TENTATIVE DE PUTSCH SUR LE BLOG DE PAUL JORION !

Figurez-vous chers amis que certains de mes proches, ici sur le blog (des gens que vous aimez), me soumettent à d’amicales pressions pour que je mentionne la mort aujourd’hui de Davy Jones (1945-2012), l’un des membres du groupe The Monkees, la tentative la plus navrante, la plus ridicule, la plus grotesque, de faire émerger en leur temps aux États-Unis des rivaux (sic) des Beatles !

I’m a believer est bien entendu une chanson respectable, essentiellement parce qu’elle fut composée par Neil Diamond, qui a toujours pratiqué (faut-il même le rappeler !) dans une toute autre division que les (soupir…) Monkees.

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L’actualité de la crise : L’IVRESSE DE LA PROFONDEUR DES COFFRES, par François Leclerc

Billet invité

Le résultat est tombé : la BCE a prêté lors du second round de son LTRO la modeste somme de 529,53 milliards d’euros à 800 banques, deux chiffres en nette augmentation par rapport au premier. Passons sur les commentaires hilarants du type « le nombre élevé de banques qui se sont présentées au guichet de la BCE témoigne de la dissipation du risque de stigmatisation » (sic) pour aborder les choses sérieuses, c’est à dire qui fâchent.

Le fait est acquis, favorisant l’achat par les banques de la dette souveraine, la BCE agit dans la pratique et sans le clamer sur les toits comme prêteur en dernier ressort des Etats, en contournant cette interdiction. Rien de très novateur dans le mécanisme, en réalité, car elle ne fait que s’inspirer de la politique menée par la Banque du Japon, qui a permis de rituellement affirmer, sans chercher plus loin, que tout allait bien dans ce pays qui finance lui-même sa dette (en n’oubliant que ce n’est pas uniquement grâce à une abondante épargne interne, la BoJ y étant via les banques pour quelque chose !). La poursuite de la détente sur les taux obligataires reste cependant à être confirmée à échéance des mois à venir.

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“2011: CRONACA DI UN DISASTRO ANNUNCIATO”

Une version italienne par Alessio Moretti d’un article pour la revue L’ENA hors-les-murs : 2011 : Chronique d’un désastre annoncé.

Paul Jorion “2011: CRONACA DI UN DISASTRO ANNUNCIATO” (15 gennaio 2012)

(articolo originale pubblicato nella rivista L’ENA hors-les-murs, N°417: 32-33 e nel blog di Paul Jorion)

Karim Bitar mi ha chiesto un bilancio dello scorso anno per l’ENA hors-les-murs, la rivista che dirige con talento. Ecco dunque questo bilancio (N° 417: 32-33)

Commiseriamo, fra i politici, i funzionari ed i finanzieri, coloro che sono convinti di aver dato il massimo, di avere speso il meglio di sé stessi per cambiare la faccia del mondo nel 2011: i loro sforzi non sono serviti a nulla. Peggio: è come se non fossero mai stati fatti.

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L’actualité de la crise : LE PARI HASARDEUX DE LA BCE, par François Leclerc

Billet invité

Avec la restructuration de la dette grecque, un tabou est tombé a souligné Paul Jorion dans son intervention du 24 février dans « Le temps qu’il fait ». Il a en effet été admis, au terme de longues négociations, que les investisseurs de la dette souveraine étaient susceptibles d’enregistrer des pertes et qu’ils admettaient d’être mis à contribution pour assurer un sauvetage considéré comme essentiel. Un précédent, quoi qu’en disent ceux qui assurent en croisant les doigts qu’il ne sera pas renouvelé .

Mais voilà que la BCE à son tour surprend. Elle frise le reniement de ses principes – et le viol de ses statuts – en aidant les banques à acquérir des titres de la dette souveraine, une aide indirecte manifeste à leur financement. Jean-Claude Trichet avait déjà du accomplir quelque gymnastique, en prétextant la nécessité d’assurer la bonne transmission de la politique monétaire de la BCE, pour justifier ses achats obligataires sur le marché secondaire, mais la banque centrale s’aventure encore plus loin sur des terres inconnues.

