L’AVANTAGE DES SOLUTIONS SIMPLES

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

La concentration des richesses a atteint des sommets aux États-Unis en 1929 et en 2007. La machine économique s’est alors grippée parce que toute somme mobilisée pour la production ou la consommation donne lieu à versement d’intérêts, processus qui ne fait qu’augmenter cette concentration et libère des montants considérables pour des activités spéculatives qui encouragent des variations de prix qui ne font qu’aggraver encore les déséquilibres.

Les remèdes à la concentration des richesses sont connus : 1) la redistribution pacifique du patrimoine (seul exemple connu : les États-Unis du New Deal rooseveltien), 2) la révolution qui exproprie et redistribue pour un temps mais – faute de s’en prendre aux véritables causes de la concentration des richesses – remplace rapidement l’ancienne aristocratie par une neuve, enfin, 3) la guerre qui, détruisant tout, redistribue la richesse par un grand nivellement par le bas.

La guerre est la solution la plus commode puisqu’elle n’implique aucune autocritique de la part de personne et permet au contraire à chacun de s’exonérer de ses propres fautes en désignant un coupable ailleurs quelque part.

Les journaux européens sont aujourd’hui totalement muets sur la chose mais la bataille en règle qui a abouti la nuit dernière à la mort de vingt-cinq soldats pakistanais, tués lors d’un raid de l’OTAN sur des postes frontières avec l’Afghanistan, me semble avoir un excellent potentiel pour conduire à une nouvelle guerre mondiale – qui réduira la pression sur nos systèmes économiques et politiques par une baisse substantielle de la population, redistribuera le patrimoine (du moins ce qu’il en restera), et nous permettra de repartir pour un tour, sans avoir eu à résoudre (Dieu merci !) la question de la concentration des richesses et son mécanisme, et sans avoir dû formuler la moindre autocritique (ouf généralisé !).

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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433 réflexions au sujet de « L’AVANTAGE DES SOLUTIONS SIMPLES »

  1. La guerre est la pire solution.

    Tout simplement parce que nous ne sommes pas capable d’en mener une et d’y survivre!
    Pas à l’ère atomique.

    1. Sans oublier les anti-guerre qui partiront aussitôt à la chasse aux scalps des fomentateurs de guerres sur la planète entiére !!

      1. Sortir du carcan
        L’Europe vient à peine de sortir d’une guerre de 100 ans (1866-1968). La guerre moderne et mondiale
        (Tiens première mondialisation que l’on oublie lorsque l’on en parle)
        Alors ayons le courage plutôt que de faire la guerre, de décrocher de l’addiction banquière au profit injustifié, au taux d’intérêt irréaliste et rebatissons avec entrain et des esprits neufs sur les ruines avérées de la vielle maison en ne nous omnubilant pas sur des différences factices mais sur la nécéssité commune de vivre et sur notre propension à transmettre cette vie.

    2. « La guerre est sainte, d’institution divine, c’est une des lois sacrées du monde ; elle entretient chez les hommes tous les grands, les nobles sentiments : l’honneur, le désintéressement, la vertu, le courage, et les empêche en un mot de tomber dans le plus hideux matérialisme. »

      (Helmuth Johannes Ludwig comte von Moltke, poète épique)

      http://www.youtube.com/watch?v=IpxR7odOShQ&feature=related

      1. La guerre fait partie des forces spirituelles négatives utilisées par les malveillants afin de mieux profiter matériellement de la naïveté ou de l’incrédulité des Peuples..

        Les forces spirituelles sont très réelles (malgré la chappe de tabou posée sur elles)..
        Les forces spirituelles sont duales et équilibrées, puisque nées du néant:
        ombre-lumière, Amour-haine, violence-douceur, générosité-pingrerie, compassion-indifférence, etc etc..
        C’est à chacun de faire l’effort de ne pas faire allégeance et se laisser entrainer aux forces spirituelles négatives.
        Nous sommes maïtres de nous mêmes (avec un peu de discernement) pour faire le tri en chaque cisrconstance entre nos émotions négatives et positives..

        Ces forces sont présentes à tout moment et en toutes circonstances..

        C’est en cela que consiste le combat actuel !!

    3. Paul a raison
      Les agressions et menaces en cours le démontrent:
      le Pakistan, comme la Lybie, pour les exactions impérialistes,
      l’Iran ou la Syrie pour les menaces.

      D’aileurs, tout le « court XXème siècle » le démontre:
      la crise du début du siècle se terminant par la première guerre mondiale,
      la Grande Crise entrainant la deuxième…
      Et maintenant, en pleine récession économique, les budgets militaires qui gonflent.
      Il va falloir passer de l’indignation aux révoltes et aux révolutions
      pour éviter un barbarie sans précédent.

    4. Vers la fin d’un discours extrêmement important
      le grand homme d’État trébuchant
      sur une belle phrase creuse
      tombe dedans
      et désemparé la bouche grande ouverte
      haletant
      montre les dents
      et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements
      met à vif le nerf de la guerre
      la délicate question d’argent.

      Jacques Prévert, Le discours sur la paix

    5. @Wilmotte

      Merveilleux! Et si nous avons une chance de gagner la guerre alors elle serait une bonne solution?

      La guerre est la pire des solutions car la guerre tue!

      1. Une guerre où tout le monde meurt dés que ca commence « un peu », ce n’est pas une guerre « qui tue ». C’est une guerre qui anéanti tout possibilité de vie, de survie. Une guerre qui voit la fin de tout espoir (même celui de sa « fin »).

        Alors oui, la guerre tue, oui, c’est dégueulasse. Même si je peux comprendre que pour certain (qui sont criminels) cela puisse être une solution. Mais ici, ce serait un saut qualitatif. Je ne peux simplement pas croire que même ceux qui peuvent désirer une guerre n’auraient pas tendance à reculer devant leur propre destruction.

    6. !

      Nom de nom, xian mène deux

      !!

      à un, vous auriez pu ajouter au moins trois

      !!!

      à la fin de votre dernière ellipse, ça en jetterai un max, ou peu s’en faut :

      Pas à l’ère atomique !!!

      C’est quand même mieux, puis vous auriez mené, encore un effort, palsanbleu !

  2. Vous franchissez votre deadline ce soir; finalement vous êtes plus énervé ou désabusé que je ne le pensais. Il est vrai que les nouvelles qui tombent tous les quart d’heure nous poussent à la limite (je n’exclus pas dans mes exutoires imaginaires de flamber une banque ou une agence de notation). Ce qui est un signe des temps, c’est qu’on est de plus en plus nombreux à avoir les crocs, mais de façon spasmodique, pulsionnelle, et atomisée; jacqueries plutôt que processus révolutionnaire. Anthropologiquement, ça devient une tendance lourde et comme un trait atavique d’être spectateur, spectateur impuissant et fulminant. Jusqu’au passage à l’acte?

    1. @ Jicé,

      Bonjour,

      Rôle de catalyseur accepté ?

      La description du « signe des temps » sonne avec grande justesse, Paul a ouvert une « ligne » de décompensation au stress, par l’exemple, amha.

      Perso, j’y soupèse un acte volontaire, êtes-vous bien sûr du sens du mot deadline ici utilisé, une précision serait intéressante, miroir, miroir, que cette réflexion précède cet éclat, et si lumière n’était, qu’une envie de pizza, à l’anchois ?

      Dutch force – deadline
      http://www.youtube.com/watch?v=_fO6zJ0AXNM

      Dj Mangoo – eurodancer
      http://www.youtube.com/watch?v=03dJHrLdVl0&feature=related

      Le sel. Réveiller la plaie. Conscience.Tout net ?

      Nos fenêtres individuelles sont illusions.

      Nos volontés communes, hum, pure fiction ?

      Hors la trouille, qui admet dans sa fusion, la foultitude de ses déclinaisons…

      Horidead zonline..c’est « cadré » ? Get out of the ego trap and let  »  » be ?

      Belle soirée

      1. Dans ce qu’on pense, plus de tentation que de logique, plus de rétience que de décision : nos pensées : autant de dénotations que de symptômes. Il y a de la logique et des enseignements historiques dans le billet de PJ, il y a aussi une crispation des mâchoires aisément compréhensible devant l’aveuglement meurtrier de nos irresponsables politiques. ça travaille, ça nous travaille, va falloir au moins pousser un cri, non?

    2. Au moindre murmure de guerre nous investissons toutes les banques et lieux de dirigeance, ainsi que les blochaus dédiés aux chefs humains qui restent planqués à l’arriere en envoyant les jeunes au casse pipe..
      Le prochain chef, s’il y en a devra être comme le loup alpha, toujours au front et avec une durée de vie de 5 ou 10 ans !! Cela se mérite d’être chef !!

    3. C’est la première fois que je donne mon avis sur votre blog que je suis depuis deux ans parce que, comme beaucoup de gens préoccupés par notre avenir commun, je cherche une tendance pour faire des choix. Mais là, ca me parait un peu léger et je dirais donc comme jicé, je comprends qu’on puisse être désabusé ou énervé par la lassitude des événements ou leur incertitude.

      1. @ Philippe Bienfait

        « Léger » ? C’est l’Histoire qui parle. Est-ce trop demandé d’ouvrir les livres adéquats ?

        Je suis tout à fait d’accord avec Paul. Quand on vous dit depuis des années que ça va péter, c’est que ça va péter ! Alors, réconciliation du bourgeois avec le citoyen ? Non, le bourgeois n’en veut pas. Cela fait des décennies que les « pros » de la politique disent tout et le contraire sans être le moins du monde inquiété. Pourquoi ne continueraient-ils pas à faire ce qu’ils veulent ?

        Alors, quelle révolution allons-nous écrire dans les bouquins d’histoires pour les futures générations ? Trouillomètre à zéro pour le peuple (majoritaire sur le terrain) et maxi pouvoir pour les nantis (minoritaires sur les strapontins) ? Ou, trouillomètre à zéro pour les nantis et maxi pouvoir pour le peuple ? Les peuples, les travailleurs, les ouvriers, femmes et hommes soumis dans ce macabre système, toute cette multitude ne s’imagine pas la puissance de décision qu’elle a.
        Grève générale mondiale ! Ou, troisième guerre mondiale ? Choisissez votre révolution ! Encore faut-il se bouger un minimum…

        Papillon

    1. Ce qui me parait ironique, c’est que l’Oncle Sam, qui dispose de satellites capables de lire ce que vous écrivez par-dessus votre épaule, ait autant de mal a suivre des colonnes d’insurgés progressant dans les montagnes et à les détruire à sa convenance. Que font les satellites US ? Seraient-ils occupés à surveiller la bourse ?

      Les trous noirs c’est troublant

      PS: Dans un article du Monde, on lit que les US reprochent au Pakistan de mal surveiller ses armes nucléaires…

    1. Mais non, il est seulement monté à la vigie. Ne sommes-nous pas, pour reprendre une expression chère à François Leclerc, entrés dans la zone des tempêtes ?!

      1. La vigie ? Oui, en permanence.

        Dans ce cas-ci, il me semble que je suis simplement un lecteur un peu plus assidu de la presse américaine que la plupart des lecteurs de mon blog.

    2. A moins qu’il n’ait des infos confidentielles sur le Pakistan. En tous cas, ce pays nucléarisé dont le système institutionnel est fragile est, géographiquement très proche de l’Iran et de l’Arabie Saoudite, ce qui n’est pas à négliger.

    3. Oui j’ai l’impression que PJ nous fait une déprime.

      Pour qu’une guerre soit favorable à la propriété privée elle doit occasionner un maximum de destruction ce qui implique un engagement total, or celui ci est quasiment impossible vu la nucléarisation actuelle.

      Les enjeux d’aujourd’hui sont tout à fait uniques pour l’humanité et du coup les modélisations historiques ont atteint leurs propres limites. Les nouvelles références devront être imaginées et créés de toute pièce et non uniquement piochés dans le passé.

      1. @Toutouadi

        On va voir ça…Le passé est la passé, mais l’homme reste l’homme. Pour ma part, cela fait déjà une dizaine d’années que j’envisage le scenario d’une dérive autoritaire et guerrière du système, qu’il porte quasi ontologiquement. Le chaos que vous espérez sera comme on dit dans le parler à la mode, pro-cyclique. Il ne reste plus qu’une inflexion des élites vers la sagesse, peu probable, et une révolution qui l’est davantage mais guère plus. Il faut travailler ces deux solutions jusqu’à la dernière seconde…

      2. Non je ne me bouche pas les oreilles… sinon je ne serais pas sur ce blog, mais c’est vrai, je fais plutôt preuve d’optimisme.
        Non pas d’un optimisme béat mais plutôt fondé sur la vision d’une ouverture possible qu’offre la ruine de ce système alors que jusqu’à présent la seule ligne tracée nous conduisait irrémédiablement vers un apocalypse social, écologique, politique et finalement à terme géo-politique.
        Rien n’est gagné, mais aujourd’hui apparaît une petite fenêtre de tir.

        « On a toujours su que cela arriverait, mais on n’arrive pas à croire que c’est sur notre generation que ça tombe. » PJ

        Au delà de nos modes de vie, de nos idéaux, de nos modèles de société, ou de nos concepts intellectuels et moraux …. Ce qui est en jeux c’est la pérennité de l’espèce humaine.

      3. @Toutouadi:
        ////// Pour qu’une guerre soit favorable à la propriété privée elle doit occasionner un maximum de destruction ce qui implique un engagement total, or celui ci est quasiment impossible vu la nucléarisation actuelle. ///
        Ca n’est pas fatal ..Je vois bien le club des 5 décider de simuler un conflit …ou de le laisser évoluer …pour une partition type guerre froide qui , économiquement bénéficierait au 2 camps.

      4. Il me semble que la guerre froide n’a pas produit de retour sur investissements (reconstruction) et du coup a été pour les 2 camps un désastre économique? (accords de la Jamaïque, puis Reagan et la dérégulation mortifère)
        Mais c’est ma vision empirique non basée sur la connaissance réelle des enjeux de l’époque.

      5. Ce qu’il leur faut, c’est une bonne vieille bactérie létale à transmission aérienne/contact : infrastructures intacts / population éradiquée. Élégant et raffiné. Les aristocrates de la Sainte Bourse n’auront plus qu’à observer le ballet des tractopelles en environnement stérile, depuis leurs belles tours de verre et d’acier…
        Plus sérieusement, espérons que l’on n’en arrivera jamais là…

    1. Vous n’aurez pas le choix, c’est toujours ça le problème des guerres mondiales (d’où l’idée d’éviter le chaos si possible…)

    2. Il est très facile d’envoyer à la guerre de parfaits démocrates qui ont perdu tout espoir. Pas besoin de bourrage de crâne, il suffit de vider les ventres.

      La guerre c’est 99% de munitions tirées pour faire fuir, à côté, en l’air, sans tuer. La guerre ne tue pas, en comparaison avec le massacre que ça serait si elle tuait vraiment. Là où la guerre tue, c’est par la famine et la misère induite qu’elle le cause, et pas directement par les armes. Le plus énorme dégât que la guerre puisse faire sur une classe d’âge, elle le cause sans l’usage d’une seule arme à feu, d’une seule bombe atomique. Je vais vous dire comment elle le cause. En empêchant les hommes et les femmes de faire des bébés. Les ventres restent vides.

      Pour des gamins issus d’une enfance désoeuvrée, élevés par des parents chômeurs et crevant la dalle, quoi de plus amusant que de partir à la guerre, qui leur permet de courir le monde, de violer des femmes et de braquer des banques sous couvert de la faire, la guerre.

      Ces gamins vont bientôt tout abîmer… Et, pour en revenir à la teneur même du billet de PJ, ce sera le début, de la fin, de la fin du capitalisme. Cette solution triplement commode est triplement un échec pour l’humanité que nous représentons. Le capitalisme a de quoi repartir, le monde est à reconstruire jusqu’à la prochaine guerre mondiale et tout le monde continue de croire que le capitalisme n’est pas la vraie cause première de ces malheurs.

      Le but de la vie humaine n’est pas d’accumuler aveuglément des richesses. La vie ne porte pas d’intention, il n’y a que le cerveau humain pour penser vraiment, dans la nature. On se doute qu’il pense souvent aveuglément, sans penser vraiment.

      Mais c’est un but commun au capitalisme et à la guerre. Et on en fait les plus beaux poèmes.

      Rappelle-toi Barbara
      Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
      Et tu marchais souriante
      Épanouie ravie ruisselante
      Sous la pluie
      Rappelle-toi Barbara
      Il pleuvait sans cesse sur Brest
      Et je t’ai croisée rue de Siam
      Tu souriais
      Et moi je souriais de même
      Rappelle-toi Barbara
      Toi que je ne connaissais pas
      Toi qui ne me connaissais pas
      Rappelle-toi
      Rappelle-toi quand même ce jour-là
      N’oublie pas
      Un homme sous un porche s’abritait
      Et il a crié ton nom
      Barbara
      Et tu as couru vers lui sous la pluie
      Ruisselante ravie épanouie
      Et tu t’es jetée dans ses bras
      Rappelle-toi cela Barbara
      Et ne m’en veux pas si je te tutoie
      Je dis tu à tous ceux que j’aime
      Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
      Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
      Même si je ne les connais pas
      Rappelle-toi Barbara
      N’oublie pas
      Cette pluie sage et heureuse
      Sur ton visage heureux
      Sur cette ville heureuse
      Cette pluie sur la mer
      Sur l’arsenal
      Sur le bateau d’Ouessant
      Oh Barbara
      Quelle connerie la guerre
      Qu’es-tu devenue maintenant
      Sous cette pluie de fer
      De feu d’acier de sang
      Et celui qui te serrait dans ses bras
      Amoureusement
      Est-il mort disparu ou bien encore vivant
      Oh Barbara
      Il pleut sans cesse sur Brest
      Comme il pleuvait avant
      Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé
      C’est une pluie de deuil terrible et désolée
      Ce n’est même plus l’orage
      De fer d’acier de sang
      Tout simplement des nuages
      Qui crèvent comme des chiens
      Des chiens qui disparaissent
      Au fil de l’eau sur Brest
      Et vont pourrir au loin
      Au loin très loin de Brest
      Dont il ne reste rien.

      1. Merci pour ton commentaire, Lucien ! Sauf que rien n’est joué même si la partie est rudement compromise pour la population ignorante pour la plupart de ce qui se tramait depuis des décennies sans remonter à Hérode évidemment !

        Le Peuple est un aristocrate. Il l’ignore. Qui le lui révélera ? Certainement pas les félons aux pouvoirs des vauriens, de la vraie racaille dans l’oeil du Divin ! …. Ils ont un rôle à jouer, c’est certain et il le joue très bien ! Mais quand la partie est finie, elle est finie, pour tous les joueurs quelle que soit leur position dans le jeu.

        Aussi, chacun reconnaîtra son frère (et sa soeur) au moment de la moisson. Donc, inutile et même inconscient de croire naïvement que les mêmes qui nous ont conduit dans une impasse sciemment orchestrée vont se décider à changer de cap et reconnaître leurs erreurs.

        La jeunesse dont tu parles et leur parents désoeuvrés font sacrifice de leur existence et de leur Vie pour achever les monstres : le soumis et son dominateur, corps à corps jusqu’à la mort … des deux. Point final.

        Ne plus jouer le rôle de la victime …. neutralise l’attitude du bourreau. Valable pour des relations personnelles que pour les peuples et leur soi-disant élites…

        C’est ainsi que l’amour authentique peut entrer en souverain sur la scène de l’existence et du marché sans avoir à se prostituer. Il n’est plus caché, mesuré , marchandé : il fuse dans le Don .

        Ainsi absorbée, la dualité « domination/soumission », tellement prégnante dans les rapports humains et donc dans le système économique et politique, peut faire place à une avancée harmonique dans la Conscience d’Unité terrestre.

      2. Pour des gamins issus d’une enfance désoeuvrée, élevés par des parents chômeurs et crevant la dalle, quoi de plus amusant que de partir à la guerre, qui leur permet de courir le monde, de violer des femmes et de braquer des banques sous couvert de la faire, la guerre.Ces gamins vont bientôt tout abîmer</em>
        Salauds de pauvres … et de jeunes!! Ça va la tête?

    3. Vous n’aurez pas pas beaucoup de temps de vous poser des questions existentielles, il suffit d’un hystérique qui s’énerve puis de quelques S 300 ou S 400 Iskander, vitrification assurée, c’est propre et net.
      Je ne sais plus ou j’ai lu ce truc, qu’il existait quelque part dans le monde une horloge qui tourne depuis l’invention de la première bombe H, pour savoir simplement combien de temps le singe h sapiens, allait résister avant de se la balancer sur la figure..tic tac…
      Version un peu noire certes, mais que j’aimerais dans tout ce fatras y voir un peu d’espérance!

  3. Dites, Paul… déjà, je hais les dimanches; en plus, je me payais un méchant petit blues… et là, vraiment, vous m’achevez. Mais je ne vous en veux pas, bien sûr. J’espère seulement que cette horreur ne nous tombera pas dessus…

    1. Bonjour ,
      Qu’est-ce qu’un pessimiste ? : un optimiste averti , m’avait une fois répondu mon boss .
      Mr Paul Jorion est pour moi quelqu’un de très lucide
      J’ai 58 ans , n’ai jamais connu la guerre , mais je pense également depuis quelques années ( disons 5 ans ) que l’on nous prépare  »la troisième  » .
      Reste à trouver l’amorce ….
      Peut-être l’avez vous déjà visionné , aller voir ce documentaire sur Goldman sachs , finalement les commentaires de la fin font froid dans le dos ……

      http://www.dailymotion.com/video/xmcef9_goldman-sachs-les-nouveaux-

      1. Cher Phiphi,
        Si vous avez 58 ans et si vous êtes Français, vous avez quand même un peu « connu » (touché) une guerre : celle d’Algérie. Moi qui n’avais que 5 ans à sa conclusion, je me souviens d’une atmosphère lourde en famille et sur Paris (il faut dire qu’un chef OAS avait été arrêté dans notre quartier et que mon père – de type méditerranéen marqué – avait été contrôlé par la police, au grand émoi de ma mère).
        Après, il y a eu tout de même des petites choses, en vrac et en en oubliant : Kolwezi, Liban et Beyrouth, Somalie, Ouvea (Nouvelle-Calédonie), AFGHANISTAN (grosse chose !), etc.

  4. La guerre est une vieille solution pour restaurer l’unité nationale, mais quand il n’y a plus de nation, quelle guerre ?

    1. @ Bernard James

      Petite lecture au sujet de la guerre avant la naissance du concept de nation:

      Jean Guilaine: Archéologie de la violence et de la guerre, dans L’avenir du passé. Modernité de l’archéologie, J.P. Demoule et B. Stiegler (dir.), La Découverte, Paris, 2008, p.77-92.

    1. L’article du Monde parle de « bavure ». Rien de tel dans la presse américaine, qui se préoccupe seulement de savoir qui, des troupes de l’OTAN ou des troupes pakistanaises, a tiré le premier.

  5. Voudriez vous expliquer ce potentiel de guerre ? Moi ce ne me semble pas , ces régions voient des morts tous les jours qui ne changent rien , pourquoi ceux ci changeraient quoi que ce soit ?
    Même l’exécution de Ben Laden n’a provoqué aucune réaction.

    1. L’exécution de Ben Laden a provoqué des réactions officielles du Pakistan et a été très peu appréciée par la population.

      1. L’exécution de Ben azhir Bhutto aussi. Ou inversement. A provoqué peu de réactions des officiels de l’ISI, beaucoup de réactions des talibans afghans et pakistanais et a été très peu appréciée de la population (trois jours d’émeutes).

    2. Les USA viennent de renforcer ou de rajouter quelques uns de leurs atous militaires vers la Chine, l’un en Australie, l’autre encore plus stratégiquement situé

  6. On connait la défiance des Islamistes pakistanais vis-à-vis du pouvoir ainsi que les tensions entre Pakistan et Inde, tous deux possédant l’arme atomique. Quels effets en chaîne envisagez-vous précisément ?

  7. Eh bien, je ne suis pas un ‘optimiste’ de nature, mais là…
    La guerre ? Si on regarde bien, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, on est tout le temps plus ou moins en guerre, pas généralisée, mais une succession de conflits plus ou moins importants et faisant beaucoup de victimes… Et là, je suis d’accord, ça risque bien de continuer !
    Pour les ‘remèdes’ à la concentration des richesses, je n’en vois qu’un :
    L’impôt… A condition que les politiques le rétablissent, dans les mêmes proportions qu’il y a 30 ans…Y’a du travail !

    1. Non, ce serait plutôt LA guerre, celle qui détruit une époque à l’échelle du globe et en accouche d’une nouvelle. Certains pourraient peut-être préférer déclencher le désastre pour sauver paradoxalement ce qu’ils croient posséder. Une sorte de réflexe corporatiste (d’autres plus démodés diraient de classe) du pire.

      1. Oui, les rats trop nombreux dans leur cage finissent rapidement par s’exterminer.
        Le vernis de civilisation et de « vivre ensemble » (…) s’écaille bien vite lorsqu’on en revient à des réflexes primaires, pour la subsistance ou l’espace vital. La puissance de l’esprit ne peut plus rien quand on a le ventre vide.
        Nos structures techniciennes hyper-complexes s’écrouleront aussi rapidement que les Twin-towers au moindre grain de sable, incapables de la moindre réaction d’auto-organisation. Nous sommes totalement dépendants du système (et notamment de l’approvisionnement en énergie), sans lequel nous retournons direct au néolithique. Pyramide de Ponzi également technicienne, qui réclame toujours plus pour tenir debout, croissance de tout… jusqu’au blanc pur.
        Un tel risque généralisé devrait interdire dans l’immédiat toute velléité belliqueuse, mais raisonne t-on les rats affolés dans leur cage ?
        Et sinon, ce sera l’épuisement des ressources qui y pourvoira. N’y serions nous pas déjà ? Vertige de l’abîme, qui attire irrésistiblement les plus clair-voyants.

      2. oui, ça se précise peu à peu, et ça n’est pas à l’insu de notre plein gré.
        introduction au siècle des menaces de jacques blamont : voir ici ou là
        d’accord aussi avec hard roc.

        l’humanité dans son entièreté est extrêmement malade.
        les idée même d’honnêteté, de respect d’entraide etc., sont considérées comme les utopies d’esprits sans expériences de la vie et des combats pour survivre. TINA !!!
        nous, les êtres humains sommes un échec.
        nous sommes une légende.

      3. la guerre enrichit d’abord les marchands d’armes, puis d’autres marchés, ..
        les membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU représentent une sacrée bonne part de l’industrie des armes, dont bien évidemment loin devant l’industrie de l’arment US, …

    2. Oui le monde est toujours en guerre…. Mais ça a toujours été : regardez l’histoire de l’Europe. Les conflits étaient incessant, et il en allait de même sur toute la planète.

