L’actualité de demain : DES PROMESSES, TOUJOURS DES PROMESSES ! par François Leclerc

Billet invité.

Après s’être beaucoup agités et avoir remué autant de vent, les dirigeants européens vont-ils se décider à passer à l’acte l’année qui vient, là où ils sont attendus par les marchés ? On connait leurs désaccords persistants et leur capacité à repousser les échéances.

A tout seigneur, tout honneur, c’est à la BCE que la question va être en priorité posée, lorsque le gouvernement espagnol, après avoir tant reculé, se résoudra à demander une aide financière, pour laquelle des formes seront mises : l’idée est de s’infliger soi-même les souffrances afin de ne pas obéir à des injonctions, et d’obtenir des garanties de la BCE en sous-main ! L’annonce du programme d’achat sous conditions d’actifs obligataires (OMT) de la banque centrale a provisoirement calmé le jeu sur le marché, mais cela peut-il éternellement durer ? En activant l’OMT, La BCE rejoindra le choeur des banques centrales qui toutes accroissent leurs opérations de création monétaire dans l’espoir de relancer la croissance, bien qu’à sa manière défensive et tortueuse. Selon Natixis, 808 milliards d’euros d’obligations – contre 850 en 2012 – vont être levés sur le marché en 2013, dont le quart par l’Italie. Quant au retour du Portugal et de l’Irlande sur le marché, au sortir planifié de plans de sauvetage inaccomplis, des faux-semblant vont devoir être trouvés.

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MAINTENANT, CONTINUER À DÉBLAYER

Puisqu’il sera désormais question ici davantage de l’avenir que du présent assimilé aux scories du passé, il faut que tous les efforts se concentrent sur les projets qui font obstacle au basculement vers un monde nouveau et meilleur (et ici-bas !).

L’interdiction de la spéculation fait partie de ces efforts. Au cours des bientôt six ans d’existence du blog, nous avons fait des progrès considérables sur ce plan-là : d’abord, le sujet est désormais présent dans tous les esprits et quelques progrès ont été réalisés sur le plan pratique : les positions « nues » sur Credit-default Swaps ont été interdites au sein de l’Union Européenne, ensuite, la question a bien évolué sur le plan conceptuel : les arguments des amis de la spéculation ont été pulvérisés l’un après l’autre :

–       Non, la spéculation n’est pas « une notion vague » : il s’agit des paris organisés sur les variations de prix.

–       Non, il n’est pas difficile d’interdire la spéculation : il suffit de rétablir dans chaque pays les quelques articles de loi dont l’abrogation l’avait permise.

–       Non, la spéculation n’est pas utile « parce qu’elle apporte de la liquidité » : la spéculation n’apporte de la liquidité qu’aux niveaux de prix spéculatifs, c’est-à-dire reflétant le rapport de force entre les seuls spéculateurs.

Le retour d’un ordre monétaire international, le dernier en date étant mort en 1971, est avec l’interdiction de la spéculation, un autre de ces projets majeurs. Là aussi nous avons progressé de manière décisive sur le plan conceptuel et nous poursuivrons inlassablement dans cette voie.

En mai 2010, je rédigeais ici une Note sur le bancor qui fut intégrée, considérablement étoffée, dans Le capitalisme à l’agonie (2011 : 164-187), Pierre Sarton du Jonchay a consacré de nombreux « billets invités » à la question et un autre effort important est en voie d’élaboration dans le cadre à la fois de la chaire « Stewardship of Finance » et de la mouvance du blog.

David McNally a suggéré de manière convaincante que les produits dérivés sont nés pour pallier les déséquilibres résultant de la fin de l’ordre monétaire international en 1971. Et quand ils appellent au retour du protectionnisme, certains de mes amis ne visent en réalité rien d’autre que la fin de la circulation sans entrave des capitaux spéculatifs, trafic que la mise en place de la chambre de compensation multilatérale internationale prônée sans succès par Keynes à Bretton Woods en 1944, interromprait immédiatement.

