DES RÉFORMES À METTRE EN OEUVRE IMMÉDIATEMENT

Le capitalisme à l’agonie (2011) était de l’ordre du constat. Vous vous souvenez peut-être que dans les entretiens que j’accordais à l’occasion de sa parution, la question m’était souvent posée (parfois même avec une certaine vivacité) : « Mais que mettriez-vous à la place ? ». Du coup, Misère de la pensée économique se veut plus programmatique, et apporte des réponses.

Le quotidien financier belge L’Écho va consacrer un long article à mes « réformes à mettre en œuvre immédiatement » (pp. 325 à 344). Le moment est peut-être bien choisi de rappeler ce qu’elles sont.

Des réformes à mettre en œuvre immédiatement

On l’a vu, dans notre système capitaliste, les « avances » qui sont consenties par certains, les détenteurs de capital ou « capitalistes », pour rendre possible un processus de production ou pour permettre à un consommateur de consommer, sont rémunérées par des versements d’intérêts. On a vu aussi, sur des exemples de « systèmes à la part », en Afrique ou en Europe, comment a dû apparaître cette logique de l’intérêt : les intérêts étaient conçus à l’origine comme « part » d’une richesse nouvellement créée, attribuée à l’un des partenaires ayant contribué à sa création. La dimension qui subsiste de cette logique originaire dans le système capitaliste sous sa forme actuelle, c’est le fait que chaque fois que des intérêts doivent être versés, une nouvelle richesse aura été créée ou devra être créée d’une manière ou d’une autre, pour en être la source. Cet aspect du problème reste le plus souvent inaperçu mais ses implications sont dramatiques parce qu’elles font que le système capitaliste est, sur le plan économique, une impasse.

Nous avons toujours traité les ressources non-renouvelables de la planète où nous vivons, comme une « aubaine » au sens de Proudhon : comme un « don du ciel » dont nous bénéficions – en suivant les lignes de partage que tracent les principes de la propriété privée. Le caractère non-renouvelable de certains de ces « dons du ciel » est resté invisible aussi longtemps que la terre nous a semblé infinie. Aujourd’hui elle nous apparaît beaucoup trop petite eu égard à nos appétits insatiables.

L’épuisement de la planète découlant de notre activité économique, c’est ce qu’on appelle pudiquement les externalités négatives, qui sont d’ailleurs – au titre d’aubaines – superbement ignorées dans la comptabilité du Produit Intérieur Brut. La « croissance », c’est-à-dire le PIB quand il est à la hausse, implique du coup la destruction irréversible de la planète comme source de vie et, comme le capitalisme nécessite – pour que des intérêts puissent être versés – cette même croissance, le fait que le capitalisme a pour implication logique la destruction de la planète, prend valeur de théorème.

La formule inepte du pacte de stabilité financière européen et de la « règle d’or » qui en a été déduite nécessite, comme on l’a vu, que la croissance soit égale ou supérieure au niveau du coupon « moyen » exigé par le marché des capitaux sur la dette souveraine d’un pays. Bien entendu, moins la croissance est élevée, plus l’économie d’une nation est en danger, et plus une économie semble en péril, plus ce marché des capitaux réclamera que la composante « prime de risque » du taux exigé de cette nation quand elle emprunte, soit élevé. Comme la règle d’or implique que la croissance soit égale ou supérieure au coupon « moyen », le fameux effet de ciseau apparaît : « Si l’on ne veut pas que la dette souveraine s’accroisse lorsque le taux de croissance baisse, il faut que celui-ci augmente alors rapidement jusqu’à dépasser le taux « moyen » de la dette – qui est lui en train d’augmenter en raison du risque induit par la baisse de la croissance ».

Il est bien sûr possible d’émerger de ce cauchemar auto-infligé en comparant plutôt les dépenses d’une nation, pouvant déboucher sur un déficit annuel et alimentant sa dette cumulée, avec ses rentrées. Mais dire « rentrées » signifie parler « impôts », et parler « impôts » rappelle inévitablement que d’une manière générale les classes dirigeantes de nos nations sont toujours tentées par le fait d’y échapper en tout ou en partie, raison pour laquelle il est de loin préférable de parler de « croissance », quelles que soient les libertés qui doivent être alors prises avec la logique, les mathématiques et le bon sens en général.

La concentration de la richesse, qui va en s’accélérant encore depuis le début de la crise en 2007, signifie que les avances nécessaires pour autoriser un processus de production ou pour permettre à un consommateur de consommer, sont de plus en plus rarement disponibles là où elles sont requises et que la part des intérêts (que quelqu’un quelque part aura à verser) dans le prix des services et des marchandises ne cesse de croître. Helmut Creutz avait calculé à la fin des années 1990 que cette part des intérêts constituait en Allemagne environ 40% du prix à la consommation (Creutz 2008 : 240-242), et tout concourt à ce que les choses se soient encore aggravées depuis. Si c’est le cas, comme tout versement d’intérêts suppose une croissance qui en constitue la source, le processus de destruction de la planète s’est encore accéléré depuis le début de la crise.

Ce que j’ai dit plus haut de la nécessité de veiller à ce qu’une interdiction de la spéculation ne débouche pas, par un simple processus de vases communicants, sur une inflation immédiate et massive du prix de l’immobilier, souligne que tout est lié et qu’une réforme viable du système capitaliste doit être absolument globale si l’on veut que son principe ne soit pas immédiatement dévoyé et qu’elle ait quelque chance de réussir. La propriété privée – qui reçoit sa définition aux époques de colonisation sans frein de la planète par notre espèce – joue, on l’a vu, un rôle clé dans la configuration d’ensemble. La tentative d’innovation radicale de la Révolution française a été un échec sur ce plan-là, pour avoir délibérément exclu la propriété privée d’une redéfinition générale du cadre sociétal en la décrétant « sacrée » dans l’article XVII de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Rousseau avait pourtant suffisamment attiré l’attention sur le rôle fondateur joué par la propriété privée dans ce qui constitue le caractère propre de la société moderne.

Est-ce à dire qu’aucune mesure ne puisse être prise dans l’immédiat ? Non bien entendu, et certaines réformes sont susceptibles d’opérer des changements décisifs, à condition, comme il a été dit, qu’elles soient coordonnées de manière à constituer un ensemble intégré, et qu’une vigilance toute particulière soit exercée pour ce qui touche aux conséquences éventuelles de leurs effets combinés.

* Accorder à nouveau la priorité aux salaires plutôt que favoriser l’accès au crédit, lequel est nécessairement cher et se contente de repousser à plus tard la solution de problèmes se posant d’ores et déjà.

Augmenter les salaires des employés de rang inférieur et moyen participe du processus de déconcentration de la richesse. L’objection faite traditionnellement à cette proposition est qu’une augmentation des salaires déboucherait inévitablement sur une hausse du prix des marchandises qui en annulerait les effets. Or cette neutralisation de l’augmentation des salaires ordinaires ne se produit que parce qu’une telle hausse est mécaniquement traduite par les entreprises en une hausse du prix des marchandises. Il n’y a à cela en réalité aucune nécessité : la croissance des salaires devrait s’accompagner d’une baisse concomitante des autres parts dans la redistribution de la richesse nouvellement créée : une hausse des salaires de la grande masse des salariés doit s’accompagner d’une baisse équivalente des dividendes attribués aux actionnaires et des salaires extravagants accordés à certains dirigeants d’entreprises.

* Bannir la spéculation en rétablissant les articles de loi qui l’interdisaient dans la plupart des pays jusqu’au dernier quart du XIXe siècle.

Dans le cas de la France, il s’agit de renverser l’abrogation en 1885 de certains articles de loi. Il conviendrait de restaurer l’article 1965 du Code civil dans sa forme originale : « La loi n’accorde aucune action pour une dette de jeu ou pour le paiement d’un pari » ; restaurer l’article 421 du Code pénal : « Les paris qui auraient été faits sur la hausse ou la baisse des effets publics seront punis des peines portées par l’art. 419 », ainsi que l’article 422 : « Sera réputé pari de ce genre toute convention de vendre ou de livrer des effets publics qui ne seront pas prouvés par le vendeur avoir existé à sa disposition au temps de la convention, ou avoir dû s’y trouver au moment de la livraison ». [1]

* Mettre hors d’état de nuire les paradis fiscaux en interdisant aux chambres de compensation de communiquer avec eux dans une direction comme dans l’autre. Les mesures doivent viser l’ensemble de ces paradis fiscaux : y compris ceux que les États tolèrent dans des enclaves sur leur propre territoire ; ainsi pour la Grande-Bretagne : Jersey, Guernesey, l’Île de Man et la City de Londres ; pour les États-Unis, l’État du Delaware, etc.

Les grosses fortunes cherchent à échapper à la solidarité nationale par l’« optimisation » fiscale, tandis que les grandes entreprises redistribuent leur comptabilité entre des paradis fiscaux dans le même but. Ces manœuvres qui minent le fonctionnement démocratique des sociétés, peuvent être interrompues instantanément par l’interdiction faite aux chambres de compensation assurant le transfert des capitaux au niveau international de communiquer avec les paradis fiscaux.

Il n’y a donc pas d’obstacle pratique à l’élimination des paradis fiscaux. Les deux obstacles à ce que de telles mesures soient prises sont d’une autre nature : il y a d’une part le fait que la raison d’état utilise les paradis fiscaux pour des opérations secrètes, pour du trafic d’armes en particulier, ainsi que pour le recyclage des bakchichs que génère le commerce licite cette fois des armes, dessous de table servant au financement occulte des campagnes électorales, il y a d’autre part le désir des classes dominantes – auxquelles la classe politique appartient automatiquement – à déjouer l’impôt sur le revenu. Le désir d’échapper au fisc dans les couches supérieures de la population est à ce point répandu qu’il leur paraît absolument « naturel ». On se souviendra ainsi d’Éric Woerth, dont l’épouse était conseillère en « optimisation » fiscale d’une des plus grandes fortunes de France à l’époque où il était lui-même ministre du Budget et ensuite ministre du Travail durant la présidence de Nicolas Sarkozy, et qui, interrogé à ce sujet, affirmait ne pas comprendre quel était le souci.

* Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques, privilèges ayant permis de transformer de manière subreptice dans nos démocraties le suffrage universel en suffrage censitaire.

On pense en particulier à l’institution des trusts de droit anglo-saxon, jouissant de privilèges qui ont été retirés aux individus au fil du temps. On pense également à la décision prise par la Cour suprême américaine en janvier 2010, qui accorda aux entreprises – au nom du « droit à la parole » (sic) – la possibilité d’intervenir dans les campagnes électorales sans limitation des contributions financières, permettant du coup aux entreprises de peser d’un poids beaucoup plus considérable que les individus sur le résultat des élections, soit l’équivalent de l’instauration d’un vote censitaire.

* Redéfinir clairement dans les textes légaux l’actionnaire d’une société comme étant l’un de ses créanciers (un contributeur d’avances, autrement dit un prêteur) et non l’un de ses propriétaires.

L’actionnaire d’une société ne se distingue de l’acheteur des obligations qu’elle émet que sous un seul aspect : parce que sa rémunération – le dividende, est variable, alors que celle du détenteur d’une obligation– le taux contractuel, est fixe.

* Établir les cours à la Bourse par fixing journalier ou hebdomadaire.

Le cours boursier de l’action d’une société est censé refléter la santé économique de l’entreprise. Si celle-ci essuie des pertes, le cours de l’action baissera ; si Total découvre de nouveaux champs pétroliers, le cours de son action montera. La santé économique des entreprises évolue dans une chronologie longue : il est question ici de semaines, de mois, voire d’années. Or les marchés financiers permettent aujourd’hui de réévaluer les actions des sociétés 2.000 fois par seconde et ceci sans la moindre justification économique bien entendu. Pour réduire la complexité due à la « haute fréquence » des opérations et le risque systémique que celle-ci induit, la cotation des actions en bourse devrait avoir lieu par « fixing » : par une réconciliation des ordres d’achat et de vente. Un fixing quotidien, voire hebdomadaire seulement, suffit entièrement.

* Éliminer le concept de « prix de transfert » qui permet aux sociétés d’échapper à l’impôt par des jeux d’écriture entre maison-mère et filiales.

Le prix de transfert, comme je l’écrivais plus haut, « permet de fiscaliser les actifs d’une entreprise en comptabilisant au Venezuela le prix des crayons qu’elle emploie et en Zambie celui des taille-crayons qu’elle utilise ».

* Supprimer les stock-options pour instaurer une authentique participation universelle.

* Ré-imaginer les systèmes de solidarité collectifs, au lieu des dispositifs spéculatifs voués à l’échec en raison de leur nature pyramidale que sont l’immobilier ou l’assurance-vie, par lesquels on a cherché à les remplacer.

Enfin, dans un monde où le travail disparaît, la question des revenus doit être mise à plat et faire l’objet d’un véritable débat. Rien ne justifie de le retarder.

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[1] On trouvera l’historique de la question dans mon Le capitalisme à l’agonie (2011 : 194-224).

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230 réflexions au sujet de « DES RÉFORMES À METTRE EN OEUVRE IMMÉDIATEMENT »

  1. D’accord avec tout… cela devient du bon sens une fois que quelqu’un a su l’exprimer. Merci Paul.

    Tout petit bemol, mais franchement pas de quoi pleurer : un fixing horaire à court terme suvi d’un fixing journalier; Le principe c’est d’arriver à ralentir la machine et de la faire atterrir …

    Quelques points que vous évoquez sont contenus dans le rapport Gallois, notamment le fait que les entreprises ne devraient pas appartenir aux détenteurs d’actions … à approfondir.

  2. Audrey Vernon invitée de Thierry Ardisson dans l’emission « salut les terriens !  » samedi 27 octobre 2012 – vidéo 9′
    http://vimeo.com/52303919

    « Il aura suffi de dix jours à 98 grands patrons pour être entendu et leurs revendications satisfaites. « J’ai été entendue » plastronne madame Parisot, remerciement qu’elle ne fit jamais à Sarkozy ! Sous prétexte de compétitivité, une ponction de vingt milliards supplémentaires est faite sur la dépense publique, moitié en dépenses supprimées, moitié en prélèvements supplémentaires par le biais d’impôts indirects injustes et violents. J’écris sous le choc. J’ai réparti mon travail de cette note en trois thèmes qui me semblent utiles pour comprendre le point de vue que je développe avec non seulement tous mes amis du Front de Gauche mais un bon nombre d’économistes de tous bords que cette absurde saignée permanente alarme au plus haut point. D’abord je reprends mes arguments pour montrer que c’est le coût du capital et pas celui du travail qui est en cause en France. Ensuite je fais le point précis sur la ponction qui vient d’être décidée. Enfin je reviens sur l’absurde mythe du modèle allemand !… »
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/

    1. Merci pour le lien.

      Audrey Vernon est sublime (à tous points de vue ! 😉 ), comme d’habitude, et Jules… pardon, Luc Ferry… que dire ? Affligeant ! Il répète son crédo appris par cœur au cathéchisme néo-libéral quand il était petit… mais le problème, c’est qu’il est resté petit.

      1. Quand Luc Ferry dit « qu’il faut des richesses (celles créées par le capitalisme)… pour les partager » j’ai moins de complexes devant un agrégé de philosophie faisant preuve de si peu de discernement.
        Merci pour la vidéo. N’est-ce pas avec Audrey Vernon que P. Jorion va collaborer en 2013 pour un spectacle ?

  3. Un programme n’a d’intérêt que s’il peut être appliqué ; pour ce faire il faut qu’une entité politique ,un gouvernement , soit constituée . Il semble que le problème réside dans le fait qu’il n’y a plus de gouvernements au sens d’entités en capacité de prendre des décisions « globales » pour reprendre l’expression juste employée dans l’article .
    J’en déduis que la question essentielle qui se pose à nous est de déterminer comment retrouver des vraies gouvernances ; le global passe par le local , une gouvernance mondiale sans entités locales serait en fait la victoire du système actuel ; comment retrouver des états nations démocratiques et indépendants (et donc en capacité de se gouverner) sans retomber dans le nationalisme ? Comment économiquement ces entités locales peuvent elles s’en sortir ?
    Un autre problème est le manque récurrent d’imagination quant à de nouvelles organisations sociétales ; il me semble qu’une réflexion sur l’aménagement du territoire au sens de déconcentration des populations et mise en oauvre d’autres modes de vie est une clé qu’il faudrait tourner.

    1. Oui l’idée que l’articulation d’une pensée et d’actions démocratiques cohabitent est si complexe qu’elle semble ne pas foctionner au dessus d’un certains seuil d’interaction (nombre d’habitant).
      La démocratie nécessite peut être l’organisation sociétale sur de nouveaux modèles.
      Plus de pouvoir au local et plus d’interaction entre le local et le global.

    2. @Di Girolamo, bonjour,

      Vous vous interrogez sur ce point :

      le global passe par le local , une gouvernance mondiale sans entités locales serait en fait la victoire du système actuel

      Il y a , il me semble, un élément de réponse à votre question dans les propositions de Paul.

      Ré-imaginer les systèmes de solidarité collectifs, au lieu des dispositifs spéculatifs voués à l’échec en raison de leur nature pyramidale que sont l’immobilier ou l’assurance-vie, par lesquels on a cherché à les remplacer.

      Pour une voie d’approche du localisme au niveau des systèmes de solidarités collectifs, voyez, par exemples, le municipalisme libertaire et les coopératives municipales chez em>Jean Zin . De nombreux « combats » devront être conduits à ce niveau afin de contrer la reconduction des rapports de domination entre groupes sociaux : baronnie, clientélisme, corporatisme, combinardise …

      1. Puisque l’ agressivité est inéluctable , ne faut il pas mieux réguler des tensions locales que des conflits mondiaux ?

      2. @ Kercoz, vous êtes encore plus mono-maniaque que moi. Hein … hmmm 😉 ! Non l’agressivité intra-spécifique n’est pas inéluctable, (c’est pas moi qui le dit) mais, assurément ,il faut de tout pour faire un monde ! Comment relayer « la survie de l’espèce » dans le réseaux des coopératives communales libertaires ?

      3. Bonjour Jean Luce .
        ////// Non l’agressivité intra-spécifique n’est pas inéluctable, (c’est pas moi qui le dit) /////
        Qui donc dit ça ?

        Inéluctable est un terme malheureux ….j’aurais du dire indélébile ….parce que instinct .. génétique . On peut juste le freiner , moduler , « inhiber » qu’y disent …………..Je visualise le truc comme ça: On a une pédale « agressivité inhibition » qui est plus ou moins actionnée par des rites inconscients lors de l’ approche d’ un « semblable » ….ou d’ une situation qui devrait etre considérée comme agressive avant le « contrat social » .
        Les coop c’est mieux que rien ….. »des réparations de mobylette » comme dit tres justement Paul Jorion …… Si l’ on veut réenchanter le système ( Parce que Paul , comme antropo devrait faire un autre Billet : ((( La survie de la civilisation))) , il faudrait repartir de la base , du groupe de base : la famille élargie , circuits courts , autonomie partielle ( jardin +tricot) …..
        Pour soutenir Jduc ( j ‘ai grande honte des lapidations) qui a raison sur le fond : il faut réguler l’agression a la base …entre individus plutot qu’entre nations …donc accepter les hierarchisations …a conditions ( là on dix-verges avé ducac ) que cette hierarchisation se régule ds un groupe restreint …pOur soutenir ducac , donc ,il me semble que le plus grand risque actuel de la civilisation est la Néoténie galopante ….( c’est , me semble t il la cause de l’effondrement des civilisations) …donc pour freiner cette dérive mortifère et réenchanter la vie : booster l’apprentissage et lacher les gamins ds les boulots manuels souvent nettement plus intellectuels que emplois répétitifs spécialisés parce qu’ils demandent un max d’initiatives et d’inventions …..pour ceux que « ça chante  » de se sortir les doigts du cul , bien sur …avec un max de possibilités de retourner glander avec le troupeau , mais il m’ étonnerai qu’ils aient envie de faire sup de con .
        Agressivité toujours en réinventant une classe artisane sinon ouvriere et fiere de l’etre , ( un « employé » etant un ouvrier sans les couilles) ….
        Comme disait Dsproges ds son edition post mortem «  » »Non seulement Dieu n’existe pas …mais essayez de trouver un plombier le WE …qs vous maitrisez mal le Serbo-Croate «  » » »

      4. je rebondis sur l’agressivité intra-spécifique indélébile, suite au visionnage de cet entretien de Lordon qui explique par l’affect le comportement humain. Ma conclusion reste la même, sans changement de structure, accroître le bonheur humain est illusion. Mais quel que soit le nouvel imaginaire créé, la violence subsistera. Le mieux que l’on puisse faire, c’est de lui substituer des formes acceptables. Non ?