      Non, de manière globale, on a fait des progrès ! Des dizaines de nations vivent côte à côte sans se mettre sur la tronche depuis des décennies. La plupart des conflits sont internes (Afrique, révolutions arabes…).

  8. Que vous arrive-t-il, Monsieur Jorion?
    Une guerre ne commencerait pas aux frontières du Pakistan, le diable n’a pas besoin de ca, il y a d’autres sources de conflit. Il n’y aura pas de grande guerre mais plusieures bébé-guerres, pour des matières premières par exemple – il suffite de barrer les routes maritimes par des navires de combat, les chinois sont bien équipés pour cela, les pirates aussi -, ou par exemple la guerre déclenchée par le cartel des drogues au Méxique qui prend des dimensions catastrophiques.
    Allons, Monsier, pensez aux jours de fête, en famille, c’est tout ce qui compte.

      1. Bonjour Paul, vous êtes déjà debout?
        Les bébé-guerres, pensées sur des bébé-centrales atomiques sur l’eau, c’est vrai que cela aura de la gueule, cette fois-ci.
        On arrête pas la paternité!

      2. Paul Jorion
        Je ne crois pas à une guerre nucléaire, je n’en ai jamais cru. Je ne crois pas à la théorie farfelue de Sigmund Freud du « Todestrieb ».

  9. Il nous reste donc à concevoir une

    révolution qui exproprie et redistribue

    et

    qui s’en prend aux véritables causes de la concentration des richesses

    afin d’éviter qu’elle ne

    remplace rapidement l’ancienne aristocratie par une neuve

    Un nouveauté dans l’histoire de l’humanité. A tester 😉

  10. Non. je pense pas, il faudrait pour ca que le Pakistan ‘retaliate’ et ils en ont pas les moyens. Plutot regarder l’Iran peut etre, mais surtout la Chine quand les US ne pourrons plus les rembourser…

    1. On dit « agir en représaille » pour retaliate.
      Ceci dit, se beau verbe latino-anglais contient effectivement le radical « Talion ».

    2. la Chine quand les US ne pourrons plus les rembourser…A mon avis ça va chier, ma propriétaire, qui n’est que Cambodgienne, si tu cherches à l’embrouiller, tu es mort. Sinon, elle est charmante et très jolie.

  11. Possible que ça démange une partie du »complexe militaro-industriel »une bonne petite diversion dans cette partie du monde,mais même là,n’est-ce pas trop tard pour l’oligarchie américaine?
    Rétablir la conscription quand même les pauvres ne voudront plus aller se faire trouer la peau pour rembourser leurs dettes?
    Le pire n’est jamais sûr mais je conçois qu’il faille tout envisager.

    1. Faut savoir faire plaisir au Golfe, hein. Ils ont le pognon mais pas de projet politique, donc on peut leur en faire un sur mesure. Pour l’emploi ils ont la solution: femmes à la maison et esclaves étrangers virables illico pour les tâches ingrates.

    2. Mouais, je suis dubitatif… À un moment où les mouvements d’indignés se multiplient sur toute la planète, je ne suis pas certain que les cinglés qui nous « gouvernent » trouvent beaucoup de monde pour aller la faire, leur guerre… Le Pakistan, l’Afghanistan, et même l’Inde, c’est loin tout ça, pour la plupart des Américains et même des Européens. Et ce d’autant plus que ces pays sont synonymes de main d’œuvre bon marché et donc de perte de centaines de milliers d’emplois dans les pays concernés…

      Une guerre ne se fait pas qu’avec des officiers, et on ne se rend pas à un missile de croisière.

      Je veux croire en un sursaut populaire salutaire qui évitera de prendre, même a minima, ce genre de virage… dangereux.

  12. Ben non, je n’y crois pas ! Pour une guerre mondiale, il faut deux blocs. Le bloc de l’OTAN est évident, mais celui du Pakistan ? Une grande partie des pays musulmans sont en ce moment en pleine transformation. Malgré sa récente tirade bélliqueuse, la Russie ne mouillera pas sa chemise pour ça. La Chine a déjà des soucis avec la Corée du Nord et Taiwan. Que reste t-il ? L’Iran ? Pakistan+Iran contre OTAN ? Non, je n’y crois pas.

    1. On peut, de nos jours, parfaitement envisager un conflit d’ampleur mondiale impliquant seulement deux pays contre des alliés, démarrant du jour au lendemain. De nombreux pays ne faisaient pas la seconde guerre mondiale, Allemagne, Italie et Japon (seulement trois pays) la menèrent contre les Alliés. Mais le monde en est ressorti parfaitement détruit au bout d’une guerre mondiale d’une demie décennie sans compter les préparatifs.

      De nos jours il suffit d’une guerre bien longue impliquant le bon pays à propos d’un prétexte futile pour que le conflit qui explose abîme la planète entière. Car la nature du conflit long et pénible à gagner a bien changé. Les simples avions de chasse de nos jours ont la capacité d’emport de bombardiers lourds type forteresse volante B17, une salve de missiles tomahawks tirée d’un sous marin peut affaiblir un pays en une nuit et le mettre à genoux en une semaine. L’activité économique d’une région peut être paralysée par une seule bombe au graphite sur une centrale électrique, un largage de mines antipersonnelles peut interdire les échanges économiques d’une région pour des dizaines d’années. Une rafale d’obus à l’uranium peut produire des poussières nocives empoisonnant le sol pour longtemps. Le moindre petit pays sait désormais mettre un satellite sur orbite, ce qui veut dire qu’en cas de conflit il dispose de vecteurs intercontinentaux.

      Et pour l’instant tout va bien, on y va tout droit car personne n’y croit.

  13. Ils ne voulaient ni de la Révolution ni de la Guerre, ils auront les deux…
    Plus la fin du pétrole pas cher et le réchauffement climatique pour tous…

    1. Vous oubliez la dévitalisation quasi-irréversible des sols après plus de 6000 ans de labours destructeurs. A défaut de guerre d’anéantissement, le mot « pourrissement » de l’Occident ne sera pas approprié non plus.

      1. Faut qd meme pas exagérer : 6000 ans !
        La charrue versante n’a été utilisée que vers le 10e siecle . et les engrais minéraux beaucoup plus tard de façon intensive.
        Il est vrais que l’utilisation exhaustive d’intrants herbacés (fumures animales) dégrade le taux d’humus …..mais tres lentement .

      2. J’ai bien entendu pourtant… vous avez écouté Bourguignon dans la vidéo? « Les gens restent bloqués depuis 6000 ans dans des légendes qui n’ont rien de scientifique« .. mais si vous doutez encore, c’est écrit dans la Bible..
        … donc au moins 2011 années d’erreur. Aussi, comme les 200 ans dernières années ont été les pires, c’est bien devenu la catastrophe planétaire la plus redoutable avant la Vitrification Promise.

        Cette révélation devrait surtout vous rendre optimiste sur la nature des changements qu’il va falloir opérer sur le mentalités si nous voulons survivre… vu votre réaction… car si c’est possible, alors la nationalisation des banques, la fermeture des bourses, des paradis fiscaux et des « back-doors » sur les OS des traders, à côté, c’est du pipi de moineau.

  14. L’homme adore désigner des coupables et tenter ensuite de les détruire sans jamais penser à réfléchir. Paul Jorion n’est pas pessimiste, il est lucide. Et ce soir il rejoint l’ironie mordante d’Yves Paccalet.
    A propos, plus de nouvelles de Bernard Maris sur ce blog ? Un petit billet de sa part me ferait chaud au coeur en ce début d’hiver nucléaire !

      1. Ah ça, cher mâcre, en voilà une surprise ! Il ne manque plus ici que le vétérinaire sans frontières. Tavernier, auriez-vous la gentillesse de servir un pur malt à mon ami le macrobiote ? (Nous sommes dimanche, veuillez pardonner ces digressions délirantes, mais notez qu’elles ont débuté en pensant à monsieur Maris, c’est déjà ça)

  15. Les bras m’en sont tombés lors que j’ai lu aujourd’hui même la dernière interview Jacques Attali par le JDD. Cette personnalité dont l’opinion qu’on le veuille ou non compte dans le débat public, dont le propos se veut rationnel, homme qui de son propre aveu admire Paul Jorion pour la qualité de sa réflexion, y affirme, à rebours d’un certain nombre de ses déclarations précédentes (je pense par exemple à son intervention sur Public Sénat avec Jorion à ses cotés où il insistait sur l’importance vitale qu’il y d’assurer une solvabilité de la demande en assurant des revenus suffisants aux salariés), que les Etats aujourd’hui seraient loin du compte en matière de rigueur pour remédier à la crise financière européenne, et de prôner aussi une intervention de la BCE et les eurobonds. Rien qui n’en prenne aux causes de la spéculation, rien sur la restructuration de la dette. Rien sur la dimension mondiale de la crise. Et encore la rigueur !

    Franchement, monsieur Attali, si les thèses de Jorion sont si pertinentes que vous le dites, pourquoi s’en s’écarter à ce point quand le Titanic fonce vers la mer des glaces ? A quoi bon faire face à l’urgence si c’est pour simplement pour tenter une réparation d’un système fondamentalement dysfonctionnel ? Si je suis sévère ce n’est guère par plaisir de vous critiquer, mais parce que je sais que vous êtes un passeur d’idées, et qu’à ce titre vous pouvez jouer un rôle positif dans cette crise.

    Le chaos est là, juste devant nous.

    1. Franchement, monsieur Attali, si les thèses de Jorion sont si pertinentes que vous le dites, pourquoi s’en s’écarter à ce point

      J’ai déjà observé ce genre d’attitude chez pas mal de leaders qui appuient là ou ça fait mal jusqu’à ce que le téléphone sonne pour leur dire que les fonds qu’on voulait leur allouer sont débloqués….see what i mean ?

    2. je lis pas beaucoup attali ; mais le peu que j’ai lu montre qu’il est favorable à la forme la plus primaire du capitalisme mondialisé : rien à envier à minc ou parisot ; il se veut un prophète, mais il est constamment à côté de la plaque, comme son plan à la noix pour créer de la croissance, en mettant des professionnels à la rue par davantage d’ultra libéralisme (ex : les chauffeurs de taxi parisiens, prisme du bobo qui n’aime pas attendre plus de 5 minutes lorsqu’il rentre chez lui après son trajet en 1ère classe en avion..)

    3. Juste une observation sémantique : quand quelqu’un dit « Plan de rigueur », tout le monde comprend réduction drastique des dépenses publiques, rétrécissement du périmètre de l’état, et autres joyeusetés über-libérales.

      Un plan de rigueur, ça peut aussi être une redistribution confiscatoire des richesses accumulées par les bénéficiaires du système…

  16. J’aime beaucoup votre façon de synthétiser les choses.
    On est bien loin du baratin technocratique et du sophisme d’état.

  17. j’ai déjà entendu ce genre de commentaires . « quand ça va mal, une bonne petite guerre » remettra les pendules à l’heure » c’est horrible mais j’ai déjà entendu ça. ça me fait penser aux tribus anciennes qui sacrifiaient des gens pour apaiser la colère des grands Dieux. Sauf que là, c’est pas une jeune vierge ou je ne sais quoi mais des millions de gens…. terrible !!!!!

    1. Des millions de gens…C’est à dire des millions de consommateurs! Or,quand on est habitué à manger gras,il est difficile de revenir au pain sec et à l’eau…Nos libéraux devraient donc y regarder à deux fois avant de jouer avec le feu (nucléaire?)

      Tout dans le capitalisme est fait pour favoriser la masse :Si on prend le simple cas du réseau internet,le dégroupage a d’abord été l’apanage des « grandes villes »….Et ce n’est pas le seul exemple.Imaginons Paris après une guerre…Est-ce que ça vaudrait encore le coup (le coût?) de s’occuper d’un tel lieu après que la population ait fondue?Il faudrait pour ça que les prix des nouveaux travaux (ceux d’après guerre) baissent fortement pour que les « Bouygues du futur » puissent s’en mettre à nouveau dans les poches.En espérant que,parmi les morts-à-la-guerre, il n’y ait pas eu trop d’ingénieurs où chercheurs,ceci obérant tout futur pour l’entreprise.

  18. Monsieur Jorion,

    Il n’y a effectivement pas d’autre issue, dans les limites des positions États-uniennes, que la guerre.
    Je ne sais pas si ce sera celle-là. Stratégiquement trop difficile à mener.
    Bien sur quand on en a besoin, on a pas toujours l’occasion de choisir sa guerre, mais …

  19. On repense à l’incident du golfe du Tonkin avec une boule d’inquiétude sur l’estomac. La bête financière aux abois ne rendra pas la proie qu’elle serre dans sa gueule sans tenter, comme à son habitude, le sort des armes. La tentation de prendre les Russes de vitesse avant qu’ils ne soient tout à fait remis de l’écroulement de leur empire, l’espoir de coller au mur les européens avant qu’ils ne bâtissent une Europe vraiment unifiée, peut jouer. Le mauvais film du « dernier hold-up des banquiers » va t’il se dérouler sous nos regards impuissants et sidérés avec dans les rôles principaux deux nations détentrices du feu nucléaire ? Un conflit généralisé entre les trois religions monothéistes s’en suivra dans ce cas.

    Je pense que les studios de Hollywood pensent déjà aux retombées commerciales de l’évènement.

  20. Il y a aussi la monté en pression entre Russie et Occident vis à vis des boucliers anti-missiles, les Russes sont, comment dire, pas très diplomates dans les réactions allant jusqu’à proclamer une nouvelle guerre froide. L’Iran-Israël également, puis le déploiement au pacifique des US pour renforcer leur mainmise, car la Chine commence à jouer avec leur porte avion. Une belle poudrière quoi. Qui vivra verra. Clairement, la guerre serait un aveu d’incompétence totale de nos sociétés dites civilisées et modernes. Nous nous sommes finalement modernisés à défaut d’évoluer.

    1. N’oublions pas l’armée US forte de 550 000 hommes, présente sur tous les continents et qui fait la guerre, depuis 100 ans ,presque sans arrêt. Scout toujours prêt, heu.. GI’s toujours prêts !

      1. …et qui perdent toutes leurs guerres à partir de la guerre de Corée (qui fut un très pénible statu-quo toujours pas réglé) : Indochine, Somalie, Irak, Afghanistan.
        Ah non, c’est vrai, ils ont quand même gagné quelquefois contre de redoutables adversaires : Panama, Grenade… 😉

  21. Une dictature tecno (et control technologique de la population).
    Elle ne portera pas son vrai nom (« Démocratie par les Urnes »). En fait, nous sommes là. L’Écran s’écroule … On pourra décider sur les coutumes … et si ne fait pas obstacle à la concurrence. Ce qui affecte les intérêts du pouvoir économique … pas de choix.

  22. un excellent potentiel pour conduire à une nouvelle guerre mondiale

    Je suis sûr que les studios de Hollywood ont déjà étudié les retombées commerciales de l’évènement.

    Cet évènement nous rappelle étrangement l’incident du golfe du Tonkin.
    Les US sont aux abois et puissamment armés. Ils n’ont plus rien à perdre. Les musulmans sont les derniers à s’opposer victorieusement et résolument à la main mise des financiers américains sur le monde. Beaucoup de convergences mortifères, hélas.

  23. Juste pour signaler un article passionnant de Marco Zito, paru dans le supplément Science et Techno du Monde du 26 novembre. Trois chercheurs suisses ont fait une simulation topologique de 43000 multinationales et de leurs interrelations. Parmi les agrégats et au centre du système engendré, ils ont trouvé 147 sociétés géantes, en général des banques et des financières, dotées d’un pouvoir immense.
    Cette représentation pourrait contribuer à la réflexion de fond conseillée par Paul dans sa dernière vidéo. La publication analysée sur Le Monde est publiée sur PLoS One : « Le réseau de contrôle mondial des entreprises ».

    1. Oui, on en a causé dans plusieurs média. Si vous postez des commentaires chez les collègues (Mediapart p ex), mentionnez le lien vers ici.
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=28360

      J’en profite pour faire remarquer que l’article « Liaisons Dangereuses … » qui décrit le risque systèmique global par des équations différentielles stochastiques, et contredit la notion
      de « résilience par la dissémination (/dilution) du risque » compte pour auteur le même Battiston, en l’occurence co-auteur avec Stiglitz et d’autres dans ce cas
      http://www.institutlouisbachelier.org/risk10/work/3399329.pdf.

  24. Pas de panique, l’opération du pakistan s’inscrit plutôt dans le cadre des opérations militaires routinières d’une guerre sans but et sans résultat. Seul un trou dans l’actualité fait remonter cette info à la une, au même niveau que l’extraordinaire complot sur DSK.

    L’évolution de la situation syrienne est beaucoup plus stratégique, mais là nous n’en saurons pas beaucoup plus.

      1. La guerre dans le contexte militaro politique du moyen orient est une possibilité qu’il faut envisager.

        Je sens moins bien une mondialisation d’un conflit nucléaire, mais j’ignore la puissance-portée des bélligérants locaux ? Une escalade est toujours possible par effet domino, en particulier les réactions russes sont difficiles à prévoir.

      2. Et les indignés et OWC dans tout ça, Paul ? Comme je le disais plus haut, on ne fait pas une guerre qu’avec des officiers et on ne la « gagne » pas qu’avec des missiles de croisière.

        « Hell no, we won’t go, we won’t kill for Texaco! », ça vous rappelle quelque chose ? C’est toujours vrai aujourd’hui, sans doute même davantage depuis que le masque néo-libéral est tombé et a révélé la bête qui se cache derrière…

        J’espère ne pas être trop optimiste…

      3. à Candide
        mon sentiment, est que la guerre des occidentaux, USA en tête, soit disant pour la liberté, la démocratie, le bien contre le mal, est d’avance déjà perdue, et ne ferait qu’empirer la crise, dégénérer le sort de l’humanité, si jamais elle réussissait de s’en remettre, ce dont je doute

        sinon aujourd’hui, on a déjà des armes en provenance des terrains de guerre aux portes de l’Europe qui circulent de par chez nous, un traffic dont les malfrats petits ou grands sont très contents, ils achètent pour leur petite ou grande affaire de braquage

  25. la Lybie, l’egypte, la Syrie,.. ne suffisent pas, les conflits restent locaux et parconséquent l’occident n’est pas concernée (les cytoyens occidentaux)
    Malheureusement, l’Iran risque d’être le bouc émissaire, ou la courroie de transmission pour le maintien de l’orthodoxie néo libérale… La première phase consistait à fabriquer de la peur (le nucleaire Iranien !!) auprès des opinions publiques depuis quelques années(c’est fait) pour justifier et s’attacher l’accord des peuples occidentaux par le biais des médias mainstream. Les outils sont l’AIEA,le conseil de sécurité, et le bras armé des US au moyen orient: Israël
    et surtout l’OTAN pour la mutualisation des couts et des moyens de guerre. Il semble que B.Obama ne soit pas raccord sur le sujet, mais les prochaines élections US risquent de changer la donne…

    1. C’est exact, l’Iran ferait un coupable idéal. Ils ont essayé avec la Corée du Nord, mais les chinois n’ont pas aimé. Une partie de la dette US est chinoise.

  26. L’afganistan ce n’est pas Ben Laden c’est empêcher le Pakistan d’y mettre son régime islamique dans une région où l’Inde veut aussi empêcher le Pakistan de se renforcer faire à Elle dans le nord de l’Inde, là où il y a une frontière avec la Chine.

    Autrement dit, Faut-il aider l’Inde en contrôlant le Pakistan totalement paranoïaque qui craint d’être enfermé par l’Inde. Faut-il laisser les Chinois faire route à l’Est vers l’Inde et les fabuleuses richesses minières des afghans?

    Là bas dans le quartier, tous les voisins ont une bombe susceptible de détruire la vie de 2, 3 milliards de personnes.

    Les Pakistanais jouent double ou triple jeu avec les USA, les Pachtounes, les Talibans, les Afghans. Alors ils se peut qu’ils calculent mal une fois de plus, leurs hospitalités.

  27. A propos des Etats Unis…

    Puisque les Etats Unis sont le modèle le plus abouti du capitalisme, il est intéressant de noter qu’ils ont longtemps échappé à ce problème de concentration de la richesse dans les mains d’un petit nombre. Non pas qu’on y ait trouvé un moyen de mieux la répartir (les lutte syndicales dans les usines y ont été aussi nécessaires et encore plus rudes qu’en Europe) mais parce que les quelques millions d’européens éparpillés le long de la côte atlantique disposaient au départ d’un territoire au moins aussi vaste que l’Europe et à leurs yeux vide d’habitants (les textes des visiteurs français de l’époque parlent souvent de « désert », même quand ils en vantent les magnifiques forêts!)

    Il était donc possible d’en exploiter les ressources apparemment inépuisables sans s’inquiéter de les épuiser trop vite mais surtout il n’y avait aucune limite à la possibilité d’investir l’argent qu’on venait de gagner en le réinvestissant ailleurs. Pas grand chose à voir avec la situation de l’Europe à la même époque, si ce n’est que les empires coloniaux y ont joué plus ou moins le même rôle.

    Une fois que l’ensemble du territoire a été mis en exploitation et que beaucoup de ses ressource naturelles ont été épuisées, ce modèle de capitalisme sauvage se coince et a du mal à trouver un espace adapté à la croissance illimitée qui lui est indispensable.

    Ce capitalisme c’est celui dont le Tea Party me semble avoir la nostalgie, celui de l’époque bénie pendant laquelle l’Etat fédéral percevait peu d’impôts mais se portait bien puisqu’il revendait les terres de l’Ouest à des spéculateurs qui les revendaient aux colons.

    Aussi séduit que l’on soit par nos trente glorieuses qui s’en sont largement inspirées, impossible d’imiter le modèle étatsunien sans une croissance illimitée.

    (Pour une comparaison avec la situation de l’Europe à la même époque voir le sarcastique texte de Jonathan Swift cité par Vigneron!)

      1. il y a des armes militaires disponibles à la vente, visiblement même pas tant cher, ..
        (même la police s’en inquiète ..

    1. Mais Roosevelt n’a fait que freiner la crise,
      repartie en 1938, et dont les USA ne sont sortis que par la guerre.

      La seule sortie par le haut de la crise, c’est une « sortie du cadre »,
      autrement dit la fin du capitalisme, la démocratie réelle,enfin !

  28. Pour qu’elle ait cet effet il faudrait que cette guerre détruise une partie du patrimoine des pays riches, et non pas celui de pays périphériques au système. Même si l’histoire ne fait que balbutier le balbutiement de la guerre est toujours de la guerre.
    Un dernier remède à la concentration des richesses serait sans doute l’écoeurement de ceux qui ont trop et qui soudain, saisis d’une divine visitation, se mettent à préférer la frugalité et la beauté.
    http://www.youtube.com/watch?v=wyOf_L4cNHc&feature=related

    1. c’est vrai que de jouer à la guerre dans un champ de centrales nucléaires, ça nous changerait des terrains de guerre dans les champs pétrolifères, …

  29. Markets are “pricing in the endgame” for the euro as the situation moves faster than politicians can act, UBS has warned ahead of a key meeting between eurozone leaders and US President Barack Obama.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/markets/8918763/Markets-pricing-in-endgame-for-the-euro-warns-UBS.html

    Should the Fed save Europe from disaster?
    The dam is breaking in Europe. Interbank lending has seized up. Much of the financial system is paralysed, setting off a credit crunch just as Euroland slides back into slump.

    …If inflation causes Germany to rise up in revolt and leave EMU, so much the better. That too is a solution.

    What we know for certain is that Europe’s current policy settings must lead ineluctably to ruin and perhaps fascism.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/8918784/Should-the-Fed-save-Europe-from-disaster.html

  30. Bonsoir à tous.

    @Paul: qui verriez vous comme Dr. Folamour pour essayer de transformer ce potentiel en cinétique ? LesZones tribales pakistani comme Sarajevo 2012?

    Par ailleurs, pour la redistribution des richesses, on pourrait commencer simplement par rétablir la vérité des fiches de paie et supprimer cette escroquerie intellectuelle que sont les soi- disant charges patronales! Le jour où apparaîtra en tête de la fiche de paie le montant du chiffre d’affaire personnel brut ( facile à calculer: vous prenez le coeff de votre part dans la masse salariale brute et vous l’appliquez à la valeur ajoutée – en fait c’est un peu faux car il y a la question des bénéfices qui représentent la synergie des travailleurs mais c’est assez indicatif quand même) et ce qui reste à la fin en « salaire net » les travailleurs pourront enfin s’énerver!

    Cordialement.

  31. JE N’IRAI JAMAIS A LA GUERRE A MOINS D’ÊTRE SAOUL COMME UN PORC
    RIEN NE VAUT QU’ON FINISSE EN TERRE POUR DES SANGLIERS COUSUS D’OR .
    BERNARD DIMEY

    1. Le dilemme sera la rue et la Révolution ou la guerre. Mais comme dit précédemment, ça risque d’être les deux. Dieu est connu, il s’appelle la banque.

      1. Ils déclencheront la guerre si elle peut leur éviter la révolution. (histoire romaine). Et d’une. Ils la présenteront comme un tsunami monumental duquel ils sont capables de nous préserver jusqu’au moment où elle explosera par surprise. (C’est le fameux « les cons s’ils savaient » Edouard Dalladier 1938) Et de deux.

        Enfin, je vous rassure si vous n’allez pas à la neoguerre mondiale, c’est la neoguerre mondiale qui viendra à vous par les medii.

  32. La seconde guerre mondiale c’est 50 millions de morts, pas grand chose au regard de la population mondiale, même si c’est énorme en tant que tel.

    Non, le principal effet d’une guerre mondiale n’est pas la réduction de la population, mais le choc sur les esprits. De la com…

      1. .. multipliez les 50 millions cités par 5 ou même 10, et rapportez les au chiffre actuel de la population mondiale, et la réflexion, pour cynique qu’elle est, demeure significative.

        L’idée qu’une catastrophe, telle une guerre, a un effet sur les esprits (avec pour effet de conforter la situation des puissants — et non pas de provoquer un nivellement par le bas) est défendue de manière convaincante par M. Klein dans la ‘Stratégie du Choc’.

        Peut-être faut-il être encore plus pessimiste que vous ..

      2. On base toujours ses calculs sur de vieux chiffres. C’est toujours mieux que la boule de cristal.

        D’ailleurs, malgré les guerres mondiales, la violence a décru de façon exponentielle depuis les débuts de l’humanité. Souvenez vous de Gengis Kahn ou des épidémies de peste.

