Peut-on parler encore de victoire ?, par Michel Leis

Billet invité.

La victoire du PS aux législatives du Doubs n’est pas forcément une très bonne nouvelle. Ce qui fut vraiment une élection test va conforter les partis dans une stratégie simpliste pour 2017 : être le candidat qui sera au deuxième tour opposé à Marine Le Pen. Au-delà de quelques considérations spécifiques à cette élection partielle, comme le manque d’implantation locale de la candidate FN, les réticences d’un certain nombre d’électeurs à voter pour le candidat FN au second tour apparaissent comme du pain béni pour les différents partis politiques.

Il est à craindre que les coups volent bas lors de l’élection de 2017, avec pour principale ambition de tacler le candidat PS ou UMP, suivant la rive sur laquelle on se situe (encore que sur le plan des idées, les deux rives sont plutôt celles d’un ruisseau que d’un fleuve ou d’une rivière). Les atermoiements tactiques de l’UMP avant ces élections en disent long sur ce qui se prépare.

En 2017, on peut déjà anticiper qu’il n’y aura donc pas de programme pour les partis de pouvoir, pas de débat d’idée, juste quelques discours attrape-tout et populistes, qui ne risquent pas d’attirer des électeurs largement lassés du TINA (there is no alternative – il n’y a pas d’alternative). Le risque reste grand de voir Marine Le Pen remporter ces élections. Deux ans c’est long, et la capacité de Marine Le Pen à se positionner face aux crises européennes à venir peut lui permettre d’engranger des points.

Au final cette absence prévisible de débats de fond en 2017 me paraît totalement insupportable. Comment faire revenir une confrontation des programmes sur le devant de la scène ?

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123 réflexions au sujet de « Peut-on parler encore de victoire ?, par Michel Leis »

  1. Programmes ? Quels programmes ? La montée en puissance du FN ne tient qu’à l’indigence des programmes mis en oeuvre depuis de nombreuses années. Problèmes non résolus, mensonges successifs et permanents, espoir perdu. Tout parti alternatif systématiquement discrédité par la presse ou faiseurs d’opinions en tout genre. Alors oui, c’est sûrement effrayant, triste, mais à part un effondrement généralisé il n’y a rien à attendre des programmes et des partis dominants. Changer les choses de l’intérieur certains s’y sont essayés en vain, plus personne n’y croit. Oui la campagne 2017 sera lamentable, on commence même à s’y habituer.Faire 51% face au FN sans triangulaire même sur une partielle n’est guère glorieux et pourtant ce soir encore ils s’en félicitent. Comme quoi rien ne change.
    Il faut par ailleurs réaliser que nous avons opter pour la méthode des primaires à l’américaine. Les programmes des partis sont sans intérêt. Les candidats aux primaires arrivent chacun avec dans leur besace leur propre programme et ne sont pas tenus de suivre celui du parti quand il existe. Il arrive même que ce ne soit pas le programme proposé et choisi qui soit appliqué. Les dernières élections en France en sont la preuve. Alors oui quels programmes ? et pour quoi faire. C’est la fin de l’utilité des partis si ce n’est que de plus en plus de grosses machines électorales dévorant de plus en plus d’argent pour faire élire leur champion.

    1. Je suis plutôt d’accord avec votre propos, avec une petite nuance. Les partis de pouvoir nous ont entraînés petit à petit dans des élections sans programme, mais il me semble que les partis alternatifs ont du mal à faire émerger un programme. Il y a deux écueils sur lesquels je reviendrais surement dans un autre billet. D’un côté le programme consensus, qui finit par être soit un fourre-tout, soit par édulcorer le contenu. De l’autre une machine de pouvoir au service de quelques individualités fortes qui font avaliser (parfois par la manipulation) un contenu par une formation, les enjeux de pouvoir prenant dans ce cas de figure le pas sur le contenu…

      1. Globalement également je pense pouvoir être d’accord avec les points que vous soulevez sauf que maintenant c’est la confiance de l’électeur dans un programme qu’il leur faudra retrouver. On a de plus en plus le sentiment qu’on nous demande de voter pour la meilleure agence de communication, pour des écuries. Les primaires sont une sorte de show à l’américaine et nul n’est tenu à l’arrivée à un quelconque engagement.C’est la raison pour laquelle j’écrivais « programme ? Quel programme ». La conviction la détermination de vouloir servir l’intérêt général même au prix de lutte contre « les normes » ou autres engagements technocratiques que l’on suit comme le forcené d’une idéologie meurtrière plus grand monde y croit encore. Comment le prouver ? Sûrement pas avec des « têtes » déjà vues, déjà usées par la seule motivation d’accéder sur le podium. Wait and see comme on dit !

    2. 49 % de participation …..
      comme dit le  » gagnant  » dont le nom m’échappe déjà,  » il est grand temps que le personnel politique se remette en cause « …….
      sans compter le côté malheureux du terme – personnel – qui donne un furieux côté carrièriste à l’idée que se font les politiques de la politique
      mais comme disait junker  » j’espère revoir des têtes connues « 

    3. Maud, vous avez raison de rappeler le système des primaires à l’américaine.
      A la base il était sans doute bien adapté au système bipartite US mais on voit que la « liberté » totale de financement accordée par la cour suprême a un effet antidémocratique : un flot de fric oriente le choix d’un candidat plus qu’un porteur de programme… En France les électeurs sont parfaitement manipulés par les sondages. Ils choisissent celui qui sera supposé gagner. Ou celui qui ment le mieux… Oui la perversité du système actuel est la résultante d’un détournement du vote libre par le fric et pour le fric.

    4. Les partis sont des machines à élir un président (et sa camarilla avec). Il n’y a plus rien de démocratique dans tout cela.

  2. 2 ans aussi pendant lesquels des catas des clashs des scandales des bavures….et si les ratés des villages devaient reussir en politique, aprés ceux de la droite la plus bête au monde,.. ce ne serait qu’un echec de plus en Europe, on cherche les réussites, on cherche…Mais surtout on s’habitue a la honte. Allez, courage, le pire reste à venir

  3. On finirait presque par penser: vivement la prochaine guerre et la Libération en résultant… Et on finit par se rappeler que la Libération aura lieu sur fond d’un hivers nucléaire de 10 ans…

  4. Confrontation des programmes?
    Encore faudrait-il que les électeurs soient assez stupides pour croire encore qu’ils seront réalisés.
    « mon ennemi c’est la finance », ça vous parle?
    et  » je renégocierai le traité merkozy »
    et la grande réforme fiscale? et la finance matée? Et l’opposition totale à l’installation en Europe des anti-missiles US et vous en voulez encore?
    Les partis ne souffrent même pas de n’avoir plus de programme, ils souffrent de n’être absolument plus crédibles dans leur volonté et leur capacité à servir autre chose que les forces d’argent.

  5. « Comment faire revenir une confrontation des programmes sur le devant de la scène ? » peut-être la scène n’existe plus faute d’acteurs et de public. Ou les masques sont depuis longtemps tombés, les gamelles n’arrêtent pas de pleuvoir, les « fnumps » mordront et abrutiront encore un peu plus: vulgarité et violences garanties, le néant.
    L’apparition de ce type d’informations devrait faire trembler le ruisseau (mais demain on parlera du dit « test ») : « SwissLeaks » : révélations sur un système international de fraude fiscale .
    L’intérieur du système n’est livré que par les lanceurs d’alerte, un outil pour faire sauter le boite « Source sûre », plateforme francophone pour lanceurs d’alertes

    1. « peut-être la scène n’existe plus faute d’acteurs et de public. »

      Rappel: 49,07% de participation au second tour…

      1. Score historique, ça veut tout dire. Pour rappel le taux d’abstention au 1er tour était de 60,44%. Démocratie où l’abstentionniste reste acteur ou spectateur principal… perso je ne connais plus personne de gauche qui vote en y croyant. Si le vote FN est un vote protestataire, que dire du vote PS ?
        Parmi les participants au vote d’hier, combien furent-ils à se déplacer uniquement par devoir civique pour faire barrage aux fascistes ?
        + 9 points de votants entre les 2 tours. En pourcentage le score de Mme Montel augmente à +74%, celui de Frédéric Barbier de + 109 %. En nb de voix le PS est quasi stable / à 2012, alors que le FN double son score. Les électeurs de l’UMP se sont reportés pour moitié vers le FN, pour un tiers vers le PS et le reste dans l’abstention.

