L’actualité de la crise : DE L’EXASPÉRATION A LA RAGE, par François Leclerc

Billet invité

« Les violences n’ont pas de place en démocratie » a lancé Lucas Papadémos, le premier ministre grec, depuis la tribune d’un parlement entouré de forces de police le protégeant ; puis il a affirmé que « les députés allaient assumer leur responsabilité » en votant le mémorandum présenté par son gouvernement, afin de débloquer le second plan de sauvetage du pays.

Dans une interview à Welt am Sonntag, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, a auparavant expliqué que le moment était venu pour que la Grèce cesse d’être « un puits sans fond », et que les Grecs devaient d’abord le combler avant de pouvoir, selon ses propres termes, « y mettre quelque chose ».

A l’appel des deux grandes centrales syndicales, 100.000 manifestants ont finalement été dénombrés à Athènes et à Salonique, dont beaucoup venus en famille, sans banderoles ni slogans. Malgré les tirs de gaz lacrymogène, d’entrée de jeu, destinés à relâcher la pression des manifestants sur le bâtiment du parlement et a créer une situation d’affrontement, les manifestants sont revenus sur place après avoir reculé, ne voulant pas céder le terrain. Les manifestants ont afflué et reflué par vagues, tandis que, selon l’AFP, un homme au mégaphone criait « avancez, remplissez la place, ne vous laissez pas intimider. Ce soir, envoyons au monde l’image de la dignité du peuple grec ! ».

Puis les rues du centre d’Athènes sont devenues le spectacle d’affrontements violents entre forces anti-émeutes et manifestants. Une quinzaine de bâtiments sont en feu, suite à des jets de cocktails Molotov et à des bombes incendiaires… C’est dans une ambiance de guerre urbaine que les députés vont voter. Aux dernières nouvelles, le vote est acquis, le pays sauvé malgré lui…

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126 réflexions au sujet de « L’actualité de la crise : DE L’EXASPÉRATION A LA RAGE, par François Leclerc »

    1. La honte c’est qu’il n’y ait que si peu de monde dehors, le pays devrait être dans la rue.

      La révolution en Grèce semble encore bien bien loin… Le peuple se met très majoritairement au garde à vous devant la troika. Incompréhensible.

      1. Ca, c’est typiquement la version Française ethnocentrée ! N’oubliez jamais qu’il est beaucoup difficile de rassembler les gens dans des « petites » villes que dans des grandes..Apparemment, la huitième grande ville Grecque ( Kavala ) n’ a « que » 58 000 Habitants. Pour avoir,dans mon département,une préfecture de même taille ( Laval ) ,laissez moi vous dire qu’y faire un rassemblement important tient de la gageure…(Heureusement, ce n’est pas moi qui m’en occupe ! 🙂
        Et je ne parle même pas des autres villes et villages encore plus petits :Vous vous y sentiriez bien seul avec votre pancarte !

        Faudrait voir à pas déconner lorsqu’on commente !

      2. C’est vrai qu’Athènes et ses environs proches ça ne fait que 4 millions d’habitants.
        Mais le centre ville est tellement loin…
        Non, je pense qu’au contraire on prend ses désirs de révolution pour la réalité, c tout.

    1. « Sauvé malgré lui »
      «C’est dans une ambiance de guerre urbaine que les députés vont voter. Aux dernières nouvelles, le vote est acquis, le pays sauvé malgré lui… »

      L’analyse de Bernard Conte prend toute sa signification:

      Dans cette optique, l’ordo-libéralisme va s’attaquer à son principal obstacle : la démocratie. Profitant de la caution « scientifique » offerte par les développements des sciences économiques tels que la croissance endogène ou la nouvelle micro-économie, les tenants de l’ordo-libéralisme vont parvenir à convaincre l’opinion que certaines règles doivent être respectées pour atteindre la prospérité économique et que la démagogie des dirigeants politiques crée des distorsions qui empêchent le suivi constant de ces règles. De cette façon, ils parviennent à faire croire aux citoyens que leur vision est neutre et qu’il n’existe pas d’alternatives crédibles. Les peuples vont alors se laisser persuader de la nécessité d’inscrire dans la constitution des règles ordo-libérales qu’ils considèrent comme impartiales alors qu’elles ne le sont pas.

      Dans un tel système, les élus du peuple se transforment en pantins chargés de veiller à la stricte application du système ordo-libéral. Le peuple continue à voter mais la démocratie devient virtuelle puisque quel que soit le choix des urnes, les marges de manœuvre sont trop imitées pour pouvoir agir sur la politique du pays. Il s’agit alors d’un véritable « hold-up » pour ne pas dire « coup-d’état ».

      L’article complet sur le lien suivant: http://lespoir.jimdo.com/2012/01/08/la-tiers-mondialisation-de-la-plan%C3%A8te-bernard-conte/

      1. « Profitant de la caution « scientifique » offerte par les développements des sciences économiques tels que la croissance endogène ou la nouvelle micro-économie, les tenants de l’ordo-libéralisme vont parvenir à convaincre l’opinion que certaines règles doivent être respectées pour atteindre la prospérité économique et que la démagogie des dirigeants politiques crée des distorsions qui empêchent le suivi constant de ces règles. »

        C’est déjà le cas. L’hebdo belge « le vif » donne les résultat d’un sondage à propos de notre nouveau gouvernement. Ni chèvre-ni chou ! Alors que des mesures concrètes sont prises en faveur du tour de vis social exigé par l’EU. S’attendait-on à pire? Sans aucun doute, parce que l’opinion est sensibilisé depuis des mois (et scientifiquement, méthodiquement) aux « inévitables » mesures de rigueur. Il y a un consensus pour considérer cela comme normal. Jusqu’à nous culpabiliser d’accepter de vivre dans un système social trop coûteux ! Un luxe !

        Intoxication par la désinformation et la répétition d’info contradictoires. Il s’agit bien d’une bataille pour détruire notre liberté de décision.

  1. Le peuple grec commence une insurrection populaire.
    Répétons partout avec Paul: « Nous sommes tous grecs »
    et prenons toutes les initiatives, individuelles et collectives,
    de protestation et d’action frappant directement la tyrannie
    et tous ses relais en Europe ou ailleurs.
    On ne peut jamais gagner que les combats que l’on engage.
    Des infos sur une situation qui semble (je ne suis pas sur place) pré-révolutionnaire,
    peut-être le départ du printemps des peuples européens:
    http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=1476

  2. Le vote était nominatif, il faut noter les noms pour s’en souvenir « après » ou en cas d’élection.
    et faire une grève totale : ne plus aller travailler, sauf pour soi (sauf alimentaire en ville et secteur santé). et envisager, pour ceux qui le peuvent, de partir à l’étranger.

  3.  » … Nous ne sommes plus – ou pas encore, les Grecs parlent pourtant d’une nouvelle dictature – au temps des colonels. Mais on attend vainement un geste de solidarité des dirigeants de la gauche. La Grèce est bien absente des discours de François Hollande et d’Eva Joly, qui évoquait enfin dimanche soir la situation grecque sur twitter. La gauche devrait pourtant méditer l’aventure des socialistes grecs qui pèsent aujourd’hui moins de 10% dans les sondages ! … « (Marianne2)

  4. Soutenons les Grecs car notre tour viendra aussi ! Les peuples doivent reprendre le pouvoir ! Cette Europe qui est contre les peuples est une abomination qui a durée trop longtemps !

    1. La ou la démocratie est née elle vient de mourir…

      « Les violences n’ont pas de place en démocratie » a lancé Lucas Papadémos

      Sauf que la Grèce n’est plus en démocratie à cause de vous. Les Grecs sont-ils rentrée tranquillement chez eux après ça, puis son aller travailler le lendemain tranquillement ? Parce que si c’est le cas, j’ai peur de perdre espoir un bref moment. Il est passé ou le peuple qui a résisté aux perses, aux ottomans, aux italiens et leur allié les nazis ?

