légaux? Avec sa moitié continentale Russe?

        Ohé?

        長谷見誠 フルートリサイタル 村松崇継 「EARTH」
        http://www.youtube.com/watch?v=hJJJEYSy0d0&feature=related

        Fight for your humanity, with japan and for nothing first!

      • methode

        objectivement le peuple est déprimant par moment, ah l’est pas méchant ça c’est sûr, voir gentil, un peu stupides c’est sûr aussi (donc parfois méchant mais sans le vouloir ça excuse tout), mais surtout qu’est-ce qu’il grossit… à peine 70 millions de terriens supplémentaires, chaque année.

  5. Lisztfr

    Je me demande si cette interdiction etc n’arrive pas trop tard. D’ailleurs ce n’est qu’un émollient sur une jambe de bois, ou un peu mieux mais… quantitativement, c’est là que se pose la question, sachant que rien ne peut dépasser la récession inscrite dans le système par l’équation de Say.

    Je pense que le modèle standard des forces physiques universelles est une analogie de la globalisation, à savoir qu’au fur et à mesure qu’elle progresse, les forces, et les paramètres du capitalisme en l’occurrence, se modifient : Plus la globalisation progresse et plus le capitalisme raffine sa haine comme dit le poète, montre ses véritables traits ainsi que son impossibilité de fonctionner, plus il accuse ses traits. De même que plus l’univers se concentre, plus il devient chaud et plus certaines forces minimes au début deviennent importantes ensuite (en remontant le cours du temps)

    Sauver la Grèce à la limite, est risible. Autant prendre une aspirine contre un cancer.

    La globalisation est la mort du capitalisme, qui correspond à son essence de déséquilibre simplement comptable. Et je ne veux créer de déplaisir à personne… même si l’ensemble de l’humanité voulait continuer dans cette voie, ce serait impossible de même qu’il est impossible d’aller sur Alpha du Centaure.

    On ne peut pas avoir raison contre les faits pour répondre au bac de philo d’hier, lorsqu’on sait discerner les faits. Gouter les sources, comme dit le proverbe arabe, apprends à différencier l’eau des sources.

    Je dis ça parce que, parce que je suis de plus en plus terrifié avec tout ça. Et tout ceci a une incidence sur nos vies, nous ne sommes pas des purs esprits contemplatifs.

    Pour reprendre Elias décrivant l’incidence des institutions du pouvoir sur les structures mentales occidentales, ici nous avons un monde à l’agonie, incompréhensible puisqu’il n’y a pas d’opposition, quelque chose d’aussi dur à avaler que sa propre finitude, tout ceci ne peut que se répercuter très profondément, psychiquement. Notre monde est une concentration d’absurdité et de non sens comme jamais auparavant, ils n’en avait connu.

    • zerodeconduite

      Bonjour Lisztfr,

      Pour vous donner raison : voici le titre d’un article aperçu dans le monde d’aujourd’hui :

      « DÉBATS
      Séparer les pouvoirs, une idée dépassée ?
      La séparation ou l’équilibre des sphères judiciaire, législative et exécutive s’accommodent mal du fonctionnement de la démocratie moderne. Le sujet animera les Entretiens du jeu de Paume, du 17 au 19 juin. Points de vue croisés. « 

      Voilà que l’on remet intellectuellement et techniquement en cause l’idée de séparation des pouvoirs comme prétendument dépassée pour assurer la démocratie alors que c’est justement à cette idée que nous devons le sentiment de démocratie en occident, ou plutôt que « démocratie » (terme mis à toutes les sauces), le sentiment plus profond d’équité.

    • Lisztfr,
      Connaissez-vous la sociocratie (démocratie sociocratique ou démocratie concrète par opposition à la démocratie anarchique ou marchande qui est notre présent) et si oui, que pensez-vous de sa capacité à recoudre le je et le nous ainsi que le nous et notre milieu ainsi qu’en sa capacité à mieux sélectionner nos élites sur des critères moins égotiques?

    • miluz

      Il n’y a pas d’opposition? J’ai du mal à comprendre là.

      Ce qui est absurde, c’est de vouloir continuer à chercher (ou à attendre) des solutions quand on y croit pas. Ce qui n’est pas absurde mais vain, c’est de les chercher dans le cadre du capitalisme. Monsieur Jorion, vous êtes un peu court sur votre critique de la Wertkritik, mais bon. Cela fera peut-être l’objet un jour de votre part d’une étude un peu plus approfondie. Je l’espère en tous cas.

      Moi j’ai un exemple tout frais sous les yeux d’un raisonnement que je peux tenir en quelque secondes à l’annonce d’une news dans ce genre :
      http://www.pcinpact.com/actu/news/64138-pandora-musique-radio-bourse.htm?vc=1#vc

      Le capitalisme a ceci de particulier qu’il impose sa loi partout. Je ne vais pas détailler toutes les lois qu’il impose dans le cadre démocratique des Etats-Nations, ni de quelle manière il procède pour obtenir ce résultat, mais qu’il s’agisse d’industrie financière ou pas, il est fidèle à lui-même. Et on peut voir pleinement ses rouages à l’oeuvre concernant « l’économie numérique ».

      Des millions d’individus à travers le monde s’opposent à sa main-mise sur la circulation des flux sur internet (mais il n’y a pas d’opposition n’est-ce pas?). Non pas seulement dans une critique philosophique des processus à l’oeuvre, mais dans la simple observation de la faisabilité de ses processus et de leur résultat à terme sur les structures qu’il aura modifiées. En mathématiques appliquées, il n’y a pas de subjectivité possible dans ce genre d’observation.

      Vous avez eu un petit aperçu lors de la « bulle internet » pourtant. Ces secteurs sont rentables si on surveille la totalité des flux et des contenus. Oui ou non? Et çe ne mènera nulle part. Comme d’habitude. En cela, le capitalisme est très cohérent.

