AUDREY VERNON : « COMMENT ÉPOUSER UN MILLIARDAIRE »

Après son spectacle, Audrey Vernon m’a dit : « Ils n’ont pas beaucoup ri ce soir ! » Et c’est vrai, les spectateurs n’avaient pas beaucoup ri. Ils avaient plutôt eu le sifflet coupé. Ce qui prouve qu’ils étaient bien informés. On ne peut en effet rire d’un vrai rire, d’un rire franc, au spectacle d’Audrey Vernon « Comment épouser un milliardaire », que si l’on imagine que ce qu’elle raconte est bidon. Mais ce n’est pas le cas : tout ce qu’elle dit, tous les chiffres qu’elle cite, sur notre capitalisme finissant, au détour d’une vanne, sont vrais. Aussi grotesques soient-ils. Ce qu’ils sont certainement.

J’ai rencontré Audrey Vernon sur le plateau de « Ce soir (ou jamais !) », en mars de l’année dernière. Je m’étais habitué à ce que dans l’émission de Frédéric Taddéi, je sois seul contre tous, et ce soir-là, avec Mathilde Lemoine et Audrey Vernon à mes côtés, ce n’était plus le cas. C’était « rafraîchissant » pour moi, pour autant bien sûr que les sujets ultra-sérieux dont il était question puissent d’une manière ou d’une autre « rafraîchir » quelqu’un.

Dans « Comment épouser un milliardaire », Audrey Vernon se fait passer pour une idiote. Seul son sourcil soucieux la trahit : elle n’est pas vraiment là pour rigoler mais pour nous apprendre quelque chose : cette vamp, Messieurs-Dames, n’est pas une cruche mais une militante qui a le feu de Dieu. Seule naïveté de sa part : qu’elle s’interroge de temps à autre – au beau milieu de son spectacle – sur la raison pour laquelle les hommes aiment les femmes : un certain nombre d’entre nous connaissent la réponse (que je vous propose de découvrir par vous-même si vous ne la connaissez pas).

Le prochain spectacle d’Audrey Vernon s’appellera « Marx ». Là aussi, j’en suis sûr, on ne roulera pas sous son siège, écroulé de rire, mais on se sentira de la même manière plus intelligent de minute en minute. Tout ça en effet est très didactique : Audrey Vernon fait sa petite université populaire et en plus, elle est très belle, ce qui n’ajoute rien à la qualité de ce qu’elle dit et à sa manière de le dire, mais comme on est fait de chair et de sang – vous et moi – ça ne peut pas faire de mal.

À ne pas rater. Au Théâtre du Gymnase à Paris, les mardi et mercredi à 21h30 jusqu’à la fin du mois d’avril.

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101 réflexions au sujet de « AUDREY VERNON : « COMMENT ÉPOUSER UN MILLIARDAIRE » »

    1. A vial of hope and a vial of pain,
      In the light they both looked the same.
      Pourred them out on into the world,
      On every boy and every girl.

      It’s in the Neon Bible, the Neon Bible
      Not much chance for survival, If the Neon Bible is right.

      Take the poison of your age,
      Don’t lick your fingers when you turn the page,
      What I know is what you know is right,
      In the city it’s the only light.

      It’s the Neon Bible, the Neon Bible
      Not much chance for survival,
      If the Neon Bible is right.

      Oh God! well look at you now!
      Oh! you lost it, but you don’t know how!
      In the light of a golden calf,
      Oh God! I had to laugh!

      Take the poison of your age,
      Don’t lick your fingers when you turn the page,
      It was wrong but you said it was right,
      In the future I will read at night.

      Pour une version plus traditionnelle

    2. Si la modération permet le hors-sujet, je ne résiste pas à la tentation de faire découvrir ce groupe « arcade fire » à ceux qui ne le connaitraient pas; quelques titres:

      Pour les amateurs de musiques calmes

      Pour les amateurs de musiques « mystiques »

      Pour les amateurs de musiques pop

      Pour les amateurs de musiques « rock à cœurs »

      Pour les amateurs de musique « entrainantes »

      Pour les amateurs de chanteuses

      Pour les amateurs des Clash

      1. Ce clip d’arcade fire dans l’ascenceur est exceptionnel mais il a au moins 5 ans, c’était sur le site des concerts à emporter
        Et no cars go en concert attention
        Et poupée de cire poupée de son en version arcade fire…

      2. Oui et pour bien le connaître, commencer par le début, à savoir « Funéral » leur premier album dont les morceaux sont aussi jolis que les propos d’audrey Vernon.

  1. ouh lala elle cumule les tares ! femme, de gauche, jolie avec quelque chose dans la tête, ne restant pas « à sa place » : c’est clair que pour les mecs sur le plateau c’est parfaitement inacceptable (je n’ai pas vu l’intégralité mais le chef d’entreprise a bien dû le lui dire, qu’elle était jolie, façon de dire que ça pardonne le reste, non ?).

  2. S’agissant d’Audrey Vernon, j’ai justement visionné hier soir votre passage avec elle chez Taddéi. Elle a à mon sens en effet toutes les qualités que vous dites, et j’ajouterais qu’elle est jeune, ce qui est très réconfortant !

    Bien à vous, Paul.

  3. Ah ça, pour être jolie ! Je me rappelle parfaitement de son passage à ce soir ou jamais. Je m’étais dit que je courrais voir son spectacle et puis l’eau a coulé sous les ponts. Mais il n’est peut-être pas trop tard…

  4. Si le sujet c’est qu’elle est jolie qui se pose des questions, Mathilde Lemoine est aussi très bien dans le rôle.

  5. Pourquoi on aime les femmes ? Eh bien, en fait, sans doute, et là je vais devenir très prosaïque, parce qu’on les a sélectionnées pour nous plaire, et réciproquement, elles nous ont sélectionnés pour la même raison. Par delà les idées de construction culturelles des identités, on ne peut pas tout construire, ni déconstruire dans un relativisme, un idéalisme un peu bas-bleu. Et donc, puisque la sélection ne fait qu’étaler sur une grande durée ce qu’une création magique rassemblerait en un instant, le résultat par définition ne peut qu’être attendu. Il ne peut que combler, il est fait pour… par delà toutes les philosophies du manque, il est quand-même la meilleure approximation de ce manque. Inutile de dire, – elles sont, ceci et cela, non, par delà toutes les qualités, comme disait Lacan, dans cette relation à deux, le premier élément est d’accorder à l’autre à priori, la dignité.

    La génétique ça ne se discute pas.

    1. La séduction, l’amour, sont des constructions socio biologiques historiques à visées spécistes refoulées pour buts téléologiques, la reproduction du plus fiable n’ayant pas la dernière place. Pas de quoi rejeter les effets de ces attractions ou répulsions, juste de quoi s’en rendre compte. Évidemment, le fun de l’affaire en prend une cabosse dans le flacon à patchouli.

      Dans ce grand brassage où rentrent en jeu les faux semblants, les prévisions sont limitées.

    2. @ Lisztfr

      La génétique ça ne se discute pas.

      … ça d’accord, mais la selection naturelle a ses limites tout de même… Regardez…
      Vous par exemple…
      Vous êtes parvenu à passer entre les mailles du filet…

      … et nadine Morano aussi d’ailleurs…
      Ou alors y a quelqu’un qui l’a « sélectionnée pour nous plaire »… mais alors, qui ?… Qui a bien pu faire une chose pareille…?
      c’est à n’y rien comprendre…
      Non…???

  6. Et oui, des choses que l’on n’entend pas souvent à la télévision, ça pourrait donner des idées d’émancipation : autogestion, partage des richesses produites collectivement (avec le travail de tous et grâce aux ressources naturelles). Les patrons ne paient jamais la force collective, ils paient les salariés individuellement. C’est une idée mise en avant par Proudhon à son époque. C’est la force collective de 100 hommes qui peut ériger un obélisque, mais 100 individus isolés ne soulèvement jamais un obélisque. Pourtant on les paie comme s’ils étaient isolés, selon « le prix du marché » pour chacun.

    1. C’est la force collective de 100 hommes qui peut ériger un obélisque, mais 100 individus isolés ne soulèvent jamais un obélisque.

      Pourquoi vouloir toujours ériger des obélisques ? Plusieurs millions de personnes préférant ériger partout des obélisques au coup de fouet, ne valent pas plus que quelques individus préférant faire des petits ronds dans le sable. Vers quoi et vers qui se dirige principalement le monde à force ? Quand bien même dans un plus grand partage de la souffrance produite en masse sur terre ? Ne vous êtes-vous jamais demandé en quoi les premières idôles en Or et en Argent de l’histoire n’ont pas toujours mieux rendus service aux êtres surtout en matière de ceci ou cela.