  5. Le vote était acquis depuis longtemps. Cependant, le plan qu’il prévoit semble totalement inapplicable. Je me souviens encore de journalistes qui disaient, pas plus tard qu’hier, que les manifestations ne regrouperaient pas plus de 20 000 personnes…
    Les politiciens sont vraiment stupides : quand une partie de la population commence à avoir des difficultés grandissantes à se nourrir alors tout devient possible y compris de violentes révoltes pouvant faire tomber le pouvoir en place.
    Il est évident que les grecs les plus fortunés ont quitté le pays depuis longtemps et qu’il ne reste qu’une population frappée par le chômage et une perte colossale de pouvoir d’achat ( baisse de salaires combinés à une inflation vigoureuse)

    1. La Troïka à gagné une bataille au parlement mais elle a déjà perdu la guerre contre le peuple grec.

      Honte au FMI, honte à la Banque centrale, honte aux dirigeants européens et en particulier à Merkel et Sarkozy qui imposent leur diktat ! Honte au Parti socialiste français, à François Hollande, qui ne dit mot consent.
      Honte à tous ceux qui détournent pudiquement le regard de la Grèce et disent qu’on a vécu au dessus de nos moyens, que la Grèce doit payer !

      1. je vous recommande le discours de Melenchon à Montpellier (dailymotion) expliquant que, via le « mécanisme de stabilité » qui risque d’être voté le 21 février, et le Traité qui va être voté en Mars, le piège va se refermer sur les peuples d’Europe : leurs parlements n’auront même plus à voter, comme en Grèce, les mesures d’austérité et d’étranglement ! ça sera automatique !

      2. François Hollande…
        fera le sale boulot de l’actuel, s’il est élu, et personne ne manifestera, « parce qu’il est socialiste ». Il n’a rien dit pour la Lybie, rien dit pour la Côte d’Ivoire, rien dit pour l’Afghanistan (admettons que le cas syro-iranien soit discutable…), applaudissant des deux mains la pire politique néo-coloniale, crypto-raciste, menée depuis… la décolonisation. Il n’y a que l’extrême gauche et l’extrême droite qui ont, je crois, protesté (qu’on me corrige si j’écris une bêtise), ce qui en dit long sur la réalité de l’axe politique extrême gauche- extrême droite.
        Vous vous attendiez à quoi, sérieusement? Le PS, et F. Hollande en particulier, c’est la recherche du maintien du cadre actuel, le retour à la situation immédiatement antérieure. Accompagner la transition: c’est ça le mot d’ordre.

      3. Aujourd’hui même : ne pas rester à la maison, devant l’écran. Il faut aussi se rassembler et manifester, que les grecs se voient soutenus et qu’on débute enfin. Plus de temps à perdre, il faut engager le mouvement. Y a-t-il des organisations qui appellent à rassemblement et manifestations? Je m’informe dans mon bled, je demande à tous de faire pareil.

        Nb : toute insuffisant et lointain qu’il risque d’être pensez à l’appel à la grève du 29 (même date me semble-t-il pour le Portugal.

      4. Élève Antoine Y, pourriez-vous développer « ce que ça vous dit » de si « long », s’il vous plaît ?

        l n’y a que’extrême gauche et l’extrême droite qui ont, je crois, protesté (qu’on me corrige si j’écris une bêtise), ce qui en dit long sur la réalité de l’axe politique extrême gauche- extrême droite.

        Ps : pour Baghbo il n’y avait pas que Vergès à la défense, me semble-t’il, Dumas aussi non ? Extrémiste Maître Dumas ? Conclusion ? A vos extrémistes vous pouvez ajouter quelques escrocs et pieds-nickelés…

  6. je me demande ce qu’aurait dit l’union européenne si les manifs s’étaient passée comme cela en hongrie…ou en russie…

    j’ai lu rapidement que les gendarmes européens avaient aussi été envoyé en renfort en grèce, vu que la police n’a pas l’air chaude : c’est vrai?

    P.S. : « pour que la Grèce cesse d’être « un puits sans fond », et que les Grecs devaient d’abord le combler avant de pouvoir, selon ses propres termes, « y mettre quelque chose ». »
    je comprend ce qu’il voulait dire (encore que…), mais littéralement, çà ne veut rien dire.

    1. « les violences n’ont pas de place en démocratie » a dit aussi Papadémos, comme si le traitement réservé au peuple grec, et en particulier à ceux qui vivaient des minimas sociaux et verront ces derniers se réduire encore, ce n’était pas une forme de violence.

      1. « les violences n’ont pas place en [ VRAIE ] démocratie, »
        Il y a des violences en Grèce
        Donc la Grèce n’est plus une VRAIE démocratie
        Si la Grèce était une VRAIE démocratie on assisterait pas à ces violences

      2. @Pierre-Yves D : et comme si Papademos était arrivé au pouvoir par une procédure démocratique ! Un non-élu qui prétend donner des leçons de démocratie ! Maintenant que « la démocratie » l’a emporté (les injonctions de la Troika), je souhaite du plaisir à Papademos pour appliquer son programme.

    2. On les a vu, les images circulent de ces « gendarmes européens ». Cela fait parti des choses que je vois dans ces événements qui me scandalise le plus. On avait eu les coups d’état financier alambiqués, mais là c’est une occupation à l’ancienne manière, les médias ne pourront pas ne pas le voir!

    3. Si si, la métaphore est involontairement excellente.
      Il s’agit bien d’une « dette sans fin », concrètement irremboursable.
      On jette du sable dans un puits sans fond ad libitum.
      Et comme on ne peut le combler ainsi on essaye en y jetant des hommes.

      1. @Tartar
         » une dette sans fin » Non, car toute dette à une fin.
        Il s’agit d’un « déficit sans fin »
        Si on comprend qu’il est pertinent de mettre fin au deficit, la méthode est condamnable. En premier lieu, il convient de mettre un terme à la dette Grecque dont les intérêts grèvent le deficit. L’europe a le pouvoir d’annuler la dette de la Grèce: en faisant pression sur les créanciers et. pour le solde éventuel, avec la planche à billets.

      2. j’ai aussi lu qu’à ce rythme en 2020 la grèce reviendra à son niveau de dette de 2009 (120%), niveau qui avait déclenché la crise…prévision d’économiste à mon avis : d’ici là les travailleurs grecs auront émigré, et la pyramide des âges aidant, ce sera plutôt à la st glinglin.

        pour l’instant ils escomptaient une hausse de 9% des rentrées fiscales…ils ont eu une baisse de 7%…

        tout çà pour éviter de déclencher les cds et mettre à nue l’arnaque (commentaire bfm : « la grèce ne fera pas faillite et ne sortira pas de l’euro »).

        Schäuble dit que c’est sans fond, mais que les grecs doivent combler (c’est de l’humour financier sans doute 🙂 )…alors, quand cela sera comblé, « ils » (l’allemagne a priori) mettront quelque chose (quand cela ne sera plus indispensable donc).
        Mais, tjrs a priori, les grecs ne sauront pas ne serait ce que l’endiguer.

        Avec le nouvel accord « merkozy », adopté au parlement européen (par les sd dont le ps et le ppe dont l’ump, et d’autres), il y aura en plus des sanctions financières en cas de déficit trop important (une amende salée pour cause de surendettement…çà doit être aussi de l’humour financier, je n’ai pas entendu parler d’une telle mesure concernant les banques en faillite biberonnées par nos impôts via les états).

        J’ai bien aimé le directeur du fond souverain chinois qui analyse la chose comme étant la faillite de l’état providence et des dépenses sociales.

