64 réflexions au sujet de « ARTE BELGIQUE, 50 degrés Nord, vendredi 4 novembre 2011 à 19h55 »

  1. Les gens sur le plateau (journalistes et invités)semblent hyper ‘open minded’ à vos idées,cela nous change des épuisantes joutes avec les idiots utiles souvent actifs lors d’émissions en France ou le milieu journalistique semble encore(malgré une évolution positive)lobotomisé à la sauce pensée unique.Ne parlons pas des politiques (remember Woerth).
    Excellente intervention.

    1. Oui Dissy, je partage cette remarque, cela m’a frappé moi aussi. Y’en a pas un pour pousser des cris d’orfraie cette fois, ça fait des vacances remarquez, mais surtout, ça laisse à Paul le temps de développer mieux son argumentation.

      1. La Belgique est un beau pays, avec des personnes qui ne sont pas très souvent prétentieuses, et en même temps ouverte d’esprit! Je n’aime pas vraiment ce genre de phrase d’habitude, mais bon, l’humour belge est connu. Quand j’étais petit la blague c’était: « Je suis Belge, mais je me soigne » Ils l’ont fait spontanément avec cet espèce de gentil sentiment d’infériorité par rapport à la France. Aujourd’hui tous les grandes gueules Françaises vont bientôt avoir une cure de rééducation à se faire dans l’urgence.

  2. Superbe intervention oui, ça fait plaisir de voir que les personnes sur le plateau étaient vraiment à l’écoute et se posaient des questions. Bravo Paul.

  3. La police comme les autres va vouloir manger plutôt que manifester. Dans une république bananière, ils mettent à profit leurs «compétences» : racket, protection des notables…

    Mad Max 2, vous y allez fort ! Comme antécédents, il y a l’Argentine en 2001, l’URSS…

    1. et puis il y a l’exemple Islandais dont personne ne parle, la solution c’est peut-être le peuple Islandais qui l’a trouvé. Paul Jorion un petit voyage en Islande svp?

      1. Pol, faites moi plaisir – and don’t make my day… Faites comme si l’Islande n’existait pas, please. Car le « cas » islandais est par trop un cas justement, par tous les bouts qu’on le prenne, pour en faire un exemple de quelque manière que ce soit et de quoi que ce soit, sauf peut-être justement comme « exception exemplaire », comme contre-exemple non-reproductible donc. Toute autre attitude sur le micro-cas islandais relève ou de l’aveuglement ou de la désinformation. Et je suis aimable. Point.

  4. 12 minutes très synthétiques et claires!
    À recommander, sans oublier le lien!, à nos amis qui préfèrent la vidéo à la la lecture !

  5. Il semble que le plateau Belge soit beaucoup plus ouvert d’esprit. Ils possèdent une grande longueur d’avance sur les Français, mais au faîtes « Woerth » c’est pas d’origine Belge?

      1. @pseudo cyclique
        Repère pneumotechnique, comme disait Woody Allen, en vf : Quelle était werth ma vallée, le « h » étant tombé dans l’usage avec l’histoire.

      1. Je disais ça juste parce que je vis à Chantilly et qu’Eric W. est notre Maire. Au fond ce n’est pas un mauvais garçon, j’ai même entendu dire par ces pires ennemis, qu’il s’était plutôt fait floué, lui qui aime tant la nature et la simplicité…D’ailleurs juste une phrase pour Eric :
        « Que suis-je donc allé faire dans cette galère! »…(°!°)

      2. @idle

        Plutôt gentil le Woerth…. Ben ouais, c’est sûr qu’il gagne à pas être connu, l’aurait mieux fait de rester notable de province; c’est sûr.

  6. Très belle et claire intervention, face à des jeunes gens ouverts et attentifs, visiblement captivés. Très socratique, tout ça, dans le meilleur sens (subversif) du terme !