        Spinoza m’intrigue. Il incarne le déni du libre-arbitre, la soumission universelle de l’homme à ses affects, à ses passions. Quand Lordon éclaire Marx par Spinoza, pourtant abondamment cité par le premier nommé, la lutte des classes n’est plus dichotomique, mais un spectre, un continuum de conitus, de désirs d’agir et de mise en action de ces désirs (puissance d’agir). Aux extrémités du spectre, engagement total, intensité maximale. La nature de leur comportement est identique, la soumission à leurs affects est identique, mais quand l’un vit en pleine félicité, l’autre incarne la pure désolation.

        La joie, la crainte, le désir. Crainte de perdre son emploi, joie de pouvoir consommer, désir de plaire à son supérieur, désir de reconnaissance. Joie de réussir aux yeux d’autrui, crainte de ne pas être à la hauteur, désir de liberté, de temps libre, appétit soudain, crainte du manque d’argent, crainte du manque d’idée, de génie, de cran. Tu me fais perdre la tête… A la recherche d’affects positifs, et soumis à tous types de passions, l’amour reste une valeur sûre.

        Lordon développe le concept d’angle alpha. Il faut imaginer un angle obtus, c’est le désir maître. Celui de n’importe quelle personne qui veut entreprendre quelque chose qui nécessite d’autres personnes pour fonctionner. C’est assez général pour s’appliquer à tout type d’entreprise. Le désir maître, c’est l’intérêt de l’entreprise, de l’entité supérieure. A l’intérieur de cette entreprise, d’autres désirs, aux angles plus ou moins aigus. L’entrepreneur a intérêt à ce que les désirs des composantes de l’entreprise convergent avec le désir maître. Dans ce cas, l’angle alpha est nul. Si le désir d’une personne diffère du désir maître, l’angle alpha s’accroît. Dans notre société capitaliste, si on adhère aux valeurs marchandes, à la sacralisation du travail, au bonheur matériel, d’une part ce n’est ni le produit de la volonté ni le choix mûr et longuement réfléchi d’un homme auto-déterminé, croyance illusoire de l’homme moderne, d’autre part on a de fortes chances d’intégrer la classe des contents, contentés par le système. Dans le cas inverse, on joindra la foule des mécontents, les tristes, qui ne savent ou ne veulent pas s’adapter, parce que leurs affects leur renvoient une autre image. La question n’est pas de savoir qui a tort ou raison, mais ce qui définit le bien être d’un individu au sein d’une société. Il n’est pas un chemin qui soit universel; si la voie empruntée par un individu ne me prive pas de l’usage de la mienne, elle a les mêmes raisons d’être que la mienne. Forcément, ces conitus se confrontent, leur puissance d’agir étant fonction du degré d’aliénation de l’individu à ses désirs. De fait la violence inhérente à ces oppositions est inévitable. Des règles permettent d’éviter les formes extrêmes, type mise à mort, en ayant recours à des formes de substitutions ou en en les prohibant. D’autres moyens de limiter la violence inhérente au comportement humain existent, par la crainte, ou la joie. Se faire aimer, n’est-ce pas le meilleur moyen de faire perdre la tête ? Anesthésiés par les promesses du capitalisme, l’individu content adhère au système, convaincu qu’il s’agit là d’un acte rationnel et raisonnable, Il s’aligne alors avec le désir maître, et son envie, cachée là haut, de résister, s’évanouît au fur et à mesure que son angle alpha rétrécit. En sacralisant le travail, après avoir vendu du rêve – et entretenu le désir, moteur des actions de l’homme – en haussant les salaires et offrant la consommation de masse (fordisme), la structure capitaliste a su s’imposer, quand bien même les travailleurs font face à des conditions parfois insupportables causées par les lois du marché. Sinon dépérir, il ne peut qu’être question de résister contre le totalitarisme qu’impose le conitus sytemus capitalistus à ses fidèles conitus de serviteurs. Les puissances d’agir de chacun requises pour contenter le désir maître, occultant l’infinité des désirs que la vie procure en dehors de son influence… Le désir du maître, qui sait effectivement se faire aimer.

        Aliénés à leurs passions, et donc sujets à violence, il paraît risqué de laisser les hommes affranchis de toutes normes, ne sachant pour quel niveau de violence ils vont se décider. L’environnement façonne le comportement humain. La gestation, la prime enfance, la jeunesse, l’adolescence expliqueront l’orientation des conitus des individus. En ce sens, les médias mainstream sont un vecteur extrêmement puissant de désintégration de conitus invalides et d’éclosion de vocations de conitus monomaniaques.

        En changeant de structure, la nature humaine ne changera pas. Cependant, un autre environnement fera parcourir aux hommes des chemins variés, mûs par de multiples désirs dont ils avaient parfois oublié l’existence. Dans une autre structure, qu’il reste à inventer (voir projet Venus) les puissances d’agir des hommes mèneront peut-être au contentement généralisé. Au pire, ça restera mieux que le meilleur des système capitalistes.

      5. Essayons de comprendre le mécanisme opératoire de l’agressivité intraspécifique, nous verrons que cette agressivité résulte d’un apprentissage et qu’elle n’est pas « innée »; qu’elle est , de fait, déjà une institution, laquelle passe par l’instauration de la propriété et des hiérarchies ; cette « agressivité » est une boucle de renforcement , suspendue en l’air par le langage, c’est-à-dire par nos automatismes socio-culturels.

        Laborit écrit :

        intraspécifique, de l’agressivité défensive, en réponse à un stimulus nociceptif, et de l’agressivité compétitive intraspécifique. Celle-ci est pratiquement la seule qui persiste chez l’homme. Elle résulte de l’apprentissage de la «gratification» à la suite du contact avec un être ou un objet «gratifiant», c’est-à-dire permettant le maintien ou la restauration de la «constance des conditions de vie dans notre milieu intérieur» (Claude Bernard), de notre «homéostasie» (Cannon), autrement dit de notre «plaisir» (Freud). Pour renouveler la gratification (réenforcement des auteurs anglo-saxons), il faut que l’objet reconnu, et mémorisé comme gratifiant, reste à notre disposition. Si la même expérience des mêmes objets ou êtres a été faite par un autre qui veut aussi les conserver à sa disposition, il en résulte la notion de propriété (qui n’est pas un instinct puisqu’il faut un apprentissage) et l’apparition d’une compétition pour conserver l’usage et la jouissance de l’objet gratifiant. Le processus est à l’origine de l’agressivité compétitive et de la recherche de la dominance.

        Si je lis bien, premièrement, l’agressivité intraspécifique de compétition est de nature différente l’agressivité interspécifique de prédation et deuxièmement , l’agressivité intraspécifique résulte d’un apprentissage de la reconnaissance des objets gratifiants ; c’est-à-dire que ce sont les circuits du plaisir et de l’inhibition de l’action qui sont en cause- il n’y a nulle part un circuit de la domination qui soit en cause, il s’agit d’une modalité socialement construite de satisfaction du circuit du plaisir – rien d’autre – il y a une solution de continuité entre les deux types d’agressivité.

        La position épistémologique de Laborit concernant l’inné est celle-ci :

        Nous attachons une importance

        « … à la mémoire, à l’apprentissage. Il en résulte que beaucoup de comportements dits «innés», ceux en particulier étudiés par Mac Lean[4], liés à l’activité fonctionnelle des différents étages du cerveau, et que nous avions tendance, avec lui, à considérer comme résultant de la structure génétiquement acquise de celui-ci, nous paraissent aujourd’hui résulter d’un processus de mémoire, d’un apprentissage et, en conséquence, des rapports de l’individu avec son milieu, son milieu humain au premier chef

        .
        A+

        Naturellement, il sera toujours possible de nous sortir toute une bibliothèques sur l’innéité de la notion de territoire. C’est triste, car la bonne volonté évidente Tchigo sera récupérée par un quelconque « Jducaque » – correspond à un type balsacien – ; les prodromes de cette reprise en main sont déjà visibles

        l

        a violence subsistera. Le mieux que l’on puisse faire, c’est de lui substituer des formes acceptables. Non ?

        En changeant de structure, la nature humaine ne changera pas. Cependant, un autre environnement fera parcourir aux hommes des chemins variés, mûs par de multiples désirs dont ils avaient parfois oublié l’existence. Dans une autre structure, qu’il reste à inventer (voir projet Venus) les puissances d’agir des hommes mèneront peut-être au contentement généralisé. Au pire, ça restera mieux que le meilleur des système capitalistes.

        ha…oui mais:

        « La nature humaine ne changera pas » :

        c’est le désir maître. Celui de n’importe quelle personne qui veut entreprendre quelque chose qui nécessite d’autres personnes pour fonctionner :

        Lordon-« Ducackis sur son char ; ) » – même combat !

    3. Tout à fait d’accord.
      Cf. Tracy chapman « don’t you know, talking about the revolution sounds like whisper”. http://www.youtube.com/watch?v=7rZbvi6Tj6E&feature=fvwrel
      Mais nous sommes aussi sur la bonne voie car la Révolution française est née des Lumières qui sont elles-mêmes une période de circulation de connaissances et d’informations qui modifient progressivement la société en profondeur : et nous sommes à la bonne école. Je n’ai pas encore terminé « Misère de la pensée économique » – particulièrement riche et car il révise les livres précédents – et je sais que je l’offrirai à mes amis.
      En fait, je rêverais d’écrire un document similaire sur notre approche sociétale de la gestion environnementale qui repose sur une « Pauvreté de la pensée écologique » (cf. Jared Diamond) . Aujourd’hui on tente de réhabiliter les « Services rendus par la Nature », après en avoir usés et abusés et les avoir détruits en tout ou partie ! Il va falloir ramer sec pour remonter le jusant. Si quelqu’un s’est déjà lancé dans ce projet, merci de faire signe ici même !

      1. « la Révolution française est née des Lumières »

        Et les Colonnes Infernales ? Parlez-nous des Colonnes Infernales !

    4. @ Di Girolamo
       » il me semble qu’une réflexion sur l’aménagement du territoire au sens de déconcentration des populations et mise en oeuvre d’autres modes de vie est une clé qu’il faudrait tourner.  »
      Bien d’accord !
      Le choix du nucléaire a été fait par quelques polytechniciens et école des Mines derrière lesquels ont trouve le BTP ( Bâtiments Travaux Publics ) .Avec l’appui des politiques , bien sûr .
      Aujourd’hui RIEN n’a changé : autour d’une table , les mêmes , d’un coup de crayon , décident du tracé d’une autoroute de la Russie à l’Espagne et allez ! roulez , petits bolides !
      Ayrault et son imbécile aéroport au nord de Nantes…
      L »absurde projet de TGV Lyon-Turin ( 57 kms de tunnel dans le Mont-Blanc pour  » gagner  » 3/4 d’heure sur la ligne existante qui est loin d’être saturée .)
      La ligne THT dont l’objectif final est la spéculation sur l’électricité .
      Les gaz de Schiste .
      Je pourrais en citer plusieurs dizaines d’autres .
      La question démocratique là-dedans , il y a de quoi rigoler ! Le processus est toujours le même :
      – enquête d’utilité publique dont les résultats sont écrits .
      – lobbying intense
      – si plaintes , justice aux ordres . Le Tribunal Administratif , décideur en dernier ressort , est aux ordres du politique .
      Pour ce qui est  » d’autres modes de vie  » , quelques tentatives parcellaires :
      Marinaleda en Espagne ou encore les squatteurs du territoire du futur aéroport de Nantes qui vivent là depuis plusieurs années ( construction de maisons et autonomie alimentaire )
      M’enfin ! Ces tentatives ne sont pas à la mesure de ce qu’il faudrait faire . C’est l’article de Jorion ci-dessus qui donne la vraie dimension de la voie à suivre .

      1. @Taratata

        bien entendu, une articulation est nécessaire entre tous les niveaux d’organisations, entre-autre, par l’accès, de tous, à l’information. Ainsi, dans une coopérative municipale, il sera plus facile de comprendre les raisons de la promotion de Madame Jeanne au poste de secrétaire, et du cousin René, comme « coordinateur d’équipe ». Les systèmes de construction de hiérarchies parallèles, accessible à tous, et sans talents spécifiques, sont de fait, une nécessité fonctionnelle des hiérarchies explicites, sinon, quelle serait l’égalité des chances – Dans le cadre des systèmes hiérarchiques, cette hypocrisie est une nécessité?

        Sur la question des hiérarchies, à côté de son traitement par La Boétie, je crois que Henry Laborit (société informationnelle, ed. cerf 1973) a formulé les bases d’une approche plus adaptée aux sociétés dans lesquelles l’information joue un rôle premier, ce qui oblige les dominant s à organiser le simulacre de la rareté pour reproduire une soumission par « le travail ».

        Ceci dit : les « jardins urbains collectifs » comme les « amaps » peuvent et vont devenir de formidables instruments de reproduction des échelles de dominance, sauf, mais j’en doute fort, à recontextualiser,sans cesse, la renaissance de l’hypocrisie, dans tout processus de changement de cadre. Dans les mutations du PC chinois, il semblerait que la corruption ne soit pas, comme chez-nous, une institution cachée, – dont tout le monde sait l’existence et s’efforce de tirer parti -, mais une tendance de la nature humaine, si si.

      2. à Jean-Luce Morlie,

        Dans le système chinois actuel, comme dans toutes les bureaucraties staliniennes antérieures, et même avant qu’elles se soit ralliées ouvertement à l’économie de marché, la corruption a été la manière de grimper à l’échelle de la dominance par accroissement de la richesse financière.
        N’oublions pas que dans ces systèmes bureaucratiques, le bureaucrate seul n’est rien.

      3. Taratata tsoin tsoin,

        choix du nucléaire a été fait par quelques polytechniciens et école des Mines derrière lesquels ont trouve le BTP ( Bâtiments Travaux Publics ) .Avec l’appui des politiques , bien sûr .

        Oú comment nier l’évidence première l’oeil collé sur sa lorgnette idéologique…
        Le choix nucléaire est d’abord et avant tout un choix de puissance, i.e d’indépendance, énergétique et technologique secondairement mais primitivement militaire. Historiquement ça s’épelle : USA, URSS, GB, France, Chine.
        Alors X, les mines, Edf, Areva ou les cadors français du BTP dans l’histoire… des petites mains tout au plus…

      4. Les escrocs intellectuels introduisent souvent leurs monologues de bateleurs de foire par une considération de béton précontraint sur la « Nature Humaine » mais Morlie, qui.a fait des études, les surpassent de la tête et des épaules. Il se paye le luxe de conclure son galimatias verbeux et multiréférencé en palinodie osée autant que définitive sur la Nature Humaine corrompue en milieu sino-post-communiste ultraliboïde,

        si si

        . Si si Imperator Morlie.

      5. @ Marlowe , oui oui, l’argent est, aujourd’hui, le véhicule privilégié de la dominance, mais il y a aussi de petites économies. Ici, la profondeur du réseau de redistribution des potées de fleurs issues des serres communales est étonnante; le tout à l’avenant. La dernière, c’est « le travail au noir » pour la Commune » – genre groupe d’animation à l’aromathérapie – effectué par des chômeurs « pas cher payés » 8€ l’heure de prestation / personne prelevé en direct par les animateur chômeurs, et la commune prend 3€, soit le « Pizzo » – ce qui veut dire faire tremper le bec – et met ainsi le système à l’abri de toute dénonciation réciproque.

        Décidément, je suis pour les coopératives communales libertaires : un homme une voix … et l’écrasé de pommes de terre, (avec ses accompagnements) . Le travail non merci ! Vive Jean Zin !

        Pour ma remarque concernant le PC chinois, je jouais en toute transparence un coup indirect.; la « corruption » n’est pas une donnée « de la nature humaine », mais la modalité de contrôle par laquelle se constitue le système de la servitude volontaire : concept que Paul, il y a quelques années déjà, trouvait « dangereux ».

        A+

    5. @Jean Luc Morlie

      Ceci dit : les « jardins urbains collectifs » comme les « amaps » peuvent et vont devenir de formidables instruments de reproduction des échelles de dominance

      Que voulez vous dire ? les amaps ne permettent-elles pas un rapport équilibré entre producteur et consommateurs ?

  4. Les solutions sont là, claires et nettes. Reste à voir comment on arrive à les faire appliquer à ceux qui sont au pouvoir et n’y voient aucun intérêt. C’est pas gagné.

    1. @ Jean-Luce Morlie
      La  » nature humaine  » a bon dos !
      okay pour la critique des « jardins urbains collectifs » et « amaps » .

      1. @Taratat; votre commentaire : « la nature humaine à bon dos »; cette manie que j’ai de terminer par une antiphrase me jouera des tours.

    2. Le souci réside surtout dans la nécessité de les faire admettre par la majorité (au moins…) des ceusses qui décident lesquels d’entre eux méritent que leur pouvoir leur soit délégué, Monsieur le dêmocratiste Moââyen…

      1. Vigneron pattes en rond ,
        C’est vrai que tu es au niveau de l’Histoire avec une grande hache .
        Tu viens avec ton tracteur le 17 novembre à Notre Dame des Landes ?
        C’est pas si loin .
        Tout ce que je hais : le Pouvoir et le Fric .
        Idéologie ? ! ! ! !

  5. Une zone très industrialisée , une grande entreprise , une grande banque sont très vulnérables à ce qui se profile……………..l’arrêt total de l’économie……………ne restera que manger….jardin,cochon,vélo.

    1. … une petite éolienne ou une turbine dans la rivière, une pelle pour taper sur la tête de ceux qui veulent nous la piquer et des copains. Dans quelques mois on aura bien trouvé le moyen de fabriquer les premiers smart phones en bois.
      C’est la panique du bourgeois de croire que le monde va s’arrêter parce que les banques peuvent se casser la marouflette.
      Apprenez un métier, cela vous servira.
      Payez vos impôts sans barguigner.
      Payez mieux vos employés si vous en avez.
      Lisez le billet qu’écrit Paul. Faîtes de votre mieux.
      Aidez au moins vos enfants si vous en avez.
      Et si cela peut vous rassurer parce que vous avez vraiment l’air au fond du trou il y a encore des gens qui veulent vivre en France et qui savent fabriquer des avions, des satellites, des lanceurs, des éoliennes, des turbines et des pelles.

  6. Ce sont des mesures pleines de bon sens.
    Mais aucun gouvernement ne les appliquera, ni même les intégrera, dans leur ensemble à un quelconque programme de réformes.
    Et c’est de toutes façons inutile : le système est irréformable. Nous n’avons plus qu’à le laisser s’écrouler. Ce n’est même pas un vœu, mais un constat…

    1. Mais aucun gouvernement ne les appliquera,

      Tout dépend de quel gouvernement. !
      Il est certain que l’alternance ump/ps étant la norme en France, cela ne risque pas de changer.
      Je persiste à penser que en Mai 2012 les Français ont raté une belle occasion de se ressaisir…
      Les mesures que Paul Jorion préconisent se retrouvent sensiblement dans l’esprit du programme  » l’humain d’abord  » et dans le livre de Jacques Généreux  » Nous on peut » .

  7. La logique semble implacable. Votre argumentation est très claire.
    Maintenant il ne reste qu’a passer à la phase d’implantation.

    Pour cela, je tenais à vous présenter Diane Morin une infirmière qui se passione pour l’implantation de système adaptatif complexe.
    Je vous propose un résumé de 3 minutes de sa conférence inaugural du congrès du SIDIEEF
    http://vimeo.com/album/1964645/video/42621941

    Et pour ceux qui y trouverons un intérêt la conférence de 50 minutes.( si vous êtes pressé, vous pouvez passer la présentation qui dure 6 minutes)
    http://vimeo.com/album/1983666/video/44524863

    Vous me direz que cela n’a rien a voire avec une réflexion sur l’économie.!
    Détrompez vous, vos réflexions sur le thème de l’économie, sont d’une grande source d’inspirations pour moi dans le domaine de la santé.

  8. Ah ben, parfait. Je m’apprêtais à pondre une chronique sur le bouquin. Pas la peine de me casser la tête. L’ossature de mon billet est toute trouvée 😉

    1. Yéti, la bonne conclusion n’est pas

      l’ossature de mon billet est toute trouvée

      mais « l’utilité de mon billet est toute perdue ».

      1. Ah pardon, évidemment, s’il s’agit d’un accord commercial de sous-traitance com, je m’incline nécessairement…

      2. La bave du dragon de Komodo n’atteint pas la blanche colombe.

        (J’allais mentionner un amphibien anoure mais l’un de nos commentateurs se serait senti visé).