        Sinon, j’ai vaguement l’impression que ce sont les mêmes représentants politique qui
        1 ont voté ou appelé à voter les traités iniques (parfois faisant fi des referendum), traités dont ils claironnent l’incomplétude aujourd’hui
        2 ont voté la liberté pour la finance (et pour que l’industrie revienne aux émergents, les (ex) développés se concentrant sur les fortes plus value (entendre : la finance))
        3 ont creusé les déficits (notamment par cadeaux fiscaux)
        4 votent pour faire payer le désastre aux salariés
        accessoirement 5 donnent des leçons de démocratie (chez eux ou au reste de la planète). Les sociaux démocrates sont les plus beaux dans cette histoire (je me demande pourquoi ils se nomment ainsi en fait). Cohn Bendit qui engueule orban au parlement européen en disant « vous ne comprenez pas l’essence et la structure de la démocratie », est pas mal non plus.

        comme si la survie temporaire du capitalisme financier dépendait de la fin définitive de nos régimes politiques.
        quelqu’un pour me rassurer?

      3. Sylla, sur les Cds, vous êtes une énième victime de la manip des marchands de complots et de la soupe propagandiste qui arrange les créanciers.
        Sur votre version de l’échange Cohn-Bendit / Orban par contre, vous êtes coupable, comme là encore beaucoup d’autres, mais coupable. Coupable de mettre, implicitement et à minima, un DCB et un Orban dans un même sac devant votre (bien suspect) tribunal démocratique.

      4. Vigneron, merci de cette révélatrice sentence. J’ignorais que vous étiez aussi juge.

        Mais, bon, je vais essayer de vous prendre au sérieux :

        -Pour les CDS, c’est la réponse que m’a faite M du Jonchay lorsque je lui ai posé la question. Serait il un « marchand de complot », juge Vigneron? M’aurait il manipulé? Ferait il partie d’un complot dont je serais victime, participerait il à la  » soupe propagandiste qui arrange les créanciers »?

        Donc d’après vous déclencher les CDS n’engendrerait pas de problèmes pour les créanciers, et donc une faillite de la grèce ou sa sortie de l’euro (sortie qu’une des trois soeurs, comme elle l’a déclaré cet été, qualifiera d' »événement de crédit », déclenchant ces fameux CDS), ne posera pas de problèmes du moins au sujet de ces fameux CDS?

        Plus comique :
        -Pour Dany le bleu et Orban,
        où avez vous vu que c’était « ma version », juge Vigneron?
        Permettez moi de vous renvoyer à la séance du parlement européen, où le vert fait son envolée lyrique.
        « Comme là encore beaucoup d’autres »…c’est à dire? Pourriez vous sortir du sous entendu et être plus spécifique, juge Vigneron? Cela renvoie t il à cette histoire de complots et de propagande, un des sac très pratique que vous évoquez souvent et ici lourdement?

        où avez vous vu que je mettais D l’arc en ciel dans le même sac qu’orban? Même implicitement.
        Je ne procède pas par sac, pour ma part. Je ne procède pas par glissement, sous entendu, ou digression accusatoire. Je m’en tiens à ses seules déclarations et ses seules actions. Je ne prétexte pas qu’il sermonne un politique sur le banc du tribunal européiste, pour me taire et souligner qu’il est bien mal placé pour donner des leçons sur ce sujet, juge Vigneron. Serait ce donc cela votre « sac »?
        Satan s’attaquerait au diable avec des arguments paradoxaux, je ne m’interdirait pas de le critiquer.
        Mais peut être la probité n’est pas votre fort, juge Vigneron?

        Peut être aussi, sans votre épaisse mauvaise foi, percevriez vous que le DCB n’a pas grand chose de démocratique. J’insiste sur ce point.
        Que je sache DCB (ou une déclaration d’Eva Joly concernant le referendum en irlande), quand le résultat d’un referendum lui déplait, il faut faire revoter la population, le contraire n’étant pas vrai. Pire, lorsque le parlement vote à l’inverse d’un referendum, du moment que c’est « dans la bonne direction », il ferme sa gueule, l’inverse n’étant pas vrai.
        L’a t on entendu lorsqu’il s’est agit de passer par dessus le parlement slovaque? L’a t on entendu lorsque l’UE nomma des gouvernements de tutelle non élus? Entend on D « le rouge », ardent participant à mai 68, défendre les manifestants grecs? L’entend on lorsque la coalition au pouvoir en grèce radie de leur parti respectif les parlementaires qui ont voté contre le plan d’austérité européen? Non.
        Par contre, gueuler sur orban (au fait, a t il fait quelque chose d’illégal au regard du droit hongrois, cet orban? n’a t il pas été élu?) et soutenir les manifestants hongrois (combien, d’ailleurs?), il enfourche ses grands principes.
        La « constitution » européenne concentre l’initiative de la loi et l’exécutif dans les mains de la commission : l’a t on entendu? Non, il a fait campagne pour le « oui ». Par contre pour gueuler contre les élections en russie, là, on l’entend. Au fait, le président de l’ue ou celui de la commission européenne est il élu? Non.

        Alors quand je l’entends parler d' »essence et de structure de la démocratie », çà me fait rire jaune. Pas vous, je le sais bien, puisqu’a priori-car après tout, je ne vois pas pourquoi je vous ferais cadeau du doute ou de la clémence due aux ignorants-vous aussi, lorsque la population vote dans votre sens, c’est bon, sinon, il faut la faire revoter, comme ces démocrates à la mord moi le nœud : démocrate quand çà les arrange, un paravent de démocratie donc.

        Pour finir, que votre prose étale une accusation de « (bien suspect) tribunal démocratique », non que cela m’étonne, çà me fait rire jaune aussi, vu votre lancinant comportement sur ce blog, et j’imagine ailleurs, juge Vigneron.

        Ce qui à la limite est plutôt suspect, ce seraient vos œillères sélectives.

        D’autant plus que vous ne paraissez pas y comprendre grand chose à la république, ou à la démocratie
        (je me souviens d’une de vos saillie contre VB et ses « principes républicains en bandoulière » (je vous cite) ou d’une intervention où vous qualifiez la séparation des pouvoirs de vieille lune, un modérateur de ce blog ayant proposé de réunir l’exécutif et le législatif dans les mains du parlement européen.
        Bref, vous semblez être aussi pour la concentration des pouvoirs. Ce qui collerait assez bien avec le reste de vos interventions).

        Ce qui serait plutôt suspect, ce sont vos charges contre ces régimes politiques ou ceux qui les défendent de leur mieux.

        Peut être est ce votre idée d’un régime politique convenable, loin de la république, et loin des « aléas de la démocratie », ce qui comme toute conception est respectable, quoique légèrement extrémiste, mais encore faudrait il le dire clairement, et non pas avancer masqué, ou procéder à des charges accusatoires à peine voilées contre vos adversaires politiques.

      5. Sylla, c’est très sympa de prouver que j’avais tort sur toute la ligne. Merci et Mea Culpa. Vous ne mettez pas Orban et DCB dans le même sac, c’est absolument juste. Toutes mes excuses. Vous n’y mettez que Cohn-Bendit dans votre sac. Ça m’suffit.
        Ps : sur VB je réitère avec joie. Sur la séparation des pouvoirs, curieux de voir les sources…
        D’ailleurs faudra que j’arrive à retrouver une de vos longues longues longues digressions philosophico-délirantes d’il y a un peu plus d’un an où vous traitiez Hegel d’infâme matérialiste. Je ferai une capture d’écran, imprimer et pof, punaisé dans les gogues, just for fun.

      6. @Vigneron,

        Ainsi donc, relever les contradictions entre le réquisitoire récent de ce député européen et certaines de ses autres positions politiques (postures serait plus exact, vu la comédie), ce serait le mettre dans « mon » sac? Lequel je vous prie? Svp, soyez précis quand vous montrez du doigt.

