LE MIROIR DE DORIAN GRAY, par Nikademus

Billet invité

On nous dit que cela pourrait être un acteur, mais le fait même que le doute soit possible est significatif du discrédit généralisé à l’encontre de ce que font ces gens.

On nous dit que c’est un outsider, qui ne représente rien ni personne. Mais justement, seul un outsider pouvait dire cela, et pas un employé de banque qui serait viré dans la minute.

On nous dit que c’est un sociopathe ou un psychopathe, selon l’école psychiatrique dont on revendique l’autorité, mais cela ne résout pas la question. Est-ce que l’on n’a pas déjà montré sur le blog de Paul Jorion et depuis longtemps que tous les traders sont des sociopathes qui font précisément ce qu’il prétend faire ? C’est de cela dont ils doivent se défendre en général, et pas à propos de ce particulier là.

Peu importe qui il est, ce qui importe c’est ce qu’il dit, et comment c’est pris. Ce qui nous intéresse, ce sont les effets de vérité créés par des discours, même faux.

Par exemple, de par les réactions qu’ils suscitent :

  • Incrédulité : de ceux qui croyaient encore que les marchés étaient socialement utiles.
  • Disqualification : par ceux qui ont des raisons de faire croire que les marchés sont socialement utiles.
  • Confirmation : pour ceux qui ont cessé de croire ou n’ont jamais cru que les marchés étaient socialement utiles.

Braves spéculateurs pères de famille, Mr Alessio Rastani vous tend le miroir de Dorian Gray. Non pas que vous vous y soyez vus éternellement jeunes et avenants mais tout de même bien justifiés de penser à vos vieux jours et « à l’avenir de vos enfants ». Il vous montre ce que c’est que quelqu’un qui prend réellement au sérieux le fait de croire que le monde sera le même après la fin du monde, qu’il y a une crise, dont on peut profiter, et même le plus grand nombre, mais que ce ne sera pas vraiment une crise puisque tout sera encore comme avant. C’est complètement absurde en plus d’être moralement ignoble.

Mr Alessio Rastani, qu’il soit un personnage réel ou fictif,  vous parle d’un monde où cela n’a pas de sens d’avoir des enfants. Mais ce n’est pas pour cela que vous lâcherez votre cassette, n’est-ce pas ? C’est une partie de votre âme, de vous-même, c’est là que vous avez mis toutes vos angoisses et tous vos espoirs. Précipiter la déroute tout en se berçant de l’illusion que c’est la meilleure chose à faire tout autant que l’on n’y est pour rien puisque l’imagination humaine est décidément sans limite.

Il reste la réaction normale de milliers de gens normaux, qui pensent que l’activité de tous les petits Alessio Rastani est socialement néfaste, et comme telle doit être interdite, maintenant. Des milliers de gens normaux qui ont pour ambition normale de mener une vie juste et décente, pour lesquelles l’accumulation infinie ou pas de richesse est un comportement indécent, anormal et dangereux. Ces milliers de gens dont on nous a prétendu qu’ils n’existaient pas. Ceux qui vont faire le monde de demain, forcément, puisque les autres sont en train de s’auto-détruire.

Braves petits spéculateurs bons pères de familles, accrocs à l’or ou à la pierre, il est encore temps de ne pas finir en Alessio Rastani de médiocre envergure. On vous a menti et on vous a trompé. Vous pouvez encore parler à votre voisin afin de construire un monde commun.

Il n’y a pas si longtemps la figure du trader était encore le modèle de réussite proposé à l’admiration des foules rêveuses. Il est en passe de devenir la figure la plus haïe et la plus méprisée du monde moderne.

C’est cela qui est significatif, et ce n’est pas un bon signe pour le capitalisme, s’il en fallait d’autres pour prouver son agonie…

Partager

399 réflexions au sujet de « LE MIROIR DE DORIAN GRAY, par Nikademus »

    1. Ouaip. Ça envoie du bois, et du vert.
      Seul souci… il est bien sympathique ce Rastani… enfin plus que Rafsandjani, l’ex président de la République Islamique iranienne et toujours multi-milliardaire de la pistache, non ? Ah bon..
      Té, allez voir ce qu’en dit Schneidermann, Rastani « le salaud parfait » :
      http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12141

      1. @ vigneron :

        Si, bien sûr qu’il l’est, mais quel extraordinaire acharnement depuis hier à vouloir prouver que ce trader n’en est pas véritablement un !

      1. C’est eux!
        on peut tous comparer la force de conviction dont les yes men sont capables: en 2004 ils ont sérieusement frappé en usurpant l’identité de Union CARbide qui annonçait enfin indemniser ses victimes à BHOPAL.
        suivez ce lien vers la chaine Arte sur le site youtube
        http://www.youtube.com/watch?v=n8Kb0uvvol8

        Leurs faits d’armes (la dérision, le pastiche, l’outrance) valent une visite.

        DArio

    2. Il y a comme un parfum de corruption du spectateur a regarder cette obscénité, en compagnie de la journaliste, qui ne faisant rien devient complice, et les spectateurs ne faisant rien, devenant complices et donc acteurs, plutôt que spectateurs de cette obscénité.
      Il y a corruption des que l’ on s’ est laissé prendre a ce spectacle imposé.
      Il ne faut pas regarder ces trucs, cela fausse le jugement en faisant croire a notre inconscient que nous serions de lâches impuissants, car nous regarderions sans rien faire des choses insupportables.
      Or ces choses n’ existent pas ainsi qu’ on nous les montre, absolument en dehors de nous.
      Ces choses émergent d’ un comportement égoïste individuel diffus.
      La désignation d’ un coupable permet de maintenir les regards loin du seul endroit où notre action est possible, et où ce comportement pourra etre détruit par notre seule volonté : en nous même.
      Ils sont quand même balèze en face…quasiment surnaturel.

      Il faut relire le billet sur la corruption de Morlie et le commentaire du Belge sur la rivalité mimétique de René Girard.

      Je n’ ai pas écouté, juste lu les réactions.

      1. « un comportement égoïste individuel diffus ».
        Le « mérite » à l’école, la « compétitivité » professionnelle, la réussite « personnelle », sont loin d’être diffus.
        Ce sont les « vertus » premières du capitalisme et de nos « démocraties ».
        Elles sont l’objet d’une propagande omniprésente dans notre environnement quotidien et les grandes écoles qui forment nos futurs « élites » dirigeantes en font ouvertement la promotion.

      2. Ce qui prouve que le libéralisme , le laisser faire , est absurde .

        Il faut des lois , des règles , une justice pour limiter la nocivité de ce genre d’individu .

        On voit bien que faire appel à l’éthique ,à la morale n’est pas une réponse appropriée . Il s’en bat les flancs !

        Ici , c’est le renard dans le poulailler qui s’exprime ! A lui toutes les volailles puisqu’il en a les clés et que le fermier n’a pas le droit de s’en défendre .

      3. http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/09/29/protestations-contre-l-instauration-d-une-taxe-pour-aller-en-justice_1579176_3224.html

        Encore un exemple illustrant le procédé bien rodé que le système utilise pour sa progression : la corruption des principes.
        Les commentateurs et journaleux blasés se concentreront sur diverses pailles: le scandale de faire payer ceux ci plutôt que ceux là, tel montant plutôt que tel autre, tel public plus defavorisé que tel autre , en détournant le regard de la poutre, qui devrait les faire hurler : le peincipe de l’ accès universel a la justice est détruit, entre dans le champ amoral de l’ économique.
        On est mals.

  1. Le « trader » n’est qu’un larbin suffisant, stupide et agité qui finira à la poubelle comme les autres, (les meilleurs d’entre eux étant fabriqués dans les classes prépa maths et à Dauphine).

    Mais la vrai question est celle du système qui le produit, qui « l’agit » et l’agite, et dont nous savons désormais, alléluia, qu’il est en train de s’autodétruire (grâce à ses traders en partie, justement).

    On vit une époque formidable !

    1. Sur Arte + 7 il y a en ce moment un docu sur 1929 . Je ne suis pas certain que beaucoup , en Amérique comme en Europe , l’aient vécu comme  » une époque formidable  » .

  2. Il ne faut pas confondre trader dans une banque et trader d’un fonds spéculatif. Le premier est un salarié qui fait ce que sa hiérarchie lui demande. Le second fait tout ce qui lui plait.

    C’est bien à la seconde catégorie qu’il faut s’attaquer sans répit.

    1. alors là ça dépend de ce que demande la hiérarchie. Cette défense est du tonneau de celle de Mr Eichmann. Les ordres reçus ne dédouane pas de sa propre responsabilité.

    2. C’est comme le bon et le mauvais chasseur ?

      Il faut éliminer sans pitié les mauvais traders qui agissent pour leur propre compte et qui se permettent à l’occasion de prendre la parole comme Mr Alessio Rastani, et on garde les bons traders qui agissent sur ordre et n’auront jamais le mauvais goût de cracher dans la soupe ?

      Un bon exemple de posture moralement ignoble ?

      1. Non , Non et 100 fois non .
        Un bon traideur , c’est un traideur mort .  » Un point c’est tout ! « .
         » A bas la Spéculation  » sur nos petites vies d’Humain Ordinaires et nos pOvvrres très petites économies .
        Tous ces gens devraient aller faire joujou à Las Végas avant qu’on fasse du tir au pigeons .

      1. @Kerkoz, pourquoi la censure vous expose-t-elle de la sorte ? 🙁
        « Qui se sert de la cravate, périra par la cravate »……
        Nous cachons beaucoup trops d’intérêts dernière nos cravatés par procuration.
        Fractalisons les traders ? 🙂

    3. Il ne s’agit pas de catégorie X ou de catégorie Y , il s’agit de rendre  » hors – la – loi  » une pratique similaire de pillage, abusif, destructeur et totalement nihiliste.

      Franchement entre X qui  » fait ce que sa hiérarchie lui demande  » et  » Y qui  » fait tout ce qui lui plaît  » qu’est -ce que ça change puisqu’ils font tous les deux la même chose qui est une ruine pour les nations et l’humanité entière ?!

      C’est la pratique des uns et des autres qu’il faut interdire – à savoir  » les paris sur les fluctuations de prix  » – et rendre illégale son utilisation par les uns ou par les autres, que ce soit X ou Y qui la pratique.

      Nous verrons bien alors si après avoir restaurer la loi de la majorité nous trouvons X ou Y derrière les barreaux en compagnie de Z le grand  » donneur d’ordre  » ou pas.

      Il faut restaurer la loi démocratique contre la tyrannie financière. Point barre. Ne pas s’apesantir sur les détails et refondre la LOI GENERALE qui vaut pour TOUS.

      A la fois simple et complexe à mettre en oeuvre, certes, mais au moins le propos est clairement énoncé et ce qui est clairement énoncé doit s’exprimer sans détours ni fioritures, CLAIREMENT.

      C’est tout le mérite et la permanence spirituelle de M.Jorion. Ici ou ailleurs, il ne change pas son point de vue au grè des secteurs visités. Nous l’entendons.

      Qui est sourd ou fait semblant de ne pas vouloir entendre ? Devrions-nous y répondre après les lachages d’obus ou bien-bien avant ?

      1. « Franchement entre X qui » fait ce que sa hiérarchie lui demande » et » Y qui » fait tout ce qui lui plaît » qu’est -ce que ça change puisqu’ils font tous les deux la même chose qui est une ruine pour les nations et l’humanité entière ?! »
        … et au-dessus de la hiérarchie d’Y, il y a nos chers – au sens de coûteux – gouvernants qui ont autorisé, en dérégulant à tout-va, en s’asseyant sur les votes français et néerlandais en 2005, en adoptant circulaire sur circulaire antisociales, en pratiquant le “bondage” financier comme les pervers malades qu’ils sont, intégralement au service de leurs “maîtres” ès-fric, la finance internationale à prendre le pouvoir qu’ils leur ont honteusement remis.
        Renvoyons ces gouvernants aux poubelles de l’histoire. Ne nous laissons plus impressionner par leur marionnette TINA ; votons, même dans un seul pays, pour ceux qui annoncent dans leur programme la mise au pas de la finance, quitte à faire valoir l’opt out par rapport aux traités mortifères qui nous paralysent. Il est hautement probable qu’une telle attitude, venant de la deuxième puissance de la zone euro, aura un puissant effet d’entraînement sur d’autres pays. Et de proche en proche…

    4. Et pour les 1500 traders de chez Goldmans Sachs qui sont dédiés à la spéculation sur les matières premières, on fait quoi ? Il travaille pour un banque et sont job est purement spéculatif. Il n’apporte rien à l’économie… On le pend ou pas ?… ;-)))

      1. On les pend tous !

        seraient bien encore capables de spéculer sur la corde ! avant de se rendre compte que – m—-e alors –
        c’est la fin …comme pour les gens morts de faim, en Afrique, « grâce »à la spéculation sur le grain …

        « crieront maman, pleureront beaucoup « …

        ni fleurs, ni couronnes…car, il y en aura d’autres pour spéculer sur les couronnes mortuaires …

        =) le seul moyen : fin de la spéculation.

    1. Tout a fait d’accord . La solution est de les empècher de jouer . Ou de les faire perdre .
      Ils ont la force financiere et ont acheté la force public qui est sensé nous protéger .
      Et nous ! Nous avons le nombre .
      Contre le nombre on ne peut rien .
      Il suffirait d’etre intelligent et Solidaire .
      Mais hélas nous sommes Solitaires , désunis et donc démunis .

  3. Reste qu’après une bonne chasse aux sorcières, une purge même, de notre belle société de l’ubris, après avoir évincé ses traders sociopathes et les avoir remplacé par des robots sains d’esprit, les structures néolibérales (enfin pures) demeureront, les hiérarques belliqueux modelant ces dernières à leur guise et à la matraque demeureront, mais coiffés d’une auréole vengeresse, eux qui ne nous voulaient que du bien, coiffés de leur traîtrise envers leur caste financière sacrifiée, tondue pour apaiser la plèbe.

    Des relents de Kerviel, de Madoff et de discours de Toulon en perspective, le tout suffisamment pestilentiel pour ne pas s’interroger enfin: voulons-nous sincèrement abandonner cette vieille matrice vérolée, voulons-nous la détruire, achever la charogne, voulons-nous des enfants gouvernés par les cybernéticiens armés de l’économie de marché, ou les voulons-nous insoumis et en capacité de refaire un monde à leur guise?

  4. « Ces milliers de gens dont on nous a prétendu qu’ils n’existaient pas. Ceux qui vont faire le monde de demain, forcément, puisque les autres sont en train de s’auto-détruire. »

    Ne pensez-vous pas qu’ils vont plutôt nous détruire?

    1. Nous détruire, effet, ils sont en train de le faire. Le fait est qu’ils ont par le passé fait la démonstration qu’ils en étaient tout à fait capable.

  5. « Braves petits spéculateurs bons pères de familles, accrocs à l’or ou à la pierre, il est encore temps de ne pas finir en Alessio Rastani de médiocre envergure. On vous a menti et on vous a trompé. Vous pouvez encore parler à votre voisin afin de construire un monde commun. »

    Certes, certes.

    Sauf que l’expression ‘bons pères de famille’ est aussi celle qui, usée jusqu’à la corde, est utilisée par le capitalisme pour faire valoir un certain nombre de ‘droits’, dont celui de la propriété (absolue, tant qu’elle est gérée en ‘bon père de famille’), afin d’assoir sa légitimité.
    L’expression est d’ailleurs intégré dans le droit tout court, notamment dans le Code Civil.
    Cette expression pose question puisqu’elle insinuerait qu’un ‘bon père de famille’ ne saurait intenter des actions dont la finalité pourrait nuire à sa famille.
    Or, tout prouve le contraire.
    Soit que le dit ‘bon père de famille’ ait été abusé. Soit qu’il se soit laissé abuser, par appât du gain.
    Dans les deux cas, on n’échappera pas à un examen de conscience. Collectif et/ou individuel.
    Notamment pour remettre en cause ce ‘statut’ défini par le capitalisme. Mais aussi les ‘droits’ qui en découlent, notamment celui de la propriété.
    On n’y coupera pas.

    Parlant de couper, cela me fait venir à la seconde précision.
    Car la gangrène a donc saisi les ‘bons pères de famille’, nolens volens.
    La question qui se pose donc est immédiate : comme on ne peut pas, à un stade trop avancé, se débarrasser de la gangrène par des antibiotiques, il faudra bien COUPER.
    Questions : quelle est la part et le membre que l’on coupera ?
    Quelle livre de chair le ‘bon père de famille’ acceptera-t-il de donner pour se faire ?
    Et s’il refuse, quelles conclusions en tirer ? (qu’est-ce qu’être ‘bon’, qu’est-ce qu’être ‘père de famille’, quelles sont les limites quant à son ‘autorité’ et sa ‘responsabilité’ que la société peut tolérer et dans quels cas celles-ci seront restreintes)

    C’est à ces questions là qu’il faudra répondre, collectivement et individuellement.

    PS : pour le coup, l’expression patriarcalement ‘correcte’ quant au capitalisme pourrait aussi être questionnée, dans le sens où bien que l’on puisse aussi s’interroger sur le fait que les ‘mères de famille’ soient ‘bonnes’ (attention, j’en vois certains se pointer …), il pourrait s’avérer nécessaire de questionner la structuration patriarcale du capitalisme, comme ordre économique gendré. Car il pourrait s’avérer que les femmes puissent être moins mises à contribution que les hommes dans la livre de chair à délivrer …

      1. Arrêtez tout, dans les magazines,
        Nouvel Homme, Tweed et fiches cuisines.
        Am’nez les jartelles, les bas résilles,
        Les sexy dentelles, les talons aiguilles.

        [Refrain] :
        Mais si j’dis ça, je casse mon image.
        Ce s’rait dommage. x2
        Mais si j’dis ça, je casse mon image.
        Ce s’rait dommage d’être au chômage à mon âge.
        J’veux du cuir : pas du peep show, du vécu.
        J’veux des gros seins, des gros culs.
        J’veux du cuir,
        Sade et Shade et Suzy Q.

        Arrachez, scouts, vos pull-overs.
        Am’nez le shout, l’éther,
        Les lames de rasoir, les tubes de colle,
        Nus sous l’manteau à la sortie des écoles.

        [Refrain]

        Arrêtez, Constance, vos lacs,
        Plaisirs des souffrances délicates.
        Le monde est glauque et ça s’écrit
        « j’ai deux ailes au cul (GLLOQ) », mon ami.

        [Refrain]

        « J’veux du cuir », Alain Souchon.

    1. Petit retour vers le passé.

      A propos de « bons pères de famille », il me souvient que les nazis disaient « les bons allemands ».

    2. Le portrait «miroir» de Dorian Gray est-il le miroir aux alouettes ?

      Estelle, sursautant: Une plaque rouge, quelle horreur! Où ça?
      Inès: Là! là! Je suis le miroir aux alouettes; ma petite alouette, je te tiens! Il n’y a pas de rougeur. Pas la moindre. Hein? Si le miroir se mettait à mentir? Ou si je fermais les yeux, si je refusais de te regarder, que ferais-tu de toute cette beauté? N’aie pas peur; il faut que je te regarde, mes yeux resteront grands ouverts. Et je serai gentille, tout à fait gentille. Mais tu me diras: tu.

      Jean-Paul Sartre, Huis clos.

    3. Nous avons également le matriarcat dans le capitalisme, Blyte Masters par exemple à qui nous devons en grande partie cette crise occasionnée par le biais de sa création. 😉

    4. Patrie, patriarcat, patriarche, patrimoine, patricien, pater noster, pas terrible, patri bullaire, pas triste…
      « Patri » ôte !

      1. @ Vigneron,

        Bonjour,

        Quid du patriot act ? Quasi furtif, un bloc de + de 1000 pages, transmis et voté en – d’1 semaine, mais bon, les préliminaires étant déjà vieux, concentrons nous sur le coït permanent en cours…

        Ces parlementaires ont une capacité de lecture et de réflexion stupéfiantes, non ?

        Les morts se tairont-ils ?

    5. @Zébu

      « ordre économique gendré » : vous voulez dire ordre économique « genré », je suppose ? Ou alors… vous avez un sérieux problème inconscient avec votre belle-mère à propos des repas de famille du dimanche ! 😉

      1. Abzolllllument, Martine.
        L’inconscient.
        Pasque les repas de famille le dimanche avec ma belle-mère, j’en ai qu’une fois tous les …
        Le manque, sans doute.
        🙂

      2. Tu es taquine, Martine ! notre excellent Zébu a translittéré le « gender » américain, qui nous vient droit du latin, comme le gendre, chargé par la (belle-)mère d’engendrer la filiation filiale. C’est vrai, quoi ! tragique destinée féminine contrainte d’en passer, pour se perpétuer, par le gendre qui se métamorphose ipso facto en usurpateur “bon père de famille” prêt à titriser à tout-va, au prétexte de sa descendance, jusqu’aux tripes de sa belle-mère. Ainsi va, dans les familles, l’héritage de mère en fille, sanctifié par la transsubstantiation opérée par le gendre à l’ombre propice des hedge funds…

      3. @ Alexandria :
        C’est bien connu : c’est la propriété qui hérite du gendre. Et non l’inverse.
        De sorte que le gendre rend service aux femmes, leur permettant d’éviter l’aliénation de la propriété. Pas du sacrifice, ça, ma bonne dame ?
        Anthropologiquement, la ‘gendrification’, ça signifierait quoi ?

    6. Il y va du mythe du « bon père de famille » comme de celui du « bon sauvage » .

      Avant de guillotiner quelques suspects au hasard,
      N’oubliez pas que la société anonyme est la principale bénéficiaire du système, car elle seule n’a aucune limite à l’accumulation de capital et à l’irresponsabilité.

  6. Mise à jour – 17h40 : La BBC confirme dans un communiqué que Rastani est un vrai trader, et le groupe d’imposteurs Yes Men assure qu’il n’est pas l’un des leurs. Rastani, lui, a répondu aux questions du magazine Forbes.

    « Nous avons effectué des investigations détaillées et nous n’avons trouvé aucune preuve suggérant que l’interview d’Alessio Rastani soit un canular. C’est un trader indépendant et l’un d’un des témoins à qui nous avons donné la parole pour évoquer la récession. », précise la BBC dans son communiqué.

    Les Yes Men, eux, ironisent lourdement : « Le vrai nom de Mr. Rastani’s est Granwyth Hulatberi; il est apparu une fois sur CNBC MarketWrap en tant que « représentant » de l’OMC. Bravo, Granwyth! Tu deviens meilleur chaque jour. Just kidding. Nous n’avons jamais entendu parler de Rastani. Ce n’est pas un Yes Man. C’est un vrai trader qui, pour une raison ou une autre, est plus honnête que d’habitude. »

    Le principal intéressé, qu’on retrouvait dans une interview de France 24 en décembre 2010, où il était présenté comme un trader britannique d’origine iranienne, s’est exprimé sur le site du magazine Forbes, et confirme travailler dans la finance: « Je ne suis pas un trader institutionnel, je joue mon propre agent pour mon propre compte. (…) J’ai travaillé pour une entreprise, mais j’ai compris que je préférais travailler pour moi. (…) J’ai commencé en 2006. » Il indique travailler depuis son domicile au sud de Londres. Il conclut en évoquant son étonnement face au choc qu’ont causées ses déclarations : « Je pensais que tout le monde connaissait ce genre de chose. »

    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4338

  7. Excellent idée, il fallait y penser. Mais, si je peux me permettre, il s’agit du portrait de Dorian Gray et non d’un miroir. Un tableau, si vous préférez.

