2011 : CHRONIQUE D’UN DÉSASTRE ANNONCÉ

Karim Bitar m’a demandé un bilan de l’année dernière pour L’ENA hors-les-murs, la revue qu’il dirige avec talent. Voici ce bilan (N° 417 : 32-33).

Plaignons parmi les politiques, les fonctionnaires et les financiers, ceux qui sont convaincus de s’être donnés sans mesure, d’avoir consacré le meilleur d’eux-mêmes à changer la face du monde en 2011 : leurs efforts n’ont abouti à rien. Pire encore : c’est comme s’ils n’avaient jamais été consentis.

Le délitement de la finance s’est en effet poursuivi de manière inexorable pendant l’année écoulée, suivant la pente d’une longue et pénible détérioration telle qu’elle était déjà prévisible en 2010, voire même en 2008 au lendemain de la déconfiture de la banque d’investissement américaine Lehman Brothers, dont l’hémorragie qu’elle suscita coûta plus d’un « trillion » de dollars à arrêter. Chacun des combattants a si bien traîné les pieds – espérant follement pour certains que les choses s’arrangeraient d’elles-mêmes – que chacune des batailles financières et économiques en 2011 a eu lieu en retard d’une guerre.

La présence d’authentiques hommes ou femmes d’État sur la scène de l’histoire – tel un Franklin D. Roosevelt dans les années 1930 – aurait-elle pu faire la différence ? Il est difficile de se prononcer avec certitude : on ne peut exclure que la personnalité falote de la plupart des hommes et des femmes à la tête des affaires en 2011 n’était pas en soi pertinente : peut-être était-il trop tard de toute manière, peut-être n’était-il plus dans le pouvoir de quiconque de renverser le cours des événements. Ce sera là a posteriori notre seule consolation.

Le système de partage de la richesse créée dans nos sociétés est biaisé : il est dans sa logique que le capitaliste, le détenteur du capital, soit servi en premier, le dirigeant d’une grande entreprise venant en second et l’invention des stock-options ayant permis de faire de celui-ci pratiquement un premier ex-aequo, les salariés devant se satisfaire eux de ce qui reste.

Comme ces derniers étaient les parents pauvres dans la redistribution, le pouvoir d’achat stagna, alors qu’en face, les dividendes attribués aux actionnaires et la rémunération (salaires, bonus et stock options) des dirigeants des grandes entreprises croissaient eux à la mesure – et davantage – des gains de productivité dus à l’informatisation et à l’automation. On comptait aux États-Unis en 2011 que 80 % de la richesse créée durant les trois années précédentes s‘étaient retrouvés aux mains du 1 % le plus riche de la nation, détenteur déjà en début de période de près d’un tiers du patrimoine. « Nous sommes les 99 % ! », scandaient à l’automne 2011 les manifestants du mouvement « Occupy Wall Street », à l’exemple de celui de la place Tahrir au Caire ou celui des Indignados de la Puerta del Sol à Madrid, qui l’avaient précédé dans l’année.

Si le crédit s’était développé autant qu’il l’avait fait, c’était précisément pour masquer le fait que le pouvoir d’achat stagnait alors que le volume des marchandises à vendre ne cessait lui de grossir. Des chaînes de créances de plus en plus longues et de plus en plus ramifiées s’étaient ainsi créées, entraînant une fragilisation grandissante de nos appareils financier et économique.

Le manque de ressources là où elles sont normalement requises donne lieu au versement d’intérêts, encourageant encore la concentration des richesses. Laquelle a atteint des sommets aux Etats-Unis une première fois en 1929 et une seconde, en 2007. La machine économique s’est grippée dans les deux cas parce que la mobilisation de toute somme pour la production ou la consommation donnant lieu à versement d’intérêts, le nombre de mains dans lesquelles la richesse se retrouve, n’en finit pas de se restreindre.

Du fait de la baisse du pouvoir d’achat, une grande part des capitaux disponibles n’arrivaient plus à s’investir dans la production, puisque celle-ci aurait alors excédé la demande, et n’avaient d’autre exutoire que les activités spéculatives, facteur de déséquilibre des marchés puisque celles-ci encouragent les variations de prix, soit à la hausse, soit à la baisse, selon la direction dans laquelle se développe ponctuellement une tendance.

Quoi qu’il puisse arriver désormais, le risque systémique gangrénait toujours davantage l’appareil financier dans son ensemble.

Marx avait donc raison, aux yeux de qui les faiblesses du capitalisme étaient patentes, et conduiraient inéluctablement à sa fin. Même si l’effondrement ne devait pas prendre la forme exacte qu’il avait prévue, d’une baisse tendancielle du taux de profit.

Pourquoi la chute de la zone euro sembla-t-elle suivre en 2011 un cours aussi inexorable ? D’une part parce qu’elle avait été inscrite dans sa construction-même, le fédéralisme fiscal nécessaire au fonctionnement d’une monnaie associée à une zone économique ayant été considéré comme quantité négligeable par ses fondateurs. D’autre part parce que les quelques mesures qui furent prises à partir de 2008 n’endiguèrent pas la décomposition mais la précipitèrent au contraire, pour la raison très simple qu’elles n’étaient pas véritablement destinées à être correctives mais visaient en réalité à achever à marche forcée la mise en place du programme ultralibéral qui avait été initié dans les années 1970, alors que son présupposé fondateur, l’autorégulation (justifiant la dérégulation et les privatisations), avait vu son existence démentie par les faits dès les tout premiers jours de la crise en 2007.

Au départ de l’expédition, la cordée euro se composait de dix-sept nations. Quand l’année 2011 débuta, deux de ses membres, la Grèce et l’Irlande, pendaient déjà dans le vide. Le Portugal rejoignit rapidement leurs rangs. Il en restait quatorze à s’arc-bouter pour soutenir le poids des trois autres. Au fil des mois, les agences de notation firent patiemment le décompte des forces déclinantes de ceux qui n’avaient pas encore perdu pied. À la fin de l’année, ce furent l’Italie et l’Espagne dont les taux réclamés par des prêteurs éventuels pour des obligations de maturité dix ans, dépassèrent le niveau insoutenable des 6,5 %. Si ces deux-là devaient tomber c’en serait fini de la zone euro, la force conjuguée des membres restants de la cordée étant bien insuffisante à soutenir ceux qui avaient déjà chu.

Dégradation lente et inexorable de la zone euro d’une part, dette publique américaine de l’autre, dont le plafond dut être rehaussé, ayant atteint son seuil légal, le débat sur la question soulignant une polarisation inédite du monde politique, et débouchant sur un ralliement inattendu de Barack Obama à certaines thèses les plus extrêmes du parti républicain : celles défendues par son courant Tea Party, ralliement qui devait démoraliser une part substantielle de l’électorat du président américain. L’accord passé de justesse avant l’échéance initiale du 2 août consistait essentiellement à reporter la solution des problèmes à la fin du mois de novembre, époque où une solution ne put davantage être trouvée, ce qui déclencha la mise en application mécanique d’un certain nombre de mesures prévues par défaut en août et qui impacteront essentiellement à partir de 2013 l’industrie de l’armement, les compagnies pharmaceutiques et le secteur hospitalier privé.

Les remèdes connus à la concentration des richesses sont peu nombreux. Le plus raisonnable : celui d’une redistribution pacifique du patrimoine trop concentré, est certainement le moins pratiqué à l’échelle de l’histoire. La révolution confisque et exproprie pour redistribuer ; pourtant, faute de s’en prendre aux véritables causes de la concentration des richesses, elle tend à remplacer rapidement l’ancienne aristocratie par une autre, fondée sur un nouveau principe : l’argent au lieu de la terre, pour prendre un exemple. Enfin, la guerre qui détruit tout, redistribue provisoirement le patrimoine par un grand nivellement par le bas. C’est elle qui offre la solution la plus commode puisqu’elle n’exige d’autocritique de la part de personne et permet au contraire à chacun de s’exonérer de ses propres fautes en désignant un coupable se trouvant de manière très pratique dans un autre endroit. Syrie, Iran, Pakistan ? Les candidats pour 2012 ne manquent pas à l’appel.

L’homme de l’année fut sans conteste le premier ministre grec Georges Papandréou qui, après avoir obtenu de ses partenaires au sein de la zone euro un accord relatif à la restructuration de la dette de son pays à l’issue d’un interminable marathon, leur rappelait les principes démocratiques en décidant cinq jours plus tard que le peuple grec entérinerait cet accord par voie de référendum. Tant de nouvelles contradictoires jetaient le désarroi au sein des capitales européennes. Papandréou dut cependant faire rapidement machine-arrière. Le marché des capitaux dirigeait désormais le monde et les velléités de courage politique ne firent pas long feu en 2011 devant son cruel réalisme.

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218 réflexions au sujet de « 2011 : CHRONIQUE D’UN DÉSASTRE ANNONCÉ »

  1. Ça fait plusieurs fois que je lis ici que la « guerre » détruit le patrimoine. Sous votre plume en particulier. Sauf que non : ça ne le détruit pas : ça le déplace.

    OK, y’a de la casse et de la perte, mais justement c’est ça qui fait le déplacement ! (Demander aux entreprises de BTP ce qu’elles en pensent).

    Une guerre permettrait d’enrichir démesurément certains (en laissant les autres dans la plus noire des misères), mais ne redistribuerait rien.
    Pire : ça conforterait les détourneurs actuels de la richesse.

    1. Pas tout à fait vrai, Léoneud.
      L’effort de reconstruction demande des bras et si suffisamment de bras ont été détruits, les salaires sont bons car le chômage est bas.
      Honneur aux morts qui profitent aux vivants.

      1. Bonsoir Yvan.

        Sauf que dans ce cas là, on fait venir de la main d’oeuvre de l’étranger pour ne pas augmenter les salaires, revoyez votre histoire. On le fait déjà en temps de paix.
        Ensuite on se permet une fois l’effort de reconstruction achevé de traîter tous ces gens de polak, de bougnoule, de rital, d’espingouin, de portos et jen passe et de vouloir les foutre dehors.

    2. Ne soyez pas en retard d’une guerre! la prochaine détruira absolument TOUT et TOUT LE MONDE au cas ou vous seriez pas au courant on a commencé la dernière à la mitrailleuse et terminée à la bombe A. Celle là on vas la commencer à la bombe H quand à la finir…..
      Non seulement on aura pas besoin de se le reprocher mais il n’y aura plus personne pour se le reprocher. Excusez le réalisme mais faut vivre avec son temps….

      1. à Dup,

        Dans la pensée commune et pour nombre de nos contemporains qui ont été marqués par les Lumières, le progrès, comme idée et comme réalité, était synonyme de mieux-être.
        Comme l’a fait remarquer Gunther Anders, avec la mort industrielle dans les camps nazis et la bombe atomique maniée par des fonctionnaires, le progrès est devenu synonyme d’un malheur que les générations précédentes jugeaient impensable.
        La croyance dans le progrès et l’autorégulation des sociétés est le fondement des problèmes de notre époque.
        La mort atomique rode dans nos sociétés sous la double forme de l’arme nucléaire et de la production de l’électricité indispensable au progrès.
        Le progrès peut ainsi devenir la solution finale.

      2. Qu’appelez-vous la dernière guerre ou plutôt les dernières guerres ? Elles se sont faites à l’uranium appauvri en Afghanistan et en Irak et je ne connais pas la composition des missiles envoyés sur la Lybie ni de ceux qu’Israël envoie sur ses voisins . Nous sommes depuis 1991 dans un état de guerre permanente , un pays après l’autre et notre retour dans l’OTAN nous a embarqués dans des occupations et des interventions douteuses. La prochaine, nous y sommes déjà.

      3. Oui, la France est en guerre. La droite fait de l’extrême droite (super facile à faire). La gauche plurielle (plus rien) revient avec un pack 2.0 de nouveaux champions du blabla (facile à faire) et l’extrême gauche balance entre chanter pour la paix (pas facile car il faut sortir dehors), la gréve générale (c’est dur, il faut se bouger et ça coûte au porte-monnaie) ou prendre les armes (quasiment impossible, le lundi y a piscine).

        En gros, la majorité est dans l’expectative ! Le père noël viendra t-il ! Non.

        Papillon

      4. Tiens ! Personne ne réagit aux diatribes du léger Papillon ?

        Tous pourris ! C’est le fin mot de l’analyse politique ?

      5. Salut JeanNîmes ! Du Flanc de gauche…

        « Tiens ! Personne ne réagit aux diatribes du léger Papillon ? »

        Flap ! Flap !

        « Tous pourris ! C’est le fin mot de l’analyse politique ? »

        Oui, tous les politiciens « pro » sont pourris. Faudrait être aveugle et sourd pour ne pas s’en rendre compte, et encore ! Mais l’analyse n’est pas terminée, pas tant que cela ne pètera pas. Ils en font tellement des bêtises qu’ils mériteraient tous une bonne punition, non ?
        Cela va péter ? Oui, JeanNîmes, cela va péter.
        Le peuple devra prendre la parole, c’est inéluctable !

        Papillon

      6. Papillon, je te souhaites longue vie…

        Mais tu retardes un peu, quitte ton clavier et tu verras que le peuple a déjà commencé à prendre la parole.
        Bien sûr à la TV et dans les « grands journaux » ils n’ont encore rien vu.
        Les centaines d’assemblées citoyennes qui se sont tenus depuis novembre, ils ne veulent pas en parler : rappelles-toi 2005 ! Tous ne voyaient que le OUI. Jusqu’au dernier jour.
        Réveilles-toi après la lampée de nectar ! Faire la sieste en ce moment, ce n’est pas bon !

  2. Vous avez encore un peu tort comme tout psychologue qui SE respecte. Un Roosevelt n’est pas encore trop tard, car, dans la suite de votre texte, vous reconnaissez que les « pieds trainés » ont été des mesures de report de l’effondrement tels les QE…

  3. Paul,

    vous connaissez surement les analyses du LEAP 2020.
    Ils partagent de nombreux constats faits en ces lieux mais divergent (parfois) sur les conclusions. Leur dernière livraison est beaucoup plus optimiste pour 2012 que votre billet sur 2011 le laisse entrevoir. Une lecture intéressante en tout cas.

    http://www.leap2020.eu/Le-GEAB-N-61-est-disponible–Crise-systemique-globale-2012-L-annee-du-grand-basculement-geopolitique-mondial_a8756.html

    Cdt,

    CA

      1. A priori vous dites que Leap (Biancheri) roule pour l’UE.. soit.
        Que « cette » UE soit inaboutie, non désirable en l’état, et vouée (on le voit) au naufrage, d’accord.
        Par contre la mousse amassée tient peut-être au fait que le système européen qui survivra, ou renaîtra, s’appuiera sans doute sur un socle plus intégré d’état-nations, mais peut-être pas celui qu’on pense (bloc sud/bloc nord?).
        Quel est votre avis sur ce sujet?

      2. Je ne suis pas sûr de comprendre votre remarque. Pourriez-vous être plus explicite (qui roule pour qui ?)

        Cdt,

        CA

        PS tout le monde parle « de quelque part ».. après ça n’empêche pas les uns ou les autres de dire des choses justes, et finalement c’est cela qui importe, non ?

      3. LEAP est un think tank européen qui réunit en son sein un certain nombre de fonctionnaires européens. Le LEAP publie des communiqués mensuels qui permettent notamment de connaître l’état des élites européennes. Apparemment, ils ont toujours le moral et croient toujours en la réussite de l’Euroland qui s’identifierait dans un futur proche à l’UE.

        Après, je ne sais pas s’ils mesurent bien le moral des troupes. Lucides sur certains points : ils avaient très vite compris que cette crise et la cure d’austérité imposée mèneraient à des émeutes et des révoltes.

      4. « LEAP est un think tank européen qui réunit en son sein un certain nombre de fonctionnaires européens. Le LEAP publie des communiqués mensuels qui permettent notamment de connaître l’état des élites européennes. »

        Vous êtes sûr ?

      5. Mr Jorion, à lire vos réponses on se demande si vous n’avez pas du sang normand…
        On ne connaitra donc pas votre avis sur la question du devenir européen tel que présenté par LEAP, dommage

      6. Non, ça reste de l’intime conviction pour le moment. Mais comme un certain nombre de ses publications s’adressent exclusivement à eux, comment pourrait-il en être autrement ?

        Mais avez-vous d’autres supputations ? Je ne vois pas l’intérêt de défendre à cor et à cri la construction européenne et l’Euro, avec autant d’aplomb. Ou peut-être est-il fou ?

      7. Y’a un joli mot dans les dictionnaires – un peu gros aussi certes mais c’est le cas pour beaucoup de mots un peu justes – et qui va comme un gant de soie (ou de crin, c’est selon…) à la petite entreprise de Biancheri, c’est OFFICINE

      8. « Et le grand basculement, c’est aussi l’arrivée à maturité des BRICS qui, après cinq années à se chercher et à prendre leurs marques, vont en 2012 commencer à peser fortement et pro-activement sur les décisions internationales (13). Or, ils constituent sans aucun doute possible l’un des acteurs essentiels pour l’émergence du monde d’après la crise ; et un acteur qui, au contraire des Etats-Unis et du Royaume-Uni, sait que son intérêt est d’aider l’Euroland à traverser cette crise (14).