    • vigneron

      @Lisztfr

      Plus la globalisation progresse et plus le capitalisme raffine sa haine comme dit le poète, montre ses véritables traits ainsi que son impossibilité de fonctionner, plus il accuse ses traits.

      Je vous rappelle que la mondialisation commerciale et financière capitaliste fut à son apogée en 1914, après plus de soixante ans de libéralisation financière et d’exploitation effrénée des pays du Sud dans un cadre colonialiste, de crise financières à répétition et d’étalon-or. Le capitalisme n’en est pas mort, l’Europe si et accessoirement 20 millions d’êtres humains, moitié civils et moitié militaires, sans compter les famines ou la grippe espagnole, et autant de blessés. Et les idéologies totalitaires modernes pouvaient enfin pointer leurs jeunes pousses vertes partout sur les charniers européens. En Russie et en Allemagne, elles allaient mettre à fruit. Miam miam.

      • miluz

        Vous oubliez le bon fûmet des bûchers de sorcières.. quand la terre, comme les enfants et les bêtes étaient confiés aux femmes; sacrée et propriété de Dieu. A personne, et donc à tout le monde.
        Chaque quinteau de bois, chaque torture y a coûté son prix et ses récquisitions de terres, et son lot de destruction de forêts devenues cultures intensives.
        Il a fallu 6 siècles de forclusion du féminin pour faire grandir la plante capitaliste sur le terreau du Patriarcat. Ses jeunes pousses en Allemagne étaient alors dominicaines. L’imprimerie comme tuteur, avec en lien le droit d’auteur et le Protestantisme pour fertilisant.

        Mais tout cela n’est que « japperie » supplémentaire… laissons parler nos mâles experts.

      • DidierF

        miluz,

        Une ironie de l’histoire est que la chasse aux sorcières s’est très lourdement intensifiée à la Renaissance, pas avant. Certains historiens parlent d’une arrivée de la Raison. Ces gens faisaient tache dans la nouvelle vision du monde. Ils ont été pourchassés.
        Les dates collent. Pour le lien entre la Raison et la chasse aux sorcières, je ne suis pas assez expert pour trancher. Mais j’aime cette idée quand je vois un Trichet refuser tout compromis avec sa foi, quand je vois la facilité avec laquelle les Grecs sont mis en coupe réglée pour protéger les banquiers, quand je vois avec quelle facilité les experts de la finance se sont dédouanés de toute responsabilité dans la catastrophe actuelle, quand je vois leur refus de toute perte.
        J’aime cette idée de chasse aux sorcières pour protéger la vision « rationelle, objective et réaliste de la réalité ». C’est ce qui se passe maintenant. Cette chasse aux sorcières n’aurait été qu’un échauffement pour la suite.

    • DidierF

      Lisztfr,

      Si nous survivons à cette époque, des humains iront sur Alpha du Centaure. C’est une entreprise tellement folle qu’elle devra être faite.

      Pour le non sens de notre époque, il est tout à fait logique. Il découle juste de notre souci d’objectiver la réalité. Quel sens donne à la vie, notre vie, la loi de la gravitation ? Seul un humoriste pourrait répondre à cette question par une idiotie ou un jeu de mots.

      Je ne sais pas si nous retrouverons un sens à la vie et au monde. C’est pourquoi je ne suis pas sûr que nous survivrons à notre époque.

  6. Thom Bilabong

    Réinjecter des liquidités trop importantes dans l’économie provoquerait de l’inflation

    Quand vous prévoyez une prochaine hyper-inflation, est-ce pour cette raison (l’injection de monceaux de cash dans l’économie) ou parce qu’il y aura bientôt une perte totale de confiance dans les monnaies ? Ou les deux ?

    • vigneron

      Réinjecter des liquidités trop importantes dans l’économie provoquerait de l’inflation

      Jorion n’a jamais dit cela. Il cite un des arguments de ces contradicteurs, Jappe et les « Jappeurs », contre son idée anti-paris des parasites de la finance exclusivement spéculative, sa mesure phare, osons le mot, « anti-parisites ».

      Par ailleurs, faudra m’expliquer où vous voyez une différence entre une inflation provoquée par un excès de base monétaire vis à vis de la production et le phénomène absolument parallèle de dépréciation, de dévaluation, objective comme subjective de la monnaie…

      • zébu

        Jorion rouge, contre les parasites.

        Lordon vert, contre les grosses bébêtes qui font « profit, profit ! ».

        Jorion rouge, Lordon vert, les deux font la paire.

      • Thom Bilabong

        Où ai-je dit que c’était son argument ?
        Lisez-moi plus attentivement, graine de vigne.

        En revanche, Paul a bien parlé d’hyper-inflation et je me demandais s’il avait prévu l’arrivée du phénomène :

        1) à cause de l’injection massive de cash dans l’économie réelle, consécutif à l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix

        2) à cause de la perte de confiance dans toutes les monnaies, en l’absence de mise en œuvre de cette interdiction.

        Certes, les effets sont comparables mais
        – dans un cas l’économie est de nouveau financée (sans doute à l’excès) et on peut parler de surchauffe
        – dans l’autre non et l’économie s’effondre plus ou moins

        Vous ne voyez toujours pas la différence ?

    • De plus, comme il s’agit de richesse initialement créée, et confisquée ensuite, il n’y a aucune raison qu’elle cause de l’inflation au moment où elle revient dans l’économie – qui est sa place naturelle.

      • yvan

        Au fait, Monsieur Jorion…

        Vu la flotte actuelle en Bretagne, je vous conseille de rester hors des déluges ici présents…
        Même mon chat refuse de sortir sous peine de dilution.

        Méfiez-vous que je ne vous dilue pas dans mon communisme…

      • yvan

        Deux commentaires acerbes flingués… Biiiiiiiiiiiiiiiiien.

