Présidentielle, faut que ça bouge ! MM. Mélenchon et Hamon, cessez d’offrir de vous un portrait plus médiocre que la personne que vous êtes ! par Pierre-Yves Dambrine

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

En attendant le premier débat télévisé qui nous sortira peut-être de notre torpeur, ces élections présidentielles sont tout simplement déprimantes. Fillon est la marée noire qui pollue toute l’élection ; sa candidature se normalise, malgré les fuites qui étendent sans cesse la surface de la tache.

Son propre camp, pris en otage, semble tétanisé. À droite, ceux-là mêmes qui estimaient que sa candidature n’était plus tenable s’avèrent incapables du sursaut moral qui sauverait au moins l’honneur de leur camp ! Aux dernières nouvelles, Fillon s’en va chasser sans complexes sur les terres du FN, jouant son va-tout pour être présent au second tour. Rien ne semble l’arrêter dans sa folle fuite en avant. Cela a tout d’une farce tragique !

Curieusement, et à rebours de mon sentiment initial, plus les choses vont, plus j’éprouve de la sympathie pour Mélenchon. Sa combativité est plus grande que celle de Hamon, son alter ego. Celui-ci a le défaut d’être trop gentil et les sautes d’humeur de Mélenchon apparaissent du coup comme une qualité ! Il ne semble pas y avoir chez Hamon de réelle envie d’aller à cette élection pour y faire gagner la gauche de gouvernement. Étant un moment apparu comme un médecin généraliste, il donne davantage l’impression aujourd’hui d’être un simple chasseur de niches électorales.

Mélenchon de son côté est en retard d’une guerre sur le plan des idées, même si son programme est véritablement de gauche à bien des égards. Lui aussi peine à rassembler au-delà de son camp, bien qu’il se soit mis à l’écologie avec allant. De lui aussi on peut se demander s’il tient vraiment à gagner ces élections.

Je renvoie donc les deux candidats dos à dos, jusqu’à ce que le miracle ait lieu. Je crois encore possible qu’à l’amorce du dernier virage de la présidentielle, ils fassent l’un et l’autre le constat que, sans accord, ils vont bel et bien droit dans le mur et qu’avec eux, c’est la gauche de gouvernement qui, tout entière, va droit dans le mur, nous livrant alors en pâture pour cinq ans aux politiques au choix peu engageante, régressive, voire très inquiétante de Macron, Fillon ou Le Pen.

S’ils se cantonnent dans l’ignorance de l’autre, j’appartiendrai sans doute au parti des pêcheurs à la ligne, et ils porteront la lourde responsabilité d’avoir fait perdre la gauche alors que par les temps qui courent, les années comptent double. Autant dire que l’après-présidentielle serait dans ces conditions pour la gauche de gouvernement un champ de ruines : peut-on vraiment se permettre – comme si l’on avait l’éternité devant soi – de gâcher encore cinq longues années avant de repartir – dans le meilleur des cas – sur de meilleures bases ?

Encore un effort MM. Mélenchon et Hamon ! Cessez d’offrir de vous un portrait plus médiocre que la personne que vous êtes !

Partager

164 réflexions au sujet de « Présidentielle, faut que ça bouge ! MM. Mélenchon et Hamon, cessez d’offrir de vous un portrait plus médiocre que la personne que vous êtes ! par Pierre-Yves Dambrine »

  1. Je partage tout à fait cette analyse.
    Pour la pêche à la ligne, qui ne concerne pour moi que le second tour, il est d’ailleurs curieux de l’avoir placé au milieux d’un WE de 3 jours !
    Pour revenir aux candidats, il me semble aussi qu’aucun des deux ne veut gagner (ce qui témoigne peut-être d’une certaine santé mentale). Mélenchon parce que le rôle de tribun lui convient, Hamon parce qu’il n’est pas prêt. Les cafouillages grotesques sur le revenu universel en témoignent.
    Je ne suis pas sûr non plus qu’une seule candidature rassemblerait les deux électorats.
    Pour ma part, je préfère le côté plus européen et surtout plus humble d’un Hamon.
    Enfin, pour les désespérés du scrutin majoritaire à deux tours, dont je fais partie, je pose ceci (que beaucoup de lecteurs de ce blog doivent connaître):
    https://m.youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc

    1. Marrant votre pub censée régler le sort du scrutin uninominal à 2 tours par un artifice sensé.
      Une forme de gouvernance par le nombre quoi !
      Ça évacue le fondamental qui est en amont (sans H), à savoir comment se forme l’opinion des électeurs, par quels artifices depuis la nuit des temps, une petite minorité gouverne essentiellement dans son propre intérêt de reproduction, une grande majorité qui se laisse faire (pour ne pas employer de gros mots).

      1. Bouh, ça fait crécré peur ça, la nuit des temps , j’espère qu’ils avaient au moins des bougies, les pôvres.

    2. Merci pour cette vidéo de scienceétonnante . Le choix d’un week-end de 3 jours pour le 2e tour aura peut-être un effet aussi inattendu pour les médias mainstream que celui des conférences de Michael Moore dans les villes américaines désindustrialisées lors de l’élection de Trump. Les familles modestes et toutes celles dont le frigo est vide le 15 du mois ( 10 jours après le versement des allocs) , les plus nombreuses aujourd’hui, ne partent jamais en week-end et seront sans doute les plus nombreuses à voter au second tour. Sinon, après toutes ces belles promesses de campagne nous risquons d’assister un fois de plus à un remake de Mouseland .
      https://www.youtube.com/watch?v=_vRa-NwKqdE

    3. Méthode du jugement majoritaire:
      En analyse sensorielle (par exemple pour choisir le « meilleur » yaourt), cette méthode (et d’autres qui s’en rapprochent) est appliquée depuis longtemps.
      Il faut la faire connaître et l’exiger pour les élections politiques

    1. Le Programme Commun de Gouvernement de 1972 ne proposait qu’un simple toilettage de la constitution de la 5ème république, les 101 propositions Mitterrand reprenaient en partie seulement ce toilettage et ne furent pas toutes mises en œuvre, pourtant et le PCF et Le PS SFIO avaient refusé dès 58 cette constitution, au point même d’un bouquin de Mitterrand là-dessus (Le coup d’État permanent) : « J’appelle le régime gaulliste dictature parce que, tout compte fait, c’est à cela qu’il ressemble le plus (…) Je veux bien, par complaisance, appeler ce dictateur d’un nom plus aimable, consul, podestat, roi sans couronne. ».

      Les français vivent avec cette représentation du Président, et c’est bien tard que ce point d’Archimède qu’est une constitution est enfin mis à l’ordre du jour du changement.

      1. Il était pas SFIO en 58 Tonton mais UDSR avec Pléven. La Sfio était pas en pointe contre la Constit de 58, partagée en deux entre oui et non. C’est le Nord et le Midi (Deferre) qui étaient pour. L’UDSR était contre mais a éclaté. Les Radicaux de Macr.. euh Mendès étaient majoritairement contre mais ont éclaté aussi. Non, les plus acharnés étaient bien sûr le PCF et l’extrême droite, poujadistes, pieds-noirs ou cathos.
        Et surtout, c’était la guerre.

  2. Il faut reconnaître le mérite du travail intellectuel des Insoumis. Aucun mouvement n’a, à ma connaissance, fait une telle démarche. Surtout pas les partis dits de « gouvernement » dont les programmes sont élaborés à Bruxelles ou Francfort.
    Mais ce ne sera pas suffisant trop gagner d’autant que les médias raisonnables vont promouvoir le candidat raisonnable (Macron).

    1. Chou, Bruxelles, faudra s’y faire, même le programme des Zinzinsoumis on pourrait le croire sorti de Bruxelles, même si ce serait tout sorti du 26 rue d’Edimbourg…

  3. Acharnement européen par Serge Halimi

    « L’expérience est une école sévère, mais aucune autre n’instruira les imbéciles. » Benjamin Franklin

    Extraits :
    « Lorsqu’il s’est agi de la Grèce, le refus allemand de discuter du montant — pourtant insoutenable — de la dette d’Athènes a été appuyé par le gouvernement socialiste français. Et relayé avec une arrogance proche du fanatisme par le président de l’Eurogroupe, M. Jeroen Dijsselbloem, un travailliste néerlandais (1). »

    « En période électorale, il est souvent question de « réorienter » l’Union européenne. Le dessein est louable, mais autant être instruit par… l’expérience. Elle permet d’identifier ceux sur qui mieux vaudrait ne pas compter. Afin de s’épargner une nouvelle désillusion sur un front dont pourtant presque tout le reste dépend. »

    Compter sur Hamon ? Non merci.
    S’arrêter aux propositions des deux candidats, les déclarer proches ? À la lumière de l’expérience de ces 5 années écoulées, cela ne résiste pas une seconde. Retour à la citation de Benjamin Franklin.

    Pour quelques mots du bon gars Vigneron, je cite une fois encore ce cher Lordon : « Priver enfin le parti socialiste de son étiquette de gauche » la bonne nouvelle.

    1. Dixit Lordon, chef du rayon tout à gauche des caisses mais pas tout à fait en arrivant dans l’Carrefour, contrôleur d’étiquettes en chef du rayon susnommé, Béotien institutionnaliste diplômé HEC, spécialiste mondial et mondain en marketing spinozien.

      1. Toujours plus intéressant à lire qu’un flot de messages à l’ironie éculée.
        C’est comme avec l’alcool, faut se retenir parfois.

      2. Désolé mais on doit pas lire le même Lourdon, enlevez y l’ironie aussi au gus et on tombe de sommeil, pas de haut certes, mais on tombe.

  4. C’est tout de même effrayant comme les gens oublient tout simplement de lire et de comparer les programmes, tout en criant « UNITÉ, UNITÉ,UNITÉ » .
    Voter Hamon, c’est voter pour le PS de retour aux affaires.
    Et Hamon ne pourra jamais mettre en pratique son programme, car le parlement réduira ses propositions à presque rien.
    Si par malheur Mélenchon acceptait de se désister pour Hamon, c’est tous les insoumis qui feraient défection, car derrière Hamon, c’est les Hollandais qui se cachent.
    Dailleurs Hamon sera empéché dans son projet par EU
    et nous savons tous que l’EU ne fait pas de cadeaux.
    Si on ne vote pas Mélenchon, nous auront au parlement les socialistes Hamonistes et les socialistes Macronistes qui nous nous donneront 5 ans de plus de Hollandisme!