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L’actualité de la crise : QUAND LES FONDAMENTALISTES RELÈVENT LA TÊTE…, par François Leclerc

Billet invité

Les artisans de la crise profitent du désarroi qu’elle suscite, ainsi que de l’absence d’alternative portée par une force politique rassembleuse, pour tenter d’en imposer un mode de règlement qui leur soit favorable.

En premier lieu, ils fondent leurs meilleurs espoirs sur l’Asie, nouveau terrain de jeu en remplacement de ceux qui ne leur procurent plus les mêmes joies. Symbole de cette réorientation stratégique, la mégabanque HSBC en touche les premiers dividendes en annonçant des résultats financiers hors normes. Toujours à l’avant-garde, la Banque Mondiale vient de produire une étude intitulée « Chine : 2030 » dans laquelle elle préconise aux dirigeants chinois l’amoindrissement du secteur économique étatisé, l’ouverture aux capitaux étrangers, ainsi que la transformation du système bancaire afin qu’il soit gouverné par les règles du marché. « La Chine, analyse Robert Zoellick, son président, est à un tournant de son développement ». Le rapport poursuit en recommandant qu’elle « achève sa transition vers l’économie de marché » pour trouver son salut.

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DOLLAR ET EURO, LA DICTATURE DE L’ABSURDE AURA UNE FIN, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Une importante synthèse qui nous conduit du « théorème de l’intérêt » de Bernard Schmitt au bancor, en passant par l’euro et la Chine.

Bernard Schmitt (BS) économiste du Research Laboratory of Monetary Economics (RME Lab), en Suisse a publié en juin 2009 un « théorème de l’intérêt » (on pourra lire ici l’étude complète) qu’il a discuté avec la Banque Mondiale et le FMI. Ce théorème pose l’anomalie systémique de la double charge d’intérêt que subissent les économies nationales étrangères aux monnaies de réserve internationales.

Les règlements financiers du commerce international effectués pour l’essentiel en dollar et euro rapportent aux États-Unis et à l’Europe les frais de gestion de la masse monétaire mondiale. En plus du prix de la liquidité internationale, les pays émergents doivent subir le prix de la dévaluation du dollar et de l’euro facturés sur des excédents commerciaux automatiquement financés par un crédit international qu’ils ne contrôlent pas.

Distinguer l’intérêt du crédit et l’intérêt d’investissement

Le théorème de Schmitt dit autrement ce que Paul Jorion (PJ) exprime dans « L’argent mode d’emploi » (2009) et dans « Le prix » (2010). En l’occurrence qu’une reconnaissance de dette en paiement d’un bien réel concret ne peut pas être un système équilibré d’échange si celui qui reconnaît sa dette doit s’acquitter d’un intérêt de liquidité unilatérale. Un intérêt majoré par le fait-même que le vendeur emprunte la monnaie en accord avec sa contrepartie pour s’émanciper des contraintes du troc par un règlement en monnaie de crédit.

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“La macchina per concentrare la ricchezza”

Une version italienne par Alessio Moretti de mon billet pour Le Monde-Économie de ce mois-ci : La machine à concentrer la richesse.

(articolo apparso in: Le Monde Économie, 06-07 febbraio 2012 e nel blog di P. Jorion)

In un’allocuzione pronunciata il 12 gennaio, Alan B. Frueger, presidente del Consiglio dei consiglieri economici del presidente Obama, ha esaminato “L’aumento e le conseguenze della disuguaglianza negli Stati Uniti”.