      3. Vigneron…..

        Il ne faut manquer nulle occasion de diffuser « la bonne parole »…
        Chaque jour, chaque semaine la presse ( traditionnelle ) nous inonde d’infos tronquées et dirigées vers la « bien pensance » …..
        Beaucoup se demande pourquoi une telle uniformité dans les éditos ?
        La réponse, ou du moins une partie se trouve ici :
        http://owni.fr/2012/10/25/la-presse-prend-cher/

        Alors si le Yeti se farcit le boulot sur rue 89 / nouvel obs que, précision, je ne lis plus ( trop à gauche…non je me marre trop ps ) C’est toujours cela de bon pour l’évolution de l’espèce…

      4. C’est vous qui voyez, les reprises sur le blog du Migou ma foi ça mange pas d’pain. M’enfin perso, et j’dois pas être le seul, c’est grâce au blogroll de Jorion que j’suis allé (une fois m’a suffi) faire une incartade chez l’Abhomdesneiges… J’serais curieux de connaître le pourcentage des ceusses présents présentement sur le BJ qu’ont fait le chemin dans l’autre sens – en aller simple pour la plupart….

  9. Merci Paul, il est vrai que pour mettre immédiatement en actions vos réformes, il eût fallu que vous soyez élu. Mais grand bien vous fasse, que vous ne le fûtes et que Dieu vous garde. Nous préférons vous savoir en vie et avec une tête sur les épaule. C’était juste un clin d’oeil au Camarade Rousseau.
    Votre texte est clair et limpide, si personne ne bouge, c ‘est que le peuple est devenu lâche, et le lâche doit accepter de mourir cocu. (Rien d’autre)

  10. Qu’est-ce que ça fait du bien d’entendre des propositions concrètes. Peu importe la difficulté de les appliquer, le bon sens finira par prévaloir..

  11. Personnellement,je ne comprends pas le problème de l’actionnaire propriétaire.Pourriez vous développer?svp.

    1. Bonjour,
      c’est une question de conception du capital.
      L’actionnaire (j’exclus les associés qui sont investis physiquement dans l’entreprise) n’apporte qu’une part du capital financier de l’entreprise, le carburant en somme. Ensuite, c’est l’entreprise (la personne morale) qui devient propriétaire de ce qui est fait avec ce capital (machines, locaux, brevets, etc).
      Si tout va bien et que l’entreprise dégage des surplus financiers, les actionnaires peuvent être remerciés pour leur participation et leur confiance, sans nuire aux intérêts fondamentaux de celle-ci. Si les choses vont moins bien ces actionnaires doivent accepter de ne rien gagner, ou revendre leur part à autrui à un prix négocié.
      Fondamentalement l’entreprise (sauf le cas des individuelles ou uninominales) ne peut être la propriété de personne. Elle est son propre propriétaire, en tant que personne morale.

      1. L’actionnaire apporte une fois son capital à l’entreprise (à l’émission des actions), ensuite il s’agit d’échanges entre détenteurs d’actions et détenteurs de capital, l’entreprise, elle ne voit rien arriver dans sa caisse.
        Tout au contraire, on lui demande de reverser le maximum de dividendes pour que les marché des ces actions soient rémunérateurs.
        Et nous mesurons la bonne santé des entreprises au prix des actions échangées entre deux entités extérieures à l’entreprise et qui n’y apporte rien mais au contraire l’assèche!

    2. Propriétaires et créanciers n’ont pas les mêmes droits.
      En caricaturant un peu (mais pas tellement) :
      Le créancier peut aller se plaindre au tribunal pour récupérer sont argent.
      Le propriétaire peut détruire l’entreprise pour accroître son bénéfice.

    3. @ John Difool  » Personnellement je ne comprends pas le problème de l’actionnaire propriétaire. Pourriez vous développer svp ?

      Le sujet n’est pas simple.
      Il est simplifiable à l’extrême si l’on accepte de croire que les forces du marché aillent dans le sens de l’efficience économique. Dans ce cas, il ne faut rien faire, c’est à dire laisser faire comme aujourd’hui. Bof on doit pouvoir faire mieux dans bien des cas !

      Attention, accrochez-vous, ca va se compliquer….

      Derrière la question relative à l’actionnaire propriétaire se pose la question du changement opportun ou inopportun du propriétaire privé ou anonyme de l’entreprise en réponse à la qualité supposée ou réelle du management de l’Entreprise.
      – Qui peut en juger ? On connaît des cas où le changement de propriétaire anonyme fut bénéfique mais aussi des cas où le changement de propriétaire s’est terminé par le « dépeçage » de l’entreprise.
      Si des actions nouvelles émises ne donnent plus droit à une part de propriété de l’entreprise, on limite de fait les changements opportuns ou inopportuns de propriétaire qu’il soit un privé ou un anonyme .

      Cas d’un patron propriétaire
      On connaît des cas où des patrons propriétaires n’ont pas voulu faire appel au marché pour ne pas risquer de perdre le contrôle de leur entreprise. Ils se sont trop endettés et ont du déposer le bilan lorsque les banques n’ont plus voulu assurer les fins de mois.
      – Le dernier cas médiatique français est celui de l’entreprise Doux (Père Dodu) qui a fait des investissements malheureux, semble-t-il au Brésil.
      Les banques ont probablement soutenu la famille Doux lorsqu’elle a décidé de s’implanter au Brésil.
      Quand la rentabilité prévu n’a pas été au rendez-vous, la, les banques se sont retirées. Trop facile non ? Peut-on leur interdire de se retirer ?

      Cas d’un patron salarié
      Je connais un cas inverse, le cas d’un chef d’entreprise qui a tout fait pour boucler le capital de son entreprise anonyme via des participations croisées. Je pense qu’il est en train de tuer son entreprise en la rinçant, en la vidant de son expertise, en délocalisant indistinctement toutes les fonctions même celles qui sont stratégiques. Il a ainsi réussi à maintenir une pseudo rentabilité à court terme. Malgré ses nombreuses erreurs que peu perçoivent, il est indéboulonnable.
      Les actionnaires propriétaires minoritaires, donc propriétaires de rien, les salariés sont dans l’incapacité de se faire entendre.
      De plus, le patron de cette entreprise n’est un salarié donc non propriétaire. S’il avait été un bon patron stratège, le bouclage du capital ne lui aurait servi à rien.

      Quand on investit ou prête de l’argent à une Entreprise, on prend un risque. C’est le risque d’avoir à assumer les erreurs de management de son top management. C’est aussi la possibilité d’avoir fait le bon choix.
      – Un patron salarié ne prend pas de risque sur sa fortune personnelle. Le seul problème que je vois est de le protéger s’il fait du bien à l’Entreprise (dont son personnel), donc lui éviter une éviction du fait d’un changement de majorité ou d’alliance. Mais est-ce un prbolème ? En fait c’est l’Entreprise qu’il faut protéger et non le patron salarié.
      – Un patron propriétaire prend des risques sur sa fortune personnelle. Comme toute Entreprise qui se développe, elle aura besoin de financement. L’auto financement, c’est pas mal (Société Radiall de la famille Gattaz) mais est ce toujours possible ?

      Conclusion : la fausse question naïve est loin d’être naïve. A approfondir, non ?

      1. @Remy Wenost

        Selon la théorie libérale, une entreprise a le droit de cesser son activité. C’est même nécessaire si elle n’est pas rentable. Il est facile, trop facile même, d’accuser les actionnaires ou les prêteurs lorsqu’une entreprise prétend avoir besoin de soutien et que ce soutien ne vient pas : si on commence à céder à une forme de chantage sous prétexte que la viabilité va revenir, jusqu’où va-t-on ? C’est la même affaire que le condamné qui demande une minute de plus, puis une minute de plus, etc. Il faut savoir faire faillite, et d’ailleurs si l’UE acceptait cette réalité elle accepterait de s’asseoir sur la dette grecque plutôt que demander des engagements toujours plus injustes.

      2. @ Le Chiffre
        Selon la théorie libérale, une entreprise a le droit de cesser son activité. C’est même nécessaire si elle n’est pas rentable. Il est facile, trop facile même, d’accuser les actionnaires ou les prêteurs lorsqu’une entreprise prétend avoir besoin de soutien et que ce soutien ne vient pas : si on commence à céder à une forme de chantage sous prétexte que la viabilité va revenir, jusqu’où va-t-on ? C’est la même affaire que le condamné qui demande une minute de plus, puis une minute de plus, etc. Il faut savoir faire faillite, et d’ailleurs si l’UE acceptait cette réalité elle accepterait de s’asseoir sur la dette grecque plutôt que demander des engagements toujours plus injustes.

        Il n’est pas nécessaire de faire appel à la théorie libérale, pour affirmer « une entreprise a le droit de cesser son activité ». Faire appel au bon sens commun devrait être suffisant : quelque soit le contexte, toute activité humaine a une fin, et ce n’est pas la théorie libérale qui octroie ce droit.

        Je suis petit actionnaire moi-même, croyez bien que je ne m’auto accuse pas… franchement, je ne compte pas dans le système.
        J’ai en ligne de mire de gros actionnaires… quelle est l’origine de la fortune de B. Tapie ?
        J’ai un exemple récent qui concerne la Banque ou les Banques. Il concerne les déboires de la filiale financière d’une société qui vent des biens de consommations semi-durable. L’activité de cette entreprise n’a pas changé, par contre elle était grosse consommatrice de crédits bancaires. L’Etat est venu à son secours… 7 Md d’Euros (je ne connais pas le mécanisme exact, désolé). Quelques soient les normes d’encadrement du crédit, je ne sens pas un système solidaire aujourd’hui dans l’adversité… J’aurai tendance à interdire, ah le vilain mot, cette forme de financement. Ah qu’il est dangereux aujourd’hui de vivre à crédit.

        Forme de chantage, je ne saisis pas bien. En l’occurrence l’Entreprise ne peut faire chanter personne si elle va mal. Si les actionnaires ne veulent plus contribuer, l’Entreprise ne pourra plus s’approvisionner etc… donc c’est la faillite inéluctable. La notion d’actionnaire non propriétaire n’y change rien… Si M Gallois promeut cette idée c’est qu’il a une autre idée en tête. J’ai essayé de les imaginer, mais j’aurais peut être du revenir à la source du rapport.

        Je pense comme vous qu’il y a une piste quand à la possibilité pour un Etat de se déclarer en faillite… il y a néanmoins des précautions à prendre… c’est sur ce point que j’aurais envie d’orienter la discussion que vous avez lancée

      3. @Remy Wenost
        « J’ai en ligne de mire de gros actionnaires… quelle est l’origine de la fortune de B. Tapie ? »

        La même origine que pour pratiquement tous les autres : des dispositions mises en place par l’Etat pour aider des « entrepreneurs » à faire survivre des entreprises frappées par la crise économique (idem pour B. Arnault qui a apporté seulement 5% des fonds pour reprendre Boussac). Pour d’autres entreprises n’étant pas en situation de difficulté financière, mais jugées comme stratégiques par l’Etat (armement, construction,..), là aussi il s’agit presque toujours d’interventions de l’Etat.

  12. Paul, on ne peut que souhaiter que les propositions que vous faites soient entendues  » là-haut « .

    @ Di Girolamo

    J’en déduis que la question essentielle qui se pose à nous est de déterminer comment retrouver des vraies gouvernances

    Cela ne peut se concevoir que de deux manières :
    – Par la voie ( voix ) démocratique et au vu de la déliquescence de l’action politique UMPS dans notre pays c’est loin d’être gagné.
    – Par le soulèvement du peuple décidant comme la montré l’histoire un changement radical dans la manière de gèrer le pays.

    il me semble qu’une réflexion sur l’aménagement du territoire au sens de déconcentration des populations et mise en oauvre d’autres modes de vie est une clé qu’il faudrait tourner.

    Entièrement d’accord avec vous ! Mai cela ne pourrait se faire sans la refonte totale des systèmes économiques et de production.
    Aujourd’hui la concentration de l’habitat , la centralisation est plutôt recherchée par les politiques, qui se foutent royalement de la désertification des campagnes et préfèrent les lotissements et les banlieues .Peut-être le moyen pour eux de « surveiller » les populations ?

    1. La voie de la représentation démocratique est bouchée, non par fatalité ou par imperfection, mais parce que c’est son rôle.
      Reste donc le soulèvement d’une partie du peuple comme une perspective qui mérite bien une théorie et une stratégie.

      Quant à la concentration des populations, y compris des non-rentables de plus en plus nombreux, la domination aime bien, quoi qu’elle en dise, les camps, de travail, de consommation, de divertissement et probablement, dans le pire des cas, dont nous avons connu les prémices, d’extermination

  13. Vous pourrez dire « J’avais bien dit le 8 novembre 2012 (et bien avant…) quelles réformes étaient à mettre en place immédiatement » quand la troïka aura fait voter, comme hier en Grèce, ses mesures mortifères par un parlement à la botte de celle-ci…
    Ce qui s’est passé hier à Athènes : répression policière habituelle et utilisation de gaz lacrymo un peu partout dans Athènes. Pour la première fois, utilisation des canons à eau pour disperser la foule. Les nouveau canons que le gouvernement s’est offert l’été dernier.
    79 Détentions, 2 arrestations et 5 blessés (à l’heure ou ces lignes sont écrites).
    Un coup d’Etat parlementaire a eu lieu en début de journée et la cour suprême déclare que le mémorandum est inconstitutionnel. Le parlement fut allégé des députés du Syriza qui ont refusé de (re)voter la question de constitutionnalité puisqu’ils ont jugés que la procédure n’était pas légale. Un premier vote aurait du avoir lieu mais le psdt du parlement a demandé une suspension de séance qui est censée durer 10 min. Le parlement était à moitié vide. 1h (au bas mot) plus tard, le parlement s’est rempli des membres de la majorité pour voter la mention : le texte a dont été déclaré constitutionnel, ce qui est en contradiction avec ce que dit la cour suprême.
    En bref, le parlement va (encore) voter un mémorandum qui ne suit pas la constitution.
    La majorité est allégée de 5 députés du PASOK qui ont décidé de ne pas voter pour le mémorandum. Ils ont donc été viré du parti (la démocratie en Grèce, c’est … comme ça.)

    1. Effectivement hier soir, juste avant le décompte des votes, Evangelos Venizelos du PASOK a viré sur-le-champ ceux de son parti qui n’avaient pas voté oui au mémorandum III : ils s’étaient abstenus (ils ont voté « présent »). Je crois que quelques-uns de Nea Democratia ont été viré aussi sur-le-champ pour les mêmes raisons. C’est l’homme du perchoir (le chef de l’assemblée) qui a lu les papiers des deux partis.
      Le « oui » au mémorandum III est passé à quelques voix près seulement.

  14. Puisqu’on parle d’externalités, il faudrait reprendre ce concept à la base et considérer l’épargne comme une « externalité » par rapport à l’économie, pour réenfourcher un thème Keynésien.

    L’épargne à long terme (celle qui compte) est une externalité produite par le système car elle ne retourne plus dans l’investissement, que Jorion voit surtout sous l’angle des méfaits qu’elle produit tandis que Keynes (et Galbraith), Malthus et Say par opposition la voyait comme manquant à la demande. C’est ça votre différence et je pense que les économistes keynésiens pointent un problème encore plus grave que Mr Jorion.

    La surproduction est inhérente au système, elle n’est compensée que par le crédit qui lui repose sur la foi, et celle-ci ne peut durer éternellement. Le système est mathématiquement foutu et philosophiquement immoral, et il est juste qu’il périsse. Il n’y a aucune solution pour le sauver, juste pour mettre les points sur les i.

    1. La surproduction est liée indirectement à la propriété (le patrimoine) et à la répartition des fruits de la production (revenu). C’est l’intérêt qui impose la croissance sans fin malgré les limites des ressources (liées au progrès technique). L’espoir du toujours plus pour le capital (patrimoine) avec le toujours moins pour le travail (revenu est un coût pour les capitaliste) ! C’est un déséquilibre qui crée les tensions dans le temps (on parle même de cycle ?).

      L’économie d’endettement masque la mauvaise répartition des gains de productivité (avec la possibilité de consommer au présent par le crédit qui rassure jusqu’à l’épuisement par la solvabilité). L’endettement (comme mode de fi unique) ne fait qu’alimenter la spéculation dans la temporalité de la production (présente ou future) et de sa redistribution. L’intérêt suppose une création future, le crédit un remboursement futur. Aujourd’hui, le revenu du capital financier (composante du patrimoine) est supérieur au revenu du capital productif par les rendements qu’il procure. Jusqu’à la rupture…

      Faute de solvabilité, les marchés se tendent (contraction) et la concentration s’accélère (prise de parts de marché) par le manque de fonds propres (ménages et petites entreprises). A l’inverse, les fonds propres permettent aux grands groupes de procéder (mode opératoire de la gestion d’actifs), soit à l’éclatement, soit à la concentration de leurs structures en fonction de la demande (poumon de l’économie). On retrouve l’expression « élimination des canards boiteux » !

      C’est pourquoi il nous faut 2 types de monnaie non substituables (distribués éventuellement par le revenu). C’est l’association de deux modes de financement complémentaires : eco d’endettement (pour la desynchro prod-conso) et l’éco d’autofi (pour epargne-inves). La spéculation disparaitrait de fait car la dichotomie empêche l’épargne d’être une consommation future directe et personnalisée (réserve de pouvoir d’achat) mais indirecte et collective (en fonction des ressources et du progrès). La temporalité des deux types de monnaie devient alors rationnelle.

      Enfin, le transfert des revenus risquerait de s’effectuer directement sur la propriété. Il faut donc définir la taille limite de la propriété et la nature de celle-ci (privée, publique, physique, morale, collective, et même la temporalité,…).

  15. Mauvaise nouvelle pour le front de gauche, le front de droite, extrême droite incluse, se forme et reprendra les pouvoirs bientôt. S’en suivra t-il La révolution salvatrice déclenchee par une grève générale que j’espère depuis toujours ?

    Papillon

      1. Papillon, vous me faites beaucoup penser au personnage nommé Papillon du tome « les tribulations d’un mage en Aurient », des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett.

        J’ai bon ?

      2. Ça fera causer, mais ça ne suffira pas à changer quoi que ce soit, si ce n’est la surveillance policière.
        Quand aux humbles objectifs vitaux, il est visible qu’on va y venir, contraints et forcés.
        Mais les classes dirigeantes ont pour objectif préserver leur « vital » pouvoir politique et leur « humble » supériorité économique.

      3. @ Youbati

        Non, pas bon. Ni mage, ni dieu, ni troll. Juste lucide dans un monde qui ne l’est pas encore.

        Oui Wildleech, contraints et forcés.

        Parfois, je n’en crois ni mes yeux ni mes oreilles tellement il y a de similitudes avec la crise de 1929. Et pourtant, nous vivons les mêmes heures sombres. À croire que les mémoires se dissolvent dans le temps…

  16. Et si juste pour voir, nous transformions ce texte en appel des citoyens avec ces étapes :
    -on le fait circuler pour obtenir le plus de signatures possibles (type pétition)
    -on essaye de le faire paraître dans un grand papelard…

    Serions-nous entendu aussi rapidement que les grands patrons qui viennent d’obtenir ce qu’ils voulaient pour mieux se gaver encore ?

    J’ai envie d’essayer ? Paul, seriez-vous d’accord ? qui serait partant ?

    1. Je pense qu’il faudrait expliquer que le prêt à la consommation, dont je suis curieux de savoir quels montants d’intérêt annuels ils représentent dans un pays comme la France, est une ponction réalisée par la Banque (ou la Finance) sur le sacro-saint pouvoir d’achat.
      Il ne faut pas oublier que, pour les personnes morales, les intérêts sont déductibles, étant considérés comme une charge.

      1. Un peu plus de 150 millards d’encours en France les crédits conso. Autour de 2 500 € par habitant, 13% de la consommation des ménages. Essentiellement des crédits bagnole et travaux ou équipement mobilier de la maison bien sûr.

        Selon l’Observatoire des crédits aux ménages, 30% des ménages détiennent un crédit à la consommation en 2010. Ces crédits servent en grande majorité à financer des projets d’équipements comme des véhicules (58,8 % de l’ensemble des dossiers) ou des travaux, des biens d’équipement de la maison (36,9 %). Par ailleurs, on note une baisse sensible dans l’utilisation des « cartes » de magasin avec 6,8 % des ménages qui en détenaient en 2010 contre 9,6 % en 2008. […]
        Le crédit renouvelable représente un peu plus de 20 % des crédits à la consommation. Ce chiffre place la France en 3ème position derrière le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Néanmoins, la part du crédit renouvelable dans le total du crédit à la consommation a perdu 6 points entre 1998 et 2007 et la part de la consommation des ménages financée par du crédit renouvelable s’élève à seulement 1,9 % en 2007. Par ailleurs, le crédit renouvelable constitue un moyen de financement essentiel à l’équilibre économique de certains secteurs d’activité. Il finance 40 % du chiffre d’affaires de la vente par correspondance, 25 % de celui de la distribution spécialisée et 10 % de celui des grands magasins.

        http://www.economie.gouv.fr/cedef/dossier-documentaire-reformer-credit-consommation
        Pour le total des intérêts je sais pas, mais à louche je dirais maxi 4 à 5% de l’encours soit 6 ou 7 Mds €.
        Ps : 4 à 5%, tout juste de quoi te rémunérer tes comptes à terme pour ta banque, Marlowe…

      2. à vigneron,

        Je pense que si le crédit renouvelable, si indispensable à certaines formes de distribution de la marchandise, représente 20 % des crédits à la consommation, le taux d’intérêt moyen est très supérieur à 5 %, mais même à ce taux là cela représente plus de 7 milliards d’euros pour la Banque. Ce sont donc 7 milliards d’euros qui sortent définitivement de l’économie réelle pour aller dans la finance et qui sont autant de pouvoir d’achat en moins.

