Apocalypse now ou Apocalypse trop tard ?, par Zébu

26 août 2014 par Paul Jorion | Print Apocalypse now ou Apocalypse trop tard ?, par Zébu

Billet invité.

Manuel Valls ayant ‘démissionné son gouvernement’ [1] pour éteindre le feu de la contestation, avec le plein appui de l’Elysée, l’accord tacite qui liait Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et le Premier Ministre actuel pour s’assurer de l’existence d’une primaire entre les différents outsiders du PS face au Président de la République pour l’élection présidentielle de 2017 vole en éclats.

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon sortent donc de ce ‘jeu’, suivis probablement par quelques autres, dont l’ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui pose ouvertement la question de savoir ce qu’est être de gauche et corrélativement, ce que sera le gouvernement Valls II.

Dans ce Grand Jeu politicien, les dorénavant dissidents pensaient pouvoir en pesant de tout leur poids politique (Ministre de l’éducation Nationale et Ministre de l’économie, courants minoritaires respectivement au PS mais  difficilement négligeables) soit influer, a minima, sur la direction définie par l’exécutif en pariant sur l’économie d’une crise qui, si elle clarifie le Jeu, comporte des risques non négligeables pour tous, soit un ‘win-win’ collectif pour tous les acteurs concernés : un exécutif renforcé par des positions raffermies, des dissidents ayant pris date pour les primaires de 2016, chacun prenant ensuite la direction qu’il devait prendre pour se retrouver face aux militants pour un choix clair et sans ambiguïté lors de ces primaires.

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon devaient penser qu’ils auraient le temps de mener les négociations, ou/puis le temps de partir [2], laissant derrière eux un gouvernement affaibli mais toujours en place : Manuel Valls et François Hollande, mesurant le danger, ne leur ont laissé ni le choix des armes ni le temps de rassembler leurs bagages. On connaît la suite.

 

Et maintenant ? Maintenant, rien ou quelque chose ?

Benoît Hamon a clairement laissé entendre qu’il souhaitait le succès de ce gouvernement et qu’il ne s’inscrirait pas dans l’opposition parce qu’il n’est plus au gouvernement et Arnaud Montebourg a lui aussi, mais de manière plus ambiguë, défini sa position comme au sein de la majorité.

Tous deux savent toutefois qu’en bonne logique, ils se retrouveront à court terme s’ils ont raison devant un échec de la majorité (et pas seulement de l’exécutif), majorité à laquelle ils continuent donc d’appartenir, signifiant la fin de leur destin personnel politique s’ils ont tort. Les mois qui viennent devraient néanmoins les conforter dans l’idée que laisser la situation en l’état n’est viable sur aucun des deux plans, politique et personnel, ce qui les pousse à prendre l’initiative ‘maintenant’ plutôt que ‘demain’, pour les raisons qui les ont conduits justement à s’élever contre la politique menée actuellement en France et dont les résultats seront selon eux la déflation sur le versant économique et le vote FN aux élections sur le versant politique, quand dans le même temps le moment est précisément de tester le rapport de force avec une Angela Merkel, en prise avec de (toutes relatives) difficultés croissantes en matière économique.

Pour autant, l’un comme l’autre devra affronter plusieurs obstacles pour pouvoir réellement porter ses ambitions politiques et personnelles au niveau qu’il envisage, à savoir  au niveau de l’exécutif.

 

Car, en premier lieu, la Vème République est une cocotte-minute à toute épreuve qui a été conçue justement pour permettre au Président de la République d’être non seulement un bouclier mais surtout le couvercle de la marmite des ambitions parlementaires, tuant à petit feu les velléités des uns et menaçant tous les autres du feu nucléaire de la dissolution. Arnaud Montebourg, autant que Vincent Peillon (déjà parti à l’occasion du 1er gouvernement Valls), Benoît Hamon mais aussi Christian Paul (un des animateurs des ‘frondeurs’ et ‘aubryste’) sait combien une refonte du système politique est nécessaire en France, lui qui anima un temps le NPS (Nouveau Parti Socialiste) après la cinglante défaite de 2002. A l’époque, NPS était la seconde motion au PS ainsi que lors du Congrès au Mans de 2005, où la motion Hollande-synthétique était majoritaire, déjà. C’est d’ailleurs un des points communs avec EELV, du moins de la direction de ce parti, ainsi qu’un des points d’ancrage avec Jean-Luc Mélenchon dans son dernier discours.

Reste qu’en l’état, le couvercle est bien vissé de l’extérieur et que seule une majorité parlementaire ‘alternative’ permettra à Arnaud Montebourg d’égaliser au moins le rapport de force institutionnel en faveur actuellement du Président de la République, le forçant à choisir entre une dissolution ‘à la Chirac’ ou l’inflexion de sa politique.

