L’actualité de la crise : LA DIFFICILE GESTATION DU PLAN A’, par François Leclerc

20 janvier 2012 par François Leclerc | Print L’actualité de la crise : LA DIFFICILE GESTATION DU PLAN A’, par François Leclerc

Billet invité

A qui se raccrochent aujourd’hui ceux qui espèrent s’en tirer sans avoir à sortir du cadre ? A ces ultimes sauveurs que sont les banques centrales et le FMI, peut-on constater. Les premières agissant chacune à leur manière, le rôle du second étant appelé à se renforcer.

Pour les banques centrales, ce n’est pas une nouveauté, si l’on se rappelle le rôle déterminant joué par la Fed dès le début de la crise, mais cela l’est en Europe pour la BCE, qui n’a enclenché la vitesse supérieure qu’après avoir beaucoup tardé. Quant au FMI, si sa montée en puissance date du G20 de Londres en avril 2009, peut-on oublier que les États-Unis réclamaient le démantèlement de son activité de prêt lors de la nomination au poste de directeur général de Dominique Strauss-Kahn, en 2007 ?

Désormais au chevet de l’Europe, la BCE et le FMI sont promis à un fabuleux destin. Une division du travail attribue à la première le sauvetage des banques et, tout du moins dans la zone euro, au second celui des États. Mario Draghi joue depuis peu les “Helicopter Ben” (*) en inondant les banques de liquidités, tandis que Christine Lagarde peine à réunir le financement de futurs prêts par précaution aux États, la nouvelle génération des plans de sauvetage désormais de triste mémoire. A l’un la gestion du désendettement de la dette privée, à l’autre celle de la dette publique.

La leçon a été longue a être tirée, mais il a été décidé d’adapter la stratégie de désendettement d’origine, afin de tenir compte de l’insuffisance flagrante de ses résultats et des difficultés croissantes de son application. Non pas en la modifiant, mais en lui donnant plus de temps pour faire ses preuves. En adoptant somme toute une attitude de banquier, ou bien de politique : le premier étale les dettes quand elles ne peuvent pas être remboursées pour ne pas affronter un défaut, le second cherche à refiler la patate chaude à ses successeurs, le plus tard possible.

Le capitalisme financier a été en quelque sorte “un pont trop loin”. Ou, pour le dire comme Mohamed El-Rian, dirigeant américain de Pimco (le plus grand fonds d’investissement sur le marché obligataire), la société a connu avec l’hypertrophie de la finance “la mère de toutes les overdoses de capitalisme”. Prenant à contre-pied ceux qui considéraient que le capitalisme financier était la succession naturelle des états précédents de développement du capitalisme, passant en terme d’activité dominante de l’agriculture à l’industrie pour parvenir à la finance.

En accentuant les déséquilibres dans la répartition de la richesse, et en augmentant l’endettement pour y remédier tout en écoulant une production de plus en plus délocalisée vers les pays émergents, le capitalisme financier a créé les conditions de sa propre implosion. Deux gigantesques bulles de dettes se sont gonflées, privées et publiques, qui n’en font dans la pratique qu’une seule, car elles communiquent. Elles ont atteint une dimension telle que le désendettement permettant de les résorber – après qu’elles ont crevé – pose comme il est vu au fil des semaines et des mois des problèmes qui restent insolubles.

La nouvelle version de la stratégie de désendettement en cours de concrétisation vise donc à se donner plus de temps, en espérant qu’il sera ainsi possible de ne pas devoir en changer. Il faut pour cela réunir des financements pour étaler la charge financière, soit en accordant des colossaux prêts à trois ans aux banques – dont le montant final, après la seconde injection de fin septembre, dépassera probablement le montant du TARP américain de 700 milliards de dollars – soit en dégageant auprès de la communauté internationale, et en premier lieu des États qui concentrent aujourd’hui les réserves monétaires mondiales, les moyens de prêter à ceux qui doivent se désendetter dans l’urgence, sous forme de prêt relais. La somme n’en sera pas moins conséquente, puisque le FMI envisage de disposer d’une capacité de prêt de 1.000 milliards de dollars.

Mais les obstacles à la réalisation de ce nouveau plan ne manquent pas, à peine prend-il tournure. Les banques sont a priori les mieux loties, puisque les prêts dont elles bénéficient ne sont assortis d’aucune conditionnalité, excepté de pouvoir mettre en pension à la BCE, qui a assoupli ses exigences de qualité, du collatéral en garantie. Mais elles doivent faire face à de nombreuses difficultés. Aussi bien la baisse de leur rendement – résultant d’une addition de facteurs, dont la diminution de la taille de leur bilan et la montée de la récession – que la désaffection des investisseurs à leur égard, corollaire de cette baisse potentielle des dividendes et du risque grandissant qu’elles représentent simultanément. Les prêts relais à trois ans de la BCE seront-ils une médecine suffisante, dans ces conditions, d’autres bouleversements pouvant intervenir entretemps ?