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L’actualité de la crise : LA GROSSE AFFAIRE A VENIR, par François Leclerc

Billet invité

Réunis ce week-end à Mexico, les ministres des finances du G20 ont, à défaut de décider d’un soutien financier au FMI, envoyé un signal clair à leurs collègues européens : « Finissez-en avec cette crise qui nous menace et traîne en longueur, en employant les grands moyens ! ». Renvoyant toute décision relative au renforcement des fonds du FMI afin de soutenir l’Europe à la prochaine réunion ministérielle d’avril prochain – l’assemblée semestrielle du FMI et de la Banque mondiale s’ouvrira le 20 avril – et à la constitution préalable d’un pare-feu européen très renforcé qui fait débat.

Isolés, les Allemands ont exprimé par la voix de Wolfgang Schäuble leur conviction que « cela n’a aucun sens économique de suivre les appels (…) à injecter de l’argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE ». Parallèlement, on a appris le report de la décision de mettre en commun les moyens du FESF (fonds européen de stabilité financière) et du MES (mécanisme européen de stabilité), initialement présentée comme pouvant être prise à l’occasion du prochain sommet européen des 1er 2 mars prochains. Les autres participants à la réunion se sont pour la plupart reconnus dans la position opposée exprimée par Angel Gurría, le secrétaire général de l’OCDE : « Pour être forts, nous devons avoir un pare-feu épais, un pare-feu élevé, un pare-feu large, un très grand pare-feu qui soit crédible ».

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LA PROCHAINE FOIS, C’EST-À-DIRE DEMAIN MATIN LUNDI

Dans La faillite de Dexia : un scandale plus grave que le Crédit lyonnais, l’article que Martine Orange consacrait avant-hier à la chute – et pire encore – de la banque franco-belge Dexia, la journaliste de Mediapart réclamait des sanctions contre les responsables de l’aventure calamiteuse dont les effets n’ont pas fini de se faire sentir (perte de 11,6 milliard d’euros en 2011, etc. etc. justifiant un appel au secours sans précédent en direction de la Commission européenne) :

« L’ancien dirigeant, Pierre Richard, inventeur de cette machine infernale, continue à couler des jours tranquilles comme conseiller de la Banque européenne d’investissement et parfois auprès du gouvernement sur la réforme des collectivités locales. Au titre d’ancien président de Dexia, il touche une retraite-chapeau, qui vient donc en supplément de sa pension normale, de 600.000 euros par an. Une provision de 11 millions a été constituée dans le bilan de Dexia pour assurer son versement. […]

Les autres anciens dirigeants de la banque bénéficient eux aussi de la totale impunité, reconnue au monde de la finance en général, aux inspecteurs des finances en particulier. Bruno Deletré, ancien responsable des produits structurés chez Dexia, est désormais directeur général du Crédit foncier. Gérard Bayol, ancien directeur général de Dexia Crédit Local, est devenu directeur général délégué en charge du pôle entreprises et institutionnels de Crédit Mutuel-Arkéa. Alain Delouis, ancien directeur Dexia SA, a trouvé refuge chez Natixis comme directeur des ressources humaines. Sans oublier Gilles Benoist, qui a présidé aux débuts de l’aventure de Dexia aux côtés de Pierre Richard, qui dirige maintenant la CNP et aspire à en devenir président. »

Cela m’a donné envie de relire d’une traite les excellents articles qu’elle a consacrés au fil des ans au cataclysme Dexia. Nulle grande surprise bien entendu, à part quelques errements dus à l’hubris personnelle : ces dirigeants ont mené Dexia à sa perte retentissante avec l’aval de tous ceux autour d’eux dont l’avis pouvait compter. Disons-le autrement : le Titanic a sombré dans l’enthousiasme général, non seulement de la classe financière mais aussi de la classe politique dans son ensemble ! Ce qui s’est passé, c’est en effet exactement ce qu’ils voulaient : privatisation à tout crin, dérégulation à toute pompe, pour faire place à une autorégulation dont on a découvert au grand regret de tout le monde qu’elle était morte à un moment difficile à préciser entre l’époque d’Adam Smith et la nôtre, sans qu’on s’en soit malheureusement aperçu en temps utile.

