États-Unis : L’establishment, sa crise historique et l’explosion du volcan social qui se profile, par Yorgos Mitralias

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Quand le 14 août passé nous constations l’effondrement du bipartisme américain presque personne ne paraissait prendre au sérieux cette constatation et ses conséquences planétaires cataclysmiques. Aujourd‘hui, c’est-à-dire seulement deux mois plus tard et moins de trois semaines avant l’élection présidentielle du 8 novembre, cet effondrement non seulement crève les yeux mais en plus on peut constater une chose bien plus importante e … prometteuse : La crise politique et sociale de le démocratie (bourgeoise) nord-américaine la plus importante au moins depuis l’époque du grand krach de 1929, une crise qui pourrait conduire prochainement à des explosions sociales et des bouleversements politiques de dimensions historiques !

Et voici très sommairement de quoi il s’agit. À première vue, cela fait des mois qu’on assiste à un phénomène sans précédent : le rejet des deux candidats à la Maison Blanche par la grande majorité de leurs compatriotes, y compris par ceux qui vont voter en leur faveur à contrecœur ! Bien que ce « phénomène » soit unique dans l’histoire du pays, force est de constater que l’actuelle réalité nord-américaine est désormais bien… pire.

Cette « réalité bien pire » a été révélée aux yeux de tout le monde il y a quelques jours quand on a assisté à la rupture du Parti Républicain avec son candidat Donald Trump, ce qui a amené les media américains à parler d’une « guerre civile » au sein de la droite nord-américaine ! Nous ne pouvons pas prévoir quelle sera la suite de la carrière politique de Trump lui-même, mais il est désormais certain que sa candidature a déclenché quelque chose de cataclysmique qui le dépasse et qui, apparemment, était en gestation depuis un certain temps dans cette société américaine en ébullition : la naissance d’un mouvement de masse extrêmement réactionnaire, obscurantiste, raciste, isolationniste et misogyne avec des traits fascistes prononcés!

Bien qu’un tel événement ait eu des précédents dans l’histoire des États-Unis, ce qui rend le « phénomène » actuel unique est son caractère de masse combiné à l’énorme discrédit du Parti Républicain aux yeux de sa traditionnelle base électorale. Cependant, dans le camp adverse, chez les Démocrates, la situation n’est pas sensiblement meilleure bien que, à première vue, tous paraissent unis derrière Mme Clinton.

En effet, le fait que Hillary Clinton n’arrive toujours pas à décoller dans les sondages bien que face à elle il y ait un Donald Trump qui fait tout son possible pour paraitre monstrueusement répugnant, trahit les dimensions du problème qu’affronte la favorite de Wall Street et de l’établissement du Parti Démocrate. D’ailleurs, tout ça ne surprend pas puisque cela fait plusieurs mois qu’on sait très bien que la candidature de Mme Clinton peine à percer car c’est elle-même qui incarne tous les avatars, les perversions et les crimes de l’establishment contre lequel est en train de se révolter la majorité des citoyens américains…

Etant donné donc que même si elle est élue, Mme Clinton ne va pas disposer de période de grâce puisqu’elle sera obligée de représenter un establishment américain divisé et en crise comme jamais auparavant, on peut raisonnablement prévoir que sa présidence va affronter tout de suite d’énormes problèmes en raison de phénomènes d’extrême polarisation qui caractérisent désormais la société américaine, mais aussi de l’existence d’un mouvement populaire de masse bien radical qui conteste le pouvoir absolutiste de l’oligarchie économique américaine. Dans une telle situation – et atmosphère – de crise aigüe, tout dépendra donc de la capacité du mouvement de masse de proposer ses propres propositions et solutions alternatives. En d’autres termes, de sa capacité de créer et d’imposer un rapport de forces qui ferait pencher la balance sociale en faveur des travailleurs, des minorités opprimées, des antiracistes, de la gauche et des syndicats.

Comme on pouvait s’attendre, la décision de Bernie Sanders de soutenir Hillary Clinton a fait que l’énorme mouvement créé et grandi durant sa campagne électorale perde beaucoup de son tonus. Cependant, la profonde crise de ceux d’en haut et de leur système aidant, ce mouvement n’a jamais cessé d’exister et a pu se transformer, faisant même des sauts qualitatifs en plein été et tandis que l’affrontement Clinton-Trump monopolisait l’actualité dans les media des États-Unis.

Voici donc pourquoi on connait d’avance le cadre général mais aussi les protagonistes du prochain grand affrontement social et politique qui marquera les années à venir aux États-Unis. Tout d’abord, le cadre général se situe tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Parti Démocrate puisque les partisans de Bernie Sanders sont divisés sur la question de la possibilité de reformer ce parti. Toutefois, tant ceux qui espèrent toujours reformer ce parti que les autres qui n’ont plus aucune illusion sont tous d’accord pour conserver leur unité et collaborer étroitement quant il s’agit de mener des luttes revendicatrices. D’ailleurs, même ceux qui ont suivi fidèlement les instructions de Sanders ne se sont pas limités de revenir au bercail du Parti Démocrate. Ils ont créé quelque chose qui ressemble comme deux goutes d’eau à un mouvement ou à une organisation indépendante et qui s’appelle « Our Revolution » (Notre Révolution), laissant aux prochains développements le soin de décider si cette structure organisationnelle toute fraiche évoluera ou non vers le célèbre « Troisième Parti » de masse…