  6. « Au final cette absence prévisible de débats de fond en 2017 me paraît totalement insupportable. Comment faire revenir une confrontation des programmes sur le devant de la scène ?  »

    On parle souvent de changer le cadre chez Paul Jorion ; il faut penser que le cadre d’un régime socio économique , l’organisation générale d’une société , ce qui la structure , les objectifs affirmés ou cachés qui sont les siens , que tout cela se retrouve rigoureusement dans le cadre politique de cette société ; ce cadre politique , c’est à dire la manière ont est organisée la gouvernance est à la fois le produit de cette dite société mais aussi son producteur ; les modalités d’organisations politiques sont constituante d’une société .
    Aussi quitter le TINA , (there is no alternative) passera forcément par un changement de régime politique .
    La démocratie représentative est constituante de notre société ; elle est adaptée à la gestion d’une croissance , autrement dit du progrès pour tous .
    Cette même démocratie représentative n’est pas adaptée à l’arrêt de la croissance et aux débats de fond provoqués par cet arrêt; surtout si le fond fait apparaître cette inadaptation .
    La solution ne consiste pourtant pas à rejeter la représentation qui a toute son utilité et sa pertinence , à condition qu’elle reste dans le champs politique qui est le sien , à savoir la gestion au quotidien des affaires du pays dans ses diverses activités sectorielles.
    Ouvrir le débat de fond et la décision politique qui va avec , c’est , au sein même des institutions , permettre aux citoyens de débattre du fond , c’est à dire des orientations générales à donner au pays , et de décider . Cette voie a été miraculeusement évoqué et logiquement oubliée lors de l’écriture de l’article 3 de la constitution actuelle ; cette article divisant l’action politique en deux domaines , celui de la gestion par des représentants , et celui donnant sens à la gestion , les grands choix d’avenir construisant et orientant la société ; ce second domaine a été désigné par les termes « la voie du référendum  » .
    Cette voie permet l’ouverture du questionnement de fond , adosse ce questionnement au processus de la décision collective . C’est l’arme fatale du libéralisme -capitaliste.
    Il a été évoqué par les constituant mais jamais défriché , réfléchi et mis en œuvre ; Aujourd’hui que le principe de réalité ressurgit : la simple gestion produit le contraire de ce qu’on pensait ( destruction du milieu , inégalités , violences etc) il faut réactualiser ce principe d’un régime politique démocratique déposant le pouvoir non dans les mains de représentants , mais de l’ensemble de la collectivité .
    Ce premier pas est nécessaire et bien évidemment pas suffisant , puisque tout reste à faire . Mais il est nécessaire ; c’est à dire que sans ce pas au niveau de l’organisation même de notre action politique , c’est le TINA. C’est à dire attendre qu’on soit obligé de ramasser les morceaux , ce qui ne sera pas un sort enviable.

  7. Métaphore :
    L’action en politique:
    En solo: Imaginons que ce soit comme une machine a café : on met des sous, et on appuie sur les boutons pour dire ce qu’on veut, et on a droit à un certain bénéfice de cette activité : un café long non sucré par exemple si on a appuyé sur les boutons adéquats.

    En collectif : La machine t’indique aussi que tel café sera torréfié demain dans l’usine locale alors que telle autre viendra du diable vauvert. Soit tu veux faire partie du parti « Pour l’usine locale de torréfaction », soit du « parti des camionneurs », parti contre l’usine locale, qui a comme lobbyiste la compagnie de camionneurs qui fait venir de loin le gros du café torréfié, et te propose d’ores et déjà de payer moins cher.

    Si j’ai des ami(e)s ou de la famille dans l’usine de torréfaction locale, ou que j’apprécie son rôle, je vote avec un attachement.

    Ce que je crains, c’est qu’aucun attachement ne se manifeste plus devant notre « machine à café électorale ». Du moins celle de 2017. Il n’existe plus aucun attachement entre un parti et une décision qui me concerne. Aucun d’ordre collectif, surtout, les vrais qui pèsent dans la balance. D’où le reste congru de programme consistant à parler d’avantage individuel (« je baisserai les impôts »).

    Un travail de fond consiste donc à réinstaurer des « machines à café » dignes de ce nom pour les présidentielles. Hélas, l’existence de « missions lisibles » était le but affiché de la LOLF. On est clairement arrivé au résultat contraire. En réalité, à partir du moment où l’on veut abstraire une couche de décision, en disant « la loi énoncera les missions », on peut être sûr que l’énonciation des missions deviendra une couche d’obfuscation dans la boucle, son aspect soit-disant performatif retirant toute valeur au moment de l’action elle-même.

    C’est une sorte d’évaporation, qui assèche la possibilité même d’un discours. Et dont l’envers de la médaille est le découplage entre fonction sociale et rémunération, dans le haut des 0,1% de l’échelle. Le lien entre le fric et le faire est évaporé de même.

    Bref, le carburateur est à réinventer, après avoir déjà réparé la durite (cf les derniers avatars de la fuite Falciani : les évasions via la filiale suisse de HSBC).

    1. Peut-être est-ce en brisant les cartels des fabricants de machines à cafés, qui par ailleurs produisent aussi d’excellentes machines à laver et à essorer, que l’on parviendra à imposer de nouveaux programmes?

  8. Si le changement ne peut se faire par les urnes, il se fera « par la rue », et grâce à internet.
    Via des initiatives telles M6R
    Et les grecs et espagnols montrent un chemin…

  9. Excellent billet qui permet d’ouvrir le débat.
    Il ne faut pas perdre de vue que l’affaiblissement du capitalisme s’accompagne d’une décadence des institutions qui lui faisaient corps. Bien que la comparaison soit discutable on peut quand même évoquer ici la crise qui précéda la chute de l’Empire romain d’Occident. La défaite d’Andrinople qui augurait de sa fin, fut d’autant plus le début d’une propagande forcenée rappelant l’éternité de l’Empire.
    L’un des virus de la passivité qui a permis l’établissement des totalitarismes est, reste toujours l’électoralisme. Tout le monde reste figé devant l’urne « signe-éternel-de-la-démocratie ». C’est cette résignation à l’électoralisme, déjà distillée sous la République de Weimar, qui permis l’arrivée d’Hitler au pouvoir (point Godwin, je sais…). A la même époque le prolétariat espagnol répondait à la tentative franquiste par la Révolution sociale. Oui, je sais: ils ont quand même été vaincus. mais il a fallu près de trois ans aux franquistes, significativement aidés par la Hitler et Mussolini pour abattre la République espagnole, et surtout un prolétariat conscient et combattant.
    Aujourd’hui, en France, l’extrème-droite qui a été ménagée ou combattue avec maladresse puisqu’on avait d’autre chose à lui opposer que le statu quo c’est-à-dire notre belle démocratie libérale, garde toutes ses chances, posant de vraies questions pour apporter ou sous entendre des solutions cauchemardesques, pour donner même des coups de batons aux pauvres cornichons qui auront voté pour elle.
    C’est dans la rue, dans des entreprises publiques ou privées, par des actions significatives de reprise en main des outils de production et de distribution, même symboliques au départ, que pourrait se jouer un acte nouveau.
    Les défaites passées et les mirages qu’entretiennent une partie de l’intelligentsia sur un réformisme possible du système capitaliste, rendent bien évidemment cette option incroyable.
    Syriza et Podemos peuvent représenter un sursaut. Que deviendront ces nouvelles organisations politiques devenant engrenages du grand engrenage ?

  10. Mais oui mais vous êtes marrants , dans un contexte de pic pétrolier et tout ce qui s’ensuit , peut être faut-il savoir aussi se bunkeriser non ?

  11. Bonjour
    « Comment faire revenir une confrontation des programmes sur le devant de la scène ? ».
    !?
    Plutôt: comment sortir (de notre tête) des programmations bien intégrées ?
    D’abord, nous n’avons plus besoin de « confrontation » mais de « coopération » entre les citoyens.
    Ensuite, nous n’avons plus besoin de politiciens (de tous bords).
    « au diable » tous les « revenants » !
    Nous avons besoin de dépasser la mascarade de la dite démocratique.
    Que le peuple reprenne, non pas le pouvoir, mais maîtrise son devenir, sa vie.
    Par une démocratie, sans partis, avec des gens spécialistes en chaque domaine de la vie sociale (sans pouvoir décisionnaire), comme conseillers et exécutants des décisions du peuple.

  12. Vendredi dernier, j’étais à une petite réunion citoyenne de 45 personnes dans un village perdu des landes.

    Le sujet était les évènements en cours en France, et une personne a abordé le sujet des petites lachetés, des petits glissements individuels quotidiens qui créent, ajoutés les uns aux autres, empilés par les années, les conditions d’un 7 janvier.

    Il a conclu en disant que la question n’était pas de savoir si le FN allait ou non, l’emporter bientôt, mais plutôt : Qui, dans cette réunion par exemple, pourrait dans cinq ans, se compter dans les rangs de la résistance, et qui dans la collaboration ??

    Cela m’a semblé concret et motivant.

    1. Encore faut-il définir la résistance et la collaboration.
      Combien de citoyens en font la différence? Même si d’aucuns parviennent à la faire peut-on être certain d’avoir raison définitivement?
      Mais je suis d’accord comme vous le dites plus bas: il y a milles façons de prendre ou ne pas prendre le maquis

  13. Le programme de 2017, on le connait, c’est celui des multinationales, notamment américaines. Faire croire aux gens que les politiques servent encore à quelque chose est pervers. D’ailleurs, ils ne s’y trompent pas en allant voter FN en masse, comme un cri de désespoir…

    1. Ou plutôt de lâcheté, voir l’excellent commentaire juste au dessus du vôtre. 😉
      Mais j’ai bien noté votre « comme » un cri de désespoir. Plutôt que du désespoir c’est du ressentiment, parce l’on s’exclue soi-même de la politique, celle-ci se ramenant à un spectacle où l’on vit par procuration des petites revanches imaginaires, ce dont s’accommodent fort bien toute une partie du personnel politique, puisque c’est son fonds de commerce.

      Quand je vois Hollande et nombre de chefs d’Etats et de gouvernements aller aux funérailles du roi Abdallah en Arabie saoudite, ce pays protecteur du Wahabbisme, à peine deux semaines après après avoir défilé dans les rues de Paris pour défendre la liberté d’expression et dire non au terrorisme, on peut sérieusement douter du degré d’engagement politique et moral de nos dirigeants. Là je crois que le comble du cynisme a été atteint, et forcément cela laisse des traces. Tout comme un Junker, le président de la Commission européenne coopté par nos dirigeants et qui lâche que ce n’est pas les décisions démocratiques d’un pays qui peuvent changer quelque chose à l’Europe.

