Le Monde / L’Écho, Tout va mieux quand les marchés ignorent tout !, le 5 novembre 2015

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Tout va mieux quand les marchés ignorent tout !

Les régulateurs américains se posent la question de savoir si c’est le self-trading, le fait qu’une firme s’achète et se vende à elle-même, par algorithmes automatisés interposés, qui produit les nombreux krachs instantanés que l’on observe en ce moment. Ainsi les 35 krachs sur le marché du brut West Texas Intermediate, jusqu’ici en 2015, ou les violentes oscillations pendant 12 minutes du marché des Treasury bonds américains en octobre 2014.

Le self-trading n’y est probablement pour rien et le responsable est, paradoxalement, une bien meilleure évaluation du marché par les « algos » que ce n’était le cas pour les opérateurs humains. En feignant être prêts à acheter ou vendre à une multitude de prix différents, pour annuler ensuite la transaction proposée, les algos obtiennent en effet une excellente connaissance du marché dans sa totalité : une véritable cartographie.

C’est cela qui conduit à des effondrements du marché : les algos parviennent à véritablement deviner avec justesse si le prix est à la hausse ou à la baisse et… se précipitent alors en masse dans la direction qui rapporte.

On évoque souvent à ce propos le mimétisme comme explication du comportement des acteurs sur le marché boursier mais le fait est que tant que ceux-ci étaient exclusivement des êtres humains, un comportement mimétique ne s’y observait qu’en temps de crise : dans le krach ou dans la bulle suivie du krach quand la réserve d’acheteurs potentiels est épuisée. Robert Shiller, Prix Nobel d’économie 2013, qualifie à raison la bulle financière de « machine de Ponzi spontanée ».

J’ai pu montrer en 2006, à l’aide d’une simulation multi-agents de la Bourse (*), que la condition de stabilité d’un marché boursier est précisément qu’aucun mimétisme ne s’y manifeste. Un marché stable est celui où la connaissance de l’évolution du marché est nulle : pas meilleure que lors d’un tirage à pile ou face. La simulation montrait que toute connaissance de la direction du marché digne de ce nom, c’est-à-dire supérieure à 50%, débouchait rapidement sur un krach si le marché était baissier et une bulle suivie d’un krach s’il était haussier.

À l’époque où les opérateurs à la corbeille étaient encore en majorité des êtres humains, leur connaissance du marché se limitait à leur propre carnet d’ordres, ainsi qu’à l’offre et la demande des autres opérateurs en fonction du dernier prix, et était insuffisante pour deviner si le marché était haussier ou baissier. Il était déjà possible d’annuler des transactions, mais il fallait pour cela qu’un « coureur » traverse la corbeille pour réclamer l’annulation au desk de la contrepartie, une manière de faire qui ne permettait pas que l’on annule 98% des transactions comme le font couramment les algos d’aujourd’hui.

Le fait que, en leur temps, les êtres humains, en se trompant une fois sur deux, ignoraient où allait le marché, réduit à néant bien entendu le credo de la « science » économique selon lequel le marché « connaît le prix objectif » ­– si seulement on le laissait opérer sans entrave. Ce que ma simulation montrait – mais le bon sens ne suggère rien d’autre – c’est que « le marché » ignore tout et qu’entre acteurs ne sachant rien, aucun mimétisme ne peut se manifester, et qu’il en va bien mieux ainsi, puisque dès que le marché « sait », il s’effondre aussitôt. C’est ce que prouvent aujourd’hui les algos qui, sachant ce qui va se passer – sans se concerter, ni même se copier l’un l’autre : leur anticipation correcte leur suffit amplement – provoquent des krachs à répétition.

Comment remédier à la situation ? Pénaliser les annulations de transactions par une légère amende, les krachs instantanés provoqués par les algos disparaîtront comme par enchantement !

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(*) Jorion, Paul, « Adam Smith’s ‘Invisible Hand’ Revisited. A Simulation of the New York Stock Exchange », Actes du Premier Congrès Mondial de Simulation des Systèmes Sociaux, Kyoto, août 2006, Berlin : Springer-Verlag

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69 réflexions au sujet de « Le Monde / L’Écho, Tout va mieux quand les marchés ignorent tout !, le 5 novembre 2015 »

  1. Vous êtes passé de l’interdiction des paris à une proposition de régulation?:
    « Comment remédier à la situation ? Pénaliser les annulations de transactions par une légère amende, les krachs instantanés provoqués par les algos disparaîtront comme par enchantement ! »

    1. Il faut attaquer sur tous les fronts possibles.
      D’autant plus que les marges de manœuvres sont nulles.
      (en clair ça veut dire qu’en pratique on ne peut strictement rien faire, puisque ce sont les spéculateurs qui écrivent les règles du jeu)

  2. Finalement, les décisions motivées par un maximum d’informations conduiraient à ceci :  » le résultat est tiré du bruit statistique, comme un lapin d’un chapeau. « 
    A quoi bon fatiguer les traders robotroniques ?
    La solution proposée consiste donc à les dégoûter à l’avance par les pertes incontournables…
    Mais qui donc a le pouvoir de mettre en place ces « légères amendes » ?