L’image est encore plus claire en ce qui concerne les protagonistes de l’affrontement qui se dessine déjà à l’horizon vue que celui-ci… a déjà commencé. La première chose qui impressionne est que cet affrontement aura lieu sur plusieurs fronts, sera global, général. C’est-à-dire, qu’il sera tant idéologique et social que – en même temp s- politique et économique puisqu’il inclut la liste suivante, pas du tout exhaustive, de luttes sociales déjà en cours : La lutte de masse menée par les Nations Indigènes, unies comme jamais depuis des siècles, contre les géants du pétrole et les banques qui financent la construction du pipeline traversant leurs terres et qui menace directement de polluer l’eau du fleuve Missouri qu’ils boivent. La lutte antiraciste en cours des Afro-Américains, qui a débouché à la naissance de l’organisation nationale de masse Black Lives Matter, laquelle représente un énorme saut qualitatif puisqu’elle s’attaque aux racines économiques et sociales de l’oppression raciale. La lutte des minorités raciales et nationales opprimées (Afro-Américains, Latinos, Asiatiques,…) contre les « symboles » de leurs oppresseurs (hymne national, drapeau, etc.). La lutte prolongée de masse des millions de travailleurs pauvres et sous-payés pour l’augmentation du salaire horaire minimal de 8 a 15 dollars et la levée des obstacles à la lutte syndicale et la création des syndicats. La lutte des citoyens d’origine latino-américaine pour la légalisation des 13 millions de travailleurs sans papiers vivant aux États-Unis. Et aussi, les luttes des centaines de milliers de vétérans de l’armée américaine indigents qui se suicident chaque année par milliers. Des femmes qui défendent des droits acquis durant les décennies passées par leurs luttes et menacés aujourd’hui directement par l’offensive obscurantiste et réactionnaire. La lutte des esclaves de temps modernes que sont les presque 2,5 millions de prisonniers qui mènent depuis quatre semaines la première grève générale dans les pénitenciers (en grande partie privés) des Etats Unis. Des dizaines de millions de citoyens qui demandent de changer radicalement et tout de suite le système politique antidémocratique et corrompu. De tous ceux de plus en plus nombreux qui se battent contre l’industrie des énergies fossiles et son rôle déterminant dans la catastrophe climatique. Et évidemment la lutte des jeunes générations appelées « Millennials », qui se déclarent dans leur grande majorité… socialistes, rejettent le capitalisme et définissent comme leur première priorité la redistribution des richesses. Inutile de rappeler que toutes ces luttes et toutes ses résistances mobilisent des centaines de milliers de citoyens nord-américains et sont soutenues par des dizaines de millions d’autres. (1)

Mais, attention : dans notre monde actuel, il n’y a pas d’événements « inéluctables » ni d’évolutions historiques « inévitables ». Le développement, la maturation, l’orientation et la victoire finale de ce grand mouvement populaire nord-américain en cours de formation dépend – aussi – du soutien concret et en actes que la gauche politique et syndicale européenne saura lui offrir. Sans oublier que cette gauche européenne a en plus tout intérêt à lier son sort à celui du mouvement nord-américain puisque la locomotive qu’est ce mouvement américain radical et de masse peut, comme nul autre de par le monde, la tirer et la faire sortir du marécage de la défaite et du discrédit dans lequel elle est enfoncée aujourd’hui.

Alors, que la gauche politique et syndicale européenne cesse de se désintéresser scandaleusement de ce qui se passe aux États-Unis et qu’elle s’empresse – enfin – à inclure dans ses plans le mouvement populaire nord-américain et surtout, à se mettre au plus vite en rapport avec lui afin de (co)organiser des luttes communes et prendre des initiatives communes d’envergure à la hauteur des enjeux de nos temps si difficiles. Et tout cela pour acquérir une taille critique car, selon tous les indices existants, notre sort mais aussi le sort de cette planète dépendront, prioritairement, de l’issue finale de l’affrontement de classe au cœur de la superpuissance mondiale, à l’intérieur des États-Unis d’Amérique !

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Note

Pour une information de première main riche, détaillée et quotidienne sur tout ce qui se passe aux États-Unis et qui intéresse les mouvements sociaux et la gauche nord-américaine, il y a sur Facebook : « Europeans for Bernie’s Mass Movement »

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96 réflexions au sujet de « États-Unis : L’establishment, sa crise historique et l’explosion du volcan social qui se profile, par Yorgos Mitralias »

  1. Quelques exemples sur les « luttes communes » et les « initiatives d’envergure » à engager ?

    Je n’ai pas l’impression que les forces que vous citez s’ignorent , mais j’ai ,dans le même temps, le sentiment que chacun attend surtout de l’autre qu’il le conforte dans son propre « territoire » , plus qu’il est prêt à faire acte commun .

    Peut être le poulain de Paul Jorion a-t-il une opinion ?

  2. « la naissance d’un mouvement de masse extrêmement réactionnaire, obscurantiste, raciste, isolationniste et misogyne avec des traits fascistes prononcés! »

    Bien l’attitude des différents gouvernements US n’ont rien à voir avec le fascisme.
    Comme en France, les partis de gouvernements qui ne sont pas xénophobes mais qui font la chasse aux Roms et aux Sans papier.

    Encore un aveugle qui dissert…

  3. « Alors, que la gauche politique et syndicale européenne cesse de se désintéresser scandaleusement de ce qui se passe aux États-Unis »
    Il y a t il une gauche européenne ?
    Il me semble que la barrière des langues est difficile à surmonter pour le plus grand nombre des citoyens. Peut être que l’informatique permettra une traduction simultanée dans les temps prochains.
    Deja, les médias français ne rendent pas compte des mouvements sociaux dans les pays européens voisins. Sans doute faut il en premier lieu créer des médias qui permettront d’échanger les informations utiles à l’émergence d’une communauté sociale européenne, puis transatlantique.

      1. Tu m’étonnes, le fief de Sanders, le Vermont, est pour ainsi dire un mix entre un Québec bon teint et une Confédération Helvétique sans immigrés.

    1. Paul, après son passage à une réunion de la GUE (gauche unie européenne) semblait dire que des choses avançaient bien… Phlippe Lamberts, le chef de file des écologistes de gauche au PE dit qu’il y a dans ce Parlement une centaine de député de progrès. C’est peu sur près de 700 mais ceux-là se connaissent, parlent la même langue (la lingua franca qu’est devenu l’anglais, hélas). La lutte contre les traités de libre-échange unit des activistes de toute l’Europe. Des dizaines de milliers d’écologistes de tous pays voulaient venir à Paris pour la COP21 avant que l’état d’ugence post attentats ne les empêche, en majorité. Des décroiisants belges sont présents aux réunions des décroissants français et des décroissants français viennent de participer à l’assemblée générale des décroissants belges. Non, nous n’avons pas encore vraiment commencé à gagner mais des signes avant-coureurs voient le jour…

    1. J’aurais plutôt évoqué Vladimir Illich Lénine qui avait paraphrasé Marx , en  » Prolétaires , personnes opprimées et nations , unissez vous  » .

      PS : mais j’ai pas pigé les écureuils …

      1. Ça y est , j’ai retrouvé les noisettes .

        Illustration de la difficulté pour s’entretenir avec des anglo-saxons d’outre-Atlantique .