L’argument massif contre un retour à la bifurcation Bretton Woods est « Les Américains ne voudront jamais ! ». Cet argument doit être pulvérisé à son tour. J’avance un pion : pourquoi Geithner s’est-il montré en sa faveur en octobre 2010 ? Je reproduis ce que j’écrivais à l’époque dans Le Monde, dans une chronique intitulée précisément Le retour à la bifurcation :

 Mais en affirmant le 22 octobre à Séoul, au cours d’une réunion préparatoire du G20, qu’une pacification des relations économiques entre nations doit se déplacer du plan des devises à celui d’un équilibre de leurs comptes courants et en proposant que ceux-ci ne puissent désormais dévier de plus de 4% en termes de PIB, qu’il s’agisse d’un excès d’importations ou d’exportations, le Secrétaire du Trésor américain Tim Geithner définit la problématique comme John Maynard Keynes l’avait fait en 1944.

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MCNALLY, David [2009], « From financial crisis to world slump : accumulation, financialization, and the global slowdown », Historical Materialism 17 : 35-83.

 

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L’actualité de demain : TOUR DE CHAUFFE SUR LA DETTE, par François Leclerc

Billet invité.

Le passé éclaire l’avenir, ce n’est pas Madame Irma qui pourrait le nier. En application de ce principe fondamental, il n’y a parfois qu’un pas de l’actualité de la crise à celle de demain. Le bureau du Procureur général des États-Unis vient de le franchir. Dans un avis rendu, il a considéré que la Cour d’appel de New York, saisie par le gouvernement argentin, devrait invalider la décision d’un juge fédéral du même État qui lui avait ordonné de rembourser à deux fonds vautours, NML et Aurelius, la valeur nominale d’obligations souveraines qu’ils avaient acheté à bas prix en 2001 ; ils avaient auparavant refusé de subir une décote de deux tiers en moyenne acceptée par la majorité des créanciers.

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PARLER POUR SAVOIR CE QUE L’ON PENSE

Ayant lu mon texte Le secret de la chambre chinoise, publié en 1999 dans la revue L’Homme, et dont j’ai récemment résumé dans Misère de la pensée économique (pages 31 à 37) l’argument niant l’existence de l’intention et du même coup du libre-arbitre, Annie Le Brun attire mon attention sur deux petits textes d’Heinrich von Kleist (1777 – 1811) tout à fait dans le même esprit : Sur l’élaboration progressive des idées par la parole (1806) et Sur le théâtre de marionnettes (1810).

La représentation du mécanisme de la parole que l’on trouve dans le premier texte préfigure en effet celle que j’ai tenté de théoriser dans Le secret de la chambre chinoise et que j’avais modélisée de manière anticipée dans le projet ANELLA (Associative Network with Emergent Logical and Learning Abilities) que j’ai eu l’occasion de réaliser au laboratoire d’intelligence artificielle des British Telecom et dont j’avais rendu compte dix ans auparavant dans Principes des systèmes intelligents (1989 ; 2012) : à savoir que « si ce que l’on dit, on n’a jamais eu ‘l’intention de le dire’, alors ce que l’on dit, on l’apprend seulement – comme quiconque – au moment où on se l’entend dire » (1999 : 190).

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L’ACTUALITE DE DEMAIN, par François Leclerc

Billet invité

J’approche la millième chronique, depuis ce jour de 2009 où Paul Jorion m’a proposé de faire de l’un de mes commentaires un « billet invité », sous l’enseigne de « L’actualité de la crise ». Attiré par une brêve dans Le Monde sur l’un de ses livres, j’étais parvenu au blog de fil en aiguille et, pour la première fois, j’avais posté un commentaire. Non sans m’être préalablement interrogé afin de décider si j’allais utiliser un pseudonyme – pour en avoir été gros consommateur dans des vies antérieures – ou bien simplement mon nom. Le choix s’est imposé, la suite est connue.

En préparant le deuxième volume d’une sélection des chroniques sous le titre de « La grande perdition », à paraître en février, j’ai du me résoudre à un retour en arrière qui ne m’est pas familier et constater que, si les épisodes de la crise se succédaient sans relâche, ses mécanismes ne se renouvelaient décidément pas, aboutissant à me répéter. Était-il possible, également, de poursuivre dans la même veine sans prendre en compte un besoin de plus en plus souvent à juste titre exprimé : « Que peut-on faire ? Quelle alternative proposer ? »

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FREE JAZZ

Interviewé il y a une dizaine de jours par la revue Jazzaround, j’ai dit tout le bien que je pensais du jazz.