    1. Je fais la même analyse. Hamon traine un vrai boulet en ménageant les politiciens professionnels qui ne pensent rien en dehors des marchandages qui leur donnent une chance de continuer à occuper l’espace politique au mépris des citoyens. Mélenchon lui pense donc nous dit ce qu’il pense. Il nous traite comme des êtres humains d’intelligence, de chair et d’os. Mélenchon est dans la réalité politique, sociale, économique, historique et nous offre de prendre position par rapport à cette réalité. Hamon est aussi dans la réalité mais ses copains de parti lui interdisent d’en parler…

      Un vrai homme politique (masculin ou féminin) a pour fonction de fabriquer les éléments de réalité collective délibérable qui fasse exister la possibilité d’un bien commun national et international. Mélenchon est le seul candidat à cette élection présidentielle à jouer et respecter l’esprit de la constitution de la Vème république. Il dialogue en personne avec l’humanité de ses électeurs pour qu’ils puissent constituer un peuple souverain maître et responsable de son devenir. Il parle de la réalité concrète à ceux-là mêmes à qui elle appartient et qui ont le devoir de la transformer en bien commun. Mélenchon exprime la séparation des pouvoirs propre à la démocratie en ne se posant pas comme un potentiel démiurge ou un thaumaturge oint par la magie de l’élection présidentielle au suffrage universel.

      Si Hamon va jusqu’au bout du diagnostic lucide qu’il a commencé à nous faire de la France et de l’Europe, il va continuer à faire campagne dans le même sens que Mélenchon en créant les conditions pour que le mieux placé dans les sondages à la veille du premier tour puisse capitaliser sur son nom toutes les voies démocrates. « L’Europe, on la change ou on la quitte ». La construction politique actuelle de l’Europe est un trou noir dont il faut absolument sortir si possible par le haut de la démocratie et sinon par le bas de l’indépendance nationale.
      Mélenchon est pour le moment le seul à tenir un discours de président responsable de la République Française intégrée à l’Europe.

      1. Ma gonzesse, nous dit-il, je la change ou je la quitte.
        Bravo Sarton, quelle belle et mâle assurance, on dirait du Maurras.

      2. @P.S.duJ.
        Votre analyse me semble parfaite. (Notre « Emmanuel-sniper » Vigneron le confirme à 15h11).
        J’ajouterai que B.Hamon est bien seul , trop seul pour créer quelque chose digne de garder le S. de « P.S ». après avoir subi , en victime expiatoire collatérale , la sévère déculottée que lui a mitonné le planqué F.Hollande.
        J.L.Mélenchon , bien malheureusement , ne pourra renverser la coalition [[ médiacratie(en particulier radio-télévisée) + « sauveQUIpeutMAplace » de toutes obédiences gauche/droite/milieu/haut/basACCROCHÉEauMESSAGERd’HERMES ]].
        La seule chance de continuer à exister pour B.Hamon et ses fidèles , dans l’entre deux tours , sera de rejoindre , trop tard , J.L.Mélenchon pour créer une force politique capable de constituer un îlot significatif de résistance incontournable parlementairement par le(a) Président(e) élu(e).
        A défaut…!!??

      3. Moi aussi je penche pour Mélechon, mais je suis comme la mère du jugement de Salomon.
        Je préfèrerais confier mon enfant vivant à une autre mère plutôt que de le condamner à mort en le coupant en deux ( et de me payer cinq de macronisation)

      4. PSDJ,
        L’éloquence, c’est certain, seule une cheville boiteuse m’a empêché le régal pas régalien Bastille-Répu, mais j’étais un des 18000 regardants sur you tube, oui l’éloquence, la sériation articulée des phénomènes à traiter, du souffle, de l’air, pas les égouts et dégoûts diffusés par d’autres candidats.
        Rutilez, votez plaisir, n’utilez pas !

      5. Vigneron, le taux de divorce montre que cette façon de penser est loin d’être étrangère au commun des mortels (des deux sexes d’ailleurs). Quand un truc ne marche pas et nous rend la vie impossible n’est il pas raisonnable d’essayer autre chose ou doit on insister jusqu’à ce que la rupture se fasse dans des conditions exécrables?? L’erreur est Humaine mais persévérer est diabolique… Que fera Macron quand suite à l’arrêt du programme d’achat sur le marché secondaire les tension sur les taux obligerons à faire une austérité puissance 2 ? Tu veux vraiment pousser jusqu’à ce que l’extrême droite arrive au pouvoir? Ou tu crois que ton héros vas renflouer la zone Euro?

  5. Melenchon president, Hamon premier ministre , et en avant pour la 6 eme republique ! ( suite…)

    Il est sans doute temps de faire exploser le PS en une myriade d’etoiles ! le big bang n’est-il pas à l’origine de l’univers ?

    Le vote utile, en ces temps austéritaires-suicidaires, qui en veut encore ?

    Monsieur Hamon est intelligent , son compére Montebourg ne l’est pas moins…que leur manque-t-il pour entrer dans l’histoire ?… la 6eme republique et Melenchon .

    Monsieur Hamon se fait-il illusion sur le sort que lui reservent ses petits copains du PS aprés les elections perdues ?
    Quels electeurs, alors, se porteront-ils en masse à son secours ?
    la frange d’electeurs bobos, moraux et cultivés ,qui forment le coeur de son electora social et solidaire , aurait tout interet à s’integrer un mouvement populaire etendu et progressiste.

    De toute façon, d’une maniere ou d’une autre, l’histoire se fera… Il importe peut-etre de mediter cet avertissement , beau comme l’antique et jamais démodé : LES DIEUX AVEUGLENT CEUX QU’ILS VEULENT PERDRE.
    mais qu’en sais-je ? peut-etre que mes commentaires ne refletent que mes aveuglements ?

  6. PYD,

    « Encore un effort MM. Mélenchon et Hamon ! Cessez d’offrir de vous un portrait plus médiocre que la personne que vous êtes ! »

    Vous osez faire une allusion à la philosophie dans le boudoir,
    http://www.ifac.univ-nantes.fr/IMG/pdf/bpt6k42720t.pdf

    Et à Boileau « Il n’est point de degrés du médiocre au pire »
    http://short-edition.com/classique/nicolas-boileau/l-art-poetique-chant-iv

    Et vous parlez de personne…

    Décidément il est grand temps de tenter de mettre un frein à la personnification de cette fonction du Président.

    Eh bé…

  7. S’il y a une apparente similitude entre les deux programme, il y a une différence notable dont personne ne parle jamais dans les médias.
    Et pour cause, les médias « officiels » ne parlent que rarement des programmes politiques. Les rares fois ou ils en parlent, ils restent aussi superficiels que possible, attaquent les uns avec des arguments contestables, laissant d’autres parler sans rien contester du tout.

    Quand à « l’union de la gauche », la balle est dans le camps des électeurs socialistes, puisque tous le monde peut voir ce que valent les élus « socialistes ».

  8. Je me pose la question des votes « ras le bol » dans le cas d’un deuxième tour Le pen-Macron.
    J’ai peur que pas mal d’électeurs de gauche qui rejettent le système (ou sont rejetés par le système) et ne veulent pas du candidat des banques préfèrent encore voter Le pen que Macron, bref un effet Trump.

      1. Et les électeurs déboussolés, ils sont de gauche ? de droite ?
        Ni l’un, ni l’autre, comme monsieur Macron et les médias ?
        La leçon américaine serait-elle déjà oubliée ?

      2. C’est pas faute de leur avoir dit aux Américains qu’ils allaient se faire baiser la gueule par l’Agent Orange. Mais non, Clinton allait « déclencher la 3ème guerre mondiale ». Ben voyons…

    1. C’est beau l’omniscience, ça permet de ne pas se tromper, juger, etc. L’électeur modélisé, étayé par les sondages, les chiffres, la connaissance objective : vigneron, en moins vulgaire, plus propre sur lui. Rationnel, modéré, tolérant, un peu sarcastique, avec modération.

      1. Bof, tout l’monde se trumpe, té, pas plus loin qu’ici j’me souviens qu’on a eu chanté en chœur, ou quasi, ce brave Orban qui s’en prenait au FMI de DSK. Vois l’niveau d’aveuglement crasse de la troupe éclairée…

    2. Non, monsieur. Aucun électeur de Gauche n’ira voter Le Pen comme vous l’insinuer de façon pernicieuse. Par contre, là où on peut vous suivre, c’est que beaucoup effectivement iront à la pêche au second tour si jamais il y a un second tour Le Pen/ Macron. Entre deux candidats de Droite, entre l’Extrême-droite et le concepteur de la Loi Travail El Khomri, il est certains que beaucoup cette fois-ci ne joueront plus la comédie électoraliste comme en 2002 lors du vote Jacques Chirac à 90% – Qu’a t-il eu droit l’électorat de gauche après ce vote républicain hors norme après 2002 ? Il a eu droit à M.Sarkozy et une forte régression de la république française puis au matraquages de M.Hollande pendant les manifestations contre la Loi Travail, le bébé pourrie de M.Macron. Oui, c’est certains, l’électorat de Gauche en bonne part cette fois-ci restera à la maison ou ira se balader.

  9. Allez faire un tour sur le blog de Gérard Filoche, vous verrez qu’il n’y a aucun espoir d’entente entre Hamonistes et Mélenchonistes.
    On n’y débat pas, on s’invective comme dans une cour d’école : ce n’es pas moi, c’est toi ! Non c’est ta faute, na !
    Donc, il est plus que vraisemblable que le 23 avril au soir nous auront un second tour Macron – Le Pen.
    Puisque Macron est le candidat de la BCE, de la commission européenne, de Berlin, et plus généralement du monde de la finance globalisée : Macron Uber (dans tous les sens du terme) Alles !
    Les médias lui consacrent d’ailleurs un temps d’antenne très supérieur à celui des autres candidats (si l’on excepte Fillon, et Le Pen, mais plutôt pour parler de leurs casseroles).
    Mais ils essayent de ne pas trop casser de sucre sur le dos de MLP, car « l’on » attend d’elle qu’elle joue le rôle du méchant loup au second tour, loup qui précipitera les brebis égarées dans les bras du bon berger de « l’extrême centre » Macron, et de son aide Bayrou.
    Et nous aurons cinq ans de « normalisation » de ces sales cabochards de français, pour les adapter une fois pour toute au grand jeu de la globalisation heureuse pour les 1% et leurs serviteurs.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/170317/berlin-macron-affirme-etre-l-homme-des-reformes-structurelles

    Dans la bouche des économistes libéraux (ordo ou néo), par réformes structurelles, l’on doit comprendre s’attaquer aux protections sociales des plus humbles, et défiscaliser les plus riches.