  4. Bonjour à tous
    « Old Charlie* stole the handle, and the train it won’t stop now, no way to slow down! » (Jethro Tull – Locomotive breath)
    Même avec un écureuil prépubère aux commandes!
    La fuite des marchés vers la stratosphère pour payer les retraites et les actionnaires ne peut souffrir d’interruption sous peine d’effondrement total du système.
    Cela se résout par la guerre et les ventes d’abris souterrains, pour héberger les 1% privilégiés parmi les écureuils prépubères, bat son plein aux US comme en Suisse…
    * Old Charlie = le Diable dans la culture anglo-saxonne prépubère.
    Cordialement

  5. Il n’y a pas de mouvement social paneuropéen, problème de langue ou de nationalisme territorialisé ?

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que les « élites » politico-économiques n’ont aucun problème de langue pour coopérer à la sauvegarde de leurs intérêts plus ou moins propres.

  6. Mouais…

    J’ai plutôt l’impression que le camp démocrate est divisé, que les agences d’Etat sont divisées (entre ceux qui que Clinton devrait être poursuivie conformément aux exigences de la Constitution et ceux qui ont trahi la Constitution pour la défense des intérêts politiques sonnant et trébuchant de Clinton, de Wall Street et du complexe militaro-industriel), et que certes le camp républicain est divisé, mais seulement entre les représentants et la base, ce qui est beaucoup moins grave.

    Par ailleurs, s’il y a un candidat inquiétant, c’est bien plutôt Clinton: misandre assumée, protectrice de son prédateur sexuel de mari, corrompue (via sa « fondation »), criminelle de guerre (Irak), aigre-fin (ses premiers placements financiers juteux matinés de trafic d’influence), raciste (ses liens avec le ku klux klan), hostile aux lanceurs d’alerte (elle avait demandé publiquement l’execution d’Assange) et… cerise sur le gâteau, vraisemblablement à l’origine de l’execution des quelques personnes qui devaient témoigner contre elle à quelques jour de leur déposition.
    Bizarrement, rien sur le blog de P. Jorion sur les rêvelations hallucinantes de wikileaks sur la candidate…

    Alors certes, The Donald est un redoutable populiste (il s’engage à nettoyer le Congrès de la corruption/lobbying, et il reprend le discours de Kennedy le bougre!), mais on est très très loin de « bonnet blanc » et « blanc bonnet », ou plutôt de « bonnet sale » et « sale bonnet ».
    Entre un candidat qui exploite tout ce qui est à sa disposition pour « gagner », c’est à dire « faire des deals » (sic), et un autre qui fait tuer plus souvent qu’à son tour, il est bien évident que le premier, sur le papier, est de loin plus fréquentable.

    1. Tain, même les commentaires sur les pires sites d’extrême-droites ricains type Alex Jones ou Breitbart (je cite pas Wikileaks, site apatride…) sont au-dessus de certains postés ici.

      1. C’est fascinant hein ? C’est bien de donner à voir ce que pense les aimables lecteurs du blog…
        Enfin, j’ai quand même dû virer un post raciste du petit nouveau venu Équerre/Compas qui a visiblement du mal à comprendre qu’Obama à la Maison Blanche n’a pas signé la fin de l’oppression des minorités aux USA.

  7. Ceux qui connaissent bien les Etats-Unis savent qu’il y a une différence significative entre les USA des années 70, et l’état du pays d’aujourd’hui, tant au niveau économique que politique. Le fossé entre Républicains et Démocrates est bien plus grand qu’auparavent et ne cesse de s’accroître, et quant à la dégringolade des classes moyennes – je pense les lecteurs du blog sont au courant.
    C’est la raison pour laquelle il ne faut pas sousestimer les chances de Trump. Et même en cas de perte (des élections), il en restera un ère « post-Trump », marqué d’agitations sociales et politiques, la récolte contre le « political correctness ».
    Ce candidat est devenu l’icone des gens qui sont contre le système établi, un système devendu par Clinton et sa clientèle. Quelque soient les « performances » verbales de Trump, la plupart les gens en font abstraction, s’accrochent à leur porteur d’espoir. D’autant plus Clinton n’incarne pas l’espoir, bien au contraire. Elle dit qu’elle continuera la politique d’Obama. Mais celle-ci a, grosso modo, échouée.
    La fameuse assurance de maladie (Obama-care) pour revenus faibles est au bord de la faillite, ce système de fonctionne pas. Le pib, souligné avec fierté par les suiveurs du président, repose sur des dettes, privées et publiques, et ainsi de suite.
    La situation semble donc compliquée, quelque soit le gouvernement au pouvoir en 2017.

  8. L’avenir du monde dépendra moins de ce mouvement démocratique (dans le camp des impérialistes, « démocratique » devient « raciste, bigot, de mâles blancs frustrés », etc.), que de l’élection ou non de Clinton.
    Si elle gagne, pour sauver le leadership d’un empire à bout de soufle, cette cinglée déclenchera certainement une troisième guerre mondiale, et avec cette dernière l’extinction de l’espèce (ou pas loin).
    Si elle perd (et finalement même si elle gagne), nous assisterons sans doute à une guerre civile et à la division des USA en plusieurs Etats.

    C’est Paul Jorion qui avait raison: en 2007 s’est jouée la fin du capitalisme, et donc en même temps la fin de l’empire étatsunien, une poignée d’années seulement après l’effondrement de l’URSS.
    Du coup, les élites économiques US sont prêtes à tout, quitte à emporter le monde entier avec elles, pour ne pas perdre leur précieux leadership. Tout, plutôt que de déchoir… Superbe.

    Vivement le leadership chinois.

  9. Ce vers quoi l’on s’achemine, c’est l’implosion sociale des Etats-Unis, qui, selon toute vraisemblance, trouvera un prolongement dans une fracturation territoriale, sous une forme ou sous une autre. Les Etats-Unis n’en ont décidément pas fini avec la Guerre de Sécession. Après 2 siècles d’une prédation sans précédent sur le reste du monde, les Etats-Unis semblent s’auto-cannibaliser. Juste retour des choses. La course actuelle à la présidence servira de catalyseur et d’accélérateur à la décomposition en cours: quel que soit le vainqueur au soir du 8 novembre, sa légitimité sera contestée rejetée par le parti de ses adversaires. Cela nous promet un joli spectacle. Au reste, sauf erreur de ma part, il n’existe historiquement pas « d’Union » qui ait réussi à survivre dans la durée: dans l’ordre des choses, l’Union Européenne devrait suivre assez rapidement. D’une certaine manière nous vivons la réplique de l’effondrement de l’URSS, il a 25 ans. Il n’y aucune raisons que les 2 grandes « unions » occidentales survivent mieux… Les 2 grands vainqueurs, qui tireront les marrons du feu sans coup férir, seront la Chine et l’URSS. Tiens, ce ne sont pas des « Unions » … Bizarre, bizarre. A moins que dans leur folie, les Etat-Unis en nous projettent dans un conflit majeur avec l’une ou l’autre.