        Et vous avez formidablement esquivé l’interrogation sur les CDS.
        C’est intéressant de lire que vous ne répondez à aucune question concernant vos diatribes, et vous contentez de pirouettes et de formules creuses.

        Des sources me demandez vous? Ce sont vos propos, il est étonnant que vous ne vous en souveniez plus, d’autant plus que c’est un sujet fondamental. Mais peut être était ce juste un mouvement d’humeur, et non pas le résultat d’une mûre réflexion. Peut être cela vous arrive t il souvent même.
        Quoiqu’il en soit, je ne fais pas de liste de vos déclarations intempestives, ni n’ai le temps ou l’envie de fouiller le blog pour vous les mettre sous le nez, un peu comme vous et cette affirmation péremptoire comme quoi j’aurais traité « Hegel d’infâme matérialiste ».

        à ce sujet, je doute fortement, çà me paraît même impossible, que j’ai pu écrire cela : d’abord, je ne « traite » pas (« matérialiste », jusqu’à nouvel ordre n’est pas une insulte, mais le qualificatif désignant une prise de position métaphysique, qui n’a rien d’infâme, mais relève d’une erreur fondamentale, horrible pour moi au moins lorsqu’il s’agit de parler d’être humain : le matérialisme, quoiqu’il en dise, n’est pas un humanisme, ou du moins pose d’énormes problèmes sur ce sujet), ensuite Hegel n’est pas matérialiste, mais dans l’idéalisme transcendantal. Il a cependant un fort lien avec le matérialisme (c’est le maître de Marx tout de même), de part par exemple ses longs développements sur l’incarnation de l’Esprit.

        Et s’agissant de mes digressions délirantes, il n’y a qu’à vous lire pour savoir quel poids votre jugement sur ces sujets peut avoir…ainsi que sur bien d’autres.

  7. Finalement la dignité du peuple grec n’a pas tenu bien longtemps. le froid peut etre?
    Dans un coin de ma tête je me disais que s’il devait se passer un truc pour l’Europe, c’était ce soir.

    Finalement, il ne s’est rien passé de tangible… seulement des heurts (certes spectaculaires, mais sans grande conséquence) attribué à la marge. C’est le signe définitif que les néolibéraux ont gagné:
    Ils savent aujourd’hui que les politiques continueront à appliquer servilement le dogme et les peuples leur lécheront les bottes.

    1.  » C’est le signe définitif que les néolibéraux ont gagné  »

      Ah? Et ils ont gagnés quoi ? La même chose qu’en 1990 avec la chute du communisme? « On a gagné,on a gagné  » criaient-ils,comme au foot, sans même se rendre compte que la chute de l’ Est n’était pas une victoire mais un avertissement : Si toi faire même bêtise (mais libérale,hein,faut pas déconner non plus!) ,toi puni aussi !

      Ils peuvent bien voter tout les traités qu’ils veulent, si le peuple crève de faim, alors le match est perdu de toute façon ! Les Grecs ne rentreront pas dans leurs maisons, .dans leurs usines. Pour y faire quoi d’ailleurs? Y gagner un salaire qui n’assure plus rien?Ils n’ont plus rien à perdre !

      Allez, en tripotant un peu les dates on pourra dire que le capitalisme est mort le 14 Février : L’Amour a eu raison de lui….Et c’est lui faire beaucoup d’honneur que de « sacrifier » le plus noble des sentiments à une telle saloperie !

  8. Le pays n’a pas besoin d’être sauvé puisqu’il est souverain.

    On vend au peuple un « plan de sauvetage du pays » qui est « un plan de sauvetage des créanciers ».

    Le peuple n’achète pas…n’achète plus….

    Il n’y a plus de communauté d’intérêts entre le gouvernement et le peuple, mais le peuple n’a pas d’autre représentant que le gouvernement.

    Alors, à part la violence, quelle autre solution?

      1. Devant un message comme le votre,il doit bien rigoler Monsieur Sylvestre des des Guignols !

        Beeeeeuuuuuaaaarrrrr !

        Oui ,Beuar, aussi !

  9. Indignez-Vous.be
    ‎:: PETITION :: Grèce – Un million de signatures pour l’Europe Solidaire

    L’article 8 du Traité de Lisbonne qui sera en vigueur le 1/4/2012 prévoit que les citoyens européens peuvent formuler des Lois à l’Union Européenne à partir d’1 millions de signatures.

    ON DEMANDE : la suppression de la Dette onéreuse. Quand les pays sont en “état de nécessité” (effondrement de la santé, de l’éducation, des salaires et des retraites), le paiement de la dette odieuse se met de côté et les besoins de survie et de dignité de l’individu se mettent en tête.

    1 ΕΚΑΤΟΜΜΥΡΙΟ ΥΠΟΓΡΑΦΕΣ ΓΙΑ ΤΗΝ ΔΙΑΓΡΑΦΗ του επαχθούς Χρέους. – Citizens Initiative : 1 million peo
    http://www.1millionsignatures.eu
    ‎1 ΕΚΑΤΟΜΜΥΡΙΟ ΥΠΟΓΡΑΦΕΣ ΚΑΤΑ ΤΟΥ ΑΠΕΧΘΟΥΣ ΧΡΕΟΥΣ – Citizens Initiative : 1 million people against Greek Odious Debt. Movement for the write-off of the odious Greek debt. SEISACHTHEIA

    1. @Paulette Keutgen,

      signé, même si pétition mal traduite et de ce fait peu compréhensible.
      ça occupera toujours quelques fonctionnaires « européens » que de la décrypter.

  10. Quand le mur de Berlin est tombé, le rideau de fer de Churchill s’est levé, c’est une chape de plomb qui est tombée sur la terre entière. La Grèce n’est pas la première victime, et ne sera pas la dernière.La machine infernale est en marche, comme une mécanique sans âme; la main invisible tue sous nos yeux, et nos yeux parfois se détournent, pour ne pas voir.
    Aujourd’hui nous disons «Nous sommes tous Grecs», hier on aurait pu dire «Nous sommes tous Argentins», bientôt nous devrons dire«Nous sommes tous Humains».

  11. « les violences n’ont pas de place en démocratie ». Mais alors, si il y a des violences, c’est que ca n’est plus la démocratie ?????

  12. « Les violences n’ont pas de place en démocratie » a lancé Lucas Papadémos, le premier ministre grec.

    Le 1er ministre grec n’a jamais entendu parler d’Harmodius et Aristogiton qui assassinèrent le tyran d’Athènes Hipparque et faisant fuir Hippias , permettant ainsi l’instauration de la démocratie athénienne ?

    1. Papadémos n’a pas sa place dans une démocratie !
      La façon dont il s’est retrouvé 1er ministre n’a rien de démocratique. Quelle hypocrisie dans ses propos.

    2. M’étonnerai pas que ce sale type (Lucas Papadémos) finisse un jour comme les Ben Ali, Moubarak voire Ceausescu.
      En tout cas il fait de gros efforts pour mal finir, et il n’est pas le seul, toutes les personnes composant la « Troïka » s’y emploient avec un remarquable acharnement !

  13. L’avenir de l’Europe est en train de se jouer en Grèce.

    Et, au cas où un Allende Grec prendrait le pouvoir, dans l’ombre des Pinochets opportunistes attendent leur heure.
    Même chose chez nous, où l’Allende en question pourrait bien s’appeler Mélenchon.( vu que Hollande n’est qu’un socialiste d’opérette.)