    Mais voilà, une majorité d’électeurs et d’électrices, ne voit pas plus loin que le bout de son nez, et va tomber dans ce piège antidémocratique tendu par les oligarques qui ont créé et financent le mouvement « En marche ».

    C’est à désespérer d’un peuple, qui vraisemblablement, va encore une fois se laisser abuser aisément par des bonimenteurs et des illusionnistes…

      1. Vous avez raison, nous ne sommes pas le seul peuple à nous laisser abuser. Mais en l’occurrence je parlais du peuple français, car dans cette élection c’est bien de lui dont il s’agit.

      1. Non, il n’est pas con, il a peur de l’inconnu. Le banquier, c’est celui qui a le pognon, qui a vos économies. Donc, mieux vaut le banquier que celui qui vous engage dans une aventure peut-être salvatrice, mais qui vous sort de vos habitudes et de votre cadre référent. Le peuple, est un concept, on ne peut lui attribuer les qualités que l’on prête aux individus. Par contre les individus qui composent ce peuple, sont éminemment manipulables, par toutes sortes de techniques d’ingénierie sociale, de plus en plus rodées. Techniques utilisées avec profit par tous les gens de pouvoir, ou qui aspirent à accéder au pouvoir.

      2. C’est ça, tu ne veux « lui attribuer les qualités que l’on prête aux individus » mais il te « désespère », ce Grand Con Conceptuel manipulé.

      3. Serait pas malheureux qu’un jour on ne se contente plus de faire infuser les niards dans les toujours mêmes bourdieuseries mal digérées et qu’on leur fasse par exemple tremper les arpions dans les boudonneries, que le système immunitaire contre l’esprit de système soit un peu complété.

    1. Si on observe le cas des grecs et de la purge mise en oeuvre par la Troïka. Pas de révolution, tout le monde baisse la tête et subit la situation [pas de leçon de morale dans mon propos, juste une observation]…
      Les stratèges de l’ordolibéralisme peuvent en tirer la conclusion qu’il en ont largement sous le pied en France ?

    2. Cessez de vous lamenter alors et mettez le bon bulletin dans l’urne le 23 avril prochain pour éviter le cauchemar que nous préconisent les médias à force d’injonctions paradoxales et de sondages gonflés à l’hélium, il reste encore un mois pour faire le bilan politique des partis de gouvernement, que ce soit L.R ou PS. N’ont-ils pas été pitoyables tous deux à la tête de l’Etat depuis dix ans ? Nous avons au mois d’avril 2017 l’opportunité de changer de perspective politique, la VI ° république, pourquoi ne pas s’en saisir ? Qu’est-ce que c’est que ces atermoiements à n’en plus finir ? Il y a un bulletin de vote pour un programme politique digne de ce nom, celui de la France Insoumise, démocratique, écologique et social. Cessons de pleurnicher en imaginant les scénarios les plus nuls que nous construisent mentalement les médias et votons en conscience ! Cessons un peu de nous plaindre et prenons nos responsabilités. M.Hamon vient d’un parti qui a failli et trahi. Il ne compte pas du tout revenir sur les candidats à la députation en lice aux législatives, qui sont à 70% issus de la majorité de M.Valls. Dans ces conditions, cessons de couper les cheveux en quatre et mettons dans l’urne le bulletin JLM2017. Point barre ! Faisons vraiment de la politique et cessons de jouer au PMU ! Agissons.

  10. « Plus les choses vont, plus j’éprouve de la sympathie pour Mélenchon. Sa combativité est plus grande que celle de Hamon, son alter ego… Il ne semble pas y avoir chez Hamon de réelle envie d’aller à cette élection pour y faire gagner la gauche de gouvernement. Étant un moment apparu comme un médecin généraliste… Mélenchon de son côté est en retard d’une guerre sur le plan des idées. Lui aussi peine à rassembler au-delà de son camp, bien qu’il se soit mis à l’écologie avec allant. »

    Merci de lancer ce grand débat, grand déballage qui promet de belles joutes avec ou sans troll !
    En ce jour de la grande marche Bastille République, l’anthropologue a décidé de mettre ses outils à disposition pour creuser ensemble, plus profond en épistémologie ou étiologie politico-sociologique. Riche idée, espérons qu’elle nous fasse progresser même si Etienne Klein, autre de mes références académiques, a du mal à croire encore dans le progrès. Je délaisserai la catégorie « Psy » à d’autres mais je crains qu’elle n’encombre les débats de non-dits. La force de l’anthropologue, si je m’en réfère à ses ouvrages de références originels sur les pêcheurs, les ostréiculteurs et les sauniers et autres petits métiers des bords de mer, est d’écouter ce qui est dit et de conceptualiser et préciser un cadre sociétal avant de chercher à y détecter les non-dits qui structurent les débats silencieux… Appliquer à l’élection politique, j’en attends des miracles. C’est tout ce qui reste de mon côté « croyant en la physique quantique » !

    Pour ce qui est de la combativité des chefs combattants, on retrouve la stature et les statuts sociétaux comme dans n’importe quelle tribu. Je crois avoir compris que c’est un message d’Aristote et qu’Homo prétendu sapiens a peu progressé depuis – je connais peu Aristote mais j’ai l’impression qu’il n’est pas au programme de l’ENA. Donc depuis l’origine des temps c’est celui qui est prêt à écraser tous les autres qui a le plus de chance à devenir le chef. Et c’est sans doute cela, le nécessaire sentiment de « combativité » pour se faire élire. Peut-on y arriver sans une dose d’agressivité supplémentaire ? Henri Laborit nous dira que non. Donc d’un côté il y a ceux qui prétendent « savoir ce qui est le meilleur pour le reste du monde» (Style Trump, Erdogan & cie, communication et propagande mondialisée,… ) et le sentiment opposé de la Citoyenneté née avec les Lumières : construire et respecter Peuple, Démocratie, République, Ecologie,… Et ce sera alors une pédagogie nettement plus lente et il devient alors nettement plus difficile de se faire payer un costume gratuitement sans trahir l’esprit des lois. Il n’y a pas de « repas gratuit » disent certains amis anglo-saxons ( no free meal !).

    Et en temps de crise, il est difficile de faire de la pédagogie et hors des crises, elle est dédaignée car elle impose un effort. Or le progrès pourrait être le droit à la paresse ! La « nature » fait assez bien le travail jusqu’à ce qu’elle montre ses limites et alors,… il est un peu tard pour écologiser l’homme avec Edgar Morin. Ecologiser c’est donc prendre conscience des limites. Mais c’est difficile de voir les limites invisibles.
    La question qui me préoccupe dans ce premier papier est ; En quoi Mélenchon, le professeur d’Histoire, est-il en retard d’une guerre sur le plan des idées ? Merci d’avance.

    1. En ce qu’il reprend la position pacifiste du front populaire d’avant guerre alors que tous les autres veulent monter une Europe de la défense soit implicitement se préparer à la guerre. Cependant Mélenchon se défend par la disuasion nucléaire que nous possédons et nous met à l’abri d’une attaque à la différence des Allemands qui cherchent par tous les moyens à réarmer face à la menace Russe. On fait quoi nous français avec notre bombe si demain la crise ukrainienne embrase tous les pays alentours et qu’on a signé des traités européens de défense? On atomise moscou ou on attend que berlin soit rasé en premier? Bref Mélenchon à une guerre de retard parcequ’à la guerre suivante plus aucunes questions ne se posera. Vive la paix !

    2. Merci. J’avais relevé moi aussi la même étrangeté. Je réitère la question à l’auteur du billet :  » En quoi M.Mélenchon, le professeur licencié de Philosophie et ancien professeur de lettre, est-il en retard d’une guerre sur le plan des idées ? « … Je rajoute subsidiairement que l’homme en question n’est pas seul et que la personnalisation à outrance rate l’essentiel du programme qui est la convocation d’une Constituante une fois élu si tel était le cas. Je pense aussi à toute son équipe compétente formée de femmes et d’hommes qui sont avec lui…mais, bon, passons. Merci à l’auteur de nous éclairer sur cette petite phrase venimeuse glissée clandestinement au cœur de ce qui apparaissait, en début d’article, sinon comme un éloge, du moins comme une reconnaissance d’un certain talent et d’une certaine capacité à incarner une présence politique en actes.

  11. Les deux candidats veulent une sixième république.
    Les deux candidats peuvent donc s’entendre facilement sur un programme commun: une constituante pour fonder une sixième république.
    Je suppose que pendant les délibérations de ladite constituante, le gouvernement de la France ne s’amusera pas à mettre le pays à feu et à sang…
    N’est-ce pas?
    Avis personnel: le PS est en instance de scission entre gauchistes et centristes (de droite?), c’est quand même sa situation qui me paraît bloquer le rapprochement des deux candidats!… M’illusionnerais-je?

    1. Déjà que sous nos climats les lignes des constitutions s’oublient vite, pourtant écrites comme il se doit, avec du sang, alors écrites à l’encre sympathique…

    2. Je suis d’accord. Le destin de la gauche en 2018 dépend du type de scission qui va survenir dans le PS et de la capacité à rassembler du plus gros morceaux à gauche . Faute d’un modèle vécu de lutte commune (tel que pouvait le proposer le syndicalisme de masse), les querelles classiques de la gauche de la gauche seront au menu assez rapidement.
      A défaut d’avoir joué un bon rôle politique, Piketty, Généréux et les atterrés pourraient commencer l’union en terme de paramètres économiques autour de deux ou trois axes :

      – en cas de prise de pouvoir, comment parer au tir nourri des puissances d’argent (cf. Syriza, cf. la presse aux ordres que montrent Mauduit et dont le modèle peut être réformé suivant les propositions de Julia Cagé)

      – Quelles sont les mesures de justice sociale qui feront tache et effet d’entrainement en Europe, voila une chose à réfléchir encore plus que euro/EU ou pas

      – Et de cela, quelle est l’articulation du contrôle financier et économique/social entre nation et Europe. Le premier étage de la fusée serait de demander aux grands groupes (i) de se faire identifier en tant que structure de contrôle (cf. l’article de Vitali, Battiston et Glattfelder de 2009) (ii) de payer en impôt une somme équivalente aux gains salariaux réalisés par délocalisation (on fait la différence entre somme des salaires (ceux <5000 euros disons) à T-5 ans , et somme des salaires à T, chaque année, pour les activités dans l'EU).
      Une structuration des grands groupes suivant une gouvernance à l'allemande (avec employés dans le CA) serait rendue obligatoire à l'échelle UE. Un syndicat obligatoire pourrait être créé si on sait le rendre indépendant (attention, Alain Minc est pour !).