    1. Ce qui est bizarre , c’est d’écrire que l’URSS n’est pas une union . La Russie , faut voir au moins à l’aune de ses ambitions) .

      Pour la Chine , faut pas remonter très très loin dans l’histoire pour retrouver des frontières et des ethnies .

      Pour la France, on en trouve pas mal parmi les corses , les basques , les bretons , les allobroges, les catalans , les alsaciens …qui ont encore du mal à reconnaître qu’être français , c’est pas si mal que çà .

    2. Les 2 grands vainqueurs, qui tireront les marrons du feu sans coup férir, seront la Chine et l’URSS.

      Merci braves larbins, vous les tirâtes, nous les pirates les mangeâmes.

  10. Rappellons à l’aimable audience que Trump est pour une entente USA – Russie et non une escalade à la Clinton.

    Rappellons à l’aimable audiance que 100 millions d’Usiens sont ni au travail ni au chomage. vont-ils finir par l’ouvrir ou par se faire ouvrir ?

  11. Problème avec la gauche européenne:
    -Blair lui a fait le baiser de la mort
    -Papandréou a achevé la social-démocratie
    -Tsipras a achevé la gauche radicale.

    Reste quoi chez nous?

    1. Thomas Piketty ?

      Variante : JL Mélenchon + Corbyn , Varoufakis , Oskar Lafontaine ,Iglésias ?

      Mais le vrai problème , il est peut être dans les plus de 50 % d’abstentions ( un peu partout) .

      1. C’est p’têt pas l’problème Juan, c’est p’têt la solution?
        Plus sérieusement, cela voudrait tout simplement dire que la démocratie représentative a vécu.
        Attelons nous à imaginer et à expérimenter une nouvelle e de préférence avec la génération Y.

      2. Je ne sais pas si c’est le « problème » ou la solution , mais en tous cas c’est un signe et une mesure de désarroi .

        Mais il n’est pas sur que les abstentionnistes sachent bien ce qu’ils veulent et pourquoi , comme il est dit en fin du billet de Madeleine Théodore , et que tous aient bien l’envie de s’en faire une idée à la fois personnelle et collective , sans l’acheter en kit au comptoir des « penseurs » délégués .

    2. yanis Varoufakis en parle
      « The number of good-quality jobs has decreased, investment is depressed and optimism about the future is being destroyed. It is the left’s duty to do all we can to end this. If we can explain to the masses what the sources of their discontent are, we have a chance to breathe new life into the left. There are no guarantees – just a chance. »

      http://www.newstatesman.com/politics/2016/09/yanis-varoufakis-left-never-recovered-fall-soviet-union-yet-there-hope

    3. On poursuit:
      -1981 Mitterand tue le PC
      -2016 Hollande tue le parti socialiste et s’estropie le pied (gauche..). Il achève et ridiculise la sociale-démocratie pro-keynésienne.

      Reste le néant.

      1. @ daniel dit : 19 octobre 2016 à 23 h 38 min

        A eux deux, Mitterrand et Hollande ont fait monter les extrêmes.
        L’un à l’extrême droite (Le Pen) l’autre a l’extrême gauche (Mélenchon) tout cela au détriment d’un centre partisan de l’eau tiède alors que le pays a besoin d’une vraie politique de droite pour restaurer l’ordre et l’efficacité, y compris dans les administrations, (à l’éducation nationale entre autres), qui sans même s’en rendre compte, handicapent le pays au point de lui faire perdre l’espoir de retrouver la situation qu’il avait acquise avant 81.

  12. En fin de compte, après x années de lecture, c’est un peu toujours le même message qui revient avec ses déclinaisons thématiques. D’ailleurs le même que celui de nombreux milléranistes attendant la fin des temps alors que rien ne se passe, ni rien ne passera.
    L’UE ? Toujours là. La finance prédatrice ? toujours là. Fukushima et plus globalement la technologie nucléaire ? toujours là. Ah, et l’être humain : toujours là.

    1. Fukuyama a écris La Fin de l’histoire et le Dernier Homme.
      Margaret Atwood à écris le dernier Homme.

      Thème éternellement à la mode qui finira bien par devenir réalité un jour.
      Fukuyama avait raison (sic) la fin de l’histoire est bien arrivée vu l’inculture historique de la pluspart des alphabétisés.

      1. « Fukuyama avait raison (sic) la fin de l’histoire est bien arrivée »
        Ah oui, et ceci:
        http://tempsreel.nouvelobs.com/sciences/20151006.OBS7115/loups-sangliers-elans-tchernobyl-le-paradis-des-animaux.html
        La nature n’a que faire de nos conneries, elle les répare.
        Et si on commençait à essayer de copier la forêt en commençant dans nos potagers?
        Tout compte fait il avait raison, c’est la fin de l’histoire mais c’est une autre qui commence.

      2. @Michel Lambotte – Les études sur ce qui se passe dans la zone évacuée près de Tchernobyl ne sont pas unanimes. Pablo Servigne et Raphaël Stevens vont publier dans le prochain n° de Kairos un article montrant, si j’en crois un échange avec Raphaël, que si les animaux se multiplient (évidement, en absence d’humains), ils ne vont pas si bien que cela…
        PS: j’ai voté pour les Compagnons de la Terre pour le choix du lauréat 2016 du Grand Prix des Générations futures. 🙂

  13. Hé bien, je suis surpris! Une révélation… J’ignorais tout ça, rien ne l’annonçait dans la presse tradi. Et bien sûr, pas sur ce blog. J’en étais resté au mouvement du Tea Party
    Car au total, c’est la description d’un cataclysme majeur qui nous est donnée. Seule la date, honnêtement, manque…
    Mais le pire n’est pas certain. Tout peut encore se résoudre pacifiquement entre gens raisonnables, ce que les citoyens des USA ont toujours montré jusqu’à présent. Et puis, faut voir le plus grande figure ou l’image complémentaire qu’est la politique internationale. Et là, y’a pas photo. Tout se passe comme si les USA étaient comme un canard sans tête, favorisant ses adversaires déclarés et trahissant ses amis ou ceux recherchant son amitié, rares à vrai dire. En fait les USA se comportent comme si ils avaient perdus leur puissance, réduits à des compromis boiteux et donc insatisfaisants. Ou pire, détenteurs d’une surpuissance inadaptée et embarrassante.
    Les ennemis ont la partie facile. Ils restent à prier qu’ils continuent à être prudents et somme toute modérés. Savoir ignorer des menaces si peu diplomatiques, par exemple. L’avenir risque d’être passionnant même si risqué…

  14. tandis que le Gauche française – sauf peut-être Melanchon – se concentre sur la laïcité qui est sa seule réponse à tous les problèmes !