      1. Jean-Claude Juncker le président, rien à voir avec Junker, un illustre junkie luxembourgeois des paradis artificiels.

      2. Peut-on qualifier de lâche quelqu’un qui ne prend pas le maquis ? Il faut rappeler que résister, c’est, de manière illégale, se réapproprier un terrain politique abandonné par ceux qui étaient censé s’occuper de notre destinée… et cela ne se fait pas sans dommages, comme dans tout rapport de forces. Syriza est en train de nous montrer jusqu’où il est possible d’aller sans renverser la table, et avant que les USA n’interviennent en les arrosant de $ fraichement imprimés… j’espère me tromper en disant que ça va faire pshitt…

      3. « le prix de la liberté est la vigilance éternelle » (Thomas…Jefferson)

        J’ai parlé de « petite » lacheté comme : Laisser passer des petites traces de sectarisme dans la conversation, ne pas dire ce que l’on pense pour ne pas déplaire, sacrifier l' »être » à l' »avoir », échanger son libre arbitre contre sa  » sécurité « …
        et tout cela par petites touches à peine perceptibles…(comme l’huile de palme dans l’alimentation, et l’armement dans les sicav…)

        Ci dessous une interview de Luz de Charlie Hebdo qui est simplement magnifique :

        https://www.youtube.com/watch?v=ebL1oCy6tgY

        Alors bien sur, tout le monde ne doit pas mettre sa vie en jeu demain matin, mais il y a mille petites façons de prendre, ou ne pas prendre, le maquis chaque jour !

    2. Pauvres gens. Le FN vise à tenir les masses par tous les moyens, à commencer par la répression, de sorte à préserver la tranquillité des ultra-privilégiés!
      Ils s’apprêtent donc à mettre au pouvoir ceux qui vont totalitairement les museler, et n’y voient que du feu.
      Si les médias (propriété des ultra-privilégiés) en parlent tant, ce n’est pas un hasard…

      1. @ Dominique
        Mais bon dieu de bon sang, levez vous sur la pointe des pieds pour regarder au dessus des épaules des friqués, et si vous êtes encore trop petit, prenez un tabouret, une caisse d’orange ou un casier de bière.

      2. Je crois qu’il paraphrase la chanson de Bob Marley « Stand up for your rights », à moins que ce ne soit « Aux armes citoyens »… 🙂

      3. Ou qu’il faut savoir cultiver son jardin en valorisant les épluchures des friqués, et en partageant équitablement et solidairement les épluchures.
        Nos droits sont là.

  14. Pour ma part, je me suis juré de ne plus jamais voter PS. Si en face, il y avait une blonde marine : je m’abstiendrai bien comme il faut, et il ne faudra pas compter sur moi pour faire semblant d’aller mettre un bulletin dans l’urne. J’ai voté Hollande au second tour pour ne plus avoir la politique de Nicolas Sarkozy, à partir de là, à quoi bon vouloir s’opposer et voter ? Ce système électoral est aberrant qui repose tout entier sur l’élection du Président de la République. Comme on arrivera pas à changer ce régime par les urnes (précisément parce que le système électoral est fait de telle sorte que ce n’est pas possible !), il faudra le changer par une crise de régime. Soit on attend comme Huhu la prochaine guerre, soit on la provoque en cessant massivement de voter aux présidentielles. Je voterai probablement au premier tour si un candidat est acceptable : mais au second, sauf à ce que ce candidat soit présent, je m’abstiendrai. Peut-être en le clamant haut et fort, d’ailleurs, avec une pancarte « Je m’abstiens« . dans la rue.

  15.  
    Il y a déjà bien longtemps, un professeur de droit constitutionnel m’a dit ceci :
    « Soyez vigilants car on passe de la démocratie à la dictature par petites touches insensibles et puis, un matin, on est réveillé par un bruit de bottes ».

    Plus tard, j’ai rapproché cela de la pensée d’un théologien qui me glissait :
    « Savez-vous vraiment ce qu’est le désir ?
    Désirer, c’est chercher dans le ciel l’étoile qui manque («siderus » a donné « de sidere » et donc « qui vient des étoiles ») :
    C’est le navigateur à sa barre qui cherche le point de mire d’un paradis perdu et c’est pourquoi désirer requiert une volonté de chaque instant pour garder le cap là où les velléitaires n’auront que des envies ».

    Où est le sens, où est l’étoile, où, le projet ?

    Il y a toujours une alternative si nous sommes des hommes libres et Rossinante sait bien que c’est au pied des moulins à vent qu’on trouve le plus de grains à moudre.

    1. Autant je comprends et partage le conseil du prof de droit constitutionnel, autant je me méfierais de ceux d’un théologien sur le désir et l’envie… 🙂

      Il y a toujours une alternative si nous sommes des hommes libres

      L’alternative a toujours existé mais une majorité d’électeurs « de gauche » s’en est détourné, lâchant la proie pour l’ombre…

      J’ai espoir que les peuples d’Europe, emboîteront le pas du peuple Grec, en votant pour leurs « Syriza nationaux » au fur et à mesure des calendriers électoraux et pousseront les despotes ploutocrates européens dans les poubelles de l’histoire…

      Et tant qu’un militaire armé ne m’en empêchera pas (volonté du peuple vs force des baïonnettes, vieille histoire), j’irai déposer un bulletin, fut-il blanc parfois, dans une urne ; pour le principe et par respect envers ceux qui ne peuvent pas en faire autant .

  16. Il me semble que dans le cas des dernières élections partielles locales, une donnée reste dominante. C’est celle de l’abstention progressant plus fortement que les pseudos victoires du fhaine. Ce parti d’ailleurs ne fait ses scores que grâce à ‘abstention comme les dernières élections européennes en ont fait aussi a démonstration.

    Ce qui souligne par ailleurs autant un grave et profond problème de représentativité réelle et politique dans le mode de scrutin tout autant que dans le choix démocratique et les institutions républicaines d’un électorat modeste, précaire, abandonné, trahi, etc et/ou voulu haineux, devant choisir parmi des bouc-émissaires tels ou tels à discriminer à culpabiliser de ses maux. Et de ce soulignement on constate tout autant que tous les partis, même soit disant « anti systèmes », s’accoutument très bien de cette forme d’illégitimité, de défaut de représentativité d’un électorat silencieux et balloté, convoité que grâce à son silence… Illégitimité à gouverner 100% d’inscrit avec seulement 50% voir moins d’expressions dans les urnes, de votants-es quoi…

    Pour exemple dans le Doubs au premier tour c’est plus de 60% d’abstention soit plus de la majorité qui a exprimé autant son refus de haïr un bouc-émissaire, qu’un refus de croire aux promesses qu’il sait qu’elles seront vaines, trahies… Au second tour ce fut 50% de l’électorat inscrit qui en a fait de même. D’autres élections dans d’autres circonscriptions ont démontré la même dynamique celle ci expliquant que le score du fhaine ne peut être « élevé » que si peu d’inscrit vote, sans pour autant qu’un transfert de voix flagrant s’opère sauf de la droite vers l’extrême droite.

    Et c’est seulement la démagogie, la stratégie médiatique de « dédiabolisation », les non-dits, les silences de consentement, la dictature des émotions (sondages douteux etc) les contradictions et autres contre-sens jamais soulignées par les médias mainstream pas plus par les partis politiques des alternances (centres, etc, comme des forces de gauches par ailleurs), ou renvoyés aux soit disant contradiction de l’électorat, « des Français-es » (sondés-es) surtout au regard autant du programme du fhaine que de ses applications locales qui permet d’entretenir autant la peur de la pseudo montée du fhaine, et autres fantasmes malsains, que le fait que ce pourrait être « une alternative démocratique »…

    Pour prendre un exemple il suffit de se référer à une proposition de loi visant à faire travailler les chômeurs-euses gratuitement pour les entreprises privées et publiques, loi qui fut aussi déposées par l’ump et sa ligne buissonnière (et mis en expérience), et de regarder au niveau local comment dans les localités fhaine et ump (et autres) les enfants des chômeurs-eues sont ignoblement ciblés par des discrimination par la suppression de la gratuité des cantines scolaires, de la garderie, leurs parents sont aussi visés ar la suppression d’accès aux logements sociaux, etc pour lever le coin d’un voile des contres-sens de cette ligne idéologique. Il suffit aussi de voir que dans le programme du fhaine comme dans celui de l’ump (et de la gauche gouvernementale, etc), la hausse de l’impôt injuste qu’est la TVA voir la création d’autres taxes, qui pénalisent toujours les plus modestes quand ils consomment tout ce qu’ils ont pour survivre seulement, dont le haine se prêtant le seul défenseur, pour établir une contradiction et dénoncer la supercherie… Le fhaine ne pose aucune le problème de « l’ordiniation », des délocalisations et de l’esclavagisme du travail dans les pays pauvres, qu’il répond au problème du manque d’emploi par l’explosion démographique qu’un virus comme Ebola en Afrique pourrait régler, si on le laissé faire…

    Le « poujadisme » étant aussi consubstantiellement dans l’adn de ce parti, tout autant que le « ras le bol fiscal » en est son pendant de la pseudo « gauche », de la droite (et centres) voulant amnistier que les riches, entreprises, actionnaires (sauvés de leur pertes privées frauduleuses douteuses etc en 2007/8) et culpabiliser les chômeurs-euses, gens au RSA soit disant fainéants-es, supposés-es plus gros-ses fraudeurs-euses, devant faire peur en tant que « cancer de la société », censés-es « coûter trop chers-ères au vivre ensemble », quand le fhaine lui choisi comme bouc-émissaire de fraudeurs-euses les « Etrangers-ères », ces éléments sont les preuves supplémentaires que le fhaine n’est qu’un parti néolibéral comme les autres (umps) qu’il dénonce par ailleurs… L’aspect social du programme du fhaine, soit son contraire ne résidant que dans la vacuité de son analyse et confrontation.