    1. un tableau qui a dérapé dans l’univers de la tv qui ne fabrique que ce qu’on veut lui faire fabriquer; du fric et du miroir. Le portrait de Dorian Gray c’est en même temps un tableau dont vous ne saurez rien de Dorian Gray si ce n’est qu’il apparaît, qu’il se manifeste: et que nous dit la langue du maître ? ce que nous savions tous; il se paye de notre adhésion, un des clowns je me suis dit de ceux qui il y a qques jours tendaient leur coupe de champagne sur les balcons de Wall Street aux manifestants. ce qui me chiffonne c’est quand les clowns ont épuisé leur tour, épuisés, blessés, des rires qui sifflent et résonnent de travers; Rastani va nous la jouer héros trader misez sur moi, ce serait un super animateur télé et de la toile, et en plus il l’est déjà! on pourrait imaginer pire, il y en a d’autres auxquels on s’est habitué, lui on aura vite fait de l’oublier, il se croit en vacances; qui sera là au prochain tour?
      tout p’tit espoir du jour sur le fil info; Les États-Unis veulent des multinationales plus transparentes -http://www.bastamag.net/article1763.html

  8. Dans le même registre que cette vidéo, cette interview du spéculateur Doug Casey sur ZeroHedge. Morceau choisi:

    TGR: Given that the U.S. is the world’s biggest consuming nation, wouldn’t fleeing the dollar create a big consumer vacuum in the international community? Doesn’t the rest of the world want to keep up the high level of exports to these U.S. consumers?

    DC: That’s exactly why the U.S. is in such trouble; it’s idiotically focused on consumption, while only production can create prosperity. The world doesn’t need to stimulate consumption. This is another canard, because everybody has an infinite desire for goods and services. I know for myself, I’d like not just a car, but 10 Ferraris, a couple of Gulfstreams and 10 houses around the world. So, by myself, I have an infinite desire for goods and services. Multiply that by 7 billion other people. The only way to gratify those desires is by producing enough to trade with other people to give you what you want. When so-called « economists » think the problem is that we don’t have enough consumption, that shows that the profession itself is bankrupt. It’s actually quite embarrassing.

    Ou bien:

    … TGR: But that will create even more unemployment. That’s one of the big concerns. States laying off employees could increase unemployment even more.

    DC: It is wonderful that states are starting to lay off employees. Once they lose their state jobs, which suck wealth from taxpayers, maybe those people can find real, productive jobs providing goods and services that people actually want and will pay for voluntarily. So I’d argue that getting rid of state employees is essential to a sound recovery plan.

  9. Désolé mais en France la majeure partie des personnes est du même acabit… Je n’ai encore vu personne que cela dérangeait de vendre un bien immobilier 200 alors qu’il avait acheté 7 ans plutôt 130 et ceci en endettant des jeunes gogos sur 25 ans… Des Alessio Rastani, notre pays en est rempli.

    1. Sachez que si vous vendez votre bien à un prix moralement acceptable, c’est à dire nettement en dessous du prix du marché, les services fiscaux risquent de rectifier le tir car l’opération génère moins de taxes.

      1. c’est quoi un prix moralement acceptable? un prix en adéquation avec votre conception personnelle de la morale? ou avec la mienne? ou avec celle du commentateur d’au-dessus ou du dessous? ah, les services fiscaux, ces rapaces à l’affût!
        Au cas particulier, ils ne font que détecter et rectifier les transactions anormales (sur la base de transactions analogues déjà réalisées, et croyez moi, s’il y a un type de rectification qui tend à l’objectivité, c’est bien celui-là) afin d’éviter les petits arrangements entre héritiers et autres dessous de table fréquents dans ce genre de transaction et, en effet, de collecter ce qui doit l’être. S’agissant de la « moralité » des services fiscaux, elle doit se limiter à une neutralité maximale et à une correcte application des textes en vigueur. Pour la morale, il me semble que c’est à discuter avec le législateur, pas avec le fonctionnaire

      2. J’ajouterai que pour le pékin lambda, comme moi, si je revends mon appart’ (pour cause de déménagement, par exemple) au prix où je l’ai acheté, c’est-à-dire en dessous du prix actuel du marché, j’ai toutes les chances de ne pas pouvoir en racheter un autre équivalent… Je n’ai malheureusement pas les moyens de cette grandeur d’âme… Et nous devons être nombreux dans ce cas…

    2. hatoup : quand on est dans la piscine, on nage ! Cela ne signifie pas que l’ion trouve l’eau à son gout pour autant. Cette façon du culpabiliser les autres est vraiment insupportable.

      1. quand on est dans la piscine, on nage !…cette façon de culpabiliser les autres est vraiment insupportable.

        « Oh mon pôv Didi ! Tout mouillé et kon moque en plus ! Et qui que c’est le méchant garçon qui t’as poussé à l’eau ? Dis le donc à ta maman au lieu d’pleurer comme ça… »

      2. Allesio pourrait faire la même réponse, il est lui aussi dans le même bain… Tiens pas plus tard qu’au salon de l’immobiler de ce week-end des gens se plaignaient d’avoir acheté 15.000 € en 1996 (à la conférence FNAIM) du fait qu’à la revente ils étaient coincés… Ils voulaient revendre (vous lisez bien) 200.000 € et se plaignaient de devoir payer un impôt si la vente se faisait après le 1er février… Ce n’est pas le fait que le nouvel acheteur doive payer 13 fois plus qui faisait pleurer ces braves gens…

      3. @ Didier :
        Sans doute parce que la réalité est insupportable …
        L’exemple de Hatoup est ‘parlant’.
        C’est la question de la proportion de la plus-value, qui l’est, insupportable.
        50% dans l’immobilier, c’est non seulement pas rare mais plutôt très fréquent.
        L’affirmation du ‘je me sens pas responsable, vu que tout le monde fait pareil’, c’est limite, non, quand on sait la plus-value que l’on a fait (la culbute, devrais-je dire) ?
        Cela relève soit de l’hypocrisie et de l’égotisme forcené, soit de la schizophrénie …

        Le niveau d’endettement, de plus, est plutôt de l’ordre de + de 25 ans. Avec des biens à la limite du pourri, parfois (« mais bon, mon pov’ mosieur, la demande, comprenez, la demande … », « Et pis, c’est la situation du bien, le foncier disponible que vous aurez ensuite … », sans oublier le fameux « Et pensez à la plus-value que vous ferez vous aussi quand vous revendrez ce bien … »).
        Le trop fameux ‘vous aussi‘.
        Didier, en vérité, en vérité je te le dis, ce système là pue.
        Comme le trader d’en haut.
        Ni plus.
        Ni moins.

        La seule divergence que j’aurais sur ce point c’est le terme ‘majeur partie en France’.

        PS : surtout quand on sait que les dites plus-value pour la présidence principale sont exonérées fiscalement et que celles pour les réisdences secondaires, viennent d’être péniblement haussée, avec une durée de détention de 30 ans pour exonération …
        Qu’est-ce qui justifie que les plus-value pour résidence principale soient exonérées, alors que c’est ce marché qui ‘forme’ les prix, notamment à l’accession, dans l’ancien ?
        Rien.
        A l’inverse, met du fiscal sur tout ça et tu verras le goût pour les plus-value redevenir à une proportion plus ‘normale’.
        Mais ça, faut pas en parler, aux français propriétaires de la ‘France des propriétaires’ …

      4. « Mais ça, faut pas en parler, aux français propriétaires de la ‘France des propriétaires’ »

        Chuuuttttt y’a bambi qui dort..

        Pour reparler de ce cher trader, finalement en réfléchissant bien il pourrait même à côté de nos chers propriétaires passer pour un bienfaiteur de l’humanité…

        1° il va payer des impôts sur ses « trades » sans moufter,
        2° s’il met de l’argent là où est sa bouche : il va « shorter » matières premières, agricoles et marché action prenant le contrepied des ahuris qui stockent pour nous affamer et créer une fausse demande… Et être long sur les bons du trésor afin de nous « aider » à combler nos déficits…

        Que du bonheur…

      5. @ Didier.
        On nage, on nage… Quid de ceux qui essaient de te mettre la tête sous l’eau depuis leur matelas gonflable ?

      6. @ Hatoup :
        « Chuuuttttt y’a bambi qui dort.. »
        Ehe.
        J’aime bien.

        Hatoup, je vous sens une âme de croisé.

        Alllez, vous êtes en mission pour le Saigneur : shortez-les tous et qu’aucun n’en revienne pour nous reprocher ensuite notre avidité au gain.

        Amen.

      7. @ Arkao : merci pour le lien… un article délectable. Cette affaire Takieddine, c’est peut-être pas la mer à boire, mais c’est au moins la piscine à déglutir, hein, Jean-François ?

      8. Zebu : c’est la dernière phrase de votre billet qui est l’objet de mon commentaire. Dire que la majeure partie des personnes est de cet acabit ne passe pas, tout comme le fameux « on a vécu au dessus de nos moyens ». Je répète ce que j’ai dit plus bas, les sarcasmes des uns ne feront pas perdre le sens des réalités aux autres, et que Vigneron se rassure, il y a longtemps que j’ai parlé de cette question avec ma maman 🙂

      9. @ Didier :
        « Zebu : c’est la dernière phrase de votre billet qui est l’objet de mon commentaire. »
        Euuuuuuuuuhhhh …
        Didier, ce n’est pas un ‘billet’ et ce n’est pas le mien.
        Mais peu importe : je partage la réflexion d’Hatoup, bien que je relativiserai personnellement l’estimation, ou pour le moins, la formulation (cf. plus bas).

        « Dire que la majeure partie des personnes est de cet acabit ne passe pas »
        Je crois que c’est là où il y a incompréhension de ta part (si je peux me permettre).
        Pas ‘de cet acabit’.
        Pas ‘comme Alessio Rastani’.
        Pas aussi schizophrène (selon moi) que lui : heureusement, la majorité des personnes en France ne va sur les plateaux télé clamer leur envie d’avertir la population du danger qui guette et de la réalité du monde de la finance, tout en proclamant combien il est nécessaire pour chacun de suivre la même voie qu’il définit plus haut.
        Le personnage est, j’allais dire, totalement amoral, pas immoral.
        La conception éthique de la chose, il s’en contrefout. La seule ‘valeur’ qu’il perçoit est celle qu’il peut identifier sur les ‘marchés’.
        Dans ce sens là, il me semble que tu as raison Didier, de dire, que la majorité des personnes en France n’est pas ‘comme’ lui : rendu au stade ultime de la schizo et de l’amoralisme.
        Reste que Alessio Rastani est selon moi le stade ultime de la pathologie qu’Hatoup dénonce, à raison (et plutôt deux fois qu’une) : l’appât du gain, placé dans l’absolu impossibilité pour telle personne, de mettre en perspective son acte (ou plutôt d’en dénier complètement ses effets au niveau social).
        Reste qu’Hatoup a totalement raison dans sa démonstration quant à la présence des mêmes mécanismes qui sont présents dans un ‘bon nombre’ de français (pour éviter le ‘faux’ débat de la proportion) : égotisme, sociopathie et goût du lucre.
        Exemple : il n’est pas possible de dire ‘j’ai fais une super plus-value sur la vente de bien immobilier mais je n’ai fais de mal à personne puisque la personne était consentante’. D’abord parce que c’est nier l’existence de rapports de force en sa faveur, soit la réalité, à peu de frais. Et ensuite parce que c’est nier le fait que la formation du prix qui s’est ainsi finalisé participe à la formation d’un prix dit ‘de marché’, auquel … tous les acteurs du dit ‘marché’ vont se référer, pour négocier. Plus avant, ce que le ‘bon père de famille’ fait, y compris pour le ‘bien’ de ses enfants (transmettre une plus-value, par exemple), peut avoir une incidence négative pour ses propres enfants et petits-enfants, quand ceux-ci en viendront à vouloir acquérir un bien immobilier dont le prix aura … augmenter de la moyenne des plus-values soutirés par les pères (éventuellement pour leurs fils, tous les pères ne sont pas par ailleurs ‘bons’ pour leurs enfants).

        La question de la justice est donc posée, soit de l’éthique. La question de l’éthique personnelle de la personne, face à cette réalité. Mais cette éthique n’est pas la justice, comme le démontre Aristote : ce n’est qu’une justice ‘privée’, partielle, non la justice politique, la seule qui soit vraiment.
        De plus, c’est toute la perversité du libéralisme que de renvoyer les individus, seuls, forcément seuls, vers leur propre relation à l’éthique, soit ce que le libéralisme appelle la ‘responsabilité individuelle’, en oubliant évidemment de parler de responsabilité collective.
        La question est alors d’aborder, en complément d’un positionnement individuel, la notion de justice politique quant à la proportion tolérable socialement sur ces plus-values. Et de quels outils on se dote pour y faire face.
        J’en verrais deux.
        Le droit de connaître la formation des prix.
        La fiscalité.
        Dans l’exemple donné, je verrais bien l’obligation pour le vendeur de donner le prix d’acquisition dans sa formation du prix de vente, afin d’informer l’acheteur de la plus-value latente.
        En second lieu, j’intègrerais dès la formation du prix une fiscalité progressive basée sur la proportion de la plus-value dans cette formation du prix : plus elle sera importante proportionnellement, et plus la fiscalisations sera importante progressivement (par tranches).
        Ce qui aura deux avantages et ce dès la formation du prix :
        1/ indiquer clairement au vendeur les limites sociales imposées (tenir compte d’autrui, soit la réciprocité, dans la formation de son prix)
        2/ indiquer clairement au vendeur les conséquences fiscales de son choix.
        C’est tout le rôle de la Loi : équilibrer les rapports de force et les rendre lisibles pour les acteurs.
        Ce qui ne signifie pas non plus l’absence de responsabilité des acteurs dans leurs choix, et ce quelque soit la Loi.

        In fine, la question du degré de démence n’est pas forcément pertinente (mais fait partie du débat, en termes de ‘priorité’) : il ne dit rien de notre système. Au contraire. Il déresponsabilise à bon compte, par le biais de la figure du bouc émissaire (‘Rastani, le fou furieux amoral’) ceux qui empruntent le même sentier, parfois sans même en être conscient.
        La réalité vous saute à la gueule, Didier, parce qu’on vous envoie un macchabée purulant en pleine face et vous n’y voyez que cela : la putréfaction.
        Sans voir ce qu’il y a ‘derrière’ (ou plutôt ce qui devrait apparaître en premier lieu) : le macchabée.
        C’est pourtant la même gangrène que ‘bon nombre’ d’entre nous (moi y compris) empruntons à Rastani. Nous finirions comme lui, ‘logiquement’, si on n’y fait rien.
        Reconnaître cette gangrène, ce n’est pas reconnaître en être à l’origine.
        C’est permettre de mettre un nom à la pourriture et la soigner.
        Il faut nommer les choses.
        C’est dur mais c’est nécessaire.

      10. @ Zébu,

        Continue.

        Affichage plus-value oui.

        Attention : un intermédiaire final « ami » te fait un beau profit tout riquiqui, nique le fisc et te blanchit l’âpreté au gain derechef, par la loi et le chiffre combinés, et tous dérivés de cette complicité de principes contournés.

        « Je te aime ma buze »..

        T’es beau comme un homme.

        La naissance de Bambi
        http://www.youtube.com/watch?v=EsXRWhzefOI

    3. C’est marrant, mais j’ai fait exactement cela, et je ne pense pas être du même acabit, ni avoir ruiné qui que ce soit :
      – achat d’un deux pièce comme résidence principale en 2003, pour 130;
      – vente sept ans plus tard pour 190 (bon, pas 200, je ne dois pas être aussi méchant), pour acheter un trois pièces pour 280 (alors qu’il m’aurait coûté 180 en 2003, si j’avais été capable de l’acheter…).
      Ah oui, il y a une autre différence : les « jeunes gogos » avaient 20 ans de plus que moi, s’endettaient sur 10 ans et allaient louer l’appart pour payer leur retraite…

      Alors peut être que je ne suis pas « du même acabit » finalement. Ou bien peut être que la comparaison avec l’immobilier est fausse, dans la mesure où la majeure partie des propriétaires ne le sont que d’une résidence principale pour laquelle le bénéfice est auxilliaire (et lorsque vous avez besoin de plus de surface, vous préférez en général des prix bas à des prix hauts…).

      1. 48% en sept ans…
        L’indice de révision annuelle des loyers : entre 1.4% et 1.8%
        Inflation cumulée entre 2003 et 2010 : 14,4%

      2. D’abord c’est pas 48% mais 46 ! Ensuite,acheter 130 avec un prêt aura couté au total beaucoup plus que 130 surtout si remboursement anticipé,sans compter l’entretien de la copropriété pour vendre en bon état. Les sarcasmes des uns ne feront pas perdre le sens de la réalité aux autres.

      3. @ Didier :
        C’est injouable, ton truc …
        D’abord, un remboursement anticipé, par définition, te permet de payer moins d’intérêt, même avec une pénalité. Cet argument tombe de lui-même.
        Ensuite, concernant les ‘frais’ liés à l’entretien du bien et les intérêts payés, c’est évidemment rien de très normal là dedans : cela fait parti d’un achat à crédit, pour lequel il est normal de payer des intérêts. Idem pour l’entretien du bien : tu ne voudrais tout de même pas que ce soit le suivant qui paye l’entretien de ton bien, non plus, non ?

        Ta position est indéfendable, je le répète : tu veux justifier la plus-value parce que tu aurais des … frais lié à l’achat et à l’entretien de ce bien !!
        Soit vouloir être propriétaire pleinement mais sans en assumer les conséquences, en en faisant payer le coût au suivant !!
        Enorme, ton truc, là …

        C’est exactement le concept de l’arbre qui monte jusqu’au ciel, puisque le suivant dira exactement la même chose, puis le suivant, puis etc. etc. etc.

        En as-tu conscience ?
        Seulement ?

      4. @ Julien :
        Simple application du principe de l’entropie : les intérêts sont de l’entropie, l’entretien du bien matériel qui se dégrade aussi.
        Il me semble que c’est toute la perversité de la finance, qui elle fait accroire qu’elle fonctionne en néguentropie, sans ‘frottements’ et même au contraire, en croissance perpétuelle, que de pervertir la réalité tangible au travers des biens matériels, qui eux, subissent évidemment l’entropie.

        Le discours de Didier (qui serait celui de n’importe qui d’autre, y compris moi-même) est symptomatique de cette gangrène financière : nous nions l’entropie.
        De fait, nous refusons de voir la réalité telle qu’elle est devenue, telle qu’elle a été transformée, telle que nous l’avons créée.

      5. Je ne sais pas si mon expérience personnelle peut illustrer votre échange :

        Je me suis décidé à acheter un appartement ( 2P+C) assez tard ( 50 ans ) avec un emprunt court ( 12 ans ) représentant en gros un loyer courant en remboursement . Je suis ainsi parvenu à la station  » retraite »( à 61 ans pile poil ), remboursement d’emprunt fait , avec pour charge mensuelle de logement les charges de copropriété ( 90 €/mois ) , la taxe foncière et d’habitation ( 150 €/mois). J’avoue que je ne regrette pas ma décision des 50 ans . Il en serait sans doute autrement si j’avais du emprunter plus et sur une plus longue durée .

        Plus récemment , réception de la smala des enfants et petits enfants aidant , j’ai été tenté de rechercher plus vaste logement . Il ne m’a pas fallu longtemps pour y renoncer que ce soit avec ou sans emprunt . J’ai trouvé la solution dans la location d’un petit appartement dans le même immeuble , qui offre de plus la large qualité d’évacuer une partie de la famille dans son coin quand on s’est assez vu . Pas cher , souple , résiliable dès que le besoin cesse ou décroît , rend aussi service à un voisin confronté aux mêmes soucis à l’occasion : j’y gagne au moins deux bouteilles de Whisky par an ( 12 ans d’âge au lieu de 12 ans de remboursements) .

      6. @Didier

        Les sarcasmes des uns ne feront pas perdre le sens de la réalité aux autres.

        Permettez moi donc de me mettre du coté des zuns et de l’essence des réalités, fussiez vous malencontreusement du coté des zautres et du sens des réalités.
        Pasque pardon, mais votre réalité, ou du moins ce que vous nous dites en percevoir, elle me parait bigrement incomplète. Vous oubliez, selon bien sûr vos critères de « sens des réalités », un paramètre majeur dans votre justification chiffrée de la légitime plus-value de bon pater familias : la rentabilité calculée du capital immobilisé. Faut pas vous arrêter en si bon chemin. Allez au bout de votre réalité de comptable.
        Ainsi dans le cas qui vous occupe ici, en imaginant que ces 130 000 € de 2003 ne soient pas issus d’un emprunt mais par exemple d’une succession ou de la vente d’un actif quelconque; au moment de la revente de ce bien immobilier en 2010 vous vous devez, en tout bien tout honneur et dans le plus grand respect du « sens des réalités », de calculer ce que ces 130 000 € auraient pu vous rapporter placés sur des produits financiers de bon père de famille (le bon vieux RoE des familles, des comptables et du bon sens près d’chez vous quoi).
        Et figurez vous que là, en bon père de famille (ou grand-père, pas mieux), méticuleusement investi dans votre sacro-saint sens des réalités, je suis à peu près certain que vous vous seriez fait un devoir de dégoter un placement sûr pour un rendement moyen de 4 % annuel entre 2003 et 2010, n’est-ce pas ? Et du 4 % sur 7 ans ça nous fait :
        1.04^7 = 1,3156
        Oh bendidonc Didi, 31,56 % ! Soit 41 000 € dans l’nourrin en plus des 130 000 de 2003 !
        « P’tain Maman fais pêter l’Champomy ! On peut s’payer la piscine avec plage en simili pierre de Cahors de chez Zyke !
        Ah ouais… mais 46 %, 60 000 €, c’est mieux didonc Didi… on pourrait en plus changer le camping-car…
        Ah oui chérie mais là y’a pas les frais d’entretien, juste les frais de gestion et la marge que s’est croquée mon bancassureur… ah la finance c’est compliqué… heureusement qu’on a l’sens des réalités, hein maman ? »

      7. @ Zebu : d’abord vous faites une erreur d’importance. Ça va faire petit bourge pas très en mode sur ce site mais tant pis ! Un type qui rembourse son prêt par anticipation au bout de 7 ans dans les années 90/2000 (durée moyenne d’un prêt 15 ans et OK ce n’est plus le cas aujourd’hui) a déjà payé la très grande majorité de ses intérêts car, dois je vous le rappeler, ce sont d’abord les intérêts qu’un emprunteur paie. Donc ce que vous dites n’a pas de sens. Mais là n’est pas le problème.
        Il faut comprendre que la rentabilité d’un placement immobilier est très relatif – j’entends d’ici les cris des ayatollahs « il faut comprendre qu’être propriétaire coute de l’argent ». Regardez donc la réalité en face comme vous me le suggérez ! Les gestionnaires de fonds proposent des 6 ou 7% mais un mec qui travaille, qui achète son appart, qui paie ses intérêts et les travaux de la copro; il ne gagne pas tant que ça ! Je ne le plains pas mais ne venez pas le culpabiliser, c’est tout ce que je vous demande.

      8. @ Didier :

        – il n’en reste pas moins qu’un propriétaire qui ,in fine, revend son bien immobilier principal , avec , toutes choses diverses légitimement prises en compte pa ailleurs , un bénéfice résiduel , est ,volontairement ou non, un spéculateur qui pousse à la chèreté de la vie ( au moins du logement ) Au bout du bout , c’est ce qui explique , au moins en partie les coûts extravagants de l’immobilier dans les villes grandes , et même parfois moyennes ou petites .
        La fiscalité est très généreuse pour ce type de transaction .L’équité fiscale mérite que l’on remmette les exonérations en question . Avant d’augmenter l’âge de la retraite ou le travail précaire .