    1. ça me rappelle une blague:

      Dans une rue, il y a 2 tailleurs.

      L’un écrit en gros sur sa vitrine:
      « ici le meilleur tailleur de l’Univers »

      L’autre écrit:
      « ici le meilleur tailleur de la rue »

      1. Ecoutez Jean Louis Cussac sur BFM pour comprendre la logique des traders qui marchent aux graphes. Désopilant de stupidité.
        Si j’étais un algo, je ne ferais pas autrement.

    2. C’est du Hillary pur jus, Juan. L’histoire dit pas si l’idée vient de son conseiller financier de campagne en chef, Gary Gensler. Ce qui est sûr c’est que dès avant la mise en oeuvre d’une telle taxe, les différentes bourses offriraient aux traders hft un nouveau type d’ordres leur permettant de changer leurs prix sans annulation de l’ordre…

    3. L’idée revient à faire un croche-patte au « coureur » après qu’il a traversé la corbeille, pour qu’il n’y revienne plus. Ça donne l’impression d’une proposition plus accessible que de renverser l’exploitation, toussa, toussa ; et plus convaincante parce que de moindres conséquences.

      Mais les mécaniciens se servent de la contre-expertise de Jorion comme stress-test théorique et n’ont aucunement l’intention de mettre en place ses rustines, dont je ne doute pas de l’efficience. À moins de supposer que les plus malins les vendent en kit quand le ciel leur tombera sur la tête.

      Cependant l’échéance est régulièrement repoussée, puisqu’il paraît tous les jours que demain sera pire, jusqu’au jour, advenu sans Grand Soir que Jorion voit venir, où les robots, pauvres solitaires, regretteraient de n’être plus humains.

  3. On va pas tarder à s’entendre dire que la chute du WTI oil crude c’est la faute aux algos.
    Sinon, je n’ose imaginer que ce papier ait quoi que ce soit à voir avec la mort de Girard.
    Sinon, il est permis aussi de rire des flash-crashs :
    http://www.bloombergview.com/articles/2015-07-13/algorithms-had-themselves-a-treasury-flash-crash
    D’en mourir d’ennui itou :
    http://www.treasury.gov/press-center/press-releases/Documents/Joint_Staff_Report_Treasury_10-15-2015.pdf

    1. C’est génial ce truc!

      Il démontre de manière éclatante, et en dessins rigolos, comment le Monde est construit sur la Connerie humaine!
      Ce serait à pisser de rire si ce n’était si tragique.

  4. « Pénaliser les annulations de transactions par une légère amende, les krachs instantanés provoqués par les algos disparaîtront comme par enchantement ! » Est-ce à défaut de ne pouvoir interdire les transactions boursières, sur le dérivés… comme vous le préconisez il me semble M. Jorion…?

      1. Autant pour moi alors…? La complexité des problèmes se multipliant au fur et à mesure que des propositions s’accroissent et se précipitent à vouloir les résoudre, surtout ici…. rajoutant de la complexité à suivre l’évolution des uns et des autres, il devient difficile d’entrevoir le dessein des intentions de chacun-e cherchant à se départager par rapport aux stratégies d’autres, n’en dévoilant pas moins.

      2. Je reconnais que je suis dans un de ces jours, mauvais, dont on espère qu’il se termine vite mieux que celui de la veille, qui nous a fait regretter aussi de l’avoir subit… Pour autant aurais-je mal compris les intentions initiales de M. Jorion (à je ne peux répondre directement avec cet outil, et m’en excuse) qui parlaient me semble t-il d’interdire le THF… Même si je reconnais néanmoins que la proposition que vous faites M. Jorion, de taxer « les annulations de transactions par une légère amende » en atténuerait certainement des aspects nuisibles, momentanément je crois entrevoir, n’en restera t-il pas moins donner du temps et d’autres armes à « l’ennemi sans visage », robotisé…?

      3. 1) Je propose que l’on revienne sur l’abrogation des lois qui interdisaient la spéculation (paris sur l’évolution du prix des titres financiers à la hausse ou à la baisse).

        2) L’interdiction de la spéculation n’implique pas la fermeture des bourses, les bourses sont des lieux d’achat et de vente d’actions, qui sont des avances faites au capital d’entreprises commerciales, donnant droit à des parts de bénéfice appelées « dividendes ».

        3) Pour éviter que le commerce des actions ne devienne essentiellement spéculatif, c’est-à-dire que l’acheteur soit uniquement intéressé à l’appréciation de leur prix plutôt qu’à la part de bénéfice, je propose que le cours quotidien des actions soit déterminé par un unique fixing dans la matinée.

        4) Pour empêcher que le trading à haute fréquence ne génère des krachs à répétition (dans un cadre où comme maintenant il y a détermination du prix en continu – autrement dit, dans un cadre où ma proposition de fixing est ignorée [j’envisage de manière réaliste que l’on puisse ignorer mes propositions 😛 ]), je propose de taxer – même très modérément les transactions annulées, convaincu que cela tuerait immédiatement le trading à haute fréquence.