      • Julien Alexandre

        « Acerbes »… ;)

      • Il me semble que ce n’est pas la masse d’argent, en elle même , qui est à craindre Mais par quels canaux , et sur quel terrain, cet argent reviendrait dans l’économie .

        Si l’argent revient là où il manque : parfait .
        Mais si l’argent revient en masse (genre tsunami) ….pour investir tel ou tel secteur et pour manquer dans tel autre : pâs bon .

        PS : peut être que l’idéal serait , pour changer le système en douceur , d’obliger tout spéculateur à investir x% de ses spéculations dans la recherche . Comme un « droit au futur » , à l’image du « droit du pauvre » , idée typiquement Suisse .

        http://www.sandrinesalerno.ch/site/2011/03/suppression-du-%C2%AB-droit-des-pauvres-%C2%BB-100-des-beneficiaires-vont-perdre/

    • vigneron

      @Bob Oxbow

      C’est pas vous le sensément expert communicant ? Moi j’suis simple lecteur et quand je lis, adressé a Jorion :

      Quand vous prévoyez une prochaine hyper-inflation,

      Je comprends :

      Quand vous prévoyez une prochaine hyper-inflation,

      Percuté Quicksilver ?

  7. « Bonjour, nous sommes dans la mouise. Le cadre que vous avez commandé sera livré dans… »(musique pour faire patienter)

  8. Mianne

    @ Jean-Luc D. et d’autres amis du forum

    Je viens de relire les suggestions sur le revenu minimum de base .
    Si j’ai bien compris cette histoire de revenu de base, grâce aux machines qui suppriment les travaux pénibles, malsains ou répétitifs , il suffirait de calculer les besoins indispensables en nourriture, résidence, non futiles ( sans mode ni frime), non pléthoriques ( pas d’accumulation), y compris les soins médicaux, l’enseignement tout au long de la vie , les activités éducatives, culturelles et sportives jusqu’à la mort ( y compris les soins palliatifs).

    Chaque adulte en bonne santé n’aurait donc à fournir que le travail intéressant et sain, non pénible, ( adapté à ses goûts et compétences) permettant son propre entretien (y compris le logement) , celui de deux enfants, d’un malade ou d’un handicapé et d’une personne âgée , de participer au coût de l’aménagement et de la gestion des structures collectives , de l’enseignement, de la voierie, de donner de son temps pour participer à l’administration de la chose publique ,
    Il lui faudrait fournir sans doute quelques heures hebdo de travail pour participer à la création et à l’entretien des machines qui le libèrent .
    Sans le pompage de la haute finance vers des paradis fiscaux et des coffre-forts particuliers, il suffirait sans doute, finalement, moins d »une demi-journée de travail par jour pendant une trentaine d’année ( pas de chômage évidemment avec ce système) pour que tout le monde vive dignement sans gaspillage des ressources en futilités de frime pour faire croire au voisin que mon revenu de base n’est pas le même que le sien!!!

    Ah, j’oubliais : le temps que le monde entier perde les mauvaises habitudes de pensée inculquées par le néo-libéralisme impérialiste, on aurait intérêt à consacrer une heure ou deux de travail hebdo à l’entretien d’une armée pour ne pas risquer de se retrouver mis en esclavage par un pays moins évolué. !!!
    Ai-je bien compris l’idée du revenu de base attribué à chacun ?

    Je ne vois pas comment nous pourrions imposer actuellement ce mode de pensée et de vie à nos maîtres internationaux du fric et des forces armées avant qu’ils ne soient réduits à néant par l’écroulement total du système sur lui-même, ce qui pourrait sembler en bonne voie, mais je crains bien qu’auparavant, ils ne nous précipitent dans une nouvelle guerre mondiale ( déjà bien entamée) pour essayer de rebondir une fois de plus .

    • Martine-Bxl

      Bj Mianne, connaissez vous le film sur le revenu de base ?

      Vous pouvez le visionner ( et même le télécharger ) ici :
      http://www.archive.org/details/le_revenu_de_base

    • JIEL

      Ci-joint le lien pour voir le documentaire en français en ligne au cas vous ne l’auriez pas encore vu.
      http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise

      • miluz

        Oui. Ce sont des banquiers Suisses qui ont produit le film. La clé du mystère se situe au milieu, quand on explique que le revenu de base (pas de vie, si autre appellation à ne pas confondre) sera financé par la TVA.

    • Jean-Luc D.

      Merci Mianne de m’interpeler sur cette question.

      Vous avez parfaitement bien compris le mécanisme du revenu de base, mais vous avez oublié de parler d’un de ses intérêts majeurs : le renversement des rapports de force.
      Avec le revenu de base ou revenu universel, le travail, considéré comme le principal créateur de valeur tant par Adam Smith que Karl Marx (point sur lequel « libéraux » et « marxistes » peuvent au moins tomber d’accord), se « désaliène » du rapport financier de dépendance entre le donneur d’ordre et l’exécutant, entre le détenteur de capital et le travailleur, en d’autres termes, il réduit le lien génétique entre travail/emploi et moyens de subsistance, nécessité déjà évoquée par Paul Jorion sur ce blog. Celui qui dispose pour vivre uniquement de sa force de travail réintègre alors une position d’égal à égal, une position qui lui permet de négocier plus favorablement ses prestations. Il y a ainsi un rééquilibrage des forces en présence, ce qui revient à procéder, compte tenu de l’état actuel des choses et de l’utilisation abusive du travail comme un élément central du contrôle social, à un véritable renversement des rapports de force.

      Cependant, il n’est pas question d’arrêter de travailler, l’ « homo faber » que nous sommes ne s’y résoudra jamais. Et si vous avez bien écouté, à la question « Arrêteriez-vous de travailler si un tel système était mis en place ? », 60% des personnes répondent NON, 30% répondent NON mais je travaillerais autrement, et seulement 10% répondent OUI. Donc, même avec un tel système, le travail continuerait, pour la grande majorité d’entre nous, à structurer nos vies et à créer de la valeur. Mais au lieu d’être subi et contraint, il deviendrait choisi ce qui change toute la donne et renverserait complètement les rapports de force en libérant au passage la créativité.