    1. je fais un rêve : Paul Jorion invité sur TFI ou France 2 au journal télévisé répondant aux mêmes questions d’un journaliste bienveillant.
      A la RTBF c’est moins cadenassé, de toute évidence 🙂

    2. «A la RTBF, Paul retrouve l’accent Belge!…»
      Chassez le naturel, il revient au galop 🙂
      Deux-Montagnes Québec

      1. @lorimiera.

        Quand je veux écouter l’émission, je reçois un message disant que sa diffusion n’est pas autorisée dans le pays. Pourtant nous sommes du même pays.
        Ce doit être Harper qui a pris le contrôle de mes fréquentations virtuelles.

        Salutations Québecoises .

        Pierrot du Saguenay .

  7. Une découverte . De toutes les interventions de Paul Jorion que j’ai pu suivre ( sur les 142) depuis plus de 3 ans , c’est , selon mon humble avis , la plus passionnée dans le plaisir pédagogique . Du Mozart .

  8. Bonjour à tous,

    Je pensais qu’Internet avait ceci de supérieur à la télévision qu’il permettait d’accéder à l’information et aux émissions quand on veut et depuis où on veut…mais, en fait, les mêmes droits et zones de diffusion s’y appliquent : habitant au Brésil, lorsque j’essaie de regarder l’émission de Paul sur Arte Belgique, il apparaît le message suivant sur la page d’Arte: « Vous vous trouvez dans un pays dans lequel la diffusion de ce programme n’est pas autorisée ».

    Quelqu’un aurait-il une autre solution pour regarder l’émission ? (je pense que ces restrictions doivent également s’appliquer à d’autres zones du monde)

    Merci

      1. Sous Firefox (v. 7): aller dans « Edition », « Préférences », « Avancé », « Réseau », « Paramètres… »

        Mettre l’adresse proxy libre souhaitée, située dans un pays où la vidéo fonctionne (avec « Configuration manuelle du proxy »).

      2. marche pas… sont gonflants avec ces restrictions de diffusion, franchement. C’est ridicule au point qu’on aimerait les entarter.

  9. Mais pourquoi parle-t-il si vite, fichtre ? On dirait qu’il a peur de manquer de temps. En tout cas, chapeau à notre Paul, une fois en France, il n’omet jamais de dire soixante-dix, mais dès qu’il revient à sa mère patrie, le septante reprend du grade. J’apprécie, car, avouons-le, c’est plus logique, non ? A quand la généralisation d’octante ?

    1. C’est vrai cela, pourquoi diable passe-t-on sans raison à la base 20 (soixante-dix !) alors que se passait bien jusque-là en base 10 ?!
      Après on s’étonne que les petits français ont des problèmes pour apprendre à compter !

  10. Effectivement, la liberté de ton et de pensée de l’émission, la sincérité des 3 jeunes questionneurs, libère la pensée et l’expression de M. Jorion qui, pour une fois également, ce qui change tout, est dans la situation d’être unique interviewé.

    Il est matériellement presque impossible de développer une pensée aussi manifestement en rupture dans un panier de crabes français, où la parole est fragmentée, l’interrogeur (à la belge ?) veut montrer qu’il en sait autant que l’interrogé et où les roués autres invités savent monopoliser la parole et manipuler le discours (cf. JM Sylvestre cherchant à vous déconsidérer en toute fin d’émission « Les enfants d’Abraham » : « vous ne pouvez pas, avec tout ce qui se passe aujourd’hui, en Libye, dans les pays arabes […] dire…).

    Ce qui pouvait se développer cette fois, c’est l’aspect systémique de l’approche de M. Jorion, « hauteur » de regard habituellement hermétique dans un cadre où les autres invités échangent sur un étage plus classique.

    Cet épisode m’a, cette fois, donné envie de me procurer « Le capitalisme à l’agonie ».