      Voila

      1. @Timiota(16h08)
        « – en cas de prise de pouvoir, comment parer au tir nourri des puissances d’argent (cf. Syriza, cf. la presse aux ordres… » ??
        Envisager dès à présent très sérieusement tous les mots et toutes les nuances contenues dans ce très récent « relooking » (déjà évoqué sur ce blog dans des moments historiques douloureux « non suspecta ») :
        … »  » « http://www.liberation.fr/debats/2017/03/08/sortir-de-l-austerite-sans-sortir-de-l-euro-grace-a-la-monnaie-fiscale-complementaire_1554260 à savoir:
         » Introduire des liquidités dans une économie en crise grâce à une monnaie complémentaire, adossée aux recettes fiscales à venir, permettrait d’imaginer d’autres politiques sans pour autant remettre en question la monnaie commune. Cela permettrait une stabilisation de la zone euro. »

      2. « Quelles sont les mesures de justice sociale qui feront tache et effet d’entrainement en Europe, voila une chose à réfléchir encore plus que euro/EU ou pas »
        Si j’en croit JLM. Le dernier traité, qui reprends tous les autres, interdit harmonisation sociale et fiscale.
        Alors, oui, la question de la réforme de l’UE est incontournable dans une perspective « sociale », elle n’est ni doctrinale ni subalterne.

    3. M.Valls a rencontré incognito M.Bayrou pour appeler la semaine prochaine à voter pour l’ancien ministre de Bercy, M.Macron, le principal concepteur de la Loi Travail El Khomri. Tout ce que pourra faire M.Valls pour plomber la candidature de M.Hamon, il le fera. J’ose espérer pour ma part, qu’au vu de la réalité, M.Hamon rejoindra M.Mélenchon. Il ferait un très bon premier ministre en attendant la convocation de la Constituante pour avancer ensemble vers la VI° république.

  12. UN ayant vraiment confiance en lui et voulant le mieux pour son peuple et les générations, :
    il se met de côté et se relie à l’autre au moins le temps imparti.
    Mais non pfffff
    Des FRILEUX des petits joueurs voilà tout.

    1. Mélenchon a explicitement soutenu Hollande au 2éme tour en 2012 et s’est proposé pour un virage à gauche du quinquennat, au lieu de celà on lui a ri au nez et reproché d’être opportuniste avant de mettre Valls premier ministre : à droite toute!

      1. Bien d’accord avec vous. Les temps ont changé. Maintenant, le report de voix doit se faire dans l’autre sens par loyauté. En 2012, les électrices et les électeurs du FDG ont été loyaux. Ils ont voté PS en masse au second tour. Au vu du résultat, de ce sinistre quinquennat , c’est maintenant à l’électorat P.S de renforcer la candidature de l’Avenir en Commun, via le vote JLM2017. Sans barguigner. Oui, par loyauté.

    2. @RV(19h53)
      « i j’en croit JLM. Le dernier traité, qui reprends tous les autres, interdit harmonisation sociale et fiscale. »
      Formellement NON , mais tenant compte que requérir l’unanimité des États revient 9.999 fois sur 10.000 à obtenir au moins un « niet »..ce n’est pas faux…!

  13. Est-ce que la « réforme structurelle », entre autre « réforme » que des 49.3 ont laissé douloureusement saigner ce que leurs plaies purulentes gangrènent la démocratie représentative, « réforme » intervenue avant cette élection présidentielle, au sujet de « l’égalité du temps de parole » ne peut pas jouer de catalyseur à une unification… ? Alors que cette « égalité… » est calculée benoîtement sur les scores donnés par la « dictature des émotions » sondées, autre politique du chiffre… avantageant plus que toutes autres candidatures, celles de la triangulation, ne serait ce pas ce qui pourrait rapprocher le peu de temps de parole restant aux électorats de M. Mélenchon et M. Hamon (avant qu’ils aillent définitivement à la pèche)… ?

    Je m’étonne personnellement que ces deux candidats honorables, mais au delà que le pluralisme de gauche, ne s’épanchent pas plus (moralement, voire la légitimité de la candidature du NPA peinant à faire valider ses parrainages, etc) sur les conséquences que nous donnent à suivre en direct live cette « réforme », alors que les causes ayant motivé cette « réforme » n’en demeurent pas moins opaques… Était-il « utile » et urgent (en quoi l’urgence était-elle priorisée… ?) de faire voter cette « réforme » en ces temps de « crises politiques », et autres attaques contre « l’État de droit » (Etat d’urgence, etc)etc… ?

    Bien qu’on puisse comprendre qu’autant le camp Hamon, que celui de Mélenchn n’est pas trop à ce stade à souffrir d’un problème « d’égalité de leur temps de parole » que les médis mainstream ne se privent pas d’instrumentaliser à leurs désavantages en creusant la plaie les séparant (autant M. Mélenchon s’en étant plein de l’attitude des journaleux à son encontre, que M. Hamon en propose un projet de réforme des médias) au mieux, ou à l’avantage au pire du trio donné en tête (qui ne s’indignera pas plus que ça d’en bénéficier préférant mettre l’accent sur d’autres défauts des médias de masse), comme si le premier tour était déjà plié… si leur souci à tous deux dans la 6 République, et de défendre plus de démocratie horizontale, participative, n’est-ce pas étonnant de ne pas les entendre (ou les médias les censurent…?) sur ce qui motive et leur intentions de réforme constitutionnelle, et crainte aux sujets des dérives que produisent les dits médias, au travers de cette « réforme »… ?

    Pour exemple voici une interprétation de ce que le débat de « C’est dans l’air » du vendredi 17.03.2017, donna à penser, à sens unique bien sûr…

    Ne pas trop en parler du problème, de peur que ceux ci ne vous invitent plus, est réducteur comme justification et/ou excuse… ? Car cela voudrait légitimer complaisamment leur chantage aux médias mainstream fait à la présence tolérée sur leur plateau des dits candidats à condition de laisser le formatage des émissions, des parutions, des interrogations à poser suivant l’actu, régler comme ils le souhaitent les éditorialistes, le calcul de « l’égalité du temps de parole ». Ce qui confisque en réalité toute liberté d’expression des candidats, à part à se cantonner à chercher à faire le buzz sur celui de la « valeur morale » du journaleux… Qui pour ce dernier garde la main invisible, sur la maîtrise des centres d’intérêts du débat (en fonction de ce que les sondages donnent à réagir le trio de tête d’abord’, les autres se plaçant en suivant)…

    « La guerre Macron vs fhaine contre toutes les autres candidatures.

    Il paraît que la guerre du fhaine contre Macron est destinée à éradiquer la « bipolarité » politique en France… C’est à se demander si la fébrilité attendue de la prolongation de « l’Etat d’urgence » ne déteindrait pas à ce point sur les esprits de nos « élites », qu’ils-elles en oublieraient de jouer le premier tour des élections présidentielles, avant de nous narrer en direct live le second… ? Disons que si on suit le raisonnement des « chiens-nes de garde » officiant leur service (ou ne se servent-ils-elles pas plus du service public…?) aboyé dans « C’est dans l’air », qu’il serait question que la « bipolarité » droite contre gauche en fasse les frais.

    Serait-ce à « égalité de temps de parole » entre les citoyens-nes sondés-es par la « dictature des émotions », calculant des proportions, comme d’autres font des politiques du chiffre, temps de paroles paraît-il plus « représentatives » de l’état d’esprit réel de l’opinion publique, pour les quelques milliers qui sont autant anonymisés que sont opacifiés les « secrets » de fabrication (d’affaire) des instituts de sondages, leurs commanditaires, etc, serait-ce à « égalité de temps de parole » donc par rapport à ce que ne dit pas « la majorité silencieuse » des autres 44 millions d’électeurs-trices…. qu’il faut en déduire que la guerre a commencé… ?

    Alors qu’autant l’un que l’autre des belligérants-es ne se prive pas non plus d’afficher leurs prises de guerre aux extrêmes gauche comme à droite (de certains anciens du NPA pour le fhaine, à des communistes sur le retour chez Macron, à d’autres élus-es de la droite extrême, et du centre, qui sentant le vent tourner s’affichent dans les deux camps) pour enfler dans la « réalité augmentée » une quelconque « dynamique », seuls-es ceux et celles fantasmant et fascinés-es par la longueur de ce que les crocs des grandes gueules hurlent, doivent s’effrayer de ne pas prendre la « leçon de morale » donnée par le service public, pour argent comptant…

    Rajoutons que leur frayeur doit être suffisante, en tout cas assez intense, pour tétaniser toute lucidité, rationalité qui apparaîtrait un temps soit peu, la crainte apaisée par la révélation de la nouvelle « bipolarité » exultant la guerre de la « mondialisation » contre le « patriotisme ».

    C’est vrai qu’il est difficile de faire croire même aux plus crédules et volatiles des électorats, qu’à la disparition d’une « bipolarité » ayant renforcé pendant tant de temps tant d’échec des alternances, celles n’ayant d’apparence anti-système que ce que la démagogie, l’opacité, l’absence de transparence, et les incertitudes, les chaos à venir, etc cachent… en la supplantant, alors qu’elle ne promet pas non plus de ne pas générer autant de désillusions que de déceptions… qui se mesurent dans la première… C’est qu’une question d’espace-temps différent séparant et distendant une bipolarité d’une autre…

    Mais quoi qu’il en soit faire croire qu’avec cette nouvelle bipolarisation, comme durant la guerre gauche contre droite, l’un ne va pas nourrir l’autre, et inversement l’autre ne vas pas servir de marche pied à l’une… faut vraiment compter que sur les plus vulnérables des esprits, les plus vils et bas des instinct primitifs, pour répandre cette rumeur de conte de fée…

    C’est à se demander combien il faut de temps de cerveaux disponibles pour leur faire croire (à défaut de savoir combien d’abstentionnistes peuvent invalider des élections faites sur ce genre de campagne « médiatico-politique » de caniveau), ainsi qu’au alentour, comme pour l’existence du père noël, que ce que le vieux monde de l’ancienne bipolarité, tardant à mourir, ne peut plus promettre, la « neuve » faite avec les même vieux de la vieille (le fascisme qu’il soit en col blanc ou bleu n’est pas nouveau en Europe, comme en France et s’est toujours adapté quelque ait été le système. Ce qui est nouveau c’est la novlangue pour les déguiser autrement), y remédiera que mieux… ?  »

    https://www.facebook.com/pierro.sanslalune/posts/689065224606248

  14. Il faut reconnaître aussi le courage de Melenchon d’avoir rompu avec le PS.
    C’est peut-être ce qui sépare le plus fondamentalement les 2 candidats.
    L’embetant, c’est que ça abouti à 5 ans de sarkohollandisme de plus et à Marine en 2022 probablement.