 

Encore faudrait-il pour cela qu’en second lieu, et c’est en fait la première des conditions nécessaires, un Arnaud Montebourg soit en capacité de constituer une majorité alternative à celle que promeut actuellement François Hollande en la personne de Manuel Valls, ce qui signifierait la capacité politique à rallier autour de sa personne et surtout de ses propositions, un nombre conséquent, suffisant, d’alliés parlementaires pour pouvoir espérer faire basculer en sa faveur la masse des députés PS qui constitue toujours l’ossature de la majorité actuelle, bien que de manière de plus en plus fragilisée.

Pour ce faire, il lui faudrait rien de moins que l’adjonction, à minima, des ‘frondeurs’ du PS (les quelques dizaines de députés dissidents), les députés verts, ceux du parti radical et les députés communistes : en clair, un rassemblement disparate qu’un rejet suffisamment puissant de la politique actuellement menée puisse arriver à souder suffisamment longtemps. Car, prétextant la réforme territoriale qui devra être finalisée en 2015, les dernières élections intermédiaires (régionales et cantonales) ont été repoussées par l’exécutif et se tiendront en décembre 2015, soit juste avant l’année de campagne élective, 2016. Une autre menace, tout aussi importante pour certains alliés (les communistes notamment, mais aussi les radicaux) que celle de la dissolution de l’Assemblée Nationale, celle de l’absence de soutien du PS à des alliés qui seraient tentés de fronder. L’élection sénatoriale de septembre 2014, elle, est d’ores et déjà comptabilisée aux pertes de la majorité (une de plus) et aux profits de la droite parlementaire.

Malheureusement pour Arnaud Montebourg, la puissance du rejet n’a pas encore atteint son apogée, loin de là, puisqu’il faudra bien du temps pour cela, le temps que les effets du Pacte en viennent à se concrétiser et à se matérialiser politiquement sous la forme pour ces députés d’une équation sensiblement égale à celle-ci :

« SI chances de gagner en 2017 < chances de gagner SI dissolution, ALORS autant tout faire péter » (pour résumer).

 

À ces difficultés tactiques s’ajoutent des difficultés plus structurelles, qui révèlent combien les antagonismes, les lignes de fracture peuvent traverser le champ politique voire même cliver certains partis politiques comme le PS. Ainsi, quid des positionnements d’Arnaud Montebourg sur le productivisme effréné, qui ravirait sans doute les députés communistes mais qui heurterait les sensibilités d’une (bonne) partie des députés au sein d’EELV, plus portés sur la décroissance ? Sur le nucléaire par exemple, symptomatique de cette difficulté de fond, quelle alliance avec Les Verts ? Ou sur la question du ‘protectionnisme national’, chère à Arnaud Montebourg, quelles articulations avec des députés opposés à un tel protectionnisme ? Ou sur la démondialisation, prônée en 2011 ? Quid de la réforme territoriale privilégiant les régions, institutions privilégiées des Verts, à l’envers des députés radicaux, attachés à leurs départements ruraux dans lesquels ils peuvent plus facilement résister politiquement ?

Si à l’inverse on peut clairement définir des convergences établies, notifiées sur la question de la VIème République par exemple, on ne peut que constater que sur toutes ces questions Arnaud Montebourg tout comme Benoît Hamon par ailleurs n’arrivent pas à faire la synthèse, qui fait la force politique d’un François Hollande. Pour ce faire, il serait nécessaire non pas qu’une synthèse puisse être faite, ce qui ne serait qu’un ersatz hollandien de plus, mais bien de transcender tous ces antagonismes et ces divergences qui perdurent dans le champ politique français au sein de la gauche, constitutives d’autant d’identités affichées comme irréductibles.

 

Enfin, on ne peut pas non plus négliger l’objet PS en tant que tel, en ce qu’il apparaît comme à la fois un frein et une potentialité pour des dissidents comme Arnaud Montebourg, qui peut se prévaloir de son poids au sein des militants PS et des votants lors de la primaire de 2011 (3ème, après Hollande et Aubry).

La ‘crise’ actuelle est advenue quelques jours avant une université d’été du PS où devait être annoncée justement la date du prochain congrès, lequel devrait être reporté pour cause d’élections intermédiaires fin 2015, certains comme les aubrystes demandant à ce que celui-ci soit avancé au printemps voire même à janvier 2015, d’autres proches de l’exécutif souhaitant son report après les élections début 2016. C’est donc dans quelques jours que ce débat commencera (une ‘commission’ spécifique étant chargée d’y travailler), un débat essentiel pour tous ceux qui comme Arnaud Montebourg chercheraient à ‘prendre le parti’ de l’intérieur pour imposer sa motion et une potentielle alternative aux députés élus de la majorité. Allié au courant de Benoît Hamon et à Martine Aubry, Arnaud Montebourg pourrait en avoir les moyens, tant Manuel Valls y est impopulaire et la popularité de l’exécutif catastrophique. Mais le calendrier n’appartient pas aux dissidents et il y a fort à parier que celui-ci leur échappera, sauf à monter au créneau immédiatement dans les jours qui viennent, pour aller jusqu’au bout de la logique de la crise en cours. C’est une possibilité, risquée, mais c’est aussi un choix que devront faire les dissidents du PS et ce, dès maintenant.