        Avec un Euroland stabilisé et doté d’une gouvernance solide, la fin 2012 se présentera donc comme une première opportunité de fonder les bases d’un monde dont les racines ne plongeront plus dans l’après Seconde Guerre Mondiale. Ironiquement, c’est probablement le sommet du G20 de Moscou en 2013, le premier à se tenir hors du camp occidental, qui concrétisera les promesses de la seconde moitié de 2012. »
        Extrait du GEAB – N- 61
        Vous y croyez vous à un Euroland stabilisé … ou est-ce du foutage de gueule?
        Il faut m’expliquer ce qu’on va faire des dettes souveraines.

    1. De toute façon 2012 sera le tournant de la crise : ou bien on plonge dans un chaos difficilement réversible (je n’utilise pas « irréversible » par optimisme) ou bien la naissance d’un nouveau monde sera actée…

      On ne peut pas continuer ainsi, à voguer entre le mauvais et le pire, à coup de rafistolages qui n’épatent que des hauts fonctionnaires en manque de sensation.

    2. Le LEAP dit confronter ses prévisions à ce qui se passe ensuite et obtenir environ 80% de justesse, extrait de leur communiqué GEAB N°61:

      Avec depuis six ans, des taux de réussite variant entre 75% et 85%, cette anticipation annuelle est donc une aide à la décision particulièrement concrète pour les douze mois à venir.

      La démarche mérite d’être saluée et les critères d’évaluation discutés.

  4. J’en rajoute une couche, tiens.

    Ce que vous (je parle ici de tout le monde pas de Jorion en particulier) ne voyez pas, c’est que vers quoi on va c’est un 2ème tour Mélenchon vs LePen.

    Vous votez quoi ? Hein ?

    Encore une fois : agissez maintenant, dans un mois il sera trop tard.

      1. Melenchon pas les torchons et les serviettes!

        elle est bonne !! licence libre j’espère !!….. je l’exporte…..

    1. Très bonne question.
      Mais commencons d’abord par un petit inventaire de ce que pourraient proposer nos candidats vis s vis de cette redistribution des richesses qui est, comme le souligne Paul dans ce billet, l’un des grands enjeux politique a venir:

      _ reforme de l’impot sur le revenu pour le rendre plus distributif …. OK, propose par Melanchon, Bayrou, Holland, …
      _ taxer autant le capital que le travail … que Melanchon
      _ suppression des stocks options … PERSONNE NE LE PROPOSE
      _ instaurer un ratio limite entre le plus haut et le plus bas salaire d’une entreprise … PERSONNE NE LE PROPOSE
      nb: me semblait l’avoir vu dans le programme des verts, mais je ne retrouve plus l’info
      _ repudier, de facon concertee, une partie de la dette publique (car il est impensable que quelque pays occidental que se soit puisse un jour rembourser sa dette) … PERSONNE NE LE PROPOSE

      remarquez qu’avec tout ça, on est encore très loin de la doctrine communiste … bref, on est pas sorti de l’auberge
      Merci de compléter et/ou me corriger.

      1. Bonjour, en ce qui concerne « un ratio limite entre le plus haut et le plus bas salaire d’une entreprise », Melenchon propose un ratio de 1/20, vieille revendication syndicale..

      2. Je crois que méluche propose un ratio x20 sur les salaires vu qu’il prend 100% d’impots à partir de 360000 soit à peu prés 20 smics. Ceci dit rêvez pas si le pen doit être au deuxième tour ce sera forcément face à sarko parceque l’électorat de gauche se sera réparti entre Hollande, Bayrou et Mélenchon : 28 + 12 + 7 = 45 /3 =15 cqfd.

      3. le « ratio limite entre plus haut et plus bas salaire » est proposé par mélenchon: il penche pour 6 mais propose 20 pour faire consensus (c’est la proposition des syndicats européens).

        « répudier de façon concertée une partie de la dette » est proposé par mélenchon (audit de la dette).

        pour les stocks options je sais pas mais je crois pas qu’il faudrait le pousser beaucoup…

      4. merci a vous
        Il semblerait que j’ai sous-estime le père Melanchon.

        @ fred: a mon avis, proposer un audit de la dette est une chose mais assumer les conséquences d’un (partiel) défaut de paiement qui logiquement s’ensuivrait (par exemple nationalisation des banques mises en difficulté … chère a F. Lordon) en est une autre …. et ça je ne l’ai jamais entendu l’évoquer.

      5. De plus Mélenchon a déjà répeté plusieurs fois qu’il y aura un audit citoyen de la dette et que tout ne va pas être remboursé. C’est d’ailleurs le seul, tous les autres veulent la payer. Sinon écoutez les interventions de Généreux, économiste au PG, il explique le programme économique du parti de manière très claire.

      6. Ratio limite … Si … la limitation à 20 fois le smic pour les plus hauts salaires par une taxation à 100% de l’excédent –> Mélenchon

      7. Sur le programme Flan de Gauche du PS, voir:
        L’humain ou le butin d’abord ?
        http://bellaciao.org/fr/spip.php?article123371#forum465233

        Les seuls projets qui vont au delà d’aménager le capitalisme,
        autrement dit de sortir du cadre, en expropriant le capital,
        condition numéro un d’une démocratie réelle,
        sont ceux des candidats Nathalie Artaud et Philippe Poutou.

        Mais ils n’auront que peu de voix en ce début de crise.
        Normal et peu importe.Chaque chose en son temps.
        La masse des travailleurs et des jeunes ne se décidera à sortir du cadre
        que lorsqu’il sera évident que la crise conduit à la barbarie.
        Il faudra encore des mois ou petites années.

      8. Cher Romain, il me semble qu’il serait intéressant d’ajouter à votre liste l’interdiction des OPA hostiles et des rachats d’entreprise par LBO ( pour la plupart, ces opérations renforcent la spéculation et créent des milliers de chômeurs), ainsi, bien sûr, que l’interdiction des paris boursiers sur les fluctuations de prix…

      9.  » ratio entre le + haut et le + bas salaire : Mélenchon.
         » répudier une partie de la dette »: Mélenchon.( en commençant en France avec l’espoir que de faire
        tache d’huile.
        Au fait, ça s’écrit avec un e.

      10. C’est drôle, avec Charles A., on a l’impression que l’ennemi du peuple, c’est Mélanchon et le Front de Gauche…
        Pour une fois qu’on a un candidat sérieux d’alternance au système UMPS…

        Voui, bon, la tenancière de l’entreprise familiale est aussi une sérieuse alternative pour qui veut voter contre ce système inique. Sérieuse au sens de : capable de ratisser large.
        Mais bon sang, quelle horreur! Y a des sectaires IRRESPONSABLES qui, en tirant à boulets rouges sur le seul candidat ayant le potentiel de représenter l’alternance à gauche, jouent les idiots utiles de l’extrême-droite, qui peut ainsi se poser en seule alternative à la mélasse UMPS…

        Oui, Charles A., même si l’on peut vous donner raison sur bien des points [votre critique du système], vous êtes irresponsable. Vous vous comportez comme une sorte d’ayatollah, de fondamentaliste qui ne se satisfait pas d’une avancée dans la bonne direction. A trop exiger, vous nous ferez tout perdre, car c’est le fascisme qui empochera la mise! Avez-vous oublié comment la République de Weimar a fini?!

        L’ultra-gauche reste fidèle à sa nature profonde, celle du panier de crabes.

    2. Ce qui dans une configuration comparable à 2002 verrait la victoire de Mélenchon ce qui permettrait de sortir de ce scénario de connivence ump/ps écrit d’avance et trop souvent rejoué.
      Dans ce « Vous votez quoi ? Hein ? » je sens comme un manque de sympathie pour le parti de gauche. Son candidat est pourtant le seul à vouloir nous sortir (au moins partiellement) du « cadre » (au moins au niveau national). Cela me parait être la moins pire des solutions.
      Que proposez-vous dans votre « agissez maintenant » ?
      Un économiste impartial qui lirait ce commentaire pourrait-il valider les chiffres du programme du parti de gauche ?

      1. Un économiste impartial qui lirait ce commentaire pourrait-il valider les chiffres du programme du parti de gauche ?

        Non. Désolé.

      2. @Leoned

        C’est un peu court tout de même. Je veux bien admettre que le programme économique du Front de Gauche présente quelques approximations, mais en quoi est-il moins valide que l’austérité à tous les étages proposés par les autres candidats et qui mèneront directement à lé dépression ? Cela en agace peut-être certains, mais pour l’heure c’est bien ce parti qui est le plus proche d’une alternative, dans le cadre électoral actuel s’entend. S’il s’avérait que ça ne suffit pas alors il faudrait passer à d’autres moyens d’action, mais qu’a t’on à perdre à tenter ce vote ?

    3. Vais essayer de répondre à tout le monde en même temps, pas simple.

      Mélenchon (m’)est très sympa, mais faut pas rêver ce qu’il propose c’est des conneries impraticables.

      Réforme fiscale : oui bien sûr, nécessaire et urgente. Trop tardive si on attend Mai. (sans compter les délais parlementaires). Et est-on bien sûr qu’aussi bien Mélenchon que Hollande en soit partisans ?

      Taxer autant le travail que le capital : utopique. Voir les billets de Cédric Mas récents.

      Ratio des salaires : utopique là encore. Les PDG (ou les actionnaires) se off-shoront.

      Répudier la dette : oui. Mais la seule manière est celle que je décrivais dans mon scénario-fiction : UN pays prend en charge tout. Et les prêteurs l’ont dans le baba.

      Remarque supplémentaire : la dette n’est pas qu’occidentale !

      Stock-options : indéboulonnables. Relire les bouquins de Jorion.

      Enfin pourquoi je vois un duel Mélenchon/LePen : parce que la perte du AAA décrédibilise les deux candidats « naturels » . Et rend tous leurs espoirs aux extrêmes.

      J’insiste pour que des gens comme Jorion et quelque autres (je ne citerais encore une fois aucun nom pour ne pas froisser) se réunissent et disent à un candidat quoi faire. C’est urgent !

      1. Je lis de certains d’entre nous que ce que propose Mélenchon n’est que fadaises (pour être poli) irréalistes.
        Que penser des solutions avancées par notre Génie de la Putza , alors?

      2. Il n’y a qu’un mot pour résumer ce système soutenu par nos élites, ce système qui fait vendre nos autoroutes à Vinci « pour une bouchée de pain » (dixit Zacharias son ex-PDG), ce système qui autorise l’Etat à acheter en leasing (loyer pour 30 ans!) des prisons , des hôpitaux, un Pentagone parisien à des grands groupes du BTP. Un système qui contraint l’état à prêter de l’argent à des banques pour le leur ré-emprunter plus cher. Un système qui nous oblige à emprunter notre pouvoir d’achat. Ce mot nous vient d’outre-atlantique: RACKET.

      3. Taxer le travail: Je n’ai jamais rien compris à ce non sens.
        Ca n’existe pas, ce n’est qu’une vision comptable , un argumentaire patronal. Un alibi syndical pour faire croire que les syndicats luttent et ne sont pas soudoyés ou complices.
        Ce qui existe c’est le cout du travail. Pour une entreprise, le cout du salarié c’est la totalité des « charges sociales » plus le salaire net. Point barre.
        Sur le fond le cout du travail c’est le salaire réel.
        Le reste la répartition des « charges sociales » entre patron et salariés c’est du pipeau total. De fait ce sont les salariés qui paient 100% de ses charges.
        Personne n’a jamais vu un patron augmenter les salaires après une baisse de ses soi-disant charges sociales.
        On voit trés bien a quoi servent la pseudo répartition des « charges sociales »:
        A faire du chantage à la baisse des salaires, car le patronat, vous savez, est si généreux avec ces salariés…
        C’est plus simple de hurler contre les « charges sociales » que de vouloir tout simplement baisser les salaires.
        Tous les partis jouent de cette hypocrisie, alors la taxe du travail= taxe du capital n’est pas une utopie c’est du n’importe quoi comptable. Un faux problème, une illusion.
        Et puis il faut en finir avec cette ineptie: les charges sociales ne sont pas une taxe, mais des assurances que paient eux même les salariés à 100%.
        Cet énorme mensonge qui fait croire que le patronat paient des charges sociales, leur permet de participer et de contrôler indirectement les assurance sociales, alors qu’ils devraient en etre exclus totalement. Et faire du chantage pour baisser les salaires. Un discours honteux et hilarant du MEDEF, ces guignols de syndicalistes bidons, culs et chemises avec le Capital depuis belle lurette, depuis le Comité des Forges des années 1920.
        C’est ça la vraie révolution: Elle implique des prises de pouvoirs et s’attaquer à de fausses vérités défendues par des syndicalistes crétins et complices.

        Le patronat n’a rien à faire dans la gestion des assurances sociales. C’est introduire le loup dans la bergerie, introduire Goldman Sachs chez Lehman Brothers, introduire Boeing chez EADS…

        Nous ne lui devons absolument rien.

      4. @izarn

        On pourrait même préférer parler de « prix » du travail plutôt que de « coût ». Comme l’a justement défini Bernard Friot, les charges sociales sont en fait un salaire différé. Ce ne sont pas des taxes sur le travail mais des retenues destinées exclusivement au salarié pour un usage ultérieur: Sans ce système de salaire différé, le prix du travail ne devrait pas baisser d’un centime, il devrait au contraire être intégralement versé au salarié directement sur sa fiche de paye. Charge ensuite à ce dernier d’en répartir la gestion entre consommation et épargne pour couvrir ses périodes d’inactivité et ses soins.

        Parler des charges sociales comme d’un surcout est effectivement une fumisterie: C’est un du incompressible au salarié au même titre que le salaire lui-même. Ceux qui prétendent le contraire sont effectivement des charlatans, dans le meilleur des cas.

    4. A ce stade là, nous sommes enfin arrivé au bout du chemin.
      Nous avons le choix du meilleur pour tous (les 99%), Mélenchon, le dernier président et la 6è république pour une constituante, ou LE PIRE (comme en 33), le pen (sans majuscules).

      1. Belle synthèse !

        Pour en rajouter une petite couche :
        1/ quel que soit le résultat de la présidentielle, il faudra élire des députés décidés à changer les choses, c’est-à-dire à changer de cadre ;
        2/ quel que soit le résultat des élections législatives, il faudra lutter pour que continue le processus de révolution citoyenne que le Front de gauche a enclenché en décembre 2008.
        La droite et l’oligarchie ne lâcheront rien sans une pression populaire et citoyenne extrêmement forte et continue.

    5. La merluche pour moi … sinon rien!!! bien que, Canto,, Eva, Poutou pas mal zosi.

      Même si la merluche est populiste c’est surtout dans la forme et nettement moins sur le fond. (Effectivement il surjoue le Mélanchonisme)
      Et aujourd’hui c’est un sacré contre feu face au F HAINE, il devient incontournable dans le jeu politique en fixant à gauche des voix populaires qui basculeraient à l’extrême droite et ainsi il peut éventuellement éviter le syndrome Haider de l’Autriche en 1999. (Basculement à l’extrême droite par écœurement du bipartisme institutionnel de fait).

      1. Le programme de FdG, de l’aveu même des dirigeants du PCF,
        est parfaitement « altercapitaliste »,
        donc fait pour que les mêmes, comme toujours,
        aillent servir le capital dans une nouvelle « gauche plus rien ».

        Cette fois-ci, dans la crise, le remake de la même comédie d’alternance
        fera le boulevard du fascisme.

        Mais l’alternative se construit, en France et ailleurs.
        Le seul espoir, c’est l’indignation, la révolte et une grève générale,
        ou autre forme d’affrontement par la force et le nombre,
        qui permette de « changer de cadre », exproprier le capital,
        et mettre à la retraite tous les vieux politiciens de retour.
        (cette perspective de grève générale combattue par Mélenchon
        et autres politiciens qui on mené sciemment la lutte retraite à la défaite
        pour en tirer les marrons et le beurre dans les urnes).

      2. @Charles A

        « Mais l’alternative se construit, en France et ailleurs.
        Le seul espoir, c’est l’indignation, la révolte et une grève générale,
        ou autre forme d’affrontement par la force et le nombre »

        Malheureusement je crois que ce qu’il y a de plus révolutionnaire potentiellement, n’est pas tant l’indignation légitime ou le désir de justice que le déclassement social et je suis convaincu que l’on est dans ce cas là.

        C’est juste un rapport de force qui se met en place…. Le problème c’est de savoir quel type de révolution à la clef… rouge ou brune?????

    6. à j’en rajoute une couche,

      Front contre front, attention aux bosses et aux dégats avec la technique du coup de boule !