    De même qu’on pourrait prendre comme autre exemple le fait que le fhaine parle d’économie à faire de la part de l’Etat, des collectivités, etc, en coupant dans certaines dépenses sociales, en baissant les impôts sur les entreprises, etc, ce qui s’apparente aussi à faire de l’austérité, dénonce la fraude de la finance, mais ne parle pas de celle des cotisations sociales patronales, de celles à la TVA de fraudes bien franco-françaises, celles des petites et moyennes entreprises, des commerçants-es, artisans, etc, quand ce parti préconise aussi plus d’assistanat des entreprises…

    On pourrait aussi parler du cas des plus de 9,9 milliards d’euros par ans de non recours, de non redistribution et partage des richesses de l’Etat envers les plus modestes, qui n’est pas plus dénoncé par ce parti de la haine que par ses supposés opposant…

    Ce n’est qu’une humble interprétation de ce qui est observable dans les discours des journaleux, et interviews des représentants-es des partis dans les médias de masse nationaux, et dans les positionnements des autres partis s’opposant au fhaine, mais sur des thématiques du genre bas fond. Interprétation qui me fait dire que l’abstention pourrait s’appuyer majoritairement sur tout ces sujets de fonds jamais abordés…

    Qu’en pensez vous…?

    1. Rajoutons aussi qu’au niveau du programme fhaine comme dans celui de la droite, des centres et d’une partie des soit disant gens de « gauche » du gouvernement et du législatif il est envisager de faire payer l’impôt sur le revenu aux pauvres, précaires, bas salaires, chômeurs-euses, etc, en plus de la hausse des taux de TVA etc, énumérée plus haut dans mon commentaire précédent…

      Qui des partis opposant (FDG compris) à cette droitisation idéologique et néolibérale du « vivre ensemble » confrontent l’horreur et injustice d’une telle mesure, quand tant d’inégalités pèsent sur cette classe sociale, « sociétale », quand l’austérité et le roulement de la dette publique illégitime leurs sont rejetées dessus, quand l’emploi disparait se précarise, se paupérise se robotise que pour elle, cette classe, d’abord, et quand tant de « libertés » (de rire aussi) tout autant que d’absence de solidarités et fraternités, à l’opposer, les nient, n’en dénoncent pas mots, n’en débattent pas plus…?

      Ramené en nombre d’inscrits-es seulement le fhaine n’a fait de 24% des voix pour 26 petits % au ps… Quant aux Européennes, le fhaine n’a fait qu’un peu plus de 10% des inscrits-es pour une perte vertigineuse de voix des autres choix d’alternances… De quelles « victoires » peuvent donc « s’auréoler », se « glorifier » autant le fhaine que le ps quand les médias de masse et journaleux les laissent s’en « couronner » s’en souligner leur hypocrisie à faire taire la partie de l’abstention plus massive les délégitimant à prétendre représenter tout le monde…? Contrairement au discours ambiant pleurant sue un grand perdant, l’ump… n’est-ce pas plutôt la démocratie qui est la grande perdante…?

      Post Scriptum…: Désolé pour les fautes…

      1. Si vous voulez que les gens votent, et que la démocratie ne se meure pas instaurez au moins une dose de proportionnelle, de démocratie participative voire même dans certains cas de tirage au sort. La vérité c’est que les gens n’en ont strictement plus rien à f… (ce qui est congruent avec le type d’humanité que produisent les « démocraties » – enseignement connu depuis Platon puis remis au goût du jour par Tocqueville), dynamique déjà délétère à laquelle s’ajoutent le constat que tout est verrouillé pour que l’élection ne serve à rien, que ceux qui détiennent la charge politique non seulement sont corrompus mais agissent en toute impunité, et le sentiment que « de toute façon, on sait bien moins bien que les experts » -)..

        (depuis quand s’agit-il d’une démocratie au juste? le régime républicain français est une aristocratie elective, devenue ploutocratie ou banquocratie, et non pas une démocratie, ce qu’elle n’a jamais été, même si elle aurait pu à la fin du XIXe… encore une de ces grandes bifurcations; quant à la « république » au sens strict, c’est sensé être un régime mixte, composé d’éléments emprunté au gouvernement d’un seul, au gouvernement de plusieurs, et au gouvernement des plus nombreux).

  17. Les partis de gouvernement ne s’adressent qu’à ceux qui se déplacent pour voter et abandonnent les autres (environ 50% de la population appartenant essentiellement aux classes populaires) à leur sort.
    La faiblesse de la gauche de la gauche est également de s’en tenir au seul débat d’idées sans travailler à son implantation sociale.
    Tout le reste me semble être pur bavardage.

    1. Sauf qu’il ne suffit pas de sortir de l’euro, encore faut il aussi justice sociale et libertés, et ça ce n’est pas du tout dans les intentions du FN, si vous pensez aussi à celui-là.

  18. Le sens des commentaires des tenants du parti qui a obtenu une petite majorité (de la minorité qui s’était déplacée pour voter !) est plutôt:  » nous avons gagnés contre le FN » et non:  »nous avons gagnés l’adhésion des électeurs à notre programme ».
    Cela, comme la progression du FN dénote l’indigence de propositions des partis traditionnels et le ras le bol du corps électoral lequel a expérimenté la gestion des partis classiques et est prêt maintenant, en désespoir de cause, de voter pour un parti qui secouera le cocotier!
    Ce qui est remarquable aussi est le nombre de votes blancs exprimés, ce qui exprime  » je ne suis pas satisfait de ce que vous proposez, mais je n’adhère pas pour autant à ce que le FN propose »
    Peut-on attendre un sursaut ou faut-il s’attendre à un effondrement généralisé comme dit Maud ?

    1. « Le sursaut » comme vous dites ne peut exister et prendre corps que par la présence avérée d’une offre politique constituée, crédible, nouvelle et représentative de défense des intérêts du plus grand nombre.
      Un pari difficile donc.
      Sinon… on s’achemine lentement mais surement vers ce que dit le premier commentaire, à moins qu’un dysfonctionnement imprévu genre soliton ne vienne devancer le … cours des choses.

      1. Il y a une dialectique entre le mouvement social et l’offre politique, laquelle à mon sens ne se renouvelle que par le précédent.
        C’est me semble-t-il ce que nous enseignent aujourd’hui la Grèce et l’Espagne, et surtout ce dernier pays, à ce jour le plus créatif en Europe.
        Les contenus programmatiques de ce que nous attendons ou espérons, à la louche ne sont pas difficiles à dessiner. Ce qui manque, c’est une dynamique conflictuelle menant à l’émergence de nouvelles formations et de « nouvelles » personnalités.
        Un politicien professionnel vieillissant, qui fut jadis le plus jeune sénateur de France dans les rangs du PS, n’a aucune chance, quel que soit son talent, de rallier les masses de citoyens en panne de représentation. Au contraire, à ce titre, nombreux sont ceux qui ne voteront jamais pour lui.
        En Belgique, malgré un passé obscur et stalinien, qui suscite bien des craintes chez certains intellectuels mais n’empêche pas des ralliements éminents, le PTB est la petite bête qui monte qui monte, en raison notamment de son travail de terrain depuis près de trente ans. Il est significatif que le PTB ne recycle aucun professionnel politicien, ce qui n’est pas le cas de Die Linke en Allemagne.
        En France, la problématique électorale reste à sa place de barnum « vu à la télévision », coupé d’une réalité sociale encore assoupie, ce qui est le mode normal du glacis démocratique représentatif, et sa vraie raison d’être: empêcher la démocratie (Jacques Rancière) et empêcher l’avènement du moment politique (Slavoj Žižek). Il faudra d’abord un réveil du corps social au quotidien pour que les échéances électorales cessent d’être le seul calendrier de la politique et que certaines d’entre elles deviennent de vrais enjeux.

      2. Il faudra d’abord un réveil du corps social au quotidien pour que les échéances électorales cessent d’être le seul calendrier de la politique et que certaines d’entre elles deviennent de vrais enjeux.

        Parfaitement d’accord, mais de quelle nature sera ce réveil?

      3. Parfaitement d’accord, mais de quelle nature sera ce réveil?

        Lorsque les pensions de retraites ne seront plus versées,
        Lorsqu’on saisira nos biens,
        Lorsque les restos du cœur et les autres, ne suffiront plus…

  19. Ce n’est pas une bonne nouvelle dans le sens où on ne pas davantage s’attaquer aux causes de la montée de l’extrême droite qu’hier…
    C’est une bonne nouvelle dans le sens où on a gagné encore un peu de temps, et que le pire n’est jamais souhaitable.
    Les solutions pour s’en sortir existent, mais elles impliqueraient (et pas seulement pour les riches), une remise en cause drastique de notre mode de vie.
    Mais comment faire autrement dans un monde où on met en coupe réglée les ressources de la planète et où une grande partie de l’Humanité est exclue de ce qui lui permettrait de vivre dignement (y compris en Europe et je ne pense pas aux seuls SDF).

