COÛT DU TRAVAIL : ENFONÇONS LE CLOU !, par FOD

Billet invité

Après mon précédent billet « Compétitivité et coût du travail : le mauvais débat », je vous communique quelques graphiques (1) explicites, directement issus du résumé du dernier Rapport mondial sur les salaires de l’Organisation Internationale du Travail, un repère de dangereux marxistes, comme chacun le sait.

Au risque de vous paraître un tantinet trivial, je vous présente dans la famille « Bosse et ferme là ! » le père :

Et maintenant la mère :

Ces graphiques sont si éloquents que tout commentaire paraîtrait presque superflu.

Toutefois, reconnaissons une certaine lucidité aux  rédacteurs de ce rapport quand ils osent écrire – enfer et damnation ! – « la baisse de la part du travail est due au progrès technologique, à la mondialisation des échanges commerciaux, à l’expansion des marchés financiers et à la baisse du taux de syndicalisation, autant de facteurs qui ont miné le pouvoir de négociation des travailleurs. La mondialisation financière, en particulier, a peut-être joué un rôle plus important qu’on ne le pensait auparavant. » Vous noterez au passage le « peut-être » qui laisse planer un doute et offre une porte de sortie honorable aux distingués membres de cette noble institution, laquelle consciente des risques d’énervement de nos chères élites précise en fin de document que « Ce résumé ne constitue pas un document officiel de l’Organisation internationale du Travail. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues de l’OIT. » Bizarre ! Bizarre ! aurait dit notre cher Jouvet s’il avait vu que ce document est téléchargeable sur le propre site de l’OIT. Passons.

À leur décharge, reconnaissons que d’autres remarques sont tout aussi explosives comme celles-ci : « ils [les pouvoirs publics] devraient mettre en œuvre des politiques qui facilitent une relation étroite entre la croissance de la productivité du travail et la croissance de la rémunération des travailleurs. », ou bien « Le “rééquilibrage interne” peut commencer par un renforcement des institutions servant à fixer les salaires. Comme il est difficile d’organiser les travailleurs, en particulier dans le contexte d’une segmentation croissante du marché du travail et d’une évolution rapide des technologies, il faut créer des environnements plus favorables et facilitateurs pour la négociation collective. ». Et j’en passe d’autres comme celles sur l’équilibre entre la taxation des revenus du capital et ceux du travail, l’inanité des politiques d’austérité et la nécessaire régulation des marchés financiers.

Un esprit révolutionnaire serait-il en train de planer sur nos plus hautes instances internationales ? Espérons que Mme Parisot entendra cet appel désespéré.

Wait and see…

(1) 2 seulement. Il en existe un 3ème tout aussi intéressant établissant un comparatif de la rémunération directe horaire du temps travaillé dans le secteur manufacturier entre les pays, mais il semblerait que les cotisations sociales n’aient pas été prises en compte ce qui relativise la comparaison.

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252 réflexions au sujet de « COÛT DU TRAVAIL : ENFONÇONS LE CLOU !, par FOD »

      1. c’est avant tout s’affranchir de toute idéologie.

        La mafia n’existe pas, c’est la mafia qui vous le dit.

        En fait d’idéologie, c’est de cerveau dont vous vous êtes …affranchi.

    1. Entrepreneurs révoltez vous , l’entreprise vit de marges pas de chiffre d’affaire.
      Angela nous tue.
      L’euro nous tue.
      Le banquier nous tue.
      Les dettes nous tuent.
      L’état nous tue.
      Internet nous tue.
      Le social nous tue.
      La mondialisation nous tue.
      L’administration nous tue.
      Les chinois nous tuent.
      Les américains nous tuent.

  1. Sur un sujet aussi crucial que l’exploitation de l’homme par l’homme, sur un thème aussi fondamental que celui du rapport social d’enrôlement, il n’y a aucun mal, croyez-moi, à radoter avant l’âge.

    Si la critique du capitalisme est faite et refaite, elle n’est hélas pas encore assez répandue.

    En voir pointer quelque germes à l’OIT est un signe supplémentaire de l’inéluctable fin non pas du monde, mais d’un monde.

  2. J’ai entendu une interview de Madame Parisot sur une radio économique il y a quelques jours. L’animateur lui disait que la majorité des entreprises françaises installées en Chine avouaient avoir cette année des difficultés à recruter sur place à cause des prétentions salariales chinoises qu’elles jugeaient démesurées. Il parlait de hausses de salaires à deux chiffres depuis plusieurs années, et il lui demandait son sentiment là-dessus. Elle a répondu que ces entreprises devaient plutôt considérer ces hausses comme de bonnes nouvelles, car c’était le signe que les Chinois allaient peut-être enfin pouvoir acheter davantage de produits français…. même madame Parisot est consciente que pour commercer, c’est mieux d’avoir des acheteurs solvables.

    1.  » Vérité deçà des océans, erreur delà  » aurait dit Pascal.
      La chef du CNPF n’aime pas les français: ce qui est bon pour les chinois est très mauvais pour ses compatriotes.
      Qu’elle se rassure: le Bangladesh est sur la piste.

    2. Les hausses de salaires nominaux à deux chiffres en Chine c’est pour faire face à 10% par exemple d’inflation souterraine ou non déclarée et compte tenu de 7 à 8% de gains de productivité annuels. Si on « déflate » ou divise par un indice la hausse des salaires nominaux , en Chine aussi la part des salaires diminue. Mais le choeur des pleureuses des mégarentiers de l’industrie et de la finance a une très vaste caisse de résonance, notamment par le biais de leurs économistes qu’ils paient bien dans les 95% des media qu’ils contrôlent.

    3. Le problème en chine ce sont les syndicats communistes, ils ne font aucun effort pour comprendre les difficultés des patrons qui n’adhèrent pas au parti.
      allez une petite carte…

  3. Encore la première figure n’indique-t-elle qu’une partie de la vérité:
    Durant les cinquante dernières années, la productivité a été multipliée par cinq !
    (cf Pierre Larrouturou: Pour éviter le krash ultime, Nova éditions, 2011)

    Comme l’indique par ailleurs la seconde figure sur la part salariale, le différentiel entre productivité et salaires s’est révèlé à l’issue des années 70 (abandon par Nixon du Gold exchange standard en 1971, puis flottement monétaire officiellement généralisé en Mars 73, encadrement des Banques centrales européennes et entrée officielle du Royaume Uni dans le Marché commun en Janvier 1973, premier choc pétrolier de 1974,…, « révolution conservatrice » de Margaret Thatcher en 1979, puis Ronald Reagan en 1980).
    On comprend que les nationalisations de 1981 n’aient pas eu le vent en poupe, et se soient heurtées à la « contrainte extérieure » !

    On se pose évidemment la question:
    Quand, à productivité croissante, le pouvoir d’achat des travailleurs n’augmente guère en proportion ou même diminue, où passe donc la différence?
    Fait curieux, c’est une question que les économistes « officiels » sur nos antennes ne se posent jamais… En revanche, ils sont intarrissables sur le fait qu’il faut encore réprimer les salaires, car nous sommes en retard sur ce qu’a fait Schroeder en Allemagne: leur population n’a pas de SMIC et connaît les petits boulots à 400 euros, mais voyez comme leurs patrons exportent ! Leurs échanges seront cette année à l’équilibre avec la Chine… en attendant qu’il en soit de même pour les bas salaires !
    C’est sans doute ça que certains appellent déjà « La grande régression »…

    1. « Quand, à productivité croissante, le pouvoir d’achat des travailleurs n’augmente guère en proportion ou même diminue, où passe donc la différence? »

      Mais ils vont vous répondre que c’est la « politique de l’offre », et voyez vous c’est grâce à ça que vous pouvez vous payer un Iphone ! Elle est pas belle la vie ?

      1. Bonne réponse humoristique, mais je m’entêterai à leur répondre méthodiquement:

        Le moteur de la croissance c’est le progrès des connaissances, des techniques et de leur productivité qui permet l’abondance et la multiplication des produits, biens et services à notre disposition en quantité et en qualité croissantes.
        Or, comme je le rappelais, notre productivité a été multipliée par cinq en cinquante ans, ce qui signifie que pour toucher son dû, un salarié d’aujourd’hui doit recevoir plus de quatre fois son pouvoir d’achat de 1960 (compte tenu du passage de 40 à 35 heures de sa durée de travail).

        La fameuse « politique de l’offre », c’est autre chose et nous l’avons déjà:
        Ainsi, l’idéologie de l’eurolibéralisme et de la mondialisation ont conduit, dans cette course folle de la concurrence débridée, à « toujours moins de coût du travail » au bénéfice du capital qui a ruiné les classes moyennes développées par un Fordisme recessif conçu à l’envers:
        Oubliant les leçons de Keynes, et même celles de la crise de 29, les apprentis-économistes au service du néolibéralisme ont applaudi à libre-échangisme globalisé portant à son paroxisme l’offre au détriment de la demande. En reportant massivement ses investissements vers la Chine et ailleurs, le capital a omis de préserver la demande par l’emploi et les acquis sociaux des pays développés, rompant ainsi la boucle vertueuse de la croissance…
        En misant exclusivement sur la plus-value supérieure prélevée en pays émergents où le salariat et la monnaie sont autoritairement maintenus au plancher, on a asséché nos économies sans pour autant créer une demande à la même hauteur dans ces pays.
        Le libéralisme a ainsi conduit à de nouvelles inégalités (quelques très riches de part et d’autre, pour beaucoup d’appauvrissement des classes moyennes partout).

        Vous me répondrez sans doute: « Et alors?… c’est précisément ce qu’ ils veulent ! »
        Et vous aurez malheureusement raison !
        CQFD

  4. Très intéressant, mais pourquoi réguler une entité (le marché financier) qui n’a pour fonction que de parasiter le corps social et que l’on peut remplacer avantageusement par un système de crédit mutualisé (système bancaire public)?

    Nos épargnes valent-elles le prix social qu’elles coûtent? (chômage et paupérisation)

    1. C’est aussi une des solutions simples auxquelles je suis arrivé à force de tourner en rond et essayer de sortir des propositions.

      Ci-dessous une reprise relative à une solution analogue qui évite la solution ultime qui pourra venir après. Dimanche 23 décembre
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=45023#comment-391836

      D’accord avec vous (PJ) sur la finalité, l’analyse de la situation. Par contre, je ne pense pas que les mesures radicales puissent fonctionner car en règle générale, elles créent le chaos.
      Si en 10 ans, on rabote le patrimoine des plus riches, si dès maintenant on réoriente la répartition des richesses vers les revenus le plus bas, cela sera déjà pas mal.

      Pour résumer ma pensée, vous nous avez aidé à trouver le bon cap, merci. Reste plus qu’à trouver la façon d’y aller au plus vite. C’est ce que je tente de faire, peut-être maladroitement et certainement en commettant des impasses, dans le post qui suit, qui est une reprise.

      1. @ Remy Wenost 23 décembre 2012 à 20:19

        Si en 10 ans, on rabote le patrimoine des plus riches, si dès maintenant on réoriente la répartition des richesses vers les revenus le plus bas, cela sera déjà pas mal.

        Nous sommes bien d’accord, tout ce qui est donné aux plus pauvres sera converti en consommation. Pourtant maintenant, en France, il faut investir pour consommer moins. Jusqu’alors les investissements permettaient de consommer plus et d’accroître ainsi nos niveaux de vie d’Occidentaux.

        La question se pose de savoir si votre proposition, humainement irréprochable, n’est pas illogique compte tenu des limites physiques auxquelles l’humanité est confrontée.
        http://storage.canalblog.com/52/19/338284/34742826.pdf
        http://www.eea.europa.eu/data-and-maps/figures/projected-shares-of-global-middle

        Bonne réflexion et très bon Noël.

      2. @jducac

        Merci pour ce rapport commenté. J’ai été elevé avec le rapport de Rome, merci pour le rappel.
        Vu les data de l’agence européenne sur les classes moyennes => ça va chauffer (giec), péter (géostraégie). Les deux mon capitaine ?

    2. @judac

      Je suis d’accord, tout à fait d’accord avec le consommer moins et mieux. J’y réfléchis depuis pas mal de temps.

      Va falloir que je rassemble mes idées désordonnées (inspirées de mes lectures, bien évidement) pour stabiliser mon opinion. Je crains de manquer de chiffres mais cela ne devrait pas m’arrêter.

  5. Certains graphiques peuvent devenir des symboles mobilisateurs. Ceux-ci semblent rentrer dans la catégorie. Je partage donc … affaire à suivre.

  6. Il n’y a surtout plus assez de travail pour les hommes car ce sont les robots et les automates qui le font à sa place, mieux, plus rapidement et sans contestation.
    Un capitaliste préférera toujours investir dans une machine qui lui appartient que dans un homme qui ne pourra jamais, aujourd’hui, lui appartenir.
    Doù, la baisse de la part des salaires dans la VA !

    1. La mort du salariat est une bonne chose au final. Sa disparition pourrait entraîner un changement profond et radical dans les comportements de l’homo economicus dominé par notre système de production capitaliste. Ce changement que l’on attend tous !
      La fin du salariat pourrait précipiter la chute de l’ancien monde et donner naissance à une nouvelle organisation sociétale.
      A mort le salariat ! Vive le revenu d’existence !

      1. A moins que ce ne soit l’inverse. Les bouches affamées peuvent décider d’éliminer les maîtres du monde devenus inutiles à leur vie.

      2. A mort le salariat ! Vive le revenu d’existence !

        Ah? Pas de salariat, mais de l’argent ? Un revenu d’existence ? En route pour le servage moderne…
        Ni salariat, ni « revenu », ni argent.
        Vous prétendez attendre ce changement, qui n’est pas un changement radical, mais une accommodement du même système basé sur la propriété du capital, des moyens de production de circulation… exigeant toujours l’existence, quelque part, d’autres producteurs/trices exploitables.
        Le monde ancien ne s’écroulera pas de lui-même, il ne cédera pas la place à une « nouvelle organisation » sociale, ou  » sociétale ». Seul le surgissement d’un mouvement révolutionnaire inter-national, coupant l’herbe sous les pieds des états et des capitalistes, refusant de jouer le jeu imposé par ceux-ci, serait à même de tenter le renversement total de la dictature de l’économie et du capital.

      3. Pas du tout. Le revenu d’existence est un tremplin pour explorer d’autres modes de rapport au travail. Il s’agit d’un outil innovant qui peut révolutionner l’économie tout entière. Je ne l’envisage pas autrement. Car permettre à tout un chacun de se libérer de la dictature du capital suppose d’abord et avant tout que l’on brise les liens de dépendance financière au travail contraint et la souffrance qui en découle. Beaucoup de gens ont mal au travail. Tandis que ceux qui n’en ont pas se sentent amoindris. A l’heure où le plein emploi ne peut être assuré pour tous et où la précarité peut frapper n’importe qui, un revenu d’existence devient une solution d’urgence pour maintenir la cohésion sociale. Par ailleurs ce revenu, loin de stimuler la paresse, est au contraire propice à l’esprit d’entreprise car il éveille un sentiment de sécurité favorable à l’émergence des initiatives et des talents. Un revenu d’existence est un instrument au service de l’émancipation de l’homme, pour l’aider à sortir de la logique de la compétition et de l’exploitation des producteurs entre eux, du système basé sur la propriété du capital, pour reprendre vos termes. En résumé, ce n’est pas une fin en soi, mais c’est un outil de changement beaucoup plus radical pour ouvrir une porte vers des alternatives économiques, comme par exemple celle de Joseph Pastor et Jacques Duboin brièvement explicitée dans cette vidéo
        https://www.youtube.com/watch?v=SY2JdWNrEDY

      4. A.D.

        Un mouvement révolutionnaire international. J’aimerais bien. Encore faudrait-il en préciser les conditions, ce que vous ne faites pas.

        La profondeur du changement dépendra moins de la surenchère de l »ardeur révolutionnaire de quelques uns, qu’on pourra dans le meilleur des cas supposer contagieuse à la faveur de certaines circonstances, encore introuvables, que du basculement de l’opinion commune sur un certains nombre de thèmes stratégiques dans la lutte contre l’idéologie.

        Le changement radical attendu ne pourra être durable que s’il est porté par un puissant courant d’idées de nature à se substituer à l’actuelle vulgate capitaliste. Un changement radical fondé sur la seule volonté politique, c’est à dire non soutenu par une modification générale de nos représentations au sujet de la société n’aura pas la bas suffisante pour pérenniser des avancées qui se feraient pas l’usage de la seule force.

        Je pense donc comme Fod, baraka et quelques autres ici, que le revenu minimum est un des catalyseurs de la mutation en cours.

        Ce qui n’empêche pas d’ailleurs, qu’en attendant, ne serait-ce que pour tous ceux qui sont déjà dans la précarité, ce revenu représente une sacrée bouffée d’air frais, de quoi mettre fin au sentiment d’insécurité individuel et collectif qui fait aujourd’hui le miel des capitalistes et plonge dans l’attentisme, voire dans la réaction, beaucoup (trop) de nos contemporains.

        L’incompréhension que suscite encore trop souvent le revenu de base avant qu’on en ait expliqué la teneur critique intrinsèque est déjà en soi, me semble-t-il, l’indice que ce thème touche au coeur du fonctionnement de notre société.

      5. @ octobre 14 décembre 2012 à 00:31

        Enfin un peu d’air frais !

        Ça fait effectivement du bien. D’ailleurs un peu d’air permet de chasser le brouillard.
        Après avoir visionné la vidéo, c’est nettement plus clair.
        Ce qui est le plus plaisant, c’est de constater que des gens qui n’y voient pas clair, cherchent à comprendre. C’est une démarche très positive.

        Mais attention, il y a danger. Le plus grand danger réside dans le fait d’avancer tout de suite une ou des solutions simplistes, alors que ces gens n’ont pas mis au clair le fonctionnement du processus actuel. Ce processus s’est mis en place il y a des millions d’années puis s’est complexifié au fur et a mesure de l’accroissement des échanges au sein d’une population qui grandit sans cesse, tout en se spécialisant, et alors que les ressources non renouvelables permettant de vivre, s’épuisent.

        Attention, il y a un grand risque d’éclosion d’apprentis sorciers. Il y en a eu dans le passé et la période se prête bien à une nouvelle poussée.

      6. @ Pierre-Yves D.

        « La profondeur du changement dépendra moins de la surenchère de l’ardeur révolutionnaire de quelques uns […] que du basculement de l’opinion commune sur un certains nombre de thèmes stratégiques dans la lutte contre l’idéologie.
        Le changement radical attendu ne pourra être durable que s’il est porté par un puissant courant d’idées de nature à se substituer à l’actuelle vulgate capitaliste. »

        Je le vois également comme ça. Ce que j’apprécie sur ce blog c’est de débattre des nouveaux paradigmes* susceptibles de remplacer l’actuel. Il faut aider le paradigme actuel à pourrir par la tête et en même temps préparer celui qui va le remplacer. Toute autre façon de faire va nous mettre dans une situation analogue à celle de 1789, à savoir devoir s’inventer un nouveau paradigme dans l’urgence.
        C’est un travail d’assez longue haleine (PJ, par de savants calculs fractal(e?)s, a, de mémoire, avancé la date de 2042 pour le grand basculement 🙂 )…

        * Jusquà une période très récente (la publication d’extraits de « Principes des systèmes intelligents » et le billet où PJ est interviewé par Roberti) je pensais que Thom et PJ (vus à travers mon propre prisme bien entendu) étaient dans le même nouveau paradigme. Je n’en suis maintenant plus certain (ce qui renforce mon intérêt pour ce blog!). Ce sont la publication d’extraits de « Principes des systèmes intelligents » et le billet où PJ est interviewé par Roberti qui m’ont mis la puce à l’oreille car je n’avais pas auparavant (de mémoire billet du printemps 2012) compris les conséquences qu’entraîne la façon d’interpréter les expériences de Benjamin Libet.
        Il y a du plomb dans l’interview de PJ par Roberti (causes finales, pas de libre arbitre): ça mériterait ama 🙂 discussion…

      7. A mort le salariat ! Vive le revenu d’existence !

        La fin du salariat et de l’Etat c’est le vieux rêve prolétarien qui ne demande qu’à être réalisé.

        En dehors du cadre de ce communisme anti-étatique moderne, comment envisager un revenu d’existence ?