  5. Bonjour,

    A ce jour il faudrait être imbécile pour ne pas souscrire à vos analyses, seul les décideurs politiques ne délivrent pas votre message et pour cause :
    vous parlez de guerre, en fait nous sommes en Guerre et personne (personnel politique) ne veut en prononcer le nom. Ce n’est pas une guerre contre un pays, ou contre un dictateur, ou que sais-je encore, c’est la guerre des 185 795 Ultra Riches qui détiennent un patrimoine estimé à 25 000 milliards de dollars. Le cabinet Wealth-X a publié fin 2011 une enquête sur les grandes fortunes de la planète. Pour donner un ordre de grandeur, cette somme équivaut à 40% du PIB mondial en 2010, soit 63 000 milliards de dollars..
    Les agences de notation ( Moodys, Standard and Poor ‘s…)détenues par les banquiers-Barclays, Goldmann Sachs -Deutsche Bank ou financiers existent en fait pour maintenir la propriété de ces 25 000 milliards de dollars entre les mêmes mains contre vents et marées.
    Elles sont devenues le bras armé non plus défendre un quarteron de privilégiés, mais pour attaquer et soumettre les nations à leurs règles.
    Il faut le dire clairement M.Jorion, nous sommes en guerre et nous peuples français, européens ou américains, nous n’avons pas déclenchés cette guerre et nous en sommes les victimes.
    Tant que les acteurs sociaux, culturels, journalistiques et politiques n’auront pas prononcé le nom et les faits, personne ne comprendra rien à rien.

    1. C’ est plus compliqué que cela.
      Tant que vous n’ essayez pas de remettre en question tout le système avec vous dedans, vous pencherez toujours vers le mythe le plus vraissemblable d’ une minorité de vilains extérieurs à vous qui affament tout le monde.
      Mais les fonds de retraite, les nôtres (pas que les fonds US) , les universités , pariaient il n’ y a pas si longtemps sur le prix des matières premières pour dégager du 5 à 7 % si ce n’ est pas plus.
      Pour ce simple exemple, Si on s’ occupait de nos vieux , il n’ y aurait pas besoin de ce système inique. Il y a d’ autres exemples ou le crédit facile à permis de s’ exonérer de nos responsabilités.

      C’ est trop facile de désigner des boucs émissaires pour s’ exonérer de nos responsabilités.
      C’ est le système et ses souteneurs plus ou moins conscients qu’ il faut bousculer.

    2. 25000 milliard de dollards de patrimoine certes mais investit en quoi???
      Des bons du trésor Ah,Ah,Ah ? De l’immobilier Prime, ou d’entreprise ? des CDS souscrits auprés d’assureurs insolvable? Que des reconnaissances de dettes en somme soit pas un radis si le système s’écroule. Vitres protégées par les flics, flics protégés par la crainte….

      La Grasse Matinée

      Jacques Prévert

      Il est terrible
      le petit bruit de l’œuf dur cassé sur un comptoir d’étain
      il est terrible ce bruit
      quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim
      elle est terrible aussi la tête de l’homme
      la tête de l’homme qui a faim
      quand il se regarde à six heures du matin
      dans la glâce du grand magasin
      une tête couleur de poussière
      ce n’est pas sa tête pourtant qu’il regarde
      dans la vitrine de chez Potin
      il s’en fout de sa tête l’homme
      il n’y pense pas
      il songe
      il imagine une autre tête
      une tête de veau par exemple
      avec une sauce de vinaigre
      ou une tête de n’importe quoi qui se mange
      et il remue doucement la mâchoire
      doucement
      et il grince des dents doucement
      car le monde se paye sa tête
      et il ne peut rien contre ce monde
      et il compte sur ses doigts un deux trois
      un deux trois
      cela fait trois jours qu’il n’a pas mangé
      et il a beau se répéter depuis trois jours
      Ça ne peut pas durer
      ça dure
      trois jours
      trois nuits
      sans manger
      et derri ère ces vitres
      ces pâtés ces bouteilles ces conserves
      poissons morts protégés par les boîtes
      boîtes protégées par les vitres
      vitres protégés par les flics
      flics protégés par la crainte
      que de barricades pour six malheureuses sardines…
      Un peu plus loin le bistro
      café-crème et croissants chauds
      l’homme titube
      et dans l’intérieur de sa tête
      un brouillard de mots
      un brouillard de mots
      sardines à manger
      œuf dur café-crème
      café arrosé rhum
      café-crème
      café-crème
      café-crime arrosé sang!…
      Un homme très estimé dans son quartier
      a été égorgé en plein jour
      l’assassin le vagabond lui a volé
      deux francs
      soit un café arrosé
      zéro franc soixante-dix
      deux tartines beurrées
      et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.
      Il est terrible
      le petit bruit de l’œuf dur cassé sur un comptoir d’étain
      il est terrible ce bruit
      quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim.

      1. J’ai entendu ce poème pour la première fois quand j’avais une dizaine d’années et il m’a glacé les sangs. On est beaucoup plus tard et il me fait toujours le même effet.

      2. Je l’ai découvert vers 14/15 ans : même effet. La rythmique des premiers vers est tout simplement géniale, on entend vraiment les petits coups secs sur le comptoir ; résultat on entre directement dans le bistrot et on vit l’histoire.

      3. Joli poème, mais la réalité c’est que les occidentaux mangent trop, et çà leur fera pas de mal de se serrer un peu la ceinture non ? çà va même les sauver !

      4. A « pascal b eisenstein »:

        ce poème n’est pas « joli », il est terrible, comme le dit M. Jorion; par ailleurs, on ne doit pas fréquenter les mêmes personnes. « Les occidentaux », c’est une généralité qui, comme toutes les généralités, ne veut rien dire. En occident, il existe aussi des gens qui ont faim. Ouvrez les yeux.

    3. @ Christian br Bonjour,

      Permettez moi de rebondir sur cette phrase : « nous sommes en guerre et nous peuples français, européens ou américains, nous n’avons pas déclenchés cette guerre et nous en sommes les victimes. »

      Des victimes…eh ben tiens, c’est une blague…
      Vous en êtes responsable de cette crise, tout comme moi et comme chaque personnes sur cette planète.
      Responsable ne veux pas dire coupable.
      Si il y le feu et que vous êtes en train de bruler, vous ne chercher pas qui a bouter feu, vous agissez.

      salutations

    4. complètement d’accord avec vous sur le constat que nous sommes en guerre contre cette maudite caste!
      Le problème pour notre plus grand malheur c’est qu’eux le savent et même le proclament (cf. W. Buffet) mais en face, chez nous, rien: on cause, on analyse on débat et pendant ce temps… le temps passe…. et on est un peu plus dans la mouise.
      Qu’on le veuille ou non il faudra bien se dresser un beau jour contre cet étau qui nous enserre avant qu’il nous broie définitivement et pas seulement avec des mots je le crains à moins de renoncer à tout ce qui nous définit en tant que citoyens et dans ce cas nous passerions de l’état de sujet à celui d’objet, joli progrès.
      Sans rapport de force pas de solution envisageable. C’est mon opinion et je la partage!
      Pensez-vous que ça m’amuse d’aller me battre? Mais le meilleur des mondes sauce Goldman Sachs ça me glace le sang. Si on accepte cela, la destruction écologique, le démantèlement progressif de tous les acquis sociaux et culturels que nos parents et grands parents nous ont légué souvent au prix de leur sang et qu’on s’est avéré incapables de conserver intacts encore moins d’en conquérir de nouveaux et pour finir incapables de les transmettre à nos enfants! Tout ça contre de la consommation à crédit, du plaisir à la petite semaine. Comme des junks! Il n’y a pas que dans la « haute » que sévit la corruption. Rentrer dans cette combine revient à nourrir la bête. Après le chantage à l’emploi et au crédit sont plus efficaces. C’est sûr que ça calme le travailleur.
      « Tien mon fils, je te lègue un avenir prometteur: tu vivras sur une poubelle, tu t’échineras à survivre comme un loup en gagnant 3 queues de cerises, tu auras faim, soif mais faut voir le côté positif, tu pourras jouer au loto et regarder vieillir Pujadas et Pernaud avec émotion…elle est pas belle la vie???? »
      Comment se regarder encore dans une glace après ça?
      Je déteste cette caste cependant je n’oublie jamais qu’elle ne fait qu’occuper le vide laissé par ceux qui ont pour tâche de faire vivre les démocraties à savoir, nous, les citoyens. Je pense que les peuples occidentaux dans une grande majorité de leur composante paient aujourd’hui leur laisser-aller depuis trente ans et surtout depuis la chute du bloc soviétique, morts d’une overdose de matière plastique. En tout cas comme disait l’autre « tous n’étaient pas morts mais tous étaient touchés ». Je ne suis pas coco, mais un PC fort présentait l’avantage évident de faire peur à cette société de parvenus en rolex ou en patek-philip pour les plus « raffinés ». Maintenant on est dans le royaume du n’importe quoi, nos pays sont dirigés par des représentants de commerce virés à leur tour par leurs employeurs (et non leur mandants) remplacés par des banquiers qui s’assoient joyeusement sur les droits les plus élémentaires en démocratie, Pourquoi se gêner hein?
      La démocratie?
      M. Jorion parle de révolution moi je pense peut être à tort qu’une révolution c’est un changement radical de système politique suite à un rapport de force politique souvent violent. Par exemple faire s’effondrer un système monarchique pour le remplacer par un système républicain. Ce fut le cas chez nous en 1789, ce fut le cas chez les Russes en Février 1917 mais pas en Octobre 1917 car là il s’agit d’un coup d’état suivi d’une guerre civile et de l’établissement d’une dictature bolchévique.
      Un coup d’état n’est pas une Révolution et il mène toujours à la dictature.
      En Chine même topo, révolution en 1912, coup d’état militaire en 1916 je crois, guerre civile puis dictature. Peut être que mon analyse paraîtra trop simpliste aux super-intellos mais c’est le bilan que je tire en très gros de tout cela.
      Pourquoi faire une révolution chez nous puisse que nous sommes en démocratie, en principe?
      A mon sens, notre problème est de se débarrasser définitivement d’une idéologie répugnante, née avec le mercantilisme anglais du XVIè S. puis explosant avec la Révolution industrielle. Une idéologie portée par une bande de parvenus qui empêchent la démocratie de fonctionner car ce serait à leur détriment et qui ne lâchera pas le morceau sans qu’on l’y contraigne plus que fermement et je pèse mes mots.
      Chez nous en France, il me semble que cette caste s’est épanouie sous la Révolution mais maintenue en laisse par les Jacobins elle dut attendre la chute de Robespierre pour trouver l’Epée dont elle avait besoin en la personne de Bonaparte pour gouverner à son aise. Soutien de la Restauration elle sut manipuler un peuple encore mal éduqué sur le plan politique, pauvre afin de confisquer à son seul profit les acquis de 1830 et 1848. Elle s’appuya ensuite sur le modèle préféré de notre cher Nicolas: Napoléon III. Et ce fut Sedan, le reniement de Bonaparte l’alliance avec l’Armée pour détruire la tentative communaliste des Parisiens en 1871: bilan des dizaines de milliers de parisiens fusillés, déportés… Pour sauver les apparences établissement d’une république autoritaire qui devra apprendre à négocier avec une Gauche désormais organisée, prête à se battre pour les droits fondamentaux et portant UN PROJET DE SOCIÉTÉ alternatif …. Toutes ces conquêtes sur la bourgeoisie affairiste finiront-elles dans la poubelle de l’Histoire? La sociale-démocratie est corrompue par l’idéologie libérale et ne nous mènera pas bien loin, je le crains.
      C’est pourquoi je pense qu’il faut mettre un grand coup de pied dans cette fourmilière sans quoi pas de résultat. Comment? J’en sais rien car nous manquons cruellement de projets excitants, d’utopie, de fantaisie et de volonté. Je trouve d’ailleurs qu’en Europe on charrie un brin car que voit-on depuis 1 an: des peuples que l’on jugeait hier encore incapables de se prendre en charge et qui se sont débarrassés presque à mains nues de leurs dictateurs au prix de nombreux morts et ça continue en Syrie, au Yémen, sous nos yeux, alors qu’ici pour l’instant bien qu’on soit loin d’avoir à faire à des dictateurs on bouge mollement et traînant les pieds c’est à dire rien ou presque compte tenu de l’enjeu. Ah oui il y a les Indignés. Mais où sont ils aujourd’hui? Et puis, est-ce vraiment le début d’un processus?
      On commente, on analyse, on soupèse, on critique, on économise, on s’économise mais on est pas dans la rue chaque jour à faire la pression et pourtant les flics ne tirent pas encore à balles réelles.
      On compte les réunions au sommet, on se gausse des technocrates et des politiciens, on poste sur le net, on forume mais au bout du compte on se fait baiser en long en large, en travers et en 3D sans réagir. Si on continue d’accepter de jouer cette partie avec les règles de l’adversaire, c’est cuit. Personne ne veut commencer, bien sûr, personne veut être le détonateur c’est dangereux on le sait bien alors ce seront les événements qui décideront pour nous et il nous faudra prendre le train de l’Histoire en marche avec un temps de retard (un coup de retard en stratégie ça peut être fatal) ou rester sur le quai comme des veaux.
      En tout cas si ça doit claquer je verrais plutôt une guerre civile qu’une révolution. Ça risque de faire du monde dans le chaudron.

      Pardon, j’ai été un peu long.
      Bonne nuit

    5. Les nouveaux maîtres du monde sont en réalité des sangsues qui se nourrissent du travail et de la richesse créée par l’humanité toute entière. Comptabilisée en argent et volée à ses producteurs celle-ci leur est revendue sous forme de dette qui fait grossir jusqu’à l’apoplexie cette engeance de profiteurs.
      Nous devons arriver à proclamer l’illégitimité de la dette et refuser de la payer: Cette première mesure de salut public est de nature à reprendre des forces contre le cancer généralisé de la finance.

    6. Je suis bien d’accord avec vous, mais il y a un truc que je ne comprend pas : si les 99% sont bien conscients qu’ils sont 99%, et que donc ils sont conscient d’être plus nombreux et plus fort, et ceci depuis longtemps, qu’attendent-ils ?

      1. Le hic c’est que seulement 1% des 99% en sont reelement conscient. Par contre 99% des 99% ont conscience que c’est les soldes …. #smh

      2. Votre question, pascal b eisenstein, est pertinente et mérite plus qu’un ricanement de dépit.

        Oui, le problème est que ceux qui ont intérêt au changement démocratique d’une révolution citoyenne, prenant en compte d’abord les besoins avant de regarder son portefeuille, n’en ont pas conscience pour de multiples raisons qu’il faut lever patiemment une à une.
        Par exemple, tel ouvrier qui dit : pourquoi faire une coopérative ? Que le patron fasse son boulot, je ne suis pas patron ! (citation d’un débat récent)
        Par exemple : si on baisse les salaires des patrons, ils partiront ! Bon vent. Je suis prêt à diriger une entreprise pour moins de 3000 € par mois (je l’ai fait pendant 25 ans, je peux continuer !) et je ne suis pas seul dans ce cas, compétent et pas cher !
        Par exemple… mais je vous laisse le soin de compléter la liste. S’il vous manque des idées, participez aux assemblées citoyennes du Front de gauche de votre ville, les citoyens vous en donneront. C’est cela le processus qui est enclenché. Et le débat commence sur ce blog comme sur des milliers d’autres. On peut espérer qu’il prendra la profondeur nécessaire à l’ampleur des questions à traiter. Les ricanements de certains, sûrs de leur science « économique » qui nous a mis dans le mur de l’austérité comme solution de la crise provoquée par l’austérité, devraient réviser leurs jugements péremptoires. A commencer par l’idée qu’un Etat doit être géré comme un ménage ou comme une entreprise.
        Les candidats sont des personnes avec leurs qualités et leurs défauts, comme partout, la question c’est de savoir quelles sont les institutions qu’on met en place pour équilibrer les pouvoirs de ceux à qui on les confie. Un monarque quinquennal en France ça suffit et un monarque institutionnel (la BCE) en Europe, aussi !

      3. C’est très simple, les gens ne veulent pas perdre leurs acquis, ils se disent que pour le moment ils ont plus à perdre en faisant une « révolution » qu’à gagner, ils ne bougent donc pas, c’est d’ailleurs pour cette raison que le renflouement de GM, des banques….ont pu passer facilement, on a fait miroiter que tout allait s’arranger grâce au fric du gouvernement donc du citoyen et le citoyen qui lui ne veut surtout pas que son mode de vie change à accepté, il a troqué de la sécurité contre un peu de sa liberté comme disait Benjamin Franklin… et il n’aura ni l’un ni l’autre.
        Le citoyen est dépendant d’un mode de vie car aucune alternative n’a été permis (nomadisme, vivre sans argent, dans les bois), il est donc coincé comme un rat et il réagira quand ses pertes (incluant sa vie) seront moins importantes que ses gains futurs, en un sens le RSA et une bonne chose pour que chacun reste chez soi et ne fasse pas la révolution.
        Dommage car dans notre cas l’action sera toujours supérieur au bla bla bla, à cette l’action inhibée je ne peux donc pas m’empêcher de citer Coluche: La dictature c’est « Ferme ta gueule ! » et la démocratie c’est « Cause toujours ! »

      4. Toto

        C’est qui « le citoyen » ? Bettencourt ? Sarkozy ? les ouvriers privés d’emploi de Conti ou de Fralib ? celui qui acheté une maison qu’il va payer deux fois sur 25 ans ? celui qui a une action d’EDF et se croit « actionnaire » ?