        Désolé pour le réalisme, et pas cynisme, mais comme le dit l’armée, il y a un taux de freinte duquel chacun est susceptible de faire partie.

        Je peux prévoir, sans beaucoup me tromper, le nombre de suicidés sur les voies ferrées en France, 2 par jour, le nombre de morts sur la route, ceux du cancer… en regardant les vieux chiffres…

    1. le principal effet d’une guerre mondiale c’est 50 millions de morts… et …De la com…

      Vous oubliez l’état économique et la précarité sociale généralisée, des pays belligérants. Mais aussi les morts prématurées, les gueules cassées, les traumatisés de toutes les sortes, la folie et l’alcoolisme, le fragile vernis de la civilisation écaillé, le goût du sang, l’augmentation de la criminalité et les années de pénurie d’après-guerre parfois la famine et les épidémies qui fauchent les populations sous alimentées bien plus que la guerre elle-même.

      Mais aussi et surtout ce besoin fréquent de remettre ça après coup.

    2. De la com :
      Vous perdez la raison, insultez les victimes et les génocidées.

      Du reste que faites-vous des villes entièrement détruites, des moyens de production en partie par terre, vraiment, de la com…

      1. pArs Destruens

        « Vous perdez la raison, insultez les victimes et les génocidées. »

        D’après la FAO un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes dans le monde …

        un bon 5.000.000 par an.
        10 ans et le même score qu’une bonne guerre ma pt’ite dame.

        Ils ne bénéficient de pratiquement aucune com donc ne sont pas insultés. Dont acte.

        Le silence, qui est aussi de la com, tue.

  33. A Little Atomic Bomb (Charles Bukowski)
    http://vimeo.com/7908409

    Just give me a little atomic bomb
    Not too mutch just a little
    Enough to kill a horse in the street
    But there aren’t any horses in the street
    Enough to knock the flowers from a bowl
    But I don’t see any flowers in a bowl
    Enough then to frigthen my love
    But I don’t have any love
    Well give me an atomic bomb then to scrub in my bathtub
    like a dirty and lovable child
    I’ve got a bathtub
    Just a little bomb general
    With pugnose
    Pink ears
    Smelling like underclothes in July
    Do you think I’m crazy?
    I think your crazy too
    So the way you think.
    Send me one before somebody else does.

    «  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »

    La simplexité, un ouvrage d’Alain Berthoz
    « La simplexité, telle que je l’entends, est l’ensemble des solutions trouvées par les organismes vivants pour que, malgré la complexité des processus naturels, le cerveau puisse préparer l’acte et en projeter les conséquences. Ces solutions sont des principes simplificateurs qui permettent de traiter des informations ou des situations, en tenant compte de l’expérience passée et en anticipant l’avenir. Ce ne sont ni des caricatures, ni des raccourcis ou des résumés. Ce sont de nouvelles façons de poser les problèmes, parfois au prix de quelques détours, pour arriver à des actions plus rapides, plus élégantes, plus efficaces. »
    http://www.youtube.com/watch?v=2898sXZmEPQ

  34. la guerre comme solution…avec comme corollaire la diminution de la pression sur le systeme socio économique.

    Franchement, je n’y crois pas. Même cette solution là, les capitalistes ne peuvent plus l’utiliser. Aujourd’hui, le problème des empires n’est pas l’accaparement des richesses (qui aurait pu effectivement, et dans un autre contexte, rassurer les investisseurs) : ils ont déjà tout. Leur problème fondamental, c’est qu’aucun pays à la surface du globe n’est en mesure (ou n’a besoin) de leur acheter ce que les empires s’accaparent par le vol. Et cette problématique là, même l’armée la plus puissante au monde ne peut la résoudre. Pour cette raison, nous vivons la fin d’une civilisation capitaliste.

  35.  »qui réduira la pression sur nos systèmes économiques et politiques par une baisse substantielle de la population, redistribuera le patrimoine (du moins ce qu’il en restera), et nous permettra de repartir pour un tour, sans avoir eu à résoudre (Dieu merci !) la question de la concentration des richesses et son mécanisme, et sans avoir dû formuler la moindre autocritique (ouf généralisé !). »

    Baisse substantielle de la population soit probablement – pour être efficace – plusieurs milliards de victimes …
    (Dieu merci !) … Paul, pourriez-vous laisser Dieu là ou il est …
    N’est il pas paradoxal voire inopportun de faire référence à Dieu sur une telle thématique ?

    1. Je pense que Paul reprend avec un humour noir les mots de Lloyd BLANKFEIN patron de Goldman Sachs, qui dit « faire l’oeuvre de Dieu », ce sont les banquiers qui financent les guerres.

  36. Faut pas s’inquiéter, les USA n’auront pas le cran (pas super adapté comme mot mais je n’en trouve pas d’autre) d’aller en guerre ouverte contre le Pakistan. Si ils pouvaient déjà dégager toutes leurs bases militaires du monde et rester chez eux…

  37. Vous avez écrit;///Les remèdes à la concentration des richesses sont connus : 1) la redistribution pacifique du patrimoine (seul exemple connu : les États-Unis du New Deal rooseveltien), 2) la révolution qui exproprie et redistribue pour un temps mais – faute de s’en prendre aux véritables causes de la concentration des richesses – remplace rapidement l’ancienne aristocratie par une neuve, enfin, 3) la guerre qui détruisant tout, redistribue la richesse par un grand nivellement par le bas.///
    Pourquoi ne pas écrire
    ///Les remèdes à la concentration des richesses qui nous sont connus sont : 1) la redistribution pacifique du patrimoine (seul exemple connu : les États-Unis du New Deal rooseveltien), 2) la révolution qui exproprie et redistribue pour un temps mais – faute de s’en prendre aux véritables causes de la concentration des richesses – remplace rapidement l’ancienne aristocratie par une neuve, enfin, 3) la guerre qui détruisant tout, redistribue la richesse par un grand nivellement par le bas.

  38. J’ai un léger doute sur la solution…

    Mais dans le genre, cela me rappelle cette idée que toute société semble, ou semblerait selon Freud, et selon la mythologie (Rome), fondée sur un crime et aujourd’hui, enfin depuis hier, j’ai l’impression que… cette espèce d’hallucination resurgit, selon laquelle décidément, beaucoup doivent mourir pour que les autres puissent atteindre le bonheur, ce qui en fait d’ailleurs le prix. C’est un petit peu la méthode Aztèque, et puis même dans l’Iliade, ce qu’Achille envoie dans le feu pour Patrocle, les sacrifices aux dieux également. On ne faisait rien sans sacrifices, et aujourd’hui on n’accepte pas non plus l’idée d’obtenir une chose sans avoir donné en échange, ou payé en échange… le prix en fait la valeur, l’attente pour certains.

    Et puis l’horizon parait tellement bouché, – comme l’enfant qui lance son pied dans les cubes de bois pour simplifier le problème, – tout détruire simplifie grandement le problème, mais ne permet pas de comprendre. D’où le fait que format c:\ est considéré comme fatidique en informatique, l’ultime recours quand tout a échoué.

    Ce serait de la folie mais après tout, la folie est une échappée. Comme le vin, en plus grave.

    1. Et avec Raskolnikov, on peut se demander en quoi le meurtre de manifestants par l’armée d’un pays est plus un meurtre que l’assassinat par des drones téléguidés.

  39. La menace de guerre est encore plus prononcée, ceux qui ne produisent presque plus rien vont aller le voler chez les autres, il s’agit toujours et encore du pétrole et du gaz de l’Iran et surtout de la Caspienne dont on veut priver les chinois et les russes qui contournent les « routes » traditionnelles sous contrôle militaire des Usa en passant par les terres en utilisant le moins possible le dollar.

    Il est à noter que le Pakistan, l’Inde et l’Afghanistan (en tant qu’observateur pour ce dernier) sont candidats à l’Organisation de Shangaï (OCS) ce qui déplait fortement à nos « amis » américains.

    Les jeux se mettent en place, et nous avons notre « droit dans ses bottes » de Juppé qui est aux 1eres lignes en Syrie avec un prétexte de corridor humanitaire, attention à ne pas oublier la Géorgie, Otan ou pas.

    Nouvelle guerre froide auto-réalisatrice, un bon moyen de ne plus verser les dettes de la rente des 99% des occidentaux, dont les retraites?

  40. La première « modernisation » de la France s’est faite sous Napoléon III. Je pense que c’est sous son règne que l’exception sur les paris spéculatifs a été acceptée. Il y a d’autres opérations saluées par nos élites comme des « modernisations » importantes de ce pays. Elles ont terminé dans la guerre de 1870 car le régime était à la peine (c’est un souvenir personnel). Il espérait ce refaire dans cette guerre (c’est aussi un souvenir personnel). Le résultat de cette guerre est connu.

    Vu l’enfermement de nos élites dans leur théologie rationaliste, je les crois capables d’accepter une guerre pour se sauver. Cela a déjà été tenté par un souverain « moderne », Napoléon III. Je doute que nos élites soient prêtes à en tirer les conséquences pour elles même. La révolution de 17 en Russie est un sous-produit de la guerre de 14-18.

    Vu les réactions des masses en 14, en 39 et à bien d’autres occasions, nous suivrons. C’est aussi un sous-produit de cette théologie libérale à laquelle nous sommes soumis. C’est un sous-produit de son TINA.

    1. Elles ont terminé dans la guerre de 1870 car le régime était à la peine (c’est un souvenir personnel)

      respect l’ancêtre !

      1. Tikarol,

        Lol,

        Je suis bien conservé pour mon âge. C’est un souvenir de mes études et donc sans garanties absolues. Je n’ai plus confiance dans ma mémoire au point de croire que mes souvenirs sont si précis.

  41. Et l ambiance « crise de Cuba » en Méditerranée :

    Le dernier née des porte avions américains ,USS Georges Bush se baladait le long des cotes syriennes dans le sillage de 3 navires de guerres russes d´après le site debka.com proche des milieux militaire israélien :

    http://www.debka.com/article/21521/

    avant de devoir partir de toute « urgence » pour Marseille pour régler un problèmes de toilettes :

    http://www.corlobe.tk/article26606.html

    http://www.maritima.info/actualites/societe/marseille/1817/l-uss-georges-bush-en-point-et-ligne-de-mire.html

    Comme par hasard, le porte avions russe Amiral_Kouznetsov et sa flotte sont en méditerranée près de Malte en direction du port militaire russe en Syrie, Tartous :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Tartous

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Amiral_Kouznetsov

    http://www.ansamed.info/ansamed/en/news/sections/generalnews/2011/11/25/visualizza_new.html_13983917.html

    1. Les américains vont faire défaut. A un moment ou un autre. C’est inéluctable. Combien de milliers d’années leur faudrait-il pour rembourser?
      Ca ne plaira ni aux chinois, ni aux pays producteurs de petrole/gaz. Ils le savent, alors ils utilisent leur dernière cartouche. Couper court en l’anticipant à toute velleité ultérieure de riposte.
      Le cheval de Troie: la Syrie (objectif primaires, secondaires, etc.: Le contrôle de la région via Israêl et les monarchies pétrolières. l’affaiblissement des accords de Shangai; le contrôle militaire de la Russie,le containment de la Chine). Pas très éloigné des objectifs de l’intervention en Afghanistan au fond…
      Le tout avant de redéployer leurs efforts en Asie du Sud Est (ce qui a déjà commencé d’ailleurs).

      La logique ultime derrière l’intervention en Syrie, c’est bien le sauvetage de l’empire. Les russes, parce-qu’on ne la leur fait pas, sont simplement entrain de fermer cette option de sortie.

      Le peuple syrien, les différents acteurs s’en foutent donc comme de leur première paire de chaussettes. Il y a tant d’autres peuples qui luttent et qui souffrent dans l’indifférence générale… Pourquoi celui-ci, en particulier, fait-il l’objet de tant de commisération de la part des occidentaux., à ce moment précis? Ou comment habiller des objectifs parfaitement réactionnaires et contre-révolutionnaires (sauver le Dieu dollar; s’assurer d’une position de force pour prévenir les ardeurs des créanciers chinois chagrinés par l’évaporation de leur magot) par une intervention opportune « progressiste » et « pro-révolutionnaire » (sic)…

      Sauf que la ficelle est un peu grosse, et que c’est vu et revu comme méthode de « gestion » de la dette par la « gestion » des créanciers ( Clément V, François Ier…)
      Le prochain président US, et l’actuel, doivent faire un choix: prendre le risque de générer une troisième guerre mondiale (pendant qu’ils sont encore assez fort pour tenter l’aventure) ou assumer l’effondrement en interne.
      Voyons si le « Prix Nobel de la Paix » saura faire le choix responsable.

    2. Base navale russe de Tartous, juste le seul port en eaux profondes de la marine russe en Méditerranée, « juste ».

  42. Resaisissons nous !!

    Les forces spirituelles positives ressenties par les Pauples doivent éclairer et eclipser les forces spirtuelles négatives ressenties et utilisées au détriment du plus grand nombre par la poignée de bergers malveillants, pour leur profit matériel et temporel, mais qui souffriront le calvaire lors de leur retour à l’UN s’ils ne changent pas..

    Un monde radieux est possible !!

    Ne permettons pas la mise en place du nouvel ordre mondial qui fera de la Terre un enfer permanent ..
    Ce combat est de la plus haute importance pour le destin des habitants de cette planète..

    Mathématiques de l’ Architecte

    Tel en jazz, j’ improvise les phrases
    Qui avec la vie, sont en phase
    Et vous les livre, à l’autre rive
    Afin que vos sourires se ravivent

    Comment créer quelquechose à partir du néant
    Si ce n’est en le séparant en plus et moins
    Leur somme après d’exhaltants pas de géants
    Restituant l’éternelle et infinie lumière du bien

    Face à la haine donnez l’ Amour
    Face à la violence donnez la douceur
    Afin que les rires résonnent alentour
    Et que les cœurs battent de bonheur

    Alpes !! qui de vos pics égratignez les cieux
    Regardez les Vosges et leurs douces rondeurs
    Sachez qu’ il est écrit dans l’azur, à mille lieues
    Que l’ avenir appartient à l’ inéluctable douceur

    1. Un monde radieux est possible !!

      Oui, d’ailleurs ça irradie pas mal en ce moment. regardez notre vénéré président démocratique et atomique, il irradie que ça en fait peur. la joie sans doute, et le bonheur.
      Les points d’exclamations, pourquoi faire ?

      1. Restez du côté du BIEN pArs..
        Ne vous laissez pas entrainer vers le MAL

        Les points d’exclamation c’est pour le visualiser avec exaltation ce monde futur, car vous êtes co-créateur de votre futur.. A une bifurcation dans le désert si vous faites le bon choix du chemin qui mène à l’oasis et l’eau, vous vivrez ..

        On peut vivre dans le MAL, y en a même qui y prennent plaisir, mais ce palsir est très éphémère.. Ne croyez vous pas ???

  43. Paul, pourquoi ne dites-vous pas que le New Deal rooseveltien, n’ayant aucune ambition de répondre aux maux systémiques, ne change rien au système qu’au contraire il maintient dans son essence ?

    Que l’on peut parfaitement considérer cet exemple comme un sauvetage des mécanismes de production de l’inégalité, en l’occurrence pour 80 ans ?

    Qu’une de ses fonctions essentielles a été d’éviter une extension dangereuse de la révolte urbaine, d’une tentation du communisme pour de larges pans d’une population dramatiquement appauvrie, et à terme, vu la tradition de liquidation du mouvement ouvrier par les armes dans ce pays, d’une guerre civile ?

    1. Le communisme est destructeur avec le culte du chef !!

      Mais acheter une tondeuse en commun avec ses voisins.. Est ce un mal ou un moyen de moins gaspiller les ressources pour le futur ??

  44. Oui, lorsqu’il y a autant de dettes dans autant de pays, et qu’il n’est plus possible d’aller chercher des débiteurs, c’est la castagne qui s’invite comme solution.
    La révolution c’est la réaction à l’étranglement de ceux qui n’en peuvent plus au sens vital du terme, avec pour conséquences la victoire des gueux ou bien c’est la victoire des dominants. Dans les deux cas c’est un état de guerre. C’est dit simplement car c’est aussi simple que ça.
    Le règlement par le défaut, pacifiquement de type glass-steagall act généralisé ne peut pas faire consensus face à autant de nations aux intérêts divergents. Puis pour décourager personne, le New Deal de Roosevelt n’a été que de courte durée.
    Je tends l’oreille… c’est pas du Mozart.

  45. Monsieur Jorion, pour la première fois, vous voyez le danger.
    Et réfléchissez de façon terrienne.
    Votre dieu en soit remercié.

    Néanmoins, lorsque j’écrivais récemment que la logique populaire, soit du nombre, rejetait les « spécialistes » en tout genre, je ne fais que rejeter, à mon faible niveau, un courant commercial amais, ric Un. Un vaut mieux queue… individualiste.
    L’individualisme et ses inconvénients exploitables ont vécu. Paix à leur cendre du corps. L’esprit fut. et au « combien » corrompu.
    Voyez à quel point les générations futures auront raison de nous critiquer avec ce « combien »… faut-il pour corrompre un Humain…
    Les dieux font les mêmes promesses.

    Alors, Camarade. On revient sur terre ou tu continues à « remercier » ton dieu…??

  46. La guerre est la solution la plus commode puisqu’elle n’implique aucune autocritique de la part de personne et permet au contraire à chacun de s’exonérer de ses propres fautes en désignant un coupable ailleurs quelque part.

    Refuser le début public, refuser aux hommes de pouvoir vivre autrement et moins dangereusement et cela dans la plupart des relations humaines c’est déjà faire preuve…..

    Mieux vaut alors remplacer l’homme qui ouvre de plus en plus les yeux sur certaines de nos pratiques, c’était vous hier, ce sera encore quelqu’un d’autre demain et cela afin de pouvoir perpétrer continuellement les mêmes pratiques dirigistes dans l’histoire humaine.

    Les divers dirigeants capitalistes ou socialistes de la terre se disent alors :
    « L’éternel ne fait ni bien ni mal, il faut bien alors verser de temps en temps le sang pour mieux faire revenir la pluie, les récoltes, la moisson, l’or et l’argent  »

    Et bien c’est ce qu’on verra, ils calculeront alors comme des aveugles.

  47. J’espère que vous ne sous-entendez pas, quand vous parlez de bataille en règle, que le raid de l’Otan qui a tué vingt-cinq soldats pakistanais était une erreur volontaire.
    Votre façon de vous exprimez pourrait effectivement le laisser croire, vous évoquez quand même une troisième guerre mondiale.
    (celui là devrait passer…)

      1. Je pense que la guerre moderne est sortie du cadre, elle, même s’il subsiste des foyers à l’antique, parties visibles de l’iceberg. La guerre a en fait commencé depuis le premier choc pétrolier : c’est Mammon contre Allah. Mammon a besoin de casser le dernier dieu humain à ne pas s’agréger à lui (du moins officiellement, car les mollahs iraniens sont des marchands du temple, avant tout, et roulent en berlines blindées sous les yeux d’une population dégoûtée de plus en plus athée – je le tiens d’amis iraniens aux familles restées en Iran) pour régner sans partage (dans tous les sens du terme). Deux « veaux d’or » l’un contre l’autre, donc. Maintenant, qu’il y ait un risque « accidentel » d’explosion atomique, oui, ça peut arriver, hélas. Sauf que serait une défaite pour celui, quel qu’il soit, qui appuierait le premier sur le bouton. Entre le risque d’un hiver nucléaire, la mort de millions d’êtres et le choc terrible pour les peuples épargnés, et Allah et Mammon perdraient tout : estime, obéissance des peuples, profits, etc. Et ils le savent fort bien.

      2. Euh oui, là, franchement, je ne peux qu’être d’accord avec Aster : je ne vois absolument pas l’intérêt que les 1 % auraient à déclencher une guerre mondiale et son cortège de millions de morts… Réduire drastiquement la population et diminuer la pression sur les ressources ? Certes, mais qui dit réduction drastique de la population dit forte réduction du chômage et donc inversion du rapport de force actuel entre patronat et salariés, et donc augmentation des salaires et — horreur et liquéfaction des moëlles ! — baisse des profits…

        Je me trompe ? À moins que les paramètres ne soient devenus si nombreux et imbriqués que toute prédiction s’avère impossible…

  48. L’argent étant le nerf de la guerre…

    …et les banquiers comme les états à court d’argent, j’espère bien qu’une guerre « sérieuse » impliquant les armées occidentales ne serait pas possible. Les USA n’ont pas vraiment fait montre de beaucoup d’entrain en Libye et il me semble que ça n’est pas le seul pays ni la seule occasion où les contraintes budgétaires se font sentir.

    (Martin Dempsey s’est vu dans l’obligation d’aller étudier l’économie à l’université avant de prendre son poste de chef d’état-major des armées des États-Unis.)

    1. Si ma mémoire est bonne, la coalition était pratiquement à cours de munitions peu de temps après le déclenchement de l’intervention en Lybie ! C’est dire !

  49. AAAAAAAATTENDEZZZ voir, vous sous-entez qu’un simple échauffourée en zone frontalière au milieu de nowhere pourrait déclencher une guerre mondiale, alors même qu’il semble s’agir d’une bavure, reconnue par leurs auteurs ?

    C’est beaucoup trop complexe comme raisonnement !

    Ceci n’est pas une solution simple mais simpliste, c’est à dire caricaturale.

    Si la guerre doit avoir lieu, c’est maintenant, entre économies.
    Et là, nous sommes déjà sur le théâtre des opérations, en première ligne.
    C’est curieux, je ne me souviens pas avoir ni appelé, ni m’être volontairement engagé sous quelque drapeau que ce soit ! Et maintenant, il me faut choisir pour quel camp je suis, c’est bien ça ?

  50. Plusieurs choses inquiétantes:
    -les tensions en Iran: on ne le dit pas assez mais la Chine reçoit 20% du pétrole iranien.
    -les tensions en mer de Chine: il y a désormais des accords de coopération entre la marine vietnamienne et la marine américaine. Des navires américains peuvent faire escale dans les ports vietnamiens.
    – La corée du sud fabrique désormais sous licence les navires anti missiles aegis
    – Le Japon et les états unis compte renforcer leur coopération militaire et a terme changer la constitution du japon
    – L’inde et le vietnam compte renforcer leur coopération nucléaire avec les usa
    – Il existe une loi américain assurant une protection automatique de Taiwan en cas d’attaque chinoise.
    – Il existe une loi Chinoise autorisant une attaque automatique de Taiwan en cas d’indépendance de cette ile
    et ainsi de suite…

    1. Ah non, pitié, pas Göttingen… Le siège de la société pour laquelle je travaillai il y a peu encore s’y trouve…
      Restructuration en France et ailleurs…Je n’ai pas suivi…
      Sinon, c’est une belle ville de province !

  51. Je ne pense pas que l’idée d’une guerre mondiale a venir, soit totalement fantaisiste. Ou la marque d’un esprit escathologique, ou une tournure désabusée et revancharde.
    La situation géo-politique est particulieremment tendue, ces derniers temps :
    – tensions au moyen-orient
    – révolution au magrehb
    – Russie et Chine avec des intérets et visions stratégiques souvent opposés a ceux de l’Otan.

    Tout cela sur fond de crise économique, qui devient aussi une guerre en soit !

    Le pire est envisageable hélas ! Mais entre l’envisager et le prédire, il y a un fossé de plus en plus réduit que je ne franchirais pas pour autant.

  52. Bonsoir Paul.

    D’après Patton la guerre est la plus grande aventure humaine, Philosophie de bas étage à laquelle je ne souscris pas.

    NOUS NE VOULONS PAS LA GUERRE, NOUS VOULONS LA JUSTICE. Le linge sale se lave en famille.

  53. « 2) la révolution qui exproprie et redistribue pour un temps mais – faute de s’en prendre aux véritables causes de la concentration des richesses – remplace rapidement l’ancienne aristocratie par une neuve. »

    C’est balayé un peu vite, non ?
    N’est-il pas possible de s’en prendre aux véritables causes de la concentration des richesses ?

    Parce que la guerre… Quelle connerie !

    1. Mais Paul fait une critique sérieuse car vérifiée par l’histoire du socialisme.
      La révolution, faute de la démocratie réelle au coeur du projet d’alternative,
      finit par la reconstitution d’une classe dominante.

      C’est cela l’alternative: révolution et démocratie.
      La barbarie, qui unit les politiciens professionnels,
      c’est le refus de la révolution, et si le peuple l’impose par la force,
      la lutte contre la démocratie réelle.

  54. La révolution (non, les révolutionnaires sont trop vieux jeu et avides …)

    La guerre (ah, tant qu’à retrouver après un peu de calme avec deux nez désormais et pour vingt-cinq mille ans…)

    L’arrangement à l’amiable, pour un temps allez c’est bon. Prenons le principe de garder l’échiquier, mais alors, relativement à l’image de Castoriadis, avec la variante de « changer d’échiquier », ces jeunes améri cains en sont bien capables.

    Le prix constituait un effort remarquable pour nous débarrasser des godillots d’une épistémologie « substantialiste » de la valeur et, faut-il l’espérer, afin d’en appeler à son dépassement en réintroduisant la valeur dans la dimension relationnelle du rapport de forces. Fort bien. Comment réintroduire une dimension relationnelle de la morale, ce qui serait tout différent d’une relation d’imposition gravée dans la table à l’usage de l’Institut Catholique de Paris ou, différemment, de la recréation d’une opposition dia-bolique du type « leur morale et la nôtre.

    Je suis décidément bien trop zinovievien que pour croire un instant que 1% d’incapables tarés sont responsables de tout! Je dirais même que l’éjection de la finance glamour et l’énoncé de la loi ne seraient, en rien des étapes salvatrices, si dans un même mouvement, elles ne servaient, cette fois, à cimenter nos conditionnements paléocorticaux, dont le refoulement de la valeur relationnelle des valeurs , (selon que l’établissement des relations passe par le circuit néocortical ) assure , une fois encore, la prise.

    Il me semble intéressant de commencer par énoncer que quelques soient les formes de l’économie, elles ne peuvent servir de faux nez à des relations de domination, fussent-elles temporairement étayées par les valeurs de la loi, et qu’au contraire il serait plus léger de les inscrire dans un processus de transformation travaillant ce point de la nature humaine, pour le dépasser.