        Quant à la rémunération de mes comptes à terme par la banque, ou plutôt de ceux de mon ménage, je précise une bonne fois pour toutes qu’ils ont un taux moyen avant fiscalité inférieurs à 4 %, que nous n’avons pas d’assurance-vie ni d’autres types de placement et que je suis un retraité qui n’ a pas toujours été salarié.
        Il est vrai que pour certains esprits tordus tous les retraités sont des rentiers.
        Par ailleurs, j’ai fait partie pendant la plus grande durée de ma vie, à l’exception de quelques mois de chômage, de ce qui est sociologiquement appelé classe moyenne, c’est à dire que je n’étais pas assez riche pour être riche, c’est-à-dire pour accumuler, et pas assez pauvre pour être pauvre. Pour dire vrai, j’ai été cadre de l’économie toute ma vie et les quinze derniéres années de ma vie à titre indépendant.
        Je ne permettrai à quiconque de me reprocher ce qu’a été ma vie du point de vue strictement économique, d’autant plus si ce type de remarque vient d’individus qui se dissimulent.

      3. Marlowe, tout, je dis bien tout, ce que vous dites là est frappé au coin du mensonge. Je répète : tout.
        Les injonctions de Jorion, au-delà des « décideurs », s’adressent à des gens tels que vous. Vous n’entendez rien. Déni que, sans trop y croire, on espèrera seulement infantile.

      4. @ vigneron

        Ps : 4 à 5%, tout juste de quoi te rémunérer tes comptes à terme pour ta banque, Marlowe…

        Tu peux me donner l’adresse de ta banque ??

      5. à vigneron,

        Vous me traitez de menteur.
        Je vous mets au défi de prouver vos affirmations.
        A défaut je me résoudrai à demander réparation de ces calomnies par tout moyen à ma disposition.

        Note pour le modérateur : vous pouvez imaginer ce que j’entends par « tout moyen à ma disposition ».
        Il est temps que l’individu qui se dissimule derrière le pseudonyme « vigneron » et qui utilise des méthodes dignes des fascistes et des staliniens apprenne à tourner 7 fois sa souris avant d’agir.

      6. Marlowe/Vigneron

        1/La réparation du dommage entre deux anonymes… hmm, c’est-à-dire que les tribunaux aiment l’humour mais en petites doses.

        2/ Donnez-vous rendez-vous devant l’école après les cours pour une p’tite baston à l’ancienne, ça aura du cachet 😉

      7. Nous parlons d’une somme mensuelle (une rente) pour les banques grâce aux crédits (l’usure).
        20%, c’est la part du crédit renouvelable avec des taux à deux chiffres.
        Nous sommes donc plutôt entre 7-8%, soit mini 10 milliards par mois pour 150 d’encours…..
         » tout juste de quoi te rémunérer tes comptes à terme pour ta banque »
        Sachant qu’elles disposent donc d’un dépôt de reconnaissances de dette pour générer d’autres crédits, que font-elles des comptes à terme ? Je ne parle même pas d’une fraction des dépôts à vue.
        Bizarre, la façon de présenter le truc !

      8. @vigneron

        L’administration a des expressions particulières :

        Selon l’Observatoire des crédits aux ménages, 30% des ménages détiennent un crédit à la consommation en 2010.

        On dirait presque qu’ils « possèdent » un crédit, alors que c’est bien le crédit qui les possèdent…

      9. Sixtynine, je vois que ça s’arrange pas du coté d’l’arithmétique bancaire élémentaire… Ousque t’as vu des intérêts mensuels à 20% ???? T’es pas un peu vraiment vraiment siphonné sérieux ? C’est un teg annuel évidemment et encore là t’es au taux maxi, au taux d’usure légal. En 2011 les taux moyens sur les crédits renouvelables tournaient autour de 15% (un peu plus pour moins de 1 500 €, un peu moins pour plus.
        Ça fait, en comptant 20% de l’encours des crédits conso en renouvelable du 15% de 30 Mds soit 4,5 Mds maxi ramassés en intérêts par les prêteurs. Sur le reste du stock de crédits conso les taux n’ont rien à voir (crédits bagnole, équipement baraque, prêts perso, etc), d’après la BdF, qui comptabilise prêts personnels et autres crédits échéancés à la consommation, plus les Occc, on avait en 2011 un Teg moyen de globalement 6%.
        Au total on est donc à 12 Mds d’intérêts perçus annuellement soit du 8% de Teg moyen.
        Comment tu les rémunères à 4% les comptes à terme de tes bons clients apporteurs de liquidités m’sieur l’banquier ? Ousque tu les prends ces 4% pour les inscrire au passif du bilan si ce n’est dans le produit brut bancaire constitué encore de quelques intérêts payés par les emprunteurs, dont ces (vilains) crédits conso ?

      10. « Selon l’Observatoire des crédits aux ménages, 30% des ménages détiennent un crédit à la consommation en 2010…….Le crédit renouvelable représente un peu plus de 20 % des crédits à la consommation » Ce sont vos sources ! La part des crédits renouvelables sur les crédits à la consommation (20%). Si vous aviez lu correctement….Et avec un taux (TEG) à deux chiffres pour ce type de crédits, bien entendu.

        Ensuite, « Comment tu les rémunères à 4% les comptes à terme de tes bons clients apporteurs de liquidités m’sieur l’banquier ? », je n’ai pas parlé des intérêts des comptes à terme ? Mais des comptes et de leurs usages (des montants globaux ou totalité des sommes des comptes à terme)….Relisez. Mais on peut parler des institutionnels, des agrégats, de la titrisation, de la gestion des risques, des mécanismes de financement jusqu’à la politique monétaire si vous voulez.

        http://www.banque-france.fr/ccsf/fr/publications/telechar/autres/chapitre2-athling-lcc.pdf

        CCl : « Au total on est donc à 12 Mds d’intérêts perçus annuellement soit du 8% de Teg moyen. »
        Oui, et c’est dommage que je sois obligé d’utiliser les mêmes pratiques… 🙂

      11. J’invite tout un chacun à juger de la pertinence des avis autorisés sur le crédit conso venant d’un « Major en questions monétaires » et ex haut employé en R&D dans la banque :

        Nous parlons d’une somme mensuelle (une rente) pour les banques grâce aux crédits (l’usure). 20%, c’est la part du crédit renouvelable avec des taux à deux chiffres. Nous sommes donc plutôt entre 7-8%, soit mini 10 milliards par mois pour 150 d’encours…..

        Question : faut-il en pisser de rire ou en mourir de rire?

      12. On est passé de 6 Milliards à 12 !
        Le TEG est de 12 ou 24 mois. Son mode de calcul normalisé facilite la comparaison entre crédits similaires. Un encours diffère des flux, lesquels contribuent à le former. Ils ont donc procédé à un arrêté (une photo) par exemple en mars mais l’encours est pratiquement le même en avril ou en mai (en fonction des flux). Plus on s’éloigne de la date d’arrêté et plus la variation peut être importante (voir politique commerciale des banques, solvabilité des emprunteurs,…). Le TEG doit être inférieur au taux de l’usure selon le code de la consommation L313-3. Comment est calculé le taux de l’usure ? Chaque trimestre, la Banque de France mène une enquête sur la distribution du crédit auprès des responsables des engagements d’un échantillon représentatif de banques. Cela veut tout dire…..
        Technique de vigneron journalière, c’est moi qui pisse de rire ! Oui, et c’est dommage que je sois obligé….Courez, courez, cela devient trop facile.
        Attention, prague va vous rattraper (il n’a toujours rien compris). Votre pseudo devrait changer d’avatar !
        ps : De la part d’un demi « pollak » par descendance (« pollak » expression de d’jeuns, évidemment ?). Vous remarquerez que cette expression est utilisé dans le but de s’autoproclamer « homme supérieur » et par le langage vulgarise les peuples.
        « Castor et Pollack », allusion aux frères jumeaux de la mythologie Castor et Pollux (frères d’Hélène). L’adjectif « pollack » (ou « polaque » et non pollak) désigne de façon familière et péjorative les Polonais ; or la Pologne accueillait à l’époque un nombre important de Juifs. On voit que le contexte raciste permet à certains de prendre l’antisémitisme comme prétexte pour laisser éclater leur haine et leur jalousie.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=43318#comment-377680
        C’est la faute à poutine…

      13. Olive-Mayo-Majorette, oh dion ! t’as des bouts d’saucisse d’Montbéliard accrochés aux baskets et du jarret d’porc dans les chaussettes… faudrait voir à cesser d’pédaler dans la strasbourgeoise, le lyonnais…
        just for fun : Nous sommes donc plutôt entre 7-8%, soit mini 10 milliards par mois pour 150 d’encours…..
        Allez, t’sais quoi ? Conseil d’ami, change de pseudo, de discours ou de rade mais fais dans le furtif.

      14. Le furtif, c’est quand je sais que les gamins (dont les miens) auront à bouffer demain ! ok…… Toujours les mêmes qui affament les peuples.
        juste for fun : « Au total on est donc à 12 Mds d’intérêts perçus annuellement soit du 8% de Teg moyen. »
        Oui, et c’est dommage que je sois obligé d’utiliser les mêmes pratiques…
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=43249#comment-377280

      15. Voilà, sage résolution, pense à tes zenfants (les femmes et les zenfants d’abord ! ) et à leur gamelle (et le manger aussi ! ) et, subséquemment, arrête de gaspiller la choucroute.

      16. mon sucre d’orge,
        Bien que je n’en ai jamais parlé : maintenant parlons de la phrase
        « Ousque t’as vu des intérêts mensuels à 20% » , lapsus ?
        Je vais vous répondre du point de vue d’un emprunteur (une vue de l’esprit ?). Et prenons maintenant un exemple simple et représentatif au regard de celui-ci : 10000 euros d’emprunts sur 60 mois avec un TEG de 7,5% coûte un intérêt approximativement de 2000 euros au total sur la période (soit 2000/10000=20% en réel et 2000/12000=16,5% en nominal). Le même principe se vérifie mensuellement (loi mathématique).
        Démonstration : Pour un TEG de 7,5% avec des intérêts constants (lorsqu’ils ne sont pas variables ou dégressifs) donne une échéance mensuelle de 166 euros en capital et 33 euros d’intérêts. Ce qui fait des mensualités de 200 euros (200 * 60 = 12000). Donc pour 166 euros de capital emprunté, je dois 33 euros d’intérêts ! Mensuellement le taux d’intérêt réel est de 20% (33/166) et en nominal de 16,5% (33/200) alors que le TEG est de 7,5%.
        Cela ne vous dit rien ? Si le terme du contrat devient infini (et non 60 mois)….
        « T’es pas un peu vraiment vraiment siphonné sérieux ? ».
        150 Milliards (teg 7,5%) pour les crédits conso + 850 Milliards (teg 3,5%) pour l’immo + 1700 Milliards mini pour les dépenses publiques + 1000 milliards des encours crédits aux entreprises +….. = les pauvres banques ?
        Enfin, je vous rappelle que la somme de la dette publique depuis les années 70 (1700 Milliards aujourd’hui) a était payée pratiquement en terme d’intérêts (1500 milliards depuis le début de l’endettement de ces mêmes années). C’est la charge de la dette dans le cadre de la valeur de la monnaie (l’euro) : soit en 40 ans, 90% de l’endettement actuel a été payé en « intérêts » sans résoudre le problème du mode de financement de l’économie. C’est un outil de régulation ? Mais de quoi ?
        Les banques n’ont aucun intérêt à ce que cela cesse car c’est un de leurs « business » juteux (même si l’économie réelle a évolué depuis. Ce n’est pas le capital qui fait le progrès mais les hommes). La monnaie doit donc être un instrument ou une arme ? L’autre business juteux se trouve dans la gestion des risques ( « risques » : pas pour les banques car « too big to fail » et besoin d’institutions financières mais pour les détenteurs de comptes, bien évidemment, c’est un chantage et surtout « le sucre d’orge » d’une gouvernance). Et les clients ne savent pas encore à quel point (le sacrifice pour une élite capitaliste ? ou pour l’humanité ? laquelle ?). Comment allons-nous financer par exemple les retraites futures ou le manque de pétrole ? Pas grave, il y a les séries américaines à la TV et les match de football…..
        Question : C’est quel TEG ou taux d’intérêts à la fin du processus ? Plus les banques génèrent une masse d’endettement et plus « l’intérêt qu’elles gagnent » est grand (en fonction du taux) mais surtout le retour sur investissement se fait rapidement (la solvabilité ? on pourrait en débattre…).
        La banque dispose de nos dépôts (reconnaissance de dettes et comptes clients créditeurs) pour faire des crédits. Elles ont le monopole de la création monétaire complètement dérégulée : cela s’appelle le mode de financement par l’endettement uniquement.
        Ccl : parlons du marché des mauvais crédits et comment les rendre rentables : cadeau
        http://www.dailymotion.com/video/xfifs6_economistes-atterres-james-galbraith_news
        “PIGS (on the wing) cherchent Düsseldorf “
        Bientôt, le mécontentement sera traité comme un symptôme de l’existence ? L’objectif de la béatitude du rien pour le peuple….
        De la part d’un major de promo (majorette) et d’un ancien de la R/D (pas recettes/ dépenses mais recherche et développement). Je connais mieux, bien entendu, et je ne suis pas « docteur ». Vous voulez le reste du CV ?
        ps : vous pouvez oublier la charrue, elle ne vous servira pas à grand chose…DL50

    2. Et si juste pour voir, nous transformions ce texte en appel des citoyen…

      C’est une belle idée, mais je crains fort que les seuls signataires seraient les habitués de ce Blog.

      Quand je vois « l’éveil économique et écologique » autour de moi, je me dis que personne n’a rien compris à la crise actuelle, à l’état de notre société, de notre Planète.

      Jamais l’information n’aura été aussi disponible et accessible et pourtant, peu de gens prennent conscience du monde tel qu’il est.

      Dissonance cognitive, très certainement.

      1. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre.
        On lutte contre le sectarisme religieux et le nationalisme, mais le capitalisme, surtout libéral, interdit la promotion de la solidarité, quelle soit locale comme elle est parfois ou planétaire comme elle devrait être.
        Comme les problèmes actuels ne peuvent être résolus que par la communauté (toute l’impossible communauté), l’individu se sent impuissant.
        Et quand un problème ne peut être résolu par l’individu, l’instinct commande de l’ignoré pour éviter le stress préjudiciable à la survie, voir d’en nier l’existence quand le niveau de stress s’accroît malgré tout.
        Les extrémismes, religieux, raciaux, nationaux, économiques, et autres, ne sont que l’expression de ce stress.

    3. Je ne sais pas, répondez d’abord à ma question.

      Vous êtes, m’affirme Google Analytics, 100.000 personnes à lire le blog, parmi lesquels en permanence 20% de nouveaux. Disons que les 80.000 habitués signent (et je parie qu’on serait très loin du compte !), seriez-vous impressionné de savoir que 80.000 personnes ont signé une pétition ?

      La méthode que j’utilise ici, vous la connaissez : j’écris des textes comme celui-ci sur le blog, également dans mes livres et, exemple actuel, cela peut donner envie à un journal de m’interviewer sur le sujet.

      À part ça, c’est une bouteille à la mer : j’espère que cela donnera envie à quelqu’un, quelque part, qui le lit, de faire telle autre chose. Je n’ai évidemment aucun contrôle là-dessus. Seule expérience claire du blog : à tous ceux qui sont venus sur le blog pour dire : « Faisons ceci ! », j’ai répondu « Allez-y ! ». Il ne s’est jamais passé grand-chose (le Wiki ECCE est une exception). Pourquoi ? Parce que le « Faisons-le » est en général un « Faites-le ! » adressé à moi. Pourquoi je ne le fais pas ? Les 24 heures que comptent une journée.

      1. Comme le suggère Paul, c’est à chacun d’entre-nous de répandre les idées qui nous correspondent.
        Le blog n’a qu’une utilité : celle d’échafauder, après le constat des causes de la ou des crises, une nouvelle manière d’aborder l’avenir.
        A nous tous qui abondons dans ce sens de distiller le message et de faire preuve de « militantisme » pour assurer le changement de paradigme.
        Même si, les 100.000 lecteurs du blog signaient « le manifeste » croyez-vous sincèrement que les politiques qui tiennent le « marché » changeraient d’avis.
        Allons ! Ne soyons pas naïfs ! Cela prendra du temps et beaucoup d’énergie pour cette véritable révolution qui s’annonce, par la pensée, par les mots, par les urnes ( c’est loin ) ou par les armes en dernier recours….

      2. à erdre,

        Le blog a l’utilité de faire la chronique de la crise, faisant suite aux écrits de Paul Jorion qui a repris, à sa manière et en fonction de sa place dans la société, la critique de l’économie politique.

        Il aurait pu être un lieu de rencontres et d’échanges sur le mode du don.

        La misère de l’époque entretient la manière de vivre* de la grande majorité des intervenants à se dissimuler derrière les masques que sont les pseudonymes et de ce fait à faire fi de toutes les manières démocratiques.
        C’est à mes yeux son manque essentiel d’autant plus que des êtres qui ne se rencontrent pas ne risquent pas de voir une douce musique s’allumer dans leurs coeurs.

        * J’avais envie d’écrire « la manière de ne pas vivre ».

  17. Comme le titre du fil parle d’ immédiateté , il me semble que la premiere urgence serait ( meme de façon provisoire) de faire tomber le chomage sous les 8% …et de réfléchir apres .
    C’ est de premiere décence que l’ individu puisse regarder ses enfants sans la honte des tickets et des allocs ….
    Nous avons un « Paul » , il faudrait aussi un « Marcel » ……qq soit la méthode employée …Celle de Marcel Paul apres la guerre a tres bien fonctionné ( emplois fonctionnaires tres mal payés mais compensés par des soutiens sociaux importants /colos , dispensaires , jardins ouvriers , etc ..) ..
    Le risque des dérives fonctionnaristes ( Je suis carrément fonctionnophobe )…etant connus , ils peuvent etre contraints par des CDD renouvelables d’ 1 ou 2 ans par ex .
    Ce n’est , me semble t il , meme pas un choix , c’est une obligation : un toit , l’acces a la nourriture et pouvoir se regarder ds une glace …….les calculs de quincaillers ou les conpétitivités …on en causera plus tard .
    La difference entre un chomage et un smig vaut bien toutes les humiliations subies .

    1. faire tomber le chômage sous les 8%

      Pourquoi 8%, pourquoi pas 0% ? Aucun process industriel ne serait viable avec un tel taux de déchet, loin des standards imposés par la qualité (6 sigmas = 2 parties par million d’unités produites).

      Aucun banquier ne prêterait de l’argent à une telle industrie, aucun client n’achèterait ses produits !

      Alors, une norme pour l’industrie est atteignable, mais pas pour une société avancée comme la nôtre ?

      J’entendais l’autre jour chez le libraire un effrayant retraité disant qu’il allait sortir avec son fusil pour dégommer la bande de fainéants qui fait la manche dans la rue commerçante. Il avait sans doute oublié que lui avait très certainement eu la chance d’avoir un travail durant toute sa vie, chose impossible aujourd’hui.

      Comme le dit Paul Jorion « le travail disparaît » et personne n’a encore imaginé une solution pour mieux le partager (voire la bévue récente au sujet des 39 heures), ou une rémunération décente pour ceux qui n’ont plus leurs places dans les usines.

      Le chômage ça gène qui à part les chômeurs ?

      1. Je crois que le taux de chomage objectif réel minimum est autours de 5% ….c’est le temps turn over des changements d ‘ emploi . J’ estime qu’entre l’ ideal et la réalité , 3% c’est pas mal , ça laisse du jeu pour un peu de libéralisme ……Mes 8% sont un « curseur » max …au delà duquel , l’ état qui est élu pour ça doit réagir , embaucher et faire casquer ceux qui ont un boulot ou son alimentés par la finance …mais c’est un autre problème …

      2. Tout ce qui s’emmerde dans leur taf et qui se voit bien ne rien faire de la journée en étant payé, parce que c’est l’image qu’ils se font du chomeur, en imaginant bien sur qu’il touchent 57% de leur dernier salaire pendant des années, sans fins.