      À l’encontre de ceux qui y verrait le spectre du communisme et d’un égalitarisme forcé, il faut les rassurer puisque, même si les différences de revenus y seront davantage contraintes, elles n’en disparaîtront pas pour autant, le travail salarié continuant à être rémunéré en sus du revenu de base. Bernard Friot propose une autre alternative : celle d‘un salaire à vie assis sur la qualification professionnelle. C’est une autre piste de réflexion.

      Personnellement, je vois dans ce système une lueur d’espoir, une possibilité de renouer avec un véritable processus démocratique, et au-delà de reconsidérer en profondeur nos rapports à la consommation. Cette évolution aboutirait à une révolution radicale des comportements, des rapports de force et de nos modèles de société.

      Aucun système ne sera jamais parfait, et celui-ci nécessitera de longs débats et d’interminables mises au point, mais, au nom de la dignité humaine, c’est un combat qui vaut la peine d’être mené. L’homme du Moyen Âge n’aurait jamais imaginé qu’un jour, ses descendants voleraient ou marcheraient sur la Lune. Nos rêves et nos espoirs d’aujourd’hui sont les ferments de la société de demain.

  9. dissy

    The UK Is Preparing To Return To « Glass-Steagall »!!

    In a very surprising move, the AP reports that the UK finance minister George Osborne has announced a major overhaul of British banks, the key provision of which will be the separation of bank retail and investment business « in order to help avoid another financial crisis » – an act which is in essence a reintroduction of Glass-Steagall. What is stunning about this development is that the banking cartel has allowed the UK to get so far as to effectively repeal Gramm-Leach-Bliley, the act that ended Glass Steagall and allowed unprecedented deregulation to convert formerly safe banks into the mastodon, 50x levered, TBTF hedge funds they are now. And if this is happening in the UK, how long before Europe adopts the same overhaul in order to placate its austerity-ired population, and deflect populist anger where it belongs: the banking oligarchy which continues to defy nature, and the simple laws of bankruptcy, and demands that there is never even the smallest impairment of senior claims. All this may very soon be changing.

    http://www.zerohedge.com/article/uk-preparing-return-glass-steagall

  10. methode

    bonjour,

    même s’il y a certainement eu un moment ‘béni’ où les initiatives capitalistiques de développements tous azimuts pouvaient paraître conforme à un idéal démocratique, les promoteurs de ce grand chambardement du début du 19ème ne pouvaient couper à lâcher la bride et compter sur des forces populaires pour se défaire du régime ancien.

    m’semble que tout le monde avait bien compris, surtout les anglos, que les vieilles aristocraties ne survivaient plus que par la grâce des créanciers, créanciers qui ont fini par chercher dans une série d’évènements révolutionnaires une légitimité qu’ils n’auraient su décréter.

    question de temps avant qu’ils ne retombent sur leurs pattes… savant calcul – mais ils s’y connaissent – d’après vous au milieu du 19ème, avec l’apothéose sanguinolente du début du 20ème. on apprend la modération sur le tas…

    que ce soit passé inaperçu, avec les moyens que nous avons aujourd’hui même, cela passerait pareillement inaperçu.

  11. Peak.Oil.2008

    Il faut en finir avec le cadre occidental pour
    que les soi-disant valeurs occidentales puissent être préservées.

    In a pure coincidence, Gaddafi impeded U.S. oil interests before the war
    http://www.salon.com/news/opinion/glenn_greenwald/2011/06/11/libya/index.html

    Sinon c’est quand que l’on se prépare à la rupture de la sécurité des approvisionnements US ?

  12. dissy

    Greenspan claims Greek default ‘almost certain’.

    Former US Federal Reserve chairman Alan Greenspan has claimed a default by Greece is « almost certain » and could cause a double-dip recession in the US.

    “The problem you have is that it’s extremely unlikely the political system will work” in a way that solves Greece’s crisis, Greenspan, 85, said in an interview. “The chances of Greece not defaulting are very small.”

    http://www.independent.ie/business/european/greenspan-claims-greek-default-lsquoalmost-certain-2678242.html

  13. Le Bancor pour les nuls

    Cherche bonne référence de document genre « Bancor pour les nuls » qui en expliquerait les mécanismes pas à pas, comment un état retrouve une certaine maîtrise de sa monnaie et de sa planche à billets, que deviennent les obligations (à mon avis elles n’ont plus lieu d’être), comment le compte de compensation Bancor active le taux monnaie locale/bancor, comment on achète une monnaie étrangère (est-ce un bien comme un autre?)….

  14. xas

    Bravo et merci pour votre pragmatisme imperturbable.
    J’éspère que vous pourrez converser avec l’économiste écologiste Allemand que vous avez rencontré, et de grâce, prenez garde aux banquières déguisées en femme de chambre !

  15. Il me semble que votre réflexion sur le changement personnel versus l’instauration d’un cadre collectif perd la démocratie en cours de route.

    Nous sommes dans un système pyramidal et démocratique, cela veut dire que la démocratie y est un mouvement qui va de la base de cette pyramide vers son sommet pour ensuite revenir à la base. Ce qui veut dire que le cadre collectif ne peut être le fruit que des changements personnels.

    Au nom de quoi allez-vous imposer ce cadre collectif, et qui va le définir, si vous court-circuitez la démocratie ?