  20. L’intervention de MLS me fait penser à ce que le poète résistant René CHAR écrivait tout juste après la guerre : « attention que les pardonnés, ceux qui avaient choisi le parti du crime, ne redeviennent nos tourmenteurs, à la faveur de notre légèreté et d’un oubli coupable. Ils trouveraient le moyen avec le ponçage du temps de glisser l’hitlérisme dans une tradition, de lui fournir une légitimité, une amabilité même ! »
    Comment voulez-vous que le FN ne paraisse pas « aimable » à toute une frange de la population a qui l’on dit que le droit européen se situe au-dessus de tous les droits qu’ils avaient acquis en France après la libération. Ces droits préparés pendant la guerre par le CNR. N’oublions pas que le FN dit aujourd’hui, lutter contre les étrangers comme l’avaient fait les Résistants !!!
    Plus le mensonge est gros plus il passe comme disait Hitler…..

  21. Je propose :
    1) De revenir au scrutin proportionnel.
    2) De désigner des représentants par tirage au sort en proportion des abstentions.
    Exemple (je simplifie, c’est pour faire comprendre):
    Une circonscription doit désigner 10 représentants:
    50 % s’abstiennent: on tire 5 représentants au sort;
    10% votent A: 1 représentant;
    20% votent B : 2 représentants;
    20% votent C: 2 représentants.
    Avantages:
    1) Même les minoritaires ne perdent pas leur vote ils sont donc poussés à voter;
    2) Les partis sont incités à proposer des programmes innovants afin de diminuer l’abstention;
    3) Par tirage au sort, des personnes qui ne sont jamais proposées ont leur chance (immigrés, ouvriers..).

    1. Si 50% d’inscrits-es s’abstiennent c’est qu’ils-elles ne trouvent pas d’offres correspondantes à leurs aspirations parmi les 10 et deux fois 20% restants se sentant représentés-es par des candidats-es, des programmes, des lignes de partis… C’est que ces candidats-es élus-es sur cette base de suffrage ont su les vendre leurs programmes par rapport à une « expérience » ou à la démagogie au pire, et une « exposition » voir sur-exposition médiatique, de campagnes, etc… et/ou de dénigrement, etc.

      C’est qu’une « crédibilité », voir « légitimité » à gouverner, à appliquer leur programme n’est reconnue que par leurs scores électoraux respectifs donc… C’est dire alors que la logique des partis actuels ou les hauts fonctionnaires, fonctionnaires, patrons, prof libérales, avocats, énarques, syndicalistes, etc etc ont une forme de reconnaissance et un bagage suffisant en terme de connaissances, des coulisses et mécanismes des pouvoirs et contre pouvoirs, pour être susceptible de les actionner conformément à leur engagement… Autant que c’est dire que même s’ils-elles trahissent leurs bases électorales celles ci ne leurs en veulent pas trop, et/ou que les médias de masse ne s’y attardent pas trop non plus.

      Mais que dire du poids légitime, et de la représentativité réelle dans les processus de décisions économico-sociales, financières, administratives, géopolitiques, environnementales, etc, des 5% des tirés-es au sort, des « ouvriers-ères », « immigrés-es » (pour vous citer) des citoyens-nes inscrits-es et abstentionnistes à 50%, qui devront représenter une masse d’aspirations possiblement différentes, si il ne leurs sont pas inculqués des connaissances nécessaires, de l’expérience suffisante, des savoirs à s’approprier (en terme législatif de droit, etc), une autonomie quoi, pour exercer pleinement leur mandat et respecter leur électorat (et engagements ‘s’ils en ont fait, et/ou établit une trame) sans se laisser influencer par les autres 5% élus-es au suffrage…?

      1. Les élus n’en savent pas plus, ils apprennent sur le tas, à tous les niveaux, du maire au ministre.
        Alors, oui, pourquoi pas des voix décisionnaires aux sans partis . . . qui n’auront pas sur leurs épaules le poids d’une « organisation » et n’auront pas non plus comme objectif central leur « réélection »

      1. @ RV

        Qu’ils-elles apprennent sur le tas, pour certains-es nouveaux-elles ne cumulant rien, c’est indéniablement vrai pour nombre d »élus-es. Sauf qu’il me semble qu’ils-elles sont soutenus-es accompagnés-es, désignés-es par la structure des partis, et les administrations ainsi que leurs personnels. Qu’en serait-il alors pour un ouvrier tiré au sort par exemple dont le niveau de culture, d’instruction, de toutes ses choses législatives, juridiques, de fonctionnement de l’administratif, de l’Etat des collectivités, etc de la gestion d’un rapport de force, de la psychologie humaine, de la finance, etc etc comparativement aux autres, sont moindre, et qui pourraient le le laisser en cas de non formation certainement plus à la merci d’intérêts obscures, manipulateurs autres que ce qu’il pourrait souhaiter défendre en en ayant qu’une vague idée…?

  22. Étrange période. Les sociétés du CAC 40 ont distribué 56 milliards €. La machine légale à concentrer la richesse marche plein pot. Mais ça ne leur suffit pas ! Il faut aussi éviter de payer les impôts : on vérifie que les sommes évaporées sont énormes : l’optimisation fiscale à la luxembourgeoise mise en place par le chef de la CE ; le Swissleaks : 180 milliards, soit le PIB de l’Irlande. Et le procès caricatural de l’affaire Bettencourt ne prouve-t-il pas que la cupidité est un désir jamais assouvi ?
    On sait que les politiques d’austérité mises en place par les eurocrates pour grappiller quelques milliards par ci par là sont injustifiables, ineptes. Donc comme en Grèce, le peuple va – devrait ! – finir par dire non aux 1% ou 0.1% et leur personnel politique stipendiés. Et en France que voit-on ? Le FN qui grimpe sans cesse… Une interview m’a paru éclairante : une jeune patronne de bar-tabac disait (je rapporte de mémoire) « qu’elle allait voter FN car elle bosse dur alors qu’il y a des assistés, ils foutent rien et touchent des aides ».
    Voilà le problème et le tour de passe-passe ! Il y a l’intuition que l’on est grugé mais diaboliquement le discours dominant détourne ces indignations. Au lieu de comprendre que ce sont les super-riches citoyens fraudeurs qui sont assistés pour frauder et vivre à nos crochets, on focalise la vindicte sur les plus pauvres supposés assistés. On rabâche sur la dette à rembourser alors que tout démontre par des faits, dans l’actualité quotidienne, les raisons qui l’ont constituée. Réduction drastique des recettes de l’État par la diminution des impôts des classes supérieures plus évasion massive ! Quelle synergie !
    Alors que faire ? Il semble que la voix des partis de gauche (quand ils le sont encore) ou d’extrême gauche est inaudible. Il me semble qu’il reste la diffusion capillaire des idées alternatives. Ce blog a plus cent mille visiteurs : chacun devrait (et je me doute que c’est le cas) parvenir à expliquer et convaincre autour de lui. Tous les outils pédagogiques y sont ! Après tout en Tchécoslovaquie les gens de la charte 77, avec Vaclav Havel, n’était qu’une poignée et ils n’avaient pas Internet. Et en face d’eux, un pouvoir qui semblait inexpugnable. La question des partis vient après : trop d’egos, trop de divisions. A nous de jouer !

    1. (…) on focalise la vindicte sur les plus pauvres supposés assistés

      En crèche, lorsqu’un petit dominant vient voler le jouet d’un « plus petit », ce « plus petit » pleure puis s’en va voler celui d’un « encore plus petit » !
      Sans une éducation solide, ce comportement perdure jusqu’à l’âge adulte, surtout si une « autorité » encourage, par démagogie, ce comportement « instinctif ».

      Je pense que l’espèce est encore très immature et que le peuple est encore sous-éduqué aux valeurs humanistes. Mais c’est lui le souverain (sinon c’est encore pire) et, comme tout souverain, c’est lui que le philosophe (inspiré des lumières) doit éclairer en attendant que le souverain devienne (enfin) philosophe et s’éclaire seul…

    2. Une interview m’a paru éclairante : une jeune patronne de bar-tabac disait (je rapporte de mémoire) « qu’elle allait voter FN car elle bosse dur alors qu’il y a des assistés, ils foutent rien et touchent des aides ».

      Un outil pour lui démontrer qu’elle se trompe.
      En Belgique:
      8,7 milliards. Coût global des allocations de chômage (2013)
      Soit 2,3% du PIB
      Qui par la consommation des chômeurs retourne dans l’économie réelle qui fait fonctionner les entreprises, peut-être son bar-tabac

      Economie annuelle espérée par la réforme actuelle du chômage
      (fin des allocations illimitées dans le temps)
      Une économie qui équivaut à 0,1% du coût global des allocations.

      L’évasion fiscale, c’est combien?
      Alors qu’il nous faudrait avoir depuis longtemps instauré le revenu de base.

    3. Il est clair que ce qu’on peut souhaiter à un jeune est d’avoir un revenu et une autonomie pour qu’il puisse développer son imagination et sa créativité dans la réalisation d’une société plus juste tournée autour d’un développement qui respecte les équilibres planétaires.
      Manifestement, on n’en prend pas le chemin.