      1. @ Marlowe: .
        Rapprocher
         » Quant à la rémunération de mes comptes à terme par la banque, ou plutôt de ceux de mon ménage… » [ traduction perso: ma cassette, ma cassette !]
        et
        « Faire monter les chiffres de chômage jusqu’au ciel… »

        Vous devriez, maintenant, être conscient que la rémunération de vos comptes est extraite des revenus du travail. Pas de travail ou chômage généralisé ( selon votre appel : »voilà le bon plan ».) signifie un méchant coup pour votre cassette.

        Supposons que le souci de votre cassette soit vrai ou conforme à votre vraie nature, votre « bon plan » fait pièce rapportée dans le décor.
        Pourquoi cet appel à la ruine économique généralisée qui vous atteindrait aussi ?
        Où est le vrai ?

        Je dirais que votre « bon plan » est visiblement une tentative de réponse à Vigneron. Mais où est le vrai ?
        Il a écrit « ce que vous dites là est frappé au coin du mensonge. »
        Je le reprends à mon compte en changeant mensonge par contradiction.

        Si vous pensez que je rajoute de l’huile sur le feu, vous n’avez pas tord.
        Vous méprisez la démocratie, vous appelez à la ruine générale, et au désespoir pour ceux dont le chômage est imposé. Et ils seront frappés avant vous. Eux n’ont pas de cassette pour amortir les coups que vous leur promettez. Je suppose que vous voyez le tableau…
        Les armes de la critique ou La critique des armes [100 fois ressassées]? Non, les larmes du critique.

      2. à Daniel,

        Quelle perspicacité !
        Vous devriez, à défaut d’être détective, écrire des romans ou une thèse sur la situation du révolté dans un monde qui refuse d’être critiqué.

        Il existe, dans les pays occidentaux, quelques millions de ménages qui, pour avoir une retraite, ont du choisir qu’une partie non négligeable repose sur le système de la capitalisation : ce sont, pour la plupart des personnes qui n’ont pas été salariés mais indépendants : un médecin, un avocat, un boulanger, un agent commercial, un responsable/propriétaire de petite ou très petite entreprise, etc.
        Que voulez-vous que ces gens là, qui au moment où ils cessent de travailler pour des raisons d’âge ou de santé, ou les deux cumulés, fassent quand ils vendent leur activité et qu’ils ont quelque argent qu’ils doivent utiliser pour survivre comme l’ensemble des salariés et des retraités dont le revenu n’est rien d’autre qu’un salaire prolongé ?
        Il semble donc qu’un certain nombre de personnes, des gens quelconques* probablement, assimilent le retraité à un rentier.
        Par ailleurs, j’ai à plusieurs fois signalé combien ce pourrait être intéressant pour ceux qui ont quelque argent de pouvoir l’utiliser pour financer l’économie, solidaire, responsable, écologique, etc. par le biais des SCIC par exemple et sans passer par une banque qui n’existe pas sous la forme espérée tant le système est vérouillé. De nombreuses SCIC sont envahies par des acteurs de l’économie de marché et fonctionnent avec des règles issues de cette économie de marché.

        Quant à ce qu’est en train de devenir notre monde depuis ma jeunesse (20 ans l’année du beau mois de mai 68 en France), je pense que dans l’ensemble il n’a fait qu’empirer et que les consciences, individuelles comme collectives, sont de plus en plus égarées.
        Ce monde est en faillite : ce ne devrait pas être une découverte pour ceux qui, comme vous, fréquentent habituellement ce blog.
        Et oui, je trouve cela très beau et très désespérant. mon seul regret est de ne pas avoir participé à cet effondrement de toutes mes forces.

        Du mensonge à la contradiction, voilà qui est un pas en avant.
        Oui, je pense qu’il y a une contradiction, toujours douloureuse, parfois insupportable, à survivre dans une civilisation qui s’effondre et à devoir concilier des attitudes et des situations souvent inconciliables, comme l’obligation du travail et la certitude que ce travail est nuisible.

        Je ne méprise pas l’idée de la démocratie, bien au contraire s’il s’agit en pratique de formes de démocratie directe, seulement les électeurs, et encore plutôt comme comportement que comme individu, à l’exception bien entendu des professionnels de la politique ou de ceux qui font l’apprentissage de ce triste métier.

        * Mais que peuvent bien être ces gens quelconques, si soucieux de démocratie et qui se dissimulent derrière un masque et des propos convenus ?

    1. Il me semble qu’il te semble mal…… Il est imperatif d’avoir une interaction la plus courte possible entre la satisfaction d’ un besoin essentiel et une activité PHYSIQUE qui permette cette satisfaction …tout le reste c’est du pipeau. Avec la gratuité énergetique passée , ttes les activités dérivées ont squatté le gain de productivité acquis sur la production de biens essenriels ……C’ est gavé de dérivations sur dérivations …. On va passer de ( ex agriculture 2 producteurs /100 blaireaux à 20 ou 30 producteurs /100 ……. ce qui fait que les dérivation prédatrices ( gadget et autres artistiques ….) c’est fini !
      Les rentiers c’est en face , chez les liberaux …… tu pourrais te regarder ds une glace avec une « alloc de vie  » ?

      1. « tu pourrais te regarder ds une glace avec une « alloc de vie » ? » tant que le travail rémunéré n’existe que sous forme d’emploi, et que l’emploi, en effet, comme le dit Jorion, vient à manquer, oui, et n’importe qui n’aura pas à être honteux si il est empeché de travailler, de recevoir, pour vivre dignement, une compensation.
        Meme si mon point de vue a évolué sur ce sujet, à la lecture de Friot.

      2. Je peux me regarder dans une glace avec une alloc de vie, et je peux même soutenir ton regard sans aucune honte.
        Je suis autant utile à la société que tout un chacun ayant un travail
        ce n’est pas l’activité qui me manque( jen ai, je sais en trouver, plus que je ne peux en assurer), c’est la rémunération nécessaire pour vivre

  18. Devinette :

    Si le travail de deux cent sapeurs pendant une journée est nécessaire pour ériger l’obélisque de la Concorde et que le travail d’un seul sapeur pendant deux cent jours ne permet pas d’arriver au même résultat, combien faudrait-il de Paul Jorion pour mettre en œuvre ces réformes immédiatement ?

    1. Bien vu, mais je crois précisément que l’on peut trouver aujourd’hui ces 200 sapeurs sur le Net même s’il en faut 2.000 et plus. Voyez la Chine bouge grâce au Net. Le risque est de voir cette énergie détournée par « quelques petits malins politiciens » (un processus malin est un processus cancéreux!) = en leur temps, les amis de Bush par exemple De ceux qui affichent leur droit à l’ignorance pour continuer à détruire Monde et Société. (There is no society). Tous les tenants de TINA ( There Is No Alternative) Bref les petites têtes qui se propulsent à la tête de nos cités ont elles aussi la dent dure pour tout ce qui les dépasse. Et constater la misère de la pensée économique et écologique dans la grande destruction en cours de la planète, les dépasse: « On a toujours fait comme ça ! » Nous sommes donc restés très australopithèque au fond de nous mêmes.

  19. Vous commencez par rappeler la démonstration que le système du prêt suivi du remboursement du capital (pas important) et de l’intérêt composé (fondamental) mène la planète à la catastrophe. Puis vous proposez une série de mesures urgentes. Je suis d’accord avec ces mesures, mais je pense qu’il faudrait développer leurs effets bénéfiques sur ce mécanisme du remboursement de l’intérêt. Il se peut que vous le fassiez dans vos livres (je ne les pas _encore_ lus), mais il faudrait le faire aussi sur le blog. Je pense que c’est le point le plus important pour convaincre les indécis, ceux qui auraient compris le caractère mortel de l’exponentielle, mais pas en quoi vos propositions sont des solutions. Et d’ailleurs, par exemple moi, je ne vois pas bien en quoi cette série de neuf mesures, sauf pour la première, casserait le système de l’intérêt.

  20. D’après moi, Paul Jorion, deux millénaires après Jésus, croit à la venue prochaine du Royaume de Dieu et, face aux difficultés de l’heure, s’emploie à faire en sorte que les derniers temps de notre mode de vie actuel, soient les moins pénibles à supporter que possible, par ceux qu’il aime et dont il souhaite être aimé.

    C’est probablement pour cela qu’il cite en tête de sa liste des réformes à mettre en œuvre immédiatement, l’augmentation des salaires. Il veut administrer le réconfort au lieu d’inciter à l’effort, ce qui est tout à fait dans la tendance maternante et protectrice développée depuis quelques temps dans nos sociétés. Cette tendance va à l’encontre de l’esprit plus masculin, longtemps prédominant, incarné par le bon père de famille incitant davantage à la préparation et à la préservation du futur, pour laisser à ses descendants une situation matérielle et morale, plus viable à terme.

    Mais, en préconisant l’augmentation des salaires Paul Jorion se place en contradiction totale avec les contraintes écologiques pesant sur l’humanité. Il les évoque pourtant dès le début de son billet. Est-ce l’œuvre de son inconscient ? Est-ce pour mieux que nous oubliions ces obligations, en usant de notre propension à vite masquer la voie de l’effort, dès que pointe la moindre échappatoire par une voie de facilité ?

    C’est possible car, qui préconise l’augmentation des salaires, préconise de fait l’augmentation de la consommation, donc l’accélération de l’épuisement des ressources primaires non renouvelables (énergies fossiles et métaux). C’est donc précipiter ceux des humains qui ne croient plus à la survie de leur espèce, vers un accroissement de la criticité de la situation, quitte à y entraîner les autres, notamment les innocents enfants et les populations trop ignorantes ou trop manipulées pour aborder lucidement l’analyse de la situation.

    C’est un peu capituler avant même de combattre contre les difficultés à surmonter, lesquelles poussent à moins consommer. Cela risque de faire se séparer le monde en deux clans.

    D’une part, les plus volontaristes, les plus pragmatiques, prêts à lutter contre les difficultés afin de faire que la vie sur terre soit encore possible pour les générations futures. Ce clan comptera sur l’esprit de résistance, de dévouement à la communauté portée à l’initiative, à l’innovation, à la découverte et à l’entreprise, (qualités propres à l’homme) pour lui permettre de connaître un futur, vivant sur terre, à partir d’ autres modes de captation des diverses énergies nécessaires. C’est ce que j’appelle la voie capitaliste, consistant à épargner les ressources encore disponibles pour permettre l’investissement dans de nouveaux moyens mieux adaptés à l’évolution du monde.

    L’autre voie est contraire. Elle est anticapitaliste. Elle procède davantage de la croyance, vise à présenter le capital et les capitalistes comme mauvais et à les éliminer au plus vite par la consommation, pour plonger dans autre chose, espéré comme meilleur, mais très hypothétique, car inconnu.

    1. « D’après vous » jducac et seulement d’après vous…cad peu !

      C’est possible car, qui préconise l’augmentation des salaires, préconise de fait l’augmentation de la consommation, donc l’accélération de l’épuisement des ressources primaires non renouvelables (énergies fossiles et métaux).

      Vous en avez d’autres en stock des âneries comme celle-là ?
      Votre neurone tout accaparé par la propagande ultra-libérale, ne vous permet-il pas de réfléchir un peu plus loin que votre vison capitaliste ?

      La consommation ne pourrait-elle pas être simplement le fait d’améliorer son habitat, de changer de véhicule pour un moins polluant, de s’acheter des produits de meilleurs qualités…etc…etc…
      Bref tout le contraire de ce que votre idéologie tant à démontrer !

      1. @ erde 8 novembre 2012 à 13:15

        La consommation ne pourrait-elle pas être simplement le fait d’améliorer son habitat, de changer de véhicule pour un moins polluant, de s’acheter des produits de meilleure qualité…etc…etc…

        Tout ce que vous citez là, reconnaissez-le, va dans le sens d’une plus grande consommation des richesses que la nature a préservées en les stockant dans le sous sol depuis des millions d’années (pétrole, gaz, charbon, métaux) et qu’en à peine deux siècles nos sociétés gloutonnes auront très largement dilapidées au point d’en rendre le coût d’appropriation inaccessible à beaucoup.
        Les plus précieuses d’entre elles sont les énergies fossiles parce qu’elles sont facilement stockables, transportables et transformables. Ce sont aussi les plus pernicieuses parce qu’elles contribuent à la pollution atmosphérique et autres, qui amène à dépenser encore plus d’énergie pour tenter de s’en débarrasser. De plus, elles concourent au changement climatique lequel rendra la vie encore plus difficile.

        Il vaut beaucoup mieux utiliser les dernières réserves restantes à investir dans des moyens de substitution que de s’empresser de les consommer stupidement à moins de « jouer » délibérément l’effondrement accéléré de nos sociétés développées en avouant ne pas avoir le courage d’affronter les difficultés qui sont devant nous.

        Vous en avez d’autres en stock des âneries comme celle-là ?

        Renseignez-vous, cultivez-vous, au lieu d’invectiver celui qui ne veut que vous amener à réfléchir. C’est une façon, à mon avis, bien plus intelligente et digne de l’être humain, que celle consistant à bêtement consommer et à s’en prendre à des boucs émissaires.
        Voici un site qui peut vous éclairer :
        http://www.manicore.com/inc_menu/plan_fr.html

    2. Bonjour,
      je ne suis pas sûr, en lisant vos remarques sur les salaires, que vous ayez bien lu la proposition de Paul :
      « Augmenter les salaires des employés de rang inférieur et moyen participe du processus de déconcentration de la richesse. L’objection faite traditionnellement à cette proposition est qu’une augmentation des salaires déboucherait inévitablement sur une hausse du prix des marchandises qui en annulerait les effets. Or cette neutralisation de l’augmentation des salaires ordinaires ne se produit que parce qu’une telle hausse est mécaniquement traduite par les entreprises en une hausse du prix des marchandises. Il n’y a à cela en réalité aucune nécessité : la croissance des salaires devrait s’accompagner d’une baisse concomitante des autres parts dans la redistribution de la richesse nouvellement créée : une hausse des salaires de la grande masse des salariés doit s’accompagner d’une baisse équivalente des dividendes attribués aux actionnaires et des salaires extravagants accordés à certains dirigeants d’entreprises. »

      1. Yves de Bressy, laissez tomber avec Jducac « une hausse des salaires de la grande masse des salariés doit s’accompagner d’une baisse équivalente des dividendes attribués aux actionnaires et des salaires extravagants accordés à certains dirigeants d’entreprises. » c’est justement ce dont Jducac ne veut pas! Selon sa logique les riches capitalistes sont sages et raisonnables car ils capitalisent; c’est à dire selon lui: ils ne consomment pas. Ils sont tellement forts ces riches capitalistes qu’ils n’ont aucun besoin, ni aucune envie, ni aucun vice…Comme vous le savez surement, ils marchent au lieu de se déplacer en voiture, volent grace à leurs petites ailes de capitalistes au lieu de prendre l’avion, ne mangent pas car ils se nourissent de l’esprit sain du capitalisme, ne boivent pas car ne s’abreuvent que des paroles de l’église néo-libérale capitaliste…
        Jducac c’est une épreuve de bizutage des nouveaux sur le blog.

      2. Jducac c’est une épreuve de bizutage des nouveaux sur le blog.

        Jducac c’est une épreuve de bizutage permanent, vous savez… Une sorte de punition pour les petits malins qui manqueraient d’humilité dans l’argumentation politique. Avec lui il n’y a pas d’anciens qui tienne, il faut combattre ou baisser les armes, et ce du début à la fin. Prenez mon cas : cela fait peut-être bien trois ans déjà que je le pratique sur ce blog… et bien je vous le donne en mille, comme cela faisait un petit moment que je ne l’avais pas lu, je découvre avec stupeur (et tremblements) une nouvelle version de Jducac. Plus raffinée. Plus incroyable encore. Une sorte de chantre de l’écologie version capitaliste mais à tendance calviniste… ! Un truc assez improbable – quoique assez logique si on y réfléchit -, qui vous laisse sur le coup complètement déconfite devant votre écran d’ordinateur, vos bras étant tombés sur le parquet. Ajoutez à cela cette manière toujours si… , je cherche l’adjectif… , qu’il a d’évoquer jusqu’à l’inconscient pour discréditer ô combien perversement la pensée adversaire. Et vraiment, vous pouvez me croire, face à Jducac, on reste éternellement en première année ! 😉

      3. @Martine: « je découvre avec stupeur (et tremblements) une nouvelle version de Jducac »

        Y’a quand même une constante dans son discours: MAF (mort au faible, sous-entendu: moi je suis fort).

      4. Allons Martine ! Ramassez vos bras et reprenez-vous ! Depuis quand l’intelligence encense-t-elle la carabistouille ? Vous avez très largement réussi vos examens de passage en 3ème année alors que le cancre Jducac n’a pas encore réussi son examen d’entrée en 1ère année. Il est juste ici en candidat libre et toléré parce que poli et propre sur lui, et surtout représentatif des idées que nous combattons.
        Il est peu probable qu’il accède bientôt en 1ère année si j’en crois le bulletin scolaire de Jducac qu’un copain de la DCRI m’a procuré.

        Français/Philo : des progrès ce dernier trimestre. La maîtrise de la langue est meilleure ainsi que l’apprentissage de la sophistique, mais les rédactions sont trop longues et manquent de références. Raccourcissez Jducac ! Et lisez davantage !
        Mathématiques : Élève très moyen. Toujours fâché avec les statistiques à force de lire le Figaro
        Physique-Chimie : Élève appliqué, mais trop conventionnel, pas assez imaginatif. Fait un blocage total sur l’enseignement : élaborer un produit de consommation.
        SVT : Voit des Robinsons partout et met Darwin à toutes les sauces. Conception trop univoque et manichéenne de l’évolution et de la vie. Difficulté majeure à complexifier sa pensée et ses analyses.
        Histoire-Géo : Fait une fixation sur son enfance ce qui l’empêche d’appréhender les faits actuels sereinement et objectivement. Même chose en géographie avec la Chine.
        Éducation civique, juridique et sociale : Fait une fixation sur le modèle « Famille, travail, patrie ». Malheureusement pour lui, c’est hors programme. Oublie qu’il y a eu un après-Vichy.
        LV1 : Élève sérieux, mais peut mieux faire.
        EPS : exempté compte tenu de son âge

        Appréciation générale : Malgré 60 redoublements, nous sommes malheureusement dans l’obligation d’en préconiser un 61ème. L’élève Jducac ne présente aucune garantie d’employabilité… sauf en politique où sa nette progression en sophistique, et notamment en rhétorique de la mauvaise foi, pourrait être utile.

    3. @jducac

      Une autre contradiction réside dans la conclusion elle-même :

      « Enfin, dans un monde où le travail disparaît, la question des revenus doit être mise à plat et faire l’objet d’un véritable débat. Rien ne justifie de le retarder. »

      On devine qu’il s’agit d’instaurer un salaire pour tous, ne différenciant pas les travailleurs des oisifs (au nom de la sacro-sainte égalité). Ou comment ouvrir grand les vannes de la consommation quand tout le reste de la démonstration porterait à croire que la désolvabilisation du consommateur est la condition primaire et nécessaire pour limiter l’empreinte humaine dans un monde aux ressources finies. Ou alors il s’agit d’inscrire cette « égalité » dans la seule satisfaction des besoins vitaux (30g de protéine/jour, 2l d’eau potable, une savonette et une serviette).

      1. Pourquoi confondre volontairement un salaire, paiement plus ou moins équilibré d’un travail, et un revenu de vie ?

      2. Manquerait plus que les 25% de la population de la commune où je suis, qui ne dépassent pas 9400 euros par an de revenu, veuillent manger autre chose que les colis de la banque alimentaire.

      3. @Marlowe
        « Pourquoi confondre volontairement un salaire, paiement plus ou moins équilibré d’un travail, et un revenu de vie ? »
        Un salaire est un revenu. Vous précisez « de vie », c’est vous qui confondez revenu et allocation. Mais peu importe, est-on là pour débattre sur des mots ou bien les idées sous-jacentes ? A ce que j’en comprends il s’agit d’aller vers l’allocation universelle.

        @lou
        Vous ironisez, vous êtes à court d’argument ? Sur le fond si l’on octroie une allocation universelle, on le fait à quelle hauteur ? On s’arrête au quignon de pain quotidien ou bien on a droit à l’écran plat et à la mercedes qui va bien ? Et surtout qui décide pour les autres ?