      4. Julliot Pierre
        Bah je crois que si Paul Jorion en avait la possibilité il interdirait dès demain matin le capitalisme. Il y pense sans doute très fort, mais chut. 😉
        Cet article je le vois moins comme un profession de foi, un manifeste, un programme d’urgence exhaustif pour sortie du capitalisme, que comme un ensemble de remarques visant à démonter une légende urbaine du capitalisme, en l’occurrence celle de l’omniscience efficiente des marchés. Ici il démonte un mécanisme et dit comment l’arrêter. L’idée est moins de l’arrêter que d’en démontrer l’absurdité. Qui peut savoir comment demain le capitalisme se réformera, quelles seront les décisions prises qui feront bascule ? Et comme vous n’êtes pas sans le savoir le capitalisme est à l’agonie.
        Avant de substituer un système à un autre, ne faut-il pas d’abord effectuer la critique radicale du système, même sachant que ce système est voué à l’auto destruction en le mettant à plat pour démontrer que ses grandes prétentions à faire le bonheur de l’humanité sont basées sur des illusions, de fausses évidences. Il me semble que l’on ne construira pas quelque chose d’inédit, apte à relever les défis de notre temps, si l’on ne s’est pas débarrassé d’un certain nombre de ces illusions. Avant d’être politique la transformation ne se joue-t-elle pas sur le plan de la connaissance. Une politique qui ne serait pas informée d’une connaissance nouvelle peut-elle être une bonne politique ? Ainsi, par exemple, l’échec de l’expérience soviétique ne tient pas seulement aux évènements, à des mauvaises décisions, elle tient aussi au fait que le cadre intellectuel dans lequel les acteurs agissaient n’était sans doute pas à la hauteur des ambitions politiques, et que comme c’est arrivé, un certain nombre de tares attribuées au capitalisme n’ont pu être évitées dans le nouveau système. Ainsi du productivisme, des relations hiérarchiques, de la valeur travail comme coût de production (ce que Marx n’a pas vu, mais qu’a analysé Jorion.) et d’autres choses encore sans doute.

      5. ah zut, le temps d’écrire mon laïus, Paul a donné sa propre réponse. Ce que j’ai écrit n’engage que moi bien entendu 🙂

      6. La suppression des actions permet de résoudre les points 1,2,3,4 de Paul Jorion !
        Il n’y aurait plus que des obligations à taux fixe, sur une durée en ligne avec l’amortissement des machines ou l’amortissement des agents économiques (???)
        Les entreprises feraient rouler leur dette comme les états.
        Fini la loterie, non ?

  5. Une autre histoire, c’est un jeune religieux un peu ‘ rigide’ qui, mécontent,traverse la ville affairée. Il se rend chez son maitre et intérieurement il plaint et blâme tout ceux qu’il croise sur son chemin et qui semblent ne rien savoir de la loi divine. Devant son maitre , il soupire : si tout ceux qui peuplaient cette ville étaient vertueux et instruits…peut-être par contagion l’humanité serait sauvée… En entendant ces mots c’est au maitre de soupirer !  » Tu ne sais pas que la terre est plate comme une assiette ? Si tous décidaient de se regrouper au même endroit , la terre basculerait et nous serions précipités dans le vide ! Alors ne t’inquiète pas pour tout et essaie simplement de faire bien . Dieu sait mieux… » A ces mots l’étudiant soupira encore une fois et dit : » Dieu est si grand … Et nous sommes si petits.. » en entendant ces mots ,le maitre rit joyeusement.

  6. Tiens, je pensais que vous étiez partisan d’une cotation par jour !
    Pour ma part, je suis partisan de la suppression des actions !

    Tout ceci étant utopique, si j’étais trader je demanderais une petite taxe Tobin pour mettre un peu de viscosité dans le système, un peu d’amortissement dans les algos.

    J’aimerais savoir combien de Trader ont mal vécu ces derniers mois de folie boursière ? Ils sont fous ces traders ou risque de la devenir.

    Quelle est selon vous la durée de vie d’un Trader ? Quelques années seulement, après on doit être totalement rincé, peut-être riche, peut-être drogué.

    Dur dur la vie d’un Trader surtout qu’elle n’apporte rien, mais rien du tout à la société. Comme ils ont réussi à faire fuir les particuliers de la bourse, ils jouent les uns contre les autres. Les plus malins font perdre les autres. Les perdants démissionnent et sont recrutés par d’autres sociétés de Trading, je crois.
    Allez, une larme pour la vie stressante des inutiles Traders !

    Ce qu’ils gagnent c’est forcément au détriment des fonds de pension, donc de vous. Certains parleraient de parasite.
    Appelons cela du vol légalisé en bande inorganisée. Ou bien impôts privés sur votre épargne ! Courage, fuyons.

  7. Merci M. Jorion Paul et M. Pierre-Yves Dambrine pour vos explications et éclaircissements.

    Pensez vous alors que cette taxe sera suffisamment dissuasive pour empêcher par exemple les banques françaises et autres de spéculer sur la faim dans le monde avec leur THF, sur la fluctuation des prix et de gagner beaucoup sur la misère, la pauvreté la souffrance humaine… ?