      Alors si ça se trouve les Gaulois étaient quand même un peu moins cons que certains Pharaons, car le poids des Menhirs est quand même moins lourd que les plus hautes obélisques occidentales sur les diverses places publiques.

      Si Moïse est devenu un jour meurtrier ce n’est pas non plus sans raison. Moïse se rend compte des plus graves conditions de vie de ses réels frères de vie. Plus grave, voyant encore dans le même temps un autre Égyptien frapper plus durement un Hébreu, il s’assure de mieux faire ressentir pareillement le coup de fouet. « ( Exode 2, 12.)

      Hélas depuis les choses ne se sont guère arrangés surtout lorsque les gens à partir d’une certaine position veulent plutôt constamment ressembler à la chose, que voyons-nous principalement dans notre temps. Peut-être pour ça que je n’ai jamais vraiment voulu devenir un faux juif, un faux chrétien, un faux frangin, et je ne sais quoi d’autre.

      Alors les eaux du monde se transformeront peu à peu en sang,
      Les mouches et les moustiques attaqueront les populations,
      Les premières vermines de l’argent toujours plus alarmantes,
      Etc,

      Oui même Moïse autrefois incitait davantage le respect auprès d’autres croyances de vie,

    2. C’est la force collective de 100 hommes qui peut ériger un obélisque, mais 100 individus isolés ne soulèvement jamais un obélisque.

      Ne serait-ce pas plutôt de Max Stirner, l’exemple de l’obélisque? Il a été repris par beaucoup de monde, car simple et pertinent, pour comprendre le phénomène.

      1. J’ai cité le passage suivant de Proudhon :

        Le capitaliste, dit-on, a payé les journées des ouvriers ; pour être exact, il faut dire que le capitaliste a payé autant de fois une journée qu’il a employé d’ouvriers chaque jour, ce qui n’est point du tout la même chose. Car cette force immense qui résulte de l’union et de l’harmonie des travailleurs, de la convergence et de la simultanéité de leurs efforts, il ne l’a point payée. Deux cents grenadiers ont en quelques heures dressé l’obélisque de Louqsor sur sa base ; suppose-t-on qu’un seul homme en deux cents jours en serait venu à bout ? Cependant au compte du capitaliste la somme des salaires eût été la même (Propriété, 1er mémoire ; cité par Gide & Rist 1909 : 337).

        dans QUESTIONS À RÉSOUDRE (IV) BÉNÉFICE DE LA COORDINATION ET « DROIT D’AUBAINE »

      2. Merci pour la précision

        C’est peut-être Stirner lui-même qui a repris, dans son ouvrage « L’Unique et sa propriété » (publié en 1844), l’exemple de Proudhon (1809-1865).

        Entendu dans une émission sur Stirner, sur Radio Libertaire 😉 …

  7. L’amour n’est rein d’autre qu’une obsession qui change de support au fil du temps (copyrhigted). M’enfin ont verra bien se qu’il en reste le jour ou elle aura trouvé son millardaire 🙂 🙂 🙂
    J’espére que cela fera rire 🙂 🙂 🙂

  8. Juste au passage, parceque cela ne m’était pas venu a l’esprit. L’inconscience féminin qu’il soi de guche ou de droite devrait faire honneur a cette jeune demoiselle. En tout cas elle est pauvre et ne rêve que de richesses, a moins qu’elle veille le faire a l’américaine 🙂 🙂 🙂
    les strokiste sont de retour 🙂 🙂 🙂 le rêve de bougeoisie pour les pauvres 🙂 🙂 🙂

    1. Avant d’aborder l’inconscient féminin, un conseil : n’abusez pas trop des pastilles jaunes, l’inconscient masculin passe vite l’arme à guche pour finir vautré sur le canapé comme nunuche à la maison. Si t’as besoin de la cruche, lève-toi, elle est sur la table. Bois un bon coup mon gars, ça va passer.

      1. @octobre rouge,

        L’inconscient féminin, se n’est pas si compliqué. C’est juste de possédé l’objet de leurs plaisirs, ils sont multiples et variées. Quand a ceux de l’homme c’est plutot simple, utiliser son objet de façon multiples et variés. La multitude et la variabilité sont l’inconscient de l’espéce humaines. Ont essaie tout et ont multipli pour ensuite varié.

        M’enfin je ne suis pas philantrope ni misogine, tout simplement observateur. Et je ne suis pas non plus de ceux qui reste votré dans le canapé, loin de là. Il y a beaucoup d’autres choses a faire avec la gante féminine 🙂 🙂 🙂 que de resté vautré dans le canapé 🙂 🙂 🙂

      2. M’enfin je trouve qu’elle est plutot pertinante dans sa formulation des choses. Elle va a l’éssentiel, « comment épouser un millardaire » …….

  9. Ses contestations apparaissent déplacées dans le contexte de ce plateau de chiens de garde et elle même apparait à leurs yeux comme un OVNI absolu. Pourtant, son réalisme et sa connaissance des dossiers les surprennent même après le choc de départ.
    Ce mec qui se dit économiste qui vous sort un truc hallucinant « Les riches en France n’assument pas leur role et ne réinvestissent pas dans l’économie les sommes qu’ils gagnent »
    sa réponse est excellente mais le niveau de conneries de ce mec dit expert dépasse l’entendement!!
    « L’argent va aux capitalistes » « Mais c’est normal, c’est comme ça, c’est fait pour ça… »
    Et ce chef d’entreprise désarçonné: comment peut-on remettre en cause le fondement de sa vie, en somme, un chef d’entreprise est un créateur qui crée du bien face à des gens qui veulent travailler… Son discours libéral sur ce qu’apporte aux pays en développement la mondialisation est contesté, mince…

  10. Un Milliardaire dont il dépend
    Un rapport inégal et unilatéral
    Un rapport de Maître et Esclave
    Satisfaire les désirs d’un autre …
    Il vaut mieux « Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul! » Cyrano de Bergerac (1897)

  11. C’est curieux . A l’émission de Taddéi , quand se présente un homme jeune et beau qui se pose des questions et qui a quelque chose dans la tête , personne n’en fait la remarque à répétition dans une dizaine de commentaires.

     » l’inconscient féminin, l’inconscient masculin ?  » N’allons surtout pas assimiler Audrey au personnage qu’elle caricature dans son show .

      1. @ Mianne

        « … quand se présente un homme jeune et beau qui se pose des questions et qui a quelque chose dans la tête , personne n’en fait la remarque à répétition dans une dizaine de commentaires. »

        Faux… Moi, si je me suis intéressé à ce que disait P.Jorion, c’était parce qu’il était « jeune et beau »… c’était dans les années 20…

        Et depuis, à chaque fois que je le cite, je rajoute… « Et en plus, mon Dieu comme il est beau… »

        Par contre lorsque j’ai rencontré Léoned… ce fut tout l’inverse… Mais allez savoir pourquoi, on l’aime bien quand-même….
        D’ailleurs sa petite ami de l’époque en avait fait une chanson

      2. @ Al

        Je ne me reconnais guère dans le portrait que Frehel décrit, mais vous venez de me procurer un immense plaisir !
        Ré-écouter Fréhel ! (Une grande parmi les grandes !)
        Ça faisait longtemps, mais c’est toujours aussi bon.

        Donc merci.

      3. @ Léoned

        C’est vrai que vous êtes pas mal, là… en polo beige, allongé négligemment… fière allure!

        Alors c’est pas mal mais j’vous ai trouvé un truc qui dépasse le moko… avec Simon et Arletty
        Alors, on guinche…?

      4. @ Al

        Je vois qu’on a des goûts communs (c’est rien de le dire). Alors ceci devrait vous plaire (j’arrête pas ces soirs-ci de me le la visionner) :

        http://www.youtube.com/watch?v=5TGIwt71ISw

        [Remarque : pour de sombres raisons physiologiques je ne peux plus guincher ! Et croyez moi que ça me manque …]

      5. @ Léoned

        Bon ben alors, je sais c’qui vous faut… attendez, j’vais vous chercher ça…

        Voilà…
        Alors vous, vous dansez pas mais on s’installe confort à une table ombragée… on appelle le garçon pour un p’tit Cinzano… et un p’tit Guignolet pour madame… On la connait pas… c’est pas grave… on l’invite quand-même…
        Elle s’assoie là avec nous au bord de l’eau… et en avant la musique…

      6. @ Al

        Vous pouvez économiser le Guignolet ! Y’a plus de Madame. Ou alors c’était pour la votre ?