      4. à Le Chiffre,

        Un salaire c’est le prix d’un travail, négocié entre deux parties sous le mode quasi exclusif du rapport de force.
        Un revenu de vie est ce qui devrait être dû à tous les humains, selon des critères qu’il ne m’appartient pas de définir. Je n’aime pas le terme allocation, mais oui, je pense à une manière d’allocation universelle.

      5. @ Le chiffre, vous pensez qu’on peut ironiser au sujet d’un quartile de la population d’une commune à 9400 euros de revenu annuel? Que la dite population bat des records dans l’agglo, en cancers, maladies psychiatriques…en matière d’illettrisme, de gamins qui arrêtent les études, qui se retrouvent à la rue…Votre désolvabilisation du consommateur, c’est uniquement pour la pomme des plus fragiles de la société.

      6. @lou
        Votre message précédent était sur le ton de l’ironie, désolé mais c’est comme ça que je le comprends.

        Est-ce indiscret de vous demander où ce trouve ce lieu frappé de tous ces maux ?

        Je sais que c’est paradoxal et non souhaitable, mais la désolvabilisation généralisée est la garantie de la décroissance. Il suffit de constater le cours du pétrole et les angoisses sur le « peek oil » dont on ne parle plus pour comprendre que cette crise tant décriée a des effets secondaires positifs à un certain niveau.

      7. @LeChiffre: votre décroissance touche les besoins vitaux. Je suis décroissantiste et je ne partage pas votre point de vue car je suis d’abord socialiste. Pas de décroissance sans solidarité. http://www.entropia-la-revue.org/spip.php?article111
        Sur le revenu d’existence, j’ai vu des argumentaires qui se voulaient de gauche et qui étaient foncièrement de droite.Ca vous rassurerait: ils fixaient ce revenu à 300 euros. L’eldorado.
        Pour pouvoir relocaliser, et moins viser la quantité que la qualité, ils faut des gens solvables en face pour acheter. Vous faites peser la responsabilité sur les consommateurs alors que c’est en amont, sur les producteurs que la reflexion doit porter. La consommation de masse n’a pas toujours existé, on l’a fabriquée, à coup de marketing, pour faire tourner la machine capitaliste. (ce que Jorion explique). Bernard Stiegler en parle tres bien.
        La commune dont je parle est en Haute Normandie. Où elle a plein de petites soeurs souffrant du meme déterminisme.

      1. à Julien Alexandre,

        Quand le blog s’arrêtera, j’espère que ce sera faute de combattants.
        Soit sa frange la plus radicale aura gagné, auquel cas les jducac seront exilés dans une autre galaxie, soit nous aurons perdus et les jducac boiront le vin de nos caves.

        Remarque : toute allusion à une version remasterisée de la planête des singes est la bienvenue.

    4. Bien vu
      pour sauver la planète, produisons des pauvres
      rassurez vous pour la survie de Gaïa nous sommes bien partit!

      1. Mais quand même, il est dans la nature du capitalisme industriel de produire des marchandises pauvres pour les pauvres, et même pour les cadres, ces ploucs pauvres qui se rêvent riches.

      2. @ Marlowe « Mais quand même, il est dans la nature du capitalisme industriel de produire des marchandises pauvres pour les pauvres »: oui, tout à fait, vous évoquez la production, à échelle industrielle. L’hyper consommation continue comme vous le dites, meme avec un appauvrissement généralisé. On a juste baissé de gamme.

      3. à lou,

        Quelqu’un qui avait établi, avec quelques complices, que le capitalisme industriel ne pouvait que diminuer la qualité des marchandises vendues, parlait déjà il y a plus de 40 ans de « la baisse tendancielle de la valeur d’usage » et de la falsification généralisée.
        Bien avant William Morris parlait de l’âge de l’ersatz.

    5. « Il veut administrer le réconfort au lieu d’inciter à l’effort »

      C’est beaucoup moins admirable que cela jducac : je ne suis pas dans le bizness de la distribution d’amour mais dans celui de la réparation de motocyclettes. Nuance !

      1. @ Paul Jorion :

        Faîtes un « effort » pour rajeunir encore Jducac de 15 ans supplémentaires , ça lui donnera une deuxième chance ( avec des langes pour tout capital , car à l’époque on ne connaissait pas les couches bébé-confort )

        A moins que ça ne nous le renvoie pour 75 ans supplémentaires ….

        Touchez plus à rien !

      2. jducac, avez-vous conscience dans vos contributions, de l’indécence de votre attitude morale et qui vous est coutumière?

        Paul Jorion ne vous a pas invité à exhiber votre « spermatozoïde capitaliste » qui vous est cher,
        fût-il à roulettes et acquis dans la sueur.
        Nuance, Paul Jorion vous a seulement rappeler, qu’il s’occupe lui, de réparation de motocyclettes.

        Voyez par vous-même:
        http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/3431
        « Un moteur de motocyclette obéit point par point aux lois de la raison; et une étude de l’art de l’entretien des motocyclettes, c’est, en miniature, une étude de l’art du raisonnement. »

      3. @ la menuise 9 novembre 2012 à 04:33
        Merci beaucoup pour le lien. Quant à l’attitude morale de chacun, le mieux n’est-il pas qu’elle soit jugée au niveau de la conscience de chacun, quand il en a une ?

        Bien souvent, ceux qui veulent juger les autres ne prennent pas conscience de ce qu’en tenant compte de critères similaires, ils pourraient eux-mêmes, être encore plus mal classés que ceux qu’ils condamnent.

        Je ne juge pas Paul Jorion, je dis simplement que sa première proposition, ne me semble pas cohérente avec la condition essentielle à prendre en compte pour la survie de notre culture. Les sciences humaines y ont pris une large place, mais il faut bien admettre que ce sont les sciences dures qui mènent le monde, y compris le monde du vivant auquel nous appartenons……. tant que nous vivons.

        Quant au spermatozoïde capitaliste, la manière dont vous l’évoquez montre bien que, comme beaucoup d’autres, vous n’avez pas compris le mécanisme du capitalisme. Au lieu de chercher à déconsidérer celui qui a amené cette image pour aider à faire comprendre ce processus, vous feriez mieux de faire preuve de plus d’empathie. En réfléchissant sur le sujet, vous finiriez peut-être par comprendre plutôt que d’inciter à la raillerie, à la dérision, et à la déconsidération d’un de vos semblables, donc à la division et à l’exclusion. Est-ce bien moral, d’aller dans cette voie ?

      4. jducac, ne vous fatiguez pas. Je dis que vos interventions sous des atours apprêtés,
        et pleines de sollicitude, dénotent surtout d’un mépris pour la vie et sa diversité.

    6. « C’est ce que j’appelle la voie capitaliste, consistant à épargner les ressources encore disponibles pour permettre l’investissement dans de nouveaux moyens mieux adaptés à l’évolution du monde. »
      J’ai failli m’étrangler en lisant votre blague !
      Vous devriez vous réveiller et reprendre contact avec la réalité.
      Le capitalisme a été un moteur efficace de la colonisation planétaire, puisqu’il faut toujours plus de ressources pour le faire fonctionner (sinon pas d’intérêts).
      Maintenant que la planète est est peut prêt complètement colonisée (et ravagée), il n’est plus qu’un cancer pour l’avenir (le développement stérile et destructeur de la finance en est la preuve).

      Quand à la gestion responsable de la planète, ça demande du travail, c’est vrai, mais aussi de la recherche, de l’éducation, de la formation , de l’information, de l’entre-aide, et d’autres centres d’intérêt que le profit.
      Peu nombreux sont ceux qui en font la remarque, mais la gestion à long terme de la planète va demander une restriction importante des « libertés » individuelles (de consommation en particulier). Totalement à l’inverse du capitalisme « libéral » qui réclame plus de liberté pour lui même tout en rejetant les responsabilités qui vont de paires avec celle-ci.

    7. C’est ce que j’appelle la voie capitaliste, consistant à épargner les ressources encore disponibles pour permettre l’investissement dans de nouveaux moyens mieux adaptés à l’évolution du monde.

      Vous savez qu’il existe un certain nombre de personnes qui ont tellement les moyens, qu’elles ne savent littéralement vraiment plus quoi en faire? J’en connais, trop peu, mais j’en connais. Et, à ce niveau, à partir d’un certain point, ce n’est plus de l’investissement, mais de la pure spéculation (par exemple dans « l’art »). Cela me fait d’ailleurs penser à un immense tableau de Dali, intitulé « Le Dieu Dollar » 🙂 , que j’avais eu l’occasion de voir il y a une génération, dans une expo en large banlieue rouennaise. Certains artistes au moins ont (ou avaient) de l’humour.

      « Investissement », vous dites? Foutaises! A part spéculer, artificiellement, sur les cours de bourse, l’immobilier (problème bien franco-français, vu le poids des établissements financiers dans ce secteur, et l’importance idoine sur leur peu de fonds propres… Résultat: l’immobilier hors région parisienne est 1,5 plus élevée que celui allemand…), etc…: peanuts!

  21. La sagesse au rendez-vous ! Nos politiques ne pourront pas dire « qu’il n’y avait rien à faire » et que « du contexte résulte une conséquence fatale ».

  22. « * Éliminer le concept de « prix de transfert » qui permet aux sociétés d’échapper à l’impôt par des jeux d’écriture entre maison-mère et filiales. »

    Ceci ne peux fonctionner que si l’on supprime les multinationales ! En effet, les entités juridiques distinctes, situées dans des pays différents, et qui se livrent des choses les unes aux autres doivent bien se les facturer, donc utiliser des prix.

    Comment faire pour traiter ce problème ? Le moyen, juste ébauché aujourd’hui, est de déployer une armée de contrôleurs fiscaux très pointus et incorruptibles. Avantage : chaque pays peut le faire tout seul dans son coin s’il le veut et en a les moyens, mais avec le risque de voir les filiales visées se délocaliser vite fait vers des pays plus compréhensifs.

    Autre suggestion, qui demande un minimum de coordination internationale : faire une répartition, à but uniquement fiscal, du bénéfice global de la multinationale entre les différents pays où elle exerce, au prorata du volume d’activité dans chaque pays. Ensuite chaque pays fait subir son imposition sur les sociétés à la part de ce bénéfice qui lui est attribuée.

    Comme pour la plupart de vos propositions, il est impensable que ça puisse se faire tant que l’économie états-unienne ne se sera pas effondrée, puisque ce pays a coutume de ne signer aucun accord international qui le soumette à des contraintes assorties de sanctions.

    1. Cassandre , un peu mon n’veu qu’ils en signent des accords contraignants les US. Et qu’ils se prennent des sanctions, sociétés comme gvt. Faut s’renseigner un peu. Gogol is your friend.
      Pis demandez donc aux banquiers suisses par exemple, ou aux optimisateurs de chez Deloitte ce qu’ils pensent du Foreign Account Tax Compliance Act qui sera appliqué dans moins de deux mois…

      1. Quand ça les arrange… Mais pour Kyoto, l’interdiction des mines antipersonnel et d’autres broutilles qui touchent les « intérêts américains » le stylo reste dans la poche.

      2. Cassandre, faudra penser à me faire une liste détaillée des pays qui signent des accords, pactes ou traites quand ça les arrange pas. Merci de faire diligence, le Quai d’Orsay est impatient de connaître l’état de l’avancement de vos travaux.

      3. @vigneron: ah te voilà néolib maintenant? Tu sais, ça arrive souvent qu’un pays ou une personne signe quelque chose contre son gré. Je doute par exemple que les Allemands aient été fort satisfaits du traité de Versailles.
        Un contrat, c’est un rapport de forces et on le fait pas toujours parce que ça arrange mais quand on est petit et faible c’est le plus souvent parce qu’on y est contraint et forcé. Les USA, c’est les plus gros et les plus forts, donc évidemment ce qu’ils signent ça les arrange plus souvent (sinon ils peuvent se permettre de pas signer).
        Allez, je vais pas t’apprendre la fabrique du consentement, lis la BD de Grégory…

      4. Un contrat, c’est un rapport de forces e

        , exactement mon chou, et à Versailles le rapport de force il avait mis quatre ans et quelques millions de morts pour y rendre son verdict. Signez en bas siouplait merci. Et j’ai pas besoin de te raconter la suite et la façon dont il a été appliqué…
        Bref, ça les arrangeait fort de finir cette guerre perdue, point.

      5. @vigneron: « Bref, ça les arrangeait fort de finir cette guerre perdue, point. »

        Oui, mais pas avec ces conditions. Point.

      6. Ça t’amuse encore ce petit jeu ? T’as vraiment vraiment besoin que j’te rappelle les conditions qui ont déterminé le diktat de Versailles que tu persistes à assimiler à un contrat ?
        Les points sur les i, tu les mets quand t’écris ?

      7. Que je persiste à assimiler à un contrat? Mais un traité est un contrat, vigneron. Tout le monde (ou presque) sait cela. Un traité est un contrat (convention, accord, pacte, etc) entre des sujets de droit international. La seule différence, c’est qu’entre Etats il n’y a pas d’instance supérieure pour faire respecter cette règle basique: un contrat est invalide lorsqu’il est fait sous la contrainte, il faut « deux volontés libres et éclairées » sauf à y avoir un vice de consentement.
        Remarque que le droit civil accepte certaines contraintes (comme le besoin de se loger ou de se nourrir contraignant à signer un contrat de travail), ce qui est déjà injuste.

        Enfin, bon, toujours est-il que c’est bien parce qu’un traité entre Etats n’est le plus souvent pas libre mais contraint (pas arrangeant quoi) que les Etats s’empressent de les foutre à la poubelle dès qu’ils le peuvent et en ont la force. Je te signale aussi que tu persistes dans une position néolib qui consiste à nier qu’il existe des contrats (y compris les traités) faits sous la contrainte, qui sont par conséquent injustes et théoriquement invalides. Les USA ne jouent pas un autre rôle vis-à-vis des petits Etats que le patron au gros cigare qui peut se permettre de rabotter « contractuellement » les salaires de ses ouvriers sous la menace de les virer et des les affamer.

      8. Arrête ce cinéma avec Versailles. L’Allemagne a capitulé sans conditions et sans voix au chapitre, point. Vae victis sinon c’était pire encore. Et c’est les alliés qui se chargeaient de mater les spartakistes, grèvistes, mutins & co, de virer le Kaiser, juger les responsables, démilitariser totalement et d’occuper tout ce pays en loques. Ils préféraient pas les gus, i.e ça les arrangeait pas. Ça tombait bien, nous non plus, ni les britishs et encore moins les ricains… Capisce ?

  23. Ce qu’il y a de bien avec ces propositions, c’est qu’elles vous conduisent tout droit à la rédaction des livres suivants, où vous pourrez en développer les modalités et le calendrier de mise en place, en distinguant bien ce que chaque pays peut ou ne peut pas faire seul dans son coin, ce qui doit être fait au niveau de l’eurozone, au niveau européen, au niveau des pays développés et au niveau mondial.

    Il faut aussi organiser les transitions, les mises en place progressives quand c’est nécessaire, examiner les effets pervers possibles, les compensations à apporter aux victimes de ces changements (à l’exception de ceux qui se sont goinfrés avec le système actuel, bien entendu), choisir la moins mauvaise séquence de mise en application parmi les centaines possibles, et j’en oublie sûrement.

    En somme, de quoi remplir une bibliothèque.

    Tant que ce travail ne sera pas fait, je trouverai tout ça très intéressant mais irréaliste. Et je doute que ça ait le temps de se faire avant l’effondrement du système économique, auquel les pénuries d’énergie et le changement climatique devraient donner le coup de grâce d’ici 2030, si la finance tardait à imploser.

    Disons qu’ici nous – et surtout vous – travaillons pour après les invasions barbares.

    1. Oui, les effets pervers doivent être développées objectivement pour pouvoir répondre aux détracteurs de ces mesures. Impossible de convaincre sans cela. En tout cas, moi je ne pourrais parvenir à me convaincre moi-même quand je joue l’avocat du diable.

    2. Ne serait-il pas temps, une bonne fois pour toutes, de remplacer les armes de la critique par la critique des armes ?

  24. Je vous le souhaite, Paul, espérons qu’ils vous écouteront – vous et tant d’autres voués à préserver ce qui reste de humanité – d’une fois, mais… je n’ai pas beaucoup d’espoir. Tout cela, ce monde dans lequel nous vivons, est une immense mascarade. Apparemment, l’être humain ne réagit que face aux impasses. Et il va bien falloir qu’il y ait une, autrement je ne vois pas comment les gens se mettraient à travailler pour un futur plus digne. Les radeaux s’accumulent, le cynisme, le manque d’amour pour les gens, tout cela est d’une telle constance…. On est tous coincés par nos logiciels, chacun dans son truc, à défendre son frigidaire, son micro-onde, son téléviseur, son point de vue. Donc, il vaut mieux (c’est d’ailleurs la seule issue envisageable) que tout cela se casse bien la gueule, et voir – si l’on survit à l’effondrement – comment on s’y met pour en sortir. Heureusement des écrits comme le vôtre seront là pour aider à voir plus clair, mais… le monde après sa dégringolade, aura-t-il possibilité de faire quoi que ce soit, ou il s’agira tout simplement d’un sauve qui peut. S’il y a recommencement, ce sera sur de toutes autres bases. C’est cela finalement qu’un éveil : on frôle la mort, pour de vrai, et on recommence. Mais l’oubli…

  25. Bonjour,
    j’ai enfin réussi à formuler une idée qui me trotte dans la tête depuis longtemps :
    Interdire aux états endettés au-delà de 30% de leur revenu annuel l’accès aux marchés financiers
    Un peu comme pour les ménages, en sorte.
    Ca aurait, en théorie bien sûr, pour effet d’obliger les états à toujours chercher à se désendetter – ou à ne pas s’endetter – pour être en mesure de le faire quand c’est nécessaire.

    1. Je ne comprend pas bien. On laisse 30% d’endettement prvié maxi, poru passer ensuite à de la création monétaire? Ou bine c’est uen réègle d’or qui est proposée? C’est quoi le revenu annuel? Les recettes de l’année précédente, les prévisions, la richesse créée?

      1. Bonsoir, j’avais quitté le « live » quelque temps
        Ce que j’appelle le revenu annuel d’un état, ce sont ses recettes. je ne veux délibérément pas parler de PIB qui ne représente pas ce dont l’Etat peut disposer pour se financer.
        J’évoque le taux d’endettement de 30% pour qu’il soit parlant par rapport à celui qui est imposé aux ménages pour emprunter. C’est bien sûr un ordre d’idées..
        Au-delà de ce plafond, eh bien…l’Etat peut soit augmenter ses recettes (par l’impôt), soit lever un emprunt public (au taux qu’il fixe lui-même), la seconde solution ayant bien sûr l’inconvénient d’augmenter encore le taux d’endettement.
        Je complète mon propos en ajoutant que cette idée se place dans l’optique d’un maintien de l’union monétaire et de son renforcement, par une plus grande solidarité entre les états mais aussi des règles plus strictement appliquées.
        Hors de l’union monétaire il y a bien sûr l’outil de la création monétaire et de la dévaluation…
        Bien à vous

      2. @ vigneron
        Et pourquoi un état ne pourrait pas ressembler à une « grande » famille, avec les mêmes contraintes ?
        30% c’est une idée, Si ça faisait 300 Mds pour la France, eh ben ce serait toujours mieux que 2000 Mds comme aujourd’hui (ou presque).
        Et je précise que je situe cette idée dans un « autre monde », après l’effondrement de celui-ci et la reconstruction qui s’en suivra. Car la dette actuelle (ou le système de dettes) devra bien être effacée, d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui on a allègrement dépassé le siècle pour la rembourser selon les normes actuelles….
        Merci pour les critiques, ça me force à détailler et à étayer !

  26. Ne faut-il pas tout simplement envisager un revenu de base comme le prônaient des auteurs comme Galbraith et Allais? Ne faut-il pas aussi interdire cette catastrophe qu’est l’obsolescence programmée critiquée récemment par Serge latouche? Ne faut-il pas non plus revenir a une création monétaire publique? J’aimerais beaucoup que des internautes me donnent des arguments contre ces mesures parce que je ne parviens pas a choir pour l’instant leurs inconvénients.

    1. J’aimerais beaucoup que des internautes me donnent des arguments contre ces mesures

      Il s’en trouvera très peu sur ce blog, mais soyez certain qu’il y en aura au moins un…jducac pour ne pas le nommer qui va vous sortir des arguments fallacieux pour vous démontrer que cette idée mettra en péril l’humanité toute entière…et la planète.

      Plus sérieusement, j’ajouterais que à cette mesure du revenu universel, il serait nécessaire de plafonner le patrimoine ( chiffre à définir) pour permettre une meilleure répartition de la richesse et ainsi permettre au plus grand nombre « d’entrepreneurs » ( pour reprendre le vocabulaire de jducac ) de pouvoir exprimer leurs talents en considérant ce faisant de toujours garder à l’esprit le bien être général.

      1. Je ne connais pas bien Maurice Allais. J’ai une sympathie pour lui parce qu’il etait rarement invite dans les médias et qu’il fait partie des rares économistes a avoir vu la crise arriver. de lui, je n’ai lu que son livre contre la mondialisation ainsi qu’une partie de son traite d’economie pure. Ce traite etait trop technique et matheu pour moi, d’autant plus que je ne pouvais pas l’emprunter dans la bibliothèque et que son prix, comme le prix de quasiment tous ces ouvrages est prohibitif. Étant donne la difficulté a ses procurer les ouvrages de Allais et le niveau technique de certains de ces ouvrages, il m’est impossible de donner une opinion. J’ai pense a lui parce qu’il reste une reference en France, qu’il défendait comme de très nombreux économistes de toutes sensibilités politiques le revenu de base et que je me suis reconnu lorsqu’il se déclarait libéral pour la création de richesse et socialiste pour sa distribution. Je pense que le revenu de base permet de dépasser ces oppositions de type libéralisme/socialisme qui souvent paralysent les débats a mon gout . Mais
        j’aimerais beaucoup connaitre les critiques lancées contre Maurice Allais. Est-ce du a cette mathématisation excessive qui essaie de faire passer l’économie pour une science dure? Si quelqu’un pouvait lister les critiques contre les idées de Allais, cela m’intéresserait.

      2. @ Oscar

        On pourrait facilement en faire des tartines sur les critiques à Allais, mais ça n’est pas intéressant, Google fait ça très bien, essayez donc. Cela évitera de gâcher ici de l’espace pour parler d’un facho de prix nobel d’économie de plus. On a déjà assez à faire avec Friedman et Hayek qui ont eu eux la mauvaise idée d’avoir de l’influence.

      3. Pour le revenu, il convient de lire Bernard Friot ou Baptiste Mylondo, Ne pas perdre sa vie à la gagner. Pour un revenu de citoyenneté, paru en novembre 2010 aux éditions du Croquant.

        Extrait de la quatrième de couverture :
        « Le culte imbécile du turbin n’a que trop duré, il faut l’abolir ! La tâche est rude alors que la réhabilitation de la « valeur travail » est au coeur des projets politiques de tous bords… »

      4. @julien:
        Je me renseignerai mais bon, de mon point de vue, une idée est bonne ou mauvaise et peu importe son auteur. Si je n’ai aucune sympathie pour Friedman que je connais un peu mieux et qui d’après ce que je peux en juger est effectivement un facho, sa version du revenu de base n’est selon moi pas a rejeter pour la simple raison que le type est un facho. Je considère que même mes ennemis politiques peuvent avoir de bonnes idées. Mais bon, c’est un autre débat et en tout cas je vais me renseigner sur Maurice Allais.

    2. L’obsolescence programmée est le type même de choix qui sert (ou prétend servir) l’intérêt des actionnaires contre celui des clients. Je pense que le conseil d’administration des entreprises devraient réunir tous ceux dont les intérêts sont concernés par les décisions qui s’y prennent et en particulier les clients, avec un droit de veto quand les orientations sont manifestement contraires à l’intérêt général.

      L’élargissent de la composition du CA pourrait être une conséquence de la proposition de Paul lorsqu’il demande que les actionnaires ne soient que des créanciers de l’entreprise.

      1. L’obsolescence programmée est le type même de choix qui sert (ou prétend servir) l’intérêt des actionnaires contre celui des clients.

        C’est a mon sens bien plus pernicieux que cela. Rien n’oblige les consommateurs a se ruer tout les ans sur le nouvel Aphone. Il nous faut juste constater que c’est le cas. On rentre dans la veille et éternelle discussion: entre le demandeur de mer.. et le vendeur de mer.., de quel coté est la faute morale ? (pensez a TF1 par exemple)

        D’autre part il faut distinguer la bonne obsolescence de la mauvaise obsolescence; la bonne obsolescence vous pousse a acheter une nouvelle voiture au lieu de réparer l’ancienne car votre nouvelle voiture consommera 40% de moins de carburant. La mauvaise obsolescence vous poussera a acheter une nouvelle voiture car il y a des écrans LCD dans les appuie-têtes.

  27. une hausse des salaires de la grande masse des salariés doit s’accompagner d’une baisse équivalente des dividendes attribués aux actionnaires et des salaires extravagants accordés à certains dirigeants d’entreprises.

    D’accord. Mais quand est-il des salaires dans les petites entreprises non quotées?
    Cette éventualité de la baisse des dividendes dans certaines entreprises aurait -elle une influence par capillarité sur les autres acteurs économiques? Question un peu naïve et peut-être mal exprimée. J’espère que vous comprenez ma question!

    1. Cette éventualité de la baisse des dividendes dans certaines entreprises aurait -elle une influence par capillarité sur les autres acteurs économiques?

      Sans nul doute !
      Autrement nommé cela se dirait « répartition des richesses »
      Sachant que nul homme sur terre ne peut comme le prétends l’idéologie capitaliste créer seul de la richesse sans l’aide des travailleurs.

    2. à Ko 8 novembre 2012 à 15:59
      La question est récurrente, comment envisager une augmentation des salaires dans les petites et moyennes entreprises qui ne sont pas adossées à un actionnariat depuis lequel on pourrait envisager un transfert de revenu, revenu du capital vers revenu du travail.
      D’après JLM en 5 ans, de 2007 à 2012, les revenus du capital ont augmenté de 27% et ceux du travail de 12% et en 2010, les entreprises ont distribué 210 milliards de dividendes et investi 182 milliards. Donc, oui, pour les entreprises adossées à un actionnariat, il y a de la marge, plus du double de leur investissement . . .
      Une des réponse entendue, pas forcément sur ce blog, est que cette augmentation des salaires engendrerait une plus forte demande, une reprise de l’activité, une plus grande circulation de la monnaie, qui profiterait aux dites petites et moyennes entreprises qui verraient leur carnet de commande se remplir.
      Mais cette réponse ne dit rien du délai entre la réforme et ses effets réels sur l’économie. Je serais preneur, comme vous, d’un développement sur ce thème . . .

      1. Faudra que le PC nous explique où il a péché ses 210 Mds de dividendes versés en 2010 par l’ensemble des sociétés non fi.
        Le Cac 40 c’est officiel le total était de 40 Mds (y compris banques et assurances). Ok le Cac c’est pas tous les dividendes maisxqu’il ne représente que moins de 20% du total, j’ai un doute…
        Mais surtout, si on en croit l’Insee, l’EBE total des sociétés non fi en 2010 était de 297 Mds. Alors je sais bien qu’on peut distribuer plus de dividendes que le montant du résultat net (y compris avec un déficit comme France Telecom…), mais entre 297 Mds d’EBE et 210 milliards de dividendes… y’a comme un lézard… Entre l’EBE et le résultat net faut kamême sortir les amortissements et provisions, les pertes financières et exceptionnelles et l’impôt sur les sociétés…

      2. RV, Piketty, Révolution fiscale, année 2010 :
        Profits des sociétés (non-f.+ fin.) (résultat exploitation) : 158 Mds
        Profits distribués (intérêts et dividendes nets versés) : 99,2 Mds.
        Là c’est cohérent avec l’EBE, sauf que même 100 Mds de profits distribués pour 158 de profits c’est encore énormément trop…
        Et voilà comment les ménages accumulent 80% de l’épargne contre 20% pour les entreprises (profits non distribués).

  28. Un spectre hante toutes les négociations internationales, celui de l’accès aux matières premières, en tension de plus en plus forte. Les terres cultivables sont à mettre sur le même plan. En ce domaine, les positions ne sont pas dites, mais elles sont toujours présentes. Existe t il une autre solution de détente qu’un organisme international pour réguler cet accès? On en est loin et le spectre va pouvoir continuer son travail de l’ombre et contribuer faire le lit des conflits passés, présents et futurs.

  29. Ce programme économique fait l’impasse sur les dogmes de l’UE de libre échange intégral (concurrence libre et non faussée) et d’une monnaie forte à tout prix à tous les pays quels qu’en soit le prix à payer aux pays qui ne fonctionnent pas comme l’Allemagne.
    Comme l’a déclaré Emmanuel Todd les classes dirigeantes françaises font une névrose sur l’Allemagne et j’ajoute qu’elles sont obsédés de faire l’Europe à tout prix.

    1. J’voudrais pas trop m’avancer mais, sans dogme aucun, il me semble que l’aubergiste est plutôt favorable au libre-échange. Quant à la « politique monétaire », elle est loin très loin d’être première. Elle suivrait le mouvement, comme l’intendance suivait l’armée.

    2. Sauf que si on appliquait VRAIMENT ce dogme de l’UE sur la concurrence libre et non faussée la crise ne serait peut-être pas aussi grave. Un des problèmes (et je dis bien « un des.. ») est que justement la concurrence n’est ni libre ni juste dans la plupart des pays de l’UE. Les dirigeants sont trop interconnectés avec les ténors de l’industrie, de la finance et de la distribution pour espérer avoir une concurrence « libre » et « non faussée »…

      1. Prière de m’informer quand vous lirez un panneau « Ici, concurrence libre et juste », ailleurs qu’en Oxymorunis.

    3. « et j’ajoute qu’elles sont obsédés de faire l’Europe à tout prix. »

      A mettre en parallèle avec le destin des colonies. Déjà, vouloir conserver intégralement l’empire colonial a largement contribué à la collaboration signée en 1940. Il s’agit tout simplement d’un complexe faisant suite à une « grandeur » perdue, la France souhaiterait voir l’Europe comme l’extension d’elle-même et de ses idées. Voué à l’échec à 100%.

      1. Comparaison n’est pas raison!
        Demandez donc aux Grecs les avantages de l’Europe!
        Lisez donc le blog « greek crisis » de Grigoriou Panyagiotis!

  30. Vu et approuvé .

    A traduire en anglo-américain , en chinois , en japonais , en allemand ( en russe ? mais ce sont de remarquables polyglottes )

    Pour amorcer la pompe un peu partout et avant les décisions « qui font mal » ( à certains ) ,sans les retarder , je serais tenté de donner l’urgence immédiate au débat sur le travail , qui vient en-fin de votre billet .

    Cela serait d’ailleurs l’occasion de rénover le dialogue et la prise de décision démocratique sur un sujet qui concerne tout le monde , qui est plus ou moins compris de tout le monde , où tout le monde à un « nettoyage des méninges » à faire , pour s’ouvrir l’esprit sur d’autres évidences qui n’en sont pas .

    Que devient l’homme du bancor européen ( PSDJ) ?

  31. Pourtant, ce sont les mesures libérales, extrémistes et foireuses qui seront appliquées :
    – Allègement fiscale pour les Sociétés dites anonymes, qui referont leur trésorerie plutôt que de créer des emplois (merci la gauche).
    – Suppression de nos « droit à », derniers rempart entre la notion de salarié et d’esclave de la dette.

    – Alors comme on a jamais vu une révolution entre exploiteurs et exploités s’achever dans la joie et l’allégresse, le point d’orgue de la grande crise sera la violence. Donc si dans le tas de décombres des révolutionnaires intelligents pouvaient s’inspirer des parchemins de Paul Jorion, ce serait sympa pour les survivants.

    1. « ce serait sympa pour les survivants »
      Oui,vous avez raison.
      Souhaitons bonne chance à nos amies, les blattes.

  32. Très très très très très très bien ! Et plus fondamental que Lordon, parce que là, on touche le fond, enfin, j’veux dire : le droit, qui n’est qu’une traduction formelle de préjugés qui pourraient être autrement. (@vigneron : ça va là, mon « plus fondamental que Lordon« , ou faut-il que je l’écrive en police 28 ?)

  33. LE REVENU DE BASE

    Je ne sais pas si ma thèse est juste mais j’invite les gens, dans une démarche constructive à ajouter des points et à critiquer les points ci-dessous afin de tenter d’avancer ensemble.

    1. Le revenu de base n’est attaché à aucun parti, est de droite comme de gauche. Le revenu de base est libéral pour la création de richesses et socialiste pour la répartition de richesses.
    2. Le revenu de base, s’il n’est lié à aucune idéologie, est lié à la décence commune orwélienne dans laquelle il trouve sa source. Il s’agit pour reprendre la formule d’un précurseur français, Jacques Duboin, de répondre à l’injustice criante de la misère dans l’abondance.
    3. Le revenu de base est étroitement lié au problème de l’obsolescence programmée puisque il nécessite de comprendre comment optimiser le niveau de vie d’une population grâce au revenu de base. Il faudrait d’ailleurs étudier quel serait le taux de chômage sans une obsolescence programmée qui n’a pour but que d’augmenter les dividendes des actionnaires et dont la pollution détruit la planète. Il faudrait interdir cette absurdité qui consiste à programmer l’autodestruction des biens produits puisque ce processus engendre un travail et une pollution inutiles n’a d’autre finalité que de maintenir l’esclavage salarial. On peut rejeter le revenu de base mais pour le comprendre, il faut comprendre qu’il est étroitement lié à l’obsolescence programmée, le système actuel étant obligé de créer de l’obsolescence programmé pour maintenir le taux de chômage suffisamment afin d’éviter des émeutes.
    4. Le revenu de base n’est pas une utopie économique et a été défendu par de nombreux économistes, sous des modalités variées, de quelques sensibilités politiques qu’ils soient.
    5. Le revenu de base permettrait de sortir de l’esclavage salarié et de revaloriser les travaux les plus pénibles qui, lorsque les individus ne seraient plus forcés de travailler dans n’importe quelles conditions pour survivre, seraient automatisés et/ou mieux rémunérés.
    6. Le revenu de base permettrait de sortir de la société du court terme. Les gens pourraient suivre leurs passions à long terme.
    7. Le revenu de base permettrait un réel socialisme en donnant à chacun un revenu pour vivre.
    8. Le revenu de base permettrait un réel libéralisme en laissant à chacun la possibilité de suivre ses passions et de créer des entreprises sans être paralysé par la peur du déclassement et de la mendicité en cas d’échec.
    9. Le revenu de base permettrait de redonner de la dignité aux métiers méprisés aujourd’hui. Ainsi, si l’on prend l’exemple d’un ramasseur d’ordure, le ramasseur d’ordures pourra reprendre des études grâce au revenu de base. Il pourra aussi s’il a besoin de plus d’argent, ramasser des ordures par intermittence. Ce travail sera alors mieux payé puisque les gens démunis auront la possibilité de survivre sans pratiquer ce travail. Ce travail sera aussi mieux considéré puisque il s’agira d’une aide à la société que le travailleur n’est pas dans l’obligation de faire.
    10. Le revenu de base augmenterait la conscience citoyenne, l’esprit critique et la démocratie. Grâce au revenu de base, les individus pourraient reprendre des études et sortir d’un travail aliénant dans le sens où il n’a pas de sens pour eux et où sont unique finalité est le salaire.
    11. De la même manière que l’esclavage durant l’Antiquité a freiné le progrès en dépit du niveau scientifique théorique, l’esclavage salarié incite les sociétés à ne pas automatiser, y compris les activités les plus pénibles, parce qu’elles ont des esclaves salariés à leur disposition.
    12. Le revenu de base permettrait d’augmenter le niveau artistique et scientifique d’une population en laissant la possibilité aux individus de poursuivre leurs passions.
    13. Le revenu de base réduirait la criminalité lorsque les gens dans la détresse matérielle ne seraient plus incités au vol et au crime.
    14. Le revenu de base mettrait en valeur et récompenserait le citoyen qui participe à l’augmentation du revenu de base par l’innovation au détriment de l’individu mis en valeur dans notre société et travaillant dans un métier à valeur ajoutée faible ou même négative pour la société (publicité, finance, avocat d’affaire, marketing,…).
    15. Le revenu de base permettrait de sortir de l’idéologie du travail qui sacralise le travail pour le travail. Cette idéologie, répandue par une élite elle rentière, décrète que le sens de la vie réside dans le travail. Le revenu de base permettrait de travailler pour vivre et non de vivre pour travailler.
    16. Le revenu de base permettrait une flexibilité du travail nécessaire dans un monde où les données techniques, sociologiques et économiques s’accélèrent et nécessitent de longues formations entre deux activités professionnelles.
    17. Les modalités de fonds nécessaires au revenu de base sont des discussions qui devraient venir dans un second temps. Il faut cependant noter que ce système s’applique déjà dans plusieurs pays et que de nombreux prix nobels en assurent la possibilité.
    18. Le revenu de base redonnerait une dignité aux chômeurs qui ne seraient plus des parasites mais des individus bénéficiant comme tous les citoyens d’un revenu de base. La technique politique de division du peuple ne sera alors plus possible. De plus, certains chômeurs ne pourront plus toucher 5000 euros à 6000 euros parfaitement injustifiés en périodes d’inactivité. Les aides telles que le RSA et les allocations familiales seront remplacées par un revenu de base qui simplifiera le système d’aides sociales.
    19. Le revenu de base permettrait de diminuer les coûts médicaux des angoisses liées au chômage et au harcèlement au travail.
    20. Le revenu de base permettrait de recentrer la société vers les valeurs humaines et non vers les valeurs financières. Ainsi, les incitations qui amènent des femmes à se marier avec un homme pour son statut social seraient par exemple moins fortes. De la même manière, les incitations amenant aux amitiés intéressées seront-elles-aussi largement diminuées.
    21. Avec le progrès technique, de plus en de richesses sont créées avec de moins en moins d’hommes. Ainsi, les détenteurs de capitaux s’enrichissent de plus en plus, le chômage augmente et les esclaves salariés, souls la pression de la peur de se retrouver sans ressources, sont prêts à travailler avec des salaires de plus en plus faibles. Une telle situation risque de s’aggraver avec le progrès technique jusqu’à produire des guerres civiles partout dans le monde. Les adversaires de la thèse de la montée du chômage avec le progrès technologique prétendent que cette situation a été démentie par l’histoire, notamment par la révolte des luddites et des canuts. A cet argument, nous répondons qu’un exemple historique n’a pas valeur d’axiome mathématique. Mais surtout, nous ajoutons que la situation est très différente. A l’époque, un agriculteur perdant son travail par l’automatisation pouvait rapidement occuper un poste d’ouvrier dans une usine. Aujourd’hui, la technique (robotique et intelligence artificielle) automatise des tâches de plus en plus complexes. Un avocat remplacé par un logiciel (des cas très récents existent), ne pourra pas devenir docteur en deux semaines. Un chauffeur routier remplacé par des camions sans conducteurs (la technique existe et les le processus législatif est enclenché aux USA ne pourra pas se réorienter en quelques semaines).
    22. Le revenu de base nécessite un certain protectionnisme qui ne fonctionnerait pas comme une mise en autarcie d’un pays mais comme un système d’écluses filtrant les biens et les services.
    23. Les politiques pourraient être enfin jugés sur leurs capacités à œuvrer pour le bien commun, c’est-à-dire sur leurs capacités à augmenter le niveau du revenu de base.
    24. Sans revenu de base, les individus soumis au chômage et à l’esclavage salarial sont soumis à la dette. Le revenu de base permettrait de diminuer le pouvoir des banques et de renforcer celui des individus.
    25. Comme l’a déclaré Serge Latouche, il faut décoloniser l’imaginaire. Il s’agit donc de sortir de l’idéologie du travail pour retrouver un travail créatif qui apporte une valeur à la société et il faut sortir de la réduction des problèmes à la politique et à l’économie. Ainsi, la crise de la dette est aussi liée aux développements techniques tels que l’informatique et internet. Aussi, les innovations techniques (moteur à explosion, ordinateur, feu, électricité) ont souvent une importance au moins aussi importante dans le développement de nos sociétés que la politique et l’économie même si science, politique, art et économie sont souvent enchâssés de manière complexe.
    26. L’argument selon lequel les gens ne feraient plus rien avec un revenu de base est réfuté par les études de psychologie économiques (entre autres Samuel Bendahan) selon lesquels le regard des autres et le besoin de valorisation priment sur l’argent. Les mouvement open source, le volontariat (pompiers, ONG,…) et les systèmes de prix et de médailles démontrent que le besoin de reconnaissance sociale est ce qui prime et que ce besoin ne disparaîtra pas en cas d’instauration d’un revenu de base. De plus ce système aurait pour but d’encourager les gens à entreprendre (en abaissant la peur de l’exclusion qui amène la majorité des gens à ne pas créer d’entreprise et à occuper un poste de salarié par besoin de sécurité afin de nourrir leur familles et de payer un loyer ou des traites qu’ils ont du prendre pour payer un appartement)et à inciter les gens à innover et à créer des entreprises.
    27. Le revenu de base serait une incitation à l’entrepreneuriat (besoin humain de reconnaissance) alors que le système actuel est une incitation au fonctionnariat (peur de l’avenir, du chômage et de l’exclusion, besoin pargmatique d’un revenu régulier pour élever une famille,…).