      8. Je ne suis pas économiste. Loin de moi la prétention de chercher à modéliser un système économique reposant sur un revenu d’existence ou revenu de base. Mais, intuitivement, je perçois à travers la mise en place de ce revenu de base un moyen radical pour simplifier l’arsenal fiscal de redistribution des richesses, et les dispositifs d’aides sociales tout aussi complexes les uns que les autres. Une usine à gaz très coûteuse pour l’Etat, alors qu’une distribution à la source permettrait d’aller plus directement au but. Le cercle vertueux du revenu d’existence ne s’arrête pas là. Comme il a été dit plus haut « le revenu de base est un des catalyseurs de la mutation en cours ». J’ajouterai qu’il s’agit même, à mon sens, de l’un des principaux levier du changement en cours.

      9. @baraka, jducac, octobre, Pyves.D.

        Il s’agit d’un outil innovant qui peut révolutionner l’économie tout entière

        @baraka :
        Ce style de verbiage, typique des vendeurs de quelque chose rend bien compte de la superficialité de vos vues; ne dirait-on pas feu M.Apple ventant sa marchandise « Ceci est une révolution ! » (accent anglais SVP), d’ailleurs :

        au contraire propice à l’esprit d’entreprise

        , rien à cirer de cet esprit cher à jducac, vu que le sien est inexistant. Ou plutôt : ni entreprises, ni esprit, ni même entrepreneurs; tout à la poubelle : tchak, tchak, tchak.

        Un mouvement révolutionnaire international. J’aimerais bien. Encore faudrait-il en préciser les conditions, ce que vous ne faites pas.

        P.yves.D.
        Je suis moins sûr que vous au sujet de l’amour que vous porteriez à un tel mouvement qui, il faut le comprendre générera un chaos indescriptible, conséquence inévitable d’une remise en cause de tous les rapports sociaux et de genre. Cela n’a rien à voir avec aucun autre mouvement révolutionnaire -et surtout pas la révolution populaire et bourgeoise de 1789-, par la vertu du « l’histoire ne repasse pas les plats », ou bien, plus oriental : « on ne se baigne jamais dans la même rivière ». Vous me demandez, très naïvement, de vous préciser les conditions d’émergence du mouvement révolutionnaire -communisation-, cependant la question ne fait pas sens : cette révolution n’est portée par aucun parti, aucune organisation d’avant-garde, etc… Cependant on saura reconnaître l’irruption de cette révolution par son caractère communisateur, c’est-à-dire par le caractère communiste des mesures adoptées. Ces mesures constitueront une réponse à la dictature capitaliste à laquelle elles répondent PAR la communisation.
        Sur la communisation : Revue SIC. (entre autres camarades).
        Octobre, vous confondez l’air confiné de l’alternativisme avec le vent du large, problème de perception…
        Jducac, enfin

        : En exposant un comportement qui me semble emprunt de

        sagesse,

        AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHAHHHHHHHHHHHHHHHHH:
        Empreint, ça vous travaille à tel point que vous con-fondez ces deux notions : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHAAAAAAAAAHHHHHHHHH !

      10. A.D.
        Octobre, vous confondez l’air confiné de l’alternativisme avec le vent du large, problème de perception…
        Et pis quoi encore. On a élevé les cochons ensemble ?

      11. Ce qui est le plus difficile avec le revenu d’existence c’est qu’il doit obligatoirement s’accompagner d’une transformation du système de création des richesses dans le but de résoudre la question de l’épuisement des ressources planétaires.
        La notion d’emploi doit être également mise à plat de telle manière à ce qu’elle puisse rencontrer une activité relocalisée qui seule peut rencontrer la solution aux problèmes d’épuisement des ressources.
        Souvent Paul Jorion propose une redistribution des richesses comme nécessité pour relancer la machine, si je partage ses propos, le terme « relancer la machine » n’est pas approprié.
        Dans l’esprit des gens cette relance désigne immanquablement la relance de la consommation pour relancer l’emploi, cela je pense que nous pouvons l’oublier.
        Il me semble que la redistribution des richesses doit être entreprise pour construire quelque chose de tout à fait différent qui puisse améliorer le bien être sans saccager la planète.
        Le revenu d’existence a parfaitement sa place dans cette entreprise qui sera à mon avis la plus noble dans l’histoire de l’humanité.

      12. A.D.

        Et en effet, je ne souhaite pas un mouvement révolutionnaire international dans le sens que vous précisez.
        Vous dites que la révolution à laquelle vous pensez n’aurait rien à voir avec aucun mouvement révolutionnaire précédent.. Pourtant, vous précisez qu’il serait porteur d’un chaos indescriptible.
        Voilà au moins un point commun avec les révolutions violentes du passé.

      13. Je n’ai rien à vendre. Au contraire. Le revenu d’existence n’exige pas de contrepartie contrairement au salaire qui oblige l’homme à vendre sa force de travail pour produire des valeurs marchandes. Il permet de se consacrer à d’autres activités non marchandes mais tout aussi utiles.
        Les batailles de mots ne m’intéressent pas. Je ne répondrai pas à vos quolibets qui rend bien compte d’une absence totale de vision stratégique. Je préfère les propositions aux critiques. Je laisse donc la parole à Eric Goujot qui sera mieux que moi ou qu’Apple vous « vendre » le revenu de base à la sauce que vous choisirez de goûter. Bon appétit !
        http://www.lecolibri.org/wp-content/uploads/2011/12/Colibri-SD-6_P-4-5-ED.pdf

      14. @baraka : Comme la plupart des intervenant-e-s, voire du maître de céans, vous redoutez, par-dessus tout, un mouvement qui remettrait profondément en cause l’Ordre Social. Le fait même de penser un revenu d’existence comme « révolution » suffit à le montrer.
        @octobre : Je n’ai été ni insultant, ni grossier; c’est parce que vous n’avez rien à argumenter que vous réagissez en écrivant « Nous n’avons pas gardé les cochons ensemble ». Cela rend suffisamment compte de vos capacités.
        @P-Yves D : en effet les révolutions ont toujours causé un certain bouleversement, celui-ci était symétrique, en quelque sorte, à l’extension de l’organisation sociale. Je veux dire que le bouleversement sera plus profond et plus radical encore, cette fois qui vient -peut-être-, car l’édifice social que représente le mode de production capitaliste, occupe à présent, non seulement toute la géographie, mais aussi tous les rapports sociaux et de genre. Cependant de mon point de vue, l’état social actuel se caractérise par le fléau de la guerre de classe, dans cette optique, il n’y a pas d’alternative. Soit la classe capitaliste et les satellites des classes moyennes parviennent à restructurer le capital, à leur plus ou moins grand profit (pour les couches moyennes, contre un statu quo, qui les préserverait de la prolétarisation), ce qui aurait comme conséquence une aggravation de la condition prolétarienne, soit le prolétariat, tout en s’abolissant comme tel et en intégrant-désintégrant les couches moyennes entame un nouveau cycle de luttes révolutionnaires. Vous voyez, je parlais d’une Révolution, pas de réformes, ni comme bien des commentateurs de « tout changer…pour que rien ne change ».

      15. A.D.
        @octobre : Je n’ai été ni insultant, ni grossier; c’est parce que vous n’avez rien à argumenter que vous réagissez en écrivant « Nous n’avons pas gardé les cochons ensemble ». Cela rend suffisamment compte de vos capacités.

    1. On peut en conclure que Ghosn ( 2010: 9,7 millions à 2011: 13,3 millions d’euros) est donc 1000 fois plus productif qu’un smicard chez Renault.
      Pour rappel : 1 425,67 euros brut par mois .

      Un peu de compassion pour ces pauvres dirigeants, il n’est pas facile de supporter ce supplice : celui d’avoir le cerveau hypertrophié au point de provoquer d’horribles douleurs cervicales.

      J’ajouterai que pour parer aux critiques inévitables que l’idéologue jducacien ne manquera pas de lancer, que ces « grands esprits » ne sont en rien créateurs d’emplois.
      Tout juste utilisent-ils leur intelligence , il serait mieux d’écrire leur perversité, à les supprimer en France.
      Les exemples ne manquent pas !

      Allons rêvons ! Saisie confiscatoire de tous leurs avoirs et interdiction d’avoir un activité, même la peinture…Laissons les simplement bénéficier du minimum vieillesse.
      Après tout ce ne serait que justice, car les Huissiers ne laisse rien aux pauvres gens du RSA.

      1. Pourquoi leur supprimer la peinture? Ou l’exercice de la clarinette ou du patchwork?? Pourquoi leur supprimer la possibilité de faire, pardon d’essayer de faire quelque chose qui soit beau? Pas quelque chose qu’on consomme; quelque chose qu’on regarde, qu’on écoute, qu’on touche, qu’on ne veuille pas jeter, surtout ça. Si on veut punir ces gens là on limite leur consommation au maximum et on leur demande de produire, à la main, et pas de faire produire, des objets que personne ne veut jeter. S’ils y parviennent on leur pardonne tout.

      2. @ erde 11 décembre 2012 à 20:31

        J’ajouterai que pour parer aux critiques inévitables que l’idéologue jducacien ne manquera pas de lancer, que ces « grands esprits » ne sont en rien créateurs d’emplois

        Être jducacien, c’est avant tout s’affranchir de toute idéologie. C’est être pragmatique, observer que le capital rapporte plus que le travail, lequel nourrit d’autant moins son homme qu’il est moins qualifié. Alors, il n’est pas la peine de sortir de polytechnique pour voir qu’il vaut mieux se rapprocher du capital que de s’y opposer.

        Si les théoriciens et les idéologues se présentant en défenseurs des travailleurs, à l’exemple de K.Marx, au lieu de s’opposer au capital et aux capitalistes en développant un anticapitalisme mortifère, avaient été plus clairvoyants, ils les auraient incités à adopter l’esprit capitaliste.

        Ils les auraient invités à s’enrichir c’est-à-dire à consommer moins que ce qu’ils pouvaient gagner de sorte à capitaliser au lieu de consommer au point de se perdre dans l’endettement et d’y entraîner l’ensemble du pays en élisant des dirigeants plus habiles à flatter les électeurs pour être élus, qu’à enrichir la nation, une fois en poste.

        A l’immédiat après guerre en France, alors que De Gaulle était favorable à la participation, ils auraient incité à la fusion du capital et du travail en amenant les employés à entrer au capital de leurs entreprises, ce qui les aurait amenés à se cultiver en matière économique.

        http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1958-1970-la-ve-republique/la-modernisation-de-l-economie/analyses/de-gaulle-et-les-reformes-sociales.php

        Cela aurait permis au plus grand nombre de prendre conscience de ce que le futur prime sur le présent et qu’en conséquence, il faut sacrifier les jouissances du présent si l’on veut donner la possibilité à nos descendants de vivre demain grâce aux investissements faits aujourd’hui.

        Ainsi, les réflexes de base permettant de comprendre l’économie seraient enseignés dès l’école primaire, et tout le monde vivrait tout aussi heureux et même plus, en consommant moins. L’écologie et la planète s’en porteraient bien mieux.

        L’ambiance au sein de la communauté serait plus harmonieuse, parce que fondée pour les pauvres comme pour les riches, sur la même valeur fondamentale : la préservation de l’espèce par la préservation du futur, bien plus que par la recherche de plus de pouvoir d’achat=pouvoir de consommer.

      3. Si on étudiat l’évolution dans le temps du salaire d’un dirigeant de grande entreprise, on constaterait (je m’avance un peu sans preuve) qu’il augmente de façon exponentielle.
        L’une des solutions est de limiter le mandat d’un Président à 5 ans… un bon Président ferait un bon conseiller. la vie de Président est exténuante… les cheveux blancs fleurissent à toute vitesse.
        Avec le temps, la cours du roi s’installe, le roi s’isole… vous connaissez l’histoire.

        Au Japon, beaucoup d’entreprises le pratiquent… pas toute manifestement mais je n’en pense que du bien.

        Et puis, place aux jeunes. Rendez vous compte du nombre de carrières brisées car vous avez exactement l’age de votre président.. pas drôle.

        Et puis, les gens intelligents ça ne manquent pas, comme les rapaces d’ailleurs.

        A+

      4. « 1000 fois plus productif qu’un smicard chez Renault.
        Pour rappel : 1 425,67 euros brut par mois . »

        Smicard pas exister chez Renault. Hugh !

      5. Être jducacien, c’est avant tout s’affranchir de toute idéologie.

        Rappel au bon peuple de ce qu’est être Jducacien et de la signification de l’impayable expression « s’affranchir de toute idéologie » : c’est, respectivement, balancer avec insistance et en toute innocence des liens vers des sites nationaux-racistes et ne jamais manquer de laisser récurremment passer des signes limpides de son ineffable nostalgie de ses vertes années pétainistes. Qu’on se le dise.

      6. « le capital rapporte plus que le travail ».
        Je l’avais raté celle-là. Notre insubmersible Jducac a encore tapé fort.

        Et qui le produit le capital ? Je parle du bon, du pur, du sans tâche bien sûr, celui dont vous nous parlez en permanence. Pas le virtuel qui circule sur les marchés financiers, à moins que… seriez-vous devenu un fervent défenseur de la spéculation? Non, je n’ose le croire. Bref, passons.

        Alors d’où ki vient ? Du ciel, de Dieu, de je-ne-sais-où. Pousserait-il naturellement sur les arbres, les fleurs, ou bien en terre ? Même si c’était le cas, y faudrait ben qu’un bipède, mâle ou femelle, le cueille, le ramasse, et puis éventuellement le cultive après bêchage, labourage, plantage, sarclage et tutti quanti.

        Sans travail, le capital n’est rien. Il n’existe que par le travail, il ne vit que par le travail… de ceux qui en tirent de moins en moins un bénéfice.

        il faut sacrifier les jouissances du présent si l’on veut donner la possibilité à nos descendants de vivre demain grâce aux investissements faits aujourd’hui.

        En bref, une société où l’on se fait ch… à mourir. Belle perspective ! Autant se mettre une balle tout de suite.

      7. j’duc-j’d’ac, la crête du pire, euh non, la crête du pur, pire pur qu’importe — est bien tortueuse, parlez-nous du père noël, de vos vacances de neige, enfin de votre personne, pas de ce fantôme capital qui à la longue est grave

      8. @vigneron: c’est bien simple, quand un gars me dit qu’il s’est affranchi de toute idéologie, je sais d’emblée que j’ai devant moi un fanatique obtus.

      9. @ Fod 13 décembre 2012 à 17:45

        Sans travail, le capital n’est rien. Il n’existe que par le travail, il ne vit que par le travail… de ceux qui en tirent de moins en moins un bénéfice.

        Vous oubliez qu’avec un capital, on peut encore vivre sans travailler, s’il est suffisamment élevé au regard de sa consommation. Ma mère qui, en vendant sa maison au décès de mon père, disposait d’un petit capital et d’une petite retraite de 1000 €uro par mois a pu vivre 10 ans dans une maison de retraite sans être à la charge ni de ses enfants ni de la collectivité, tout en laissant en plus, à son décès, un petit pécule à ses enfants. Bien qu’ils soient nés pauvres, mes parents avaient prévu leurs besoins futurs pour leurs vieux jours, en déployant un esprit capitaliste consistant à dépenser le moins possible afin de capitaliser leur épargne et d’investir. Je crois que c’est ce que font aussi les Chinois.

        Vous oubliez aussi que dans notre monde très mécanisé, il est pratiquement impossible de gagner sa vie en travaillant sans moyens de production modernes, donc au top de la performance. En conséquence, il faut de plus en plus de capital pour concevoir, créer, mettre au point, produire et distribuer, cet l’outil industriel, et de moins en moins de travail pour le mettre en oeuvre. Il en résulte une plus grande demande en capital qui fait monter son prix et une offre de travail non qualifié supérieure à la demande, laquelle va en décroissant, ce qui fait baisser les salaires. Capital et travail sont soumis aux lois de l’offre et de la demande sur le marché de l’un et de l’autre.

        Bien sûr que le capital nait du travail, mais d’un double travail. Un premier travail permettant d’acquérir un revenu donne la possibilité de consommer. Le second travail consiste à fournir un effort prolongé pour résister à la tentation de tout dépenser en consommation, afin d’épargner et de pouvoir, à terme, investir si l’on est animé d’un esprit capitaliste. Quand on est animé d’un esprit anticapitaliste, au lieu d’épargner, on consomme tout son salaire et en plus on peut se laisser aller à l’endettement, non pour investir, mais seulement pour vivre mieux.

        C’est ce qu’ont eu tendance à faire les Français, et le Européens du Sud, au plan individuel et collectif. C’est ce qu’auraient peut-être fait les Allemands si, il y a une dizaine d’années, leur chancelier pourtant de gauche, mais courageux, n’avait pas incité à privilégier le capital au détriment de la consommation afin de mieux préparer l’avenir.

        Autant se mettre une balle tout de suite.

        Pas du tout, il y a beaucoup mieux à faire, en faisant comprendre qu’il est de l’intérêt de tous, de faire se fusionner le capital et le travail au lieu de les amener à se combattre. Souvenez-vous de cette robinsonnade où c’est le travailleur chasseur qui, de lui-même, a commencé à épargner du poisson séché (son capital prélevé sur ses possibilités de consommation) pour investir dans des nasses et des filets (son capital sous forme de moyens de production)
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=19059#comment-129478

      10. @Moi, « c’est bien simple, quand un gars me dit qu’il s’est affranchi de toute idéologie, je sais d’emblée que j’ai devant moi un fanatique obtus. »
        Dans le cas du Jducac, c’est sans doute vrai; dans un cadre général, j’ai des doutes. Faudrait demander à, au hasard Beckett, qui retournerai ta phrase sans un sourire. Les idéologues, c’est bien connu, ne sont ni fanatiques, ni obtus.

      11. @ Renou 14 décembre 2012 à 08:12

        « je sais d’emblée que j’ai devant moi un fanatique obtus. » Dans le cas du Jducac, c’est sans doute vrai

        Soit. Se faire une idée personnelle sur un sujet, c’est peut-être le début d’un fanatisme. Mais cela me semble plus intelligent que d’adopter les idées toutes faites que l’on vous délivre gratuitement sur le marché des idées économico politiques, avec l’espoir qu’en échange vous votiez pour ceux qui vous les vantent en vous promettant la lune.

        En exposant un comportement qui me semble emprunt de sagesse, validé par l’expérience de 2 vies, celle de mes parents et la mienne, soit au total près d’un siècle, je ne vise pas à ce qu’on se prononce sur le caractère fanatique ou obtus de celui qui s’exprime, ce qui n’a pas beaucoup d’intérêt.

        Non ! Ce qui serait beaucoup plus utile, serait de montrer en quoi, à partir du commentaire fait ci-dessus, le type d’attitude que j’appelle « esprit capitaliste » est néfaste, pour les individus qui l’adoptent et pour la collectivité.

        Hélas là, tout le monde est aux abonnés absents. Comment qualifie-t-on ces gens là ?

      12. @ Jducac

        Personne n’est aux abonnés absents. C’est vous qui en permanence refusez les objections qui vous sont faites. Vous confondez « esprit capitaliste » et « esprit prévoyant ». Or le capitalisme n’est pas prévoyant par nature, son seul objectif étant l’accumulation illimitée de capital, de profits, etc… Pour lui, la fin justifie tous les moyens pour accumuler toujours plus, des moyens parfois excessivement dangereux comme la course à la croissance, à toujours plus de productivité et de rentabilité, qui nous entraîne aujourd’hui vers des périls écologiques dont personne ne mesure encore totalement la gravité.

        Votre souhait – par ailleurs louable de vouloir éviter la destruction de l’humanité – n’est pas au centre des préoccupations du système capitaliste. Les échecs successifs des conférences sur le climat en attestent.

      13. « Soit. Se faire une idée personnelle sur un sujet, c’est peut-être le début d’un fanatisme. Mais cela me semble plus intelligent que d’adopter les idées toutes faites que l’on vous délivre gratuitement sur le marché des idées économico politiques, avec l’espoir qu’en échange vous votiez pour ceux qui vous les vantent en vous promettant la lune. »

        Allons bon… « vos idées personnelles »…???
        C’est marrant que vous n’arrêtiez pas de nous rebattre les oreilles avec votre pôpa et vot’ môman… et que vous soyez persuadé que vos idées (répétées depuis Vichy jusqu’au FN en passant par les « meilleures colonnes du Figaro ») soient toute personnelles…
        Pour avoir des « idées personnelles », il faut avoir coupé le cordon ombilical, Jducac… avoir déserté l’esprit grégaire….