        Sinon, je suis d’accord sur le reste du programme.

        PS : Juste comme ça en passant, on n’est pas obligé de se limiter à l’avant-guerre ! Y’a des tas de choses actuelles qui me plaisent aussi. Tiens deux choses (pour exemple) même si elles datent déjà un peu :
        http://www.youtube.com/watch?v=mtOCIHLLqz4
        http://www.youtube.com/watch?v=fe4EK4HSPkI

        (Désolés pour les pubs accompagnantes)

        Tiens à propos du 2ème faudra qu’un jour j’écrive ici ce que c’est que la « récupération capitaliste » à propos de ce morceau !
        Oh et puis zut, comme je l’ai déjà écrit, c’est là :
        http://un-mot-de-billet.over-blog.com/article-recuperation-80377920.html

        Bises à votre dame.

      1. @Léoned :
        Vous vous interrogez :

        On a le droit d’être hétéro ?

        Je vous réponds : certainement, cher ami. C’est un plaisir, d’ailleurs 0:)

        Le problème n’est pas là. Ce que fait remarquer à très juste titre Mianne c’est que – et c’est une généralité, et donc certainement pas centré sur ce blog – lorsqu’une femme dit un truc qu’on trouve intelligent et qu’elle est jolie, on ne peut s’empêcher – et « on » est le plus souvent un commentateur masculin, pour ne pas dire exclusivement – de remarquer que « non seulement elle est intelligente, mais en plus elle est jolie ». Bref, qu’on s’en rende compte ou non, qu’on le veuille ou non, on finit toujours – le « on » étant encore une fois masculin – à revenir sur la physique de la personne, comme si chez une femme c’était obligatoire. Chose qui ne se produit pas – en tout cas absolument pas dans les mêmes proportions – quand c’est un bel homme qui dit un truc qu’on trouve intelligent. Bref, une femme finit quasi toujours par être renvoyée à son physique, pas un homme. Et c’est lourd.

      2. – 1 pour Leoned !!!

        Parce que vous trouveriez normal que toutes les dames hétéros de ce forum fassent des dizaines de commentaires de ce type chaque fois que se présente dans l’émission de Taddéi un homme « jeune et beau qui se pose des questions et qui a quelque chose dans la tête » ?
        Ne pas confondre « hétéro » et « macho ».

        C’est ce genre d’idées toutes faites chez leurs employeurs machos, qui fait que les dames, à égalité de compétences et de responsabilités, gagnent encore aujourd’hui 25% de moins que leurs collègues masculins pour le même emploi .

        On vous aime bien quand même, Leoned !

      3. @ Hououji Fuu et (surtout) Mianne

        Pas de panique ! J’avais compris …

        Ce qui ne m’empêche pas de préférer (libre à d’autres d’avoir d’autres émotions) regarder une jolie nana, même vieux et décrépit comme je suis, qu’un joli mec !

        Sur le fond, entièrement d’accord avec vous deux : c’est bien connu ! Une nana ne peut être qu’une c… Le fameux « Sois belle et tais toi ! ».
        On était en 1972 (je vous ai dit que j’étais vieux et décrépit), il y a une chanson qui fit mon délice c’était
        http://www.youtube.com/watch?v=Asf4InKVo8k
        Je la réécoute d’ailleurs régulièrement (me semble que la dernière fois c’était hier !)
        Pas pu me retenir, à l’époque, de la traduire d’enthousiasme et de laisser (négligemment !) traîner la trad’ sur la table de la cuisine pour que ma mère (réduite à femme au foyer) et mon père la voient.

        Et quand je dis « réduite à femme au foyer » je minimise : l’a pas eu le droit de lire Voltaire ! « C’est trop compliqué pour toi … »

        If she’s real, we say she’s trying to be a man

        et surtout :

        We make her paint her face and dance !

      4. « quand c’est un bel homme qui dit un truc qu’on trouve intelligent. »: en fait, c’est parce que c’est plus rare…:-)

    1. Tiens je vais essayer d’être plus général.

      Une des choses qui m’exaspèrent de nos jours ce sont les smileys !
      Ni Voltaire, ni Diderot, ni Montaigne, ni … n’en avaient besoin, et pourtant eux aussi ne faisaient qu’écrire : on voyait pas leur clin d’œil !

      Seulement voila : les gens ne savent plus lire et soupçonner le second degré ou l’ironie, ne voient qu’un texte brut, n’en imaginent pas l’ironie : peut y’avoir qu’un con en face.

      J’ai vu naître la chose (j’ai dit ailleurs que j’étais vieux et décrépit) : ça fait plus de 25 ans que je suis sur le réseau ! (Oui, le réseau existait avant Internet, Twitter et autre face de bouc). Et le SMS n’a rien arrangé au contraire.

      Marre ( mais marre !) d’être obligé de toujours souligner que je déconne au moyen d’un smiley. Pouvez pas faire un p’tit effort, non ?

      Marre aussi du politiquement correct, si vous préférez.

  12. Cette demoiselle me fait repenser, avec son histoire de « moi je suis plutôt pour que les ouvriers possèdent leur outil de travail » à un texte récupéré il y a peu sur un site sur l’autogestion, d’une femme célèbre ( genre simone weil … ma culture littéraire est bien pauvre)

    Dans le texte en question était évoquée l’aporie qu’on trouve dans toutes les coopératives de travailleurs : ces coopératives restant dans un environnement capitaliste, elles devraient nécessairement mettre en oeuvre les outils managériaux propres à ce type de situation pour survivre ( ajustement de la masse salariale, restructuration, .. ) or, il est impossible que les travailleurs décident de mettre en place des mesures qui vont contre eux même. Ce qui expliquerait pourquoi quasiment toutes les expériences de coopératives ouvrières à grande échelle se sont soldées par des échecs.
    La conclusion du papier étant que les coopératives ouvrières ne peuvent exister sans des coopératives de consommateurs, les deux allant de paire.

    Au passage M Jorion, j’aimerais vous soumettre cette idée si vous l’acceptez. Je n’arrive pas à comprendre l’intérêt d’une banque centrale faisant varier la quantité de monnaie dans le système. En imaginant qu’on garde une quantité fixe de monnaie ( à quelques infimes fluctuations dues au cycle de renouvellement des billets, et aux facilités pour les échanges entre banques, qui devraient avoir 100 % de fonds propres ) Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ce que le prix des actifs diminue à mesure que la production de richesses d’un pays augmente. On fait bien valser les étiquettes à la hausse, alors pourquoi pas à la baisse ? Ca pose seulement le problème des salaires. Quoi que. Ca voudrait dire qu’à salaire fixe, le détenteur du capital se fait rogner sa part s’il ne parvient pas à renégocier les salaires à la baisse. Ce serait plutôt une bonne nouvelle pour les travailleurs ^^
    Bref, en quoi la déflation serait si affreuse (A part pour l’investisseur ..). dans un système ayant une quantité de monnaie fixe ?
    ( Pour éviter d’avoir trop de chiffres après la virgule, on pourrait appliquer régulièrement un coefficient multiplicatif à la masse monétaire. Facile avec les moyens informatiques modernes )
    On pourrait considérer la fin de l’effet de levier comme celle des armes ou des robots interdits après un cataclysme dans les bouquins de SF.

    Cordialement,

    1. D’abord vous n’imaginez pas ce que SIGNIFIE le fait que la masse monétaire reste constante eut égard au problème que vous soulevez, l’inflation (ce qui revient à accentuer la « rareté du capital », Keynes). Vous voulez limiter l’argent en circulation, donc augmenter cette « rareté », donc la puissance du capital qui ne vaut que par son opposé : la valeur de l’argent repose en effet sur sa rareté, vous voulez accentuer cette rareté ce qui signifie bien, accentuer la pauvreté (par définition).

      L’inflation, c’est la vie. Ce n’est pas une donnée abstraite mais la résultante de COMPORTEMENTS économiques, fruits de calculs et d’anticipations, c’est pourquoi d’ailleurs, Hayek pensait que l’anticipation du revenu futur était déterminante, davantage que le revenu lui-même, bref, le fait de limiter l’inflation, en pratique, cela SIGNIFIE une limitation de la DEMANDE, donc une accentuation de la pauvreté.

      Mention des politiques de l’offre, pour mémoire, qui ne peuvent avoir qu’un temps, celui de détruire les conditions de salaire des ouvriers… donc la demande.

