L’actualité de la crise : CELA VA-T-IL SI MAL ? par François Leclerc

Billet invité

« Il est erroné de penser qu’une sortie de la Grèce de la zone euro n’aurait pas de très lourdes conséquences sur les banques européennes, sur la BCE, sur des pays comme l’Italie, l’Espagne et le Portugal à cause de la contagion. En outre, cela déstabiliserait l’ensemble de l’économie mondiale ». Tel est l’analyse qu’a livrée Charles Dallara, le directeur de l’Institute of Internationale Finance, dans Il Sole 24 Ore, le quotidien financier italien. Dans l’immédiat, l’euro continue de chuter par rapport au dollar et au yen, les investisseurs s’en délestant massivement.

Telle serait la capacité de nuisance de la Grèce, qui pèse environ 3 % du PIB de la zone euro, dont la sortie pourrait coûter de 500 à 1.000 milliards d’euros tout compris, selon les estimations qui circulent. S’il fallait une nouvelle illustration de l’extrême fragilité du système financier, elle serait toute trouvée.

Le compte-à rebours n’est pas seulement enclenché à Athènes, il l’est également à Madrid. Le gouvernement espagnol doit faire face à des besoins de financement de Bankia, la 4ème banque du pays, qui augmentent de jour en jour, aujourd’hui évalués à 19 milliards d’euros supplémentaires après avoir été de 4 milliards, déjà accordés il y deux semaines. Une nationalisation est désormais inévitable, afin de retarder une contagion atteignant le reste des Cajas, toutes en aussi mauvaise posture. Standard & Poor’s vient d’annoncer la baisse de la note de 5 banques espagnoles, dont Bankia.

Une autre addition ne cesse de s’élever, qui concerne les 17 régions espagnoles, et en particulier la première d’entre elles par son importance économique, la Catalogne, qui pourrait se trouver en cessation de paiement à la fin du mois et qui demande que l’État garantisse des émissions obligataires communes à toutes les régions (des hispanobonos). Il était question d’un besoin de financement de 8 milliards d’euros il y a peu, il est désormais question de 36 milliards d’euros pour l’ensemble des régions, une fois prises en compte les dettes contractées auprès des banques espagnoles. Le gouvernement est divisé sur la manière de contenir la dette des régions, ce qui ne fera de toute façon pas disparaître la dette nationale.

Déjà dans l’incapacité d’atteindre ses objectifs de réduction du déficit, comment l’État pourra-t-il financer ces montants vertigineux, les fonds de la structure de soutien aux banques (Forb) étant insuffisants, ses banques coupées du marché et lui-même ne parvenant qu’à réaliser des émissions de courte maturité et de montant réduit, mais à des taux de plus en plus élevés ? L’appel de Mariano Rajoy à ce que la BCE reprenne ses achats de la dette espagnole sur le second marché – qui n’ont pas repris – ne règlera pas la question. Il ne reste plus comme solution qu’un plan de sauvetage que le gouvernement espagnol cherche à tout prix à éviter, craignant ses répercussions dans le pays.

Dans ce contexte que l’on va s’accorder à trouver incertain – pour ne pas sombrer dans le catastrophisme – Mario Monti vient de proposer l’organisation d’une réunion commune avec Angela Merkel, Mariano Rajoy et François Hollande, qui précédera le sommet européen de la fin du mois. Encore une réunion de la dernière chance ! Elle est assortie d’un avertissement du président du conseil italien : « L’Europe doit donner le signe qu’elle associe son visage à la croissance et non à la seule discipline », a-t-il commenté, rajoutant : « L’Allemagne est une grande bénéficiaire de l’intégration européenne. Les Allemands en bénéficient aussi et avant tout parce qu’ils ont un grand marché dans lequel désormais les pays individuellement ne peuvent plus dévaluer ».

Mais les autorités allemandes n’en démordent pas. Selon Der Spiegel, elles prépareraient un plan de croissance pour les pays en difficulté, qui prévoit l’instauration de zones franches permettant d’attirer les investisseurs étrangers (mais pas d’accroître les ressources fiscales), de rendre plus aisés les licenciements, de diminuer les charges salariales, et enfin de privatiser des entreprises publiques.

Une même inspiration est à l’origine du plan de diminution du déficit public que vient d’annoncer le ministre néerlandais des finances, grand allié du gouvernement allemand, qui repose sur 12,4 milliards d’euros d’économies. Ont été énumérés une réforme de la législation du travail, un gel des salaires des fonctionnaires, la diminution du remboursement des soins de santé ainsi que des mesures affectant le logement.

Participant à un tir de barrage dans Le Monde auquel s’est prêté Jens Weidmann, le patron de la Bundesbank, le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders est venu à Paris déclarer que « si on partage la dette, on partage aussi la gestion du budget. Des euro-obligations pour financer un nouvel endettement sans objectif d’intégration budgétaire plus fort, on n’y arrivera pas ». Jens Weidmann s’est de son côté appliqué à renvoyer la création d’euro-obligations « à l’aboutissement d’un processus long » impliquant une union budgétaire renforcée.

Les partisans d’un compromis destiné à être présenté au prochain sommet vont avoir fort à faire, risquant d’être à tout moment dépassés par une situation qui leur a échappé des mains en Grèce et menace de le faire en Espagne. C’est à chaud que d’inévitables reconsidérations vont devoir être effectuées.

Afin de faire face, Angela Merkel s’efforce de conclure avec le SPD les négociations qu’elle a entamées afin d’obtenir son indispensable soutien à la création du Mécanisme européen de stabilité (MES), car une majorité des 2/3 est nécessaire au Bundestag. C’est une véritable course contre la montre qui est engagée, afin que le vote intervienne avant la date des vacances parlementaires, le 6 juillet prochain. Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, souligne l’importance de la mise en place d’une garantie européenne des dépôts bancaires, afin d’éviter des retraits massifs faisant boule de neige dans toute l’Europe. Des rumeurs circulent à propos d’une baisse par la BCE de son taux de référence, actuellement de 1 %.

Mais les alertes résonnent à propos des coûts cachés qui résulteraient de la sortie de l’euro de la Grèce… Ewald Nowotny, un autre dirigeant de la BCE, redoute pour sa part un « choc massif ». Interrogé sur l’appréciation de la Bundesbank, selon laquelle celui-ci serait « maîtrisable », il a répondu : « Tout dépend ce que l’on entend par maîtrisable. On ne devrait pas prendre ces choses-là à la légère ».

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181 réflexions au sujet de « L’actualité de la crise : CELA VA-T-IL SI MAL ? par François Leclerc »

    1. Le face à face de Montebourg avec le journaliste allemand qui suit l’article illustre parfaitement la situation que nous vivons. Décidément, l’aveuglement de la droite me sidère !

      1. Amusant face à face, où Montebourg parle 90% du temps…Au grand désespoir du présentateur…

      2. A pierrot : lol normal que montebourg parle 90% du temps. L’interlocuteur allemand est un journaliste !!!

        c’est vrai que celui-ci parait avoir des idées bien arrêtées et se comportent comme un contradicteur.

    2. Oui, vous évoquez beaucoup de pistes. Un plan A’ est sans doute encore possible, à condition qu’il s’appuie sur une restructuration de la dette des pays en difficulté, un nouveau calendrier de réduction des déficits publics et une recapitalisation des banques via un MES pouvant se financer auprès de la BCE. Le problème est que ce sont autant de tabous pour la direction Allemande et la Buba…

      La capacité que vont avoir les uns et les autres à faire front dans l’adversité va être soumise à rude épreuve ! Cela imposera de toute façon des reconsidérations déchirantes !

      1. Merci.

        En effet, plan A’ = « fédéralisme assurantiel » version Pisani-Ferry.

        Mais je ne pensais pas la buba opposée au restructuration des dettes souveraines. Je croyais que c’était un tabou parmi les bancos-keynésiens français.

        A votre avis, les allemands sont-ils dogmatiques ou bien machiavéliques (ils poussent à l’explosion volontairement) ?

      2. La Bundesbank n’a jamais passé pour un modèle souplesse ! Je ne crois pas au plan machiavélique : l’économie allemande a trop à y perdre. Les dirigeants français ont aussi la grande responsabilité d’occulter la crise de la dette privée. La Buba ne veut pas de restructurations de dette qui seraient des incitations à ne pas faire les efforts réclamés.

      3. 79% des Allemands refusent la mutualisation des dettes dans l’Euroland (http://fr.news.yahoo.com/allemands-ne-veulent-ni-eurobonds-122423528.html). Pour faire ce qu’il faudrait, un gouvernement allemand devra donc se sacrifier électoralement (il n’aura pas le temps, le voudrait-il, de retourner l’opinion), à supposer que la constitution et le parlement le lui permettent.

        Le sauvetage éventuel de l’euro me semble désormais du domaine du miracle.

        Est-ce que la Chine, la Russie ou les pays producteurs de pétrole auraient les moyens et intérêt à faire un miracle ?

      4. Cassandre, j’ai l’impression que certains ne saisissent pas ce qu’ont représenté les réformes Harz pour les allemands depuis 10 ans. Les sondages comme celui cité en témoignent pourtant.
        Ps : au rythme auquel dégringolent les taux de la dette française depuis quelques semaines (moins de 2,5% le 10 ans, plus que 1% de spread avec les taux allemands, 1,26% le cinq ans), les français – et Hollande – pourraient bien rejoindre l’avis allemand assez vite…
        http://m.lexpansion.com/pl/svt/si/lexpansion/po/opfr/pa/fromweb_economie/les-taux-longs-francais-n-ont-jamais-ete-aussi-bas_296065.html

      5. François, comment se fait-ce que nul complotiste de derrière la fagottière n’ait encore relevé que, contrairement à ce qui était claironné (Euro OAT future…), ce n’est pas en poussant les taux d’intérêts français à la hausse, mais très nettement à la baisse, en les rapprochant des taux outre-rhénans, que les marchés comme les agences (Moody’s encore hier…) sont en train de solidariser Hollande de Merkel, la France de l’Allemagne et donc désolidariser de fait la première et le premier des Gipsi ?

      6. Le sauvetage éventuel de l’euro me semble désormais du domaine du miracle.

        peux pas m’empêcher d’en faire un jeu de mot . leur eau .

      7. Les allemands sont pragmatiques: voilà les 2 questions qu’ils se posent:

        – Qu’est ce qui nous coute le plus, à court/moyen/long terme : soutenir à bout de bras l’union ou sortir de l’union (et en ce cas, comment en faire porter la responsabilité aux autres)?

        – Si l’union explose, comment en tirer parti au maximum pour le confort des citoyens allemands, et donc les entreprises allemandes (en gros, comment mettre la main sur ce qui s’étend de l’Allemagne à la Russie).

        Les français sont tout aussi pragmatiques, et bien sûr, leurs intérets les pousse à soutenir des solutions de « sortie de crise » (sic) inverses.

        Le débat « technique » sur le caractère néfaste ou non de l’austérité sur la croissance est une tarte à la crème. Tout le monde s’en fout ! Il ne s’agit que d’un habillage diplomatique pour masquer la réalité brutale du rapport de force entre les deux puissances. Car la seule question qui vaille désormais est: qui sauvera sa peau?
        Les français essaient de convaincre les allemands que leur solution serait également bénéfique aux allemands à moyen terme, et les allemands que leur solution est également davantage bénéfique aux français (pardon, « à l’union » (lol)- à long terme. En réalité, les deux n’ont qu’une chose en vue: eviter l’effondrement total de leur pays à TRES court terme.

        Et c’est bien TOUT ce qui compte désormais. Les leviers institutionneles de l’UE étant aux mains de ceux qui repésentent les intérêts du système, non seulement il ne peut plus y avoir de « sortie par le haut », mais en plus il ne pourra y avoir de changement de cadre éventuel qu’après destruction totale de l’UE telle qu’elle existe actuellement (et dissolution des réseaux de pouvoir qui la traversent).

      8. AntoineY, regarde ce que je remarque au-dessus. Les marchés sont en train de payer le Trésor français pour rallier Hollande et les français, à la carotte plutôt qu’au bâton, aux intérêts allemands, i.e ils font converger nettement les taux OAT et TBund.

    3. Personne ne relève cet argument des allemands : le manque de démocratie en France, le défaut d’explication et de propos clairs sur leurs intentions vis à vis de la population (autant de l’ancien gouvernement, que du nouveau ou de leurs campagnes..) Manifestement si on faisait voter les français sur plus de fédéralisme ce serait non et on se trouverait dans une situation à la grecque.

      De plus on se demande si un ministre responsable se doit de rappeler 3 ou 4 fois le passé nazi de l’Allemagne. Si on cherche un compromis , est-ce un chemin possible ?

      1. @marc
        En Allemagne les masques sont durant le carnaval…
        Ici, même à Strasbourg, le Carnaval est soumis à coercition (et on n’investit plus la Cathédrale), le jeu de masques y est un carnaval permanent.

        Mais à la longue, qui a le plus à apprendre de l’autre?
        L’allemand ou le français?

        Merci votre approche culturelle, ici impossible en dénombrements comptables!

      2. @ marc 26 mai 2012 à 08:46

        De plus on se demande si un ministre responsable se doit de rappeler 3 ou 4 fois le passé nazi de l’Allemagne. Si on cherche un compromis, est-ce un chemin possible ?

        Je partage tout à fait votre avis. Qui peut, en tant qu’individu, ou de groupement d’individus, prétendre n’avoir jamais commis d’erreur dans une vie d’homme (femme) ou de peuple ? Probablement personne ?

        Alors, le mieux n’est-il pas de mettre en avant ce que chacun a su apporter comme bel exemple de conduite pour les autres et lui pardonner ses erreurs passées, comme on est conduit à pardonner aux enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge de raison ?

        Dans les temps récents, en Europe, le peuple allemand s’est certainement montré plus vertueux que ceux qui se sont laissé aller à consommer plus de richesses que celles qu’ils ont créées.N’a-t-il pas, notamment, remis à niveau l’Allemagne de l’Est?

        N’est-ce pas une meilleure conduite que celle qui a amené des peuples immatures à s’endetter au-delà du raisonnable et à placer leurs propres enfants en situation d’être les esclaves des créanciers de leurs parents.

        Quand on est dans cette situation, et qu’on y a largement contribué, on se corrige d’abord de ses erreurs présentes, ou du passé récent, avant tout rappel désobligeant faisant appel au passé plus ancien de son principal partenaire.

  1. Vous dites que la sortie de la Grèce couterait entre 500 et 1 000 milliards : à qui ? Aux banques ou aux citoyens qui seront une nouvelle fois mis à contribution ?