    Amicalement,

    Delphin

  11. C’est vrai qu’il est bien relaxe Pôle-Haut sur ce plateau…Ah! La famille!
    J’envoie la vidéo à Eric, ça lui fera plaisir, j’en suis sûr…Pardonnons à ceux qui nous ont offensés…Dont’you?

  12. Très intéressante la remarque sur les points communs entre le communisme soviétique et le capitalisme. Dommage que cette question n’ait pas été davantage développée.

    En effet, contrairement à ce que j’ai pu lire récemment, ici sur ce blog, sur l’opposition entre capitalisme et communisme, ce dernier repose sur un mode de production capitaliste avec pour seule différence une propriété des moyens de production transférée des actionnaires privés à la bureaucratie d’Etat, mais sur le fond la dynamique reste la même: accumulation, concentration du capital, productivisme, compétition excessive,etc… On parle dans ce cas de capitalisme d’Etat comme c’est le cas aujourd’hui en Chine.

    Que le capitalisme soit libéral ou d’Etat, il aboutit quand il devient excessif par manque de régulation de la concentration du capital à la paupérisation du prolétariat, dans un cas, du salariat, dans l’autre. En ce qui concerne la Chine, même si les chantres du capitalisme nous vantent les mérites d’un système qui aurait fait sortir de la misère 300 millions de Chinois, rien ne nous permet de penser ou de prédire que le milliard restant profitera de ses mannes.

    L’opposé du communisme n’est donc pas le capitalisme mais le libéralisme. C’est une nuance d’importance qui permet de transcender le vieux débat libéralisme/communisme et de concentrer notre réflexion sur le principal fauteur de troubles : le capitalisme.

      1. @ J.Gorban

        Je pense, en effet, que l’assimilation du capitalisme au libéralisme est une erreur et le produit d’une manipulation tendant à répandre une fausse croyance selon laquelle le libéralisme reposerait par définition sur un mode de production capitalistique, fausse croyance émise et répétée ad nauseam par tous les apôtres de l’ultra et néo-libéralisme.

        A mon avis, il convient de séparer ce qui appartient à la philosophie politique d’un côté, et à l’économie de l’autre. Cela permet d’éviter les amalgames. Le libéralisme comme le communisme et les autres formes d’idéologies politiques sont des fins en soi qui appartiennent au domaine de la philosophie politique. Elles reposent sur une vision, un idéal de société, une organisation postulant une certaine façon de « vivre ensemble ». Rien de tel avec le capitalisme qui n’est ni plus ni moins qu’un moyen de gestion des ressources, de la production et de la répartition des richesses induites par cette gestion – Paul Jorion le définit comme la répartition du surplus économique – dont la réflexion n’est ni politique, ni philosophique, mais uniquement technique et économique, en d’autres termes, devrait – je dis «devrait» – être un moyen mis au service d’une finalité. Comme son nom l’indique, il accorde la primauté aux détenteurs de capitaux. Bien sûr, ce mode de gestion a des répercussions sociales évidentes et crée des inégalités de fait par la constitution mécanique d’un système oligarchique. Toutefois, il n’est pas réductible au libéralisme dont l’objectif est de trouver le meilleur compromis possible entre les libertés individuelles et le rôle de l’État.

        C’est une idée en l’air, mais nous pourrions tout à fait imaginer un système libéral qui reposerait, non plus sur un mode de production capitaliste (shareholders) accordant la prééminence aux détenteurs de capitaux, mais sur un mode de production coopératiste – c’est le seul mot qui me soit venu spontanément à l’esprit – qui s’appuierait en partie sur la théorie de la gestion des parties prenantes (stakeholders). Si le «coopératisme» devenait la norme, toutes les parties prenantes au mode de production ( actionnaires, fournisseurs, salariés, managers, clients…) participeraient à la gestion des entreprises et interviendraient dans la régulation du système économique. Restent à définir – et c’est là qu’interviennent l’État et les institutions représentatives – les règles juridiques permettant le fonctionnement d’un tel système dont le premier objectif sera d’établir des règles d’équilibre des pouvoirs et des rapports de force. Je suis persuadé qu’un tel système, sans porter atteinte aux libertés individuelles, tout en redorant le blason de la démocratie, permettrait de responsabiliser tout le monde en assurant une prise en compte équilibrée des intérêts de chacune des parties prenantes. Système complexe et subtil, je vous le concède, mais qui, s’il est bien pensé et structuré avec notamment une limitation des nombres de mandats, aurait le double avantage, entre autres, de limiter les risques d’apparition d’une nouvelle oligarchie et d’aboutir à une plus juste répartition des richesses produites. Un tel système reste à penser.