    1. Mélenchon un Allende !!!! Ah Ah ah c’est la blague du jour !!! Le petit frère du Grand Orient qui tape le bout de gras dans les restos parisiens avec des députés de droite et de gauche ! ancien ministre, sénateur…Mélanchon et ses quelques 10 000 euros mensuel, sa retraite bien assurée…etc… Mélanchon c’est un attrape-couillons et il finira place de la Concorde mais pas au dîner du Siècle…

      1. @La Bascule

        C’est en effet un professionnel de la politique. Toutefois, il propose de convoquer une assemblée constituante. La question du carriérisme en politique y sera forcément posée…Mais vous avez le droit de faire davantage confiance à Hollande ou au président actuel pour ce genre de réforme.

      2. Pourquoi tant de haine ?
        Vous colportez – presque – toutes les légendes urbaines sur le dos de MélEnchon (et non Mélanchon, comme écrivent inexplicablement tous ceux qui le haïssent…).
        Vous êtes un homme informé, puisque vous êtes sur ce blog. Alors lisez le programme du Front de Gauche l’Humain d’abord, Librio, 2€, dans toutes les bonnes librairies, et faites-vous une opinion, au lieu de vomir vos (in)sanies sur ses pieds…

      3. @ « la bascule etc… »
        Hummm…
        Quelle fougue…

        S.Allende était médecin, de famille aristocratique.
        Il avait un salaire confortable…
        Il était fils de Franc-maçon, et Franc-maçon lui-même.
        Il dinait, évidemment avec les importants de son pays…

        Bref: Renseignez vous avant de baver inconsidérément…

  14. ce que les Grecs subissent est certainement inhumain, mais je me demande pourrquoi il n’y a jamais eu (à ma connaissance) de manifs contre la corruption généralisée, l’influence excessive de l’église, les armateurs soignés par l’Etat, l’absence de réforme du système de santé….

    Laissons les quitter la zone euro et formons le cercle autour du Portugal qui est plus sérieuse dans les mesures prises.

    1. C’est bien joli de donner des leçons… Et nous, avons-nous manifesté contre la corruption généralisée (Karachigate, affaire Woerth-Bettencourt, Clearstream, le Grand Commandeur des Pizzas Navarro [PS Hérault], soutenu explicitement par Hollande, etc.) ?
      « Laissons-les quitter la Zone euro ». Mais personne ne le veut ! Surtout pas Merkel et ses conservateurs allemands, ni Sarkozy ni Dassault ! Trop bon client en armes et défense (le seul budget qui n’ait pas été amputé… Tiens donc !) !

    1. Oui elle laisse un goût amer. C’est tellement vrai, par contre pas assez critique sur les émigrés fiscaux. C’est eux qu’il faudrait « pourchasser » pour qu’ils remboursent le fisc.

  15. On nous dit que le salaire minimum est amputé de 20%, mais quid du salaire des responsables politiques, des hauts fonctionnaires, des PDG, etc.? Quelqu’un a-t-il des informations à ce sujet? Si un tel sacrifice n’est imposé qu’à une partie de la population, quelle est la justification avancée?

  16. C’est tout simplement écoeurant que ce « type » ait la morgue de tancer le peuple de la sorte. Il n’a aucun respect pour ses concitoyens, il les traite ouvertement comme des esclaves. Les politiques en place au lieu de saisir l’argent planqué à l’étranger pour rembourser les dettes exhortent les classes moyennes et pauvres au respect de leurs bourreaux. Et nous tous acceptons cela comme une fatalité. A ne plus rien comprendre.

  17. le pays sauvé malgré lui

    ..
    Sauvé ? Tout dépend quelle définition on donne du mot ‘pays’ ; ou du mot ‘sauvé’..

    Finalement tout est question de définition : ‘la fin du capitalisme’ ? la définition du capitalisme n’est pas claire (même en ayant lu ‘L’agonie du -‘ qui ne vide pas la question de sa définition, à mon sens) ;
    ‘sortir du cadre’ : quel cadre vise-t-on ? qu’appelle-t-on sortir, quand, à quel rythme ?

  18. L’Argentine, au prix d’ajustements monétaires et d’exportations relancées par la dévaluation a pu sortir la tete de l’eau en bravant fmi, bm, et autres organismes internationaux, seulement des traces de la crise perdurent , la confiance de ces mm organismes n’est plus de mise, scénarion similaire à venir pour la Grèce? sachant qu’elle a l’euro, donc non souveraine monétairement, je vois une mise sous tutelle économique et politique par l’UE, ou alors un gouvernement révolutionnaire prolétariste, pour l’option gauche, une dictature à nouveau pour l’option droite, avec pillage par les grandes puissances (infrastructures, agriculture, )

    Et nous, français? 8000 milliards d’epargne privée, le futur gouvernement va plonger la main dans le sac au trésor, pour perenniser l’Etat, au détriment des épargnants, pour l »option gauche, ou bien l’austérité et les sacrifices pour l’option droite, dans tout les cas

    1. @Agalèdes
      8000 milliards d’€ d’épargne privée ? Veuillez citer vos sources ! ( à ma connaissance, c’est moins de 2500 milliards, en valeur nominale, cad beaucoup moins en valeur du jour)

      1. 3600 milliards brut au 30 juin 2011 soit 2500 milliards net de la dette totale des ménages (à plus de 85 % immobilière…) et des taux d’épargne record en 2011, grosso modo à 17 % en moyenne du RDB des ménages, 7 % du RDB pour l’épargne financière seule.
        http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=10&ved=0CDQQFjAJ&url=http%3A%2F%2Fwww.banque-france.fr%2Fuploads%2Ftx_bdfstatistiquescalendrier%2F2011-T3-tableau-de-bord-trimestriel-epargne-des-menages.pdf&ei=Ttk4T4zdGManhAfQj-XqAQ&usg=AFQjCNFOv-UD534N7SxEBGILGfB4nWgPig

    2. L’Argentine s’en sort surtout car elle est exportatrice de soja dans le monde entier. Malheuresement, pour les grecs, il n’ont que le tourisme et l’huile d’olive, autant dire que dans un monde en dépression, le tourisme n’est pas à la mode…

      L’Argentine est le premier exportateur mondial de tourteau et d’huile de soja, le troisième pour les graines de soja, le deuxième pour le maïs et le cinquième pour le blé.

      1. Ce que les grecs vont bientôt exporter c’est leurs travailleurs à 580 euros (500 pour les moins de 25 ans)
        Concurrence libre et non faussée !!

      2. L’Etat argentin, qui n’est pas « l’Argentine », « s’en sort » avec le transgénique des financiers, en partie pour l’agro-éthanol, source de pollution, de corruption et de …taxes.

        En 2006, avec une production agro-alimentaire suffisant pour nourrir 180 (Le Monde) ou 350 (L’Humanité) millions d’humains, il y a eu dans ce pays de 38 millions d’habitants, des enfants morts de faim.

  19. La Libre Belgique titre ce matin : « L’austérité provoque des crises d’hystérie ». C’est une manière de décrire les Grecs comme étant fous. C’est salaud, ce titre. Ca dégoûte. Au lieu de parler politique, de rapports de force. La presse qui pourrait parler en ces termes a disparu du paysage depuis près de 20 ans déjà.

    1. La Libre Belgique est le quotidien qui publiait déjà, au lendemain de la grève générale du 30 janvier, un édito scandaleux, dégoulinant de mépris et de bien pensance
      http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/716640/edito-au-boulot.html.

      Hormis quelques chroniques ici ou là, la presse belge entonne partout le même refrain, genre ceci : http://archives.lesoir.be/travailler-plus-longtemps-pas-le-choix-_t-20120211-01TU3M.html?query=lamquin&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=lamquin&pos=1&all=2574&nav=1

      On n’est pas rendus…
      http://www.acrimed.org/article3766.html

      Merci à ce blog !

    2. La Libre Belgique titre ce matin : « L’austérité provoque des crises d’hystérie »

      ..

      Certes, ce journal est celui du petit rentier catholique.. mais l’article ainsi titré, était sous copyright de … Libération !