        « En exposant un comportement qui me semble emprunt de sagesse, validé par l’expérience de 2 vies, celle de mes parents et la mienne, soit au total près d’un siècle, je ne vise pas à ce qu’on se prononce sur le caractère fanatique ou obtus de celui qui s’exprime, ce qui n’a pas beaucoup d’intérêt. »

        « Soit au total près d’un siècle »…???… près d’un siècle de sagesse… rien que ça…?
        Pourquoi ne pas ajouter aussi votre concierge d’immeuble, le charcutier et le bon vieux professeur de la comunale…?
        Les tontons, les papy, et toute la clique qui nous répètent les mêmes idées « personnelles »…?… ça vous ferait un bon millénaire de bonne sagesse sans aucune idéologie…

        « Non ! Ce qui serait beaucoup plus utile, serait de montrer en quoi, à partir du commentaire fait ci-dessus, le type d’attitude que j’appelle « esprit capitaliste » est néfaste, pour les individus qui l’adoptent et pour la collectivité. »

        En fait, ici… vous ne faites qu’écrire vos idées personnelles???… Voilà cinq ans que P.Jorion vous « montre en quoi l’esprit dérégulé du capitalisme actuel est néfaste à la collectivité », mais vous… ben, vous ne l’avez pas lu….
        Peut-être aurait-il dû titrer ses bouquins ainsi… « Pour Jducac »…. « Jducac, encore un effort »… ou « A mon respecté confrère sage de près d’un siècle, Jducac » …?

        « Hélas là, tout le monde est aux abonnés absents. Comment qualifie-t-on ces gens là ? »

        Des martyrs… on les qualifie ainsi… ou à la rigueur, des masochistes….

        Alors comme je sais que vous aimez bien les petites histoires illustrées et que je suis maso, je vais vous réexpliquer une chose que vous ne voudrez, une fois de plus, pas entendre… mais tant pis…
        Imaginez une prison… l’organisation est telle que la vie y est impossible… injustice, méfaits, morts violentes, corruption, viols, trafics en tout genre…
        Vous avez d’un côté un P.Jorion qui tente de comprendre les mécanismes et de les expliquer afin de modifier le chaos… d’améliorer la vie de chacun…
        … et de l’autre, un Jducac (et ses idées personnelles) qui a décidé que la chienlit ambiante était toute naturelle et qui du coup justifie les actions des corrupteurs en expliquant qu’ils sont juste pragmatiques….
        A ce compte-là… tout peut être justifié… Moi-même, pousser à bout dans une situation impossible… je pourrais être amené à vous étriper sans vergogne pour survivre ou nourrir ma famille… Le problème est justement d’instaurer des règles qui permettent d’éviter cela…

        Comprenez-vous la nuance…???
        Vous faites preuve de sophisme…. vous entérinez une situation en partant de la conclusion pour remonter ensuite à contre-courant vers l’idée de base…
        « … c’est ainsi que ça doit se passer parce que c’est « naturel »… c’est naturel parce que chez mes parents, ça se passait comme ça… ça se passait comme ça, donc c’est universel… voire biologique… »
        Vous tournez en rond parce que (et c’est bien normal) vous aimez vos parents et qu’ils ne sauraient avoir été dans l’erreur… là est votre fanatisme…

        Mais il ne s’agit pas de juger telles ou telles personnes… qui se sont débrouillées avec les moyens du bord (comme chaque famille, avant et après guerre dû le faire) en fonction de leur situation spécifique….
        Il s’agit de décoller et d’observer comment tout cela s’imbrique afin de trouver où doit porter les modifications qui nous éviteront la catastrophe…

        Voilà des années qu’on vous explique que vous commettez une erreur lorsque vous confondez capital et capitalisme… Effectivement, tout peut être considéré comme étant un capital… capital temps, capital amour, capital culturel (chez Bourdieu je crois)… en gros, richesses (au pluriel) que l’on investit dans un projet… Mais cela n’a rien à voir avec un système qui favorise les personnes possédant plus d’argent que les autres… Le temps et l’énergie des uns valant moins que l’argent des autres…
        Est-ce que vous la voyez la différence…?
        La même erreur est commise avec le verbe « spéculer »…. Bien sûr que pour n’importe quel projet, je « spécule » sur sa réussite future… mais ça n’a rien à voir avec le fait de pousser à la hausse (ou à la baisse) des actions…. rien à voir avec le fait d’autoriser des paris opérés en bourse et qui désolent l’économie réel…

        Voilà, Jducac… vous voyez, nous ne sommes pas aux abonnés absents… c’est juste que depuis tant de temps que vous ne comprenez pas ce qu’on vous dit… il y a un peu de lassitude qui se fait sentir…

      14. @ Ju
        En étant à la fois néo-darwinien et capitaliste, je pense que Jducac est cohérent, et sincère, car il a l’air réellement de croire que c’est comme ça que ça marche: capital génétique et capital temporel même combat!

        Ce qui n’est pas le cas de tout le monde sur ce blog. J’en avais fait la remarque à Nicks (qui semble nous avoir quittés).

      15. @Renou: « Les idéologues, c’est bien connu, ne sont ni fanatiques, ni obtus. »

        Evidemment que les idéologues sont fanatiques.

        Je t’explique parce que t’as pas l’air d’avoir saisi mon propos:
        1) Tout le monde a peu ou prou une idéologie (il faut bien un cadre de pensée pour percevoir).
        2) Ceux qui disent ne pas en avoir sont ceux qui en ont le plus (genre comme avec les frites McCain).

        Si donc un gars vient et te dis « moi je suis un pragmatique », fais gaffe c’est sans doute un idéologue. S’il te dit « moi j’ai des convictions fortes », fais gaffe c’est sans doute un pragmatique sans foi ni loi (surtout s’il est politicien).

      16. @Moi, un cadre de pensée… Pour penser dans le cadre?
        Une idéologie pense à ta place. Confortable comme la mort.
        Merci de me mettre en garde face aux gars qui m’disent… Je fais ça sans douleur, surtout face à ceux qui me disent de faire gaffe.

      17. Moi, t’es bon que dans le mauvais esprit, c’est déjà ça, mais là ta triple identité pragmatique déclaré = idéologue = fanatique tient pas là route.
        Idem à l’inverse pour relou avec son intenable antinomie idéologie/fanatisme.
        Pour les deux une définition simple de l’idéologie par un idéologue p’ têt un peu moins que d’autres : « « L’idéologie est l’idée de mon adversaire » serait une des moins mauvaises définitions de l’idéologie ». Aron bien sûr.

      18. @ Fod 14 décembre 2012 à 12:02
        D’accord, vous n’êtes pas aux abonnés absents, mais pourquoi n’avez-vous pas répondu à la question posée ?
        « A partir du comportement exposé ci-dessus, montrez en quoi le type d’attitude que j’appelle « esprit capitaliste » est néfaste, pour les individus qui l’adoptent et pour la collectivité »
        Pourquoi n’avez-vous pas simplement répondu : « Je ne vois rien de néfaste, dans ce qu’ont fait vos parents, ni pour eux-mêmes, ni pour la collectivité » ?

        Vous confondez « esprit capitaliste » et « esprit prévoyant ». Or le capitalisme n’est pas prévoyant par nature, son seul objectif étant l’accumulation illimitée de capital, de profits

        Parce que vous croyez que l’esprit anticapitaliste, est plus prévoyant ? Moi je le vois plus inconscient, plus inconséquent, plus irresponsable, vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis de ceux qui le suivent.

        Je crois, au contraire, que l’esprit capitaliste est prévoyant par nature et que capitalisme et prévoyance sont indissociables. Avant même que Paul Jorion définisse le capital comme étant une ressource (Le capitalisme à l’agonie. Page 30. Fayard 2011), l’homme a de tout temps pris soin de prévoir la couverture de ses besoins futurs, en constituant des réserves en préservant des ressources, du capital. C’est important, essentiel pour survivre.

        Ça n’est que depuis l’après dernière guerre, à cause de la mise en place de systèmes de protection sociale que les jeunes générations ne se sont plus souciées de leurs besoins futurs. Elles croyaient leurs besoins à venir couverts, et ont eu bien tort. Car ces systèmes de protection, n’étant pas constitués de réserves mais de prélèvements sur le flux du travail réalisé, se révèlent être des systèmes à la Ponzi,

        http://www.quelleretraite.com/post/2010/02/14/La-r%C3%A9partition,-c-est-un-peu-un-syst%C3%A8me-Madoff#blognav

        http://www.lefigaro.fr/retraite/2012/12/14/05004-20121214ARTFIG00329-le-pouvoir-d-achat-des-retraites-risque-de-s-eroder.php

        Les esprits capitalistes qui ont capitalisé, ne vont pas le regretter.

      19. @ Jducac

        Vous êtes dans la croyance pure et dure, comme tout fanatique qui s’ignore. C’est inutile de discuter avec vous. Vous êtes aussi obtus que le chas d’une aiguille, et à ce niveau-là, ça relève de la pathologie.

      20. @ Fod 14 décembre 2012 à 19:13

        Vous êtes aussi obtus que le chas d’une aiguille, et à ce niveau-là, ça relève de la pathologie.

        Le malheur, pour vous, vient de ce que l’expérience et les faits me donnent raison.

      21. michel lambotte; « vous êtes le seul à le croire ». Non même pas, jducac est dans le miroir, qui, (sinon ses fantômes), ne regarde rien. c’est un troll d’une époque ou ceux-ci n’existaient pas; un troll miraculeux du saint capital

      22. judcac

        Le malheur, pour vous, vient de ce que l’expérience et les faits me donnent raison.

        A propos d’analyse des faits empiriques, avez-vous commencé votre lecture du Prix comme vous vous y êtes engagé dans une réponse à Julien Alexandre dans un de vos précédents commentaires ?

        Qui sait, en 2014 peut-être deviendrez-vous joronien.
        L’épreuve des faits, il n’y a que ça de vrai !

      23. @BasicRabbit

        « … je pense que Jducac est cohérent, et sincère… « 

        Oui, certainement autant que le Dr Petiot… c’est à dire « pathologiquement » cohérent et sincèrement « pathologique »… le tout au nom du pragmatisme…

        Mais laissons-le illustrer lui-même sa fulgurante capacité à ériger une pensée cohérente…

        « Pourquoi n’avez-vous pas simplement répondu : « Je ne vois rien de néfaste, dans ce qu’ont fait vos parents, ni pour eux-mêmes, ni pour la collectivité » ? »

        – « Mon pôpa et ma môman… ils sont gentils… »

        Cohérence, vous avez dit cohérence…? comme c’est cohérent…!!!

        Rien de mal à cela, vous me direz…? Le problème c’est que, multiplié par X millions de bébés à son pôpa 100% persuadés que les micros expériences empiriques ont valeur universelle… ce genre d’aveuglement est en train de nous conduire droit dans le mur de la cohérence sincère et pragmatique…
        Des bébés tueurs ne voyant pas plus loin que leur meuble télé et leur assurance vie…

        Tenez, une dernière pour la route:

        « Le malheur, pour vous, vient de ce que l’expérience et les faits me donnent raison. »

        Avec ce genre d’argument, la seule raison de ne pas être nazi, résiderait dans le fait que les SS l’ont eu dans le c… S’ils avaient gagné la guerre, notre Jducac cohérent et sincère nous expliquerait que la nature veut le nazisme…

      24. @Relou: je laisse tomber, à force de jeter des perles je vais me faire bouffer la main.

        @vigneron: « ta triple identité pragmatique déclaré = idéologue = fanatique tient pas là route »
        Si tu le dis, « Amen » alors. Mais bon, je vois bien que dans le fond tu dis pareil que moi (cf la citation d’Aron)…

        @FOD: « comme tout fanatique qui s’ignore »
        T’en as déjà vu qui s’ignoraient pas?

      25. Le malheur, pour vous, vient de ce que l’expérience et les faits me donnent raison.

        C’était hier. Maintenant un hurluberlu m’apprend à pécher le poisson dans cette minuscule flaque d’eau au creux des ruines. Les ruines de mes ruines. Un brave, une belle âme nourrit mon vieux corps d’homme malade. Qu’elle chance, vais-je le tenter ? Allons, essayons : — Dites-moi mon brave vous êtes un capitaliste j’espère ? Et l’autre de répondre : — C’est loin tout ça.

      26. 2) Ceux qui disent ne pas en avoir sont ceux qui en ont le plus (genre comme avec les frites McCain).

        moi, c’est pas tout à fait ça, en fait c’est ceux qui disent ne pas en avoir, ou l’avoir oubliée tellement elle est admise, qui ont le plus large champ d’action au sein d’un cadre. plus le cadre est minimal, moins il est contraignant et l’action se suffit à elle-même.

      27. @Fod, c’est dommage, vous n’avez pas précisé que la technique (et il faut rappeler, qu’elle est dévié par le marketing, vers l’éphémère) permet plus de liberté vis-à-vis du travail, ni que l’inflation qui a permit à jducac d’être autre chose qu’un prolétaire.
        Cette inflation dont il a justement profité, était une taxe sur la capital (si les salaires suivent l’inflation, aujourd’hui cela à l’air stupide, car il n’y a plus d’espoir de hausse des salaires et c’est un peu condescendant ), plutôt que sur le travail (et justement contredire l’orientation actuelle, qui est que le capital est plus taxé, c’est faux, n’importe quel groupe joue avec ces sociétés pour ré-amortir, ces biens amortis, c’est le problème de la complexité fiscale et des subventions sans dégressivité).
        Les jducac ont les évites aux quotidiens, on dit rien, quand on a pas le rapport de force.
        C’est justement lui qu’il faut convaincre et trouver par ces réponses, ce qui fait réfléchir.

      28. @ Samuel

        Convaincre Jducac ! Essayez donc ! Passez devant, je vous en prie ! Mais je crains que vous vous cassiez les dents comme la petite cinquantaine qui a tenté depuis 3 ou 4 ans de le faire. Jducac, c’est un roc, c’est un cap, c’est… je ne sais plus trop quoi…

      29. @ michel lambotte 14 décembre 2012 à 21:09

        Prenez en de la graine mon cher jducac

        Merci pour le lien. J’apprécie les travaux de Jancovici, mais quand je le vois donner un exemple où la France doublerait sa dette alors qu’elle a bien de la peine à la réduire, je crois que ça n’est pas réaliste. Le « grand emprunt » calibré à 35 milliards par Jupé et Rocard et lancé en 2010 est dérisoire à côté.

        Depuis le début des années 70, avec le rapport Meadows, nos dirigeants savaient qu’il fallait investir pour s’adapter. Il aurait mieux valu travailler plus et consommer moins comme il est sage de le faire quand on veut investir, mais c’est l’inverse qui a été fait. En 81 en abaissant l’âge de la retraite on s’est mis à travailler moins puis, on a forcé la dose au début des années 2000 avec les 35 heures. De plus, au lieu d’investir pour produire mieux et moins cher, le pays s’est endetté pour seulement bien vivre.

        Maintenant la France emprunte à 2% parce qu’elle dit réduire sa dette (alors qu’elle engage des dépenses non financées, ce qui entraînera des augmentations d’impôts). Si elle accroissait sa dette, les taux s’envoleraient.

        Le malheur, pour vous, vient de ce que l’expérience et les faits me donnent raison. Vous êtes le seul à le croire

        Parce que la plupart de ceux qui fréquentent le blog n’ont pas cette expérience. Le courant anticapitaliste ne m’a pas affecté, mais il a imprégné les gens de votre génération et les plus jeunes. Il les a tenus dans l’illusion que l’on pouvait se passer de capital pour s’adapter à l’évolution. Vous découvrez le besoin d’épargner quand vous devez investir alors qu’il faut y penser bien avant. Les esprits capitalistes savent le faire, alors que les autres ne pensent qu’à consommer, à vivre au présent, à ne pas se soucier du futur. Un jour on le découvre et alors il faut payer pour apprendre. Ensuite on s’en souvient pendant une à deux générations. Ainsi va la vie.

      30. @ Pierre-Yves D. 14 décembre 2012 à 21:28

        Qui sait, en 2014 peut-être deviendrez-vous joronien.
        L’épreuve des faits, il n’y a que ça de vrai !

        Non je n’ai pas commencé à lire « Le prix », mais le ferai bientôt. J’ai l’habitude de tenir parole. Quant à devenir joronien, pourquoi pas, le moment venu. Pour l’instant, et depuis bientôt 4 ans, je soutiens Paul Jorion, même si certains, qui ne comprennent pas le rôle d’avocat du diable que je tiens un peu ici, me gratifient de quelques vacheries dans lesquelles ils s’égarent. Je trouve que ce blog est très utile, même si je ne partage pas tout ce que dit PJ. Je fais de mon mieux pour faire part d’une expérience, d’homme du peuple qui estime ne pas s’en être trop mal tiré. Au moins je partirai la conscience tranquille.

        Et vous ? Votre situation a-t-elle évolué positivement ?

      31. Ouais Piave,  » L’idéologie est l’idée de mon adversaire. »
        C’est ton côté « activité en plein air » qu’est le plus touchant.
        Moi, surveille tes traites et tes gosses. Et ton foie. Ce sera bien suffisant.

      32. @FOD je vous présente mes excuses, c’était facile, mais il est, symboliquement (au delà du commentateur), celui qu’il faut convaincre (pas forcement sur le blog), on voit bien son réflexe amener des liens extrêmes.
        J’ai d’autres variantes de jducac autour de moi, j’en ai pas mal et cela peut aller jusqu’à : « j’espère qu’un jour que les gens auront faim ». C’est ça le défi, trouver les exemples, qui leurs permettent d’autres réponses.
        Mais je vous présente à nouveau mes excuses, c’est facile à dire.

      33. « Au moins je partirai la conscience tranquille. »

        Mince alors, et BasicRabbit qui pensait que vous étiez sincère…

        Pour partir la conscience tranquille… il vous faudra assimilé la différence qu’il y a entre ce qui « est »… et ce qui est pensé…
        Que vous compreniez que ce qui est pensé (par vous par exemple) n’est que l’addition de vos expériences circonscrites dans le temps, l’espace, un groupe X, un rapport affectif à votre corps et à l’environnement proche… une construction suintant de vos préoccupations (matérielles) assujetties au principe « action/réaction »…
        Vous en êtes restez au stade « nombrilisme », ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi… mais, s’il vous a permis « de ne pas trop mal vous en tiré » (ce dont tout le monde se réjouit), ne vous aura pas ouvert à la conscience…
        Maintenant, si vous utilisez le terme « conscience » dans son acception morale… un simple retour sur vos méthodes en matière d’argumentation, permettra à quiconque de se rendre compte, qu’il n’en serait en être question…

        Donc pas de conscience, pas de scrupule… et pas de syllogisme, que vous avez, de manière téméraire, préféré éviter pour rejoindre directement le sophisme…

        Maintenant, c’est vrai aussi que dans le « Jducac Park »… ces manques peuvent très bien s’appeler « conscience tranquille »… là, je n’en sais rien… j’évite autant que possible les marécages…

      34. @ FOD, Je vous présente mes excuses, c’était facile.
        Mais des jducacs j’en ai pas mal autour de moi et c’est des gens (ni des saints, ni des salauds, plutôt des gens bien) et j’espère qu’on trouvera les exemples qui font mouches, parce que j’ai pas envie d’entendre trop souvent: « j’espère qu’à l’avenir les gens auront faim ».

      35. @ Samuel

        Je trouve vos excuses très touchantes, et rien que pour cela, vous avez toute mon estime. Cependant, elles n’étaient pas nécessaires. Un blog est un lieu d’échange où les mots parfois sont mal reçus, mal compris ou mal interprétés et sujets à de nombreux quiproquos. Rien ne remplacera jamais une conversation directe avec toute sa richesse émotionnelle.
        Amicalement.

      36. @ Samuel 15 décembre 2012 à 00:16 @ Fod 15 décembre 2012 à 00:42

        Les jducac on les évite au quotidien, on ne dit rien, quand on n’a pas le rapport de force.

        Êtes-vous bien certain qu’il faille ne s’en remettre qu’au rapport de force favorable ?

        Un rapport de force écrasant n’est pas toujours un gage d’accès à la vérité ni, en final, un gage de succès pour celui ou ceux qui l’ont créé en leur faveur. Il suffit parfois d’un seul contrexemple destructeur et indéniable pour mettre à bas une théorie ou une démonstration s’appuyant sur toute une série d’arguments pourtant irréfutables.