    • Mianne

      Excusez-moi, mais où est la démocratie dans le cadre actuel où l’on ne peut voter que pour quelqu’un qui est promu par un parti que vous n’approuvez peut-être pas et dont la campagne électorale est financée dans les médias par les grands groupes internationaux, ce qui fait que le programme du candidat que vous auriez peut-être approuvé n’est pas parvenu à votre connaissance, passé à la trappe dès le départ ? Vous n’avez le choix qu’entre les deux candidats promus dans les médias par la classe financière, les deux qui restent nécessairement au second tour .
      Après l’élection, , quels sont les moyens donnés au peuple pour contrôler ce que fait le candidat promu par les médias et au besoin pour le révoquer s’il n’agit pas pour le bien de la majorité du peuple français au service duquel il est censé être?

      Non, nous ne sommes pas dans un système démocratique

    • Nicks

      Une partie de la base peut suffire à modifier les structures qui elles modèleront le changement de façon descendante. Parfois, il faut ce qu’il faut…

    • Taneleo,
      Vous êtes mur pour vous intéresser à Auguste Comte et Alain Touraine pour la théorie, et Gérard Endenburg pour un premier pas pratique.

    • Hmm… les constitutions court-circuitent la démocratie ? Il faudra que vous nous expliquiez cela.

    • Taneleo

      @ Mianne,

      Votre constat n’est pas à remettre en question, pour autant faut-il agir en prenant le parti pris que nous ne sommes plus en démocratie, ou le parti pris que nous voulons retourner en démocratie ?

      @ Nicks,

      D’un point de vue purement théorique, je ne saurai être d’accord. Maintenant, en pratique, et compte tenu de l’état des démocraties et de leurs peuples, peut-être que effectivement «il faut ce qu’il faut»…

      La question étant alors de savoir qui définit le «ce qu’il faut» :-)

      @ Michel Martin,

      Il faudra que j’y jette un oeil alors.

      @ Paul Jorion,

      Tout dépend des constitutions dont nous parlons, car dans l’absolu ça n’a pas de sens de savoir si une constitution est démocratique ou non. Si nous parlons de la constitution française, non elle ne l’est pas (ou plus) puisqu’elle est souvent modifiée sans consultation du peuple, et parfois même sans que celui-ci ne le sache. Élire des représentants ce n’est pas leur donner carte blanche pour toucher à la constitution qui doit demeurer au-dessus de tout, notamment des partis politiques ainsi que des castes du pouvoir qui sont non représentatives.

      «Démocratie réelle»…

      Mais je suppose que lorsque vous parlez d’un cadre, vous pensez à un cadre mondial et non pas national. Donc à moins de proposer l’établissement d’une constitution mondiale et démocratique, je ne vois pas où vous voulez en venir.

  16. Jérémie

    Pour le bon esprit de Noël,

    J’ai pensé que ce serait mieux que j’écrive dorénavant mes propres citations,

    En voiçi déjà quelques unes, à vous de voir si cela vaut le coup pour mes semblables,

    Laissez-moi davantage m’enrichir sur les marchés et je ferais par conséquent davantage
    le bien de l’homme dans le réel.

    Faut voir parfois combien se sentent de plus en plus libres, de fonctionner tous de la même façon et on prétend moins faire misère morale à l’homme.

    Nouvelles d’un monde, la bourse de tel ou tel pays reste sévèrement déprimée on se
    demande bien encore pourquoi ? [Jérémie le pauvre]

    Etre changeur de nos jours, c’est vouloir souvent s’attacher aux mêmes choses, ne vouloir jamais admettre que l’esprit ne souffle pas toujours comme nous l’exigeons d’abord dans
    nos mêmes livres et contes pour enfants. [Jérémie le bon]

    Un économiste libéral ne se trompe jamais non plus, car sinon à quoi donc ressemblera le monde sans eux. [Jérémie le pouilleux]

    Sinon à Fukushima on recherche toujours à faire pareillement des économies d’argent comme hier ? [Jérémie le non voyant]

    Dans ce monde mieux vaut voir d’abord la chute de l’autre avant moi, avant même celle de mon propre pays dans les derniers temps du meilleur des mondes [Jérémie le dernier]

    Toutes les innovations marchandes et talentueuses dans un tel monde, n’ont avant tout qu’un
    seul but celui de POUVOIR toujours faire entendre les mêmes choses commerciales dans
    l’esprit des êtres.[Jérémie le fou]

    Pour les Marchands du monde, l’économie de marché a bien besoin d’avoir constamment sous les yeux autant de monuments commerciaux à glorifier, à vénérer, à sacraliser, des marques, des usines, des professionnels de la bétise et autant d’apologistes de première.

    Pourquoi vouloir pousser sans cesse les êtres à posséder plus, alors que la terre se meurt
    et la qualité de vie ne s’améliore guère sur le fond, vu le climat se détraque ne permettant plus guère de faire de meilleure récoltes devant les premiers de ce monde. [Jérémie l’illetré ]

    En réalité il n’y a pas de système plus parfait ou moins chimère que les autres, il n’y a en fait
    de nos jours que des marchands, des politiciens, des illusionnistes, des publicitaires, des marques, des bureaucrates et autres nombreux petits caniches et dévots de plus du marché.

    Le travers inhérant à chaque démocratie mondiale, c’est que les meilleurs politiciens de la terre ne pourront jamais réellement être des gens de grand courage face au réel et face à un système se montrant de plus en plus comparable à une plus grande meule laminant tout.

    Le système marchand ne fonctionne avant tout que pour une seule chose, acheter ou vendre
    en série de la camelote, sans même guère mieux voir ce que vous achetez sur le fond, celui de vouloir continuellement donner le plus de chances à ceux qui veulent constamment ressember aux autres, aux premiers, faut abrutir sans cesse le monde, dans l’idée même de moins conduire le monde vers une moins grande chimère mondiale.