 

Pourquoi dès maintenant ?

Parce que le temps n’est plus leur allié, l’exécutif leur ayant coupé l’herbe sous les pieds, fera tout pour faire plier la majorité au diktat politique en cours, repousser après les élections de 2015 un congrès du PS potentiellement dévastateur politiquement, afin de disposer enfin du temps nécessaire à l’application de sa politique par le biais du Pacte de stabilité, qui ne produira réellement ses effets qu’en 2015. Ensuite, il sera toujours temps d’aviser pour l’exécutif si les résultats espérés (dont rien ne permet de croire qu’ils puissent être autre chose que catastrophiques) brillent une fois de plus par leur absence au rendez-vous : François Hollande sait bien que sa seule adversaire se situe à son extrême-droite et que la posture de ‘Lui ou le Chaos’, bien que risquée en cas d’échec de sa politique, est aussi la seule qui lui restera. Le temps, début 2016, sera alors insuffisant à tout prétendant ‘alternatif’ pour prétendre s’opposer avec quelque chance de succès à Marine Le Pen. Le temps est donc compté pour les dissidents du PS, car la machine infernale du Pacte se mettra ensuite en route inéluctablement, tel le calice que Manuel Valls boira jusqu’à la lie, main dans la main avec le Président de la République.

 

Ce ‘maintenant’ se dérobe ou s’impose donc pour Arnaud Montebourg.

Il impose une révision de son logiciel productiviste acharné, de son protectionnisme nationaliste sans cesse affiché, avec lequel il n’est pas arrivé à agréger autour de ses positions politiques et de sa personne un nombre d’adhérents suffisant pour créer une dynamique politique, pour pouvoir espérer en créer une autour de lui actuellement, dans un contexte centré non plus sur un protectionnisme français aspiré par un FN ‘recentré’, mais bien sur une politique ‘décentrée’ autour de la question du travail qui disparaît et du revenu qu’il faudrait assurer, de la solidarité à refonder, du politique à adapter (référendum citoyen, démocratie économique, …), de la question transversale de l’égalité face à l’argent (fiscalité, crédit, dette, finance, euro) ou à son absence (droits d’usage, internet, …), de l’environnement comme contraintes et potentialités, de l’Europe comme horizon à sans cesse interroger et remettre en question.

 

L’agenda s’imposera de cette manière ou il ne sera pas. Pour Arnaud Montebourg comme pour les autres.

Quoi qu’il en soit, l’apocalypse est là : soit comme révélation, soit comme annonciatrice de la fin d’un monde politique.

C’est donc ‘maintenant’.

Ou pour trop tard, – du moins pour ceux dont il est question ici.

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[1]   Une première dans les annales de la Vème République : il suffisait jusqu’à maintenant qu’un ministre contestataire ‘présente sa démission’ pour être remplacé. Mais avec plusieurs ministres, il a fallu trouver cet expédient pour recadrer un gouvernement et une majorité dans son ensemble. C’est dire si la crise politique s’est doublée d’une crise institutionnelle, dont l’unique précédent mais d’une intensité sans comparaison fut la vacance du pouvoir laissée par De Gaulle en Mai 68 pendant quelques jours ….

[2]   Dans son interview d’hier soir, Arnaud Montebourg a déclaré avoir été surpris par l’accélération des évènements à laquelle il ne s’attendait pas. Il n’a pas déclaré qu’il avait été surpris du résultat, ni qu’il avait souhaité cet affrontement, mais bien qu’il s’était séparé d’avec l’exécutif à l’amiable et en bons termes.

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43 commentaires

  1. timiota

    T’as cassé la motogodille, maintenant t’as plus qu’à …

    https://www.youtube.com/watch?v=Gr5IwXwQc1g

    (au sujet d’Arnaud, bien sûr)

  2. Hadrien

    En France, on a besoin avant tout d’une ‘révolution copernicienne’ consistant à se rendre compte que ce pays moyen n’est pas le centre du monde. La seule alternative ( Le Pen alliée objective de Montebourg) proposée aux électeurs déçus du social – libéralisme chauvin se limite à se cacher derrière ses frontières. Au contraire, il faut prôner un ‘confederate states of Europe’ avec une armée et des projets, à l’échelle du continent , environnementaux (réacteurs au Thorium, énergies renouvelables, ‘smart’ grid..), technologiques (TGV, Ariane, airbus …) mais aussi politiques (en matière fiscale, sociale etc..). Grâce à cette union (qui fera leur force), les peuples d’ Europe reprendront leur destin en main.

    • MerlinII

      Très bien tout ça cher Hadrien, mais je vous rappelle qu’on a voté NON au traité européen en 2005.
      On connait la suite.