        Plusieurs cas tragiques, aux siècles derniers, en constituent des preuves. Dans les temps plus lointains, faire croire au plus grand nombre que la terre était plate, n’a pas empêché qu’elle soit ronde. (Fod, SVP soyez chic, n’en profitez pas pour dire que je me prends pour Galilée….. je ne sais pas faire les smileys)

        C’est justement lui qu’il faut convaincre et trouver par ces réponses, ce qui fait réfléchir.

        Faites comme vous l’entendez, mais je crois que pour rendre votre réflexion réellement utile et profitable, il vaut mieux que vous cherchiez à vous persuader vous même, à vous convaincre du bien fondé de vos positions, plutôt que d’essayer de me convaincre de mes éventuelles erreurs. Comme tout le monde, je dois bien en commettre.

        L’expérience de Fod n’est pas à négliger lorsqu’il dit : « Convaincre Jducac ! Essayez donc ! Passez devant, je vous en prie ! Mais je crains que vous vous cassiez les dents comme la petite cinquantaine qui a tenté depuis 3 ou 4 ans de le faire. Jducac, c’est un roc, c’est un cap, c’est… je ne sais plus trop quoi… »

        Vous êtes encore jeunes l’un et l’autre, votre potentiel d’influence est maintenant, bien plus grand que le mien. A près de 80 ans, je suis en fin de parcours. L’important est que vous agissiez et fassiez agir dans de bonnes voies et surtout pas vers de fausses pistes ou des impasses.

        Considérez donc mes avis et objections, comme des alertes amicales, même si elles vous dérangent. Voyez-les comme des mises en évidence d’éventuelles insuffisances, comme des failles dans votre cuirasse de certitudes. Et si, par votre raisonnement et votre propre réflexion, aussi objective que possible, vous n’arrivez pas à éliminer ou neutraliser ces points faibles, alors interrogez-vous sur la validité de vos positions

        Personnellement, je vois le blog de Paul Jorion comme un lieu d’échange, un lieu de réflexion et d’élaboration collective d’idées. Je ne le vois surtout pas comme une entreprise de démolition de personnes, même lorsqu’elles ne s’identifient que par des pseudos.

      37. jducac, j’ai pas vraiment de certitude, je crois pas en un modèle parfait, qu’on soit plutôt centraliste, ou non, nationaliste ou non, libéral ou non, égalitaire ou non, y a toujours des avantages et des inconvénients.
        Mais puisque vous avez 80 ans, vous savez que certains mouvements sont issus des déçût de la victoire des alliés (je ne dis pas que ceux qui votent le perçoive, mais vous devez vous en souvenir) et cela même si je crois que le melting pot mondial soit plus un concept qu’une réalité, surtout en période récessive.
        Ce faire l’avocat du diable est une chose (on dirait faire de la provocation et on a sa part de tord et de raison, mais défendez vous vos valeurs (travail, consommation frugale, fierté individuelle) en donnant des liens de sites nommés Français de souche (ce qui est pour moi une antilogie).
        Quand j’étais en Irlande, y avait deux conditions d’intégration, l’église (nourrit par répression Anglaise dans ces aspects froids et peu spirituelle) et le pub (où tout les âges ce côtoyer). Les deux étaient important, à la fois une vision froide et chaude de l’espèce.
        Je n’ai aucun souhait à desservir votre âge (et puisque vous alliez essayer d’être Jorioniste je ne souhaiterai vous braquer), alors en diversion que pensez vous de ce texte:
        http://www.les-crises.fr/keynes-perspectives-eco/

      38. @ Jducac

        Vous êtes extraordinaire. Malgré nos heurts fréquents, j’éprouve à votre égard un curieux mélange d’admiration teintée de sympathie, et de répulsion. Admiration devant votre obstination face à l’adversité (le roc, le cap), répulsion, souvent la plus extrême, face à vos opinions et vos idées. Et parfois, comme dans ce précédent commentaire, ni admiration, ni répulsion, mais simplement de l’empathie et de la compassion – je dis bien compassion et pas pitié.

        Serait-ce un énième artifice rhétorique ou est-ce profondément sincère de votre part ? Je ne saurais le déterminer faute de vous avoir en face de moi. Pourtant dans le doute, je pencherai pour la 2ème hypothèse. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Une intuition… ou de la naïveté. Mais une chose est certaine : le Jducac qui laisse transparaître son humanité, son humilité, voire ses faiblesses est immensément plus sympathique que le Jducac moralisateur, donneur de leçons, qui affirme plus qu’il n’interroge.

        Un échange d’idées, par blog interposé et sous forme uniquement écrite, est une aventure périlleuse, sujette à tous les malentendus, les erreurs d’interprétation, les quiproquos parce qu’il y manque deux choses : la définition précise et personnelle des mots que l’on emploie et la relation directe, créatrice d’affect. La 1ère, le plus souvent faute de temps et la seconde liée intrinsèquement à l’outil internet, encore plus en cas d’absence de smiley. Concernant cette dernière, il est possible de poser l’hypothèse que si nous nous connaissions, nous serions peut-être les meilleurs amis du monde, et alors nous éviterions, par respect mutuel, de sombrer dans l’invective. Faute de cela, nous en restons au niveau des arguments de la raison, aveugle à ceux du coeur. Or, chez moi – comme chez d’autres, je le suppose – c’est un danger permanent ; face à un interlocuteur désincarné, totalement abstrait, sans visage, sans voix, sans chair, sans regard, l’écrit n’est pas toujours modéré par la tempérance du coeur.

        Et ce soir – une fois n’est pas coutume -, je vous remercie de m’avoir rappelé à cette nécessité.

        Concernant l’écriture des smileys, je vous recommande cette page. Mettez là dans vos marques pages. Elle vous sera d’une aide précieuse pour introduire un peu plus d’aménité et d’humanité dans vos propos.

      39. 🙂 🙁 😉 😀 :-p :-)) :-(( :-/ :-O 😐 :-* Je t’embrasse:'( Je Pleure:’) Je Pleure de rireB-) Je porte des lunettes de soleil/ Je suis une star:-X Je reste Muet(-: Je suis gaucher3:-o Une Vache@_v Un Escargot:)= Un Castor
        Un Poisson

        >

        Un Gros Poisson
        :O-)

        Un Gros Ours

        ~~~8}

        Un Serpent

        : =8)

        Un Babouin

        >,=,-

        Un Crocodile

        \_O<

        Un Canard

        :=)

        Un Orang-Outang

        :8)

        Un Cochon

        Les Personnages :

        Ecriture

        Signification

        *

        Un Démon

        _:^)

        Un Indien

        C=:-)

        Un Cuisinier

        (:-)

        Un Chauve

      40. @ Samuel 15 décembre 2012 à 23:03

        Se faire l’avocat du diable est une chose (on dirait faire de la provocation et on a sa part de tort et de raison, mais défendez vous vos valeurs (travail, consommation frugale, fierté individuelle) en donnant des liens de sites nommés Français de souche (ce qui est pour moi une antilogie).

        Merci d’être revenu sur cette regrettable inattention de ma part, amenant ceux qui ne me connaissent pas à imaginer que je cherche à faire de la pub pour le FN et le racisme.
        En réalité le commentaire que j’avais fait en réponse à Beber le cancre 12 décembre 2012 à 17:04 était plus long que ce qui apparait maintenant sur le blog.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=44690#comment-388971

        J’y déplorais en des termes, certes sévères, l’inefficacité de certaines structures de l’Etat, au sein desquelles j’ai œuvré durant plus de la moitié de ma carrière. Je précisais :

        Ça n’est pas à cause de la qualité intrinsèque des personnels qui y sont employés, mais parce qu’ …………

        A titre d’illustration de mon propos, j’ai recherché sur Google la source concernant « L’ Alerte sur le niveau de la France en lecture » entendue peu avant sur France info. Cela m’a amené à ce site interdit sur le BPJ, site que je ne fréquente pas, mais qui renvoyait au site du Monde que j’ai alors consulté et qui est mentionné maintenant.

        Quand j’ai voulu faire un copier coller à partir de l’adresse du Monde, je me suis trompé entre les 2 sites présents dans la barre d’adresses et ne m’en suis pas rendu compte.

        J’espère que vous me croyez. De toute façon, j’ai ma conscience pour moi.

        De plus, cette erreur manifeste de ma part, a donné l’occasion à certains de se soulager en régurgitant à leur manière, ce qu’ils ont sur le cœur à mon égard. Ils se sont exprimés sur la même file ou ailleurs. Je trouve leur réaction enfantine et tout de suite, en pareil cas, ça me fait penser à Victor Hugo
        http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/le_crapaud.html

        PS : Je n’oublie pas le lien que vous avez donné vers Keynes et ne manquerai pas de vous répondre à ce sujet.

      41. « J’espère que vous me croyez. De toute façon, j’ai ma conscience pour moi. »

        Encore votre conscience…??? C’est comme la confiture, ma parole…? Moins il en reste, plus on l’étale…
        Figurez-vous Jducac, qu’ici, on a pas à croire ou ne pas croire les pseudo… ici, on pense les arguments…
        Je n’évoquerais donc pas la récurrence (évoquée par Julien) de vos « regrettables inattentions » puisque d’une part, le FN étant un parti autorisé, il n’est pas interdit en France de poster un lien conduisant sur leur site… mais surtout parce que le problème n’est pas un problème de partis mais de valeurs… de dogmes, de convictions et de constructions mentales… ainsi que les méthodes…
        Le tout ne faisant qu’un… dans une pensée/réflexe qui vous fait rabâcher quelque soit le sujet, vos mêmes « vérités/sagesses/expériences » qui tournent en rond et vous interdit d’entendre les arguments qu’on vous soumet…
        J’évoquerais donc plutôt ces valeurs… travail, famille, patrie… mais aussi et principalement vos méthodes…
        Jusqu’à la dernière aujourd’hui utilisée: se faire passer pour la pauvre victime en proie à d’ignobles barbares qui vous accuseraient injustement…
        Heureusement, il n’est pas simple de cacher qui l’on est et votre dernier post illustre à merveille la supercherie…
        3/4 de votre post passé à vous dépeindre comme un ange qui aurait, une fois, une seule et unique fois, commit une regrettable petite erreur de copier/coller… et le dernier 1/4 à caricaturer l’air de rien vos objecteurs….
        Non, Jducac… on ne « se soulage pas en régurgitant (…) ce qu’on a sur le cœur… »… Nous vous donnons notre avis sur vos points de vue et vos méthodes… et votre obstination à nous prendre pour des buses….
        Non, notre « réaction » n’a rien d’ « enfantine »… nous tentons juste de mettre en évidence le fait que vous n’arrivez pas à sortir la tête du sac… aveugle à tout ce qu’on a pu vous expliquer et déterminé à le rester en faisant croire que personne n’a jamais prit le temps de vous répondre cordialement…
        Et puis non… ça n’est pas en postant un lien vers un texte d’un Victor Hugo… texte bien évidement vous donnant le beau rôle… que vous parviendrez à vous faire passer pour la tête de turc d’enfants cruels…
        Cessez donc vos salamalecs…. modifiez vos méthodes… et une réflexion libérée d’un pathos écoeurant pourra peut-être afin voir le jour…

      42. @ Fod 16 décembre 2012 à 01:17

        Malgré nos heurts fréquents, j’éprouve à votre égard un curieux mélange d’admiration teintée de sympathie, et de répulsion.

        J’en suis très heureux, sauf pour la répulsion qui doit neutraliser une partie du bien être que vous procurent les autres sentiments. Il vous a peut-être suffi de me voir ou de m’imaginer différemment, pour que je vous inspire des sentiments plus positifs. Pourtant je vous assure que je suis toujours le même.
        Pour ma part, je n’ai jamais ressenti le moindre sentiment de répulsion à l’égard de quiconque, ni de dégoût ce qui n’empêche pas de réprouver et de condamner certains comportements et de tout faire pour qu’ils soient corrigés. D’où le côté moralisateur de certains de mes propos.

        Ne sommes-nous pas tous frères avec notre lot de qualités et de faiblesses ? Alors le mieux n’est-il pas d’œuvrer et de nous entraider afin que nous tendions tous à être meilleurs et plus performants, individuellement et collectivement ?

        Serait-ce un énième artifice rhétorique ou est-ce profondément sincère de votre part ? Je ne saurais le déterminer faute de vous avoir en face de moi. Pourtant dans le doute, je pencherai pour la 2ème hypothèse. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Une intuition… ou de la naïveté.

        Si cela peut vous rassurer, divers intervenants sur le blog de Paul Jorion se sont déjà prononcés sur mon compte et ma sincérité. BasicRabbit l’a fait récemment en me disant cohérent et sincère. Il y a plus longtemps, je crois que c’est « Moi » qui m’avait trouvé naïf et sincère. Si j’ajoute votre avis, votre pari, cela fait trois appréciations positives concernant ma sincérité. )
        Mais au fond, c’est peut-être la naïveté qui nous rassemble….. :’(

        Merci pour les smileys. Hélas mon clavier ne sait pas pleurer.

      43. @ Samuel 15 décembre 2012 à 23:03

        que pensez vous de ce texte:
        http://www.les-crises.fr/keynes-perspectives-eco/

        Keynes avait vu juste quant à l’augmentation probable du niveau de vie. Il se trouvait dans une phase de réflexion un peu semblable à celle qui nous occupe aujourd’hui, mais cette fois avec la perspective d’une réduction du niveau de vie, ce qui est extrêmement plus difficile à gérer.

        Quand arrive l’hiver il vaut mieux avoir un troupeau en bon état à l’étable, et de bonnes réserves en silos ou dans les greniers plutôt que d’être contraint de vendre une partie du cheptel pour nourrir l’autre. Cet esprit capitaliste et de prévoyance, auquel je me réfère souvent, ne me semble quand même pas être une tare, bien au contraire.

        C’est l’héritage de la longue et lente période d’évolution de l’humanité qui s’est forgée dans l’effort au travail, associée à une consommation modérée afin d’accroître le capital de sorte à augmenter petit à petit le niveau de vie par un accroissement du taux de retour énergétique global, permis par le développement des sciences et des techniques, y compris agricoles.

        Keynes évoque cette longue période qui a imprimé dans les gènes de nos ancêtres des réflexes de prudence, de prévoyance et de sagesse paysanne. Ces réflexes ont subsisté chez les générations plus jeunes, même devenues urbaines en se convertissant aux tâches de l’industrie et des services.

        La génération de mes parents et la mienne étaient encore guidées par ces types de réflexes alors que celles nées après la dernière guerre, qui ont connu au cours des 30 glorieuses et après, une jeunesse pas assez contrainte et donc trop facile pour les rendre conscientes, ont perdu la patience d’attendre, parce qu’ignorantes des processus physiques qui sont en jeu. Elles ont voulu tout, tout de suite, appâtées qu’elles sont par le crédit facile, à la fois pour l’investissement (pas toujours productif) et la consommation, lequel est un cadeau empoisonné, un système fonctionnant comme les gobes mouches et conduisant à éliminer.

        Les jeunes générations citadines, même une partie de celles du monde agricole plus conscientes de l’importance du capital, n’ont pas vu qu’elles aussi ne pouvaient pas vivre sans qu’un capital soit réuni, investi et renouvelé, tant pour faire face à son obsolescence qu’à son usure. Alors, elles se sont laissé séduire par le discours anticapitaliste qui est proprement suicidaire, parce qu’il accélère la régression, à l’image de l’agriculteur qui, pour survivre, en est réduit à vendre ses terres.

        C’est alors que l’on mesure l’existence d’une relation forte entre la tête, la réflexion, la direction, le capital, la vie, l’essentiel.
        http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

        Demain, il nous faudra travailler plus, non pour voir progresser notre niveau de vie mais pour le voir réduire moins.

      44. @ jducac, Je suis pas forcement d’accord avec la conclusion (sans pétrole y à de la sueur à venir, mais la technique agricole au moyen âge est pauvre, alors qu’auparavant la construction Égyptienne fût riche).
        Il manque pas mal de nuance entre capital (comptable) et capitalisme (l’argent n’est pas au bon endroit).
        Il manque des nuances entre travail (je passe la notion d’emploi, j’ai même envie de laisser Marlowe faire un commentaire, parce que ce mot est vaste, un travail peut être utile, mais pas forcement, empiler des papiers qui éloignent une population de ces administrations peut-être un travail inutile, je dis pas qu’il faut supprimer l’administratif…., mais elle peut ce perdre entre ces intentions et ces actions) et accumulation d’un capital productif (thésauriser une maison en lui donnant plus de valeur, ne nous engage en rien en un avenir meilleur, conférer un billet récent de ce blog et une vidéo).
        Pour la consommation, c’est compliqué, c’est pas forcement ceux qui consomment le plus qui donnent le moins (y à un besoin de vide, avant le besoin de « nouveau », en général avant un déménagement).
        J’aime bien la nécessité de différer l’acte d’achat, par ce qu’on ce concentre plus d’attention sur l’objet et il correspond plus à nos besoins (besoins au sens large, ludique inclus).
        La consommation comme vide grenier plait par ce qu’il n’y a pas de marketing.
        C’est marrant Keynes voyait un avenir, où on pourrait désassembler travail et nécessité. Mais les ressources vous bloque pour ces conditions, tout en souhaitant ne pas accumuler de « nids à poussières » (de la consommation inutile), y à un truc à creuser, mais je l’ai pas ce soir 🙂

    2. Jducac, Hugo est un de ces très rares à commencer sa vie à droite et à finir à gauche… à gauche c’est quoi ? il y a ce qu’en dit deleuze dans cette vidéo, Qu`est-ce qu`être de gauche ?
      (extrait):

      GD : Ton sourire fait penser que ce n’est pas sans moquerie… Alors, dis-moi plutôt : mais qu’est-ce que c’est « être de gauche » ? C’est plus discret que « devenir révolutionnaire ».

      CP : Je ne te le dirai pas. Je voudrais poser la question autrement. Entre ton civisme d’homme de gauche, qui vote et tout ça, et ton devenir révolutionnaire – comme tu es un homme de gauche -, comment tu te débrouilles ? Et qu’est-ce que c’est « être de gauche », pour toi ?

      GD : Je vais te dire : je pense qu’il n’y a pas de gouvernements de gauche. Là aussi, faut pas s’étonner : notre gouvernement qui devrait être un gouvernement de gauche et qui n’est pas un gouvernement de gauche… Ce n’est pas qu’il n’y ait pas de différences entre les gouvernements… Au mieux, ce qu’on peut espérer, c’est un gouvernement favorable à certaines exigences ou réclamations de la gauche. Mais un gouvernement de gauche, ça n’existe pas, car que la gauche n’est pas affaire de gouvernement. Si on me disait : « comment définir être de gauche » ? ou « comment définir la gauche » ?. Je le dirais de deux manières. Il y a deux façons.

      C’est, d’abord, une affaire de perception. Ne pas être de gauche, c’est quoi ? Ne pas être de gauche, c’est un peu comme une adresse postale : partir de soi… la rue où on est, la ville, le pays, les autres pays, de plus en plus loin… On commence par soi et, dans la mesure où l’on est privilégié et qu’on vit dans un pays riche, on se demande : « comment faire pour que la situation dure ? ». On sent bien qu’il y a des dangers, que ça va pas durer, tout ça, que c’est trop dément… mais comment faire pour que ça dure. On se dit : les chinois, ils sont loin mais comment faire pour que l’Europe dure encore, etc. Être de gauche, c’est l’inverse. C’est percevoir… On dit que les japonais ne perçoivent pas comme nous. Il perçoivent d’abord le pourtour. Alors, ils diraient : le monde, l’Europe, la France, la rue de Bizerte, moi. C’est un phénomène de perception. On perçoit d’abord l’horizon. On perçoit à l’horizon.

      CP : C’est pas tellement à gauche, les Japonais…

      GD : C’est pas une raison. Par là, ils sont à gauche. Par le sens de l’adresse postale, ils sont à gauche. Donc, tu vois d’abord à l’horizon. Et tu sais que ça ne peut pas durer. Que ça n’est pas possible. C’est milliards de gens qui crèvent de faim… Ca peut durer encore cent ans, j’en sais rien, mais faut pas charrier… Cette injustice absolue… Ce n’est pas au nom de la morale : c’est au nom de la perception même ! Si on commence par le bout, par ces (incompréhensible), par savoir donc et, d’une certaine manière, appeler de ses voeux et considérer que ce sont là les problèmes à régler. Et ce n’est pas se dire simplement : « il faut diminuer la natalité » parce que ça, c’est une manière de garder les privilèges de l’Europe. C’est pas ça. C’est vraiment de trouver les arrangements, les agencements mondiaux qui feront que… En effet, être de gauche, c’est savoir que les problèmes du tiers monde sont plus proches de nous que les problèmes de notre quartier. C’est vraiment une question de perceptions. Ce n’est pas une question de belle âme ! C’est ça, d’abord, être de gauche, pour moi.