        Pour commencer à se repérer dans la situation, il est nécessaire d’abandonner les grandes catégories qui ne veulent rien dire et aboutissent souvent à faire dire le contraire de ce qu’on souhaite (c’est d’ailleurs pour ça quelles sont répétées jusqu’à la nausée par les « importants » dans les médias).

    7. Bonjour christian-BR,
      Merci pour ces infos.
      En revanche,vous écrivez: »Il faut le dire clairement M.Jorion, nous sommes en guerre et nous peuples français, européens ou américains, nous n’avons pas déclenchés cette guerre et nous en sommes les victimes. » … Et tous les Autres Peuples ? Les quelques autres 80 % de l’espèce Homo Sapiens sapiens ,ils s’égayent aimablement butinant allègrement de fleur en fleur ,vaquant insouciants dans l’Eden réinventé ????
      Assez d’occidentalocentrisme,notre planète s’est rétrécie ces derniers siècles….

  6. … ce qui, il me semble, autorisa Papandréou à sortir du jeu « la tête haute »…
    bon : preum’s à commenter 😉
    excelllllllllent billet de PJ, comme d’habitude.. même si, au fil du texte, on sent un récit passer du purement descriptif récent (ça s’est passé l’année dernière…) à une espèce d’histoire racontée dans très longtemps (j’me souviens, c’était en 2011..).. process stylistique voulu par PJ sans doute… vous ne trouvez pas ?
    salutations
    C.

  7. On parle de CRISE
    mais c’est d’un véritable HOLD UP qu’il s’agit …

    difficile de ne pas finir par croire
    que tout cela est soigneusement organisé pour un
    Retour à l’ancien régime …
    Planète malade en sus.
    Pas un seul jour sans une info-mensonge balancée comme une balle à distraire.
    Quel mot d’ordre général et pacifique pourrait mettre fin à cette folie?
    Quelle résistance adopter ?
    Ne plus consommer ?
    Retirer son salaire de la banque?
    Refuser de payer ses impôts ?
    Refuser de payer EDF, les assurances obligatoires, le téléphone internet …
    avant de se voir tout cela supprimé d’office par la « crise » ?
    Un début de bidonville se voit à l’entrée de Paris à droite de l’autoroute du sud A.
    je suis sûre qu’il n’est pas le seul.
    Des enfants vivent là?
    Mais qu’est devenu ce pays
    en quelques années ?

    1. @ALCB
      Combien de bidonvilles ? Combien de bidonvilliers ? Les agents recenseurs , souvent de jeunes étudiantes , n’iront évidemment jamais dans cette jungle des bois qui environnent les zones industrielles ou les zones périphériques boisées des petites cités. M’y aventurant , en sortant simplement des sentiers battus , je suis effaré en revanche par la prolifération des petits campements . Les grosses unités qui s’organisent sont facilement localisables , connues et repérées uniquement de l’extérieur par la gendarmerie car elles sont devenues des forteresses de non droit . Combien ? Saint Vincent de Paul n’a plus trop de bénévoles. Et pour ces exclus éparpillés dans nos jungles , il n’y a qu’une violente angoisse qui ne se mesure pas pour en parler un peu si jamais il y a le choc des rencontres . Alors combien ? Promenez vous dans les bois , les loups y sont , ils sont bien comme des loups .

      1. Les loups les plus féroces ils sont dans les ministères, ils détiennent les pouvoirs et n’ont aucun état d’âme.

      2. @Brigitte

        « justement parce que l’homme est naturellement un loup pour l’homme, il est dans la nécessité de créer un État qui ne transformera peut-être pas sa nature, mais qui du moins la neutralisera, et qui l’empêchera de se comporter comme un «loup».

  8. Peut-on prendre RV avec « le 1% » des détenteurs de la richesse mondiale ? Pour expliquer qu’on va leur faire la guerre avant qu’ils ne la déclenchent eux-mêmes !
    Des adresses, des noms !!!

    1. A votre avis en 1914 qui l’a faite leur guerre ? Eux …ou les populations paysannes et ouvrières d’Europe ?

      Ces populations lobotomisées par la presse d’époque et jetées les unes contre les autres sous de fallacieux prétextes, puis exterminées en masse ? Franchement, pensez-vous que les populations d’aujourd’hui sont plus éduquées en ce qui concerne les enfumages médiatiques et les décryptages idéologiques sous-jacents ? Bof , personnellement, j’en doute. Surtout quand on sait que les principaux propriétaires des médias industriels de masse, sont pour la plupart des marchands d’armes. Vous voyez comme déjà la machinerie est en place…

      Pas pour rien non plus que l’internet libre est aussi la proie des polices des États dits
       » Libéraux  » et donnent appétit aux mêmes marchands d’armes. Il faut verrouiller les portes afin que personne ne puisse s’enfuir !

      1. Un peu d’humour sinon … ? , une pincée d’ironie et, ajouterais-je une forte proportion de réalisme m’ont fait écrire ces 2 lignes …
        Dans le paysage actuel, je pense que Paul nous renseigne, et nous éduque.
        Mes questions : Que faire ? Comment ? Qui ?

      2. Je pense comme vous. Que faire ? Eduquer en masse. Je ne parle pas de 150000 visites uniques par mois (résultat très encourageant pourtant), mais 100 fois plus. Qui ? Nos hôtes de ce blog, F.Lordon par exemple et bien d’autres. Des experts capables de déstabiliser « les chiens de garde » en direct devant des millions d’auditeurs. Des communicants capables de nous expliquer comme si nous avions 5 ans les rouages de ce système. Comment ? Bonne question.

  9. bonjour, juste une typo

     » présupposé fondateur : l’autorégulation  »
    il manque pas un mot ? du syle: « présupposé principe fondateur : l’autorégulation  »
    ou  » présupposé axiome fondateur : l’autorégulation « 

  10. Petite remarque liminaire.

    « Nous sommes les 99% ! », scandaient à l’automne 2011 les manifestants du mouvement « Occupy Wall Street »,

    Selon les statistiques mondiales dès qu’on se situe autour des 24 000 Euros de revenu annuel on fait partie des 1%. Au niveau terrestre s’entend. Ce chiffre nous en dit beaucoup sur le basculement global.

    En gros les retraités qui coûtent cher sont au nord, les jeunes sans thunes, au sud.

    1. @mike

      En gros les retraités qui coûtent cher sont au nord, les jeunes sans thunes, au sud.

      En très, très, très gros alors. Rien qu’en France, pas moins de 2 millions de foyers (soit une personne ou plus) touchaient le RSA en 2011 (source), ce qui les place loin (très loin) du seuil de 24 000 euros que vous indiquez.

      Par ailleurs, le smic brut se situait pour sa part à 9 euros/heure, soit un peu moins de 1400 euros bruts mensuels (source), pas encore au delà de ce seuil, et concernait pas moins de 10% de la population active occupée (source) soit à la louche, 4 millions d’individus.

      J’arrête là, ayant déjà démontré qu’au minimum, 10% de la population française ne répond pas à votre description en gros. Enfin tout de même, une remarque sur le mythe du retraité ventripotent: Selon l’INSEE, le montant moyen de la retraite en 2008 était évalué à 1588 euros mensuels pour les hommes et 1102 euros pour les femmes… Encore une fois, des montants inférieurs au seuil de 24 000 euros annuels…

      1. Loin de vouloir dissoner plus loin avec notre cher b9, c’était juste pour ramener ma fraise sur un chiffre qui laisse la France où elle est In Ze Global Map. Vous aurez saisi que le binz dans lequel nous entrons n’était pas circonscrit à l’hexagone.

        Il y a même des pays, certes peu nombreux, où avec 24 000 Euros l’an, on est dans la galère, ou pas loin.

      2. Tous les bénéficiaires du RSA ne sont pas des miséreux. J’habite très loin de France et dans mon voisinage, j’ai croisé une personne vivant là depuis trois ans, chez son copain, avec pour argent de poche le RSA (merci le contribuable!). Pour compléter, elle est intermittente du spectacle au noir (heureusement que le contribuable subventionne les spectacles ou paie pour venir les voir!). À plus de 30 ans, elle n’a encore jamais payé d’impôts et elle n’a pas l’intention de commencer. Je suppose que ses parents sont complices et vont à sa place chez l’assistante sociale en prétendant que la pauvre chérie est trop déprimée pour se déplacer. Pour peu que la famille connaisse un médecin sympa qui délivre un certificat médical, le tour est joué. Malheureusement, des exemples comparables, j’en ai à la pelle. Quand je dis que c’est du vol, soit je me fais traiter de fasciste ou de lepéniste, soit on me dit que je suis puérile ou égoïste. C’est trop facile de dire que les fraudeurs ne sont pas si nombreux au final et qu’ils nous coûtent moins cher que les requins de la finance. Si on vous cambriole ou qu’on vole votre portefeuille, vous portez plainte, mais si on vole l’argent de vos impôts de manière systématique, ça ne fait rien parce que ça ne se voit pas?

      3. @A

        La question n’est pas tant de savoir si la fraude au RSA est un vol, mais plutôt comment vivre sans frauder lorsqu’on est au RSA. Le calcul est simple dans la plupart des cas: Vous additionnez les postes budgétaires nourriture et logement, et vous pouvez être à peu près certain que la totalité de votre RSA est consommé au 15 du mois. Reste encore tous les autres postes budgétaires à couvrir.

        Par ailleurs, on peut très bien travailler et toucher légalement le RSA. C’est là précisément l’évolution du dispositif par rapport au RMI. Les personnes sans aucun revenu bénéficient du RSA socle dont le montant est forfaitaire et fonction de la composition de leur foyer. Les personnes ayant une activité professionnelle régulière touchent pour leur part un RSA calculé selon les modalités indiquées ici. En outre, je répète que ce calcul n’est effectué qu’en cas d’activité régulière: Pour en avoir discuté avec un employé de la CAF, une activité professionnelle intermittente s’interrompant avant le dernier jour du mois donne également lieu au versement intégral du RSA socle – forfaitaire.

        Ainsi je serais tenté de penser que si vous n’êtes ni fasciste ni égoïste, vous êtes au minimum très mal renseigné.

      4. Ceux qui hurlent contre le RSA sont ceux qui ne participent pas du tout à son financement.
        Le patronat ne paie en fait aucune charge sociale, ce n’est qu’une vision de l’esprit.
        Le cout réel du salarié c’est le salaire réel d’un point de vue financier, le seul qui interesse les banques et les actionnaires, les marchés et Standard & Poor’s.
        Ce mensonge permet d’avoir ce genre de discours…
        En plus ceux qui sont au RSA payent un impot, souvent très important: La TVA!
        La TVA « sociale  » est l’ineptie la plus somptueuse depuis 60 ans.
        La TVA et l’impot sur le revenu, sont les seules et uniques taxes sur le travail!
        Augmenter la TVA c’est en toute logique, sauf chez les mongoliens, augmenter la taxe sur le travail. Et faire payer les plus démunis! Un comble!
        Ensuite il s’avere, ce qui aussi scandaleux, que 80% de la fraude est d’origine patronale: Je simplifie, ces patrons volent le salaire légal de leurs employés!
        Et l’employé, benet qui sirote du Sarko ou du Lepen ne s’en rend meme pas compte!
        Ou sont les voleurs?

      5. Oui, oh oui, c’est si facile de regarder le RSAiste d’à côté pour lui tomber dessus… 456 € mensuels, un pactole au Bengladesh n’est-ce pas, de quoi se plaint-on vraiment !
        Oui, oh oui que c’est difficile de regarder la « dépense fiscale » (toutes les exonérations, niches fiscales, réductions d’impôt pour les riches, etc.) chiffrée pour 2009 par la Cour des comptes à 150 G€ (150 milliards d’euros, 150.000.000.000 d’euros, soit environ un peu plus de 7 millions de SMIC annuels à 1700 €, curieux, c’est ce qu’il manque pour presque éradiquer la pauvreté en France). Soit la moitié du budget de la France, quand même !.
        Sans parler de la fraude fiscale et des paradis fiscaux. Que c’est difficile, parce que c’est loin et que ces gens sont si importants ! On les voient tous les jours à la TV et s’ils n’y étaient plus on se sentiraient orphelins certainement !

      6. Sans compter que 1,6 millions de personnes qui ont droit à des aides (allocation logement et RSA) ne les demande pas.
        Plus les contrats aidé à 900 ou 700 € par mois.

  11. bonjour M. Jorion. Je suis serveur dans un hôtel et aujourd’hui dimanche, jour du seigneur, je travaillais. Les clients de l’établissement ont à disposition des écrans tv qui passent en boucle la chaine i-télé. Car aujourd’hui le seigneur est un grand patron… C’est ainsi que j’ai pu écouter des bribes de l’émission de Jean Marc Sylvestre. Evidemment, je n’appartiens pas, et de très loin, à l’élite média-culte de mon pays et par là même occasion je fait partie des profiteurs qui vivent au dessus de leurs moyens et qui drainent l’argent productif des belles et grandes entreprises vers les caniveaux de l’état providentiel…C’est donc avec intérêt que j’ai assisté à son enterrement par les prêtes du grand capital que sont Serge Dassault et Thierry Breton, flanqué d’un économiste de la même gnose. Eh oui, il fallait y penser, la Crise, c’est de notre faute, nous les gueux, coupables de ne pas accepter toujours moins…Je vous remercie M.Jorion pour avoir entrouvert les portes de l’Eglise et d’y amener l’hérésie. Quitte à finir sur le bucher, autant savoir pourquoi…

    1. @Pascal
      Laissons-les parler, ils n’y croient pas eux mêmes…
      Veulent simplement ne pas payer la ‘casse’ inévitable du système…

      1. Cher Pascal

        Je traîne beaucoup dans les cafés, pas trop dans les hôtels; j’aimerais bien vous avoir pour serveur dans ceux que je fréquente… vous devez vous sentir bien seul…au vu de ce que l’entends tous les jours.

        A+

  12. Jean-François Coppé sur Radion France Politique tout à l’heure…
    Les mecs comme Coppé nous préparent le Grand Soir dérégulé et le déboulonnage en règle de lois sociales acquises au prix de luttes centenaires, sans bien sur (« c’est évident »..) revoir les cadeaux fiscaux aux fortunés de France.

    1. Coppé est toujours pour travailler plus seulement ce n’est pas lui qui s’y colle. Il est courageux par procuration, comme toutes cette « élite » qui ne manque pas d’air ! Coppé est particulièrement pénible.

    2. Pas grave, on s’organise !

      Ils se retranchent déjà par eux -même à Neuilly, ce sera facile du coup de les arrêter puisqu’on sait où ils se concentrent entre eux, incestueusement parlant.Désolé, hein ! mais à croire que M. Coppé fait décidément tout pour qu’on pète un câble !

      A croire que c’est un agent provocateur de Marine Le Pen, ce type ! Une voiture balaie. Avec M. Accoyer comme chauffeur qui crie à  » la guerre civile  » si l’opposition combative avait la bonne idée de passer en 2012. Comme quoi il n’aime que la guerre qu’il pratique lui- même avec sa clique contre le peuple français et flippe dès qu’ il y a un retournement de l’Histoire.

      En tous les cas, lui comme nous, sommes au courant que la guerre est déjà là. On se souvient aussi des personnes qui nous l’ont déclaré. Outre ses propres défenses, le peuple a une mémoire d’éléphant.

  13. Nos analyses convergent complètement.
    Reste le remède, refusé obstinément par tous: la monnaie fondante ou SMT, seul moyen de faire circuler la monnaie réellement et efficacement, le seul moyen aussi d’en finir avec la concentration accélérée des richesses, le seul moyen de stabiliser l’économie sans chômage et en dehors de toute inflation.
    J’ai largement exposé son fonctionnement, et nul ne peut véritablement le réfuter.
    Pourtant, presque tous le refusent, préférant la guerre et la misère à une sortie possible et paisible du capitalisme abject.
    Si Marx a raison en disant que les contradictions internes finiront par détruire le capitalisme, il n’a cependant pas convenablement analysé la mécanique monétaire qui en est la véritable cause.

      1. La remarque est juste, et puisque personne ne tient à rester « pleins aux as », en tout cas en monnaie liquide, nous aurions alors une monnaie-mistigri parfaitement efficace.
        C’est tout à fait l’effet recherché.
        Pour être économiquement efficace, il faut considérer uniquement l’instant où la monnaie change de main.
        Réunir des capitaux n’a alors de sens que si on veut investir dans autre chose, et la rente monétaire aura disparu.

    1. Léon Blum proposait de la faire fondre sur deux générations
      (voir le billet de Jorion deux billets avant celui-ci, les interventions de Wielgus et les miennes).