    Si j’ai bien compris le fond du scandale de la spéculation sur la faim dans le monde avec le THF, et plus loin encore d’autres scandales comme ceux de manipulation des taux d’intérêts interbancaires, (LIBOR, etc, etc) – et pardon si je me trompe – ce mécanisme de taxation pourrait donc en dissuader plus d’un robot et responsable de leur programmation de profiter de cette défaillance de régulation pour jouer sur les prix, taux, pour gagner énormément dessus et nuire à l’espèce humaine d’autant plus avec.

    Sans que pour autant les responsables (bancaires, financiers, Etatiques, etc) des manipulations citées soient poursuivis et produits devant la justice pour rendre compte de leurs actes de nuisances et en payer le prix…

    1. « Pensez vous alors que cette taxe sera suffisamment dissuasive pour empêcher par exemple les banques françaises et autres de spéculer sur la faim dans le monde avec leur THF, sur la fluctuation des prix et de gagner beaucoup sur la misère, la pauvreté la souffrance humaine… ? »

      La réponse est non, et je peux même vous dire qu’une taxe sur les annulations d’opérations boursières, ne rebouchera pas le trou dans la couche d’ozone, ni n’inversera le cycle du phosphore, ni ne permettra l’invention d’une machine à mouvement perpétuel.

      1. Merci pour cette réponse vous faisant vous moquer à l’occasion du manque d’instruction, de compréhension, de toutes ces complexités financières, et politiques…. difficiles à appréhender pour nombre de citoyens-es lambda aussi modestes, aussi désœuvrés-es, qu’ils-elles ont pour eux-elles, au moins, l’humilité d’en reconnaître leurs limites, conjuguée à l’envie de savoir, en vous interrogeant, trop naïvement, et brutalement, peut être, à votre goût (?).

        Mais cela ne doit pas valoir la peine (pour qui…?) de s’étendre de trop sur de telles considérations… d’egos froissés (et donc pardonneriez vous mon impertinence…?)… pourra en retenir l’Histoire et les IA… si notre but commun est de mieux se comprendre et construire, ensemble…. à petit pas, voire trop petits pas, suivant des aspirations spatiaux temporelles si différentes (qu’illustrent les écarts croissants des inégalités) une solution pour sauver l’espèce humaine, et/ou sa représentation..

        Mais est-ce que cette taxe influerait pour en annuler leurs méfaits, sur le scandale des manipulations des taux interbancaires, etc… ? Car il me semble que sur ce point vous n’avez rien dit.

      2. Pour traficoter le Libor rien ne vaut un bon trader diagnostiqué asperger comme Tom Hayes (surnommé Rain Man par ses collègues, il vient de prendre 14 ans ferme).

    2. Non, finalement c’est pas la chute prix du pétrole dont sont rendus responsables les robots du HFT mais, mieux encore, « la spéculation sur la faim dans le monde »…

  8. @Paul Jorion. Il me semble, et malheureusement je le regrette, que tant le filtre du dialogue virtuel numérisé, nous empêchant d’échanger concrètement tous regards, attitudes, plus révélatrices encore que des mots écrits, que celui de la langue pourtant commune, mais trahissant aussi des humeurs variées, pas toujours parfaitement perceptibles, nous font mal nous comprendre, nous font paraître diverger.

    . Il me semble que cette incompréhension est plus sur la forme, quand dans le fond, avec mon maigre vocabulaire, ma capacité limité d’expression, je pense avoir compris pour partie ce que vous dîtes… Ce que je cherche à savoir n’est rien d’autres qu’une illustration de cette compréhension en la transposant sur des cas tristement concrets, des exemples connus donnant pas envie de rire, autres que ceux cités de manière généraliste dans votre bon billet.

    1. Mais peut être qu’en posant la question autrement (reconnaissant qu’elle était mal posée donc) nous pourrions mieux nous comprendre…? Est-ce que les banques spéculant sur la faim dans le monde, n’utilisent pas le THF pour manipuler les prix, et les contrôler malhonnêtement à leur profit, notamment avec les « dérivés sur les commodities. »… ? Et donc dans le cas échéant. Est-ce que votre proposition ne permettrait pas d’y mettre un terme, autant que cela permettrait de pouvoir sauver nombre de vie (par malnutrition, consommation d’eau non potable, maladie et problème de santé publique,etc) dans le monde, autant que de sauver les terres arables, etc des cours et sources d’eau potable, éléments étant des sources de spéculation de la même manière… ?

      http://blogs.mediapart.fr/blog/cadtm/120214/les-banques-speculent-sur-les-matieres-premieres-et-les-aliments

      1. Merci ! Je parlais uniquement des krachs, les manipulations de prix sont une autre paire de manches : pour les réduire, il faut commencer par barrer l’accès des marchés à terme à ceux qui n’ont pas le statut de « négociant », il faut ensuite passer au fixing.

        Quant à la formule consistant à faire passer tout le crédit accordé aux entreprises par des obligations émises par elle, je n’en suis pas partisan : c’est une formule qui met l’entièreté du risque à la charge de l’entreprise emprunteuse, alors que la cotation en bourse partage le risque entre prêteur et emprunteur. Le dividende est l’équivalent d’un taux variable au prorata du bénéfice, c’est un système de métayage parfaitement équitable, si on le maintient sur ses rails [… dans un cadre où il y a propriété privée des moyens de production – ce que je ne considère pas comme a priori souhaitable, nuance !].

