L’actualité de la crise : LE MIRACLE QUI N’AURA PAS LIEU, par François Leclerc

Billet invité.

Après avoir plongé, les bourses rebondissaient en cette fin de semaine, loin toutefois de remonter toute la pente. Est-ce finalement une tempête dans un verre d’eau ? Le résultat combiné de spéculations boursières acharnées et d’automatismes informatiques pervers ? En un mot, faut-il encore s’intéresser à ce yo-yo, quand bien même les écarts à la baisse, et parfois à la hausse, prennent des ampleurs inégalées ?

L’apaisement constaté aujourd’hui pourrait à première vue donner raison à ceux qui dénoncent la spéculation pure et simple, et constituer un effet présumé des mesures d’interdiction des ventes à découvert dans plusieurs pays européens. Mais ce serait oublier, pour rester sur ce terrain, que les Britanniques se sont vigoureusement opposés à ce que cette mesure soit prise au niveau européen et que la City est connue pour être l’un des centres les plus actifs et importants sur ce marché particulier, avec Wall Street, où aucune interdiction de ce type ne sévit. La preuve par le contraire n’est donc pas faite.

Une interdiction des ventes à découvert des actions d’un certain nombre d’établissements financiers n’exclut pas, certes, d’autres spéculations, qui ne font alors que justifier les propositions (défendues sur ce blog) d’étendre et de rendre permanente une interdiction des prises de position « nues » (sans exposition à un risque préalable) sur certains de ces instruments financiers, positions qui s’assimilent à des paris sur des fluctuations de prix.

A ce propos, les tentatives européennes d’avancer sur le terrain des ventes à découvert auraient beaucoup avancé, d’après Michel Barnier, le commissaire chargé des services financiers. Le gouvernement allemand poussant et les Britanniques s’y refusant. Il faudra voir, lorsqu’il sera connu, en quoi consistera exactement ce qui est souvent appelé « un encadrement ».

Sur un autre sujet tout aussi sensible, le projet d’une taxe européenne sur les transactions financières serait d’après Valérie Pécresse, ministre française du budget, « en train d’avancer ». Sans que l’on connaisse l’assiette, le montant de la taxe et son affectation budgétaire, éléments nécessaires pour en apprécier la portée.

Ce qui est d’ores et déjà certain, c’est que ces deux mesures vont être présentées comme des avancées majeures, destinées aussi à faire avaler une pilule très amère : l’intensification de la rigueur, au nom de la diminution des déficits publics, en raison de la faiblesse accrue de la croissance.

A ce dernier propos, les économistes et experts les plus sollicités rivalisent de vocabulaire pour ne pas parler de récession et préfèrent s’en tenir d’un ton pénétré à un scénario de croissance molle. « L’économie mondiale n’ira pas spontanément en récession » annonce un directeur de recherche de Natixis, pour prédire « une croissance durablement limitée »… Et si elle était un peu poussée pour y tomber ?

Revenir à cette semaine où les bourses ont joué aux montagnes russes permet de recadrer le débat. Les banques et les compagnies d’assurance européennes se sont retrouvées dans le collimateur, cela fait sens. Longtemps camouflée, leur grande fragilité est apparue au grand jour : c’est leur absence de transparence qui s’est retournée contre elles. D’autant qu’elles ont cherché à esquiver le seul test qui vaudrait : celui du risque résultant de leur exposition à la dette souveraine, qu’elles tentent en permanence de minimiser.

Facteur aggravant, la baisse annoncée des perspectives de croissance économique n’a pu que renforcer les craintes que des défauts sur la dette ne soient inévitables, alors que les Européens ne parviennent à mettre à scène de manière crédible que leurs désaccords sur la mutualisation de la dette européenne, qui permettrait a priori de mieux la garantir. Impliquant que le scénario à la grecque d’une décote volontaire se reproduise et déséquilibre les banques les plus fragiles, puis les autres par effet de domino. Car, pour finir, une incertitude plane sur la solidité de leurs fonds propres.

Ce scénario n’est pas celui de l’apocalypse, il est le plus probable. Ce qui explique la folie boursière de cette semaine.

Même si les spéculateurs sont effectivement à la manœuvre, les effets pervers que nous observons ne peuvent leur être attribués en totalité. Le terrain européen est totalement miné.

On attend désormais des miracles de la rencontre d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, mardi prochain, miracles qui ne se produiront pas. Didier Reynders, le ministre belge des finances, a confirmé hier qu’aucune réunion des ministres des finances au niveau européen n’était pour l’instant prévue avant les 16 et 17 septembre prochains, en dépit de plusieurs demandes. Les parlements nationaux vont devoir prioritairement adopter les décisions du sommet du 21 juillet dernier, et le Bundestag va en particulier se pencher sur le sort du Fonds de stabilité financière européen.

Quelle impulsion pourrait être donnée, qui ne le sera pas ? Une mise à plat du système bancaire européen reste indispensable et serait bien moins dispendieuse que le sauvetage successif des Etats. Mais cela serait reconnaître que la crise de la dette n’est pas seulement celle des finances publiques. Un nouveau simulacre d’aides remboursées aux banques ne serait plus jouable, et cela renverrait au début de la crise, lorsqu’il était question de réguler drastiquement l’activité financière et que les banques étaient même, dans certains cas et pays, nationalisées sans autre forme de procès.

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98 réflexions au sujet de « L’actualité de la crise : LE MIRACLE QUI N’AURA PAS LIEU, par François Leclerc »

      1. ce n’est pas qu’une histoire d’argent public, ça c’est de la pensée socialisante discount. c’est une question de valeur et d’exemple, a fortiori venant d’en haut. pas la peine d’essayer de se défausser.

    1. Cet article (version anglaise) dit des choses très vraies. A savoir que le mensonge et l’égoïsme (personnel, de caste) sont les pratiques les mieux maitrisées par la caste dirigeante (politiques, industriels & médias), pour le seul appât du gain.
      Et ceci partout pas seulement en Angleterre, bien évidemment. Les États-Unis, ont été jusque là les meilleurs à ce jeu !

      Sinon retour en France, il est assez comique que Bouton après s’être complètement déchargé sur le soldat Kerviel, ce soi-disant fou ayant échappé à toute surveillance, voit sa boutique flamber en quelques heures !!! Bravo à l’Univers, qui décidément nous écrit de très beaux scénarii.
      Oui les banques devenues pyromanes ont fait et font n’importe quoi, en tout connaissance de cause et oui il est normal qu’elles se voient appliquer à elles mêmes leurs propres pratiques dévastatrices pour l’économie, car complètement déconnectées du réel, du quotidien de millions de gens.

      AL

  1. Peut-être aussi un peu hors sujet.
    Monsieur Jacques Attali mondialiste déclaré, préconise sur le journal télévisé de la TSR de 19h30:
    « Il faut que l’Europe emprunte, car en tant qu’entité, elle n’a pas de dettes ». Ce n’est pas la première que je l’entends faire ce genre de déclaration. Quelqu’un peut m’expliquer le fond sa pensée qui me dépasse totalement? Merci de votre éclairage.