Le Titanic n’a pas sombré à la grande satisfaction des actionnaires de Dexia bien entendu, ni celle des contribuables belges et français à qui on demande maintenant de régler l’ardoise en leur disant : « C’est la faute à pas de chance ! »

Or, si ce n’est ni la faute à « pas de chance », ni la faute à ces individus particulièrement peu doués pour le métier qu’ils ont exercé chez Dexia – et qu’ils continuent d’exercer aujourd’hui ailleurs, à notre grande inquiétude – dont Martine Orange a dressé la liste plus haut, c’est bien la faute au fait que nous acceptons de nous lancer dans de grandes aventures comme Dexia sans avoir la moindre idée de la manière dont tout ce système financier fonctionne – c’est le « valideur de modèles financiers » que j’ai été à une époque, qui vous parle ici.

Pas la peine de convoquer d’outre-tombe M. Bérégovoy pour lui demander : « Mon pauvre ami, qu’est-ce qui a bien pu vous passer par la tête ? », pas la peine de convoquer tous ces « experts », dont la supposée « expertise » ne valait pas un clou à l’épreuve des faits, pour leur attribuer une responsabilité évaluée au pifomètre dans ce qui s’est passé.

Mais ce qu’il vaudrait la peine de faire – et je suggère qu’on s’en occupe toutes affaires cessantes – c’est de réunir tout ce beau monde pour leur faire dire devant un micro et une caméra – comme M. Greenspan dans ses petits souliers devant une commission du Congrès américain en octobre 2008 : « Je croyais ceci et cela et je me suis complètement planté : ce n’est pas du tout comme cela apparemment que ça marche », on apprendrait au moins quelque chose et – on peut toujours rêver – on pourrait peut-être tirer des leçons de toute cette ignorance, de toutes ces certitudes sans fondement, de toute cette arrogance d’apprenti-sorciers, la prochaine fois, c’est-à-dire demain matin lundi.

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PETIT CONCOURS POUR BILINGUES FR / NL

Pour les Belges, les Hollandais ou les Dunkerquois qui s’ennuient un dimanche en fin d’après-midi, un petit exercice : la meilleure traduction en français de ma chanson préférée pour 1966 : « Testament », musique de Boudewijn de Groot, paroles de Lennaert Nijgh. Des prix pour les meilleures traductions, ou les meilleures contributions à un effort collectif (trois de mes livres dédicacés – enfin, ceux dont il me reste des exemplaires !) Les paroles, en-dessous de la vidéo.

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L’actualité de la crise : UNE STRATÉGIE BIAISÉE DE DÉSENDETTEMENT, par François Leclerc

Billet invité

Une même dette et deux stratégies complémentaires dans le cadre d’un plan d’ensemble biaisé : c’est ainsi que peut être résumée la conception du désendettement qui prévaut. Dette publique et privée sont en effet des vases communicants, comme on n’a cessé de le constater, mais le traitement qui leur est réservé n’est pas identique.

Le dernier épisode en date est la restructuration de la dette souveraine grecque, mais il ne doit pas masquer la substitution au public du risque du privé qui en résulte, une fois l’ensemble du plan de sauvetage accompli et les banques ayant pris une part de la peine. Un sacrifice de leur part qui est le reflet des difficultés rencontrées dans l’accomplissement du désendettement et de l’incontournable et nouvelle nécessité d’en partager le poids.

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APPEL AUX COMPTABLES

L’un d’entre vous m’adresse un mail qui pose une question essentielle dont je ne connais pas la réponse – même si je me la suis posée de temps à autre sans jamais l’approfondir : qui a un jour décidé que les armes financières de destruction massive seraient « hors-bilan » pour les sociétés ? De manière plus générale, quelle est la (ou quelles sont les) philosophie(s) qui président à la mise hors-bilan de certains postes comptables ?

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L’actualité de la crise : LE TEMPS… DU JUGEMENT, par François Leclerc

Billet invité

En réponse à une lectrice s’intéressant à l’actualité Islandaise.