    En réalité de tous les systèmes sociaux, de toutes les institutions humaines, le capitalisme n’est pas vraiment non plus la meilleure sagesse de vie à suivre, car à force ce n’est plus guère l’esprit de sobriété et de modestie qui inspire les êtres, mais bien tout son contraire
    au plus grand malheur de l’humanité en deuil et dans la désolation,

    Un marché libre sert surtout avant tout les intérêts marchands des plus habiles sur les moins habiles à se vendre, ou les plus esclavagistes se rendraient continuellement Maitres de toutes choses, vouloir posséder tout le temps la terre, l’histoire, la métété, le ciel, la raison, occuper davantage de place, pour mieux encore faire bétise humaine partout dans le monde.

    Comment l’homme qui ne rejette pas du tout un meilleur esprit de sagesse dans sa vie, dans son être pourrait-il déjà être mieux accueilli et reçu par un autre recherchant avant tout à exclure davantage un plus grand esprit que le sien dans sa propre société ?

    Ce qui se cache souvent derrière la plupart des arguments des premiers défenseurs du marché libre, c’est surtout en fait leur très grand manque de foi envers le genre humain.

    Avec en prime le maximum d’obligations et de contraintes de vie pour les plus opprimés
    et oubliés des êtres, des libéraux, des intellectuels, des professeurs, des capitaines d’industries mais qui ne libèrent pas mieux le monde de la grande misère morale actuelle.

    J’aurais bien voulu vous en adresser d’autres, mais voilà je ne voudrais pas trop nuire à ce qui se glose déjà sur le blog.

  17. Fab

    Allez Paul,

    Rejoignez votre « cadre habituel », ou faites l’effort d’essayer d’évoluer dans un autre cadre : vous verrez, c’est assez simple, il suffit d’en parler, de dialoguer, de mettre le débat sur la place publique, et l’internet n’était pas si développé il y a dix mille ans !

    Et d’abord, avec Michel, on va (ré-)ouvrir une école : dans cette école on pourra amener la sienne, on devra considérer celles des autres, clowns compris, éliminant ainsi le risque de tyrannie d’une quelconque église avant étude approfondie par l’individu. C’est juste une question d’habitude, d’entraînement, l’école quoi !

    • Fab

      PS : le peu que j’ai pu entendre de l’émission me suffit pour vous le proposer : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2208 (je crois que c’est un pote à fujisan !)

    • « Et d’abord, avec Michel, on va (ré-)ouvrir une école : dans cette école on pourra amener la sienne, on devra considérer celles des autres, clowns compris »

      L’école mutuelle – La petite radio

      L’école est-elle vraiment synonyme d’épanouissement, d’égalité des chances et d’accès à de meilleures conditions d’existence ?

      N’est-elle pas aussi le lieu où la hiérarchisation sociale se met en place. Le lieu où les enfants apprennent le rôle qu’ils devront jouer dans la société industrielle et le respect de l’expert ? « Une société sans école » d’Ivan Illich sera le point de départ de cette émission, nous reviendrons ensuite sur l’expérience de l’école mutuelle dans la France de la restauration. Une histoire totalement oubliée, interdite, car elle met en doute le caractère progressiste de l’école obligatoire républicaine. Deux invités pour en parler : – Julie Cauët, institutrice – Isabelle Stengers, philosophe des sciences, auteur de la préface du livre d’Anne Querrien : « L’école mutuelle, une pédagogie trop efficace ? ».

      • Fab

        fujisan,

        Merci !

        Au tout début de l’émission, une voix d’enfant : « La croissance n’est qu’un objectif politique immédiat servant les intérêts de minorités dominantes » : oui, par nécessité, aussi pour que la majorité dominée le reste : attention à ne pas la dédouaner : « je ne crois pas au rapport de force, mais à la nécessité pour le système que les places soient occupées. »

        L’école, l’éducation nationale, est une branche, une racine du vivre-ensemble : elle est nécessairement capitaliste :

        Elle [l’école] leur apprend que plus on passe de temps à l’école plus on vaut sur le marché, faisant ainsi du savoir un bien, qui comme tous les biens est mis sur le marché, et donc soumis à rareté. Pire, elle forme des cohortes de consommateurs dociles révérant l’expert et donc incapables d’oser encore penser et agir par eux-mêmes. C’est la croissance industrielle elle-même, dit Illich, qui conduit l’éducation à exercer le contrôle social indispensable à un usage efficient d’un produit, en vue de la croissance, et ainsi de suite. La boucle est boulée. Voila pourquoi nous dit-il, la première tâche d’un révolutionnaire serait de dé-scolariser la société.

        Excellent ! L’éducation est capitaliste, c’est normal : il faut bien que l’usine à gaz continue de fonctionner. L’éducation a son propre vocabulaire, et ses critiques, comme tous les autres critiques des autres branches, dénoncent le capitalisme s’exprimant dans leur domaine… Si seulement ils parvenaient à discuter tous ensembles, ces critiques, et avec le peuple, la probabilité qu’ils parviennent au constat que leur critique – et donc leur branche – n’est pas prédominante dans l’expression du capitalisme, serait énorme !

        « Dé-scolariser la société », ça me fait penser à « Interdire les paris sur les fluctuations de prix » : on veut se débarrasser de l’organisation qui soutient le capitalisme au sein de sa branche. Qu’on le veuille tous, et qu’on ne se limite pas à un nombre restreint de branches sous prétexte qu’il y aurait des experts pour s’en occuper : ce serait antirévolutionnaire, antidémocratique, capitaliste quoi !

        La démocratie sans production d’intelligence collective, c’est un art sophistiqué de mener troupeau. (Isabelle Stengers)

        Excellent ! À moi : « La démocratie sans production d’intelligence collective ça n’existe pas. »

        Chouette programmation musicale (hé hé ! : « Le rapport de forces s’établit sur cette idée folle d’inventer l’école, pardon sur cette idée folle de croire et d’enseigner que la société serait l’ordre établi.« )

        Tu dis que si les élections
        Ça changeait vraiment la vie,
        Y a un bout d’temps, mon colon,
        Qu’voter ça s’rait interdit !
        Ben si l’école ça rendait
        Les hommes libres et égaux,
        L’gouvernement décid’rait
        Qu’c’est pas bon pour les marmots!