    1. @ Daniel Dunkel

      Il propose simplement que l’Europe émette des euro-obligations qui bénéficieraient certainement de la note la plus élevée et permettrait d’emprunter sur les marchés à des taux très bas. C’est une façon à peine voilée de forcer le fédéralisme. Après chacun a son opinion sur l’opportunité ou pas d’évoluer vers une Europe fédérale…

      1. ok pour les euros obligations, pourquoi pas ?
        par contre j’ ai lu 2 bouquins de Mr Attali et à chaque fois il peut pas s ’empêcher de parler d’ un état mondial avec une monnaie mondiale ( tout ça àn long terme bien sur )… bref globalisé au max, et la suis pas tout à fais d accord, je sais pas il y a des trucs qui me chagrines …

      2. Il y a une chose que l’on peut difficilement reprocher à Jacques Attali : l’absence de constance. Il prône en effet l’avènement d’une démocratie mondiale depuis 30 ans inlassablement. Fondamentalement, il a évidemment raison, c’est une question de logique : à économie mondialisée, tutelle politique globale. La seule autre logique qui se tient est celle de la demondialisation et du repli sur soi des nations. Le problème, c’est que l’une comme l’autre présentent des obstacles considères difficiles à surmonter à l’heure actuelle

      3. Et si on en revenait aux fondamentaux ? A commencer par la souveraineté populaire. Quelqu’un se souvient de quoi il s’agit ?

      4. « Il prône en effet l’avènement d’une démocratie mondiale  »
        Il n y a déjà pas de démocratie nationale, ou je me trompe!?
        Référendum français pour Lisbonne, en Islande, a Gaza……ect.( a compléter), alors une démocratie mondiale!!!!! Vaste programme, comme qui dirait!

      5. à Julien Alexandre : « Il prône en effet l’avènement d’une démocratie mondiale depuis 30 ans inlassablement. Fondamentalement, il a évidemment raison, c’est une question de logique : à économie mondialisée, tutelle politique globale. »

        Il parle quand même du G8, de l’OTAN, et du FMI pour construire la chose : démocratie? mondiale?
        Après, chacun son opinion sur le degré de démocratie, ou sur la définition de communauté internationale…
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Communauté_internationale
        « Le terme de Communauté internationale désigne de façon imprécise un ensemble d’États influents en matière de politique internationale. Il peut dénoter :

        * tous les pays du monde ;
        * les États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) ;
        * les États membres du Conseil de sécurité des Nations unies (dont la composition varie) ;
        * ou bien seulement les pays qui ont une grande influence internationale, notamment les États-Unis et leurs alliés. »

        depuis 30 ans inlassablement…une agence de dénotation à lui tout seul!

      6. Démondialiser signifie politiquement: reprendre le dessus sur les entreprises multinationales, peu importe leur secteur d’activité. F. Lordon a fait un article sur ce que je qualifierais de démondialisation de gauche, laquelle, à mon sens, resterait internationaliste. Sur ce terrain il serait bon d’analyser les mouvements du Brésil, entre autres car, apparement, ce sont des choix s’imposent d’eux-mêmes.

      7. La question du niveau de décision démocratique est essentielle.
        Pour que la démocratie soit la plus réelle possible,
        les décisions doivent être le plus locales possibles.
        Mais l’organisation de la fête du quartier n’est pas la même chose
        que l’entretien du réseau ferrovaire, la monnaie ou la gestion des telécoms.

        Mais quel que soit le niveau, il n’y aura jamais de démocratie sous la tyrannie du capital.
        La propriété privée toujours plus concentrée des moyens de production et d’échange
        réduit chaque jour un peu plus les acquis démocratiques.
        La classe capitaliste, à tous les échelons presque, contrôle les institutions et les élus.

        La condition de la démocratie, et des champs de compétence,
        local, régional, national ou international, c’est la fin de la tyrannie capitaliste.
        Sans y mettre fin, toutes les propositions, Attali ou autre,
        ne feront que poursuivre la destruction des humains et de la nature.

      8. Nous n’avons pas réussi à faire des démocraties (réelles) à l’échelle nationale. Presque jamais à l’échelle régionale. Donc faisons une fausse démocratie à l’échelle mondiale. CQFD. Brillant. Vraiment.

      9. @Julien : les arguments ad hominem, tu sais ce que j’en pense. Plutôt que jducac, je préfère la référence Ellul: voir le commentaire d’Alex 12 août 2011 à 16:45 sur ce fil

        C’est au moment où les gens se réveillent de leur torpeur idéologique et découvrent qu’ils ne sont pas en démocratie au niveau national qu’un gusse (je n’ai pas d’autre mot pour qualifier le sieur) vient leur proposer de tenter le coup à un niveau supérieur, encore plus compliqué à contrôler… Déjà que ce gros machin bureaucratique qu’est l’Europe a dégoûté le peuple de l’intégration par le haut, y’a pas à dire, ça va convaincre du monde cette idée…

      10. @Julien: en politique, si, il y a honte à être pragmatique. Et je ne le suis pas. Je rêve d’une société démocratique véritable, pas d’un gros machin bureaucratique qui déciderait pour moi à New-York par débat entre « représentants » « éclairés » interposé. Je n’aime pas l’Etat national, me demande pas d’aimer un Etat mondial.

      11. @Moi et Julien

        Le pragmatisme… Ya même pas plus à la fois illusoire et réactionaire comme idélogie. Le comble de la beaufitude porté à la boutonnière quoi..
        Je rappelle qu’un des fétiches portés par Lacan dans son sempiternel veston, en plus des trois singes de la sagesse orientale, était un symbole du pragmatisme, du pragmatisme ricain précisément, l’emblématique quoi, celui de l’Empire réel, de la real politik, et c’était quoi ? Un coup de poing américain…
        Monsieur Moi n’a du pragmatisme le coup de poing, ni, bien sûr, de la sagesse les qualités des trois singes. Mais il n’est pas un idéologue, évidemment, juste pas fétichiste, pas même de son immense Moi, juste froidement pragmatique.

      12. Julien,

        La « tutelle politique globale » : O.N.U..

        Il y a problème : ça ne fonctionne pas. Un des buts de l’ONU est de « Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d’ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion ». En ne résolvant que les problèmes économiques, on ne résout pas les autres formes des problèmes et on contraint leur objectif à l’économie, on contraint la coopération internationale à l’économique. C’est une évidence. C’est hallucinant mais c’est notre civilisation. ONU ou pas.

        Il existe donc bel et bien une autre logique : la démocratie. Que l’on m’explique une fois pour toute : comment peut-on espérer qu’une société dont le temps est contraint par l’économique puisse accéder à la démocratie ? Le problème (économique pour vous, de civilisation pour moi) est le même de l’individu à l’ensemble des États. Comment peut-on espérer qu’un individu ne tombe pas dans les filets de l’économie tentatrice s’il ne connaît que ses charmes, certains allant même jusqu’à accepter l’idée d’être dirigés par une théorie (ça fait économiser une clim dorsale remarquez !). Ni Dieu ni maître : tous des dieux, chacun son maître. Au pied.

        Rêver de la vie, c’est justement ce que j’appelle : « être éveillé » (tu verrais ce qu’y prennent dans la gueule ceux qui assurent la sécurité des radiateurs à l’école. Ou au bureau. Au pas. On s’en fout on peut dire c’qu’on veut, la plupart ont posé deux mois.). Rêver de la vie c’est formidable. C’est quand tu ouvres les yeux que tu te dis : « Nooooooooonnnnnnn ! Ce bordèèèèèèèèèèèllllllllle ! Cela ne cessera-t-il donc jamais ? Des millions de gens sont menacés de famine, de tyrannie ou de guerre, mais on ne peut rien faire : on n’a pas de thune et de toute façon c’est la bureaucratie qui s’en occupe ; des milliards triment comme c’est pas permis, et nous on n’a pas le temps : vachement efficace le bouzin, « moi ma « théorie », c’est du béton ! ». Fume. Enfin, beaucoup de gens préfèrent bouffer des cachetons et/ou se bourrer la gueule et/ou aller bosser, plutôt que d’avoir à penser à tous ces problèmes plutôt que de rêver.