Les États occidentaux doivent pour leur part résoudre une équation autrement plus ardue. Comment réduire une dette exprimée en pourcentage du PIB alors qu’ils sont globalement entrés dans la récession, ou tout au bord, notamment sous les effets des coupes budgétaires qui leur sont imposés ? Il est bien question de procéder à des réformes structurelles afin d’améliorer la compétitivité, mais est-il réellement crédible de concurrencer l’industrie des pays émergents grâce à la baisse du coût du travail et à la diminution du filet de protection social ? La recette s’appuie sur l’idée implicite que la croissance des exportations est la seule issue, impliquant une concurrence acharnée pour que s’en dégagent les heureux élus, précipitant les autres dans la pire des situations.

Ce qui conduit en passant à constater que les réformes structurelles ne sont pas pour tout le monde : elles s’arrêtent aux frontières du monde de la finance. Car si une chose est claire, dans cette crise faite d’incertitudes, c’est que les velléités de régulation financière de départ ont été stoppées, et que celle-ci se résume à peu de chose, une fois effectué son strict inventaire.

Il y a dans l’immédiat un gros os à ce plan. L’exploration de nouveaux financements par le FMI a suscité un concert de réserves hors de la zone euro. Toutes ne sont pas de même nature. En conséquence, on ne voit pas le congrès républicain autoriser le gouvernement américain, qui n’envisage même pas de le demander, à apporter sa contribution. Ni les Chinois obtenir pour eux et d’autres pays émergents les droits de vote supplémentaires qu’ils réclament en contrepartie au sein du FMI. Les deux plus gros contributeurs potentiels faisant défaut, quels montants vont pouvoir être recueillis auprès des autres ? Les 600 milliards de dollars annoncés seront-ils réunis, ou faudra-t-il se contenter de moins ?

Le temps presse pourtant, si l’on en croit Mario Monti. Il vient de trouver le soutien public d’Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques. Ce dernier met un marché en main aux Allemands : soit vous augmentez les capacités de financement du futur Mécanisme européen de stabilité (MES), soit vous acceptez l’émission d’euro-obligations ! C’est dire la confiance qu’il accorde à la réussite de la politique engagée !

Christine Lagarde n’en pense pas moins et va se rendre à Berlin le 23 janvier pour se prononcer publiquement sur “les défis de l’économie mondiale en 2012 et le rétablissement de la confiance et de la croissance”. Selon une fuite parue dans “Il sole 24 ore”, le FMI s’apprêterait parallèlement à annoncer que l’Europe va connaître en 2012 une récession (chiffrée à -0,5%), l’Espagne atteignant -1,7%, une situation que l’Italie subirait également en 2013. Le gouvernement allemand a déjà dû de son côté abaisser ses propres prévisions, qui prévoient désormais une croissance ramenée à +0,7%.

Il ne faut pas chercher ailleurs plus grand obstacle à la réalisation de la stratégie suivie, même remise au goût du jour. La BCE se substitue au marché et les Etats cherchent à bénéficier, via un montage impliquant le FMI et les pays hors de la zone euro, d’une forme de mutualisation de la dette que l’Allemagne refuse en Europe. Tout cela est très précaire devant une économie qui bat de l’aile.

———–
(*) Surnom donné à Ben Bernanke, le président de la Fed, en raison de son ralliement à une politique de sortie de crise suggérée autrefois par Milton Friedman : grâce à un lâcher massif de liquidités par hélicoptère, ainsi que procèdent les pompiers pour éteindre les incendies.

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34 commentaires

  1. Serge

    Une tentative de solution = un nouvel obstacle !
    Ou quand le désespoir nourrit son homme, impressionnant et triste à la fois.

  2. Charles A.

    Un exemple pour sortir du cadre, imposer nos besoins face au profits:

    Alliance inédite contre la direction de Michelin : des syndicalistes de la CGT de l’usine de Clermont-Ferrand et des villageois indiens combattent ensemble un projet de zone industrielle dans la région de Madras, en Inde. Le groupe français envisage d’y construire fin 2012 une usine de pneus. Les communautés locales craignent de lourdes conséquences pour leur environnement.
    http://www.bastamag.net/article2063.html

  3. cooloomat

    Pour mieux comprendre l’évidente escroquerie de l’oxymore “démocratie représentative”, voici l’excellente parabole de la cité des souris :
    http://www.youtube.com/watch?v=Fu2k_IbQ1zw

    Discours de Tommy Douglas en 1944 au Canada.
    Tommy DOUGLAS – Thomas Clement (Tommy) Douglas, (né le 20 octobre 1904 à Falkirk en Écosse et décédé le 24 février 1986 au Canada), est un ancien premier ministre de la Saskatchewan (1944-1961). Il a dirigé le premier gouvernement socialiste en Amérique du Nord, et il était le premier chef fédéral du Nouveau Parti démocratique.