    1. Quel dommage que son immense charisme n’ait pu entrainer dans son lumineux sillage les Filoche, Hamon, Montebourg, Emmanuelli (on a toujours besoin d’un Rothschild boy chez soi), Lienemann, etc.

      1. comme vous y allez !
        depuis quand un « courant » minoritaire au PS ou ailleurs peut-il « redresser » la barre ? Parlez en à Filoche et autre frondeurs . . . qui s’accrochent au PS et sont en train de buter sur les terribles pépins de la réalité . . .

    2. La dure loi de la démocratie: Duralex et le verre ne casse pas. Quant on est minoritaire, même avec des idées de 1.ère classe, c’est comme ça. Sinon,- un rêve-, Paul et quelques compagnons seraient déjà au pouvoir pour le bien de l’humanité toute entière…

      1. Les idées de première classe jouent en première division, pas en promotion d’honneur régionale pour quelques rentes de députés à Strasbourg..

      2. Pas l’impression qu’il y ait beaucoup d’idées de première classe en première division moi… Pour l’instant j’y verrai plutôt la première division des première classe monter au charbon….

    3. « Probablement »…

      Oui, si vous ne vous emparez pas d’un bulletin de vote conséquent pour éviter précisément ce mot du dictionnaire : « probablement ».

      Un mot véhiculé par les médias et le bourrage de crâne.

      Faisons en sorte que « probablement  » ne soit pas notre avenir. Votons à l’inverse du  » probablement ».

  15. A mon sens tous les commentateurs d’ici et d’ailleurs dans les médias croient encore les résultats des sondages…Savez-vous comment sont agencées les agences sondagières ? Savez-vous à quel pont elles sont tributaires des acteurs du cac40 ?
    Il ne me semble pas.
    En dehors même du fait des « corrections » organisées autour de différentes élections où le FdG avait simplement explosé – et donc remportait un score lamentable -, la FI est l’expression de gens qui cherchent à renverser la table. Ils ne correspondent à rien auquel on peut les rattacher et certainement pas au PCF ou à la FdG. Les « sondeurs » ont au mieux que la présidentielle de 2012. Le reste c’est du vent.
    Donc les sondages sont faux pour des raisons techniques et pour des raisons politiques.
    Et qu’avez-vous fait des abstentionnistes ?
    La campagne reste ouverte. Il se pourrait que bien des pronostics d’aujourd’hui s’avèrent plombés comme pour les primaires de la droite et du PS.
    Je peux me tromper. Mais je ne suis pas le seul, à commencer par les instituts de sondage !

    1. Je confirme, Monsieur est largement devant tout le monde dans les sondages officieux des milieux bien informés. Surtout ne rien faire, continuer à conchier les Solférinhollandistes et les autres, ça baigne, sans se sortir les doigts du cul, juste en faisant agiter ses drapeaux trisocolores entre Bastille et République, le fruit élyséen va lui tomber tout mûr dans la guoule au Monsieur.

      1. Je ne suis pas d’accord avec le constat de carence concernant Mélenchon. Au contraire, il mouille la chemise. Et avec le peuple, publiquement, pas une de ces manœuvres d’appareil en catimini.
        A l’instant, Mélenchon tire la leçon de la mobilisation pour une 6.ième République. France Inter en est d’accord: c’est un succès.
        Une 6.ième République inutile et sans doute une diversion, à mon avis. Mais peu importe, Mélenchon se bouge et je le soutiens: il est cohérent et son programme tient la route.

      2. Une 6.ième République inutile et sans doute une diversion, à mon avis.

        Exactement ce que j’ai dit tout à l’heure chez Audrey Pulvar sur C News (ex-i-Télé).

      3. daniel 18 mars 2017 à 18 h 21 min et Paul Jorion 18 mars 2017 à 18 h 43 min

        Ah bon vous ne comprenez pas l’utilité de la 6ème République ? Vous devriez vous intéresser à ce qu’en a développé Mélenchon, et d’autres aussi, voire simplement écouter la cohérence de la partie consacrée à ça, aujourd’hui à la Répu. C’est pas du divertissement ni de la diversion… Ne comptez pas sur moi pour faire le répétiteur…mais … allez-y dites nous en quelques paragraphes pourquoi l’inutilité de changer la Vème République, et vous aurez de la pédagogie en retour.

      4. Une VIe république en plan A venant d’un Monsieur qui considère moins improbable son plan B pour l’Europe que le plan A, ouais, y’a de quoi être diverti.

      5. Que veux tu que je te dise, depuis qu’y en a un qui y est arrivé juste en croquant une pomme et qui y est resté 12 ans les autres se sentent plus ! Trop fort ce Steve Jobs 😉

      6. J’ai bien compris que vous préfériez les meetings truqués où un public endormi écoute un ancien ministre de Bercy faire des discours soporifiques pendant que 200 fans s’agitent dans le champ de la caméra , faussement hystériques, suite aux ordres reçus par SMS sur leur smartphone :  » Agitez les bras « ,  » Tapez des pieds  »  » Criez Macron président  »  » Hurlez  »  » Ne dites plus rien  » etc…

      7. @ Paul Jorion 18 mars 2017 à 18 h 43 min
        pour quelqu’un qui prône le changement de cadre
        je vous trouve toujours aussi déroutant dans votre expression publique

    2. @ Maris, pour avoir jeté un oeil sur le site de la comission de sondage les données brutes donnent plutot méluche à 9% et il est redressé à 11,5% par son score en 2012 (qui avait été une surprise rappelons le). Donc la mobilisation reste plus que jamais de mise.

      Pour ce qui est de la VI ème , ne serait il pas bienvenu que les gens consacrent une partie de leurs divertissements à s’interroger sur les règles fondamentales de socialisation sur notre territoire?
      Mais trêve de jeu de mots, vous parlez de diversion M Jorion, je n’ai pas encore vu l’émission mais je me demande pour dissimuler quoi? Que pensez vous donc que vas faire Mélenchon au pouvoir de si inavouable qu’il aurait besoin d’une diversion en montant une constituante? Dresser la guillotine à la République ou se faire sacrer à Reims?….

    3. Arff, je viens de chercher Cnews pour voir si je trouvais l’émission dont parle ici M Jorion et je tombe sur un site ou il n’y a que des noirs sur la page !!! c’est con mais ça m’a surpris , en fait j’étais sur la page d’actualité de la République du Congo 🙂
      https://www.rdc-news.com/

  16. Une entente Hamon et Mélenchon, dans l’état actuel des choses, ne peut être envisagée car il ne s’agit pas de simple addition arithmétique des voix escomptées.
    Si l’entente, – désistement M en faveur de H -, devait advenir maintenant, il est certain que les tenants de l’aile droite du PS pourriront totalement sa campagne et iraient en masse adhérer à celle de Macron.
    Dans le cas opposé, – désistement de H en faveur de M -, les soutiens de M risquent de lui rendre la vie difficile, en raison de l’embarquement dans la campagne, de quelques gens issus de la droite du PS.
    Le mieux est sans doute de s’en tenir à la géométrie actuelle, faire l’impasse sur cette élection perdue du président, s’affûter pour les législatives qui suivront, visant ainsi une majorité de députés des deux tendances, ce qui pourrait aboutir à une cohabitation rééquilibrant le tout ?
    Cette option aura l’avantage de permettre de se compter réellement, hors ces ‘sondages’ manipulateurs.

    1. Je plussoie à ceci. Il faut se resituer dans un contexte. 1/ Mélanchon a du mérite à s’être lancé seul et tôt, dans la perspective : ce sera Hollande, sinon Valls ; et je ne veux pas être l’otage du FdG et du PC. Et il a eu du mérite de faire élaborer le programme France Insoumise. 2/ Le renoncement de Hollande et la désignation de Hamon change la donne. (Cela réduit le reservoir de voix de JLM). On pense de suite au rapprochement « Unité de la Gauche » qui est possible… 3/ Mais la montée de Macron change la donne et donne de la force à l’éclatement du PS. (Cela réduit le réservoir de voix de BH). 4/ La rencontre BH et JLM fait un clash : aucun des deux ne peut disparaitre à ce moment ; c’est trop tard ou trop tôt. Le désir d’unité n’est plus qu’un désir de « ne pas perdre avant de concourir ».
      5/ Contre la fin de l’article, BH et JLM ne vont pas se rapprocher en faisant un CONSTAT. Ils ne pourraient l’envisager que dans un calcul où il y aurait gros à gagner, sinon pour la victoire, au moins pour leur image. JLM ne gagnerait rien à s’effacer : il devrait repartir à zéro en 2022 — et le PC n’est qu’un ‘soutien’ peu sûr. Hamon pourrait-il faire le pari qu’un PS de gauche se construirait mieux s’il n’est pas « le perdant de 2017 » mais, en se retirant, un stratège d’une union de la gauche à venir ? Et faire un calcul avec JLM : je me retire en 2017 et tu te retires en 2022. Trop de fiction est inutile en politique. Qui sera demain le patron du PS ? Voilà la question !
      Laissons les mener leur campagne perdue pour la beauté du geste. C’est plutôt l’avenir du PS et la recomposition de la gauche qui va se jouer. Dans les années qui viennent.

      1. Tout à fait d’accord Chabian, il faut savoir contextualiser toutes décisions avant de les hiérarchiser (cf. Mona Ozouf).
        Mais si M. Chabian, le contexte « actuel » devait être défini par la prétendue solidité d’un PS construit par des procédés « corrompus », nous sommes alors définis comme si peu de chose, peu Citoyen, et sans espoir sérieux de s’en sortir.
        Parce que s’arranger avec les textes, les votes et les comparses, est bien la seule chose que ces gens là, ces zélus, savent faire pour conserver les manettes d’un mille feuilles étatique puis administratif, en dépit de tous les « textes » constitutionnels, légaux ou pas, etc… Cela n’empêchera jamais les amis intéressés de vous prêter selon vos besoins ( infinis!) et de vous faire tailler un costume !
        Appliquer des textes notamment en écologie dépend donc de la tête du décideur puis de celle du client – boues rouges en Méditerranée. Nous respirerons donc un air de plus en plus irrespirable. La recomposition des partis véreux sera de peu d’utilité, encore moins d’usage.
        Donc voter pour un chef puis devoir compter sur des zélus qui ne sont que les marchands des temples les plus divers, est désespéré pour l’écologie, donc pour la citoyenneté.
        Que vous me croyiez ou pas, bactéries et virus n’acceptent aucun « consensus politique ». Elles suivent elles aussi les lignes énergétiques de plus grande pente vers la prolifération pathologique. La nature a pu limiter ces tendances naturelles mais ces métabolismes s’usent, vieillissent d’autant plus vite qu’on en abuse « gratuitement ».
        Conceptualiser le contexte écologique et politique est donc indispensable avant de hiérarchiser les priorités. Les paradis ni fiscaux, ni n’ailleurs n’arrêteront la microbiologie mondialisée que cela nous plaisent ou pas.