    Ou bien est-ce encore trop tôt dans le monde tel qu’il est dans sa conscience possible ? Il devrait subsister, en France, un petit noyau de notre génération qui a fréquenté Laborit sur ce point, nous verrons donc si c’était pour des prunes …

    A+

    1. Jean-Luce Morlie, merci de rappeler Henri Laborit. « Eloge de la fuite » à relire par tous. Le billet du jour de Paul Jorion est une sorte d’écho aux dernières lignes de ce livre. Je suppose qu’il les connaît, et qu’elles lui parlent en ces temps qui dérapent…

    2. Deleuze, Logique du sens : « ou bien la morale n’a aucun sens, ou bien c’est cela qu’elle veut dire, elle n’a rien d’autre à dire : ne pas être indignes de ce qui nous arrive. »

      1. @Roma, « ne pas être indignes de ce qui nous arrive » ?
        Philippe Zarifian, « Temps et modernité », hommage à Deleuze :
        http://philippe.zarifian.pagesperso-orange.fr/page41.htm

         » Comme l’on dit : être à la hauteur des événements. Etre à la hauteur de la résistance contre le nazisme. Etre à la hauteur d’un incendie et savoir, à ce moment là, sauver l’enfant qui nécessitait notre aide. Ou bien la morale n’a aucun sens, n’est qu’un ensemble de prescriptions mortes qui ne se soutiennent que par leurs obligations de cohésion sociale, ou bien c’est cela qu’elle veut dire, elle n’a rien d’autre à dire : ne pas être indigne de ce qui nous arrive. Nous ne décidons pas de l’événement : nous devons simplement nous élever à la hauteur de son importance. Mais si nous n’en sommes pas dignes, si nous commençons à dire que ce qui nous arrive est injuste et non mérité, que nous sommes supérieurs aux événements immérités qui nous touchent, événements qui sont toujours la cause de quelqu’un d’autre ou d’une mauvaise destinée, nous entrons alors dans le vaste registre du ressentiment. Le ressentiment contre l’événement.

      2. @vigneron, exactement, et ce surcroît de force d’agir que donne ce face à face avec ce qui arrive, l’imprévu malheur, je l’ai expérimenté bien souvent et ce n’est pas encore fini qu’une vie sans cela risque de bétonner grave… rien à perdre !
        cadeau;
        Nicolas Repac – La nuit mène une existence obscure
        http://youtube.kyooyan.net/v/-tloikgyvco
        Lyrique :

        « Quand la Lune (L.A) n’est pas là, la nuit mène une existence obscure
        … …. …. »

    3. @ taotaquin

      Effectivement, l’éditorial de Jorion pose en creux la question de la domination; j’ai repéré les quelques personnes qui sur ce blog considèrent l’importance de la grille de lecture qui, nous fut proposée par Laborit.

      Rumbo http://www.pauljorion.com/blog/?p=19226#comment-131333
      Taotaquin http://www.pauljorion.com/blog/?p=1460#comment-57486
      Taotaquin http://www.pauljorion.com/blog/?p=19274#comment-131973
      Taotaquin http://www.pauljorion.com/blog/?p=19274#comment-132721
      Renou http://www.pauljorion.com/blog/?p=29870#comment-242905
      mikaleon http://www.pauljorion.com/blog/?p=8685#comment-61699
      Fujisan http://www.pauljorion.com/blog/?p=23721#comment-177549
      Et alors http://www.pauljorion.com/blog/?p=1061#comment-11194
      Igor http://www.pauljorion.com/blog/?p=9014#comment-64031
      Ange http://www.pauljorion.com/blog/?p=9014#comment-64080
      Gibus http://www.pauljorion.com/blog/?p=1502#comment-14542
      Eudops http://www.pauljorion.com/blog/?p=14422#comment-99631
      Taotaquin http://www.pauljorion.com/blog/?p=19274#comment-131973
      Taotaquin http://www.pauljorion.com/blog/?p=19274#comment-132721
      Morlie http://www.pauljorion.com/blog/?p=12917#comment-87067
      Michel http://www.pauljorion.com/blog/?p=20037#comment-139434
      louise http://www.pauljorion.com/blog/?p=15787
      eloge de la fuite http://www.article11.info/spip/Sur-l-Eloge-de-la-fuite-ou-la
      renou http://www.pauljorion.com/blog/?p=19266#comment-131903
      Fracture http://www.pauljorion.com/blog/?p=941#comment-9849
      Jlm http://www.pauljorion.com/blog/?p=1234#comment-12510
      Jlm http://www.pauljorion.com/blog/?p=12555#comment-84073

      A+

  55. Je sens derrière cet article une tentative de piquer au vifs les bloggeuses(ers) pour faire émerger les fameuses solutions que vous vous êtes promis de visitées dans votre vidéo du vendredi. J’abonde sur la méthode (si c’est le cas).
    J’ajouterai que la partie d’échec auquel nous pouvons tous collaborer consiste à parcourir mentalement une maximum de scénarios plausibles pour finir par une élection démocratique. Les deux (trois) premiers seraient ensuite autopsier afin d’en tirer les solutions pour idéalement éviter leurs mort et plus humblement concentrer les efforts sur les faiblesses des meurtriers. A ce stade de la crise, je pense qu’il faut mené une guerre total sur le net. Le réseau peut servir d’arme fatale. Il est mal maîtrisé par les gouvernements, agis directement sur le cerveau encore malléable des jeunes (considère ma matière grise pas encore totalement sclérosé mais on se refait pas).
    Il faut adapter la forme du discours et ses vecteurs aux seules personnes susceptibles d’agir sur le cours de l’histoire.

    1. @Un lecteur
      Personnellement je n’ai de cesse de me demander s’il y aura encore un internet d’ici quelques temps. Pas au sens où il n’y aurait plus rien du tout, mais au sens où l’internet est une réalité « virtuelle » qui repose sur des conditions de possibilité matérielles (du genre: de gros calculateurs dans la silicon valley, payés par une quelque entité qui pourrait bientôt ne plus être, etc.). L’état italien, il y a au moins un mois (voire deux), a fait passer sans trop de bruit une loi extrêmement liberticide à ce sujet, il me semble. Ce serait déjà beaucoup si après une horrible crise imminente nous ayons encore: (i) et internet, (ii) et les moyens (et peut-être le temps) de l’utiliser.

  56. le 1) et le 2) ne peuvent plus se réaliser car dans un monde globalisé, ça supposerait une redistribution qui ne peut pas avoir lieu si les autres pays ne suivent pas (fuite immédiate des grosses fortunes à l’étranger et usage encore plus fort des paradis fiscaux) et une révolution pareil, ça ne peut s’appliquer qu’au minimum au niveau européen, au niveau national ce sera matté et condamné par les instances européennes qui mettront un technicien dans le pays concerné. Donc reste plus que le 3) et les nationalismes qui réapparaissent permettent de trouver les coupables idéaux à l’intérieur de chaque pays. Y en a qui vont extrêmement bien s’enrichir sur les futurs morts. Faut pas oublier que les néo-cons sont malthusiens, ils considèrent qu’il faut limiter la population mondiale et donc qu’une « épuration » est nécessaire.

  57. Monsieur Jorion c’est la première fois que je vous vois aussi désespérer, en tout cas une guerre mondiale serait la pire erreur à faire et ce n’est pas la première fois que je le dis sur le blog. Que se passerait-il si après la guerre on n’arrive plus à reconstruire par manque d’énergie et de ressource ?

    1. @Alain
      en cas de guerre majeure, si l’annihilation (ou la contamination durable massive) nucléaire est évitée, c’est déjà « grasso che cola », comme on dit en italien (« graisse qui coule » = du luxe). On risque fort de perdre pas mal de culture numérisée, certes. Amis qui recherchez l’immortalité, gravez vos chefs-d’oeuvres dans la pierre!

  58. A propos d’enchainement fatal, une intervention militaire en Syrie ou attaque contre l’Iran me semble être la ligne rouge à ne pas franchir.
    En attendant le raid contre les positions pakistanaises n’est en effet pas de nature à renforcer l’amitié Américano-pakistanaise, mais plutôt à favoriser un rapprochement entre le Pakistan et quelque pays de l’axe du mal cher à GWB, c’est ballot !

  59. Il y a une logique forte pour une guerre …C’est la SEULE solution pour les USA et l’occident de conserver leur leadership.
    En effet , le déplacement « logique » du centre de gravité économique vers l’ Asie et de celui de l’énergie vers le MO. + Russie … fait perdre « la main » aux anciens leader .
    La tentative de mondialisation est en train d’échouer (le deal ou l’on échange leurs riches contre nos pauvres ) et c’ était la derniere carte .
    L’ occident reste maitre en matiere militaire ….logiquement , pourquoi abandonnerait il cette maitrise globale ? De plus , une scissiparité en deux blocs rétablirait des equilibres économiques plus acceptables ds les deux camps …
    Pourquoi les ricains accepteraient de perdre leur domination économique alors que militairement ils sont dominant ? C’est la seule et triste vérité .

    1. « militairement ils sont dominant »

      L’armement dont les américains disposent leur assure une victoire quasi certaine dans certains types de guerres mais il est loin d’être adapté à tous les type de guerres et ils ne sont pas du tout assurés de pouvoir exploiter leurs succès dans les cas où ils en remportent.

      Ils semblent en être de plus en plus conscients.

      Par ailleurs il n’est même pas certain que les industriels de l’armement aient un fort intérêt à ce que le matériel soit utilisé : il est mis au rebut ou revendu quand il est démodé et leurs affaires sont plutôt limitées par des promesses de contrats non tenues en raison d’un bête manque de crédits, les risques de conflits leur suffisent…

      1. Oui Mais 🙂 …

        Être les maitres d’un monde en ruine est plus intéressant que devenir le sous fifre du monde de demain.
        et semer la ruine ils peuvent, sans problème.

    2. Militairement les USA ne dominent que dalle.

      Contre des états « atomiques » et leurs alliés on oublie.
      Contre des état non-atomiques style Irak Vietnam Afghanistan on a vu le résultat.

      OK ils ne sont pas attaquables.

      On discute des modalités de paix?

      1. Contre des états « atomiques » et leurs alliés on oublie.

        Non, non on oublie pas, il suffit de quelques milliers de survivants pour être le maitre du monde qui reste.
        le coup de poker qu’il jouent c’est parier que tout ne soit pas irrémédiablement irradié.
        quelques générations en sous sol, et la conquête des ruines du monde repart de plus belle.

        ils ne joue pas petits bras.

    3. Je ne pense pas qu’ils aillent a une guerre totale (voir mon post plus pas).
      Il est meme de l’interet des chinois et des russes de revenir a une partition du monde de type guerre froide ….La golbalisation a échoué , le modèle va revenir a un clientélisme polarisé ..
      Pour moi le pretexte sera le M.O. avec une tension montant au conflit important qui autorisera une partition .

  60. « seul exemple connu : les États-Unis du New Deal rooseveltien »
    Peut-être aussi la France en 1945, mais il est vrai, au sortir d’une guerre mondiale, d’une ‘étrange défaite’ et d’une occupation étrangère.

    Sur l’évènement en tant que tel, ce n’est pas la première fois mais jamais avec autant de morts parmi les soldats pakistanais. A chaque fois, le régime pakistanais a fermé la passe de khyber, qui assure 80% du ravitaillement des forces de l’OTAN. Mais à chaque fois, cette passe a été réouverte : trop importante. Si cette fois-ci, ‘l’erreur’ de l’OTAN a pour conséquence un réexamen des relations entre Washington et Lahore, les choses seront beaucoup plus compliquées pour les boys en Afghanistan. Car bien qu’un route ait été ouverte au nord en 2010 pour pallier aux difficultés de sécurisation de l’approvisionnement terrestre par le Pakistan, cette route dépend du bon vouloir de la Russie (passage par la Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan). En cas de conflit important (Syrie, par exemple), les choses seront effectivement simples : retour accéléré et par voie des airs des soldats et ce dès 2012.
    Avec Kaboul, l’équivalent de la chute de Saïgon en 75 pour les US … Un sacré échec et un sacré traumatisme.
    Mais on en est encore très loin. La base de Manas au Kirghizistan reste encore américaine jusqu’en 2014 et un pont aérien reste toujours possible.

    En fait, étant donné la tension actuelle, ce que Paul veut signifier c’est que n’importe quelle étincelle peut provoquer un enchainement qui peut conduite à une guerre mondiale. Et que cette étincelle n’est pas forcément celle à laquelle on aura pensé, un peu comme avec la crise financière et la chute de Lehman Brothers.
    Afin d’éviter alors que le ‘hasard’ ne joue son rôle (ou qu’on lui fasse jouer), ne reste donc que deux possibilités : la révolution, qui, sans un corpus intellectuel construit en amont ne débouchera que sur une alternance de castes ; la transition en douceur.

    Le problème de la transition en douceur est qu’elle implique la mobilisation du système politique pour se faire.
    Or là, il me semble que le système politique actuel est un frein à cette transition : le New Deal n’a pu advenir que parce que le système politique américain a légitimé démocratiquement et massivement Roosevelt et sa nouvelle politique.
    En clair, parce que les institutions fonctionnaient encore et parce que celles-ci n’étaient pas ‘par essence’ des freins à l’émergence d’une telle alternative.
    Ce qui ne me semble pas être le cas actuellement (rôle des médias, …).

    De sorte que quand les institutions politiques sont elles-mêmes figées, il ne reste plus qu’une … ‘révolution’ comme alternative. Soit, in fine, un non-alternative (nonobstant le fait qu’une révolution implique la plupart du temps une guerre).

    On tourne en rond.

    1. A moins qu’une révolution pacifique qui n’aurait pas fait l’économie de penser en amont n’advienne.
      Je n’ai pas souvenance que l’une d’entre elles aient réussi (Gandhi, Lutte pour les droits civiques, Bouddha, Jésus, …). In fine.
      Mais peut-être n’est ce pas là l’essentiel.
      Car l’essentiel n’est-il pas de lutter pour préserver la possibilité d’un avenir ?

      Bon.

      Si je comprends bien, ça urge.

      1. Gandhi, Lutte pour les droits civiques, Bouddha, Jésus, …). In fine.

        Ne pensez-vous pas qu’il y a assez de confusion comme ça ?
        Croyez-vous qu’il faille mettre tout ce beau monde (tiens que des mâles) dans le même panier ?
        Qu’est-ce que Bouddha ou Jésus viennent faire là-dedans, je vous prie, comment mixer la lutte de libération nationale indienne avec la lutte pour les droits civiques, non ce n’est pas ainsi que la situation se clarifie, au contraire.

      2. …ça dépend de ce qu’on entend par « réussir ». Gandhi, ce « fakir à demi-nu » pour Churchill, a quand même arraché l’indépendance de l’Inde, même s’il y a eu une terrible Partition.
        Pour le bouddhisme, il y a eu l’empire d’Ashoka, qui n’a pas duré longtemps, il est vrai…

  61. Le Pakistan, combien de porte-avions? Aucun. Bon, ils ont quelques bombes nucléaires et des missiles pour bombarder l’Inde. Pas de quoi faire une guerre mondiale. Si par distraction une bombe nucléaire tombait sur une grosse caserne américain en Afga il serait encore temps de faire des excuses, il suffit de s’inspirer de la technique israélienne, parfaitement respectée par les USA.
    Puis si les pakistanais sont vraiment désagréables il y a largement de quoi vitrifier tout le pays. Affaire réglée.

    Je pense à cet astronaute soviétique parti des mois dans l’espace, et revenu en Russie, l’URSS ayant entretemps cessé d’exister. Les USA n’ont pas besoin d’une guerre, ni envie d’une guerre, la guerre c’est sale et cher, très, les deux. Les choses peuvent changer vite, à une vitesse inimaginable. Combien de sous-marins soviétiques ont fini volontairement coulés faute de pouvoir les entretenir? Combien de porte-avons américains finiront en tas de rouille dans une rade faute de pouvoir payer les marins?

    Je suis persuadé que comme toujours les USA montrent l’exemple avec quelques années d’avance, et c’est celui de la décroissance qu’on y voit. Le financiarisme a succédé aux services et à l’industrie, le retour en arrière sera rapide faute d’énergie et de clients solvables : l’agriculture exige des bras, pas des financiers.
    Pas besoin de guerre, ni de révolution, ni de redistribution, on jette de vieilles chaussures inutilisables comme les modèles de sociétés inutilisables, ou l’inverse?
    Si le grand méchant loup ne mange pas les petits cochons, les villes vont se réduire, la richesse ancienne n’aura plus de sens, ce qui comptera c’est d’être dans une communauté équilibrée.
    Celui qui partirait maintenant dans l’espace pourrait etre très surpris au retour.

  62. Une guerre mondiale ? Ah oui mondiale qu’elle était la guerre !

    Oui ça finira bien par arriver sur ce bon vieux caillou tout plein de tarés. Pouah ! Dégoûtant.

    Moi ça me dégoûte juste, une bonne envie de dégueuler. Putain de connerie oui. Encore combien de carnages, combien de saloperies pour que tout cela s’arrête ? Ici et Maintenant c’est quand même pas compliqué nom de dieu de merde ? Eh bien il semblerait que si. Déroutant.

  63. Les gens ne manifesteront pas plus contre l’intervention en Syrie (qui ne nous concerne absolument pas, si ce n’est peut-être dans la contestation de l’influence syrienne au Liban) qu’ils n’ont manifesté contre l’entrée en guerre de la France en Afghanistan, contre l’intervention en Cote-d’Ivoire ou contre l’opération de destabilisation menée contre la Lybie. Le bilan commence à être lourd pour un seul petit mandat… Chacune de ces interventions est une provocation, une étincelle susceptible de mettre le feu aux poudres.
    Mais tout ça c’était « loin ». Il faut qu’on aborde les rives de la meditérannée pour que les gens prennent conscience du contenu de la politique étrangère menée par ce gouvernement. De son irresponsable servilité. De son aveuglement. De son retour à des pratiques bellicistes ouvertement néo-coloniales.

    Les mêmes qui n’auront pas encouragé a minima une sortie de l’OTAN, voire de nouveaux partenariats stratégiques avec les BRICS (dans un grand « retournement » d’alliances qui seul mettrait un arrêt à l’hubris déchaînée d’un complexe militaro-industriel aux abois, réactualisant le rapport de force), les même viendront demain pleurer leurs enfants morts pour la préservation du dollar (et donc de l’architecture du système économique mondial), alors qu’ils l’auront pour ainsi dire délibérément cherché.
    Ils n’auront en effet aucune excuse. Car nous savons tous, avec un minimum de recul historique, où ces interventions de vrai-faux « bons samaritains », « pompiers-pyromanes » au secours de la « démocratie et des « droits de l’homme (occidental) », mènerons nos gosses: à l’abattoir.

  64. Je crois bien davantage à des guerres civiles et à un renversement des pouvoirs en place qu’à une guerre mondiale. Quels « blocs » s’affronteraient aujourd’hui ? Pour quels marchés ? Ou quelles idéologies ? Les intérêts des dirigeants convergent, ceux des peuples s’y opposent.

    En tout cas, un des effets immédiats d’une guerre mondiale serait une famine planétaire d’une ampleur effrayante. Plus que l’arme nucléaire, c’est elle qui pourrait ramener l’humanité des décennies en arrière, en l’espace de quelques mois.

  65. Il y a eu 4 guerres mondiales,
    14-18
    39-45
    La guerre froide à la suite de la deuxième, jusqu’à la chute du mur de Berlin.
    Et la guerre économique mondiale (Mondialisation) initiée par Reagan-Thatcher, qui n’est d’ailleurs pas terminée, et qui dépasse en barbarie la somme des trois autres,parce que c’est la guerre de tous contre tous pour le bénifice de quelques parasites d’envergure planétaire.

    Demain, les peuples, fatigués, reclameront un sauveur…
    Demain encore, il s’en présentera plusieurs.
    Ainsi, demain sera comme hier…
    À refaire.

  66. Ok pour la guerre , mais svp ne venez pas la faire la ou je suis..!!
    Faites comme autrefois en Europe.
    Et puis declancher une guerre pour quelques Pakistanais, ca c’est etonnant.
    Si Sarko etait assassinè par un commando Al Qaida , oui !
    Par contre  » Iran bombing  » ca c’est Le programme…..
    Bonne journee

  67. Une guerre mondiale dans une economie mondialisée, peuplée d’acheteurs et de vendeurs, avec personne pour avoir envie de la faire…

    Ce n’est pas serieux.

    1. Les foules, çà se mobilise. Quand il n’y aura plus de pub à la TV mais de la propagande sur la nécessité de casser la g… au voisin, on verra le résultat.

      1. Oui, sauf que la foule (comme la nostalgie) n’est plus c’qu’elle était mon bon monsieur. La foule, aujourd’hui, elle a du pain et des jeux jusqu’à l’anesthésie et c’est pas du jour au lendemain qu’on va la réveiller pour aller à l’abattoir à des milliers de km.

        Et surtout, elle est plus tout à fait aussi primitive, la foule, pour gober dans son ensemble les grosses ficelles de la propagande…

        C’est peut-être d’ailleurs de là qu’elle viendra, la révolution : si d’immondes ordures s’avisaient de vouloir mettre le monde encore un peu plus à feu et à sang, et que les peuples, massivement, les envoient se faire…

  68. « La différence entre les optimistes et les pessimistes est que les pessimistes (dont notre ami Paul) sont bien informés ».

    1. Jorion aurait il ses entrées dans les cercles du pourvoir US, Chinois ou du grand complot mondial ? Ou une interprétation des faits à travers le prisme de sa subjectivité ?

      La guerre a lieu et elle est économique. Bien plus acceptable que la guerre militaire.

      Francois

      1. La guerre économique a déjà lieu ; elle est incessante d’ailleurs.
        Mais pourquoi ne dégénèrerait-elle pas en guerre pure et simple, puisque ces guerres ont toujours une cause économique ?
        Au passage, notons que les USA sont de manière incessante en guerre économique ET en guerre pure et simple, depuis 70 ans.

  69. Bonjour,
    Je reprends contact avec ce blog .
    Et je constate que dans l’équation que nous avons à résoudre PJ introduit un nouveau paramètre .
    Enfin quand je dis nouveau…Vieux comme le monde…
    La guerre est toujours la continuation de la dernière …
    Et à chaque fois toujours plus meurtrière .
    Je dis cela pour qu’il soit clair que évidemment, je ne la souhaite pas .
    Les guerres du 20 éme siècle étaient très gourmandes en matières premières : acier, pétrole ,nourriture ….Et en humanité .
    Si cette guerre éclate , il est clair que ce sera la confrontation de blocs .
    Fini les nations contre les empires .
    Donc réfléchir , chercher des solutions aujourd’hui , ce n’est plus seulement trouver un système plus efficace , plus juste , mais effectivement éviter l’irréparable .
    Posé comme cela le problème redevient fondamental .
    D’autant et je le dis pour certains , que quand cela se déclare ,on ne nous donne pas le choix .
    Et qu’une propagande insidieuse, méthodique et d’intensité croissante paralyse les opinions .
    Donc effectivement analyser les termes de cette propagande .Et qui la met en oeuvre .
    Bn.

  70. Les USA sont financièrement out pour longtemps. En outre, faire une guerre massive, laquelle se prépare de longue date, leur est impossible en raison de la diffusion planétaire de l’info. L’amérique qui était déjà un « tigre en papier » à l’époque de Mao n’en est plus que l’image. La pseudo-crise exacerbe les passions, il convient de raison garder. Les solutions vraies aux problèmes actuels ne peuvent venir que de l’Europe, lieu d’intenses discussions où s’expriment les plus hauts esprits, lieu de rapports de forces où s’opposent les intérêts les plus antagonistes. Il ne faut rien attendre des anglo-saxons dont la pensée se limite à celle des lobbys

    1. Donc provoquer des guerres civiles un peu partout pour donner plus de pouvoir à leurs alliés, ça reste une option en ces temps de disette?

  71. M. Jorion, vous oubliez le plus puissant des outils de redistribution des richesses. Les Etats l’ont utilisée après la seconde guerre mondiale jusqu’aux années 70, c’était la répression financière. Je veux dire la fixation des taux d’intérêt à un niveau strictement inférieur à l’inflation avec un contrôle strict des mouvements de capitaux . Les générations du baby boom en France en savent quelque chose parce qu’ils ont bénéficié de cette répression financière, au même titre que les Etats, pour payer leurs dettes et se constituer un capital à moindre frais. Cet outil est pacifique, et comme le soulignait certains auteurs, c’est plus facile que de taxer le capital face à des riches qui se rebiffent.

  72. Comment appeler ce qui se passe en Afrique depuis plusieurs années,
    cette violence sans nom subie par des humains qui ne sont ni des terroristes, ni des extrêmistes religieux i. e. l’accaparement des terres agricoles dans plusieurs pays?
    voir un documentaire de la radio canadienne sur ce qui est en cours au Mali,
    100 000 ha accaparés par une « société » en lien avec la Lybie.
    Et maintenant à qui vont profiter les récoltes de riz de ces terres irriguées par le canal construit par des Chinois?
    Que vont devenir les petits paysans chassés de leurs terres?
    http://www.radio-canada.ca/emissions/une_heure_sur_terre/2009-2010/Reportage.asp?idDoc=106044
    Génocide?

  73. Alors Messieurs les élus reps ou dems ? Vous avez toujours envie de toucher aux x centaines de milliards de $ (entre 700 et 1 000 milliards…) du budget militaire US ?

      1. @Julien

        Loin de soutenir ses positions, je remarque simplement qu’il prêche à une population qui l’est tout autant depuis que les illusions se sont estompées et que la réalité de l’escroquerie sur le modèle se révèle aux populations.

        Ce n’est qu’un constat, comme nous pouvons le faire en France avec nos propres « réactionnaires ». L’ignorer serait inconscient.

      2. Cavaleur Zipo, Ron Paul, il est aussi cuit que Perry le pôv type, au bourrier le Da Do Ron Ron, un tour de manège en trop pour le vioque libertarien, direct poubelles de l’histoire l’old-timer texan. Non le danger, en tout cas la p’tite bête qui monte, c’est un bon vieux neocons des familles, l’est quasiment passé devant le duo des favoris Caim et surtout Rommey, il a presque triplé sa cote dans les sondages des primaires en deux mois, passé de 7 à 24 % après les débats télé de ce mois ci, Newt Gingrich, l’homme de la « révolution républicaine »anti-Clinton, pas le genre à perdre les pédales comme Perry ou les autres tocard(e)s du genre Bachmann, Santorum, Huntsman, Popaul… Et avec lui, c’est sûr du Patriot Act en veux-tu en voilà, du bombardement f’installations nucléaires iraniennes, c’est pas des paroles en l’air. C’est d’ailleurs ce qu’il a dit lors du dernier débat télévisé et apparemment il l’a gagné… au point de s’installer en tête des sondages parmi les sympathisants reps… « Amerika is back »… Le thé est bien refroidi.
        http://www.pollingreport.com/wh12rep.htm

      3. @vigneron

        Hélas vigneron, c’est le dilemme de ce pays, capable du meilleur comme du pire, ce dernier étant un des piliers garantissant cette hégémonie à tout prix.