        Je sais bien que tout est relatif, mais pour la connerie humaine il y a de quoi se poser la question.

        Conclusion : pas de démocratie mondiale sans démocraties nationales ; pour la démocratie nationale je propose mais personne ne répond, alors qu’il suffirait de mettre en place une chambre de compensation et tout l’attirail juridique ou monétaire de Pierre Sarton du Jonchay qui va avec, qui conditionnerait les échanges internationaux (monétaires par exemple) au respect de la démocratie nationale. Un peuple africain ne s’occupe pas de sa démocratie, laisse une mafia à la solde des entreprises ou des pays occidentaux le diriger : paf ! : interdiction de jouer, aide proposée (pas que monétaire : je ne le répéterai plus !). Un peuple occidental ne fait que consommer sans participer à la vie politique, Économique avec un é majuscule, paf ! : interdiction de jouer, aide proposée (ceux qui ne sont pas selon certains entrés tout bien comme il faut dans l’Histoire (The Story pour les anglophones) du fait de leur nature humaine, peuvent nous aider – plus qu’on ne l’imagine, sinon on aurait déjà acheté leur secret !). Etc. : paf ! Celui – l’individu – qui ne veut pas participer à la vie politique, à la construction de la démocratie (c’est un travail) : paf ! : il paye – par avance – les dégâts qu’il va causer à la planète et à l’humanité euh.

        C’est clair, simple, efficace. Ceux qui disent le contraire sont de tristes individus, qui préfèrent continuer à pomper même s’il ne se passe rien que risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. Comme si on pouvait encore nous faire croire aujourd’hui, avec le progrès, que les femmes russes aiment moins leurs enfants que nous !, que les afghans sont de gros méchants terroristes sanguinaires, que l’argent peut faire le bonheur des pauvres…

        Bonne soirée et merci encore pour cet espace de liberté (sans cesse à reconquérir ! Aïe, on avait dit pas les coups de lattes ad hominem dans les dents !) que vous surveillez.

        PS : au hasard :

        « Tout homme est utile à l’humanité par cela seul qu’il existe. »
        Jean-Jacques Rousseau, Julie ou La nouvelle Héloïse.

      13. Charles, je t’aime.
        Bon, de manière virtuelle. Faut pas s’emballer non plus.

        Il est clair, par contre, qu’un état doit penser en premier lieu à ses citoyens et là, tu m’avoueras que les politiques actuels ne pensent qu’à puiser dans la caisse. Histoire de socialiser les pertes et récolter un max de pognon sur leur compte en banque.

        Pour en revenir à une gouvernance mondiale, je vous rappelle tous aimablement que les US ne contrôlent pas encore la Corée du Nord, mais elle leur sert d’exemple du pays à détruire…

      14. le pragmatisme allemand aussi; le monde comme représentation (les trois singes) et volonté (poing américain): schopenhauer.

    2. L’Europe il entend la personne morale n’a pas de dettes mais pas ses actionnaires les états, c’est là aussi qu’il faut rire, c’est simplement déplacer la dette avec la finalité d’en émettre plus pour la plus grande joie des créanciers privés qui perçoivent l’intérêt qui à mon sens devrait être voisin de zéro car l’état devrait être notre bien commun et non pas ce qu’il est

      1. Comme Liervol, je me pose des questions sur la différence entre euro-obligations et FESF.
        Les euro-obligations, en principe, permettent d’emprunter moins cher
        que les Etats fortement endettés, malgré la garantie du FESF.
        Mais pour combien de temps?
        Car la situation de l’Europe, du point de vue de sa solvabilité, n’est-elle pas la somme de la solvabilité de ses membres ?
        Donc les euro-obligations ne finiront-elles pas par coûter aussi très cher?
        La France, par exemple, n’est pas solvable, à moins d’un pouvoir politique
        qui nous fasse rendre gorge, ce qui est le seul projet des politiciens professionnels.

        En France, pour l’année 2011, le remboursement du capital représente environ 97 milliards €
        et le paiement des intérêts environ 45 milliards, soit au total 142 milliards.
        A titre de comparaison, les recettes de l’impôt sur le revenu: 50.3 milliards en 2010…

        La seule solution, c’est bien de dire au capitalistes et banksters:
        vous avez touché deux fois depuis des dizaines d’années,
        – par exemptions d’impôts creusant les déficits
        – par perception intérêts sur la dette compensant ces mêmes déficits.
        C’est fini: répudiation.
        Et pour ne pas recommencer, ni même poursuivre avec le même système:
        expropriation des expropriateurs, on passe à la démocratie réelle.

    3. Attali, pour lequel je n’éprouve pas ce sentiment que l’on nomme le respect, plaide pour une « gouvernance mondiale » stade ultime du néo-libéralisme .Goldmann Sachs en rêve, seule la gôche peut le proposer … Des décisions techniques, des experts loin du peuple, l’ordre naturel des choses … Martine Aubry dans le même sens souhaite un « ministre de l’économie européen », leur aveuglement face au néo-libéralisme que les sociaux démocrates ont installé en Europe leur fait perdre toute notion de souveraineté populaire. Le néo-libéralisme c’était de mettre les Etats au service des lobbys, la « gouvernance » européenne ou mondiale, c’est mettre l’Europe ou le monde (dans les rêves les plus fous) à leur service … La gouvernance des « experts » libérée de ce qui reste de « démocratie » représentative, loin des contestations populaires …
      Voir l’excellentissime article de Lordon sur ce sujet.
      http://blog.mondediplo.net/2011-06-13-Qui-a-peur-de-la-demondialisation

      1. Il termine qd meme en acceptant l’ idée de régions « outre-nation » …..Il ne prend pas du tout en compte le facteur « énergie » et sa pénurie en cours .
        Le mouvement DOIT s’inverser . Notre monde doit etre notre village , notre canton ou notre vallée, c’est la seule façon de réenchanter le monde ..le modèle doit etre fractal .
        Il est bien évident que ce morcelage « a échelle humaine », cette structure parcellaire doit etre doublée d’une structure linéaire …du fait que nous n’avons pas de mine de cuivre ds chaque village ….mais cette structure qu’il faut esperer naturellement contrainte par le manque d’énergie (en ne détaxant pas le transport par ex) , doit etre limitée aux produits essentiels pour ne pas reverser dans l’ obscène .
        Nous avons assez barboté dans la fange de l’abondance , pour etre lucide et savoir que les seuls « superflus » qui ont de l’interet sont, outre le temps et l’espace , la Culture et sans grand Q ; bien sur ne pas confondre loisir et culture. Pour celà il n’ y a pas besoin de trop d’énergie .

        Ne plus tremper son cul ds la mer rouge ? la belle affaire; ne plus jeter un fute troué mais le rapiecer : une nouvelle mode ! ; moins de ciels rayés par des blaireaux qui cumulent des miles …..le secret souhait des randonneurs ou des pecheurs .
        Ce monde va mourir …Qu’il crève !

    4. La controverse que vous avez suscitée est selon moi La Controverse intéressante des élections et âges à venir .Les polémistes ont dans chaque bord des choses justes et fortes à mettre en avant .