      • Tigue

        Peut être est-ce là le nœud du problème.
        L’ absence de représentation d’ une volonté des électeurs.
        Soit parce que les élus sont devenus non représentatifs d’ une volonté déterminée (telle que celle du non au TCE) , soit que cette volonté déterminée n’ existe pas ou n’ existe plus, ou ne peut en aucune façon exister actuellement (fragmentation de la population en problématiques auto référentielles ne tenant pas compte de l’ environnement général : le repli sur soi au milieu du chaos).
        Dans le dernier cas, c’ est celui qui a la vue d’ ensemble qui doit donner le cap sous la tempête.
        Une image : la chenille qui se transforme en papillon : imaginez ce que diraient les multiples cellules dans le chaos de la métamorphose si elles pouvaient s’ exprimer
        http://www.youtube.com/watch?v=abyPzT6_kBE&feature=youtube_gdata_player

    • Guy Weets

      Tout à fait d’accord Hadrien j’ajouterai que le pacte de stabilité sans aucune stratégie industrielle n’est qu’un rideau de fumée une utopie ( serai tenté de dire une distopie).Ce que tant les industriels que les citoyens espèren,t c’est un plan crédibible de transition d’une société industrielle destructrice de la planète vers une société respectueuse de l’environnement et conscientes des limites de celle-ci. Un engagement politique à fournir l’environnement réglementaire pour favoriser cette transition est indispensable. Cet engagement doit éliminer tous les tabous, le nucléaire peut s’averer indispensable à cette transition en particulier comme vous le mentionnez, la filère thorium fût abandonnée dans les annés 50 non pas parce qu’il n’y a pas assez de thorium , il y a 4 fois plus de Th que de U, non pas parce qu’elle pollue trop, en fait elle pollue 100 fois moins mais simplement parce que cette filière ne permet pas de fabriquer des bombes – un handicap insurmontable à l’époque- L’indépendance énergétique, le traitement et la valorisation des déchets, la restoration de la biologie des sols détruitds par l’agriculture intensive et bien d’autres recevrait, j’en suis sûr un large soutien populaire mais pour cela il faut oser penser! C’est ce qui manque le plus aux hommes politiques de notre époque.

      • MerlinII

        A Guy Weets

        Bien d’accord avec vous, mais j’en reviens toujours à ce fichu TCE et la politique qu’il sous-tend.
        Quel État aurait aujourd’hui les moyens d’emprunter 100, 200 ou 300 milliards sur 20 ans pour reconstruire une filière thorium, ou pour financer 1 ou 2 millions de logements écologiques… ?
        Si l’on ne retrouve pas la maitrise de notre monnaie, tout ça c’est bullshit.

      • Vous parlez là d’un nouveau système et je vous comprends bien mais je pense qu’il ne faut pas demander au politique qui fait partie de l »ancien de penser à le créer.
        Quand le niveau de seuil sera suffisant de la part des citoyens le politique suivra, la difficulté étant d’obtenir ce seuil.

  3. zébu

    Désolé de la digression, mais le même jour, hier :
    « Les résultats de 2013 confirment les éléments observés en 2012 : les personnes « SDF » venant à décéder sont majoritairement des hommes jeunes qui meurent après un long parcours de rue semé de nombreuses ruptures, mais pas seuls. Ils meurent principalement de causes externes (accident, agression, suicide). Mais cette année, le Collectif Les Morts de la Rue souhaite attirer l’attention des lecteurs sur le fait que des enfants de moins de 15 ans meurent de la rue et que tous les efforts ne sont peut-être pas faits pour accompagner au mieux les personnes sortant de prison. »
    Dont 15 enfants de – 15 ans, d’une moyenne d’âge de 4 ans. Principalement dans des bidonvilles.
    En France.

    • Thomas

      Digression ?

      Ou pincée de réalité dans le charabia…..

    • timiota

      Dans la queue de distribution dont tu parles, et sans vouloir être cruel, on est dans l’accident domestique généralisé, non ? évidemment plus fréquent si on est dans la rue (voiture qui passe, bouteille qui coupe, poele de charbon qui tombe,…). C’est un bout de la lorgnette, la question étant l’exclusion. Qu’est devenu ATD Quart Monde, qui était assez pertinent sur ces questions ?

      • zébu

        ‘accident domestique’ ?
        C’est difficile à avaler, ça, pour des sdf, non … ?
        A fortiori pour des nourrissons morts d’insuffisance cardiaque …

      • timiota

        Oui, ce que je veux dire est qu’il y a mortalité plus élevée pour n’importe qui n’ayant pas quatre murs, du chauffage et de la nourriture, et mortalité infantile en particulier. Cela ne joue-t-il pas sur le côté émotionnel (les enfants) que sur le fond (lexclusion)?

      • baleine

        En direct live je réalise à quel point les petits frères de Paul Jorion ne sont pas près de faire mieux que la grande intelligence naturelle. Par le petit bout de la lorgnette-Zébu vous leur donnez un bon coup de latte. Avec la vôtre vous leur marcher dessus :
        « ….des enfants de moins de 15 ans meurent de la rue et que tous les efforts ne sont peut-être pas faits pour accompagner au mieux les personnes sortant de prison. »
        Dont 15 enfants de – 15 ans, d’une moyenne d’âge de 4 ans. Principalement dans des bidonvilles.
        En France.