        Voir sur tout ça, Le prix (2010) : pp. 243-252

  9. Pour ajouter à la liste de Pierre Juillot, une brève dans Le Monde du 06.11.2015:
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/11/05/trading-haute-frequence-euronext-et-virtu-sur-le-banc-des-accuses_4803846_3234.html#r1S0pVOWk2s60yjl.99

    Coïncidence (?) amusante : elle est situé en p. 6 juste en face de la chronique de Paul Jorion. Et la solution donnée à titre ironique par PJ de « donner une légère une amende » répond à la proposition d’Euronext : « [elle] facturait les opérateurs qui dépassaient le ratio de 100 ordres passés pour 1 exécuté. »
    Ici, il était question de 310 millions d’ordres. Ce serait désopilant si ce n’était aussi terrifiant — car un effondrement boursier est aussi une catastrophe rejaillissant sur nous tous… Devant ça, que vont penser nos descendants (s’il en reste) ?

    1. Merci à mon tour M. Jorion. Et merci Jacques Seignan pour cette info supplémentaire dont je ne peux découvrir dans sa totalité n’ayant pas d’abonnement au Monde et encore moins les moyens… Mais qui nous en apprend d’autant plus que l’on découvre qu’en cas de faute, erreur, fraude, triche, et presque krach, des divergences à définir une responsabilité pénale, civile, etc, existent fortement quand à faire porter le chapeau à l’humain ou à la machine, mais surtout pas au système…

      1. Et déterminer les responsabilités sans s’attquer au système, demande à identifier plus ou moins « clairement » suivant l’intérêt du système, toutes les causes en amont, mais surtout l’ampleur de toutes les conséquences en aval, qui peuvent diviser d’autant plus des intérêts, loin d’être généraux suivant les termes.

    2. Jacques,
      « un effondrement boursier est aussi une catastrophe rejaillissant sur nous tous… Devant ça, que vont penser nos descendants (s’il en reste) ? »
      ——————–
      Rassurez vous, Mario Draghi et Madeleine Allright ont une connexion directe avec les marchés, qui leur permet d’acheter instantanément ce qu’il faut pour que jamais ça ne s’effondre.
      Car le but du jeu, c’est quand même ça.

      1. Ils ne sont quand même pas plus stupides que Volkswagen!
        (de plus, dans le cas de la BCE et de la FED, personne ne pourra jamais vérifier!)

    3. Seignan, ton billet sur le HFT est désopilant d’ignorance.
      De quoi on soupçonne Virtu ? D’avoir profité de la négligence d’Euronext pendant 32 jours de cotation pour truquer (peut-être) la cotation en dépassant le ratio 100/1 des ordres/exécutions. En pratique ça veut dire quoi ?
      :

      le 28 août 2009, il est intervenu plus de 500 000 fois sur 5 plateformes pour des transactions « inférieures à 3% des volumes échangés » sur le titre EDF. Ce jour-là, le second plus gros intervenant a procédé à « 11 fois moins pour un volume d’échanges 4 fois supérieur ».

      On peut donc supposer un spoofing (leurre pour décaler une fourchette de cours de EDF à la baisse ou à la hausse) contre ce « gros intervenant » – et d’autres. Bref les clients de Virtu (en fait une filiale d’une autre boite de HFT qu’a avalée Virtu en 2011) ont censément gagné contre ceux de cet « autre intervenant » en balançant tranquillou 11 fois plus d’ordres que lui sur EDF pour 4 fois moins d’échanges réels.
      Sinon, avec seulement cinq plateformes, c’est pas dur pour un market-maker d’être à 95% et plus d’ordres annulés, juste en faisant le job. Imagine qu’il propose à la vente sur les cinq plateformes 100 actions EDF à 100,01€ et 100 à l’achat à 99,99. Il vend ses 100 actions EDF à 100,01 sur une plateforme. Logiquement il annule ses ordres d’achat à 99,99 pour les passer à 100 et annule ses ordres de vente à 100,01 pour les passer à 100,02 (son bid/ask s’est décalé d’un centime à la hausse). Résultat : une exécution pour 9 ordres annulés et 19 ordres passés à ce moment T. Sans HFT.
      En outre où lis-tu que la filiale de HFT pouvait « inonder le marché en 10 millisecondes de 310 millions d’ordres passés et annulés» ? C’est en 32 séances entre le 21 juillet et le 2 septembre 2009 que les 310 millions d’ordres ont été passés, pas en un centième de seconde…
      Tu m’as presqu’autant fait rire que Schneiderman (le politicien procureur de New-York, pas le journaliste procureur de News) quand il avait dénoncé Virtu avant son IPO parce-qu’elle se vantait d’avoir connu 1327 journée de business bénéficiaires pour 1328 journées de business…