    • taratata

      @ cooloomat
      Amusant le dessin animé de ce Tommy Douglas sauf qu’il ne remet pas en cause la démocratie parlementaire …

    • Charles A.

      Merci cooloomat.
      Magnifique video qui décrit avec un humour ravageur
      comment les politiciens professionnels alternent, au rythme des urnes,
      pour nous maintenir dans le cadre d’exploitation.
      A diffuser massivement !

    • CHENES

      la solution la démocratie directe / aujourd hui possible / la démocratie qui a mon avis peut nous fédérer….

    • Renou

      Amusant sans doute… La différence entre un chat et une souris, je vois à peu près; celle entre un homme et un homme, je vois moins.

      • Charles A.

        Comme la vidéo est d’un humeur savoureux,
        laissons la réponse à Colluche…

        « L’ouvrier, c’est celui qui sait comment travailler,
        le patron, c’est celui qui sait pourquoi… »

        Comme souvent, avec son compère Marx,
        il a une réponse limpide, pas empêtrée dans les mensonges
        de la République, du crétinisme parlementaire, et l’humanisme bourgeois…

  4. Piotr

    http://s2.e-monsite.com/2009/12/19/11/Helico-Mario.png
    Après “Helicopter Ben” vous adorerez…

  5. dominique

    Perte du triple A, la Bourse a remonté et les taux se sont détendus titre Le Point. La montagne a accouchée d’une souris . Tout baigne.

  6. Il est bien question de procéder à des réformes structurelles afin d’améliorer la compétitivité, mais est-il réellement crédible de concurrencer l’industrie des pays émergents grâce à la baisse du coût du travail et à la diminution du filet de protection social ? La recette s’appuie sur l’idée implicite que la croissance des exportations est la seule issue, impliquant une concurrence acharnée pour que s’en dégagent les heureux élus, précipitant les autres dans la pire des situations.

    C’est exactement le résumé de ce que je démontrais par la comptabilité nationale dans mon billet sur le commerce extérieur. Ma conclusion, la seule logique d’après ma démonstration, est que c’est le déficit public qui finance partout et toujours le secteur privé, qu’au plus, il peut l’être par un un déficit public étranger via le commerce extérieur. Or, cher François Leclerc, malgré toute votre lucidité par ailleurs, vous semblez refuser l’idée que l’État n’aie tout simplement jamais à équilibrer son budget.

    J’aimerais aussi savoir comment vous interprétez le relâchement actuel des taux d’intérêt, mais beaucoup plus encore, comment vous expliquez que la note américaine dégradée depuis plusieurs mois n’a fait que poursuivre (reprendre même) la lente descente de ces taux ?

  7. BA

    Vendredi 20 janvier 2012 :

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 15,271 %.
    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 18,350 %.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 14,617 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Le Portugal traverse « un moment réellement critique. »

    Le Premier ministre portugais a admis vendredi que son pays, sous assistance financière, traversait « un moment réellement critique », espérant toutefois qu’il pourrait enregistrer en 2012 un excédent commercial alors qu’il mise sur les exportations pour relancer son économie.

    « Nous traversons un moment critique, qui entraîne un climat d’instabilité et d’insécurité sur l’avenir de l’Europe et par conséquent du Portugal », a dit Pedro Passos Coelho lors d’un débat au parlement.

    Le Premier ministre a évoqué en particulier des « nouvelles problématiques » venues « de Grèce ou d’une agence de notation ».

    L’agence américaine Standard and Poor’s a dégradé récemment la note de neuf pays européens, ramenant celle du Portugal au niveau des investissements spéculatifs, une décision jugée « infondée » par le gouvernement portugais.

    (Dépêche AFP)

    • gotoul

      Bientôt un ancien de Goldman Sachs à la tête du Portugal ?

      • Lazarillo de Tormes

        Les paris sont ouverts… Notez un nom: Antonio Borges. Il a démissioné en novembre de son poste de directeur Europe au FMI. Un ancien de Goldman Sachs: http://www.bbc.co.uk/news/business-15767076

        Autre curiosité, il est inscrit à la tricyclette comme Monti, Papademos et pas mal d’autres vedettes du moment. Disons que, comme anomalie statistique, ça commence à faire beaucoup…

      • Renou

        Je croyais que c’était lui?…
        Ya plein d’patron dis don…

  8. johannes finckh

    Sans les restructurations, les dettes (comme les créances) ne peuvent que grossir. le capital est toujours placé pour rapporter des intérêts qui s’ajoutent au capital, la croissance des dettes et des créances (strictement symétriques) suit une courbe de croissance exponentielle, autrement dit, ce chiffre double à peu près tous les sept ou dix ans sans répit.
    Quel plan est simplement pensable dans ces conditions pour en venir à bout? Aucun!
    Tant que nous avons une monnaie qui exige et obtient toujours une rémunération, il n’y aura aucune issue possible.
    Cela ne changerait qu’avec l’introduction d’un SMT.