  20. « Le pays sauvé malgré lui » : la Grèce n’est en rien sauvée par ce plan. Un peu de temps est gagné avant l’éclatement de la zone euro, au détriment de la Grèce, cest là le seul effet de ce vote sous la menace.

    1. Pourquoi j’ai pas toujours recherché à sauver un pays, et cela par le biais d’un autre plan de mes deux, tout simplement parce que je ne vaux guère mieux que le reste du monde dans la panade.

      Sous la menace laissez nous principalement vous aider, si non aucun autre que nous pourra mieux vous venir en aide et cela principalement dans les mêmes choses du monde en tête. Vous voyez, vous n’avez vraiment aucune raison de prendre le temps de réfléchir, il est vrai qu’à force de leur mettre un peu plus le couteau sous la gorge, on sauve mieux autrui .

  21. Le ministre des Finances Venizelos a harangue les deputes en declarant: Vous devez voter ce texte avant l’ ouverture des bourses asiatiques…Epitaphe de cette ‘ symbolpolitiek’

  22. Le problème lors des émeutes c’est que les gens s’attaquent aux biens publics… Alors qu’il doit quand même y avoir de belles villas et yatch privés non ?

  23. il ne reste plus qu’une seule solution à TOUS les peuples d’Europe, si nous voulons ne pas être les prochains sur la liste (car notre tour viendra à TOUS soyez-en certain la Bête a toujours faim, de plus en plus) il faut soutenir les Grecs et descendre massivement dans la rue! Il faut se révolter, je ne vois plus (hélas) que l’insurrection comme mode d’expression!

    Les élections sont déjà servies chez nous, ce sera bonnet blanc ou blanc bonnet au choix, et rien ne changera car ça n’est pas dans leurs intérêts…

    Tout ceci se passe sous nos yeux : la désintégration de cette société inique.

    Il était temps que ça arrive, le seul regret que j’ai c’est que c’est toujours les mêmes qui souffrent

    1. Les élections sont déjà servies chez nous, ce sera bonnet blanc ou blanc bonnet au choix, et rien ne changera car ça n’est pas dans leurs intérêts…

      C’est vous qui voyez.
      Mais vous pouvez quand même voter pour autre chose que le benêt blanc ou le blanc benêt.

      Comme dit Charles A. (voir plus haut):

      On ne peut jamais gagner que les combats que l’on engage.

      1. je le sais bien, mon choix est fait je voterai Mélenchon, mais combien sommes-nous dans ce pays à bien comprendre ce qui se passe?

        Rien qu’en regardant tout autour de moi, qu boulot par exemple, ils sont tous fatalistes et subissent sans broncher le matraquage intensif des médias aux ordres. Pas un pour comprendre les enjeux! tous endormis par la TV et la CON sommation!

        Chacun pense à son nombril, résultat : fatalisme et individualisme.

        Il n’y aura véritablement de réaction que quand tout ceci sera devenu intolérable, comme en Grèce. Quand les gens ne pourront plus bouffer, là ils se révolteront. Je le déplore, j’aurais préféré que ça se passe autrement, mais LA MAJORITÉ DES GENS SONT ENDORMIS!!

  24. Dans une interview à Welt am Sonntag, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, a auparavant expliqué que le moment était venu pour que la Grèce cesse d’être « un puits sans fond », et que les Grecs devaient d’abord le combler avant de pouvoir, selon ses propres termes, « y mettre quelque chose ».

    Pourvu quand même qu’il ne se trompe pas trop de puits sans fond dans leur première analyse
    allemande des finances en Europe.

    Car je vous raconte pas la suite …

    1. Cette phrase de Schäuble confirme l’idée qui ressort déjà de l’accord du 9 décembre, selon laquelle lorsque qu’un Etat aura colmaté les fuites, c’est à dire respectera durablement l’équilibre budgétaire, la BCE avec l’accord de l’Allemagne, acceptera d’annuler partiellement et progressivement sa dette souveraine. Ce sera d’autant plus facile que la BCE prend en pension à tour de bras, les obligations souveraines qu’elle n’aura plus qu’à monétiser c’est à dire à détruire au rythme concédé par les Allemands, selon la configuration actuelle.
      Donc, ayez confiance comme disait l’autre, la Grèce et les autres ne traîneront pas ad vitam aeternam leur dette souveraine.

      1. Ben je sais bien, que ça part d’une bonne intention, mais lorsqu’on en finit par pousser davantage de peuples à mieux tenir l’équilibre selon par exemple une plus grande ligne de conduite apeurée en matière d’économisme, que se passera-t-il donc alors en cas de plus forte reprise du vent ?

        Ah si seulement l’un d’entre-vous pouvait mieux illustrer la chose pour le blog.

        Mais qui peut vraiment savoir de quel coté soufflera le vent demain. Surtout lorsqu’on sait que c’est bien plus les plus grands financiers qui s’occupent principalement de la plomberie et du colmatage des fuites, oui pas étonnant que le monde en finisse par vivre graduellement dans la servitude. Pourvu quand même, que le cable puisse bien résister tout le temps, c’est en réalité le principal calcul de la machine économique faut pas plus être humain.

        Un peu comme dans l’histoire où l’on préférait souvent mener au bûcher celui ou celle qui dérangeait encore un peu trop les intérêts des puissants. Et c’est alors que la peur se répandit partout parmi les peuples, mais regardez ce qu’ils s’apprétent de nouveau à faire pour les pays surtout si nous en finissons nous aussi par ruer dans les brancards, ainsi s’en va les premières Social-Démocraties Européennes, pour mieux laisser toute la place à je ne sais quoi encore. AH si seulement la grèce pouvait davantage subir un plus grand tremblement de terre dévastateur, alors c’est sur elle pourrait déja moins tenir le bon équilibre budgétaire comme la bonne Allemagne.

        Non ce n’est pas vraiment ainsi que l’on obtient plus durablement le respect du monde, et que l’on maintient plus durablement son équilibre économique chez soi, au contraire c’est bien plus faire preuve de trouillerie économique au regard des opinions de plus en plus écoeurés.

        Comme si en réalité les premiers banquiers d’europe où d’ailleurs ne s’étaient pas vraiment débarassés totalement de quelque chose d’un peu trop encombrant. Vraiment de très mauvais souverains pour le monde je trouve, faudrait pas plus gagner la fève et la couronne lors de la grande fête des rois.

  25. Scène un, acte un.

    L’Allemagne par crainte d’avoir à payer pour la Grèce ne lâche pas. Pour la même raison, les autres pays dont les banques sont engagées sur la Grèce ne lâchent pas. Le FMI ne lâche pas.
    Pensez-vous qu’il lâcherons pour l’Espagne puis l’Italie et enfin la France lorsque le problème qu’ils auront contribué à approfondir, sinon à créer, ce posera dans ces pays?

    Que va t-il se passer en Grèce?
    Les Grecques (au sang chaud, ils n’ont pas subit le joug Allemand) vont ce battre derrière les communiste pendant une semaine, peut être plus puis la police durcira la répression, en vain, puis l’armée arrivera avec les chars…

    Non, bien sûr tout cela est impossible., mauvais rêve.