  74. La Chine, en déclinant la demande européenne d’aide au renflouement n’a-telle pas créé un début de dislocation handicapant économiquement les forces de l’Otan, et rendant périlleuse une guerre supplémentaire dont elle considère le risque comme probable?
    Plus encore depuis la perte de ses investissements et de ses positions en Lybie, cette opération a tout de même révélé de manière frontale la course à l’accès au pétrole au détriment des positions investies des russes et chinois.

    1. rendant périlleuse une guerre supplémentaire dont elle considère le risque comme probable?
      ou
      rendant STRATEGIQUEMENT NECESSAIRE une guerre supplémentaire dont elle considère le risque comme probable, D’AUTANT plus encore depuis la perte de ses investissements et de ses positions en Lybie, cette opération ayant tout de même révélé de manière frontale la course à l’accès au pétrole au détriment des positions et de investissements des russes et des chinois.

  75. « Si cette guerre éclate , il est clair que ce sera la confrontation de blocs . »
    Ok Boson à propos de la propagande mais concernant cette assertion, j’ai des doutes : cela peut commencer comme çà mais je pense que cela finira par un grand chacun pour soi. Un bloc, c’est cohérent. Ce qui se profile ne m’incite pas à croire en une quelconque cohérence. Que la guerre commence par des attaques « classiques » (genre raid de l’Otan à droite à gauche), ok. Mais après X mois/année de guerre, de récession, de privations,… je pense que la cohérence, Pshiiit… Et bonjour les guerres civiles en occident.

  76. « D’autant et je le dis pour certains , que quand cela se déclare ,on ne nous donne pas le choix  »

    On a toujours le choix : ainsi , moi , qui ai fait mon service militaire , ce serait a refaire aujourd hui , je deserterait et ne le ferait jamais !
    Et s’il y a la guerre je saboterai « mon » propre camps !!!

    1. Bernard-henry Botul…. le croisement de la carpe et du lapin ?
      Joli pseudo, mais il est des époques où on fusille les déserteurs ; ne surestimez pas votre liberté ; notamment pas celle de « pensée » car au fond, qui vous dit qu’aucun conflit ne mériterait que vous preniez les armes ?

  77. Publicité gratuite pour quelques articles.

    L’innocence perdue de la productivité.

    Crise économique : ils accusent la finance pour sauver le capitalisme !

    Le mouvement des piqueteros en Argentine.

    Ces trois articles sont disponibles sur

    http://palim-psao.over-blog.fr

    Note. Le fait que je signale à tous ces articles ne signifie pas que je partage tout ce qui y est écrit, mais signifie que je pense qu’ils contribuent aux débats du blog.
    Par ailleurs, il suffit d’aller une fois sur ce site pour recevoir une alerte à chaque fois qu’il y paraît un article.

    1. ne signifie pas que je partage tout ce qui y est écrit,

      Vous me rassurez, détective.
      Mais le fait que vous soyez présent(e) sur ce blog-ci signifie-t-il que vous partagiez tout ce qui y est publié ?
      Enquête en cours.

      1. La question que vous posez contient sa réponse.

        D’ailleurs,

        je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien,

        comme chantait Jean Gabin.

        Plus sérieusement, il m’arrive parfois de remettre en cause des certitudes en lisant certains livres, des articles de Jorion et d’autres intervenants.
        Je suis par ailleurs désolé qu’il soit si difficile de lancer des réflexions critiques de fond, tant l’actualité est pesante, les commentaires abondants, et aussi pour d’autres raisons.

        PS. Je suis en grande sympathie avec l’article : l’innocence perdue de la productivité.

        marlowe@orange.fr

  78. Je suis surpris que personne n’envisage un scénario à la 1914: des nations qui sont liées par des accords économiques, renforcés par des accords militaires et qui se retrouvent en guerre alors que leur intérêts économique leur demanderai de tout faire pour l’empêcher. Autrement dit, un parfait exemple de dynamique émergente sur un réseau beaucoup trop compliqué pour ne connaître ce type de dynamique…

    Or que voyons nous désormais, et que notamment nous a appris wikileaks? Et bien il y a une multitude d’accords militaires encadrant les traités économiques, qui crée des dépendances et impliquent de plus en plus des grandes nations dans des conflits régionaux obscurs, dont souvent les tenants et les aboutissant leurs échappent.

    Je pense dans le cas français aux accords militaires conclus par le gouvernement actuel avec le quatar, qui ont des contreparties économiques évidentes, mais dont le terme exact est actuellement couvert par le secret militaire. Le Canard Enchainé expliquait il y a quelques temps que le parapluie nucléaire français pourrait même avoir été étendu à ce pays!

    Or que nous apprends wikileaks au sujet de la crise iranienne? Et bien qu’elle est la poursuite du schisme entre Sunnites et Chiites, la nucléarisation de l’ancienne Perse étant perçue par les puissances du Golfe comme une nouvelle provocation contre les Sunnites, et un appel à une course régionale aux armes nucléaires. Bref, nous sommes peut être une des partie prenante d’un conflit dont les racines remontent à presque mille ans, dont bien peu d’entre nous perçoivent les tours et les détours… Autant dire qu’il est difficile d’y prendre les bonnes décisions!

    1. imprudence maximale, que dis-je, folie furieuse de la part de Nicola Sarkozy de nous avoir ainsi directement impliqué.
      et une certaine dose de culot et de malhonnètetè aussi : les français ont ils été ouvertement consultés ?

  79. @ Homère, questions-réponses:

    Quels « blocs » s’affronteraient aujourd’hui ?

    Les puissances déclinantes contre les puissances montantes…

    Pour quels marchés ?

    Le marché gigantesque, vital, du désendettement…

    Ou quelles idéologies ?

    L’idéologie de l’effacement de la dette…Appuyée sur le refus de perdre le leadership mondial…

    une famine planétaire

    Quantité négligeable par temps de guerre…

    ramener l’humanité des décennies en arrière

    Ce sera un des buts, non avoué…

  80. 3) la guerre qui, détruisant tout, redistribue la richesse par un grand nivellement par le bas.

    Le plus simple serait de ne pas faire la guerre mais agir comme si tout était dédruit, le nivellement se ferait alors par le haut.
    Si un pays ruiné par la guerre peut se relever et retrouver la prospérité (comme on la vu dans les années 50 en Europe) , le même pays doit logiquement pouvoir mieux s’en sortir sans destructions.

  81. Et pendant ce temps là, sur fond de mauvaises nouvelles (Bavure au Pakistan, menace de dégradation de toutes les notes européennes (lol)), la bourse fait +3% sur la possible intervention du FMI pour injecter de la dette fraîche à l’Italie…

    Y’a pas à dire, quel monde merveilleux que le notre.
    Je comprend un peu le pessimisme de Jorion, tout ça ne peut que mal finir.

  82. « Guerre et Pèze » ?

    Monsieur Jorion, cette fois j’espère que vous vous trompez.

    Quand je regarde le temps long, il me semble que la première guerre mondiale n’est pas terminée. Que n’est pas encore tout-à-fait achevé à l’échelle du globe le processus d’anéantissement d’une humanité jusqu’à peu massivement paysanne (et relativement autonome) en vue de son intégration au « progrès », au « marché »

    Alors oui, il suffit de pas grand-chose, l’assassinat d’un archiduc pakistanais, peu importe le prétexte, la prochaine der des der nous pend au nez.

    Préparons-nous à ne pas la faire.

  83. L ‘Afghanistan et le Pakistan sont trop loin pour mobiliser les européens confortablement installés devant leur télé qui leur explique que: les grecs sont fainéants et malhonnêtes, les italiens corrompus, les anglais anti-européens, les allemands dominateurs etc, etc…

  84. Après avoir terracer sa planète, l’homme n’a plus que l’homme à se mettre sous la dent. Il s’est mis dans une situation désespoir, de défiance et de pessimisme absolu. La fête est finie

    Mais pourquoi donc nos ainés se sont-ils à ce point voilés la face ? Eux qui en référence à l’horreur de la 2ème guerre mondiale nous disaient sans cesse ‘Plus jamais ça’ mais tout en créant les conditions d’un ‘Denouveau ça’ en bien pire.

    Un gosse de 5 ans pouvait voir depuis des décennies que la société humaine était malade et qu’elle se dirigeait à grand pas vers le précipice. Mais quelle crédibilité donne-t-on à la parole d’une jeune considéré comme trop naïf dans une société où cela fait longtemps que les anciens méprisent la sagesse … « Il faut être réaliste voyons » – nous disaient-ils. Ben oui on aurait bien aimés que vous le soyez, réaliste, on en serait pas là !

    1. nos ainés

      Quelles aînées ?
      Pourquoi vouloir des boucs,ou chèvres-émissaires. Ne serait-ce pas afin de consolider notre impuissance et de canaliser la révolte ou le désespoir dans une vaine guerre des générations ?
      C’est à nous de nous occuper de ce monde. De prendre les choses en main.

      1. La guerre inter générationnelle est déclarée depuis bien longtemps, c’est jusque qu’elle commence à montrer tout ses effets et qu’il va être de plus en plus dur de la nier. Reconnaissons que nous avons méprisé le futur au point de menacer la civilisation et peut-être même l’espèce. Ce qui n’est pas facile … Il faut bien mettre en perspective la débauche du XXème siècle à l’échelle de l’histoire des hommes (nous ne sommes pas loin du milliard de rois) et le désastre que cela va impliquer pour le XXIème siècle. Cela à un côté écœurant et inquiétant car cela porte en soi les germes du dégoût de l’homme. Les jeunes attendent sans doute aussi un soupçon de mea culpa de la part des innombrables réalistes qui savent tout mieux que les autres et qui nous ont mené là où nous sommes. Rien qu’un soupçon 🙁

      2. Il n’y a pas de « guerre inter-générationelle ». C’est clair et net, vous écrivez cela sans aucune argumentation, il s’agit d’une idéologie vôtre où vous vous vautrez.
        Il y a et il y a eu une « guerre sociale »: les exploitants (jeunes et vieux)avec/contre les exploitées (jeunes et/ou vieilles). Que cette guerre comprenne une certaine dimension « inter-générationelle » s’explique assez par la concentration des richesses entre les mains d’un groupe (exploitants) aux dépens de tout le reste de la population, situation dont les « entrant(e)s » font les frais au premier rang, mais il ne s’agit pas de vieux/jeunes. D’ailleurs cette idéologie est typiquement à oeillères : qu’en est-il de pays comme la Chine, Brésil, Inde, pays d’Afrique et d’Amérique « latine »? Non, mieux vaut laisser béton.

        Nous avons méprisé le futur

        encore non, qui est ce NOUS ?
        Vous attendez un mea culpa, mais de qui donc ?
        A quoi cela servirait-il de battre sa coulpe ? Cela avancerait « les jeunes » à quoi, s’il vous plaît?
        Qui sont ceux qui

        « nous ont mené là où nous sommes »

        et en fait où sommes nous ?
        Nous sommes « 

        un milliard de rois

        « , mais qui palsangbleu ?
        La misère n’a pas d’âge (la bêtise, idem).

      3. – Consommer l’héritage énergétique (hydrocarbures), l’héritage non renouvelable (minerais, l’eau fossile), l’héritage renouvelable (le vivant) comme si il n’y avait pas de lendemain … et avec une telle efficacité et avidité que l’on a même été capable de faire passer les ressources renouvelables au rang de ressources non renouvelables (Anthropogène et 6ème extinction d’espèce).

        – Se sur-endetter de façon exponentielle pour faire de la croissance à crédit, à savoir faire de la croissance aujourd’hui au détriment de la croissance futur, comme si il n’y avait pas de lendemain.

        – Refuser de vivre de ses moyens (pourquoi nous donne-t-on des cours de Math à l’école ?). Refuser que la collectivité se gère en quelque chose et condamner la démocratie à terme.

        – Ne pas faire les investissements nécessaires qui permettraient de limiter les effets dévastateurs (effondrement abrupte) dus aux limites à la croissance (physique et objective).

        OUI, tout cela met en évidence un mépris intergénérationnel inégalé dans l’histoire des hommes. On a beau se dire ‘Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants’ nous faisons précisément l’inverse. On sait donc à quoi s’attendre.

        – Sinon pour ce qui est des rois … 1 milliards de véhicules à combustion … et le reste (les quelques hélicoptères sont anecdotiques) … à l’ère du Peak Oil … Oui je nous vois comme des rois à l’échelle de l’histoire des hommes. Des rois perdus dans leurs méta illusions.

  85. M Jorion, je comprends votre billet comme la prolongation de votre analyse sur la complexité des processus financiers devenus incontrolables : ce qui est hautement improbable devient possible. Dans ce cadre pourquoi pas aussi une guerre suite à un enchainement d’événements fortuits menant à la catastrophe.
    Pour le Pakistan, un article du monde en brossait l’histoire ultra complexe elle aussi (Afghanistan-Pakistan-Inde-ligne Durand)
    http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1159609
    Il est possible que les USA aient voulu faire payer à l’armée pakistanaise l’echec du rapprochement entre les talibans et Karzaï du fait du refus des services secrets pakistanais (assassinat du representant de Karzai).
    Je tente une perspective moins brutale de l’avenir : la jeunesse matraitée de nos pays riches prend les choses en main, et exproprie en partie les rentiers (nouveaux politiques, nouvelles politiques). La Méditerranée se reveille et se developpe economiquement permettant une nouvelle bulle financière, ce qui fait baisser la tension sur les dettes…
    Au final de la complexité pourrait naitre un nouvel equilibre, une sorte d’auto-regulation …

    1. permettant une nouvelle bulle financière,

      Puis une autre crise de dégonflement de la bulle, etc, etc…

      merci, vraiment c’est un très beau rêve, un cauchemar sans fin.

      1. Tout à fait d’accord sauf qu’une bulle financière fait moins de dégats qu’une guerre mondiale.
        Je voulais proposer un moindre mal…désolé.

  86. Cher Paul Jorion,

    Si je peux me permettre, une guerre ne se déclenche pas par un claquement de doigt. Il faut un environnement sociologique, culturel et aussi industriel pour que les populations aussi bien que les capacités de production soient durablement mobilisées vers cet objectif.

    Regardez l’état des armées occidentales: l’armée française compte moins de combattant qu’il n’y a de personnels dans la Gendarmerie. La Bundeswehr n’est évidemment plus la Wehrmarcht, sauf peut-être dans l’esprit enfiévré de quelques membres de l’élite française pétainisée. L’armée britannique n’est plus que l’ombre d’elle-même et en voie de clochardisation accélérée, si l’on en juge par les dernières mesures budgétaires prises par Cameron. Quand à l’armée américaine, elle est en pleine déconfiture intellectuelle, morale, budgétaire et capacitaire (la preuve, elle n’ même pas pu intervenir en Lybie).

    En clair, les armées occidentales d’aujourd’hui ne sont guère plus capable que de mener des opérations de police régionale, de préférence dans des conflits fortement asymétriques,
    qui leur garantissent les plus faibles pertes possibles et une forte probabilité de succès.

    Pour ce qui est de la question industrielle, un conflit mondial suppose des capacités très importantes, capables de produire les armements nécessaires à un coût raisonnable et sur logue période. Etant donné d’une part, le tropisme ultra-technologique développé depuis 1945 dans les armées occidentales – qui fait grimper le coût des matériels à une altitude himalayenne – et les capacités industrielles réelles ultra-réduites des pays occidentaux, on voit mal le volume d’armement requis pourrait être mis à disposition d’une hypothétique armée.

    Car en effet, pour ce qui est de la question sociologique, qui dans des sociétés occidentales âgées et vieillissantes acceptera d’aller combattre ? Le temps des poilus qui se laissaient massacrer dans les tranchées de Verdun sans barguigner est définitivement révolu.

    Les 2 guerres mondiales du XX ème siècle étaient des guerres industrielles de l’époque du Charbon et de l’Acier. Chaque conflit est le reflet de son époque, et celle-ci est passée.

    Reste donc: l’apocalypse nucléaire, la Grande Niveleuse, en quelque sorte. Ou bien un conflit d’un autre type à base d’attaques informatiques, je ne sais pas. Après tout, l’essentiel du patrimoine accumulé n’est-il pas virtuel? Alors, pourquoi ne pas envisager un grand ‘reset’ informatique qui remettrait tout le monde d’accord ?

    1. Bien d’accord avec vous, les guerres conventionnelles sont de moins en moins soutenables pour nos économies en prise à une raréfaction des ressources de base. Il faudrait avoir des réserves de ressource que pour pouvoir aller piller celle de son voisin, ce qui n’est plus le cas.

      A part une contagion virale ciblée / généralisée ou une apocalypse nucléaire partielle / totale, et ce pour détruire une partie de la demande mondiale pour donner une bouffée d’oxygène aux survivants, je ne vois pas quelle guerre permettrait à un attaquant d’en sortir gagnant, sur le papier … parce que l’on ne sort jamais gagnant d’une guerre.

  87. Je pense qu’il est temps pour les CITOYENS de prendre en main leur devenir…

    ….les POLITIQUES ayant échoué !

    Déboucher sur une possibilité de « guerre mondiale » ( cela me rappelle le best seller des années 1965/68 « La paix indésirable » ) est un échec de la soi disant supériorité de l’HOMME sur les autres espèces…

    J’ai relu le livre de Paul JORION « Le capitalisme à l’agonie » …et l’ai trouvé génial…bonne base d’inventivité, pour éviter si c’est possible l’horreur !

  88. Rien ne vaut une bonne autocritique en effet. Je considère aujourd’hui celui qui cherche un bouc émissaire (et quel que soit sa nature) comme une personne faisant fausse route.

    Avant de pouvoir prétendre sortir du cadre Il faut nécessairement engager un travail sur soi. D’où l’importance du langage, je veux parler des mots. C’est ce dernier qui fabrique le cadre logique dans lequel on s’enferme.

    Pourtant il y a des possibilités d’évasion.
    En cherchant longuement, patiemment, non pas tant la finalité ou la solution aux choses mais le moyen pour y parvenir. Ce qui correspondrait le mieux, idéalement, à chaque individu afin que celui-ci puisse s’exprimer librement, disons une manière très personnelle d’adapter sa propre respiration avec celle du monde. À mon avis on ne peut pas faire l’économie de cette recherche, elle est existentielle.

    En ce sens, l’Art nous donne plus une idée de la profondeur – il la jauge. Pourquoi donc s’engager dans une direction tête baissée ? Enfin je me dis que cela serait très bien de ne pas étouffer sa sensibilité, ne pas vouloir systématiquement passer par la trappe son caractère émotif, il existe lui aussi et on ne peut le nier. Quel charabia 🙂

  89. Monsieur Jorion,
    Il y a dans vos billets , ainsi que ceux de François Leclerc, de la flamboyance, de la liberté et de l indépendance proclamées, et aussi de la poésie et du lyrisme avec vos toujours surprenantes vidéos musicales, le tout rendant ce blog si attachant.
    Mais alors que vous avez annoncé et analysé avec tant de talent cette crise financière, puis cette grande dépression, pourquoi aujourd’hui manifestez vous cette volonté d’en découdre, ces affirmations péremptoires sur l’Histoire?
    Je n’aime pas ce brutal tournant , c’est un peu vous enfermer dans des certitudes sur la valeur de vos analyses, comme si vous craignez d’être atteint par une nostalgie de l’admiration et des attentes des visiteurs de votre blog.
    Décevoir, se décevoir ou se perdre ?
    Quel sera le verdict?
    Vous n’avez pas besoin de de ces sombres et péremptoires affirmations pour être assuré de mon admiration pour votre blog
    Cordialement

    1. @ hytte et tous ceux qui « n’aiment » pas le ton de ce billet.

      Evoquer un risque de guerre en temps de paix vous semble donc « politiquement incorrect ».
      Un peu moins q’une déclaration xénophobe , mais à peine.
      La vocalisation du « mot » guerre vous semble limite « impolie » c’est çà?
      D’autre part, et nous sommes nombreux à le dire, le simple fait d’énoncer des craintes,même en étayant son discours., vous fait passer pour gravement dépressif…
      Tant pis.

    2. Décevoir, se décevoir ou se perdre ?

      N’avez-vous pas imaginé qu’il s’agit d’une suite logique qui devient de plus en plus probable, constat fait que les extrémités à pouvoir résoudre le problème économique sans modifier le « cadre » sont maintenant atteintes?

    3. Le concept, cher à René Girard, de « montée aux extrêmes »…
      On est en plein dedans, même si « ça » a l’air de prendre son temps…

    4. Il m’a semblé de toujours complètement naturel que le message sous-jacent de chacun des billets de PJ depuis quelques années est qu’il va falloir en passer, comme toujours, immanquablement, par le passé, par la case destruction des infrastructures (d’une manière ou d’une autre) pour relancer la croissance.

      C’est très logique tout cela, et c’est en le niant ou en étant choqué qu’on puisse y penser sérieusement qu’à mon sens on accélère le processus d’autodestruction de l’humanité.

      Ce ne sont pas des affirmations sombres et péremptoires, c’est la base de travail. Ce pourquoi le blog existe. Trouver des moyens d’éviter cela, de toutes nos forces.

      Seulement pour cela, il faut beaucoup réfléchir. C’est le désavantage des solutions compliquées.

      1. @ Cavalier,

        Elles sont atteintes ? J’ai envie de dire : Et alors ? Et vous, n’avez-vous pas imaginé (comme je l’ai indiqué dans plusieurs commentaires et comme le synthétise très brillamment et complètement Abraxas un poil plus haut) qu’une guerre ne se fait pas toute seule, mais qu’il faut des hommes pour la faire, et que je ne vois pas où ils vont en trouver en occident pour aller la faire, LEUR guerre…

        Je cite un court — mais édifiant — extrait de l’article de dedefensa.org dont la lecture a été recommandée dans ce fil de discussion :

        (Selon des sources cachottières mais non dépourvues de connaissance, les services de l’OTAN ont calculé qu’actuellement, en cas de besoin en Europe, les pays européens de l’OTAN ne parviendraient même pas à réunir 30.000 combattants, et cela en un nombre respectable de semaines. Il est bon de noter qu’aujourd’hui encore, ni l’OTAN, ni les USA, ni les Israéliens ne sont encore revenus de la rapidité et de l’efficacité avec lesquelles les Russes, avec leurs chars fumants et pétaradants, et les vieilles tenues de combat de leurs tankistes, ont investi près de la moitié de la Géorgie en trois jours, en août 2008.)

        @ Lucien,

        La clé c’est « par le passé ». Mais nombreux sont ceux qui semblent oublier que le contexte en vigueur dans le passé n’est plus le même aujourd’hui. Reconstruire les infrastructures détruites ? Avec quelles ressources naturelles ? En bouffant la quasi-totalité du pétrole qui reste pour reconstruire après une guerre déclenchée pour s’accaparer ce même pétrole ??? ABSURDE !

  90. La propension du gouvernement actuel à désigné des boucs émissaires dans la société (les arabes, les noirs, les fraudeurs à l’assurance maladie) insinue un poison dans les esprits.
    L’incapacité de l’Europe à avancer une solution unies et tenant compte de ses propres peuples, tout cela concours à faire monter l’exaspération de chacun envers l’autre quel qu’il soit.
    Si nous n’y prenons pas garde cela se finira pas une conflagration comme nous avons connu.
    Question d’amorce, comme à écrit quelqu’un ici.
    L’épisode pakistanais peut être une première mèche allumée!

  91. Brut de brut :

    Paul vous êtes dites-vous un lecteur plus assidu que nous de la presse etat-unienne

    Ce massacre de 26 soldats pakistanais serait-il une manoeuvre pour enclencher un mouvement destiné à justifier une guerre de la part de ces puissants en passe de perdre le contrôle ?

    Vous nous avez habitués à plus disons d’optimisme sur la nature humaine.

    Je me perds dans la compréhension de vos mots.

  92. En parlant de solution simple, je suis tombé récemment sur un article qui liste les quelques familles qui détiennent Vanguard, Capital, FMR, JP Morgan Chase, Wellington, etc. Ces sociétés détiennent le contrôle actionnarial sur presque toutes les grosses sociétés du monde, y compris les agences de notation. « Les marchés », c’est eux.

    Je mets pas de liens car précisément l’objectif n’est pas de pointer un doigt accusateur sur ces familles (et ils auraient peut-être été censurés par Julien). C’est pas mon habitude d’être ainsi gentil avec ces familles. Mais ces articles sont de plus en plus nombreux sur internet, ces réseaux financiers et les noms des quelques personnes réelles qui se cachent derrière sont de plus en plus cités. Je vois bien vers où tout cela se dirige. Ce qui prouve me semble-t-il que ces familles, supposées marionnettistes, sont au moins pour certaines, dépassées par les événements ou qu’elles sont inconscientes des risques encourus.

    1. @ moi

      Il s’agit en réalité souvent de participations de l’ordre de 1 à 3 %. On est assez loin du « contrôle actionnarial sur presque toutes les grosses sociétés du monde ».

      Mais bon, vu les sources dont tu fais état – et que tu as bien fait de ne pas linker – on dira que ce genre de raccourcis ne m’étonne pas 😉

      1. @Julien: tu sais très bien qu’une participation de 3% donne souvent le contrôle effectif si l’actionnariat est très dilué. Sans oublier que 3% de vanguard + 3% de state street + 3% de blackrock, ben au total ça commence à peser, surtout si on sait que derrière t’as quand même toujours les mêmes personnes (qui se fréquentent et sont parfois voisins).
        Je pense qu’on aurait tort de les critiquer sur ces faits, qui sont bien réels même s’ils les exagèrent parfois.
        Là où je pense qu’ils font erreur, c’est dans la croyance que ces gens-là maîtrisent ce qu’ils font et ce qu’il se passe.

      2. @ Anatine Shan

        Non, les 98 % restants sont possédés par d’autres fonds de pension, des actionnaires directs, d’autres entreprises, des gouvernements, des fonds souverains, des assurances, des banques, etc.

        Inutile de repartir dans le délire des 200 familles !

      3. @Julien

        Je n’ai fait que constater qu’à hauteur de 2%, 50 actionnaires suffisent à contrôler la totalité du capital. Ça peut être, 51% contrôlés par 25 et le reste par 2.500.000… Cela change t-il quelque chose ?

      4. @ Anatine

        Je n’ai fait que constater qu’à hauteur de 2%, 50 actionnaires suffisent à contrôler la totalité du capital. Ça peut être, 51% contrôlés par 25 et le reste par 2.500.000… Cela change t-il quelque chose ?