        Des détails du présent ces quelques mioches de moins de 4 ans « sans vouloir être cruel » puisque le choix le conscient la décision l’inconscient l’intention tout ça, hein, comment pourriez-vous l’être, vous, cruel ?
        Ya pas une limite d’atteinte là ?

      • timiota

        Désolé d’avoir répondu un peu spontanément. C’est inutilement choquant, mea culpa.

        Mais des stats qu’on peut tourner pour attirer l’attention sur « peu mais horrible » au lieu de « beaucoup mais déjà pas reluisant du tout », il y en a autant qu’on veut, et je maintient que les mettre en avant sans donner une vision de la distribution complète et comparée, c’est regarder un bout de la lorgnette.

        On trouvera par exemple aussi N vieux handicapés rescapés de guerre harkis subissant un sort mortel qu’ils n’auraient pas du subir. C’est une forme de cherry-picking dans les stats, dur à dire, mais si on s’assume société capable de faire des stats, on rencontre forcément ce problème (un peu comme une société avec de l’argent et des « prix » rencontre des « problèmes » (je n’aime pas ce mot) de toute façon).
        Les accidents mortels de voiture (10-15 par jours) ne sont commentés qu’à partir d’un certain seuil, on pourrait aussi y choisir les cas les pires, etc. La solution la moins pire jusqu’ici a été la sécurité routière, dont des mesures sur les sièges-bébés, un ensemble (le mieux sera de supprimer la voiture, on peut en parler…). Pointer du doigt a un sens moins frustrant si on comprend/évoque/fait le lien avec quel remède d’ensemble est applicable.

  4. octobre

    Désormais il faudrait poser franchement la question aux ministres sortant ou entrant : Qu’avez-vous fait pour La survie de l’espèce ou bien qu’allez-vous faire ?
    Sans doute avec l’idée de bien mettre en perspective l’axe des faits, du concret, du réel. Que l’avenir jugera, pour parler un peu brutalement.

    Naturellement que l’interlocuteur sache de quoi il parle, mais au fond cela pourrait être un simple citoyen comme vous et moi. Et plus encore, cela devrait pouvoir se formuler comme un cri du cœur envoyé par dessus la foule, à ce moment-là, j’ai envie de dire, faisons preuve de beaucoup de courage et d’imagination nous-même.
    Parce que l’Éducation, l’Industrie, la Culture, ça ne peut pas venir uniquement de la responsabilité d’un ministre, nous y avons aussi toute notre part.

    • zébu

      On a déjà un élément de réponse : Christine Taubira-la caution reste au gouvernement, estimant sans doute qu’elle a plus à faire à la Justice que d’envisager un hypothétique avenir politique.

      On verra si c’est le seul élément sérieux ou si certains à EELV cèderont eux aussi.
      On parle de Robert Hue, comme caution ‘communiste’ mais celui-ci est totalement marginalisé et ne fait plus parti du PC : c’est une des figures de la défunte ‘gauche plurielle’ de 1997, au bilan politique accablant. On parle aussi de Jean-Michel Baylet, ou de Bertrand Delanoé, figures mitterrandienne s’il en est.
      On fait mieux comme symboles, preuve qu’ils sont en train de racler les fonds de tiroirs du passé.
      Mais aussi qu’ils ont fait le plein au sein du PS, plus précisément uniquement de la motion Hollande, mais sans les aubrystes.

      Si aucun vert ne participe à ce gouvernement, si aucun aubryste non plus, à fortiori aucune figure de la gauche du PS, et si aucun centriste d’envergure ne vient compléter le tableau, ce gouvernement se résumera à des figures du passé (Fabius, Royal, Sapin, Baylet, Hue, …) qui ont d’ailleurs tous échoués politiquement (Mitterrand, ‘gauche plurielle’), à la version à peine édulcorée de l’UMP au sein du PS que représente Valls et au noyau de fidèles hollandiens (Rebsamen, Désir, Leroux, Le Guen, etc.), Royal et Fabius ne représentant plus grand chose au sein du PS.

      C’est peu. Trop peu politiquement.

      Quant à ‘notre part’, il me semble qu’elle n’est pas encore venue. Il faut laisser cette dernière chance aux politiques d’agir, maintenant, et permettre aux effets délétères du Pacte agir sur les consciences des citoyens.
      François (Leclerc) évoquait un Manifeste. C’est à mon sens trop tôt, au risque certes d’arriver trop tard, mais c’est ainsi.
      Certains commencent à y penser, au PG ou à EELV (appel d’Emmanuelle Cosse cet été à agir en ce sens). Il faudra du temps.

      • octobre

        La survie de l’espèce passe par la survie du PS ?

      • zébu

        Non. :)

        Mais aucune survie de l’espèce politique n’est possible sans structure politique.
        Avec, ou sans PS. Ou sans partis politiques.
        Mais c’est plus compliqué, plus long, etc.

        Je ne fais que ‘raisonner’ dans ce cadre ci que comme possibilité de transformation de ce champ là, à partir des éléments contingents à ce champ, ce qui n’exclue évidemment pas de raisonner en dehors de celui-ci (i.e. l’appel de François à un Manifeste, que je considère comme étant trop tôt, pour les raisons évoquées).