  15. Cet article reprend une idée assez courante à gauche : on désigne un groupe de victimes ( ici les Nations Indigènes, les pauvres, les minorités raciales) qui vont s’unir et réussir parce que plus nombreuses et légitimes dans leurs revendications. On a tous en tête l’exemple de la révolution française : le tiers état a faim et vient chercher les droits qui lui sont dus. On peut quand même remarquer que c’est surtout la bourgeoisie qui a tiré son épingle du jeu, pas parce qu’elle avait faim ( pas littéralement en tout cas) mais parce qu’elle détenait les leviers concrets du pouvoir ( politiques et financiers), ce qui lui a permis d’infliger à la noblesse et à son pouvoir de droit divin faiblissant la dérouillé que l’on sait.

    Tout ça pour dire que les grands changements s’ammorcent moins du côté des victimes que du côté des nouveaux leviers du pouvoir. Je pense que ça recoupe l’idée « d’initiatives d’envergure » que Juannessy évoquait dans le deuxième commentaire de cet article. La technologie pourrait à mon avis être un terrain adéquat, en ce qui concerne en particulier l’automatisation du travail, l’intelligence artificielle et la robotisation. Notre économie est basée sur un système de rareté, or la valeur des technologies évoquées reposent essentiellement sur des biens non-rare informationnels ; peut-être il y a là opportunité à transfert de pouvoirs vers des organismes créant un bien informationnel public ? C’est en partie la thèse de Jérémy Rifkin dans son livre The zero marginal cost society.

    J’ai du mal a être très clair et complet en l’espace d’un commentaire. J’avais envoyé à notre hôte mes idées plus détaillées sur ce sujet ; peut-être les partagera-t-il si cela est approprié.

    1. L’union de la carpe et du lapin ? Ou quand des féministes prennent la défense de jeunes femmes couvertes jusqu’au bout du nez car appartenant à une minorité religieuse « opprimée ». Vraiment mort de rire. Et raciste comme le dit Julien Alexandre.
      Allez, bon courage, et venez pas vous plaindre quand vous prendrez un semi-remorque en pleine tronche.

      1. Remarque finale scandaleuse. Jamais autant regretté d’avoir si peu de talent pour vous le montrer.
        L’ assassinat par moyens non conventionnels reste un crime et les victimes sont en droit de réclamer justice, c’est-à-dire se plaindre. Un droit inaliénable, qu’il n’est pas en votre pouvoir de restreindre.

  16. Juannessy dit :
    19 octobre 2016 à 16 h 07 min

    « Ça y est , j’ai retrouvé les noisettes . »

    Attention aux écureuils anglo-saxons. Un écureuil punk british abandonne ses noisettes et se murge grave dans un bar anglais à Honeybourne et refait la déco du bar.
    Sympa, l’acrobate a voulu testé les tireuses à bière..et hop , dodo le rat volant.
    Décidement, ces capitalistes anglo-saxons insulaires ne font rien comme les autres… So british, what a mess ! Cool !
    Ils n’auraient jamais du quitter l’UE….
    http://www.demotivateur.fr/article-buzz/en-angleterre-un-ecureuil-ivre-saccage-un-bar-et-tombe-nez-a-nez-avec-le-patron-de-l-etablissement-ce-dernier-raconte–2940

  17. Le communautarisme sauce US est loin d’avoir épuisé ses ressources, il y en a encore sous la pédale pour segmenter dans l’espace (et dans le cyber espace…) la société US de façon à ce que les différentes « classes » en jeu que propose Yorgos Mitralias vivent en juxtaposition et peu en lien. L’exemple qui me vient est la situation d’Israël, mais pour faire moins polémique, on peut simplement regarder la structure géo-sociale du Brésil (Rio par exemple).

  18. Je ne connais pas bien la société américaine. En lisant cet article je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec la France. Des primaires et un choix présidentiel dont les électeurs ne veulent pas. Beaucoup (trop) d’abstentionnistes et un score final 49-51% des votants, un gouvernement élu par le quart de la population et qui se sentira « porté » par le peuple qui l’aura « désigné » comme son représentant. Et 5 ans de mensonges et de confiances trahies. Et la colère et la haine et encore plus d’abstentionnistes et ça recommence.
    Peut-on espérer que ça change? J’en doute. J’en doute d’autant plus que je lis en ce moment Le cerveau endommagé de Barbara Demeneix chercheuse au CNRS, spécialiste des perturbateurs endocriniens, et qui explique comment les toxiques utilisés par l’homme, à des fin biocides ont un impact dramatique sur l’intelligence de l’humanité.
    Idrisse Aberkane explique que la connaissance et le savoir ne coûte que du temps et de l’attention, deux conditions en voie de disparition.
    En tous cas cela me donne une explication à la popularité de Donald Trump.
    Est-il possible qu’une personnalité émerge et ait suffisamment de charisme pour avoir l’adhésion du plus grand nombre en expliquant que cela va être très difficile, qu’il n’y aura plus de grosses voitures et qu’il faudra manger les pommes avec les vers, et que comme ça on sauvera l’humanité. Je veux bien y aller, mais je suis un peu seul à le penser, dans mon quotidien.
    Je crois que l’espèce humaine est fichue pour de bon.

    1. Le cerveau endommagé de Barbara Demeneix chercheuse au CNRS, spécialiste des perturbateurs endocriniens, et qui explique comment les toxiques utilisés par l’homme, à des fin biocides ont un impact dramatique sur l’intelligence de l’humanité.

      Hillary’s complaints :
      Election is rigged ! Trump is backed by Monsanto’s Glyphosat which ruins electors’ brain as a damaged brain likes Trump.