      2. Macron ne sera plus personne au bout de 6 mois de cohabitation avec LR, Valls tiendra ce qu’il restera du PS et Hamon suite à son exclusion du PS pour motif de pire score de tous les temps passera à la FI comme bras droit de Corbière suite au départ en retraite de Mélenchon. Voila, c’était le quart d’heure anticipation 🙂

    2. Pourquoi faire l’impasse sur l’élection actuelle, alors que cela nous fait gagner du temps pour la recomposition de la gauche dans tous les cas de figure, que l’on gagne ou pas ces élections ?
      Une élection présidentielle n’est pas un sondage justement.
      Il me semble qu’on ne peut pas se contenter de simples calculs arithmétiques : une alliance Mélenchon-Hamon serait un signal très fort pour une recomposition rapide de la gauche. Pourquoi ? Précisément parce que Mélenchon et Hamon sortiraient de leurs rôles respectifs actuels attendus.

      1. Sauf que rester à deux dans la compétition permet de laisser subsister l’illusion d’une recomposition fondée sur une base électorale entre 20 et 25% alors qu’une candidature unique…

      2. Bien vu vigneron, il faudra 5 ans de Macronisme dont tu seras le premier à venir pleurnicher (comme je pleurniche sur le Hollandisme) pour refonder la gauche. T’as de la chance, Mélenchon aura pris sa retraite et tu pourras venir sans vergogne soutenir les mêmes propositions que tu dénigre aujourd’hui par antipathie et pré-jugé anti-communiste. L’échiquier politique se déplace vers la droite à chaque élection donc en 2022 la FI se sera du centre gauche, le FN filipot/sarko sera du centre droit et le fn ménard/soral de l’extrème droite. Attention cependant une extrème gauche anarchiste dure risque de faire son apparition et on risque de voir revenir des crétins du genre AD (cf le colis du FMI cette semaine). A oui au fait PS et LR se sera dans les livres d’histoire on aura un gros partit centriste fourre tout ou il y aura tous les soupeurs pour prendre la suite de Macron, qui ni de droite ni de gauche aura fait un pont d’or au fascisme…

    3. Je ne conteste pas votre constat arithmétique mais j’en tire une autre conclusion, le désistement inconditionnel de Hamon pour Mélenchon et le seul moyen de sauver le PS car Mélenchon devrait alors assumer la défaite pour n’avoir pas voulu assouplir son programme pour rallier l’électorat Hamon. Car au lendemain du premier tour il sera difficile d’expliquer au médias les 13% du PS par les 11% de Mélenchon qui restera droit dans ses bottes avec le même score qui avait permis l’élection de Hollande. Aux législatives ensuite, le maintien de candidats PS face aux Marcheurs rendra le PS responsable de la cohabitation de Macron/Baroin….

      1. «  »car Mélenchon devrait alors assumer la défaite pour n’avoir pas voulu assouplir son programme pour rallier l’électorat Hamon. «  »
        Le programme du PS date de vendredi.
        Vous voyez à 30 jours démarrer des pourparler sur les deux programmes pour faire une synthèse satisfaisante avant le 1er tour?
        Un truc pareil serait du suicide.

      2. En ce qui concerne la contextualisation , il y a bien sur le jeu politique des candidats , mais il y a aussi le comportement des electeurs, leur sociologie , et le cas echéant leur  » fausse conscience » comme dirait l’autre…

        les electeurs de  » gauche » sont ils encore de gauche ? that is the question …
        pretendre voter pour élire hamon est-ce de gauche ? est-ce vraiment un choix raisonné ? n’est-ce pas continuer de faire semblant de croire aux « frondeurs »?
        ces electeurs des  » socialistes » sont-ils veules ?
        stratéges ?

      3. Les Hollandais ont résolu le problème démographique Vigneron, avec leur parti des plus de 50 ans ils ont fait barrage à l’extrême droite 🙂

      4. Ben ici aussi c’est eux qui font barrage au pénisme – y-compris chez les retraités paysans, deux fois plus nombreux que les actifs – et sans parti dédié, heureusement.

  17. Ce texte m’a fait penser à beaucoup d’autres lus il y a 5 ans, quand le « tout sauf Sarko » avait gangrené les esprits au point d’annihiler toute possibilité de discussion sérieuse. On voit aujourd’hui à quel point il était idiot de croire que Hollande puisse être une planche de salut contre le président sortant. 5 ans plus tard, les protagonistes ont changé et le discours reste le même, celui finalement du « vote utile » qu’on nous avait sorti dès 2007, lui même séquelle du traumatisme de 2002, dont aucune leçon ne semble d’ailleurs avoir été tirée.

    Pourvu que l’on admette que le capitalisme soit de droite, alors tout parti qui ne serait pas anti-capitaliste est donc de droite. Ainsi, ce qu’on appelle « gauche de gouvernement » est par exemple toute entière de droite, quand bien même elle proposerait quelques cataplasmes sociaux ou sociétaux sur la jambe de bois capitaliste. La « gauche de gouvernement » n’est pas une alternative à la droite macronienne, s’en est la roue de secours, tout comme l’extrême droite lepenienne d’ailleurs. Il n’y aura pas de révolution par les urnes, camarades, juste la poursuite ad nauseam des mêmes politiques capitalistes. Épargnez-vous donc une gueule de bois sévère, n’attendez rien de ces élections. Agissez, plutôt.

    1. Je vous suis mal, comment pouvez-vous faire une lecture « tous sauf untel » alors que précisément il s’agit d’inciter les deux comparses Mélenchon et Hamon à passer à l’action pour faire mentir le fatalisme qui frappe aujourd’hui durement dans rangs de la gauche.

      Je n’attends pas non plus une révolution (ça c’est le programme de Macron (sic), tout au plus l’application d’une politique de gauche, ce qui serait déjà pas mal. Je n’attends pas non plus tout ce cette élection, pour la bonne raison que la prise de conscience aigüe viendra pour une part de l’aggravation des périls qui nous menacent (situation internationale, emballement du dérèglement climatique, crise systémique ..).
      Tant qu’à faire autant donc avoir aux manettes autre chose que des personnalités incapables d’appliquer autre chose que de vieilles recettes faute de réflexion lucide et approfondie sur l’état de notre monde actuel et les nouvelles solutions qui s’imposent, par exemple la gratuité, thème pour lequel Hamon a apporté sa contribution. Quant à Mélenchon, peu sensible autrefois au thème de l’écologie, il s’y est mis. C’est le signe tout de même d’une certaine ouverture d’esprit.

      1. @PYD
        Vous faites un lapsus révélateur en parlant de « comparse ». L’un est un dépressif chronique (Monsieur, comme dirait Vigneron) qui rêve de laisser une trace dans l’histoire de France en instituant la constituante mais qui se révélerait incapable de fédérer pour gouverner, l’autre est une marionnette issu d’un processus importé de la démocratie outre atlantique mais non applicable pour un parti de gouvernement en France : l’élu de la primaire. Les primaires sont à la démocratie française ce qu’ Halloween est la tradition protestante : un événement importé de la société du spectacle américaine.

      2. Le rapport entre les deux situations ne tient évidemment pas dans le « tout sauf untel » mais dans l’espérance totalement irrationnelle envers un événement qui n’a aucune chance de produire les effets bénéfiques escomptés, et ce pour des raisons évidentes.

        Hamon n’est pas de gauche puisqu’il est le candidat du P.S, et Mélenchon est un Tsipras en puissance. Quand bien même cette carpe et ce lapin s’allieraient que leur candidature commune ne rassemblerait vraisemblablement pas les suffrages nécessaires pour passer le premier tour, et quand bien même par extraordinaire ils seraient élus qu’ils n’auraient que de cruelles déceptions à offrir à leurs supporters.

        Un type vaguement intelligent a dit un jour qu’on ne peut pas résoudre un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. A ce stade, croire encore qu’on va résoudre quoi que ce soit par le biais du régime représentatif ne peut plus juste être considéré comme de la naïveté.

      3. Ce que vous ne voulez pas voir c’est que les partisans de Hamon sont des Insoumis refoulés, ils sont assez intelligents pour comprendre que le programme de la FI est beaucoup plus abouti mais sont terrorisés par le bolchevic au couteau entre les dents qui est candidat. C’est uniquement le personnage Mélenchon que les médias ont réussi à associer à l’ogre rouge dans l’inconscient collectif qui empêche les Hamonites de virer insoumis. Point de logique dans tout ça, c’est comme un irrépressible frisson qui parcours votre échine au chant de la chouette par une nuit de pleine lune.
        Moi comme je suis plutôt SF, Macron le répliquant me fait bien plus peur que Dracula et même si je garde un respect certain pour Spok je ne saurais tolérer une faute logique sans crier à l’imposture 😉

      4. Petite précision l’application d’une politique de gauche que vous désirez implique de déroger aux traités Européens pour la financer la on est sur du TINA et c’est précisément ce qui sépare Hamon et Mélenchon.

  18. Je fais la proposition suivante:

    * Organiser un tirage au sort citoyen – par un huissier – et en public, pour désigner de B. Hamon et de J.L. Mélenchon lequel des deux sera choisi, par des millions d’électeurs de gauche, et qui comme moi hésitent entre les deux.
    Si, à l’issu de ce tirage au sort, des millions d’électeurs prennent l’engagement de voter pour celui que le sort aura choisi, le « perdant » sera poussé dans les cordes, pour ne pas dire vers la sortie, mais sans perdre la face.
    Le vainqueur sera ainsi bien mieux placé pour être au deuxième tour, donc Président.
    CQFD.

    L’idée est clairement de court-circuiter les appareils et les egos, pour forcer l’union sans laquelle on va droit au fiasco.

    Un tel évènement – et la publicité qui va avec – ne peut être organisé que par un média d’influence. J’ai déjà soumis cette idée à Marianne et à l’Obs – sans succès / sans réponse –
    Il faudrait que cet évènement soit suivi d’une pétition, mais le temps presse.