    • Cédric

      ou s’il n’y avait plus de rémunération!
      L’inflation jouerait alors le role de SMT.

      C’est exactement pareil si l’on tombe en déflation : la rémunération serait négative!

      NB : ce que font les banques en ce moment est du SMT (prêt à 1% de la BCE et dépôt à 0.25%), et pourtant la situation ne s’améliore pas.

      • johannes finckh

        L’inflation diffère du SMT en un point essentiel: l’inflation finit par pousser les taux à la hausse (prime de hausse), et la rente du capital se trouve protégée avant les compensations salariales par exemple.
        c’est vrai que les banques font une mauvaise affaire en plaçant l’argent à la BCE pour un taux si faible. cela explique, sans doute, qu’elles se sont finalement décidées à acheter de la dette française et espagnole. Cela a quand même un (petit) peu « amélioré la situation ».
        Mais c’est totalement insuffisant, comme nous allons bientôt voir.
        Au pire, les banques verront quand se produire des retraits massifs et des thésauristions, histoire, pour les plus fortunés, de ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier.

  9. Papimam

    « c’est que les velléités de régulation financière de départ ont été stoppées, et que celle-ci se résume à peu de chose, une fois effectué son strict inventaire. »

    La 12:15 du Monde du 19/1 nous signale un article de son blog « démystifier la finance » : « Les 12 milliards de dollars de bonus chez Glodman Sachs.

    « Décidément, la firme royale de Wall Street a décidé de n’attacher aucune importance aux considérations de tout ordre qui lui ont valu une la triste réputation de la plus avaricieuse. Lloyd Blankfein n’a-t-il pas crié haut et fort qu’entre les reproches de l’opinion publique et ses employés il choisirait ses employés ?
    « Aux réprimandes du Sénat américain, aux reproches du Parlement européen lors de l’audition de son ancien Vice Chairman International, Mario Draghi, aux réprobations lors de la découverte du camouflage d’une partie de la dette grecque, aux éclats de rire lorsque son Président disait qu’il faisait l ouvre de Dieu , aux poursuite de l’un de ses administrateurs, Rajat Gupta, patron de la firme de consultance Mc Kinsey pour avoir divulgué à un hedge fund les secrets du conseil, aux amendes sévères pour avoir spéculé contre des actifs pourris vendus à ses clients, bref, à tout cela, s’ajoutent 12 milliards de dollars mis de coté en faveur de ses « chers » employés. La moyenne sera de 400.000 $ par employé. »
    « Tout est fraude dans le système ».

    http://finance.blog.lemonde.fr/2012/01/18/les-12-milliards-de-bonus-chez-goldman-sachs/#xtor=RSS-32280322

    Heureusement qu’il y a des nouveaux dirigeant en Europe qui connaissent la musica GS.

    Et chez nous, on renfloue les banques qui n’en ont pas besoin :
    http://finance.blog.lemonde.fr/2011/10/22/eurozone-sarkozy-roule-t-il-pour-les-banques-francaises/

    « Le débat européen est bloqué depuis des mois par la défense tous azimuts du secteur bancaire par Nicolas Sarkozy alors que l’Allemagne plaide pour une participation de ce secteur à la solution des dettes souveraines. Cela a provoqué une aggravation de la crise européenne dans des proportions invraisemblables. Elle se chiffre par dizaines de milliards d’euros.
    Il est temps de remettre les pendules à l’heure et de renoncer à des revendications hexagonales qui n’ont que trop coûté à l’Europe et au contribuable français. La responsabilité des Etats Membres de l’Eurozone est de gérer le déséquilibre de l’endettement, pas de renflouer des banques qui n’en ont pas vraiment besoin. « 