    1. Les Grecs n’ont pas subi le joug allemand ???!!! D’où sortez-vous cette ânerie ? Les Grecs subissent le joug allemand depuis le XIXe siècle. Après l’horrible guerre d’indépendance contre l’Empire ottoman, et la proclamation en 1830 de la 1ère République gouvernée par Kapodistrias, ils sont « rattrapés » par l’Europe (déjà…) qui leur impose un roi allemand (dynastie dont subsistent encore les derniers descendants en exil, éjectés par le putsch des colonels en 1967, et que personne n’a pensé à rappeler en 1974 ! lol)
      Et en 1930, première dictature, celle de Metaxas, en partie conséquence des notations foireuses et criminelles de Standard and Poors (déjà !) . Quant à la 2e guerre mondiale, elle fut ouverte en Grèce par l’Italie de Mussolini. Devant le risque de défaite de ce dernier, occupation par l’Allemagne et la Bulgarie.
      Alors les Grecs savent mieux que quiconque ce que signifie le joug allemand. La presse allemande conservatrice vomit sa haine des Grecs à chaque tour de page, et je crois que les Grecs en ont autant pour le gouvernement allemand…

      J’ai rafraîchi mes souvenirs sur ce site ici

  26. 100 000 manifestants sur une population de 10 millions , ça ne fait pas beaucoup ! C’est un peu comme les grèves chez nous : quand on dépasse les 20 pour cent de grévistes on est super content .
    Je ne veux pas faire le rabat joie , mais je ne suis pas très optimiste sur la suite du scénario .

    1. @lechat
      Pourtant il y en a des optimistes .
      La Bourse de Paris reprend confiance après le vote grec (Boursorama)

    2. 100 000 manifestants sur une population de 10 millions , ça ne fait pas beaucoup !

      C’est ça… 100 000 personnes à Athènes ça ne veut rien dire, 600 000 à Paris ça ne voudrait rien dire, et 100 000 à Moscou ça ne voulait rien dire, 10 000 qui bloquent le port d’Oakland ça ne voulait rien dire… pareil en Syrie, en Tunisie, en Libye, en Égypte, à Bahreïn, à Téhéran, à Londres, à Barcelone, Madrid, Lisbonne, etc, etc.

    3. En égypte, c’etait 5 million de manifestant sur 82 million d’habitant, mais ca n’empêche que c’etait assez pour paralysé l’économie et foutre la pression a une des plus grosse dictature du monde.

      100 000 personne sur 10 million, c’est déjà très bien et a mon avis sa va encore augmenté.

    4. Y a aussi une explication pragmatique. Les gens n’ont pas envie de se faire gazer par de la flicaille gavée aux hormones. Ni de se retrouver avec femmes et enfants coincés entre deux feux. Enfin, moi c’est ce que je me dis. Mais, ce qui compte c’est le décompte dans les têtes, le reste suivra simplement. Sauf erreur de ma part, offrir sa poitrine aux canons ou charger à l’épée c’était une autre époque. Si on pouvait éviter le sang…

      1. Ça aura suffi pour faire les gros titres… et d’après moi lettre morte du plan d’austérité acté par le parlement grec. Dans deux mois si les élections anticipées confirment les manifestations populaires, les grecs auront leurs 130 milliards, n’appliqueront pas à juste raison ce plan débile et purement propagandiste à l’intention des populations européennes et très accessoirement des marchés, tout le monde sera content de l’entourloupe, UE comprise, et rien ne sera réglé pour les grecs ni pour personne, sauf que le parlement grec aura nettement viré à droite très probablement…

  27. Article de El Païs équivalent de Libération en Espagne

    Por qué es la Union Europea impopular ?

    L’UE n’est pas populaire parce ses fondateurs l’on voulu ainsi. L’impopularité ne signifie pas absence de démocratie, mais à sa complémentarité. Si quelque chose démontre le passage du temps c’est que Monnet, Adenauer, Schuman, bénéficièrent de la clairvoyance qu’offre la contemplation du paysage après la bataille. Ils ont brisé les préjugés afin de construire un mur solide contre une forme de politique qui a toujours été désastreuse pour l’ Europe, contre le pouvoir insatiable des pouvoirs publics et privés et, surtout, pour l’autodétermination de chacun. L’UE, dans les paroles d’Isaïe Berlin se référant aux sociétés régies par la loi, « ne sera jamais un cri de bataille passionné qui inspire le sacrifice des hommes, le martyre et l’héroïsme. » Peut-être précisément pour cette raison les pères de l’Europe, las de tant de héros et tant de sang, ont préféré les bureaux des fonctionnaires tranquilles aux proclamations fortes des grands discours.

    Pour résumer ce sont les peuples qui sont dangereux, chauvins, nationalistes et qui sont à l’origine de toutes les guerres qui ont ensanglanté l’Europe.
    La bureaucratie européenne est vertueuse et oeuvre aux bonheur de ces mêmes peuples, même malgré eux!

    1. « Pour résumer ce sont les peuples qui sont dangereux, chauvins, nationalistes et qui sont à l’origine de toutes les guerres qui ont ensanglanté l’Europe. »

      Ce n’est pas nouveau, entendu dans la bouche de Vladimir Fédorovski sur FR C, il me semble, c’est une petite rengaine absurde et réactionnaire.

      1. Voilà. Merci Lisztfr. Il fallait que ce soit dit.
        Autre variante réactionnaire s’il en est, associer l’idée du « peuple » à celle du « repli sur soi » (grande invention rhétorique que le pseudo « repli sur soi »).

      2. Même les pères fondateurs des Etats-Unis d’ amérique se méfiaient du peuple: cet animal imprévisible et versatile. C’est pour cela qu’ils ont concocté une Constitution qui permet pour les gouvernants de se protéger du peuple et de ses passions. Quant au système bipartiste il est tout à fait efficace, pour avoir le changement dans la continuité des intérêts des classes dominantes.

      3. Macarelle,

        . C’est pour cela qu’ils ont concocté une Constitution qui permet pour les gouvernants de se protéger du peuple et de ses passions.

        pouvez-vous me donner un exemple de Constitution démocratique qui ne protège pas tant soit peu les institutions et les organes de pouvoir « du peuple et de ses passions », au moins par une Cour Suprême ?

  28. La troïka aurait du organiser des concerts avec quelques starlettes, et récolter les recettes plutôt que de voir cet argent filer à Beverly Hlls.

  29. S. Royale très dure ce matin avec la Troika, mais dans le ton juste :

    – C’est ça l’Europe qu’on a voulu ?

    Mais je trouve que si l’Europe veut se suicider, qu’elle continue à taper sur les Grecs, car qui voudra encore une fois voter « pour » une Europe qui ne protège pas ses peuples mais qui leur fait subir des atrocités ! La meilleur pub pour les anti-européens, ils viennent de la servir !

    L’Europe, aucune générosité, on fait subir des choses ignobles aux plus faibles, c’est l’Europe aux dans longues.

    1. C’est son ex qui se présente… et lui, malheureusement me fait de plus en plus penser à un Papademos qui va se coucher devant ce qui lui reste de prérogatives… cette idéologie néo-libérale revêt des déguisements de moins en moins convaincants…

  30. Quand ils ont mis à terre les Grecques , je n’ai pas protesté parce que je ne n’étais pas Grecque.
    Quand ils ont mis à terre les Portugais, je n’ai pas protesté parce que je ne n’étais pas Portugais.
    Quand ils ont mis à terre les Espagnoles, je n’ai pas protesté parce que je n’étais pas Espagnole.
    Quand ils ont mis à terre les Italiens, je n’ai pas protesté parce que je n’étais pas Italien.
    Et lorsqu’ils sont venus pour moi, il n’y avait plus personne pour protester. Ils étaient tous à terre

    « Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
    Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
    Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
    Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »
    MARTIN NIEMÖLLER, DACHAU
    arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

    1. Tout en respectant le texte de Martin Niemöller que j’ai déjà « actualisé » une fois, je récidive à l’attention des parangons de la flexibilité et de l’employabilité:
      « Lorsqu’ils m’ont demandé de prendre un poste à Limoges, j’ai déménagé, ma femme a perdu son boulot, mes gosses ont changé d’école et perdu leurs copains – copines….six mois plus tard, j’étais limogé, ma femme m’a quitté.
      Ensuite, ils m’ont proposé un poste à Vire…trois mois plus tard, j’étais viré!
      Maintenant, ils me demandent d’aller à Castres, j’hésite… ».