      Le marché est Praxis par naissance et tenté de phagociter le Logos par …pragmatisme . Cette tentation ( et un peu plus ) est ce qui le rend insupportable aujourd’hui , car attentatoire à la vie ensemble , à la vie tout court .

      Praxis ou Logos , local ou global ( les meilleurs anarchistes de l’origine n’avaient pas vraiment résolu cette « articulation ») , fais toi toi même ou connais toi toi même , Proud’hon ou Socrate .

      Je suis enclin à croire que la vie a besoin des deux et que seule la démocratie le permet , car elle seule reconnait à la fois l’individu et la nécessité de systèmes locaux ou/et globaux pour être efficace . Elle peut seule être l’arbitre pas trop insupportable de ces tensions qui nous sont nécessaires pour trouver la « Solution  » au problème du moment ( à l’échelle des temps de l’Histoire, si l’Histoire existe ) .Elle laisse , en prime , la place à l’empathie et à la créativité .

      Hors la Démocratie , c’est la Révolte , et ceux qui bafouent la démocratie ou le Logos , sont ceux qui créent la révolte .

      1. Il n’ y a jamais eu de démocratie sans esclaves …….humains ou virtuels ..et l’ énergie s’épuise .Tu confonds bourgeoisie et démocratie . Je suis enclins a croire que ta vie a besoin de savoir manier une binette aussi bien que la sémantique .

      2. Mes meilleurs professeurs en sémantique ( eten économie ) ont été les paysans quand ils existaient encore ( soit en gros jusqu’en 1960 en France ) .

        Pour la binette , c’est un outil que l’on n’appelait pas ainsi dans mon pays . Par contre à la bêche ou à la triandine , entre deux séjours aux urgences , ça le fait encore .Tout jeunot mon oncle me confiait aussi parfois la charrue derrière les deux vaches , mais j’avoue que j’avais bien besoin de son aide !

        La binette , c’est fractal ou linéaire ?

      3. Juan, Juan… Que t’abaisses-tu donc à répliquer aux pitreries du lombric in-vitro kékékercozien ? Laisse le donc croupir avec ses poules, ses tomates, sa binette (binette ! ya que dans les bouquins qu’on parle de binette…), « sa famille, ses amis, ses voisins » chéris et ses délires localo-survivalistes authentiquement pathologiques…
        Les lecteurs habitués du blog rectifient d’eux-mêmes… Te fatigue pas.

      4. Le seul usage de ma binette , depuis que je pratique le bordel permaculturial (tres fractal ) , c’est pour la cueillette des figues …ça évite les risque de l’échelle … Si je parlais de la » binette », c’est que plus que la faucille ou le marteau , elle symbolise un labeur des plus pénible dans des rangées (linéaires) , seule methode pour alimenter des urbains encravatés …lesquels…., inutiles parasites , il me serait jouissif de voir a l’ouvrage .

  2. Merci pour cette analyse M Leclerc.
    Le ministre des finances M Baroin, a commenté les chiffres de la croissance ce jour. Il a annoncé sans sourciller qu’après les « bon » chiffres du trimestre dernier (+ 1%, obtenu grâce au re-stockage apparemment), une croissance nul n’était pas si grave. J’en suis tombé de ma chaise.
    Il semble évident que les gens qui gagnent énormément avec ce système ne veulent pas en changer, et feront tout pour garder les choses ainsi.
    Entre les pseudos experts qui voient la reprise venir et nos politiques dépassés ou incompétents (ou les deux), comment allons nous sortir de ce trou noir financier?
    Les politiques vont ils profiter de cette crise pour finir de détruire les systèmes sociaux dans le monde? Merci

    1. @ dude 12 août 2011 à 20:51
      Tout n’est peut-être pas aussi négatif, si la volonté est de rétablir la situation financière du pays. La croissance du PIB n’est pas le seul indicateur à suivre.

      Quand je vois que pour vivre nous avons importé moins, ça n’est pas un mauvais signe au contraire. C’est peut être que nous avons été plus autosuffisants et que nous nous sommes moins appauvris qu’avant.
      Quand je vois qu’on a créé 68 000 emplois au second trimestre, soit un peu plus qu’au premier, cela me semble plutôt aller dans le bon sens.

      Quand on réfléchit un peu, cela évite parfois de tomber de la chaise.
      http://www.rfi.fr/france/20110812-croissance-france-baroin-francois-baroin-confirme-2-progression-pib

      1. Le mépris ne sert a rien et l’arrogance encore moins

        Le recul des importations a plus a voir avec la baisse de la consommation des ménages, qui est , je vous le rappel, Le moteur de la croissance.
        Au même moment l’ Indice de confiance (Université du Michigan) recul a son niveau de 1980.
        68.000 créations d’emplois ça reste peu face au futur licenciements annoncés (banque, assurances, BTP)

        Nous pouvons simplement échanger des idées en restant civilisé

      2. http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/07/27/nouvelle-hausse-du-chomage-en-juin-en-france_1553513_3224.html

        http://www.alternatives-economiques.fr/chomage—pourquoi-la-baisse-n-a-pas-dure_fr_art_633_54935.html

        http://social.blog.lemonde.fr/2011/05/25/le-chomage-a-recule-en-avril-pour-le-quatrieme-mois-consecutif/

        Les vrais chiffres : + 33.600 chomeurs(juin) + 17.700(mai) = + 51.300 – 10.900(avril)= tg de + 40.100 (officiel) et sans les dom toms.

        Les cessations d’inscription pour défaut d’actualisation (193.800) et les radiations administratives (48.100)restent à un niveau élevé.

        40.100 + 193.800+ 48.100= 281.000 chomeurs inscrits ou pas mais toujours sans emploi !!!! loin d’une baisse de 68.000 et toujours sans les dom tom

        donc Baroin ment comme un arracheur de dents.

      3. Il y a quelques apparentes contradictions dans la production des statistiques officielles. On annonce en effet simultanément:
        – une croissance atone
        – une baisse des importations
        – des emplois créés, y compris dans l’industrie
        – une augmentation sensible du nombre de chômeurs
        C’est totalement incohérent !

        Les USA viennent, de leur côté, récemment de rendre publique une révision de leurs stats depuis 2008, révélant une croissance encore plus faible que prévu.

        Les stats sont de de + en + manipulées et deviennent non plus un moyen de connaissance de la réalité mais un instrument de communication au service du pouvoir politique

      4. @ dude 12 août 2011 à 22:49
        Soyez assuré (ou ée) que moi aussi, je suis attaché à la sauvegarde de notre civilisation, en grande partie faite de respect mutuel. Aussi, pardonnez-moi si je vous ai blessé.

        Le recul des importations a plus à voir avec la baisse de la consommation des ménages, qui est, je vous le rappelle, le moteur de la croissance

        Oui la baisse des importations peut avoir à faire avec une baisse de consommation des ménages, mais ça n’est pas obligé. Ça peut résulter d’une possible amélioration de notre autosuffisance, comme je vous l’ai signalé. Nous aurions alors travaillé plus pour nourrir notre consommation au lieu de l’alimenter autant par les importations. Mais ce que vous ne prenez pas en compte, c’est le fait qu’il ne faut pas ne s’intéresser qu’à la croissance, ce que je vous ai pourtant précisé.

        Si du fait d’une moindre consommation, vous avez importé moins tout en produisant et exportant autant, vous voyez bien qu’à PIB identique = croissance nulle, vous vous êtes enrichi. Etes-vous d’accord pour dire que ça n’est pas le fait de consommer qui enrichit une famille ou un pays, même si c’est ce qui maintient ou fait croître la croissance ?