      Robert Malthus

      « Le prix des choses ne dépend pas de leur utilité intrinsèque, mais de l’offre et de la demande. »

      « La base essentielle de la valeur de toute marchandise (…) est la difficulté d’obtenir cette marchandise ou l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande. »

      (Base essentielle de l’argent donc, c’est la difficulté à l’obtenir (!), d’autant plus que l’inflation est faible, ce qui signifie que la valeur de l’argent reste « forte », => on n’en a pas).

      « La première chose dont on ait besoin (…), avant même tout accroissement du capital et de population, c’est une demande effective de produit, c’est-à-dire une demande faite par ceux qui ont les moyens et la volonté d’en donner un prix suffisant. »

      1. @Lisztfr
        Vous avez surement raison (je suis un parfait néophyte en économie, même si je m’y intéresse), néanmoins je ne suis pas convaincu. Je ne vois pas pourquoi on se complique la vie à faire varier la masse de monnaie en circulation. Pour reprendre vos points :

        A priori, rareté et quantité en circulation sont deux problèmes différents. Il y a rareté du capital si celui-ci s’accumule quelque part. Il est clair que si on laisse le système « tel quel » avec une masse monétaire constante, ça va mal se passer. Mais nous sommes habitués à faire de la redistribution via l’impôt pour arranger ça.

        Je trouve aussi que votre argument sur l’anticipation du futur va dans mon sens. Le fait que la masse monétaire varie complique considérablement les calculs, non ?

        Paul critique en permanence le système actuel, dans lequel la quantité de monnaie varie en fonction de l’humeur des acteurs économiques. Quel remède à ce problème sinon en créant un montant fixe de monnaie une bonne fois pour toutes ? Pourquoi vouloir continuer à garder à tous pri le contrôle sur les prix en faisant varier la masse monétaire ? Ca n’a pas de sens. Ce qui compte ce n’est pas le prix mais le rapport entre les prix et les salaires. Et la BCE n’a aucun pouvoir sur les salaires. Je dirais même plus, étant donné que l’argent créé est « distribué »(prêté) aux banques, cette création monétaire accroit mécaniquement la concentration du capital, alors même que la quantité de monnaie augmente, et donc le pouvoir du capital, avec pour corrolaire la pression sur les salaires.

        Après, je trouve aussi l’argument de Paul un peu faible. Tous les appareils électroniques et informatiques ont un prix qui décroit avec le temp à service constant, ce qui n’empêche pas ce secteur d’être un des plus dynamiques. Qui plus est, en admettant votre argument, dans un monde où l’économie des ressources deviendra forcément la règle, un système monétaire qui pousse à la vertu est un avantage … non ?

        Cordialement,

  13. Cette femme a tout compris:
    les travailleurs et la nature sont la racine de toutes les ressources indispensables.
    Ils devraient posséder les usines, pour assurer la satisfaction des besoins de tous,
    pas pour accumuler du capital.
    Je venais juste de voir son alter ego, sur M6:
    http://www.poutou2012.org/P-Poutou-sur-M6

  14. je revois dans cette émission l’arrogant Geoffroy Roux de Bézieu, qui est au conseil de surveillance de PSA, pdg de virgin mobile, président puis vice-président de l’unedic, au conseil d’administration du club de rugby du C.S.Bourgoin-Jallieu, président de la commission Fiscalité et Emploi de la Fédération Française des Télécoms, il écrit également des livres à la gloire du capitalisme,……….est-ce la fin de la liste???
    donc je me redemande à chaque fois que je vois ce genre de personnage, sachant que mon boulot unique suffit à remplir mes journées, quelle est la nature du service et du « talent » qu’on en attend.
    en résumé ont-ils un vrai emploi et des emplois « fictifs » juste rémunérateurs?
    ou bien 1/2 jour par semaine dédié à chaque activité suffit-il à gérer tout de front?
    ce qui voudrait dire qu’ un dirigeant aurait une productivité d’une efficacité inimaginable, ce qui justifierait des salaires à 7 chiffres?
    ou bien qu’ils ont une productivité normale, mais que leurs activités sont finalement très pauvres et simples, tout se passant aux niveaux inférieurs?
    ce sont mes questions à résoudre à moi.

  15. Rafraichissante, effectivement, Audrey Vernon dans cette vidéo….

    Quel aplomb ! Quel courage… MERCI

  16. A la toute fin de la vidéo, l’économiste, Augustin Landier, dit ceci, qui est tout à fait dans la lignée de Bataille :
    « Les riches doivent réinjecter, de manière visible, ostentatoire en quelque sorte, dans la société les richesses qu’ils ont générées. »

  17. Vu ses idées, son culot et son charme…Je pense que je ne la raterais pas quand elle passera par chez moi, Melle Vernon.

  18. Audrey Vernon vous y voyez juste et clair… Avec les capitalistes arrogants, qui plus est, une seule méthode : la distribution de claques. Merci pour ce CSOJ que j’avais raté!

  19. « Seule naïveté de sa part : qu’elle s’interroge de temps à autre – au beau milieu de son spectacle – sur la raison pour laquelle les hommes aiment les femmes : un certain nombre d’entre nous connaissent la réponse  »

    Je ne suis pas sûr de connaitre la réponse, et encore moins de savoir pourquoi les femmes peuvent aimer ou désirer les hommes, ce qui m’a valu nombre de problèmes et d’imbroglios. J’étais beau comme un dieu selon quelques unes de mes camarades, mais je ne comprenais pas. Pourquoi faire, à quoi ça rime. A quoi ça sert d’être beau quand la laideur est la misère imposée par les délires de certains prêtres de l’économie.

    1. « J’étais beau comme un dieu selon quelques unes de mes camarades, mais je ne comprenais pas. Pourquoi faire, à quoi ça rime. A quoi ça sert d’être beau… »

      Pourquoi aurait-il fallu que ça rimât à quelque chose, que ça servît ?

    2. A fnur: Hum, je vois. Moi non plus je ne comprends pas pourquoi mon compagnon est obsédé par mon nombril alors que d’autres, sont obsédés par le leur. Manifestement, votre beauté a servi à créer quelques « problèmes et imbrogios ». C’est déjà ça!

  20. Bonjour,

    Ayant assisté à ce spectacle en compagnie de mon épouse, je n’ai eu que le choix de me concentrer sur le spectacle! 🙂

    Spectacle désopilant et à 2 niveaux … Je le recommande chaudement.

    Mlle Vernon est non seulement très drôle, mais en plus elle a beaucoup d’a propos.

    Les parisiens – ruez vous au petit gymnase!

    Gilles

    PS: en gardant toute mesure … Elle a en plus un charme fou.

    1. Ah bravo, Gu Si Fang, une touche d’humour supplémentaire avec cet excellent « stand up » comedian, capable de monter sur scène et de raconter n’importe quoi pendant 3 minutes avec la même conviction survoltée qu’un pasteur illuminé. « Le capitalisme ça marche », le « libre marché, ça marche ». Il est trop bon. Dommage qu’il n’y est pas son couplet sur le « complot » environnemental où il explique que seul le capitalisme peut sauver l’environnement.

      Et son couplet sur la morale, venant d’un type qui justifie les velléités guerrières étasuniennes et fut un fervent supporter de l’égoïsme américain pseudo-stratégique incarné par Bush&co, allant jusqu’à défendre mordicus la torture et la guerre totale aux républiques islamiques.

      Sérieusement, vous avez des références autres que des pauvres types d’extrême-droite Gu Si Fang ? Suis-je bête, évidemment non, puisque les libertariens, c’est précisément l’extrême-droite.

      Pour les aventuriers, une petite recherche sur Yaron Brook fait sortir un tas de textes plus comiques les uns que les autres.
      Cet homme à la foi, c’est un religieux. Croyance/savoir, encore une fois.

      1. @ Julien

        Pardonne lui Julien,

        Le libéralisme est aussi une grande idéologie attachante, miroitante, peut-être même un peu plus sélective de l’espèce humaine en société, faut voir en fait la suite de l’histoire.

        Hum à mon avis le capitalisme ne marchera pas toujours bien, com le libre marché pareillement ce n’est en fait qu’un grand mirage mondain à l’échelle de tout le visible sur tout le globe, c’est vrai ça flatte beaucoup le monde.

        Non Julien et cela aussi sympathique soit-il, le Gu Si Fang ne remplit plus guère les salles, n’invite en réalité guère plus les pauvres gens comme le pauvre Jérémie à sa propre table, ça lui coûterait en fait beaucoup trop cher.