  31. Papademos a dit qu’il fallait éviter un « chaos incontrôlé. » Il a sans doute le sentiment que ses amis de tous les pays contrôlent le chaos actuel.

    Les affrontements d’hier ne sont malheureusement qu’un début. Une montée en désordres est inéluctable.

    L’événement donne la mesure du niveau de visibilité, de spectacularité plutôt, qu’il faut atteindre pour que les bonnes âmes commencent à réagir. Eva Joly vient de twitter sur la Grèce? Formidable!
    Ce n’est qu’un début.

    Merci, François!

  32. « sauvé malgré lui »
    Dit autrement : « Bonne populace, vous ne comprenez pas, c’est un sacrifice nécessaire pour votre bien. Nous sommes experts et savons mieux que vous ce qui fera votre bonheur, un peu de patience, c’est un mauvais moment à passer, mais demain sera merveilleux… »

  33. Ces députés ont voté un mémorandum (en anglais d’après les infos que j’ai, donc pas la langue officielle du pays) dont il ne CONNAISSENT PAS LE CONTENU EXACT!!! STOP!!!!!!

    1. L’anglais n’est pas uniquement la sympathique langue des niaiseries pop ou ce chouette outil de voyage pour les jeunes amateurs de RyanAir ; c’est aussi une arme de colonisation des peuples, souvent oublieux de leur sujétion, tant est grand le bonheur d’être ‘in’ …

      1. Que c’est juste, très exact. La langue colonise .
        Et c’est pourquoi, en France, les Snobs et Snobinards parsèment
        leurs discours de mots et expressions qu’ils croient anglais.
        Ecoutez quelques économistes de plateau pour avoir une idée.

  34. « Les violences n’ont pas de place en démocratie »

    Tout à fait d’accord, mais dans le cas présent, la violence urbaine répond à la violence institutionnelle. D’institutions internationales, qui plus est non légitimes!
    Puisque les TCE de 2005 a été rejeté lors de référendums en France et en Hollande.
    Par contre notre Président, se fait maintenant fort d’organiser des référendums de type
    démago-populistes sur les chômeurs et les immigrés.
    Cherchez l’erreur…

    1. Les violences n’ont pas de place en démocratie

      « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »

      Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1793, art. XXXV.

      1. Plus généralement je pense que tout système multinational qui prétend faire le bonheur
        des peuples malgré eux est voué à l’échec.
        Cela a été le cas pour l’ex-URSS, ce sera le cas pour l’UE.
        Pour les USA, c’est un peu différent car il s’agit d’un pays d’immigrants colonisateurs récent, qui se
        vivent comme une seule nation. Ceci dit avec la crise systémique, même les USA ne sont pas à
        l’abri de tendances centrifuges: on le voit bien avec les « Tea Parties » en particulier.
        Les nations indiennes préalables à la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb ayant été
        réduites par les nouveaux arrivants à néant ou presque.

  35. L’an dernier, les images de Londres, ses casseurs, ses incendies tournaient en boucle sur toutes les TV.

    La rage populaire des grecs, les émeutes, les incendies d’hier font quelques images (plutôt paisibles) à la TV en France. Sur ITV et BFMTV ces événements arrivaient en 6ème positions dans les titres de ce matin…

    Conclusion : La rage démocratique doit être minimisée à la TV, autant dire niée. Il est question en fait de plus en plus de déni de démocratie relayé par des TV complices.

    Il reste internet pour s’informer… heureusement.

  36. Pour la France , je crois que nous pourrions monter un parti des NINI, ni les uns , ni les autres
    Cela pourrait leur faire mal,car je pense que nous aurions beaucoup d’adhérents , deja tout ceux qui ne votent pas

  37. Les médias français passent plus de temps sur la problématique des 500 signatures nécessaires à Marine Lepen pour se présenter à l’élection présidentielle que sur le soulèvement des peuples au regard des mesures d’austérités contre productives imposées par la troïka.

    Cependant ça se réveille, j’ai entendu ce matin sur une chaine d’info en continu « nous pourrions bien assister aux débuts d’une crise politique en Grèce ». Visiblement le journaliste « débute » aussi…

    1. Les médias français passent plus de temps sur la problématique des 500 signatures nécessaires à Marine Lepen…

      Non, l’info N° 1 c’est la météo; c’est ‘hiver, il fait froid, ça glisse, ça glisse pas …
      Mais le coup de chaud à Athènes, on glisse dessus.

  38. Un bon exemple a donner en France à Mélenchon du « Front de Gauche » comme quoi « les cris et la fureur » sont sans résultat devant la réalité des faits.

  39. Nos réactions à chaud font partie de l’intérêt des échanges.

    A ce jour, et à la lumière des pertinents comptes-rendus de MM Jorion, Leclerc et al. on ne voit pas comment, d’une façon ou d’une autre, la Grèce pourrait éviter de tomber en vassalité. Que le peuple, las d’être pris pour le baudet de la fable, veuille congédier énergiquement ses « élites pensantes » ne nous déplait pas car il va, ce faisant, nous faire nous réjouir par procuration pour ce que nous n’avons pas eu (à ce jour) le courage de faire.

    Hélas, encore Ellas, ce geste de désespoir du peuple ne résoudra rien. D’autres états ont eu a subir le même sort et chacun y avait sa part de responsabilité, élus et corps électoral. Dans chaque pari,il faut un escroc et un naïf…

    Ainsi, nous autres valeureux Gaulois, voici soixante et onze ans passés…

    Nombre d’états africains sont ainsi passés sous les fourches caudines tout en affichant une factice libre disposition d’eux-mêmes. Item en Amérique latine, la diaspora japonaise a pris le contrôle de plusieurs économies et, en Indonésie la minorité chinoise à la mainmise sur la majeure partie de la richesse nationale, malgré de récurrents pogroms à son encontre.
    Ce qui tant nous blesse est de ce que la Grèce est si proche de nous par l’éducation qui nous fut dispensée et dont elle fut l’inspiratrice. Depuis la classe de sixième, « Nous sommes Grecs », effectivement.
    Démunie de ressources naturelles attirant les convoitises, devra-t-elle être rendue si bas et sa main d’œuvre affamée si bon marché pour que des industriels asiatiques ou autres viennent y implanter des usines?

    Elefthéria i thanatos!

    Noté dans nombre de commentaires ici, le mauvais moment où arrive le paroxysme de cette crise grecque : La farce des proches élections présidentielles en France, avec tous ces médias sous influence, est le prétexte à toutes les bassesses. Cette pantalonnade où, comme au catch, les protagonistes de connivence conviennent avant la représentation des règles du jeu, des coups factices, à porter avec force imprécations. La gravité du cas grec et du potentiel jeu de dominos, malgré le filtrage des médias de masse, suscite tant d’indignation et surtout de peur dans le public français que quiconque, parmi les candidats à la mandature suprême ne se risque à un mot qui pourrait lui coûter des suffrages.

    Méditons Malraux :  » On ne fait pas de politique avec de la morale ; on n’en fait pas moins sans. »

    Ceux, batteurs d’estrade de tous bords que nous avons élus ont voulu, murmurant de gentilles foutaises à nos oreilles, faire de nous des hémiplégiques de la mémoire, voire des amnésiques.

    « Les fondamentaux de l’économie française sont très sains » Mme Lagarde.

    Heureusement, existent ce blog et Paul Jorion. Il serait amusant de pouvoir comptabiliser combien de bulletins de vote protestataires porteront son nom…

  40. Sa fortune c’est en partie de la dette grecque.
    L’argent ne tombe pas du ciel que je sache, c’est le fruit du travail des travailleurs et de l’exploitation des ressources planétaires, et dans ce cas c’est d’autant plus vrai.

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