        Certains pays, pour avoir une situation financière plus saine que la nôtre, ont freiné leur consommation, telles l’Allemagne et la Chine. Ils se sont tenus plus loin du surendettement que nous. Ils sont donc moins vulnérables et plus libres, tout en pouvant emprunter à meilleur compte, pour investir par exemple.

        Il me semble que vous n’aviez pas vu tous ces aspects.

  3. ne faut il pas envisager la création d un service public bancaire
    mettant à disposition un un crédit peu cher déconnecté du marché financier
    ainsi qu’une redéfinition du role de la bce
    laquelle créerait la monnaie
    afin de financer des investissements utiles et non spéculatifs

  4. Pour les banques on va peut étre finir par un réalisme ordonné et progressif à leur faire
    accepter leurs pertes , sinon leurs réglement judiciaires . Encore faudrait-il que les politiques
    percutent . Concernant Sarkhozy qui voulait introduire les mortgages en France ( on dit ici crédit
    hypothécaire ) au moment où la crise des subprime commençait , pour ne citer que çà
    j’ai un doute , malheureusement y a pas que lui .
    Pour les états c’est encore plus obscur , pour ne citer que Sarkhozy , tant je l’apprécie , je le vois
    mal renoncer à ses aventures , Lybienne ou Afghane . Il est à De Gaule , ce qu’était Napoléon
    le petit au grand , il lui faut de la conquéte , qui tourne en jus de boudin .
    C’est donc dans les budgets sociaux qu’ils vont couper . Et les crédits à l’avenir , éducation ,
    recherche , art , etc … Seuls les Allemands semblent avoir un grain de lucidité dans la situation , mais pour eux la question se pose autrement , je paye ou je paye pas ?

  5. Appel public aux collègues. Vous vous reconnaitrez.

    Le site contreinfo.info ne fonctionne plus depuis un temps que vous pourrez vérifier.
    L’auteur ne répond pas et cela est d’autant plus inquiétant.

    Si vous étiez assez proche pour savoir si son auteur avait le moindre souci, 300 000 visiteurs mensuels vous remercieraient de les tenir au courant.
    Dont ma petite personne aussi, un peu quelque part…

  6. lu sur Orlov – attitude de Soljenitsyne

    pas forcement une référence absolue mais une lutte contre un système plus fort que lui à une certaine époque et à cet égard un grand exemple de courage et de détermination et de grande force de l’un – indivisible – un Soi – contre un tout, multiforme – soit disant hyperpuissant et comme tout un chacun – vulnérable.

    1) Ne prêtez aucune attention aux politiciens nationaux — cela ne fait que les encourager. Ils sont une distraction colossale. Restez focalisé.

    2) Ne vous moquez même pas d’eux (aussi tentant que ce soit). Si vous les ignorez complètement, ils s’effaceront du paysage plus vite.

    3) Alexandre Soljenitsyne (qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1970) avait élaboré un dicton pratique qui l’a aidé à survivre au GOULAG. Il pourrait vous aider aussi.

    Ne les croyez pas, ne les craignez pas, ne leur demandez rien.

    bon – attention à l’attraction – la référence habituelle – le truc auquel on se réfère tous – le père – le début de tout et la fin de tout – stop – il faut se différencier – attention à l’observateur qui est dans l’expérience et qui se croit en dehors.

    laissez tomber le système comme un vieux truc qui – déglingué – vit encore. mais l’observer – cliniquement – incroyablement dangereux encore – pour autant – je le vois de l’extérieur – il n’est plus du tout une référence – il n’a pas d’importance – il est juste très dangereux et je suis en méta observation prudente afin de trouver la faille – je tourne – fragile – mais j’ai toute ma tête – la faille – le point de fragilité va apparaître – à moi – dans le silence de mon être – à appuyer dessus.

    Gardons notre tête et nos distances – sachons ne pas nous impliquer pour rester froid – le fond – je me fous de la forme…

  7. Peter Oborne : « Mais les émeutiers ont cette défense : ils suivent tout simplement l’exemple montré par les figures plus âgées et respectées de la société « .

    ha, il faut dire que le texte est bien envoyé.

    Je me posais la même question en ce qui concernait les propos de M.Cameron qui en rajoute des tonnes pour se faire pardonner d’avoir déserté le navire en pleine crise structurelle du capitalisme financier et des émeutes britanniques d’Août 2011…

    L’un des propos bouffons parmi d’autres de M.Cameron lors de ses dernières déclarations musclées, est qu’il ne voit dans les émeutes ni de la « politique » ni des « manifestations »,  » mais du vol « …

    Propos classique de tout gouvernement en faillite.

    Je voudrais cependant demander à M.Jorion si « les paris sur les fluctuations de prix  » qui s’apparentent de plus en plus à des paris douteux ne pouvaient eux aussi être considérés comme du racket, comme du  » Vol « … Quand on voit les proportions mondiales que ça prend, on se dit que c’est bien pire qu’un téléviseur pillé dans un grand magasin, même si cette action est évidemment répréhensible…

    Permettez-moi de rappeler en passant – parce qu’on oublie trop vite les faits – les émeutes de Londres en Mars 2011 dernier, quand M.Cameron n’avait pas encore récolté les fruits de sa politique. Où l’on voit que la violence policière qui avait fait dégénérer les manifestations pacifiques ont quelque chose à voir avec les émeutes d’ Août 2011. Il est bon de le rappeler, il me semble, dans le contexte présent qui voit une Justice d’abattage envoyer n’importe qui, sans preuve, devant les tribunaux anglais et en prison. Les images de Mars sont parlantes et résonnent étrangement avec les dernières émeutes de Londres d’ Août 2011 :

    Émeutes de Mars 2011 :
    http://www.dailymotion.com/video/x154bz_emeutes-a-londres_news

    Merci.

  8. « L’Allemagne et les autres pays notés AAA doivent d’une façon ou d’une autre créer un système d’euro-obligations. Sinon, l’euro va s’écrouler », avertit George Soros dans une tribune du quotidien allemand Handelsblatt de vendredi.

    Il estime également qu’un élargissement du fond de secours européen est absolument nécessaire, car « tant que ce ne sera pas le cas, la note AAA de la France sera menacée », ajoute-t-il.

    Le milliardaire d’origine hongroise, figure respectée du monde de la finance, connu pour avoir fait sortir la livre britannique du Système monétaire européen en 1992, fait porter le poids de l’aggravation de la crise sur l’Allemagne. « Ce sont les réticences allemandes (à venir en aide aux pays en difficulté) qui ont renforcé la crise grecque et qui ont mené à la contagion qui s’est transformée en crise existentielle pour l’Europe », juge-t-il.