        Bien évidemment tout seul le capitalisme tout triomphant ne pourra pas plus sauver l’environnement, apaiser les coeurs, et mieux amener par conséquent les êtres à mieux faire attention à autre chose dans notre temps.

        Oui pardonne lui Julien, car à force ils se savent pas vraiment où ils préfèrent davantage conduire les êtres à longueur de vie, comme de vaine réussite matérielle dans les sociétés oui c’est bien partout visible à l’image.

        Sérieusement, tu ne va quand même pas essayer de me dire que c’est bien le plus grave et le plus sénile d’entre-eux, sinon pour la jolie fille je ne sais pas, c’est vrai elle ne me laisse pas indifférent.

        Mais si ça se trouve si je lui montrais ma propre carte bleue en ce moment elle ne rechercherait pas plus à faire amusement et danse du ventre avec la salle ou alors avec JJ en coulisses.

        Hum j’ai pas toujours la foi non plus en matière de libéralisme marchand sur toute la terre, enfin si cela peut continuellement les rassurer entre-eux alors pourquoi pas.

        On n’est plus ça prêt dans l’histoire humaine.

      2. un type qu justifie les velléités guerrières étasuniennes et fut un fervent supporter de l’égoïsme américain pseudo-stratégique incarné par Bush&co

        Tu rigoles Julien ? Pour ces fous dangereux « d’objectivistes libertario-randistes » qu’incarne si bien Brook, Bush était une espèce de tafiole émasculée de neocon idéaliste pseudo-gauchiste avec cette connerie de « democracy spreading » ! Un ennemi de la Liberté et de la Vraie Amerika, celle qui conchie la démocratie et écrase les japs, les boches ou les viets sous des tapis de bombes ou les crame dans le napalm et le feu nucléaire… Lis ce texte de Brook sur la politique post-9/11 de Bush… Édifiant.
        http://www.theobjectivestandard.com/issues/2007-spring/forward-strategy-for-failure.asp
        Une phrase, soft, juste une…

        The original American system is the system of political freedom—and it’s incompatible with democracy. What Bush’s strategy advocates globally however, is democracy.

        Qui peut dire encore, après avoir lu ce type de littérature, que l’idéologie libertarienne dont Brook est un éminent représentant (Président du Ayn Rand Institute) n’est pas dans la plus pure tradition de l’extrême-droite la plus radicale ?
        http://en.m.wikipedia.org/wiki/Yaron_Brook#cite_note-28

      3. Je confirme : à coté de ces barjes de randistes, les pires faucons neocons sont des chérubins, des ennemis en fait. Même les théories d’un Carl Schmitt sont à combattre absolument pour eux. Pour un Schmitt il existe au moins un ennemi à combattre; ceux-là nient même le statut, l’existence de l’ennemi comme sujet de droit. D’ailleurs ils ne reconnaissent pas de droits de la guerre, pas de limites à leur puissance.

      4. Ces gens haïssent par dessus tout la démocratie, c’est-à-dire quand le peuple décide (il décidera toujours mal, à leur sens libertarien). C’est pourquoi le but est d’atteindre la population et non de faire une guerre conventionnelle:  » We must demonstrate to them that any attempt to perpetuate their cause will bring them personal destruction; they must be made to see that their cause is manifestly unachievable, hopelessly lost.
        This is how the Japanese were forced to renounce their cause. Having been abjectly humiliated, they did not rampage in the streets nor launch an insurgency; by crushing them, we did not create new enemies. »

        Traduisez: envoyons des bombes nucléaires sur les populations musulmanes et ils se calmeront. Il ne suffit pas de vaincre leurs combattants mais de vaincre le peuple tout entier.

    2. Heu… pas vraiment Gu Si Fang… Désolé mais revoyez votre lien parce que là… c’est exactement l’inverse…

      Alors comme j’ai l’impression que vous êtes une victime toute désignée pour ce genre de guignol à grande gueule… On va décrypter la prestation si vous voulez…?

      D’abord, le type en fait des tonnes… vous l’avez senti ça…?… ça ne vous a pas échappé…?
      Donc, premier réflexe si vous ne voulez pas être berné toute votre vie par le premier venu… se méfier…
      Toujours se méfier d’un type qui en fait des tonnes… surtout s’il est en costard/cravate… c’est louche…

      Ensuite il passe 2 minutes pleines et entières à répéter que le marché… ça marche … et que ça marche parce qu’on est égoïste … et puis finalement il dit l’inverse… Ben non, ça ne peut pas marcher… y a un problème…

      « Ah mince… » qu’on se dit… « Et il est où le problème…? »
      Patience, il va nous l’expliquer… et pour se faire, il se met en demeure de nous résumer toute la pensée philosophique depuis les grecs… (là, ça va prendre moins de temps… et oui, forcément, y a qu’une seule idée…)
      Tous les philosophes depuis toujours n’ont prêché qu’une seule et unique chose… Attention, roulement de tambour… « Le sacrifice de soi »…

      Tout ça pour ça, comme disait l’autre…

      L’objectif depuis le début était de réduire tous les détracteurs de l’ultralibéralisme à ça…. Ces pauvres abrutis n’ont qu’une seule pensée en tête… « Gagner de l’argent, c’est caca… et le donner, c’est génial… »
      Bon, à ce moment là, il est content… Il faut toujours caricaturer l’ennemi pour se mettre les gogos dans la poche…
      Il peut alors enchainer sur Bill Gates… qui voudrait, ou devrait (on ne comprend pas bien)… « devenir un Saint »… d’où il nous sort ça…? mystère…
      Et là, re-roulement de tambour…ça va être énorme… Bill Gates doit pour cela… « donner tout son argent et habiter sous une tente »… (Les rieurs ayant déjà été ferrés, alors… Rires )

      Ensuite, y a plus qu’à dérouler…
      L’air profond, le registre pathos… On ressort le sacrifice, le sang, la souffrance, la douleur pour vertu…
      Là, il s’agit d’aller vite et crescendo pour ne pas laisser le temps à l’auditoire de redescendre sur terre… Il ne faut pas qu’ils se disent…
      « Mais qu’est-ce qu’il raconte…?
      … personne ne veut que Bill Gates soit un Saint… on ne sublime pas la souffrance, ni la douleur… il ne s’agit pas de sacrifice… on n’a jamais prôné ça comme vertu ultime… Qu’est-ce que c’est que ces niaiseries…? »
      Non, lui il trace… plus c’est gros, plus ça marche… et tout d’un coup, « les égoïstes des marchés » du début… ben ça devient… « un avantage mutuel »…. fini l’égoïste, on est dans le partage de bienfaits… on change le registre…

      C’est pas beau ça…le pouvoir des mots…? Hein! Gu Si Fang…? c’est pas merveilleux…?

      Le capitalisme ne peut émerger à cause de « la morale dominante » qui veut du sang et de la souffrance…
      Mais il faut citez la dernière phrase aussi… ça serait dommage…
      – « C’est simplement la réalité des choses… » qu’il nous dit…
      Voilà, grâce à lui, nous sommes à présent face à la réalité des choses… c’est beau… On dirait du Guaino…

      Alors moi, ce qui me fait du mal, c’est que vous marchiez encore dans les boniments des camelots…
      Franchement, ça fait peine à voir… et c’est un peu pour ça que j’ai essayé d’analyser ses artifices grossiers… pour que vous puissiez vous positioner en connaissance de cause…

      Vous voyez, votre ami américain ne dit pas du tout la même chose que la « demoiselle »….

      Le premier explique qu’à cause d’une société qui veut de la douleur et du sacrifice, Bill Gates a été contraint de donner tout son argent et de vivre sous une tente…
      Alors que la seconde mettait en doute le fait qu’il ait donné quoique ce soit… (« il se l’ait donné à lui même »…)…

      Dites, vous faites souvent ce genre de contresens… ou bien, vous avez essayez de nous prendre pour des buses…?…
      Je ne vous connais pas suffisamment pour me faire une idée juste… Vous êtes victime ou manipulateur…?

      En tout cas, votre vidéo était extra… merci… je m’en servirais pour expliquer le sophisme aux enfants… c’est un cas d’école…

    3. Ben merde alors. Tout ça c’est la faute à ces vilains philosophes grecs qui nous ont dit qu’il fallait être « désintéressés et altruistes »…Sus à Aristote ! L’ennemi c’est pas les Bush et autres faux ou vrais cons, non, non, c’est qu’on est des êtres humains. Sus aux êtres humains ! Tous des cons, sauf les riches qui ont tout compris et qui sauveront l’humanité. Agenouillez devant votre maître : les marchés et la cupidité. Si vous crevez, c’est que vous n »avez pas de valeur sur le marché.