    4. @ Jacques Seignan
      La réaction de la jeune tenancière du tabac est assez significative du rôle joué par les médias, ils montent en épingle des faits concernant les assistés et la fraude de quelques-uns en occultant des fraudes autrement plus gigantesques des possédants.
      Il faut toutefois rendre grâce aux journalistes d’investigation qui ont sorti l’affaire Swiss Leak, ils ont osés enfreindre  »une loi non écrite » qu’il ne faut pas gêner les actionnaires des dits journaux, la réaction de Pierre Bergé et Matthieu Pigasse est significative:
      tempsreel.nouvelobs.com/medias/20150211.OBS2201/swissleaks-berge-et-pigasse-critiquent-l-enquete-du-monde.html
      Ne serait-il pas temps de remettre en cause la liberté de circulation des capitaux, de mettre en place, comme le propose Pierre Sarton du Jonchay, un cadastre financier. Pourquoi pas ne permettre un transfert de fonds que s’il existe un objet réel?
      J’ai toujours le souvenir qu’il y a de nombreuses années, je devais présenter une facture pro-forma à la banque de ma société lorsqu’il s’agissait de transférer des dollars pour des achats de matériels aux U.S.A., pourquoi ne serait-ce point possible avec les moyens informatiques actuels et ainsi assurer une traçabilité des flux ?
      Mais qu’attendre des gens qui capitulent devant l’ennemi ( Mon adversaire c’est la finance, etc…….) ?

  23. Pour une réaction à la grecque, il faut un environnement à la grecque.
    Les français n’ayant pas encore toucher le fond, ils ne sont pas près de remonter.
    A moins d’un événement amenant un changement radical dans les consciences, la chute va donc continuer.

  24. Hollande, Valls, Sarkozy, Bayrou etc… ne sont que les fondés de pouvoir des gros plein de fric de ce pays, et sont chargés de garantir leurs intérêts de caste et leurs revenus.

    Dans ces conditions, pourquoi devrait-il y avoir un débat, puisque la seule solution pour parvenir à ce remarquable objectif est de confisquer la démocratie et de faire les poches des français. Donc, de ne rien changer à ce qui se passe aujourd’hui… TINA…

  25. Ce qui m’amuse ce sont surtout surtout ces belles âmes démocrates qui refusent la proportionnelle ou le référendum d’initiative populaire (comme ca se fait dans une vraie démocratie… en suisse).
    Tant qu’il n’y aura pas de mobilisation brutale pour exiger l’un et/ou l’autre (ambiance front populaire ou suffragettes), rien ne changera dans ce pays… qui passera simplement d’une troïka ou une autre. TINA.

    Si cela peut vous rassurer, si la guerre ou bien la disparition de la zone euro avait lieu bien dans cet intervalle de deux ans, le FN n’accèderait pas au pouvoir (paradoxalement le discours « sortie de l’euro » ne serait plus dirimant vis à vis d’autres formations politiques). La seule chance du FN, ce serait donc que ces risques ne se matérialisent pas, et qu’il affronte au deuxième tour un front de gauche galvanisé par un transfuge des voix PS. Pour l’empecher totalement, il suffirait que PS, UMP et Centre (les 3 amis de l’austérité imposée par les banquiers) présentent une candidature unique, afin d’être certains de se retrouver au deuxième tour.

    Evidemment ce ne serait pas sans conséquence. Car les eaux continueraient de monter, inexorablement.

    1. Jamais un bout de papier dans une urne n’a changé la politique que les puissants avaient décidé. Comme dit la chanson « si les élections pouvaient changer la vie, cela ferait belle lurette qu’elles seraient interdites ».
      Même la victoire électorale du Front Populaire en 1936 n’aurait été d’aucun effet si une grève générale ne l’avait accompagnée.
      L’électoralisme permet à l’individu – que l’on nomme aimablement aujourd’hui « le citoyen » même s’il a en réalité de moins en moins de droit et de liberté – de rester confortablement passif. N’a t-il pas agi en déposant, la tête haute,son petit papier ? Il a ainsi résumé sa vision de la démocratie et de l’action politique.

  26. Les coups pourront voler bas et même en dessous de la ceinture, ça ne changera rien à l’affaire.

    Dès lors que les deux partis dits « de gouvernement » n’auront rien d’autre à proposer que d’appliquer la politique de l’Allemagne et de la commission européenne, en quoi voulez-vous que les électeurs qui s’y opposent se sentent concernés ?

    Parmi ceux-là, il y aura ceux qui s’abstiendront ou voteront blancs et ceux qui au deuxième tour voteront FN.

    Regardez ce que les Français lisent dans leurs journaux, Merkel se déplace au Etats Unis pour discuter du plan de paix entre Ukraine et Russie, pour parler de la Grèce et du traité transatlantique. La France ? pfffff ils ont autre chose à faire que de la convier à discuter avec eux.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204126541149-le-buzz-des-etats-unis-barack-obama-va-recevoir-angela-merkel-a-la-maison-blanche-1089589.php

      1. J’ai suivi la conférence de Munich sur die spiegel et le guardian (inutile de chercher en France …)
        et sauf erreur, la Chancelière est tout à fait contre une guerre entre l’Ukraine aidée par l’Otan et la Russie.

        De toute façon les Allemands sont contre.

        Quant à la France ? ma foi, jusqu’à présent elle a toujours été pour un monde multipolaire, c’est pourquoi le billet d’Attali ne m’étonne absolument pas.

        Alors pourquoi ne pas aller à deux, défendre la diplomatie contre l’armement de l’Ukraine par les américains ?

      2. Pourquoi aller faire de la figuration style Sarkozy ?

        Par ailleurs on est davantage pris au sérieux quand on a une majorité claire et un fort excédent commercial .

      3. Ben oui … du coup, il faut pas se demander pourquoi « Ducros ne se décarcasse plus » et pourqoi les Français vont à la pêche.

        … puisque quelqu’un d’autre fait le travail pour nous.

      4. Il faut savoir s’effacer quand on n’apporte rien de plus , d’autant que Merkel c’est déjà mieux que le patron de la BCE . Surtout si on est d’accord avec elle.

        Mais le problème du leadership européen reste entier , surtout si Cameron veut aussi se « décarcasser » .

  27. Ma lecture des résultats :

    Inscrits = 100
    Abstention = 50,93
    Blancs = 2,61
    Nuls = 1,41
    Exprimés = 45,05 dont Ps = 23,17 et FN = 21,87

    Comment peut on prétendre représenter une population quand on recueille , in fine , moins d’un quart des suffrages possibles ?

    La société doubiste , sinon nationale , a donc l’allure de :

    – plus de la moitié ( 55 %) ne se reconnaissent pas ou s’en foutent
    – un petit quart vote à gauche ou sur des valeurs d’empathie collective
    – un petit quart vote à droite ( extrême ou pas , car ,en France, la droite modérée est un avatar de la première guerre mondiale . La droite a toujours été une droite bourgeoise ,sur des valeurs de travail et règles qui virent très vite à l’extrême ou au suivisme de gourous quand le contexte général est au stress ) .

    Mon sentiment est que la société française ne trouve plus sens , dans sa confrontation habituelle et saine entre « valeurs de gauche » et « valeurs de droite » ( extrême ou pas ) , quand elle laisse sur le côté 55% de ses enfants .

    Et qu’il faut donc retremper ces valeurs de droite et de gauche , dans la grande interrogation mondiale , pour redonner vie à une vision commune partagée de l’état du monde à terme pour redonner du sens à la confrontation des « programmes « ou propositions .

    Il n’y a pas ( même s’il y aura forcément des ersatz de ça ) de solution franco française au mal être actuel des français , qui le traduisent dans les urnes, devenues indicatrices des troubles de santé plus qu’ordonnances pour guérir les maux .

    1. Oui Juannessy, on en revient à un point essentiel quand on parle de valeurs de gauche ou de droite. A. Tsipras rappelle avec force et courage qu’il doit appliquer le mandat qu’il a reçu du peuple grec dans des élections démocratiques.
      Les valeurs de gauche étaient dans le programme de Hollande et du PS (renégocier le traité, lutter contre la finance, séparation bancaire…)et : ils les ont trahis sur toute la ligne. Tout se passe donc comme si les gens de gauche n’avaient plus le droit d’envoyer des représentants de leurs valeurs par une voie démocratique.
      Cette trahison des promesses électorales, cynique et imbécile (aucun résultat contre le chômage par ex. !) entraine une grande détresse d’un électorat désabusé. On a voté à gauche et on s’est retrouvé avec du Sarko continué, y compris dans le langage implicite (compétitivité, baisse des impôts!). C’est selon moi une des raisons profondes de l’abstention et du vote FN.

      la société française ne trouve plus sens

      alors ils essayent quand même d’en retrouver quelque part… Tragique.

      1. L’essentiel n’est pas dans les valeurs . Elles ont , à gauche et à droite leur état positif et leur état de détresse .Elles sont tout bonnement éternelles et nécessaires .

        L’essentiel est dans ce que l’on en fait quand on tente de les marier dans une fin , un pourquoi commun ( ou tout du moins majoritaire net ) .

        Ce n’est que la fin qui nous dépasse , qui peut gommer les inévitables imperfections du comment le faire , et les chicaïas de tribus gauloises .

        Laquelle finira bien par devenir de plus en plus tragiquement claire toute seule .