    Pour lui, seule l’Allemagne « peut renverser la dynamique destructrice européenne » en soutenant la création des euro-obligations et éviter « les pertes incalculables que l’effondrement de l’euro aurait sur le système bancaire ».

    http://info.france2.fr/economie/les-lecons-du-docteur-soros-69988206.html

    L’article en allemand
    http://www.handelsblatt.com/politik/deutschland/george-soros-geisselt-merkels-euro-politik/4491070.html

  9. Dans le contexte que l’on connaît, les propos de certaines personnes présentées comme respectables et en tout cas écoutées par un grand nombre puisque largement encouragées à s’exprimer en tant qu' »experts » dans de nombreux médias, sont proprement hallucinants de bêtise. Quelques exemples parmi les plus récents (attention, ça décoiffe) :

    Alain Minc dans le Journal du Dimanche du 7 août 2011 :
    « Cette crise n’a rien à voir avec celle de 2008. ». Ah ouais, joli.
    http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Alain-Minc-met-en-garde-contre-un-risque-de-contagion-de-la-crise-de-la-dette-de-certains-pays-de-l-euro-interview-369177/?from=headlines

    Toujours très en forme, Alain Minc, qui, dit-il lui-même, parle souvent avec son ami Nicolas Sarkozy et lui prodigue donc quelques conseils, ce qui peut à juste titre nous inquiéter fortement et en tout cas pourrait expliquer certaines errances. Déclaration faite sur RMC lors d’un entretien téléphonique le 9 août 2011.
    « La situation actuelle est due à 30 ans de lâcheté (!!!!?????). La responsabilité de la crise est collective (sous-entendu : le peuple est lui aussi coupable de la crise). La rigueur est une chose que l’on doit accepter comme on accepte la loi de la pesanteur et les efforts qui en découlent doivent être supportés collectivement (sous-entendu : surtout par le bas-peuple et par-dessus tout, sans rechigner). »
    http://www.dailymotion.com/video/xkg8n8_alain-minc-le-peuple-est-coupable-de-la-crise_news

    Pas de problème Alain, on te reçoit 5 sur 5 de ta lointaine planète…

    Philppe Bilger, l’avocat-blogueur. Dans un article publié sur son blog et sur le site Marianne2 le 10 août 2011:
    A propos de la crise actuelle : « Qui fait référence à Marx en l’invoquant dans ce maelstrom ? Personne. Il est bien mort à l’évidence. Il orne nos bibliothèques mais plus notre Histoire au quotidien. ». Il faudra lui rappeler de consulter ce blog de temps à autre, mais également ceux de F. Lordon, E. Todd, J.-L. Mélenchon, et tant d’autre analystes sérieux. mais aussi de lire les nombreux ouvrages contemporains qui font référence à cet obscur philosophe quasi inconnu hors des sphères de l’ultra-gauche…

    Comme cité plus haut, François Baroin, sur RTL par exemple, mais il répend ce discours sur tout ce qui peut ressembler à un outil de manipulation des masses, sans interruption, nuit et jour du 9 au 12 août 2011 :
    « Je suis confiant, car les fondamentaux de l’économie sont bons. ». Ben, si tu le dis mon lapin, on va mieux dormir ce soir.

    etc., etc.

    Dommage qu’en ces temps si propices à la poilade on n’entende si peu MMmes Lagarde et Boutin. Ça manque au tableau, il faut bien l’avouer.

    Quoiqu’il en soit, merci messieurs, vous êtes passionnants. Vous lire ou vous entendre est un régal pour les zygomatiques.

    1. Qui peut me citer un seul point du programme du parti de M Baroin?Ils n’ont même plus de programme.Créer des emplois?C’est quoi ça?
      Juste le déni sauver le système donc leurs postes et ceux de leurs copains des banques et des médias.En résumé quelques dizaines de milliers de personnes grand maximum.
      Comme détourner l’attention(immigrés, chasse à la fraude sociale etc ne fonctionne plus).Il leurs reste juste la propagande et le déni.La méthode Coué.
      A noter la faiblesse de la gauche qui devant un tel bilan catastrophique de la droite n’arrive même pas à la mettre KO.Ou bien font’ils semblant de vouloir le pouvoir, car comme les prochaines années seront noires si la droite est reconduite en 2012, il est certain qu’en 2017 et pour très longtemps elle ne passera plus(vu la destruction totale laissée par la droite après son départ).Je crois que des Valls et Montebourg se placent dans cette hypothèse, voire Royal(jamais 2 sans 3 comme Tonton).Idem à droite Copé attend la chute de sarko et la souhaite en 2017 car il n’est pas prêt.En résumé il ne faut rien attendre des prochaines élections, sauf une éventuelle cohabitation, sarko réélu mais de suite censuré avec une assemblée à gauche à la surprise générale.
      A suivre.

    1. J’adore la suppression des ponts avec transfert des fêtes nationales sur le lundi, qui a chiffré le manque à gagner pour le tourisme ? Pour augmenter la productivité, la productivité de quoi ?L’italie ne ne produit pratiquement plus rien grâce à la mondialisation,
      Mais comment on peut en venir à ces choses là pour sauver des banques ???

  10. LB a dit

    1) Ne prêtez aucune attention aux politiciens nationaux — cela ne fait que les encourager. Ils sont une distraction colossale. Restez focalisé.

    2) Ne vous moquez même pas d’eux (aussi tentant que ce soit). Si vous les ignorez complètement, ils s’effaceront du paysage plus vite.

    Oui restons centrés vers l’action, la beauté et la bonté fondamentale.
    Là où se porte notre attention, là va notre énergie avec les conséquences qui en découlent.
    Dénoncer les mondialistes du désastres sans agir, c’est leur donner plus de pouvoir encore et plus d’importance qu’ils n’ont.
    Ce à quoi l’on résiste persiste, Loi universelle de l’attraction bien connue.
    En résistant à l’inéluctabilité de l’effondrement du système, nous faisons le jeu de ce et ceux-là même que nous combattons, renforçant ainsi ses effets sur la durée.

    La réalité que nous percevons est le reflet de nos attentes.
    Notre attention et nos intentions doivent être impeccables.

    Ce système sur lequel tout repose est doté d’un ego collectif démesuré, habile, capricieux , aveugle et violent, écrasant tout sur son passage dans le seul but de contrôler et dominer.

    Quand on évince l’ego, on accède à la mémoire totale.
    L’éternel conflit pour le pouvoir s’achève par la réconciliation

    Aussi, lorsque la chute sera effective :

    Dans les décombres de la dévastation et du désordre sont enterrés des trésors cachés.
    Quand tu regardes les cendres, regarde bien.
    D. Chopra

  11. En Espagne, il y a 265.000 familles sans aucun revenu. 1.386.000 où aucun membre a du travail. Et 36,7% en état de vulnérabilité.

    20,8% des Espagnols touchent moins de 8 000 € par an.

    Tout ça après 7 ans de gouvernement de la « gauche »

    http://www.expansion.com/2011/08/12/economia/1313182243.html

    Pour le maire milliardaire de New York, Michael Bloomberg, il faut augmenter les impôts de tous les américains de 1 ou 2 %.

    http://www.expansion.com/2011/08/13/economia/1313187678.html

    1. « Tout ça après 7 ans de gouvernement de la « gauche » »

      Gauche ou droite, c’est le même système capitaliste qui produit les mêmes effets. Si en plus le gouvernement de M. Zapatero applique des recettes du liberalisme (« social-libéralisme » ?), alors on a le résultat que vous indiquez. Mais n’oublions pas qu’il y a 3 ans seulement, « tout le monde » ( capitaliste) félicitait ce gouvernement tellement génial de réussite économique…

  12. Vous pouvez tous rentrer à la maison…

    Je trouve en effet, dans le Figaro d’hier 12 Août 2012 la recette finale à la crise, dans la bouche du Président du Nouveau Centre, Mr. Hervé Morin, cette déclaration définitive (Je cite):

    Je propose également de réévaluer le taux appliqué à certains produits qui ne relèvent en rien de la première nécessité, comme le Coca-Cola qui est aujourd’hui taxé à 5,5 %.