      Il a songé à consulter le gars ?

      @Julien
      Et encore, z’avez pas eu à déjeuner avec GsF…Moi si…

      1. @ Vincent Wallon :
        Va falloir revenir à l’état de nature :
        « Research has disproved the view, dominant since the 19th century, typical of biologist Thomas Henry Huxley’s argument that morality is absent in nature and something created by humans, said de Waal. »
        ‘Humans are ‘naturally nice’

      2. Aristote : « il y a des hommes par nature faits pour commander et d’autre qui sont par nature faits pour obéir. »

        Attention aux vieux démons de l’anachronisme et aux connaissances vagues.

        Désintéressés, altruistes : contresens complet sur l’éthique pré-chrétienne des grecs du -V°/iV°

      3. « Va falloir revenir à l’état de nature » arf !

        La société contre l’État et autres textes – Pierre Clastres

        Ses recherches d’anthropologie politique ont été centrées sur la
        question des origines de l’autorité politique, sur la genèse de la divi-
        sion entre dominés et dominants dans les sociétés primitives, sur le
        processus d’apparition de l’État. En cela ses travaux ont toujours sus-
        cité un intérêt au sein du mouvement anar. D’autant plus qu’ils font
        apparaître, à l’inverse des postulats de l’économicisme marxiste, que
        la domination politique précède et fonde l’exploitation économique,
        que c’est de la division de la société primitive en dominants et domi-
        nés que naît la division de la société en classes, que l’apparition du
        travail aliéné, de l’économie comme sphère autonome par rapport
        à la société résulte fondamentalement de l’émergence de l’Autorité
        étatique et de son corollaire, le pouvoir de contrainte.

      4. @ Fujisan
        J’ai demandé plusieurs fois à Kercoz s’il avait lu ce livre de Pierre Clastres. Pas de réponse à ce jour. Kercoz, si tu passes dans le coin….

      5. @Arkao et Fuji:
        Encore un truc qu’il me faudrait lire ….. Je vais tenter de trouver ça ;
        //// que
        la domination politique précède et fonde l’exploitation économique,
        que c’est de la division de la société primitive en dominants et domi-
        nés que naît la division de la société en classes, //////

        J’ ai une vision plutot inverse : les cellules restreintes sont gérées par une hierarchisation inévitable et structurante , donc vertueuse ; C’est en destructurant ce groupe restreint pour en faire des groupes plus importants pour des raisons de spécialisation et de gain de productivité , que les individus tentent de se restructurer par groupes de strates (classes) . L’agressivité qui était diffuse et régulée par des rétroactions au plus proche de l’individu , puis par groupe géographique réapparait au niveau de groupes virtuels non localisés ….. Il en résulte une notion « politique » , c’est a dire une tentative de gestion construite (constructiviste) donc linéaire , imparfaite , réductrice …etc des rétroactions .
        En court , les hierarchisations initiales (domino dominé) qui étaient régulées et admises parce que gérées par l’affect autorisé par la proximité des individus , …n’existent plus parce que les individus ne se connaissent pas .
        Le problème est essentiellement structurel et non politique .

      6. @ Kercoz
        Prenez le temps de le lire attentivement, je suis sûr qu’il vous intéressera. Le rapport qu’il établi entre la taille des groupes humains et les formes de pouvoir devrait vous interpeller (et aller dans votre sens). Il s’oppose cependant au structuralisme de Lévi-Strauss.
        Je pense, pour ma part, qu’il est trop réducteur d’envisager une structure immanente, « naturelle », « archaïque », mais qu’à l’inverse le politique peut définir le cadre de la structure (mais ça vous le saviez déjà).

      7. La domination, si elle est peut-être un état naturel, est-elle un état humain ?

        @fujisan
        Merci pour le lien. Je vais étudier…

      8. @Arkao :
        En tant que Bookiniste , je devrais parvenir a me le procurer ..
        Pour ce titre /// »Société contre l’ état » // , je me faisais justement une réflexion en lisant : «  » Aux origines de l’ Egypte, du Néolithique à l’ émergence de l’état » … de Béatrix Midant – Reynes , qui développes les résultats des recherches sur les sociétés pré -dynastiques de l’ Egypte ….(Ca devrait vous interesser ).
        En début de cet ouvrage remarquable , on note le parti pris des préfaciers (J.Guillaume et Nicolas Grimal) , pourtant au collège de FR. , qui surligne le « miracle » Egyptien qui a réussi a « sauter » la transition néolitique en moins de 1000 ans pour passer directos a l’ état ! …
        Le fait de présenter ce constat comme positif et surtout comme « miraculeux » , d’ éviter la période de transition agricole non étatique …Direct du chasseur ceuilleur a la dictature ! qui dit mieux ?
        Ds l’intro , elle parle de « peuplades  » voisines , plus avancés depuis 2000 ans agraires , en villages et sans état notable …. donc il y a des gus durant 3 à 5 000 ans qui ont vécu sans « histoire » et sans état remarqué , peut etre donc non remarquable ….. Il est certe plus « payant » de s’interesser aux ancètres de ces cons qui se sont laissé suffisemment asservir pour batir qqs tombes qui leur ont couté autant de sueur que de vies … mais j’aurais aimé qu’elle consacra qqs lignes , sinon un chapitre sur ces voisins sans histoire.

      9. jducac

        vous n’allez pas refaire à fujisan le coup que vous m’aviez déjà fait consistant à dire que je ne parlais pas en mon nom parce que je citais tel ou tel.
        C’est franchement ridicule. Si fujisan cite tel ou tel c’est parce qu’il s’approprie cette citation elle qu’elle correspond parfaitement à ce qu’il voulait vous exprimer. Alors ne faites comme si il n’avait rien dit.

        Figurez-vous d’autres que nous ont pensé avant nous, et il n’est même pas certain que vous jducac exprimiez une pensée qui ne soit l’héritière de la pensée de quelques autres …

      10. @ Pierre-Yves D. 30 mars 2012 à 12:38

        Figurez-vous d’autres que nous ont pensé avant nous

        Bien d’accord, Je ne dis pas le contraire. Il existe des pensées exprimées depuis très longtemps et qui sont toujours valables aujourd’hui. Mais, comme le monde évolue, il est utile, grâce aux analyses et aux réflexions des uns et des autres de s’assurer que ces pensées indiscutables dans le passé, sont toujours pertinentes aujourd’hui. Ce travail d’analyse et de validation, que chacun peut faire, constitue une valeur ajoutée, une mise à jour de certaines façons de voir, intégrant des faits nouveaux qui ne pouvaient pas encore être pris en compte avant. C’est l’intérêt de ce blog de faire naître cette valeur ajoutée. Pour la produire et l’élaborer, il faut mettre en jeu de l’intelligence par de l’analyse, de la logique, ce qui permet d’exposer, d’expliquer, justifier, argumenter les nouvelles conclusions que l’on tire. Ça n’est pas le cas lorsqu’on se limite à dire « Pierre ou Paul à dit », sans toujours démontrer le bien fondé du dit en question.

    4. « Le capitalisme ça marche », le « libre marché, ça marche »

      En effet, ça marche même «trop» bien, mais pour les 1% seulement. Ca marche même tellement bien que ça détruit ses propres fondements.

      D’ailleurs en son temps, l’empire romain marchait, tout comme l’esclavage, la théocratie, la féodalité, le colonialisme, le travail des enfants, sans oublier bien sûr le capitalisme d’État AKA « socialisme réellement existant ».