    Et pourquoi personne ne dit jamais que si la Grèce ne veut pas sortir de la zone rien ne l’y oblige ? Il n’y a aucune loi qui prévoit l’exclusion d’un pays de la zone Euro, sauf s’il en fait la demande. Ce qui, si j’en crois les paroles même du dirigeant de Syriza (écouter l’émission de Daniel Mermet à ce sujet : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2468 ), n’est pas dans leur intention. Cela signifie que si le parti Syriza gagne les élections, il peut n’y avoir ni sortie de la Grèce de l’Euro, ni application du mémorandum… Et alors je pose cette nouvelle question : combien la conservation de la Grèce au sein de la zone euro couterait-elle dans ce cas, et à qui ?

    http://calebirri.unblog.fr/2012/05/25/grece-le-coup-de-poker-des-marches/

    1. C’est le montant de la facture pour les créanciers, publics et privés. Rien n’est prévu pour obliger la Grèce de sortir de la zone euro, mais si la BCE arrête de soutenir les banques du pays, elles s’écroulent et le pays aussi, avec comme seule issue de revenir au drachme.

      1. Ouais, 500 milliards de pertes financières potentielles sur les créances et mille milliards si on intègre en plus les pertes économiques, ça tient la route, à biste dé nase.

      2. @ François Leclerc

        il serait tout de même intéressant de savoir qui fait quoi, et l’audit de la dette ne serait sans doute pas inutile pour y voir plus clair.

        Mais concrètement, et pour les raisons que vous invoquez, il est presque impossible que la Grèce sorte de l’euro. Car si la BCE ne soutient plus les banques de Grèce (qui sont loin d’être toutes grecques), c’est le système bancaire dans son ensemble qui s’effondre. C’est pourquoi même si Syriza arrivait en tête des élections, la BCE n’aurait d’autre choix que de continuer à la soutenir, à moins que de passer (une nouvelle fois) par dessus la démocratie.

        Cette configuration aurait le mérite de mettre chacun devant ses responsabilités, car le signal ainsi envoyé aux gouvernants en place serait désormais clair : la soumission ou la démission. Et là, c’est bien d’un autre régime que celui dans lequel nous sommes censés vivre qu’on parlerait.

        Imaginons que Syriza passe aux législatives : cela veut-il dire alors que la démocratie va à l’encontre de l’Europe, et qu’il faut l’empêcher de régner ?

        Si ce cas se présente dans la réalité, qui a le plus à perdre : nous ou les banques ? Pour ma part j’ai le sentiment qu’une Europe qui s’émancipe de la gouvernance des marchés est plus viable que celle qui s’y soumet… d’autant que si les marchés désirent conserver la Grèce dans l’Europe, ce n’est certainement pas par bonté d’âme : les banques se font beaucoup d’argent avec la crise, et elles ont tout intérêt à ce que les pays s’enfoncent dans la crise pour pouvoir spéculer, sans les faire sortir du cadre. Ce qu’elles cherchent n’est pas la sortie de la Grèce mais la fin de la démocratie : http://calebirri.unblog.fr/2012/05/11/pourquoi-la-democratie-est-lennemie-des-marches/

      3. Caleb, On sait bien que l’UE, la Bce, et, à un moindre niveau, les banques et zinzins n’auront d’autre choix que garder la dette grecque dans leurs bilans, de la faire rouler d’une manière ou d’une autre aux échéances.
        Par contre quand je lis « les banques se font beaucoup d’argent avec la crise », désolé, je pouffe, plus fort que moi… Les actionnaires, dirigeants et clients peut-être, pour certaines et certains, pour «les banques» en général, il semblerait que non…
        Le simple fait d’avoir très collégialement manipulé à la baisse l’indice du coût de leurs financements (affaire du Libor) ne semble pas témoigner de leur part d’une profitable « santé de crise », mais bien plutôt avoir tous les aspects cliniques d’un syndrome de grand délabrement, d’une « Grande Perdition », comme il est devenu convenable de dire..

    2. Grèce Allemagne

      Pour moi le passage important du propos du dirigeant de Syriza dans l’entretien avec Arlette Chabot sur E1 diffusé hier vendredi 25, n’est pas du tout, celui qu’avait retenu Paul Jorion, c’est un autre qui me semble être une véritable conscience de l’état de son pays. Il dit en fait à quoi sert ce mémorandum qui permet d’avoir des financements de l’Union « puisque ceux-ci tombent dans un puis sans fond »

      Le problème n’est pas d’avoir des raisonnement de comptables, de financiers ou d’usuriers, c’est celui de regarder si il y a en Grèce un parti politique qui en Grèce dit à l’ensemble de la Société quels sont les normes nécessaires sinon indispensables pour être un Etat moderne et efficace en dehors de tous choix partisans Droite Gauche dans le cadre de l’Union. Si nous voulons l’Union qu’est-ce que nous acceptons de devenir donc d’abandonner de nos funestes pratiques, pour vivre dans cette Union ?

      Dans le même ordre d’idée, les peuples ont des façons d’être qui leur coûtent cher lorsque nous ne voulons pas partager les cultures dans la même famille ou maison.

      Les Allemands qui sont un peuple d’ordre et de rigueur semble t-il, font-ils le calcul du coût social (Hartz) de leur croissance ? Quelle est-elle lorsqu’elle est comparée à celle de la France sur 5 années ? Dans une émission de France Inter un dimanche matin il y a quelques semaines, un journaliste du Spiegel me semble t-il faisait le calcul pour arriver à la conclusion qu’elles étaient comparables par des moyens différents et, que tout compte fait, celle de l’Allemagne était chère payée socialement. La conséquence de cela c’est que les 5 millions de Hartzwir sont devenus irrécupérables en terme de compétences et que Merkel n’a d’autres solutions que de faire venir des Espagnols et de faire bosser dans les entreprises des entreprises de main d’oeuvres des PECO. Je doute que l’Allemagne dans ses usines n’ait besoin que de force de travail. Elle a besoin de techniciens et d’ingénieurs qui devront connaître la langue pour pouvoir s’intégrer dans l’entreprise.

      Essayez de faire travailler un non Vendéen dans une usine qui tourne avec de Vendéens du coin ! C’est partout pareil.

      Pourquoi faudrait-il transformer les conneries de gestion en exemple, parce qu’elles viennent de l’identité profonde d’un peuple. L’union c’est comme la vie en commun avec un conjoint : si l’on veut que ça dure, il faut inventer une deuxième personne : moi en couple avec les Allemands ou les Grecs et vice versa. Si l’on ne parle que des sous on passe à côté de l’objectif et comme à force d’en parler nous ne trouverons pas vraiment d’accord nous arriverons à la conclusion que ce n’est pas la peine de vivre ensemble.

      Monet avait raison : nous aurions du commercer par partager la culture. Nous n’en avions pas le temps dès lors ils nous ont contraints au mécanisme de : il faut vaincre nos peurs de faire des pas en avant pour vivre et partager avec nos voisins.

  2. Je commence à avoir une vague idée de ce qu’un marin peut ressentir à l’approche du Cap Horn.
    En même temps, je n’ai pas peur. Grâce à ce blog, j’ai eu peur avec un an d’avance… C’est peu par rapport à d’autres, mais c’est déjà ça.
    Et ne pas céder à la panique risque d’être vital.
    Alors un franc Merci!

    1. Oui, comme vous dites : « ne pas céder à la panique. »
      Il est toujours temps d’agir . se reprendre en main. Nous ne connaissons pas l’issue , la fin de l’histoire, sinon nos vies n’auraient pas de sens.
      Je suis toujours étonné par ce paradoxe . Quand il s’agit pour les hommes de se mesurer à l’univers, ils sont tout petits et insignifiants, des poussières en somme. C’est ce qu’on leur dit .
      je ne comprends pas comment la poussière peut souffrir , pourquoi elle souffre et fait souffrir .
      Nos vies seraient illusion pure ? nous n’aurions de réel que la poussière ?
      L’illusion, les faux liens, les relations éphémères , et qui passent comme des courants d’air , et pour lesquels on perd sa vie, et s’égare , nous plongent dans des situations inextricables , ne faisant que ça , ou si elles nous procurent un plaisir, c’est pour le perdre sous peu .
      ce qui veut dire, si j’essaie d’être plus clair, que nous n’aurions de proche en proche droit qu’à de la dégradation , et aux conflits qui en découlent . Mais pourquoi ? les siècles passés nous ont suffisamment indiqués la capacité destructrice , née des forces souterraines incontrôlées en nous-mêmes . Nous ne contiendrions que ces forces là ? sans autre issue , sans porte vers « ailleurs  » ? autrement dit sans autre chose ni choix et qui ne serait pas destructeur venant de cette porte ?? ( comme on dit le dieu destructeur , le dieu créateur , lequel mena la barque ou l’initia ? lequel obéit à l’autre ? )
      Voilà, c’est pourquoi, je suis étonné qu’on ne puisse , ni qu’on veuille, réaliser cette autre Chose .
      la question , c’est de ne pas dogmatiser cette chose . ni même la dé-finir . ce qui serait la réduire, la rendre insignifiante . nous aliéner à cette insignifiance .
      Dans une certaine mesure, les problèmes lés à l’argent sont un obstacle majeur à cette compréhension . On a la tête plongée dans le guidon, comme dans « les triplettes de Belleville », ou « on achève bien les chevaux » ou  » le salaire de la peur  » ?
      je trouve que la situation est périlleuse pour nos fils .
      Louis Guilloux était scandalisé qu’on envoie les enfants à la boucherie , en 14.
      quand on a affaire à des tueurs, on devrait freiner les jeunes , les inciter à une plus grande retenue . Sinon, nous faisons le jeu des tueurs .
      je vous dis ça, mais c’est aussi à mon adresse . Non pour me persuader de cet Autre , mais que nous ne devons pas céder à ses provocations, tentations ,etc.
      bref, rien n’est résolu 🙂

      Encore, une remarque : Nous ne croyons pas « trop » en Dieu, c’est humain, on ne l’a guère « vu » .
      mais le plus incroyable , c’est qu’on accorde beaucoup à des entités qui sembleraient avoir tout puissance , c’est étrange non? et nous priveraient de la nôtre . comme si c’était eux les ou Le Dieux … non , mais sans blague … 😉

      1. Les questions que vous (vous) posez rejoignent mes propres interrogations, et, si j’ose dire, ma propre quête. Ce soir, je sors d’un très beau et très complexe spectacle de théâtre belge, « Un Uomo di Meno », donné en ce moment à Liège, et qui, entre beaucoup d’autres choses, sonde notre aveuglement « d’hommes normaux pris dans un système pervers »…

        Je vous salue et vous remercie pour ce petit moment de partage.

  3. J’ai l’impression que tout est de plus en plus flou… Que personne n’ose croire que tout va s’effondrer, bien que l’on sache très bien que si…

    Merci pour vos analyses!

  4. Finalement,la situation ressemble un peu à ce qu’elle était en 1789 : Un « pays tiers-état » (la Grèce) considéré comme quantité négligeable par les « pays-haut clergé » et les « pays noblesse » et par qui le « scandale » arrive….

  5. La solution ?
    1) Le nouveau gouvernement grec ne sort pas le pays de la zone euro. Tout au contraire il fait marcher la planche à billet. C’est  » interdit » mais Zorba est alors au gouvernement et em… Xerxès euh les dirigeants allemands de l’Europe.
    2) Il rééchelonne la dette c’est-à-dire qu’il ne la rembourse pas.
    3) Il réorganise la société, la production – contrairement à la rumeur il existe une économie productive grecque – et la distribution en taxant les armateurs, l’Eglise.

  6. « …le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders est venu à Paris déclarer que « si on partage la dette, on partage aussi la gestion du budget. Des euro-obligations pour financer un nouvel endettement sans objectif d’intégration budgétaire plus fort, on n’y arrivera pas » »

    Tout est dit…

  7. J’ai beau consulter ce blog (entre autres) et ne pas me croire trop naïf, je n’arrivais pas à imaginer qu’on en était là. Cette histoire de zone franches et toutes les habituelles mesures libérales associées, ça ressemble presque à une caricature. C’est la stratégie du choc telle quelle, sans la moindre fioriture. C’est l’enterrement de la sociale-démocratie, après celui du gaullisme, et la capitulation totale devant la barbarie ultralibérale. C’est quasiment une déclaration de guerre, si on songe à cette vague de suicides en Grèce. La Grèce, c’est Verdun, ou Stalingrad. Soit on les arrête, soit ils passent.

    Là, si ces propositions allemandes annoncées par le Spiegel devaient se confirmer la semaine prochaine, je réaliserais alors que les dirigeants européens sont réellement prêts à choisir, entre la démocratie et le système économico-financier, en faveur de ce dernier. Jusque ici, je les croyais simplement paralysés par le conformisme et la peur d’être le premier à dire la vérité, hypocrites et lâches. Mais, là, ils donnent l’impression d’être sincères, convaincus, zélés.

    Tout plutôt que de changer le système. Comme les plus stupides des privilégiés de l’Ancien Régime. Bon, tous les ploutocrates on les pendra, mais ça nous fera une belle jambe.

  8. A cause de Paul et François, j’ai l’impression de suivre un film dont on m’a déjà raconté le scénario en détail. Dommage que je ne puisse pas quitter la salle.

  9. « Euro, terminus ? »
    par F. Lordon

    Il est malheureusement à craindre que seuls des événements considérables, entendre des destructions de très grande ampleur comme l’effondrement bancaire européen généralisé, puissent éventuellement conduire le pouvoir socialiste français actuel à sortir de son hébétude et de sa pusillanimité pour envisager — mais tautologiquement ! — que, l’Europe en ruine, le concept de moteur franco-allemand de l’Europe perd beaucoup de son sens… Et songer à refaire autre chose.

    Le moment de vérité approche, qui sortira ou devra sortir la première de l’euro: la Grèce ou l’Allemagne ?
    Quelle devise sera rétablie en premier: la drachme ou le mark ?
    Après l’ Eurovision, l’Eurofiasco.