        – le cas devient encore bien moins défendable quand il s’agit de résidences secondaires , et on a vu quel remue ménage parlementaire a néanmoins provoqué la tentative récente de supprimer les largesses accordées lors de la revente de ce type de propriétés . Dans ce cas , au delà de l’extraordinaire injustice fiscale qui encourage la spéculation , on provoque la pénurie de logements avec des biens souvent vides considérés comme des « valeurs refuges  » par leurs propriétaires .

        Tout ça pour dire que si j’arrive à rester en sympathie avec un propriétaire occupant , ça m’est beaucoup plus difficile avec un propriétaire de résidences secondaires souvent multiples .

      9. @ juan messy : mais nous sommes parfaitement d’accord, la question était de savoir si nous étions tous coupables de la situation actuelle, pas de défendre les proprios ! je suis d’accord pour dire que la fiscalité actuelle sur les plus-values de résidence principale n’est pas normale.

      10. @ Didier :
        C’est déjà un point d’accord.
        Mais il faudrait préciser : même pas ‘normal’, tout simplement inexistant.
        On est au-delà de la ‘normalité’ là, soit de la proportion.
        C’est de l’injustice, pure et dure.
        Sociale qui plus est.

        Mais bon, on avance quand même …

  10. Je ne parle pas assez bien anglais pour tout comprendre et serais ravis si quelqu’un pouvais nous faire une synthèse non déformée.

    D’après ce que je crois comprendre il dit que l’on va vers un grand krack et il conseille aux gens de s’y préparer. Il dit que la pire des choses pour chacun serait de ne rien faire, de ne pas protéger son capital et de ne pas chercher à savoir comment. Je pense que personne ne doute que tout va aller de plus en plus mal. Reprenez contact avec vos familles à la campagne pour vos approvisionnements futurs si vous êtes citadins, et appréciez votre chance de vivre à la campagne. Si vous n’avez pas de biens vous perdrez moins Si vous faites parti de la classe moyenne vous perdrez presque tout. Si vous êtes riche ceci ne vous concerne pas. Mais gardez la volonté de réagir contre ce que l’on vous prépare.

    Si je comprends bien Nikademus critique les propos de ce trader, mais il ne fait que dire ouvertement la triste réalité du monde néo-capitaliste dans lequel nous vivons. Crée un état de choc pour pouvoir appliquer les idées de Milton Friedman : Réduire au minimum le rôle de l’Etat et privatiser tout ce qui peut l’^etre: armée, éducation, social, santé, S’abstenir d’interventions économiques. Mettre en place une discipline budgétaire accompagnée d’une restriction des dépenses sociales et restauration d’un taux naturel de chômage c’est à dire la création d’une « armée de réserve de salariés » ( de bataillons de chômeurs) qui permettent d’affaiblir les syndicats et réduire les revendications. Développer l’épargne en réduisant les impôts des revenus les plus élevés.

    Quand nous serons dans le trou prévu par ce trader, abattu, ébêté, ils espèrent que nous ne serons plus en état de réagir et qu’ils pourront en toute liberté supprimer tous les acquis sociaux pour « résorber la dette »

    C’est là que le discours du trader prend toute sa valeur et qu’il ne s’en doute pas: PREPAREZ-VOUS A LUTTER, sans ça vous retournerez vous, vos enfants et petits enfants à l’état de cerfs.

      1. (wikipedia) « Nicodème est un des premiers disciples de Jésus. Pharisien et membre du sanhédrin, Nicodème apparaît trois fois dans l’Évangile selon Jean : il va écouter son enseignement (Jn 3. 1-21), il prend sa défense lors qu’il est malmené par les Pharisiens (Jn 7. 45-51), il aide Joseph d’Arimathie lors de la mise au tombeau (Jn 19. 39-42). »
        Il me semble que c’est le troisième épisode qu’on peut invoquer, si ce n’est pas le hasard.

    1. @ Bruno (un autre)

      « PREPAREZ-VOUS A LUTTER, sans ça vous retournerez vous, vos enfants et petits enfants à l’état de cerfs. »

      Franchement: l’esclavagisme peut prendre plus d’une forme, et quand je vois la forme que peut prendre le salariat dans certains cas – j’ai pu par exemple en connaître un, dans le passé, et de plus dans (soit-disant) le milieu coopératif, mettant, officiellement, en avant certaines valeurs « humanistes »! -, je reste dubitatif…

    2. « C’est là que le discours du trader prend toute sa valeur et qu’il ne s’en doute pas: PREPAREZ-VOUS A LUTTER, sans ça vous retournerez vous, vos enfants et petits enfants à l’état de cerfs. »

      Le servage n’est plus ce qu’il était s’il faut y ajouter des cornes…

      A moins que nous ne finissions en cerfs-volants ?

      😉

  11. Crise de la dette : l’horizon s’éclaircit un peu pour la Grèce

    Le dernier paragraphe est intéressant :

    « Au cours des trois dernières années, les Etats membres ont accordé des aides et fourni des garanties au secteur financier à hauteur de 4.600 milliards d’euros. Il est temps que le secteur financier apporte sa contribution à la société », a affirmé M. Barroso.

    Seulement 4.600 milliards, c’est vraiment peu, quelqu’un peut-il indiquer si cette somme est exacte ?

  12. il me parait toutefois légèrement a califourchon sur les titres américains dont la valeur est … sujette à caution. « Safer place » … pas sûr. D’ici à dire que c’est le message principal afin d’éviter une adjudication foireuse de QE 4, il n’y a qu’un pas… que je me tâte à franchir.

  13. C’est vrai que ça dépote ce truc ! Je me le suis repasser pour être sûr d’avoir bien compris. J’avais un doute tellement c’est énorme ! Merci de nous l’avoir montrer !

    C’est terrible de voir un vautour en costard cravate, sûr de lui et de son bon droit, de sa légitimité d’être un rapace, de la moralité qu’il y a à détruire les autres !

    La misère du plus grand nombre, c’est un rêve de trader ! La guerre économique c’est cool ! La ruine de notre monde se résume à une opportunité de se faire du fric !

    Ils ne se cachent même plus !

    J’ai un problème de valeur avec ce type ! Et j’vous jure que ce n’est pas d’la valeur monétaire !
    Je trouve que juste penser cela est déjà grave mais que le dire, avec un tel aplomb en plus, est tout bonnement un crime contre l’humanité !

    Et en plus, ce petit c.. nous prodigue ses merveilleux « conseils », nous décrit la vision de son monde idyllique sur une chaine publique ! Oui anglais… Ca explique déjà beaucoup, je vous le concède.

    J’en rage !

    1. Sans vouloir vous vexer, je n’arrive pas à voir pourquoi tant d’émoi…
      Ce trader ne détruit personne, c’est un commerçant qui achète et vend une marchandise LÉGALE…
      Vous demandez vous combien de vies vous détruisez dans le tiers monde pour vous assurer votre petit confort ?
      Rastani fait comme vous, moi, les autres… Il fait pour son propre intérêt et tant pis pour ceux qui subissent…
      Aujourd’hui, vous semblez aussi frustré qu’un ouvrier chinois, payé 3 euros par jour, qui découvrirait que le produit qu’il fabrique se revend chez nous à 150 € l’unité…
      Ce qui se passe aujourd’hui existe parce que nous avons tous la responsabilité d’avoir laissé faire, sans se préoccuper du voisin… Et aujourd’hui, le voisin, c’est nous…

      1. Philippe MEONI, si vous voulez absolument battre votre coulpe, SVP, ne faites pas d’amalgames et ne nous inscrivez pas dans votre club de masochistes 😉
        Le tôlier de ce blog nous a démontré avec des schémas très compliqués que seuls quelques personnes dans ce système (les détenteurs du capital) tenaient les rênes et que même les grands patrons ou considérés comme tels n’étaient que des serviteurs. Nous sommes des serfs, nous subissions le système – vous le voyez bien en ce moment non ? – alors il faut arrêter de nous culpabiliser.

      2. Droit dans vos bottes Didier…
        Quelle que soit la hiérarchisation et la considération technique du bidule pyramidal complexe, il existe parce qu’il y a une base qui surconsomme par idéologie de confort absolu…
        Et j’ajoute qu’une majorité de mes congénères caresse le doux rêve secret de faire un jour fortune, rien qu’à voir le chiffre d’affaires de la Française des Jeux…
        Faire fortune pour quoi ? Histoire de se plonger chaque jour dans une piscine de liquidités ? Ou pour enfin s’acheter le château en Espagne qui en met plein la vue au voisin et à son con de beau-frère ?
        A moins que ce ne soit pour se payer la dernière « Porserrati » de 400 cv pour faire « flamber » sa domination machiste sur les autoroutes jusqu’à épuisement des 12 points ?
        Et à voir le succès des programmes de « télé-réalité » où des milliers de candidats sont « castés » chaque saison, tous porteurs de l’espérance de devenir un jour une célébrissime star fortunée préfabriquée par l’industrie du spectacle, ça gagne aussi la nouvelle génération…
        Et à aucun moment vous ne vous sentez coupable d’avoir participé à l’évolution de cette société décérébrée par la seule pensée jouissive de voir arriver le dernier « ail-pod tablette » qui s’arrachera en trois jours, après une lutte acharnée à la caisse des fnac à 100 fois son prix de revient réel et dont nous n’avons que l’utilité du signe d’appartenance à un club fermé qui a pu se le payer, au risque de bouffer du yaourt toute l’année pour rembourser le crédit ?
        Les exemples ne manquent pas pour celui ou celle qui veut voir, mais comment tenter de vous éclairer dans votre cécité volontaire, dans votre monde qui ma foi, pour l’heure, vous convient encore…
        Mais posez vous la question du « quand votre tour viendra », cher Didier…

      3. Ah le « beau monde » de l’entre-soi !

        je me sens plus étrangère que jamais à vos propos !
        sauf exception – heureusement il y en a – il y aurait de quoi se flinguer après un échange aussi « sordide » .
        La plupart d’entre-vous, avec des battements de coulpe fort douteux ( bonne conscience ? : ça fait bien dans le tableau ? ) met tout le monde dans le même bain ! Avez-vous tété et digéré à ce point la doxa neolib, que vos regards soient si déformés ? c’est la propagande distillée depuis 25 ans que vous avez intégrée à vos personnalités, au point de la projeter sur l’autre (dont vous ignorez la moindre pensée, les difficultés de la vie, le dégoût de ce consumérisme) et surtout ce regard plein de morgue sur l’autre pauvre ou « modeste », qui a bossé en équipe, en solidarité, dans des métiers
        difficiles mais utiles à la chose commune, mais qui n’a jamais marché dans la combine  » écraser l’autre », le dominer ( je dirais « croire le dominer », car c’est une illusion ) et il faut être bien ignorant de ce qui fait le sel de la vie, pour absorber ces inepties. Dominer l’autre, posséder plus, avoir le dernier gadget qui vient de sortir, à grand coup de matraquage marketing, et ce, sans aucune mesure, c’est peut-être l’affaire des personnes suffisamment aisées [ 6000 € mensuel, c’est bien facile de vivre avec cela ! et d’avoir le mentalité qui va avec : « les autres le font; pourquoi pas moi ? »
        sauf à avoir un équilibre intérieur, soit reçu de son éducation, soit gagné au fil des épreuves réelles surmontées ]
        Il est vraiment temps de remettre l’égalitarisme au sein de la Société.
        Ne comprenez-vous pas que vous êtes à fond dans la doctrine neolib-marchandisation à tout crin.
        Alors même que nombre d’entre vous la dénonce.
        Quel regard sur l’humanité ! Il n’y a pas de fatalité : non, l’être humain n’est pas forcément comme cela ! Il faut tenter de s’améliorer ( travail intérieur ) mis à l’épreuve des faits,
        chaque jour, surtout en période de crise, où tout dysfonctionne, où la perte des repères est là, où tout peut advenir.Tout le monde n’obéit pas aux injonctions du manager pervers ( ou perverti ), qui veut éliminer une personne de l’équipe – licenciement déguisé – en l’isolant, en le brisant : on peut dire « non », courant le risque d’être la prochaine « cible ». Il y a un prix à « payer » pour pouvoir se regarder en face !
        J’ai même rencontré un directeur financier [ pas ma tasse de thé, comme certains l’auront peut-être compris ], mais qui avait toute ma sympathie : il s’était fait virer d’un groupe, pour avoir refusé de commettre des malversations, et en était encore tout « écrêté ». [ cela me rappelle l’histoire de Paul Jorion ] . Il y a à tout niveau des gens honnêtes ( et, locataires !) =) à ce propos, il y a aussi dans ce fil, un biais pour le moins tordu, et un léger oubli du réel !
        Ce sont des groupes, souvent internationaux, qui ont le plus souvent acheté ( Paris, banlieue, mais aussi dans nos belles provinces) des immeubles entiers, afin de faire monter les prix de façon exorbitantes à la revente : ce sont eux, dans l’ensemble, les responsables des prix astronomiques en France. Après, tout le circuit est vérolé ! Il ne serait pas étonnant que ces achats massifs soient le moyen de blanchir de l’argent sale !
        =) toujours revenir à la source d’un problème. Et ne pas prendre les gens pour des billes !
        ça me parait manipulatoire !

  14. Pour qui a déjà travaillé dans une banque d’investissement, il n’y a rien de surprenant dans ce qu’exprime ce trader. Je comprends qu’il soit étonné face « au choc » qu’ont causées ses déclarations. Le problème c’est le système et ses tartuffes, pas les traders.
    400 ans après Molière, c’est bien toujours ce fameux sein qu’on ne veut pas voir.

    1. Suis surpris de l’étonnement.
      J’ai, alors que j’étais étudiant, travaillé pour une grande boite de conseil en investissement.
      Oui, depuis toujours, ceux qui peuvent mettre assez de monde à leur service
      (traders, flics, juges, politiciens, agents de sécurité, détectives, journalistes, avocats et j’en passe)
      faire bp d’argent quand la crise et la misère s’étend.
      L’accumulation du capital, par exploitation directe ou récupération de la plus-value,
      n’a toujours pas d’odeur, malgré tous les discours de leurs serviteurs,
      que ce soit De Gaulle, Mitterrand ou Sarko.

      1. Bienvenu dans le pragmatisme anglo saxon. Tous les fils et filles de nos elites qui font de bonnes etudes aux US et UK se font mettre ca dans le crane vite fait bien fait. On les retrouve ensuite a l UE, l ONU et autres organismes internationaux.

  15. Oui, cette vidéo et le buzz qu’elle crée sont passionnants.

    Nous assistons en direct à un début de fin du monde. J’use ici d’une métaphore courante, significative de la dictature des images, celle qui entend nous mettre en position de spectateurs du monde qui assisterions aux événements, en direct, ou pas, alors que bien sûr ces événements, nous les vivons.

    Pour autant, savoir si nous sommes des acteurs du mouvement historique est une question qui ne paraît pas tranchée. Il me semble que l’être humain est porté à exagérer l’importance de son action, de sa volonté, dans le processus.
    Serge Halimi, par exemple, a ici une position très modeste: tout ce que peut faire un candidat à l’action, c’est de travailler honnêtement ses projets, et, dit-il, le jour où le théâtre est en feu, de crier parmi d’autres « Par ici! » en montrant une sortie, qu’un certain nombre de personnes suivront, pour le meilleur et pour le pire, le succès ou la mort. Juste crier « Par ici ! » dans le bruit et la fumée…

    L’avenir est ouvert. N’en doutons pas, il est vertigineusement ouvert. Cette qualité dérange la conscience humaine, qui très généralement l’écarte. Cette qualité rend l’étude du passé, indispensable de toute manière, de peu d’aide pour se guider et encore moins pour prédire.

    Nous ne savons pas en combien de temps nous quitterons l’état actuel pour en atteindre un autre, ni en combien de temps, simplement, le cours actuel sera brisé. La durée de la fin d’un monde qui s’annonce paraît, elle aussi, imprédictible.
    Le temps est une modalité de la vie individuelle, sociale, civilisationnelle, ou planétaire-géologique. Ces horizons temporels distincts se téléscopent dans les consciences et dans le déni.
    Le temps est la chose la plus difficile à symboliser, nous disent les psychanalystes.

    Si la question du temps est riche d’incertitudes, l’ampleur des phénomènes en jeu, aussi, les rend largement obscurs à notre entendement. Ils ne peuvent être saisis d’un seul regard que moyennant une mise à distance suffisante, accordée en général par un recul dans le temps, d’au moins quelques décennies.

    La raison paraît, en résumé, bien impuissante.
    Mais que l’intuition, le coeur, la sensibilité, puissent y suppléer pour décrire efficacement le monde et guider l’action avec pertinence, paraît également tout à fait incertain.

    Ce qui est fascinant dans cet océan d’incertitude, c’est que la fourmi humaine ne peut rien faire d’autre que continuer à jeter ses passions, ses désirs, sa raison, ses illusions, son énergie, dans le maelstrom historique.

    Oui, chers amis, continuons !

  16. Je n’ai jamais critiqué les articles du blog mais là franchement c’est pas bon voir nauséabond, moralisateur et inquisiteur

    Est-ce que l’on n’a pas déjà montré sur le blog de Paul Jorion et depuis longtemps que tous les traders sont des sociopathes qui font précisément ce qu’il prétend faire ?

    Ben non je n’ai lu ça sur aucun article du blog et fort heureusement.

    Il reste la réaction normale de milliers de gens normaux, (…). Des milliers de gens normaux qui ont pour ambition normale de mener une vie juste et décente, pour lesquelles l’accumulation infinie ou pas de richesse est un comportement indécent, anormal et dangereux.

    Vous comptez faire quoi de tous les anormaux ou de ceux qui n’ont pas un comportement normal ?

    Braves petits spéculateurs bons pères de familles, accrocs à l’or ou à la pierre, il est encore temps de ne pas finir en Alessio Rastani de médiocre envergure. On vous a menti et on vous a trompé. Vous pouvez encore parler à votre voisin afin de construire un monde commun.

    En quoi, quelqu’un qui achète du terrain, une maison, de l’or est-il un spéculateur ? Et en quoi cela l’empêche-t-il de construire un monde commun ?
    Vous pensez que l’on construit un monde commun dans le monde du travail actuel ? Pourtant on n’y croise aucun trader.
    Je ne saurais que trop conseiller à mon tour un article bien plus éclairant sur le sujet http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4338 et qui ne nous fait pas la leçon, lui.

      1. @Vendez Vendez !

        Schneidermann c’est Schneidermann, Jorion c’est Jorion, ils font tous deux leur taf plutôt honorablement dans leurs domaines respectifs et le premier reçut le second, point.
        Par contre je filerai pas trois euros, comme vous, pour ouvrir vos liens vers le contenu d’@si…

    1. « En quoi, quelqu’un qui achète du terrain, une maison, de l’or est-il un spéculateur ? Et en quoi cela l’empêche-t-il de construire un monde commun ? »

      Et que dire de celui qui exploite les mineurs et les maçons ? Pas raison de l’exclure, de la maison que jack n’a pas bâti, parce qu’on n’a pas besoin de ces plans à lui, mais on a pas besoin du tout de plans, ni de rentiers ni d’investisseurs, ni de père, ni de famille, ni de bons, ni de bonnes. quoi, la bourgeoisie n’est pas révolutionnaire ? quoi elle n’a pas instauré le règne de la raison, enfin, et éternellement ? quoi la démocratie est toujours perfectible, c’est pour cela qu’elle est immortelle, comme le capital, c’est une chance, marions-les, faisons-zan de bons pères de familles, la maman démocrate toujours soumise, comme il se doit au papa capital. Soumise, oui, mais perfectible, for ever young avec quelques lifting, de gros tétés, c’est plus sexy et sans tabou, pourquoi se gêner.
      Pas de commun sans communisation.
      Sans communisation c’est l’auto-présupposition,
      Pauvres blogeurs, blogeuses éplorées : Oyez, Oyez, Oyez.

    2. eh bhé, je reviens plus trop souvent sur ce blog mais ca ne s’arrange pas… quelle suffisance cet article.

      toujours un peu la mm tonalité d’articles, de la rancoeur, pas mal, pas vraiment d’action et pas de changements notables chez nos puissants (ah si, ils augmentent les taxes et baissent les aides, z’ont du réagir à un article du blog).

      allez je vous rassure, l’immense majorité des français spécule seulement sur la victoire de leur club de foot préféré en buvant de la mousse bas de gamme de chez superdiscount devant leur écran plat superécoloaled si peu polluant (acheté à crédit, mais ca valait le coup)…

      quand à la fin du mooooonde… on l’attend depuis au moins 4000 ans et les spéculateurs méchants vilains père de famille s’en sont toujours sortis mieux que les autres, surement parceque dans leur incroyable avarice et égoisme, leur fuite éperdue à ne pas vouloir partager le sort des autres moutons de pânurge, ils cherchent a anticiper les futurs et à sécuriser leurs avoirs -quitte à se planter royalement par moment, mais c’est le jeu ma pauv’ lucette- pour ne pas être pris au dépourvu lorsque la bise fut venue…

    3. @bidules et aux bons pères de familles

      Zavez raison. Indubitablement. Qui peut bien vous reprocher d’investir dans de l’immobilier, de l’or ou que sais-je, quitte à risquer d’en tirer un malheureux bénéfice à la revente ? D’ailleurs qui d’autre aurait pu imaginer la taxe scélérate sur les plus-values en 1976 qu’un crypto-trotskyste tel que Giscard d’Estaing (connu sous le nom de Drakzig Gniatze dans son groupuscule d’ultras lambertistes, faut l’savoir…).

  17. Tiens, on assiste à quelques réveils sur le blog de Paul Jorion.

    On se demande si les lecteurs et/ou intervenants viennent ici juste pour passer le temps ou pour tenter de comprendre Vraiment ce qui se passe.

    Rien de plus dur à accepter que la réalité n’ est-il pas ??

    Aaah, tous ces inlassables étonnés…….

    Curieux phénomène que celui du déni permanent , voire réitéré.

    1. @ Lau

      Il s’agit juste d’une autre génération Lau… Mon petit doigt me dit que vous êtes né dans les années 80. Isn’t it?

    2. @lau : Moi je veux bien « accepter la réalité ». Ainsi si votre commentaire pouvait donner suite à quelque chose de plus précis…

      1. Lau veut dire que les traders indépendants font légion depuis longtemps et que leur masse est une composante notable « du marché »…
        Et que ceux qui s’intéressent un tant soit peu à l’économie ne peuvent pas ne pas connaître l’existence de ces intervenants libres et indépendants

      2. @ Lau

        Ok ok, j’ai parfois juste un a priori sur les commentateurs de ce blog… Votre commentaire se rapprochait tellement de mon état d’esprit habituel que j’ai cru entrevoir une personne de mon âge!
        (oui, en me relisant, je trouve ça bizarre aussi!)
        Pourquoi toujours autant d’étonnement? C’est ça la question… On sait que l’homme est capable de tout cela, pourquoi donner encore plus d’importance à ses horreurs en les commentant à tort et à travers?
        Si seulement on pouvait laisser les fous dans un coin au lieu de les valoriser comme cela…

      3. Je voulais dire que si le cynisme et la rapacité des charognards qui nous dévorent à échappé à certains jusqu’ ici, il n’ y a plus que d’infimes chances qu’ils puissent un jour reprendre contact avec la réalité.

    3. C’est quoi votre réalité, lau, un cabinet préfectoral, un jeu vidéo, ubik, tf1 ou boursorama ?

      Un fin stratège de l’inlassable ou un épiphénomène du ministère de l’intérieur de passage sur le blog.