  10. charles

    De la détente………..même chez les cadres de Dexia !
    Le patron du groupe Dexia Pierre Mariani a défendu l’octroi d’un bonus à 350 cadres, alors que Dexia enregistre une perte de 10 milliards d’euros et bénéficie de la garantie de l’État. Il a aussi indiqué que les 45 milliards d’euros de cette garantie(provisoire sur 90 M) ne suffiraient pas pour faire face aux besoins du groupe au-delà de fin mai.
    Pour expliquer les bonus versés en 2012 malgré l’état de santé de la banque, Mariani a déclaré:
    « On a besoin qu’ils continuent à faire le travail, alors qu’ils savent que d’ici 3 ou 6 mois, ils n’auront plus d’emploi »
    ll a … tenu à souligner que le travail des banquiers « profitait aussi d’une certaine manière à l’intérêt général ».
    Précision utile car on pouvait en douter….
    Avec ou sans vaseline?
    http://trends.levif.be/economie/actualite/banque-et-finance/dexia-mariani-defend-les-bonus-et-annonce-que-la-garantie-provisoire-est-insuffisante/article-4000032925923.htm

  11. Léoned

    Une question :

    -ou cette dette est réelle et il doit donc y avoir quelque part quelques uns qui détiennent des « liquidités » correspondantes. Alors pourquoi ne pas aller chercher là, au lieu de (comme on dit) monétiser la dette ce qui revient grosso modo à remplir le tonneau des Danaïdes ?

    -ou cette dette est du bidon (comme les 3 millions qui n’en sont qu’un, voir l’Argent mode d’emploi ou la récente affaire MF Global) et alors pourquoi ne pas la crever tout bêtement ? (Et tant pis pour la casse).

  12. johannes finckh

    Une dette est toujours réelle, puisqu’il s’agit d’un contrat entre un créancier et un débiteur!
    Mais vous avez raison, effectivement sur un point.
    Si la dette est à ce point difficile à rembourser, c’est parce les créanciers (prêteurs) sont, en régime capitaliste, toujours en mesure d’exiger et (le plus souvent) d’obtenir des intérêts en plus.
    Et les débiteurs les plus importants (les plus faibles) ne peuvent plus, un moment donné, honorer leurs contrats. Cela s’applique aux individus, aux entreprises et aux états bien sûr.
    D’autre part, le système bancaire est forcé d’emprunter aux déposants pour couvrir les prêts qu’elle accorde. Il rémunère bien les déposants, c’est pourquoi il doit aussi chercher des placements à rendement élevés, c’est-à-dire risqués. La méfiance généralisée quant à la capacité des banques à rembourser ou à servir les intérêts quand les dettes souveraines commencent à être violemment décotés avait conduit la BCE à procéder à un gigantesque refinancement central. Pour, en principe, trois ans.
    Est-ce que cela sera suffisant?
    En réalité, cela ne suffira jamais, car la mécanique des intérêts et des intérêts des intérêts (intérêts composés) continue à agir pleinement comme si rien ne s’était passé.
    Dès lors, les refinancements centraux ne font que différer par une fuite en avant assez vertigineuse.
    Or, nous somme sans doute à un point où sans doute le paradigme change quelque peu.
    Etant donné que même les USA sont de toute évidence dans l’incapacité à réduire leurs dettes, on peut dire que la méfiance devient générale et permanente.
    Dès lors, le retrait sur des positions liquides d’un part croissante devient une nécessité de bonne gestion patrimoniale.
    Ces positions très liquides restent tout juste disponibles pour des coups spéculatifs en vue d’être rendues liquides à nouveau et pour des montant en général encore supérieurs.
    Nous assistons donc à un retrait de liquidités strictement parallèle aux injections liquides par les banques centrales.
    C’est pourquoi l’impact sur l’économie réelle est nul.
    Cela ne changerait que si on pouvait trouver le mécanisme qui empêche efficacement le positionnement liquide et la « préférence pour la liquidité ».
    Traditionnellement, la rémunération par l’intérêt devait pousser à abandonner les positions liquides et à maintenir la circulation de la monnaie et à maintenir solvables les débiteurs. Mais nous voyons que le volume même de la dette rend illusoire la capacité des débiteurs de servir la dette.
    Cela revient à dire que les système redeviendrait liquide et solvable si et seulement si on pouvait obtenir, de la part des créanciers, qu’ils renoncent à la rémunération de leur capital.
    C’est possible, mais cela suppose à un renoncement plus ou moins forcé ou plus ou moins volontaire au régime capitaliste.
    Et cela ne s’obtient qu’en renchérissant sensiblement les positions liquides, en premier lieu la détention de monnaie liquide.
    Une menace de forte inflation ne suffit plus pour opérer la méfiance du liquide, car les excès de liquide sont très importants, et les détenteurs de ces liquidités, qui sont en mesure de les réinjecter , n’ont pas du tout envie de le faire, car cela suppose une violente perte de la valeur de leur magot.
    Selon les évaluations même des banques centrales, 90% de la monnaie liquide émise reste dans les coffres privés ou des banques centrales et ne circulent pas. Elles existent pourtant et représentent une grosse menace hyper-inflationniste.
    Evidemment, ces sommes en coffre, ne rapportent rien, c’est pourquoi cela devrait être un mauvais placement.
    Mais ces sommes liquides, selon le principe de ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier, procurent à leurs détenteurs un grand sentiment de sécurité et leur offrent l’opportunité de s’en servir pour saisir des placements rémunérateurs, via la spéculation par exemple, avant de se retirer à nouveau. Cela crée aussi de temps en temps des bulles spéculatives assez impressionnantes et qui éclateront toujours. Donc, ce « mauvais placement » se transforme pour les gagnants de ce casino en un excellent placement. Et bien que cela conduise à déstabiliser un peu plus l’économie réelle où les industriels ne peuvent plus obtenir les matières premières par exemple aux prix convenables, et les entreprises sont forcées à spéculer aussi.
    D’autre part, ce potentiel hyper-inflationniste colossal agit, tant que l’hyper-inflation n’est pas déclenchée (et est surtout potentielle, pas réelle), sur un mode foncièrement déflationniste, et cette pression déflationniste (et récessive) donne la valeur refuge liquide un pouvoir supplémentaire, à savoir, en évitant la hausse des prix générale, un pouvoir d’achat supplémentaire et donc du pouvoir tout court.
    Comme j’essaye de l’exposer, cela ne changerait que si les liquidités détenues comportaient réellement une « fonte » dans le temps, histoire de les empêcher de se constituer, car leur existence est le principal facteur de dysfonctionnement de l’économie, partout.
    C’est pourquoi je préconise que les banques centrales introduisent sans delai uniquement des SMT (signes monétaires marqués par le temps) dans toutes les opérations de refinancement. Cela obligerait ces nouvelle liquidités de faire réellement le travail attendu d’elles, à savoir d’irriguer l’économie réelle. En procédant ainsi, il sera même possible de garder les liquidités actuelles telles qu’elles sont, car les retraits liquides et autres thésaurisations les retireraient de toute façon de la circulation dès que des SMT circuleront en parallèle. Et tout retour en banque (et par conséquent en banque centrale) des liquidités non SMT sera définitif et sera remplacé par des SMT par la banque centrale en cas de besoin.
    Sans aucun danger hyper-inflationniste, il serait ainsi possible de réformer en profondeur tout le système pour aboutir à un régime non -capitaliste dans lequel la rémunération via les intérêts du capital disparaîtra rapidement, et dans lequel la totalité des débiteurs, notamment les états, redeviendront à nouveau solvables. Fini tout risque systémique. Fini aussi la récession et le chômage! Fini aussi la contrainte absurde à la croissance (qui ne sert qu’à servir l’intérêt du capital)!