        « La formule 1 de la critique de l’école, c’est Renaud » (Nadine M.)

        Sympathique aussi l’instit, et lucide : qu’elle soit considérée, au sein de sa branche notamment, et tous les espoirs seront permis.

        Mais pleurons un peu http : L’art du dialogue, ou le pouvoir du nucléaire.

        La politique est une affaire de spécialistes, c’est un métier. Éduquons, éduquons ! Hé, … !

    • @Fab et fujisan
      Annonce
      Cherche techniciens sachant penser par soi-même, c’est indispensable pour la bonne marche des entreprises (entre autres), vous ne vous imaginez pas à quel point ils sont formatés.
      Pas moyen de trouver
      Réouvir une école, et bien oui, j’y pensais, j’ai une clientelle: huit petits enfants qui ont une soif d’apprendre.
      Il y a une différence entre apprendre et répéter, c’est ce que l’école traditionnelle ne veut pas comprendre.
      Laissons les se planter de temps en temps, ils apprendront mieux.(je parle de mes petits enfants)
      Fab, merci de citer mes commentaires,( à utiliser sans retenue).

    • @ Fab

      Rejoignez votre « cadre habituel », ou faites l’effort d’essayer d’évoluer dans un autre cadre :

      Je ne pense pas qu’il faille être aussi catégorique ou impératif, les deux cadres sont nécessaire à l’élaboration de cette nouvelle civilisation.
      A votre décharge, il ne s’agit pas de faire la somme des conscientisés pour arriver au cadre collectif comme la proposition de l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix, tout comme un cadre collectif n’est pas nécessairement la garantie d’une conscientisation.
      A mes yeux, c’est beaucoup plus subtile que cela et il me semble que les deux cadres peuvent se renforcer l’un l’autre tout en gardant leur autonomie.
      Je pense que nous sommes à un tournant de l’histoire comme en 1789, mais avec en plus l’expérience acquise durant l’ère industrielle, ce qui à mes yeux n’est pas rien et rend caduque la comparaison rigoureuse avec 1789.
      C’est l’étude de cette éxpérience acquise durant ces deux siècles que nous devont mener et voir ce que nous pouvons en faire pour améliorer la condition humaine sans détruire la planète.
      (avez vous lu Toffler?)
      Le cadre collectif découle directement de la démocratie représentative, je pense que la conscientisation aboutira elle à la démocratie participative qui reste à inventer, les deux devant cohabiter et se compléter.
      Si j’écris si souvent « je pense » , c’est que j’ai pleins d’objectifs sans aucune certitudes, ils doivent faire leur preuves.

  18. jérôme

    @ je sais plus qui qui n’est pas encore là,

    Bonjour ami,

    Les hommes ont considérés que la monnaie dans son usage galopant les divisait.

    Ils ont donc priés la monnaie de se diviser à son tour en unité d’usage fonctionnel adapté à ses pratiques et besoins réels.

    La chimie monétaire était née, l’homme avait compris l’analyse de ses besoins et de ses soins.

    Les écoles de chimie étaient déjà pleines, il fallut tripler les cours. Au bas mot du début

    Renaissance de l’homme précède celle de la société, nom d’une pomme vérolée!

    Sure La route Raphaël & Calogero
    http://www.youtube.com/watch?v=jaog9SA07_8&NR=1&feature=fvwp

  19. jérôme

    @ bientôt,

    bonjour,

    Il n’est de dette que de reconnaissance.

    Inversez la folie, vous verrez c’est le pas-rat-dit. Tout cracher

    Reconnaissez le, vous marchez sur la tête?

    Requiem For A Dream Clint Mansell
    http://www.youtube.com/watch?v=ovQfHl30-f4&feature=related

  20. jérôme

    @ Paul,

    Bonjour,

    Celui est plus esthétique, et/ou pathétique

    La tristesse des anges / Requiem for a dream
    http://www.youtube.com/watch?v=8cb80nwa2-A&feature=related

  21. D-croissance

    @julien
    Pouvez-vous supprimer la pub en début de vidéo? Merci!

    • Julien Alexandre

      @ D-croissance

      Je suis en contact avec Dailymotion qui track le bug, car l’absence de publicité sur les vidéos hébergées sur le blog faisait partie du contrat signé avec eux pour devenir official content.

      Pourriez-vous m’envoyer une copie d’écran ainsi que vos spécificités système (système d’exploitation et navigateur) par mail (je vous écris à ce sujet) ?

      J’invite également les autres commentateurs qui feraient l’expérience de cette publicité à se manifester ici pour pouvoir obtenir des copies d’écran qui serviront à Dailymotion pour résoudre le bug. Merci à vous par avance.

    • Moi

      Idem, 20 s de pub à chaque vidéo de Paul.

      Windows 7 et Internet Explorer 9.

    • Charles A.

      Après la prise de conscience massive de la folie nucléaire, la majorité des français estimant qu’il faut en sortir, Merkel obligée de le faire, puis Berlusconi ensuite, Besson jette l’éponge.
      Tout cela encourage à ne pas desespérer de l’humanité…
      Besson est bien l’archétype courant des politiciens, ces rats qui quittent le navire la gueule pleine,
      ou passent d’un navire à l’autre.

  22. Pierrot du Québec

    DEVANT MOI.

    Des valeurs
    Des voleurs
    De l’argent
    C’est urgent
    Des armes
    Et des larmes
    Des bombes
    Et des tombes
    L’oraison
    De la raison
    Pour un dieu
    Frappé, odieux

    Tuer la Terre
    Et se taire.

    • Pierre

      Mes, tes, ses, nos, voleurs.
      Notre, votre, loeur.
      Mes, tes, ses, nos valeurs..
      Notre vol à l’heure……
      Merci pierrot pour ce carton d’embarquement.