      Un sceptique délateur de droite, je suppose.

  18. Hum question : je lis depuis quelques temps que des robots tournent sur ce système de marchés et qu’ils ont tendance à les stabiliser. Je suppose aussi qu’ils ne tournent pas dans le but de faire perdrede l’argent à ceux qui les ont mi (qui d’ailleurs?)
    Donc ma question est :
    dans une optique de stabilité des marchés (qui se font plomber non stop depuis pas mal de temps) quel est l’intérêt de l’existence de traders?

    1. L’intérêt de l’existence du trader ne vaut que pour sa propre personne… Les cours boursiers ne sont qu’une marchandise qui s’achète et se vend, le trader est le commerçant qui s’en charge…
      Il n’a aucune utilité dans la société, si là est votre question…
      Et depuis plusieurs mois, la crise provoque des variations de cours très efficientes, exacerbant le rythme des opportunités d’acheter et vendre…

      1. C’est quoi cette société ou TOUT est marchandise?
        C’était comme ça avant?
        N’arriverait-on pas dans la dernière ligne droite ou la peur du manque rendrait le monde encore plus frénétique à la vue de sa finitude?
        Moi-même, je me surprends à vouloir spéculer alors que je suis loin d’être trader! Clairement, il y a un stress! La planète est finie, mais notre satiété, c’est tout le contraire!

        De plus, j’ai l’impression qu’en quelques semaines, nous avons tous vécus dans une bonne dizaine d’états d’esprit différent: optimiste, angoissé, pessimiste, curieux, blasé, etc etc… Est-ce le cas pour vous?
        Si oui, est-ce normal qu’on vive à une telle allure? C’est une accélération jamais vue, n’est-il pas?

      2. @ Tim K
        je ne sais si votre commentaire

        De plus, j’ai l’impression qu’en quelques semaines, nous avons tous vécus dans une bonne dizaine d’états d’esprit différent: optimiste, angoissé, pessimiste, curieux, blasé, etc etc… Est-ce le cas pour vous?

        s’adresse à moi en particulier cependant, je puis y répondre par ceci : je n’ai vécu aucun des états que vous citez, sauf peut être la curiosité…
        Mon état d’esprit est surtout l’attentisme… Ne pouvant rien changer à moi tout seul, j’espère le moment où l’idée de la démocratie (avec le grand D) ferait son chemin pour apporter ma modeste pierre à l’édifice…
        Pour l’heure, je m’adapte aux aléas, déjà prêt au pire…
        Quant à cette société, où tout est marchandise, je fais aussi partie des coupables qui ont laissé faire, de ne pas avoir su convaincre les foules voraces de consumérisme, bien être et loisirs en lieu de s’opposer à la montée en puissance de la mafia politico financière…
        J’attends donc l’explosion… seule issue souhaitable à notre triste humanité

      3. J’ai 20 ans de moins que vous!
        Mon père me dit la même chose.
        Je ne peux pas vous en vouloir, c’était votre vision des choses, vos espoirs. Mais on voit les limites du système aujourd’hui…

  19. Le problème n’est pas celui de la psychopathie/sociopathie. Il est vrai que les psychopathes extravertis remontent à la surface en temps de crise ou de boulversements. « En temps normaux nous les expertisons, en temps troubles ils nous gouvernent » dit un vieux dicton en psychiatrie. Les systèmes actuels favorisent la besogne de toute sorte de sociopathes, on leur donne la possibilité d’oeuvrer sans être inquiétés, que ce soit au niveau de la spéculation contre des pays (avec de l’argent que les spéculateurs ne possèdent pas !), ou à un niveau plus trivial. Nous assiston à un gigantesque hold-up, à une ganstérisation de l’économie, à un appauvrissement dramatique en terme d’éthique et de respect pour autrui.
    La tactique du pouvoir financier consiste à créer un langage de spécialistes et experts, d’enrober les produits financiers pour que personne ne comprenne plus grande chose. Ce monde devient alors opaque, insaisissable pour d’autres.

    Le vrai problème: le public semble acquiescer, ou se résigner. Ou est-il paralysé par la crainte?
    On dit que nous vivons en démocratie. Croit qui veut.

    1. Eh oui, Eza,… il faut bien continuer de nourrir les vampires tels celui qui s’agite là en haut de l’écran …;-)))

  20. Utopie, UTOPIE

    Dans les sports de combat asiatique on apprend à utiliser la force de l’autre pour l’entraîner dans la chute et la maîtriser

    J’ai toujours rêvé de traders répentis qui apprendraient aux licenciés économiques, à des groupes de salariés et autres à gagner de l’argent en Bourse? Ce système se développant, de plus en plus de gens gagnerait de l’argent sur le Forex ou autre et n’aurait plus besoin de travailler. Il faut tout de même savoir que des gens vivent de la bourse alors pourquoi pas eux ?

    Que deviendraient alors nos financiers sans main d’oeuvre ?

    Vous me direz que deviendrait la Société sans revenus pour financer les écoles, les hôpitaux etc.. à moins de taxer les revenus de la finance mais difficile avec les paradis fiscaux.

    Il ne reste donc plus qu’un moyen, foutre en l’air cette économie financière et revenir à l’économie réelle, mais en attendant ????? UTOPIE, UTOPIE

  21. Déni de réalité, réveil… Bof ! Jubilation de ceux qui on dit « je l’avais prévu, je vous l’avais bien dit » et autres Cassandres. Si nous passions à autre chose: à construire. Fuir à la campagne et y planter des choux. Toujours le même égoïsme. Il semble pourtant exister des solutions, puisque des plus futés proposent des portes de sortie. Même si pour certains, tout est à jeter dans notre système, tout ne disparaîtra pas. Même sur des ruines, il faut des volontés et de l’espoir. Marre de lire ces concerts de pleurnicheurs. Paul Jorion, lui et d’autres, s’activent. Qu’attendons-nous pour pousser certains politiques, décideurs, entrepreneurs, diplomates, chercheurs, experts que sais-je, pour relancer une « nuit du 4-août »: des gens plus intègres, ayant plus la conscience du bien commun et qui ont une parcelle de pouvoir sont-ils disponibles? C’est pourtant le moment semble-t-il, d’exercer des pressions puisque la balance des forces en présence est en déséquilibre. Si à la loi de la jungle succède l’anarchie, qu’aurons-nous gagné? Pour nos enfants et nos jeunes, il nous faut agir. Parler ne suffit plus.

    1. @gyps
      Et si, face à un empire surpuissant qui tient médias, police et une majorité des hommes/femmes politiques, la seule action possible était le refus? Puisque le « pas ça » est impossible, le « pas moi » n’est pas une fuite mais une désertion (avec les risques que cela représente – réécouter le déserteur de BV) en attendant que le rapport de forces évolue. Et ne plus engraisser le système en s’en écartant ne peut-il pas faire évoluer ce rapport de forces?

  22. L’intervention de Mr Alessio Rastani ne me choque pas, bien au contraire.

    A l’heure de l’effondrement, les masques tombent. Le plus intéressant dans ce buzz, est la réaction. Les médias se sont interrogés sur la crédibilité de ce témoin.

    Imaginez, même les Yes Men ont rédigé un communiqué pour démentir toute implication.

    Il ne fait que révéler la vraie nature de notre système économique. Oui, Goldman Sachs a le pouvoir, les politiques non. La crise de l’euro l’illustre parfaitement, les financiers ont la maîtrise du temps et de l’argent, il ne reste qu’aux gouvernements les effets d’annonce pour repousser le jour J.

    Quant à se réfugier sur le dollar, comme le suggère notre trader, permettez-moi de douter de cette « idée »… N’oublions pas que la manœuvre de l’artillerie financière est de couler l’euro ad vitam aeternam

    1. Les masques tombent ? Voyez le nombre de publicités des brokers boursiers sur la plupart des sites internet, même des réputés les plus sérieux…
      Faites moi croire que vous ignoriez l’existence de ces traders improvisés, monsieur ou madame toutlemonde qui trouve un meilleur rapport qu’au « grattage » à 2€ le ticket…

      1. Évidemment, nous sommes tous des traders potentiels… Je m’y suis même « amusé » avec des simulations de portefeuille (les journalistes de la BBC, eux, semblent le découvrir).

        Mais ce bonhomme illustre parfaitement ce système financer sans règle (bizarre, nos dirigeants politiques ne cessaient d’affirmer depuis 2008 qu’il fallait instaurer des règles, y ajouter de la moralité….). Trois ans plus tard, le système semble plus libre que jamais. Et le destin des traders pourrait très mal se finir…

      2. nos dirigeants politiques ne cessaient d’affirmer depuis 2008 qu’il fallait instaurer des règles, y ajouter de la moralité….

        Oh oui, ils l’ont dit, sans doute, mais autour d’un beau service à Thé, et puis depuis le Tea party est passé par là, et puis les T bonds, et faute de moralité on aura la mortalité, avec un T comme à poTence, ou poTentat, ou Théière.

    2. « Quant à se réfugier sur le dollar, comme le suggère notre trader, permettez-moi de douter de cette « idée »… »

      A mon humble avis, il a raison. RV… dans 6 mois?

  23. On appelle vermine, les insectes parasites des animaux et des hommes : puces, poux, gale etc.
    La finance internationale me parait bien répondre à cette définition. Si je dois encore voter dans l’avenir, je ne me déplacerai que pour les hommes et les partis qui auront mis l’éradication de la vermine financière en tête de leurs programme et de leur préoccupation.

    1. Oui, il faut un système gouvernemental qui établissent les lois pour interdire les pratiques qui vous semblent honteuses…
      Or, aucune loi n’interdit le trading, ou les CDS, ou les QE…
      Et je doute fort que ce soit en allant voter ou non la prochaine fois que vous changeriez les choses dès lors que vous participez vous aussi au système

      1. Le pillage commence peut-être par-là, par l’Internet. Ca, c’est pour ceux qui se croient « civilisés ».
        Ca passera par les rues ensuite…

      2. Bonjour

        vous me tendez la perche !

        lu dans le programme du Front de Gauche, 2€ dans toutes les bonnes librairies . . .
        ______________________________________________
        Nous combattrons la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux, ce qui contribuera à leur disparition. Nous imposerons la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO* et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Nous protégerons les collectivités locales victimes des crédits toxiques. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés.
        _______________________________________________

  24. Des particules vont visiblement plus vite que nos lumières….:)
    Pas besoin de synchrotron pour prouver ça !
    N’ayant aucune réflexion sur « le miroir de Dorian Gray », j’ai malheureusement posté sur l’autre fils…… Vous auriez dû titrer : « Alessio Rastani, La BBC ouvre le bal des faux culs…… »

  25. Je propose à la BBC un droit de réponse octroyé à Jducac .

    En espèrant qu’on aura moins de difficulté à établir sa véritable identité que celle de Rastani .

    Prévoir un sous titrage en anglais , car je n’ai pas le sentiment que Jducac , comme , moi , maîtrise parfaitement la langue de Shakespeare .

    To be or not to be a trader ?

    1. Non Juan, Jduc ne connaît qu’un organe de presse audio-visuel : Radio Courtoisie, à l’évidence (depuis la désolante interruption d’émission de Radio Paris, comme de bien entendu).

      1. @vin, ton logiciel tourne avide… Ta revanche n’est que la tienne. Tu finiras comme Buffalo Bill… Chapiteau, public payant, rires… Rires… T’as autre chose a dire/faire!… Peut-être.

      2. @Toto, ce qu’on ne peut dire il faut le taire(@)… tu sais ça… Tu sais tant de choses… coté des autres… ta détresse est logique… Pauvre vigneron, .. »et il ventait devant (ta) porte. »

      3. @revou

        La clarté de ta « pensée » – comme son seul horizon et son essence même – se résume en tout et pour tout à ses points de suspension, du vide intersidéral opportunément disposé entre des vacuités sidérantes, des petits riens… qui comblent du néant, des p’tites con’ries au secours de l’abscons, de l’elliptique d’épileptique. Passe au Stilnox et fais de beaux rêves, de bains de minuit dans un océan de points de suspension, par exemple, point, tout court.

  26. Je ne comprends pas pourquoi tant d’indignation alors que la seule logique d’interprétation qui vaille est darwinienne …..
    Tout le reste n’est qu’infantilisme, illusions et utopies.

  27. Le nécessaire pour trinquer ensemble.

    « La réforme – baptisée « 6 Pack » – avait été proposée par la Commission européenne pour tirer les leçons de la crise de la dette en Grèce. »

    Pris ici  » http://www.boursorama.com/actualites/l-europe-durcit-sa-discipline-budgetaire-face-a-la-crise-de-la-dette-9b4766b64c66c6b63386f8608b4062ae  »

    Aux Etats Unis, il y a beaucoup d’histoires édifiantes sur base de « 6 Pack » (qui devient de plus en plus « 12 pack », sans parler de « road beer », à défaut d’anxiolytiques).

  28. Le mec ,il est trader amateur ou pro , et y dit qui gagne de l’argent avec l’argent
    La journaliste : « nos apprécions votre franchise , même si cela ne nous aide pas beaucoup , pas plus que la zone Euro  » Je ne sais pas si c’est la traduction exacte , mais si c’est le cas, cela fait peur , les journalistes sont tellement habitués aux mensonges que la vérité ne les fait plus avancés dans leurs analyses . Faut dire que faire de l’argent avec l’argent , c’est pas bo ,en ce 28 septembre 2011 on vient de réaliser tout cela , ben on a vachement avancé ,y manquerait plus qu’on nous apprenne qu’on est mortel.
    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4338

    1. Nous sommes mortel ? Ah la vache, « ils » nous l’avaient caché, ça aussi… ? Je suis abasourdi de l’apprendre… 😉

    1. Eh! Oui Morvandiau, un jour, quelqu’un a dit « Le 21eme siècle sera spirituel, ….ou ne sera pas….Nous y sommes ;-))) Bienvenue dans la réalité !

  29. La fin selon Oscar Wilde :

    « En entrant, ils trouvèrent , pendu au mur , un magnifique portrait de leur maître ,tel qu’ils l’avaient vu pour la dernière fois , dans toute la splendeur de son exquise jeunesse et de sa beauté. Gisait à terre un vieillard en tenue de soirée, un couteau planté dans le coeur. Il était flétri, ridé , son visage était répugnant.Ce ne fut qu’en examinant ses bagues qu’ils le reconnurent . »

    Est ce à ses bagues que l’on reconnaitra Sir Rastani ?

    1. C ‘est cela, oui, continuons à nous focaliser sur R.

      Réagir permet toujours d’ éviter d’ agir.

      Encore un bouc émissaire, encore une soupape et un dérivatif pour le peuple.

      Et dire que ça marche ICI …………. Désespérant.

      1. Ah, il font fort! : la Grèce cède ses bijoux de famille à une structure privée qui les vend par pièces afin de rembourser la dette (détenue par les copains de cette structure). C’est une sorte de mont-de-pièté ultralibéral, non?
        L’étape suivante sera sans doute: « Puisque nous avons fait le travail à la place de l’Etat grec, ne pouvons nous pas supprimer celui-ci et le remplacer par un bureau d’experts comptables? » La boucle serait ainsi bouclée: la Grèce, berceau et tombeau de la démocratie…
        o

  30. « Il n’y a pas si longtemps la figure du trader était encore le modèle de réussite proposé à l’admiration des foules rêveuses. Il est en passe de devenir la figure la plus haïe et la plus méprisée du monde moderne. »
    Ce que fait ce type là, ou ce que font les autres, mais ils font ce que l’on fait : ils travaillent, messieurs, dames.
    Socialement nécessaire ? Le travail n’est pas la réponse naturelle aux besoins naturels, il n’y pas de travail plus socialement utile qu’un autre puisqu’enfin chacune des activités de travail conflue vers cela, a besoin de cela. Socialement nécessaire de mettre à sac la planète, d’exterminer une quantité sans cesse croissante de végétaux, d’animaux, de communautés indigènes ? Socialement nécessaire de planifier l’élaboration d’armes et de substances criminelles, de produire des milliers de bombes atomiques, de missiles, etc…?
    Le travail c’est cela même, et le trader un travailleur abstrait, absolument.

    1. @A.D. : Vous confondez l’utile et le nécessaire. Le nécessaire est toujours utile. L’utile n’est pas toujours nécessaire.

  31. Pour tous les « ébahis » qui font semblant de découvrir cet aspect du casino boursier, il faut savoir qu’il existe, au monde, des millions de traders amateurs, indépendants, qui bricolent plus ou moins bien sur des plate-formes de trading, via internet… Et c’est mieux que de jouer au Loto puisque les chances de gagner ou perdre, pour le néophyte, sont de 50% (le cours monte ou il baisse… simple…) et qu’avec les leviers et le faible spread proposés par les brokers, une mise de fond dérisoire permet de faire des gains potentiels réguliers.
    Je suis l’un de ces traders amateurs, sur le marché intraday des devises (Foreign Exchange : FOREX) au tout petit capital personnel de 500,00 USD. Grâce à un lever de 400:1 et un spread de 3 points sur la paire EUR/USD, engageant chaque fois 2 lots de 10.000 $, chaque point de variation vaut 2,00 $.
    Si le cours varie de 15 points (nets) entre deux retournements, je gagne 30 $.
    Les gains d’une journée dépendent de combien de positions j’ai pu opérer dans le laps de temps, et j’avoue que, depuis le début de l’année, la grande volatilité sur ce marché, du fait de la crise, permet de jouer 5 ou 6 positions par jour (aujourd’hui, j’en suis à 10 variations depuis 7h30 ce matin).
    Imaginez les gains journalier d’un vrai trader, avec un capital de 50.000 ou 500.000 $ en comparaison à mes 500 $…
    Ceci pour dire que oui, vive la crise pour le trader, d’autant qu’aucune loi n’interdit, comme le sous entend Rastani, à quiconque de faire la même chose, qui n’est pas réservée « aux élites »…

    1. Si je pouvais, je vous tirerais bien les oreilles Monsieur MEONI. Vous ne devriez pas nourrir la bête, même pour 1 pence.

      1. La bête à ne pas nourrir, c’est l’état tel qu’il existe, et qui s’en prend au contribuable et à l’usager du service public pour renflouer les actionnaires bancaires qui ont fait faillite !
        Le jour où un politique courageux prendra la décision de faire voter les lois pour empêcher la spéculation et donc relancer l’économie réelle, je n’aurais plus besoin de trader pour me constituer mon épargne retraite tel qu’aujourd’hui… Mes cotisations, en tant que salarié ou indépendant, m’assureraient, par répartition, les 1.500 euros dont j’aurai besoin pour subsister…

      1. Je ne prends d’argent à personne, des acteurs vendent des devises, que j’achète, à un prix fixé, et je les revends ensuite à d’autres acteurs prêts à acheter à un prix supérieur…
        A aucun moment je n’interviens sur la formation du prix d’une paire de devises, je ne fais qu’analyser le potentiel de variation de prix (grâce à des outils statistiques) pour tenter de revendre au prix le plus haut… (Et inversement dans le cas de vente à nu, « short »)
        Mais je suis incapable de vous expliquer pourquoi l’offre et la demande varient, je ne fais que le constater et profiter de ce commerce légal.

      2. Imaginons que vous alliez en Angleterre et que vous changez 1000€ contre par exemple 1100 livres anglaises. Imaginons aussi que vous avez tout payé par carte bleue et qu’entre temps la livre a baissé. Au retour contre vos 1.100 livres on vous donne 1050€, vous avez gagné 50€. Vous n’avez volé personne et n’avez pas fait travailler des petits cambodgiens pour payer ces 50€. C’est le marché des changes, le Forex.

        Par contre les anglais auront, s’ils se déplacent à l’étranger, un pouvoir d’achat moindre et ils paieront plus cher leurs importations.

        C’est évidemment le marché le plus immoral qui soit, gagner de l’argent en ne faisant rien comme l’actionnaire, le rentier, le retraité, chacun a ses raisons pour justifier la morale de ses revenus.

        Pour ne pas nourrir la bête il faudrait que les taux de change entre les monnaies ne changent jamais, Je laisse les économistes m’expliquer les avantages et inconvénients, mes connaissances ne me le permettent pas

    2. j’ arrete pas de dire que si les ouvriers passaient leurs sous dans les actions de leur boite plutot que dans la biere, le foot et le tunning, ils auraient aujourd’hui un pouvoir conséquent au sein de leur entreprise et ne seraient pas les jouets de leurs patrons ou de leurs syndicats (pour ceux qui savent ce que c’est).

      cf greenpeace a réussit à avoir 5% du capital de bp, preuve que c’est possible.

      les syndicats étaient le moyen de lutte ouvrier du 19e siècle (et ils ont fait gagner le peuple), l’actionnariat est celui du 20e (et il a fait gagner le patronat)… à voir pour celui du 21e.

      1. Il serait judicieux de penser au delà de cette démarche :
        Il devrait exister un jour une loi qui oblige tout ouvrier, employé, à être considéré automatiquement tel actionnaire dans l’entreprise qui l’emploie, son capital étant sa force de travail…
        Et en cas de licenciement, pour cause de mécanisation, économique ou autre, il continuerait à percevoir les dividendes de ses actions tant que l’entreprise générerait des bénéfices…
        Mais pour ça, il faudrait que la main d’œuvre soit un jour considérée au même titre que l’apporteur en numéraire, et là, c’est pas gagné…

      2. @aurel

        Vous avez une idée de ce que gagne un ouvrier ?
        Vous avez une idée de ce que gagne un million d’ouvriers ?
        Vous avez une idée de ce que gagne un million d’ouvriers sur trois générations ?

        Vous avez une idée de la surface financière de n’importe quel fonds d’investissement ?

        Voilà pourquoi ce que vous dites n’est pas pertinent (amha).

      3. Il y a les scoops. 1 ou x actions = 1 voix.

        Plus on investit dans la scoop plus on peut esperer de retour sur investissement mais dans tous les cas, la capacite decisionnelle est equitablement partagee entre tous les actionaires (dont font partie en general les salaries).

        Enercoop fonctionne sur ce modele pour obtenir une energie propre, locale et citoyenne.

      4. Ben voyons…
        Etre actionnaire de sa propre entreprise.
        Pourquoi pas être son propre patron?
        Après tout, ceux qui le refusent ne sont que des moutons attendant d’être guidés vers un autre abattoir.

        Devenir le Rastaninof grand libérateur des masses menant à sa responsabilité individuelle, dénuée de tout impact collectif.

        Bon sang, quelle journée!

        Je comprends qu’on puisse naître pauvre ; mais qu’on le reste, ça me dépasse!
        Harry DeViste

      5. Un certain Chaban Delmas , poussé par le grand Charles , avait inventé la  » nouvelle société » avec la participation .

        Les syndicalistes auraient des choses pertinentes à dire sur la relation actionnariat , salariat , entrepeneurat et quelqu’un qu’on oublie dans la trilogie de Paul Jorion : l’acheteur .

        J’ai connu une situation où les actionnaires étaient en même temps les acheteurs , avec des salariés qui étaient des fonctionnaires d’Etat et un entrepreneuriat itou .

        ça marche , mais il y faut une vertu , une intelligence et une exigence élevée à tous niveaux , qui , je le reconnais , a besoin d’une concurrence ( réelle ou potentielle) pour assurer un service au top .

        Mais il n’y a alors à ma connaissance pas de sytème plus satisfaisant pour la collectivité , économe et motivant .

      6. « greenpeace a réussit à avoir 5% du capital de bp » : sources?
        Les échanges sur ce post ne volent pas très hauts!