      Et deuxièmement, être de gauche, c’est être par nature – ou plutôt devenir, c’est un problème de devenir -. C’est : ne pas cesser de devenir minoritaire. C’est dire que la gauche n’est jamais majoritaire en tant que gauche. Et pour une raison très simple : c’est que la majorité, c’est un truc qui suppose un étalon. Même quand on vote, ce n’est pas tellement la plus grande quantité qui vote pour telle chose… En occident, l’étalon que suppose tout majorité, c’est : homme, adulte mâle citoyen des villes. C’est ça, l’étalon. Or, la majorité est par nature l’ensemble qui, a tel moment, réalisera cet étalon, c’est-à-dire l’image sensée de l’homme adulte, mâle, citoyen des villes. Si bien que je peux dire que la majorité, ça n’est jamais personne. C’est un étalon vide. Simplement, un maximum de personnes se reconnaissent dans cet étalon vide. Mais, en soi, l’étalon est vide. Alors, les femmes vont compter et vont intervenir dans la majorité ou dans des minorités secondaires, d’après leur groupement par rapport à cet étalon. Mais à côté de ça, il y a quoi ? Il y a tous les devenirs qui sont des devenirs minoritaires ! Je veux dire : les femmes, ce n’est pas un acquis. Elle ne sont pas femmes par nature. Les femmes, elles ont un devenir femme. Du coup, si les femmes ont un devenir femme, les hommes aussi ont un devenir femme. On parlait tout à l’heure des devenirs animaux. Les enfants, il ont un devenir enfant. Ils ne sont pas enfants par nature. Tous ces devenirs-là sont des devenirs minoritaires.

      CP : Il n’y a que les hommes qui n’ont pas de devenir homme… c’est dur.

      GD : Ah ben non : c’est un étalon majoritaire.

      CP : c’est vide.

      GD : L’homme mâle adulte, il n’a pas un devenir. Il peut devenir femme, alors il s’engage dans les processus minoritaires. La gauche, c’est l’ensemble des processus de devenir minoritaires. Donc, je peux dire, à la lettre : la majorité c’est personne, la minorité c’est tout le monde. C’est ça, être de gauche : savoir que la minorité, c’est tout le monde. Et que c’est là que se passent les phénomènes de devenir. C’est pour ça que tous les penseurs, quels qu’ils soient, ils ont eu (incompréhensible) à la démocratie des doutes, sur ce qu’on appelle les élections, etc. Bon, enfin, c’est des choses très connues.

    3. @ jducac

      Mon post complet (à Ju) était:
      « En étant à la fois néo-darwinien et capitaliste, je pense que Jducac est cohérent, et sincère, car il a l’air réellement de croire que c’est comme ça que ça marche: capital génétique et capital temporel même combat!
      Ce qui n’est pas le cas de tout le monde sur ce blog. J’en avais fait la remarque à Nicks (qui semble nous avoir quittés). »

      Ce post à Ju avait pour objet de faire remarquer que, pour moi, il y a une certaine incohérence à être à la fois néo-darwinien et anti-capitaliste. Apparemment sans effet.

      1. « … je m’adressais urbi et orbi. »
        Oui, j’imagine… mais qu’est-ce que ça change…?

        Néo-darwinien, capitaliste… tout ça ce ne sont que des mots… des mots, des théories derrière lesquels se cachent les pleutres pour se donner « bonne conscience » comme ils aiment à le répéter… et pendant ce temps Jducac aiguise sa botte secrète: la pleurnicherie dégoulinante de l’ancien qui sait… seul contre le monde entier, injuste et cruel envers lui… Tartuferie!!!

        Théories pseudo-scientifiques pour promouvoir les plus bas instincts et l’inertie… ça date… ça date et ça craint….
        Là est le piège…

  7. Il y a un billet de Krugman « wonkish » récent « technology-and-wages-the-analytics- » , qui indique comment diverses technlogies n’ont pas le même effet sur le pivot de fonctionnement entre accroissement de productivité et accroissement du salaire.
    Disons que c’est un élément de discussion, je pense que les capitalistes lambda ont décidé de se déplacer à gauche sur la courbe de Krugman, préférant de la productivité et progressivement un peu moins d’emploi, pas beaucoup moins d’un coup…

  8. Il serait aussi intéressant d’ajouter au graphique 1 la part des charges patronales et salariales. . S’il est de bon ton, à juste titre, de critiquer l’augmentation de la rémunération des actionnaires et des grands patrons, il s’agit aussi de regarder ce que toute entreprise paye à l’état pour chaque euro versé à un salarié. Quant à la figure 2, je ne la lis pas comme « le travail rapporte moins aux états » mais comme « d’autres sources de revenus rapportent plus »… Demandez à un patron de PME qui gagne moins que certains de ces cadres et que fait des chèques tous les mois à l’état ce qu’il en pense…

    1. Ce que vous appelez « charges patronales et salariales » , ce sont les cotisations sociales et ça fait partie des salaires.

    2. @ Marc

      Si vous aviez eu la curiosité de lire l’autre article évoqué en tout début, vous auriez trouvé votre réponse, au moins pour la France. Concernant cette dernière – hélas pour vous ! – le poids des cotisations sociales, d’un point de vue macroéconomique, a baissé par rapport à la valeur ajoutée brute depuis 1993. Votre remarque tombe d’elle même.

      Quant à votre 2ème remarque, que vous preniez le problème par n’importe quel bout, ce graphique montre que la part des revenus a globalement baissé par rapport au PIB. Que cette baisse soit liée aux gains de productivité, à des activités plus rémunératrices, il montre de toute évidence que les gains n’ont pas été équitablement partagés et que ce sont les salariés qui ont été globalement les plus lésés.

      Enfin pour conclure, un dernier argument : si ces tableaux étaient vraiment discutables, croyez-vous qu’une institution internationale comme l’OIT se serait amusé, pour le simple plaisir de titiller le bulbe rachidien des maîtres du monde, à les publier ? Je crois que s’ils le font, c’est parce qu’ils sentent que les choses commencent à tourner au vinaigre et que faute d’une rapide prise de conscience et d’actions ad hoc, ça va leur sauter à la figure – et je reste poli.

    3. Cotisation sociale devient: Charge sociale
      Etat solidaire devient: Etat providence
      suppressions de postes devient: Dégraissage
      Emprunt public auprès des entreprises devient: Partenariat Public/Privé.
      (en général, c’est l’entreprise qui rédige le contrat…à perte,…pour le public ,ça va de soi

  9. La situation des auto-entrepreneurs(euses) en est arriver que par le travail sur 3 années, ils ne font aucune résultat financier, donc n’arrivent pas à survivre financièrement de son travail. Ses « petits boulots » ont beaucoup souffert d’un dénigrement médiatique et d’exigence aussi inutile que contraignante, ce qui n’est pas du tout le cas des multinationales qui reçoivent des aides massives quotidiennement.

    Pour être auto-entrepreneur de nos jours, il faut un important investissement de départ, ce qui dépopularise ce type de travail et le marginalise à une partie de la société qui a déjà des ressources élevés, de plus les banques prêtent très souvent aux pauvres c’est connu.

    Malgré beaucoup d’heures de travail pour arriver à être rentable, plus de 70 heures par semaine parfois, les finances ne marchent pas. Le coût du travail est très rentable pour les banques qui prêtent de l’argent, et ceci mets aussi en péril ses propres capacités financières : revenus de côté ou pour investir, ou hypothèque de la maison (donc les banques de nouveau). La gravité du problème des auto-entrepreneurs(euses), loin des centaines de millions d’aides ou milliards d’aides pour une seule multinationale, est que même au bout de 3 années la rentabilité pour vivre n’est pas certaine et demeure précaire.

    1. Oups!!! autre néologisme ultra-libéral:
      L’auto-entrepreneur !!!!! En fait , le travailleur indépendant, ou, l’auto-employeur!

    2. ah les petits boulots (déjà la marotte de philippe seguin)
      le service à la personne par exemple, dépannage de micro-ordinateur ou assistance des buses pour utiliser leur pc.
      excellente idée de petit boulot pour un auto entrepreneur
      mais non grosse opportunité pour les gros , une fois rajouté la déduction fiscale qui va bien 50%
      ce petit boulot devient une très bonne affaire pour les pros du service : assurances, grande distribution, centres d’appel
      et une facture de plus pour le contribuable
      quand aux joyeux lurons qui font le boulot, pas de doute qu’ils n’ont pas intérêt de se plaindre.

      à qui vont nos niches fiscales ?
      comment est évaluée notre politique extralucide de lutte contre le chômage ?

      on en reparle dans cinq ans ou dans cinq millions de chômeurs.

      1. Seguin zebulon ? Encore un ex président de l’OIT ça, non ? Pantoufles de luxe ça. La preuve ? Ben l’actuel président. Ce bon vieux de Robien (menfin lui au moins était un précurseur des 35 heures, alors que l’autre…).

  10. Il n’y a pas une bonne nouvelle :

    -Peugeot licencie 1500 personnes
    -Année noire en vue pour le tourisme des Français :
    « Les tour-opérateurs ne seront pas à la fête à Noël. Les prises de commandes pour les voyages à forfait cet hiver chutent de 10,3% en nombre de passagers et de 7% en chiffre d’affaires. »

    1. <

      « Les tour-opérateurs ne seront pas à la fête à Noël. Les prises de commandes pour les voyages à forfait cet hiver chutent de 10,3% en nombre de passagers et de 7% en chiffre d’affaires. »

      Tant mieux ! Soyons positif ! C’est bon pour notre planète !

    2. Lisztfr, on en est à 9500 chez Peugeot ! :

      Les syndicats de PSA Peugeot Citroën ont rejeté mardi la restructuration envisagée par le constructeur, dont l’addition a été soudainement alourdie avec l’annonce de plus de 1.500 départs naturels non remplacés d’ici à 2014, qui s’ajouteront aux 8.000 suppressions déjà annoncées.

      1. Effectivement, je l’ai vu ensuite… 8000 + 1500

        Le problème ça va être l’année prochaine, quand les indicateurs économiques ne pourront pus masquer la débâcle, la tragédie, appelez ça comme vous voudrez…

  11. Les salaires devraient suivre l’évolution de la production, d’autant plus que celle-ci est assurée par du personnel de plus en plus qualifié, par des diplômés de l’enseignement supérieur, ainsi par des ouvriers hautement spécialisés………
    On ne cesse de vanter le modèle allemand. Mais l’écart entre productivité et salaires y est criant. Le pays affichait une croissance de 10 pourcent (PIB) durant les années 2005 à 2011, alors que les salaires de la population précitée n’ont pas vraiment suivi; si l’on tient compte du rythme de l’inflation, les salariés ont même perdu environ 4 pourcent de leur pouvoir d’achat.
    Reste la question où va l’écart, qui en bénéficie, où « le maleur des uns fait le bonheur des autres ». The winner takes it all.

  12. Très bien vu et grand merci encore !
    Deux tableaux à diffuser sans modération.

    Ces statistiques confirment l’augmentation du taux d’exploitation
    indispensable pour contrarier la baisse tendancielle du taux de profit,
    résultat de l’augmentation de la composition organique du capital,
    c’est à dire la hausse de la productivité.

    Autrement dit, la hausse du taux d’exploitation, et ses multiples conséquences,
    qui nous rapprochent de la barbarie,
    ne prendront fin qu’avec la socialisation des grands moyens de production.

    1. c’est ce qui désigne une entreprise compétitive : un bon taux d’exploitation
      on se demande pourquoi Mme Parisot , n’utilise par des termes simples dans sa propagande.
      « il faut aider nos entreprises à mieux exploiter les salariés« , c’est pourtant facile à dire.

      une petite formation en communication me parait nécessaire (pensez au dif ).

      Compétitivité, c’est tellement vague…

  13. Jacques Sapir a depuis longtemps produit des figures analogues sur le vol de leur pouvoir d’achat aux salariés, notamment en regard de leur productivité:
    http://contreinfo.info/prnart.php3?id_article=2963
    L’avantage de son graphique 4 est qu’il remonte plus loin en prenant pour base 1959, et montre que le décrochage des salaires par rapport à la productivité se révèle bien à l’issue des années 70 (abandon par Nixon du Gold exchange standard en 1971, puis flottement monétaire officiellement généralisé en Mars 73, encadrement des Banques centrales européennes et entrée officielle du Royaume Uni dans le Marché commun en Janvier 1973, premier choc pétrolier de 1974,…, « révolution conservatrice » de Margaret Thatcher en 1979, puis de Ronald Reagan en 1980, en même temps que le décollage de la globalisation).

    1. @ Hadrien

      à la différence près que l’analyse de Sapir porte uniquement sur la France. Or ici, celle de l’OIT montre que c’est une tendance générale, et que la France, pour une fois, n’est pas une exception. Nous avons ainsi l’avantage de nous sentir un peu moins seul.

      Voir aussi cet autre graphique concernant les autres pays y compris la Chine et qui confirme la tendance générale : http://www.ilo.org/global/research/global-reports/global-wage-report/2012/charts/WCMS_194974/lang–fr/index.htm

  14. Je ne sais plus quel gros financier US bien en cour disait en substance: « pas de souci, les gars; la guerre des classes existe bien….mais nous l’avons gagnée! »
    CQFD en 2 graphiques!

      1. Je serai curieux d’avoir la source (vérifiable) de cette phrase attribuée à Warren Buffet. Car j’ai bien l’impression qu’il ne s’agit que d’une pseudo-citation répétée en boucle sur Internet, et qui ne tire son autorité que du seul fait qu’elle soit répétée en boucle…

    1. « Nous avons perdu une bataille, nous n’avons pas perdu la guerre » (que je soupçonne par ailleurs d’être éternelle ou au moins de durer « Tant qu’il y aura des hommes »).

      Warren Buffet, comme les autres, devra manger son chapeau. D’autres avaient , dans leur suffisance décrété « la fin de l’histoire » (ou le « Reich pour mille ans » ou « Rule Britania » ou « SPQR »).
      L’argument d’autorité (j’ai raison parce que je peux tuer celui qui conteste mon avis) ne vaut rien au regard de l’histoire. Les faits sont têtus.

      Et puis, il nous reste toujours la carte : « Bon, bin si c’est comme ça »… 🙂

  15. A propos de salaire et productivité:
    Admettons que je sois entrepreneur en travaux agricole. Je paie le conducteur d’une moissonneuse batteuse dont le lamier mesure 3 m. Avec cet engin il moissonne mettons 2 hectares à l’heure
    J’investis dans une machine plus grosse avec un lamier de 5 m et avec ce nouvel engin sa productivité à augmenté (et mes traites à la banque aussi) puisque maintenant il moissonne 3 hectares à l’heure
    De combien selon vous dois-je lui augmenter son salaire? et pourquoi?

      1. Je pourrais citer Jacques Prévert :

        « La conscience d’aujourd’hui, c’est la science des cons instruits »

        à moins que vous ne préfériez Jésus Christ:

        Rend à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu

        Plus banalement ma conscience me dit qu’il me faut :
        Assurer mes revenus au mieux pour moi et ma famille, si possible en restant dans la légalité d’ici et maintenant. Sans compter que cela me procure du plaisir de savoir que je serai peut-être le plus riche du cimetière de mon village.
        Moi qui ai vu ma mère laver le linge de ses 7 enfants à la main et qui vu les paysans (es) gerber le blé à ne plus pouvoir se relever le soir, je suis favorable au développement du machinisme.

    1. Si vous ne pouvez pas augmenter le salaire de l’ouvrier (et le votre, soit dit en passant) ça peut résulter de ce que le montant des traites ne correspond pas à l’amélioration des performances de la moissonneuse.

      Même si la concurrence vous y contraint, il y aurait aussi une anomalie au cas où celui qui vous paye pour le travail accompli exigerait une réduction du prix à l’hectare au prétexte que la lame est plus large, la vitesse de l’engin plus élevée ou sa conduite plus facile.

      Il se produit fréquemment que les améliorations techniques profitent à ceux que le rapport des forces en présence favorise et au détriment de ceux qui font le travail (et plus les choses sont compliquées moins ça se voit…)

    2. @Abel

      Il est assez simple de répondre à vos deux questions, de la manière suivante: Si vous augmentez le nombre d’hectares moissonné à l’heure, vous augmentez le nombre d’hectares moissonnés à la journée, donc la quantité produite et donc la quantité vendable.

      Où encore, si la moisson s’étalait jusque là avec votre ancienne moissonneuse sur 8h, soit 16 hectares, elle ne s’étale plus maintenant que sur 5h et quelques pour une même surface. Pourvu que le conducteur soit payé à l’heure, il y perd par conséquent un peu moins de 3h de travail et donc de salaire. Ce qui vous indique par la même de combien vous devriez l’augmenter (je fais néanmoins l’impasse sur l’augmentation de vos traites, je vous laisse faire l’appoint vous même)…

    3. @ lovi abel ( la vie est belle ! )
      Ben c’est quoi, le problème ?
      Si vous avez acheté une plus grosse machine, c’est parce que vous aviez calculé qu’au final ça allait vous rapporter plus, non ?
      Et comme vous êtes deux à bosser sur l’affaire, ben les gains doivent profiter aux deux … Non, j’ai dit une bêtise ?

    4. Bravo Abel, voilà une question parfaitement pédagogique qui met en lumière la logique d’échec et mat (sur fond de disparition du travail) de notre système économique actuel .

      Pour commencer , on ne peut augmenter un salaire qu’en fonction de sa générosité , ou de sa trésorerie .

      Si le montant de l’investissement oblige à serrer les dépenses , le salaire du conducteur va être au mieux maintenu , au plus vraisemblable, baissé … parce que la concurrence obligeant , si on passe pas à un lamier de 5 m , d’autres le feront et donc baisseront leur prix de vente, ce qui pourrait détruire l’activité économique de l’entreprise .Combien d’agriculteurs vivent sous la menace d’une trésorerie inadaptée face à un investissement ( endettement) obligatoire?

      Sans compter que lorsqu’une machine permet de faire faire à un seul ce que deux faisaient autrefois , celui qui se retrouve au chômage ne rechignera pas à accepter de nouvelles conditions de travail, moins rémunératrices s’il le faut.
      La disparition du travail est un corollaire à la baisse globale des plus petits salaires.

    5. Que dalle bien sûr. L’Eta doit amortir sa nouvelle bécane sur 50% de surface en plus sinon elle est dedans (amortissement -plus frais fi – est le premier poste de charge à l’ha récolté, devant le gazole lui-même loin devant la MO puis l’entretien et les assurances). Dans ce cas là le chauffeur fera le même salaire sur la saison mais avec en prime une clim tip top, la hifi wifi Bose, le siège Stressless, la télé et surtout l’inestimable satisfaction de déambuler dans son bled au volant et au joystick d’une bécane à hauteur de son infini talent – et de ses rêves de niard. Ça n’a pas d’prix ça madame…

      1. Tellement vrai .
        Sans oublier qu’un jour ou l’autre, tout comme il existe des tondeuses à gazon totalement robotisées,
        la machine grand luxe se passera de l’homme au volant .
        Le  » progrès  » , çà à un prix , çà m’sieur.

    6. Krugman a un peu plus développé ce type d’idée (enfin, il rappelle ce qu’ont conclu ceux qui l’ont développée). J’en parlais au commentaire N° 9 :
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=44690#comment-388555

      Fod veut sans doute dire (j’essaye…) que, comme vous n’êtes pas le seul à le faire, ce changement, il faut aussi se demander comment réagit toute la filière. Et la survie de la filière (ou l’extrême contraire, l’enrichissement indû et excessif) c’est ce à quoi il faut penser, du moins en temps que filière « durable ».
      Si vous avez une route en bas de chez vous dont la fabrication a coûté 50 fois moins de travail humain qu’en 1850, ce n’est pas pour autant qu’il faut payer les ouvriers qu’ils l’ont refaite récemment 50 fois moins cher.
      Donc « le coeur »,  » le rapport de force », etc. toutes choses qui permettent de dépasser le questionnement simple et instructif que vous avez eu raison d’essayer de proposer.

    7. si çà fait dix ans que vous ne l’avez pas augmenté, continuez comme çà
      c’est sûrement que celà fait dix ans que vous le payez trop cher.
      A malin, malin et demi 🙂

      Vous devriez probablement le licencier et le rembaucher moins cher.

      les salariés c’est comme les actions il faut les acheter au plus bas et les virer au plus haut (parfois même avant d’ailleurs)

      la non compétitivité se niche dans les détails

      quant à votre banquier je me poserai des questions, mais c’est vous qui voyez.