    1. Un des derniers politiques a en avoir parlé de ce revenu de base (ou universel) c’était Villepin me semble t-il…
      Depuis, chez les socialos (rien d’étonnant!) comme au FdG (avec ses affiliés)y’a pas eu trop de remous sur la question…

      1. En effet, Christine Boutin et les verts aussi en ont parlé mais les partis de gauche semblent indécis à ce sujet. Les partis de droite aussi (mis à part Villepin et Boutin dans un esprit de catholicisme social il me semble mais je n’ai pas étudié la question) parce que encore une fois, comme je l’ai expliqué dans quelques uns de mes points, c’est mesure est de droite et de gauche et a été défendu aussi bien par des socialistes que par les libéraux les plus extrêmes comme Friedman. Je pense que cette idée a été défendu par tellement de penseurs et de politiques d’horizons et de pays tellement différents depuis si longtemps que l’on peut l’aborder avec un état d’esprit dégagé des luttes gauche/droite, socialisme/libéralisme. Pour info, je viens de créer un wiki à ce sujet (http://revenudebase.wikia.com/wiki/Revenudebase_Wiki) même si je ne sais pas encore comment cela fonctionne et je viens de m’inscrire sur le site français du revenu de base (http://revenudebase.info/?p=1844&preview=1) que je découvre à peine.

      2. Le concept de revenu universel suppose une critique radicale du travail véritable fétiche du capitalisme et de ses supposés adversaires.
        A défaut de cette critique ce n’est qu’une pantalonnade de plus.

        A ce sujet je conseille la lecture d’un texte récent d’Anselm Jappe, Changer de cheval, disponible avec d’autres textes sur : http://palim-psao.over-blog.fr

        Extrait :

        Pour le dire très brièvement, le problème principal aujourd’hui n’est plus seulement l’exploitation du travail (même si elle existe, et plus qu’avant), mais le fait que des couches de plus en plus larges de populations ont été rendues « superflues ».

      3. Dick James !

        Votre citation s’arrête juste au moment où l’inanité de dernier Jappe apparaît « (…) par une production qui se passe de la force de travail humaine. »

        Il découvre « le travail abstrait » et la sophistication de l’appareil de production, Jappe ? En fait il bute encore dessus* (vous avez la référence, Marlowe). Sans une unification abstraite sous le chapeau d’une unité de valeur, comme le cheval-vapeur ou le joule, qu’est-ce que c’est la force de travail non humaine ? Il travaille l’atome ? Il crée de la plus-value ?

        Si c’est quelque chose, cette force de travail non humaine, il faut le dire tout de suite et conséquemment jeter le Capital, et notamment son livre I, aux poubelles de l’histoire ou encore rejoindre les tenants de l’inessentialisation de la force de travail.

        Tous ces marxiens qui enlèvent le coeur de la théorie de Marx ! Et cette file de la théorie (au sens de la procession, du défilé, cette fois) s’allonge encore, derrière celle de tant de marxistes ! Tous ces gens qui n’en finissent pas d’en finir…

        *Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable (p. 117)

  34. Les USA ont montré que la puissance de Wall Street peut bloquer toute réforme d’envergure,
    telles que celles proposées par P.J.
    Elles ne passeront que lorsque la finance sera affaiblie; cela arrivera mais quand?
    Comme avec le CNR en 1945 en France après la catastrophe, un programme intédrera au niveau mondial les réformes P.J.
    On porra y ajouter le revenu de base et pour tout membre de l’entreprise le statut de collaborateur non salarié mais participant au partage de la valeur ajoutée.

  35. Toute la gauche devrait se retrouver sur ces points.

    Mais je ne vois pas comment on peut augmenter les salaires aux détriments des dividendes. Pour tous les autres points, il suffit d’une loi, dont la rédaction consiste quasiment à plagier ce billet. Mais pour ce premier point si on explicite pas comment s’y prendre, cela reste un vœux pieux. Y-arrive-t-on par le SLAM de Frédéric Lordon qui consiste à caper le taux de dividende ? Ou Paul Jorion a-t-il un autre moyen pour mettre en œuvre cette redistribution de la valeur ajoutée ?

    1. @Laurent S:
      Ce point-ci, c’est la vraie contradiction, la centrale, la cachée, l’évidente mais toujours niée, c’est la hache de guerre enterrée.
      C’est à ce point-ci que le PS français a touché sans vraiment le mesurer en prônant la réduction du temps de travail, à partir du moment en tout cas, et dans cette seule mesure-là, où cette réduction se faisait sans réduire le salaire: c’était s’attaquer à la répartition salaire-dividende qui est exclusive, où réduire l’un c’est augmenter l’autre et inversement.

      Une autre façon de voir les choses serait de dire: il faut que votre projet fasse trembler la bourse, lui coupe les ailes ou l’abatte. Ceci en particulier à destination des écologistes: tant qu’un projet écologiste est finance-compatible, ou bourse-compatible, il est dans l’erreur.

      Il n’y a pas de projet émancipateur en-dehors de ce critère-là.

    2. Mais je ne vois pas comment on peut augmenter les salaires aux détriments des dividendes

      Par exemple en imposant drastiquement les dividendes s’ils ne sont pas réinvesti dans les salaires (pourcentage à déterminer) d’abord, l’outil de travail ensuite.

      Mais il y a d’autres possibilités, notamment dans la structure juridique même de l’entreprise, du rôle de l’actionnariat (cf. point sur personne physique/personne morale, tout ça…) halalalala tout ça se tient, y rien à faire 🙂

  36. Cher Paul,

    dans un monde où le travail disparaît, la question des revenus doit être mise à plat et faire l’objet d’un véritable débat.

    1. la deuxième partie de cette phrase, « mettre à plat », est plutôt floue

    2. mais surtout, je ne peux être d’accord avec sa première partie, qui est la thèse de Rifkin, dans son livre La Fin du travail, de 1995.
    Ma première raison est que Rifkin est conseiller du prince, des gouvernements du monde et des grandes compagnies US les plus prospères. Il a beau donner un vernis bouleversant à ses oeuvres, son pseudo décapage est un fond de commerce, il reste soigneusement inscrit et circonscrit dans le périmètre de l’orthodoxie. Si en particulier il pouvait envisager de faire du profit une variable d’ajustement, s’il pouvait envisager, sans parler de la trouver souhaitable, une restauration du pouvoir des salariés, il en irait tout autrement.
    Il y a dans cette thèse une absence très dérangeante de critique de la notion même de travail. Disparition du travail, mais lequel ? La durée hebdomadaire du travail s’est formidablement réduite entre 1870 et 1970 dans les pays riches, et la quantité annuelle totale d’heures de travail rémunéré s’est pareillement drastiquement rétrécie pour les pays tout entiers, malgré l’accroissement de population. Donc la fin du travail de Rifkin, elle n’a pas cessé d’avoir lieu dans cette période !
    Ce qu’il y a d’exact dans ladite thèse, c’est ceci: « nous assistons à la fin du travail salarié à quarante heures par semaine pour plus de neuf (huit?) dixièmes de la population active salariée. »
    C’est une disparition locale, contingente et idéologique, dont les apparences de crédibilité reposent sur le fait que les pouvoirs politiques et économiques imposent leur refus de la réduction du temps de travail, et imposent la captation par la propriété et le grand management de l’essentiel des hausses de productivité.
    Tout cela est provisoire, bien entendu. C’est un arrêt sur image, pas une loi de l’histoire.
    Vous ne pouvez pas à la fois annoncer l’agonie du capitalisme, et dire que lui survivra une loi qui en est un artéfact.

    1. (D’autres réserves sur les thèses de Rifkin portent sur le fait qu’il y a aussi du travail en-dehors de celui que sa réflexion privilégie. En particulier, tous les emplois de service non délocalisables et peu sensibles au développement des technologies, essentiellement dans les services aux personnes. Ils ne ne sont pas vraiment voués à se développer dans le régime utilitariste actuel, mais justement pourraient l’être dans une hypothèse de changement de … cadre, paradigme, modèle social – sinon simplement dans l’hypothèse d’un capitalisme renouvelé. )

      1. @G. Leboutte .
        Les emplois de service ne peuvent que squatter le gain de productivité pris sur la production de biens essentiels ( nourriture , chauffage , toiture , vetements …) et cette corrélation n’est pas linéaire ….en court la baisse du gain de productivité de 10% sur ces biens essentiels peut impacter par ex 40% des possibilités de « services » ….

      2. @kercoz:
        Il y a souvent du flou sur le cadre dans lequel chacun pose ici ses considérations. Est-ce que c’est, 1), dans l’hypothèse d’un aménagement du système en place, d’une mesure que pourrait prendre un président normal par exemple, ou 2), dans la perspective d’une reconstruction plus ambitieuse?

        Il me semble que vous parlez en 1).
        Mais même dans ce cadre, il n’y a pas si longtemps qu’en Belgique (j’ignore où nous en sommes aujourd’hui) et dans d’autres pays, les conventions collectives signées par une partie des entreprises prenaient automatiquement force de loi pour TOUTES les entreprises relevant du secteur, et par ailleurs il y avait aussi des négociations collectives générales qui aboutissaient à des accords que le parlement entérinait pour l’ensemble de l’économie. Donc le résultat qu’entraînait le rapport de force dans la négociation se diffusait dans l’ensemble du corps économique, même auprès de ceux qui avaient boudé les négociations.

        Moi, mon idée ici est critiquer la thèse de fin du travail que je considère, excusez mon audace, comme une théorie entièrement circonscrite dans le cadre actuel, et à ce titre ni historique ou trans-historique, ni scientifique.
        Dans l’hypothèse où le rapport de force actuel entre capitalistes et grand management d’une part, travailleurs occupés ou au chômage d’autre part, n’est pas éternel, il est clair qu’il Y A du travail dans d’autres secteurs non délocalisables et pas vraiment mécanisables. Même dans le cadre actuel, la Belgique d’aujourd’hui, encore elle (c’est le pays où je vis), a bien rejeté un projet de remplacement du personnel de nuit par des caméras dans les maisons de repos. Donc ce travail existe et ne disparaît pas, mais bien sûr ne constitue pour le néo-libéralisme qu’une petite part de ce qu’il pourrait représenter dans le cadre renouvelé d’une société se définissant d’autres priorités que l’accumulation des richesses pour quelques-uns.

        Et même dans les secteurs où l’informatisation et la hausse de productivité sont explosives, la dévolution de la quasi-totalité de ce gain au capital et au management n’a rien d’une loi trans-historique, mais résulte simplement du rapport de force actuel. Si une espèce de révolution survenait, il n’y a aucun impasse logique à traiter le profit comme une variable d’ajustement, et à faire bénéficier de cette hausse de productivité, en totalité même, le camp du travail. On aurait alors de quoi réduire la semaine de travail du salarié à 30 heures par exemple, en lui conservant son salaire bien entendu. C’est largement moins utopique, ou plus réalisable, que l’idée de Sismondi – qui a une grande valeur pédagogique, de donner une rente à vie au travailleur remplacé par une machine !

        La réduction du temps de travail avec le maintien ou plutôt avec une hausse du salaire a été une loi pour le capitalisme pendant un siècle au moins. Il n’y a pas de raison que, même dans le capitalisme, elle ne se réactive plus jamais. Et a fortiori en cas de sortie du capitalisme.

      3. @Guy Leboutte.
        Ben non , C’est plutot le « 2 » que viserait mon analyse …mais je n’ y crois pas un instant , le Blaireau aime trop le servage , plus on le bat , plus il est couard …..vous verrez les 3 pelés ds les rues ce 14 …….
        Ds la pluspart des analyses , il manque la composante énergétique et ressources …..Sur ce Blog ça ne fait pas consensus , mais Paul Jorion a la noblesse d’acueillir la contradiction et les variantes …..
        Pour ma part, le gain de productivité gagné sur la production de biens essentiels provient en tres grande partie de l’ énergie ……….( 2 personnes en nourissent 100 !) … sur ce gain vient se greffer des « boucles  » de production de bien « utiles » , et peu utiles ,ainsi qu’un tas d’inutiles ….
        Faire des gains supplémentraires de productivité sur ces boucles secondaires ou tertiaires , ne sert strictement a rien si le premier gain chute de 30% ! et c’est ce qui se passe ….la baisse de production de mat.prem. comme le petrole , chute de 3 à 5% ( le petrole bon marché encore plus ) …
        Lors de la croissance du premier gain de productivité , nous avons délocalisé , sous traité , des tas d’activités qu’il faudrait rapatrier au plus vite pour limiter notre dépendance au système , autoproduction …tricot et jardin pour caricaturer , circuits courts , … c’est là un choix qui serait ambitieux ….mais collectivement il est impossible , le troupeau a des bouses multiples , mais un seul regard ! …….par contre , le choix solitaire , s’il est suivi d’autres peut etre un choix collectif ……Il me semble que le seul avenir est a la poly-activité dont qqs unes peuvent etre suffisamment rétribuées pour couvrir ce qu’on ne peut auto-produire …

      4. Aie aie aie … Leboutte, ne risquez-vous pas de faire régresser le débat ? Ceci demanderait une discussion de fond !

        La « professionnalisation » contre salaire des services aux personnes me semble être la pire voie. Vous-même, n’êtes-vous pas sans être écœuré, je pense, par le développement actuel des sociétés de service à la personne en Belgique?

        Qu’avons-nous besoin de cette myriade de sprl borgnes et bricolées, auxquelles sont venues s’ajouter les quelques-unes « bon chic bon genre » (d’Aoust-Interim) pour y valoriser ce « plus » que constitue la dimension de formation qualification dans la façon de cirer les pompes, laver les carreaux, faire briller les lustres en cristal sans s’y accrocher, etc. tout en sachant , de plus , faire attention « à temps » que la mémé solitaire n’ait pas trop maigri ces dernières semaines. À temps pour organiser le recours aux pompes funèbres, lesquelles videront les derniers sous sur le compte, pour faire vivre l’économie locale par la prohibition corporatiste du cercueil en carton.

        Pour lutter contre ces dérives, voudriez- vous conserver de l’emploi pour les « managers sociaux » ?

        N’avez-vous pas constaté, comme le précisait Bernard Ginisty (cité dans le texte référencé), comment les organisations d’économie sociale et d’action sociale

        « nées d’un authentique militantisme sont devenues des hochets pour fin de carrière pour hauts fonctionnaires, des rentes de situation de « loups » jeunes et moins jeunes pour qui le référent premier est la carrière » ; et d’insister : «beaucoup de structures militantes génèrent apparatchiks et rentes de situation »

        .

        Quand Bernard Friot, pour les idées duquel je n’ai pas manqué de faire de la publicité positive sur ce blog, nous parle de revenu de qualification « à vie » , sur une échelle de un à cinq, Il ne s’interroge ,en rien,( je n’ai pas tout lu de Friot) sur ce que serait une compétence en dehors d’une étiquette acquise « à vie », on ne sait trop comment, c’est quoi « une compétence » sinon « une place » dans un rapport social à un moment donné ; « ingénieur nucléaire » chez les Arapesh , ne vaut rien!

        En résumé, si vous voulez un changement de paradigme qui promeuve des « emplois de gauche » pour des organisateurs et des exécutants de service à la personne ,non, je ne suis pas d’accord ! Nous pouvons très bien nous passer de « marchandiser » les services à la personne, et nous n’avons pas besoin d’organisateurs, ni de proxénètes du « care ».

        Le temps libre suffit à ce que chacun assume les plaisirs et déplaisirs de la vie quotidienne, sans en spécialiser quelques-uns dans le « traitement du brun » et le repassage du linge des autres.

        Pourquoi n’avons-nous pas lutté – en Belgique- pour que les sociétés de service d’aide à la personne ( essentiellement pour repassage et nettoyage des sols) soient, de par la loi, uniquement organisées sous forme de coopératives autogérées ; une chômeuse une voix ! Afin de réaliser ce programme de transition pourquoi les travailleurs sociaux ne manifestent-ils pas en masse devant les cpas et les Maisons Communales en attendant que mûrisse l’une ou l’autre forme de revenu de citoyenneté laissant chacun la possibilité de s’occuper de sa famille et de ses voisins ! Mais enfin, pourquoi donc Leboutte, voudriez-vous aider à instrumentaliser, une fois de plus, la philia 😉 ?

      1. Comme vous avez travaille dans le domaine de l’intelligence artificielle, j’aimerais savoir si un de vos livres aborde le lien entre l’intelligence artificielle et l’economie. Sinon, pensez-vous aborder ce thème dans un livre futur? Pour ce qui est de l’obsolescence programmée qui est un signe évident du capitalisme a l’agonie et du revenu de base en tant que possible solution a cette agonie, quelles sont vos positions concernant vos questions? Si Paul Jorion n’a pas le temps de répondre, j’invite les internautes qui ont une idée de ses positions a me répondre. En particulier, quel est le meilleur livre de Paul Jorion au sujet de ces thématiques? Est-ce le capital a l’agonie?

  37. Les mesures proposées pour solutionner nos problèmes économiques ont trop souvent le défaut d’être GLOBALES.
    Est ce par besoin de simplicité , par dogme égalitariste?

    Peut on raisonnablement proposer une augmentation des salaires à des entreprises en difficultés ?
    Peut on raisonnablement proposer des baisses de charges pour toutes les entreprises , celles qui vont hyper bien comme celles qui vont mal ?

    Le mr , là , y dit que c’est pas possible le smic à 1700
    http://www.captaineconomics.fr/analyse-economique/item/133-le-smic-a-1700-euros-ce-nest-pas-possible

    Il a tort , tout est possible , mais les effets escomptés ne sont pas toujours au rendez vous..

    Pour ma part , j’estime que ce ne sont pas les montants qui sont préoccupants mais les rapports .
    Quand un quidam doit mettre dans un loyer une part toujours plus grande de son salaire , il reste forcément de moins en moins d’argent pour faire fonctionner autre chose que la rente immobilière.
    Soit une activité faiblement pourvoyeuse de travail, puisqu’une fois que le logement est construit , les maçons sont au chômage.

    Le secret d’une économie qui fonctionne réside dans les équilibres .
    Notre vrai souci est que le travail des hommes n’est pas au centre des préoccupations d’un système capitaliste en phase d’auto -destruction.

  38. « Vive la vie » n’a décidément pas compris qu’il y a des réformes encore plus urgentes à mettre en oeuvre:

    Sur son blog, le banquier Ugeux titre « le chaudron post électoral de Washington » et nous donne en quatre points, sans le vouloir, ce que devrait être le programme de Hollande… au vocabulaire près:
    – finaliser la réforme de l’ « adversaire finance »
    – finaliser la sauvegarde de la Sécurité sociale
    – réduire l’endettement par une combinaison coûts et fiscalité: remise à plat de l’Europe / mondialisation
    – résoudre le problème de l’immigration / intégration

    Mais le programme de Hollande est beaucoup plus astucieux:
    – finalisons la réforme de l’ « adversaire travail »
    – finalisons la sauvegarde des intérêts du Medef
    – réduisons l’endettement par une combinaison coûts et fiscalité: TVA pour pauvres / IRPP pour classes moyennes
    – donnons le droit de vote aux immigrés non intégrés

    Sans oublier les grandes affaires, les plus urgentes du quinquennat:
    – le droit de mariage entre homos et lesbiennes
    – la sauvegarde des eunuques dans les harems
    – la réduction du prix des places à Bercy pour le prochain spectacle de Bigard: Tout à Zayrault !
    – le droit pour tous d’adopter une thaïlandaise de dix-huit ans

    1. l’augmentation des salaires est une priorité , d’un point de vue global .
      Maintenant , si Jorion doit défendre cette thèse , que répondra t’il si on lui parle du cas des entreprises en difficultés ?

  39. L’instoration de telles mesures est totalement illusoire et relève des vœux pieux. Tout ces parles-menteurs en nos beaux parlements sont les vassaux financiers d’intérêts pécuniers qui ont fortement intérêt justement à ne point voir de telles mesures être misent en applications. Et comme tout un chacun le sait, l’agitation électorale requière force quantité d’espèces sonnantes et trébuchantes. Nos parles-menteurs toujours de leurs intérêts propres soucieux, feront selon le désir de leur Saigneurs de la nation. Quant au bon peuple, ma foi il est par trop occupé à consumer le dernier gadget à la mode pour ce soucier de pareil broutille…

    Donc, à moins que vous ayez l’intention, peu probable, d’un même souffle de restorer l’autorité et la puissance de nos Roy de France, personne n’aura l’impudence de dire à ces forbans de Saigneurs de la nation d’aller se faire voir en Bastille.

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