L’écroulement en 2008 de Kaupthing Bank ne reste pas sans suites judiciaires. Au terme d’une enquête de trois ans portant sur une « suspicion de conduite criminelle durant et à la suite des évènements qui conduisirent à l’effondrement de l’Islande », le procureur spécial chargé du dossier a inculpé de fraude et de manipulation de marché ses deux principaux dirigeants, Hreiðar Már Sigurðsson et Sigurður Einarsson, qui seront présentés à la cour le 7 mars prochain.

Cela n’aura pas été sans mal car il aura fallu pour y parvenir que le Serious Fraud Office (SFO) britannique soit obligé de reconnaitre avoir commis « de regrettables erreurs » dans le cadre de l’enquête qu’il menait conjointement avec le procureur spécial islandais. ERRATA : le SFO a fait référence à une enquête parallèle.

Les deux prévenus devraient plaider non coupable et les débats se poursuivre pendant des mois. D’autres inculpations envers des actionnaires de la banque pourraient intervenir.

Kaupthing Bank était l’une des trois banques islandaises qui se sont révélées être endettées à hauteur de plus de dix fois le PIB islandais.

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L’actualité de la crise : LE RETOUR DES DÉBATS PLANÉTAIRES, par François Leclerc

Billet invité

La récession s’acccentue en Europe, selon les nouvelles prévisions de la Commission, qui se sont dégradées par rapport aux précédentes de l’automne. Parmi ses pronostics, celui concernant l’Italie est sans doute le plus préoccupant, car son PIB devrait diminuer de 1,3 %. Mais les prévisions varient suivant leurs auteurs. Celles du FMI sont en effet de -2,5 % pour l’Italie. Dans le cas de l’Espagne, la Commission prévoit -1 %, tandis que la Banque d’Espagne table sur -1,5 % et le FMI sur -1,7 %. Le gouvernement grec vient de son côté de revoir ses chiffres, pronostiquant une diminution de 6,7 % du PIB, au lieu des 5,4 % initialement inscrits au budget.

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HELLENIC SECURITISATION S.A. – APPEL À INFORMATION, par Panagiotis Grigoriou

Billet invité

Ici Athènes !

Nous nous remettons difficilement du Mémorandum II (voir mon dernier billet sur greek crisis). La stratégie du choc vécue en qualité de… choqués ne laisse aucun répit. Multirisque, multidimensionnelle, une arme totale. Entretemps, je vois qu’en France à travers les grands médias, on est en plein débat électoraliste, dans les belles apparences et loin, très loin des véritables enjeux.

Chez nous, c’est à la vitesse de la lumière que la bancocratie avance ; c’est bien pire que ce qu’on avait imaginé, l’information, même difficile, existe encore, toutefois les citoyens n’ont pas vraiment compris les enjeux, ils sont matraqués par les mesures dites d’austérité qui cachent savamment ce qui se cache derrière. Car, c’est hélas bien pire puisque les structures, disons de référence, changent alors ouvertement, les coquilles vides de la Papadémocratie chez nous et ailleurs dureront le temps nécessaire, et ensuite nous voilà un beau jour sous un véritable régime… Alien !

En réalité l’État grec est aboli, et ceci sera visible davantage à partir de l’été prochain. Moi et d’autres, nous voulons découvrir les initiateurs, partenaires, « investisseurs », actionnaires, privés ou autres (personnes, sociétés, banques, etc.), qui se trouvent derrière la société Hellenic-Securitisation-SA, nouvellement mise en place à Luxembourg ; elle va « gérer » la dette grecque. En réalité, c’est par cette structure que les biens privés et nationaux du pays seront spoliés dans un sens. La Grèce devient alors un ex-État, dont l’existence juridique sera celle d’une entreprise, le nom même du pays peut devenir un brand name modifiable par les « actionnaires » en vue d’une meilleure rentabilité, selon les affirmations journalistiques ici.

En tout cas il y a déjà un peu d’info ICI sur cette structure mais pas assez !