    1. Bonjour
      Puisque vous avez lu le texte de Lordon, vous connaissez d’avance la réponse à votre question sur la sortie de l’euro… ce doit être la Grèce!!!
      Remarquable au passage, le fait que personne ne réagisse sur ce blog (où les bien plus compétents que moi sont nombreux) au texte entier de Lordon (qu’on soit d’accord ou pas, donc, un peu, beaucoup, passion…)???
      chris

  10. Affirmer que la casse de l’euro coûterait si cher me semble être une vaste foutaise!
    Concrètement, cela implique un moratoire des dettes et un effondrement des créances (et donc de l’épargne en face).
    Politiquement, les gouvernement devront alors protéger les dépôts avec une limite de peut-être 50.000 euros (que sais-je?),
    mais, franchement, où est le problème si les plus riches passent ainsi à la casserole?
    Il suffit dès lors décréter que les avoirs financiers (comme on avait fait en Argentine en 2002, mais aussi en Allemagne après 1948) ne seront à nouveau disponibles (avec des décotes) seulement quelques années après.
    Nous verrons l’économie repartira avec de beaux taux de croissance rapidement, et on aura oublié en peu de temps la soi-disante « horreur » de ce défaut organisé.
    Un défaut même de 1.000 milliards d’euros ou plus ne signifie plus grand’chose dès que l’on décide de remettre les pendules à zéro avec une nouvelle monnaie.

    1. Entièrement d’accord mais pourquoi « la casse de l’euro »… Il faut faire tout cela en gardant l’Europe et l’Euro… (et en faisant main basse par la même occasion sur la Suisse et autres paradis fiscaux… Puisque c’est la guerre, puisqu’ils ne se privent pas pour parier sur la chute de l’Euro… à la guerre comme à la guerre…)

      Seul problème, l’Europe n’est pas unie (l’ennemi est dans la citadelle)… d’un côté la majorité qui ne comprend rien à rien et de l’autre, des cyniques, qui souvent ne comprennent pas plus, mais qui veulent un monde constitué d’une élite financière dirigeant les masses…. sans oublier tous ceux qui pensent que c’est l’Europe le problème et qui veulent se replier dans leurs frontières historiques…

      Bref, le moyen-âge… en pire

      L’ultralibéralisme n’est pas une manière de penser, de voir les choses… c’est juste une arme (comme toutes les armes qui tuent) faites pour mater et mettre en esclavage…
      Il y a guerre….
      Quand va-t-on agir comme des individus agressés…? Quand allons-nous nous défendre avec nos armes…?
      Les peuples des pays européens ont un an pour se comprendre et s’unir véritablement… pour adopter un même plan d’action…

      Je le répète, la lutte doit être verticale… et je réitère ma proposition de créer un Etat sans territoir, un Etat dans les Etats…

      Ils ont créé l’Europe de la finance… Créons parallèlement l’Europe des idées, des règles nouvelles… Une Europe politique
      Gardons ce qu’il y a de mieux et ajoutons-y ce qu’il y manque… la cohésion des 350 millions d’européens… qui veulent tous la même chose… créer de la richesse, travailler, et construire leur avenir.
      La logique financière, c’est que l’Europe ne peut rien car croulant sous les dettes… croulant sous les dettes et donc pauvre…
      Sophisme…
      Si l’Europe est un continent pauvre, qu’est-ce qu’il en est du reste du monde…?

      Leur façon de penser les amène à des conclusions aberrantes… L’Europe est pauvre…

      L’Europe aurait besoin des capitaux privés pour se mettre en mouvement… pas de chantiers possibles sans la confiance des marchés… ils n’ont qu’à se la garder leur confiance, les marchés…
      Nous n’avons pas besoin de leurs capitaux pour nous organiser… nous avons juste besoin de nous organiser… et si l’argent est un outil pour nous organiser, il n’y a qu’à adapter l’Euro pour cela… un euro soumis à de nouvelles lois… et reprenant du pouvoir sur ceux qui parient sur sa destruction…

      Il faut un coup d’état européen… qui instaure une gouvernance européenne… façon Gandhi… par le refus… en opposant notre devoir à refuser… On s’arrête… Inutile même de manifester…
      Mais pour cela il nous faut une liste de nouvelles règles… concertées et expliquées… dans chaque pays Un même plan… Et puis le jour J… tout le monde s’arrête jusqu’à gain de cause…

      Du Spaggiari dans le texte… « sans armes, ni haine, ni violence »…

      1. Nous étions dix sept enfants. Il fallait des règles. Maman disait : « Un petit ne tape pas un grand, c’est pas prudent ! » Papa disait : « Un grand ne tape jamais un petit, c’est interdit ! »

      2. Et Bon-papa disait : « Le petit respecte le grand, le grand aide le petit ! » et Bonne-maman donnait des bonbons et bizous aux petits et aux grands.

      3. Nous formions une famille ! Y en a un qui a mal tourné. Nous l’aimons toujours ! Il ne manque jamais d’oranges en prison ! A l’expiration de ses peines, il rentre à la maison pour préparer son prochain coup !

      4. « qui veulent tous la même chose… créer de la richesse, travailler, et construire leur avenir. »

        Quelle richesse ?
        Quel travail ?
        Quel avenir ?

      5. Quand les petits veulent taper les grands, que les grands veulent taper les petits et que les grands menacent les petits d’exclusion, s’agit-il d’une famille ou d’une réunion de bêtes sauvages ?

      6. Nos sociétés démocratiques pratiquent encore la « loi du plus fort », à la rigueur la « solution du moindre mal », pas encore la règle de base de la vie en famille : « Le petit respecte le grand, le grand aide le petit ! ».

      7. Salut louise,

        « Quelle richesse ?
        Quel travail ?
        Quel avenir ? »

        J’comprends pas la question…

    2. @ johannes finckh

      « mais, franchement, où est le problème si les plus riches passent ainsi à la casserole? »

      Le problème est que les riches, les vrais, se sont déjà organisés pour virer leurs avoirs vers des paradis fiscaux.
      Faut être lucide, depuis le début de la crise des subprimes en août 2007, les riches se portent très, mais alors très bien. Ils vont même mieux que bien. Alors que tous les autres…

      Vous en rattraperez quelques uns mais ils sont déjà partis pour la plupart.
      Ils balancent leurs avoirs en bunds allemands ou suisses ou même US (un comble quand on connait la situation budgétaire des USA!)
      Ils font comme les émigrés de mai-juin 1789 à l’image des futurs Louis XVIII et Charles X qui passaient la frontière pour rejoindre Coblenz!

      Ceux qui vont morfler, ce seront les contribuables, c’est-à-dire votre épargne, vos salaires ou vos pensions de retraite si vous en avez.
      Quant à ceux qui ont des revenus de substitution comme les assedics, pensions d’invalidité, RSA, etc…, ils n’ont qu’à bien se tenir car un Etat ruiné ne leur donnera plus rien, ou en tout cas avec des délais d’arriérés pas possible.

      PS: Il y a comme une curieuse concordance de temps le 17 juin 2012
      1) 2ème tour des législatives en France
      2) législatives en Grèce
      3) présidentilelles en Egypte

      C’est aussi un 17 juin 1940, qu’un maréchal disait, « Cest le coeur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat… »
      On connait la suite.

      1. 1) Le PS remporte une fragile majorité. Conséquence: l’appel de JM Ayrault au Front de Gauche pour une participation gouvernementale.
        2) Au même moment, SYRIZA et son leader Alexis Tsipras virent en tête dans cette redite des législatives. SYRIZA a toutes les cartes en main pour former un gouvernement.
        3) Mohamed Morsi est élu premier président de l’ère post-Mubarak. Les Frères musulmans crient victoire ! Ils prennent la main un peu plus sur les rouages du pays… Dernier domino à faire tomber: l’armée !

      2. au moins, j’ai déclenché une petite tempête!
        Pour être plus clair, j’ajoute que, effectivement, les « riches » vont virer leurs avoirs dans les paradis fiscaux sans doute.
        Mais cela n’empêche en rien les euros (ou la nouvelle monnaie qui le remplacera) de rester nécessairement dans le pays pour faire demande;
        A supposer que les « riches » achètent du « Bund », cela implique que les Bunds augmenteront ou que l’Allemagne pourra emprunter à des taux négatif, moyennant quoi, l’argent restera de toute façon dans certains pays de l’Europe (auprès du gouvernement allemand par exemple).
        Cela permettra à ce gouvernement de « financer » le défaut grec causé largement par les exportateurs allemands.
        Bref, même un départ des riches à grande échelle ne nuira pas aux pays dans lesquels on travaille et où on paye des impôts.
        Il reste que le futur gouvernement grec devra de toute façon aussi se soucier de créer une collecte d’impôts digne de ce nom.
        Pour le reste, tant que la banque centrale veille à maintenir suffisamment d’argent en circulation, il n’y a aucune raison de ne pas pouvoir administrer une faillite de la taille de la Grèce.
        par la suite, on fera de même pour les autres pays pour lesquels la faillite est quasi certaine prochainement – et, à l’arrivée, on maintiendra l’union européenne sans union monétaire, simplement parce que ce sera la meilleure solution.
        Et tout ce que cela coûtera est tellement moins que continuer les refinancements délirants actuels à fonds perdus!

    1. Theresa May interview: ‘We’re going to give illegal migrants a really hostile reception’

      Opération à usage interne ?

    1. Non, non! Ce ne n’est pas que les financiers sont FORT, mais simplement que les Peuples dans leurs majorités sont LACHE. Voyez en France, le 22 avril 2012 ce Peuple même pas fichu de voter correctement pour L’humain d’abord. A croire qu’il n’est pas humain. Et que dire de ces 18% de Français raciste, xénophobe et fasciste? Personne ne me fera croire qu’il n’ont pas voté Fhaine en toute conscience et adhésion aux théses fasciste.

      1. @ventdebout

        Vous avez raison. Ecoutez-vous donc ! Il est vraiment temps de faire vos valises. Merci.

  11.  » Faute d’une renégociation, il est donc probable que la Grèce sortira de l’euro avant les élections du 17 juin. La dimension d’une politique de classe est présente en Grèce. Les possédants ont déjà fait sortir le maximum d’argent du pays. Ils espèrent qu’une sortie chaotique leur permettra de renforcer leur pouvoir sur l’économie du pays, et d’ores et déjà ils rachètent les biens des classes moyennes brutalement appauvries par la politique du mémorandum. Dans les conditions qui s’annonce, la sortie de l’euro sera l’occasion d’une immense redistribution de la propriété aux profits des quelques-uns qui ont déjà sécurisé depuis plusieurs mois leur fortune.  »

     » Grèce : des politiques européennes détestables  » par Jacques Sapir
    http://www.marianne2.fr/Grece-des-politiques-europeennes-detestables_a218896.html

  12. L’euro était une grande expérience défectueuse. L’infrastructure n’existe pas pour le soutenir longtemps. L’UE aussi. Les deux marchent très bien dans les bons temps. Mais pas dans la vie réele. Il faut les reprendre à zero pour mieux concevoir comment construire l’europe de reve pour soutenir le peuple, pas uniquement les banques et la mondialization.
    Il faut comprendre que les petites gens européenes tiennent la démocratie fortement. L’EU préfère les technocrats non-élus … et le quartier bancaire en pouvoir, mettant le profit avant tout, meme avant la souffrance du peuple.
    Les pays comme l’Espagne, Le Portugal et L’Italie sont des prisonniers de cette monnaie mal-concue. Il faut s’en liberer en generale. C’est les banques qui profitent de cette monnaie. Les autres, en temps réel sont des prisonniers.

    p.s. je suis californienne (san francisco): donc, je vous demande un peu de tolérance sur la grammaire. ☺)) Et oui; je comprends très bien que c’est audacieux de moi d’offrir cette commentaire, mais la voilà.

  13. Syriza à 30 % ?

    ATHENES, 24 mai (Reuters) – La coalition de la gauche radicale (Syriza), hostile aux conditions de l’aide internationale accordée à la Grèce, est en tête des intentions de vote pour les législatives du 17 juin, jugées critiques pour le maintien d’Athènes au sein de la zone euro, selon un sondage publié jeudi.

    Crédité de 30% des voix, le mouvement d’Alexis Tsipras devance de quatre points les conservateurs de Nouvelle démocratie, favorables aux mesures d’austérité exigées par les créanciers, d’après cette enquête Public Issue pour Skai TV.

    Le même institut faisait état le 19 mai de 28% d’intentions de vote en faveur de Syriza et de 24% pour Nouvelle démocratie.

    Avec 15,5%, le Parti socialiste, lui aussi favorable à l’austérité, progresse légèrement

  14. Les Euro-obligations ?

    Quelle idée géniale !

    Déjà pendant dix ans les pays du sud ont pu en profiter. Qu’en ont-ils fait ?
    La Grêce : retraite des fonctionnaire à 50 ans.
    La France : les 35 heures
    L’Espagne : des villes fantômes

    Et maintenant on nous propose de remettre ça ! Et de mélanger de la bonne dette (Allemande) avec de la mauvaise (grêce, espagne, …).

    On nous refait le coup des subprimes ! Quelle riche idée !

    Les Etats sont hypertrophiés au regard des économies. En France, le PIB marchant est de 44% et le PIB non marchant est de 56%. Comment voulez vous que ça marche ?

    La seule solution passe par des privatisations massives parmis tout ce qui n’est pas régalien.

    Certes on aura une recession due à la diminution du PIB non marchant calculé en additionnant le traitement des fonctionnaires (non ce n’est pas une blague).

    Mais au final, on aura un budget primaire positif et les Etats n’auront plus à faire appel au marché pour faire tourner la boutique.

    Alors les porpositions allemandes de privatisation et de zones franches vont dans le bon sens et sont du bon sens.

    Ce qui est irrationnel, c’est de croire qu’il suffit d’ajouter au PIB marchant un PIB non marchant c’est dire marxiste car basé sur la valeur travail. Ce qui est délirant c’est de faire croitre artificiellement le PIB en embauchant des fonctionnaires (augmentation du PIB non marchant).
    La financiarisation du PIB non marchant se fait par la dette.
    C’est pourquoi il est pertinant de d’examiner le rapport Dette/PIB.

    1. Et revoir le calcul du PIB base sur la valeur reelle de nos societes ? Autrement dit sortir du cadre, ca ne vous a jamais efleure ? C’est vrai que ca demande plus de deux lignes de reflexion.

    2. Et ta santé, tu la préferes dans le pib marchand où non marchand? Qu’est-que vous croyez, que les services publics seront plus efficaces et moins chers si ils sont privés? Foutaises. Votre distinction marchand et non n’est que de la propagande pour faire croire que vous n’aurez rien à payer puisque ce ne seront plus des cotisations. Alors bonne santé et réussite pour vos enfants.

    3. Non, Qu’il y ait une explosion d’inégalité dans l’éducation et la santé est inacceptable. Il faut trouver autre chose. Ou alors redéfinir « Etat Régalien », en effet, pourquoi pas l’éducation, la santé en plus de l’ordre ? Zut, l’éducation et la santé sont trop phénoménalement rentable.

      1. Tout peut être rentable donc tout peut être privatisé.

        Outre l’éducation et la santé, où on peut privatiser ce qui ne l’est pas déjà, c’est le cas pour l’ordre (milice privées, prisons gérées par le privé, gestion des conflits individuels par des accords en dehors des instances judiciaires.) On peut aussi privatiser de larges portions des activités militaires.

        Il me semble (même si j’ai l’impression d’exagérer) qu’il y a aux US une tentative pour privatiser la politique!

        Si on prend en compte le fait que la plupart des états (à l’exception des 13 colonies de départ) sont le résultat d’initiatives relativement récentes et qu’ils ne sont entrés dans la confédération qu’après que des pionniers s’y soient spontanément installés et organisés, la méfiance des américains envers l’Etat et le souhait d’en limiter le pouvoir « comme au bon vieux temps » sont plus faciles à comprendre.

        La prétention qu’ont certains d’importer la chose en Europe se heurte par contre à des traditions très anciennes et très différentes!

      2. Bien sûr, mais pour l’ordre, ils n’en sont pas encore à demander une carte bleu aux personnes en danger. En même temps, si la privatisation est capable de rendre tous les individus égaux devant des services comme l’éducation, la santé et la sécurité, pourquoi pas. Il n’y aurait dans ce cas pas de différence avec un service dit « publique ». Mais à mon sens, la privatisation a un trop gros défaut, une dérive vers l’inégalité quasi systématique. Si les processus de privatisation ne sont pas capables d’enrailler cela, les beaux textes comme les « droits de l’homme » et autres peuvent être mis à la poubelle ou bien modifiés.

        Par exemple:

        Article premier
        Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, seulement si ils ont des moyens financiers. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité, seulement si c’est rentable.

    4. @SJA

      La seule solution passe par des privatisations massives parmis tout ce qui n’est pas régalien.

      J’ai déjà expliqué que dans une économie mixte, tout ce qui est prélevé par l’Etat retourne à un moment ou à un autre dans les poches du privé. En effet les services publics passent des marchés avec des entreprises privées, les fonctionnaires, consomment des services et des marchandises produits par des acteurs privés. Non sans eux même payer taxe, impôts et charges.
      Quant aux acteurs privés ils bénéficient des investissements publics, et ils bénéficient en retour du paiement de l’impôt de services publics.
      Les charges sociales, servent à payer des soins prodigués par des cliniques privées, ou des praticiens du secteur libéral. Les retraités consomment aussi des services et des marchandises produites par le privé, même les chômeurs avec leurs maigres allocations.
      Le vrai enjeu des idéologues néo-libéraux, c’est de récupérer les milliards gérés par le public, pour pouvoir l’utiliser pour spéculer dans le casino mondial, au bénéfice d’une minorité et contre le bien commun.
      Alors arrêtez de nous bassiner avec votre idéologie du tout privé. Elle est tout aussi excessive que celle du tout collectiviste, et tout autant vouée à l’échec. On le voit bien depuis 2008, avec la méga crise du capitalisme et son agonie.
      Je crois qu’au contraire dans des secteurs stratégiques comme la banque et la finance, il faut sous peine de vivre une catastrophe pire que celle des années 30, que les Etats reprennent la main: remettent de la régulation là où elle fait tant défaut, et orientent les investissement pour préparer un futur pauvre en énergie bon marché, ce que l’on appelle la transition énergétique.
      Le tout privé, c’est la mort assurée de toutes et tous. Même les plus riches, qui mourront gavés, mais qui n’échapperont quand même pas au désastre.

      1. @Macarel
        Enjeu: « récupérer les milliards gérés par le public… » Un trésor qui tente le privé. Multiples exemples des résultats des privatisations ou des semi-privatisations en Belgique. Que deviennent les assurances pensions, que coûtent les soins de santé dans le privé sans mutualisation, que vaut encore la Poste devenue privée, le chemin de fer, la distribution d’énergie? A chaque fois, plus cher, moins bon, et plus risqué.
        Contrairement à cet adage annoncé que le privé gère mieux que l’Etat. Et contrairement au refrain selon lequel le jeu de la concurrence réduit les prix, c’est l’inverse qui se produit ou le choix qui se réduit.

      2. @macarel,

        Vous dites : « J’ai déjà expliqué que dans une économie mixte, tout ce qui est prélevé par l’Etat retourne à un moment ou à un autre dans les poches du privé. »

        J’imlagine que c’est le pendant keynésien de la la main invisible.

        🙂

    5. Certes on aura une recession due à la diminution du PIB non marchant calculé en additionnant le traitement des fonctionnaires (non ce n’est pas une blague).

      Je me pose toujours la question, à savoir si les autres pays que la France (l’Allemagne, le Royaume-Uni et les USA en particulier), calculent le PIB de la même manière que la France: en y ajoutant la masse salariale du fonctionnariat (= selon moi, additionner des carottes et des navets).

      A ce jour, je n’ai toujours pas la réponse…

      1. @Bruno

        Le calcul du PIB répond à des critères déterminés au niveau international. Les convergences sont de plus en plus grandes et les pays occidentaux se basent sur les mêmes textes dans la simple optique de comparaison.

        La transcriptions de ceci dans le cadre européen est le système européen des comptes.

        Les méthodes de calcul du PIB subissent très régulièrement des modifications : prochainement les dépenses militaires vont être comptabilisées comme de l’investissement alors que c’était autrefois considéré comme de la consommation intermédiaire. Ce qui induira une hausse du PIB en niveau. Les USA ont fait pression pour cette disposition car ils affirmaient que « la dépense militaire est un investissement pour la paix« . Ce sera pareil pour la recherche et le développement.

        Donc les salaires des fonctionnaires sont pris en compte aussi bien en France que dans les autres pays. Je ne vois pas pourquoi on ne les prendrait pas en compte. Ils alimentent bien le circuit ?
        Je vous assure que si on ne les prenait pas en compte, il serait impossible de boucler les comptes. Puisque le PIB est calculé selon trois approches.

        Les salaires des fonctionnaires ne sortent pas de nulle part, donc ils sont nécessaires à la description du partage des richesses.
        Les fonctionnaires consomment. La production non marchande est bien une production. Bref, ils ne sont pas en dehors du circuit économique.

      2. Certes on aura une recession due à la diminution du PIB non marchant calculé en additionnant le traitement des fonctionnaires (non ce n’est pas une blague)

        Quand on change de méthode, on rétropole normalement par souci de comparaison aux années précédentes et pour avoir des séries homogènes. Donc il n’y aura pas de récession affichée par les services statistiques.

      3. Le problème c’est que le PIB marchand est un PIB autrichien et que le PIB non marchand est un PIB marxiste (basé sur la valeur travail).

        Ainsi pour calculer le PIB, on additionne des choux avec des navets.

        Et lorsqu’on a un PIB marchant (dont l’accroissement est vérifiable) inférieur à un PIB non marchand (dont l’accroissement réel est incertain) on prend un risque.

        Du certain d’un côté (PIB marchand) de l’hypothétique de l’autre (PIB non marchand).

        Je ne dis pas qu’il nous faut un PIB non marchant égal à 0. Mais compte tenu de l’incertitude il ne faudrait jamais lque le PIB non marchand soit financé à crédit.

        Pourtant il est nécessaire que l’Etat fonctionne. C’est pourquoi l’impôt est légitime.

        Cela fait 20 ans que les keynésiens endette la terre entière.

        Le système keynésien est un système fermé. C’est pourquoi les keynésiens à la suite de Clinton ont lancé la modialisation. Pour que le I mondial soit égal au S mondial.

        Or aprés 20 ans, I (investissement) n’est toujours pas égal à S (épargne).

        Il parait que c’est à cause des taux de change et qu’il faudrait une monnaie mondiale… ?

        Je veux bien mais en attendant le keynésieanisme nous fait crouler sous les dettes.

        Il est temps de changer de modèle.

    6. SJA,

      Mais au final, on aura un budget primaire positif et les Etats n’auront plus à faire appel au marché pour faire tourner la boutique.

      Ben oui, « au final » c’est le privé qui devra faire appel au marché pour rendre un service équivalent, et je me suis laissé dire que le privé, même soi-disant plus compétitif (…), non solum prenait soin de dégager une marge bénéficiaire sed etiam empruntait un gros chouïa plus cher que les états… C’est ballot, « au final », hein ?

      1. Sans compter que l’État devrait alors investir, pour le moins, dans les très régaliennes Compagnies Républicaines de Sécurité, vu qu’il faudrait étendre les contraintes de service public aux services abandonnés au privé, service minimum compris. Un beauf mien, qui est en ce moment en grève « dure » chez Veolia-transport en région parisienne, vous causerait mieux que moi du sujet… A la Èratépé z’ont un peu moins de « latitude », quoi qu’on en dise…

      2. A vigneron sur le coup securitaire

        Pensez tout de meme que dans les pays ou le pib non marchant = 100% du pib, on depense en ore plus en goulags et autre camp de reeducations.

      3. SJA (Sujet Juste Analphabète ?), o ui, bi en sûres, le «coup sécuritaire» c’est un coup d’État, et si vous n’êtes pas dans ce coup vous me paraissez bien dans coût, mon cher.

      4. A la Èratépé z’ont un peu moins de « latitude », quoi qu’on en dise…

        Vigneron, la Ratp s’est payée le luxe de racheter une compagnie (ou plusieurs?) de transport, au Royaume-Uni, dernièrement.

        Je trouve cela étonnant, la Ratp n’étant qu’un service public, au service du public… parisien!

        De plus, avec les sous de leurs utilisateurs (Navigo, tickets), ils se permettent de faire des investissements spéculatifs, au lieu de diminuer le prix et/ou d’améliorer la « qualité », de leur prestation…

    7. « PIB non marchant »: c’est ça, et qu’il marche au pas. non mais…la meilleure façon de marcher, c’est la votre SJA. « privatisations massives », hein.

      1. @SJA

        MarchanD , ventrebleu ! Quant au tout privé, paraît que les merveilleux partenariats public-privé (PPP) s’avèrent infiniment plus coûteux que les réalisations en régie.

  15. J’ ai comme l’impression que tout le monde cherche la meilleur façon de surfer sur des vagues moins performantes , ….alors que ds qqs heures , la plage sera a sec .
    Plus qu’une impression , c’est ce que conjecturent pourtant les variables majeures du système …………il ne restera que qqs mares pour les plus gros requins .
    Quitte a me faire traiter de catastrophiste, je ne pense pas que l’ on se pose les bonnes questions .

  16. « Mais les autorités allemandes n’en démordent pas. Selon Der Spiegel, elles prépareraient un plan de croissance pour les pays en difficulté, qui prévoit l’instauration de zones franches permettant d’attirer les investisseurs étrangers (mais pas d’accroître les ressources fiscales), de rendre plus aisés les licenciements, de diminuer les charges salariales, et enfin de privatiser des entreprises publiques. »
    On a vraiment l’impression qu’ils occupent toute l’Europe.
    C’est où la Kommandantur?
    Foutons les Eurocrates à la porte.

    1. Fuite en avant : 1931 bis en quelque sorte où les pays se livraient à des dévaluations compétitives.

      La seule solution, c’est la mise en place d’un nouveau système monétaire international, ce qui donnerait à la sortie de l’euro de la Grèce un (nouveau) cadre.

      Mais le temps de mettre en place un nouveau SMI, la Grèce aura eu le temps de sortir plusieurs fois de l’Euro…

      1. Indolent albatros,

        Fuite en avant : 1931 bis en quelque sorte où les pays se livraient à des dévaluations compétitives

        , à une exception près à c’qui paraît : la France qui amassait consciencieusement son tas d’or…

  17. Ce que je ne comprendspas c’est que nos politiques ne parviennent pas à intégrer ,dans leurs stratégies, le fait que tout soit interconnecté dans ce monde.

    Le système duel,le mode action-réaction et la loi du plus fort ont fait la preuve de leur inefficacité,voire de leur perversion et engendré les multiples crises actuelles.

    La sagesse voudrait que nous appliquions ce qui fonctionne et tirions les riches leçons des épreuves passées et présentes.

    Au lieu de celà,le mental tourne à plein régime,ignorant les valeurs essentielles et vitales qui,tout en nous rendant dignes,participent à notre évolution individuelle et collective et tendent à instaurer la paix que nos coeurs appellent.

    Alors que le constat du pire résultant de nos inconséquences se fait chaque jour plus menaçant et douloureux,nous persistons dans nos vieux schémas,espérant réaliser l’impossible à savoir parvenir à la paix et l’abondance par le jeu de la guerre et des restrictions en tous genres.

    La peur divise ce que l’amour multiplie !

    Même la science nous apprend que nous sommes interconnectés et que l’ensemble ne peut progresser sans la prise en considération de chacunes de ses parties.

    Un peu de bon sens,de logique et d’ouverture d’esprit nous permettrait de démontrer que nous sommes des êtres pensant,créant de manière consciente et sage pour le bien commun qui dépasse ,et de loin !,nos petites limites mentales et nos prétentions de savoir.

    Le grand défi de ces temps de grands changements est d’élever notre vision,de nous rebrancher à nos origines cosmiques et d’intégrer à nos réflexions et choix la part spirituelle qui nous constitue.

    Le mental doit être ramené à sa juste place : au service de la vie !

    Cessons nos enfantillages et franchissons ce cap évolutif comme l’enfant assagi qui accepte enfin de grandir et d’honnorer la mission première de son incarnation qui est de manifester le meilleur qui couve en son centre .

    Nous synchroniser avec la créativité infini du Tout en expansion et servir brillamment la vie au lieu d’exiger qu’elle nous serve ,voilà un défi à la hauteur de notre grande et belle créativité !

    A défaut de ces prises de conscience,nous continuerons à glisser vers les abîmes de la destruction que nos égos fabriquent pour nous pièger dans l’illusion d’un monde fait de menaces,de séparations et d’attaques…

    1. Ce que je ne comprends pas c’est que nos politiques ne parviennent pas à intégrer ,dans leurs stratégies, le fait que tout soit interconnecté dans ce monde.

      Je pense qu’ils l’ont compris, par contre leur pouvoir s’arrête à nos frontières. C’est dire leur impuissance devant des défis globaux.

      Que les intéressés me pardonnent, mais nous élisons des manchots, et nous attendons d’eux qu’ils battent les records olympiques du saut à la perche!

      Il y a quelque chose qui cloche, non ?

  18. Oui ça va mal !

    Le réchauffement climatique semble en train de s’emballer, des effets de seuil se manifestent dans les zones arctiques. Des fontaines de méthanes de plus en plus nombreuses et étendues en surface ont été observées par les scientifiques russes.
    Alors faut-il sauver la planète et nous avec, ou continuer à vouloir faire croître à tout prix le PIB comme des imbéciles ?

    1. « Alors faut-il sauver la planète et nous avec, ou continuer à vouloir faire croître à tout prix le PIB comme des imbéciles ? »

      Je crains malheureusement que les imbéciles soient trop nombreux que pour changer d’orientation.
      La crise écologique va mettre tout le reste à plat….pour le pire !

      1. Ayant vecu une NDE , ce n est pas pire apres la mort…mais effectivement , les imbeciles sont nombreux…la crise va encore s amplifier , pour peut etre faire emerger une prise de conscience..

    1. Je savais que ces gens, aux revenus plus que confortables, avaient du coeur.
      Que serait la situation du petit enfant nigérien, si le FMI par ses prêts
      généreux, n’aidait pas « l’homme africain à enter dans l’histoire » (référence à un certain discours de Dakar)
      Notre glorieuse histoire d’homme blanc, dont le passé nous a prouvé qu’elle pouvait dérailler totalement, comme elle menace de le refaire aujourd’hui d’ailleurs.

    2. Quel bel humanisme ! Oui, le débat prend vraiment de la hauteur. Finalement la vie d’un Africain désœuvré serait plus importante que celui du Grec ruiné. Intéressant comme concept.

      Donc selon les dires de Mme Lagarde, il y aurait le bon Africain et le mauvais Grec. Je souhaite que la DG du FMI approfondisse son idée et son argumentaire…

      Quel manque de tact et de diplomatie ! Encore merci NS…

    3. Et en plus, ils pourraient faire des économies en se déplaçant à vélo …
      Dans ces régions, il fait toujours beau, aucune raison de ne pas le faire !!

    4. oui, en 2008 , ( le discours de toulon , cher a paul) lagourde : la crise est derriere nous!

  19. N’oublions pas chers lecteurs de ce blog que nous avons ici une information qui ne circule pas dans les ‘médias ordinaires’.
    Il me semble que pour faciliter les débats il faudrait séparer deux sortes de propositions :
    – les propositions de colmatages ; qu’il faut respecter car elles permettent de payer les retraites, les fonctionnaires, les allocations et autres en attendant.
    – les propositions hors système ; qui sont probablement des solutions d’avenir mais exigent le plus souvent des accords internationaux que l’on ne voit pas pointer et probablement une solution transitoire (autre que nucléaire si possible..)
    Je pense que manifestement , les gentils américains ont bloqué les réformes de la finance et du commerce international , qu’ils sont en train de mettre l’Europe à genoux et qu’il faut que l’Europe soit forte et solidaire pour que la patate chaude traverse l’Atlantique afin de les obliger à réformer.
    S’endetter d’avantage c’est se soumettre totalement à la finance anglo-saxonne.
    A voir les derniers évènements il me semble que nos élus débattent d’une guerre déjà perdue.

    1. A voir les derniers évènements il me semble que nos élus débattent d’une guerre déjà perdue.
      Débattre ?? ils ne savent tellement plus quoi dire qu’ils préfèrent regarder un match de foot tous ensemble dorénavant

    2. Il me semble que pour faciliter les débats il faudrait séparer deux sortes de propositions :
      – les propositions de colmatages ; qu’il faut respecter car elles permettent de payer les retraites, les fonctionnaires, les allocations et autres en attendant.
      – les propositions hors système ; qui sont probablement des solutions d’avenir mais exigent le plus souvent des accords internationaux que l’on ne voit pas pointer et probablement une solution transitoire (autre que nucléaire si possible..)

      Non. Il existe toujours une troisième:
      – la proposition hors système: la seule réaliste dans le capitalisme à l’agonie, elle exige que les peuples se soulèvent, comme ils se sont soulevés contre les précédents modes de production obsolètes.

  20. OT, pour les amateurs de solitons :

    http://www.scholarpedia.org/article/Fermi-Pasta-Ulam_nonlinear_lattice_oscillations

    Fermi-Pasta-Ulam nonlinear lattice oscillations

    The Fermi-Pasta-Ulam (FPU) problem, first written up in a Los Alamos report in May 1955 (Fermi, Pasta, Ulam 1955), marked the beginning of both a new field, nonlinear physics (this problem is of central importance in the theories of solitons and chaos), and the age of computer simulations of scientific problems.

    Il s’agit du premier problème simulé sur ordinateur (le « Maniac »). 64 masses reliées par des ressorts harmoniques, si j’ai bien compris, lorsqu’on perturbe un tel système, il existe des endroits qui ne sont pas affectés par la perturbation. Hystérésie, résilience ?

    Il existerait donc une oscillation secrète, une « mémoire » caché qui persiste en deçà des phénomènes de surface.

  21. Je me disais à propos de l’Espagne que du fait de la crise, elle ne pourra pas faire l’économie d’une réflexion sur son organisation politique et administrative.

    Est-ce que l’on va en Espagne sur un retour en arrière par rapport au fédéralisme ? Ou cela attise-t-il les velléités indépendantistes de certaines régions ?

  22. @François,

    Dans ce concert de nouvelles alarmantes, je dois vous avouer qu’un passage de votre billet m’a bien fait sourire.
    Vous écrivez :  »C’est une véritable course contre la montre qui est engagée, afin que le vote intervienne avant la date des vacances parlementaires, le 6 juillet prochain. »

    Pensez-vous réllement que les vacances parlementaires auront lieu ?
    L’été sera chaud …

    1. Digression/Autre paramètre: si on assiste à des frappes contre les installations nucléaires iraniennes, je crois que de vacances parlementaires, il n’y aura point…

  23. @marc
    « Les propositions hors système ; qui sont probablement des solutions d’avenir mais exigent le plus souvent des accords internationaux »
    Pourquoi exclure a priori la possibilité de solutions purement nationales, certains pays -notamment des pays membres de la zone euro- pouvant très bien vouloir expérimenter unilatéralement des mesures alternatives à celles préconisées par le FMI et les autorités européennes?

    « Il faut que l’Europe soit forte et solidaire »
    « Sortir du cadre » exige peut-être de commencer par sortir de certains schémas de pensée et notamment de celui selon lequel il ne peut exister de solutions qu’au niveau européen…

  24. Je comprends (et soutiens) l’Allemagne dans son souhait de ne pas financer les erreurs des autres, et de ne pas s’engager dans des dérives anglo-saxonnes.

    Il se peut que l’Allemagne soit une grande bénéficiaire de l’intégration Européenne et n’ait pas mené une stratégie coopérative. Elle a surtout été bien gérée, ce que tout autre pays pouvait faire.

    On a beaucoup parlé chez nous (et essentiellement parlé) de « pôles de compétitivité », et je trouve l’idée de « zones franches » excellente. On pourrait y essayer des solutions intelligentes (de vrais projets) et s’en servir comme bases de réindustrialisation (on pourrait même imaginer des zones franches presque à l’échelle de départements).

    Plutôt que s’opposer à l’Allemagne, on pourrait tenter de mettre en oeuvre avec elle, des vrais projets ambitieux, coopératifs cette fois, avec vigilance (ce sont aussi des concurrents) mais aussi avec bonne volonté.

    L’Allemagne va aussi avoir besoin de ces grands projets ambitieux pour continuer à se projeter dans l’avenir ; soit on l’invite à les mener chez nous et avec elle, soit elle les conduira à l’Est ou ailleurs sans nous (et l’Est est très vaste et demandeur). Mais on peut aussi commencer tous seuls.

    Note : quand je parle de projets, je ne vise pas uniquement des projets d’infrastructure ou des projets ciblés (comme Airbus, Ariane …) mais des projets globaux de création de tissus sociaux économiques et industriels complets …

    1. «Des zones franches»… pas très franches à franchement parler, même si franchement françaises… Je propose le 9.3, la Corse, la Creuse, la Lozère, Hénin-Beaumont, La Réunion, tous les DOM, plus Belle Île, l’île de Ré, Ouessant, Tahiti, les îles Kerguelen, plus Monaco, Le Liechtenstein, le Luxembourg, Jersey et Guernesey, Hong Kong, Macao, Las-Vegas et la Suisse qu’on annexerait; ça devrait le faire, sûr…

      1. JLM, parallèlement à son délire sur la France « grande puissance maritime »,
        a aussi proposé la Wallonie…

    2. haaa, l’efficacité allemande … ça fait rêver hein. enfin moi pas trop, question d’attitude.
      et les zone franches, miam miam! le travail enfin rendu libre(des exigences du travailleur), bonne idée ça …
      ça me fait penser à un truc ….
      ils organiseraient les assemblées générales et nous les cocktails de fins de réunions
      c’est pas un bon plan ça?

  25. L’Espagne, de plus en plus proche d’un « rescate » [mot qu’il va falloir apprendre et qui signifie sauvetage] européen.
    http://elpais.com/elpais/2012/05/25/opinion/1337972076_502524.html
    http://economia.elpais.com/economia/2012/05/25/actualidad/1337976175_791515.html

    Bankia avoue 9,7 Mds € de plus d’actifs toxiques dans l’immobilier. Pour l’instant elle dit avoir 41,1 Mds € en tout.
    http://economia.elpais.com/economia/2012/05/26/actualidad/1337995900_790529.html

    Les banques espagnoles commencent à brader sérieusement les appartements qu’elles possèdent. On en trouve à des prix de 1992.
    http://www.abc.es/20120526/economia/abci-pisos-bancos-radiografia-201205231239.html

    Non content de se tromper systématiquement en France, A.Minc donne maintenant de leçons de morale à Rajoy en Espagne:
    http://elpais.com/elpais/2012/05/23/opinion/1337776221_059099.html

    « Un fantasme parcourt l’Europe »
    http://elpais.com/elpais/2012/05/26/vinetas/1337987340_903256.html

  26. Ce que veut la Grèce, l’Allemagne ne le veut pas; et ce que veut l’Espagne ressemble furieusement à ce que ne veut pas l’Allemagne. La France veut et ne veut pas jusqu’au moment où elle voudra ce dont l’Allemagne commencera à vouloir. Pour résumer.
    Défaut, pas défaut…. Chacune des pays européens s’interrogent tour à tour. L’Europe, dans son ensemble, s’est-elle posé cette question? Fantasme; l’Europe toute entière se conduit comme l’Argentine. Je dis bien l’Europe toute entière, BCE comprise. Bien sur il existe des financiers de haut vol qui sont européens et qui vont tousser mais que pourraient-ils faire??? Tout ce que nous vivons aujourd’hui repose sur un seul présupposé, à savoir que celui qui a de l’argent a, de droit, plus de pouvoir que celui qui n’en a pas. Lordon a raison, l’économie existe moins que le politique. Il y a deux mille ans le religieux était la force politique; puis ce fut l’aristocrate possesseur de la terre, puis ce furent les militaires. Aujourd’hui ce sont les financiers. Quand je parlais d’épidémie psychique…
    Nos financiers maîtres du monde n’ont aucune vision politique ni aucun projet de société. Ils voudront continuer à acquérir et finiront par se mettre en danger mortel les uns les autres. Ils tenteront alors de conclure des alliances pour donner à leur mafia un exosquelette légal, donc monarchique, toujours oubliant le peuple qui ne peut pas avoir de place dans leurs calculs. Techniquement impossible. Et stupide car le peuple est la base même de toute construction sociale. Ad infinitum et ad nauseam…
    Je répète ma question; le défaut de TOUTE l’Europe, d’un seul coup a-t-il déjà été envisagé?

    1. @ Marcel Séjour
      Ce que veut la Grèce, l’Allemagne ne le veut pas; et ce que veut l’Espagne ressemble furieusement à ce que ne veut pas l’Allemagne. La France veut et ne veut pas jusqu’au moment où elle voudra ce dont l’Allemagne commencera à vouloir
      Entièrement d’accord. Mais peut-on contraindre l’Allemagne à vouloir ce qu’elle ne veut pas? Certainement pas. Si son intérêt est de sortir de l’euro; elle le fera. Peut-on le lui reprocher? Pas davantage. Par les traités qu’elle a signés, l’Allemagne ne s’était nullement engagée à faire plus qu’elle ne fait.

  27. Jacques Sapir a écrit:

    « Cette renégociation se heurte à l’inflexibilité de l’Allemagne, suivie sur ce (mauvais) terrain par notre gouvernement qui, obnubilé par les euro-obligations, veut croire qu’il pourra arracher de substantiels compromis en échange d’un front commun sur la “rigueur” face à la Grèce. Jamais stratégie de négociation ne s’est avérée aussi tragiquement fautive. Si un compromis peut être arraché à l’Allemagne, ce ne sera pas avant plusieurs mois, et pour des montants qui s’avèreront très inférieurs aux espoirs français. D’ici là nous aurons le drame grec et très probablement un retour de la crise espagnole (le gouvernement s’avère incapable de tenir les budgets des régions et doit dans le même temps consacrer des sommes immenses à la recapitalisation bancaire) et irlandaise. Il faut comprendre que la crise grecque ne peut être dissociée de la crise générale de la zone euro, crise dont les manifestations sont évidentes en Espagne, mais aussi au Portugal et en Irlande, ou encore en Italie.

    La seule stratégie possible et jouable consiste à mettre l’Allemagne devant ses responsabilités, en la menaçant de lui faire porter le fardeau d’un éclatement de la zone euro. Croit-on, en effet, que Berlin serait très heureux d’une sortie de la France accompagnée d’une dévaluation de 25% ? Croit-on que, politiquement, l’Allemagne puisse assumer l’éclatement de l’Europe ? On oublie trop souvent que ce n’est pas avec des ris et des sourires que l’on négocie. Et si jamais l’Allemagne s’entêtait, alors la France devrait en tirer les conséquences et proposer à ses autres partenaires la solution d’une dissolution de la zone euro, avec une entente sur les montants des dévaluations respectives. À terme, cela permettrait de reconstituer une zone de coordination monétaire en se protégeant soigneusement des marchés financiers, dont l’Allemagne et ses alliés seraient exclus. »

  28. Le lien sur le film Catastroïka a certainement dû être fait sur ce site
    je le remets au cas où : http://www.catastroika.com/indexfr.php

    Les créateurs du Debtocracy, le documentaire vu par plus de 2 millions de spectateurs, reviennent avec une nouvelle production. CATASTROIKA cherche les conséquences de la liquidation totale de la Grèce.

    Révisant des exemples de privatisations dans des pays développées, CATASTROIKA essaie de prévoir ce qui va se passer si le même modèle s΄applique à un pays sous surveillance économique. Plus de détails…

    Un documentaire avec permission de libre distribution …

  29. « Mais les autorités allemandes n’en démordent pas. Selon Der Spiegel, elles prépareraient un plan de croissance pour les pays en difficulté, qui prévoit l’instauration de zones franches permettant d’attirer les investisseurs étrangers »

    Ils sont complètement cinglés, Merkel en tête. Ou complètement achetés. Ou les deux.
    C’est faire évidemment le lit des multinationales qui déjà écrasent les pays de leurs diktats, font la pluie et le beau temps sur les prix, ne payent pas d’impôts ou presque…
    Hollande joue à front renversé, faisant semblant de croire qu’il obtiendra des politiques de relance, alors que Merkel et autres Barroso, Cameron, le néerlandais et les centaines de lobbies derrière ne cèderont rien sur ce front, ce serait d’une manière ou d’une autre désserer l’étau, et, de toute façon, avec les refinancements nécessaires pour la faillite annoncée de l’Espagne, y aura plus de fric.
    A moins de consentir que les banques centrales puissent financer les Etats, mais ce serait abattre le dogme fondamental des criminels libre-échangistes : l’inefficience de l’Etat. Qui a conduit à tous ces traités délirants où la puissance publique s’est progressivement lié les mains pour laisser les commandes au sage Marché. On voit le résultat.
    Mais de toute façon, il s’agit de justifications théoriques. L’explication réelle c’est que toute cette clique est corrompue jusqu’à l’os. C’est ce que comprennent et rejettent tous les peuples d’UE en renversant régulièrement les gouvernements de « droite » et de « gauche ». Ils savent bien que ces canailles sont intoxiquées à un niveau de rémunération incroyable, à une vie de contacts perpétuels avec la racaille financière, et plus que certainement une corruption fondamentale. Et qu’on ne vienne pas me dire que ce sont des chefs d’Etat et des responsables au plus haut niveau. On a vu des chefs d’Etat foutre le camp de leur pays, tellement leur corruption était avérée et leur peur patente. On a vu des individus du plus haut niveau convaincus des turpitudes les plus infectes, alors que tout le monde les encensait.
    Si on sort de la seringue dans laquelle ces canailles nous enferment peu à peu, il faudra que justice passe, sur les arrangements et les valises passées et présentes.

      1. Ca va pas fort en Belgique…Partout les mêmes canailles ministérielles tendant à accorder l’impunité aux criminels en cols blancs de l’économie. Qui leur refileront plus de chèques sous la table et de places quand ces mêmes politiques sentiront le vent du boulet siffler, boulet balancé par des électeurs qui auront enfin sorti la tête du cul pour s’apercevoir qu’ils sont la plupart dirigés par des pourris ou des incompétents.

        En France, on a comme exemple, le marchandage sordide de l’affaire Tapie – petit vautour industriel qui prit les cartes des partis qu’ils estimait les plus à même de servir ses intérêts – où l’on vit une ministre, aujourd’hui directrice du FMI tout de même, servir au mieux les intérêts d’un seul en squeezant la justice normale, pour satisfaire ce Tapie qui fit sa fortune avec des procédures LBO où l’entreprise victime était obligatoirement dépecée et les salariés traités comme des chiens.

    1. Oui, intéressant :

      JUSTICE

      Les criminels lourds pourront racheter leur procès
      Belga

      Mis en ligne le 26/05/2012
      – – – – – – – – – – –
      La circulaire contient une liste de délits pour lesquels les criminels peuvent monnayer leur procès.

      Olivier Pirard

      Les procureurs pourront à présent conclure des arrangements avec les criminels présumés pour des délits passibles de maximum 20 ans de prison. C’est ce qu’il ressort d’une circulaire élargissant le principe des règlements à l’amiable dans les affaires pénales, indiquent samedi les journaux L’Echo et De Tijd.

      La circulaire contient une liste de délits pour lesquels les criminels peuvent monnayer leur procès. Sur cette liste figurent notamment la corruption, la criminalité informatique, certains cas de coups et blessures, de faits commis en bande et de vols, et toutes les formes de fraude et de tromperie.

      Selon les deux journaux, la circulaire pourrait néanmoins susciter la controverse. Ils soulignent que l’arrangement peut être conclu à n’importe quel moment, durant ou même après le procès, tant que la condamnation n’est pas définitive. Le règlement peut même être inférieur à la peine prononcée et les juges ne pourront estimer s’il est approprié ou proportionnel. Les suspects qui peuvent payer garderont par ailleurs un casier judiciaire vierge, tandis que d’autres suspects, cités dans la même affaire, pourront encore être poursuivis.

      Pour la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open Vld), c’est une bonne chose que tous les procureurs aient à présent la même ligne directrice.

      « Maintenant, la loi peut-être pleinement appliquée », déclare-t-elle. La ministre souligne que la circulaire précise aussi que les victimes ont leur mot à dire sur le règlement.

      Cet article provient de http://www.lalibre.be

      « Selon les deux journaux, la circulaire pourrait néanmoins susciter la controverse. »

      On se demande vraiment pourquoi : parmi les trois pouvoirs, le judiciaire restait le seul qui n’était pas à vendre, l’anomalie sera bientôt réglée.

      1. Le principe de la transaction pénale n’est pas nouveau, c’est déjà d’application en Belgique depuis quelque temps, et ils ne font que tenter d’accroître son champs d’application: http://www.liguedh.be/espace-presse/116-communiques-de-presse-2011/1288-transaction-penale-les-juges-ligotes-

        Le modèle américain…

        Et c’est pas un hasard si on en parle de plus en plus depuis 2009, cela vise l’impunité pour les crimes financiers: http://www.rtl.be/info/belgique/societe/237097/etendre-la-transaction-penale-jusqu-a-20-ans-de-prison

      2. Rhooooo, ça alors, même mon imagination fertile ne l’aurait pas cru possible… légaliser la corruption.

  30. Rien à voir (pardon) avec le sujet.
    J’ai vu hier Cosmopolis de Cronenberg et ai détesté ce film verbeux et prétentieux. Il paraît qu’il a suscité une standing ovation à Cannes. Hé ben…avec de pareils « adversaires » le capitalisme n’a pas besoin d' »amis ! Demain je pourrai enfin aller voir Margin call qui passe dans ma bonne ville et j’espère que ce sera meilleur.

    1. Il a pourtant de bonnes critiques…

      « Ce film, où l’interprétation de Robert Pattinson est sidérante, est le deuxième film à largement dominer la sélection cannoise de 2012. »
      http://www.slate.fr/story/56727/cosmopolis-cronenberg-bulle-voyage-siderant-robert-pattinson

      « C’était un court roman de Don DeLillo. C’est devenu un film dense et inspiré, à la fois physique et théorique. Cosmopolis, de David Cronenberg, présenté en sélection officielle à Cannes, est un manifeste d’une intelligence redoutable. Le réalisateur canadien livre une balade fantomatique d’un trader hors sol, métaphore d’un monde qui a perdu pied. Ce film se veut une description de ce qu’est devenu le capitalisme moderne, réduit à la vitesse et à l’ubiquité, où l’argent a perdu toute corporalité, tel un monstre sans organes. Et le réel lui-même devient introuvable. »
      http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/05/25/a-cannes-le-capitalisme-fou-de-cronenberg_1707447_3208.html?xtmc=cronenberg&xtcr=2

      « Cosmopolis », un chef-d’œuvre pour la Palme d’or ?
      http://leplus.nouvelobs.com/contribution/558405-festival-de-cannes-cosmopolis-un-chef-d-uvre-pour-la-palme-d-or.html

      « Don DeLillo, un entretien avec Slate: avec Cosmopolis, «mes mots ont pris une autre vie». Son 13e roman a été adapté par David Cronenberg.

      « Cinéphile érudit, DeLillo a depuis toujours installé le rapport au cinéma au cœur de ses romans, depuis Americana, son premier livre (1971), histoire d’un homme qui abandonne son travail dans la pub télé pour réaliser un film. Ce rapport au cinéma travaille son œuvre de l’intérieur, sans nécessairement renvoyer à des films ou à des réalisateurs existants: c’est bien d’une intelligence cinématographique du monde prise en charge par la littérature qu’il s’agit surtout.

      […]

      -Avez-vous lu le scénario?
      -Je l’ai lu, il était extraordinairement proche du livre. Bien sûr Cronenberg a éliminé quelques scènes qui ne convenaient pas, mais c’est entièrement fidèle à l’esprit du roman. Naturellement, je l’ai lu sans aucune intention de faire des commentaires, c’était devenu un film de Cronenberg. C’est mon roman et c’est son film, cela a toujours été très clair.

      Et ensuite, en mars, j’ai vu le film terminé, à New York. J’ai été très impressionné. C’est absolument sans compromis. J’ai aimé dès la première minute, dès le générique : commencer avec Jackson Pollock est une idée remarquable, tout comme terminer avec Rothko d’ailleurs. Et la scène finale, avec Robert Pattinson et Paul Giamatti – c’est extraordinaire !  »

      http://www.slate.fr/story/56689/don-delillo-cosmopolis

  31. nous ne parlons plus la même langue, chacun à son propre avis sur tout et sur rien, qqes exemples pris récemment.

    la semaine de 4 jours est plébiscitée par les parents d’élève mais refusée par les autres, et pourtant un jour tout le monde sera forcément parent d’élève, bref qui doit être le décideur puisque nos avis évolus en fonction de notre position de parent ou non ?

    Article du jour sur Tribune qui compare une personne comme vous et moi qui s’endette à 6 années de revenu et l’état, ceci afin de montrer que 80% du pib de dette c’est 6 années de remboursement, je n’ai pas vérifié, juste que lorsque qqun achète une maison, il aura des remboursements d’emprunt c’est un fait mais il économisera le loyer qu’il payait précédemment, quant à l’état, il emprunte mais il n’a pas d’économie à mettre en correspondance, un journaliste qui n’a rien compris, désespérant !

    Nathalie Arthaud est professeur d’économie, mon « bof » aussi remarquez bien, il ne connait rien à l’économie et pourtant il apprend aux jeunes ce qu’est l’économie, curieux pays qui apprend l’économie avec des qui sont contre l’économie

    Elie Cohen économiste lui aussi et apparemment proche de Hollande, en tous cas il a fait tout comme, avant hier sur C dans l’air, refuse le système allemand, vous vous rendez compte certains salaires sont inférieurs au Smic, et vous vous rendez compte si tout le monde est aussi compétitif que l’allemagne, ce n’est pas possible, par contre ne se pose pas la même question si les 35 heures sont transposables à tous les pays.

    Le même Elie aime bien les Eurobonds, vous voyez on met 10 milliards dans la BEI et ils nous prêtent 100, avec un tel effet de levier on relance, car il confond le bougre augmentation sur une année du PIB et la croissance propre à une entreprise, construire une ligne TGV, pour améliorer l’ancienne, bien évidemment cela augmente le PIB dans l’année de son inauguration, mais l’année suivante elle n’entre pas dans le PIB et donc il faut encore construire plus de voies TGV pour parvenir à cette CROISSANCE du PIB

    En théorie une croissance est récurrente, la création d’une entreprise si elle ne se substitue pas à une autre, c’est de la richesse en plus à travers les salaires versés, et ce chaque année qui suivra sa création, mais reconstruire une ligne tGV qui remplace une autre ligne, qu’est ce que cela rapporte en fait, juste sa construction l’année de sa mis en circulation, ensuite c’est du transfert de loyer et cela n’apparait plus dans le PIB en augmentation…

    Reste que l’Elie bien bloqué sur si on fait tous comme l’Allemagne, ne regarde surtout pas ce que ferait un système allemand que tout le monde appliquerait et c’est bien là le problème fondamental, refusé le système allemand car des salaires trop faibles, mais que fait-on contre les chinois, on dira ce qu’on voudra des allemands mais ils ont essayé de résoudre cette équation infernale, comment arriver à ne pas couler face à des chinois qui travaillent très bien et surtout avec une histoire qui fait que les salaires sont actuellement non comparables !

    Ou on confond Crédit et Crédit, il y a celui qui apparait sur nos comptes, bancaires ou comptables, c’est de l’argent que qqun nous doit et il y a le crédit que l’on nous accorde, les banques ne crée pas de monnaie, elle crée du crédit, et crédit et monnaie ce n’est pas pareil, de la monnaie cela nous appartient et nous ne devons rien à personne, un crédit que l’on nous accorde, c’est de l’argent que l’on a mais en contrepartie il faudra le rembourser, et là ce n’est pas pareil du tout.

    Monsieur Jorion, le problème ce n’est pas la monnaie, mais c’est le crédit, c’est sur le crédit que le monde se trompe.

    Un crédit logiquement c’est pour éventuellement résoudre un problème provisoire, c’est pour accélérer un projet, c’est pour améliorer un système, ce n’est en aucun cas pour remplacer l’argent que l’on a pas et que l’on aura jamais, voilà l’erreur de notre monde, M Jorion, à votre stylo et à votre clavier, ce n’est pas la monnaie qui crée la confusion, c’est le crédit car dans notre société française, on pense qu’on a des droits mais on oublie que l’on a des devoirs envers la société et lorsque tu empruntes, il y a un devoir, celui de rembourser, et si un crédit ne dégage pas par lui-même une richesse une fois qu’il a été utilisé pour effectuer qqe chose et bien il faut trouver ailleurs la richesse pour le rembourser, sinon cela ne marche pas …

    Voilà le mal de notre société le crédit facile, un crédit ne devrait être accordé que parce qu’il permet la création de la richesse qui permettra de le rembourser, tout le reste est ineptie, et nous sommes dans l’ineptie

    1. Votre usage emphatique du « Monsieur Jorion » suggère que vous imaginez être en désaccord avec moi. La lecture des pages 93 à 98 de mon L’argent mode d’emploi (2009), risque de vous décevoir profondément puisque ce que vous dites ici se trouve déjà écrit là.

    2. M Jorion, à votre stylo et à votre clavier, ce n’est pas la monnaie qui crée la confusion, c’est le crédit

      Ouvrez donc les yeux Monsieur Jorion, et au boulot non de dieu !

    3. @Bourdon

      1) Il n’y a pas de solution au problème que vous soulevez, que le crédit remplace la monnaie.

      Nous avons déjà eu les eurobonds, a dit quelqu’un dans la mémorable matinale de FR C cette semaine (déjà citée), au début de l’euro lorsque le crédit était facile. Donc ce n’est pas non plus la solution, j’ajoute que nous avons déjà eu tous les pactes de croissance, etc au niveau mondial avec la période d’avant les Subprime. Avant 2008. Lorsqu’on arrête la subvention, le système s’écroule.

  32. Enfin des idées et des propos clairs sur les nécessités de la Grèce !

    ENTRETIEN
     » La rigueur n’est pas la condition sine qua non de l’appartenance à l’euro  »
    La députée grecque Rena Dourou expose la position de son parti, le Syriza, face à Bruxelles

    Rena Dourou est députée au Parlement grec, responsable des questions européennes, au sein de Synaspismos, la composante principale de Syriza, la coalition de gauche radicale. Son parti, qui a effectué une percée spectaculaire lors des élections législatives du 6 mai en arrivant deuxième (16,75 % des voix), jouera un rôle déterminant lors du scrutin du 17 juin. Opposé aux mesures d’austérité incluses dans l’accord du deuxième prêt international en mars, Syriza dispute la première place à Nouvelle Démocratie (ND, droite).

    En cas de victoire, Mme Dourou entend que son parti fasse sortir la Grèce de son rôle de  » cobaye de la rigueur en Europe « , transformant le peuple grec le modèle de la résistance au capitalisme financier.

    La Grèce doit-elle rester dans l’Union monétaire ?

    Un retour à la drachme aurait des conséquences catastrophiques pour notre pays et pour l’Europe en général tout en favorisant les guerres commerciales. Cela dit, nous revendiquons un changement radical de la politique économique et monétaire européenne : la politique de l’euro fort n’a que des conséquences néfastes sur des économies comme la Grèce.

    Syriza évoque l’idée d’annuler la dette : peut-on se le permettre ?

    Dès le début de cette crise inique, Syriza a répété qu’il fallait que le pays se débarrasse du mémorandum menant à la catastrophe la société grecque et la zone euro. Mais nous excluons les décisions unilatérales : nous voulons négocier avec nos partenaires pour tout changer. Nous ne ferons rien qui puisse justifier des sanctions.

    Pour autant, nous allons enfin – les gouvernements précédents n’ont pas eu cette audace – remettre sur la table des négociations une politique qui porte l’accent sur l’emploi et la croissance. Nous le ferons au nom du peuple grec, qui, le 6 mai, a envoyé un message très clair : assez de cette politique d’austérité qui désorganise l’économie et est en train de tuer la société. Ce message sera amplifié le 17 juin.

    Refuser l’austérité, c’est risquer de quitter la zone euro…

    Nous contestons l’équation qui veut que la rigueur soit la condition sine qua non de l’appartenance à l’euro. Sans être contre l’assainissement de nos finances, nous revendiquons de tout renégocier dans une logique bien différente de la politique actuelle.

    Mais on se gardera bien de procéder à une action unilatérale qui pourrait se traduire par des sanctions. Même si nous avons noté que le FESF – le fonds européen – n’a transféré, début mai, qu’une tranche de 4,2 milliards d’euros à la Grèce, au lieu de 5,2 milliards prévus, sans que cela soit justifié par les conditions de l’accord…

    Le pays souffre de désindustrialisation, quel est votre projet pour relancer l’activité ?

    Pour enrayer la désindustrialisation galopante, il faut repartir sur des bases saines, dans le cadre d’une restructuration productive totale de notre économie, en mettant l’accent sur l’esprit d’entreprise public et coopératif. Et cela dans le but d’une croissance durable, loin de la spéculation. Notre logique est différente de celle des gouvernements précédents : elle vise la satisfaction des besoins sociaux.

    La Grèce est décriée, notamment du fait d’une lourde bureaucratie imposée aux entrepreneurs. Comment y remédier ?

    Vous avez raison, l’écueil de la bureaucratie, créée depuis quarante ans par les deux partis au pouvoir, Pasok (socialistes) et ND, décourage souvent les jeunes entrepreneurs. Nous proposons des mesures concrètes pour aider la création de PME, en facilitant, par exemple, l’accès à des programmes de financement européen ou public et en simplifiant les procédures. Ce qu’il faut, c’est restaurer la confiance entre les jeunes entrepreneurs et l’Etat, sapée par la corruption. Si le jeune entrepreneur sait qu’il n’a pas à verser des pots-de-vin à tout bout de champ, cela changera radicalement le climat économique en faveur des activités saines créatrices d’emploi.

    Les Grecs se plaignent du clientélisme : comment rétablir la justice sociale ? Eviter la corruption ?

    L’Etat grec moderne a été fondé sur le clientélisme et la corruption par les conservateurs et les socialistes. Pendant quelque quatre décennies, nous avons assisté au développement d’un dispositif étatique éteint tout le dynamisme d’une société qui, juste après la chute de la dictature, aspirait à la justice sociale.

    Les responsabilités de ces deux partis sont extrêmement lourdes. Après les résultats des législatives du 6 mai, nous sentons que nous sommes face à un nouveau départ. Nous ne devons pas décevoir les citoyens qui sont en train de se porter vers nous pour mener les réformes nécessaires de l’Etat et du secteur public.

    A titre d’exemple, les entreprises publiques, pour servir la restructuration économique que nous prônons, doivent fonctionner sous contrôle social et public, de façon transparente. Ce sont là des gages pour le changement de cap nécessaire.

    On entend dire que les syndicats ont eu un rôle dévastateur. Qu’en pensez-vous ?

    Il s’agit là d’une petite musique bien connue depuis longtemps. Le rôle principal dans le développement de la bureaucratie, qui mène à la corruption, revient aux deux partis et à leurs représentants qui en ont largement profité.

    L’Etat doit-il maigrir ?

    L’Etat doit être réformé pour mieux servir les besoins sociaux. Actuellement, on constate des manques criants de personnel dans les hôpitaux ou l’éducation. Dans le même temps, le Mémorandum impose 150 000 suppressions d’emplois dans le secteur public… Ce qu’il nous faut, c’est mieux répartir le personnel vers les services publics. Depuis quarante ans, le Pasok et la ND affectent des gens à des postes dans des bureaux, loin des besoins des gens. Ce favoritisme politique a ruiné les finances publiques.

    Que faire pour lutter contre le chômage des jeunes ?

    Rejeter le Mémorandum ! La récession provoquée par la politique de rigueur qu’il prône a fait qu’un jeune sur deux est sans boulot. Triste record qui démontre l’échec de cette politique. Ce qu’il faut, ce sont des investissements publics pour créer de l’emploi.

    Quel rôle l’Europe devrait jouer pour soutenir la Grèce ?

    Surtout pas le rôle de père fouettard ou de donneur de leçons. Elle doit accompagner et assister la Grèce dans son effort de redressement, non seulement financier mais aussi politique.

    La société grecque, au lieu de servir de cobaye pour la rigueur en Europe, deviendra ainsi un nouveau paradigme pour les peuples européens : celui de la résistance aux logiques du capitalisme financier, le genre de la résistance prônée par Stéphane Hessel !

    Propos recueillis par Claire Gatinois

    © Le Monde

  33. Les pertes sont certaines. Continuer à subventionner la Grèce ne fera qu’en rajouter. Arrêtons les conséquences de cette abomination irresponsable à ce qu’elles sont aujourd’hui. La vérité est que la Grèce est en faillite et que ce n’est pas compatible avec son maintien dans la zone Euro. Il faut le lui signifier avant ses élections législatives si l’on veut espérer la renaissance d’une démocratie dans ce pays sur les braises brûlantes de cette ploutocratie anarchisante, sangsue agrippée à l’UE qu’il est devenu depuis trop longtemps.

    Cela va-t-il si mal? Non, ça ira encore plus mal si on ne coupe pas la branche immédiatement.

    1. LOUPNOIR,

      vous êtes sympa en beauf’ mais vous ne croyez pas que votre gravatar vous trahit et qu’on reconnaît en vous l’un des commentateurs de longue date du blog parmi les plus sympathiques ?

      Je dis ça comme ça !

    2. c’est comme ça que vous faites LOUPNOIR dès que vous avez mal à un membre vous vous le coupez?

      faites attention à ce que vous sectionnez

    3. @ LoupNoir,

      « Vous aurez beau tourner ausi vite et aussi longtemps que vous voudrez autour du pot; votre raison comme la mienne est un outil nécessaire et efficace dans certaines limites et pas au delà. Vouloir ex-pliquer certaines choses, certains états, certains phénomènes est juste une entreprise impossible comme prendre un électron avec une fourchette… juste gare à l’infatuation du « moi »! »

      Dieu du vent un peu seul franchement.

    4. Ah! Trahi par son « avatar »… Docteur Jekill ne peut plus avoir son mister Hyde ni sa folle du logis… Triste monde de l’unilatéralité… et pourtant… « les dieux eux-mêmes » comme le suggérait une nouvelle d’Isaac Asimov…

      1. Mais si, ici certains le font souvent, Vigneron le fait très bien tout en gardant le même gravatar et le même pseudo c’est vous dire. Sinon penser à changer d’adresse email…

        Sinon, à quoi ça sert d’avoir une araignée au plafond à part choper les mouches ?

    5. Scwarze Wolfe, pas reconnu le gravarar dans sa version Jekill, mais n’en référez pas à Asimov please. L’ambivalence revendiquée s’arrangerait beaucoup plus élégamment d’un unique pseudo. Quant à la référence aux Loups noirs alsaciens, même si assurément de circonstance dans la pseudo crise de ménage du couple proéminent européen, on peut pas dire qu’elle arrange votre (vos ?) curriculum.

      1. Cette nouvelle m’est depuis longtemps parue fascinante (entre autres) parce que trois personalités dissociées s’y fondent en une seule qui les intègre toutes.

  34. Christine Lagarde en grande forme !
    L’article est içi : http://www.guardian.co.uk/world/2012/may/25/payback-time-lagarde-greeks
    Elle a déclaré au Guardian, je cite :

    Mais je pense plus aux petits enfants d’une école d’un petit village du Niger qui ont classe deux heures par jour, en partageant une chaise à trois, et qui ont très envie de pouvoir étudier. Je les garde tout le temps à l’esprit. Parce que je pense qu’ils ont encore plus besoin d’aide que les gens à Athènes

    1. Et elle attend quoi M.Lagarde pour aider le Niger ? Le remboursement de la Grèce ? Donc selon elle, l’évasion fiscale en Grèce est honteux et ils méritent (tous) leur sors. Mais l’évasion dans les paradis fiscaux ailleurs est… Normale ?

      Quelque chose m’échappe dans ses propos.

      Sous entend elle que les capitaux accumulés dans les paradis fiscaux vont être partagés avec les plus démunis ? Ou est ce de la simple et grandiose hypocrisie ?

    2. Christine Lagarde ne sait pas de quoi elle parle, car elle n’a pas tout vu. Il y a pire.

      Voici un court récit d’un récent voyage.
      Je suis allé en forêt équatoriale l’été passé et j’ ai marché des jours et des heures entières dans des sous-bois infestés de moustiques et de serpents.
      Rien, pas de douche, la solitude, pas de distributeur de coca, pas de prise pour recharger mon téléphone 58G+.
      Finalement, nous arrivâmes dans une tribu de pygmées, dénudés, qui n’avaient rien d’autre à nous proposer que du crapaud farci à la sauterelle carnivore. Pas de micro-ondes pour réchauffer mes repas lyophilisés.
      Pas de médecin, pas de chaise, pas d’école, pas de retraite, pas de sécurité sociale, pas de syndicat.
      Pas d’internet, pas de blog de Paul Jorion, pas de Jorionite ou Leclerite aigue.
      Le Darwinisme à l’état pur.

      Alors lorsque j’entends nos compatriotes se plaindre, je garde tout le temps à l’esprit cette famille perdue au milieu de nulle part, sans existence officielle parce que je pense qu’ils ont encore plus besoin d’aide que les gens à Athènes, à Madrid, à Rome, à Lisbonne, à P…

      Vous êtes priés de ne pas me croire.

      1. Bah on est passé en 130 ans de la colonisation à la colonisation ‘capitaliste’, rien de neuf sous le soleil.
        Je ne pense pas qu’exporter notre système de société capitaliste leur offrira vraiment le bonheur.
        Le 25 juillet 1885, Ferry déclarait :

        « On peut rattacher le système [d’expansion coloniale] à trois ordres d’idées : à des idées économiques, à des idées de civilisation… à des idées d’ordre politique et patriotique.

        Ce qui manque à notre grande industrie… ce qui lui manque le plus, ce sont les débouchés… La concurrence, la loi de l’offre et de la demande, la liberté des échanges, l’influence des spéculations, tout cela rayonne dans un cercle qui s’étend jusqu’aux extrémités du monde… Or, ce programme est intimement lié à la politique coloniale… Il faut chercher des débouchés.

        Il y a un second point que je dois aborder… : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question… Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu’il y a pour elles un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures.

        Il n’y a pas de compensation pour les désastres que nous avons subis… Mais est-ce que le recueillement qui s’impose aux nations éprouvées par de grands malheurs doit se résoudre en abdication ?… je dis que la politique coloniale de la France s’est inspirée d’une vérité sur laquelle il faut rappeler votre attention : à savoir qu’une marine comme la nôtre ne peut se passer, sur la surface des mers, d’abris solides, de défenses, de centres de ravitaillement.

        Rayonner sans agir, en regardant comme un piège, comme une aventure toute expansion vers l’Afrique ou vers l’Orient, vivre de cette sorte pour une grande nation, c’est abdiquer. »

        Je veux bien que Ferry ai voulu éduquer les « malheureux’ Africains, mais étaient-ils vraiment malheureux ?
        Est-ce que l’export de notre mode de vie occidental doit être considéré comme capital pour résoudre les ‘malheurs du monde’ ?
        Le soucis c’est qu’aujourd’hui il faut faire parti du système, s’auto exploiter pendant 40 ans pour avoir droit à la retraite, la sécu, tout ça …
        Alors oui aux ONG mais non au développement économique à marche forcée.
        Nous devons exporter nos progrès mais sans nos propres malheurs !

  35. Mais les autorités allemandes n’en démordent pas. Selon Der Spiegel, elles prépareraient un plan de croissance pour les pays en difficulté, qui prévoit l’instauration de zones franches permettant d’attirer les investisseurs étrangers (mais pas d’accroître les ressources fiscales), de rendre plus aisés les licenciements, de diminuer les charges salariales, et enfin de privatiser des entreprises publiques.

    c’est ça le but, poursuivi
    et peut-être comme le remarque Vigneron que « les marchés » poussent la France dans le bras de l’Allemagne parce que la montée de Syriza en Grèce est une alerte sérieuse pour la politique néo-libérale vérité révélée d’aujourd’hui sans autre alternative possible, avec son degré de contamination et un Front de gauche en embuscade en France.
    De quoi faire peur à tous ceux qui ont peur de perdre quelque chose!