      7. Oui je me suis trompe… C t 13% des voix lors d une resolution. C aimable a vous de demontrer votre grandeur d esprit en signalant gentiment cette erreur et en n employant surtout pas un ton hautain et meprisant. C est avec des gens de votre qualite que l on pourra assembler une societe pacifiee et civile.

      8. Vous ne vous êtes pas « trompé » Aurel, vous juste écrit une kolossale konnerie, à minima.
        Est-ce que vous pouviez réellement concevoir que Greenpeace pût même en rêve entreprendre de prendre le contrôle de 5 % des droits de vote ou du capital de la quatrième plus grosse entreprise privée de tous les temps ? Soit, en juin 2010, lorsque l’action BP etait au plus mal après Deepwater et une chute de plus 50 %, mettre sous sa pogne la modique somme de 5 milliards d’euros ?
        Rassurez vous, entre J.P Morgan (25 % du capital) et Blackrock (5 %), les vaches sont bien gardées, malgré les 2,5 milliards d’€ de déficit de 2010, because Deepwater (ça fait cher la crevette…).

  32. I have been talking with traders for more than 20 years. In that period of time, I have heard slightly different versions of what Rastani said hundreds of times. Unfortunately, my conversations weren’t recorded. Rastani has performed a great service by explaining how traders look at the world, in front of a BBC camera and microphone.

    He is not an exception. He is the rule.

    Reginald Crowder, WSJ

    Traduction rapide:

    Je discute avec les traders depuis plus de 20 ans. Durant cette période, j’ai entendu des versions légèrement différentes de ce que dit Rastani des centaines de fois. Malheureusement, mes conversations n’ont pas été enregistrés. Rastani a rendu un grand service en expliquant comment les traders voient le monde, en face d’une caméra et d’un micro de la BBC.

    Il n’est pas une exception. Il est la règle.

    1. Et créer une armée de traders amateurs (ces nouveaux soldats seraient des personnes au chômage par exemple) à qui on apprendrait à gagner 500 euros par jour avec des « trucs » de trading sur plateforme électronique (au-delà de 500 euros, les surplus seraient pour eux) et qu’ils mettraient en commun pour un projet de long terme.
      Ca vous paraît crédible? 😀

      1. Oui. Exploiter le système pour se retourner contre lui est une stratégie qui a déjà fait ses preuves il me semble, tout au long de l’Histoire.
        Et créer une confrérie virtuelle de « traders solidaires » (osons l’oxymore !) est une idée que je caresse depuis un certain temps… pour tout dire depuis que je suis moi-même devenu trader pour mon propre compte tout comme Rastani.
        J’ai même quelques idées sur la question pour ceux que qui pensent un peu plus loin que la morale à deux yens…

    2. Tout ceci n’est possible que parce que l’Etat paye les CDS en cas de défaut en renflouant des boites comme AIG. Goldman Sachs ne parie pas sur la chute du capitalisme, il parie sur le renflouement par l’Etat de certaines sociétés-clef pour éviter la chute du capitalisme. Autrement dit, Goldman Sachs a mis un revolver sur la tempe de l’imprimeur de billets de banque. Un coup de feu est vite parti, mais en tous cas tuer l’imprimeur n’est pas l’objectif.

    3. « Ce que Karl Marx n’est pas parvenu à faire, Goldman Sachs y parviendra… »

      Clair Paul !…

      Et tous ceux qui lisent ce blog depuis sa création ne devraient pas être « étonnés ou choqués des « révélations » de ce guignol….

      Ici, sur ce blog, et depuis des années, on ne parle que de cela, …. »la valeur….vs les choix de notre vie »…
      Oui…Je sais…Juan ( Nessy)…Il va encore falloir réanimer Martine…qui est en colère !
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=21144
      Mais bon ….
      Mdr ! Biz à tous !

  33. Très joli coup, ce vrai-faux trader…
    C’est évident qu’il n’est pas du tout, et n’a jamais été trader.
    Mais il dit quand même la vérité: La crise est profondément voulue, et sciemment entretenue par ceux à qui elle profite……C’est en fait une « opportunité »…

    Tiens, au passage : ce matin, en me promenant dans le 8ème à Paris, j’ai vu passer en deux heures pas moins de trois vrombissantes « Ferrari », flambant neuves, ( le dernier modèle, à près de 300.000 Euros sans les options)…Il y a quelques années, je me souviens que je n’en voyais même pas une par an…
    Non, mais, vraiment… »la crise, c’est pour les nazes, quôa »…

      1. Voilà ce qu’on lit dans Spiegel-online:

        Rastani selbst sagte dem « Daily Telegraph », er sei ein « Aufmerksamkeitssucher ». Der Handel mit Aktien sei nur ein Hobby, was er von zu Hause aus betreibe. Er handele mit seinem eigenen Geld, sagte er dem US-Wirtschaftsmagazin « Forbes ». Nur mit welchem Geld? Laut « Telegraph » hat er eine kleine Firma, die verschuldet ist.

        http://www.spiegel.de/wirtschaft/0,1518,788954,00.html
        Il aurait déclaré au DT qu’il cherchait à attirer l’attention sur lui (…) Il joue son propre argent (à Forbes), mais lequel ? Il possèderait une petite entreprise endettée (selon le DT).

        Peut-on en conclure que c’est un trader ?

    1. Primo, pour la Ferrari, vous êtes sur que c’était pas le même gus qui faisait le tour du pâté de maison ?
      Secundo, la question c’est pas que ce mec est ou pas un « vrai » trader. C’est qu’il est assez con
      pour dire tout haut ce que les autres pensent tout bas.
      Bien sur qu’il est probablement plus un petit spéculateur qu’un trader en bonne et due forme. Mais c’est la même différence qu’entre un pirate et un corsaire : avec ou sans lettre de course on fait pareil, on pense pareil.
      Tous sont en train de « shorter » le système. Probablement trop tard pour ce pauvres type, les vrais spéculateurs l’ont fait avant lui et n’ont rien dit aux médias. Ne laissant aux minables dans son genre que des miettes, à condition qu’il amplifie le mouvement.

    1. C’est très important bien entendu : c’est le cadre dans lequel tout cela se déroule, mais le mécanisme de la crise crise actuelle n’a aucun rapport avec le pétrole. Prenez mon livre La crise du capitalisme américain (2007) où j’annonce la crise et en explique le futur déroulement : le pétrole en est entièrement absent.

      1. Et (à Paul Jorion)…

        Ne croyez vous pas que c’est la perte de vitesse des champs pétrolier en tant que territoires de conquêtes et de grands profits qui a fait passer les grands prédateurs financiers dans un nouveau paysage, à savoir, faute d’une planète plus grande, l’économie elle-même ?

      2. Le problème c’est que nos chers politiques n’ont pas trop en tête ce cadre, et un autre, celui de la fin des autres matières premières (nécessaires bien sur au nucléaire, mais aussi au solaire, éolien…). Ils sautent tous sur leur chaise comme des cabris en criant « la croissance, la croissance » mais leur discours est complétement irréaliste.
        Au niveau local, comme leur obsession est l’emploi, l’emploi, l’emploi (et non le travail), il faut créer des « zones économiques », libérer du foncier…mais on (élus) reconnait que tout d’abord les perspectives locales pourraient être impactées par la crise (à bon?) et que les entreprises ou usines occupent aujourd’hui plus de place pour moins de salariés.Après ce constat, la conclusion? ben aucune: continuons à commercialiser des surfaces pour créer de la croissance pour créer de l’emploi.

    2. bien d’accord avec Paul (en toute humilité): les effets du manqe ne se sont pas encore fait ressentir d’un point de vue économique. Ca arrivera certainement, mais cela ne peut expliquer la crise (de 2007) que nous vivons aujourd’hui !

      1. Thomas a pârfaitement raison , a mon avis c’est évident , et Paul a aussi le droit de se tromper ..de fusible.
        Le lien de oil Drum cité par Thomas mentionne diverses sources crédibles situant la déplétion energetique globale , de 5 à 8 % ! (moi qui tablait sur 3% !) ; De plus il est possible que ces ces taux incluent le petrole non conventionnel , ce qui fausse leschiffres.
        Si vous lisez ce texte vous verrez que cette déplétion est- en cours depuis plusieurs années et certaine en 2007 ..on peut présumer que les tensions occasionnées par l’approche du « pic » (effet de bordure ) ait créé des surtensions depuis longtemps déja . Les mécaniciens et électriciens savent qu’une panne est gén,éralement causée par la conjonction de plusieurs causes .
        Il serait dommage que Paul se raidisse sur une position sans plus d’étude .
        Voilà mon point de vue :
        Notre modèle etait basé sur un système ouvert .
        Rencontrant une limite , il ne peut fonctionner (la « croissance » n’etant possible qu’avec une limite infinie.
        L’energie est un intrant majeur , essentiel du système .
        La déplétion énergétique (production + nouvelles demandes) ne peut qu’occasionner une déplétion globale économique (illustrée par Jova avec le passage des 100 esclaves virtuels /kw/personne à 30 ou 20 )
        le lien ci dessus montre qu’uniquement pour la production , la déplétion est de 5 à 8 % par an !

        La vraie question est : « Quel est en % , le taux de déplétion économique induit
        1/ globalement
        2 localement
        Cette induction ne me semble pas récusable , le gain de productivité « etant au taquet » ou peu s’en faut , de toute façon insuffisant pour compenser de tels chiffres .
        Le tout est de conjecturer ces taux et ses implications sociétales …et c’est pas facile .

      2. La crise actuelle s’explique par un certain nombre de facteurs. Si vous lisez La crise du capitalisme américain (2007) vous verrez ces facteurs mentionnés : la bulle de l’immobilier résidentiel américain, la culture du crédit aux Etats-Unis, la logique assurantielle de la titrisation, les prêts-rapaces, la balance commerciale des Etats-Unis, la concentration du patrimoine, le financement du crédit hypothécaire, les disparités ethniques, le rôle de la Chine dans la dynamique des taux d’intérêt américains. Le peak-oil n’est pas dans la liste parce qu’il n’aurait rien à y faire.

        Si on veut comprendre, il faut avoir un certain respect pour ce qu’est une explication. Dire « tout s’explique par le peak-oil et donc la crise aussi », c’est manquer de respect pour l’explication et du coup, se priver des moyens de comprendre.

      3. @Paul Jorion .
        Je vous remercie de bien vouloir accepter la contradiction , ce qui fait honneur et valeur a votre Blog .
        Je peux parfaitement respecter vos explications …sans les admettre …tout en les admettant . Si j’ ai parlé de « fusible » , c’est que bien évidement l’ outil économique est pervers et instable ( j’ai fourni qqs pistes math /complexité que je crois pertinentes bien qu’intuitives). Le fait qu’il ait « laché » ne prouve pas que ce lachage ne provienne pas d’ une cause exogène du système (j’ ai pas dit « au système » ).
        Si les chiffre d’env 5 à 6% de dépletion energetique sont confirmés (je rappelle qu’ils sont fournis par les producteurs et spécialiste eux meme) , c’est env 12 ANS qu’il faut pour diminuer de moitié la production mondiale d’énergie accessible …… Il me parait évident que ce n’est pas le fusible qui est cause de la panne , mais la surintensité de la demande et la faiblesse de l’ offre .
        Bataille a dévelopé ds la « part du diable » ? , ce concept de nécessité d’un système ouvert pour les activités humaine ..je pense qu’il faut tenir compte de ce basculement du système ouvert en système fermé pour toute approche de modélisation liée aux activités humaines .

      4. Le piège serait d’expliquer notre manque d’éthique par le peak-oil, mais dire qu’il n’a pas d’impact sur l’économie et notre civilisation n’est pas correct.

      5. Bonjour,
        En ce qui concerne le manque de pétrole dormez tranquille brave gens , par contre je vais vous donner une méthode pour vendre cher , « il y en aura pas pour tout le monde »

      6. @ Kercoz
        « 5-6% de dépletion energetique par an » … d’accord avec vous, cela est fort probable. Et cela induit de forte tensions au niveau diplomatique. Et on va droit dans le mur … c’est probable aussi.

        Mais connaissez vous une seule entreprise, quelqu’elle soit (Sony, Durex, Danone, le boulanger du coin, …) qui ai eu un ralentissement de son activite du a des difficultes d’approvisionnement en petrole ? … ca arrivera … c’est tres probable (apparement apres 2015), mais en aucun cas on ne peut attribuer cette crise de 2007 a la rarefaction du petrole.

      7. @Kercoz :

        Au hasard ? Oui , et aux bourgeons ,aux rameaux et aux bifurcations .

        C’est’ailleurs toute l’histoire de l’astro-physique entre autres .

        Sur la  » nécessaire » convergence des crises qui nous sont imputables et accessibles , j’y crois aussi .

        Je crois à beaucoup de choses et je découvre des sujets de credo tous les jours .

      8. @ romain :
        Je voudrais éviter l’ impolitesse mais :
        //// Mais connaissez vous une seule entreprise, quelqu’elle soit (Sony, Durex, Danone, le boulanger du coin, …) qui ai eu un ralentissement de son activite du a des difficultes d’approvisionnement en petrole ? ///
        me parait etre assez rapide (sinon primaire) comme argumentation .
        Le cout de l’ énergie est présent ds tous les domaines . Il vous faut repartir du début : la production de futilités et meme de production d’ utile n’est possible que grace au gain de productivité acquis sur la production de l’ essentiel . L’agriculture etant l’exemple le plus parlant : Nous avons 1 producteur pour cent consommateurs … et ce , grace a l’ énergie , au petrole bon marché = km tracteurs = engrais a bas prix = phyto gratos ….ces energie n’etant meme pas taxées pour l’ agricole , ils sont tres sensibles a ue augmentation qui agira (et pas linéairement) sur la production de produits non essentiels … il y a un coef /bras de levier sur l’énergie …certaines productions doivent payer l’energie toutes les etapes …il n’ est pas possible de doubler le cout de l’énergie sans mult par 4 ou 10 certaines productions …
        Si ds 12 ans on passe a 50% d’énergie produite …diras t on encore que le problème est économique ?
        Actuellement le système (en place probablement depuis avant 2000) , a repèré les intrants qui doivent etre des « constantes » : le consumérisme …et par ricochet un cout de l’ énergie accessible ….
        POur celà , il faut trouver des variables d’ ajustement : ce sont entre autre , des individus ou des groupes (pays , domaines faibles) qui ne devront plus figurer dans la demande …
        C’est en éliminant des clients qu’on baisse la demande et ramène le prix de l’energie a une valeur compatible avec le consumérisme .
        Les interactions cout-energie avec production ne sont pas simples : il y a les interactions entre pays et les interactions ds un pays .
        Actuellement (chiffres au pif) vous avez:
        25 % des gens qui sont ds le rouge = qui ne peuvent consommer l’essentiel
        35% des gens qui peuvent consommer l’essentiel + disons de 5% à 15% d’utile ou de futile
        et30% de gens qui peuvent consommer l’ essentiel + 40% de futile ou d’utile .

        Si l’on augmente le cout de l’energie de 50% (150§ le baril) , seule la 3e categorie dépasse l’essentiel et tombe a 20% d’utile .

        En ville , on ne produit que du futile , ou du peu utile ….donc c’est la cata pour 50% d’augmentation …Mais comme en 2008 , une fois largués les loosers (lol !) , le baril redescend a 50§ !
        Suffit de ne pas etre ds les prochains % annuels …intellectuellement j’aimerai savoir le % induit en économie (chomeurs) provenant chaque année des 5% energetiques ….

      9. @ Kercoz
        Bien sûr qu’une augmentation du prix du pétrole se répercute à peu près sur tout, mais vous confondez causes et symptômes. Vous pouvez écouter la conférence que Paul Jorion a tenu à l’ULB à partir de la minute 32.
        En résumé, le plus que triplement du prix du pétrole en 2008 n’a pas de cause physique mais purement spéculative. Le peak-oil invoqué, la « loi » de l’offre et la demande et ces fadaises ne tiennent pas la route alors que la récession était déjà en cours, alors que la demande baissait.

        Effectivement, dans un avenir +- proche la réalité physique du peak-oil provoquera des pénuries (et sans doute quelques coups de gourdins), mais ce n’était pas le cas en 2008.

      10. @Fujisan :
        Bon , moi j’ ai fait ce que j’ ai pu …..Je n’ai pas le charisme de MANICORE …va le lire il est plus outillé que moi en chiffres ..
        Ce qui est bien c’est que si tu as raison , avec Paul , ça signifie que c’est réparable , corrigeable …tout va bien donc ! Alors que ma thèse c’est la cata structurelle programmée : 5% /an en 12 ans = 50% d’énergie en moins ..mais ça doit etre une erreur de calcul , ou « on va trouver une solution » ….ou montrer qu’une demi production petroliere vient de la crise économique puisque je confonds cause et symptome .
        Il est évident que c’est un effet spéculatif qui a fait monter le baril à 150§ , et probablement en bistable avec la montée de l’ immobilier .. mais l’ amorce de l’ exponentielle peut tres bien etre la tension demande /offre du petrole.

      11. @ Kercoz
        « ça signifie que c’est réparable , corrigeable …tout va bien donc ! »

        Mais où lisez-vous cela ? Paul ne nie nullement que le peak-oil ne fasse réellement problème dans un avenir +- proche (pas plus que romain).

        Ne savez-vous pas faire la différence entre le passé et le futur ?

        Je connais le site de Jancovici. J’ai visionné ses conférences et même ses cours à l’école des mines. Je vais voir ce qu’il raconte maintenant. J’ai aussi lu les explications de Dmitri Orlov. L’un comme l’autre sont des ingénieurs, ils ont naturellement tendance à surestimer l’importance leur domaine d’expertise, c’est humain. Mais, j’ai aussi constaté que les variations du prix du pétrole en 2008 était purement spéculatives. Quand le prix passe de 45$ à 147,5$ en 7 mois pour retomber à 35$ quelques mois plus tard, c’est purement spéculatif et il n’est nul besoin d’invoquer une explication géologique pour expliquer cette spéculation. Ce qui ne veut pas dire non plus que la croyance partagée dans l’imminence du peak-oil ne jouerait aucune rôle. Mais c’était une valeur refuge en 2008, pas une réalité géologique, il n’y avait pas de pénurie.

      12. Bon, la valise de Pandore de la conversation énergétique est ouverte…

        Pour finir en ce qui me concerne, je dirais simplement que si la « grande perdition » (tempête économique centennale) tombe dans la même décennie que le pic de production du pétrole (évènement centennal de l’histoire énergétique) sans relation de cause à effet, c’est un sacré concours de circonstances

        Quoiqu’il en soit ces deux évènements inter-agissent et se priver de l’élément « ressources » ou « énergie » dans une étude qui tente de préparer le futur c’est passer à coté d’un point important.
        (vous pouvez penser que régler la question financière règlera la question énergétique mais c’est de géologie et de EROEI qu’il faut parler, pour savoir seulement ou nous POUVONS aller)

        A la décharge de Paul Jorion, je dirais que les discussions sur l’énergie sont toujours très longues, et il faut absorber un tas de choses pour tirer quelques élements clefs : On ne peut pas être partout.

        Ceci dit, notre rapport au monde est fait d’énergie, et on ne changera pas de paradigme, sans se pencher précisément sur ce sujet.

      13. Ah le pétrole…
        Y’en a des qu’en cherchent, y’en a des qu’en trouvent, y’en a des qu’en pompent, y’en a des qu’en stockent, y’en a des qu’en achètent, y’en a des qu’en vendent, y’en a des qu’en planquent, y’en a des qu’en vivent, y’en a des qu’en crèvent, y’en a des qu’en souillent, y’en a des qu’en font des miracles, y’en a des qu’en corrompent, y’en a des qu’en spéculent, y’en a des qu’en affabulent, y’en a des qu’en guerroient, y’en a des qu’en volent, y’en a des qu’en complotent, y’en a des qu’en assassinent, y’en a des qu’en rêvent, y’en a des qu’en cauchemardent, y’en a des qu’en battent la campagne, y’en a des qu’en manquent, y’en a des qu’en ont d’reste, y’en a des qu’en crament, y’en a des qu’en puent, y’en a des qu’en font l’expert sans s’salir les pognes, y’en a des qui s’en font prophète, y’en a des qui s’en pourrissent le tempérament, y’en a des qui s’en branlent…
        et pis y’en a des qu’en causent, des plombes dis donc, des jours et des mois, d’un pénible ceux-là, les pires j’crois ben…

      14. @Thomas :

        On peut également ajouter une tempête environnementale : air , eau , nucléaire , pollution des sols , stérilisation des terres arables , climat … de fréquence sans doute très supérieure à 100 ans , ou qui , si elle s’est déjà produite , a du se passer il y a quelques centaines de millions d’années .

      15. @fUJISAN
        Un lien qu’il faut connaitre car Raminagrobis il a fait du gros boulot:
        http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopic.php?f=42&t=8619&start=120
        La pluspart des spécialistes « sérieux » disent que la production de petrole a « piqué » entre 2006 et 2008 …. qd on regarde ces courbes , qu’on connait la courbe de la production de la demande des emmergeants , on ne peut que se dire que des tensions et effets économique se sont passés avant et pendant le pic …sans attendre que tu n’ai plus d’oil a ta pompe … …ça parait aussi normal que logique .
        C’est pour ça que « fasse problème ds un avenir … » me semble un peut optimiste .

      16. @Thomas

        Alors que nous voyons tous les jours des progrès fulgurants dans la réforme du capitalisme financier, conduisant à toujours plus de répartition de la richesse au sein des populations, une éthique grandissante des plus fortunés et des banquiers internationaux, des efforts remarquables pour réguler les flux de capitaux, l’abolition des transactions opaques tandis que notre classe politique ose proposer un changement de paradigme inspiré par des révolutions arabes imprévisibles !

      17. @Fuji san :
        /// « ça signifie que c’est réparable , corrigeable …tout va bien donc ! »

        Mais où lisez-vous cela ? Paul ne nie nullement que le peak-oil ne fasse réellement problème dans un avenir +- proche (pas plus que romain).

        Ne savez-vous pas faire la différence entre le passé et le futur ?
        ////
        Si j’ai raison : La pénurie d’énergie (petrole en premier ) est la cause essentielle des problèmes economique (donc structurel) …..Contre la tienne : pas les bons outils , le petrole y est pour rien .. (conjoncturel) …c’est important ..parce que tu crois que c’est « guérissable » , alors que moi j’ affirme que non : Ca ne servira a rien de lutter contre les vagues qui te mouillent les pieds , qd la marée descend et qu’on peut estimer l’ heure de la marée basse basse et le coef de la marée …(qd on n’est pas économiste) .
        Vos certitudes vous amène a chercher des solutions sociétales, voire idéologiques …alors que le problème est structurel . C’est du temps perdu (pas pour tout le monde) …Si ds 12 ans on est a 1/2 prod énergie fossile , il y aura encore (ici ?) une masse de blaireau pour croire que la cause est économique ?
        Essayez d’etre lucide ! Il y a plus de 2 milliards d’anciens pauvres qui sont passés du vélo a la mobylette …et nous décroitrons avant qu’ils la lachent ..parce qu’ils en ont plus besoin que nous .
        Quand aux scientistes gavés de certitudes , qu’ils aillent faire un tour sur les courbes de Raminagrobis avant de me baver dessus .

      18. Vigneron, un bon truc :

        Les sujets qui me cassent les pieds, je n’y accorde pas de temps.

        PAD

        Dans le noir complet, tu tends les bras devant toi, ou tu marches les bras pendants, en attendant de prendre le coin de la porte dans le nez ? : C’est juste ça, la question.

      19. @Thomas

        Les sujets qui me cassent les pieds, je n’y accorde pas de temps.