      Mais il restera aussi à convaincre la grande majorité des perdants pour qui ça ne marche effectivement pas, qu’est ce qui fait que la société tient encore avec une telle disparité de richesse, de pouvoir ? Pourquoi cette grande majorité de perdants devrait continuer à préférer l’état de société plutôt que l’état de nature ou – version non-violente – refuser d’être collabo d’un système destructeur ? :

      En 1797 il [Thomas Paine] dédie au Directoire un libelle, La justice agraire…, dont le sous-titre précise : « Contenant un plan pour améliorer la situation générale de tous les hommes ». L’argumentation générale, remarquable, reste toujours, malheureusement, plus actuelle que jamais.
      « C’est encore une question fort incertaine, se demande-t-il d’entrée de jeu, de savoir si l’état de société qu’on intitule orgueilleusement, et peut-être indûment la civilisation, a augmenté ou diminué le bonheur de la race humaine en général ». Mettant en contraste la misère hideuse qu’on constate dans toutes les villes d’Europe et celle d’un Indien d’Amérique, misérable au regard « de nos personnages opulents », mais tel « un jour de fête perpétuel » à celui de nos misérables, il conclut que la civilisation « a rendu une partie des hommes plus riche et l’autre plus pauvre qu’ils ne le seraient dans leur état primitif ou naturel ». La question politique première, à laquelle toutes les autres sont subordonnées, est celle de savoir comment rendre l’état de société et de civilisation préférable à l’état de nature aux yeux de la grande majorité des êtres humains alors que c’est actuellement, poursuit-il, la situation inverse qui prévaut.
      Qui peut douter que ce sera là la question première du XXIe siècle également : comment éviter qu’une partie de l’humanité, rendue d’autant plus pauvre que l’autre sera toujours plus riche ne préfère systématiquement « l’état de nature », autrement dit la guerre de tous contre tous, à l’état de société ? Et le risque qu’il en soit ainsi sera d’autant plus grand si l’état de société devait se révéler n’être lui-même qu’une autre forme d’état de nature et de guerre, la guerre économique et financière de tous contre tous.
      Le seul moyen, concluait Thomas Paine de convertir l’immense majorité des humains à la certitude que la civilisation est préférable à l’état de nature est de leur accorder inconditionnellement un revenu (ou un capital) minimum leur permettant d’échapper à la misère. Généralisons : dans la société conviviale qu’il revient au XXIe siècle d’édifier de toute urgence, la source première de la légitimité des États et des gouvernements résidera dans leur capacité à assurer effectivement à tous leurs citoyens les conditions matérielles d’existence de base, proportionnées à la condition générale du pays ou de la région, quelles que soient leur race, leur religion ou leurs croyances. Tout gouvernement se révélant incapable de le faire doit être réputé illégitime et condamné, par l’opinion publique internationale autant que par son propre peuple, pour manquement à la décence élémentaire. Et plus encore, bien évidemment, si le maintien du peuple dans la misère s’opère pour les profits personnels des dirigeants.

      Alain Caillé, Pour un manifeste du convivialisme, Le bord de l’eau, 2011, p. 81-82

      1. @ fujisan 29 mars 2012 à 09:53

        Généralisons : dans la société conviviale qu’il revient au XXIe siècle d’édifier de toute urgence, la source première de la légitimité des États et des gouvernements résidera dans leur capacité à assurer effectivement à tous leurs citoyens les conditions matérielles d’existence de base, proportionnées à la condition générale du pays ou de la région, quelles que soient leur race, leur religion ou leurs croyances.

        Le problème est de définir « les conditions matérielles d’existence de base, proportionnées à la condition générale du pays ou de la région ». D’ailleurs pourquoi vous êtes vous arrêté au pays ou à la région ? Pourquoi ne pas avoir pris la terre dans son entier ? Craigniez-vous d’avoir trop à y perdre, personnellement ? Etait-ce le réflexe E. Badinter ?

        http://www.lemonde.fr/depeches/2012/03/28/sarkozy-replique-au-ps-sur-le-bonus-de-levy-accuse-badinter_1608848.html

        Puisque la planète n’est manifestement plus capable de faire croître le niveau de vie des plus pauvres, il va falloir faire des choix. Soit accélérer l’effondrement généralisé, sachant que de toute façon il y aura des individus qui, d’une manière ou d’une autre, s’arrangeront pour être du côté des vainqueurs, des moins misérables et des survivants. Soit se restreindre un peu tous, de sorte à ce que notre espèce se donne du temps de paix pour fonder son existence et sa survie sur l’usage de nouvelles sources d’énergie, sur terre où ailleurs.

      2. Primo Jduc, prends tes gouttes, c’est Alain Caillé qui cause pas Fujisan…
        Secundo, reprocher à Caillé de proportionner cette exigence à un environnement national ou regional et en appeler à un étalonnage mondial quand on est soi-même un opposant déclaré à ce premier niveau d’exigence, voila qui est assez croquignolet et, pour tout dire, carrément scélérat…

      3. Pour les gouttes, votre heure viendra. Si vous regardiez davantage le temps à venir, au lieu de vouloir vous montrer supérieur en écrasant les autres, vous vous seriez abstenu de ce trait d’esprit qui ne vous grandit pas.

        Les plus perfides, les plus coupables, les plus trompeurs, les plus scélérats, ne sont certainement pas, ceux qui déclarent, comme je le fais assez souvent, que l’évolution du monde fonctionne selon des processus de sélection et de hiérarchisation dans tous les domaines, y compris chez les humains les plus humanistes. Ainsi, chez les humanistes, il existe aussi une hiérarchie classant différemment ceux qui, négligent de prendre en compte les différences interrégionales de conditions matérielles d’existence. C’était le sens de ma remarque.

        quand on est soi-même un opposant déclaré à ce premier niveau d’exigence, voila qui est assez croquignolet et, pour tout dire, carrément scélérat…

        Je vous mets au défi de prouver ce que vous avancez. Si vous n’y parvenez pas, chacun pourra attribuer le qualificatif scélérat à celui qui le mérite le mieux.

      4. @ Jducac

        Est-il vraiment nécessaire que je prouve que tu t’es continuement montré résolument opposé à toute entrave à la très stimulante sélection naturelle s’épanouisant si harmonieusement dans ton paradis capitaliste et donc à tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à l’exigence primordiale devant s’imposer à un Etat ou un gvt selon la proposition exposée ici par Caillé.
        Secundo Jduc, je ne « me grandis pas » à ton contact ; je confirme ; toi par contre tu rapetisses à vue d’oeil et je ne prends qu’une toute petite part à ce désolant mais inéluctable phénomène.
        Tertio Jduc, je ne cherche pas à « me montrer supérieur en t’écrasant », mais c’est sans doute là un simple et énième effet de ton encéphale reptilien embrumé par la fièvre et l’angoisse des délires darwiniens de ton cortex supérieur qui te fait subir cette désagréable sensation d’écrasement.

      5. @ vigneron 29 mars 2012 à 18:11
        Vous n’avez rien prouvé. Vous vous acharnez à vouloir éliminer du paysage, un de vos semblables. Vous-vous comportez ainsi, tel un de ces enfants stupidement méchants, évoqués par Victor Hugo. Vous semblez être resté à leur stade de développement mental. Mais il n’est jamais trop tard pour en prendre conscience.

        Grandissez! Devenez bon ! Cessez d’être méchant ! Vous serez plus heureux et ne ternirez plus l’image que vous donnez d’un être humain intolérant et violent, donc inachevé.
        http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/le_crapaud.html

      6. « Craigniez-vous d’avoir trop à y perdre, personnellement ? »

        (…) procédé constant des polémiques petites-bourgeoises, qui consiste à démasquer chez autrui une infirmité complémentaire à celle que l’on ne voit pas en soi, à charger l’adversaire des effets de ses propres fautes, à appeler obscurité son propre aveuglement et dérèglement verbal sa propre surdité.

        Poujade et les intellectuels – Roland Barthes

      7. @ fujisan 30 mars 2012 à 08:53
        Bravo Fujisan vous êtes un maître dans l’art de faire s’exprimer les autres : Caillé, puis maintenant Barthes. Mais quand donc Fujisan, ayant intégré tout ce qui se passe à une allure vertigineuse, dans l’évolution du monde, fera-t-il ses propres analyses et sa propre synthèse, pour la proposer en son nom, ou sous son propre pseudo ?

        Allez ! Lâchez-vous, comme vous le faisiez jadis !
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=5861#comment-46215

        PS : Pardonnez-moi de vous avoir confondu avec Caillé.

      8. @ jducac
        Pourquoi ramenez-vous toujours tout à vous ? Je ne m’adressais pas à vous, mais aux lecteurs pour leur démontrer, s’il en était encore besoin, vos préjugés utilitaristes et vos incessantes attaques ad hominem.

        « Allez ! Lâchez-vous »
        Evidemment, c’est que vous attendez. J’ai mieux à faire que perdre mon temps avec des fadaises.

        En fait, j’ai même hésité à répondre.
        « Si quelqu’un vous dit : « Je me tue à vous le répéter », laissez-le mourir. » Jacques Prévert

    5. Hors sujet. Pas une réponse sur Bill Gates qui était le sujet de mon commentaire. J’ai retenu que la vidéo dénonce la mentalité anti-riche selon laquelle le seul comportement vertueux pour Bill Gates consisterait 1) à devenir pauvre et 2) souffrir, n’en retirer aucun avantage personnel. Pauvreté et souffrance : voilà ce qui ouvre les portes du paradis pour beaucoup de mes concitoyens et je trouve ça totalement absurde.