  13. Philémon

    La Grèce vivant sous l' »occupation » du FMI, pourvu qu’un résistant ne s’en prenne pas à l’un de ces occupants.

  14. liervol

    Parachutes dorés au sommet, précarité pour les autres, par Robert Reich
    19 janvier 2012

    « La santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » s’interrogeait Laurence Parisot, emboitant le pas à Denis Kessler pour qui le monde se diviserait entre patrons « riscophiles » et salariés « riscophobes ». Avec à la clé la justification de rémunérations stratosphériques pour ceux qui auraient fait, au péril d’eux même, le choix d’affronter le danger. Loin de ces propos d’estrade, la réalité économique est fort différente, nous rappelle Robert Reich, à partir de l’exemple américain. Pour les uns, des salaires et primes de départ mirobolants, venant couronner des échecs insignes, pour les autres une incertitude du lendemain et une précarité toujours croissantes.

    Par Robert Reich, ancien ministre du travail de Bill Clinton, 16 janvier 2012

    Le candidat Républicain à l’investiture Mitt Romney décrit la campagne électorale de 2012 comme celle du « procès de la libre entreprise » qu’il définit comme la possibilité de réussir en « travaillant dur et en prenant des risques » Le sénateur de Caroline du Sud Jim DeMint, un favori du Tea-Party, déclare soutenir Romney parce que « nous avons vraiment besoin de quelqu’un qui comprenne comment le risque, la prise de risque … est notre façon de créer des emplois, d’offrir des choix, d’accroitre la liberté. » Le Président de la Chambre de Commerce, Tom Donahue, défendant Romney, explique que « cette économie est bâtie sur le risque. Si vous ne prenez pas de risque, vous ne pouvez pas réussir. »

    Un instant. Par qui donc croient-ils que les risques soient supportés ? Leurs fadaises sur la prise de risque de la libre entreprise mettent sans dessus dessous la réalité. Plus on est situé en haut dans le système économique, plus il est facile de faire de l’argent sans prendre aucun risque financier personnel. Plus on est en bas de l’échelle, plus les risques sont élevés.