  10. Bonjour,
    je suis d’accord avec vous tous pour supprimer la spéculation (le fixing c’esttrès bien) et le HFT, mais je constate que :
    – des monopoles se créent et qu’on ne peut plus passer au travers, car nous sommes tous tombés dans le piège de la « super-consommation » (où faites-vous vos achats alimentaires ? au marché en circuits courts ou chez les multinationales – quelles sont les marques de vos appareils ménagers et électroniques ? 100% d’entre-eux sont cotés en bourse, etc etc) – ces sociétés sont plus riches que les états et achètent les politiques, alors comment les affaiblir, sachant en plus que des 10aines de milliers de milliards de dollars d’euros etc, échappent à l’impôt via les paradis fiscaux, supprimant la redistribution et rendant encore plus puissants ceux qui en profitent sans restriction ?
    – où travaille-t-on ? chez bouygues, chez orange, chez edf etc – alors critiquer le système et être employé par une société cotée en bourse, ça ne marche pas intellectuellement, il faut démissionner dans ce cas … une douce utopie.

    Les gens sont individualistes (il suffit d’aller sur les forums ou de lancer des sujets qui fâchent dans un repas de famille, et de constater ce que pense la plupart des gens du RSA, du régime des intermittents du spectacle, etc) – le libéralisme pur et dur a pris le pouvoir et la majorité est d’accord – la solidarité n’existe que chez les pauvres et les exclus – alors, non, je ne vois pas le monde changer tant que chacun restera dans son petit confort de capitaliste, ignorant son voisin et les clochards qui dorment dans des cartons, qu’on enjambe le matin en allant au bureau, faisant semblant de ne pas les voir – on ignore même la situation des gens qui travaillent 15 heures par jour et se suicident car ils ne peuvent plus payer leurs charges (les paysans et petits agriculteurs qui nous nourrissent).
    Le blabla ne sert à rien, il faut leur casser la figure, tous ensemble, c’est la seule solution, et donc prendre un risque pour soi-même, y-êtes-vous prêts ?

    Bien-sûr que non, et moi non plus d’ailleurs.

    1. Moi je pourrais y être d’autant plus prêt que je n’ai plus beaucoup de temps de vie à y perdre , mais , indépendamment que j’ai de la peine à courir le 100 mètres en moins de 40 secondes, je ne suis pas sur d’avoir le recensement et la géolocalisation exacte de toutes les figures à casser .

      On peut aussi rappeler qu’il a suffit de contraindre les grecs à faire la queue ,sur une semaine ,aux DAB pour y récupérer les subsides de survivance , pour faire fondre beaucoup d’ambitions querelleuses .

      A contrario , on peut noter que c’est parce qu’au sein de Solidarnosc , il y avait une majorité de femmes et d’hommes prêts à y laisser leur peau, que l’emprise soviétique a pu être défaite . Mais les figures et les outils à casser étaient plus lisibles , tout comme était connu ou presque ce à quoi on aspirait .

  11. Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles.
    J’avais mis ce lien dans mes favoris , il y a des points de convergences intéressants avec ce que j’ai lu dans des livres de Denis Robert.
    Je vois que vous l’évoquez dans la vidéo du temps qu’il fait du 6 novembre, donc voilà l’article de présentation :
    http://www.alternatives-economiques.fr/les-courtiers-du-capitalisme–milie_fr_art_1391_73702.html

    1. J’ignore où il a lu cela sous ma plume !

      Vous vous souvenez sans doute de ce critique de mon livre Comment la vérité et la réalité furent inventées, qui ne comprenait pas pourquoi je faisais intervenir la « comptabilité », alors que le mot qui était imprimé était « compatibilité »

      Il y a dans la précipitation à me donner tort, toujours un risque !

      1. C’est vrai pour votre cas , mais pour pas mal d’autres aussi .

        Et cela , ça n’est ni « nouveau » , ni « innovant  » .

        Donc « sans intérêt » , si je fais moi aussi un raccourci ( voire deux pour le prix d’un ).

      2. C’est écrit ici
        http://www.pauljorion.com/blog/2012/04/27/lactualite-de-la-crise-a-la-recherche-de-marges-de-petites-manoeuvres-par-francois-leclerc/#comment-315062
        Les plus values, les gains de productivités, l’accélération de l’innovation servent à payer les intérêts, dividendes, ou autres rentes.
        J’ai l’impression que pour ce Jean Zin c’est j’ai raison et vous êtes tous dans l’ignorance.
        Dans un même billet mettre Paul Jorion, François Roddier, et indirectement Jean Marc Jancovinci dans le même panier des idioties ne me paraît en aucun cas crédible.
        On ne peut avoir raison seul dans son coin, chacun détient une parcelle de vérité.

      3. @Michel Lambotte,
        non, en général, Jean Zin est capable de soutenir ses propos par une argumentation très solide, ce qui ne lui évite pas les erreurs, il est d’ailleurs le premier à les reconnaître (cf par exemple son article sur notre commune connerie
        Ce que je lui reproche, c’est de ne pas se frotter plus souvent en direct avec Paul Jorion, parce que je crois que le dialogue qu’ils pourraient avoir serait très enrichissant.