  19. > notre sort mais aussi le sort de cette planète dépendront, prioritairement, de l’issue finale de l’affrontement de classe au cœur de la superpuissance mondiale, à l’intérieur des États-Unis d’Amérique !

    ouf! pendant un moment j’ai tout cru que je lisais un texte sur le changement. Pour un peu, j’eu peur.

    Plus sérieusement, avec pour optique jupet président, je vous accorde bien volontier que notre salut est à l’ouest. (dans les deux sens du terme 😉

    Je lirais avec intérêt votre prochaine description du changement qui ne changea rien.

  20. Pascal Picq : « Notre système politique est arrivé à son terme »
    Par Denis Lafay | 20/10/2016
    « Nous n’avons jamais eu autant de moyens de nous détruire comme de refonder l’humanité pour demain », estime Pascal Picq. Le paléoanthropologue dessine un avenir politique, économique, sociétal et environnemental inédit de la France et du monde. Qu’adviendra-t-il de la politique, si elle ne dépasse pas le clivage « ubuesque » droite-gauche ? Du système éducatif, s’il persévère dans son rejet de la transdisciplinarité ? De l’humanité, si elle s’obsède à repousser les frontières de la mort ?  »
    http://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/grands-entretiens/2016-10-20/pascal-picq-notre-systeme-politique-est-arrive-a-son-terme.html

    Pascal Picq : « Il est l’heure de bâtir un nouvel humanisme »
    Par Denis Lafay | 13/10/2016,

    « D’un point de vue anthropologique, toutes les populations humaines se montrent aptes à inventer, qu’il s’agisse de techniques, de connaissances, de croyances, de faits sociaux… Quand elles transforment ces inventions en innovations qui changent la société, c’est la phase chaude. La condition nécessaire d’une phase chaude ne repose pas que sur les inventions, mais dans les aptitudes à en faire des innovations dans une nouvelle conception du monde, ce que l’on appelle une synthèse créatrice. »

    « De telles périodes restent assez rares dans l’histoire de l’humanité. Et les grands foyers d’innovation de l’époque moderne ne se trouvent pas dans des régions disposant de matières premières ; c’est même tout le contraire. Quelles étaient les ressources premières de l’Athènes de Périclès ? De Rome ? Des Midlands de la Lunar Society ? De la Silicon Valley ? En réalité, tout est question d’hommes, d’intelligence et de collaboration. »
    http://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/grands-entretiens/2016-10-13/pascal-picq-il-est-l-heure-de-batir-un-nouvel-humanisme.html

    1. Il est bon pour Macron Pascal Picq non ?
      Je précise que ce sentiment se base sur la lecture de l’article dans son entier, et non pas sur les extraits que vous en donnez qui peuvent paraître attrayants, dans un premier temps.
      Sa vision du monde demeure centrée sur l’entreprise dont l’environnement fait partie de son « écosystème », et quand il passe aux travaux pratiques cela donne un code du travail caduc, la promotion de la société de l’offre …
      Le message global sous couvert de nouvel humanisme, mais on est pas loin avec lui du trans-humanisme, c’est au fond que le meilleur gagne dans une société de concurrence à l’échelle planétaire où les entreprises s’affranchissent des visions de la société, ce qui caractériserait selon lui le mode évolutionniste.
      A la fin de l’article il ne parvient pas à dépasser le stade société chaude versus société froide et tombe dans une contradiction à savoir que les sociétés entreprenantes sont des sociétés chaudes dont il dit lui-même qu’elles produisent des inégalités. Il note l’influence des lobbies mais il se garde bien de dire que la localement démocratique société égalitaire californienne se développe dans un ‘écosystème’ où l’on trouve normal de ne pas payer l’impôt, je pense à Apple bien sûr. Alors lorsqu’il indique qu’ « Elles nourrissent des préoccupations authentiques pour tout ce qui concerne les environnements sociaux et naturels, qui ne sont plus considérés comme des externalités mais comme des sources d’innovation et des enjeux éthiques. » je me dis que tout ce beau discours n’est pas sérieux. Son modèle de la société entrepreneuriale n’a pas de réelle portée universelle, il ne concerne que les ilots de prospérité, un monde où le travail disparaît.

      1. Evidemment, si ce n’est pas la ritournelle Macron, c’est la ritournelle Mélenchon…..Pouah !!!!

        Je ne sais pas POUR QUI « est bon » M Picq et je m’en fiche royalement ! Merci de gardez vos « filtres », par devers vous, M Dambrine…..

        Ce que je sais, c’est que j’ai apprécié les développements historiques et sociaux de M Picq, qui, amha n’ont rien à voir avec la lecture biaisée que vous en faites et avec laquelle je suis en désaccord , cela va sans dire. En outre, je ne cherche pas à situer des propos en fonction d’un « candidat » potentiel, compte tenu du fait que la « politique » voire les élections que vous mentionnez en filigrane, et qui ont encore « fenêtre sur cour », hélas, ne suscitent que peu d’intérêt de ma part, à ce jour. Rétrogrades qu’ils sont, et encore coincés dans leurs vieux logiciels idéologiques, tous bords confondus, et à ce titre peu réalistes, car incapables de les dépasser. Bref, clivant, pasteurisés et ennuyeux au possible, as usual !

        Opinions non démenties, de fait, par M Picq, dans ces articles, concernant notamment les clivages gauche-droite, leur ethnocentrisme, etc.. sans parler de leurs sectarismes respectifs. P Picq ne parle pas de compétition, mais parle de coévolution et des changements que nous vivons. Il souligne notamment, avec pertinence les difficultés pour certains ,de se se situer et de penser la place sa place face à ces changements MAJEURS. Son analyse est avant tout ethnologique , sociologique voire historique avant d être économique et financière. Je pense qu’il se rapproche en cela de la pensée humaniste d’Edgar Morin. C’est en cela, que je trouve les propos de P Picq, aussi intéressants et complémentaires que ceux d’Edgard Morin voire B Latour, M Jorion, etc… Ils ont un pensée progressiste et humaniste. Ils donnent à se situer d’un point de vue ANTHROPOLOGIQUE et global. A ce titre, ils proposent des cadres de réflexion ouverts et élargis, face aux mutations que nous vivons et qui donc nous impactent TOUS. Le LAB : CELA m’intéresse, OUI !