  16. Sorte de veillée d’armes, ou de trêve des confiseurs…

    Pour ne pas oublier si vite, un cartel, un de plus. Marx avait prévu la concurrence à outrance entre capitalistes… puisque cette concurrence nécessaire était la cause de la baisse tendancielle du taux de profit. Cette idée lui permettait aussi d’escamoter le problème de la demande, le profit étant réinvestit en grande partie dans cet effort de guerre.

    http://www.lesnumeriques.com/tv-televiseur/1-47-millard-euros-amende-pour-cartel-ecrans-cathodiques-n27333.html

    1,47 millard d’euros d’amende pour le cartel des écrans cathodiques

    Ca ne fait jamais que le nième cartel (cf téléphonie), si on laissait faire on aurait des monopoles, des trusts, des cartels.

    « Suite à la découverte d’une entente sur les prix des écrans cathodiques entre 7 fabricants »

    Mais aussi comment voulez-vous qu’ils ne s’entendent pas ???

  17. Bonjour

    La question d’Abel Lovi ,ci avant, est typique! Il y dévoile la confusion qu’il fait entre l’entreprise et lui même et la dissociation de ses collaborateurs d’avec la même entreprise!
    Ce n’est pas LUI qui investit SON argent dans l’achat d’une nouvelle machine, c’est l’entreprise qu’il dirige, avec l’argent gagné par A Lovi ET le conducteur de la machine en question!
    Bel exemple de distortion cognitive !

    Ce genre de raisonnement est assez typique et nous vient en droite ligne de l’ancien régime: on « possède » une entreprise comme on possédait un fief, avec les mares , les canards, les arbres et les gens dessus: toutes choses dont je dispose et qui ne sont là que pour satisfaire mes envies…. Simple manifestation du désir de toute puissance des non -adultes encore bien ancré chez la plupart.
    Si j’étais avocat, je conseillerais à Abel Lovi et à ses parents, de porter plainte contre l’éducation nationale pour abus de confiance et tromperie sur la marchandise pour ne lui avoir appris ni à raisonner sainement , ni le sens de la devise nationale: Liberté Egalité, Fraternité, ce qui fait partie des missions élémentaires de la dite!

    Cordialement.

    1. @ Steve.

      Bien répondu. C’est, en partie, ce genre de réponse que j’attendais de lui quand je lui ai proposé d’interroger sa conscience.

    2. @ Steve 12 décembre 2012 à 03:38

      Si j’étais avocat, je conseillerais à Abel Lovi et à ses parents, de porter plainte contre l’éducation nationale pour abus de confiance et tromperie sur la marchandise pour ne lui avoir appris ni à raisonner sainement, ni le sens de la devise nationale: Liberté Egalité, Fraternité, ce qui fait partie des missions élémentaires de la dite!

      C’est bien parce qu’elle n’assure pas bien son rôle de préparation à la vie d’adulte que l’Education Nationale porte une très très lourde responsabilité dans le déclassement du pays.

      Au passage, si vous trouvez un document, consultable sur internet, qui définit les missions de l’Education Nationale et les objectifs quelle doit atteindre à chaque stade d’avancement dans les études ou à chaque âge moyen des élèves, je vous donnerai, un bon point ou une image ou une bonne note, voire même, j’émettrai un avis favorable pour une inscription au tableau d’honneur et, si vous êtes enseignant, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on vous décerne les palmes académiques.

      L’exemple qui est donné ci-dessus par Abel Lovi le 11 décembre 2012 à 22:55 est tout à fait dans la veine des problèmes d’arithmétique qu’un instituteur pourrait donner à ses élèves s’il était désireux de les rendre aptes à comprendre les problèmes auxquels ils vont être confrontés dans leur vie d’adultes.

      Hélas il ne peut le faire, pour plusieurs raisons. D’une part son conditionnement idéologique et les programmes qu’on lui demande de suivre le mènent à l’opposé des réalités de la vie et de l’économie auxquelles lui et ses collègues ne comprennent rien. Tous vivent dans leur monde qu’ils croient protégé, mais qui est dépassé comme l’ont été les mammouths à la veille de leur extinction.

      Le mammouth est dirigé par des idéologues, par un monde syndical issu de l’administration, donc totalement inconscient des contraintes économiques qui gouvernent la marche de la société.

      @ Fod 12 décembre 2012 à 08:41

      je lui ai proposé d’interroger sa conscience.

      Je ne mets pas en doute votre désir de bien faire. Parler de conscience c’est très bien, mais à condition de l’ouvrir à la réalité et notamment à la réalité économique mondialisée.

      Un pays comme la France qui ne peut pas vivre en autarcie, doit bien vendre ses productions de biens et services à l’extérieur de ses frontières pour pouvoir acheter ce qui lui manque.
      Or, ceux qui, à l’étranger, ont des productions à vendre ou à acheter et dont nous avons besoin, connaissent notre devise nationale. Ils l’appliquent même dans tous ses termes.

      -Ils ont la « liberté » d’acheter et de vendre à qui ils veulent.
      -A « égalité » de prix ils donnent la préférence aux produits et services les meilleurs.
      -Quitte à vendre bon marché les produits et services qu’ils élaborent, ils préfèreront, par esprit de « fraternité », les vendre à ceux des pays frères qui eux aussi travaillent beaucoup (plus de 35h/semaine) et longtemps (retraite tardive, quand il y en a) et pour pas cher.

      1. -Quitte à vendre bon marché les produits et services qu’ils élaborent, ils préfèreront, par esprit de « fraternité », les vendre à ceux des pays frères qui eux aussi travaillent beaucoup (plus de 35h/semaine) et longtemps (retraite tardive, quand il y en a) et pour pas cher.

        Zètes sérieux là, vraiment ?

      2. Celui qui a inventé la dénomination de mammouth pour parler de l’éducation nationale à surtout , vu son poids politique, démontré la force du phénomène de projection , tout comme Ducac démontre la force des préjugés.

        Çà ne s’invente pas que ce soit un Abel qui est posée la question fumante..Cahin caha la concurrence restant un problème fondamental pour l’humanité .

        Quand la performance est au service exclusif de la concurrence ( compétitivité) , rien de bon n’en sort , que ce soit à l’école ou après.
        http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7086

      3. @ Miah Je sais, ça fait toujours ça la première fois. Et la seconde. Puis la troisième…bref, on s’habitue pas. Mais hélas, il est sérieux. C’est tellement incroyable que Paul Jorion (et d’autres dont je fais partie) a cru que c’était un troll. Et bien. non.

      4. @ Miah 12 décembre 2012 à 16:51

        Zètes sérieux là, vraiment ?

        Mais oui, surtout quand arrive le temps des pénuries. Les conditions particulières pour les amis et les frères arrivent aussi. Vous n’avez peut être pas connu cela lors de la dernière guerre, mais souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, ce qui est arrivé dans certains pays avec le gaz russe.

        @ lou 12 décembre 2012 à 19:56
        C’est souvent quand on a l’occasion de découvrir, chez les autres, des points de vue différents du sien que la plupart des gens s’interrogent et peuvent progresser dans la compréhension des choses.
        Mais il existe aussi des esprits bornés.

      5. @ Beber le cancre 12 décembre 2012 à 17:04

        Quand la performance est au service exclusif de la concurrence ( compétitivité) , rien de bon n’en sort , que ce soit à l’école ou après.

      6. @ Julien Alexandre 13 décembre 2012 à 09:27
        Désolé. Merci du signalement, j’y veillerai davantage une autre fois. Je n’ai aucune raison de faire de la pub pour le FN. Mon message ne contenait pas que ce constat. Mais je comprends qu’on ne puisse pas tout écrire, même quand ça confine à l’évidence.

      7. « Je n’ai aucune raison de faire de la pub pour le FN. »

        « … je comprends qu’on ne puisse pas tout écrire, même quand ça confine à l’évidence. »

        Apparemment, vous avez du mal à comprendre que vous ne comprenez rien…

        Vos messages deviennent de plus en plus nauséeux… mais vous n’avez aucune raison de ne pas y confiner

  18. Puisqu’il faut baisser le cout du travail le plus possible. Je propose de le supprimer (le travail) ainsi il ne coutera plus…!!!!!!!!!!!!!!!

    1. « Je propose de le supprimer (le travail) »
      La chose est déjà bien engagée, mais pas pour notre bonheur…Là est l’anomalie…

  19. Une utopie!!! Imaginons que dans quelques années ou siècles toute la richesse soit produite par des robots. Quels seraient les critères à retenir pour répartir cette richesse à l’ensemble de la population???

      1. @ Marlowe

        ainsi qu’un rapport totalement différent au travail, la source de notre servitude comme vous le rappelez plus bas.

        Le revenu de base avec la remise à plat de la propriété privée et de l’héritage constituent 3 domaines de réflexion sur lesquels toute programmatique pour un changement de société doit se construire. Les ignorer reviendrait à poser un sparadrap sur une jambe de bois et serait sans aucun intérêt.

      2. @ Fod

        Trois déconnections en effet sans lesquelles toute promesse
        de partage des richesses, de transition écologique, de changer la vie
        ne sont que des discours électoraux pour une place dans le système.
        On y viendra, dans la douleur, mais pour la survie de l’espèce…

      3. Au sujet du revenu de base, et du travail, il faudrait interroger la psychanalyse. Je suis en train de lire Charles Melman. Bien qu’à mon gout, sa reflexion n’a de sens que dans un contexte de plein emploi, bien qu’il peut/est passé pour réac, je ne trouve pas ininteressant de meler une approche comme la sienne à une reflexion sur le travail. Je ne sais pas si Monsieur Jorion le connait.

      4. Ce n’est pas le travail qu’il faut supprimer, c’est l’obligation qui est faite à tous de travailler, même quand le travail devient une denrée rare, voire introuvable.

        Par rapport à la généreuse et dangereuse idée de revenu de base, je pense qu’il faut explorer les pistes de la gratuité selon le vieux rêve « à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses talents ».

        La condition est de bouleverser de fond en comble la société.

  20. L’économie ne m’intéresse pour l’instant pas trop (principalement parce que je n’y connais rien). Par contre les mots « travail », emploi, me parlent.
    J’ai une proposition radicale pour résoudre le problème de l’emploi: travailler le moins possible! Ou travail est pris en son sens étymologique de corvée/esclavage (tripalium). Il s’agit alors d’organiser notre société pour limiter au maximum les corvées (il y en aura toujours, faut pas rêver) et libérer ainsi un maximum de temps pour l’épanouissement personnel et collectif.
    Car il faudra bien un jour sortir de cette spirale de la servitude volontaire dans laquelle « on » nous enferme et qui est en train de mettre en danger la survie de l’espèce.

    1. Enseigner est-il selon vous un travail ? Soigner des malades, rechercher de nouveaux astres, sont-ce aussi des travaux ?

      1. @ Perrico
        Enseigner et chercher a été mon métier. Il y a toujours eu une part de corvée dans mon enseignement. Car je n’étais pas (et de très loin) professeur au Collège de France, autrement dit j’étais tenu d’enseigner « le programme », cad des trucs insipides auxquels je ne croyais pas du tout. Par contre je n’ai jamais considéré ma recherche comme une corvée.

    2. @ BasicRabbit

      Vous avez tout à fait raison. A ce propos, je suis en train de plancher sur un billet qui reliera dans une même logique les thèses de John Holloway, grand lecteur de Marx et très critique sur la tradition révolutionnaire, et le socio-groupe, mis en lumière par les sociologues américains Ray et Anderson, des Créatifs Culturels qui sous-entendrait qu’une révolution silencieuse d’une puissance inégalée est actuellement en marche. A suivre…

      1. Le sens des mots

        Il convient de bien définir les mots que nous utilisons et qui façonnent notre langage et notre subconscient.
        Il faut donc distinguer le travail du faire, l’activité sociale libre du procès (processus) de la production de marchandises, produites non pour leur usage mais pour le profit qu’en retirent les acheteurs du travail.

        Par ailleurs John Holloway n’est pas le seul critique de la tradition révolutionnaire marxiste inféodée au travail.
        Regardez à ce sujet la revue Variations : http://variations.revues.org

      2. @ Marlowe

        Merci pour le lien. Très intéressant en effet. Dommage que mon article sur Holloway soit quasiment terminé sinon je me serai volontiers inspiré de la critique qui en est faite. Globalement, je dis la même chose à la différence prêt que la libération du penser est aujourd’hui en cours avec les Créatifs Culturels. Ce sera toute l’originalité – du moins je l’espère – de mon prochain billet, ici – si PJ l’accepte – sur mon blog ou sur le site Le Grand Soir.

      3. à Fod,

        Les Créatifs Culturels, cela mériterait quelques lignes, à condition d’en accepter une critique radicale, par exemple à partir de l’oxymore développement durable ou d’une critique du capitalisme comme société industrielle.

        marlowe@orange.fr

      4. Suis entièrement d’accord avec Marlowe sur la nécessité de définir les mots. Utopia a sorti récemment un petit opuscule sur le travail. Je ne suis pas totalement convaincue de l’usage des mots.
        Sur la notion de corvée, ne faudrait il pas que chacun en assume une part pour alleger le poids de ceux qui les assument toutes? Bernard Friot raconte que les agents de la voirie ou éboueurs, qui se font copieusement insulter régulèrement, entre parentèses, ont consicence qu’ils font quelque chose d’utile à la société et y sont attachés. Certes. Toujours est il que ce sont des métiers difficiles, et puisque indispensables, devraient être revalorisés financièrement, et allégés en heures et en pénibilité.
        Sur la notion de Revenu de base, là aussi, une reflexion est nécessaire sur les termes et le sens, plus que sur l’aspect technique. L’approche Bernard Friot m’apparait interessante, à la confrontation de la réalité sociale: quand une personne est indesirable sur le marché de l’emploi, et pourtant aurait besoin d’avoir une occupation valorisante. Le bénévolat n’est pas suffisant dans une société du travail. donc le problème est bien l’emploi, et son supposé marché.

    3. @Basic :……Ou l’ art d’attraper le Lapin par les oreilles .

      ///// L’économie ne m’intéresse pour l’instant pas trop (principalement parce que je n’y connais rien). Par contre les mots « travail », emploi, me parlent. ///////
      -L’ économie est pourtant , dans son sens « propre » ( lol), le bilan des échanges( productions consommations) entre individus, entre groupes , entre sous groupes entre individus et groupes …. entre especes , entre vegetaux et animaux …mineraux , …echanges d’objets physiques et echanges d’affects … …..
      C’est là un système complexe qu’on est tenté de modélisé qd on se flatte de mathématiques ou de physiques ….
      Qd au « travail » ….il s’insère dans le « trafic » de ces échanges …son sens actuel , marqué au fer rouge de l’esclavagisme et de l’ ultra-spécialisation …l’ éloigne de sa causalité originelle qui etait  » activité permettant d’accéder a la satisfaction de ses besoins essentiels ….et plus si affinité  » ……On remarquera que le « plus si affinité » n’est actuellement plus une option ,mais une obligation .
      On remarquera aussi que cette activité , qd elle est liée directement a satisfaire ses besoins est moins ressentie comme une galère .
      On remarquera enfin, que si tripalium il y a , et que :
      ///// Il s’agit alors d’organiser notre société pour limiter au maximum les corvées /////
      cette organisation consistera le plus souvent en une délégation des corvées a d’autres , ou a d’autres générations ….mais que cette inéquité est difficile d’accès , du fait de la complication des systèmes productifs ….ce qui dé-saffecte bien heureusement l’ obscénité de nos comportements ..
      ( ne vous sentez pas visé perso , c’est au constructivisme latent que je m’ attaque)

      1. @ kercoz

        « C’est là un système complexe qu’on est tenté de modéliser qd on se flatte de mathématiques ou de physiques …. »

        Mes connaissances mathématiques sur les systèmes dynamiques sont nettement insuffisantes pour tenter ce genre de choses! D’autant que trouver un modèle de société qui tienne la route (structurellement stable) doit être à peu près aussi compliqué que de trouver un modèle du vivant*. Ce n’est donc pas gagné.
        Il me semble d’ailleurs que vous n’êtes pas à l’abri de ce genre de critique, vu le nombre de fois où vous vous référez à des modélisations complexes, fractales, etc., sans jamais donner plus ample précision!

        « cette organisation consistera le plus souvent en une délégation des corvées à d’autres »

        Je connais vos arguments: tire-au-cul-tisme, agressivité « intra-spécifique », etc.. Je suis plus optimiste que vous car je pense que l’acquis a, par rapport à l’inné, beaucoup plus d’importance qu’on ne lui accorde actuellement.

        « ne vous sentez pas visé perso , c’est au constructivisme latent que je m’ attaque »

        Les modèles de morphogénèse de Thom sont des modèles qui se veulent explicatifs. Et il est bien connu que comprendre et agir ne sont pas nécessairement corrélés.

        * Thom: « Les situations dynamiques qui régissent les phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés. »

      2. @Cher Basic .
        En disant :
        ////// Mes connaissances mathématiques sur les systèmes dynamiques sont nettement insuffisantes pour tenter ce genre de choses! D’autant que trouver un modèle de société qui tienne la route (structurellement stable) doit être à peu près aussi compliqué que de trouver un modèle du vivant*. ///////
        vous contredisez Thom !:
        //// * Thom: « Les situations dynamiques qui régissent les phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés. » //////

        Il veut vous dire que les modélisations du vivant ou des systèmes naturels , sont identiques en terme de type d’equations …ce sont des boucles semblables aux boucles trophiques ou chaque acteur interagit sur les autres ….et qu ‘ étudier un de ces systèmes peut donner les clefs des autres ….
        Les eres glaciaires et inter-glaciaires ont des milliers de variables d’entrées pourtant leurs attracteurs sont précis a qqs 1/10 de degrés pres ……..les variations de temperature d’ une année sur l’ autre ne different pas du 1/10 , alors que les deltas journaliers sont de l’ ordre de 5 à 10 degrés ……. Une plante , meme avec 1/10 de ses « intrants » poussera , malade , mais poussera ….
        Un chène bousculer par le froid et les vents va se nanifier , mais aura toujours l ‘ allure et les feuilles d’ un chène …..
        Tout ça démontre qu’ avec seulement qqs variables d’entrées ( autant choisir celles qui nous semblent dominantes) , on peut accéder a l’ attracteur …. du moins a sa localisation , sa forme ou sa dualité ( en cas de bi-stable) ……….Le nombre de variables s’ il est possible d’ameliorer le modèle , ne précisera que sa surface et sa force d’attraction ( pente sur ses limites) …
        de meme , le « temps caracteristique  » et le temps de voyage a l’ attracteur devrait etre facilement cerné par qqs variables majeures d’ un système ……

      3. @ kercoz

        Si Thom avait fourni un modèle global du vivant ça se saurait! Il a seulement fourni un certain nombre de modèles locaux concernant la morphogénèse (pour lui changement de forme) en biologie. Car la théorie des catastrophes est une théorie locale, pas globale. Métaphoriquement le problème de la compréhension du vivant se présente à mon avis comme suit. On a un puzzle dont les pièces sont à l’envers. Thom a retourné à l’endroit quelques unes d’entre elles. Mais le puzzle est loin, très loin d’être globalement reconstitué.

        Quant à l’état de l’art concernant les systèmes dynamiques, vous pouvez consulter l’article d’Alain Chenciner dans EU. Moi ça me déprime!

    4. La critique du travail est au centre de la critique révolutionnaire et suppose une transformation radicale des fondements de la société.
      Le travail est la servitude fondamentale qui n’est pas volontaire mais imposée.

      Enfin, voilà un beau débat…

      Pensez qu’avec le nucléaire, nous en avons pris pour des siècles (version optimiste) pour gérer les déchets.