        Non, ça ne change strictement rien, la preuve : si je dis que c’est en fait 12 milliards d’actionnaires qui possèdent 0,0000001 % chacun, et bien ça ne change rien non plus, vu que les plans sur la comète et les estimations au doigt mouillé sont peu connues pour faire progresser la pertinence des constats 😉

      5. Ah non Julien ! Qui te parle de 200 familles ??? Monsieur Môôa te parle de quelques familles ! 20 grand maximum kôa kôa, rien à voir…. T’imagines, Julien, State Street, Mellon, JPMC… les dizaines de milliers de milliards d’actifs de ces custodian banks…. 2 ou 3% des actions… fatalement t’es le roi du pétrole, les autres, tous les autres, c’est des guignols, des guignols qui voient même pas leurs ficelles, ficelles que monsieur Môôa voit gros comme du câble 200 tonnes… ouarf ouarf ouarf.

      6. 12 milliards d’actionnaires qui possèdent 0,0000001 % chacun,

        Justement, ce n’et pas la cas 🙂

        Cette question n’est pas neutre. Posséder la moitié de la planète donne des responsabilités, et aussi une culpabilité de fait en cas de malheur…

      7. @vigneron: au pif, les 0,01%, ça fait 35,000 ricains. Divise par 50 (famille étendue), ça fait 700 familles. Toujours au pif, ces familles doivent détenir entre 10 et 20% des actions totales. Je me trompe peut-être. T’es meilleur que Moä en calcul. 🙂

      8. inutile de repartir dans le délire des 200 familles

        @J Alexandre.
        Bien sûr il ne s’agit pas de coupables ni de familles : des classes et leur rapport antagonique, soit  » the moving contradiction ».
        Ce n’est les 200 familles c’est toute la classe capitaliste, et il ne s’agit pas « 

        de les pendre »

        , il s’agit d’abolir le rapport.
        Attention, le chaos menace: air très connu, pas forcément très efficace, vous verrez bien.

    2. D’autant plus qu’en France il s’agit bien souvent de familles qui ont su préserver leurs avoirs.
      Ainsi d’après  »il faut faire payer les riches’ de Vincent Drezet et Liêm Hoang-Ngoc (Seuil) citant le classement des fortunes professionnelles en France, nous avons dans l’ordre decroissant de richesse :
      Bernard Arnaud(LVMH), Gérard Mulliez(Auchan), Liliane Bettencourt(L’Oréal),Lois Dreyfus, Betrand Puech et la famille Hermès, Serge Dassault (à qui nous avons acheté 11 Rafales à 140 millions …pièce en 2010), François Pinault(PPR), Wertheimer(Channel), Jacques Servier(Labo éponymes), J-C Decaux et puis les familles Bouygues, Ricard, Peugeot, Bolloré, etc etc …tout le cac40 en somme.
      Il est interessant de savoir que leur fortune a été multipliée par 5 entre 96 et 2010 alors que vous et moi par 2,7 ….
      Nous sommes en plein dans les familles, le desequilibre de la repartition des richesses avec sa conséquence la crise.

  93. Bonjour,
    Non, je n’y crois pas, pas à une guerre en bonne et due forme entre le Pakistan et les USA, pays également voyous, avec une palme spéciale pour les USA, puisque leurs guerres néo-coloniales illégales (en droit international, donc crimes contre l’humanité) ont causé déjà plus d’UN MILLION de morts, depuis 2001-2003 …and counting.
    Ce que peut faire le Pakistan, ou en tout cas, l’ISI, c’est se venger bien sûr, avec un regain terroriste ici ou là… à commencer par les milliers de soldats US qu’ils ont « sous la main » (chaque mois, non, chaque semaine, le ravitaillement terrestre à partir du Pakistan vers les troupes US d’Afghanistan est attaqué, avec camions-citernes en flammes, etc.).

    Je n’ai pas encore lu les articles de la presse anglo-saxonne recommandés, mais là, tout de suite, l’idée qui me vient, c’est que s’il y a véritablement « bavure volontaire » de la part des Etats-Uniens, je la vois comme une tentative folle de certains généraux du Pentagone. Obama est d’une nullité insondable (personnellement, je le savais en lisant ses discours creux et grandiloquents dès 2006… je fais mon petit Jorion !). Il n’a AUCUN leadership depuis le début et particulièrement maintenant ; ce n’est plus un canard boîteux (lame duck) mais un pigeon sur lequel on ne tire même plus vraiment d’ailleurs, tant il n’est rien…
    Or le Pentagone est menacé de (quelques) réductions automatiques de son budget (la commission ad hoc n’ayant pu conclure) ; réductions conséquentes mais faibles au regard de son budget démentiel (moitié du budget US). Si bien que l’oligarchie US privilégie maintenant la « perpetual war », dans une vision du monde toute orwellienne. Rouvrir un chancre au Pakistan où s’engouffreront de nouveaux contrats pour le complexe militaro-industriel, même si cela causera la guerre civile au Pakistan (une de plus) et des dizaines de milliers de morts, c’est une perspective heureuse de statu-quo et de profits pour l’oligarchie ; c’est aussi, pour elle, un moyen de continuer à museler et terroriser la populace des USA et du reste du « monde libre ».

    Comme guerres plus probables, je verrais plutôt, si le Pakistan sombre lui-même dans le chaos, une guerre avec l’Inde (certains analystes estiment que c’est là que peut se produire, avec le plus de probabilités, une guerre nucléaire… régionale !). Et évidemment le redémarrage grandiose, l’embrasement général de tous les conflits dans l’arc Syrie-Irak-Afghanistan-Pakistan avec intervention volontaire de l’Iran (ou alors en riposte à de nouvelles « bavures » israélo-US). Un magnifique et gigantesque feu de joie qui mettra définitivement par terre toute l’économie actuelle.

    A noter que quelques attaques de vedettes rapides iraniennes ou quelques avions plus ou moins suicides pakistanais (cf. guerre des Malouines où la GB a été à 2 doigts de perdre toute sa flotte) peuvent causer la perte d’un à plusieurs porte-avions US, qui sont de véritables « sitting ducks », malgré toute leur task-force, leurs avions et leurs contre-mesures.
    Alors là, le coup serait tel pour les USA…

    In fine, pour moi, le plus grand risque, c’est celui d’une guerre civile aux USA (dans les 20 ans maximum) avec la montée d’un ou plusieurs fascismes sui generis (Jesusland contre Blue States, ou même au sein de chaque Etat, etc.), tant ce pays est parfaitement incapable de résoudre ses contradictions gigantesques (dettes, société fracturée, mythe en miettes, militarisme et nationalisme, éducation, production, démocratie en chute libre, etc.).

    « We have seen the ennemy, and it was us »

    1. Nerima l’un,

      r le Pentagone est menacé de (quelques) réductions automatiques de son budget (la commission ad hoc n’ayant pu conclure) ; réductions conséquentes mais faibles au regard de son budget démentiel (moitié du budget US).

      C’est quoi vos sources à vous pour sortir de pareilles énormités ? Le budget du DoD US c’est un dollar sur cinq dollars dépensés par le gvt US, un vingtième de leur PIB, et ça suffit pour faire pas loin de la moitié des dépenses militaires mondiales. N’en rajoutons pas dans la démesure ni dans le délire, please.

      1. …tactique du harceleur, trouver 4 mots plus ou moins fautifs pour jeter le discrédit sur tout un texte et son auteur (je vous ai moi-même confronté par le passé à 2 ou 3 de vos propres « délires » ou « énormités », sans jamais recevoir de réponse, bien entendu) ; tactique qui rappelle celle des attaques contre le GIEC, mais passons…
        …la réalité du budget de la « défense » US peut s’apprécier ainsi (cf. graphique WAPO) :
        – 45 % des dépenses militaires mondiales.
        – 95 % des impôts sur le revenu.
        – 450 % des impôts sur le revenu des entreprises !
        24 % du budget fédéral PLUS des sommes ventilées sur tous les autres postes mais concernant le personnel militaire en activité ou hors activité comme des dépenses matériel ou reliées matériel (« pensions », « welfare », « health care », « infrastructure »)
        – rallonge de beaucoup, beaucoup de % significatifs (combien ? par définition, il s’agit de fraude, par omission ou par intention, donc c’est difficile à apprécier) : rallonges exceptionnelles non-budgétisées pour les guerres; camouflage de dépassements de programmes dans l’industrie; Homeland Security; intérêts et dettes des guerres passées; etc., etc., car il faut vraiment aller au-delà des chiffres DOD, pour essayer d’être sérieux sur les vrais chiffres de la défense US, enfin !
        – si bien que la note de la « défense » (on ne rit pas) aux USA, c’est aussi : LA MOITIÉ des revenus fiscaux (42–57% of estimated tax revenues), la MOITIE des « discretionary spendings » (dépenses non-budgétisées, cause probable de ma formulation hâtive) et 35 % des revenus TANGIBLES de l’Etat federal (si on retire la part de leur deficit gigantesque qu’ils ne pourront JAMAIS rembourser).

        …je passe sur l‘infographie du Monde qui donnait bien 50% du budget demandé par le Président en 2008, dévolus à la défense ; un chiffre qui a du m’impressionner à l’époque, mais – encore une fois – nous n’en sommes pas outrageusement loin, bien au-delà en tout cas des 20% officiels ! …il ne s’agissait donc pas d’une « énormité » mais peut-être simplement d’une extrapolation tant il est vrai que ce budget continue toujours, laissé à lui-même (on attend de voir si la fable des réductions automatiques va se réaliser), d’augmenter pour des résultats de plus en plus lamentables (cf. Osprey, F.22, F.35, anti-missiles, etc.).

      2. @le GIEC tokyoïde,
        allez, c’est bon, votre laïus sur le budget de la Défense US, on le connaît par coeur. On souhaite juste, la énième fois qu’on le lit, ne pas y trouver des affirmations aberrantes comme la vôtre. Un quart ou un cinquième des dépenses fédérales c’est pas la moitié, point. Et vous auriez pu nous éviter l’échappatoire gros comme un porte-avions US dans ma salle de bain du genre « ah oui mais c’est la moitié des ressources budgétaires, na ! ». C’te blague ! Ou alors moi je dégaine les dépenses publiques les US tankonyé ! Ben oui c’est un État fédéral qu’je sache ! Pis les gus z’ont ça dans l’sang, les taxes et les dépenses publiques y z’aiment po et y comptent et y l’disent…

        Total Spending $6.0 trillions  
        Pensions $1.0 trillion  
        Health Care $1.1 trillion  
        Education $0.9 trillion  
        Defense $0.9 trillion  
        Welfare $0.7 trillion

        http://www.usgovernmentspending.com/total_spending_2011USbi
        Et faut comparer des choses comparables, le périmètre total du budget de la défense US, c’est tout le « hard power » du plus enorme et du plus dominant empire que le monde ait jamais connu, aides aux pays alliés comprises (dépenses pour les 22 millons d’anciens combattants comprises aussi bien sûr, 10% du tota, comme le budget AC en France, qui lui n’est pas comptabilisé dans les dépenses militaires..).

        The United States has the largest defense budget in the world. In fiscal year 2010, the Department of Defense has a base budget of $533.8 billion. An additional $130.0 billion was requested for « Overseas Contingency Operations » n the War on Terrorism, and over the course of the year, an additional $33 billion in supplemental spending was added to Overseas Contingency Operations funding. Outside of direct Department of Defense spending, the United States spends another $218–262 billion each year on other defense-related programs, such as Veterans Affairs, Homeland Security, nuclear weapons maintenance, and the State Department.

        Ps : retrouvez moi ces « délires », please Miss GIEC…

      3. Hé, Pinardier, t’es qui, mon gars, pour arborer ce « on » supérieur et affubler les gens de sobriquets (« tokyoïde », « Miss GIEC ») méprisants ? …mon post parlait à 99% d’autre chose, mais il faut que tu rives ton clou aux gens qui n’ont pas l’heur de te plaire, en te ruant (harcèlement) sur 4 mots, effectivement rapidement écrits et qui ne changent rien, comme tu le ré-ré-expliques toi-même, à la tendance lourde d’un Etat paranoïaque et militarisé, que la résolution (?) de ses contradictions amènera soit au fascisme, soit à la guerre civile, soit aux deux. En un mot, tu es un personnage fatigant, qui harcèle sur ce blog, tant de gens de bonne foi et de bonne volonté l’ont déjà signalé.
        Enfin, pour mes réactions à tes posts, si tu ne les lis pas, c’est ton problème ; mais …next time, boy, next time…

      4. Ah, le Zero-sen 😉 …le meilleur avion du monde en 1941, auquel aucun chasseur allié ne pouvait réellement s’opposer, pas même les P40 des Tigres Volants en Chine (qui avaient parfois quelques succès grâce à une tactique très particulière), pas même les Spitifire (Churchill en expédia quelques exemplaires en catastrophe au Bengale et en Birmanie, qui furent abattus).
        Voici un survivant, le seul à avoir gardé le moteur d’origine Sakaé (= Prospérité !) au son très particulier.
        Mais, fin 42, le Zéro commença à être surclassé par les Lightning puis, en 43, par les Hellcat de Pappy Boyington (ancien Tigre volant) ; les voici tous les trois ici, exceptionnellement réunis
        Quand parut le Mustang, le meilleur chasseur avec moteur à pistons qu’on ait jamais réalisé, ce fut un massacre… (la silhouette du Mustang n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle du Dewoitine-520, magnifique avion français, hélas trop peu et trop tard produit).

      5. @Nerima-kun, le 29 novembre 2011 à 18 h 17

        Ah ben zut alors ! Je ne m’attendais pas à l’étalage du catalogue Manufrance en évoquant un des fantômes du pacifique que ça, ni si viril d’après Léon dit, Robert Conrad, 1 m 72 au garrot. On trouve de tout, sinon tout, à la Jorionitaine.

        Des chasseurs (français) « trop peu » produits regrettez-vous. Ben mon colon ! Dans le Skyraider archivé par le Chris Marker du Fond de l’air est rouge, il y avait un pilote dans l’avion et il était bien content et fier de ce qu’il faisait, avec son joystick.

      6. @ Schizosophie
        Je parlais du manque d’avions de chasse performants comme le D-520 ou le Curtiss (mais la France de Gamelin ne manquait pas d’avions dépassés comme le Morane-Saulnier) EN MAI-JUIN 40 !
        S’il y avait eu 1200 D-520 au lieu de 300 éparpillés, la face de la 2e guerre mondiale en aurait probablement été changée et donc l’Histoire, la place de la France, etc….
        …parce que, quand même, il fallait se donner les moyens (de mort, certes) nécessaires face aux fascismes : nazisme / soviétisme (pareil, la suite l’a prouvé), non ? …problématique qui n’a rien à voir avec celle des guerres coloniales ou néo-coloniales, non ?
        …ou bien considéreriez-vous que le pacifisme devait / doit s’étendre jusqu’au sacrifice ultime face à la force d’agression ? …option philosophique respectable mais qui me paraît nettement réservée à une petite élite spirituelle.

      7. @Nerima-kun, le 30 novembre 2011 à 18 h 14
        Bon, on va arrêter l’uchronie militaire tout de suite. Mais si vous avez des informations sur la nature et les conditions de production et de distribution des gaz à la place Tahrir, je les lirai avec intérêt.

    2. @Nerima,
      Je confirme, le scénario d’une guerre civile aux USA est plausible, et vous avez oublié d’autres causes !

      1. …comme vient de dire Schizosophie, on trouve vraiment de tout… et l’on est toujours l’étrange de quelqu’un.

  94. Il me semble que les situations des USA et des pays européens à la fin des années 1940 ne sont pas résumables par un seul qualificatif (keynésien, par exemple).
    Les USA font une relance capitalistes en s’appuyant sur l’or des achats de guerre et les remboursements d’emprunts des belligérants.
    Ce qui est très différent me semble-t-il d’une relance qui a joué sur des nationalisations, un investissement public massif, des services publics, des protections sociales non capitalistes (par répartition), des statuts salariaux protégés (stabilité, sécurité, formation, promotion féminine possible, etc.) dans les pays européens.
    Aujourd’hui, contrairement à la fuite en avant néolibérale vers une dépression économique et des conflits plus ou moins étendus dans une concurrence libre et non faussée qui est la cause majeure d’un processus mortifère de régression de civilisation, il est nécessaire de remettre en avant ces solutions et de les étendre (investissements par répartition, par exemple) à l’ensemble des pays européens.
    Peut-être que ce genre d’appel sera un jour entendu largement, espérons qu’il le soit avant qu’il ne soit trop tard.

  95. Le lien entre capitalisme et militarisme me semble mal établi dans la pensée de Paul Jorion dont je reste un fervent admirateur. D’un côté l’industrie de la guerre est une source évidente d’enrichissement, de concentration de la richesse et d’un autre la guerre est une « solution » pour redistribuer un temps la richesse…Les guerres modernes contribuent elles à l’enrichissement ou à l’appauvrissement ? Sans doute les deux à la fois : l’enrichissement des uns et l’appauvrissement des autres…La guerre fait partie du grand jeux économique dans lequel il y a des gagnants et des perdants. La guerre est peut être aussi l’expression ultime d’un capitalisme sauvage ?

    1. « La guerre est peut être aussi l’expression ultime d’un capitalisme sauvage ? »

      Lire: Toni Negri, Michael Hart, Empire.

  96. Bonjour,
    de guerres, beaucoup des commentateurs parlent de chine des USA, mais ne pensez vous pas que la cause premiére d’une guerre est le manque d’espace (économique, géographique ou politique) je verrais plutôt des conflits locaux fort entre des entités émergentes ou émergées qui entraînerait tragiquement les puissances occidentales et les USA en particulier, à cause des routes commerciales pour les matiéres premiéres. Une confrontation frontale entre grandes puissance me paraît assez impensable à cause déjà de la puissance des armes disponibles.

    Il me semble que c’est dans les mésententes de ces puissances en émergences que le risque de guerre est réel, j’ai des difficultés à faire le lien direct avec les « soucis » financier de la crise financiére actuelle : attiser ces problémes serait alors donc un moyen pour les US déclinant de garder/reprendre la main politiquement dans la zone pacifique-asie en voie de chinisation et surtout soutenir/justifier « à bon compte » un nouveau bond de croissance monétaire par la dépense militaire par definition à circuit d’usage court, unique et donc auto-renouvelable ?

    Pour ce qui est de la France, la base militaire d’Abu Dhabi au coeur d’un theatre de guerre potentiel n’est pas rassurant du tout.

    Pour une note d’espoir, il faut espérer que les echecs des aventures irakienne et d’afghanistan vont vacciner les états majors contre les plans de conquêtes militaires du bon vieux temps.

    Cordialement

  97. J’ai fait une site http://www.solution-simple.com qui est par son nom est une grande erreur.

    L’erreur que j’ai fait était de montrer une « solution » technique, dans une monde « technocrate » (juridique, politique, scientifique.) La « vrai problématique » est psychologiue, dépasser la peur existentielle de notre propre survie/acquis.

    Pour cette même raison le débat publique continue de tourner en rond.

    1. Un approche psychologique du problème est très intéressante. La construction d’un système économique ou plus précisément socio-économique doit résoudre les problèmes d’ordre psychologiques.
      Dans le désordre et non exhaustif :
      La maitrise des dirigeants doit calmer les velléités de :
      – Recherche du pouvoir
      – Favoritisme
      La société doit satisfaire les besoins de l’individu
      – Sentiment d’importance de l’individu
      – Identification à une communauté
      (- Je ne parle pas des besoins primaires qui sont une évidence)
      La société doit préserver l’équilibre sociale et éviter les manipulations
      – Manipulation des peurs
      – Mise en évidence d’un ennemi
      – Excès de communautarisme

      Tout le contraire de ce que nous vivons actuellement…

      Ce ne sont que des idées en l’air. Peut être qu’elle retomberons une oreille éclairée. Je n’y connais pas grand chose d’autant plus que les associer à la construction d’un nouveau système semble particulièrement ardu.

  98. 3) la guerre qui, détruisant tout, redistribue la richesse par un grand nivellement par le bas.

    La guerre ne détruit pas tout, détrompez vous !! Elle détruit avant tout les populations civiles..
    J’habite non loin d’usines sidérurgiques. Eh bien je puis vous dire que pendant la derniere guerre mondiale, pas une bombe, pas un obus, pas une balle ne furent tirés sur ces usines..Par contre les villes et villages alentours furent rasées et leur population (heureusement qu’une grande part a migré vers la France libre) fut tuée !!

    La guerre, rappelons le, ce sont des millions de gens qui ne se connaissent pas et qui s’entretuent au profit de quelques individus qui se connaissent bien et rient en protègeant leurs intérêts !!

    1. pas une balle ne furent tirés sur ces usines.

      Ah…Pas de destructions massives d’infrastructures…vraiment. il ne faut pas confondre ce que l’on voit dans son coin avec ce qui s’est passé un peu partout.

  99. bonjour,
    hier soir j’ai revu ce magnifique film de Visconti : » le guépard ». Tout est dit dans ce film et je crois M Jorion que vous faites une parfaite analyse de la situation actuelle. Malheureusement les media officiels ne vous tendent pas assez leurs micros, occupés qu’ils sont à rabâcher en boucle les éternelles formules qui nous ont menés droit dans le mur. Le plus difficile pour un être humain est d’admettre qu’il s’est trompé, or nos dirigeants -dans lesquels j’inclus les « journaleux » qui font l’opinion- ne sont que des petits, des médiocres. Socrate, en son temps fut contraint de boire la cigüe, Galilée de renoncer sous peine de mort, cependant ils sont aujourd’hui au firmament de l’humanité, et qui se souvient de ceux qui les ont jugés ? L’Histoire vous rendra justice, mais en attendant les loups -qui ne sont souvent que des chiots- continuent de hurler avec les loups, c’est tellement plus facile. Continuez votre combat, et merci pour tous ceux qui comme moi veulent comprendre ce monde fou dans lequel nous essayons de survivre.

  100. Les Bourses européennes en forte hausse

    Selon le quotidien italien La Stampa, le Fonds monétaire international pourrait débloquer entre 400 et 600 milliards d’euros, ce qui permettrait à la péninsule, très lourdement endettée, de disposer d’une fenêtre de 12 à 18 mois pour mettre en place des réductions budgétaires et des réformes économiques.

  101. Bonjour M.Jorion,

    La question que je me pose c’est : A t on les moyens de faire la guerre. Le retrait en Irak et Afghanistan n’est pas anodin. (l’argent manque cruellement.)

  102. Je ne comprends pas ce qui est en train de se passer sur les places boursières. Tous les commentaires de ces derniers mois sur les raisons de la chute des marchés seraient-ils sans fondement ? Ou plutôt : que sont en train de fabriquer les quelques opérateurs qui font la pluie et le beau temps ? Une dernière flambée des cours avant la chute contrôlée ? +4% aujourd’hui alors que tout est au plus mal… Comment mieux illustrer que la bourse n’a rien à voir avec la réalité économique ? La perspective très hypothétique d’un renflouement par le FMI ? Mais qui renflouerait qui ? Besoin d’informations SVP.

      1. Toutes les infos du week end sont mauvaises. Tellement mauvaises que les spéculateurs spéculent sur la nécessaire mise en œuvre d’actions fortes de la BCE, du FMI, du père noël, et des petits lutins…

      2. Ce n’est pas n’importe quoi.
        La majorité des robots achètent et vont tenter de revendre à temps dans qq jours car leurs algos estiment que la chute est « suffisante » pour l’instant.
        Les algos tiennent compte d’une fausse bonne nouvelle comme trigger.
        Demain ou cette nuit un gros volume en sens contraire est possible.

    1. Les bourses seraient elles habitées par des maniaco-dépressifs qui oscillent schizophréniquement entre euphorie et grande déprime ??
      Je ne le pense pas..
      Le système financier est devenu un monstre impersonnel, une chimère comme dans l’antiquité.
      Système qui crèe volontairement des montagnes russes pour s’empifrer de plus en plus d’argent..

      On ne négocie pas avec une chimère.. On la supprime !!

    2. primo, ce sont des robots qui font la tendance, et comme ce sont des lapins mécaniques…voyez les résultats, déconnectés de l’économie réelle
      secundo, ils suivent le vieil adage boursier: on achète la rumeur et on vend la nouvelle, quels que soient les démentis
      tertio, vu la volatilité, les marchés font du yoyo au moindre signe d’espoir
      conclusion, à moins d’un coup d’éclat au niveau européen, le soufflé va rapidement retomber

      1. Les algos robots ont intérêt à créer une très forte volatilité puisque les opérateurs sur les marchés sont quasi inexistant. Pour preuve : l’activité de banque de marché de Goldman sachs etait en perte ce trimestre. Générer des millions d’opérations à la seconde c’est formidable … quand vous avez une contrepartie en face …

  103. Je n’ai pas lu tous les commentaires et je m’en excuse auprès de leurs auteurs; Je voudrais tout de même rappeler qu’il y a plusieurs mois, sur ce blog, je mettais en avant cette hypothèse d’une guerre « salutaire » pour une remise à plat du système économique et financier. Je faisais une brève description des forces en présence au Moyen-Orient en particulier où tant le Hezbollah que le Hamas, appuyés par l’Iran veulent la destruction d’Israël. Il y a eu depuis l’aggravation de la situation en Syrie, la nervosité croissante de la Turquie (membre de l’OTAN) et les sabotages répétés du gazoduc du Sinaï, et enfin des milliers de tonnes d’armes qui ont purement et simplement disparu de Libye pour se retrouver comme par hasard à Gaza et au Liban. La dangerosité de la situation me paraît propice à un conflagration régionale à court terme. D’où viendra l’étincelle initiatrice ? C’est encore la seule inconnue, mais ce qui est certain, c’est qu’un conflit bien meurtrier et destructeur arrangerait tout le monde !

    1. La guerre ne remet rien à plat, elle tue des populations civiles surtout..
      Pendant la dernière guerre mondiale les usines sidérurgiques ne reçurent aucune bombe, aucun obus, pas même une balle..

      Il faut bien que quelqu’un donna des ordres aux bombardiers et forces armées, DES DEUX CAMPS, NON ?

    2. Bonsoir,

      @ Henri38.

      Vous affirmez :

      des milliers de tonnes d’armes qui ont purement et simplement disparu de Libye pour se retrouver comme par hasard à Gaza et au Liban.

      Peut-on connaître vos sources s’il vous plait?

      Merci.

      1. Bonsoir,

        j’ai lu attentivement les articles dont vous donnez les liens.

        Dans le premier, aucune trace de ce que vous affirmez.