  28. Comment peut-on imaginer la démocratie à travers plusieurs générations qui ont été biberonnées à la société de consommation, totalement aliénées à l’emploi salarié ou non.
    La plupart des gens sont incapables de penser et d’agir par eux-mêmes se laissant conduire par le poids des habitudes et le « on a toujours fait comme cela ».
    Combien ont conscience du soliton de Paul Jorion?
    Quand un Mélenchon vous dit que l’humanité va vers l’immortalité par le progrès, on n’est pas encore sorti d’affaire.
    Pour d’autres, c’est la relance de l’emploi par augmentation de salaires en faisant payer les riches, et bien sur cela ne fonctionne pas.
    Nous sommes soumis au lois de la thermodynamiques, le bien -être ne peut venir que d’une économie basée sur la sobriété énergétique et l’inéluctable énergie solaire, combien de partis gauche de la gauche ont cela dans leur programme?
    Je continuerai à me battre en l’expliquant aux jeunes générations, jusqu’à ce je quitte ce monde en pleine évolution.

    1. A moins que ce soit les jeunes générations qui vous expliquent ( si elles y pensent ) qu’il est temps que vous quittiez le monde pour qu’elles évoluent !

      1. Ce matin, un copain de mon petit fils est venu me saluer dans la cour de l’école en me rappelant le plaisir qu’il a eu de visiter le potager collectif auquel je participe et d’écouter mes explications notamment concernant le rôle des vers de terre.
        C’est très très peu de chose, mais cela fait du bien aussi bien à lui qu’à moi.

    2. @ Michel Lambotte, j’avoue que je ne comprends pas pourquoi il faudrait opposer des générations et surtout prétendre que les anciennes sont au fond moins connes que les générations actuelles. En ce qui concerne la compréhension du monde dans lequel on vit, ce n’est certes pas facile mais je ne vois pas en quoi les générations de 1914 ou 1939 ont été plus éveillées… L’aliénation (si on peut dire) est une constante nécessaire à une domination extrêmement minoritaire sur des masses de gens… la force brute aide mais ne suffit jamais…
      Moi,(pour info j’ai 62 ans) j’ai de l’empathie pour nos jeunes générations qui affrontent un grande Crise et montrent au contraire de la créativité très souvent dans un monde hostile.

      PS- dans un premier temps augmenter les salaires (sans augmenter les prix) et mettre en place une forte redistribution par impôts type Roosevelt soulagerait bien du monde ! Vous êtes bien sûr de vous pour dire que ça ne marcherait pas !

      1. Effectivement, l’aliénation de 14 et de 39 était autant si pas plus importante qu’aujourd’hui.
        Je me demanderai toujours comment des types ont pu se laisser trouer la peau au nom du devoir patriotique, mais je n’étais pas là et j’ignore comment j’aurais réagi.
        C’est vrai que cette aliénation est une constante et une nécessité de l’ordre capitaliste industriel.
        C’est de cette aliénation qu’il faut sortir, mais quand j’entends les réactions des citoyens on est loin de la sortie et c’est pas encore demain la veille qu’il auront pour la plupart pris conscience de la nécessité de l’autonomie.
        Ceci dit, j’ai la plus haute estime pour tous les jeunes qui se battent pour y arriver, il y en a et ils ne sont pas assez aidés, c’est le moins qu’on puisse dire.
        En ce qui concerne l’augmentation des salaires, j’ai posé une question équivalente à Paul Jorion et il m’a répondu ceci:

        Attendre la transition énergétique avant d’augmenter les salaires, c’est une façon de renvoyer les augmentations de salaire aux calendes grecques : vous allez sûrement vous trouver des amis au sein de nos gouvernements !

        Il ne s’agit pas d’attendre la transition énergétique, elle doit se réaliser parallèlement à l’augmentation des revenus, mais pour ce faire, il sera nécessaire à mes yeux d’interdire la spéculation et d’abolir l’intérêt d’où la nécessité d’un défaut généralisé.
        On ne peut en même temps vouloir la transition énergétique et la poursuite de la consommation des ressources par le payement des intérêts.
        Pensez-vous réellement que je vais me faire des amis dans nos gouvernements?

      2. @ Michel Lambotte,d’abord j’ai un immense respect pour mes deux grands-oncles, jeunes instituteurs d’un milieu modeste, qui sont mort en septembre 1914 puis septembre 1916 . Et je ne me permettrai jamais d’aller analyser froidement comment ils ont sacrifiés leurs vies avec leur patriotisme.
        Je comprends bien que vous avez de l’estime et même de la sympathie (active) pour les jeunes mais je dirais que vous dégagez en touche sur le point de l’augmentation des salaires. Oui il faut des changements fondamentaux mais celui proposé d’augmenter les revenus du travail immédiatement est une mesure nécessaire et qui aiderait concrètement, à la fois des millions de gens … et diminuerait un risque d’implosion du système — car il ne faut pas souhaiter le pire. En fait à vouloir tout changer on ne change plus rien.

      3. @ michel lambotte
         » j’ai la plus haute estime pour les jeunes qui se battent pour y arriver, et il y en a …. »
        les  » jeunes qui se battent pour y arriver  » comme les traders, les avocat d’affaires, les entrepreneurs à la tapie?
        les jeunes ouvriers professionnels qui bossent pour un salaire qui assure à peine leur existence?
        les jeunes sans formation qui galèrent d’emploi précaire en emploi précaire pour des clopinettes?
        ou le zadiste qui défendra un coin de verdure juste pour ne pas y voir couler du béton?
        ou le sdf avec son chien qui taille la route parce que rejeté autant qu’il rejette?
        je crains une estime un peu sélective, un peu paternaliste et pour tout dire bourgeoise

      4. @ Jacques Seignan
        Je n’ai jamais jugé mon père pour qui j’ai le plus profond respect quand il est rentré de la campagne des 18 jours blessé à l’omoplate par deux balles et qui est mort à 93 ans en se demandant pourquoi il avait du y allé.
        Ce n’est pas une analyse mais une simple interrogation que j’ai peut-être mal exprimé.

        En ce qui concerne l’augmentation des salaires, si cela pouvait fonctionner ça se saurait.
        Cela fait 40 ans qu’on essaye et qu’on n’y arrive pas.
        Ce que je reproche le plus est de dire qu’il faut sortir du cadre, et lorsqu’on émet un autre cadre comme une économie à partir de la sobriété énergétique on ne trouve plus personne.
        Je persiste et signe, on ne pourra avoir des revenus décents (et qui ne seront pas seulement de nature monétaire) sans passer par une refonte totale du système basée sur une sobriété énergétique et une autonomie de l’individu sel ou en groupe, d’où la nécessité d’un revenu de base.
        Contrairement à ce que vous dites, si vous voulez changer, il faudra tout changer.

    3. c’est marrant cette sortie gratuite conte Mélenchon et juste derrière « le bien -être ne peut venir que d’une économie basée sur la sobriété énergétique et l’inéluctable énergie solaire, combien de partis gauche de la gauche ont cela dans leur programme? » proposition on ne peut plus proche de celles du PG
      je dis ça
      je dis rien

  29. @ AntoineY.

    Je n’ai rien contre  » plus de proportionnelle, de démocratie participative voire même dans certains cas de tirage au sort ». Sauf ou à condition si vous préférez, d’être plus claire alors pour les « certains cas de tirage au sort » (et pourquoi pas d’autres cas…?), de la définition du pouvoir de la démocratie participative dans la prise de décision réelle et d’application administrative, etc, en dernier ressort, tout comme de la notion d’une dose de promotionnelle, quant à être sur que tout cela respect la représentativité réelle de toutes les couches sociales « sociétales » de la société et leurs aspirations, se confrontant souvent… Sauf à être sur aussi et alors que pour les cas de tirages au sort les gens tirés au sort reçoivent une formation digne de ce nom (pluralisme des idées, des sciences des méthodes des pédagogies, etc) afin d’être pleinement autonome dans leur pouvoir de décision, de contrôle, etc pour ne pas être influencé par les même tenants-es… Qu’ils ne servent pas de roues de secours, de voix d’appoints, aux partis en place, et/ou a neutraliser des avancés sociales environnementales, pour tous-tes (comme la fin de la domination de la finance, de la monnaie privée, de la spéculations sur les dérivés, etc)… comme cela pourrait aussi être le cas de la dose de proportionnelle, dans le système constitutionnel actuel.

  30. Pour ceux qui savent que Le Pen a passé une partie de sa vie à vendre des disques de chants nazis , dictature qui envoyait des millions de travailleurs français au STO.
    Pour ceux qui pressentent que le chômage début 2017 sera plus élevé qu’à la mi 2012 et que donc Hollande ne pourra pas se représenter.
    Pour ceux qui pensent qu’on ne peut pas raconter n’importe quoi en politique, du style  » En France il y a l’apartheid… », même si des sondages bidon et basés fortement sur l’électorat de droite accordent une bonne cote de popularité.
    Pour ceux qui pensent que ni Juppé, ni encore moins Sarkozy ou un autre ponte de l’UMP ou des « centristes » ne peuvent redresser la situation.
    Pour ceux qui ont du mal à attendre que le Front de Gauche fasse 50,1% des voix, surtout qu’il est passé récemment de 11 à 6% des voix.
    Pour ceux qui n’attendent pas une troisième guerre mondiale pour résoudre les problèmes…
    Il y a une solution qui reste, compte tenu qu’existe la proportionnelle à l’intérieur du PS, c’est de renforcer l’aile gauche du PS. Depuis 83, c’est toujours les courants droitiers qui ont été majoritaires: ça peut évoluer.