  5. Genetais

    Zébu oublie un détail important, Montebourg, n’a plus aucun mandat politique. il est désormais seul sans légitimité élective et il n’a pas les moyens ni les possibilités d’avoir un soutien financier du PS pour mettre en oeuvre le programme de Zébu. Hamon et Montebourg ont fonctionné en hors sol, Hamon Il n’a jamais cru qu’il pouvait être viré lui qui disait que Matignon était fou de dire que la ligne jaune était franchie.

    Montebourg cultive depuis de très très nombreuses années une détestation particulière pour de Hollande qu’il affiche à coup de vacheries, dimanche encore. Ce n’est pas un Politique ce n’est qu’un communicant et un bateleur.

    Pour que Montebourg fasse ce que propose Zébu il faudrait qu’il change de nature et en plus, il faudrait qu’il retrouve ceux qui l’on aidé à être dans la primaire. Il est dehors sans mandat dans un parti où pour parler il faut cette légitimité là. Avec en plus dans le dos l’étiquette de l’opposant. Pour faire de la Politique il faut aussi des moyens, des sous, et là c’est au PS qu’ils sont et il n’en aura pas.

    Dans la Vème, la Politique ne peut être conduite que par des alternances Droite-Gauche et ce n’est que dans ces partis qu’il peut y avoir une évolution des idées.

    • zébu

      Montebourg est toujours élu local (conseiller général de Saône et Loire). Et le Président du CG vient de déclarer qu’il avait toujours considéré que si Montebourg devait revenir pour ‘x’ raisons au CG, il lui cèderait sa place.
      Montebourg a donc bien la seule légitimité reconnue au PS, celle d’élu local, à fortiori d’un département rural. Dans un contexte où l’Etat va se désengager de 10 milliards d’euros en 3 ans de sa péréquation aux collectivités locales, cela à un sens politique, qui ira croissant au fur et à mesure de ce désengagement financier, sans compter la réforme territoriale, à venir.
      S’il n’a pas certes les moyens financiers actuellement de ses ambitions, il lui reste alors à prendre le PS de l’intérieur. Hamon et Montebourg ne fonctionnent pas ‘hors sol’ : ils représentent à eux deux selon moi environ 1/3 du PS, plus avec l’appui d’Aubry. Or, Aubry s’est toujours tenue en dehors de l’exécutif, à raison à postériori, très critique et furieuse quant à la réforme territoriale.
      Ces 3 là ont de la marge politique, sous conditions évoquées (université d’été, congrès, agir vite). Enfin, l’étiquette politique d’opposant est plutôt un gage de réussite … et de crédibilité au PS traditionnellement (Jospin, Rocard, Royal et même hollande, ‘contre toutes attentes’).
      Pour le reste, j’ai une confiance millimétrique en Montebourg, Hamon et Aubry. Mais je ne fais qu’évoquer juste les conditions d’une reprise en main politique dans ce contexte là par des dissidents. Ceci sous les conditions explicitées (décision, transformation radicale politique, etc.).

      Ne surestimez pas la base politique de l’exécutif au sein du PS. Celle-ci se restreint de jours en jours et les militants ont toujours le droit de vote (bien que …).

      • Genetais

        Quarante ans dans les PS 62, 92, 34, 85 et puis je ne crois pas un seul instant que Valls ne changera pas profondément la boutique. Et puis, Montebourg a senti que le vent tournait, il a tenté une manoeuvre pour discréditer une fois de plus Hollande. Il a ainsi montré qu’il ne pense pas en Politique, ce sont ses ressentiments qui l’ont fait agir. Les ailes qui ont porté Hamon dans ses deux responsabilités ministérielles ne lui permettent pas de monter plus haut. Pour l’instant ??

      • vigneron

        40 ans militant au PS Genetais ? Tout s’explique. C’est beaucoup trop ! Écoutez Zébu, Genetais, lui au moins ne connaît rien au PS, donc le connaît comme il se doit. Relisez le, il ne fait « que ‘raisonner’ dans ce cadre ci que comme possibilité de transformation de ce champ là, à partir des éléments contingents à ce champ, ce qui n’exclue évidemment pas de raisonner en dehors de celui-ci », limpide non ? Lâchez prise Genetais, laissez vous irradier par sa lumière zébuzénitale.

      • juannessy

        Un parti et ses « responsables » , est ce la « fédération » des consciences ou des inconsciences ?

        Et quand on connait la multiplicité et contradiction des psycho-sociologues …

  6. Sapristi

    Après les primaires du PS, si le courant Valls reste majoritaire et approuvé comme « politique de gouvernement », ils ne pourront plus s’appeler « Parti Socialiste ». Le mot socialiste deviendra l’apanage de ceux qui oseront la scission.