        Quant au deuxième article, il est issu d’une source particulièrement orientée.

        Dans cet article, on trouve :

        Les rebelles ont accepté de vendre au Djihad islamique, financé par l’Iran, et au Hamas, financé par la Syrie, pour plusieurs millions de dollars, des milliers d’obus chimiques constitués de gaz moutarde et de gaz neurotoxique. Avec leurs moyens électroniques et satellitaires, les Israéliens ont suivi à la trace les convois de ces armements spécifiques, escortés par des militants islamistes venus directement du Liban pour conduire leur chargement dans une première étape au Soudan avant la destination finale du Liban et de Gaza.

        Il n’y a aucune trace d’une source fiable. On doit donc croire la bonne parole de l’auteur de l’article (qui est particulièrement impartial…) citant les services israèliens qui sont à la fois juge et partie dans cette affaire et ne sont pas du tout connus pour monter, à leur profit, en mayonnaise les menaces extérieures …

        Juste un exemple, parmis d’autres : les roquettes (terme utilisé par tous les médias français, farouchements pro-palestiniens comme on le sait …) tirées par le Hamas sur le sud d’Israël (« amenant » à l’opération plomb durci) se transforment en « missiles » pour l’auteur…

        Cordialement.

  104. Bonjour Paul,
    Bonjour les blogeurs

    Je comprends et partage ces inquiétudes. Un conflit de grande ampleur n’est pas à exclure. Sa pertinence « symbolique » serait très forte pour tous les Etats impliqués et un bon prétexte pour maintenir leurs élites respectives sans remise en cause du modèle.

    Mais je me pose des questions sur la pertinence « réelle » d’une guerre et sur la liste des protagonistes « obligés » ou « probables »

    Est-ce encore « tenable pour les US de faire des guerres pour mettre la main sur les « ressources » pour maintenir leur « droit de tirage » sur le monde entier ?

    Si j’ai bien compris, la plus grande part de la dette US est aux mains des Chinois et des Japonais. En cas de guerre, l’un des objectifs principaux ne sera t-il pas d’éliminer cette dette ?

    Cela signifie entraîner ces pays dans un conflit où ils seraint nécessairement l’ennemi que l’on espère « vaincu à la fin » (Ainsi le premier dommage de guerre serait-il la suppression des dettes du passé !).

    Dans la première approche, ne s’agit-il pas juste d’une période de consolidation des blocs ? Les US ne gagnent-ils pas juste un peu de temps avant d’en revenir inéluctablement à une confrontation avec ses créancier, mais avec plus d’ampleur encore ?

    Merci
    BAV

    1. Le principal « avantage » d’une guerre n’est-il pas la maitrise d’un éventuel conflit interne?
      Une mise au pas des protestaires d’opposition genre indignés, 99%, occupateurswallstr. ou teapartistes en tous genres?
      Il me semble que sous Bush II une Loi d’exception avait été proposée par D.Rumsfeld.
      PATRIOT ACT
      http://fr.wikipedia.org/wiki/USA_PATRIOT_Act
      Tous les valides inscrits à la garde nationale et conseil de guerre aux récalcitrants.
      Si en plus çà arrose le Pentagone et donc le CMI de liquidités c’est cool.
      Trève de cynisme …ou pas?

  105. Je lis actuellement « Les Origine du Totalisme » de Hannah Arendt. Je ne peux m’empêcher de tenter d’en extrraire des parallèles. Mais je n’y parviens pas. Son ouvrage est brouillon, utilise des termes sans définition (populace, bourgeoisie, élites…). L’état d’esprit de l’entre deux guerres qui y est décrit est finalement difficilement compréhensible pour nous qui sommes plutôt éduqués au vocabulaire de la sociologie moderne. Inquiet de la situation présente (ce blog y est pour quelque chose !), j’aimerais pouvoir prédire l’avenir, être un peu plus acteur. Mais non, personne ne sait lire l’avenir !

    1. Cet ouvrage est effectivement très dispensable.

      En même temps, la plupart de ce qu’elle a écrit n’est pas sensasationnel, pour ne pas dire carrément médiocre, soit sur le plan de la recherche, avec sa compréhension à la truelle des concepts fondamentaux de la pensée politique classique, soit sur le plan moral, avec des textes ouvertement et ignominieusement racistes (ce que l’on sait beaucoup moins).

      C’est pourtant un passage « obligé » de toute érudition bon tein, propre sur elle, locus classicus de la science politique moderne que des générations d’étudiants doivent assimiler. Une des pierres angulaires du catéchisme dont on instruit les futures élites.

    1. Tout dépend du type de bombe, de sa puissance et, encore plus, de son mode d’explosion (altitude, vents dominants, configuration du terrain, précipitations). Pour Hiroshima, une bombinette, en vérité, la ville fut reconstruite très vite et il n’y reste aucune pollution radio-active ; c’est maintenant une ville agréable et aérée avec espaces verts, qui s’étale « sur les 7 bras de la rivière Ota » (une des répliques lancinantes de Hiroshima, mon amour, d’Alain Resnais sur un texte de Marguerite Duras).
      A Nagasaki, bien qu’il se soit agit de plutonium, la bombe, explosant en altitude, ne laissa guère de traces durables (bien sûr, il y eut des épisodes de « pluie noire » comme à Hiroshima, qui redoublèrent les victimes). De plus, elle explosa au nord de la ville dans la vallée encaissée d’Urakami qui contint (plus ou moins) les effets de la bombe ; c’est tant mieux, parce que la ville de Nagasaki est une merveille avec son quartier chinois, son îlot Dejima (comptoir des Hollandais pendant les siècles de fermeture du Japon), ses églises, ses musées, ses résidences occidentales 19e, résidence « Glover », etc. (cf. Madame Chrysanthème ou Madama Butterfly), sa rade très longue, sorte de fjord sub-tropical.

      A l’inverse, on commence à documenter les terribles effets de la pulvérisation de centaines de tonnes d’uranium appauvri, ayant servi à durcir bombes ou obus US en Irak : explosion du taux de malformations sur des générations !

      Les bombes françaises atmosphériques du Pacifique sont parmi les plus « propres » de toutes celles testées dans le monde : effectuées sous ballon et en fonction de conditions atmosphériques précises ; les personnels du CEP et du CEA pouvaient revenir le lendemain sur une partie de l’atoll ! Naturellement, ça ne veut pas dire que personne n’a été irradié (comme certains habitants des îles Gambier, à cause de vents changeants). Mais les Français ont été parmi les derniers à faire des tests atmosphériques et ils bénéficiaient donc des tristes leçons des grandes puissances, l’états-unienne, notamment. Les premières bombes H US, tirées sur des barges, ont pollué durablement les magnifiques atolls de Bikini et Rongelap où il est toujours à peu près impossible de vivre… et ne parlons pas de Semipalatinsk au Kazakhstan ou de la Nouvelle-Zemble !

      Mais si guerre nucléaire il devait y avoir, même très limitée, « régionale » comme la possible guerre nucléaire entre le Pakistan et l’Inde au Punjab-Cachemire (10 – 15 « bombinettes »)… un premier danger possible concernerait « l’hiver nucléaire » pendant plusieurs années (un sacré refroidissement du coup !), avant même le problème de la dispersion des radio-nucléides. Encore que cette notion d’hiver nucléaire soit contestée…

      Du manière générale, la dispersion de radio-nucléides due aux accidents de Tchernobyl et de Fukushima est très largement supérieure à celle des bombes (quelques kg de matières fissiles pour ces dernières, des dizaines de tonnes pour les centrales !).

  106. Paul Jorion, une fois de plus, vous appuyez là ou ça fait mal, comme vous, je suis bien conscient que la probabilité d’une guerre très importante augmente mais peut être ne serait-elle pas mondiale. La dissuasion peut sans doute encore l’empêcher.
    Je suis conscient aussi que les états-unis et leurs affidés (OTAN) Européens ont une « fenêtre de tir » pour l’engager.
    La Chine, ni la Russie ne disposent pour l’instant, de la puissance de frappe états-unienne, pour soutenir une guerre centrée par exemple, sur le moyen-orient, ni de la gigantesque capacité logistique absolument indispensable dans une telle guerre.
    Dans peu d’années ce ne sera plus le cas.

    1. @FL

      Il y a longtemps que les chinois lisent Sun Tzu « L’Art de la guerre » votre approche du problème logistique peut s’inverser en regardant un atlas.

      Les russes disposent toujours de plusieurs milliers d’ogives nucléaires, les investissements, limités certes, l’ont été exclusivement dans la plus haute technologie militaire (missiles et anti-missiles supersoniques) qui se révèle équivalente voire supérieure à celle des USA.

      Pour ce qui concerne les chinois ils sont suffisamment équipés et disposent également d’armement moderne, les budgets engagés paraissent ridicules comparé aux Usa, mais il faut comparer leur coût de fabrication local, et il y a tout de même une armée qui doit faire le double de soldats. N’oubliez pas qu’ils produisent presque tout eux-même et font aussi beaucoup de recherche.

      Le pouvoir de nuisance est suffisant, surtout dans une région pétrolière pour croire à une dissuasion, mais la fuite en avant de l’empire US n’a souvent pas de limites et là ils tentent un coup de poker en visant l’Iran. Souhaitons que cela n’en reste qu’au stade de gesticulations, c’est d’autant plus explosif que chaque bloc joue sa survie économique.

      1. Pour ce qui concerne les chinois ils sont suffisamment équipés et disposent également d’armement moderne, les budgets engagés paraissent ridicules comparé aux Usa, mais il faut comparer leur coût de fabrication local, et il y a tout de même une armée qui doit faire le double de soldats. N’oubliez pas qu’ils produisent presque tout eux-même et font aussi beaucoup de recherche.

        Non, c’est totalement faux: la Chine achète essentiellement sur étagère aux Russes et aussi aux Israeliens. Il y a une production locale, mais il s’agit de copies dépassées de la production soviétiques. Quand aux soldats chinois, ils sont connus pour leur peu de disciplines et leur manque d’entrainements. Beaucoup de chinois d’ailleurs considèrent l’Armée Populaire comme une forme d’humiliation faites au pays du fait de son peu d’efficacité, soulignée par les guerres perdues en Corée, au Vietnam et contre l’URSS.

      2. @blob

        Non, c’est totalement faux

        Si vous le dites, c’est sans doute « vrai »!
        C’est marrant, mais moi j’ai du mal à m’imaginer une telle « imprévoyance » dans leur position et de part leur culture qui n’est pourtant pas née de la dernière pluie.

      3. >Cavalier Ponzi

        Vous avez du mal à l’imaginer simplement parce que vous avez une image un peu trop « jolie » de ce pays: la Chine, c’est un chaos sans nom, et pour tout dire, le caractère chinois est plus proche du caractère italien que de l’allemand…

      4. @blob

        Le chaos est sans doute lié à la course au temps qui est compté pour amasser, j’en ai d’ailleurs plutôt l’image d’un pays où règne la corruption, cependant lorsque je constate quelles stratégies ils observent globalement, j’ai la faiblesse de croire qu’ils (leurs dirigeants) ne sont pas si abrutis que ça, ils arbitrent en fonction des moyens disponibles et des inconvénients inhérents à leur développement.

        A votre place je ne serais pas si catégorique et méprisant pour cette culture millénaire, à vous lire on pourrait penser qu’ils n’ont ni éducation ni recherche, vous les prenez vraiment pour des c…, vous croyez vraiment qu’ils n’ont pas investi pour leur sécurité, qu’ils ne connaissent pas le piratage informatique et la géopolitique, vous pensez qu’ esprit chinois est réfractaire à l’organisation lorsqu’elle est vitale. Vous devez regarder une carte postale d’il y a 30 ans.

        Mais puisque vous semblez détenir la face toute noire de la vérité sur le pays du 太極圖/太极图, on ne va pas vous contrarier plus que ça!

  107. Si le BIEN ne se dresse pas, le MAL règnera sur cette planète..
    Choisissez votre camp car on ne peut servir deux Maîtres à la fois ..

    1. Stop avec le manichéisme binaire…

      L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui !

      Pierre Desproges.

    2. Oui mais, le bien n’existe que parce que son contraire existe. Alors que faire?…L’heure est Dieu, la parole à la France…Mais pourquoi dis-je cela?

      1. @xian

        un chemin individuel !!

        Et la libération des points d’exclamations alors ? ça vient ?
        L’individu c’est vous, tralala.

      2. « L’heure est à Dieu, la parole à la France! »… Mais si, je sais pourquoi je dis cela, mais je ne vous le dirais, que si vous faites un chèque illico-presto pour le blog Paul Jorion et toute son équipe….N’y voyez pas là, un ultimatum, juste un avertissement.
        même dix « heuros », c’est pas grand chose, mais multiplier par tous les « commentatorors de plus de dix lignes » c’est super.

    3. Si la libération de la dualité est un chemin individuel, n’invoquez pas le MAL comme un ennemi à identifier. Ce type de discours est trop souvent mal interprété. Et même plus, ce discours est trop souvent utilisé a des fins de manipulation.

      Le bien n’a pas besoins de mal pour exister.

  108. Paranoïa

    1) Une large part de l’histoire mondiale peut s’analyser en termes d’appropriation des ressources naturelles au profit d’ « entrepreneurs », au pouvoir politique et financier croissant.

    2) L’influence de ceux-ci sur le gouvernement des Etats-Unis s’accroît dès les années 1920 et survit largement à la Première Grande Dépression.

    3) En 1944-45, après avoir fructueusement collaboré avec l’Allemagne, les USA libèrent l’Europe. On vend cette Libération aux Européens comme on la vendra plus tard aux irakiens, libyens, etc. Dans les faits, on vend surtout des machines, à la campagne comme à la ville (plus tard, ce seront des ordinateurs).

    4) En même temps, Bretton Woods accouche du Gold Exchange Standard, du FMI et de la Banque Mondiale. L’Etat d’Israël est né lui aussi, pas tout à fait n’importe où. On sabre le champagne et on prépare l’avenir au Mont Pélerin en 1947.

    5) En 1961, Eisenhower a encore le temps d’annoncer le règne bientôt sans partage, à la tête des USA, du « complexe militaro-industriel », père du complexe militaro-financier. Kennedy lui succède (brièvement) pour finir comme on sait. De Johnson à Obama, ère des Présidents Potiches.

    6) Pendant que la propagande mène grand train (golden sixties, le monde libre contre l’URSS), une stratégie générale d’appropriation des ressources mondiales par n’importe quel moyen peut se mettre en place et perdurer (Guerres, coups d’états, endettements, privatisation et prise de contrôle des infrastructures). Asie, Afrique, Amérique latine sont au menu.

    7) A partir des années 1970, la pression sur les ressources conduit à accentuer celle sur les gouvernements européens. A partir des années 2000, la propagande ne suffit plus. La conjoncture impose de faire subir à l’Europe ce qu’ont connu les autres régions du globe.

    8. Sont programmés et accompagnés : L’endettement massif des nations européennes, la corruption des politiques, la manipulation des opinions, la paupérisation de masse, l’instabilité sociale, au besoin le recours à des gouvernements autoritaires aux pouvoirs spéciaux.

    9) Le démantèlement des USA est en cours, évoquant celui d’une « République de Weimar » bis, d’une taille colossale et dotée d’une puissance militaire et technologique sans rivale. L’armée US est en passe d’être totalement privatisée, au service d’un Etat dans l’Etat contesté mais tout puissant. « Etat » ou « nation » sont d’ailleurs des concepts définitivement périmés pour les entrepreneurs occidentaux.

    10) La démocratie, même fictive, est une option coûteuse et inadaptée aux nouvelles échéances. Elle est abandonnée. Tout est prêt pour que le 21ème siècle soit au 20ème ce que le tyrannosaure est au ragondin.

    1. tyrannosaure est au ragondin.

      Il y a encore des ragondins, les T.rex, les avaient précédé, me semble-t-il…

    2. Parfaitement résumé Un Belge.

      Et en fait, tout le monde le sait depuis bien longtemps, mais il ne faut pas le dire, ce n’est pas politiquement correct et puis ça dérange les citoyens quand on leur en parle, c’est comme les effets de cette crise, vous noircissez pas un peu le tableau disent-ils. Ils préfèrent regarder Nicolas et Pimprenelle, Pom popo pom popopom pom pom, bonne nuit les petits, le marchand de sable est passé.

      François Mitterrand:

      « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique.

      Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment.

      Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde.

      C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

      1. D’accord avec Nol. Même si au fond de moi, je sais que les théories du complot sont ridicules, j’adore tout simplement.

        Je les trouve attractives, séduisante.

        Bref tel un bon thriller ou livre de science fiction, la trame est la, le suspense aussi.

        Meme les « occupy wall street » confondent la realite et la fiction, il n’y a qu’a regarder leurs masques. Ils rèvent d’être dans un film genre matrix ou Vendeta.

      2. @sylv.

        Le masque est celui des anonymous (récemment éradiqués du réseau IRC), eux mêmes inspirés pas le comic book VforVendetta.

      3. @Sylv.

        Faut pas confondre paranos mystiques et citoyens éveillés!
        Il n’y a aucun complot, juste une géopolitique visant à l’hégémonie par le biais du « libre échange » concept maître de cette conquête qui a bien fonctionné jusque là par une redistribution équilibrée.
        L’Amérique n’a plus les mêmes atouts et le contexte a évolué, elle change simplement le modèle imposé pour conserver sa position et celle des oligarques, comme tous les empires l’on fait.

        En clair: moins de classes moyennes, ça consomme trop et ça coûte trop cher, une grosse partie des dettes abyssales des occidentaux concerne les rentes et retraites ainsi que le social, c’est là que tout va s’évaporer.

        Regardez autour de vous et chez nos voisins, vous ne la voyez pas venir l’austérité ou plutôt le recadrage du modèle de société vers le féodal, la domination de la finance internationale, la perte de la démocratie?

        Pom popopom popopom pom pom, disait nounours! 🙂

      4. @VV,
        oui, j’ai lu la Bd il ya 10 ans de cela.
        je trouve la reference tellement evidente qu’elle en est ridicule.

        il ne manque plus qu’un porte parole qui soit un Jedi !!!!

      5. @ Cavalier Ponzi,
        Je vis en Angleterre. L’austérité cela fait déjà 1 an qu’elle est arrivé. Aujourd’hui il y aura 2 millions de fonctionnaires dans la rue. On leur demande de baisser leur salaire de 3% et de travailler 5-10 ans de plus. La BBC a peur qu’elle soit la suivante sur la liste et n’ose pas même pas supporter la journée de manifestation. Pendant ce temps, le gouvernement menace de durcir le droit de grève et de retirer la notion de licenciement abusive des textes de lois. Croyez moi, l’austérité n’est pas encore arrivé en France.

        Pour les conséquences, oui l’écart entre les pauvres et les riches semblent s’accentuer.

        Pour les causes, non, je ne suis pas vos scenarios sur « l’empire » qui contrôle le monde et pousse les gens a la dette. L’endettement de la France a été le choix des politiciens français (pour de bonnes et mauvaises raisons), l’Europe libérale aussi. Rejeter les causes de déboires européens sur les Usas est je trouve beaucoup trop facile.

      6. Donc le 1% est un mythe?

        Le problème de l’Europe c’est qu’elle ne peut s’opposer à un système du libre-échange, un système où les règles ont été créées par et au bénéfice de celui qui détient l’hégémonie, le rapport de force est terrible quand le dominant contrôle la finance, la monnaie, les accès aux matières 1eres, vous ne pouvez que devenir un vassal allié pour obtenir le droit de jouer.

        Mais bien entendu, nos marionnettes politique à nous ont leur part de responsabilité à dépenser n’importe comment les recettes dont ils se privent par le biais de l’impôt, c’est tout de même le socle social et les élections à venir qui jusqu’à présent ont retardé l’application de cette austérité en France, mais pas pour bien longtemps.

        Une question Sylv., si vous êtes malade vous vous soignez aux frais de qui, du système UK où vous payez vos impôts ou par la Sécurité sociale. fr en déficit, ou vous crevez gentiment sur le trottoir à TINA?

      7. Cavalier Ponzi,
        Je ne nie pas la situation, encore moins l’arnaque du TINA.
        Je dis simplement qu’on sent mis dans cette situation tout seul, que les cartes etaient entre nos mains et non dans les mains de l’empire americain.

        tout le monde a voulu y croire, le peuple et les politiques en premier. Maintenant qu’on est dans le trou, c’est trop facile de dire que c’est la faute aux mechants americains.

    1. Faute de s’en prendre aux véritables causes de la concentration des richesses nous pouvons avoir la guerre mondiale et en si on s’en prenait vraiment aux accapareurs, on déclencherait la révolution. Entre les deux, nos politiciens aidés de nos médias mainstream, chargés coûte que coûte de maintenir l’illusion que tout redeviendra comme avant.. Le tableau est noir.

  109. La guerre militaire arrivera pour finir le boulot de guerre financière commencée avec la guerre économique. Aujourd’hui sur l’échiquier financier, On est Pat… et On balaiera de rage le jeu.
    Qui va donc le faire le premier ?

  110. Et si la 3ème guerre mondiale avait déjà commencé ? D’un genre nouveau, absolument différente des deux premières, échappant aux grilles de lecture antérieures?
    Et si la mondialisation néo-libérale était en fin de compte une forme de guerre perpétuelle extrêmement sophistiquée ?
    Internet n’est -il pas un moyen diaboliquement efficace pour un pays (son élite) de nuire à un autre pays, sans que l’agresseur puisse être identifié (Stuxnet et le programme nucléaire iranien par exemple) ?

    Quand j’étais en DEUG de philosophie à Nanterre, un maitre de conférence en philosophie politique nous a enseigné cette phrase « N’oubliez jamais que toute civilisation repose sur un mensonge fondateur ». Aujourd’hui encore je ne sais comment interpréter cette phrase ! Même les roses poussent sur un tas de fumier ?

  111. Pour aller plus loin: l’excellent site ‘dedefensa.org’.
    Je vous conseil l’article sur ‘les transversales de l’autodestruction’.

    Et pendant que vous y etes, faites un don !

  112. Un électrochoc pour nous réveiller, Paul ?

    Il ne faut pas en abuser, la ficelle est trop grosse.

    Nous ne bougerons qu’au pied du mur, quand on saura qu’on n’a plus le choix.

    Ce qui fait la stabilité de nos sociétés humaines est justement cette résilience, cette léthargie, cette non remise en cause de l’autorité sans laquelle chaque décision serait impossible à appliquer.

    Ce n’est pas de la servilité, de la veulerie, de la velléité, c’est la base même de la stabilité de nos société.

    Et un jour, une limite sera atteinte, trop tard bien sûr, et alors le peuple se lèvera, et se tournera vers les tours de verre de la Défense de Paris en brandissant le bras droit, le poing fermé, la bouche ouverte, criant d’un air acharné que l’on nous a trompé.

    Alors que nous nous sommes trompés nous-mêmes, nous nous sommes aveuglés de ne pas vouloir voir la réalité.

    Nous sommes juste resté nous-mêmes pourtant.

    A la recherche de notre petit confort, notre petit repas du soir, notre verre de vin, notre petite femme, notre petite gymnastique vespérale, et nos bâillements de fin de soirée.

    Ne désespérons pas d’être nous-mêmes.

    Tenons en compte, cependant.

    1. Très juste.
      La révolution permanente et les révolutions culturelles c’est pour les agités du bulbe.

      « A man would have to put his soul at hazard. He would have to say, okay, I’ll be part of this world. »
      ( « No country for old men » )

    2. Ce qui fait la stabilité de nos sociétés humaines est justement cette résilience, cette léthargie, cette non remise en cause de l’autorité sans laquelle chaque décision serait impossible à appliquer.

      Oui et non. C’est aussi une question d’éducation. Prenez l’exemple de deux enfants, un à qui on répète inlassablement qu’il est le meilleur et l’autre qu’il n’est qu’un bon à rien. Le premier se conduira en adulte dominant, plein d’assurance et d’arrogance tandis que le second se conduira au contraire en adulte dominé, s’excusant presque de vivre.
      Il y a bien des exceptions mais celles ci confirment la règle comme on dit.

      TINA illustre bien ceci. Un nombre croissant de la population constate amèrement que « quelque chose ne tourne plus rond » mais l’idéologie néo-libérale répétant inlassablement depuis 30 « There Is No Alternative » a développé dans « l’inconscient collectif » un sentiment d’impuissance profondément enraciné. Ce dernier n’est pas exactement la même chose que « la servitude volontaire ».

      Je pense au contraire que les sociétés humaines sont naturellement instables (entre les guerres, les famines, les épidémies), que la période de stabilité connue sous le nom des 30 glorieuses ne doit sa stabilité qu’à un « partage équitable des richesses » par un encadrement législatif de la cupidité vorace, de la soif insatiable de domination des « conquérants », que sans cet encadrement législatif, l’instabilité sociale réapparait fatalement à plus ou moins long terme (difficile à imaginer dans nos sociétés du « temps réel », mystification linguistique du « tout tout de suite »)

      De même que l’enfant est soumis à l’autorité de l’adulte, ce dernier est soumis à l’autorité du « chef ». Cette soumission n’est acceptée qu’à la condition que l’autorité exercée soit juste et équitable, sans quoi elle est remise en cause, violemment contestée et fatalement renversée.
      Dans ce cas TINA prend un tout autre sens : pour assurer la pérennité d’une société humaine stable, le pouvoir doit être exercé de manière équitable. Sans quoi c’est le chaos de la guerre civile (le mensonge de la guerre extérieure pour maintenir un ordre intérieure injuste ne tient qu’un temps) jusqu’à ce que celui qui exerce le pouvoir, sil veut assurer sa pérennité, finisse par abdiquer (se remettre en cause, faire son auto-critique dans le silence de sa chambre) car usé, fatigué et ruiné. « There Is No Alternative »

      En définitif, nous sommes tous soumis au caprice du ventre et, comme le dit le dicton « Ventre affamé n’a point d’oreilles ».

      1. Malheureusement je croyais la même chose que vous Cedric, et je me suis résolu à ne pas retenir cette explication.

        La remise en cause de l’autorité n’est pas systématique ni continue.

        L’autorité est remise en cause avec un effet de seuil.

        Ceci est très bien mis en évidence par les expériences de Milgram.

        http://www.youtube.com/watch?v=II-4Bb_s70o

        Ce genre d’expérience met en évidence la psychologie humaine lorsque l’on doit rompre avec l’autorité.

        Si la remise en cause de l’autorité était systématique et continue, l’horreur de l’Allemagne nazi n’aurait pas existé.