  23. Pierre

    Le temps qu’il fait en mer :
    Otages « périphériques » de la crise.
    La piraterie maritime explose au large de la Somalie Elle n’a jamais été aussi grave et aussi violente. Le jeu du chat et de la souris relativement codifié que se livraient jusqu’à présent pirates et marines internationales tourne à une violente confrontation armée, une dangereuse escalade qui inquiète. Plus de 600 marins sont actuellement pris en otage et attendent que vous payez la rançon.
    http://www.france-info.com/chroniques-le-plus-france-info-2011-06-17-la-face-cachee-de-la-piraterie-maritime-540866-81-184.html

    • André

      Pour être tout à fait complet, il faut tout de même rappeler l’origine de la piraterie dans cette région du monde : ces pirates étaient des pêcheurs ruinés par les flotilles de pêche industrielle, notamment japonaises, qui profitant de la guerre civile et de la diparition de l’Etat, ont écumé les eaux territoriales somaliennes.

      • Pierre

        « Profiter » de la guerre civile et de la disparition de l’Etat, …….

        Je vous laisse profiter avec les assureurs.
        Il y a deux ans des enquêtes de police remontaient vers la City et la Loyds comme fournisseurs de renseignements de routes des navires et de leurs affrètements pour les organisations de pirates Somaliens……..

  24. soi

    C’est vrai que la question « comment rendre les marchés financiers utiles à l’économie » est une vraie question, une question que l’on devait croire aller de soi, peut-être . :)

  25. Chris22

    C’est marrant, d’être contre l’interdiction de pari sur les fluctuation de prix au motif que cela créerait de l’inflation par la masse d’argent réinjectée dans l’économie réelle! Cette personne est beaucoup moins vertueuse lorsque ces fameuses fluctuations de prix génèrent une inflation des matières premières qui fait crever les peuples les plus faibles, et assomment les autres!

  26. Charles A.

    Sur le fond, la campagne pour l’interdiction des paris sur les prix,
    des paradis fiscaux, ou toute limitation à la liberté de la finance, doit être menée.
    C’est une campagne de plus contre les « parisites ».
    Elle doit être soutenue tout autant que le salaire pour tous, à 1500 € minimum,
    et autant de lignes de défenses dans la guerre de position avec le capital.
    Mais il n’y aura aucune démocratie ni respect de la planète tant qu’une oligarchie, par l’exploitation capitaliste, concentrera toujours plus de pouvoir sur la vie de chacun et le sort de tous.
    Tant que la tyrannie du capital n’aura pas été abattue,
    que les hommes n’auront pas pris en main, démocratiquement, toutes les activités économiques.

  27. Avec l’altitude, avec les sommets, le moral remonte.
    C’est quand même plus haut que le Mont Aigoual (que j’adore), le Brein, le Cervinia, enfin ce truc qui attire comme le doigt!
    BRAVO votre remise en funiculaire.

    Ces suisses, cinq cent années de démocratie…
    Dire que les alsaciens se verraient bien annexés par la suisse!

  28. Pierre

    Le temps qu’il faisait aujourd’hui sur France-Inter :
    écoutez la différence.

    Ce qui est fascinant dans l’époque, c’est comment ça conspire, comme dans toutes les époques d’ailleurs, (…)

    Le philosophe anthropologue, psychanalyste et politologue Cornelius Castoriadis a défini la démocratie et ses conditions de possibilité. Décédé en 1997, le penseur français d’origine grecque a passé une bonne partie de sa carrière à confronter la démocratie comme projet et surtout comme idéal, avec le régime démocratique comme réalité concrète et terre-à-terre, un régime parfois « bassement » procédural.
    Nouvelle diffusion de cet entretien avec Cornelius Castoriadis.
    Cet entretien du 25 novembre 1996,(15 ans déjà !) réalisé par Daniel Mermet avec Cornelius Castoriadis à l’occasion de la sortie de « La montée de l’insignifiance » a été retranscrit aux éditions de l’Aube sous le titre « Post-scriptum sur l’insignifiance » mais est en rupture de stock.
    à partir de 15.24
    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2208

  29. Pol

    Lorsque Paul parle de St Just, je ne peux résister à l’envie de citer son illustre prédécesseur Spinoza qui dans le chap 1 du TP §6 dit « Un état dont le salut dépend de la loyauté de quelques personnes, et dont les affaires, pour être bien dirigées, exigent que ceux qui les mènent veuillent agir loyalement, n’aura aucune stabilité. Pour qu’il puisse subsister il faudra ordonner les choses de telle sorte que ceux qui administrent l’état, qu’ils soient guidés par la raison ou mus par une affection, ne puissent être amenés à agir d’une façon déloyale ou contraire à l’intérêt général. Et peu importe à la sécurité de l’état quel motif intérieur ont les hommes de bien administrer les affaires, pourvu qu’en fait ils les administrent bien: la liberté de l’âme en effet, c’est à dire le courage, est une vertu privée, la vertu nécessaire à l’état est la sécurité »

  30. Pol

    Le commentaire de Spi est toujours d’actualité, depuis 1677. On ne demande pas que les gestionnaires des biens publics soient vertueux, on demande que s’ils dérogent à la vertu, il soient punis et ostracisés.

    • Pierre

      « Le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument. »
      Un homme « de », ou « au » service du pouvoir perd définitivement la raison au profit de la raison d’état.
      D’où l’impérieuse nécessité pour la sécurité et la vertu privée de ses serviteurs que l’état soit courageux et honnête dans la mesure ou il est le dernier rempart de « la » vérité collective et individuel.
      Nous ne sommes que les vulgaires petits héritiers de criminels, d’escrocs et d’usurpateurs.
      Refusons cet l’héritage et la rente sécuritaire sécurisante du mensonge sanglant…….
      C’est une vertu « privé » incontournable.
      On a l’état que l’on mérite.
      Pauvre « on ».

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