    Ben alors, à quoi vous pensez, tous, chez Paul Jorion?

      1. Au Cuba Libre, je préfère le Québec Libre :
        un soupçon de sirop d’érable dans du Havana Club 7 ans,
        sec ou sur glace pilée. Mmmm ! 🙂

  13. Reuters
    Hervé Morin préconise un effort fiscal supplémentaire

    vendredi 12 août 2011 20h28

     » HERVÉ MORIN PRÉCONISE UN EFFORT FISCAL SUPPLÉMENTAIRE »
    PARIS (Reuters)

    – Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, estime que la France ne pourra pas rembourser 1.800 milliards d’euros de dette en rabotant simplement trois « niches fiscales » et réclame un effort fiscal supplémentaire.

    Nicolas Sarkozy doit annoncer le 24 août de nouvelles mesures de réduction du déficit après la publication de mauvais indicateurs économiques, mais il a exclu jusqu’à présent toute augmentation générale des impôts.

    « Arrêtons de nous voiler la face et de mentir aux Français. On ne va pas rembourser 1.800 milliards d’euros de dette en rabotant trois niches fiscales ! », dit Hervé Morin dans l’édition de samedi du Figaro.

    « Dès le collectif budgétaire de septembre, il faudrait augmenter la TVA de 0,4 point pour atteindre 20%, ce qui rapporterait immédiatement 3 milliards d’euros de recettes nouvelles », ajoute-t-il.

    Le responsable centriste propose également de réévaluer le taux appliqué à certains produits qui ne relèvent en rien de la première nécessité, comme les boissons gazeuses qui sont aujourd’hui taxées à 5,5%.

    « Au nom de l’effort partagé, il faudra aussi, le moment venu, réajuster l’imposition des revenus du patrimoine, qui restent largement moins taxés que ceux du travail, et créer une tranche marginale de l’impôt sur le revenu à 45% », ajoute-t-il.

    Selon Hervé Morin, de telles mesures ne freineraient pas la croissance si on les accompagne d’un dispositif de soutien à l’activité. « Je souhaite que la France prenne une initiative européenne en demandant à la Banque centrale européenne d’intervenir sur le marché des changes pour faire baisser l’euro et relancer ainsi la croissance et nos exportations. »

    Gérard Bon, édité par Jean-Loup Fiévet

  14. « Dispendieux contre sérieux, poches percées contre caisses remplies, c’est la fable de l’UMP pour 2012. Hélas pour la droite, cette fiction se heurte aux faits, d’autant plus têtus qu’il s’agit de chiffres incontestables.

    Les précédents sont accablants pour les conservateurs d’ici et d’ailleurs. Aux Etats-Unis, Reagan et Bush ont creusé les déficits que Clinton dut résorber, et c’est désormais Obama qui doit faire face à l’irresponsabilité des républicains. En France, c’est Edouard Balladur, premier ministre secondé par son ministre du budget Nicolas Sarkozy, qui augmenta la dette de 50 % entre 1993 et 1995.

    Alain Juppé parla à l’époque d’une gestion « calamiteuse », et c’est la gauche qui fit baisser le poids de la dette dans le produit intérieur brut (PIB) entre 1997 et 2002. Sur l’ensemble de la période 1981-2011, la dette est passée de 21 % à 82 % du PIB : 75 % de la hausse s’est produite sous une gouvernance de droite !

    Les résultats récents sont plus implacables encore pour l’actuelle majorité. Depuis 2002, les deux tiers de l’endettement sont dus aux cadeaux fiscaux accordés à une minorité de privilégiés, comme l’a établi la Cour des comptes.

    Même en retranchant les 100 ou 150 milliards d’euros de dette liée à la crise financière de l’automne 2008, les années Sarkozy resteront celles de l’explosion historique de la dette. »

    Martine Aubry. « Contre la dette, pour l’emploi : ma « règle d’or »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/12/contre-la-dette-pour-l-emploi-ma-regle-d-or_1558928_3232.html

  15. Le train à très très grande vitesse s’accélère, avec quelques arguments qui ne sont crus que pas ceux qui les avancent, nous nous dirigeons droit vers :

    – l’Europe fédérale
    – la privatisatisation de tous les services publics, y compris les plus stratégiques comme l’énergie,
    – le libre « bon vouloir » en matière de droit du travail

    et comme nous avons été jusqu’à aujourd’hui pieds et mains liés au pouvoir de la finance, nous serons asservis par les détenteurs des services privés.

    Attachez vos ceintures ! ……….

  16. La dernière trouvaille des oligarques qui jouissent de l’UE est de forcer au fédéralisme par les dettes.
    Je ne comprend pas en quoi transférer les dettes vers l’UE et la BCE par des euro-bonds améliore la situation, ce n’est qu’une énième fuite en avant pour gagner encore un peu de temps.
    Les Etats pourront emprunter moins cher ce qui revient à cacher la misère sous un nouveau tapis.

    1. Ils pourront aussi faire encore un peu de cavalerie emprunter un peu plus juste le temps d’en finir avec tout le social en douceur

  17. « la faiblesse accrue de la croissance. »
    J’adore ! Si nos brillants économistes que sont Baroin et Lagarde devaient reprendre cette jolie formule à leur compte ,nul doute que M. Leclerc toucherait de substantiels droits d’auteur.
    L’ironie leur échappe souvent…

  18. Ca leur permet de mettre une camisole à l’autonomie des nations, dernier niveau ou les responsables doivent se présenter devant les concernés.

    Passez votre chemin braves gens
    C’est trop compliquer pour vous
    Laissez faire les experts, on à la situation en main.

    argg

    .. La Corrida – Francis Cabrel HD

  19. Sur le mode des avancés du XXIème la retraite pour les femmes de plus en plus tard, non seulement les femmes travaillent deux fois plus que les hommes : enfants courses maison repas mais en plus moins bien payées et on leur vole encore ça !!!l

  20. Je ne vois pour ma part aucune énormité à relayer de nos politiques malgré qu’il y en ait sur le mur des commentaires.
    Les relayeurs font la Pub aux gesticulations des relayés, ce qui les fait vivre.
    Les dénonciations de résistances, non suivies d’actes compensatoires et alternatifs, offre un terreau fertile pour maintenir de manière persistante le système actuel, condamnant l’émergence d’un nouveau paradigme, les hypothèses fondatrices, les bases conceptuelles qui sont proposées à travers le travail de ce blog.
    Grand bien soit fait à tout un chacun.
    C’est ainsi et tout est parfait.

    Quand vous cherchez, partez de votre coeur – le coeur est la maison de la vérité.

    D.C.

  21. Si on faisait un peu de fiction si l’euro explose ça donne quoi ?
    des dévaluations en cascade au sein de l’Europe et un retour au mark monnaie forte avec le florin ?
    les autres comme aux temps antérieurs
    donc automatiquement qu’est ce qu’il advient des créances en Euro ?
    si on a 1000 milliards d’euros de dette donc au cours de l’époque 6500 milliards de francs de dettes
    si on met le franc à 50% de sa valeur par rapport à l’euro ça donne bien 3250 milliard de francs à rembourser *
    notre économie redevient compétitive, les allemands ne vendent plus rien en Europe trop cher, la facture énergétique double mais c’est négligeable car on redevient compétitif. Les importations des pays périphériques à bas coup n’ont plus de raison d’être et ceux de chine sont moins intéressants donc on peut reconstruire notre économie ici.
    les perdants les détenteurs de la dette en Euro, c’est à dire les banques et les investisseurs qui ont été grassement payé de cette monnaie dont ils ne savaient que faire au point de la confier à l’état pour un rendement qui ne devrait pas exister

  22. Le système vacille, le système est à l’agonie, mais le système ne meurt pas et ne mourra pas si on ne le pousse pas un peu.
    Parce que à l’heure actuelle, tel qu’il en ait, certains gagnent de l’argent, et d’autres travaillent à préserver leurs privilèges.
    Qui va payer?,
    demandez aux grecs, aux italiens ou à Alain MINC!