        Malheureusement, nous vivons dans un monde qui a fait du capitalisme une fin en soi, de là tous les problèmes que nous connaissons aujourd’hui. Simone Weill avait déjà fait remarquer – et je crois avoir entendu la même chose par Bernard Stiegler – dans ses Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale que le mal essentiel de l’humanité était dû principalement à la substitution des moyens aux fins. Nous y sommes complètement.

        Il y a donc à mon sens une différence de nature entre capitalisme et libéralisme, une différence qui repose sur la distinction entre moyen et fin. Ce qui revient encore à poser la question de la nécessaire subordination de l’économique au politique.

        J’espère avoir été assez clair dans mes explications et avoir bien répondu à votre question.

        Cdlt

    1. @ FOD
      « L’opposé du communisme n’est donc pas le capitalisme mais le libéralisme. »
      Vous tirez une étonnante conclusion de votre développement préalable, qui signifiait que ce communisme n’était pas l’opposé du capitalisme.

      1. @ schizosophie

        J’ai peut-être pris quelques raccourcis dans mes explications. Vous trouverez certainement quelques éclaircissements dans le commentaire adressé à J.Gorban.

        Cdlt

      2. @ FOD
        Votre « coopératisme » change le mot, pas la chose. Votre passage du « r » au « k » pour le « holder » me semble l’indice d’un remise en question on ne peut plus timide, et pas même amorcée, qui m’évoque « le capitalisme coopératif et mutualiste » électoral : d’une formule :  » Tout ça c’est black bonnet et bonnet blanc », Big Brother garde son couvre-chef. Cela dit sans procès d’intention.

      3. @ schizosophie

        Désolé de vous le dire, Schizosophie, mais je crois que vous devez, vous aussi, changer de grille de lecture. Vous n’avez pas résisté à la tentation d’accoler immédiatement les mots capitalisme, « coopératisme » et mutualisme. Nous savons que le capitalisme tire justement sa force de sa capacité à s’adapter à toutes les situations et à tout récupérer. C’était le sens de mon 1er commentaire. Or, le 1er moyen de le changer se fera d’abord par les mots, et pourquoi pas par une disparition totale de notre vocabulaire.

        Toute révolution est d’abord sémantique. Proposer éventuellement le « coopératisme » comme alternative au capitalisme sera la meilleure façon de lui faire perdre de sa superbe et d’induire progressivement dans les esprits une modification des façons de penser et d’appréhender les rapports humains.

        Quant à la modification de la lettre r en k, votre remarque est très judicieuse. En effet, vous m’avez immédiatement fait penser au modèle évolutif r/K (pour de plus amples informations, reportez-vous à la page Wikipédia), tout à fait transposable – comme l’a fait récemment dans son dernier livre le paléoanthropologue Pascal Picq à l’entreprise – au mode de production actuel. Pour faire face au défi écologique et au défi énergétique, nous devons impérativement passer d’un modèle de production de type r à un mode de production de type K c’est-à-dire d’un mode basé sur la démultiplication et l’obsolescence rapide des produits à un mode plus qualitatif basé sur une diminution et une durée de vie plus longue des produits. Or un tel changement ne pourra pas se faire sans la concertation de toutes les parties et leur responsabilisation face au double défi qui nous attend. Changer une lettre peut donc avoir beaucoup plus de conséquences que ce que vous laissiez supposer. Passer d’une gestion « shareholder » (capitaliste) à une gestion « stakeholder » (coopératiste) avec au passage une répartition plus équilibrée du surplus économique contient en germe beaucoup plus de changement que vous le pensez. À la condition aussi – c’était le sens du début de mon commentaire – de combattre ce fléau qui consiste à condamner toute idée novatrice au motif que le capitalisme aurait déjà essayé de le récupérer.