      4. @ Michel Lambotte dit : 9 novembre 2015 à 20:31

        « On ne peut avoir raison seul dans son coin, chacun détient une parcelle de vérité. »

        Permettez-moi de vous le dire tout de go. Vous faites une erreur grossière !

        Vous omettez de vous référer à l’expérience qui joue alors le rôle de juge de paix. Elle peut apporter, à elle seule, la preuve irréfutable de l’erreur manifeste à laquelle peut conduire ce type de raisonnement biaisé.

        L’expérience à laquelle je vous invite à vous référer est celle de Galilée. Il était seul contre tous, y compris les plus nombreux et les plus puissants et pourtant il avait raison.

        Le biais, la distorsion, l’espèce de tromperie, probablement introduite à votre insu dans votre déclaration, provient de ce que vous avez tenu à mettre en valeur indépassable, l’idée de mise en commun et de partage, que nos civilisations, par l’entremise des religions, de l’éducation et de certaines idéologies politiques, ont fini par implanter dans nos esprits, comme étant le bien absolu. Ce qui reste peut-être à démontrer, lorsqu’on en arrive à être confrontés à la survie de l’espèce.

        Je suis tenté de penser que la vérité est une. Le mieux que chacun de nous puisse faire est de travailler à la mettre à nu en éliminant tous les artifices dont les divers courants de pensée humaine l’ont entourée pour mieux parvenir à leurs fins, bien souvent au détriment des autres.

      5. L’expérience à laquelle je vous invite à vous référer est celle de Galilée. Il était seul contre tous, y compris les plus nombreux et les plus puissants et pourtant il avait raison.

        Ça y est, Jduc se prend pour le Galilée du Blog Jorion – en oubliant au passage que Galilée était soutenu, entre autres, par rien moins que le pape…

        l’idée de mise en commun et de partage, que nos civilisations, par l’entremise des religions, de l’éducation et de certaines idéologies politiques, ont fini par implanter dans nos esprits, comme étant le bien absolu.

        Il précise: un Galilée au mieux nietzschiéen, voire heideggerien, en tout cas nihiliste (qui veut s’en prendre aux principes mêmes de toute civilisation).

    2. La mort de André Glucksmann me remet en tête la difficulté de positionnement des intellectuels entre coup de gueules d’indignation « instinctive » ( la réponse du corps ) et le risque d’asservissement au quotidien , au  » pouvoir » politique , au « pouvoir » tout court , au « savoir , à la philosophie , aux religions .
      La « nouvelle philosophie » , en dépit des critiques qu’on peut lui faire , reste remue méninges en ce qu’elle accuse la politique d’être synonyme de pouvoir oppresseur . Elle garde sa place dans la réinterrogation permanente du « Pouvoir » et des relations possibles entre Désir , Loi et Pouvoir .

    3. @Michel Martin
      Jean Zin dit « C’est pourtant bien Yves Cochet qui fait preuve de dissonance cognitive, son apocalypse pétrole ne s’étant pas produite, incapable de reconnaître que non seulement nous ne manquons pas de pétrole mais que nous en avons bien trop et qu’il n’est pas assez cher. La question n’est pas de l’épuisement des réserves mais d’arrêter d’y puiser. »
      C’est à mes yeux une grave erreur de penser cela, la situation économique est telle aujourd’hui qu’effectivement on peut croire à une pléthore de pétrole. Nous sommes bien au maximum de production de pétrole ce qui empêche la croissance de se développer.
      Le prix n’a rien à voir avec l’offre et la demande mais avec un rapport de force. Voyez les graphiques de cet « énergéticien de pacotille » http://www.manicore.com/documentation/energie.html
      Il critique également l’idée de François Roddier qui consiste dans le fait que la biosphère est une structure dissipative d’énergie. si vous découvrez une terre, elle se recouvre immédiatement de « mauvaises herbes » pour justement dissiper le maximum d’énergie solaire. Foi de jardinier.
      Dans le deuxième lien je pense que j’ai à peu de chose près eu le même parcours erratique.
      Ce qui m’ammène tout naturellement à la question de jducac
      « Je suis tenté de penser que la vérité est une. »
      Bien sûr que la vérité est une, mais que connaissons nous d’elle?
      Soyons humble, nous pouvons tout juste en expliquer chacun une toute petite partie.
      C’est dans le dialogue et le partage des informations et des connaissances que nous pouvons avancer.

      1. @ Michel Lambotte dit : 10 novembre 2015 à 22:10

        « C’est dans le dialogue et le partage des informations et des connaissances que nous pouvons avancer. »

        Tout à fait d’accord, mais ça n’est pas suffisant.
        Il faut y ajouter la rigueur, le doute scientifiques et l’honnêteté intellectuelle dont beaucoup ne veulent pas entendre parler, parce qu’ils sont avant tout mus par des visées à caractère politique.
        Ils se comportent alors en apprentis sorciers inconscients des risques qu’ils sont prêts à faire encourir à l’humanité entière, si personne ne vient les stopper dans leur délire. L’histoire des deux derniers siècles nous en a fait connaître de tristement célèbres.