        Moi si, juste le temps d’en rire, patate. Cela dit, mes hommages à ton podologue.

      20. Vigneron, tu as lu lien que je donne à Romain ?,

        Et les sources sont officielles, pas trop d’écolos affolés chez Exxon…..

        Comme tu es très très malin, et que tu sais que 6% de déplétion c’est une division par 2 de la production de pétrole en 12 ans.

        Et ben tu vas m’expliquer ce que valent les projection futurede quoique ce soit qui ne prennent pas ce « détail » en compte.

        Réponds à jeun, s’il te plait.

      21. @Thomas le mal nommé
        1) Tu sais lire ? Je ne m’intéresse à ta terrible déplétion petrocalyptique uniquement pour m’en gauder, enfin surtout de ses interminables commentateurs. N’insiste pas.
        2) Tu sais ce que tu dis ? Je croyais que ta grande zénitude te protégeait de l’atteinte des fâcheux et casse-pieds autant qu’elle t’autorise à mépriser les sujets du même tonneau. Apparemment non. Dont acte. Compte sur bibi pour les piqûres de rappel.
        3) Alors comme ça les avis autorisés zé indépendants de la société philantropique Exxon, ça se biberonne couché sous la barrique, gousier direct sous l’esquive ? T’as raison Saint Thomas, c’est des zigs tout ce qu’il y a de plus sérieux et désintéressés, c’est sûr.
        4) Tu sais compter ? Non, c’est pas pour dire, mais à vue de nez, 6% de chute annuelle, c’est pas dans 12 ans qu’on est à 50%, mais dans 11 (100 . 0.94^11 = 50,63)… Oulalalala, mon dieu, mon dieu, c’est encore pire ! Tain ça fout les j’tons grave.
        Té moun drole, m’en retourne dans ma cuve 22 (comme l’année des – 50 % didonc ! ), finir de décuver, encore un pressoir à faire… pas qu’ça à foutre que peler les patates.

  34. Ce trader a au moins un point commun avec Paul : le système souffre d’un cancer, probablement mortel et son espérance de vie ne dépasse pas douze mois.

    1. Sous le système souffrent des hommes et des femmes. Pourquoi ?
      Dans le réel, qui se paye un vrai cancer ? Quand je ne peux plus fuir, tout se déglingue : mon corps fabrique un cancer, un trou se forme dans l’estomac, les artères se bouchent, ou les maladies infectieuses se développent méchamment. Mon cerveau n’inscrit pas en lettres dorées sur la porte de ma maison : Tout va bien patron ! Et pardon, je ne bande plus du tout. L’enthousiasme c’était hier.

  35. Est-ce que ce gars se rend compte qu’il joue un jeu à somme nulle, et que donc l’argent que lui gagne ne peut qu’être pris à d’autres? Et que donc aussi son modèle n’est évidemment pas généralisable à tout le monde? Les « conseils » qu’il donne (protéger ses avoirs – mais comment? cela il ne le dit pas) tendent à montrer le contraire. Comme si tout le monde pouvait se protéger d’un krach, individuellement.

    1. @ Mathieu
      Vous n’avez pas compri que les autres, il en à rien à faire…. pour lui, les autres, c’est le lisier qui engraisse les légumes de son potager. Il ne fait que t’inviter à faire comme lui pour avoir des carottes.

    2. Si un jour des milliers de petits traders pariaient sur la hausse, par exemple, de l’argent, ils prendraient l’argent à JP Morgan, qui a vendu des millions de ces titres découvert, c’est à dire aux actionnaires fortunés qui ont joué à la roulette pariant XAG à la baisse.
      Encore faudrait-il que les actionnaires soient obligés par la loi d’encaisser la perte sans que la banque ne perçoivent l’aide de l’état ou de la FED…

    3. Les marchés à terme ne sont pas un jeu à somme nulle : chaque nouveau contrat implique un acheteur et un vendeur, mais ce peut être à un niveau de prix supérieur à tous les prix ayant existé jusque-là. Quand les spéculateurs font monter le prix du pétrole de $45 le prix du barril en janvier 2008 à $147 en juillet, c’est vous et moi qui payons la différence à la pompe.

      Vous croyez que le prix de l’immobilier est un jeu à somme nulle… parce qu’il y a toujours un acheteur et un vendeur ? Réfléchissez une seconde.

      1. @ Paul Jorion
        1) pas besoin d’être cassant
        2) je pense que vous m’avez trop vite lu et mal compris: n’importe quelle échange est un jeu à somme nulle. Seule le production de richesse (entendu au sens très large: production d’un objet, transport de qqch à un endroit où il est utile ou apprécié, production d’art, etc…) ne l’est pas. Donc, il est impossible que tout le monde (et j’inclus ici bien tout le monde, les traders, mais aussi les consommateurs, et en particulier ceux qui font le plein à la pompe (j’imagine que Rastani ne s’adresse pas dans la vidéo juste aux traders mais à tous les téléspectateurs de la bbc) se protège d’un krach en même temps, juste en signant, vendant ou achetant des contrats ou des biens.

        Les exemples que vous citez vont tout-à-fait dans mon sens: les consommateurs à la pompe ont évidemment payé les spéculateurs, précisément parce que c’est un jeu à somme nulle. Les spéculateurs immobiliers gagnent de l’argent sur le dos de ceux qui in fine achètent les biens immobiliers pour les utiliser comme biens immobiliers. Les spéculateurs, s’ils gagnent de l’argent, ne peuvent que le prendre à quelqu’un. J’imagine que vous serez d’accord avec moi.

      2. Je vous comprends mieux : j’avais effectivement compris votre commentaire comme affirmant l’inverse exact de ce que vous m’expliquez de manière plus détaillée dans votre second explication. Nous disons en réalité exactement la même chose et quand vous parliez de « jeu à somme nulle » vous ne parliez pas du marché à terme en lui-même en tant que système clos mais, mais comme je le faisais dans la réponse que je vous adressais, du marché à terme au sein du système global. Désolé de ce malentendu et merci de m’avoir également adressé un mail pour attirer mon attention sur le fait qu’il s’agissait entre nous d’un pur malentendu.

    4. @ mathieu et Jorion :
      Jeu à somme nulle dans un certain grand tout, soit,
      Mais pas à dissipation nulle : création d’entropie inutile en veux-tu en voila.
      (Par exemple impossibilité d’investir à long terme sur un marché nerveux,
      économiser par des investissements le pétrole à 150$ de 2008 n’est plus « rationnel » en 2009, etc.)
      (Et une allusion au Rifkin qui voit l’entropie comme le côté « passif » de notre comptabilité anthropologique in partita doppia, le côté « actif » étant la capacité empathique, capacité « de plus en plus libérée » ou capacité « au progrès sans cesse s’accélérant », il y a un peu de méthode Coué dans son credo de ce côté là)

  36. Tout l’intérêt de ce Buzz est que je peux facilement illustrer la situation actuelle à mes collègues ou amis (a défaut de l’expliquer)
    J’entends tellement d’absurdités… Les véritables responsables sont très bien mis en évidence par ce trader.

    1. Ben non. Vu ce qui est en train de se profiler la zone euro survivra (un peu ?) plus plus longtemps que le dollar.
      D’où le déchaînement des aboyeurs Wall-streetiens : tous ceux qui ont parié sur l’effondrement de la zone sont paniqués.

  37. Ce Monsieur nous parle simplement du principe de la pompe à double effet, appliqué à la bourse.

    Cette pompe agit et débite :
    – à la hausse, quand le bras monte et pousse le piston
    (on achète quand le prix est bas et on revend quand il a suffisamemnt monté),
    – à la baisse, quand le bras descend et tire sur le piston
    (on vend à découvert quand le prix est haut, et on rachète quand le prix est bas).

    Plus la bourse est volatile, plus les mouvements sont rapides et amples, et le débit important. Dans ce sens, les crises sont des puits miraculeux, c’est aussi ce que dit Monsieur Rastani.

    Quant à y gagner quelque chose, c’est plus facile à décrire qu’à faire et je ne m’y risquerai pas.

    1. Pourtant, le phénomène qu’il explique existe bel et bien… J’en témoigne, à petite échelle, mais ça reste totalement vrai en général…

      1. Bien sûr, P. MEONI, je suis d’accord avec vous. Ce que je voulais dire, c’est que la presse s’est ruée sur l’argument de « l’absence de qualité » de Rastani pour parler comme il l’a fait pour lui nier toute crédibilité. Je ne juge pas ses arguments sur le fond (il doit y avoir une part plus ou moins grande de vérité), c’est la façon dont on a balayé sa crédibilité qui me choque : il est plus facile d’évincer l’homme que ses arguments.

  38. Le trader n’est il pas le « fusible » idéale pour des politiques qui ont permit la dérégulation financière, et donc la situation lamentable dans laquelle nous nous trouvons?

    Tatcher, Regan ,i Mitterand et leurs successeurs ont laissé le monde de la finance écrire les règles du jeux, les traders ne représentent que la partie caché de l’iceberg

    Excelent papier M Jorion, merci

  39. Ha oui, les gentils présentateurs de la télé qui se disent étonnés par la franchise du monsieur.
    perso c’est ça que je trouve odieux.
    comme si on ne savait pas que les gens qui sont là pour faire du fric sont là pour faire du fric …
    et de jouer la naïveté devant les masses: comment! notre bô modèle de société abrite des gens sans scrupules?
    le top du foutage de gueules

  40. Il y a un point que je n’ai pas vu remarquer, dans son discours: a plusieurs reprises il défend les bons du trésor américain…

    Or d’après ce que j’ai compris de la situation actuelle (essentiellement d’après le blog de Paul Jorion, je dois dire), ces bons du trésor sont effectivement un investissement rentable actuellement, mais uniquement du fait de l’engagement massif de la puissance américaine à ce que cela soit ainsi: cela ne repose sur aucune réalité économique, réalité économique qui pousserait plutôt à déclarer les USA en faillite.

    Or ce rapport de force qui permet à Washington de tordre ainsi la réalité économique est très provisoire: militairement les américains se font quand même un peu étriller sur leurs multiples théâtres d’intervention, et diplomatiquement si personne ne veut les affronter en face (à part ce qui reste d’Al Qaida) à peu près tous les pays émergents misent sur leur affaiblissement et tentent d’y contribuer, même si c’est chacun selon son agenda propre.

    Donc soit ce trader est naïf dans son cynisme, soit il sert une propagande…

    1. Non, il fait bien sa pub, et ses clients potentiels attendent qu’il sache vendre à temps,
      pendant que ceux qui vendront plus tard seront les dindons.

      Maintenant, sérieusement, il on mettait fin à l’accumulation du capitla par les oligarques,
      et l’économie au service des besoins de chacun et de tous,
      dans le respect de l’environnement ?

    2. Militairement, les américains n’ont aucun souci dans la mesure où ce sont des compagnies de sécurité privées (Tel Black Water, en Iraq, par exemple) qui assurent le boulot en place de l’armée régulière.
      Ces compagnies appartiennent au grand capital dans le seul but de protéger les investissements des actionnaires fortunés, et au passage, maintient l’illusion que les USA ont la puissance de feu nécessaire…
      Sauf que ces compagnies armées sont hors de contrôle de l’état américain, et on est témoin des « dérapages » qui ont eu lieu…

  41. Vous n’y êtes pas du tout les guerriers… Alessio est votre « allié objectif ».
    Pour la prise de conscience, ce garçon au front humide et aux narines accueillantes , est bien plus efficace qu’un club d’affranchis. Le miroir non pas du Dorian mais d’Alice…

  42. Ca me rappelle la déclaration d’Etienne Mougeotte sur la « vente de temps de cerveaux disponibles » par TF1. Je n’ai pas le sentiment que la face de la télévision en a été changée.

    Ca me rappelle le « Casse-toi pauvre con! » d’une petite frappe dont le nom m’échappe. Je n’ai pas le souvenir que le discours et l’action politique aient été renouvelés.

    Un jour, on verra un ministre sortir son sexe en prime time et dire ce qu’il pense de la sécurité sociale. Je ne crois pas une seconde que cela profitera à la sécurité sociale.

  43. Trader c’est acheter et vendre des produits sur « le marché », les bourses, pour ses clients, ou à compte propre, mais dans ce cas on dit un boursicoteur.
    En soi il n’y a pas de mal à travailler dans le commerce.
    Celui-là est jeune et veut bien faire son job, qui en effet consiste à gagner de l’argent pendant les hausses comme pendant les baisses puisqu’il n’est pas lui-même investisseur, y arriver est sa fierté professionnelle.
    Il doit aussi beaucoup fréquenter les forums financiers où l’absence de tout sens moral ou d’éthique est la norme, ainsi que la certitude que l’euro est cuit. Ce peut être choquant pour un journaliste qui entend souvent les propos rassurants des politiques, ou pour le public qui a placé son argent en bourse en perdant de vue qu’il y a un risque à y jouer.

    Désigner les traders comme les responsables c’est oublier tous les autres, de celui qui veut gagner gros avec son argent à ceux qui ont décidé du fonctionnement des bourses, ou encore les politiques qui ont fait en sorte d’offrir aux bourses la rente des emprunts d’état dans les années ’70.
    Ce ne sont pas les traders qu’il faut interdire, c’est d’une part de cesser confier aux marchés les dettes des états et d’autre part d’interdire la spéculation sur l’alimentaire et de la limiter sur le reste.
    On peut aussi penser à une meilleure redistribution et à limiter les différences de patrimoine mais c’est plus indirect.

    J’ai entendu quelque part que Goldman Sachs conseille à ses bons clients de parier sur un krach massif, tant en euro qu’en dollar, cette idée est très répandue sur ce blog même, rien de choquant.

  44. Vous êtes tous à gloser sur les élucubrations de ce gugus qui n’est un acteur interprétant le rôle du vilain trader. Ce n’est qu’un pauvre boursicoteur qui bricole à la maison derrière son PC et vous marchez à fond, vous correz tous même. Ce qui est intéressant, c’est pourquoi vous courrez aussi vite ??? A mon avis, c’est pace qu’il ne dit pas autre chose que ce que vous avez envie d’entendre, persuadés que vous êtes que les traders sont des salopards sans scrupules. Ce qui est grave, c’est que vous culpabilisez car vous cautionez le système qui engendre les trader. Vous cautionez le capitalisme en allant au travail le matin, en prenant votre paye à la fin du mois, en mettant vos petites nécomomies sur votre Livret A, PEA, Perco, Perp, Assurance vie…. Bref, ce type vous renvoie votre image dans le miroir et elle est pas belle.

    1. C’était bien l’objet du billet , même si finalement il apparait que l’image reflètée était celle d’un masque !

    2. Vous cautionez le capitalisme en allant au travail le matin, en prenant votre paye à la fin du mois, en mettant vos petites nécomomies sur votre Livret A, PEA, Perco, Perp, Assurance vie…. Bref, ce type vous renvoie votre image dans le miroir et elle est pas belle.

      C’est pas si tordu du carafon que ça votre réflexion…

    3. « Vous cautionez le capitalisme en allant au travail le matin, en prenant votre paye à la fin du mois, en mettant vos petites nécomomies sur votre Livret A, PEA, Perco, Perp, Assurance vie….  »

      Ouf, je ne fais rien de tout cela !!!

  45. Rastani semble être effectivement un trader technique et ce qu’il dit de ses motivations et pratiques ne differe pas dans son fond de ce que nous a professé un enseignant du trading que j’ai eu il y a plusieurs années dans le cadre d’un MBA d’une ecole publique française.Ce professeur nous a expliqué les techniques du trading technique à même de nous permettre un suivi des tendances haussierses et baissières ainsi que les moyens de tirer profit des deux cas de figures. Il etait clair pour lui que plus il y a de la volatilité et des perturbations dans le marché, plus nous pouvions augmenter la frequence de nos operations et les gains y associés.

    Je ne comprend donc pas pourquoi ce Monsieur est critiqué si severement par vous car son metier est legal et même respectable au vu des standards de nos sociétés .Je pense qu’il devrait être remercié par ce qu’il a fait l’effort d’explication sans langue de bois de ce qu’il fait. Par contre s’agissant du trading en général et de son utilité sociale et son caractère nuisible et casino, ça tout le monde le sait et je ne peux qu’être d’accord avec vos commentaires.
    Ci-joint, un entretien qu’il a eu avec les journalistes du site forbes.

    http://www.forbes.com/sites/emilylambert/2011/09/27/trader-or-prankster-we-called-alessio-rastani-and-asked/

    N.B je ne suis pas trader

      1. Julien, tu n’es pas un joueur, tu n’as pas de joueur véritable parmi tes proches, tu n’as pas lu le joueur de Dostoïevski (Fait d’or), tu ne regardes pas les zémissions de Delarue; sinon tu saurais qu’un bon et vrai joueur ne joue jamais avec autre chose que du pognon qu’il doit.

    1. Ce que vous dites est intéressant : « son métier est légal et même respectable au vu des standards de nos sociétés ». Cela veut dire qu’il n’y a aucune opinion à avoir ni sur les traders qui précipitent l’écroulement du système économique, ni sur les ouvriers des usines d’armement, ni sur les employés des compagnies de sécurité privées, etc. Cela s’assimile au conservatisme absolu : le monde est parfait et il n’y a absolument rien à y changer. Honnêtement, j’ai du mal à imaginer comment vous pouvez aboutir à une telle conclusion. Enfin, pour autant que ce soit vraiment une conclusion.

      1. Etre militaire de carrière ou travailler dans une usine d’armement aussi c’est légal et considéré par la majorité des gens comme des activités respectables, alors que dans beaucoup de cas les objecteurs de conscience allaient en prison ou pire. En temps de paix les gens dont c’est la fonction ou le métier ne sont pas interviewés à la télé, du moins pas sur le fond des choses, et en temps de guerre l’interviewé et l’interviewer sont choisis avec le plus grand soin! On ne considère en tous cas pas les militaires comme des psychopathes ou des sociopathes, sauf en cas de crimes de guerre.

        Dans le cas de ce trader je n’ai pas l’impression qu’il se soit rendu compte du public auquel il s’adressait et encore moins du fait que l’opinion est en train d’évoluer à propos des activités financières en général et de son métier en particulier.

        Pour la guerre il y a en principe des règles (la première Convention de Genève date de 1864.) Pour les activités financières il y en a eu, au bon vieux temps, mais…

      2. Grande question : ce qui est légal est-il juste ? Les anciens disaient que ius est ars boni et aequi. Force est de constater que le métier légal de ce trader heurte notre sens de la justice et de l’équité. Nous touchons du bout des doigts au Droit Naturel, les amis! Encore un petit effort…

      3. J’avoue que je butte là dessus avec pas mal de monde :
        Le bien et le mal seraient suffisamment cadrés par le code civil….ce qui permet de ne penser qu’à soi en toute Paix, quelle misère !

      4. @ Thomas
        Votre question renvoie à la philosophie du droit et, plus particulièrement, à l’opposition fondamentale entre le positivisme et le jusnaturalisme : en quoi le droit pour être droit doit-il (au moins) s’inspirer de valeurs ? Les premiers pensent que cela n’est pas nécessaire, les seconds l’exigent. Vous citez le code civil : bel exemple d’ouvrage voulu par le pouvoir de l’époque ! Pour résumer grossièrement, la codification napoléonienne avait à la fois un but pratique (le rassemblement de normes nouvelles et anciennes dans un seul ouvrage) et un but politique (la centralisation visible de l’édiction de la norme civile). De là à dire que la codification napoléonienne s’inscrivait dans une logique purement positiviste… C’est trop simpliste. Le droit est lié au pouvoir qui l’émet sans pouvoir être réduit à celui-ci. S’il est conçu comme indépendant de toute causalité naturelle, il peut néanmoins être considéré comme intimement lié au pouvoir de fait (cf. théories de Kelsen), ce qui sous-tend une certaine adhésion à certaines valeurs politiques fondamentales. En cela, oui, les juristes positivistes de 1804 ne renieraient en rien le travail de codification en ce qu’il leur a permis de marquer leur révérence aux sacro-saints textes mais tout en ne s’affranchissant pas de leur considération réelle et toute jusnaturaliste pour des valeurs nouvelles et supérieures (la révolution n’était pas vieille de 15 ans alors).

      5. @ GL

        Pour la guerre il y a en principe des règles (la première Convention de Genève date de 1864.)

        Allez en parler à ceux qui sont passés (et sont toujours présents) par Guantanamo ou Abou Ghraib…

      6. N’hésitez surtout pas à modérer mes mots s’ils vous semblent illisibles…
        Mr Jorion, « Cela veut dire qu’il n’y a aucune opinion à avoir… » (Saad n’a pas dit ça.)
        Bon, opinez si ça vous chante mais… on comprend quoi avec une « opinion »? On résout quoi avec une « opinion »?…
        « Honnêtement, j’ai du mal à imaginer comment vous pouvez aboutir à une telle conclusion. » (Saad n’a rien conclu)
        Alors voilà, comment dire, mon « opinion » a du mal avec le premier mot de cette phrase…. Sauf votre respect bien sûr…
        Aucun rapport mais je note que « jésuite » est un mot qui n’a jamais été écrit sur ce blog… pourtant si riche en vocabulaire.
        On ne peut juger qu’en refusant de comprendre. On a le droit ceci dit…
        Mais on ne dit pas alors qu’on « explique » les châoses…

      7. @Philippe MEONI

        Je n’ai pas vraiment d’illusions sur le respect des accords de Genève, même si je pense qu’ils peuvent au minimum servir de justification à ceux qui trouvent plus prudent de ne pas tirer sur les ambulances du camp adverse.

        Ce que je souhaitais mettre en évidence c’est la manière dont les sociétés ont l’habitude de gérer les écarts entre les principes qu’elles affichent – tel que « tu ne tueras point » – et la réalité où les militaires et les bourreaux y sont autorisés et plutôt considérés comme respectables.

      8. @Thomas et Koohagen:
        Ce débat sur la filiation du droit moderne depuis le droit naturel (Que j’assimile aux rites inhibiteurs des animaux sociaux en vue de hierarchisation) mériterait une longue polémique .
        Thomas a raison en suggérant que l’écriture du droit ets une premiere simplification d’un processus complexe , mouvant , adapté a chaque milieu , chaque histoire et que de réécriture en réécriture , il y a une perversion et possibilité de prise de pouvoir .
        Ce débat rejoint le débat constructivisme/ naturalisme avec le risque d’affect idéologique.

    2. @ saad,d’ici quelques mois evitez ce genre de propos en public,vous pourriez avoir de graves problemes et si l’on vous demande votre formation,dites patissier,vous savez les standards et autres modes
      changent vite,regardez les femmes du dejeuner sur l’herbe de mannet au 19eme c’etait des tops models,maintenant c’est l’anorexie

      1. « saad,d’ici quelques mois evitez ce genre de propos en public,vous pourriez avoir de graves problemes « 
        La modération est parfaite ce soir.

    3. Sûr qu’après avoir éliminé toute régulation, « dépénalisé le droit des affaires » et conservé les frontières pour le fisc et la justice, tout est légal.

  46. Le Monde :  » La « prime Sarkozy » fait pschitt ».

    Au moment où il en a été fait grand cas ici, j’avais écrit entr’autre:
    […]Cette prime devient un coup politique.
    Elle aggrave la césure entre salariés.
    C’est au minimum un mauvais coup porté à la solidarité… […]

    Plus quelques considérations sur la spoliation de la Sécurité Sociale,
    le projet portant exonération des chaâarges sociales.
    ( c’est à dire le piège à gogo irresponsable habituel)

    Restons positif:
    Encore une bonne idée non menée à terme, comme le discours de Toulon !