        Edgar Morin : « Le temps est venu de changer de civilisation »
        Par Denis Lafay | 11/02/2016
        http://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/grands-entretiens/2016-02-11/edgar-morin-le-temps-est-venu-de-changer-de-civilisation.html

        En outre, sachez qu’il n’y a actuellement AUCUN CANDIDAT qui m’intéresse et que je trouve les « débats » politiques actuels , qui n’en sont pas, indigents, nombrilistes et sclérosés, et d’une médiocrité sans nom, voire dépassés et complètement à coté de la plaque !. C’est pour cette raison, que je préfère me tourner vers Diem 25 qui propose un projet constructif européen, ouvert au dialogue , lucide face aux enjeux mondiaux de transformation que nous vivons. Projet démocratique et progressiste.
        Cordialement.

        PS : relisez bien P Picq au sujet du transhumanisme, il pense et dit l’inverse de ce que vous mentionnez :
        Après l’homme réparé, l’homme augmenté ?
        Benoît Georges Yann Verdo – Les Echos | Le 17/04/2015
        http://www.lesechos.fr/17/04/2015/LesEchos/21921-048-ECH_apres-l-homme-repare–l-homme-augmente–.htm

      2. @Pierre-Yves Dambrine
        Le livre de Pascal Picq : « Un paléoanthropologue dans l’entreprise » parle de symbiose et de coo-pétition. La relation que vous faites : société californienne = ne pas payer d’impôts n’a rien à voir avec ce qu’il développe dans son livre. Il veut dire simplement que chez nous on est bloqués dans un système de sécurité et de carrière, sans prendre de risques. Ce qu’il « dénonce » en France c’est la sélection par l’échec et le système de cour et de conformité. Il faut être « normal », c’est à dire conforme, il souligne que ce sentiment d’exception française est ridicule
        Quand il évoque Apple c’est en référence à Steve Jobs et son parcours inconcevable en France : quitter une entreprise, aller voir ailleurs ce qui se passe, et y revenir. Cela n’a rien à voir avec « ne pas payer d’impôts ».
        Au passage, à propos des modifications climatiques et des sceptiques, il cite Darwin : « alors que des milliards de vers de terre ont contribué par leurs petites activités à constituer l’humus sr lequel se sont développés les agricultures et les grandes civilisations, comment des milliards d’individus avec des milliards de véhicules , n’auraient-ils aucune influence sur l’environnement ? ». Difficile à croire à moins d’avoir un cerveau de lombric
        Il dénonce le capitalisme financier qui met en difficulté les créateurs de valeurs réelles, et rappelle qu’il faudrait quinze fois les ressources de la Terre si la planète continuait à vivre et consommer sur le modèles des Occidentaux. Les énergies fossiles non renouvelables ne suffiront certainement plus avant 2050

      3. @ Pierre-Yves Dambrine dit : 21 octobre 2016 à 12 h 03 min

        “Le message global sous couvert de nouvel humanisme, mais on n’ est pas loin avec lui du transhumanisme, c’est au fond que le meilleur gagne dans une société de concurrence à l’échelle planétaire où les entreprises s’affranchissent des visions de la société, ce qui caractériserait selon lui le mode évolutionniste. »

        A quoi cela sert-il de vouloir remettre en cause la réalité ? Ne serait-il pas préférable d’admettre que la concurrence s’impose à tous les organismes vivants en visant à favoriser les plus aptes à survivre de part leur constitution et leur façon de vivre ?
        Pour les humains, la sélection commence avant même leur naissance. Les individus en cause à ce moment là, les spermatozoïdes porteurs de vie, qui naissent pourtant eux aussi libres et égaux en droit, tout comme l’individu auquel chacun d’eux s’emploie à vouloir donner la vie, se livrent tous à une intense concurrence pour atteindre leur objectif pendant leur courte durée de vie.

        https://www.youtube.com/watch?v=Boar-7gsFiM

        Vous semblez découvrir que le monde vivant est une vaste société d’êtres placés en concurrence pour la survie. L’espèce humaine n’est pourtant qu’un sous ensemble parmi une infinité d’autres qui constitue l’ensemble du monde vivant.

        A l’intérieur du sous ensemble des humains, il existe les sous ensembles familiaux, locaux, entrepreneuriaux, nationaux, ethniques, linguistiques, culturels, religieux, politiques, chacun ayant pour objectif de faire survivre en le reproduisant, le ou les sous ensembles a partir desquels il s’est construit en tant qu’individu œuvrant à sa perpétuation.
        Tout organisme vivant, et l’homme comme tous les autres, ne vit que parce qu’il est en mesure de puiser dans son environnement les matières et l’énergie nécessaire pour les mettre en mouvement, lesquelles sont de plus en plus difficile d’accès.
        Dans une telle entreprise, tous les individus ou groupes d’individus ne sont pas tous aussi efficaces. Leur constitution biophysique, leur mode de vie, leur niveau de compréhension de la marche et de l’évolution du monde, leur situation géographique, leur niveau de cohésion au sein de chaque groupe considéré engagé pour la survie, font qu’au final, tout comme chez les spermatozoïdes, l’un atteindra l’objectif de perpétuation de la vie et de son espèce sans rien enlever à ses compétiteurs appelés à mourir eux aussi.

        Cela n’empêchera pas certains inconscients de se laisser vivre durant toute une vie, sans se soucier du futur.
        Ainsi va la vie !
        Je vous souhaite une bonne soirée.

    2. Je lis surtout que les  » ressources premières de l’Athènes de Périclès, de Rome, des Midlands de la Lunar Society ou de la Silicon Valley  » étaient – sont pour la SV – ni plus ni moins que celles du plus puissant empire occidental – mondial pour la SV – de son époque.
      PS : où vois-tu que la  » société  » aurait des  » visions  » Pierre-Yves ?
      Bill Gates c’est sûr par contre.

      1. @PYD
         » Son modèle de la société entrepreneuriale n’a pas de réelle portée universelle, il ne concerne que les ilots de prospérité, un monde où le travail disparaît. »

        FAUX. C’est l’inverse, il mentionne l’entrepreunariat au sens LARGE et MONDIAL, il n’y a pas que le « diable » Apple sur terre et l’univers ne tourne pas autour du nombril de B Gates.
        Un capitaine marin-pêcheur est aussi un chef d’entreprise !