        Cdlt

      4. @ FOD
        Je viens de lire votre développement sur « r/K ». Cela me renvoie à une thèse de Joseph Reichholf « la vie se situe dans le champ de tension entre l’excédent et le manque » (L’Emancipation de la vie, ed. Champs Flammarion, 1993). Les successions entre les régimes lacunaire et excessif ne concernent pas, chez Reichholf, l’ensemble de la vie, mais les plus infimes de certains détails qui transforment qualitativement les relations entre l’extérieur et l’intérieur des organes, et plus précisément les processus de formation des tissus. Il ne s’agit donc pas de lire le « entre » de cette citation de Reichholf comme une instance quantitative.

        Certaines avancées de la réflexion en biologie peuvent nourrir la réflexion d’ordre historique, mais leur maniement théorique implique une grande délicatesse. Ce n’est pas à vous que je vais rappeler la funeste histoire du « isme » accolé à Darwin. En particulier, dans notre discussion, les théories « décroissantistes » se satisfont de l’idée du passage d’une ère du trop à une ère du peu, comme si la quantité était le problème principal. Ce faisant, elles en restent, certes en vue d’en sortir, au registre de l’économie politique où il s’agit de faire du plus avec du moins, les décroissants ne font qu’en inverser le signe. Je lis cela comme un cas d’inversion des symptômes et des causes.

        La transposition que vous théorisez implique une naturalisation de l’histoire et de la société qui ne va pas de soi. S’agissant de celle de la société, il s’agit de se préoccuper d’abord du capitalisme comme mode de production, plutôt que comme pourvoyeur de diffusion. Le mode de production ne doit pas être confondu avec le productivisme, qui considère la production principalement comme une instance simplement quantitative, à la suite des critiques de « la société de consommation ». Or comme vous le savez, l’aliénation ne commence pas à la condition du client, elle s’y achève. L’aliénation s’élabore qualitativement selon les conditions sociales qui obligent certains à travailler et à n’avoir que cette relation pour horizon.

        En se hâtant de mettre aux poubelles de l’histoire les notions polaires de prolétariat et bourgeoisie, alors que le capitalisme bouge encore, on se condamne à imaginer une coopération où salariat et argent scandent l’aliénation. Ce ne fut pas un hasard de l’histoire que les première mutuelles furent prolétariennes (entraides, tontines pour la santé et les vieux jours des camarades, pour les caisses de grève). Le coopératisme n’est pas une idée neuve, elle fut récupérée il y a plus d’un siècle. En l’occurrence, le fléau serait plutôt l’amnésie.

        Sous les grilles de lecture il y a des liens historiques, parfois inconscient mais néanmoins existants. Marx se préoccupait beaucoup de la production des tissus et de sa transformation. Ce furent les tisserands de Silésie qui le menèrent à la critique des questions économiques. Et le massacre des Canuts, ceux qui refusèrent la livraison de leur métier, au sens propre, au Capital, ne fut pas sans influence sur son approche des relations entre la politique et l’histoire.

    2. Il me semble que ces trois idéologies ont en commun le consumérisme et le productivisme . Puisqu’on « isme » , on peut aussi dire que le liberalisme est aussi du constructivisme (comme les deux autres) quoiqui’il en dise .
      face au constructivisme (qui semble inéluctable) on ne peut opposer que le naturalisme qui reste un concept utopique irréalisé mais …peut etre une inspiration pour inhiber les dérives du constructivisme .