    1. Plouf plouf…
      Comme dit Mélenchon il n’a pas empêché l’élection de Hollande. Le souci du ps c’est Macron, ce qui montre le véritable positionnement du ps et son incapacité à instaurer des politiques sociales. Pas besoin d’huissier, si vous voulez un vrai responsable politique, entre un frondeur solidaire du quinquennat et un insoumis, le choix est clair, simple, limpide, la force est chez Mélenchon.

      1. Oui, mais à ce jeux là, on n’aura ni l’un ni l’autre, mais Macron le clone / clown de Hollande
        Ou alors on pense qu’il vaut mieux se payer encore cinq ans de Macrrrrrron et les dégâts qui vont avec, en espérant que la prochaine sera la bonne.
        Moi ça fait cinquante que j’attends, je peux encore tenir.

      1. @ vigneron 19 mars 2017 à 9 h 37 min
        article 3 de la Constitution.

        La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

    2. Non, monsieur. Nous ne sommes pas au PMU ! Nous faisons en tant que citoyen de la politique. Le 23 avril nous irons voter. Aucun huissier ne viendra, à votre place, résoudre le problème de conscience que vous semblez ressentir en vous. Aucun huissier non plus ne viendra nous sauver d’un péril brun. Le peuple français est seul souverain et nul roi, nul huissier ne viendront vous épargner, ni m’épargner, de notre décision personnelle. Tout le monde décidera en son nom. Souverainement. Il faudra choisir. Si possible, j’ose l’espérer, selon l’intérêt général humain.

      1. Faudrait se mettre à jour un d’ces jours, c’est la Nation qui est souveraine ici, pas le Peuple. C’est en Corée du Nord que le Peuple est souverain.

  19. Mélanchon aurait du demander à participer aux primaires citoyennes. Trop tard pour l’ouverture. Le vote blanc ou nul voilà ce qui reste aux désespérés. Son importance en pourcentage devrait créer l’élément d’un profond changement quant à nos « modalités démocratiques » de l’expression des citoyens.

    1. @Quick (18h29)
      « MélEnchon aurait du demander à participer aux primaires citoyennes. »
      Et s’il l’avait gagnée avec +90% de ses idées , vous voyez les fuyards franc et/ou furtifs actuels de Hamon se rassembler derrière sa banière.. ?? !!

    2. Le candidat que vous orthographiez mal, a expliqué pourquoi il rejetait le principe des Primaires. L’un de ses partenaires a même écrit un livre pour l’expliquer à tout le monde : « Le piège des Primaires » – Alexis Corbières – Editions du Cerf. / Bonne lecture.

      1. Alexis Corbière sans  » S  » ! Et zut ! Je fais comme vous, je ne me relis pas avant de publier. Un grand tort assurément.

      2. Quand ta main est trop mauvaise dans une partie, trouve une main secourable munie d’une plume pour justifier ton retrait.
        Si pas de Cicéron sous la main pour cette main, prends celle d’un Alexis.

  20. Vous avez quand même un certain culot pour dire que vous irez à la pêche et leur faire porter la responsabilité de l’échec de la gauche !
    Pour ce qui est du fond, Mélenchon n’a pas fait perdre la gauche en 2012 et je ne vois pas pourquoi il devrait changer sa ligne pour rattraper la trahison de Hollande. Pour ce qui est de Hamon, il n’est candidat que pour sauver la structure PS en faisant un petit point de plus que Mélenchon et en lui en faire porter le chapeau avec la plus grande mauvaise foi. Pourquoi n’est il jamais question d’un desistement de Hamon en faveur de Mélenchon?

    1. Est-ce que j’ai écrit quelque part qui devait se désister en faveur de l’autre ?

      C’est à eux de savoir ce qu’ils ont à faire, personne ne peut prendre une décision à leur place. On peut seulement les inciter à trouver un accord.
      Vous vous placez du point de vue du partisan, avec manifestement en l’espèce un parti pris exclusivement favorable à Mélenchon. Moi, pas.
      Les deux possibilités (candidature Mélenchon ou Hamon) me conviennent, car une candidature unique — même si je peux avoir une préférence personnelle pour l’un ou l’autre, vaudra toujours mieux que deux candidatures qui ne mènent à rien.

    2. Il est vrai qu’un désistement de Hamon en faveur de Mélenchon maintenant offrirait un élan fabuleux à cette campagne. Quel Panache!

      1. @Le rêve
        (Je me répète..) // Après la déculottée magistrale que le P.S.(donc , hélââss pour lui , = B.Hamon , victime collatérale expiatoire de la politique « hollandaise ») va recevoir au premier tour , il n’y aura pour les VRAIS « frondeurs » (tous les autres volant comme des moineaux au secours de la victoire d’Emmanuel) d’autre solution que de rejoindre JLMélenchon pour tâcher de constituer dans le cadre des législatives postérieures un îlot de résistance digne de l’appellation « socialiste ».
        Quant au trésor de guerre du « parti socialiste » ..bien malin celui qui peut prédire l’issue du procès en paternité qui résultera de tout ce « bordel »… ( 5 , au moins , années de galère en perspective ). Hélas.

      2. 9a sauverait Fillon et le PS soit le bipartidisme. L’exemple espagnol montre que les deux gros partis dominant n’ont aucun problème à se mettre d’accord pour sauver leur hégémonie. Hamon est le seul à faire barrage et Valls peut s’en charger facilement comme Diaz à réglé son compte à Sanchez.

  21. Les gens autour de moi ne savent pas pour qui voter. J’ai l’impression que le parti le plus important sera celui des abstentions. Les électeurs ont mis longtemps, plus de quarante ans, pour comprendre que la classe politique francaise est incapable de résoudre les problèmes qui obsèdent les Francais. Je ne suis pas le seul à le constater.

    Fillon est type qui ne roule que pour lui, tout son comportement le prouve. Son élection serait une catastrophe.
    Quant à la gauche désunie, elle nous livre un triste spéctacle, celle d’une ancienne diva devenue moche et passée de mode, et qui demande une dernière mise en scène. C’est dommage, car justement maintenant, une gauche forte, unie pourrait impulser des changements, faire fonction de brise-glace dans une sociéte immobile.

    1. Dites à vos amis de voter pour quelqu’un qui n’est pas mis en examen et qui n’a pas fait parti de l’équipe sortante, ça facilitera leur choix 😉

  22. « Mélenchon de son côté est en retard d’une guerre sur le plan des idées »
    Cette sentence sans développement me laisse sur ma faim . . .

    1. Relisez mes deux précédents billets (l’un sur Hamon, l’autre sur Piketty) et vous aurez la réponse.
      Je n’ai pas développé à dessein, pour ne pas rabâcher les choses qui les divisent, l’important ici étant d’insister sur la nécessité de rassembler. J’avais une préférence pour Hamon à cause des idées nouvelles qu’il apportait dans le débat à la faveur des primaires, mais cela ne suffit pas pour créer une dynamique. Mélenchon, je luis reconnais au moins ce mérite, a creusé son sillon depuis déjà un bon moment et ainsi d’une certaine façon il a ouvert la voie pour le renouvellement de la gauche dont participe Hamon. Reste à transformer l’essai, mais pour cela il faut une équipe. Mélenchon et Hamon doivent donc constituer cette équipe. Je n’ai aucune idée de la façon dont cela peut se passer. Pour l’heure seule la volonté manque, mais il suffit parfois de peu de choses pour débloquer des situations qu’on pensait de prime abord inextricables… L’histoire est faite aussi de compromis entre hommes de bonne volonté qui parviennent alors à se transcender, pour le bien commun.

      1. « L’histoire est faite aussi de compromis entre hommes de bonne volonté qui parviennent alors à se transcender, pour le bien commun. »

        J’ai réfléchi un moment : caen et abel… non, romulus et remus…non, ….. ah oui ! bien sur! Batman et Robin ! 🙂

      2. Merci pour votre explication.

        Pour ma part, je crois qu’une possible solution viendra de M.Valls. Il vient de rencontrer M.Bayrou et s’apprête à apporter son soutien avec plus de la moitié des élus PS, à M.Macron. Le président Hollande lui-même (avec tous les factieux « Hollandais ») va lui aussi ajouter son coup de couteau dans la candidature Hamon. Tout cela est prévu pour cette semaine. Dans ces conditions, vous imaginez bien que le ralliement de M.Hamon vis à vis du candidat de la France Insoumise, M.Mélenchon, n’est plus une chimère. Elle sera vérifiée par le fait que l’appareil PS lâche M.Hamon en rase campagne. celui-ci pourra t-il se maintenir si personne ne le suit ? Qu’en penseront les militants des trahisons qui se préparent ? Laisseront-il faire sans broncher? Qu’ont -ils finalement retenus de la leçon du 21 avril 2002 ?

  23. Ah c’est bien commode d’avoir une licence d’histoire-géo. Tu fais un défilé le jour anniversaire de la commune de Paris et tu proclames ex cathedra que cet anniversaire marque la naissance de la république sociale. Et toute la classe applaudit. Et oublie 1848. Oublie 1848 et donc le petit Bonaparte s’en est suivi.

      1. Non mais j’dirais pas pour autant à cette occasion qu’elle a inventé l’eau tiède si c’est ma grand-mère qui l’a inventée.

  24.  »Une 6.ième République inutile et sans doute une diversion,  »
    Spéculation sur quelque chose qui n’existe pas comme justification de son comportement actuel, ça s’appelle comment?

    Si cette marche vers/pour une 6e République ne devait avoir qu’un seul objectif ce serait celui de mobiliser des énergies dans un mouvement positif créatif, avec le sentiment de participer à quelque chose de grand et de commun.
    Pendant le temps de la Constituante, les envies de révolte et de destructions, qui ne sont jamais envisagées de bon cœur, trouveront un exutoire moins violent dans l’espoir d’un meilleur.
    Et j’ai, pour première fois, réellement le sentiment que c’est la seule alternative à la révolte.
    La Révolution, on l’aura: que ce soit par les urnes ou par les armes.

    1. »Une 6.ème République inutile et sans doute une diversion, »
      N’ayant pas écouté l’émission j’ai peut-être raté les explications de ce jugement. Mais je dois avouer que je ne comprends pas les raisons du rejet sans appel de JLM par PJ..