      1. absolument, oui.
        Le SMT est la monnaie antispéculation par excellence.
        Car toute spéculation suppose des allers-retours monnaie-objet spéculé monnaie, et quand on a reçu des SMT, on est bien confronté au problème de ne pas les garder, donc de les offrir à nouveau, et rapidement.
        Et puisque tous sont confronté à cette prssion sous peine de perdre via la « fonte », les spéculateurs prendraient enfin autant de risques que les autres acteurs économiques.
        Dès lors, je maintiens que le SMT est le meilleur moyen de réaliser le souhait de Paul Jorion.
        Pour en savoir plus: écrivez-moi: johannes.finckh@wanadoo.fr, et je vous en dirai plus ou vous ferai parvenir mon petit livre

    2. « nul ne peut véritablement le réfuter » : c’est exact.

      Nul ne peut véritablement réfuter le fait que vous avez largement exposé son fonctionnement.

  14. Lu: « Les immenses profits des activités de détail des banques montrent que cette activité est un oligopole non concurrentiel qui vit, telle une sangsue, sur le dos de l’économie réelle et de ses clients ». L’auteur ne sait manifestement pas de quoi il parle. La banque de détail (celle qui vit de ses clients) est peu rentable en France. C’est la banque de marché qui fait le plus gros du produit net bancaire.

    1. Bonsoir Ando.

      Et alors, déjà la banque de détail est de trop, c’est à l’état c’est à dire à nous que devrait appartenir cette activité et s’il y a bénéfice, c’est dans les caisses de l’état et non dans les poches d’actionnaires parfois étrangers que le produit de cette activité devrait aller.

    2. Le minimum pour qu’un pays puisse tenir le coup en cas de crise c’est qu’il possède au moins (nationalisé a 100%) : une banque, 1 réseau de moyens de transport de chaque sorte (camion, train, avion, bateau), un réseau d’hopitaux, un réseau de courrier et de télécommunications, un réseau de distribution de carburant, une police et une armée. Rien n’empêche que ces secteurs soient ouvert au privés mais en aucun cas l’état ne doit se défaire d’un seul de ces élément sans quoi il s’expose à la paralysie totale en cas de crise aigu.

  15. @ Cédric et d’autres:

    L’inflation a toutes ses chances si les gouvernants continuent à s’acharner dans des opérations cosmétiques visant pour l’essentiel à sauver la finance. (C’est bien de cela qu’il s’agit, de la collusion entre la politique et la finance, de l’asservissement des politiques aux intérêts de la finance.)

    Dans ce scénario, qui est en gros celui auquel nous assistons, entre entretien de la rente financière et récession de l’ « économie réelle », ainsi que nous sommes désormais obligés de nous exprimer, les défauts souverains seront inévitables.

    Comment les Etats paieront-ils leurs militaires et leurs policiers, et accessoirement leurs autres fonctionnaires, enseignants, services publics essentiels, retraités, lorsque les royalties qu’ils offrent à la finance auront asséché leurs capacités de paiement?
    La seule voie sera le réarmement des banques centrales et la ré-émission d’une monnaie nationale, « euro impur » ou autre. Une planche à billets « souveraine », ou nationale, pour une faillite nationale, ou « souveraine ».

    Toujours dans l’hypothèse que le sauve-qui-peut restera aux commandes dans des cerveaux asservis au sauvetage de l’inégalité, il n’y aurait pas de relance à la Roosevelt ou autre, et là nous aurions tout ce qu’il faut pour l’inflation et l’hyper-inflation. Autriche et Allemagne dans les années 1920, Zaïre de Mobutu, Argentine à la fin du XXème siècle…

    Il est certes très hasardeux de faire des prévisions.
    Cependant, on peut affirmer ceci: les prévisions fondées sur une hypothèse d’obstination dans l’aveuglement ont un grand avantage sur les autres.

    1. Je pense que l’inflation est intégrée dans les cours des matières premières. Elle est déjà rampante. C’est comme la perte du triple A, elle était déjà effective depuis… tiens… depuis le bouquin de De Closets le compte à rebours qui date de 98…

      Et cette année De Closets a eu « l’outrecuidance » de sortir un bouquin titré l’échéance, qui ne nous laisse plus qu’un choix restreint, la révolution ou le chaos.

      En flash, la vision de ce qui nous attend dans le courant 2012 dans ce naufrage de Titanic moderne: le capitaine et l’équipage rendus incompétents par l’ampleur du sinistre, l’incroyable coque éventrée… La panique totale, les gens finissant par se jeter à l’eau et se bagarrant entre eux pour sauver leur peau.

      Les agences de notation font leur travail bête et méchant de sismographe. Elles ont relevé un énorme tremblement de terre. Un Tsunami approche. La mer se retire calmement. La perte du triple A, c’est l’oeil du cyclone d’Attali. Bien sûr que ce n’est pas grâââve… Ils disent toujours cela. « La situation est sous contrôle, non, non, vous n’avez pas besoin de gilet de sauvetage », dit le stewart qui s’empresse d’enfiler le sien (C’est la profusion de boutiques vendez votre or) Bientôt une première vague. Elle semblera gigantesque. Mais elle se retirera calmement. La seconde détruira tout et emportera le peu de survivants à la mer.

      Aux dernières nouvelles: « Tout va bien puisqu’on a encore le triple A du FESF. »

      1. Si le triple A du FESF se perd cinq pays pourraient-ils quitter la zone euro? On pourrait toujours parler de zone de libre échange, mais leur monnaie serait la drachme (300 pour 1 euro en 2001, 1500 en 2012), la lire, la peseta, l’escudo… vous avez devinez de qui il était question… des euros latins. Les euros saxons sortiraient-ils victorieux?

        Ils aiguillonnent les cochons pigs « euros cathos » grâce aux piques des agences de notations. Les « euros protestants » sont tout simplement épargnés, il y a une lecture rigolote à faire de la débâcle actuelle, qui semble prendre la forme d’une guerre de religion…

        Tout se rassemble pour former une seule et même vague:

        Crise du nucléaire Iranien, Dette américaine (une majuscule pour le plafond de 15000 milliards quand même), éclatement de la zone euro,

        Dire que LEAP annonce le futur rôle majeur sur la scène internationale des BRICS, une meute de pays quasi totalitaires… car ils sont qui des protecteurs des anciens nazis, qui des promoteurs de l’apartheid, qui des dictatures communistes, qui des mafieux à l’aplomb de salopards sincères.

        Triste époque pour faire des gosses… Ce sont pourtant eux qui nous feront ce monde merveilleux dont nous rêvons. Nous, on a failli.

      2. Une catastrophe décidément parfaitement raccord…

        http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/01/17/naufrage-quand-jean-luc-godard-filmait-la-fin-du-monde-sur-le-costa-concordia/

        Aux dernières nouvelles le triple A du FESF a sauté. On avance. Quelle est la prochaine panique qui n’a pas encore été enregistrée (intégrée) dans les cours et qui est capable de surprendre tous les participants du marché? Le prochain cygne noir sera-t’il (encore) causé par une panique sur ces infâmes produits dérivés? En tout cas il faudra bien quelquechose d’énorme pour que le CAC enfonce le support des 2000 points en 2012 (coucou « optimiste »).

  16. En ce qui concerne l’Europe:
    L’euro ent tant que monnaie artificielle de devrait pas exister, il est le fruit de circonstances inattendues.
    Pendant les tractations suite à la chute du mur à Berlin, où Mitterand exigeait de l’Allemagne un certain nombre de choses, le chancelier Kohl disait au ministre américain James Baker, qu’il soutiendra l’union monétaire, bien qu’elle ne corresponde pas aux intérêts allemands (!).
    On connaît la suite: dans la cadre de la réunification de l’Allemagne, celle-ci a reformulée l’article 23 de sa constituion; cet article oblige l’Allemagne à participer activement à la construction européenne.
    Mais le peuple allemand ne voulait pas de cette monnaire « esperanto », elle voulait garder sa monnaie.
    Par conséquence, quelque soient les traits de personnalité des leaders, en politique ne comptent que les criconstances.

    1. Alors faisons en sorte que les circonstances nouvelles soient en adéquation avec le choix de nos hommes politiques…à élire. Nous n’avons plus beaucoup de marges de manœuvre si j’en crois M. Jorion avant liquidation totale. Il faudrait que l’ Utopie rejoigne le Réalisme. Ce qui fait une sacrée convergence des temps…. Diantre…alors que faire ?

  17. Réfléchir a d’autres monnaies, des augmentations de taux de ceci ou baisse de ceux la, des règles d’or avec de sévères sanctions pour ceux qui les contournent, des euros bonds basés sur du vent, etc ,etc ….

    Tout cela arrive bien trop tardivement.

    La dette est là et elle ne disparaitra pas d’un coup de baguette magique.

    La seule solution est de taxer en une seule fois de 20% à 30% tout les biens mobiliers et immobiliers des français.
    Biens accumulés pour la plupart depuis des années grâce au crédit et à l’argent facile.

    Nous devons bien ca aux prochaines générations.

    Et a ceux qui me traiteront d’odieux ‘gauchiste’ qui préfère prendre l’argent des honnêtes gens. Je leur répondrais que j’ai surement plus de biens qu’ils n’en auront jamais dans toute leur carrière.
    Mais je serais prêt à faire cet effort a condition qu’ensuite nous soyons dirigé par des gens responsables qui ne nous remettent pas dans cette situation 10 ans plus tard.
    Pour le moment il est encore trop tôt. Mais cette solution s’imposera. Parce que vous pouvez bien tourner le problème dans tous les sens. Il n’y en a pas d’autres.

    1. La seule solution est de taxer en une seule fois de 20% à 30% tout les biens mobiliers et immobiliers des français
      Biens accumulés pour la plupart depuis des années grâce au crédit et à l’argent facile..

      Crédit et argent facile ? Vous parlez sans doute pour les plus riches qui avaient déjà un dépôt initial ou de riches parents pour se porter caution ! Pensez aux autres .

      Je viens juste de me sortir de mon prêt « subprime à la Française » qui m’a plongée dans le surendettement en 1986, prêt dit « aidé » PAP , le seul qui était accessible aux salariés aux bas salaires sans caution ni dépôt initial. Les taux de cette période de forte inflation étaient entre 10 et 14% par an , avec des mensualités qui commençaient comme un loyer mais qui augmentaient de 4% chaque année . Ce n’était pas inquiétant car les salaires n’avaient cessé d »‘augmenter depuis la fin de la guerre et augmentaient alors d’entre 5 et 8 % par an . Et c’est 6 mois plus tard que le gouvernement décida brutalement de geler les salaires, précipitant les emprunteurs PAP dans le surendettement car, même après la baisse des taux, ces prêts étaient les seuls que l’on ne nous permettait pas de renégocier comme les riches car nous avions eu la « chance » de bénéficier d’un prêt « aidé » .
      Après 10 ans de surendettement et de sacrifices , on nous a enfin permis de renégocier le prêt à un taux de 6% avec une légère pénalité
      Si vous me taxez de 30% ma petite maison enfin payée, cela m’oblige à la vendre pour trouver cet argent (il y a déjà des quantités de logements qui ne trouvent pas preneurs dans le coin) , à rechercher une location pas chère . Si personne ne l’achète, impossible de payer, le cauchemar déjà vécu du surendettement sans solution recommencera pour ma fin de vie .
      Avant de proposer ce genre de choses, pensez aux conséquences !

      Il y a eu quantité de réformes plongeant des familles au fond du gouffre et poussant des individus au suicide , réformes qui furent proposées de bonne foi par des personnes qui n’ont jamais connu la pauvreté , des personnes qui semblent vivre sur une autre planète .

      En pensant aux prochaines générations et en respectant le logement de tous, Pourquoi ne proposez-vous pas, pour rembourser la dette, que l’on taxe à 100% les biens immobiliers et mobiliers de chaque Français au-dessus d’un plafond lui permettant d’acquérir de quoi loger correctement sa famille ( une chambre par personne ) ?

      1. En effet, la taxe sur les biens immobiliers ne servirait en plus en rien: La majorité du capital qui a créé la crise ne se trouve pas la. Malentendu.
        On pourrait taxer par contre la plus value en cas de vente…Plus-value prenant en compte l’inflation, pour éviter la spéculation sur l’immobilier, qui est à l’origine de la crise des subprimes, de la dette espagnole, Irlandaise, etc…Basée sur la hausse future et soi-disant inéluctable de l’immobilier qui ne faisait soi-disant courir aucun risque aux banques…
        Ce n’est quand meme pas l’emprunteur particulier qui a créé la Crise, c’est un comble…S’il avait été mieux payé…
        Le fait de ne plus vouloir financer des logements locatifs est une hérésie qui fait augmenter la valeur du parc immobilier et profite à cette spéculation. De plus cela consacre l’immobilisme des salariés, empèche un logement décent et bon marché pour les jeunes et les actifs. Qui de fait consomment moins, pour payer les banquiers et « simplement » se loger! Absurde.
        La maison indiviuelle à tout prix est aussi une hérésie car elle augmente les charges des communes, par le mitage imposé. Dans la ville ou il ne faut qu’un camion ramasse ordure il en faut désormais 3, qui passent 50% de leur temps à circuler et consommer de l’essence!
        Adduction d’eau, électricité, voiries qui voient leurs kilomètrages multiplié par 10, sans compter les dégats à l’environnement…
        La Crise ne vient pas simplement des banquiers, mais de l’inanité non assumée de notre civilisation consumériste.

    2. « Je leur répondrais que j’ai surement plus de biens qu’ils n’en auront jamais dans toute leur carrière. »
      Dans ce cas, même taxé vous savez qu’il vous en restera. Vous dites quoi a tous ceux qui de ce fait se retrouveront obligé de vendre…. et comme ça ne se vend pas… sdf ?? vous hébergez tout le monde ? Lâchez donc la grappe aux petites gens, laissez les petits vieux chez eux finir leur vie tranquilles, pensez a ceux qui n’ont que le minimum vieillesse au bout d’une vie de labeur car ayant commencé a bosser a 14/15 ans ils n’étaient pas a l’époque déclarés par leur riches patrons (pratique courante déjà, c’était ça où pas de boulot en milieu rural) !
      Réfléchissez encore et trouvez une meilleure solution…… les riches passeraient encore au travers par un tour de passe-passe genre sci exonérée ou que sais je encore !

      1. Prenons l’exemple des agriculteurs de l’Ile de Ré qui cultivent sur du terrain à bâtir dont la valeur les assujetti à l’ISF alors qu’ils n’ont pas les moyens de le payer.

        Et bien il sera prélevé 20% sur ces terrains au moment de leur vente ou de leur transmission.

        C’est facile à mettre en place.

        Mais a voir les réactions. Je comprend qu’il soit plus facile de taper sur « les marchés » que d’essayer de régler le situation en défendant son petit pré carré.

        C’était une proposition honnête et surtout pacifique qui soldait le conflit des générations.
        Apparemment, elle ne sera pas retenue démocratiquement. Elle se mettra donc en place dans la violence.

      2. Je ne défends pas mon petit pré carré. Je ne recevrais rien par voie de transmission ou d’héritage. Juste je pense aux personnes agées.

        « Biens accumulés pour la plupart depuis des années grâce au crédit et à l’argent facile. »
        vous parlez d’une chose que beaucoup n’ont pas connu : l’argent facile. Vous pensez sincérement remettre a flot l’économie grâce a l’Ile de Ré ?? Je pense que le bas de l’échelle trinque assez comme ça, au lieu de demander aux pauvres de partager, je pense que l’exemple doit venir de ceux qui ont trop. Si cette action est enregistrée, elle ondoiera jusqu’en bas de l’échelle. Pour le moment a être en bas, on ne reçoit que la merde des hauts perchoirs !

    1. C’est vrai qu’il commence à bouger beaucoup, beaucoup de monde…
      Et quelle qualité du discours !…

    2. Rien de nouveau, sauf pour les perdreaux et éternels tondus…
      C’est comme pendant plus de 20 ans (1981 – 2002)
      toujours le même rateau tenu par un mitterrandolâtre,
      pour le Flan de Gauche de l’alternance,
      condition du maintien de la tyrannie du capital.

    3. Merci, Louise M. La solution de Mélenchon, le prêt forcé à 1% du montant de sa dette nationale que chaque état peut imposer à ses banques qui, elles, ont le droit de se refinancer à 1% auprès de la BCE est LA SOLUTION .

      Pas de taux usuraires ( 18% pour la Grèce) pratiqués par les banques avec la complicité des agences de notation ( évaluées et contrôlées par qui, au fait ?) mais un remboursement sans douleur à 1% de la dette nationale en 7 à 8 ans .
      Pas besoin de plans d’austérité pour les peuples, seulement boucler le budget annuel sans dette par une meilleure répartition des gains et des impôts
      Tant pis pour les spéculateurs et les agences de notation devenues inutiles .