    Wall Street est devenu le coeur de cette libre entreprise sans risques. Les banquiers risquent l’argent des autres. Si les affaires tournent mal, ils perçoivent dans tous les cas leurs commissions. L’ensemble du secteur des hedge funds est organisé pour couvrir les paris de gros investisseurs qui peuvent faire de l’argent que le prix des actifs sur lesquels ils ont parié monte ou descende. Et si le pire se produit, les plus grands banquiers et investisseurs savent désormais qu’ils seront renfloués par les contribuables parce que leurs entreprises sont trop grosses pour qu’on les laisse faillir.

    Mais les pires exemples de la libre entreprise sans risque sont fournis par les PDG qui empochent des millions après des échecs spectaculaires.

    Vers la fin 2007, Charles Prince a démissionné de son poste de PDG de Citgroup après l’annonce que la banque aurait besoin de 8 à 11 milliards de dollars supplémentaire en raison des pertes liées aux subprimes. Prince est parti avec 30 millions de dollars de cadeaux princiers, sous la forme d’une retraite, d’actions et de stock options, avec en plus un bureau, une voiture et un chauffeur pour cinq ans.

    Le mandat de cinq ans de Stanley O’Neal à la tête de Merrill Lynch s’est achevé à la même période, lorsqu’il était devenu évident que Merrill devrait supporter des dizaines de milliards de pertes sur les prêts hypothécaires, et qu’elle était rachetée à un prix bradé par Bank of America. O’Neal a obtenu une rémunération de 162 millions de dollars.

    Philip Purcell a quitté Morgan Stanley en 2005 après que les actionnaires se soient révoltés contre lui. Il est parti avec 43,9 millions de dollars, plus 250 000 dollars par an pour le restant de ses jours.

    Les récompenses en cas d’échec ne concernent pas seulement Wall Street. Dans une étude publiée la semaine dernière, GMI, un cabinet d’étude réputé qui observe les rémunérations des dirigeants, a analysé les plus grosses primes de départ reçues par les ex-PDG depuis 2000.

    Dans cette liste, on trouve :

    Thomas E. Freston, qui n’a occupé que neuf mois la fonction de PDG de Viacom avant d’être remercié, et est reparti avec une prime de départ de 101 millions de dollars.

    William D. McGuire, qui en 2006 a été contraint de démissionner de son poste de PDG de UnitedHealth après un scandale sur les stock-options, et qui, en dédommagement de ses ennuis, a obtenu 286 millions de dollars.

    Hank A. McKinnell, Jr., dont le mandat de cinq ans en tant que CEO de Pfizer a été marqué par une baisse de 140 milliards de dollars de la valeur boursière de l’entreprise. Nonobstant, McKinnell est reparti avec un gain de près de 200 millions, la couverture médicale gratuite à vie, et une pension annuelle de 6,5 millions de dollars. (Lors de la convention annuelle de Pfizer en 2006, un avion a survolé les lieux en tirant une banderole « Rends les, Hank ! »)

    Douglas Ivester, PDG de Coca Cola, a démissionné en 2000 après une période de stagnation de la croissance et de baisse des bénéfices, emportant une prime de départ d’une valeur de 120 millions de dollars.

    A tout le moins, les récompenses en cas d’échec ont augmenté. En septembre dernier, Leo Apotheker a été mis à la porte de Hewlett-Packard, avec une prime d’une valeur de 13 millions de dollars. Stephen Hilbert a quitté Conseco avec une prime estimée à 72 millions de dollars, bien que le cours de l’action de Conseco durant son mandat ait plongé de 57 à 5 dollars, en route vers la faillite.

    Mais alors que la prise de risque économique diminuait au sommet de l’échelle, elle augmentait pour ceux qui sont en dessous. Plus de 20% de la main-d’œuvre américaine est maintenant « précaire » : travailleurs temporaires, entrepreneurs et consultants indépendants – ne bénéficiant d’aucune sécurité.

    Même les salariés à plein temps, qui ont travaillé durant des décennies dans une entreprise, peuvent désormais se retrouver sans emploi du jour au lendemain – sans parachute, sans aucune aide pour trouver un autre emploi, et sans assurance santé.

    Dans le même temps, la proportion des grandes et moyennes entreprises (employant 200 salariés ou plus) offrant une couverture complète des soins de santé a continué de baisser, passant de 74% en 1980 à moins de 10% aujourd’hui. Il y a vingt-cinq ans, les deux tiers de ces entreprises procuraient également une assurance santé à leurs retraités. Aujourd’hui, elles sont moins de 15% à le faire.

    Le risque de ne pas toucher de retraite s’est également accru. En 1980, plus de 80% des grandes et moyennes entreprises octroyaient à leurs salariés des retraites dont le montant mensuel était garanti. Ce chiffre est aujourd’hui inférieur à 10%. Au lieu de quoi, elles proposent des plans de retraite à « cotisations garanties » où le risque est pris par les salariés. Lorsque la bourse sombre, comme en 2008, les plans de retraites sombrent avec elle.