  7. labellebleue

    Je fais des efforts sincères pour m’y interesser… sans succès. Tout cela me parait tellement archaïque, tellement loin des vrais problèmes qui arrivent. Bon,le ciel comme la mer sont gris. Le temps idéal pour relire  » la survie de l’espèce « . Ou pire  » L’obsolescence de l’homme « .

    • daniel

      Pareil.
      Un seul gros livre : Claude Paillat. « La liquidation. Indochine Maroc Tunisie Suez Algérie Tome 2 1954-1962  » Robert Laffont 1972 – 793 pages.
      Un point de vue, avec documents, sur la décolonisation.
      Coté politique, à la manœuvre, le glorieux Parti Socialiste modèle Guy Mollet, ensuite De Gaulle.
      Le grand homme savait être petit, comme les autres, et comme maintenant.
      Côté socialiste, tout se passe comme si la « refondation » d’Epinay n’avait pas eut lieu.
      En gros, Hollande égale Mollet.
      Les hommes valent plus que les institutions et ils semblent que notre génie soit d’y introduire une dose de corruption morale croissante. Si bien qu’au bout d’un certain temps, les institutions se retrouvent vidées de leurs substances originales.
      Une sixième ne changerait pas grand’chose.

  8. Arnould

    Montebourg connaît Jorion, il l’a prouvé en le citant lors du discours durant lequel il s’était présenté comme candidat à la primaire qui a désigné Hollande. Peut-être Jorion pourrait-il l’aider?

    Personnellement je préfererais que Montebourg & Co créent un nouveau parti sans attendre. Et même si je l’espère secrètement, je n’ose penser que Larrouturou et Montebourg pourraient s’associer, tant les propositions de Larrouturou me semblent éloignées des attentes de la population. Quoique… Cela boosterait Nouvelle Donne, dont pratiquement personne n’a entendu parler, et puis ces deux là doivent se connaître puisqu’ils ont le même âge.

    • vigneron

      Ahhhhh, rêvons un peu : les idées de Montebourg plus le charisme de Larrouturou…

      • Arnould

        C’est marrant, je me doutais que Vigneron allait intervenir après mon commentaire… Rien d’autre à faire, Vigneron? C’est pas déjà les vendanges?

      • Quoique...

        Montebourg n’a pas d’idées,il n’a que des intérêts, les siens.
        Rappelons qu’il a appelé à voter Hollande à la primaire,
        et avec pour seul « argument » que: c’était le mieux placé,si j’ai bien compris!
        Lors d’un meeting où je m’étais égaré, il disait « les yeux dans les yeux »:
        « Mon but n’est pas d’obtenir un poste ministériel,mais de gagner cette primaire,pour faire triompher mes idées »…qu’il a bien vite oubliées une fois ministre.
        Qui peut encore croire à ses rodomontades?
        Comme celle des fameux « frondeurs », avec leur balle mousse en lieu et place d’une pierre?
        Et toujours certains d’accoler le terme « gauche » en parlant du PS.
        Et d’en attendre encore quelque chose…Beurk!
        P. Jorion expliquerait peut-être cette soudaine sortie de l’amnésie qui l’a durement touché plus de 2 ans par un changement de pente au sein des billes montebourgiennes…

  9. Nicolas Anton

    Le parti socialiste est terminé. Une dissolution maintenant ou pas c’est juste quelques députés de plus ou de moins. Il va rejoindre le parti communiste. Cette « gauche » n’aura été que le bras armé distributeur de miettes et illusionniste complice du capitalisme.

    PS: personne n’est dupe de la sortie téléphonée de Montebourg. La cohérence politique était de ne pas faire partie de ce gouvernement.

  10. Oyantin

    Apocalypse maintenant, emmenés que nous sommes par un politicien magouilleur monté sur le cheval noir.

  11. jeanneR

    les états d’âme d’Aurélie F. ne m’intéressent guère ; la »réforme » de l’école menée par Peillon-Hamon n’est qu’un hochet ,qui va distraire ,qui ? j’ai lu 2 livres passionnants qui ne sont pas très éloignés des questions qui nous agitent : »parler politique en chine » d’émilie frenkiel ,et « tsunami numérique » de e.davidenkoff ( son blog est intéressant educ…). Histoire de m’aérer et réfléchir ,hors de l’atmosphère étouffante de l’hexagone.

  12. octobre

    « La phrase la plus politique pour moi en tant qu’écrivain : celle de Franz Kafka, Journal, 27 Janvier 1922, qui parle de la littérature comme un “bond hors du rang des meurtriers”. »
    Leslie Kaplan

  13. Un naïf

    « Pierre Gattaz très satisfait du remaniement »
    Le Monde.fr | 26.08.2014 à 16h37

    Voilà, la messe est dite, et comme le précisait l’inévitable Barbier à la télé : « la rue est calme ».