… ce dont la plupart d’entre vous n’auraient jamais pu se douter, vu que, lorsque l’occasion s’en présente, j’évoque plutôt pour ce qui touche à la musique, le Country & Western ou le Blue Grass dont les paroles mélodramatiques évoquent bien plus certainement les soucis quotidiens des gens ordinaires que le jazz – en particulier sous ses avatars récents.

Albert Ayler (1936 – 1970), sans aucun doute l’un de mes saxophonistes favoris.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 28 DÉCEMBRE 2012

Le Blog en 2013

Le Blog est né le 28 février 2007 (il y a près de six ans)
Le temps qu’il fait est né le 12 décembre 2008 (il y a quatre ans)

Le capitalisme à l’agonie (2011)
Misère de la pensée économique (2012)
La survie de l’espèce, avec Grégory Maklès (2012)

Sur YouTube, c’est ici.

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APPEL DE DÉCEMBRE 2012

L’appel de novembre a rapporté 1 384 €. Merci à vous tous, lecteurs du Blog de Paul Jorion, pour votre mécénat citoyen !

Somme (brute) reçue à ce jour, le 31 décembre 2012 : 1 218 €.

L’objectif de l’appel est de 1 300 €. Les sommes reçues en excès des 300 € (maintenance du site) + 1 000 € (pour François Leclerc) = 1 300 €, sont automatiquement affectées à l’appel du mois suivant.

Le 2 novembre a paru chez Arte-Futuropolis, La survie de l’espèce, par votre serviteur et Grégory Maklès. Le deuxième tirage devrait être en librairie jeudi 6 décembre.

Le mercredi 14 novembre, j’ai participé à Paris à la Table ronde « Éthique et mathématiques financières » organisée par la Chaire Éthique et finance de l’Institut Catholique de Paris (ICP) et la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH).

Le 14 toujours, Grégory Maklès et moi avons été sur France inter pour présenter La survie de l’espèce dans le cadre de l’émission Downtown.

Le 20, à Bruxelles, à l’initiative du magazine #vacature, j’ai participé à un débat en néerlandais sur le thème « Faut-il hausser les salaires ? ».

Le 21, toujours à Bruxelles, j’ai présenté dans le cadre de la chaire « Stewardship of Finance » une conférence de Tomas Sedlacek, l’auteur de Economics of Good and Evil (2011), un livre remarquable sur les rapports entre finance et éthique au fil des âges.

Le 22, j’ai donné à 15h la 5e leçon de mon cours, suivie à 16h30 d’une table-ronde à laquelle participèrent Mathias Dewatripont (BNB-ULB), Jean Bellemans (Vesalius), Thierry Philipponnat (Finance Watch), et Guy Roelandt (Belfius Ins), sur le thème de la relation entre la finance et ses régulateurs.

Le lendemain, 23, a paru la réédition de Principes des systèmes intelligents (Le Croquant).

Et le 23 toujours, j’ai présenté à Lille dans le cadre de citéphilo 2012, mon livre Comment la vérité et la réalité furent inventées (Gallimard 2009).

À venir pour décembre :

Le 1er, autrement dit cet après-midi à 15h30, aux Champs Libres à Rennes : « Crise du capitalisme et de la science économique ».

Le 5 décembre, je présente à Bruxelles la conférence d’Emmanuel Todd : Les élites européennes : incompétence historique et anthropologique.

Le lendemain 6, c’est la Saint-Nicolas, patron des enfants sages, ainsi que mon cours consacré aux paradis fiscaux, secteur bancaire de l’ombre et mafias.

Le 11, à Bruxelles, je fais une conférence à l’IHECS à Bruxelles, sur le thème : « Le capitalisme à l’agonie ». J’en dirai plus demain.

Le 13, mon cours sera consacré aux activités financières socialement utiles et inutiles.

Le 19 décembre, je présente à Bruxelles, la conférence de Michel Prada.

Le 20, mon cours sera consacré à Aristote et ses vues sur l’argent, l’intérêt, les prix.