    1. comme le remarque Vigneron

      Sûr(e) ?

      Extrait :
      […] comment se fait-ce que nul complotiste de derrière la fagottière n’ait encore relevé que, contrairement à ce qui était claironné (Euro OAT future…), ce n’est pas en poussant les taux d’intérêts français à la hausse, mais très nettement à la baisse,[…] , pour rapprocher les points de vue entre Fr. et De.

      Il n’y a pas de complot ni de chef d’orchestre,
      mais de pauvres hères déboussolés se disant gestionnaires de fonds
      qui ne savent plus quoi faire… gestionnaire et moutons de panurge.
      Et encore 0.07% pour certaines obligations Allemandes.
      ( et comme noté ailleurs un différentiel qui baisse.)

      En fait le pb c’est cette masse de capitaux devant se placer à tous prix,
      et ici au prix d’une perte sûre.
      C’est cette masse qu’il faudrait diminuer par des impôts à la source,
      à partir de la classe moyenne capable d’épargne; impôts
      progressifs rattrapant tous les avantages du capital par rapport
      aux salaires.

      .

      1. Tss tss, c’est pas le problème Daniel. La question est : qu’est-ce qui fait que les zinzins trouvent subitement la dette française si sexy au point de faire descendre le rendement de l’Oat 10 ans au niveau de l’inflation et 100 pdb seulement au-dessus du Bund ? Le sourire prussien d’Ayrault ? Non. Méluche ? Pas plus.

      2. Pourquoi pas Méluche, ou plutôt la peur qu’il pourrait susciter?
        sont près à tout pour sauver leur lucratif bizness
        ils vont pas rendre gorge au premier grognement, ils sont plus coriaces que cela!.

        Désolé je ne vois pas d’autres explications, mais suis près à vous lire!

      3. Mais enfin, écoutez BFM!
        L’imagination des investisseurs, c’est Alan POE, peau de chagrin…
        Vivement quelques mètres carré de bureaux, quelques rond-points et quelques entreprises de nettoyages justement faillitaires!
        Faut faire Luxe en nettoyage, faire croire au delà des tiques, et au delà du toc…

        L’investisseur, au delà la pute au delà de sa frontière, celle qui investit en sac Vuitton plutôt qu’en Yourte auprès sa famille, puisque serait là une perdition, il sait plus où donner en dehors de sa dette remise à l’autre…
        Comment établir un régime approprié, celui de l’investissement forcément failli?

      4. Vigneron, si vous voulez insinuer que cette baisse
        est le résultat d’une concertation , va falloir apporter des preuves,
        sans vouloir trop vous contraindre.
        Peut-être pas des preuves fermes mais des amorces,
        ou des preuves indirectes, mais plus que des coincidences.

        J’y croirais quand elles seront là.
        En attendant je parie sur leur médiocrité, d’ailleurs y’a pas opposition.

        La concertation – la version acceptable du complot- amènerait à se poser
        des tonnes de question.
        Remarquons que ce « complot »-là leur coûte….

      5. @ Vigneron :
        Je crois que Daniel a raison. Je ne vois pas d’intentions ordonnées (et encore moins ‘coordonnées’) de ‘les marchés’.
        Je vois surtout LA grande raison : la trouille.
        Et la nécessité, celle de se placer, malgré tout.
        Or, une fois que l’on a fait le tour des placements les moins risqués, à savoir les T-bonds et les bons allemands, que reste-t-il ?
        Les OAT français.
        Pour quelle raison ?
        Pas pour le sourire d’Ayrault, non, encore moins celui de JLM.

        Tout simplement parce que la France est encore un des rares pays à … pouvoir lever l’impôt.
        Politiquement, financièrement, techniquement.

        Compare avec l’Espagne, ou l’Italie. Ou même la Belgique ou la Hollande.
        Institutions politiques ‘stables’ et en voie de le devenir encore plus si Hollande obtient sa majorité.
        Services fiscaux encore suffisamment efficients.
        Encore 1500 milliards de dépôts en ass-vie .
        Etc.

        Si c’est pas suffisants comme raisons …

      6. Oui oui Zeb, remarque que je ne fais qu’un double constat :

        1) quand les agences et les marchés dégradent la signature française il s’en trouve à foison pour dénoncer les spéculateurs qui s’attaquent à la Nation, mais dans l’autre sens, et alors que les mêmes à foison encore avaient annoncé les pires avanies pour les Oat, on entend quoi ? Nada. Les marchés sont efficients sans doute… Ah si : on te dit «ce sont de pauvres hères déboussolés» ou «z’ont peur de Tsipras et Méluche»…

        2) les intérêts français, dans tous les sens du terme, se rapprochent bel et bien de ceux des allemands.

      7. @ Vigneron :
        Oui, les vilains spéculateurs sont bien ‘meilleurs’ pour la France que les bons z’épargnants en ass-vie : comme quoi …
        Les intérêts se rapprochent certes mais à court terme. A mon sens, les intérêts à moyen et à long terme sont à l’opposé.
        Hollande devra faire un choix, cornélien en politique : sacrifier le court ou le long terme.
        Jusqu’à maintenant, tous les politiques ont sacrifié au court terme.
        On verra bien.

  36. « La patron d’EADS craint la fin de l’euro.

    Une fin de l’euro serait très coûteuse et aurait d’importantes répercussions sur le groupe industriel européen EADS, a averti le président exécutif d’EADS, Louis Gallois, dans un entretien à la presse allemande.

    Estimant que la crise de la dette dans la zone euro s’est aggravée, avec le scénario évoqué d’une possible sortie de la Grèce de l’euro, le patron d’EADS a prévenu qu’un tel événement « aurait en tout état de cause un coût très élevé », dans l’édition dominicale de Die Welt. Pour ce qui est de son groupe, il souhaite « garder l’euro, car nous travaillons en Allemagne, en France et en Espagne. Notre dispositif industriel est basée sur l’existence d’une monnaie commune », a rappelé M. Gallois. »

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/05/26/97002-20120526FILWWW00527-la-patron-d-eads-craint-la-fin-de-l-euro.php

    1. Il faut sortir ses mouchoirs ? Non c’est trop affreux..

      En Pologne, en arrivent, la première chose que je faisais c’était bien d’aller voir le « Kantor »…; pour 100E on avait entre 350 et 400 zloty, sachant qu’à l’époque, le litre de lait était à 1,57 zloty. Déjà, la « convergence » ne pouvait apparaitre que comme chimérique.

      Il parait que la Pologne change beaucoup en ce moment. Il y a déjà quelques années, on a commencé à « restaurer » Varsovie, c’est dire à faire disparaitre son charme un peu déglingué, tout ce qui fait l’authenticité d’un endroit, même si c’est pas beau… je hais la modernité, un crime architectural inexpiable. Bref On rénovait les rues, on les aplanissait, on bricolait un peu partout, de sorte que le « géant russe » par exemple, le palais culturel, se trouve peu à peu cerné par des building modernes…

      et c’est partout pareil.

      Ils ne peuvent pas laisser les choses en l’état….

      Partout pareil, non. Peut-être Naxos est l’île mystérieusement tenue à l’abri du bétonnage. Santorin est couverte de blocs d’hôtels préfabriqués, non fini. Un peu comme des blockhaus.

      A Varsovie en ce temps là, m’attendait la seul personne pour qui je représentait quelque chose, d’où sans doute la nostalgie incurable, le fait de tout se remémorer, de ne pas avoir oublié une minute de ce temps-là. Varsovie était un échappatoire, que personne ne comprendra sans doute plus, pour d’autre ça a été une tragédie, pour moi la nouveauté incroyable, parce que c’est Le pays de l’Est. Quand Barthes va au Japon, il y emmène ses malles… ça reste intellectuel, ça n’a rien à voir. La Pologne avec toutes ses traditions est ou a été le seul pays dont la mentalité n’est pas celle de l’Ouest, les infos ne tournaient que sur le pays lui-même, c’était une grande province qui se tenait à l’abri du monde.Elle était à l’abri de l’uniformisation, et j’y retrouvais des traditions germaniques également (schnitzel…), une sorte de prisme pour voir dans le passé confusément. On n’a pas idée si l’on n’y songe que le passé est irrémédiablement perdu… et qui s’en souvient ?

      1. Le charme des villes succombe sous l’uniforme, l’informe. Et des « rénovations » stupides. Si vous aviez vu Bruxelles il y a 50 ans, petite ville presque provinciale, et ce qu’elle est devenue, en chantier continuel, gangrenée par les bâtiments mésopotamiens de l’UE et des bureaux verre et fer « bauhaus ». Et ce n’est pas fini, la mégalomanie UE a décidé de s’approprier la rue de la Loi (sic) y imposant un ensemble de tours. Un immeuble en forme d’oeuf est en construction pour loger les excellences de l’UE, à côté d’un immeuble à résidences des années 30: Quelle horreur!
        Oui, je sais, beaucoup de personnes aiment Bruxelles. Ou ce qu’il en reste…
        Sans parler les loyers qui montent, misère pour l’habitant noyé dans près 2 millions de nouveaux arrivants en 10 ans, et qu’il faut loger.

        Dans la campagne, c’est pareil, l’uniforme maisonnette préfabriquée au lieu de la bâtisse en style de la région, les lotissements… Partout, on construit, certains pour transformer leur pactole en dur, beaucoup en s’endettant pour 30 ans. Et partout le pittoresque se fait tout propre ou disparaît sous le béton et les briques de parement.

        Drôle d’époque. Un coup de spleen là.

  37. La 12:15 du Monde du 24 mai signale un article de Télos : « Grèce : la catastrophe qui arrive….. »
    Retard et poker menteur, n’importe quoi.
    Très brefs extraits car repro interdite.
    « Les premières victimes de l’inflation sont les personnes les plus vulnérables » toujours les mêmes.
    « Les coûts seraient astronomiques » rien que ça.
    « On croit rêver un mauvais cauchemar » il y en a marre.
    Et si par malheur (presque certain) il y aurait un effet dominos……….===> Grèce puissance n
    http://www.telos-eu.com/fr/europe/grece-la-catastrophe-qui-arrive.html

    Dommage que malgré nos alertes faites à la demande de Paul il n’y a pas si longtemps ILS avaient réagi rapidos ?
    Je me souviens avoir alerté Jacques Muller (ex sénateur vert remplaçant du JMB local, centre droit un peu gauche) et un certain Pierre Moscovici qui vient d’acquérir des gallons.

    1. Sans audit c’est du vol mais du vol qui n’est pas rendu public.
      Avec audit, le vol serait rendu public avec les risques que l’on peut deviner.

      Conclusion : que l’opacité régne.

  38. Source: http://www.atlantico.fr/decryptage/crise-dette-banques-europeennes-danger-francois-leclerc-367765.html
    Quand la BCE se substitue aux marchés

    Les analyses de François Leclerc écrites entre septembre 2011 et mars 2012, sur le blog de Paul Jorion éclaircissent la crise du capitalisme financier. Une seule certitude parcourt les « Chroniques de la Grande Perdition »: la crise a brisé un cadre qui se voulait immuable, la voie est ouverte pour que se dessine une succession émancipatrice au système actuel (Extrait 1/2).

  39. la voie est ouverte pour que se dessine une succession émancipatrice au système actuel (Extrait 1/2).

    C’est vrai.
    Comme disait, en balayant énergiquement, notre vieille concierge, pleine de sagesse, quand on avait fait des…bêtises: « ça, on vous l’avait bien dit ».
    François Leclerc n’est en rien une vieille concierge, mais un meccano revenu de tout, qui a constaté, arguments à l’appui, que la vieille guimbarde allait rendre l’âme…
    Et il vous l’avait bien dit. Vous vous êtes fait « avoir » en ayant cru avec ce modèle, acheté d’occase, vous aviez fait une affaire. Tu parles !
    Mais « la voie émancipatrice » trouvera devant elle le barrage de l’absurdité, de la folie, de ceux qui veulent à tout pris conserver le système, revenir à « comme avant ». Et là ça va saigner !

  40. En lisant votre article quelque chose m’a frappé, à chaque fois qu’un gouvernement annonce des mesures d’austérité, c’est toujours les mêmes, je cite : « une réforme de la législation du travail, un gel des salaires des fonctionnaires, la diminution du remboursement des soins de santé ainsi que des mesures affectant le logement » .
    N’y a t-il point d’autres endroits du budget qui méritent des réductions, par exemple on entend jamais parler de réduction sur les budgets de la défense, ou encore d’aller chercher de nouvelles recettes, ou autre …
    En fait, il semble que ces messieurs au pouvoir (et leurs conseillers), n’aient qu’une seule solution à leur disposition, tailler dans les budgets sociaux et libéraliser le marché du travail, Paul Krugman disait à ce sujet quelque chose comme ça, le marché du travail américain doit être le plus libéral au monde (comprendre le plus brutal), il y a pourtant plus de 8% de chômeurs (officiellement).

    Parfois je me demande jusqu’où devra-t-on aller pour que nos «  »puissants » » commencent à envisager d’autres solutions que ces vieilles rengaines éculées et au mieux peu efficaces (en mesure de réduction de déficit, par contre en mesure d’augmentation de la misère et de réduction du tissu social ça a l’air très efficace)

    Bref, quand arrêteront-ils de sacrifier les travailleurs et les peuples sur l’autel du capital ?

    1. « Sur l’autel du capital »
      Je dirais sur l’autel de leur capital.
      A t-on déjà vu un député voter une baisse de son indemnité parlementaire ? Non.
      A t-on déjà vu un gros patron renoncer à son parachute doré quand cela allait mal ? Non.
      Tous les « puissants » ont encore plus à perdre que nous, et ne seront pas près de le lâcher.
      Pour le peuple d’en-bas lorsque qu’il n’aura plus rien à perdre, ça commencera à bouger, les Grecques ont déjà commencé à le faire.
      Parfois je me dis ‘autant les laisser-faire’, quand je vois le nombre de gens ‘anesthésiés’, je me dis qu’un grand coup de pied bien placé ne leur ferai pas de mal. Mais a t-on besoin d’une action violente ? Non, on a juste à laisser-faire, moins voir plus d’état tout court. Vous laissez infusé 5 ans et vous regardez le résultat à la fin.

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