        Ce qui a rendu nos sociétés stables depuis la fin de la guerre est cette destruction qui a permis la redistribution, l’énergie bon marché et en conséquence l’accès facilité à la nourriture, l’augmentation du niveau de vie global grâce, là encore, à l’énergie bon marché.

      2. @Upwind :

        Ceci est très bien mis en évidence par les expériences de Milgram.

        L’expérience de Milgram ne vaut que pour un population donnée à une époque donnée, partageant une culture commune. Dire que son expérience vaut en tout lieu et en tout temps est tout simplement faux. Il a fallut au préalable l’émergence d’un état nation, dune culture commune, un travail d’éducation des classes dominantes sur les classes dominées (l’école comme apprentissage de la docilité). Je ne suis pas sûr qu’une population affamée se serait prêté à son expérience, à moins de lui promettre à manger…

        Si la remise en cause de l’autorité était systématique et continue, l’horreur de l’Allemagne nazi n’aurait pas existé.

        Hitler a promis du travail (à manger) au peuple allemand et il lui a donné, ce dernier n’avait donc aucune raison de remettre le pouvoir en cause. La question juive arrangeait tout le monde, aussi bien à l’intérieure qu à l’extérieure, les ghettos juifs ne sont pas une invention du nazisme, l’exécution méthodique, « rationnelle » est le pendant de la chaine de montage des voitures d’Henri Ford (grand sympathisant nazi). Ce n’est pas pour sauver les juifs que les USA sont intervenus, mais parce que les sous-marins allemands détruisaient les navires marchands US.
        C’est uniquement sa folie guerrière qui a conduit le 3ème Reich à sa chute.

        Ce qui a rendu nos sociétés stables depuis la fin de la guerre est cette destruction qui a permis la redistribution, l’énergie bon marché et en conséquence l’accès facilité à la nourriture, l’augmentation du niveau de vie global grâce, là encore, à l’énergie bon marché.

        Je ne dis pas le contraire : si les richesses sont distribuées équitablement, nulle raison de se révolter.
        Si la guerre apparait comme l’unique solution c’est parce que le capitalisme produit plus que nécessaire, il doit donc organiser la destruction du surplus pour continuer à produire d’avantage (la croissance).

      3. Dire que l’expérience de Milgram vaut en tout lieu et en tout temps est tout simplement faux

        Essayez de transposer cette expérience chez les hommes des cavernes, ça marche toujours ou pas ?

        Hitler a promis du travail (à manger) au peuple allemand et il lui a donné, ce dernier n’avait donc aucune raison de remettre le pouvoir en cause.

        C’est vrai, personne, pas même les Allemands, ne savait ce qu’il se passait dans les camps de concentration.

        La croissance n’est plus une solution.
        La croissance, c’est la destruction de l’humanité (la planète survivra, mais nous-même, c’est moins sûr …)

      4. Essayez de transposer cette expérience chez les hommes des cavernes, ça marche toujours ou pas ?

        Quand j’étais à l’université en ethnologie, j’avais eu un cours sur une tribu aujourd’hui disparue(j’ai malheureusement oublié le nom et le lieu). celle-ci avait un chef au rôle purement symbolique, sans véritable pouvoir. S’il tentait de s’approprier le pouvoir, il était chassé et remplacé.

        Chez l’homme des cavernes ?

        L’expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d’obéissance d’un individu devant une autorité qu’il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l’autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet. […] Des sujets acceptent de participer, sous l’autorité d’une personne supposée compétente. […] L’université Yale à New Haven faisait paraître des annonces dans un journal local pour recruter les sujets d’une expérience sur l’apprentissage. La participation devait durer une heure et était rémunérée 4 dollars américains, plus 0,5 $ pour les frais de déplacement, {{|ce qui représentait à l’époque une bonne affaire, le revenu hebdomadaire moyen en 1960 étant de 25 $1. L’expérience était présentée comme l’étude scientifique de l’efficacité de la punition, ici par des décharges électriques, sur la mémorisation.

        Autre temps autre mœurs, j’imagine que la peur de voir 4 dollars s’envoler est semblable à la peur du coup de massue de l’homme des cavernes (dit positivement la récompense des 4 dollars et la reconnaissance du chef).
        La soumission s’accompagne alors de la peur de la punition et de l’espoir d’une récompense. Enlevez la peur et l’espoir, la soumission à l’autorité ne tient pas longtemps.
        Personne n’est assez fou pour obéir à un ordre en contradiction avec sa conscience s’il n’y a au bout l’espoir et la peur de quelque chose, le bâton et la carotte en somme.

        Mais je m’aperçois que nous disons, à peu de choses près la même chose :

        La remise en cause de l’autorité n’est pas systématique ni continue.
        L’autorité est remise en cause avec un effet de seuil.

        Absolument d’accord, (je ne pense pas avoir écrit le contraire mais dans le doute je corrige), l’autorité est contestée à mesure qu’elle apparait comme étant injuste. Ce n’est qu’une question de temps, trop long pour l’ancien adepte du tout tout de suite que j’étais. Mais ce n’est pas parce qu’une chose ne se produit pas « en temps » réel » qu’elle ne se produira pas. Peut être qu’accepter l’idée que nous ne récolterons pas les fruits des graines de nous semons est une forme de résistance au « après moi le déluge » des classes dominantes. L’une est porteuse d’espoir, l’autre n’engendre que la destruction.

  113. Il y a dans ce blog une sous-estimation persistante: celle de l’importance et de la nécessité des mouvements sociaux pour que les sociétés s’ébranlent.
    Il a fallu une Allemagne à genoux pour cent ans, au titre de réparations de guerre, pour que se développe le nazisme sans quoi la seconde guerre mondiale ne se déclenchait pas.
    Aux USA, c’est le mouvement social qui a produit le New Deal. Sans la frousse que leur inspiraient la révolte dans les villes et la misère qui grondait, les élites n’auraient jamais produit cette massive intervention de l’Etat dans l’économie et la société. Et la guerre des précédents leur est tombée dessus.

    Aujourd’hui il me semble, Paul, que vous allez beaucoup trop vite ! La souffrance sociale commence à peine à produire quelques effets dans quelques pays: Grèce, Espagne, …et USA où le mouvement Occupy est gros de toutes sortes d’avenirs, mais à ses débuts toujours.

    L’Empire US n’est pas en état de de lancer une guerre d’envergure. Il ne l’est guère en termes logistiques, comme abraxas le note ici plus haut, un des rares sur cette page à ne pas se jeter dans l’hypothèse du la guerre mondiale lancée par notre hôte. Et il l’est encore moins en termes humains.
    L’Empire US est en risque d’imploser économiquement et énergétiquement, très vite, à tout moment. Pour la première fois dans l’histoire, la marche vers son déclin est clairement inscrite dans le jeu mondial. Et la crise de confiance de la population étatsunienne envers l’avenir de son mode de vie commence à rendre plus que difficile la notion d’un engagement patriotique à la vie à la mort.
    La guerre quand elle est inévitable et utile (du point de vue des dominants), n’est que rarement programmée froidement par les gouvernants. Ce choix ne peut être fait que si la société est en ébullition, que des faits extraordinaires arrivent, que des ruines tragiques et massives sont prononcées. Rien de tout ça n’a encore eu lieu. Quarante-six millions de gens reçoivent des bons alimentaires aux USA, mais ça ne produit encore que quelques milliers d’indignés. Cela nous donne une idée des forces terribles qui doivent être en mouvement pour que quelque chose d’historiquement significatif advienne.
    Pour la guerre d’Irak déjà, l’armée US s’est trouvée incapable de recruter des soldats en suffisance. Elle a pourtant offert des plans d’études et des avenirs immobiliers à ceux qui acceptaient de s’engager, mais le recours à des officines privées a été indispensable.
    Une guerre mondiale, c’est autre chose. Pour lancer toutes les forces du pays dans l’effort de guerre, il faut une cause réelle ou fantasmée qui n’a pas encore commencé d’exister, il faut un Pearl Harbor quand déjà la moitié de la planète est en feu.

    Du côté chinois, ne rêvons pas. Ils sont rivaux de l’Oncle Sam, mais dans la même partie. Ils ne veulent pas, pas plus que Washington, donner un coup de pied dans l’échiquier. Si la Chine n’explose pas, c’est parce qu’il y a un accord massif de la population des villes pour l’enrichissement. Personne ne veut de la guerre là-bas: ils l’ont eue pendant un siècle sans discontinuer. Le ciment de la paix sociale en Chine, toute relative d’ailleurs, où trois cents millions avancent parmi un milliard de laissés pour compte, c’est l’idée selon laquelle la vie sera meilleure plus tard, pour soi-même et surtout pour la génération suivante.
    L’ascension de la Chine vers la marche numéro un du podium mondial a commencé, et s’il y a une chose que les dirigeants chinois savent faire, c’est travailler dans des horizons temporels qui dépassent celui de la législature des démocraties représentatives, et même celui de leur propre existence individuelle.

    Et les autres pays? Où voit-on un pays prêt à la guerre massive, la vraie? Celle où l’on tue, mais celle où l’on meurt aussi ? En Europe, pas un.

    Il y a peut-être des généraux israéliens prêts à lancer une offensive sur l’Iran, qu’on laisserait faire le jour où la scène sociale justement, deviendrait ingérable en Israël. (Un opposant israélien disait que si son gouvernement cessait d’agiter la menace extérieure, le pays verserait dans la guerre civile.) Et cela serait le début d’une conflagration aux extensions imprévisibles, d’autant que la bombe israélienne, elle, n’a rien de virtuel, et que des militaires cinglés, du genre Folamour, ainsi que des anciens généraux devenus premiers ministres, il y en a plus là-bas que partout au monde.

    Mais bon, tout ceci nous éloigne de l’objet de ce blog.
    Pour que la crise financière et économique produise une guerre mondiale, chers amis, il faut que la guerre sociale qui sévit en démocratie représentative, connaisse une exacerbation telle que les élites soient prêtes à toutes les aventures.
    Pour le moment, elles se remplissent toujours confortablement les poches, et les pauvres commencent à peine, mettez des guillemets si voulez, à trinquer.

    1. Là encore, entièrement d’accord avec Leboutte : on ne fait pas une guerre mondiale avec une poignée de soldats. L’élite néo-libérale actuelle voulait une société de consommateurs anesthésiés et incapables de se révolter. Elle a tout fait pour l’obtenir et l’a obtenu. Le problème, c’est qu’on ne fait pas une guerre avec des anesthésiés. On peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, une chose et son contraire.

      Et je pense hélas que Nemesis a raison, et que l’on s’achemine vers un déclin et un pourrissement lents, style fin de l’empire romain. D’ailleurs la phase de décadence est déjà engagée depuis des décennies. Question subsidiaire : d’où viendront les futures invasions barbares ?

      1. Le problème, c’est qu’on ne fait pas une guerre avec des anesthésiés

        totalement faux !

        il suffit d’un attentat ( ou de plusieurs ) qui abattent un symbole et fait des milliers de morts ………………

        la bête sommeille en nous et les capitalistes ont acquis une puissance de manipulation ( merci les sociologues, les publicitaires, les ……. ) des peuples qui feraient palir d’envie les nazis

    2. « Cela nous donne une idée des forces terribles qui doivent être en mouvement pour que quelque chose d’historiquement significatif advienne ».

      Ce qui lui donne un caractère inéluctable quand le déchaînement se produit, ce qui le rend impossible à arrêter, à bloquer dans son élan, c’est la longue phase de maturation silencieuse, invisible, qui l’a précédé. Tout a un coût puisque tout est lié. C’est le charme bizarre de la chose.

  114. Je ne vois pas de guerre car ce serait qui contre qui? Pas entre européens, enfin je n’en vois pas la raison. Peuple contre banquiers? Je ne vois pas nos banquiers aller se battre. Je vois plutôt comme une lente pourriture, corps social en putréfaction, mort de l’espoir, perte des savoirs et des connaissances, puis grande épidémie faisant des ravages faute de tout. Une lente érosion jusqu’à la disparition de tout ce que nous avons créé, aimé, pensé…

    1. Nemesis a peut-être bien raison, c’est plus un pourrissement de la situation qu’une guerre qui nous attend en Europe, mais cela n’est guère nouveau. Je suis arrivé sur le marché du travail en 1975 avec une carte rose, souvenez-vous, les premières carte de demandeurs d’emploi.
      « 20 ans en 1975 ou en 2012, même combat, pour les moins bien lotis.)
      Rien neuf sous le soleil!…Hélas (°!°)

  115. Selon moi la 3ème guerre mondiale, menée par les Etats-Unis et leurs alliés, a commencé avec la chute de l’empire soviétique (année de début et pays attaqué) :
    1991 : Irak
    1992 : Bosnie
    1992 : Somalie
    1993 : Macédoine
    1994 : Haiti
    1995 : Bosnie-Herzégovine
    1999 : Kosovo
    2001 : Afghanistan
    2003 : Irak
    2011 : Libye
    2011 : Syrie
    2012 (?) : Iran
    2013 (?) : Chine

    Et le pire c’est que j’en oublie…

    1. 1994 : Rwanda
      2002 : Côte d’Ivoire

      La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part.

      1. Vous avez tout à fait raison.

        D’ailleurs une opération franco-étatsunienne semble en cours en Somalie

        Deux articles de journalistes de défense français évoquent cette guerre secrète :
        http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2011/10/24/somalie-un-coup-de-main-francais-pour-corriger-les-chebab.html
        http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/comment-les-francais-aident-le-kenya-dans-son-offensive-en-somalie-25-10-2011-1389036_53.php

        Le site iranien PressTv a même affirmé q’un hélicoptère français se serait crashé le 11 novembre 2011 (http://presstv.com/detail/209582.html)

    2. La guerre froide à partir de 1945 : conflits armés en Asie, en Afrique, en Amérique du sud (partis d’extrême-droite sur tous les continents armés par les USA au nom de la lutte contre le communisme ; explosion du marché de l’héroïne asiatique, de la cocaïne en provenance d’Amérique du sud pour financer les armes).
      La guerre n’a pour ainsi dire jamais cessé.

  116. Des manifestants attaquent l’ambassade britanique à Téhéran.
    Là je suis d’accord un gros risque de guerre mondiale depuis longtemps préparé.

    1. Une mise en contexte du Guardian

      The Guardian’s diplomatic editor, Julian Borger, writes that today’s attack comes amid a background of – sometimes deadly – wrangling over Iran’s nuclear programme:

      Today is the first anniversary of the assassination of a senior Iranian nuclear scientist Majid Shahriari, seen by Tehran as a martyr to the Iranian nuclear cause. A number of the demonstrators are carrying images of the murdered scientist, who was said by the Tehran government to be in charge of an unspecified ‘major project’ within the country’s Atomic Energy Organisation (IAEO).
      Shahriari was killed by a hit-team on motorcycles, who drove up to the door of his car and stuck a bomb on it, detonating it as they drove away. A simultaneous and identical attack was carried out on another senior scienist,
      Fereidoun Abbasi Davani, who survived and a few months later was promoted to head of the IAEO. Iran has blamed Mossad for allegedly
      carrying out an assassination campaign against its scientists, but there is a widespread conviction in Tehran that Britain ultimately pulls the strings in plots against Iran.
      So this is very much part of the Iranian push back against the diplomatic and economic pressure on Tehran following this month’s International Atomic Energy Agency (IAEA) report on the Iranian nuclear programme, reporting that there was ‘credible’ evidence that Iran had experimented with a nuclear warhead design and might still be. In the wake of the report, the UK was the first to take punitive action, cutting off dealings with Iran’s central bank. Hence, the call from the Iranian parliament, the Majlis, last week to downgrade diplomatic relations with London.
      It is also very significant that some of the basiji, paramilitary youths, at the embassy, are carrying the picture of Qassem Suleimani, the head of the Quds Force of the Revolutionary Guard corps, which carries out external operations. This is a man who is clearly cultivating something of a personality cult around himself. He once wrote to General David Petraeus, then commanding coalition forces in Iraq, telling him if he wanted to talk about Iranian foreign policy he should talk exclusively to Suleimani.
      The Americans blame Suleimani for masterminding the bizarre alleged plot, uncovered last month, to blow up the Saudi ambassador to the US in a Washington restaurant. Many diplomats and observers believe he is a growing, radical force emerging amid the constant power struggle in Tehran.

      Trad. Mézigue :

      Le spécialiste en diplomatie du Guardian, Julian Borger, a écrit aujourd’hui que l’attaque de l’ambassade avait pour fond la querelle à mort à propos du programme nucléaire iranien.

      « C’est aujourd’hui est le premier anniversaire de l’assassinat du scientifique Majid Shahriari, une personnalité majeure du programme nucléaire, qui est perçu comme un martyr de la cause nucléaire iranien. De nombreux manifestants portaient des images du scientifique assassiné, dont le gouvernement a parlé comme le responsable du « projet principal » et non dévoilé de l’Organisation de l’énergie atomique du pays, l’OEAI.

      Shahriari a été tué par un commando en moto qui a jeté une bombe par la portière de sa voiture et s’est enfui lors de la détonation. Une attaque similaire a été tentée à l’encontre d’un autre scientifique important du nucléaire, Fereidoun Abbasi Davani, qui y a survécu et qui fut promu à la tête de l’OEAI quelques mois plus tard. L’Iran avait accusé le Mossad d’avoir planifié une campagne d’assassinat de ses scientifiques, mais à Téhéran, l’intime conviction est que les Britanniques tireraient les fils de ces complots contre l’Iran.

      Aussi, cet événement est très lié aux pressions diplomatiques et économiques accusées ces derniers mois à l’encontre de Téhéran depuis le rapport de l’AIEA selon lequel des preuves « crédibles » que Téhéran a testé et pourrait encore testé des ogives nucléaires sont apparues. Suite à ce rapport, la Grande Bretagne fut le premier État à prendre une mesure de rétorsion envers l’Iran en rompant ses échanges avec la banque centrale iranienne. En réponse, le Parlement iranien, le Majlis, avait appelé à limiter les relations diplomatiques avec Londres.

      Il est aussi très significatif que certains bassiji, une organisation paramilitaire de jeunes, portaient, à l’ambassade, des portraits de Kacem Suleimani, le chef des gardiens révolutionnaires des forces Qods, spécialisées dans des interventions extérieurs au pays. Suleimani est quelqu’un qui stimule un culte de la personnalité ostentatoire. Il a même écrit au général David Petraeus, alors commandant de la coalition miltaire internationale en Irak, que s’il voulait prendre langue avec les Affaires étrangères iraniennes, il lui faudrait passer par lui exclusivement.

      Les Américains accusent Suleimani d’avoir organisé l’étrange attentat du restaurant de Washington qui avait visé l’ambassadeur d’Arabie Séoudite aux États-Unis. De nombreux diplomates et observateurs voient en Suleimani figure montante et radicale émergeante du combat permanent dont le pouvoir de Téhéran est l’enjeu. »

  117. Mon petit doigt me dit que l’attaque contre la Syrie, heu pardon, l’opération visant à protéger les civils va débuter incessament sous peu :
    L’Arabie Saoudite vient de demander à ses ressortissants de quitter la Syrie (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/29/97001-20111129FILWWW00523-arabie-saoudite-appel-a-quitter-la-syrie.php).
    Le 23 novembre les Etats-Unis en avaient fait de même. La Turquie a appelé les voyageurs turcs de retour du pèlerinage à La Mecque à éviter de transiter par la Syrien (http://www.journalmetro.com/monde/article/1032456–syrie-la-repression-fait-34-morts-en-deux-jours).
    C’est aussi le cas pour le Bahreïn et le Qatar. Les Émirats arabes unis ont conseillé aux leurs d’éviter ce pays (http://www.lematin.ma/journal/Syrie_Assad-sanctionne–par-la-Ligue-arabe/159387.html)

  118. Si vous avez 5 minutes, allez jeter un oeil aux commentaires des abonnés de lemonde.fr sous l’article à ce sujet.

    Vous constaterez le niveaun du succès de la théorie du choc des civilisations.

    Et ils se croient fins analystes !

    Je vais expliquer ma vision rapidement (au cas où on me dirait à moi aussi d’aller vivre en Iran).

    Tout est lié (comme l’a expliqué PJ). Vaut-il mieux que les peuples occidentaux se réveillent et remettent en cause le plus grand casse de l’Histoire (Crise actes I et II) où qu’ils se contentent de haïr les arabes/musulmans (les iraniens sont perses et donc aussi arabes que Julien Alexandre ou Paul Jorion) ?

    Oh sus aux dictatures !! en Iran, en Syrie (mais surtout pas au monarchie du Golfe). Honte aux pourfendeurs du droits des femmes (sauf le CNT en Libye et les monarchie du Golfe). Vive la démocratie !! (sauf en Grèce). Haro sur les criminel contre l’humanité !! (sauf les instigateurs de Guantanamo et Abu Graib). Combien de civils ont tué les boys ? Plus ou moins que que Bachar El Assad ? Rappel, c’est en centaines de milliers que l’on compte….

    Voilà…

    Vous pouvez me dire d’aller vivre en Iran ou en Syrie et m’accuser d’être Kadafiste je m’en tape, je suis révolté par tant et tant d’injustice. C’est tout. Et si les iranien explosent de colère en raison des sanctions qu’ils vont subir de plein fouet (contrairement aux pontes du régime), moi, je les comprends…Israel a la bombe, le Pakistan et l’Inde aussi et on vous dit quoi ?

    « oui mais Israel, le pakistan et l’Inde n’ont pas signé le TNP !! » …. fermez le ban

    1. « Mais en se rapprochant, il fut déçu ; ce château n’était après tout qu’une petite ville misérable, un ramassis de bicoques villageoises que rien ne distinguait, sinon, si l’on voulait, qu’elles étaient toutes de pierre, mais le crépi semblait parti depuis longtemps et cette pierre semblait s’effriter. » KAFKA, Le château

  119. Le versement d’intérêts serait la cause de mauvaise répartition des richesses ?
    C’est peut-être vrai mais ca reste à démontrer. Pour moi c’est un raisonnement d’un autre age, quasi pré-industriel, du moins, pré 3ème révolution industrielle.
    1/ il y a l’inflation (même si elle est censée être sous laisse, dans la pratique on sait tous que sa mesure est biaisée a la baisse)
    2/ il y a l’héritage qui me semble être un mécanisme au moins aussi important
    3/ tout le monde peut profiter des intérêts s’il le veut … le problème est plutôt que certains savent beaucoup mieux utiliser les armes économiques que d’autres… donc le problème serait plutôt l’ignorance.
    4/ il y a le pic pétrolier per capita de 1979 qui annule les effets de ruissellement (qui étaient pourtant bien réel et visible jusqu’en 1980 – coïncidence ?)
    5/ la mesure de la richesse est biaisée aujourd’hui car une retraite est l’équivalent d’une rente sur un patrimoine très important, du coup les inégalités ne sont pas si importantes que ça
    6/ le papyboom qui provoque une concentration des richesses dans la classe d’age « vieux » n’a rien à voir avec les taux d’intérêts
    7/ last but not least, la concentration du « capital » est « normale » dans la mesure de l’essor de la robotique … une machine aujourd’hui produit le travail de 100 hommes d’hiers ! Doit on répartir les fruits du travail de la machine envers : les 100 hommes d’hiers ? l’homme qui la conduit ? l’homme qui possède la machine ? Il y a un vrai débat de société qui n’a pas été effleuré par nos « penseurs » qui en sont encore a découvrir internet et google et qui ne perçoivent pas, perdus qu’ils sont dans leurs livres a quel point le monde a changé.

    1. Pour moi c’est un raisonnement d’un autre age, quasi pré-industriel, du moins, pré 3ème révolution industrielle […] il y a un vrai débat de société qui n’a pas été effleuré par nos « penseurs » qui en sont encore a découvrir internet et google et qui ne perçoivent pas, perdus qu’ils sont dans leurs livres a quel point le monde a changé.

      Ce qui n’a pas changé c’est le mépris pour les « penseurs ». Déjà sous Staline et sous Hitler ils étaient les premiers déportés. La technologie a changé, pas les passions humaines.

      5/ la mesure de la richesse est biaisée aujourd’hui car une retraite est l’équivalent d’une rente sur un patrimoine très important, du coup les inégalités ne sont pas si importantes que ça

      « La liberté c’est l’esclavage » G. Orwell 1984.

      3/ tout le monde peut profiter des intérêts s’il le veut … le problème est plutôt que certains savent beaucoup mieux utiliser les armes économiques que d’autres… donc le problème serait plutôt l’ignorance.

      ça me rappelle la couverture d’un magazine sorti il y a environ un mois, le sujet était : « les français épargnent parce qu’ils ignorent les règles de la bourse ». J’avais envie de rajouter « les imbéciles ! » (à peu de choses près c’est ça). C’est le nouveau truc, piller les économies d’une vie, en faisant miroiter des sommes mirobolantes. La grande escroquerie qui a éclaté en 2008, vendre un produit financier ultra sophistiqué et parier en même temps à la baisse contre celui-ci est l’exemple parfait des intérêts qui partent de 1000 poches pour aller dans une seule. Ces gens qui ont tout perdu avait confiance en leurs conseillers financiers, dire qu’ils étaient ignorants est une double peine odieuse, d’un cynisme abjecte.

      Quand un système en arrive à parier sur la chute de ses fondations, c’est qu’il n’est plus vraiment saint d’esprit.

      1. Oui tout à fait.
        Et justement … on est dans une crise de confiance (générale, et pas seulement concernant la finance) car les gens se désinvestissent totalement de « ce qui se fait en coulisse » … c’est pareil pour ce qu’il y a dans les paquets des supermachés autant que dans les packages financiers …

        ca permet a tous ces « requins » d’avoir un immense terrain de jeu et beaucoup de gogos à plumer.

  120. Sans remonter jusqu’à 1870, quel était l’adversaire lors de la 1ère guerre « mondiale » ? Contre qui la 2ème guerre « mondiale » ? A qui pensez-vous si, par malheur, il y en avait une 3ème ? Attention à la stigmatisation.
    En matière économique, financière et sociale, les bénéfices de la mondialisation se font encore attendre, beaucoup trop. Par contre, en matière de guerre à l’ère nucléaire, la « mondialisation » des pertes serait très rapide et risquerait d’être parfaite.
    Il y a un 4ème remède, c’est la paix. Pas la paix « froide » genre ONU entre nations ou à l’amiable entre individus. La charité, quoi…

  121. D’émission en émission, le thème est identique : survivre par ses propres moyens selon un timing de 3 à 5 jours maximum, dans n’importe quel coin de la planète. Le scénario est le même à chaque début d’émission : Bear Grylls est parachuté d’un avion ou d’un hélicoptère, loin de la civilisation, et sans aucune certitude sur son point de chute. Il possède en tout et pour tout
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