    1. Oui à l’heure qu’il est avec toute la technologie acquise depuis plus d’un siècle on demande aux peuples de revenir au début de la révolution industrielle et de faire n’ayons pas peur des mots comme les chinois pour devenir mot magique compétitif.

      A quand le retour des dortoirs dans les entreprises ???
      A quand la soupe de haricot sec avec du riz à midi ???

    2. Le système n’est pas distant de nous – de toi ou de moi – il est constitué à partir de toi et moi – dire que certains préservent leurs privilèges, ne revient qu’à fabriquer un bouc émissaire, afin que la faute soit externalisée – je, tu, il préservent leurs privilèges – retraite, salaire, client, droit sociaux, fond de commerce, clientèle etc.
      attention, attention.
      Shakespeare – le marchand de Venise – oui tu as le droit de prélever 1 livre de chair – mais tu n’as pas le droit à plus ni à moins.
      je suis la chair du système – quand je coupe – je me coupe et comment puis je être exacte ?
      ne tentons pas d’externaliser – de « projeter » pour Jung – le système n’a rien d’extérieur.

  23. Bonjour M. Leclerc,

    J’espère que vous m’excuserez de ce hors-sujet.

    J’ai peut-être loupé un épisode de votre très bonne couverture de Fukushima, mais je viens de lire un article interpellant sur le sujet, signé David McNeill et Jake Adelstein, sur le site états-unien dissident CounterPunch.

    Le titre résume bien le propos de l’article : TEPCO’s Darkest Secret: The Fukushima Daiichi reactors were in meltdown after the earthquake, but before the tsunami hit.

    Merci pour votre travail inestimable.

  24. La Droite financiariste contrôle la grande majorité des media et veut faire payer les peuples, les 95% de citoyens qui vivent de leur travail: baisse du pouvoir d’achat direct et du salaire différé ou indirect, les prestations sociales et services publics. Doit-on laisser le pouvoir à leurs marionnettes , de Sarkozy qui « ne ment jamais » et pour qui « les paradis fiscaux c’est terminé » à y compris la droite des PS qui ne voit pas d’autre solution que « la fin de l’Etat providence  » pour Manuel Valls.

    Il y a d’autres solutions , les réformes structurelles keynésiennes actualisées de contrôle de la Finance mises en place à partir de Roosevelt qui ont permis de gagner la guerre antinazie puis d’obtenir 30 ans de prospérité et de plein emploi.
    Finance ultra-libéralisée ou contrôle politique citoyen de la Finance: c’est aujourd’hui la question qui décide du choix de société. Impérialisme aggravé de l’oligarchie financière des banksters ou démocratie: chacun va devoir choisir.

    1. Pritchard fait des émules.

      Rien de nouveau :
      difficultés intérieures ( une paille !), talent indigent, popularité en chute libre ?
      Pas de problèmes: taper sur l’ Europe et l’ Euro.
      Il en restera des traces, pour les copains à la City.

  25. à relier au post 17

    Qui se cache en « nous » ?

    un grand manitou (peu connu, si on est resté sur une île déserte, et sans moyens de com° pendant 30 ans ) expose la situation …
    sur Mediapart : article intéressant : extrait :
    « Lorsque ce vendredi 12 août 2011 le journaliste de France inter demande à Elie Cohen, éminent économiste multi-casquettes, si par hasard la financiarisation de l’économie mondiale ne serait pas au centre des crises des 15 dernières années, il répond: « Mais qu’est ce que vous voulez la financiarisation c’est nous qui l’avons voulu. ». De quoi nous plaignons-nous puisque c’est de notre faute.

    Mais qui est donc ce nous responsable de tant de malheurs financiers? »

    http://blogs.mediapart.fr/blog/frederick-stambach/130811/qui-se-cache-en-nous

    de là à dire que des éléments de langage se mettent en place, de la droite extrême à la gauche molle …

  26. Samedi 13 août 2011 :

    La zone euro ne peut se réformer que « pas à pas », et pas forcément aussi vite qu’elle le souhaiterait parce qu’elle doit s’assurer de l’adhésion des citoyens, juge le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble.

    L’Allemagne milite pour un renforcement de la discipline budgétaire en zone euro, à travers un mécanisme de sanctions plus efficace à l’encontre de ceux qui violent les règles du pacte de stabilité.

    M. Schäuble a répété qu’il ne saurait toutefois être question de mutualiser les dettes des membres de la zone euro.

    « On en reste là : il n’y pas de mutualisation des dettes et pas d’aide à l’infini. Il y a des mécanismes de soutien, que nous continuons à élaborer, sous conditions strictes ».

    L’Allemagne reste notamment strictement opposée à l’émission par la zone euro dans son ensemble d’obligations communes.

    « J’exclus ces euro-obligations (ou eurobonds) tant que les Etats membres mènent leur propre politique budgétaire », a dit M. Schäuble.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=8ca2523714a5153eb05e0ce0e367e150

  27. Evidemment,seules les bourses de Shangaï et de HongKong ne s’effondrent pas,ce sont des Bourses communistes!!C’est comme l’URSS,tellement forte économiquement et si donneuse de leçons au monde,comme le Reich qui devait durer 1000 ans,tous ces régimes dictatoriaux si sûrs d’eux et si fascinants pour certains!!Pas étonnant que,même à votre âge,vous vous répandiez sur un site aussi nauséabond que bellaciao,prompt à condamner les corridas et soutenir les voyous mais si silencieux sur les massacres au char ou la mitrailleuse des dictatures syriennes,chinoises,nord-coréennes,iraniennes,etc…Il y a certes beaucoup de choses à dire sur le capitalisme mais ce qui est certain,c’est que celui de l’UE est beaucoup moins féroce que celui de la Chine…et là,de votre part,c’est silence complice car le sort des travailleurs chinois ne vous importe pas.Le régime se dit communiste,cela suffit à votre bonheur!!

  28. Et bien voilà tout le monde se rend compte qu’il n’y a plus de langue de bois pour sauver ce système car tout le monde sans exception sait qu’il n’est plus viable et c’est pour cela qu’il est capable d’un miraculeux revirement. Et oui la communication va si vite que la mauvaise foi est aussi fulgurante que le hft et que la pensée contrarienne est d’application immédiate. Le crash n’aura peut être pas lieu. Alors Monsieur Jorion vous aviez raison c’est la fin de ce système mais l’enfer c’est celui que nous vivons et pas celui de l’autre côté et le contrôle des intérêts financiers est tel qu’ils vont nous faire passer le changement sans que l’on ne s’en aperçoive. C’est peut être là que va se produire le miracle humain. S’il n’y a plus le $ et l’€ avec l’Allemagne prête à jeter le gant qu’est ce qu’il y aura? Je manifeste cet avis car j’ai comme l’impression que malgré les apparences il va se passer le contraire de ce que tout le monde attend. Parce que n’en doutez pas un instant tout le monde s’attend au pire.

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