  18. Papandreou …
    Et qu’est-il devenu, depuis ?
    Il a démissionné de la direction du PASOK et ne se représentera ‘plus jamais’ au poste de premier ministre.
    ‘Capri, c’est fini’ …
    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6E8C42U820120104
    J’ai beau me forcer mais je n’arrive pas à l’imaginer comme forcé de partir.
    Soulagé, sans doute.
    Il me rappelle une chanson de Brel, celle de Jacky :
    « Être une heure une heure seulement
    Être une heure une heure quelquefois
    Être une heure rien qu’une heure durant
    Beau beau beau et con à la fois »

    Papandreou, quand il sera parti, se rappellera certainement cette chanson et de ces quelques jours où il fut l’homme de la situation, sinon de l’année.
    Et nous même de notre espérance transie, comme sortie du lit où elle se préparait au long sommeil : belle belle belle et conne à la fois.

  19. Rétablir la vignette auto: c’était un impot volontaire, progressif et écologique. Les vélos ne payait rien , les 4/4 un maximum . Que peut-on trouver de mieux? Elle a été supprimé par l’odieux Fabius, ministre des finances de Jospin, par pure démagogie.

    1. On parle plutôt depuis longtemps ici de surtaxation des grandes fortunes. Pas d’impôts sur la petite fortune.

      Il faut en finir avec les ristournes d’impôts aux amis des amis, qui financent en retour grassement les campagnes présidentielles avec des enveloppes de billets.

      Liliane a annoncé fièrement qu’elle avait payé au total «397 millions d’euros» d’impôts sur ses revenus et sa fortune en dix ans. Sans s’en rendre compte, elle nous révèle que son taux d’imposition est bien inférieur à celui des salariés de L’Oréal, et de tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. D’après les magazines, sa fortune est estimée à 15 milliards d’euros. En dix ans, elle a donc payé l’équivalent de 2,5% de son patrimoine en impôts, soit 0,25% par an.

      Une pensée à tous ceux qui ont fait un chèque aux impôts cette année, qui leur est resté en travers…

      La vignette auto? Passez votre chemin.

      1. Vous avez sans doute un 4/4? Vous faites sans aucun doute parti des 5% les plus riches. Ne vous cachez pas derrière les petits. vendez votre 4/4 (ou votre Maserati) et prenez un vélo.

  20. Les « vœux de Jaurès pour 2012 », dans ce texte de 1903 sur « le courage » qui m’est parvenu via Jean Gadrey qui le tenait de Patrick Viveret qui le tenait de Catherine Dolto…

    « Le courage, c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

    1. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques

      On fait comment, collectivement pour consolider ce courage? Il s’agit ici d’évaluer ce qu’on fait, savoir si le résultat de nos actions sont en phases avec nos intentions, s’il faut revoir les intentions, bref instaurer solidement les mécanismes de Feedback. C’est à mes yeux, le point fort de l’organisation sociocratique d’Endenburg, de l’art de l’évaluation d’Esther Duflo et sans doute de quelques autres qui mériteraient d’être mieux connus afin de réduire la loi commune du délire idéologique.

      1. « Iinstaurer solidement les mécanismes de Feedback » ?
        « Le courage c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. »

        Les soutanes des hussards noirs de la république ….. « soulevées par la beauté sacrée des formes et des rythmes », nous suggèrent qu’ils sont en fait de grands et lumineux croyants en « l’univers profond »…
        Si la musique du temps est la nourriture de l’Amour et du Courage, alors sorts ton instrument et viens ! 🙂

      2. Tiens Pierre, comme tu es un des rares à avoir montré un intérêt pour cette question d’évaluation et de Feedback pour réduire les dégâts des bonnes intentions et des délires idéologiques (prendre ses désirs pour des réalités), est-ce que tu as d’autres sources comme G. Endenburg ou E.Duflo les mettant à l’honneur (évaluation et feedback).

      3. @Michel Martin
        Je ne connais ni l’un ni l’autre…. 🙁
        Me voilà « nourri en retour » ! Merci pour ce « renvoie d’ascenseur » façon « retour de bâton »….. 🙂
        Je n’avais aucun Feedback…. La sociocratie une « Grande Cause » ?
        « G. Endenburg se base sur les idées pédagogiques de Kees Boeke et ses connaissances
        d’ingénieur en électrotechnique, ses recherches dans les domaines de la cybernétique
        et de la théorie des systèmes. Une connaissance de Paul Jorion donc….

        Sans bouleverser les structures existantes, cette approche pragmatique,
        appelée aussi gouvernance dynamique aux Etats Unis, permet de dynamiser
        les organisations et d’optimiser l’intelligence collective.
        Elle contribue à améliorer le climat social, la structure de communication
        ainsi que la qualité et la mise en œuvre des décisions.
        Elle engage une collaboration responsable, alliant efficacité,
        épanouissement individuel et collectif et comportement éthique. »

    1. Ben tiens EMI a déjà réagi: le clip a déjà a été bloqué dans certains pays. Alors que plus de la moitié du clip c’est le générique de fin. Ils sont fous, aveugles, sourds.
      Par conséquent, je vais être très méchant: je mets ce clip vidéo hors ligne mais je fournis gratos une copie du film entier à ceux qui me le demandent. Ca va mieux comme ça EMI ????? 😉
      Jaco … tu ne leur tirerais pas les oreilles ?

  21. Accélérations: ça chauffe en Roumanie

    Alors qu’un millier de personnes manifestaient dans le calme depuis environ cinq heures place de l’Université, une centaine de jeunes, encagoulés pour la plupart, ont commencé à lancer des pavés, des pétards et des fumigènes contre les gendarmes.

    Et les socialistes flamands (au gouvernement) ont la lâche trouille:

    Il (Louis Tobback) a d’ailleurs suggéré au gouvernement de faire figurer la photo des dirigeants des banques sur les extraits de rôles pour que les citoyens voient clairement qui sont les responsables du fait qu’ils payent beaucoup d’impôts.

    Le vent qui tourne???

  22. En fait, il reste un élément à mon sens (qui n’est pas aussi avisé, ni fondé, que le votre) que vous n’abordez pas parce que peut-être vous le pensez secondaire: la part de l’addiction à la gabegie de ceux que l’on peut qualifier au minimum de nantis: ils sont si riches qu’ils ne pourront à priori jamais dépenser leur argent et pourtant , un ami trader (plutôt banquier, mais j’aime l’appeler ainsi) m’avouait que s’il devait revoir ses émoluments à la baisse (contraint par la populace), il se trouverait vite en faillite personnelle tant il vivait grand train, et même à crédit pour pouvoir faire plus encore. Résultat, il est fermement décidé à se battre bec et ongles pour préserver ce qui nous apparait comme des privilèges excessifs, vains et même futiles. Les rois les plus fastueux n’étaient-ils pas en fait les plus endettés et prêts à tuer pour continuer…..Et cela me fait penser à quelque chose de très anachronique : l’agriculture industrielle avec ses agriculteurs addictés au crédit pour faire marcher leur fourbis industriels et continuer d’avoir le droit de vivre en esclaves attachés à leurs machines, pour le grand bonheur des grands groupes agro-alimentaire. Ils se vivent en permanence comme étant devant la dernière marche avant le précipice et se mettent à défendre avec la dernière énergie le système qui les tue , comme dans un syndrome de Stockholm. Et je me suis toujours dit que pour les sauver et les ramener à une agriculture biologique ou raisonnée, il faudrait budgétiser un somme folle juste pour les désendetter ; non pas désendetter le système comme on veut le faire, mais les gens eux-même pour qu’ils retrouvent une capacité à penser, à redevenir raisonnables et sereins: seule condition pour se mettre à changer le système .

  23. J’ai discuté aujourd’hui avec un cadre de chez Lactalis, l’énorme fabricant de produits laitiers, fromages et yaourts de toutes les grandes marques dont Président, Lactel, La Laitière etc … qui a racheté les actions de l’Italien Parmalat, devenant en juin dernier le N°1 mondial des produits laitiers.
    Il m’a dit que le patron commence par « sortir l’entreprise de la Bourse » car « il n’aime pas la Bourse », que l’entreprise est florissante et qu’il ne veut pas se laisser em ……er par des vautours.
    Profane dans le domaine financier, cette réflexion m’a surprise . Ainsi, alors qu’une entreprise cotée en Bourse est à la merci de rumeurs et de manoeuvres de prédateurs, une grosse entreprise qui sortirait de la Bourse pourrait poursuivre son bonhomme de chemin en toute liberté.
    Est-ce possible et souhaitable ? Et si ça l’est, pourquoi ne sortent-elles pas toutes de la Bourse ?

    1. Est-ce possible et souhaitable ? Et si ça l’est, pourquoi ne sortent-elles pas toutes de la Bourse ?

      C’est une question de fortune accumulée par les prédécesseurs du dirigeant bien doté et transmise à ses successeurs capables…

      Il est long de monter en fonds propres par les résultats après impôts. c’est un jeu de patience nécessaire pour diminuer les emprunts de l’entreprise. Le faire sans actionnaires extérieurs (bourse) est encore plus long, cela exige un bel héritage au départ et ou une vie d’épargne sage. C’est le rêve de monsieur tout le monde d’être le plus fort et de se passer d’emprunts et d’actionnaires extérieurs.

      Pour un commerce ou une PME c’est jouable, pour une grosse entreprise cela exige un capital reçu par héritage important, même avec une forte rentabilité. On ne peut grimper totalement par endettement et autofinancement. Donc le besoin de capital risque est omniprésent. c’est donc la lutte pour la vie pour tout le monde.

      Cordialement

      1. cela exige un bel héritage au départ et ou une vie d’épargne sage.

        D’après les dires de ce cadre, son PDG, le discret Emmanuel Besnier au train de vie peu ostentatoire, serait apprécié par ses employés qu’il paye correctement, du cadre au chauffeur routier et au petit agent chargé du nettoyage des cuves .

  24. Si un entrepreneur construit un immeuble en falsifiant ses fondations, on dira que c’est un criminel.
    Si un entrepreneur construit une prothèse en falsifiant ses matériaux, on dira que c’est un criminel.
    Si un politique construit une monnaie en falsifiant son économie, on dira que c’est un bienfaiteur.

    1. Les exemples sont nombeux. Prenez les braves ingénieurs qui ont inventé, au 19e siècle, des moyens pour purifier l’eau, afin d’éviter des épidémies. Aucun monument, même pas des noms inscrits quelque part pour mettre en relief leur mérite. Par contre, vous pouvez consulter des tonnes d’ouvrages publiés sur Hitler, Stalin et d’autres personnages peu recommendables.

  25. Analyse une fois de plus d’une grande lucidité. Il est tout à fait vrai que lorsqu’une aristocratie cède le pas une autre la remplace.
    Mais avant d’être une « aristocratie » une puissance émergente est une « mafia ». C’est ce qu’étaient nos principautés européennes, pour ne citer qu’elles, avant que Clovis ne légitime son emprise par le droit divin. Il est donc à prévoir, à mon avis, que le monde, dans son entier et au même moment, résultat de la vraie mondialisation, que le monde dans son entier donc, va être dominé et réglé par des mafias locales, jusqu’à ce qu’elles se mettent d’accord pour élire des monarques. Après l’ordre le chaos; après le chaos l’ordre. Rien de bien nouveau sous le soleil.
    Des hommes comme Mr Jorion ont l’insigne mérite de nous indiquer où nous en sommes.
    Merci

    1. Oui, c’est tout à fait ça. De toute façon le paradis néolibéral pur existe et c’est le Mexique : État corrompu jusqu’à la moelle ( même si des gens honnêtes en son sein se battent pour changer la donne ), narcotrafics en tous genres avec une myriade de bandes qui se font la guerre, police qui en croque un bon pourcentage et règle ses comptes à l’ombre d’une justice de fer et d’opérette
      ( rappelons-nous Florence Cassez qui croupie encore en prison et sa rocambolesque arrestation truquée ) … puis l’entrée des USA dans la danse avec agents secrets infiltrés à la clef qui rajoutent de l’huile sur le feu en faisant entrer des armes de guerre dans le pays… Je n’oublie pas les maquiladoras , ces camps de travail légitimés pour l’exportation, ni le féminicide de Ciudad Juàrez ! Bref, résultats des courses : 45 000 morts en cinq ans au Mexique.

  26. Je ne vois rien d’autre à dire qu’un mot : Excellent !
    Step suivant ? Guerre ou révolution ? Dans les deux cas c’est la violence. Et comme la violence est le dernier refuge de l’incompétence ou la confiance dans le pire, ce qui revient au même, j’ai quand même un peu peur ! En même temps je me dis  » Ce n’est pas la fin du monde, nous ne sommes pas foutus ». Bref c’est le grand saut dans le vide.

  27. M. JORION parlait de »marché des capitaux qui dirigeait le monde… », n’est ce pas plutot la ploutocratie qui dirige le monde, quand Fillon proposait à Hollande de soumettre son programme à SP et que la Grèce et l’Italie sont désormais dirigées par les banquiers? De Gaulle devrait retourner dans sa tombe en déclarant que la politique de la France ne se décide pas à la corbeille(de la bourse)!!!

  28. L’homme de l’année fut… Georges Papandréou qui après avoir obtenu…un accord relatif à la restructuration de la dette de son pays…, leur rappelait les principes démocratiques en décidant… que le peuple grec entérinerait cet accord par voie de référendum. Tant de nouvelles contradictoires jetaient le désarroi au sein des capitales européennes. Papandréou dut… faire rapidement machine-arrière. Le marché des capitaux dirigeait désormais le monde et les velléités de courage politique ne firent pas long feu en 2011 devant son cruel réalisme.

    Dans l’affolement de l’époque, si Georges Papandréou avait fait passer son référendum, (il s’y est très mal pris puisque les Grecs n’ont rien compris… mais pas les marchés…), la Grèce serait certainement dans la situation de l’Islande aujourd’hui. Islande dont on ne parle assez à mon avis. Seulement on veille , on veille, par peur que cela ne fasse boule de neige… Mais c’est une des meilleures solutions ! Envoyer bouler les marchés financiers !

    Le courage politique serait de faire que le marché des capitaux, devant son pitoyable irréalisme, ne dirige plus le monde à partir de maintenant !

    Donc Mr Jorion, merci de nous faire un article sur l’Islande.

  29. Cher monsieur, article passionnant, qui me permet pourtant de soumettre une hypothèse relative à la qualité des leaders occidentaux aux manettes actuellement. D’un point de vue social et économique, ils sont lamentables, certes. Mais du point de vue de la finance, ils sont brillants. Avoir en temps de paix fait passer sans trop de remous de tels transferts financiers du public vers le privé est un exploit, regrettable, mais bien réel. Ces dirigeants ne sont pas à genoux devant le système oligarchique, né d’une patiente politique couronnée par la création de l’Euro, ils sont le système. Ils font donc parfaitement leur « job », et les candidats à la succession attendent patiemment leur tour, la serviette au cou. Autrement dit, un abîme sépare aujourd’hui la réalité du pouvoir politique des exigences sociales et humaines de nos sociétés. Seuls les medias et les élites et décideurs de tout poil permettent (encore) de cacher cette triste réalité. L’extrême droite a donc de beaux jours devant elle, il lui suffit d’attendre. Avec elle, la finance ne se portera pas plus mal. N’est-ce pas là l’essentiel?

  30. Le paquebot italien a fait naufrage…
    Le capitaine n’était pas à la barre…

    On joue la même tragédie, en mer, au sud de l’Italie, qu’à terre. « Concordia », la concorde, a échoué, partout…

  31. Une chose m’énerve un peu, en effet on critique ici beaucoup dans les commentaires ce que proposent les candidats anti-ultralibéralisme (Mélenchon, Le Pen, …)

    Mais vous les critiques – et vous aussi Paul – quelles sont les mesures concrètes et immédiates que vous proposeriez si vous étiez élu demain à la présidence ?

    (Même si on a bien compris qu’il n’y a peut être plus rien à faire, ou qu’un seul pays ne peut rien dans le contexte de mondialisation, etc…
    si c’est le cas autant arrêter de bloguer et de s’agiter de suite !)

    1. Oulala ! – anti-ultralibéralisme Le Pen, …) MdR jaune ça c’est un scoop, PI, pro prolo tant ka faire, sociale en plus pour faire bon poids — Faudrait tout de même pas ce foutre du monde NON

    2. Déjà, y a comme qui dirait ‘confusion’ : mettre Méluche et Le Pen dans le même panier anti-ultralibéralisme, alors que la seconde a un programme très libéral, c’est comme qui dirait mal parti …

      1. 1. Pour moi, proposer d’augmenter de 200 € les salaires < 1.4xSMIC , sortir de l'Euro et établir une contribution sociale sur les importations, ce ne sont pas des mesures libérales !
        http://www.challenges.fr/economie/20120113.CHA9178/le-chiffrage-du-projet-economique-de-marine-le-pen-est-il-credible.html

        2. Après on peut discuter sur les effets de telles mesures, mais comme de toutes manières on sait ce que valent les modèles économiques utilisés en regard de la réalité, si on continue sur cette lancée, à savoir ne rien faire, on sait où cela va nous mener.

        3. J'aurais pu ajouter Dupont Aignans et Montebourg dans la liste, mais le premier ne décolle pas dans les sondages et le second reste au PS, il est dans la position : "se soumettre ou se démettre", pour l'instant même s'il s'agite il se soumet !