      1. Celle-là, je l’attendais. Suffisait d’être patient. Kercoz qui traite von Hayek de sale petit constructiviste ! Kercoz plus royaliste que le roi von Hayek, plus naturaliste que l’Ordre Naturel, plus naturiste qu’Adam et Eve !
        Ps : et là encore, c’est sa « face lumineuse »…

  13. Entièrement disponible en ligne … c’est sans compter le message qui s’affiche lorsque j’essaie de vous regarder !

    En fait, depuis l’étranger (le Magrheb), ce n’est pas autorisé par RTBF

  14. Il y a quelque mois, dans notre entreprise de télécommunications, nous avons fait grève suite à l’indignation qu’ont suscité les profits de nos actionnaires alors qu’aucune augmentation de salaire n’était prévue. D’une certaine manière, la grève a permis une meilleure distribution des richesses produites dans notre entreprise, meilleure distribution que vous évoquez dans cette émission.
    Nous sommes cependant une entreprise de cadres et d’ingénieurs, avec des revenus moyens élevés (de l’ordre de 45000 € bruts annuels). La personne qui perçoit ce type de revenus dans une ville telle Rennes (c’est là que ça se passe) a souvent le mode de vie standardisé et consommateur, motorisé, habitant un pavillon en périphérie de ville. Bref, il contribue au système de consommation et production qui a un impact environnemental essentiel (ici ou de façon déportée en Chine). J’avoue aussi, pendant cette grève à laquelle j’ai participé, mon malaise quand je distribuais des tracts à des collègues arrivant le matin en voiture de luxe.
    Si on se contente de revendiquer une redistribustion du capital (en supposant qu’on ait réglé le problème de la concentration de celui-ci), a-t-on résolu celui de notre impact environnemental, qui, à mon avis, relève d’un enjeu au moins aussi important.
    Soit, le capitalisme est mort. Mais le modèle le remplaçant saura-t-il rendre les gens heureux sans en faire de riches consommateurs ?

    1. Lisez Stiegler, Généreux, Michea (via lui Orwell), et sans doute bien d’autres (Dany Robert-Dufour,…) , c’est effectivement à un niveau « anthropologique » assez fondamental qu’il importe de voir quel « modèle suivant » on prend.
      J’ai mis le philosophe Stiegler en premier car il annonce la couleur sur le fait que ce sont les techniques qui émergent qui sont le background de tout cela. Ces techniques « doivent » nous faire passer par des étapes de désublimation et d’adaptation avant une « réussite » qu’on peut appeler une « adoption », où les circuits de « transindividuation » redevienne des circuits longs et sublimant. Exemple: le livre, son parasite : le pamphlet et libelle jusqu’à plus soif, style pouubelle du web aujourd’hui, tableau assez courant au XVIé et XVIIe siècle. (exemple plus fondamental: la langue , …et comment le sophisme l’a parasité..).
      J’ai d’ailleurs vu sur le site d’Ars Industrialis que Jorion serait au théâtre de la colline le 10 décembre pour une discussion (longue !)avec Stiegler & Co (INC, LTD, GMBH,SAS), j’imagine.

      1. Mais ce que je trouve de bien aussi chez Stiegler c’est sa définition du prolétaire comme celui privé de savoir-faire ou de savoir-vivre.

        C’est exactement ce que je ressens devant une gondole d’hypermarché, indépendamment du pouvoir d’achat : juste le fait que les produits simples auxquels il me semblerait naturel d’adhérer ne sont jamais, jamais vraiment, ceux qui sont proposés à nos choix.
        ET je veux bien y voir mes six sous de « common decency » sans être un dangereux réactionnaire.