    5. Pour ma part,Basic Rabbit,je suis depuis longtemps d’avis qu’il est bon de réduire le plus possible les heures de travail pour un niveau analogue et un contenu similaire de produits,
      biens et services.Ma thèse de Doctorat portait précisément sur cette question(soutenue à Paris
      Panthéon,en 1964).La seule exception à ce principe(d’économie)fondamental tient à des
      situations dans lesquelles le « travail » ne serait pas « coûteux » pour celui ou celle qui l’effectue.
      (travail épanouissant à tous égards au sens du philosophe Jules Vuillemin(cf. »l’être et le travail »,
      Puf,Paris,1949).)Bien entendu,réduire la durée du travail de telle ou telle personne au sein de l’entreprise ou plus généralement de l’organisation productive DURANT LA SEMAINE par exemple
      disons à 28 Heures NE SIGNIFIE PAS QUE LA DUREE DE TRAVAIL HEBDOMADAIRE DE
      L’ORGANISATION PRODUCTIVE SERA DE 28 HEURES AUSSI !
      NB.Selon la définition que je retiens,l’entreprise est une Organisation Productive (O.P.) MARCHANDE,(disons une O.P.M.)Mais il existe dans toute Société des O.P. NON MARCHANDES (disons des O.P.N.M.):leur produit,biens ou services n’étant pas vendu sur un quelconque marché,(c’est-à-dire donnant lieu à ventes et donc à « chiffre d’affaires »).En bref,si
      l’entreprise a un » chiffre d’affaires »,une O.P.N.M. n’en a pas. Et seuls des CLIENTS ,via leurs
      « achats » à l’entreprise,financent toutes les « dépenses » (salaires compris bien sûr)de
      l’entreprise (O.P.M.). Seuls des clients durables peuvent assurer la pérennité de l’O.P.M.Mais perennité de l’entreprise ne signifie pas que l »on » y fabrique toujours les mêmes produits !!.

      1. @ Devillebichot Guy

        « Pour ma part je suis depuis longtemps d’avis qu’il est bon de réduire le plus possible les heures de travail »

        Ouhlala! Je n’y connais rien de rien sur ces sujets. Je me suis fait cette réflexion en regardant mon chat (genre principe de moindre action de Maupertuis adapté au vivant).

        « pour un niveau analogue et un contenu similaire de produits, biens et services »

        J’interprète: en maintenant une politique de l’offre (pub et tout le toutim, autrement dit le « système » actuel).

        Je rêve d’une société plus « froide », régie par une politique de la demande. Car à la vitesse à laquelle notre société évolue, je pressens qu’on va sinon rapidement terminer dans le chaos thermique.

    6. @BasicRabbit
      Ceux qui font un boulot peu gratifiant s’accrochent à juste titre aux 35 h. Au contraire, ceux qui ont un travail gratifiant ne comptent pas leurs heures, spontanément (chercheurs : 50, 60 h …). Si l’on évolue vers une société hyper complexe avec développement de la gratification intellectuelle, pensez-vous que les gens souhaiteront ne travailler que 20 h/sem. Les loisirs ? La culture ? La sociabilisation ? La télé ? Bof, ça fait un peu homme nouveau à la soviétique …

      1. @ Ulysse

        Je ne suis pas pour une société hyper complexe, une société « chaude » comme l’actuelle. Je suis pour une société plus « froide » (à la Lévi-Strauss?). Une société qui ne progresse pas (ou peu) au sens que l’on donne au progrès actuellement. Une société dans laquelle les progrès seraient éphémères, une société d’arts et de jeux signifiants…

  21. Le travail étant une activité en voie de disparition dans les « pays avancés », sa part dans les revenus doit elle aussi baisser (ce que montre le 2nd graphique). Il n’y a là-dedans absolument rien d’étonnant puisqu’on sait que le chômage est sur une tendance longue de hausse et qu’en contre-partie les « pays avancés » sont ceux dont le PIB est le plus redistribué sous formes d’actions sociales.

    1. @ Perrico

      sauf que c’est une tendance générale comme le montre cet autre graphique, toujours issu du Rapport de l’OIT. Travail ou pas, pays avancés ou pas, la part des revenus diminue inexorablement. Y’a pas une seule courbe pour rattraper l’autre.

      1. @Fod

        Je suis d’accord avec vous, les chiffres sont indiscutables. Par contre il ne faut pas se mélanger entre causes et conséquences : il suffirait de supprimer toutes les aides sociales pour que la part du travail dans les revenus soit mécaniquement augmentée d’autant.

      2. @ Perrico

        Je ne sais pas si j’ai bien suivi votre raisonnement, mais je crois plutôt que cela ne change strictement rien. Les aides sociales sont issues directement des cotisations sociales salariales et patronales. Globalement à quelques dizièmes de pourcentage près, les sommes distribuées correspondent aux sommes prélevées. Or les chiffres présentés ici tiennent compte de l’ensemble de la masse salariale comptable (salaires + ensemble des cotisations).

        Toutefois pour aller dans votre sens et en prenant le cas de la France, même si vous enlevez les cotisations sociales/aides sociales et ne retenez que les salaires bruts, la diminution est moins spectaculaire, mais le différentiel entre le début de la décennie 80 (environ 56%) et aujourd’hui (environ 50%) et de -6%. Quant au poids des cotisations sociales, elles sont passées de 20% de la valeur ajoutée brute au début des années 1980 à 16% aujourd’hui soit une baisse de 4 points. 6 + 4 = 10 vous retrouvez le différentiel classiquement évoqué par ceux qui traitent de cette question.

        Donc quel que soit le bout par lequel vous preniez le problème, quelle que soit votre envie d’infléchir la courbe en invoquant les causes ou les conséquences, que vous enleviez les aides sociales ou pas, que vous dissociez les courbes (salaires d’un côté, cotisations de l’autre), elles ont toutes le même profil descendant. La tendance est majeure, elle est là, indiscutable.

      3. Les aides sociales sont issues directement des cotisations sociales salariales et patronales.

        Outch ! La Csg, entendu causer ? La dette sociale (liée aux comptes Sécu mais aussi aux retraites versées par l’État) non plus ?

      4. @ vigneron

        Arrête de chipoter sur des détails. Ta remarque correspond à mes « quelques dizièmes de pourcentage près ». Peut-être eût-il été plus judicieux d’écrire quelques % près.
        En effet, la part de CSG prélevée sur les revenus autres que ceux du travail et des retraites ne représente que 2% des recettes de la Sécu (10 milliards). Quant à la CRDS, c’est à peine 1,2% (6 milliards). Ramené au PIB, ça fait à peine 0,8 %. Pas de quoi modifier le sens des courbes.

      5. Hé Fod, t’es bien gentil, mais que je sache Csg/Crds ne sont ni cotisations patronales, ni salariales (taxes pour Conseil Constit et d’État, cotisation pour la Cuje et en partie pour la Cour de Cass, pour la forme puisque relevant du code des impôts) et ne sont donc pas une ressource sociale pour les prestation mais bel et bien fiscale. Idem pour la dette d’origine sociale qui est par définition « payée » par l’impôt et non par les cotisations.

      6. Ceci étant, il fut un temps ( quand les régimes de Sécu étaient excédentaires , si si ça a existé !) , où l’Etat bouclait ses propres fins de mois en allant taper dans la caisse ( indirectement bien sur ) .

      7. Fod, tain mais t’es plus louuuuurd qu’yvan c’est pas possible ! Relis ton affirmation initiale puis mon objection. Tsssss.

      8. @ vigneron

        Je ne vois vraiment pas où tu veux en venir. Y’a comme qui dirait un gros quiproquo !
        Je cause cotisations sociales, tu me réponds fiscalité. Ok et alors ? Même si j’ai été imprécis sur les termes, cela ne change strictement rien aux courbes du 2ème graphique.
        Je te signale que c’était le sens de mon message initial à Perrico. Ton objection a fait dévier le débat vers des considérations différentes qui au final ne modifient aucunement le fond de mon billet.

      9. Bon ben tu l’auras voulu, je suis donc contraint de reproduire à nouveau ton énormité…

        Les aides sociales sont issues directement des cotisations sociales salariales et patronales.

        Pas que, point.

    2. @ Perrico

      Enorme contresens : il s’agit non de la part du travail dans leS revenuS individuels [à côté des prestations sociales et autres], mais de la part du Travail dans le Revenu national, par opposition à la part du Capital [et à l’investissement]!
      Autrement dit, des parts respectives de la rémunération du travail et de la rémunération du capital.
      Ou, en d’autres termes. combien échoit aux salariés, et combien aux actionnaires.

      Hormis en haut de la pyramide, ce ne sont pas les mêmes personnes qui reçoivent salaires et dividendes, faut-il le préciser?

      En supprimant toutes les aides sociales, vous ne ferez en rien remonter la part du Travail [id est, les salaires] dans la répartition de la richesse créée; au contraire…

      1. @Amsterdamois

        Autant pour moi mais ce n’est pas précisé sur le graphique, et le lien supposé envoyer vers le document contenant ce graphique ne contient pas le graphique en question pour vérification.

        Toujours est-il qu’avec la disparition du travail, il serait plutôt rassurant qu’une autre source de revenu permette à l’Etat (au sens large en incluant ses habitants) de maintenir son train de vie, non ?! Quand je lis sur ce blog que certains proposent un revenu universel, ça va bien dans ce sens ou pas ?

  22. Soyez pas trop méchant avec Abel
    En bon paysan qu’il doit être, il pense qu’un salarié est une charge, très lourde, trop lourde, et s’il pouvait il aimerait s’en passer.
    Il ne sait pas que ce salarié lui apportent une richesse, et que si il lui met à disposition une machine plus performante, ce salarié va lui apporter encore plus de richesse. Si il le savait, il accepterait facilement(!!!!!!) d’en partager une petite partie.
    Il ne sait pas non plus, qu’avec une machine plus performante, il faut encore plus de technicité, à son salarié pour mener à bien son travail.
    Bref, il croit qu’il n’y a que lui qui travaille, et que les salariés qu’il emploi sont tous des fainéants qu’il faut fustiger pour qu’ils bossent un peu, et en ce sens ils sont toujours assez bien payé.

    1. LES MOTS ONT UN SENS .

      « Admettons que je sois entrepreneur en travaux agricole » , çà veut dire quoi ?
      Que l’on est entrepreneur , ou que l’on n’est pas entrepreneur?

  23. L’idée de relancer la consommation, les rentrées fiscales par une augmentation du pouvoir d’achat est évidente de bon sens. Elle rejoint celle de la participation des salariés aux richesses produites par leur travail qu’avait en son temps agitée De Gaulle,qui n’était pas un homme particulièrement de gauche, mais était tout de même soucieux de justice sociale, de justice tout court .On peut au passage comparer l’attitude de nos actuels dirigeants envers le Capital confiscateur, comme l’exprime sans cesse Paul Jorion, des richesses produites.Se coucheraient t’ils devant les confiscateurs-spéculateurs de richesses au nom d’une réal politique ? On peut le craindre.
    J’ai noté récemment l’attitude de notre gouvernement face au lobby bancaire auquel il demandait une séparation des activités de dépôt de celles d’affaires ou se joue les parties à risque, celles du « Casino ».. Encore une fois, nos socialistes vont se coucher devant la finance, la classe politique est désespérante de lâcheté, de manque de clairvoyance d’autorité et de courage politique.

    Notre premier ministre annonce tous azimuths des aides sociales généreuses pour le logement et la CMU, alors que les recettes de l’état vont diminuants, alors qu’il n’y a pas le début d’une vraie politique de relance de l’emploi, du travail, seul générateur des richesses de la nation.non par une augmentation de la fiscalité, mais par un élargissement de ceux qui y sont soumis.

    Je me demande, une fois que nous serons vraiment dans le mur, ce que ces dirigeants pourront dire au peuple, auront t’ils seulement le courage de rendre des comptes. Je les entends déjà nous expliquer que ce ne fut pas de leur faute.

    Alors, Honte à eux, et vous indignez vous plus fort.

    P.S. J’ai du mal à croire que la robotisation industrielle soit un argument pour justifier dans l’absolu la réduction de l’emploi. Ce serait plutôt un transfert d’emploi, car il faut construire et entretenir les machines.De plus ce sont les taches les moins intéllégitentes, les plus répétitives qui sont confiées aux machines. Cette remarque me fait penser à la suppression des poinçonneurs de métro de ma jeunesse. Quel salaire pourrait t’on allouer aujourd’hui à un poinçonneur de tickets?

    1. « Cette remarque me fait penser à la suppression des poinçonneurs de métro de ma jeunesse. Quel salaire pourrait t’on allouer aujourd’hui à un poinçonneur de tickets? »

      Excellent exemple!

      La RATP achète des machines au lieu de verser des salaires. Les actionnaires de l’entreprise qui les fabrique, les banques qui financent la chose, prélèvent leur part sur le coût des machines donc – même si la RATP ne perd ni gagne rien – les salaires diminuent globalement. Si la RATP y gagne c’est encore pire en ce qui concerne la masse des salaires.

      A mon avis la RATP l’a fait dès qu’elle l’a jugé possible, sans trop savoir si c’était « rentable » ou pas, puisque c’était vu comme un « progrès » par ses ingénieurs.

      Ça n’a pu être un progrès que si les poinçonneurs ont pu trouver un job plus « utile » ailleurs (ou jouir d’une paisible retraite, ce qui n’est pas complètement invraisemblable vu l’époque.)

      La manip en cours consiste à mettre en branle tout le système économique et financier à chaque fois que ça peut éviter de verser un salaire et ça conduit en effet – sauf les inévitables cas où les machines coûtent trop cher pour ce qu’elles font – à diminuer la masse salariale globale.

  24. Hors sujet :

    Emission intéressante ce matin :

    http://www.franceinter.fr/emission-service-public-je-suis-coupable-et-j-assume

    La fin des coupables
    de Pierre-Henri Castel

    Exactement ce que j’avais dis à propos du malaise dans la civilisation il y a quelques temps… un « shifting » de la culpabilité vers d’autres motifs que la simple transgression de norme.

    Hegel écrase beaucoup de fleurs innocentes dans cette émission.

    http://www.iblogyou.fr/mferrandi/63542-ec1n28-hegel-les-grands-hommes.htm

  25. Bosse et ferme la le père, Laurence Parisot, la mère, Christine Lagarde la grand mère, Merkel c’ est la tata,et enfin Barroso, Van Rompuy, etc, les oncles.

    Quelle famille!! ^^

  26. Mercredi 13 décembre 2012

    @J. Alexandre, je ne sais pas interpréter la courbe décroissante « Part du travail ajustée dans le revenu dans les pays avancés 1970-2010 ».

    Au travers de ce que je crois savoir, mes revenus d’un point de vue comptabilité nationale ou économique, sont la somme de mon salaire pour le travail que je fais, de mes pensions, de mes revenus mobiliers, immobiliers, et des prestations sociales que je perçois. Si ma compréhension est la bonne, il n’est donc pas étonnant que la part Travail décroisse. Il manque des datas pour comprendre au profit de quoi, il décroit.

    Comme vous, je trouve que la compétitivité dans l’Industrie est le faux débat le plus insupportable du moment. Il ne se résoudra pas en cherchant à être plus compétitif que son voisin qu’il soit Allemand, Espagnol… Pousser à l’extrême, la compétitivité nous conduira immanquablement à aligner nos salaires dans l’Industrie sur les moins disant sociaux, ceux de la Chine, puis de l’Inde, et après demain de ceux de l’Afrique, 40 ans de galère..

    Si nous laissons les choses se faire, ce seront les salaires des services non exportables qui en feront les frais. A New York, on y est déjà, chez Mac Do, les employés ont manifesté récemment pour demander une hausse de leur salaire horaire, 8 dollars, parait-il ? Trop payés les américains ?

    D’expérience, car je le vis tous les jours, il n’y a pas de limite quand on est du côté de ceux qui dirigent. Ils ne savent que raisonner compétitivité, par décroissance des coûts (quel manque d’imagination et d’esprit d’entreprise) quitte à détruire les emplois de leurs salariés.

    Il faudrait aussi que nous prenions conscience individuellement que derrière toute baisse du prix des produits que nous achetons tous les jours, il y a le risque de perte d’emploi de notre voisin de pallier.

    Et si on faisait un peu de stratégie de premier niveau… veut-on protéger certains secteurs ? Lesquels ?
    A quelles conditions ? Certainement en exigeant que la Commission Européenne revienne sur quelques mesures qu’elle a prises pour augmenter la concurrence communautaire. Pourquoi continuer à ouvrir nos marchés publics sans réciprocité, mais surtout pourquoi les ouvrir tout court ? L’idée ne semble pas avoir été encore totalement prise en compte.

    Quand arrêterons-nous de nous auto-suicider, quand arrêterons nous le massacre ?
    L’ouverture sans limite à ses limites comme le protectionnisme a les siennes ? Mais nous sommes loin d’avoir atteint celles du protectionnisme par contre, celles de l’ouverture me paraissent avoir été atteintes.

    Mais la Science Economique ne sait que nous répéter que tout protectionnisme est inefficace. La Science Eco n’est plus à une contradiction près, elle est trop dogmatique, manque de recul et d’autonomie de réflexion, comme si elle était inféodée à…
    et oui, j’ai failli l’écrire.

    Le faux débat, c’est bien celui de la Compétitivité.

    Et le vrai débat ? la suppression ou la réorganisation des fonctions financières qui ont fait preuve de leur irresponsabilité globale (la crise, c’est eux non ?), le « capage » du patrimoine personnel (pas plus que tant puisque cela ne sert à rien), l’interdiction des hauts revenus (pas plus que tant puisque cela ne sert à rien), le revenu minimum pour tous (parce que c’est utile à tous) etc… ?

    1. @ Remy Wenost 12 décembre 2012 à 17:01

      Comme vous, je trouve que la compétitivité dans l’Industrie est le faux débat le plus insupportable du moment. Il ne se résoudra pas en cherchant à être plus compétitif que son voisin qu’il soit Allemand, Espagnol… Pousser à l’extrême, la compétitivité nous conduira immanquablement à aligner nos salaires dans l’Industrie sur les moins disant sociaux, ceux de la Chine, puis de l’Inde, et après demain de ceux de l’Afrique, 40 ans de galère

      Depuis le temps qu’on fait chanter « l’ Internationale » à des gens qui ne comprenaient pas tous le sens des paroles, certains vont peut-être finir par le découvrir à leurs dépens. Maintenant l’international règne partout et il nous est impossible de vivre comme nous vivons sans échanger avec d’autres pays. Il faut être inconscient pour ne pas s’en rendre compte.

      1. Depuis le temps qu’on fait chanter « l’ Internationale » à des gens qui ne

        comprenaient pas

        Cela fait penser à : les communards : »

        des têtes de pions, collets crasseux, cheveux luisants, des toqués, les éleveurs d’escargots, les sauveurs du peuple, les déclassés, les tristes, les traînards, les incapables ; pourquoi les ouvriers se sont-ils mêlés de politique »

        Alphonse Daudet (A.Dégeulasse du moulin)
        Versaillais, penchant vers Pétain, tendance un petit peu Fhaine, la France rance de la bourgeoisie criminelle, quoi !

  27. Pour ceux que cela intéresse, il y a sur le site race against the machine et notamment sur les comptes twitters de Andrew mcafee et de Erik brynjolfsson des liens vers des analyses assez proches concernant ce décrochage entre la productivité et le travail. Les liens renvoient aussi a Paul krugman qui semble aussi s’intéresser ou a se reinteresser a cette question depuis peu. Bref, il semblerait que les lignes commencent un peu a bouger aux USA dans l’analyse économique et que l’on ne se contente plus d’opposer l’argument de la luddite fallacy sans réfléchir a l’impact a long terme des progrès techniques.

  28. Je suis intrigué par le premier graphique, on voit une forte baisse de la productivité du travail au début de la crise? Je ne vois pas en quoi l’entrée en crise a pu réduire la productivité du travail une heure de travail produit x richesse et rapporte y salaire. Peut être est-ce du a la façon dont est conçu l’indice (heure de travail du terciaire commmerciaux qui bossent sans résultats ou traders qui passent des heures a perdre??) Peut on avoir plus de détail sur cet indice de productivité du travail? merci

  29. Actionnez les zygomatiques, lisez Marius Jacob, l’honnête cambrioleur, « bandit inconvertible ». Té, son dernier mot, en 1953 après une dose de morphine et un dernier sabotage, celui de son poêle à charbon, avant le grand départ avec son vieux clébard Négro :

    (…) Linge lessivé, rincé, séché, mais pas repassé. J’ai la cosse. Excusez. Vous trouverez deux litres de rosé à côté de la paneterie. À votre santé.

  30. Avec le premier graphique on a :

    1999 : 1 Travailleur a 1€/h produit 100€ en 1h ; Productivité=100€/1Travailleur=100 ; cout du travail= 1/100=0.01 soit 1%

    2010: 1 Travailleurs a 1,07€/h produit 114€ en 1h ; productivité=114€/1Travailleur=114 ; cout du travail= 1.07/114=0.009385 soit 0.9385%

    Le cout du travail pour produire 100 € a donc diminué de 0,0615% en 10ans, autant dire qu’il est stable, alors que se graphique laisse penser qu’il a fortement baissé????