        4. Et vos réponses restent dans le domaine de le critique, moi je demande des idées concrètes …..

    3. Interdiction des paris sur les variations de prix, Bancor, distribution de la valeur ajoutée correspondant à la juste rétribution et contribution du travail, taxation du capital, justice fiscale, défaut organisé sur la dette constituée à partir du déficit de rémunération du travail et des intérêts cumulés de la rémunération délirante du capital et des intermédiaires financiers sur-parasitaires, nationalisation du secteur financier, nouveau Glass-Steagall Act, redéfinition du droit de propriété, destructions des liens incestueux et illégitimes entre dirigeants/entrepreneurs et actionnaires/capitalistes dans les entreprises, encadrement constitutionnel de la sphère économique autorisant de fait l’existence d’une économie vertueuse socialement et environnementalement échappant au cadre pervers néolibéral, refonder la « science » économique selon de nouveaux principes d’Économie Politique remettant en cause le concept moderne de la Valeur, repenser le projet Européen en s’appuyant sur une Europe avant tout politique, etc, etc. Ça vous dit quelque chose ?

      @Zeb, par définition un parti Nationaliste est anti-libéral, politiquement toujours, du point de vue du libre-échange toujours, économiquement de façon plus générale, c’est juste une question d’opportunité. Anti-capitaliste idem, ça dépend des conditions politiques du moment, dans le discours bien sûr. National et Socialiste ça sonne très bien, non ? Après ça il reste les fondements racistes et xénophobes. Et là tu sais… l’extrême droite non libertarienne n’a jamais vraiment loué les « zanglos-saxons »… Et ne parlons pas de l’anti-parlementarisme.

      1. @Vigneron

        Quel est le candidat le plus proche, à l’heure actuelle, de ces propositions ? Que je sache, Jorion n’a pas dit qu’il se présentait…

      2. Enfin une réponse à la question posée !

        Question suivante, quelle (s) mesure (s) pourraient être prises unilatéralement par la France ?

        Vu qu’un consensus européen est toujours quasiment impossible à obtenir (même s’il serait sans doute très efficace en regard de la puissance de la finance) puisque c’est le chacun pour soit dans la zone Euro.

      3. En glissant le mot « écologie » quelque part ce programme eut été parfait…..
        « Environnementalement » c’est pas très « scientifique » pour qualifier ton économie « vertueuse » !
        L’humanité est une femme de petite vertu….. 🙂

      4. Quel est le candidat le plus proche, à l’heure actuelle, de ces propositions ? Que je sache, Jorion n’a pas dit qu’il se présentait…

        Non Diderot ou Voltaire non plus n’auraient pu se présenter en leurs temps.. Qui est le/la plus proche ? Le/la plus hors-cadre, le/la plus éloigné(e) du cadre plutôt, le/la plus radical(e) intrinsèquement quoi, radical(e) signifiant novateur et pas rétrograde ou réactionnaire comme les ceux et ceusses que vous savez, en l’occurrence j’ai comme l’impression que c’est « la » et pas « le »… et pas « la » qui va passer très bientôt des accords avec la droite dite modérée.
        @Martin, ah bon ? Il a jamais évoqué explicitement la nationalisation, ou la mise sous tutelle, idem, du secteur financier le père Jorion ? On m’aura donc abusé ?

      5. @ Vigneron :
        « dans le discours bien sûr » : viiii …
        Mais je parlais pas de leurs discours, mais bien de ce qu’ils mettront en place une fois que (ou ce qu’ils essaieront de).
        On parlait icite de ultra-libéralisme (ou néo-libéralisme), pas de libéralisme. Or, même nationaliste et réinvestissant l’Etat comme outil ‘protecteur’, ce même état est bien sûr protecteur des patrons. D’ailleurs, les libéraux ne sont pas pour la suppression de l’Etat, nécessaire pour l’ordre social (et national, forcément). Tant que le capital (national) peut faire ses bénéfices, c’est ça qui importe. C’est là où il se démarque du colbertisme, où l’Etat, justement, dans l’économique, a sa place (parfois prépondérante), y compris la nationalisation : pas vu de ‘nationalisation’, de près ou de loin, dans le programme du FN.
        Par contre, effectivement, la marine a réinvesti le protectionnisme social étatique (pour les blancs, pardon, les français qui ont des racines grandes comme ces chênes qu’on fait rien qu’abattre). En ce sens, on dirait du vichy mais avec le teint célestin.
        Plus sérieusement, on pourrait parler de ‘national-libéralisme’, qui porte en lui les contradictions de ces deux termes, le libéralisme étant le libre-échange (donc non limité géographiquement) et la nationalisme un cadre géographiquement limité (sauf expansion de ‘l’espace vital’, à la nazi. Le Pen (le père) portait en lui ce type de contradictions car s’il vilipendait les théoriciens libéraux, la mondialisation( libérale) sauvage, les stock-options et le MEDEF, c’était aussi pour mieux défendre les ‘petits’ patrons capitalistes dont l’activité est par trop enchainé par les ‘charges’ sociales, afin de libérer l’activité économique, …
        De fait, la marine parle ‘d’Etat stratège’, pas de nationalisation. Et s’il intervient pour protéger les PME/PMI, ce n’est pas parce qu’il est réactionnaire et qu’il souhaite réinstaurer les corporations ou supprimer la concurrence mais bien plutôt la concurrence ‘déloyale’, celle de ‘niveau’ comparable (USA, Allemagne, …) étant acceptée.
        Idem pour le marché du travail où l’immigration clandestine est une concurrence déloyale pour les citoyens (français).

        « Le déploiement de l’idéologie néo-libérale et mondialiste, et sa conséquence la crise financière, l’imposition de l’euro, ont eu des effets désastreux, et qui pèsent chaque jour davantage sur les TPE, comme pour les autres acteurs économiques de plus grande taille. »
        « A l’instar des PME, les artisans et commerçants subissent par ailleurs une complexité administrative, sociale et fiscale inimaginable. Le chiffre de 10 000 obligations différentes avait été recensé en son temps par Eric Woerth, sans qu’aucune action ne soit mise en place pour régler ce problème. »
        « Les liens d’exclusivité entre centrales d’achat et grands distributeurs seront interdits. Des sanctions pénales effectives en matière d’ententes seront prévues. Les actions de groupe seront autorisées. »
        « Dans le cadre des cours de géographie au collège et des cours de sciences économiques et sociales au lycée, on insistera sur la contribution des petites entreprises à la vitalité économique du pays et l’on valorisera l’esprit d’entreprise. »

        Si c’est pas la ‘concurrence libre et non faussée’ ça (certes, ‘garantie’ par l’Etat mais quand même bien libérale) …
        En tout cas, on est loin des idées vichystes mais aussi du national-socialisme et de la prééminence de l’Etat dans l’économie et la production.

        On est bien là, il me semble, dans une reprise du ‘concept’ d’Etat stratège, libéralo-compatible :
        http://www.portail-ie.fr/fondamentaux-2/15-lexique/89-etat-stratege.html
        De sorte que la marine aurait réussi à produire sa mutation au FN, passant d’un vieux parti réactionnaire (où de nombreux vichystes y trouvaient leur petits) à un parti national-libéral, l’alliance de la carpe et du lapin. Cette mutation s’est produite de par l’arrivée de nouveaux cadres au FN, sortant de Sciences-Po voir de l’ENA, anciens conseillers mêmes de Chevènement (qui se retrouvent sur la nation d’Etat stratège économiquement et même socialement, par exemple).
        Cette alliance là est très difficile à démonter, pour la bonne et simple raison qu’elle fait front sur tous les côtés : étatique contre les néo-libéraux, libéral contre les socialistes, national contre mondialistes, etc.
        La seule façon de déconstruire tout cela, c’est de montrer justement l’impossibilité d’un tel attelage : libéral ET nationaliste.
        Mais en tout cas, cet attelage improbable est conçu pour ratisser large, ce qu’il fait assez bien, personne n’ayant réellement pointé du doigt cette incongruité.

      6. Tu vois, Vigneron..?? Parfois, tu es comme moi à souhaiter une communalité de l’argent comme la décrit Lordon. Soit, par le travail, c’est à dire une élévation notable MAIS limitée de l’humain qui pourrait vivre tranquillement sans exagération de ses « revenus ».
        Le dream américain, l’appât maximal de la corruption (avec sa fausse protection), ainsi que le hasard de l’impunité nous ont fait cette joyeuse crise qui mènera à une guerre mondiale si des révolutions efficaces ne sont pas menées.
        Je risque ainsi, par ce commentaire, de me faire sanctionner par trop de vérité…
        Crois-tu qu’il y ait beaucoup de veaux, ici, qui aient détecté que la première banque italienne est la Mafia…??? Et pourtant, c’est le fonctionnement italien qui les attend. Et de pied ferme, car ils ont le pouvoir.

      7. Zevengeur

        Il est possible de lire « Nous on peut !  » de Jacques Généreux… il indique en quelques pages, les mesures urgentes et les actions à mener pour y parvenir.
        Nous ne sommes pas sans moyens, quand il y a la volonté de les utiliser.

      8. @ Vigneron :
        Je t’ajoute un article intéressant, concernant le FN :
        « Etienne Pinte (UMP) s’inquiète de la montée du FN, y compris chez les pratiquants »
        Intéressant parce que l’auteur, député UMP et chrétien, montre les incompatibilités entre FN et christianisme. Mais aussi les têtes de pont (et je suis poli) de la droite populaire jetées depuis les rives de l’UMP sur les berges frontistes. Permettant ainsi aux troupes FN d’investir le territoire UMPiste (et non l’inverse).
        Intéressant aussi parce qu’il en dit sur le FN et sa mutation :
        « Oui, je le constate. Depuis plusieurs mois, nous assistons à une montée en puissance de l’extrême droite chez nos concitoyens en général, mais aussi chez les pratiquants. L’image du FN a considérablement changé avec l’arrivée de Marine le Pen, une femme, moderne, supposée proche des réalités sociologiques françaises. Ce parti est devenu plus acceptable. Et aujourd’hui, des cadres moyens et supérieurs ne répugnent pas ou plus à voter FN. »
        J’imagine assez mal ces cadres moyens et supérieurs prendre une option pour du national-socialisme … Par contre, un national-libéralisme attire beaucoup de personne : c’est aussi la stratégie de Bayrou, la marine light. Qui semble marcher.
        Du ‘acheter français’ et du ‘pour laisser vivre les entreprises, baissons le coût du travail !’

        Je réitère donc. Les positions papales ont beau être anti-ultralibérales, elles n’en défendent pas moins les positions libérales vers lesquels bon nombre de croyants croient voir dans Bayrou ou la marine une ‘illustration’, identifiant, à raison, Sarkozy comme le chantre du néo-libéralisme, décrié par cette même église catholique.
        Qu’ils aient tort d’identifier la marine et libéralisme, c’est une autre question.
        Mais force est de constater que ce ‘recentrage’ économique, moins réactionnaire que l’était le poujadisme et qui était le fond de commerce (cas de le dire) du père, réalisé par la fille ‘casse la baraque’, y compris chez les chrétiens.
        L’aggiornamento dont tu parlais pour Vatican II faisait intégré le libéralisme politique dans l’univers catholique. Ce faisant, l’église a aussi intégré ‘inside’ le libéralisme économique, par anti-communisme viscéral, pensant ainsi que cela faisait partie du ‘paquet’ pour défendre les libertés fondamentales.
        Certains ont bien compris tout le gain qu’ils auraient à ‘coller’ aux positions papales, sans pour autant se départir du fond de commerce libéral, ni rejeter les cathos réac et encore moins abandonner la ‘préférence nationale’.
        Belle OPA … et grand écart.
        Fortiche la marine, bien plus que son père.

      9. @Vigneron

        Eva Joly ? La candidate d’un parti qui crée des apparatchiks plus vite que son ombre et qui se foutent des idées de sa tête de proue, dont on se demande si elle appartient bien au même bateau ? Personnellement, j’aime bien Eva Joly. Bon on met un peu de jacobinisme dans son programme et c’est à peu près présentable, même si elle commence à perdre les pédales, ce qui est bien compréhensible avec les coups qu’elle a reçu de son propre parti. Elle n’a qu’à aller au Front de gauche, ça fera un tandem intéressant. Pour le reste, je crois que vous vous plantez et que ceux qui peuvent appliquer les idées d’un Lordon ou d’un Jorion ne se trouve qu’à gauche du Ps (donc en partie chez les verts mais en faible partie malheureusement). Et puis le coup du rétrograde versus moderne, vous savez qui utilise ça en temps normal non ?

      10. Zeb. Qu’est-ce que tu perds ton temps à nous prouver que l’extrême-droite est bien à droite ou « libérale » au sens de pro-capitaliste et viscéralement anti-collectivisation ? Qu’elle est, comme son électeur, pour le bon travailleur français, pour le bon petit commerçant, artisan français, pour le bon petit patron travailleur français, pour les bons produits du terroir français, pour le bon grand patron bon catholique et décent français, pour le bon Capital français, pour le bon Ordre de l’État centralisateur français, pour de bonnes mafias françaises pour l’Ordre dans les bons interstices français, pour de bonnes grosses et honnêtes banques françaises, pour de bonnes frontières bien protégées françaises, pour une bonne église catholique française, pour un bon Parlement monocolore et aux ordres français, pour une Justice au service de l’Ordre français, etc, etc.
        Tu veux prouver aux électeurs d’extrême-droite qu’ils sont à droite ? Ils le savent mon coeur, ils sont encore très majoritairement ceux ou les héritiers de ceux qui votèrent Tixier, Poujade, Le Pen Ier, de Villiers, Pasqua, Mégret, etc, avec toujours les noyaux durs de l’arc méditerranéen, plus les frontières nord-est, plus le vote pieds-noirs et descendants qui pèse quand-même près de 8 % de l’électorat, plus un gros réservoir à neuneus dans un grand quart du pays du Nord et de l’Est jusqu’à la Méditerranée.
        Ceux qui sont les nouveaux arrivants sont les 25 % des électeurs sarkozystes de premier tour, les plus à droite des déçus du discours populiste de Sarkozy/Guaino 2007, point.
        Le changement de stratégie électorale de Le Pen II a sans doute consisté à appliquer le conseil de de Benoist qui engageait le FN à s’adresser à un « électorat naturel » qui serait moins le « peuple de droite » que le « peuple d’en bas ». Ce qu’il résumait ainsi en 2007 :  «L’alternative à laquelle il (le FN) se trouve confronté aujourd’hui de manière aiguë est toujours la même : vouloir encore incarner la « droite de la droite” ou se radicaliser dans la défense des couches populaires.»
        La « défense des couches populaires », ça veut dire quoi pour un droitiste ? Pour un électeur frontiste « populaire », vraiment « populaire », i’e ouvrier ou chômeur (ouvriers ou chomeurs chez lesquels le vote PS arrive encore largement en tête, faut pas délirer, sont pas si cons que tu crois) ? Qu’on me protège du marché, qu’on me donne un marché dirigé, anti-libéral s’il le faut et dans tous les sens du terme, qu’on me rende l’argent et le travail que les étrangers me volent. Un État fort mais moins de taxes et la mafia locale s’il le faut, mais de l’Ordre ! Mais d’abord et avant tout les noirs et les arabes, au pas les larbins ! ou go home.
        Lis J.Y. Camus, la sociologie comme la géographie du vote FN est stable. Non, le danger du FN, dans le cadre du ripolinage des thèmes de discours et de l’expurgation méthodique des saillies antisémites, comme dans celui du « resoutirage » d’une partie de l’électorat « populaire » de Sarkozy, c’est bel et bien son alliance politique à venir avec une bonne partie de la droite dans la recomposition qui suivra la désintégration de l’UMP si un Juppé vient pas lui sauver la mise dans une centaine de jours.
        Et là, les « hommes et femmes de bonne volonté » comptez vous… les femmes surtout puisqu’elles présentent l’énorme avantage qualitatif sur les couilleux de ne toujours représenter qu’un tiers de l’électorat frontiste, moitié moins que les connards cornards quoi (le fameux « gender gap » du FN…). Vive la Femme !

      11. Zébu, Vigneron

        Vous fatiguez pas trop sur le sujet, le « programme économique » de la marine nationale, il est mort lors de l’interview par Anne-Sophie Lapix, lorsqu’elle a été incapable d’avouer que les 74 milliards de financement de son programme viendraient d’une taxe de 3 % supplémentaire sur les importations, qui seraient évidemment payée par tout le monde.