    (Pour les nouveaux :
    « charge » désigne l’action du 7.ième de Cavalerie US contre les Indiens; voir Lucky Luke ou Rantanplan.

    « chaâarge » désigne les salaires différés et moyens de financement de la solidarité
    sociale, attachés et calculés par rapport au salaire brut de brut ou Rémunération Globale du Travail.
    Dans le privé, les taxes, impôts sur salaire et chaâarges représentent environ 50%, ou plus, de la RGT.)

  47. Cela n’a pas et n’a jamais eu de sens de faire des enfants. C’est juste quelque chose qui se fait. Avec beaucoup de bonheur, certes, mais ça c’est une autre histoire …

    1. Je suis assez d’accord que ceux qui mettent les enfants en avant pour justifier leurs choix économiques sont de fieffés salops .

      Ceux qui ne peuvent pas en avoir ,en le désirant pourtant , connaissent vraiment la nature d’un enfant .

  48. Ces traders ont été mandatés par les hedge funds, eux-même mandatés par toute la génération de baby-boomers qui arrivent à la retraite et veulent garder leur qualité de vie, leur pouvoir d’achat, à partir de pas grand chose cotisé durant leur vie active.

    En gros, on demande aux spéculateurs de transformer du plomb en or.
    Ce qu’ils font, sans aucun état d’âme.

    Mais leurs patrons, leurs clients, en ont-ils ?
    Non!

    Les boomers n’hésitent pas à spolier leurs enfants pour leur bien-être.
    Et pourtant, il est pas compliqué de comprendre que quand la descendance vit moins bien que leur parent, c’est qu’il y a quelque-chose de pourri dans le royaume.

  49. Je ne sais pas ce que ça vaut, mais il semble que nous allons entendre parler des 99%.

    Après occupy wall street, qui s’est concrétisé et est réprimé avec une remarquable discrétion des médias, un nouveau mot d’ordre commence à être diffusé. Chaque ville est encouragée à créer sa « place Tahrir » (vu Londres, Philadelphie, Chicago, Cleveland, Washington….

    A voir….

  50. Ces mecs sont morts, ils le savent. Mais on trouve encore de bons acteurs aux states…

    Ce mec est dans le même coup foireux que ces journaleux (faussement étonnés) payés pour faire passer l’ « information officielle » suivante : l’euro est mort, que vive le dollar. Acheter des bons du trésor américain!

    Faudrait rappeler à ces charlots qu’ils ne sont pas de ceux qui chantent d’une façon juste et debout quand ils sont dans la merde…

    C’est aussi déplacé et insolite qu’un cygne qui fait cocorico en agonisant de son dernier chant.

  51. Le pessimisme (ainsi que la loi), c’est celui des élites. La horde primitive, le Contrat Social, ne sont que de mythologies « éthiques » distillées comme soporifique. Et quand cela devient gênant on prône l’égoisme, pour faire diversion.

    Mais nous n’avons pas à partager ce pessimisme, résultat de l’impuissance et pour cause. Nous savons très bien ce qu’il faut faire, – le problème (ensuite) étant concrètement de faire vivre une démocratie réelle, alors que par exemple les institutions en France déjà, sont bâties de sorte à ralentir toute l’intempestivité législative, avec le Sénat, le Conseil Constitutionnel, la discipline parlementaire que forment les groupes, la non maitrise de l’ordre du jour par le Parlement, la Constitution. Alors qu’une démocratie plus citoyenne, aurait à se confronter également avec la question des limites du pouvoir, au risque de devenir une dictature, pour les minorité.

    En revanche si l’on admet une instance limitant la démocratie (absolue), cette instance elle même se place en dehors du pouvoir démocratique et l’on risque à nouveau une oligarchie. C’est qui me rend pessimiste, c’est tellement difficile d’imaginer ne serait ce que la démocratie qui est finalement la forme de gouvernement la plus méconnue.

    Tout pouvoir, même celui du peuple, devrait être limité, mais alors l’oligarchie se reconstitue insidieusement… La souveraineté réside dans le peuple, mais on voit dans la pratique qu’il est nécessaire de tempérer toute souveraineté, en tout cas nos institutions nous en donnent l’exemple, fruit d’une longue expérience….

  52. Je propose d’envoyer cette vidéo sous-titrée aux secrétariats de
    1) tous les députés français
    2) tous les membres du gouvernement
    3) tous les sénateurs
    +
    Tous les euro-députés
    Tous les gouvernements européens

    Pour commencer

    On peut aussi rajouter tous les présidents de régions et départements mais ça fait beaucoup de gens pour pas beaucoup de pouvoirs 🙂

      1. Je viens de lire aussi l’interview sur Forbes.com, il me semble aussi que ce gars est un vrai trader indépendant, qui a travaillé dur pour arriver où il en est, ce n’est pas facile mais à la portée de tous.

        Maintenant que chacun se pose la question sur la façon dont il gagne sa vie, sur les produits qu’il fabrique pour ça, sur les patrons qui le paye, sur l’origine des produits qu’il vend ou achète, sur les personnes qu’il sert, sur la source de tous ses revenus et qu’ensuite ceux qui pensent que vraiment tous leurs actes sont sans reproches lui jettent la première pierre.

  53. Bonjour
    Je fréquente ce blog depuis quelques mois, je ne suis pas économiste pour deux sous, mais cette vidéo me réjouit ! Elle ne déclenchera pas une révolution, mais il est savoureux d’entendre cette mise à nue de la mariée sur un grand média. Elle me conforte dans mon adhésion à quelques idées portées par le programme du Front de gauche . . .

  54. C’est peut être cela, la vrai transparence, un type en trois pièces qui vient vous redire la prophétie de Naomi Klein, version optimiste, puisqu’effectivement, en cas de catastrophe, naturelle, financière, guerre, il y a toujours du fric à se faire.

    1. C’est peut être cela, la réelle transparence
      Un type sapé trois pièces , vous faisant des avances
      récitant d’optimisme, Naomi klein remix
      Ces dires faisant mention, qu’en cas de grands remous
      catastrophes naturelles, financière ou bien guerre
      la raison choisira, toujours du fric à s’faire

  55. Wouawou! C’est la fête! On s’amuse comme des p’tits fous! Et pendant ce temps la, y’en a qui vivent pour de vrai! C’est oû le vrai monde?

  56. http://leblogalupus.com/2011/09/27/commentaire-du-27-septembre-quand-la-somme-des-interets-prives-nuit-a-linteret-collectif-par-bruno-bertez/

    « …Nous ne sommes plus dans la théorie financière, monétaire ou bancaire, nous sommes dans le sang et les larmes. Dans la douleur et les sacrifices.

    Dans cet esprit deux choses ne doivent pas être perdues de vue :
    1- Toutes les solutions ou pseudo solutions passent par l’Allemagne. Comme l’écrit le Spiegel par exemple l’avenir de Sarkozy passe par Merkel . Sa position et ses solutions ne valent que si l’Allemagne accepte de payer.
    2- En attendant les solutions c’est la BCE qui fait la transition. La BCE agit en fait comme une entité fiscale, elle opère comme une entité fiscale européenne de fait.

    Dans les cas, c’est l ‘Allemagne qui détient les clefs et c’est donc elle , ses positions, celles des partisans de Merkel, celle des opposants de Merkel, celle de l élite allemande; celle du peuple etc qu’il faut suivre.

    Pour l’instant la BCE a les coudées presque franches puisque les allemands ont quasi démissionné de la BCE pour ne pas être tenus responsables des dérives de Trichet. »

  57. juan nessy
    28 septembre 2011 à 21:07

    Bonsoir Martine !

    Vous avez déjà claqué 700 000 € depuis le 10 février ? !….M’enfin Juan 700 000E ….J’ai 2000 E placés chez Triodos ….Et ai renoncé à tout « bien matériel » et suis mam d’un enfant à l’univ ( le pauvre) …….Prenez un peu de magnésium…Et vive la vie !…de future clocharde ( je vous l’accorde)…mais en même temps, c’est la seule liberté qui nous reste

    1. 700 000 e c’était le jack pot que vous aviez encaissez au bénéfice d’un arrondi qui laissait un trou dans la caisaae .

      Je suis sûr qu’avec une maman comme vous votre enfant sortira encore viable de l’université .

      Vous m’avez par contre foutu un coup au moral avec votre conseil sur le magnésium .

      Bonne jounée et couchez vous plus tôt .

    1. Merci Dissy.
      Ce blog est super …
      devenu vite number one pour les échanges très ouverts,
      mais aussi pour les infos.

  58. Notez que de partout (AFP, Arrêt sur images, Le soir.be, etc.) fusent, mais ce n’est qu’un écho, des reprises d’une seule source, l’organe officiel du parti conservateur anglais, le Daily Telegraph, qui « révèle » sur le ton du persiflage : « ce n’est qu’un boursicoteur du dimanche, il n’y connaît rien ».

    C’était bien la position n°2, dans ma classification : disqualification, par ceux qui ont des raisons de faire croire que les marchés sont socialement utiles. Les autres jouant, probablement dans cette comédie, le rôle de l’idiot utile, trompés qu’ils sont par le goût si moderne pour les « fausses révélations « et le renversement « des emportements médiatiques «.

    Mais en fait, ce n’est pas de cela qu’il s’agit depuis le début : non pas de prouver qu’il est un acteur, un vrai ou faux trader (à partir de combien de millions d’€ obtient-on le certificat ?), quand même un boursicoteur, ou un peu timbré mais pas complètement déséquilibré (« attention seeker »), qu’il disait ou non la vérité en parlant des gouvernements, de Goldman Sachs, d’un krach ou d’économie, qu’il comprend « vraiment » comment ça marche, qu’il est ou pas dans le secret des dieux, que tous les gens « lucides » savent que c’est ce qui se dit sur les marchés, etc.

    Ce personnage, fictif ou réel peu importe, révèle en l’incarnant l’inconscient profond de l’homo œconomicus moderne en en poussant la logique jusqu’au bout, l’homo œconomicus moderne que l’on a incité chacun à devenir, en contraignant chacun à chercher des solutions individuelles en délégitimant et détruisant les solidarités collectives. Puisqu’investir dans la pierre « pour ses vieux jours » se fait nécessairement au détriment d’un autre qui devra payer l’augmentation « naturelle » du prix, tant que le système marche, et qui est en fait encore une escroquerie.

    L’abstraction de la finance a atteint un tel point que l’on s’imagine que l’argent pousse magiquement, qu’il existe un jeu où il n’est jamais pris à quelqu’un, qu’il peut exister un système économique où tous spéculent et personne ne produit, que l’on peut spéculer sur la fin du système économique et quand même en tirer de l’argent (mais pour en faire quoi ?), j’en passe et des meilleures. C’est ce que l’on appelle l’adoration du veau d’or, tout simplement.

    Pour le monde qui vient, il va falloir faire autrement. Se passer des bons investissements, faire une croix sur ses assurances vie, son matelas, sa cassette. Parce qu’aucun monde commun n’est possible avec des Alessio Rastani.

    Et c’est seulement cela que j’ai pointé.

    1. « Parce qu’aucun monde commun n’est possible avec des Alessio Rastani. »
      Alors il n’y a pas de monde commun possible pour nous-même.
      Car on ne peut pas imposer à un malade qui ignore l’être (ou refuse de le savoir) un traitement, quelqu’il soit, sans risquer un rejet massif de sa part.
      En premier lieu, il me semble qu’il serait nécessaire de définir ceci comme un pathologie, qui n’épargne personne.
      Sans cela, il y aura toujours bon nombre qui s’extrairont du lot en disant ‘pas moi ! je joue à un jeu à somme nul : je ne fais que prendre à un seul’ ou ‘ce que je fais n’a en rien de commun avec l’ignominie de ce trader’.
      Et que cette pathologie peut être reconnue grâce à certaines caractéristiques mais aussi traitée.

      ‘aucun monde n’est commun avec des Alessio Rastani’ : car ils vivent au-delà de ce monde-ci, dans la démence.
      Ce mec nous paraît certainement sympathique parce qu’il souhaite, selon ses propres dire à Forbes, avertir, sincèrement, le public, de l’écroulement en cours et des modes de fonctionnements, réels, de la finance.
      On en oublierait le fait qu’il voulait surtout nous ‘vendre’ la nécessité, pour chacun, ‘d’acheter’ ‘sa’ vision de la fin du monde : celle d’une gigantesque opportunité financière.
      Si c’est un prophète, c’est celui de l’annonce de la phase terminale de cette pathologie, quand celle-ci colonise l’ensemble du corps avant que de le mener à l’épuisement définitif.
      Et en lieu et place du jugement dernier, celui du dernier jugement … d’investissement.

      Le reflet schizophrénique d’une société schizophrénique.
      Que faire de ce reflet ?

      1. @ Juan :
        Oui, qu’est-ce qu’elle/il fout, Schizosophie, en ce moment, je vous l’demande ?
        Au lieu de shorter à tout va ses gold positions, ferait mieux de venir mettre son grain de sel dans la tambouille …
        Faut tout faire soit même icite, c’est dingue !

      2. Bon ok, j’enlève mon short. Le texte de Nikademus me semble excellent. Ce d’autant que le billet de Nikademus buzze au travers de la reconnaissance de Jorion et de son blog, comme si le contenu dudit billet avait imprégné sa forme. Ce gland buzzeur hyperadapté d’italo-iranien anglophone tellement pas amoral que la moralité, même comme chose à transgresser, ne lui vient même pas à l’esprit, en eût-il une once, envisagé comme symptome de l’époque ultérieure à la précédente qui a été nommée « l’époque » par celui qui fit du spectacle un concept me convainc tout à fait.

        Mais ce « portrait » devenu « miroir », et ce non pas pour des raisons d’érudition renvoyant au palimpseste d’Oscar l’Irlandais sauvage, me laisse interdit : qu’est-ce qui s’y voit en regradant le portrait ? Notre époque ? Une époque qui fait des portraits de miroirs, des trompe-l’oeil où s’emmurer ? De quoi réfléchir, forcément, mais aussi s’y perdre. Que serait un texte baroque et moderne qui s’intitulerait De l’essence d’une vitrine ?

        Comprenez bien qu’avec un problème comme ça, portrait ou miroir, et en plus sans short, ça m’la coupe, forcément, la chique.

      3. @ Schizosophie :
        Ah ben quand même …
        « De quoi réfléchir, forcément, mais aussi s’y perdre. »
        Eclairant, devrais-je dire.
        Mais alors, point de schizophrénie dans son exposition, du bonhomme, à vouloir à la fois sauver le monde et en même temps le perdre (en l’incitant à ‘gambler gambler’ jusqu’à et surtout sur la fin) ?

        « Que serait un texte baroque et moderne qui s’intitulerait De l’essence d’une vitrine ? » : ça, personne ne peut dire ce que serait votre billet propre …
        😉

        PS : et l’inverse, pour le titre de votre futur billet, ‘De la vitrine pour une essence’ ?
        Remettez le short, remettez le short …

      4. de l’importance du « short »- court ou long – sur le comportement des chrysanthèmes, heu des traders …

    2. Ce personnage, fictif ou réel peu importe, révèle en l’incarnant l’inconscient profond de l’homo œconomicus moderne en en poussant la logique jusqu’au bout, l’homo œconomicus moderne que l’on a incité chacun à devenir, en contraignant chacun à chercher des solutions individuelles en délégitimant et détruisant les solidarités collectives.

      J’aime.

      Les paroles provocantes du « trader » ne favorisent-elles pas la prise de conscience de ce que nous sommes devenus des ‘homo oeconomicus’, à des degrés divers. Je suis syndiqué, je manifeste, je pétitionne, je milite pour un changement profond de notre vie commune, pour l’établissement d’une vraie démocratie. Et pourtant, je me sens aussi ‘homo oeconomicus’ qui essaie d’utiliser le système pour assurer ses vieux jours et donner à ses enfants la possibilité de vivre du métier qu’ils choisiront. Suis-je un Janus aux deux visages ? Ne sommes-nous pas presque tous à la recherche de notre propre intérêt, tout en veillant au bien commun ?

  59. Vous n’êtes pas les seuls. Sur internet plusieurs sites reprennent cette vidéo quel que soit la tendance politique. Il est cependant triste et grave que vous consacriez autant d’importance à quelqu’un dont on ne sait toujours pas à l’heure où j’écris ces lignes si c’est un véritable trader ou un usurpateur. Vous utilisez cette vidéo douteuse afin de vous ancrer dans vos certitudes. Attention au dérapage. Votre fréquentation importante donne des responsabilités. A commencer par vérifier la véracité de vos informations. Ce n’est pas TF1 ou Le Monde ici…

    1. @ Optimiste

      Cher Optimiste, comme nous « avons une fréquentation importante (qui) donne des responsabilités », nous avons bien entendu vérifié comme tout le monde (l’info est publique depuis hier et un article du Telegraph en Angleterre) que ce jeune homme est un « attention seeker » et un trader hobbyiste, qu’il n’est pas enregistré auprès des autorités de la City, et qu’à la vue des résultats de ses opérations boursières, il ferait sans doute mieux, non seulement pour le bien de l’humanité mais aussi pour celui de ses finances personnelles, de trouver un nouveau hobby.

      Mais si vous lisez bien le billet de Nikademus, savoir si c’est un véritable trader ou un usurpateur n’a en réalité que peu d’importance si l’on s’attache à la nature du message.
      Il semblerait que les rares traders qui se soient exprimés (courageusement dans le plus strict anonymat, ce qui ne permet pas davantage de vérifier s’ils sont des usurpateurs eux-aussi) ne fassent que confirmer ce qui a été dit par leur « confrère » sur la BBC.

  60. ouais c’est pas la révélation du siècle, non plus!

    Le but du trader est de faire de l’argent par n’importe quel moyen. c’est pas un scoop! ou sinon je m’en rends pas compte car trop proche de la finance.

    ce serait comme dire :
    le but d’un militaire c’est de gagner la guerre par n’importe quel moyen (tuer des gens)…

    Maintenant, j’adhère au fait que la finance doit se recentrer sur son metier de base :
    collecter l’épargne vers l’investissement dans l’économie, les infracstructures, etc….

    C’est clair qu’avec des exemples comme ça, la finance se ferra massacrer au lieu d être recadrer à son utilité première!

    NB : on en a encore pour 12 mois, consommer les enfants 🙂

  61. Ce type a dit des verités qui ne sont pas bonnes a dire, surtout au pays de la City. Du coup, on le dicredite.
    Moi, je le felicite malgre son cynisme. Il nous explique qu’il profite d’une opportunite dans un systeme qu’il n’a pas cree mais qu’il utilise. Il dit ce que personne n’ose dire. Qui est le plus blamer, celui qui profite du systeme en vous disant que tout va bien, ou celui qui explique les choses telles qu’elle sont.
    J’espere que sont temoignage reveillera les endormis.

    1. La City c’était la dernière vague. Elle s’écrase comme toutes les vagues. Sur la plage de l’échec. C’est avec plaisir que je te vois surfer. Je pousse la vacuité au maximum. Pauvre type, me suis jamais baigné deux fois dans la Volga.

    1. violence inouie.
      Preuve de la peur de l’extension d’un mouvement d’indignés,
      de Main Street contre Wall Street.
      Le Mur a chuté.
      Reste à faire tomber toute la Rue;

  62. Bonsoir, à votre lecture, en effet, je remarque qu’on s’attaque bcp à ce monsieur. A mon sens la question n’est pas savoir si cet homme est bon ou mauvais, mais comme il a été dit c’est la nature du message. Pour moi ce n’est pas un scoop, mais que cela va-t-il donner? Une guerre civile? Ou chacun pensera à sa survie? ou je ne sais quoi? Personne n’imagine cela. J’ai la trentaine, je n’ai pas vécu la guerre, mais rappelons-nous que l’humanité est bien plus agée que nous, et qu’il y a déja eu 2 guerres dans ce siècle.

  63. Les tricheurs

    Ils sont là des milliers dans les aéroports
    Ils sont dans les bureaux, dans les restaurants chics
    Un peu plus de trente ans, décidant de ton sort
    Tous habillés tendance, ils aiment le classique
    C’est des mecs éphémères
    Sans archives et sans restes
    Des hommes qui peuvent tout faire
    En anglais dans le texte
    Des hommes qui peuvent tout faire
    Et le bien et le mal
    Des ennuis, des affaires que dégueule le journal
    Ils ont l’absence hautaine des loufiats de la haute
    Le reflet de l’argent égalise leurs traits
    Ils se ressemblent tous et vendent à la baisse
    Achètent à la hausse et vivent sur les frais

    Dis pas du mal des riches (bis)
    On sait jamais ce qui peut t’arriver
    La soif de gouverner, le goût d’anéantir

    Seul avec son portable dans les aéroports
    Poursuivant une idée très fuyante de lui
    C’est un mec pressé, même quand il s’endort
    Son bel ordinateur veille à côté de lui
    Sa femme est quelque part
    Derrière le Stock Exchange
    Quand le premier milliard sera sur le tapis
    S’il est toujours vivant il reproduira même
    Des enfants impeccables qui auront tout de lui
    Certains soirs il raisonne, il cède à la fatigue
    A l’auto dérision, au cynisme, à l’ennui
    C’est sa part de bêtise, elle est inévitable
    Mais il se reprend vite dans l’action et l’oubli

    Dis pas du mal des riches (bis)
    On sait pas ce qui peut t’arriver, non

    Ils sont là des milliers dans les aéroports
    Tous habillés tendance, ils aiment le classique
    La musique cubaine, les films asiatiques
    Allez man, on se casse

    Dis pas du mal des riches (bis)
    On sait pas ce qui peut t’arriver, non

    BERNARD LAVILLIERS (Album « Arrêt sur image » – 2001)

  64. Que « le trader de la BBC » représente quelque chose ou non, finalement peu importe. Ses propos ne sont qu’un écho – moins policé et « politiquement correct » – de ceux tenus par un vrai trader pur jus dans la dernière émission d’Arrêt Sur Images : Un Greenpeace de la finance, oui, on peut le faire !.

    Au-delà de ça, ce qui est effectivement assez génial, c’est qu’il nous renvoie, ce « trader de la BBC », l’image que nous voulons tous voir et détester. Et il le fait dans des proportions – exagérations dans le contenu et le ton – telles que cela nous rassure parce que cela semble venir d’un monde qui nous serait étranger et dans lequel nous n’aurions, nous pauvres innocents, rien à faire.

    Hélas ! Si l’on est un tant soit peu critique, on regarde son milieu professionnel, son entreprise privée, on y regarde les modes de rémunérations et de prime, on y regarde avec – normalement – un dégoût qui touche à la nausée la notion de « mérite » (quoiqu’il subsiste malheureusement énormément de gens qui gobent cette poudre aux yeux de mérite qui ne sert qu’à mettre les gens en compétition et les monter les uns contre les autres), qui salit une énorme majorité des modes d’augmentation de salaire, d’attribution de primes et promotions… Et puis on regarde les discours tenus quand, dans certaines entreprises, les délégations syndicales tentent de sortir petit à petit de ce jeu de dupes… Et puis tous les jours, on regarde X qui pense automatiquement être meilleur et « plus méritant » que son collègue Y, que Z pense que T est un parvenu monté par copinage et qu’enfin au mérite il aura son dû pendant que T redescendra, etc.

    Bref, ce que ce trader de la BBC nous montre, c’est bien notre image (bien sûr juste un chouia déformée 😉 ), notre individualisme, notre incroyable capacité à tomber dans le panneau quand on agite devant nous le chiffon rouge du « mérite » que nous traduisons, avec une bêtise qui ne cesse d’étonner, en « je mérite plus que les autres, j’aurai plus que les autres, je serai plus haut que les autres ».