    La récréation est terminée, vive la république, vive la france…

  14. Michel Leis

    Un peu de politique fiction
    Reste-t-il un fond d’habileté tactique à François Hollande ? Après tout, il ne faut jamais sous-estimer l’habileté manœuvrière de quelqu’un qui a su arriver à la tête de son parti, s’y maintenir pendant plusieurs années, et au final se faire désigner par les militants comme candidat à la présidentielle.
    Le coup pourrait être plus fin qu’il n’y parait. L’hypothèse de base (partagée à mon sens par tous les partis politiques traditionnels) est que MLP sera au deuxième tour en 2017, et que le candidat qui parviendra à se maintenir au second tour face à elle sera le candidat qui sera élu président. Dans cette analyse, le rejet de MLP l’emportera, il s’agit de rejouer l’opération Chirac de 2002, mais cette fois de manière préméditée. Sauf que pour François Hollande, il y a une double équation insoluble : être désigné comme candidat du PS et être présent au second tour. Dans tous les cas de figure, les chances d’être le candidat sont minimes, sauf à tenter un gambit.
    Débarrassé de l’aile gauche du PS, le pari pourrait être de présenter un train de réformes à la fois inacceptable par la gauche du PS mais aussi par la droite. Quelque chose autour du retour de la compétitivité avec baisse des charges mais aussi des salaires (ou gel) et augmentation de l’impôt sur les tranches les plus élevés, un programme suffisamment complet pour paraitre ambitieux.
    Reste à être mis en minorité au parlement, dissoudre l’assemblée et être laminé par la droite aux élections. C’est la partie la plus facile. On peut parier avec certitude que la droite sera dans l’incapacité de mener un politique alternative, mais aussi sur une érosion rapide du pouvoir, amenant ainsi un premier ministre UMP (si possible le concurrent le plus dangereux de Hollande) à des niveaux record d’impopularité.
    Double bénéfice, les traitres du PS sont définitivement hors- jeu et la droite se retrouve dans la même position que le PS aujourd’hui, en voie d’être disqualifié pour le second tour. Hollande se représente non sur la base d’un échec, mais sur celle d’un plan ambitieux qui aura été torpillé à la fois par la gauche et la droite… Pari éminemment risqué, mais au point où il en est, s’il reste un zeste de lucidité politique à Hollande, le seul qui le remette en selle pour le second tour de 2017.
    Reste deux inconnues : Dans ce plan, l’hypothèque Valls n’est pas écartée, l’érosion de l’image de Manuel Valls n’est pas encore suffisante et il bénéficierait aussi de de cette image de réformateur coupé dans son élan. Il faudra donc s’en débarrasser avant 2017. La deuxième me parait encore plus risquée : à force de jouer à des jeux politiciens sans se préoccuper des problèmes des français, l’hypothèse d’une défaite de MLP au second tour me parait être un pari encore plus risqué.
    Tout cela n’est bien entendu que politique fiction. L’animal politique, une fois au sommet déteste les paris risqués et l’incertitude. C’est en général ce qui les perd.

    • MerlinII

      Si on en est à cuisiner cette tambouille politicienne, alors vive la VIè République, et vite.

      …Ou alors comme dirait Terry Pratchett « Vérité, justice, liberté, l’amour au juste prix et un œuf dur! »

    • Arnould

      Pourvu qu’il n’y ai pas un second tour Hollande ou Sarkozy contre MLP en 2017!

    • juannessy

      C’est beaucoup d’intentions prêtées .

      Après tout, si Hollande fait ce qu’il fait , c’est peut être qu’il s’est convaincu lui même , ou qu’il s’est laissé convaincre qu’il ne pouvait pas faire autre chose .

      Et les français sont ils vraiment prêts à faire autre chose de façon majoritaire , et si oui quoi ?

    • daniel

      Politique fiction ?

      « baisse des charges »: la messe est dite. Et le fond est percuté.
      La médiocrité (et je suis gentil) est peut-être contagieuse ?

      Deux remarques:
      -1) Les seules charges qui vaillent sont celles données par le 7.ième de cavalry ( cavalerie US)
      pour délivrer les migrants coincés par les apaches sur l’Oregon Trail.
      ( références: Lucky Luck, Blue Berry, Rantanplan etc…)
      -2) Un patron qui résonne aux rythme du blabla médéfficien politicard et raisonne en terme de charges (et non en termes de Coût Global du Travail -Le brut de brut) est destiné à couler sa boîte.

  15. vigneron

    Apparemment, le coup Macron est gagnant. Ça excite fort le folliculaire (ne parlons pas du buzz chez les conspis).
    Sinon le plus grave a été évité, Lepage n’est pas dans le lot.

  16. juannessy

    Emmanuel Macron , n’était ce pas le rapporteur d’une certaine commission en 2007 ?

    • MerlinII

      Allo Wikipédia:

      Emmanuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens, est un banquier, haut fonctionnaire et homme politique français.
      Banquier d’affaires chez Rothschild depuis 2008, il a occupé de mai 2012 à juin 2014 les fonctions de secrétaire général adjoint de la présidence de la République.
      …en tant que banquier d’affaires chez Rothschild. Début 2012, il est nommé gérant et pilote l’une des plus grosses négociations de l’année (le rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer). Cette transaction évaluée à plus de 9 milliards d’euros lui permet de devenir millionnaire

      Au moins les choses sont claires

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