  31. Qui a une idée sur les grands traits d’un programme susceptible de rassembler plus de la moitié des Français ?

    1. et en écho
      qui a une idée pour qu’un tel programme soit sur toutes les chaines de TV dans toutes les radios, à la une de tous les journaux . . . en boucle . . . en boucle . . . en boucle

      1. RV, vous voulez en sortir avec du marketting ?

        Ca va être coton, parce que le « bon » programme….il est pas très  » fun « …

      2. Je constate simplement le matraquage d’un discours dominant et les effets indéniables de ce matraquage, les effets indésirables de ce matraquage. Alors, oui, il ne faut pas sous estimer le « faire savoir ». Il ne suffit pas de penser (avoir raison, ou des solutions) il faut pouvoir confronter, se confronter.
        Le système médiatique empêche le débat, confisque le débat.
        Ca va être coton, oui, mais par manque d’accès à l’expression.

    2. Egalité, média citoyen, citoyenneté encouragée, laïcité, ouverture sur les savoirs, reprise en main de l’économie au niveau national, enrichir la nation et augmenter les salaires, ponctionner les bouygues et autre bolloré, arrêt progressif du nucléaire, euh 12h/semaine de travaux obligatoires pour les chômeurs (assainir les terres…) etc.

      Ah! mais pour se faire élire !! Ah non alors une distribution d’iphones pour les militants, un peu de charisme, quelques vraies promesses faites aux riches pour qu’ils le rendent bien, des fausses aux pauvres parce qu’on s’en fou (sont un peu bêtes) et une capacité folle à être inconsistant (sans détermination sincère), tout ça devrait suffire. J’en oublie sûrement mais … un programme… et puis quoi encore.

      1. Pour la dernière partie du commentaire : 🙂

        Mais pour reprendre en main notre propre gestion économique, il faudrait avoir un dirigeant qui n’a pas peur, comme Tsipras par exemple. Et ça, ça court pas les rues … de l’Ena !

      2. Edith, ne me dites pas que vous attendez un sauveur ! :
        Ces gens là (les sauveurs) ne font que suivre le mouvement,
        Le mouvement c’est nous…ça fait pas bezef…
        Et personne ne remue beaucoup…Bref même si il est bien tard,
        Il est encore trop tot….

    3. J’en ai un edith, un beau et en bronze, façon buste Louis XIV, avec ‘Grandeur de la France’ inscrit en dessous :
      – supprimer l’impôt sur le revenu
      – améliorer les services publics en virant une bonne partie des fonctionnaires
      – la sécu gratuite
      – mettre tous ces fainéants de chomeurs au taf, c’est pas ça qui manque (les chomeurs, pas le taf)
      – que l’état nous lâche la grappe ! (moins de taxes !)
      – canal +/beIn Sports nationalisé (pour voir les matchs de foot gratuits et sans décodeurs)
      etc …
      On peut remplacer aussi ‘français’ par ‘allemands, ‘slovaques, ‘portugais’, … ça marche aussi.

      1. Ah, quel bonheur !

        Mais vous avez oublié d’ouvrir le programme sur la première page : effacement DES dettes.

        Moyen en quoi, tout le reste coule de source. 🙂

    4. L’on pourrait reprendre le slogan du M.O.U. de pierre Dac: pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour ^_^

    5. Qui a une idée sur les grands traits d’un programme susceptible de rassembler plus de la moitié des Français ?

      Plafonner les retraites à 350euros/mois, supprimer la Sécurité sociale, et taper dans les comptes bancaires.

      1. Le travail aussi était un droit…

        Le pire est que, tout comme on l’a démontré avec le chômage massif, si les choses évoluent avec suffisamment de douceur, on pourrait bien accepter tout ça.
        D’ailleurs, ça avance. Le chômage a commencé il y a plus de 40 ans, les réductions d’assurance maladie depuis 20 ans, les retraites diminuent depuis 10 ans, …

    6. Laissons nous oser le réveil du vote de 50 % de la population par le paiement conséquent de la carte électorale, carte qui deviendrait aussi obligatoire pour toutes les autres « formalités » sociales, et par des amendes pour les non votants, le vote blanc étant comptabilisé. Les ressources iraient proportionnellement au financement des partis, cet intéressement des partis à leurs électeurs serait peut être un levier de modification de leur comportement.
      Car s’il y a abstentionnisme des électeurs, c’est d’abord et avant tout parce que les partis ne s’intéressent plus du tout à leurs électeurs, leur financement n’étant plus un souci, les politiciens sont devenus tout simplement des fonctionnaires sans aucun risque , les cumuls venant amortir les aléas. La longévité est d’ailleurs exemplaire et le renouvellement commence à devenir quasiment héréditaire. L’élection n’est plus démocratique car elle a été complètement dévaluée par les subventionnements publics et privés. Avez-vous déjà rencontré des politiques qui cherchent à vous convaincre, à vous recruter, à vous proposer des cartes de leur parti ? ce qui devrait être leur travail permanent. Des financements par conférences ici ou là par exemple sont plus juteux pour les micros partis qu’un travail d’approche et de pédagogie de l’électorat.D’ailleurs qui pourrait nous proposer un comparatif édifiant après une collecte des conditions d’adhésion et de soutien ? Chez certains c’est décourageant contre toute attente ( les verts notamment, pour ne l’avoir pas oublié).
      Les conférences autrefois avaient lieu sous les préaux des écoles, oui mais à la République et à la Démocratie tous, élus et électeurs, y croyaient.
      .
      .

  32. II serait intéressant d avoir un état de la sociologie des votes et des abstentions.
    En attendant, vu la situation économique et l état d’esprit des dirigeants de l’europe, la pente actuelle va se poursuivre durant les 2 prochaines années. Le bilan en 2017 va être catastrophique au niveau social.
    Le FN risque bien d être majoritaire et élu par 25% des citoyens. Surtout qu’ Hollande risque de se représenter pour poursuivre son oeuvre, et que Sarkozy ne pense déjà plus qu à ça.
    Sauf si, peut être, les 50% se bougent ?
    Sauf si les US font pression sur les dirigeants européens ?

      1. Raah non, s’il vous plaît, pas uniquement, on le fait depuis trop longtemps ça !
        Parler aux gens encore et encore, revoir les bases, les interroger, ça peut servir aussi.

  33. Je vois presque partout en Europe la gauche modérée en retrait – et notamment les partis social-démocrates. Le SPD allemand est devenu une mauvaise copie des conservateurs (CDU), le PS francais se bat avec ses incohérences et divisions………… En Hongrie, en Grèce…..les socialistes ont fini aux ténébres.
    Le FN en France est le résultat logique de la fameuse « fracture sociale », qui est un processus dynamique, que l’on observe d’ailleurs dans tous les anciens pays industriels. Les gens veulent enfin des perspectives, une sorte de délivrance qui les libère du désespoir. Rien n’est pire que de pas voir le bout du tunnel La classe politique dans son ensemble s’est contentée jusqu’à présent de faire des discours, de raconter aux gens qu’il fera mieux demain, que les mesurettes feront leur effet. Je crains que les mesures projettées par le gouvernement actuel ne seront pas efficaces, et qu’elles viennent bien tard. Exemple: Ce n’est que maintenant que le ministre francais du travail se préoccupe des chômeurs de longue durée. Pourquoi seulement maintenant?

    1. Ce n’est que maintenant que le ministre francais du travail se préoccupe des chômeurs de longue durée. Pourquoi seulement maintenant?

      Vous êtes sans doute jeune car c’est la 4èm fois qu’il s’en préoccupe. Tous les 10 ans en fait, et toujours avec des « formations ».

    1. Merci pseudo cyclique d’avoir remis en ligne cette magnifique interview. Boris Cyrulnik y évoque le livre de Victor Klemperer : LTI, la langue du IIIe Reich (édité en Pocket) : oui ce livre est extraordinaire ! Il faut absolument le lire.

    2. Pour ne pas tomber dans le fanatisme, il dit qu’il faut éduquer les jeunes des banlieues défavorisées, avec du théâtre, etc.
      Je ne suis pas certain que ça suffise à pallier les dégâts psychologiques produits par la misère économique chronique, infligée par le capitalisme des rentiers. (on en revient toujours là, de même pour expliquer le nazisme)

      1. Mais ça contribue à ‘pallier’ ces dégâts, les exprimer, y réfléchir etc. De toutes manières ils s’exprimeront.

      2. Mais ça contribue à ‘pallier’ ces dégâts,

        D’un autre côté, il faut atteindre un certain niveau de catastrophes pour que la prise de conscience nécessaire au renversement du système actuel se fasse. Or les palliatifs ne font que retarder cette échéance ou pire, faire que jamais elle ne se produise car on finit par s’habituer à tout, comme aux États unis…

      3. Détrompez-vous ! Pour une prise de conscience, comme moyen d’exister, comme partage et soulagement, l’art rend service à ‘la cité’, même et surtout dans la notre !
        Il ne faudrait pas réduire ce que cite M. Cyrulnik (théâtre etc) à un simple palliatif, ou à un ‘égarement’ … (vieux débat?)

  34. Si l’on oublie le Doubs , est ce que l’alternative n’est pas en train de remodeler son décor , en faisant que « quelque part » , « on  » a décidé de se donner les moyens de donner une chance d’avancer au scenario B ?

    1. Scénario B, Juan ? Pas du B selon Jean Maxence Granier j’imagine… Ben tu vois, dans l’Jura comme dans ton « quelque part », y’a du Sapin, bleu ou rose, et ça y sent, au Sapin.

      1. C’est pourtant bien au B de Granier que je pensais , en écho aux interrogations sur les informations qui deviennent scandales ( maîtrisés) .

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