      1. @ Gu Si Fang

        Vous nous proposez une vidéo d’un humoriste d’extrême-droite – ce qui fait déjà preuve d’un certain « goût » – ne soyez pas étonné que les réponses soient à l’encan.

        Et excusez l’audience du blog de Paul Jorion de ne pas être en disponibilité intellectuelle pour se faire la main sur ce Brook, rhétoricien de bacs à sable qui a le mauvais goût d’adjoindre l’outrance à l’inanité de son propos.

      2. @Gu Si Fang

        Re-faux…. décidément, vous avez du mal à comprendre… d’abord ce que vous entendez et puis maintenant, ce que vous écrivez vous-même… Alors je vous remets votre commentaire…

        « … Les propos sur Bill Gates de la demoiselle correspondent exactement à ce qui est dénoncé ici… (ici par Yvon Brook)… »

        Voilà, vous disiez que la « demoiselle » disait la même chose que Yaron Brook… et à cela, je vous ai écrit…

        « … Vous voyez, votre ami américain ne dit pas du tout la même chose que la « demoiselle »….

        Le premier explique qu’à cause d’une société qui veut de la douleur et du sacrifice, Bill Gates a été contraint de donner tout son argent et de vivre sous une tente…
        Alors que la seconde mettait en doute le fait qu’il ait donné quoique ce soit… (« il se l’ait donné à lui même »…)… »

        …. Entre autres choses auxquelles vous n’avez pas non plus répondu…

        Relisez… c’est juste au-dessus…

      3. Euhhh Al, je crois qu’y a misunderstood. Le petit cochon voulait dire au contraire que Brook dénonçait le discours de la demoiselle et pas qu’il dénonçait avec elle.. L’usage du français par le petit cochon n’est pas toujours très clair il est vrai, en particulier dans le mode dénonciateur…

      4. @ Vigneron

        Salut vigneron,

        Gu Si Fang nous a posté une vidéo où un manipulateur caricature… (je le cite)… la « morale dominante »… pour expliquer que c’est ça le problème…

        Gu Si Fang fait sienne cette explication en écrivant…
        « … J’ai retenu que la vidéo dénonce la mentalité anti-riche selon laquelle le seul comportement vertueux pour Bill Gates consisterait 1) à devenir pauvre et 2) souffrir, n’en retirer aucun avantage personnel. Pauvreté et souffrance : voilà ce qui ouvre les portes du paradis… »

        … en sous-entendant évidement que la « demoiselle » s’inscrivait dans cette « morale dominante »… et que l’illustrant, elle l’a confirmait…

        Or, ce qu’elle dit, c’est que c’est de l’enfumage et que Bill Gates « s’est donné à lui même »… ce qui n’a rien à voir…
        Elle n’a jamais voulu que les plus riches soit des Saints… personne n’a jamais parlé de paradis… on ne vante pas les bienfaits de la pauvreté et de la souffrance… tout ça, ce sont les âneries de Yaron Brook et de Gu Si Fang… tout ça, c’est la caricature dont je parle plus haut… c’est de l’enfumage…. (j’ai expliqué plus haut comment il s’y prend…)

        Le problème est toujours le même… redistribuer la richesse équitablement… qu’elle ne se concentre pas toujours au même endroit… Rien à foutre que Bill Gates soit riche ou pauvre… le problème, ce sont les règles du jeu qui favorisent tout le temps les mêmes… les détenteurs de la richesse…

        Ni « la demoiselle », ni moi, ni vous… ni personne ne souhaite pour personne la pauvreté et la souffrance…
        La « morale dominante », c’est… plus de justice dans les règles du jeu… C’est clair Gu Si Fang…?
        … ça n’est absolument pas de savoir si untel est un Saint, s’il ira au paradis, s’il fait de bonnes actions… ou comment il baise sa femme…

        Il n’y a pas de problème d’individu, de vertu ou de morale… mais une disharmonie dans le partage, dans la distribution, dans les règles du jeu…

        Et pour ma part, je rajouterai que le fait qu’un individu soit en position de jouer au « saint homme » (comme dises les deux clowns…) en distribuant ses milliards… si par hasard c’était le cas… ça prouverait justement qu’il y a dérèglement…
        Personne n’a jamais voulu demander l’aumône aux milliardaires… Le problème c’est que les règles du jeu favorisent la spoliation par certains de toutes les richesses… Il est là le problème…
        Il n’y a pas de « mentalité anti-riche » et j’en ai rien à foutre des comportements vertueux… Je ne suis pas un putain de moine…

        Voilà vigneron, désolé si je me suis mal exprimé au commentaire précédent… Gu Si Fang voulait effectivement dire que Brook avait raison de dénoncer la « morale dominante » et que la « demoiselle » en était une parfaite illustration…
        Or, la « morale dominante » que dessine Brook n’a jamais existé que dans sa tête… et il préfère aller sur ce terrain (la caricature) plutôt que de traiter les problèmes de fond… ça a un nom… ça s’appelle de l’enfumage… et apparemment, sûr Gu Si Fang… ça marche…

  21. @ Gu Si Fang

    Tout ce qui marche ainsi ne marche pas tout le temps,

    C’est com d’ailleurs pour tout ce qu’on achète et anarque de plus en société,

    Croyez-moi je ne suis pas voyant et pourtant il m’arrive parfois de survoler bizarrement l’histoire,

    Oui je sais bien c’est parfois un peu difficile à expliquer pas trop quand même à trop haute altitude de vie,

    Voyez par exemple venir peu à peu la fin du temps des nations sur terre et pourtant je ne suis pas grand clerc,

    Oui Gu Si Fang, tout ce qui marche un temps et qui vous fait également grandement goser en ce moment ne marchera malheureusement pas tout le temps pour les premiers marchands de la terre. Mais qui donc pleure déjà sur eux ?

    Je vous assure comme d’ailleurs pour les divers prophètes bien plus oubliés de l’histoire humaine. Il est vrai que ma propre orthographe et ma propre position sociale dans un tel monde de gens si bien arrivés, ne me rend par conséquent pas plus crédible sur la chose.

    Mon Père me disait pourtant bien autrefois:  » Tu sais mon fils ne fait pas plus attention à tous ces gens plus ou moins importants dans les choses, surtout en matière de ceci ou cela pour le bien, surtout à partir d’une certaine position bien influente et vantardise en société, peut-être pour ça en réalité les gens com Bil Gates et compagnie font en vérité bien plus de tort civilisationnel à leur propre monde »

    Qu’est-ce que nous apprend surtout l’histoire faudrait partout en fait se moquer des écritures. Qu’être riche et puissant com Bill Gates, c’est forcément toujours bien être en mesure de pouvoir continuellement le faire croire au monde, si vous voulez. Il est vrai que la bonne santé, et la bonne mine des premiers dirigeants commerciaux de la planète les amène constamment à se dire les mêmes choses en tête, voyez com tout ceci et cela marchera tout le temps.

    Tout de même quant on y repense. Moi je crois surtout que ça boite de plus en plus dans les sociétés, mais comment peuvent-ils plus longtemps s’illusionner entre-eux, serait-ce par exemple à cause du seul langage marchand, mais encore sont-ils bien tout ce qu’ils prétendent être en société ?

    Voyez par exemple com ça marchera toujours bien pour nous, c’est bon tout le temps le commerce, le chiffre, la rente, le négoce et je ne sais quoi d’autre du même genre. Oui c’est vrai mon Dieu, ils ont quand même assez bien réussi dans leur vie à conditionner tout le genre humain.

    Si ça se trouve les premiers cons de l’histoire recherchent bien plus à s’identifier tout le temps aux premières choses qui ne marchent qu’un temps, et pourtant je ne crois pas être trop terre-à-terre dans la vie.

    Mais pourquoi vouloir tout le temps faire du mal à l’homme ? Est-ce vraiment bien plus sage pour l’humanité, pour l’économie, comme pour tout le reste ? Il est vrai que mon propre propos pas très académique non plus sur la question, j’espère quand même être un peu compris comme ça je n’aurais pas trop vécu en vain dans ma vie.

    De toute façons tout matériel de plus dans ce monde ne marchera pareillement qu’un temps, alors si vous saviez Fu
    Si Cong ce que je pense de Bill Gates and co sur toute la terre.

    Quand le tout commerce mondial des choses se met de temps en temps à tousser.

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