Amis du blog de Paul Jorion et de la vérité, avez-vous une idée pour enfin découvrir les vrais tenants de cette Hellenic Securitisation S.A. ? Mise à part toute considération journalistique, je pense que nous touchons un aspect structurel et structurant de notre « expérience grecque », du jamais vu à ma connaissance pour ce qui est de la mise en place d’un nouveau régime en Europe.

Merci d’avance !

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APPEL DE FÉVRIER 2012

L’appel de janvier a rapporté 3 331 €. Merci beaucoup à vous tous, lecteurs du Blog de Paul Jorion, pour votre mécénat citoyen !

Somme (brute) reçue à ce jour, le 29 février 2012 : 3 211 €.

Comme nous vous l’avons signalé au cours du mois de novembre, nous avons inauguré une nouvelle formule avec objectif 3 000 €, où les premiers 2 000 € me reviennent (les frais de maintenance du site et de location des serveurs étant à ma charge), tandis que les 1 000 € suivants reviennent à François Leclerc.

Un résumé maintenant de mon activité extra-blogaire du mois de janvier que vous avez soutenue, tout comme le blog lui-même, par vos dons.

OPINEWS.COM, Faudra-t-il se serrer la ceinture en 2012 ?, chat le mardi 3 janvier

RTBF.be, JOURNAL DE 13h ET DE 19h30, mercredi 4 janvier

LE PROGRÈS, « Nous vivons un désastre annoncé », dans le numéro du mercredi 4 janvier

L’HUMANITÉ-DIMANCHE, Reconstruire un ordre monétaire international, numéro du 5 – 18 janvier

LE MONDE-ÉCONOMIE, La règle d’or, cette blague de potache, lundi 9 – mardi 10 janvier

VILLA GILLET, Quand le peuple agit, débat à Lyon, le jeudi 12 janvier

POLITIS.fr, « La perte du triple A entraîne la France dans une machine infernale », lundi 16 janvier

Bel RTL, Le journal, lundi 23 janvier

RTL.be, ÉDITION SPÉCIALE, « Austérité : que nous restera-t-il ? », lundi 23 janvier

PHILO MAGAZINE, débat « Les marchés sont-ils bêtes et méchants », aux côtés de Valérie Charolles, mardi 24 janvier

FR3, LITTORAL, « Flocons d’écume, et vagues en creux », retour à l’Île de Houat, quarante ans plus tard, samedi 28 janvier

RTBF, La Première, Le Grand Huit du week-end, dimanche 29 janvier

Deux publications :

Chronique d’un désastre annoncé, L’ENA hors-les-murs, N° 417 : 32-33

Anthropologue inclassable, Journal des Anthropologues, N°126-127 : 335-339

De son côté, François Leclerc nous communique ceci : Lundi 30 janvier, La Tribune a cessé de paraître dans sa version imprimée quotidienne; une grande partie de la rédaction et du personnel est sur le carreau. Depuis quelques mois, le quotidien accueillait régulièrement mes papiers dans sa page « libre opinion », sur proposition de Jacques Rosselin son directeur de la rédaction. Pour une dernière fois, cela s’est encore trouvé en janvier. Atlantico m’a également mis à contribution, à l’occasion de Davos. Mais, penché sur le blog, le mois a été rempli d’un suivi pas à pas des méandres et rebondissements de l’actualité européenne, non sans craintes de me redire et habité par le sentiment que cela n’en finira jamais, découvrant un spectacle affligeant et révoltant à la fois.

Merci à tous les contributeurs de billets invités qui font que le cerveau collectif ne laisse rien passer à travers les mailles du filet. Merci aux habitués et merci aux nouveaux venus !

Merci à Julien, à Jean, à François, à Bénédicte, à Jean-Baptiste et à Nathanaëlle pour œuvrer en coulisses au bon fonctionnement du blog !

En janvier, Le blog de Paul Jorion, était No 1 pour l’économie sur Ebuzzing (ex-Wikio) ; c’était la 24e fois au cours des 26 derniers mois.

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