    1. Et symétriquement à cette adhésion subreptice au superlatif, il y a l’adhésion symétrique au « moins », ce qu’on appellait grosso modo complexe d’infériorité (ne me sautez pas dessus, les psychanalystes du coin, svp) , où la personne intériorise qu’elle n’est pas du monde des « supérieurs », des « rois du superlatifs », alors qu’elle en a les capacités intellectuelles par exemple. Un des volets du « plafond de verre » pour les femmes.

  65. @Hubert etc…
    Vrai trader ou pas, le fond de son propos reste pertinent: on sait bien ici l’importance de Goldman Sachs pour influencer la politique économique des USA donc du monde. De plus, je vous renvoie au formidable film « Let’s make money » ou un vrai trader affirmait sans-gêne aucune (plutôt un sourire gourmand!) que c’est quand le sang coule dans les rues qu’il y a le plus d’argent à gagner en bourse…

  66. Détournement de l’attention que tout cela, dans la même optique que ce que dénonce le billet de Jean-Luce de la Morlie http://www.pauljorion.com/blog/?p=28816
    Ce à quoi l’on résiste, sans œuvrer activement à la construction d’un nouveau monde, toutes ces résistances persistent et alimentent le système en place.

    Évidemment, je ne parle pas du blog ni de son action, mais de la plupart des interventions sur le mur de commentaires.
    Y’a du chemin qui reste encore à faire.

    On pourrait appeler ce mur, dans certains cas, le mur des lamentations ou de l’indignation.
    C’est un moyen de ralliement en quelque sorte, reflétant la montée en puissance d’une prise de conscience collective pour qu’émerge enfin et véritablement, un nouveau modèle de société pour au moins les 100 prochaines années, parce que nous ne sommes pas encore prêt pour accepter transmuter cette civilisation arrivée à son apogée, vers une nouvelle.
    À l’échelle humaine, ça peut se comprendre.

    L’esprit allant plus vite que la matière, tout va dans l’ordre naturel et donc, tout est parfait.

    Patience et longueur de temps, font plus que force ni que rage.

    1. Je rajouterais que juger et condamner n’est pas la meilleur voie de communication car tout humain, aussi bas ou haut placé soit-il, est lui aussi faillible.

      Je suis chef de cuisine ayant à gérer une équipe dans une structure importante.
      J’ai appris à mes dépends qu’il ne sert strictement à rien de vouloir faire appliquer des méthodes aux membres de mon équipe s’ils n’y croient pas.
      Rechercher la cause du pourquoi ils appliquent telle méthode plutôt qu’une autre, ouvrir le dialogue, est une des clés qui ouvre les esprits au changement.

      J’ai plusieurs fois été surpris de découvrir que les raisons évoquées des méthodes qu’ils utilisaient, étaient pour eux, tout à fait justifiées et légitimes.
      Après, pour leur faire accepter l’idée de changer de méthode, c’est un travail qui prend un certain temps, de communication, mais surtout de présence.

      En restauration, la main d’œuvre représente en moyenne, 30 % du chiffre d’affaires.
      Il y a donc une forte productivité par la transformation de la matière première.
      Et si vous n’êtes pas sur le terrain, vous ne contrôler rien.

      Aussi, en étant à 80 % sur le terrain dans la recherche de l’excellence à titre personnel comme parmi chacun des membres de mon équipe, j’ai pu recueillir des informations inestimables pour qu’ils puissent s’épanouir pleinement, en prenant en compte leurs attentes et leurs aspirations, les rendant compatibles avec les objectifs budgétaires, marketing et commerciaux de l’entreprise qui m’a et les a engagé.

      Le moteur de cela et le plus important pour moi, c’est l’amour de mon métier et la satisfaction du convive. Car dans ce métier, on ne nourrit pas seulement le corps, c’est aussi une nourriture affective, et l’âme, l’enveloppe de l’Être en fait partie.

      Tout cela pour dire qu’en étant à 80 % sur le terrain, on doit prendre la mesure du facteur humain, beaucoup plus difficile à appréhender que les chiffres qui eux, ne sont que des chiffres n’ayant aucun état d’âme.

      Présence sur le terrain et démonstration par l’exemple est le plus sûr moyen de faire adhérer les plus réticents à abandonner leurs anciennes méthodes.
      Ça prends du temps mais au bout du compte, ce sont les premiers à défendre l’intérêt collectif, parce qu’ils ont pris conscience qu’ils contribuent à rendre plus agréable et confortable les relations et leurs conditions de vie au travail mais aussi, parce que la manière dont ils produisent, donne du sens à la vie, à leurs vies, et, cerise sur la gâteau dans de telles conditions, la valeur ajoutée du travail ainsi produit profite à tous.

      À quoi bon résister à l’ancien.
      Arrêtons les jérémiades qui alimentent le système.
      Agissons ici et maintenant selon le modèle que nous défendons et souhaitons voir naître !

    1. @ Stephane
      « ENFIN » quoi ?
      Vous semblez vous réjouir qu’on désigne un ennemi à abattre.
      Ne vous trompez pas d’adversaire. L’adversaire, c’est le cadre, le système qui récompense et encourage ce genre de personne à nuire, pas les personnes elles-même qui ne font que ce que le cadre encourage à faire. Vous trouverez des milliers de personnes qui rêvent de « devenir calife à la place du calife » sans que rien ne change !
      Zébu et Vigneron ne sont pas loin de penser que « si l’roi des cons perdait son trône, y aurait 60 millions de prétendants. » comme le chante Renaud.

    2. @ Stephane,

      Bonjour,

      Bientôt les smartphones recevront les coordonnées de leurs cibles géolocalisées les plus proches ?

      Gare à l’IEP, c’est les farces de l’ordre et l’armée qui vont être mises au pied de leur responsabilité citoyenne ?

      Les pays zones qui craquent en « ordre intérieur » cèdent leurs intérêts et souveraineté à des degrés divers et pour plus ou moins de temps, pour ce que cela signifie quand le rouleau personnel arrive au carton rouge il est vrai.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_de_saint_Beno%C3%AEt
      Le fondateur idéologique de l’idée démocratique en occident ?
      http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9nobitisme
      Ou lui ?
      La marche aveugle des siècles, crèvecoeur.

      Wall street, Athènes, printemps arabes, même foyer d’humanité des hommes qui « brûlent » ?

      Tu peux garder un secret – Bande Annonce
      http://www.youtube.com/watch?v=iCJRfuNGlZQ&NR=1

  67. Etonnant,

    Ce type annonce ce que ce blog annonce depuis des mois. J’ai un souvenir de Paul Jorion écriant que nous serons tous touchés par la crise. Ce truc date de plusieurs mois en arrière. Cela fait des mois que ce blog annonce cette crise. Cela fait tellement de mois que certains ont posé la question à PJ « Ne vous êtes vous pas trompé? ». PJ a écrit un livre dont le titre est « Agonie du Capitalisme ». C’est sur ce blog que j’ai appris comment jouer à la baisse à l’aide de positions dites « nues ». Ce type ne dit rigoureusement rien de nouveau.

    Après, il admet se moquer des politiques. Il est parfaitement moderne, rationnel et honnête. Il connaît sa place dans ce monde et s’y tient. Il dit que son souci est de se faire de l’argent. En dehors des aveugles, des sourds ou des idiots, je ne vois pas qui ignore que c’est le métier de trader. Il se fait de l’argent. Le reste n’entre pas en ligne de compte. Je vous renvoie à Michea pour plus d’explications. À entendre ce Monsieur, je crois que l’Empire du Moindre Mal est encore une idée optimiste par rapport à la réalité actuelle. Ce Monsieur assume totalement et sincèrement la position que l’empire du moindre mal lui a donné. Etre choqué par cela, c’est rencontrer les difficultés que j’ai avec ce qui se surnomme moderne.

    Bref, ce Monsieur est intelligent. Il a compris comment le monde actuel tourne. Il sait même vivre de ce monde. C’est ce que ce dernier attend de lui.

    Ceux que ce Monsieur choque ne réalisent pas l’amoralité radicale de notre monde. Ils ne réalisent pas à quel point nous sommes encouragés à la sociopathie. Les rapports de forces, d’argent et jugements de tribunal remplacent la société (allez voir Michea). Les idées de ce Monsieur sont celles qui dirigent notre monde et nos vies.

    Il n’a fait qu’énoncer des évidences, répugnantes et évidentes. C’est un grand réaliste. S’il vous choque, je vous demande pourquoi ?

    Amoralisme : quelles sont les règles morales que ce Monsieur viole ?
    Sociopathie : quelles sont les règles de vie en société que ce Monsieur viole ?
    Goldman Sachs dirige le monde : Avez vous vu la démocratie en action dans les marchés ?
    des millions de gens vont perdre leurs économies . chomage, précarité, etc.. cela a déjà commencé depuis les années 80. Ce n’est qu’une accélération du mouvement.
    Modernité : quand on remplace les relations humaines par des relations d’argent, vous espérez quoi ?

    Je ne vois pas en quoi ce type est choquant. je vois un type moderne, intelligent, réaliste, honnête. Il a su s’adapter à un système que nous nommons modernité. À ce niveau, nous avons tous une responsabilité dans cette situation. Il nous faut absolument des alternatives à ce truc moderne, rationnel, raisonnable que ce monsieur explique à la BBC. La meilleure est que c’est vraiment moderne, rationnel, raisonnable. J’ajoute laïque, scientifique, invitant à l’action, à l’entreprise, permettant de prendre beaucoup de décisions très vites, autorisant une prise en main de sa vie, invitant à la responsabilité personnelle, etc…

    Cet entretien est un très grand moment de télévision. La vérité est en est sortie. Vous l’avez vue, vous les choqués. Moi, ça fait longtemps que j’ai passé à autre chose.

    1. « In this time of deceit, telling the truth is revolutionary. »
      George Orwell

      « J’ai pas passé à autre chose »…… 🙂
      Le bébé sait.

    2. Je suis sidéré par les efforts faits pour rendre ce type aussi minuscule que possible. Je suis sidéré par la croyance que si lui est un tout petit alors ses paroles sont petites. C’est l’argument d’autorité à l’envers. Un type qui dit une vérité qui dérange doit être minuscule, mentir et des trucs dans le genre.

      Cela me laisse vraiment songeur sur la notion de vérité dans notre monde et sur le net. C’est le mot d’Aldous Huxley qui me revient à l’esprit. Il disait quelque chose comme « Un mensonge répété dix mille fois devient une vérité ». Face à ce trader, cette idée de la vérité est celle qui est pratiquée sur le net. La vérité du net est celle qui est dite le plus souvent.

      Naturellement, en toute objectivité.

  68. Le discours de ce « trader » est une vraie publicité pour l’achat des bons du trésor américain et un plaidoyer pour la domination du dollar.

    Alors que les États-Unis sont au bord du gouffre, qui ira admettre à cette diatribe anti européenne sinon ceux qui ont envie d’y croire pour maintenir leurs illusions sur la domination d’un monde qui leur échappe.

    Au passage, la confirmation que ce sont les organisations financières qui dictent leur loi est comme un avertissement sur le futur des populations : maintenant, c’est nous qui décidons ce qui est bon pour vous si cela est bon pour nous.

    1. Oui, c’est vrai, c’est un appel à la dictature feutrée et une grossière opération pour le dollar dans le bras de fer qui oppose la monnaie de singe à la monnaire refuge. On tente le coup pour le coup avec la complaisance abassourdie de la BBC qui prend ça pour argent comptant. Il n’ y a que la maladie du type qui est vraie dans cette histoire. Le problème c’est que celle -ci comme il a dit est un cancer proliférant et qu’il en est en quelque sorte le digne représentant. Il me fait l’effet de quelqu’un en rémission qui va mourrir la semaine prochaine et qui sent qu’il est enfin  » sauvé « . Ceux qui meurent ce sont toujours « les autres », c’est bien connu.

  69. Qui que soit ce type, vrai ou faux trader, le rêve dont il parle est extrêmement « terre à terre », matérialiste et donc considérablement limité ! il est davantage à plaindre qu’à blâmer

  70. C’est le plaisir qu’il dit éprouver à participer qui surprend et qui choque.

    Pour le reste il dit des choses que tous ceux qui connaissent monde des affaires n’ignorent pas
    (que ce monde à ses propres règles, que la compétition y est rude et qu’on ne peut que s’y conformer si on veut à y avoir sa place, que la solidarité entre les économies occidentales a des limites, etc.)

    En fait c’est juste un gamer qui se prend pour un trader, son langage convient aux jeux sur Internet mais devient indécent quand il l’applique au monde des affaires.

    Ce jeune homme a dit la vérité
    Il doit être exécuté.

    (médiatiquement, ça suffira.)

  71. J’ai vingt ans.
    J’habite en Grèce.
    Mon professeur baratine comme d’habitude.
    J’avale pas forcément la culture.
    Disons que je ne fais plus partie des élèves sages.
    Et je n’ai pas un pistolet dans ma poche.
    Je ne veux pas jouer un rôle ici ou ailleurs.
    Je ne regarde pas la fenêtre.
    Je ne.

      1. Au mois d’octobre les feuilles ne remontent pas vers l’arbre. Tranquillement elles tombent. Je suis relevé amoureux du calme plat. Je me dis : tu observes mal et tu joues bancal.

      2. Bon , d’accord pour les feuilles ( qui ont d’ailleurs leur utilité pour la vie de l’arbre , même quand elles tombent et repartent en humus ) .

        Mais il y a aussi les champignons ( bonne cuvée cette année ).

  72. Saperlipopette, à chacun son rêve!
    C’est vrai qu’il y en a plein de guignols dans le genre de ce trader qui rêvent d’un bon magot pour leurs vieux jours et échapper ainsi à l’horreur économique qui menace le monde des nantis.
    Mais pour d’autres, le rêve serait de garder les mains libres et nomader dans le monde pour le regarder, le respirer, le caresser et vivre pleinement avec son prochain dans ce qu’il serait bon pour lui et pour soi, et c’est pour ça qu’il y a encore de l’espoir.

    Quand je me vois avec mes sacs pleins de courses du supermarché, je me dis que c’est cela la misère. Oui pour moi l’image de la pauvreté du monde riche c’est de porter des sacs, des sacs même plein de victuailles ou d’objets précieux, c’est ça la pauvreté.

    Un jour maçon, ou professeur, artiste ou garde d’enfants ou de personnes âgées, un autre jour à étudier ou méditer, encore un autre à vendanger ou éplucher des légumes, suivant ses besoins et compétences, mais surtout la liberté de ne rien posséder vivre léger sans laisser de traces, de blessures.
    Bref, pardon pour ce petit délire en passant pour faire descendre la pression de tout le poids qui nous accable de nos identités, cultures, religions, classes sociales, auxquels le hasard nous assigne et ou le pouvoir financier nous condamne à posséder à consommer sur la part du plus faible.

    1. Oui tout à fait d’accord, « voyager léger » profiter de l’instant, des multitudes de choses inestimables que même le plus reptilien des traders ne pourra jamais toucher, ne pas être possédé parce qu’on a l’illusion de posséder, la vie est fragile, elle peut se terminer à chaque instant, et de toutes façons, elle est brève, être le plus libre et détaché possible, ne prélever que ce dont on a absolument besoin…Si chaque être humain pouvait peu à peu avancer dans cette voie, il y aurait moins de choses dans les poubelles et davantage de bien « être » sur la planète

    2. Oui Plouf, moi aussi j’en rêve, mais le système n’aime pas qu’on lui échappe… Pas d’électron libre qui puisse échapper au contrôle…
      Seule la démocratie pourrait permettre un tel idéal de vie

  73. Je ne comprend pas les commentaires qui disent que ce type est un usurpateur ou « il est traider c’est son métier de gagner de l’argent ». On le sait!

    Vous imaginez un ouvrier qui travail sur une chaine d’usine en disant « Je suis là pour serrer des boulons, c’est mon métier! » à la manière de ce monsieur qui dit « Je suis là pour faire de l’argent, c’est mon métier! »? Le problème est la fierté exprimé ou simulé a travers ce propos. Qu’elle soit simulé chez lui! Elle restera réelle chez d’autre!

    L’objet n’est pas de savoir s’il ce personnage est réel ou pas. L’objet est de savoir pourquoi nous laissons autant de pouvoir dans les mains d’être aussi pourris. J’ai malheureusement un théorie qui pourrait être un élément de réponse :

    Si les autres espèces d’hominidés et notamment l’homme de Neandertal ont laissés place à l’Homo sapiens que nous sommes, c’est peut être tout simplement que nous étions plus agressifs et possessifs que les autres hominidés. Et si le trader était le futur de l’espèce humaines?

    1. Vous êtes sur que c’est pour ça que Néanderthal a disparu ?

      Le trader est le présent , et pas forcément le futur , de l’espèce des traders .

      1. le futur sera ce que l’on en fera . . . il n’y a que les combats que l’on engage pas que l’on est sur de perdre . . . donc il faut combattre pour ses idées même si la conjoncture semble sans espoir . . .

  74. Bonjour,

    Je suis plutôt d’accord avec votre billet, à ceci près que vous écrivez là : « On nous dit que c’est un outsider, qui ne représente rien ni personne. Mais justement, seul un outsider pouvait dire cela, et pas un employé de banque qui serait viré dans la minute.
    […]
    Peu importe qui il est, ce qui importe c’est ce qu’il dit, et comment c’est pris. Ce qui nous intéresse, ce sont les effets de vérité créés par des discours, même faux. »

    Car enfin, ce que dit cet « outsider » est exactement ce que, concernant notamment la responsabilité directe de Goldman Sachs dans la crise grecque, avait écrit et montré Marc Roche il y a moins d’un an, à son retour d’Angleterre :

    voir ce post sur politproductions et pour l’audio ce lien.

    Cet Alessio n’a fait que répéter Marc Roche. Donc on peut, comme vous le faites, s’étonner du buzz ou des « effets de discours » qu’il a produits, mais également on doit s’étonner de ce que vous disiez que son discours est faux… Non?

  75. Péché capital
    M. Rastani a cette saveur printanière qui rend heureux: il dit tout haut ce qu’est vraiment la société et le monde qu’on a fabriqués depuis au moins 30 ans au nom de la modernité et de la performance. Il tire bruyamment le tapis sous les pieds des adorateurs et défenseurs des « marchés », lesquels sont avant tout aujourd’hui des « pompes à phynances », ce que beaucoup d’entre nous savaient déjà. Ce faisant, il invalide tous les discours mensongers dont la majorité de nos politiques nous abreuvent au nom du « réalisme ». Moralité, si ce mot a encore un sens, nous promettre l’austérité et la rigueur au nom d’un rasage gratis ultérieur (et encore ce n’est pas sûr!), c’est nous tromper (cf les discours de quelques éventuels candidats à la présidentielle). Le fait de savoir si M. Rastani est vraiment trader est sans importance, dès lors qu’il nous sert sur un plateau une belle tranche de vérité, celle-là même que le néolibéralisme et ses créatures s’attachent à cacher derrière de fumeux discours économiques, dont la France produit des spécimens attachants. Il reste que chacun peut lire Stiglitz, ou Sapir, ou Jorion, et tant d’autres auteurs instructifs, et que la liberté de s’informer vraiment n’est pas encore interdite. Tomber de haut parce qu’un bonhomme s’exprime crûment à la télé prouve qu’on ne lit guère les « bons auteurs ». Et par les temps qui courent, quand la bataille idéologique fait rage, l’ignorance devient un péché capital pour le citoyen. Dépossédé de capacités d’expression réelles, il lui reste le pouvoir d’accéder à la lucidité, au jugement éclairé, et par là de contraindre les politiques à représenter réellement l’intérêt des électeurs loin de la démagogie à l’oeuvre par les temps qui courent. L’ignorance, tout autant que la cupidité ou le mensonge, est l’alliée objective des oligarchies gourmandes qui nous tondent un peu plus chaque jour. Vivons la prestation de M. Rastani comme un reproche vivant.

  76. Il semblerait que le Daily Telegraph soit un journal plus sérieux que Forbes ?
    Il semblerait que la BBC lance des sujets sans s’inquiéter du sérieux de ses interviewés ?
    Il semblerait qu’un trader ne puisse pas vivre chez sa copine ?
    Il semblerait qu’un trader ne puisse pas perdre ?

    Mais sur le fond a-t-il dit des mensonges ?
    Ses explications sont-elles compatibles avec la ligne politique du Daily Telegraph ?
    Les propriétaires du Daily Telegraph ont-ils intérêt à voir des telles choses se dire dans le public ?
    Est-il vrai qu’un trader gagne à le hausse comme à la baisse et qu’il aime les volatilité ?
    Est-ce lui dans sa petite maison à 230.000€ qui crée cette volatilité ou Goldman Sach et les Hedge Funds ?

    Ce sont sur ces sujets que certains interviennent, avec une argumentation, et non avec des affirmations et des citations

  77. Pas mieux!! trop fainéant ou incompétent pour commenter! Cet extrait clôt dignement des commentaires plutôt censés sur la question du rapport entre la Réalité et la Vérité en nos temps de décadence accélérée!

    « Et par les temps qui courent, quand la bataille idéologique fait rage, l’ignorance devient un péché capital pour le citoyen. Dépossédé de capacités d’expression réelles, il lui reste le pouvoir d’accéder à la lucidité, au jugement éclairé, et par là de contraindre les politiques à représenter réellement l’intérêt des électeurs loin de la démagogie à l’oeuvre par les temps qui courent. L’ignorance, tout autant que la cupidité ou le mensonge, est l’alliée objective des oligarchies gourmandes qui nous tondent un peu plus chaque jour. Vivons la prestation de M. Rastani comme un reproche vivant ».

  78. Ce que j’aime bien dans cette vidéo, c’est que ce type dont  » la mort est son métier  » nous assène qu’il veut nous  » aider  » – Nous aussi, nous pourrions mener le bal de Satan et danser toute la nuit pour être  » Riche  » de papier monnaie ; ce même papier monnaie qui demain se transformera comme par magie en peau de singe. Il a peut -être acheté une firme de brouettes, qui sait ?

    Au fond, le bourreau est un « chic type » et nous ne le savions pas. Tous les soirs il rève de parier sur une nouvelle recession mondiale ( famine, chômage, guerre, désespérance; maladie, éventuellement dictature avec tous ses lots d’horreur, etc ) mais il s’imagine effectivement qu’il va s’en sortir – LUI, Superman – indemne.

    Le péché d’Ubris suprême.

    Quand on voit avec quelle fureur les quartiers populaires londoniens laissés à l’abandon depuis des lustres se sont révoltés en une nuit et une semaine, on se dit que lorsque les trois quart du pays aura été pigeonné comme le laisse entendre ce trader, il faudra qu’il ait une bonne paire de  » Nike -dernier -cri  » pour courrir plus vite que son ombre. Lui et ses autres congénères du même acabit. Quand on écoute ce gars, on sent bien que c’est un robot qui nous parle et que ce genre de type à force d’écart avec les communs des mortels et un pauvre maintien dans la déshumanisation appliquée et désirée n’aura que la monnaie de sa pièce. On se demande vraiment ce que 90 % des populations auront à perdre en Occident si le krach général dont nous avertit ce type avec plus de 6 années de retard par rapport à M.Jorion, arrive dans quelques mois.

    Il entrera peut-être alors dans l’Histoire comme le dernier spectre du sérail, le dernier des fantômes ayant eu son petit quard d’heure de gloire avant la fin du grand jeu. Après lui le déluge et le pouvoir des peuples pour les peuples par les peuples !

Les commentaires sont fermés.