François Leclerc, seul bénéficiaire désormais des donations, voudrait vous dire ceci :

J’étais hier soir au « Théâtre Libre » de St Etienne, où mes modestes activités de conférencier m’ont conduit hier soir et où je me suis efforcé d’exposer des pistes à suivre pour sortir de la crise. Très attentive, l’audience a eu la courtoisie de m’écouter plus de deux heures durant… car une question en amène une autre. Celles de chroniqueur de la crise se poursuivent désormais très régulièrement, quasi-quotidienne sur le blog, voire plus, hebdomadaire dans La Tribune et désormais mensuelle dans l’Humanité-Dimanche. En essayant d’adopter des angles différents à chaque fois, pour tenir compte de la périodicité des parutions. « Fukushima, la fatalité du nucléaire » a entamé sa carrière dans les librairies et continue à se vendre en ligne.

Merci à tous les contributeurs de billets invités qui font que le cerveau collectif ne laisse rien passer à travers les mailles du filet. Merci aux habitués et merci aux nouveaux venus !

Merci également bien sûr à tous les commentateurs !

Merci à Julien, à François, à Bénédicte, à Jean-Baptiste et à Nathanaëlle pour œuvrer en coulisses au bon fonctionnement du blog !

En novembre, Le blog de Paul Jorion, était No 3 pour l’économie sur Ebuzzing (ex-Wikio) ; c’était la 5e fois seulement au cours des 36 derniers mois qu’il n’était pas N° 1 pour l’économie (N° 86 de l’ensemble des blogs francophones). En décembre nous sommes à nouveau N°1 pour l’économie.

 

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LES VANNIERS BRETONS

W. Weindrich

Cela se passait à Brest le 4 décembre. Roger Hérisset défendait sa thèse intitulée : « Ethnologie des techniques de tressage de Bretagne : matériaux pour une nouvelle approche classificatoire de la vannerie ». Je faisais partie du jury de thèse.

Le doctorant avait eu l’occasion de me signaler le rôle crucial qu’avait joué dans sa vocation, la lecture de mon Les pêcheurs d’Houat (1983 ; 2012).

Le Professeur Willeke Wendrich, archéologue à UCLA et néerlandaise de nationalité, portait la toge que les professeurs d’université de son pays natal portent dans les grandes occasions.

Le doctorant avait invité l’ensemble des vanniers bretons, qui ont posé en compagnie de nombreux exemplaires de leur travail. L’un d’entre eux est venu m’expliquer tout le bien qu’il pensait du Blog de Paul Jorion – dont il n’ignorait aucun recoin.

Tous ensemble

La fierté

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

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L’actualité de la crise : LA NATURE A HORREUR DU VIDE, par François Leclerc

Billet invité.

Chassez les sortants ! C’est par cet exutoire que la crise se manifeste au niveau politique en Europe. En chaque occasion électorale elle se vérifie, sans qu’aucun particularisme n’y déroge, et elle semble pouvoir ne connaître qu’une exception en Allemagne, et encore ! Car il n’est pas certain que la coalition actuelle puisse être reconduite à l’automne prochain, le FDP pouvant se situer sous la barre fatidique des 5% des votes, en dessous de laquelle on est recalé. En Italie, si le retour de Silvio Berlusconi semble improbable en février prochain, la victoire de Luigi Bersani, le candidat issu des primaires organisées par le parti démocrate, est prédite par les sondages. De son côté, Mario Monti tente jouer une carte indécise, hasardeuse faute d’assise politique. Enfin, le maintien de la coalition grecque reste une inconnue, car elle ne doit son salut qu’au fait qu’aucun des partis la composant n’a intérêt à se représenter devant les électeurs.

La manifestation de la crise dans sa dimension politique révèle un vide. Les électeurs ne choisissent pas une formation et un programme, mais ils rejettent systématiquement ceux qui sont au pouvoir et procèdent par exclusion. Cette démarche a toutefois ses limites, le choix étant en règle générale limité à deux partis de gouvernement… Elle illustre aussi l’état d’un système de représentation élective qui n’est plus porteur d’alternative dans une situation qui le réclame.