    Et le risque d’une perte de revenu ne cesse de s’accroître. Même avant le krach de 2008, le Panel Study of Income Dynamics de l’Université du Michigan a constaté que, sur une période de deux ans, environ la moitié des familles ont subi une baisse de leurs revenus. Il observe également que ces baisses sont devenues progressivement plus importantes. Dans les années 1970, la perte moyenne de revenu était d’environ 25%. A la fin des années 1990, elle était de 40%. Au milieu des années 2000, les revenus des familles, variaient en moyenne deux fois plus que durant les années 1970.

    Ce que Romney et les pom pom girls de la libre entreprise ne veulent pas que vous sachiez, c’est que les risques liés à l’activité économique se sont progressivement éloignés des PDG et de Wall Street pour retomber sur les salariés moyens. Ce ne sont pas seulement les revenus et la richesse qui se sont fortement accrus au sommet. La sécurité économique s’est renforcée là aussi, laissant sur le sable le reste d’entre nous.

    S’il s’agit de faire le procès de la libre entreprise, la véritable question est de savoir si le système est truqué en faveur de ceux qui sont au sommet, et sont récompensés quelques soient leurs échecs, tandis que le reste d’entre nous se fait avoir, même en travaillant dur.

    Le jury rendra son verdict le jour des élections. D’ici là, Obama et les démocrates ne devraient pas permettre à Romney et aux républicains de se présenter en défenseurs de la prise de risque et de la libre entreprise. Les Américains doivent connaître la vérité. La seule façon pour que l’économie prospère, c’est qu’il y ait une plus grande prise de risque au sommet, et une plus grande sécurité économique pour ceux qui sont situés en bas.
    Publication originale Robert Reich, traduction Contre Info

  15. BA

    - Au début, les bisounours disaient : « Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser toute sa dette. »

    – Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser PRESQUE toute sa dette. »

    – Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. La Grèce pourra rembourser une grande partie de sa dette. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu’une petite décote de seulement 21 %. »

    Les dirigeants de la zone euro se sont mis d’accord le 21 juillet sur un deuxième plan d’aide à la Grèce d’un montant total de 109 milliards d’euros. Le secteur privé, détenteur d’obligations souveraines grecques, sera mis à contribution à hauteur de 37 milliards d’euros. L’accord prévoit que les banques et assureurs européens subiront une décote de 21 % sur la dette grecque qu’ils détiennent.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/07/28/97002-20110728FILWWW00455-grece-les-banques-proposent-15mds-d.php

    – Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu’une décote de 40 %. »

    – Ensuite, les bisounours ont dit : « Ne vous inquiétez pas. Les banques et les assureurs européens ne subiront qu’une décote de 50 %. »

    – Aujourd’hui, les bisounours ne savent pas de combien sera la décote.

  16. Paco76

    Parmi les révolutions, il a eu celles ‘de velours’…
    Avec le FMI et la BCE, où va-t-on ?
    Vers un ‘coup d’Etat’ ou un ‘putsch’ de velours… ?

  17. olivier

    bonjour
    merci pour l’article

    entre hausse des prix matières premières finies vitales et baisse du revenu disponible pour les conneries, ça se remettra en place « naturellement » – puits, vaches, poules, lapin, potager, chandelles, charette, cheval, bois de chauffage et bois de cabane et plantes médicinales, de quoi bosser 12h par jour en toute indépendance, en toute décroissance

    « chéri, qu’est-ce que tu fais de mon portable et de ma petite culotte en soie ? »

    « pour le musée du capitalisme, dans une boite au fond du jardin avec tes trois napoléons et ta pièces de 5 francs en argent »

    bon week-end

  18. Lien

    « Quant au FMI, si sa montée en puissance date du G20 de Londres en avril 2009, peut-on oublier que les États-Unis réclamaient le démantèlement de son activité de prêt lors de la nomination au poste de directeur général de Dominique Strauss-Kahn, en 2007 ? »
    Lors de l’affaire DSK, tous les commentaires évoquant un complot parlaient d’un complot contre DSK le candidat à la présidentielle française, alors que si complot il y avait (ou même si tout simplement les ricains ont profité d’une occasion qui leur est tombée toute rôtie dans le bec) il est au moins aussi probable qu’il aie pu viser le directeur du FMI…
    Et donc, quelle a réellement été la ligne de DSK au FMI?
    Quels en sont les enjeux?
    En quoi celle de Lagarde en diffère-t’elle?
    Voila trois séries de questions qui me paraissent importantes mais sur lesquelles je n’ai jamais pu avoir d’information…

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