      2. J’ai lu Mécréance et Discrédit de Stiegler. Etant un informaticien de base, tentant humblement d’élargir mon esprit à diverses disciplines, me considérant tout aussi humblement comme pas trop idiot, j’ai ingurgité jusqu’à l’écoeurement ses néologismes latinistes et ses jeux avec les préfixes, pour, finalement, ne rien en retenir. Avez vous la clef ?

      3. @ Nicolas : oui, il abuse du jargon.
        Pierre-Yves D. m’avait fait remarquer que les ouvrages (de mémoire, cherchez ses posts peut-être)

        Constituer l’Europe, tome 1 : Dans un monde sans vergogne, 2005 (ISBN 2718606894)
        Constituer l’Europe, tome 2 : Le Motif européen, 2005 (ISBN 2718606908)

        La Télécratie contre la démocratie, 2006 (ISBN 2082105695)

        étaient moins jargonnant.
        Voir aussi un de ses cours à Epineuil le Fleuriel, un de ceux récents de l’été ou d’aout, où il ditque même Alan Greenspan est prolétarisé, ses outils ne lui donnant pas la compréhension du monde.

        Est-ce que pour vous la notion de privation de savoir-faire est si évidente que ça à d’autres sources ? Elle arrive aussi bien au cadre de F Télécom (suicides …) qu’à l’ouvrier urbain, qu’à la famille Carton à Creil (suicide collectif aussi) embarquée dans la consommation « pulsionnelle ».
        Cette notion de « pulsionnel » m’a aussi semblé très adaptée pour décrire la campagne présidentielle de 2007 et son après immédiat. Je n’ai pas d’autres sources d’analyse de la « liaison des pulsions » et sublimation, pour désigner cet espèce de substrat qu’apparemment, Michea et Orwell mettent dans la « common decency » (chez Stiegler notion de vergogne et justice , aidos et dike, comme moteur « primaire » de nos actions justes… chez Rifkin, un des versants de l’empathie?) , il y en a sûrement en psychanalyse standard, mais je ne veux guère lire de ce côté là.
        Il y a aussi les liens amont avec Simondon (un peu daté à mon avis) et avec Leroi-Gourhan, qui montre notre lien avec la technique qui précéde le langage et « l’informe ».

        Enfin, plus lisible et avec des résonances : les ouvrages de Richard Sennett (ce que sait la main), de Mathew B Crawford (Eloge du carburateur), qui donnent aussi beaucoup de fils sur le lien entre savoir-faire et satisfactoin humaine « saine » ; NB : Sennett classe le communauté LINUX dans les « artisans », Stiegler le ferait aussi sans doute (éloge de l’amatorat, de l' »otium » , ce qui sort de l’oisiveté modulo un peu de curiosité naturelle, ce qui nécessite de fair efi d’un univers pulsionnel »
        A suivre ?

      4. Le pamphlet ou le libel comme « parasites », « poubelles » du livre…
        Vous faites bien de rester abscons Timiota (« Ces techniques « doivent » nous faire passer par des étapes de désublimation et d’adaptation avant une « réussite » qu’on peut appeler une« adoption », où les circuits de « transindividuation » redeviennent des circuits longs et sublimant. » Sic…). Parce que quand vous passez aux exemples, ça s’affiche clairement pour ce que c’est : sublimement nul.
        Et la « simple décence » aurait pu par contre vous amener à répondre à notre gréviste pour la redistribution à 45 K euros annuels, que le bon moyen dans son cas de limiter son impact environnemental et celui de ses malheureux collègues prolétaires eût été sans doute d’exiger que les bénéfices aillent à l’investissement, par exemple dans un système de transport commun d’entreprise, au lieu de pleurnicher et tracter pour de quoi partir à Bali une fois de plus par an…

  15. Je vient de regarder cette émission ce qui m’a choqué moi et que je n’ai pas lu dans les commentaires c’est que vous prévoyez un scenario a la MAdMax . Je me demande si vous êtes dans la désinformation ou dans la méconnaissance absolument de l’être humain.

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