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L’actualité de la crise : LA VAINE COURSE À LA DÉVALUATION COMPÉTITIVE S’ACCENTUE, par François Leclerc

Billet invité

Shinzō Abe, le nouveau premier ministre japonais, n’est pas pleinement satisfait de la décision de la Banque du Japon d’augmenter de l’équivalent de 100 milliards d’euros ses achats d’obligations souveraines, et de reporter à sa réunion de janvier l’éventuelle adoption d’une nouvelle cible de 2 % pour l’inflation (se contentant de l’accroître à 1 %). « Il faut abandonner les vieilles méthodes, qui n’ont pas réussi à combattre la déflation depuis plus d’une décennie » a-t-il martelé, menaçant de faire adopter une loi remettant en cause l’indépendance de la Banque si elle n’obtempérait pas.

Le financement d’un programme de grands travaux assuré, le premier ministre veut aussi favoriser la dévaluation du yen pour relancer les exportations japonaises. Le Japon, première victime de la dévaluation compétitive du dollar qui résulte de l’adoption d’un taux de 0 % par la Fed, s’engage dans la même voie pour y résister. En favorisant un dollar faible, la Fed cherche également à doper les exportations américaines, quitte à ce que les monnaies des pays émergents asiatiques et latino-américains en subissent le contrecoup, affectant les exportations de ces pays. Ce que le gouvernement brésilien a qualifié à de nombreuses reprises de « guerre des devises ».

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L’actualité de la crise : DES TABOUS QUI CHANCELLENT ET DES ACROBATIES QUI SE RENOUVELLENT, par François Leclerc

Billet invité.

Des questions essentielles loin d’être réglées conduisent à abandonner de premiers tabous. Comment favoriser la relance pour contribuer au désendettement des États ? Dans quelles conditions et comment restructurer la dette ? Où faut-il placer le curseur de la régulation financière pour ne pas faire obstacle au retour de la croissance ? Comment remédier au déséquilibre structurel du commerce international et aux conséquences déstabilisatrices sur les autres monnaies d’un dollar faible ?

Un retour de la croissance serait salvateur, mais il est nécessaire de forcer la chance et le destin pour l’obtenir. Cela conduit les banques centrales américaine et japonaise à s’engager dans des politiques inflationnistes soutenues de création monétaire : le danger de l’inflation s’est effacé devant celui de la déflation. Mais la cause demande à être confirmée au Royaume-Uni et à être entendue en zone euro. Les uns prétendent pouvoir contenir l’inflation dans des marges raisonnables, les autres prédisent un dérapage inévitable. D’autres enfin craignent un phénomène de stagflation, mélange d’inflation et de stagnation. Bref, on tâtonne en cela comme en d’autres domaines dans ces circonstances exceptionnelles où tout est déréglé.

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PETIT HOMMAGE À LA CONSTANCE D’ARNIE GUNDERSEN

Depuis l’accident à la centrale de Fukushima au printemps 2011, Arnie Gundersen nous régale du bon sens éclairé de l’ingénieur philosophe quant à la folie des hommes. De manière révélatrice, ses vidéos ne semblent plus susciter grand intérêt. Raison de plus pour les étudier avec attention.

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RTL.be, CONTROVERSE : « 2013. Crise ou mutation de société ? », dimanche 23 décembre de 12h à 13h

Dimanche 23 à midi, l’émission Controverse présentée par Dominique Demoulin, en live ici.

Les tables-rondes, ce n’est pas toujours du plus grand intérêt : on rassemble sur un plateau quelques personnalités venant d’horizons divers et un raton-laveur, et on espère que les téléspectateurs ne se lèveront pas pour aller faire autre chose ou s’adonner à un zapping effréné.

2013. Crise ou mutation de la société, Plus solidaire ou repli sur soi, Quel nouveau modèle économique, Consommer autrement, Décroissance, Retour aux valeurs ? (lesquelles ?) Quelles sont les résistances aux changements ?

Si vous n’avez pas accès à RTL.be, j’essaierai de vous donner accès à la vidéo aussitôt qu’elle sera disponible.

Les invités : Marc Halévy, Paul Jorion, Luc Simonet, Guy Haarscher, Arnaud Zacharie, Mateo Alaluf, Bernard Legros et Jean-Pascal Van Yperseele.

 

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