    Quelqu’un peut il m’expliquer?

    1. @ Dup

      Je pense qu’il y a une erreur dans votre raisonnement.

      Si nous ramenons en base 100 les chiffres de 2011 à savoir 114,5 pour la productivité versus 106 pour le travail, nous obtenons alors pour une productivité de 100 (114,5×0,8733) un coût du travail de 92,5 (106×0,8733) soit une baisse de 7,5%, ou à l’inverse pour un coût du travail de 100 (106×0,9433) une productivité de 107,5 (114,5×0,9433).

      Vu sous cet angle, le gain de productivité gagne en significativité.

  31. La rareté du travail et les importantes inégalités de revenus ont aussi pour origine la robotisation et l’automatisation des productions dont la part de revenus dans leur Valeur Ajoutée a fortement augmenté en faveur des actionnaires d’Entreprises qui préfèrent investir dans des machines plus compétitives (Econome, disponibles, rapides, efficaces, dociles,..) dont elles sont propriétaires au détriment de salariés qui ne leur apparaissent plus que comme des loueurs de services contractualisés et des variables d’ajustement à la fluctuation de leurs productions.
    Aussi, pour diminuer le chômage et réduire les inégalités sociales, il conviendrait de diminuer la durée légale du temps de travail des salariés – à salaire égal pour en maintenir le pouvoir d’achat – et d’alourdir la fiscalité des revenus du capital pour la redistribuer plus équitablement entre tous les partenaires sociaux.

  32. Suite à un incident local sur le réseau Orange, je n’ai plus d’accès internet. Et répondre d’un iPhone n’est pas vraiment confortable. Dès que ma ligne sera rétablie, je répondrais directement à certains commentaires.

  33. un ami m’a conseillé ce blog alors que l’on repeignait le monde…comme je lui vantais les idées de banque mondiale de jacques Attali….

    ce fut un conseil bien avisé car sans doute monsieur Jorion ouvre des portes.

    mon ami entrepreneur fils de fonctionnaire et beau fils d’un banquier,est disons de gauche et moi, un grand père assureur l’autre contremaître, père dentiste mère juriste.Employé dans une grosse animalerie de province, caniche pour vieux ne sachant plus porter leurs aquariums marin ou leur sac de graines de tournesol ou autre chaux pour gazon dans leur véhicule.

    Dans ces commerces, on y sert le nantis, le notable et l’exécrable, le mal né, le parvenus et le mal éduqué, le juge, l’indépendant et le proxénète dealeur notable…

    évidemment on conseille chacun pour soigner son kiki, amphiprion, python, cadichon,poulain, poules et puis on écoute, la bile du peuple roule et enfle, mais alors le méchant capitaliste le gentil socialiste….apparaissent des vraies castes non pas des strates, hermétique, souvent revient le billet sur l’idéologie, prix, dirigeants, législation…

    tous savent qu’à notre époque c’est de l’anachronisme arriéré! car l’argent des lobbies corrompt la main gauche comme la droite, les deux raclent leur con-chiures de la même sorte en fin de compte.

    Churchill disait du socialisme:le socialisme c’est la philosophie de l’échec, le credo de l’ignorance, l’évangile de l’envie…et…il avait raison sur ces trois point.

    moi ici en Wallonie, le socialisme règne en baronnie, et les universités se gobergent des partenariats de mittal et monsanto et autre dans un festin où jamais les impôts que je paie ne serviront à réaliser un brevet utile au défis de notre temps pour une société belge à main d’oeuvre belge, des insultes aux cerveaux que l’on y fabrique, une arnaque pour le petit peuple comme moi, une raison de plus de désespérer, de fournir un effort pour cette collectivité qui n’ a jamais que les élus quelle mérite. c’est comme cotiser pour un Cilice à resserrer sans fin.

    Car elle veut acheter du made in Vietnam et des pralines Léonidas tchèques, se fout des lombaires de l’employé, ce fout du lendemain, après moi les mouches.

    un problème c’est la pyramide des ages inversée, ce « pic old » générationnel, la gérontocratie où celui qui mouille sa chemise gave tant de vieux bambin sans rêve que faire des enfants est un luxe que seule l’idiocratie et le fonctionnaire peut ce permettre…

    .et pourtant je les aime bien ces vieux farceursqui jouissent d’une retraite bien méritée de milord….ses fonctionnaires baba cool, l’indépendant réaliste….mais alors où et qui est le ver dans la Jonagold des Hespérides…

    comment un aéroport dans un pays des lumières comme la France devient le combat des indiens du Brésil contre le barrage de Belo-monté?

    comment et pas pourquoi -car moi j’aime le techno-hedonisme de ce 21 siècle- en arrive t on à privatiser l’eau, pour qui, par quels artifices?

    car enfin messieurs; il faut un pied gauche et un pied droit dans la vie pour avancer, un entrepreneur et un moralisateur philosophe qui donne des limites de territoire de pouvoir dans la sphère publique à chacun.

    Le débat schizoïde gauche droite est un fossile, un coprolithe intellectuel, un combat de vouivre et de manticore.
    On attend mieux de vous, avec votre faconde, votre beau phrasé à tous, cette belle orthographe. Et pourtant je suis sur que déjà certain veulent pendre Churchill au pommier et apparemment newton dans la battue.

    science sans conscience n’est que ruine de l’âme, vox populi vox dei; back to basis les gars.
    chantons donc du Germaine Sablon PUISQU’IL faut en arriver là…à la balle et au couteau.

    Le problème n’est pas si difficile science versus ressources renouvelables, toujours renouvelables d’après Lavoisier si on s’en donne « les moyens et une juste valeur ». un navire avec sept milliard d’être humain, on ne va pas tuer des anges tout de même?

    Gauchos, soyez cornucopiens , sinon c’est pas crédible! c’est votre devoir même!(voir Julian Lincoln Simon)
    on en attend pas moins des descendant de tycho brahe et gerbert d’aurilliac: il y a du tholin pas si loin et la géopolitique est quand même plus simple à gérer en airbus qu’à dos de cheval.

    Il faudrait aussi armer l’Europe dans le sens premier du terme car nos amis américain, dont bhl voudrait dans son american vertigo nous magnifier la diversité culturelle, ont chuté mutuellement en n’appliquant pas le conseil de benjamin Franklin « un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre, et finit pas perdre les deux », que reste t-il alors sinon un puissant lobby mondial armé qu’est le complexe militaro-pharmaco-industriel totalement débridé, encapuchonné même, seul un coup de mord dans les crocs calmera cette bréheigne.

    lobbies et représentants politiques, gueule, azur, sinople. Humain donc faibles face aux pouvoir matériel.

    une solution c’est plus de loi votée sans référendum, jamais d’argent public sans référendum, et de sévère sanction pour les administrateurs falsifiant les décisions du peuple, je le répète vox populi vox dei.
    Ainsi toute décision préalablement médiatisée (indepépendants les merdias cela va de soi), les gens devront se concerter et ce convaincre mutuellement, chacun confrontant ses arguments pour l’avenir de la communauté…
    Si il n’y avaient les biens pensant qui se bercent doucement près du mur avec l’illusion qu’ils ferraient partie d’une élite et que le bon sens du petit peuple ne suffit pas pour s’autodéterminer, soyez sur qu’a la place du prozac je prescrit du praziquantel affin de curer la pomme.
    voyez nous déléguons nos pouvoirs, notre droit inné, à avoir autant à dire que Raoul sur cette terre…à des élus… et admirer ce gâchis. c’est pas un i phone que la techno doit vendre mais un i vote, universel . Au mieux une délégation d’expert sur le sujet du jour prendra en compte les résultats des sondages glané sur le net…mais non rien à faire…on va s’occuper de nous, nous faire crever oui , c’est sur sans notre consentement, et bien que notre avis soit bien connu sur toutes choses publique de ce monde.

    Sinon les malthusiens les nihilistes vont nous plonger dans l’obscurantisme et l’armageddon écologique et se faire du fric dessus en plus en privatisant le co2 et ces fats factureront nos flatulences sans doute.
    En cultivant les océans on pourrait nourrir bien plus que les sept milliard que nous sommes, en y déversant des tanker de sulfate de fer on pourrait faire baisser le c02 en dopant la photosynthèse;
    les solutions technologiques étaient là, sur papier bien avant Hilbert et Poincaré, depuis le dix neuvième siècle. Le ribaudequin, la sarbacane, n’ont jamais attendu le néolibéralisme techno-industriel pour prendre le bien d’autrui question de nature humaine, je ne crois personne plus catholique que le pape, soit-il bien éduqué, ou baron socialiste de père en fils…ce n’est pas l’argent et les possessions mais bien le pouvoir ce Thanatos qu’il faut à tout prix diluer dans la masse de l’humanité, l’argent et la politique ne devraient dans un futur le plus proche possible ne plus permettre de concentrer quelque emprise sur la société, ils doivent être émasculé sur la place publique par quelques procédés dont nous espérons nos éminences grises capable de transmuter de manière endothermique, sinon sablons germaine!

    résumons….malthusien, démocratie que même Rome aurait foutue au cirque, un continent complexe militaro-pharmaco-industriel, la pyramide des âges inversée, une guérilla de philosophie coprolithe entre deux taxons disparus, l’eau le co2 privatisé avec le grain en bourse, les assurances qui décident si il est rentable de saler ses frites pour avoir une assurance vie….mais nom didjuu! de coureur de dahu! autant tirer une brique du mur et se claquer la tête dedans.

    boire manger, arrêter de consommer quoi que soit d’autre foutre ça en faillite, à genoux et caillassons au patator il est bien trop tard pour se pavaner avec des solutions triboluminescentes Irma, je le crains .Ils sont parvenu les mangeurs d’acacia, tout occupé dans leur loges à nous asservir.

    Et oui cela me navre que l’on jette les Érinyes sur la technologie, violant Ada Lovelace ou hypatie d’alexandrie avec leur main gauche et lubrique en plus…la solution pour l’écologie passe par la technologie et l’intégration des réserves dans le milieu urbain c’est la systémique ou une science sans laquelle un écolo ferrait bien de retourner faire son nid dans les arbres et broyer son obscurantisme tout seul ..

    Maintenant je pense effectivement que cet aéroport n’a rien à faire là, mais qui me dira « oui » à « peut on installer un aéroport sur votre parvis? » sans me retourner « quelles compensations? » et de décliner si elles s’avèrent insuffisantes. Et je suis convaincus que les protagonistes se foutent éperdument des grenouilles ou des nappes phréatiques! bref on se secoue le bas des rein et font coin coin dans la marre aux….
    La seule intrigue dans cette histoire reste la justification de la violence policière alors que le débat public n’a pas encore aboutit à un verdict clair quant à la réalité juridique du projet.

    Quoi qu’il en soi, tant que vous aurez des élus si brillant soient-ils vous l’aurez dans le bayou.

    Et pourquoi pas un élu de dieu tant qu’on y est…

  34. @ lou
    « La barbarie consiste en une relation sociale organisée par un pouvoir non plus symbolique mais réel. […] Est-ce que vous connaissez une seule des grandes manifestations récentes d’exercice du pouvoir dans notre monde qui ne soit pas une manifestation de la barbarie. » Charles Melman, L’homme sans gravité.

    Celui-ci s’interroge sur la possibilité d’un retour à un pouvoir symbolique sans revenir à un pouvoir théocratique: « Je ne saurais répondre à cette question. »

    Il y a, je crois, trois pouvoirs dans nos sociétés « modernes »:
    le pouvoir de la force (police, armée);
    le pouvoir économique et financier;
    le pouvoir symbolique.

    Je pense que dans une société démocratique il doit y avoir un pouvoir symbolique suffisamment fort, ie ayant suffisamment l’adhésion des citoyens, pour s’imposer aux deux autres.

    Le symbole « Liberté, Egalité, Fraternité » est sorti du chapeau à la révolution française pour tenter d’occuper la place occupée précédemment par la religion dans un état dorénavant laïque.

    Dans un billet récent http://www.pauljorion.com/blog/?p=44270 PJ nous dit ne pas croire au libre-arbitre. Si son affirmation se trouve avérée et étayée elle a l’avantage de disqualifier le libéralisme ambiant. Mais elle disqualifie également notre devise nationale et impose à mon avis d’en trouver une autre. Ce dont parle d’ailleurs PJ dans l’interview précitée.

    Dans un article tout récent

  35. Attention Fod, les revenus de l’épargne salariale ne semblent pas pris en compte par l’Oit alors que l’Insee les comptabilise dans les revenus du W. Pour indication, en 2007 c’était 1,7% de la VA des SNF soit 7% des profits bruts.

    la participation des salariés aux bénéfices est classée, en comptabilité nationale, du côté de la rémunération du travail, et représente environ 1,5% de la VA. On peut s’intéresser à sa part au sein d’un concept de profit brut qui inclut cette participation, mais qui exclut les impôts, charges d’intérêts et autres transferts (figure 7). Avec cette convention, on conclurait qu’environ 7% des profits vont actuellement aux salariés -en sus de leur salaire-, avec une forte concentration sur les grandes entreprises, contre environ 36% aux détenteurs du capital. Le reste va à l’autofinancement de l’investissement et, éventuellement, à l’accroissement du matelas de trésorerie.

    http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=9&ved=0CFgQFjAI&url=http%3A%2F%2Fwww.tetedequenelle.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2010%2F12%2Finsee_partage_VA.pdf&ei=ZuLJUOmKD6Wx0AXk_YDoBg&usg=AFQjCNEd6-_isBoG2sAv3AkcHC97ol3fHA

    1. @ Vigneron

      Sur le fond que veux-tu que cela change ? La courbe bleue intègre 16 pays dont la France. Attendons d’avoir le rapport complet pour en savoir davantage sur les méthodes de calcul de l’OIT, probablement confrontée à des différences dans les statistiques nationales des différents pays. Même dans l’hypothèse où ces revenus ne seraient pas compris dans ses calculs, il est peu probable, voire impossible, que cela inverse la tendance historique.

      Pour en revenir au poids des dispositifs de participation, il varie pour la France de 1,46% (2009) à 1,78% (2007). Quant aux 15 autres pays, pas eu le temps de faire des recherches pour en apprécier l’importance relative.

      1. Euhhh c’que ça change ? Ben et d’une participation et/ou intéressement et/ou épargne salariale concernaient par exemple en 2010 plus de la moitié des salariés des entreprises de plus de 10 employés et la prime totale représentait 7% de la masse salariale de ces salariés concernés (16 milliards d’euros pour 8 millions de bénéficiaires avec une prime moyenne de 2300 euros).
        Et de deux je subodore que le salarié français n’est pas, et de loin, le plus terriblement exposé à cette progression de la part de rémunération hors salaire parmi les salariés Ocdéesques.
        Tu saisis ?
        http://gesd.free.fr/dares5512.pdf

      2. @ Vigneron

        Yes je saisis. Mais tu sais très bien que les calculs se font en comparaison des grands agrégats (masse salariale totale, VAB pour chaque agent économique ou PIB).

        Sur cette base, 16 milliards en 2011 comparés à 652 de la masse salariale des SNF, ça ne fait que 2,43% et non pas 7, et 1,6 de la VA.
De plus, comme on ne connaît pas exactement l’assiette des rémunérations prise par l’OIT, si tu rajoutes l’ensemble des rémunérations versées par les SF, les ménages et les institutions sans but lucratif, ça tombe à 2,05. Et si en plus tu y ajoutes celui des administrations publiques – tout en ignorant si ces salaires sont pris en compte ou pas dans les calculs de l’OIT – ça tombe à 1,53 de la masse salariale comptable totale. Dans tous les cas, très loin des 7% que tu annonces.


        Tout ça ramené au PIB, ça correspond pour la France à 0,8%. Donc pas en mesure de modifier radicalement la tendance des courbes du graphique 2.

        Pour le point 2, je n’en sais rien donc subodore, subodore. 🙂

      3. Ah parce que tu t’imagines que la part de l’intéressement, participation, épargne salariale et cie dans le secteur fi représentent moins que les 7% de la masse salariale des employés bénéficiaires dans les Snf de plus de 10 salariés (16 milliards en 2010 qui représentaient plus de 4% de la masse salariale totale des Snf de plus de 10 salariés) ? T’es sérieux là ?
        Sur la situation française par rapport aux autres pays de l’Ocde je subodorai mal, comme l’Angleterre grâce à Thatcher puis Blair, la France est plutôt en tête de peloton sur les systèmes de rémunérations hors-salaires, au moins en Europe et surtout bien plus anciennement. De Gaulle dès 59 pour l’intéressement facultatif, 67 pour la participation obligatoire dès 50 salariés. Puis Pompidou avec les stocks-options dès 70, puis Giscard, puis Balladur, puis Jospin en 2001, puis Chirac/Fillon enfin, et bien sûr la prime Sarko…

      4. Ben oui, mon cher Vigneron ! Je confirme.
        Les 16 milliards distribués au titre des dispositifs d’épargne salariale incluent aussi les sommes versées dans les entreprises financières. Relis le rapport de la Dares.
        Faut pas confondre bonus et participation. Les 1ers sont soumis à cotisations sociales, et donc intégrés à la masse salariale comptable, pas les seconds.

      5. Bonus soumis à cotisations ? Sans parler de la prime exceptionnelle de max 1 000 euros exonérée, je cite « les services » :

        Primes hors salaire
        Les primes et gratifications ne constituent pas un élément du salaire dès lors que l’employeur décide en toute liberté de la possibilité de les verser ou non, et d’en fixer librement le montant. C’est le cas, par exemple, d’une prime de résultats ou d’un bonus au montant variable à la discrétion de l’employeur.

        On dit dans ces cas là « libéralités »…
        http://vosdroits.service-public.fr/F2301.xhtml#N100F4

      6. @ vigneron

        Directement copier-coller de l’Urssaf

        Eléments non soumis à cotisations
        Il s’agit de :
        – certaines indemnités comme : les indemnités journalières versées par la Sécurité Sociale, les primes liées à l’intéressement des salaries aux résultats de l’entreprise, les gratifications versées à l’occasion de la remise de la médaille d’honneur du travail dans la limite du salaire mensuel de base. les indemnités considérées comme des dommages et intérêts, les primes liées à la participation des salariés aux résultats de l’entreprises lorsqu’elles sont versées dans le cadre d’un accord collectif,
        – contributions patronales de retraite supplémentaire et de prévoyance complémentaire (régimes obligatoires et collectifs, pour en savoir plus consultez notre dossier réglementaire : régimes complémentaires de retraite et de prévoyance),
        – frais professionnels pouvant être justifiés.

        Toutes les autres primes sont soumises à cotisations, y compris les primes de résultats et bonus.
        Je suis d’autant bien plaçé pour le savoir que j’ai travaillé pendant 20 ans dans de grandes multinationales qui me versaient des primes de résultats et autres bonus toujours soumis à cotisations sociales. Si elles avaient pu s’en exonérer, elles l’auraient fait deux fois plutôt qu’une. Tous ces bonus figuraient sur mon bulletin de salaire.

        A toi de me prouver que j’ai tort et de nous apporter une preuve qui confirmerait que les bonus ne sont pas soumis à cotisations sociales et donc comptabilisés dans la masse salariale comptable.

      7. On te parle pas de rémunérations variables comprises dans le salaire mais de primes hors salaire, évidemment inscrites sur les fiches de paye mais exonérées. Mais si t’avais fait par exemple dans le transport international plutôt que dans la multinationale tu comprendrais…

  36. Si la part du travail baisse ….quelle est l’ autre part ?
    Ce là signifie que l’autre part provient de l’exploitation
    – d’autres pays
    -de plus pauvres dans notre pays
    de mon petit niveau économique , je présuppose qd meme que le truc est a somme nulle

    A regarder ces courbes , on peut aussi dire que cette part de travail concerne (au pif) 20 % de production de biens essentiels ou utiles …..ce qui fait que le reste est acquis sur le gain de productivité de cette production d’ essentielle ….. et qu ‘il serait tres facile de réduire les dégats ecolo et economiques en restreignant nos activités a ces productions ……ce que de ttes les façons , nous serons amenés a faire .

  37. Bon , « il n’y a plus qu’à  » préparer un rapport pour les parlementaires français et européens .

    En France , c’est Bercy qui planche en principe . Quelqu’un y connait il une taupe ?

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