        « D’un point de vue anthropologique, toutes les populations humaines se montrent aptes à inventer, qu’il s’agisse de techniques, de connaissances, de croyances, de faits sociaux… »

        « Actuellement, nous commençons seulement à payer l’inconséquence de notre volonté d’ingérence pour imposer la démocratie, notamment au Moyen-Orient. Pourquoi cela ? Simplement parce que nos philosophies de la modernité et de la liberté ont cru que l’homme moderne pouvait s’affranchir facilement de sa dimension anthropologique »

      1. C’est clair .

        Ceci étant la notion de « création de richesses à redistribuer » est une vraie question qui ne peut pas avoir d’issue « heureuse » si , dans son ambiguïté d’écriture , on la laisse dans la seule besace égoïste et bourgeoise de la « droite » .

        Traiter de « création » , « Richesses » , « distribution » , « inégalités » , c’est la même tâche que la remise à plat de  » propriété » dans notre ( et les ) Constitution (s).

        Et c’est le véritable caractère démocratique du « Pouvoir » qui maîtrise le tout qui peut rendre leur sens aux mots et formules jetés dans l’arène .

      2. Grand bien lui fasse, ce n’est pas mon problème.

        Celui que je suis et écoute avec attention c’est lui JL Borloo et depuis longtemps déjà, et qu’il y aille ou pas, peu m’importe, son action, ses actions m’intéressent beaucoup et je continuerais à m’intéresser à ce qu’il fait et dit, je me sens en phase avec lui.
        Et pour tout dire, je serais plus heureuse qu’il n’y aille pas, car il sera plus libre d’agir en accord avec ses convictions humanistes d’esprit libre et indépendant.
        http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/10/07/25001-20161007ARTFIG00210-jean-louis-borloo-objet-de-toutes-les-convoitises-a-gauche.php

  21. Pour ceux qui ne savent pas encore de quoi Vandana Shiva est le nom, regardez cette vidéo où elle débat (heureusement) avec Étienne Klein. Klein y déclare que la connaissance est en train de perdre son combat contre la croyance. Il n’a pas perdu le sien contre Shiva mais vous m’avez compris.
    http://www.lemonde.fr/festival/video/2016/10/10/le-monde-festival-en-video-la-science-peut-elle-aller-contre-le-progres_5011038_4415198.html

  22. Etienne Klein a raison, la science fait son job. Vandana Shiva a raison, elle ne le fait pas toujours bien. Nous tournons encore autour d’un « science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

    1. C’est ça, et, bienheureusement, la conscience de la Gaïa de la Vandana aura raison de la raison scientifique aux mains de la domination maléfique Monsantanique.

      1. CHIMIE. La marque Monsanto disparaitra-t-elle derrière celle de Bayer, après son rachat (voir encadré) ? Le nom de la multinationale – régulièrement qualifiée de « société la plus détestée de la planète » avec Goldman Sachs et BP – est associé aux dérives de l’industrie agrochimique. La firme, pionnière des organismes génétiquement modifiés (OGM), a par ailleurs commercialisé des produits chimiques peut-être réputés efficaces ou innovants à une époque… mais dont les effets sur l’environnement et/ou la santé humaine étaient mal mesurés, voire dissimulés. Exemples.

        http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pourquoi-monsanto-est-la-societe-la-plus-detestee-de-la-planete_104983

    1. Mais je ne saurais douter que Jorion sera plus que jamais gonflé de fierté de ce fantastique sursaut démocratique wallono-européen. Il pourra y prendre sa part de gloire.

    2. Personne.
      Pourquoi faut-il signer des accords bi-latéraux, alors que l’O.M.C. est le cadre institutionnel pour ça ?
      Je soutiens les arguments des opposants belges: les 2 groupes de pays ont des systèmes judiciaires fonctionnels, pourquoi y rajouter des tribunaux privés ?
      Mettre un pied dans la porte ?
      Effet de cliquet classique, sûr: adopter le principe, assez inoffensif, plus tard étendre les compétences et aggraver les sanctions ou obligations.
      Dans le cas d’espèce, les entreprises ne veulent pas courir de risque. Alors que les États n’ont aucune obligation envers ces investisseurs frileux.

      1. Où l’on découvre qu’à l’OMC aussi , il y a une assiette de spaghetti ( voir quatrième paragraphe avant la fin ) .

        Mais si quelqu’un peut me faire une synthèse claire articulée sur les enjeux réels , j’offre la sauce .

    3. Bien fragile cette ministre .

      Si le Canada ne parvient pas à signer des accords avec l’Europe , par qui va-t-il se faire manger si ça n’est pas déjà fait ?

      Vive le Québec libre !

  23. MER-CI !
    Excellent discours du Président de la Wallonie P Magnette. Prise de conscience évidente et une saine réactivité face au déficit démocratique effectif qui mine l’UE et qui contribue à la discréditer et ce malgré ses atouts.

    Y Varoufakis ne le démentirait pas.
    « Don’t be fooled, @SPDde: #CETA is #TTIP by the backdoor #SPDKonvent »
    https://twitter.com/yanisvaroufakis/status/777796943137431552

    http://www.courrier-picard.fr/france-monde/le-gotha-economique-contraint-d-examiner-les-failles-de-la-ia781b0n860712

  24. @écureuil :

    Pas convaincu que votre initiative technologique ( qui ne semble en avoir besoin d’ailleurs ) soit à la hauteur des espérances s’agissant « d’initiatives d’envergure » .

    Peut être , si nos élections européennes proches , permettaient l’arrivée de carrures d’hommes ( ou de femmes) d’état dignes de ce nom , pourrait on les faire germer autour de la table avec les wallons , avec ou sans les canadiens .

    L’auteur du billet est aux abonnés absents .

    Sur la révolution française , même si ce que vous dites du rôle et de la place de la bourgeoisie est exact , elle ne s’explique pas entièrement dans sa force , son incongruité , sa férocité même , par ce seul motif . Et elle a bel et bien été la mise à mort ( au moins pour Louis XVI le moins que quarantenaire et Marie Antoinette la jeunette ) de  » l’Establissement » ( mot français qui veut dire pouvoir établi, dont on se demande bien ce qu’il est allé faire en s’anglicisant pour nous revenir)

  25. C’est l’incompréhension face à la disparition du travail, qui génère ce populisme dans les démocraties. Et on le comprends : lorsque tout le monde veut travailler, et qu’il n’y a plus d’argent à gagner…cela génère de l’angoisse, et les gens cherchent, se tournent vers ceux qui crient plus fort…
    Aux USA comme en France. On va certainement vers de grandes violences, et elles précéderont dans le temps le désastre écologique.

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