        Si après ça les ouvriers votent encore pour elle pour des raisons « économiques »…

      12. @Vigneron et Julien :
        Non, je ne veux évidemment pas ‘prouver’ que ceux qui votent extrême-droite sont de droite (encore que, là encore, y a de tout : il y a quelques années, on n’aurait jamais imaginé des chevènementistes passer au FN …, preuve s’il en est que le filet est large).
        Seulement il me semble que la marine a su renouveler le vieux fond de commerce du père et qu’elle a fait prospérer la boutique en sortant du poujadisme et de la réaction vichyssoise pour réutiliser des notions utilisées à droite il y a quelques années. Les transfuges provenant de la droite libérale mais dénonçant la mondialisation ultralibérale y ont été pour beaucoup.
        Et quand tu parles d’alliance post-élection, c’est déjà trop tard : le simple fait que la droite populaire (c’était quoi ce machin il y a quelques années ?) braconne ouvertement sur les terres FN en dit long sur ce qui non pas se prépare mais s’est déjà effectué.
        Sarkozy a parié et il a perdu. Parce qu’il a incarné le bling-bling ultralibéral mais surtout pour avoir incarné ses orientations économiques. S’il avait réellement suivi son discours de Toulon, il serait adoré par ces mêmes couches ‘populaires’ et pourtant, avec un programme bien libéral comme il faut. La marine et le marinade sont dans l’air du temps : il n’y a qu’à voir le Bayrou sortir de son récif et en deux mois choper la progression la plus importante en sondage. Pas con, le Bayrou, suffit de suivre la murène Le Pen …
        Les deux FONT l’air du temps. L’ultralibéralisme, c’est ‘has been’.

        La droite ‘classique’ l’a senti et n’attendra pas l’explosion des élections : c’est en cours.
        Et ce depuis plus d’un an. Depuis, justement, le rappel de Juppé et la sortie de Borloo.
        Plus précisément, je vais te dire depuis quand : depuis le discours de Grenoble du 30 juillet 2010.
        Ce discours a été l’ultime tentative d’OPA sur le FN mais ça a été la tentative de trop (un pont trop loin) : la droite a alors éclaté. Les uns continuant sur leur ‘lancée’ la route qui les conduira au FN, les autres poursuivant chacun leur chemin plus ou moins divergents.
        Toutes ces droites avaient deux ciments : l’un, commun (le libéralisme), l’autre d’exclusion (la xénophobie).
        En novembre, Borloo, dernière cartouche libérale (‘centriste’) fait long feu et Sarkozy, la mort dans l’âme, se voit obligé de rappeler Juppé pour colmater les brèches.
        Depuis cet échec, Sarkozy suit son inertie : TINA pour lui. La marine lui bouffe la droite par l’Etat protecteur et la sortie de l’euro et le marinade par le protectionnisme et le libéralisme de bon aloi.
        Pourtant, ‘contre toutes attentes’, Sarkozy résiste, ce qui est très étonnant au vu de son ‘bilan’ passé et actuel, soit que les vieux de plus de 65 ans sont plus que fidèles, soit que la gauche soit plus que mauvaise malgré ce bilan (j’hésite …).
        Son dernier pari était que la note tiendrait bon, jusqu’à l’élection, tout en évitant de vrais plans de rigueur avec des morceaux très durs dedans.
        Pari perdu. Mais il lui reste encore 100 jours …

        @ Julien :
        Anne Sophie Lapix, la pugnace, intelligente et joliesque de Canal + ?
        Certes, mais les ouvriers regardent-ils majoritairement Canal + (et ASL) ?

      13. @ Zébu

        Ton analyse rejoint en tous points celle qu’avait faite Clémentine Autain face à la girouette Soral chez Taddéi.

        @ Julien :
        Anne Sophie Lapix, la pugnace, intelligente et joliesque de Canal + ?
        Certes, mais les ouvriers regardent-ils majoritairement Canal + (et ASL) ?

        Non, mais une fois n’est pas coutume, on en parle « partout ailleurs », plutôt que nul part ailleurs de cette empoignade.

      14. Ouarf. Sans compter que du 3% sur les importations c’est à tout casser du 15 milliards récupérés. M’enfin ça fait déjà plus de 1 % du revenu brut disponible des ménages et bien 3 ou 4 fois plus pour les plus pauvres d’entre eux, les méritants qui font tourner leur pognon, tout leur pognon voire un peu plus.

      15. Tu te trompes zébu, comme la fille à Yvan, elle c’est pas nouveau elle s’est toujours plantée (au point de se carrer derrière son Jean Luc, bien face caméra, l’autre soir, j’avais mal pour elle par moment, quand elle planquait son minoit surtout…). J’t’ai pas attendu pour voir Sarkozy et une bonne partie de l’UMP frayer en eaux saumâtres et j’ai pas attendu Grenoble pour en voir les effets. La bascule, la vraie, elle se fait sur des accords politiques électoraux, comme l’a fait la droite orléaniste UDF en son temps (rappelle toi Millon et les autres…), grand vivier de fachos authentiques estampillés NF, toutes tendances droitistes historiques confondues, des trads indépendants et paysans aux ultras d’Occident en passant par les ex oas. Leur manquaient que les filières souverainiste et mafio-SACiste et compagnie réservées par Albertini au parti dominant bonaparto-gaulliste.
        Et si la machine à baiser le FN, l’UMP, montée par Juppé en 2002 explose comme probable dans quelques mois, ou si ce parti veut simplement sauver ses meubles aux prochaines législatives, je peux t’assurer qu’une bonne part de ces salopards ne prendra pas de gants pour s’allier au FN. Et là les petites ou grosses saloperies des Sarkozy Hortefeux Guéant Guaino et compagnie deviendront vraiment des belles histoires pour enfants sages. Il sera plus question d’ultralibéralisme ni même de libéralisme économique, il s’agira juste de défendre le mouvement « liberal » tout court. Et il restera plus grand monde autour de MélAnchon, s’il est encore là et s’il a pas viré à nouveau sa cuti.

      16. @Vigneron :
        Yvan a une fille devant la caméra … ?
        Argh, pas suivi.
        Oui, le Millon en son temps mais cela restait exceptionnel, avec Chirac.
        Depuis Sarkozy, on est passé au level 2 : same level mais 2 fois plus de monstres …
        Evidemment, le level 3 dont tu parles, c’est pour les ‘survivants’ : des monstres partout (et hollande qui court au milieu et que tout le monde voudra pécho).
        Comme le disait Cédric Mas, rien ne dit que l’époque accouche d’une révolution.
        Ou alors, nationale celle-là.
        Sincèrement, j’espère me tromper, mais je vois bien la marine au second (à plus de 20%), avec un marinade venant faire exploser le poursuivant comme il l’a fait avec Royal, quelqu’il soit.
        Et même (ou surtout) avec l’élection de Sarkozy (rien n’est encore joué), l’explosion de l’UMP par gravitation vers le FN et tentative de gouvernement d’union nationale avec le PS, pour ‘contrer’ soit disant la marine à voile et à vapeur.

        Eparpillement façon puzzle.
        Et Mélenchon ne recollera rien du tout.
        Je commence à reconsidérer mon nullisme …

      17. @Julien :
        « Clémentine Autain face à la girouette Soral chez Taddéi » : c’était quand ?
        (suis jamais au courant des trucs bien qui se passent près de chez mon téléviseur …)

      18. Salut Vigneron !

        Si tu repasses par là, sous peu, tu pourrais pas un peu m’expliquer cette phrase ci-dessous et le lien avec le reste du post dont elle est tirée sans te commander. Faut te suivre, y a toujours un peu de découverte dans tes traces, mais un bras attaché dans le dos, sur une jambe, en ski de fond sur une piste noire, par gros temps, c’est pas facile mon grand.

        Et il restera plus grand monde autour de MélAnchon, s’il est encore là et s’il a pas viré à nouveau sa cuti.

        Gné ?

        Ma reconnaissance éternelle d’alcoolique violent.

      19. @Vigneron,
        Ben non, la nationalisation des banques ou leur mise sous tutelle via des règlementations, c’est pas pareil. C’est pas la même chose de faire le jeu que de faire l’arbitre.

    4. Pour rappel, on ne peut plus concevoir de mesures concrètes et immédiates dans l’état actuel des choses. Elles auraient dû exister en 2008 ou un peu avant. Il n’y a rien eu de fait.

      Alors on s’attend plutôt, avec certes un certain degré d’incertitude quant à la date, à une révolution ou à la guerre… voire les deux.

      Pourquoi parler de l’élection présidentielle? On élirait un gusse. Ce gusse rassemblerait dans la semaine, pris par la gravité de la situation, un gouvernement d’union nationale. C’est comme si le désastre de 2011 nous avait déjà hypothéqué le résultat de la présidentielle.

      Alors que les écolos seraient du gouvernement d’union nationale, ni Mélenchon, ni le FN ne voudront en faire partie car ils ont le même slogan ridicule: qu’ils s’en aillent tous…

      Faire de ce qui vous empêchera de gouverner un slogan de campagne, c’est de la courte vue politique…

      1. La contre-révolution emporte toujours le morceau en cas de révolution, toujours. Au mieux c’est un pas en avant et deux pas en arrière, toujours. Voire carrément la contre-révolution qui fait sa révolution. L’alternative telle que posée par MélAnchon l’autre soir « Ce sera nous contre eux » est parfaitement ignoble venant de la part d’un apparatchik qui rassemble pas 8 % de sympathisants, qui passe son temps à jouer les Fouquier-Tinville de chez Mutant à coups de réquisitoires version soft « qu’ils s’en aillent tous » ou version hard « vous l’emporterez pas au paradis », pétaradant émetteur public de « bruit » de casseroles et de « fureur » de commissionnaire politique… Je plains Généreux qui doit bien mal dormir et que j’aime bien.

      2. Lisez le livre avant de trouver le slogan ridicule.
        Ceux qui le sont ridicules, sont ceux qui nous disaient qu’il est nécessaire de faire l’austérité pour ne pas perdre le AAA et qui maintenant nous disent qu’il faut continuer à faire l’austérité pour le regagner.

        Qu’ils s’en aillent tous, veut dire que tous ces incompétents, dangereux pour notre société doivent dégager, comme ailleurs.

        Par ailleurs vous confondez « Qu’ils s’en aillent tous ! » avec le slogan du FN « Tous pourris ». Si vous ne voyez pas la différence, je n’y peux rien.

      3. Vigneron
        Quand Mélenchon s’est exclamé que comme d’habitude, au final, ce sera nous contre eux, ce n’est pas une alternative qu’il pose. C’est le constant que la gauche s’est toujours trouvée en face de l’extrême droite. Même si la gauche n’a pas été la seule dans ce combat et heureusement !
        Il ne demande pas de choisir entre le FN et le Front de gauche… Il constate que quoiqu’il arrive la gauche sera face au FN, quelles que soient les positions des uns ou des autres.

        Inutile de l’injurier (ignoble, apparatchik, casserole, commissaire politique) cela sent la haine froide. Très inquiétant, mais je ne doute pas qu’avec humour vous allez me rassurer, car ce vin là, il est éventé.

      4. @Vigneron

        Vous préférez sans doute que le FN fasse ses courses tranquillement ? Vous avez une lecture trop restreinte de l’histoire de la Révolution. Elle continue encore. Tout ceux qui ont cru s’en affranchir en ont finalement porté les idées un peu plus loin, comme une graine qu’on croit écraser trop profond et qui germe quand même. Votre crainte des débordements les favorise parce qu’elle fait le jeu précisément des forces conservatrices, qui conduisent les classes populaires à la colère. Il est au contraire temps d’ouvrir un nouveau cycle, mais en préservant le plus possible les structures qui permettent à la société de ne pas imploser, comme le veulent les libertariens et autres libertaires, au nom d’un anti-étatisme qui fera le jeu des dominants.

        Par ailleurs, si je puis me permettre, vous êtes un peu mal placé pour juger du côté pétaradant d’un candidat qui ne vous arrive pas à la cheville dans ce domaine ! :o)

  32. A se demander pourquoi une chaîne de magasin de bricolage a tant de succès en Bretagne et surtout en Forêt de Brocéliande…
    Merlin est encore de la partie…
    Pour le Roi, voir les Riches et Puissants, tous utilisateurs de la spychologie.

      1. Le graphique est une représentation des variations d’un bon indicateur du commerce international, celui du transport des produits « secs » (hors pétrole ou gaz).
        L’indicateur vient de rechuter à la verticale à un point qui représente le 12e (douzième) de sa pointe avant la crise de 2008. Les échanges internationaux sont donc de nouveau à un point bas abyssal…
        Si les marchandises ne circulent plus, c’est que les achats ne les tirent plus… et donc que la production va apparaître en forte chute à la suite. Récession qui devient dépression ?

  33. @ Leoned

    Léoned

    16 janvier 2012 à 00:01

    Mélenchon (m’)est très sympa, mais faut pas rêver ce qu’il propose c’est des conneries impraticables …

    Répudier la dette : oui. Mais la seule manière est celle que je décrivais dans mon scénario-fiction : UN pays prend en charge tout. Et les prêteurs l’ont dans le baba.

    Pourquoi trouvez-vous que la façon de Mélenchon d’envoyer les agences de notation aux pelotes en leur supprimant leur rayon d’action serait impraticable ?
    La nuit dernière, j’ai écouté sur Internet le discours de Mélenchon à Nantes , qui dure 1h12 ( le maigre avantage d’être insomniaque), grâce au lien fourni par notre amie forumeuse Louise M.

    http://www.placeaupeuple2012.fr/discours-de-jean-luc-melenchon-au-zenith-de-nantes/

    Mélenchon s’insurge contre une mesure prise par le traité de Lisbonne, traité au demeurant illégitime car refusé par referendum par les peuples de plusieurs pays. Cette mesure concoctée par les banquiers et les spéculateurs à leur seul bénéfice est faite pour saigner les peuples européens à blanc avec la complicité d’agences de notation élevées au rang de divinités infaillibles (agences légitimées, évaluées et contrôlées par qui ?).

    Cette mesure du traité de Lisbonne contraint donc les états de se financer auprès de banques privées qui, elles, sont autorisées à emprunter à 1% auprès de la BCE . Ces banques privées prêtent ensuite ces sommes aux états, sous forme d’obligations, à des taux usuraires allant jusqu’à 18% pour la Grèce suivant les évaluations , dégradations, recommandations données par des agences de notation comme Standard and Poors. Bref, une note dégradée par Standard & Poors comme celle de la Grèce permet à la banque prêteuse et aux spéculateurs d’exiger un taux de remboursement de 18% alors que les banques ont obtenu cet argent à 1% auprès de la BCE .

    Bénéficiaires de l’opération, les banques et les spéculateurs qui s’engraissent à des taux usuraires .
    Victimes : les peuples , accusés de « vivre au-dessus de leurs moyens », même les gens qui travaillent à plein temps au SMIC , qui ne possèdent rien , même pas leur logement ni un véhicule , et qui vont se retrouver encore plus pauvres, pour rembourser à des taux usuraires les prétendues » dettes du pays », par des mesures d’austérité imposées par des gouvernements qui se rendent complices des usuriers.

    Dans son discours de samedi dernier, à Nantes,J.L. Mélenchon a dit que puisqu’on nous présente ce traité de Lisbonne comme légitime ainsi que cette mesure d’interdiction faite aux états de bénéficier directement auprès de la BCE de prêts à 1% , les états européens , dont la France, ont le droit de recourir à la mesure nationale dite du prêt forcé auprès de leurs banques, en leur imposant, par un prêt forcé à un taux de 1% du montant de la dette nationale avec un remboursement sur une durée de 7 à 15 ans (certains disent que 7 à 8 ans suffiraient), de se refinancer elles-mêmes à 1% auprès de la BCE comme elles en ont le droit .
    Les banques n’y perdront rien, mais n’y gagneront rien non plus, tant pis pour les spéculateurs . Ce sera une opération blanche pour elles .
    Avec ce 1% automatique , es agences de notation n’auront plus aucune influence et disparaitront de notre paysage
    Les peuples ne seront plus saignés à blanc par des mesures d’austérité.
    Les générations suivantes ne seront pas endettées etc …

    Pourquoi est-ce impraticable ? Pour préserver ceux qui s’engraissent déjà sur les obligations grecques en attendant comme des vautours la faillite des autres pays européens ?

    La fausse mine de suppliciés de nos gouvernants s’apprêtant à annoncer de mauvaises nouvelles au bon peuple était particulièrement écoeurante .

    Qu’attend-on pour les pousser, par la force de la foule déterminée, à imposer ce prêt forcé à 1% du montant de la dette de la France aux banques nationales ?

    1. Mianne

      Les grands savants disent que si les banques centrales prêtent directement aux états à taux quasi nul, cela générera de l’inflation qui détruira le système.
      Donc, il faut continuer à accélérer dans la voie actuelle (Lisbonne 123 et Maastricht 104) pour se prendre le mur avec encore plus de violence !

  34. L’ennui avec toutes les personnes qui dénoncent les logiques de caste, c’est qu’elles en représentent généralement une aussi.
    Il faudrait faire retour sur les principes oubliés qui soutendent toute cette belle mécanique, et leur demander, en face, à tous: « Es-tu réellement mon égal, toi qui viens pour parler à ma place? Où sont mes mots après que tu les aies proférés de cette curieuse manière? »

    Ces tourments économiques qui troublent nos grasses digestions n’ont pas d’autre importance que de nous signaler ce dont ils procèdent: Nos esprits sont en grand péril. Et que sont devenus nos cœurs?

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