      2. jducac,
        « Il faut y ajouter la rigueur, le doute scientifiques et l’honnêteté intellectuelle dont beaucoup ne veulent pas entendre parler, parce qu’ils sont avant tout mus par des visées à caractère politique. »
        ————————————
        C’est idiot de dire qu’une idée manque de rigueur!
        C’est un non sens. La rigueur ne vient que au stade de son développement, et de sa mise en pratique!

        On voit surtout que jducac est assis sur son petit tas d’or, et l’emportera dans sa tombe.

      3. En effet, tristement célèbre la langue de pute que les imposteurs ont su déployer. Le neveu de Freud n’est pas une blanche colombe.
        Vous non plus.

      4. @ Octobre
        Je suis loin d’avoir la prétention d’être une colombe blanche, comme vous et beaucoup d’autres je cherche et essaye d’analyser avec mes modestes moyens.

        @ Dominique
        Vous avez raison, il me semble qu’une idée naît de la divergence des opinions et de la mise en commun des informations. A ce stade, y installer de la rigueur serait contre-productif.
        C’est seulement quand l’idée semble mûre qu’on peut converger vers la rigueur.
        La créativité fonctionne en deux temps divergence convergence comme l’explique très bien Luc De Brabandère dans son livre « Le plaisir des idées » http://www.amazon.fr/Le-plaisir-id%C3%A9es-cr%C3%A9ativit%C3%A9-entreprise/dp/2100547291

      5. @ Michel Lambotte dit : 11 novembre 2015 à 21:20

        Je n’ai pas lu le livre auquel vous faite référence, mais durant une longue période de ma vie active, j’ai très souvent participé à des séances de créativité en groupe ce qui ne semble pas être le cas de nombre d’intervenants sur le blog de PJ, à en juger par leur comportement au cours de nos échanges.

        Au titre de mes responsabilités professionnelles, j’ai même fait mettre en place dans diverses entreprises françaises œuvrant dans le secteur spatial, des formations d’animateurs à une méthode dite « ADEQUA » au début des années 80.

        http://www.adequa.info/public/media/Programme_ADEQUA.pdf

        Quant à ne mettre en évidence que très tardivement les éléments « destructeurs » d’une solution, il ne faut pas perdre de vue que la vie coûte cher et que pour rester efficace et compétitif, il ne faut pas trop user le soleil à vouloir de toute force faire revivre une solution éventuelle qui s’est déjà traduite par de terribles catastrophes dans le passé, à moins de présenter très rapidement de nouvelles mesures de prévention des risques jugées suffisamment probantes.
        D’où mes diverses sollicitations en direction de D.Gagnot.

      6. jducac,
        Au vu de votre CV, vous êtes expert en analyse de problème. En voici un:

        On constate que le respect des locataires vis a vis de leur environnement, en particulier leur habitat, est extrêmement variable dans notre société, ou par ailleurs les inégalités sont extrêmes.
        Je serais heureux d’en lire votre analyse.

  12. je résume votre propos : quand le marché ‘sait’, (tout le monde est ok sur la tendance), il s’effondre. C’est une autre façon de dire que si tous les acteurs sont du même avis, il n’y a plus de contrepartie ? C’est ce qui pourrait arriver si toutes les transactions s’automatisent avec des ‘algo’ qui se ressemblent de plus en plus. êtes-vous en train de dire que l’argument fondamental du système économique actuel (sur l’efficacité et la pertinence du marché) est faux ? En effet comment le marché peut-il être efficace s’il devient aberrant quand on veut améliorer son efficacité ? Ou alors le problème est désormais sur la définition du marché. Un système où les acteurs sont peu nombreux, ont les mêmes outils, le même raisonnement, les mêmes informations, les mêmes objectifs … est-ce toujours un marché au sens des économistes ?

  13. Vous dites : « Comment remédier à la situation ? Pénaliser les annulations de transactions par une légère amende, les krachs instantanés provoqués par les algos disparaîtront comme par enchantement ! »
    Alors, excusez-moi de poser les questions du con du jour mais comment fait-on ? Toutes les bourses du monde, chacune dès son ouverture, tomberaient sous le coup de la nouvelle réglementation ? Sinon, quelle place serait l’heureuse élue en tant que pionnière et quels seraient les effets sur son volume de transactions ?

  14. Agnès dit :
    18 novembre 2015 à 18:57
    Hé bien dénoncez, Gudule, faites vous plaisir. Il faut être assez profondément chtarbé pour confondre l’énoncé d’un constat avec un direct appel au meurtre, mais bon, ce n’est pas comme si ça me surprenait.

    Ha ben non, c’est le krés vilain méchant gattazounet qui va s’en occuper…Le méchant loup gattazounet a de meilleurs atouts dans ses krosses canines acérées que la gentille Gudule pour croquer avec bonheur la pitite agnès chaperon rouge.
    Et caresse aux gentils et pan pan cul cul au krô vilain méchant gattazounet…qui a eu le tort de ne pas aller faire la teuf au bataclan , dans le monde selon agnès, quel con ce gattazounet !
    Constat ? Voui agnès, c’est mieux komssa, simple et « trés court » : les gentils et les méchants.

    Trés visqueux voire spongieux, en effet, surtout entre les deux oreilles. Et même au centre.
    Ripley Ellen 😉

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