  25. [ « Rouges à l’extérieur, blanc à l’intérieur, et toujours près de l’assiette au beurre. »
    Sous la Troisième République, les radicaux étaient ainsi comparés à des « radis ». C’est qu’ils participaient à tous les gouvernements, de gauche avec les socialistes d’alors, de droite avec les conservateurs.
    Les socialistes ont remplacé les radicaux : ils sont devenus « les radis » de la Cinquième République. Au gré des circonstances électorales, leur cœur penche tantôt à gauche (avec le Parti communiste, notamment), tantôt au centre (avec le Modem ou Les Verts). Lorsqu’ils partent à la bataille, c’est en rangeant leur drapeau rouge, même rosi, dans leur poche :
    – Mon programme n’est pas socialiste, déclare l’un.
    – Ce mot est dépassé, reprend le second.
    – Je suis libéral, conclut le troisième.]

    La preuve par google de ce qu’est devenu le logo de la rose :
    https://www.google.fr/search?q=rose+au+poing+comme+logo&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjXuaLz6ODSAhVErxoKHRC_CisQ_AUIBigB&biw=1536&bih=683#tbm=isch&q=rose+comme+logo&*&imgrc=RdrL1O-PL-FPYM:

  26. Quelqu’un connaîtrait-il un plugin WordPress qui permette de zapper automatiquement les tirs à la mitrailleuse lourde du sieur vigneron?

    Ou faut que je me l’écrive moi-même?

  27. @ Rosebud1871, votre 18 mars 2017 à 19 h 04 min .

    D’abord une expérience : compte-rendu de la commission 6.ième République à une réunion Mélenchoniste locale. Version abrégée : Tout le monde il sera beau, tout le monde sera gentil, demain on rase gratuit et tous les défauts des hommes et des textes seront corrigés.L’extase.

    Plus haut et loin: depuis 2 siècles nous avons consommé environ 12 systèmes politiques et presqu’autant de constitutions. Elles ont toutes foirées, toutes sauf la dernière. Y’a matière à s’interroger sur notre inaptitude à faire fonctionner un texte de base. La France et l’Allemagne se sont dotées chacune d’une constitution en 1949 : l’allemande fonctionne toujours… La nôtre n’a pas résisté aux abus des partis et autres corruptions, et ce bien avant 1958. Ce sont les hommes qui trahissent. Les meilleurs textes n’y changent rien.
    Cette expérience longue et dure devrait nous suggérer que faire confiance à un texte, y placer tous nos espoirs est une gaminerie collective.
    Enfin, la 5. ième permet corrections, amendements et compléments.
    (Vous remarquerez que je ne fais de procès d’intention à Mélenchon mais à nous-même.)

    Pour Mélenchon, je crains une diversion des ennemis : faire en sorte que son attention soit fixée sur cette 6.ième République au dépens du programme bien plus urgent.

    Une expérience professionnelle : j’ai assisté à la mise en place de normes et procédures dans mon activité. J’y ai participé avec conviction. Au bout d’un an environ c’était devenu un sport que de n’en respecter que l’aspect formel -une masse de papiers sans signification réelle-. Pour le reste, on faisait au mieux, comme avant. Ça se nomme corruption. Faire appel à la bonne volonté et à la conscience professionnelle, y z’y ont pas pensé…

    1. Avis d’expert sur la diversion par le mythe dérivatif de la VIe.
      https://www.cairn.info/revue-francaise-de-droit-constitutionnel-2002-4-page-707.htm
      <blockquote[…] Encore faut-il s’entendre sur ce terme de « mythe » passablement ambigu et susceptible de sens opposés. On mentionnera, en premier, le sens le plus simple, fort clairement exprimé par Georges Sorel au début du siècle dernier : « un ensemble lié d’images motrices susceptibles de fonder une action », que l’on songe au mythe de la « grève générale » ou à celui du « Grand soir » dans la pensée marxiste sur lequel s’est fondée pendant des dizaines d’années l’action d’une certaine classe ouvrière et au nom duquel des hommes et des femmes se sont faits tuer ou encore celui de la « race pure »… Heureusement, en ce qui concerne notre mythe la réalité est beaucoup moins dramatique mais l’idée de « fonder une action » peut être retenue.

      Ce terme a aussi, un autre sens, plus discutable bien que couramment admis, celui d’utopie, au sens d’irréalisé, mais aussi d’irréalisable. Il n’est pas à exclure de notre réflexion car, on le verra, la « VIe République » pourrait bien être une forme d’utopie ayant peu, ou pas du tout, de chance d’aboutir. Le mythe s’opposant, alors, à la réalité et relevant, en quelque sorte, du fantasme ou du rêve. Il s’agirait de pratiquer une sorte de fuite en avant, voire de recourir à un dérivatif par rapport aux vrais problèmes constitutionnels du moment, sans parler des autres. […]

    2. daniel 19 mars 2017 à 1 h 28 min

      Une Constitution ça engage et ça dégage. C’est du lourd à écrire mais ça fixe les fictions juridiques que sont Peuple-État-Nation en les articulant entre elles, ce qui a des conséquences au quotidien. Les révolutions entrainent toujours une tabula rasa des anciennes bases du vivre ensemble, pour la mise en place de nouvelles. C’est l’économie-politique qui dicte au juriste ce qu’il doit formaliser, et pas le contraire. L’expert en scribouillages droits transcrit la réputé volonté du peuple. Que le militant soit débordé par la complexité de l’affaire et rêve à l’absence de défauts, c’est inévitable, comme j’ai pu être encombré par une lecture révélée imbitable des fameux traités sur lesquels on m’a proposé de voter pour finalement dénier mon vote (ce à quoi les textes d’une VIème obvieraient). Sinon les textes doivent être appliqués sinon c’est le bordel, et s’ils sont cons, une loi ça se change, quand au paradis, c’est pas sur terre…
      Les gens dont on dit qu’ils ont une bonne constitution se portent mieux que les autres, pourquoi pas un pays ?

    3. Les constitutions dont vous parlez ont toutes été écrites par des « élus ».
      Comment voulez vous que des « élus » ne soient pas en conflit d’intérêt quand ils sont amenés à écrire des règles auxquelles ils seront eux-même soumis ? Accepteriez vous qu’un juge puisse rester au tribunal si un membre de sa famille ou un ami notoire est mis en cause ? Le conflit d’intérêt ne dit rien de la probité du juge ou de l’élu, la question est uniquement le conflit d’intérêt.

      La FI n’a pas sauté le pas et ne propose pas un mode de désignation intégralement par tirage au sort mais seulement pour un tiers de la constituante.
      Le résultat ne sera donc sans doute pas à la hauteur des attentes . . .

      1. Le merveilleux contre-exemple islandais aurait dû servir de leçon à certains, mais non, penses-tu… ils rêvent ou causent ou font causer encore de constituantes.

  28. Mélenchon ?
    Non franchement, je peux pas.

    C’est une tragique erreur que de l’avoir choisi pour représenter et porter les idées de gauche. Tragique.

    1. Tragique non, n’exagérons pas, une tragi-comédie tout au plus.
      « Marat vint à la Convention, monta à la tribune, et pistolet sur la tempe menaça de se tuer si la calomnie l’accusant de la « septembrisade » ne cessait pas. Danton écourta la tragi-comédie. »

  29. Il n’est pas trop tard !
    Au lieu de dire aux candidats « cessez de… ou laissez la place à… »

    appliquer à l’avance la solution citoyenne selon cette solution:
    Lancer autant de pétitions que de candidats (de gauche par exemple)
    avec cet engagement citoyen:

    Le jour du vote, l’électeur placera dans l’urne le bulletin correspondant à celui dont la pétition aura atteint le meilleur score.

  30. Le brainstorming ci-avant montre, s’il en était encore besoin, l’impasse actuelle et l’absence de véritable solution. La lucidité démontre à l’évidence que la candidature séparée de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon, c’est l’échec à l’élection (même si l’incertitude des votes et la fragilité des sondages (volatilité, abstention, indécision) est exceptionnelle. A partir de là, l’alliance paraîtrait rationnelle pour augmenter les chances de gagner. Mais la mise en œuvre d’une telle alliance est problématique. Pour que ça marche, il faudrait qu’elle soit capable de faire émerger une nouvelle cohérence programmatique (idéalement, je pense que cela serait possible, voire même, pourrait permettre un projet encore plus fort), et je ne parle pas du problème des personnes et de l’organisation. Sinon, il y a de grandes chances pour qu’une telle alliance entraine une déperdition des voix, et pour finir ne représente même pas la somme des voix actuelles, et donc perde.
    Tout ceci dans le contexte présent : à seulement 30 jours du scrutin, pour convaincre sur cette hypothétique nouvelle base, et avec des candidats qui ne sont pas dans de bonnes dispositions (chacun avec ses propres raisons).
    Donc, partant de cette analyse, où la bataille est mal engagée, et mène à la débâcle assurée, quoi faire ? Penser à l’étape suivante (élections législatives, organisation d’une force d’opposition, autres formes de résistance et d’actions ?). C’est sans doute à quoi songent les deux protagonistes (sinon ils ne seraient pas hommes politiques, et depuis si longtemps….).
    Donc, ce que je suggère, c’est de déterminer son vote et son action en fonction du coup d’après…. (mais peut-être que je me trompe….).

    1. @ Emmanuel
      L’union fait la force !
      Apparemment, nous, gens de gauche, petits et grands, de l’arrière-garde à l’avant-garde, n’avons pas retenu assez cette leçon du passé.
      Alors, arrêtons de nous voiler la face derrière des drapeaux bleu, blanc, rouge, cette bataille présidentielle est perdue d’avance, et bien perdue.
      Car les français oublient vite tout ce qu’ils ont appris, ET ÇA FINIT PAR SE SAVOIR…
      Alors, autant en emporte le vent, et encore une fois, tout finira par une chanson :
      « France, nous ne savons plus pourquoi nous t’aimons. »
      Sûr qu’un tel constat finira bien par nous rassembler, et demain, aussi tous nos voisins qui vivent dans un même destin : « Europe, nous ne savons plus pourquoi nous t’aimons. »

  31. Quand tu passes à la télé pour vendre un programme que tu sais invendable, démerde toi pour qu’on parle de ton passage pour autre chose que pour ton programme. Idéalement, refuse de parler de ton programme et fais du spectacle en quittant le plateau. T’auras, au minimum, un lien vers ton exploit sur le blog Jorion.

  32. Apparemment l’affaire ne sera tranchée qu’au premier tour.

    Ça me rappelle mes deux enfants .

    Pour le premier je lui disais : ne grimpe pas sur la table , tu vas tomber et te faire mal , je t’interdis de le faire !!

    Pour la seconde je lui disais : tu vas te faire mal . Elle s’en foutait et se faisait mal . Elle a appris beaucoup plus vite que son frère à ne plus grimper sur la table .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *