Le débat entre cinq candidats à la présidentielle ce soir sur TF1

Ouvert aux commentaires.

Dans Se débarrasser du capitalisme est une question de SURVIE, paru au début du mois, je propose en particulier les éléments d’un programme en 7 points (vous trouverez cela ici : « Mettre en place les éléments d’une transition vers un socialisme authentique »). Les voici :

1° Faire de l’État-providence une institution irréversible et intangible
2° Casser la machine à concentrer la richesse
3° Promouvoir la gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable
4° Remettre en question la définition comptable des salaires comme « coûts pour l’entreprise »
5° Imposer le travail des machines, robots ou logiciels
6° Restaurer l’interdiction de la spéculation
7° Faire de l’euro l’embryon d’un nouveau système monétaire international

Aucun de ces points n’aura été mentionné. Juste, dans la discussion du temps de travail, de l’âge de la retraite, etc. une allusion de Hamon au fait que le travail et donc l’emploi disparaissent ; pour tous les autres, business as usual, ce n’est donc pas demain la veille que la question du travail sera remise à plat en France !

Conclusion :

Fillon et Le Pen déprimés, l’ombre d’eux-mêmes, je suppose que c’est lié aux affaires qu’ils traînent. Hamon et Mélenchon combatifs mais conscients d’être N°4 et N°5 dans les intentions de vote. Macron, même si ça me peine de le dire (je l’appelle, vous le savez, l’« ultralibéralisme à visage humain » – pas vraiment un compliment dans ma bouche), une classe au-dessus de tout le monde, il faut le reconnaître – ça aide sûrement d’être super favori.

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275 réflexions au sujet de « Le débat entre cinq candidats à la présidentielle ce soir sur TF1 »

    1. On comprend mieux pourquoi elle sera l’invitée d’honneur du prochain Forum Social Mondial en aout 2017, dans les Vosges, à Domrémy-la-Pucelle.

  1. Sur votre point 2 « Casser la machine à concentrer la richesse »… rien, malheureusement.

    Le point 6 « Restaurer l’interdiction de la spéculation »… la question du système financier, la question de sa stabilité et des futures crises n’est abordée par personne.

    L’euro a été abordé, en rapport avec le point 7 « Faire de l’euro l’embryon d’un nouveau système monétaire international ». Mais avec seulement les deux options du statu quo et du démantèlement.

    1. On en fait pas du neuf avec du vieux. Et on ne peut compter sur ceux qui ont créé/laissé se créer tous les problèmes actuels pour les régler.

      Ce débat est juste un gigantesque cirque à la télé.

    2.  » Le point 6 « Restaurer l’interdiction de la spéculation »… la question du système financier, la question de sa stabilité et des futures crises n’est abordée par personne. »

      .. n’est abordée par personne, « parmi les 5 gros invités ».
      Cette précision mérite d’être dite ici.

      Car parmi les 11 candidats, il y en a au moins un qui parle de réguler la spéculation des produits agricoles.
      c’est à 2H13 de la présentation son « programme présidentiel » sur youtube.com

      Désolé, de ne pas mentionner son nom, sous peine de me faire refuses ma contribution.
      En espérant que celle si passera 😉 plzzz

      1. Merci d’avoir enrichi mon vocabulaire. C’est aussi pour ça qu’on aime le blog de Paul Jorion 😉

  2. Le type d’organisation de ce débat n’a pas permis d’aborder clairement ces sujets.
    En dehors de cela, – est-ce l’expérience politique qui joue -, il semble que Mélenchon et Fillon étaient les plus convaincants ?

  3. Dans les déclarations finales :
    – Hamon a utilisé le mot « bienveillant »
    – Mélenchon a utilisé celui de « vertu »

    Deux gauches différentes.

    Et sauf erreur de ma part JLM a bien utilisé la formule exacte « rendre la France aux Français ». Certes dans un tout autre sens que celui dans lequel JMLP l’utilisait… mais je ne crois pas que ce choix de mots soit un hasard. Tentative consciente de « rattraper » des électeurs populaires du FN ?

      1. La citation exacte de Mélenchon ce soir, récupérée sur le site du Monde, est :
        « J’assume ma mission, rendre la France aux Français en la libérant de l’oligarchie, rendre la République à la France en la libérant de la monarchie présidentielle. »

        Jean-Marie Le Pen voulait plutôt « libérer » la France des étrangers. Cela fait déjà deux sens différents à l’expression avec la libération de l’oligarchie affichée par Jean-Luc Mélenchon.

      2. En l’occurence:
        Celle de Le Pen suivant sa définition restreinte de blanc, caucasien, chrétien, avec éventuellement 4 quartiers (plus?) de citoyenneté française pour les autres.
        Celle de Mélenchon suivant la définition républicaine et constitutionnelle du citoyen.

      3. Le choix des termes « bienveillance » pour Hamon et « vertu » pour Mélenchon dit plus qu’une nuance de tempérament entre eux . Si la bienveillance opère comme un charme (  » le charme du sensible » pour reprendre le titre anglais du livre de David Abram ) la vertu est, au principe de l’éthique, la quête d’une harmonie qu’oppose la raison aux écueils contradictoires d’un même vice. Ainsi Mélenchon a -t-il parlé du vice de cupidité en régime d’économie libérale: Rien n’empêche que le cupide sache tirer avantage des pouvoirs conférés par sa fortune personnelle acquise et jouer du charme de ses bienfaisances à l’égard de ceux qu’il a floués.

      4. Il semble que Melenchon n’ait pas la même définition du français que MLP……Ce me semble amplement suffisant comme différences!

    1. Bonjour,

      Comment peut-on se permettre de sortir ainsi les propos d’un candidat de leur contexte ?

      Et l’Assemblée Constituante alors, vous en faites quoi ?

      Pour revenir maintenant au message initial de Paul Jorion et uniquement en ce qui concerne le programme de la France Insoumise :

      1 – l’Etat Providence demeurera inaccessible sous la 5ème République… d’où la nécessité d’une 6ème République prenant en compte les exigences de notre temps dont l’Etat Providence doit faire partie intégrante.

      2 – un simulateur de l’impôt est actuellement en ligne sur le site de la France Insoumise est permet de se rendre compte comment l’Avenir en Commun propose de casser la machine à concentrer les richesses.

      3 – la gratuité est un mot bel et bien présent dans l’Avenir en Commun et JLM a bien appuyé lors du débat la gratuité, notamment pour l’éducation et la sécurité sociale intégrale (plus de complémentaires)… puis il y a la règle verte qui doit être inscrite dans la Constitution.

      4 – la question des salaires en tant que coûts pour l’entreprise n’a pas de sens au sein d’une société consciente des défis de son temps et notamment ceux en rapport avec la crise climatique, ce fruit amer des erreurs politiques des générations passées.

      5 – le travail des logiciels et des robots produisant lui aussi des gaz à effet de serre, il doit être avant tout limité à son stricte minimum… le taxer (et non l’imposer) peut-être une piste à suivre en effet, mais devant l’urgence de notre situation, ce n’est en aucun cas suffisant.

      6 – l’interdiction de la spéculation peut-être inscrite dans la Constitution.

      7 – une monnaie internationale est certes nécessaire à terme en tant qu’un des moyens du rétablissement de la paix internationale… mais elle doit être convenu sur le plan international et ce n’est certainement pas l’Europe qui doit l’imposer.

      Voilà.

      Mais Paul, s’il vous plaît, faites attention à ce que vous écrivez et ne versez pas vous aussi dans la communication d’influence… préférez le débat pouvant faire avancer l’assimilation de vos propres propositions.

      Amitiés Insoumises,

      Philippe

      1. @ Philippe Soubeyrand
        « Comment peut-on se permettre de sortir ainsi les propos d’un candidat de leur contexte ? »

        Je ne prétends en aucun cas pouvoir résumer d’une phrase le programme de quiconque !

        En revanche, je pense que les phrasés ou les vocabulaires de l’un ou de l’autre en disent parfois bien long, ils permettent de tenter de lire entre les lignes.

        1) La différence entre la promesse de Hamon d’une « République bienveillante » et l’injonction de Mélenchon « La cupidité doit céder la place à la vertu » est à mes oreilles extrêmement saillante.

        En appeler à la vertu à la place de la cupidité, voilà qui est à la fois républicain au sens presque antique du terme – je pense à la caractérisation du régime républicain par Montesquieu – et profondément chrétien : « Vous ne pouvez servir deux maîtres » (Matthieu, 6, 24)

        Le mot « bienveillant », je ne veux pas en tirer trop de conclusions car je pense que c’est avant tout une erreur de Hamon. Le genre de régime qui se caractérise lui-même comme « bienveillant » a de quoi faire froid dans le dos, et utiliser ce mot est une erreur de communication, non l’indice d’un sombre dessein.

        2) S’agissant de « rendre la France aux Français », j’ai souligné moi-même que le sens dans lequel l’entend Jean-Luc Mélenchon est évidemment différent de celui dans lequel l’utilisait Jean-Marie Le Pen – sa fille ne l’a pas repris. Ce qui est intéressant ici, c’est la tentative assez évidente d’attirer les électeurs de Marine Le Pen.

        Une tentative qui n’est évidemment pas une surprise. Qu’attend-on de Mélenchon, qu’il ne cherche pas à attirer sur sa candidature les nombreux ouvriers et employés qui soutiennent Marine Le Pen 🙂 ?

      2. Avec les mêmes amitiés insoumises, je n’aime pas l’expression « Etat providence » qui est une méchante traduction de « welfare state » qui a déplacé le « bien-être » ( animal welfare) en aide sociale ! Mais j’ai probablement tort de m’accrocher à ces détails ?

      3. Wikipédia :

        « …l’expression aurait été employée pour la première fois par le député Émile Ollivier en 1864, pour ironiser et dévaloriser la capacité de l’État à mettre en place un système de solidarité national plus efficace que les structures de solidarité traditionnelles. »

      4. Vigneron
        Il est un fait que les dettes sont un immense problème en France; elle ne sera jamais remboursée, les investisseur se contentent avec les intérêts. Le Danmark, pays que je connais bien, est un autre monde, un pays géographiquement plus petit, la population plus homogène. Il n’ont pas fait l’erreur de se mettre un tas de problèmes pathogènes sur dos, comme c’est le cas de la France.

      5. D’où tiens-tu que les dettes doivent être remboursées ? Faut quitter ton pays d’immigration, tu prends un mauvais pli. Elles ne sont jamais remboursées, sauf par d’autres, intérêts compris si l’Angèle permet (elle permet).

  4. Pas grand chose à dire de cette mascarade obscène si ce n’est que le seul professionnel de la bande s’en est pas trop mal tiré, Fion bien sûr.

    1. Ben ben ben mon vigneron faut être maso pour se fader un tel spectacle ! Fion ? Mais c’est vous qui donnez dans l’Obs-cènité.

      Prenez au hasard … mon exemple, 3 heures de temps de cerveau gagnées, un audimat plat, une exposition à la publicité réduite. Que du bonheur, mon Vigneron, que du bonheur !

      1. Comme quoi 3 heures de temps de cerveau indisponible et d’audimat plat n’apprend pas à lire. C’est bien le vrai professionnel de la mascarade obscène, Fion, qui l’a emporté.

  5. Bonjour,je n’ai pas regarder le débat, mais sur le travail il n’y a rien nulle part( à la téloche!) de toute manière,cette une campagne est vide,juste de la boxe comme dit sur LCI (la pesée).Pour le fond c’est à la radio que cela se passe.J’y entend des choses et vous aussi j’espère qui me font dresser l’oreille,la semaine dernière par exemple LSD sur France Culture « le travail » tout simplement là ils sont dans le vrai, (je parle des journalistes) et je sait de quoi je parle, exemple, l’absurdité du « LEAN »ou l’organisation du travail a l’envers…Merci Mon Sieur Jorion

  6. « Aucun de ces points n’aura été mentionné »
    Les candidats répondaient à des questions ils n’étaient pas libres d’aborder tel ou tel point en dehors des clous.
    C’est dans les programmes qu’il faut aller chercher les positions des candidats aux points que vous mettez en avant, vous faites donc ici le procès des journalistes . . .

  7. Je n’appelle pas ce type d’émission un débat, c’est plutôt un combat de gladiateurs. Nous sommes bien dans la société du spectacle.

    1. Et cerise sur le gâteau ces incrustations au bas de l’écran (LCI) qui nous donnaient des « sondages facebook » à l’échantillonnage donc forcément biaisé, et qui parasitaient la parole publique des candidats.

    2. Non seulement ce sont les journalistes, les médias + les sondeurs, qui mènent la danse, qui choisissent et qui décident qui a le droit de parler – ou pas -, mais ensuite il y a la bande des spin doctors en blouse blanche (Lenglet, Duhamel, Getta, Saint-Cricq…) qui distribuent les bons points et les paires de baffes et qui vous expliquent, « en toute objectivité », pourquoi tel ou tel programme est absurde, impossible, dangereux…

      Et le péquin moyen qui se dit « bon, ben, j’vais p’têt voter Macron »

  8. Surpris de constater que Macron ait pu paraître le plus convaincant.

    Pour moi, il n’a pas su sortir de son discours d’écolier technocrate, qui surfant de droite à gauche, essayait de se montrer véhément lorsqu’on l’écornait, et passait finalement plus pour une vierge effarouchée.
    Sans portée, sa parole sonne comme ceux des biens nés à qui tout sourit, et pour qui une ou deux baffes de la vie seraient nécessaire pour leur permettre de se rendre compte combien ils donnent le sentiment de se foutre du monde.

    1. Macron n’a pas été si bon que ça je trouve. Il maîtrisait ses sujets c’est vrai, mais cela n’empêche pour autant que le « ni droite ni gauche » crevait les yeux, et du coup il apparaissait inconsistant.
      Et ceux qui ne se sont par endormis avant la fin auront sans doute remarqué que sa propre conclusion au débat fut calamiteuse : il cherchait ses mots, cela sonnait complètement faux, à un moment j’ai même cru qu’il allait fondre en larmes. La peur d’être élu, une ivresse, ou tout simplement une grosse fatigue après une émission-marathon ?

    2. Ouais, moi je demande qu’on autorise l’accès à la candidature suprême qu’aux balafrés, aux meurtris de la vie.
      Au minimum :
      – 10 ans d’orphelinat
      – 3 mois à la rue
      – 1 mois de désintoxication
      – 1 maladie grave
      – 3 mois de prison ferme
      – 6 mois de suspension de permis
      – 3 ans de chômage
      – 2 ans de RSA
      – un contrôle fiscal rédhibitoire
      – 3 diplômes en candidat libre
      – 10 ans au smic
      – 3 tares congénitales
      – un bon gros défaut d’élocution
      – 5 dents manquantes ou un dentier décrocheur
      – une calvitie prononcée et/ou une moumoute refusée par Trump
      – une inélégance vestimentaire proverbiale
      – 3 faillites dont une frauduleuse
      – 3 cocufiages cuisants et un divorce ruineux
      – 1 enfant décédé ou lourdement handicapé
      Liste non exhaustive mais impérative.

      1. Il faut reconnaître qu’effectivement Macron n’a pas de casseroles ni de défauts rédhibitoires à son actif sauf celui de finir quelque meeting ou son débat du jour en état d’apesanteur. Personne n’est parfait, sauf le robot Fillon imperturbable quelque soient les conditions climatiques et interlocutoires.
        Quoique, on ne saurai jamais ce qu’auraient pu dire Poutou ou Arthaud ? Bref, ça manquait de trotskystes pour sérieusement désarçonner Macron et Fillon, et autres. Dommage que Pinçon et Charlot n’animaient pas le débat en lieu et place des deux animateurs insipides et convenus au possible. Là on serait sortis du cadre !

      2. Nan nan nan nan, moi, je n’en vois qu’un, vous, notre « cerveau-masseur » vigneron qui vous micronise, du verbe microniser bien entendu, hi hi hi, un blog en un tour de clavier.

      3. Bossuet, je crois surtout que ce blog offre à travers les commentaires tout le spectre des sensibilités et idées « de gauche ». Que chacun ne puisse rester insensible aux arguments avancés par les uns et les autres, c’est plutôt un signe de bonne santé intellectuelle à mettre à l’actif du blog, il me semble.
        Si chacun restait dans son couloir, imperturbable, le débat ne serait plus un débat, mais une juxtaposition de monologues. Ce n’est pas parce que vigneron s’est positionné en macronien, qu’on doit lire à l’aune de ce constat tous ses propos passés et à venir. Je doute même qu’il soit macroniste et même macronien même si par provocation il affirmera sans doute le contraire 😉
        Moi ce qui m’intéresse ce sont les arguments, et ici il y en a à foison, venant des uns et des autres, de quoi alimenter et, le cas échéant, faire évoluer les positions de chacun.

      4. J’suis un très très mauvais joueur d’échec, d’ailleurs j’y joue pas du tout du tout, mais je sais que celui qui n’a pas mis au moins un pied au centre de l’échiquier est plutôt mal barré.

      5. Même au tirage au sort, il est impossible le balafré suprême.
        Mais seulement à cause de la clause « faillites », et, par là même, l’adjectif « ruineux » à l’item « cocufiages », puisque insolvable. Les autres cases à cocher s’enchaînent parfaitement. J’avais proposé le chanteur Pisani pour le tiercé, mais l’écho répond Piketty.
        Qu’il est con l’écho !

    3. Paul Jorion a raison, les robots sont en train de nous remplacer.
      Macron est en fait un androïde, bien conçu, mais qui débite des mots creux.

      1. Les mots creux sont comme les charges creuses, ça impacte.
        Les mots dits pleins du genre « mon adversaire la finance », « plus d’un million 75% d’impôt » ou « les partis de l’argent » ou « 49.3 citoyen » font boom puis boomerang.

    1. Dans la déclaration finale de Le Pen, où elle a rappelé tous ses fondamentaux eurosceptiques, et appuyé là où ça fait mal – le référendum de 2005 annulé ensuite par le Parlement.

      Dans celle de Mélenchon, où il a déclaré assumer « la tâche compliquée d’avoir à tout changer en Europe sans tout détruire ».

      Du côté des pro-UE Fillon et Hamon, du côté du fédéraliste Macron… pas grand chose, voire sauf erreur de ma part pratiquement rien. La proposition de « parlement de la zone euro » de Hamon n’a pas été citée une seule fois il me semble.

      Les anti-UE (MLP) et les réformateurs « épreuve de force » (JLM) ne sont pas timides – pourquoi le seraient-ils ?

      Les autres préfèrent se taire, pour ne pas prendre trop de coups. Mieux vaut faire les choses en loucedé, après l’élection.

  9. « Une classe au-dessus de tout le monde »?
    Il était d’accord avec tout le monde, n’avait à la bouche qu’une bouillie de communicant racoleur, ne tranchait jamais sur le fond, n’explicitait quasiment jamais les mesures concrètes que les électeurs attendent. C’est un pur produit de la société de la communication et n’importe quel téléspectateur avisé s’est probablement fait la même remarque que Marine Le pen en fin d’émission : « C’est vide ! » On comprend rien parce qu’il n’y a rien à comprendre.

    Je suis très surpris qu’un intellectuel puisse tomber dans ce piège grossier.

      1. @ Arkao

        Géniale idée. Je propose dans la foulée qu’on interdise les thermomètres et les sondes météo, on aura plus à s’emmerder avec ce foutu réchauffement climatique.
        Quand c’est chaud, ben c’est chaud quoi !

      2. @ Julien Alexandre
        Vos réparties ne volent souvent pas plus haut que celles de Vigneron, le talent et l’humour en moins.

      3. Je m’insurge contre les infâmes tentatives de comptage du public assistant aux investitures de Potus.

        D.T. (Diphtérie Tétanos)

      4. Moi ce qui m’a surpris c’est que BFM a sorti le résultat de son sondage moins de 10 minutes (6 je crois) après la fin de l’émission…
        Je trouve le classement du Parisien plutot justifié quand à la prestation des candidats (et oui Hamon deuxième derrière Mélenchon et devant Macron). Personnellement j’aurai mis Hamon et Mélenchon à égalité (le petit plus pour mélenchon viens certainement de ce qu’il a su introduire un peu d’humour relachant la tension et donnant un bol d’air au spectateur sur un aussi long exercice ne suffit pas pour moi à compenser la veste de couvreur. Non! pas au grand débat TF1 Jean Luc, merde!…). Le problème des sondage c’est que les gens ne répondent pas objectivement mais conformément à leurs intentions de vote ou penchant politique. La preuve dans le sondage opinion way de ce matin, Macron sort devant en terme de qui à le plus convaincu mais Mélenchon le lamine sur toutes les questions ayant trait à des points particuliers de la prestation, sauf pour ce qui est d’être jugé « présidentiable » qui aura été interprété comme a t il une chance d’être président. La prestation médiatique est une chose et la position dans la course en est une autre, les sondages mélangent tout, je préfère me référer à des évaluations de professionnels de la com pour l’évaluation d’une prestation médiatique. M Jorion revisionnez l’intro et la conclusion, la prestation de Macron quand il est mis en position de s’adresser aux Français dans la posture d’un président est loin de le placer au dessus du lot (il transpirait la pétoche, on aurait dit un élève de 6ème qui passe au tableau le premier jour de classe), seule lepen a fait pire en parlant comme si elle était encore en meeting totalement à côté de l’exercice. Macron a été bon quelques secondes dans sa sortie de ventriloque face à lepen (surtout dans la sagacité qu’il a eu à ne pas laisser passer le moment crucial, il a sauté sur l’opportunité avec le sens du réflexe et l’énergie que l’on attendait de quelqu’un de jeune qui réfléchi vite et réagit avec force) mais pour moi ça n’a pas suffit à compenser ses contre prestations sur l’intro et surtout la conclusion.

      5. Je sohaiterais répondre à Julien Alexandre. Vous ironisez sur le fait de casser le thermomètre. Vous avez raison ce serait idiot. Sauf si le dit thermomètre ne fonctionne pas:
        http://www.francetvinfo.fr/elections/sondages/election-presidentielle-dix-raisons-qui-expliquent-pourquoi-les-sondages-peuvent-seplanter_2102031.html#xtor=CS2-765-%5Btwitter%5D-

        Les 2 sondages auxquels vous faites reference ont été produits très peu de temps après le débat. Il est donc impossible que ce travail ait été de qualité.

      6. Les 2 sondages auxquels vous faites reference ont été produits très peu de temps après le débat. Il est donc impossible que ce travail ait été de qualité.

        Supposition gratuite. Vous me connaissez : très critique sur l’utilisation des mathématiques sans nécessité, mais aussi très critique des propos injustifiés sur les techniques de maths appliquées.

      7. Sur le site de la commission de sondage, certains instituts publient les données brutes et les différents redressements, d’autre pas. Ainsi Opinion way donne les données brutes et les différents redressements, c’est d’ailleurs assez intéressant de comparer.
        Elabe par contre se contente de dire :
        « L’échantillon brut a été redressé sur les variables
        sociodémographiques et professionnelles utilisées comme
        quotas (données Insee issues du recensement de la
        population labellisé 2012) ainsi que sur le vote au premier
        tour de l’élection présidentielle 2012 (données du Ministère
        de l’Intérieur pour la France métropolitaine). » Mais ne fournit que les données publiées, impossible donc de savoir si l’opération à été correctement effectuée mathématiquement parlant.

        Je vous laisse juge :

        http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2017/mars/8336-presitrack-32-ow-les-echos.pdf

        Vs

        http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2017/mars/8338-pres-elabe-bfm-21-03.pdf
        (ici on ne peut même pas vérifier que le total à la question du potentiel de participation fait bien 100%)

      8. PS :
        Les questions :
        -Qui vous à le plus convaincu ?
        et
        -Qui a été le plus convainquant ?

        Sont fort différentes…

    1. @ John Mace

      Je suis tellement le « Français moyen », que j’en ai honte d’être Belge ! 😀
      Si vous me lisiez avec attention vous auriez vu que je n’approuve pas Macron, je suis dans le constat : Macron a le profil, pas pour être mon candidat préféré, mais pour être le président.

      1. Une classe au dessus de tout le monde !!?
        Ouai quand il n’y a pas de fond, la forme est facile.
        Le gentil petit Mâcron est classe et ça l’aide à être super favori ?
        C’est son fond sans consistance qui l’aide, dire à tout- oui mais non et non mais oui à l’heure que l’on sait, parfois c’est pas classe, c’est preuve d’inconsistance Monsieur, faudrait pas se gourer.

      2. Bon j’ai encore regardé et oui, il est poli(tiquement) au dessus. (mais je dirais plutôt au dessous).

      3. Vous ne faites pas abstraction de la situation politique et des sondages sinon je ne vois pas ce qui vous fait dire qu’il a le profil. Son maniement de la langue bois? Son trac qui peut le faire passer pour quelqu’un de gentil? Il a certainement le profil pour ma mère qui redoute que je sois embrigadé dans une secte quand je lui parle « d’Orion » que je vois sur « l’internette », mais vous quand même ! 😉 J’aurai espéré que vous auriez apprécié la prestation d’Hamon, je l’ai trouvé très bon, si je m’était pas déjà fait avoir ya 5 ans j’aurai encore succombé je crois.

      4. « Macron a le profil, pas pour être mon candidat préféré, mais pour être le président. »
        Je ne savais pas qu’il existait un profil « pour être le président. »

      5. Je ne savais pas qu’il existait un profil « pour être le président. »

        Ne désespérez pas Hegel !

        On dit aux gouvernants, aux hommes d’Etat, aux peuples de s’instruire principalement par l’expérience de l’histoire. Mais ce qu’enseignent l’expérience et l’histoire, c’est que peuples et gouvernements n’ont jamais rien appris de l’histoire et n’ont jamais agi suivant des maximes qu’on en aurait pu retirer. Chaque époque se trouve dans des conditions si particulières, constitue une situation si individuelle que dans cette situation on doit et l’on ne peut décider que par elle. Dans ce tumulte des événements du monde, une maxime générale ne sert pas plus que le souvenir de situations analogues, car une chose comme un pâle souvenir est sans force en face de la vie et de la liberté du présent.

        Hegel, Leçons sur la philosophie de l’histoire (cours de 1822).

    2. Rien que pour un détail, avoir été le seul à ne pas perroqueter ou renchérit sur l’antienne habituelle contre « les pays du Golfe », je lèverais mon chapeau si j’en avais un, ou mon ghutrah.

    3. Je pense que Macron a de fait le profil pour attirer l’intérêt et les intentions de vote dans la phase où nous sommes. Ce n’est pas une découverte – il suffit de consulter les sondages !

      Oui il produit un discours de communicant et est fort souvent en train d’habiller du vide avec des mots. Il est le candidat « souple et solide à la fois » que raillaient les Inconnus il y a déjà… vingt-quatre ans ! https://www.youtube.com/watch?v=WIxS9-xhGfM

      Ce n’est pas contradictoire. Mais la question évidente est alors : quand les Français seront-ils déçus par le creux voire le vide de ce discours ? Trois réponses possibles :
      – Avant le 23 avril – alors l’affiche du second tour ne sera pas celle actuellement prévue, et c’est probablement Fillon qui sera élu, avec une petite chance tout de même pour Hamon ou Mélenchon
      – Entre le 23 avril et le 7 mai – alors Le Pen sera élue
      – Après le 7 mai – alors le nouveau président pulvérisera dès la première année les records d’impopularité établis par François Hollande, qui lui-même avait enfoncé les records de Nicolas Sarkozy

      1. Je ne sais plus où j’ai lu que Macron est « le candidat du vide ». C’est à ce jour à mon sens la meilleure formule pour le caractériser.

        Et c’est pour cela qu’il a ses chances, l’électorat en étant toujours là. Si Macron faisait 5 pour-cent, une révolution aurait déjà eu lieu ou serait imminente.
        En attendant, le miroir social accepte ses prétentions.
        C’est là que nous en sommes.

        Lui trouver de la « classe » me paraît participer au même esprit du temps.
        Je lui reconnais (à mon grand déplaisir) une bonne tirade, celle sur le burkini comme question d’ordre public à éventuellement traiter localement par les maires sous le contrôle du juge administratif. C’est son visage humain, sans doute. 🙂

      2. Je suis assez d’accord avec Jacquot sur ce qu’il dit concernant Macron. Mais son discours n’est pas significatif de faibles capacités: il dit ce que l’électorat attend qu’il dise de rassurant. Comparaison pour m’expliquer: lorsque le danger se montre d’un débordement du fleuve, ce que les riverains attendent de la part des secours , c’est dans l’immédiat seulement l’apport de « sacs de sable ». Sans préjuger d’une suite…

      3. Pour information, pour qui ça intéresse, il y a un très bon article sur Macron dans le Monde diplomatique de Mars 2017 : » les vieux habits de l’homme neuf » (par F. Denord et P. Lagneau-Ymonet) ; « Macron en évangéliste politique masque mal la trajectoire banale d’un technocrate dont l’entregent lui a permis de brûler les étapes » (une description très précise du parcours….édifiant !).
        Et puis, pendant que j’y suis, un autre article très intéressant dans le même Monde Diplomatique : « Bouillonnement antisystème » par Perry Anderson ( à l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire du Traité de Rome – à méditer).
        A vos lecture !

      4. J’avais accepté le passage de Macron sur le burkini en confiance, mais voilà que Christine Delphy nous remet en mémoire que le Conseil d’Etat a déclaré invalides les arrêtés « anti-burkini » pris par des maires l’été dernier: https://christinedelphy.wordpress.com/2017/03/24/la-charia-catholique-ou-letat-dans-letat-par-christine-delphy-24-03-2017/ . Le burkini en soi n’est donc pas une atteinte à l’ordre public – contrairement à l’émeute qu’en font certains.
        Saluons au passage ce rappel bien nécessaire malheureusement, au pays de Voltaire: le foulard n’est pas un « voile »!

      5. T’es bouché ou quoi Leboutte ? C’est évidemment pas « le burkini en soi comme trouble de l’ordre public » qu’a interdit la jurisprudence du conseil d’Etat mais l’interdiction du burkini dans les endroits où il trouble l’ordre public qu’a autorisé la jurisprudence Conseil d’Etat.
        Heureusement qu’on a des énarques au Conseil d’Etat et pas des profs…
        http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/pourquoi-l-arrete-anti-burkini-de-sisco-a-ete-maintenu-malgre-l-avis-du-conseil-d-etat-7784754499

      6. vigneron, merci pour ta courtoisie.
        Ta source Rtl date du 6 septembre 2016 et se termine par « Déboutée, la Ligue des droits de l’Homme va désormais saisir le Conseil d’État pour tenter d’obtenir une issue identique à l’arrêté de Villeneuve-Loubet. »
        Où est la suite?

        On voit bien que les tribunaux ne seront pas nécessairement tous du même avis, s’agissant de la qualification par une mairie de « risques de troubles à l’ordre public » , et on voit bien que cette qualification est couramment et en tous pays manipulée par les majorités en place. Si des casseurs sabotent les réunions d’un parti qui n’est pas le mien, moi, maire élu, j’interdis la réunion sous ce motif. C’est simple et c’est banal. Bien sûr que le tribunal administratif supervise la décision, mais ce n’est pas sur le site d’un anthropologue que nous devrions nous en tenir aux aspects formels et formalistes.
        Le burkini en soi n’est pas une atteinte à l’ordre public. Il y a juste une sociopathie française en place, un bourrage de crânes de l’opinion, qui, pour faire le lien avec l’article de Vincent Rey, est une formidable diversion! La France d’en-haut tape sur la France d’en-bas, et une part de cette dernière tape sur les musulmans.
        La guerre entre les pauvres est une merveilleuse aubaine pour les amis de la finance.

        Si je dois choisir une justesse d’interprétation entre Emmanuel Macron et Christine Delphy, je n’hésite pas une seconde, pas plus que toi. Nous ne choisissons juste pas le même terme de l’alternative. Selon toute apparence, vigneron aime les amis de la finance.

    4. Oui, le Monsieur Macron est très doué en double langage. I semblait être en plein exercice de langage vide de sens devant un professeur de communication. Un personnage cousu encore de fil blanc. : le patron vient d’être retiré. Affligeant. Faut dire qu’il n’a pas eu de primaires pour se préparer à l’exercice du débat d’idées. Faut dire aussi qu’il n’a jamais été candidat à une élection. Il a manifestement encore beaucoup de choses à apprendre.

      Fillon fut le meilleur : nuancé, pondéré, expérimenté, calme. Il a les épaules suffisamment larges dans son beau costume bleu pour pouvoir assurer la défense de la France et de l’Europe face aux autres puissances. Ce n’est pas le cas des autres candidats.

    1. bah, ca va pas nous changer de ses capacités prédictives habituelles, avant « Macron a gagné » on avait eu « Trump c’est fini » ^^

  10. Bonjour,
    J’aime cette expression  » … pour tous les autres, business as usual, ….. »….Eh oui, « Business as usual »!!!! Le problème est que tant que la majorité des gens ne croiront pas à la dangerosité du capitalisme….alors on aura notre « business as usual »….Vous oubliez Paul que vous êtes un anthropologue et que à ce titre vous avez étudié les ressorts qui font bouger les sociétés humaines, vous êtes allé voir dans le cœur du réacteur. Mais pensez vous que ce travail d’analyse a été fait par la majorité des gens????C’est pourquoi je pense qu’il est inutile de prescrire des solutions à des sociétés qui n’ont même pas conscience du mal qu’elle souffre….C’est peine perdu!
    Avez vous lu les conclusions du derniers G20 à Baden Baden (http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2017/03/17/au-g20-de-baden-baden-bras-de-fer-avec-les-etats-unis-sur-le-commerce-et-le-climat_5096531_1656941.html)? On est dans le même « business as usual » Français. Les EU s’opposent à l’accord de Paris….avec un président qui a affirmé que le  » « concept de réchauffement climatique » avait été « créé par et pour les Chinois pour empêcher l’industrie américaine d’être compétitive » »….Non mais franchement après avoir lu çà, peut on encore croire que l’on va sauver le Titanic? Comment peut on s’imaginer que l’on va passer cet obstacle sans encombre?
    Je crois que si il y avait une mesure à prendre, c’est de commencer à enseigner l’anthropologie dans toutes les écoles du monde. Tant que l’homme ne se regardera pas dans le miroir….on aura notre bon « business as usual »!
    Mais voulons nous nous regarder dans le miroir? Je me pose sérieusement la question et pour moi c’est la clef de la survie de notre espèce! C’est marrant parce que en même temps que j’écris ces lignes, je me demande si cela rejoint pas le concept de « l’éveil  » chez les bouddhistes. Bon, je vais faire des recherches!
    Bonne journée!

    1. Vous avez sans doute raison. Dans ce cas nous serons comme la fameuse grenouille dans la marmite qui ne se rend pas compte que la température de l’eau monte. Pour nous, avec un peu de chance 🙁 la température montera si vite que nous aurons encore envie d’échapper à la marmite.

      1. @Paul, décidément le réchauffement est devenu religion chez vous (en cela vous êtes devenu parfaitement franchouillard digne lecteur du monde ou de libé), c’est d’un naze votre argumentaire de grenouille, vous vous rendez compte des conneries non tempérées que vous écrivez?

      2. @ Sapristi

        Macron habille du vide avec des mots, mais au moins ce sont des mots polis. Les vôtres ne le sont pas, et le vide derrière est tout aussi abyssal.

      3. Sapristi, nous sommes bien plus fragiles que les grenouilles, faites tomber le pull en hiver et vous verrez.
        Ajouter 2 degrés à la planète et l’on ne tient plus.

      4. @Jacquot & Lucas.
        vous lisez l’anglais ?
        les modèles climatiques passés au crible :
        http://www.thegwpf.org/content/uploads/2017/02/Curry-2017.pdf
        Si après avoir lu ce pdf vous ne comprenez pas qu’il ne reste rien des affirmations de Paul Jorion et de sa grenouille, sauf ce qu’il a lu dans libé ou le monde, qu’il répète ad-nauseam, c’est que vous êtes vous aussi militant écolo, mais pas scientifique.

      5. Ce pdf a de très belles couleurs, il y a aussi une très longue liste de noms de gens qui trouvent très beau ce qui est inscrit dedans, manque de pot ils ne veulent pas dire qui ils sont, pas plus que la gwpf elle-même qui a choisi, coïncidence, le statut juridique qui lui permet de cacher qui sont ses généreux donateurs. Les marchands de doute sont de sortie !

        Merci pour votre tentative de me décrédibiliser, elle se voit attribuer le N°349 sur la liste.

      6. Et des compte-rendus non intéressés des centaines des scientifiques du giec , il en reste quelque chose chez vous ?
        Bref allez chez les non-croyants et au revoir.

      7. @ Sapristi
        « vous lisez l’anglais ? »

        Yes, Monsieur. Voici qui est votre source : https://en.wikipedia.org/wiki/Global_Warming_Policy_Foundation
        Ce groupe de pression britannique :
        – n’est pas dirigé par des scientifiques
        – a refusé de révéler ses sources de financement

        Maintenant, si on s’adresse aux scientifiques https://www.skepticalscience.com/global-warming-scientific-consensus-intermediate.htm plutôt qu’aux groupes de pression, on constate deux choses :
        – L’écrasante majorité (97%) des scientifiques soutient que les changements climatiques en cours sont d’origine humaine
        – Plus le domaine d’expertise de ces scientifiques est proche de l’étude du climat, plus la dite proportion est élevée

        Il ne s’agit pas d’une question d’opinion, encore moins d’une question de « croyance ». Il y a consensus parmi les scientifiques, aussi dérangeantes les conclusions puissent être.

        Et elles le sont.

      8. Aucune chance d’avoir de la chance car au dehors de la marmite c’est le 0 absolu du vide intersidéral. La seule échappatoire c’est de trouver le bouton du gaz, pour la grenouille c’est raté : pas de pouce opposable pour l’actionner, pour nous ?…

      9. @Lucas,
        Donc vous ne savez pas lire, Judith Curry (physicienne de l’atmosphère qui vote démocrate) a participé au GIEC et décrit le fonctionnent des AR, dommage pour vos modèles climato-religieux, ils ne valaient pas un clou.

      10. Sapristi, t’as aussi des toxicologues tout à fait diplômés et tout à fait biocompatibles comme Séralini résolus à affirmer, contre tout consensus scientifique, que les OGM cancérisent nos zenfants et Babe le petit cochon comme Mickey Mouse, Minnie, Bernard et Bianca et Ratatouille ou à vanter urbi et orbi les vertus souveraines des gélules aux plantes détoxifiantes d’une amie de bonnes affaires azimutée. Et zalors ?

      11. Mais non, je lis mal l’anglais je m’en excuse.
        Cependant vous devriez vous excuser de faire confiance à une physicienne qui à manifestement basculé d’opinion pour cause de névrose personnelle, plutôt que d’une synthèse des meilleures professeur de biologie et de physique au monde. Peut être ne voulez vous pas vous inquiétez et Cest votre droit, mais laissez nous nous faire du mourron pour notre espèce, au moins on apprécie l’air frais.
        De plus monsieur Jorion faisait une simple analogie et vous l’attaquez directement sur ce qui n’est pas l’objet de son commentaire.
        Marre des psychotiques et des névrosés moi.

      12. Petite histoire que je tiens d’un vieil andalou (certainement censée moquer la mauvaise foi féminine à la base et vraisemblablement tirée d’un dessin humoristique d’un autre âge): C’est une renarde (ça c’est pour le côté machiste…) qui est emportée dans l’écume d’un torrent grossit par la pluie, qui s’exclame au moment de se noyer : peut êt’ bien qu’il pleut et tout mais c’est pas la saison! (llovera y to pero tiempo de agua no es !). Le même grand père ne croit absolument pas au changement climatique mais s’étonne de plus en plus fréquemment de voir des insectes nouveaux qui lui bouffent son jardin et regrette le bon vieux temps ou avec un sac de souffre et une vielle chaussette il contrôlait l’oidium sur plusieurs hectares de vigne… Quant au mildiou il a découvert il y a peu qu’il disparaissait pas forcément au moi de juin… (Jerez a laissé 80% de la récolte l’an passé, ici c’était en 2011 aprox 90% du jamais vu, ni de mémoire du grand-père de celui dont je parle…)

      13. @Jacquot,
        Raté, vous ne savez pas lire comme votre compère Lucas, l’article est de Judith Curry, certainement plus à même de juger la validité des modèles climatiques que vous. Elle a fait parti du GIEC, y a publié, a fait des conférences, et est entre autre physicienne de l’atmosphère, elle rapporte le fait que les modèles ne valent plus un clou. Elle vote accessoirement démocrate et n’est pas pro-trump.

        Donc sur un blog d’un anthropologue érudit en économie tout le monde est d’accord pour dire que les modèles économiques numérisés sont caduques, mais certainement pas ceux du climat ? parce que DEUS EX MACHINA, le modèle numérique climatique, pourvu qu’il soit catastrophiste, est devenu une religion pour les suiveurs du blog de Paul. C’est typique des idéologues devenus obtus, vous avez vous aussi besoin de cette idéologie du réchauffement pour votre catastrophisme, libre à vous de choisir votre religion, mais gardez à l’idée que ce n’est que religieux et que vos modèles sont faux, archi-faux, et démontrés comme faux (A tel point qu’il n’existe aucun modèle qui n’est marché à ce jour en trente ans de modélisation !)

      14. Veuillez m’excuser de rajouter de l’huile sur le feu d’une discussion (d’ailleurs un peu déplacée sur ce fil) mais :
        Rajouter une énième fois la courbe des températures depuis le milieu du XIXe siècle, comme un énième pic de température ici ou là sur terre ou dans les océans ne rime à rien.
        Les climato-sceptiques ne nient pas que nous sommes dans une période chaude.
        La polémique porte sur :
        1 : la réalité ou non du forçage anthropique.
        2 : la validité des modèles de reconstruction paléoclimatique.
        3: La validité des modèles prédictifs du climat du futur.

      15. Même si c’est H.S. par rapport à ce billet, il est tout de même utile de se rendre compte que le forçage radiatif anthropique, c’est-à-dire le supplément d’énergie solaire absorbé par la Terre du fait des transformations que nous lui faisons subir, est tout aussi factuel et indéniable que le réchauffement.

        En somme :
        – L’origine humaine de l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère (de 280 à >400 ppm) est hors de doute, elle correspond étroitement aux émissions humaines moins la capacité d’absorption de la biosphère
        – Le fait qu’une concentration supérieure de CO2 provoque un forçage radiatif est un résultat de physique relativement simple. Le calcul au premier ordre de l’effet de forçage est logarithmique, sa formule est connue https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/e36cc031b0e6d6b47508b2ae11126abee86f2de8
        (C et C0 sont les concentrations actuelle et initiale en CO2)
        – Le calcul complet du forçage radiatif d’origine humaine, dont la composante la plus importante est l’émission de CO2 mais qui en comporte d’autres telle l’émission d’aérosols par activité industrielle laquelle a tendance à diminuer le forçage, est lui aussi un résultat de physique guère contestable. En voici une estimation résumée
        http://a405.idata.over-blog.com/1/36/31/52/IPCC_radiativeforcing3.png
        Le résultat de ce calcul montre un forçage radiatif croissant d’origine humaine, ce qui laisse attendre un réchauffement progressif de la Terre
        – Le réchauffement des dernières décennies est observé de manière incontestable

        Toute personne qui souhaite contester que l’activité humaine depuis la fin XIXème siècle a provoqué un réchauffement climatique qui va croissant doit faire au moins l’une des choses qui suit :
        – Démontrer que l’augmentation mesurée du CO2 dans l’atmosphère n’est pas d’origine humaine. L’une des difficultés étant alors d’expliquer où est passé au juste celui que nous avons relâché dans l’air…
        – Démontrer que l’augmentation de CO2 ne provoque pas un forçage radiatif. Ce qui suppose d’élaborer une nouvelle physique…
        – Démontrer que le forçage radiatif ne provoque pas de réchauffement. Là aussi, il faudrait élaborer une nouvelle physique…
        – Démontrer que la Terre n’est pas en train de se réchauffer. L’une des difficultés étant alors d’expliquer pourquoi au juste les mesures montrent qu’elle se réchauffe…

      16. Paul Jorion dit :
        21 mars 2017 à 18 h 39 min
        Vous avez des yeux Sapristi ? (je ne vous demande même pas des cellules grises)
        L’illustration du commentaire est claire et la conclusion du commentaire du-dessus l’est aussi.
        Donc la grenouillette que je suis ou plutôt crevette votera J.L. Mélenchon, au stade de la cuisson ou je me trouve, je choisis une sauce pimentée pour la dégustation.

      1. Arkao(19:24)

        Pour augmenter toute la pertinence de votre correction il convient de faire remarquer que la spirale proposee d augmentation de temperature evolue de 1850 a nos jours, soit un siecle et demi , c est a dire une goutte d eau dans les mers qui separent les start/stop des periodes oceaniques successives de glaciation et de rechauffement …..

    2. @Paul,
      Multi récidiviste avec votre gif animé, on ne vous demandera pas ce qu’est une marge d’erreur, vous devriez rechercher le même gif en Kelvin, et vous m’en direz des nouvelles. Lisez donc Judith Curry dont j’ai donné le lien plus haut. Et rappelez vous qu’il y’a deux fois moins de stations météos au sol qu’il y’a trente ans et qu’en matière de reconstitution de données, l’écologiste militant que vous êtes devenu utilise des données fausses pour se donner un genre. Je rappelle aussi pour ceux qui liront que vous n’êtes plus avare en conneries climatiques même lors de vos passages à la télévision, c’est pour cela que vous devenez critiquable.

      @Jacquot,
      T’es marrant avec ton CO2, je te rappelle qu’on a pas besoin d’un taux de CO2 pour faire une prévision météo à 5 jours, mais de CO2 pour alimenter des modèles climatiques désormais démontrés comme faux. Que tu sois dans la religion, libre à toi, mais qu’un anthropologue qui se croit scientifique ne sache pas s’en rendre compte, c’est autre chose.

      1. salut Julien, c’est toi aux manettes ! 😉
        en goguette, en goguette, c’était pas la guinguette !

      2. Comme par hasard, où j’ai trouvé Hamon le meilleur c’est sur les frontières révisables du Monsieur d’en face.

      3. Ouai, Maintenant c’est à Hamon de se ranger sous Méluche, plus logique.
        PS: Merci Piketty d’être rester en arrière plan, -_-‘,
        être intellectuel veut donc dire ne pas vouloir que ça change.

      4. Comme quoi ce débat ne fut pas si nul qu’on le dit (moi y compris), il y a eu quelques moments comme cela de clarification dans le débat.

        Marine Lepen est apparue pour la représentante qu’elle est de l’extrême-droite, favorable donc à l’Etat policier, lorsqu’elle a évoqué, je cite, « les milices séditieuses » qui défilent contre la police se référant aux manifestations contre les violences policières dont l’une, très importante, s’est déroulée dimanche dernier, avec en tête de proue notamment Mme Bentountsi que j’avais d’ailleurs évoquée dans un billet consacré à la manifestation des policiers place de la République.

        Oui, le Mélenchon des frontières révisables (un Yalta bis ?!) était inquiétant. Son droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui reposent , difficile de le dire autrement, sur des critères « ethniques » et non sur le droit, quoi qu’il ait pu dire, c’est bien créer les conditions favorables pour de nouvelles guerres entre les peuples.

      5. Quel dommage que le visage du professeur Piketty flottât à demi au-dessus du cadrage plan rapproché de son poulain.
        J’ai surtout vu la mandibule inférieure du K au XXIe siècle.

      6. J’ai eu quelques vraies émotions il est vrai. Comme lorsque ma Schadenfreude devant la mauvaise posture de Monsieur s’est parfois transmuée en sincère commisération envers le touchant Méluche, puis en franche pitié pour papy Jean-Luc.

      7. @PYD :

        Si Mélenchon a bien évoqué les frontières en laissant sous entendre qu’elles n’étaient pas non-négociables , c’est Fillon , apparemment dans la même sillon, qui a évoqué le droit des peuples à disposer d’eux même au même niveau que le respect des « lois » internationales .

      8. Vigneron, les frontières ont toujours été révisables et ça s’est généralement fait par la guerre. Monsieur voudrait s’y essayer par la diplomatie avant d’en arriver là. Je suppose que tu préfère aller négocier avec un gun à la ceinture comme le préconise John Wayne Hamon… J’ai hélas bien peur que chez Vladimir plus t’arrive fouraillé plus ça le fait rire car ça trahis à quel point t’en mène pas large.

      9. @PYD
        Donc selon vous les peuples n’ont pas le droit de disposer d’eux même !! Qui donc à le droit de disposer des peuples? Quel est ce Droit auquel vous-vous référez pour arbitrer les conflits, qui l’a dicté? L’ONU me direz vous : bienvenu chez les insoumis!

      10. @DUP :

        J’ai parfois l’impression que , dans le « droit des peuples à disposer d’eux même » ( cher en particulier à l’homme de Colombey) , l’élément nouveau des temps comme ils sont devenus , c’est que les « peuples » explosent en nombre , en nature même , en territorialité ( phénomène migratoire ascendant ) , et que le « système » qui les phagocyte et nous accable est celui qui occupe ce blog depuis son origine .

        Peut on aller jusqu’à dire que les 7 items rappelés dans ce billet sont la solution à terme pour la paix du monde et la relativisation des frontières , pour que le peuple « espèce humaine » accède à son « droit de survivre et vivre » ?

        Si c’est bien le cas , alors le point n° 7 mérite d’être dans le débat sur l’élection présidentielle .

      11. @Julien, Piketty aurait fait bien pire que Hamon car il n’est pas habitué à un tel format, ses explications sont souvent longues et le téléspectateur aurait fini par le haïr sur un débat aussi long. Plus ça vas plus je regrette d’avoir signé la pétition et je trouve qu’il a été plutôt malin de ne pas y aller.

      12. Ce n’est sûrement pas à Monsieur, ni à la Pénienne, ni à Fion, à forciori en tant que candidat à la présidence d’un État membre permanent du Conseil de Sécurité, d’affirmer que des frontières sont révisables à 2 000 ou 3 000 km de Paris, encore moins lesquelles sont révisables, sauf à avoir décidément un drôle de Put-in plugué where the sun don’t shine qui les empêchent de marcher droit.
        https://www.shapeways.com/product/3RY6UA3UK/mr-putin-plug
        Je voudrais voir la gueule de cet abruti patenté de Monsieur si un candidat estonien se mettait à défendre le rattachement de la Catalogne française à la Catalogne espagnole lors du prochain référendum outre-Pyrénées ou celui de St Pierre et Miquelon au Canada par un candidat polonais.

      13. Quel référendum ? tu veux parler d’un sondage illégal fait avec de boites en cartons??… Attention terrain miné !!! 🙂

      14. DUP
        Je vais nuancer, puisque vous m’y invitez.
        Selon moi ni le droit ni l’origine ne sont les critères absolus qui permettent de déterminer s’il est juste ou pas que telle population a telle frontière plutôt qu’une autre. Le critère c’est d’abord justement le juste, à savoir si pour une population donnée il existe une justice, une politique juste, en termes de droits économiques et sociaux, de reconnaissance culturelle.
        Est-il préférable par exemple pour une population donnée — par exemple les russes d’Ukraine, de vivre dans des frontières qui recoupent un ensemble linguistique homogène sous une dictature, ou bien de vivre dans un ensemble composite du point de vue linguistique où tout le monde peut vivre avec les mêmes droits et les mêmes avantages ? La question n’est donc pas celle d’abord du droit des peuples à disposer d’eux-même mais celle du juste. Que met-on dans le juste ?
        Dans le cas Ukrainien le gouvernement ukrainien a commis l’énorme erreur de bannir le russe des langues officielles du pay, c’est indéniable. Mais coté Poutine celui-ci n’a-t-il pas instrumentalisé le sentiment d’abandon des Russes ukrainiens à des fins de pouvoir personnel alors qu’il existait dans doute d’autres voies que celle de la force pour ramener le gouvernement ukrainien à la raison ? Bref, une erreur n’en justifie pas une autre, et vice et versa.
        Or Mélenchon donne à mon avis trop facilement quitus à Poutine pour avoir une position équilibrée, il me semble. Curieusement Mélenchon est moins regardant quand il s’agit du droit du peuple tibétain à disposer de lui-même. Sans doute n’attribue-t-il pas au peuple tibétain les mêmes qualités que celles qu’il attribue aux russes, allez savoir. Bref, le droit d’un peuple à disposer de lui-même est me semble un critère trop abstrait, ou tout au moins très insuffisant pour être tout à fait honnête et surtout humaniste.

      15. PYD pour contester la crimée aussi bien que le tibet hors ONU encore faudrait il qu’on en ait la carrure… et face aux russes ou aux chinois nous sommes et resteront des nains europe de la défense ou pas. Aussi jouer d’un instrument que dans le temps on nous à envié qui est la diplomatie me semble plus avisé. Je vous poste à vous aussi ce lien édifiant (désolé pour le doublon).

        http://www.lepoint.fr/politique/quand-poutine-mettait-nicolas-sarkozy-k-o-debout-15-12-2016-2090829_20.php

      16. vigneron: « Je voudrais voir la gueule de cet abruti patenté de Monsieur si un candidat estonien se mettait à défendre le rattachement de la Catalogne française à la Catalogne espagnole lors du prochain référendum outre-Pyrénées ou celui de St Pierre et Miquelon au Canada par un candidat polonais. »

        vigneron… Tu as renoncé a exercer les facultés de ton néo-cortex, qui est pourtant performant, je t’en fais l’hommage sans aucun état d’âme et même avec plaisir, en faveur de ton cerveau reptilien, qui est aussi con que tous les cerveaux reptiliens. …Dès que tu parles, écris ou penses de ou à Mélenchon. Rien que ça devrait être un bon point en faveur de ce dernier, et je n’exclus pas que tu aies de la sorte converti quelques indécis.

        Cela dit, tous les États du monde font un caca nerveux (expression populaire en banlieue liégeoise) quand une province, aussi petite soit-elle, d’un pays aussi lointain soit-il, menace de faire sécession. C’est le cerveau reptilien des bureaucraties d’État de tout ordre, capitalistes ou pas.

        Les néo-cortex libres s’en fichent! Tous les États du monde sont périssables et tous se sont formés sur des sécessions, des guerres, des arrangements des grandes puissances.
        Pourquoi cela devrait-il cesser du temps de vigneron ou de n’importe quelle autre vie individuelle?

        Un peu de sérieux.
        La Crimée n’était ukrainienne que par facilité administrative du temps de Khrouchtchev. Qu’elle soit russe de Poutine est plutôt cohérente avec l’état du monde post-soviétique, que cela plaise ou pas, et un inconvénient pour les obsessions, un obstacle aux ambitions, yankee et otanesques, dont les amis de l’homme n’ont rien à fiche. – Pour ceux qui ne me connaissent pas, qu’ils sachent que je considère Poutine comme un assassin.

        Le sort des Tatars en revanche, dont ni les uns ni les autres ne font une priorité, est une vraie question.

  11. Si l’on juge de la prestation en terme de ressenti lambda qui ne s’intéresse pas trop à la pertinence des propositions et à la capacité réelle de les accomplir , je pense que les mieux perçus seront Mélenchon et Fillon .

    Si l’on juge de la confrontation des « solutions » énumérées , je retiendrai que les lignes de fracture existent dans tous les camps , et de ce point de vue une confrontation finale entre deux « atypiques » seraient la pente naturelle .

    Si l’on juge à l’aune de la grille des « solutions clés » rappelées par Paul Jorion , on ne s’y retrouve pas , ou les correspondances ne sont ni claires ni cohérentes ( et j’avoue ne pas avoir détecté sans risque d’erreur quelles particularités de Macron le rendrait moins pire que les autres sans parler des 6 absents).

    Si j’en juge d’après mes propres attentes, je regrette que la seule partie qui me semble devoir donner du sens pour l’avenir au comportement de la France sinon de son président (à savoir le diagnostic sur la marche du monde et de l’espèce humaine) et sur la direction qu’on « désirerait » lui donner ,ait été reléguée et massacrée en fin de débat, alors que les téléspectateurs , dans leur majorité addicts au spectacle ,étaient déjà partis et que les candidats étaient en partie épuisés .Seulement relevé une opposition « fabrique de guerre » VS « fabrique de paix » chez Mélenchon , mais pas assez argumentée et démontrée , au moins à ce niveau de la campagne .

    Peuvent largement mieux faire.

    1. @ Juan Nessy
      Mon fils de 24 ans a fait l’effort de regarder le débat dans son intégralité et confirme votre « ressenti », une bonne « prestation » de Mélenchon et de Fillon.

      1. Lesquels Mélenchon et Fillon ne se sont retrouvés que sur un sujet : pour défendre une démarche de paix et de rapprochement vis-à-vis de la Russie.

        Ce qui provoqua des échanges assez vifs, avec à l’issue une répartie de Hamon un tantinet hors du personnage qu’il essaye de se donner avec sa « République bienveillante »… comme quoi si on veut parler avec Poutine il faut arrivé bien armé.

        Tentant de résumer la position des cinq sur les deux problèmes stratégiques de l’époque :
        – Opposition forte à la Russie et au djihadisme ===> Macron
        – Opposition forte à la Russie, pas trop d’insistance sur le djihadisme ===> Hamon
        – Opposition forte au « totalitarisme djihadiste », rapprochement avec la Russie ===> Fillon, Le Pen
        – Rapprochement avec la Russie, démarche active de paix pour dépasser la crise djihadiste ===> Mélenchon

      2. Et à voir Monsieur jouer les colombes putiniennes alors que s’approche dangereusement de 1 la probabilité du déploiement en Putinie d’un bataillon de 4 lanceurs mobiles de 6 missiles nucléaires à portée intermédiaire (SS20 améliorés) pointés sur l’Europe, contrevenant au traité INF Reagan/Gorbachev de 87, franchement, j’hésite à m’esclaffer.
        Pour paraphraser Tonton, les Monsieur-Fion-Pénienne sont à l’ouest, les missiles à l’est.

      3. S’il suffit d’être bien armé pour parler à Poutine, alors la France pourrait le faire dès maintenant. Ce que proposait Mélenchon.

        Refusant cette idée et parlant d’être « bien armé », Hamon était donc en train de suggérer la nécessité de s’armer davantage. En prévisions d’affrontements avec la Russie.

        On peut discuter de l’intérêt d’un réarmement, d’une nouvelle guerre froide, voire chaude pourquoi pas. Disons que si Benoît Hamon aime parler de « bienveillance », ce n’est pas précisément le premier mot qui me viendrait à l’esprit. « Va-t-en-guerre » serait plus pertinent.

      4. Je ne crois effectivement pas que l’on puisse avoir une politique étrangère pacifique sans avoir des muscles pour être écoutés , selon le vieil adage « si vis pacem para bellum » .

        Le droit n’est rien sans la force et la force est mortelle sans le droit .

        Sur le fond , je pense d’ailleurs qu’aucun des cinq candidats présents hier ne défend de position réellement très différente .

        Mais le droit et la force n’ont eux même de sens que s’ils sont mis à disposition d’un destin enviable suffisamment universel pour que le droit soit l’écriture commune des règles vers ce but , et que les forces soient les garantes muettes du respect mutuel des règles de droit .

        Si j’en reviens au récent rapport de la commission du renseignement américain , j’aimerais donc bien que les citoyens français expriment leur préférence majoritaire entre isolationnisme à la Trump ,cercles d’influence à la russe , ou communautés séquentielles , ou les trois à la fois sur le temps de l’incertitude chaotique .

        Car en terme de défense , de monnaie , d’enjeux prioritaires , de supranationalité(s), de protection sociale , de considération des frontières ,de système économique et financier ,de maîtrise de la complexité , de considération du travail, de commerce ….les outils , institutions , codes, gestion des temps , relations humaines , qui en découlent devront faire la démonstration de leur cohérence pour être efficace et ne pas ruiner toutes les énergies ( propres et figurées) dans le temps maintenant fini que la terre nous consentira .

        Nous allons vers des temps où les élections « nationales » n’ont de sens que si elles pensent « monde », et les peuples qui s’y refusent seront à la remorque ou en déclin . Ou pire .

      1. Vigneron, perspectives ouvertes sur le vide intersidéral le conduisant à l’aspiration par le trou noir de l’Histoire.

  12. juannnessy
    …quelles particularités de macron le rendrait moins pire que les autres …
    Au moins vous si la blonde péroxidée passe vous ne serez pas deçu , c’est déjà çà.

    1. J’en déduis que vous ne voterez pas pour la blonde peroxydée , mais on peut être mephisto et ne pas tout comprendre ( et en tout cas pas ce que je pense et ai pu laisser paraître ici depuis 10 ans ).

      Puisqu’il faut expliquer …:

      « moins pire que les autres  » dans leur prise en compte des sept items rappelés dans le billet de Paul Jorion .

      J’espère que Gretchen ou Marguerite sauveront mon âme à défaut de m’obliger à leur offrir une paire de chaussures .

  13. C’était blanche neige et quelques nains survivants:

    Macron, Prof (libéral), à la peine lorsque Fillon lui fait la leçon sur sa retraite à points.

    Hamon, Timide, à la peine, parce que tout simplement, c’est le lot des timides.

    Fillon , grincheux, à la peine quand Lepen lève les yeux au ciel, à la proposition d’inscrire dans la Constitution des quotas d’immigration.

    Lepen (celle elle blanche fesse), à la peine, quand, en même temps qu’elle dénonce la politique anti-sociale en France, fait l’apologie de celle de l’Angleterre. Chassez le naturel …

    Mélenchon, le nain Joyeux, heureux lui, heureux le simple d’esprit, qui confie à la finance le soin de réaliser son « demain on rase gratis ! ».

    Le grand gagnant: Fillon le voyou. Dans ce type d’entre soi, de bonne tenue, on ne parle certainement pas de tenues !

    Fillon peut faire campagne, comme si de rien n’était. Coupables les autres de cet état de fait.

    1. Très bon le Fion quand il reprend la pénienne qui nous sert en mode soprano lyrique le refrain du brexit triomphant et qu’il lui balance sarcastique du genre « attendez au moins qu’ils en soient sortis de l’Europe ».

    2. « Fillon , grincheux, à la peine », avec ses prétentions d’avoir une politique économique réaliste et sérieuse… a surtout sorti quelques énormités contrefactuelles.

      En clair, du n’importe quoi.

      1. Il a prétendu que la France était le plus endetté parmi les grands pays. Ce qui est complètement faux, nous sommes à 100% d’endettement, quand l’Italie et les Etats-Unis sont aux alentours de 130% (*) et le Japon bien au-delà de 200% !
      2. Il a prétendu que c’est en France que l’on travaille le moins, et a un peu plus tard pris l’Allemagne en exemple à suivre. Ben non, la durée annuelle de travail est inférieure outre-Rhin à ce qu’elle est chez nous !

      Je ne sais pas ce qui est le plus lamentable, que quelqu’un ose se présenter comme « le » candidat sérieux en sortant des énormités qu’un minimum de culture générale permet de dénoncer…

      … Ou qu’aucun des quatre autres n’ait justement ce minimum de culture générale économique !

      Sans leurs fiches, ces Messieurs et Dame ne volent pas très très haut 🙁

      1. J’avais oublié la petite note :

        (*) Le calcul pour les Etats-Unis doit inclure la dette des Etats fédérés et des municipalités, comme c’est le cas pour la dette publique des Etats européens suivant la règle de Maastricht

      2. Jacquot: « Je ne sais pas ce qui est le plus lamentable, que quelqu’un ose se présenter comme « le » candidat sérieux en sortant des énormités qu’un minimum de culture générale permet de dénoncer…
        … Ou qu’aucun des quatre autres n’ait justement ce minimum de culture générale économique ! »

        Ne les sous-estime pas: ils ont à peu près le même cerveau que toi! (Bon, il y a des variantes!) Simplement, ce « débat » n’est pas un vrai débat. D’abord c’est le premier, donc un tour de chauffe, et ensuite, chacun n’a pas, dans le format imparti, l’occasion de répondre à chacun.

  14. Où l’on voit ici, dans les commentaires, comment le plus lisse d’apparence peu séduire quelques rebelles de la pensée, assuré, croit-il être le moins menacé dans leur vie d’aujourd’hui par l’espéré futur dirigeant du pays
    Assez réjouissant, je l’avoue

    1. Ce qui devrait inciter la gauche à s’unir !
      C’est bien gentil de trouver de grands mérites à Mélenchon ou Hamon s’ils ne peuvent parvenir au second tour, tout ce qu’ils peuvent dire sont autant de coups d’épée dans l’eau.
      Il ne suffit pas d’être vertueux, encore faut-il faire fonctionner son cerveau (je ne vous vise pas, je vise ici les sieurs Mélenchon et Hamon.)
      C’est comme ça, c’est la règle du jeu, si on est pas bon, on est éjecté de l’échiquier. Ou alors on estime que c’est une mascarade et on s’écarte du jeu.

      1. Je vous sent vraiment mauvais perdant et pire prêt à tout pour la victoire. Votre crédeau c’est la victoire à n’importe quel prix, on verra ensuite ce qu’on en fait. On viens de passer 5ans à se demander ce qu’on en fait et surtout comment faire pour encore gagner coute que coute la prochaine…

      2. Ce n’est pas Hamon et Mélechon qu’il faut unir. C’est le PS et le PCF.

        La seule raison d’être de Mélenchon, c’est de faire barrage à l’unité et à la victoire de la gauche.

        Mélenchon ? Un pitre utile pour la droite lepénisée de Fillon.

      3. Eninel, pouvez vous nous dire en quoi la « gauche » sortante mérite plus de rester au pouvoir que la droite Filloniste d’y accéder? Si je ne veux pas manger pareil, c’est pas le cuisto que je change, c’est les fournisseurs et le menu.

      4. « …Eninel, pouvez vous nous dire en quoi la « gauche » sortante mérite plus de rester au pouvoir que la droite Filloniste d’y accéder?… » vous demandez-vous légitimement M. DUP

        A part être un peu à côté de la plaque, difficile de considérer que la tendance frondeuse du candidat Hamon, soit exactement sur la ligne du président sortant.

        Entre eux il y a la Loi travail et son abrogation par exemple.

        Avec Hamon le PS se radicalise. Hélas, c’est le moment où le PCF se droitise. Quel dommage c’est trop bête !

        Il n’y a que les naïfs qui mettront ce chassé-croisé au compte du hasard.

        Les autres réfléchiront et se diront que si Hamon était quand même élu (il faudrait pour cela appliquer la politique que Trotsky recommandait pour l’Allemagne des années 30), contre la puissance du Capital, qui essaye de le broyer dans les mâchoires de l’étau Macron-Mélenchon, en tant que représentant du camp du Travail, la victoire de Hamon serait en soi, une invitation au camp progressiste de relever la tête et d’aller de l’avant.

        Si Fillon, qui lui surf sur une radicalisation dangereuse de la droite, était vainqueur, ce n’est pas nous qui relèverions la tête, mais nos ennemis de classe.

        La voie à suivre est celle de 1936. On met Hamon, Laurent et accessoirement Taubira au pouvoir, comme jadis nos parents mirent Blum, Thorez, Daladier.

        Et on leur rentre dedans, sur notre terrain de classe, la grève générale, au nom de la satisfaction immédiate des revendications syndicales des travailleurs et de la jeunesse.

        Plus largement, au nom de l’avenir de l’humanité, qui ne peut être que post capitaliste, on les pousse vers le Socialisme.

      5. Vous changez le cuisto mais gardez les mêmes choux de Bruxelle hydroponiques au menu. J’ai bien peur que, malgré votre recommandation de les attendrir en les piétinant dans la rue, le repas n’en soit pas moins amer…

      6. Croyez moi Bruxelles n’aime pas la rue.

        Peut-être une autre capitale européenne, comme siège du futur gouvernement ouvrier des Etats Unis Europe Socialiste.

        Berlin peut-être !!!

      7. Eninel dit :
        21 mars 2017 à 17 h 42 min

        « au nom de l’avenir de l’humanité, qui ne peut être que post capitaliste, on les pousse vers le Socialisme. »

        Eninel, vous oubliez un léger détail: nous ne sommes plus en 1936.
        Aujourd’hui, grâce au progrès technique et à la mondialisation, la classe dirigeante peut massivement se passer de nous, preuve en est le chômage en perpétuelle expansion.
        On va vers une société composée d’un petit noyau de hyper-fortunés, entourés d’une cour à leur service, et au milieu d’un océan de miséreux. Comme au temps des rois.
        Hamon n’a pas l’intention d’y changer quoi que ce soit, puisqu’il veut respecter les traités européens… Ce n’est que de l’esbroufe.

        Seule issue: casser le cadre économique actuel, et seuls les insoumis le proposent (avec Mélenchon)

        Vous critiquez « l’Avenir en commun », mais pourquoi?

    2. La séduction c’est l’arme par excellence du politique, point, demande à Varouf, qui en connait un rayon sur le sujet.

      S’agissant du ministre de l’Économie, Yanis Varoufakis confie qu’il « l’aime beaucoup, personnellement ». « Nous avons travaillé ensemble, c’était le seul ministre français qui semblait comprendre ce qui était en jeu au sein de la zone euro », développe Yanis Varoufakis, qui avait plutôt affiché jusqu’à présent sa proximité avec le prédécesseur d’Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg.

      « C’est quelqu’un d’honnête et, en ami, il a essayé de jouer les intermédiaires entre nous et la troïka de nos créanciers, même si on ne lui a pas permis de jouer ce rôle. Nous partageons la même vision des profonds défauts de la zone euro, de la différence entre productivité et compétitivité », poursuit-il. « Cette course à la compétitivité est nuisible pour l’avenir de l’Europe. Emmanuel Macron l’a bien compris », explique encore Yanis Varoufakis, qui reconnaît toutefois avec le ministre « des désaccords en matière de réformes microéconomiques ou sur la libéralisation du marché du travail ».

      1. A noter que DIEM25 (Yanis Varoufakis) a sorti un premier document au titre de proposition alternative pour l’Europe (« European New Deal »). Une conférence est prévue à ce sujet le 25 mars prochain à Rome (il s’agit de formuler une contre-proposition, en prévision du sommet des chefs d’état qui vont se réunir pour l’occasion)…. à suivre. Ce serait bien que le sujet s’invite plus dans la campagne, car, qu’on le veuille ou non, l’Europe est complètement structurante dans les politiques à venir – Voir comment le FN semble s’emparer du sujet, et risque encore une fois de polariser le débat…..

      2. Dup, excellent ton concept de viscosité politique. C’est exactement comme ça que je conçois un dirigeant politique, comme une huile à viscosité multigrade, synthétique ou minérale on s’en fout, assurant la lubrification des systèmes institutionnels en toutes conditions. Tu peux assaisonner, saler, poivrer et vinaigrer tes discours mais pour le reste, mets de l’huile petit homme, mets de l’huile.

    3. Timidité ne veut pas dire indifférence. Et personnellement je privilégierait toujours le technicien qui nous apprend, au vendeur Darty qui nous prend pour des jambons à vouloir nous refourguer de la camelote hors de prix.

      La vérité c’est que tous les politiciens qui nous font miroiter des belles promesses électorales, s’ils veulent être crédibles, qu’ils les chiffres en francs, voir en assignats.

  15. Prions pour que Leroux soit mis démissionné très rapidement, et prestement poursuivi par la justice, sans quoi cela risque d’être du pain béni pour Fillon.
    Leroux démissionné, Fillon ne pourra plus dire qu’on le visait lui spécialement. Soit dit en passant Leroux serait privé de sa fonction ministérielle pour des sommes moins importantes (55000 euros) que celle qui concerne le cas Fillon (1 million d’euros), ce qui rendrait d’autant moins justifiable la candidature Fillon qui ne l’était déjà plus aux yeux de beaucoup de français.

    Bon, il semblerait que le cas Bruno Leroux sera réglé d’ici peu si on en croit la déclaration du premier ministre Cazeneuve.
    http://www.francetvinfo.fr/politique/couacs-du-gouvernement/direct-bruno-le-roux-convoque-par-cazeneuve-pour-s-expliquer-sur-l-emploi-de-ses-filles-comme-collaboratrices-parlementaires_2107566.html

      1. Et Fillon qui se prenait pour un bouc émissaire, petit joueurs ces LR… Enfin, une prédiction électorale digne de ce nom directement lue dans les entrailles de l’animal sacrifié!

    1. Leroux n’est qu’un vulgaire amateur, ça se corse pour Fillon, bientôt un retrait de sa candidature ce qui donnerait alors quelques chances aux sieurs Hamon et Mélenchon de parvenir au second tour ? Ou bien LR va-t-il transfomer la candidature Fillon en pure et simple opération kamikaze ?

      http://www.lemonde.fr/affaire-penelope-fillon/article/2017/03/21/affaire-fillon-l-enquete-elargie-a-des-faits-d-escroquerie-aggravee-de-faux-et-usage-de-faux_5098534_5070021.html

  16. La multiplicité des avis sur « le meilleur » débatteur de la soirée montre la futilité d’un calssement basé sur un raisonnement « factuel ».
    Même pour les plus analytiques et politisés l’affect compte aussi. Ici s’expriment essentiellement des « passionnés » de politique, catégorie non négligeable mais fortement minoritaire.
    Aucun candidat n’ayant vraiment modifié son personnage, la tendance ne devrait donc pas se modifier significativement.
    Ce qui fait mal c’est de voir Marine Le Pen défendre les salariés et dénoncer les conséquences de politiques ultra-libérales menées en collectivement et nationalement (sauf récemment au Portugal) avec le cas emblématique de Whirlpool à Amiens. Rien à redire.
    Elle seule « y met » de l’empathie.
    Sur qu’à l’affect elle emporte le morceau sur un terrain « de gauche » :la défense des travailleurs. Symboliquement c’est énorme.
    Et peut importe si elle a tout faux sur les remèdes, puisqu’elle et son parti n’ont pas détenu le pouvoir.

    1. Il est effectivement plus aisé de manipuler les affects que le cognitif . Mais la capitalisation des affects « hors raison » abusivement kidnappés est déjà à son niveau de croisière .

      Ce qui n’interdit pas au contraire de répondre autrement aux affects en souffrance , ne serait ce que pour leur répondre vraiment avec des chances de soulagement .

      En étant à la fois « bienveillant » ( dans l’affect) et « vertueux » ( dans le réel ).

      1. Bien entendu Juan, qu’elle se sert de ça avec tout son savoir faire. Mais qu’elle s’en tire « aussi bien » à ce moment du débat et remporte des victoires symboliques me désole pour Hamon surtout. Elle attendait l’occasion, elle ne l’a raté et c’est passé comme une lettre à la poste.

  17. J’ai regardé mais en coupant le son.
    On est plus attentif aux images.
    J’ai pu voir que les caméras étaient aux aguets passant rapidement d’un plan fixe sur celui qui parlait, sautant rapidement sur la moindre moue d’un quelconque signe de réprobation d’un autre adversaire. Aux aguets.
    De gauche à droite (plateau) B.Hamon ne m’a pas semblé toujours audible. Sérieux. Je me suis moi-même surpris à vouloir remonter le son.
    Avec F.Fillon j’ai eu quelques soucis et j’ai bien cru dés le début qu’il ne tiendrait pas la distance, qu’il s’évanouirait sur le plateau, évacué sur une civière, tellement il arborait une tête de cocker triste. A évité le pire de justesse.
    E.Macron lui, semblait fixer l’objectif avec un constant strabisme autocentré ce qui lui donnait un regard enfantin et inquiétant doublé d’une gêne comme s’il avait de la peine à réguler sa respiration lorsqu’il s’animait.
    J-C. Mélanchon m’est apparu plus grimaçant qu’à l’accoutumé mais assez à l’aise dans son corps. Sans doute l’assurance du verbe ou de la formule.
    M. Lepen n’avait pas l’air commode en maitresse femme faisant souvent le geste de remettre en place une mèche un peu longue sur le front qu’elle replaçait mécaniquement derrière son oreille droite. Mèche blonde, sans moustache.
    Mais j’ai manqué tout le reste.

    1. Si vous retrouver un podcast , ce serait instructif de vous livrer à la démarche symétrique : écouter les échanges sans voir l’image .

      Et de confronter ensuite les deux « rendus » .

  18. Cher Paul Jorion,

    Je vous lis presque quotidiennement depuis cinq ans et je n’ai pratiquement jamais commenté vos articles. Grâce au travail que vous faites avec ce blog, et notamment grâce à certaines de vos toutes premières vidéos, je me suis intéressé au fonctionnement de notre système financier et j’ai découvert tout les rouages de cette « machine à concentrer la richesse ». Avant de vous lire j’étais quasiment ignorant sur ces sujets. Ensuite en tirant sur le fil de la pelote que vous me tendiez, j’ai fait le tour des blogosphères traitant des sujets connexes. La réalité m’est alors apparue dans toute sa cruauté: j’avais été depuis des décennies maintenu la tête sous l’horizon par un système dénué de sens et voué à l’échec. Cela a totalement transformé ma vision du monde au point de quitter mon confortable emploi d’esclave, pardon de salarié, dans une multinationale Française. Je ne pouvais tout simplement plus n’être qu’un simple rouage de cette diabolique machine implémentée par les fervents de la « religion féroce ».

    Je pourrai donc m’en tenir la et vous remercier sincèrement pour m’avoir fait avaler la « pilule rouge ». Pourtant, même si partage à 100% le diagnostic minutieux que vous faîte sur l’état actuel de l’humanité, je ne puis qu’être désaccord total avec les solutions que vous apportez dans ce billet et plus généralement dans vos autres articles.

    En effet comment le Dr House en vient-il à prescrire un cataplasme aux orties dans le traitement du cancer généralisé ? Comment se fait-il qu’un esprit aussi affûté que le votre ne parvienne pas à dépasser l’horizon du socialisme ? Je ne le comprends pas et cela me désespère au point de vous écrire ces quelques lignes …

    Le socialisme est voué à l’échec, tout comme le capitalisme bien sur, mais avec une période beaucoup plus courte. L’histoire ne manque pourtant pas d’exemples d’échec cuisants du socialisme (URSS, Corée du Nord, Cuba, Venezuela, etc.). D’après Einstein, le comble de la folie c’est de recommencer sans cesse la même expérience en espérant obtenir des résultats différents. Alors pourquoi insister ? On vous dit que ça NE MARCHE PAS !

    – Pourquoi ce réflexe Pavlovien de taxation, une taxe a-t-elle déjà réglé le moindre problème ?
    – Pourquoi être contre la propriété privé, la terre n’est-elle pas suffisamment grande pour que chacun ait droit à un petit bout de tranquillité ?
    – Pourquoi vouloir tout réglementer et décider de tout pour tous ? Chacun n’a-t-il pas le droit d’exister par lui même avec ses propres différences ?
    – Pourquoi ce nivellement systématique par le bas ?

    Pourtant l’équation n’est pas si compliquée: il y a 99,99% d’esclaves (les plus faibles) au service de 0,01% de maîtres (les plus forts). Cela dure depuis 3 millions d’années et c’est un corollaire des lois de la physique.

    Vos propositions ne remettent pas en cause l’esclavage, elles demandent juste de petits aménagements aux maîtres (plus de viande dans le brouet, des fouets un peu moins durs, etc).
    En fait j’ai l’impression que vous vous complaisez dans l’esclavage …

    Pour changer la donne, il suffit de dire NON (et c’est que j’essaye de faire au quotidien). Si tout le monde dit NON, la machine s’arrêtera en quelques semaines.

    Voila j’espère que vous ne serez pas vexé par ces propos, vous aurez compris que si j’en suis arrivé là, c’est bien grâce à vous et que je n’ai fondamentalement rien contre les socialistes, c’est juste que je pense qu’il est temps d’envisager autre chose 🙂

    1. Pour être vexé par ce que vous dites, il faudrait d’abord que je découvre quel est le rapport entre l’URSS, la Corée du Nord, Cuba, le Venezuela, et le socialisme. C’est comme si vous me disiez qu’il y a un rapport entre M. François Hollande et le socialisme.

      1. Le rapport c’est que dans tout ces pays (j’ai d’ailleurs oublié la Chine) des gens ont eu très faim parce certains ont cru très fort à leur programme socialiste (même si les saveurs du socialisme furent en effet différentes pour chaque pays). Cela dit je suis aussi bien conscient que le capitalisme finira par remporter la première place pour générer le plus grand nombre d’affamés ….

        Pour conclure, il est impossible de faire avouer à un curé qu’il ne croit pas en Dieu, même si vous avez tout le background nécessaire pour savoir que vos propositions ne marcheraient pas.

        En tout cas merci d’avoir publié mon post car ça prouve que le blog est vraiment ouvert à tous les avis. Et cela est vraiment réjouissant par les temps qui courent. Et du coup me voila un peu moins désespéré, encore grâce à vous !

      2. Vous n’êtes pas un Troll mais un « contradicteur » ayant droit au tapis rouge.

        Le contraire d’un programme, c’est la « main invisible » qui marche très bien tant que tout va bien et conduit à la catastrophe quand tout va mal.

        Keynes (je cite de mémoire) : « Il vaut mieux réfléchir à des solutions plutôt qu’espérer que tout va s’arranger tout seul ».

        Ceux qui vous disent que tout va s’arranger tout seul s’activent en sous-main à mettre en oeuvre leur propre programme.

  19. Les idées de gauche peuvent elles s’imposer par les voies normales du débat institutionnel ?
    Les grandes avancées sociales en France sont le plus souvent liées à des chocs de l’histoire. Révolution française,1918 & ensuite le Front populaire, 1945 et le Conseil National de la résistance, crise sociale de 1968, victoire temporaire du programme commun 1981-1983, dissolution aventureuse de l’assemblée nationale conduisant au gouvernement de cohabitation et de coalition de Mr Jospin qui a mis en œuvres les 35 heures.
    Depuis la dispersion des forces politiques de gauche (PS PC Verts…) et le schisme enregistré lors du vote de TCE en 2005 a depuis, à chaque scrutin 2002, 2007, 2012, provoqué la disparition des revendications sociales dans les politiques menées.
    Alors la conséquence de ces observations est, semble-t-il, que les idées de gauches ne peuvent s’imposer que durant de brefs moments durant les chocs de l’histoire.
    L’antithèse des observations précédentes est représentée par le choc de la crise financière laquelle a été de fait exploitée par les conservateurs pour approfondir leur emprise faisant prendre en charge les pertes par les états et ensuite en dépouillant les gouvernements de leur souveraineté financière.
    Ainsi les 7 propositions de réformes de Paul Jorion, tellement révolutionnaires et à contrepieds des politiques menées partout en Europe, ne pourront s’imposer que lors de la prochaine crise financière (les états ne pouvant plus constituer alors un recours) ou d’une catastrophe majeure, et, si les forces sociales sont unies et déterminées.

    1. M. Xavier.

      Voyez-vous ce post, que je viens d’écrire sur l’excellent blog de l’ami Jorion:

      Il faut le dupliquer partout sur toute la toile. Il faut faire exploser le ronron de cet campagne bonapartiste qui va accoucher sur l’élection d’un Fillon au service d’une droite décomplexée.

      « …« …Eninel, pouvez vous nous dire en quoi la « gauche » sortante mérite plus de rester au pouvoir que la droite Filloniste d’y accéder?… » vous demandez-vous légitimement M. DUP

      A part être un peu à côté de la plaque, difficile de considérer que la tendance frondeuse du candidat Hamon, soit exactement sur la ligne du président sortant.

      Entre eux il y a la Loi travail et son abrogation par exemple.

      Avec Hamon le PS se radicalise. Hélas, c’est le moment où le PCF se droitise. Quel dommage c’est trop bête !

      Il n’y a que les naïfs qui mettront ce chassé-croisé au compte du hasard.

      Les autres réfléchiront et se diront que si Hamon était quand même élu (il faudrait pour cela appliquer la politique que Trotsky recommandait pour l’Allemagne des années 30), contre la puissance du Capital, qui essaye de le broyer dans les mâchoires de l’étau Macron-Mélenchon, en tant que représentant du camp du Travail, la victoire de Hamon serait en soi, une invitation au camp progressiste de relever la tête et d’aller de l’avant.

      Si Fillon, qui lui surf sur une radicalisation dangereuse de la droite, était vainqueur, ce n’est pas nous qui relèverions la tête, mais nos ennemis de classe.

      La voie à suivre est celle de 1936. On met Hamon, Laurent et accessoirement Taubira au pouvoir, comme jadis nos parents mirent Blum, Thorez, Daladier.

      Et on leur rentre dedans, sur notre terrain de classe, la grève générale, au nom de la satisfaction immédiate des revendications syndicales des travailleurs et de la jeunesse.

      Plus largement, au nom de l’avenir de l’humanité, qui ne peut être que post capitaliste, on les pousse vers le Socialisme… »

      CQFD.

  20. 2 commentaires intéressants ce matin – https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/idees-ce-quil-faut-retenir-du-premier-debat-de-la-presidentielle
    Yves Michaud : Pas vraiment de débat et pas vraiment de lignes de force. « Plus de forme que de contenus » « Sur l’éducation nationale, la réalité du terrain est très mal connue et différente de leur perception. Il y a des gens compétents et impliqués mais qu’est ce qui dysfonctionne massivement ? C’est l’organisation bureaucratique de l’éducation nationale. »
    Ce détail politico-administratif me va très bien. On ne traite pas forcément les « bon sujets » qui risquent d’être trop techniques ou complexes à ceux qui attendent ou espèrent des solutions simplistes.

    Mariette Darrigrand, sémiologue. Peu de débat mais un catalogue de mesures. Elle estimait que le costume de F. Fillon en faisait « le plus présidentiable » et que JLM faisait « vintage ».

    Comme quoi les mois et les années de préparation de ce concours présidentiel ne sont pas forcément payer de retour.

    1. « On ne traite pas forcément les « bon sujets » qui risquent d’être trop techniques ou complexes à ceux qui attendent ou espèrent des solutions simplistes. »

      C’est d’autant plus vrai que le format même du débat, avec interventions de l’ordre de 1,5 à 2 minutes par une personne en réponse à une question, se prête fort peu à des débats détaillés. D’où bien souvent des candidats qui se raccrochaient à des mesures « visibles », compréhensibles et faisant _apparemment_ sens, plutôt que d’aller plus dans le concret, le détail, la nuance… et le sens.

  21. Du fait de la crise de ce début de siècle, on se doit d’imaginer la globalité des voies s’offrant à nous. Et considérant la conjoncture conjoncturelle, il est préférable d’avoir à l’esprit l’ensemble des problématiques s’offrant à nous.

    D’ailleurs, eu égard à l’inertie présente, il ne faut pas négliger d’imaginer l’ensemble des solutions possibles. Surtout considérant la situation de la société, il convient de se préoccuper de la somme des issues de bon sens.

    Mais quelle que soit la crise induite, il est nécessaire de se préoccuper de la somme des voies possibles.

    … Du Macron dans le texte ?
    Vous n’y êtes pas 🙂 ! C’est là que ça se passe : http://www.lepipotron.com/

  22. La lecture fort plaisante des commentaires de ce show télévisé a fait naître dans mon subconscient l’image d’une bouillie en train de se faire digérer par du suc gastrique. Il me semble que l’amorce a été ces masses média, cul et chemise avec le politique, mais à la solde des milliardaires, qui ont reçu l’ordre céleste de faire place net (pour le grand jour).

    1. Il reste un espoir.
      Vu la toxicité du mélange, je vois trois issu à cette ingestion.
      Deux finissent par fertiliser la planète et la troisième tue l’animal qui nous sert de démocratie.

  23. Si j’ai bien compris, la vitesse de rotation est inférieure aux effets de l’illusion. Trop proche de certaines étoiles on perd beaucoup de liberté de mouvement en croyant s’en échapper. Mais cela on le savait.

    1. T’ain que j’ai du mal a pas aller Cliquer ici !!! encore si c’était cliquez mais cliquer 🙂

      Vengeance : Mr Jorion dormez vous avec la barbe sur ou sous les couvertures?

  24. « Macron, même si ça me peine de le dire … , une classe au-dessus de tout le monde, il faut le reconnaître »
    Vous étiez en corbeille, côté cour, je me trouvais au poulailler, côté jardin, forcement pas le m^m angle de vision !

      1. Le modérateur n’a pas de chœur pour ce pauvre Jean, déraciné sans sa majuscule. Je ne chanterai plus ses louanges.

      2. Au modo, un obscur commentateur et surtout Racine reconnaissants:
         » Répands sur nous le feu de Ta grâce puissante ;
        Que tout l’enfer fuie au son de Ta voix ;
        Dissipe le sommeil d’une âme languissante
        Qui la conduit à l’oubli de Tes lois! « 

      3. Mais, mais… Paavo Järvi, c’est Poutine.
        (presque, selon l’angle de vue.)

        Elégance de Chuck Berry.
        https://www.youtube.com/watch?v=cU0nQu0_txw
        « C’est la vie, » say the old folks, « it goes to show you never can tell »
        Chuck Berry – Rest In Peace (1926-2017) (AVO Sessions Switzerland 2007)
        Au moment de cette performance : 80 ans.
        Presque tous les morceaux de Rock des années 60, et repris ici, c’est lui.

  25. Si vous en êtes encore au point de regarder ce genre de programmes dignes d’une production de la W. W. E. autrement que comme une fiction mal bricolée, vous êtes encore plus irrécupérable que je ne pensais.

  26. Avec le dernier silure sorti par le Canard de la mare à Fion, je crois qu’il a touché le gros lot le Françoué, y peut tout arrêter, c’est vacances, retraite, farniente, dolce vota, avec son histoire d’entremise en loucedé à $50 000 entre son Libanais marchand de pipe-lines, son patron de Total ex dir-cab et son Putin, le tout à St Petersbourg, c’est bon, arrête tout François les bas bleus ! y’a bon-y’a assez ! attends mimile les propositions d’Hollywood et vends ton topic au plus offrant.
    Il peut retourner consoler 24/7 Pénélope, et surtout la rassurer, « je vous l’avais promis ma chère, jamais nous ne vendrons Beaucé ».

    1. Le jeune Emmanuel pourrait avoir intérêt à peaufiner ses talents de tribun.

      Un débat télévisé est probable fin avril / début mai et à en juger d’après les prestations de lundi soir, en l’état actuel des choses il se ferait bouffer tout cru.

      1. « … bouffer tout cru », sauf qu’il caracolera à ce point en tête qu’il sera devenu invulnérable. Il n’a rien dit l’autre jour sauf que son rien-dit était princier, ce qui explique pourquoi il se détache du peloton.

  27. Bon.
    Tout ça, c’est très intéressant.
    Un « AS » (Ante scriptum) : Spartacus, je partage avec toi l’éclairage qu’à pu m’apporter le travail du patron sur l’économie, et ton incompréhension sur le « schisme » entre le constat effectué et les conclusions exprimées.
    Une chose que personne n’a l’air de comprendre ici, dans ce milieu de cadre sup., c’est que le PS est C.A.R.B.O.N.I.S.É. Et encore, dans la FI, j’en rencontre pas mal (des cadres sup.). Moi, je n’ai qu’un BTS (raté) mais j’ai les livres. D’ailleurs, je les fabrique pour vous (paske grasse a la teknologie, parché moi, y’a plus grand monde qui lit).
    Alors là, vous êtes tous en train de vous écharper sur un débat TF1 (pourquoi la télévision publique ne s’occupe pas de ça , demandez à Pujadalamé, le CSA, ce n’est pas la peine) , dont la forme est imposée afin que le plus saillant du débat soit le costume de machin par rapport à la veste de truc. Est-ce oublier qu’en 2002, Alliot-Marie avait une réunion confidentielle avec tous les chefs de rédaction de cette même chaîne afin d’organiser la « terrorisation » des français qui mena au résultat que l’on connaît ? Moi, c’est un pote monteur à téléfoot qui m’a informé. Faut dire que deux ans avant, Dassault et Lagardère avaient racheté 70% de la presse magazine française en 2-3 mois (j’étais dans le paquet) sans que ça en touche l’une sans faire bouger l’autre de pas grand monde. Deux ans après, coup d’État médiatique. La « division de la gauche » n’a rien a voir là dedans, revoyez vos cours d’histoire(s) électorale(s). Pour ne pas vous parler de Bush, Berlusconi, et Blair (« OK, Murdoch – 70% du lectorat britannique à l’époque -, j’enlève de mon programme l’indépendance de la presse, et tu me lâche la grappe »-« Okay »). C’était la mode. Maintenant, ça, c’est plié (demandez à nos 9 gagneurs, étrangement Bouygues n’est pas dans la liste).
    Je ne sais pas si vous avez remarqué mais là, on est face à une crise de régime. Pas à une « autre » élection présidentielle. Je n’ai pas l’impression que vous ayez remarqué que ce n’est pas un phénomène franco-français, mais que partout les populations sont complètement tourneboulées par la déconnexion de leurs « zélites » (Corée du Sud, Brésil, USA, j’en passe et des meilleures). Je ne sais pas si vous savez que dans les dix dernières années, nos (très) chers représentants nous ont voté 11 lois sécuritaires dont ils suffit de signer les décrets pour entrer immédiatement dans un état totalitaire (vous me ferez grâce d’une erreur d’une ou deux lois sur une ou deux années, j’ai la flemme de consulter mes archives). Si vous avez vu passer les déclarations du « trois fois parjure dont le nom ne devrait plus être prononcé » devant le cercle Concorde (délices de la LQR), lui, il a l’air au courant. D’ailleurs, essayez d’imaginer le crédit qu’il aurait, élu, à la prochaine réunion internationale.
    Alors moi j’ai une question simple à vous poser à tous. Pas une question qui résume tout, pas la question de la crise écologique majeure, pas la question d’une économie dans une situation dix fois pire qu’à la veille de 2008 (2007 en fait einh !), juste un point de détail.
    Si vous ne voulez pas continuer dans le délire otanesque, qui vous pensez mettre en face de Poutine dans les négociations ?
    Poutine : un mec formé à l’école du KGB, sorti président de l’effondrement de l’URSS et du pillage (par nous) de l’ère Eltsine.
    Vous avez vu comment Sarko est ressorti de l’exercice ?
    Vous avez remarqué que tous les médias d’influence russe favorisent le golem – qu’ils tiennent déjà et dont ils ne sera fait qu’une bouchée – histoire de gérer le conflit sur des histoires (!) de zone d’influence en face à face avec l’Allemagne (qui a d’ors-et-déjà perdu son vieux pari USA, cf. Trump) ?
    Vous croyez que le petit Benoît ressortira autrement qu’avec le pantalon détrempé ?
    Que tête-à-claque – acheté à l’IF à 30 ans par une grande banque pour être présidentiable à 39, qui se croît costaud pour cette raison – vous croyez qu’il dira « non » quand l’autre lui dira « maintenant, tu me donnes les clefs », après l’avoir déchiqueté ?
    Vous lisez les discours de Valdaï ?
    Vous ne croyez pas qu’au delà de vos réflexions post-modernes style « tout est égal par ailleurs », dans la situation réelle, et quelles que soient vos réticences (de « gauche », j’ose encore espérer), vous ne croyez pas que vous avez besoin de quelqu’un qui, comme en face, a une lecture de l’histoire longue, s’est posé la question de la philosophie de la chose, et, accessoirement, se sent capable de prêter un serment devant devant 130000 personnes, devant la République ? Je comprends que ça puisse vous faire ch…, mais sérieux, vous – moi – nous avons qui d’autre ?
    Et faites moi grâce du vote blanc ou de l’abstention : ça, dans le cadre, c’est voter pour le statu-quo. Ici, il n’y en aura pas.
    Il y a des moments dans l’histoire ou il faut choisir son camp. Ça ne me fait pas rigoler, mais j’ai bien l’impression qu’on en est là.

    1. C’est l’un des grands sujets que j’avais retenu en rappelant le rapport récent de la commission du renseignement américaine , en saluant le travail de politique étrangère des militaires , et qui avançait trois scenarii mondiaux à 15 ans : isolationnisme ( Trump…et May ) , cercle d’influence ( dont Russie , quid de France en Europe ) , communautés ( dont on ne voit pas bien la déclinaison militaire sinon par des milices ou les maffia).

      De façon plus immédiate ( Trump bientôt en Europe pour causer de l’Otan) , ça veut dire :

      -rester dans l’Otan , et si oui pour quoi faire , à quel coût et quelles nouvelles marges de commandement ( version Védrines).

      – sortir de l’Otan , et si oui pour quoi faire , avec qui , quelles forces significatives face aux mastodontes , à quel coût et quelle ligne de commandement.

      1. Tout ça en pleine élection française et allemande .

        Et une ignorance certaine de la part de la grande population citoyenne des tenants et aboutissants de ce qui structure sa vie , sa liberté et ses marges d’autonomie .

      2. On ne parle pas de la défense indépendamment des menaces existantes.

        Les menaces qui pèsent sur la France, il y en a deux et pas davantage :
        1. Plusieurs Etats dans le monde ont la capacité de détruire les villes françaises et de massacrer la moitié de la population en moins d’une heure
        2. Des groupes politico-religieux violents attaquent la France par la subversion et l’assassinat

        La première est la seule qui soit vitale. Elle est traitée par la dissuasion nucléaire.

        La seconde est beaucoup moins dangereuse, mais il est pensable qu’elle puisse s’aggraver en tendance dans les prochaines années. Elle est traitée par l’action de police, l’action des services de renseignement, l’action armée outre-mer soit en coalition africaine (Mali et plus généralement Sahel), soit en coalition américaine (Syrie et Irak)

        Quelle que soit l’opinion de chacun sur ces questions :
        – Faut-il rester dans l’OTAN ?
        – Faut-il former une organisation de défense spécifiquement européenne ?
        – Faut-il poursuivre, intensifier ou mettre fin à la guerre économique contre la Russie ?
        Il reste qu’il s’agit là de questions – évidemment importantes ! – de politique étrangère, et non de défense.

        La défense de la France est évidemment faite aussi en coopération. Mais pour cela, nos partenaires africains sont beaucoup plus importants que nos partenaires européens (les déploiements européens au Mali sont de la mousse Chantilly flottant à la surface de leur diplomatie, il ne s’agit pas d’engagement sérieux), et les Etats-Unis aussi sont plus importants que les Européens, mais les Etats-Unis en tant que tels (en Syrie et Irak), pas l’OTAN.

        Les relations avec l’OTAN, les relations avec la Russie, pour la France c’est de la politique étrangère.

      3. @ Vigneron

        Tillerson va où il veut, ou bien là où son Donald l’envoie… quelle influence sur la défense française ? Strictement aucune.

        Même sur la politique étrangère, l’influence n’est qu’indirecte et pour tout dire marginale.

        Les Etats-Unis pourraient cesser leurs sanctions économiques contre la Russie, ou les maintenir, ou les intensifier. Cela n’empêcherait en rien les Européens de leur côté d’intensifier leurs sanctions, de les maintenir ou de les cesser.

        De toute façon, en pratique seules les sanctions européennes comptent, parce que le commerce extérieur russe est à > 50% avec l’UE, et avec les Etats-Unis… environ 5%.

      4. @Jacquot :

        Je peux suivre votre analyse , mais je ne sépare pas pour mon compte Défense et politique étrangère ( Trump non plus apparemment).

        En terme de défense les militaires évoquent souvent le glaive et le bouclier .

        Vous semblez dire que notre bouclier est suffisant . Ça peut être exact via les sous marins nucléaires .

        Mais je crois que pour être pris au sérieux dans la politique étrangère internationale , il faut aussi disposer ,en propre ou en alliance, du glaive . Et là , il va falloir avoir les idées claires , dans un contexte où les USA laissent penser qu’ils sont prêts à laisser l’Europe sous tutelle ( russe pourquoi pas , si accords US/Russie par ailleurs , dans une vision plus asiatique des priorités américaines ) pour se soucier de USA first ( militairement et financièrement) .

        Je partage par ailleurs vos préoccupations sur l’importance de l’Afrique dans la nouvelle donne qui émerge .

      5. Tillerson va où il veut, ou bien là où son Donald l’envoie… quelle influence sur la défense française ? Strictement aucune.
        Même sur la politique étrangère, l’influence n’est qu’indirecte et pour tout dire marginale.

        Je crois qu’il va falloir laisser refroidir les synapses et redescendre sur terre là.
        Si les USA lâche d’une manière ou d’une autre l’OTAN et donc la sécurité européenne, désolé, mais c’est pas « strictement aucune influence sur la défense française » que ça aurait mais ce serait juste l’effet d’une tempête cataclysmique s’abattant sur le fragile édifice trisocolore et européen élaboré depuis trois quart de siècle.

      6. @ Vigneron
        « Je crois qu’il va falloir laisser refroidir les synapses et redescendre sur terre là. »

        Je crois pour ma part que c’est en utilisant ses petites cellules grises que l’on peut se faire la meilleure idée des situations réelles. 🙂

        L’influence d’un éventuel éloignement des Etats-Unis de l’OTAN sur la sécurité française, j’en ai déjà parlé : nada, zilch, zéro, nichevo tovaritch !

        Sur la sécurité de plusieurs pays d’Europe, ou plutôt sur la perception qu’ils en ont, l’influence serait plus notable oui. Pensant plutôt aux Polonais qu’aux Espagnols bien sûr, et aux Baltes qu’aux Portugais, pour des raisons géographiques évidentes.

        Cela dit, dans le monde réel, la Russie est un pays qui :

        1) Sur le plan politique, a plusieurs fois réagi violemment dans les dernières années, mais _toujours_ en réponse à une provocation préalable, l’attaque géorgienne sur Tskhinvali en 2008, le soutien européen et américain au coup d’Etat de février 2014 en Ukraine. Il n’y a pas d’exemple d’intervention russe chez ses voisins « en premier » sans provocation préalable depuis… probablement l’Afghanistan en 1979.

        Cela ne doit pas faire oublier la rhétorique nationaliste stridente qui tourne en boucle ces temps-ci sur les médias d’Etat russes – les médias internes j’entends – mais cela permet de la relativiser.

        2) Surtout, sur le plan économique :
        – a un PIB plus proche de celui de l’Espagne que de celui de l’Italie
        – est en train de réduire sérieusement son budget militaire, alors que l’Allemagne augmente le sien
        – n’a pas le budget, ni d’ailleurs toutes les technologies pour remplacer le tacot flottant qui lui sert de « porte-avions », pendant que la France en a un tout à fait opérationnel et la Grande-Bretagne en aura deux d’ici quelques années
        – a démontré en Syrie des capacités d’intervention outre-mer globalement comparables à celles de la France, c’est-à-dire compétentes… et PETITES. Tout ce que Moscou fait en Syrie, Paris aurait la capacité de le faire. Bien sûr nous ne sommes pas alliés de Bachar el-Assad donc nous n’en faisons rien, mais il faut bien être conscient que les forces russes en Syrie sont petites. Si on en parle beaucoup, c’est à cause de la manière dont la Russie les utilise – leur efficacité sur le plan politique pour influer le cours de la guerre – non de leur puissance

        Bref, la Russie est un pays qui ne pourrait pas menacer sérieusement des Européens qui auraient été totalement laissés à eux-mêmes par les Américains. Quand bien même elle le voudrait, ce qui est tout sauf prouvé.

        Si Trump est vraiment prêt à tirer une décharge de chevrotine dans le pied de l’Empire américain en bottant l’arrière-train des Européens qui basent leur (absence de) défense sur le bon vouloir des Etats-Unis, bref s’il est prêt à mériter la Légion d’Honneur, les Palmes académiques, l’Ordre du Mérite et plus généralement toutes les décorations que la République française peut attribuer – tant il jouerait dans l’intérêt de notre pays 😀 ! – il ne mettra pour autant absolument pas en danger les Européens.

      7. Pur non-sens Mister. Toute la défense européenne comme française aujourd’hui et depuis 70 ans est fondée à 100% sur l’Otan et donc sur l’implication politique et militaire des USA. La force de frappe nucléaire trisocolore n’est à cet égard rien moins qu’anecdotique. Laisse moi te dire que l’orgueil gaugaullien en son temps ne se serait pas privé sinon de nous faire quitter l’alliance s’il en avait été autrement. Ça n’a jamais été à l’ordre du jour, encore moins maintenant, nolens volens. Mais manifestement on aime bien encore se raconter de belles histoires dans ce pays d’irréductibles nostalgiques pensionnaires d’Ehpad dans l’âme.

      8. Le Charles de Gaulle est immobilisé à Toulon pour 18 mois ( maintenance nucléaire et diverses).

      9. @ Vigneron
        « Toute la défense européenne comme française aujourd’hui et depuis 70 ans est fondée à 100% sur l’Otan et donc sur l’implication politique et militaire des USA. La force de frappe nucléaire trisocolore n’est à cet égard rien moins qu’anecdotique. »

        Voilà ce qui s’appelle en bon anglais des « alternative facts ».

        Je ne peux que renvoyer toute personne qui aurait des doutes à ce sujet à l’ensemble des documents militaires, stratégiques, techniques etc. qui sont dans le domaine public.

      10. Jacquot, faites nous un résumé, tout le monde n’a pas le temps matériel de lire l’ensemble des documents militaires, stratégiques, techniques, etc. sur le sujet.

        « Alternative facts », on va dire gentiment que c’est l’hôpital qui se fout de la clinique, en ce glorieux jour de Trumpcare.

      11. Non, chou chaud, jusqu’à plus ample informé c’est aux théories dites « alternatives » au consensus qu’on applique la notion d’alternative facts, à la tienne, passablement extraordinaire, donc en l’occurrence. Et dans ce cas là, comme disait Carl Sagan inspiré sans doute par Hume, « Extraordinary claims require extraordinary evidence ».

      12. @ Julien Alexandre
        « tout le monde n’a pas le temps matériel de lire l’ensemble des documents militaires, stratégiques, techniques, etc. sur le sujet »

        Je ne voulais pas dire qu’il serait nécessaire de se palucher tous les documents, mais plutôt qu’il suffit pratiquement de prendre connaissance des faits de base pour comprendre que l’affirmation de Vigneron était incorrecte.

        « Toute la défense (…) française aujourd’hui et depuis 70 ans est fondée à 100% sur l’Otan et donc sur l’implication politique et militaire des USA. »

        Non. A partir du moment où la force de dissuasion française devient crédible techniquement c’est-à-dire en partie dès le milieu des années 1960, et complètement à partir du milieu des années 1970, on constate deux choses :

        1. La France sort de l’organisation intégrée, c’est-à-dire que la manœuvre de l’armée française et la capacité de décision de l’autorité politique devient indépendante des structures OTAN dominées par les Etats-Unis.
        D’une part l’armée française devient la seule force de réserve stratégique de l’Alliance atlantique, d’autre part et surtout elle devient le simple fil de déclenchement de la frappe nucléaire préstratégique, laquelle n’est que le fil de déclenchement de la frappe nucléaire stratégique, c’est-à-dire le « game over » pour URSS, Europe de l’Ouest et Etats-Unis

        2. Les plans soviétiques pour une éventuelle guerre en Europe n’envisagent plus la conquête du territoire français.
        La version 1964 du plan, c’est l’Armée Rouge à Lyon à J+9. La version 1979 « Sept Jours jusqu’au Rhin » – fuitée dans les années 1990 par les Polonais – c’est la conquête de l’Allemagne, du Bénélux et du Danemark, en évitant _soigneusement_ de passer par le territoire français.
        La dissuasion française protège donc directement à la fois la France et la péninsule ibérique, et elle apporte une contribution indirecte à la protection de l’Allemagne et des autres pays du Nord : que l’on examine la carte des possessions soviétiques en Europe après l’offensive victorieuse qu’ils prévoyaient, que l’on se pose la question de leurs chances de conserver tous ces gains dans la durée…

        La continuation de l’OTAN après la fin de la guerre froide, tout comme la décision de Chirac de s’en rapprocher en 1996 et celle de Sarkozy de parachever ce rapprochement en 2008, sont des décisions politiques. Elles ne sont pas motivées par une nécessité de défense, mais par la volonté d’intégration dans une structure pan-occidentale d’intervention extérieure, un « Bloc occidental atlantique ». C’est à la même époque que l’OTAN mène ses premières guerres, en Bosnie en 1995, contre la Serbie en 1999, en Afghanistan, en Lybie… bref se transforme d’organisation défensive en organisation de combat pour le monde blanc… pardon je veux dire le monde occidental et démocratique bien sûr ! En 1996 paraît « Le choc des civilisations », livre où Samuel Huntington analyse le monde comme partagé en plusieurs civilisations devant inéluctablement être solidaires contre l’extérieur et parfois se combattre. Il distingue – de manière fort commode – le monde traditionnellement catholique et protestant comme étant une civilisation distincte et adverse du monde traditionnellement orthodoxe, comme du monde traditionnellement musulman.

        L’OTAN est devenue dans les années 1990 l’organisation de combat de la civilisation occidentale au sens de Huntington.

        La droite (post-)gaulliste et la gauche (pseudo-)socialiste ont simplement décidé de suivre le mouvement.

        « La force de frappe nucléaire trisocolore n’est à cet égard rien moins qu’anecdotique. »

        Les stratèges américains, aux commandes de la plus puissante machine militaire au monde, n’envisagent pas d’intervention en Corée du Nord, pays qui outre les canons braqués sur Séoul n’est capable que de lancer une poignée – probablement moins de dix – missiles à moyenne portée – ils ne pourraient toucher que des alliés des Etats-Unis – à tête nucléaire de 10 kt, dont la fiabilité et la capacité à passer des défenses antimissile sont sujettes à caution.

        La force de dissuasion française, réduite au « strict minimum » après la réforme militaire de Chirac en 1995, est organisée pour dans n’importe quelles circonstances – y compris des frappes nucléaires surprise sur la France sans aucun signe avant-coureur – pouvoir tirer un minimum de 80 armes nucléaires de 100 kt à portée mondiale dans des têtes nucléaires furtives extrêmement difficiles à intercepter. Ceci à supposer qu’il n’y ait qu’un seul sous-marin à la mer – il y en a parfois deux – et que tous les missiles aéroportés sous Rafale soient interceptés.

        L’ordre de grandeur des destructions d’une telle frappe c’est environ 5 métropoles de la taille de la région parisienne.

      13. @ Vigneron
        « c’est aux théories dites « alternatives » au consensus qu’on applique la notion d’alternative facts »

        Non, l’expression « alternative facts » est une façon polie – ou facétieuse – de nommer des affirmations contre-factuelles.

        Bref, des erreurs en contradiction directe avec les faits.

      14. @Jacquot :

        Ce n’est pas tout à fait ce que le Président de la République disait quand il s’est agi d’actualiser la Loi de Programmation militaire ( qui couvre la période 2014-2019) , et les autres pays européens ( Pologne , Norvège , Estonie , Bulgarie ,Pays bas , voire Allemagne en 2016 ) ont déjà réagi , au moins financièrement ( et parfois en rétablissant le service militaire ) aux interrogations russes ou terroristes.

        Ceci étant , il est clair que la structure OTAN ne correspond plus , dans sa version ancienne et encore actuelle , aux enjeux géostratégiques et nouveaux équilibres politiques mondiaux .

        Le chantier est à la fois urgent , dangereux, nécessaire et il porte en lui le sens que l’on veut donner à ces nouveaux équilibres :

        isolationnisme ,
        pôles d’influence ,
        communautés plus ou moins hors sol .

        Et pourquoi faire de l’espèce humaine si elle survit aux trois composantes du soliton .

      15. Les armes préstratégiques…
        Tu veux savoir ce que Mitterrand, grand défenseur pourtant de la force de frappe nucléaire s’il en est – et de la collaboration étroite et discrète avec les US et l’Otan ( comme tous ses prédécesseurs et successeurs), pensait et disait de tes « armes préstratégiques » (i.e. tactiques) ?
        En 1987 :

        Je ne crois pas du tout à l’utilité des armes préstratégiques. A vrai dire, il faudrait plutôt les qualifier d’armes post-stratégiques, car leur emploi signifierait que les Russes sont déjà en Allemagne et qu’on se trouverait au-delà du moment où la dissuasion stratégique aurait dû jouer. C’est un peu comme si la France était envahie, l’ennemi arrivant à 120 kilomètres des Pyrénées et que je fasse jouer les armes préstratégiques pour sauver la circonscription de Jospin à Toulouse.

        (cité dans Le Président et la Bombe, Jean Guisnel, Bruno Tertrais)
        Bref, les habitants de Cintegabelle chérissent fort les armes préstratégiques trisocolores. Ceux de Berlin beaucoup moins.

      16. Dup, ben ouais et on l’applique dorénavant et comme je l’ai dit aux théories opposées au consensus scientifique, qu’il s’agisse de la taille du public lors d’une investiture, de la nature du réchauffement, de la nocivité des OGM ou de la dépendance geostratégique trisocolore.

    2. D’accord sur la totalité, mais gardons à l’esprit que c’est un choix par défaut (qui d’autre…) et qu’il est fort probable que ce ne soit pas celui de la majorité de nos concitoyens. Au final l’Histoire nous brassera tous comme des brindilles dans un océan. Restera notre conscience sur laquelle on peut compter pour nous convaincre que nous avons agit en accord avec elle quel que soit le camp choisi.

  28. « …Vous croyez que le petit Benoît ressortira autrement qu’avec le pantalon détrempé ?… »

    « Le normand conquière et le breton résiste ! » (Michelet)

    1. Le rugbyman de Brest contre le hockeyeur de Léningrad, grande soirée de catch ce soir à la salle des fêtes de Ste Alloinde les Burogroves. Tarif réduit pour les membres du Club des Anciens, (SANGRIA GRATUITE !).
      T’aurais pas dû, Benoît Hamon, aller ce soir à-à Moscou-ou
      T’aurais du rester chez ta mè-è-re comme un bon fils.
      Tatatan…
      https://youtu.be/ZsR73WapDfw

      1. Pourquoi toujours parler de bérézina ?

        Le meilleur moyen d’ennuyer Vlad, c’est encore provoquer une nouvelle révolution française, ce qui ne manquera pas d’arriver avec la politique de Trosky dit: front unique ouvrier.

        Evénement qui ne manquera pas d’initier une nouvelle révolution russe, ou comment un petit brestois têtu, surpris un tsar, comme jadis … les Capet et les Romanov !

        Les révolutions surprennent toujours les puissants, mais aussi les courtisans.

      2. Mais les révolutions ne se font plus de par les livres de Trotsky ou Lénine , ou de leurs exégètes .

        Et comme les ouvriers sont une espèce en voie d’extinction ( tout du moins dans la version où ils pouvaient peser sur les intérêts capitalistes) , la nouvelle internationale n’est plus l’issue universelle .

        En tout cas pas l’internationale ouvrière .

      3. Tss tss, on s’emballe pas, avant 17 y’a 14, 15 et 16 avec le Chemin des Dames ou la Galicie entre les deux.

      4. Et mon intime conviction que tu fais parti de ceux qui à longueur de journée, vont dire que les ouvriers français votent FN !

      5. @Eninel
        Preuve faite ici que la question n’implique pas que le candidat, à vous lire on peut aussi se demander : A quoi bon des militants socialistes ?…

      6. Franchement Vigneron, autant quand ce blog aidait beaucoup de monde, dont moi, à décrypter les mécanismes réels de l’économie « globalisée » – pour dire vite -, votre regard décalé et une certaine expertise étaient intéressants, autant depuis quelques temps, sur ces sujets plus politiques, vous faites dans le trollage de bas étage, c’est fatigant et ça pourrit les discussions.
        Je vous résume un processus de prise en main des médias, partant du hold-up des deux marchands de canon de l’État français en 2000 pour arriver à 9 milliardaires en 2016, avec des phénomènes similaires au Royaume-Uni et en Italie, vous résumez mon propos à « c’est la méchante Michèle qu’à tout fait ». J’en ai une autre pour vous : aux US, il y avait 50 groupes de media en 1982. En 2013, il en restait 5, 8 si on ajoute Google, Microsoft et Yahoo. Il ne s’agit PAS d’un phénomène franco-français, ne vous en déplaise, et c’est un mouvement de fond. Si vous ne voyez aucune relation entre la disparition du pluralisme dans les media et la situation institutionnelle catastrophique à tous les niveaux de gouvernance, je ne sais pas, arrêtez l’alcool peut-être…
        Ensuite il me semble qu’après les précautions d’usage (« … ne résume pas la situation, crise écologique, financière… »), j’ai développé un argumentaire – certes contestable, politiquement incorrect, et peut-être erroné -, pour finir par une question, orientée, mais ouverte. Je regrette que votre seule réponse soit le mépris le plus crasse.
        En fait je n’y entends qu’une chose : TINA, TINA, TINA. Peut-être n’avez-vous rien à perdre (ou quelque chose à gagner ?), souffrez que vos concitoyens ne soient pas tous dans le même cas. Ça me rappelle étrangement (et ça me désole) ce que les « prolétaires » (ceux qui n’ont pas accès au capital et n’ont que leur force de travail à « vendre ») se sont pris dans la face en 2005 quand ils ont décidé de s’emparer une bonne fois pour toute de la question européenne. Au vu de la situation actuelle, il me semble pourtant que la réponse (relativement transpartisane – et piétinée) issue de l’intelligence collective – NON – ne manquait pas… d’intelligence, justement.
        À méditer ?

      7. « … le trollage de bas étage… »

        Objection votre Honneur, si le trollage de vigneron était de « bas étage », il ne serait pas autorisé ici, il est au contraire, « très sophistiqué » = reposant toujours sur des infos vérifiables.

      8. @ Dup

        Preuve ici est faite que des intervenants petits bourgeois comme vous M. Dup, sont incapables de se hisser au niveau de compréhension, que la période trouble, dangereuse, très dangereuse, pour les ouvriers comme pour vous, exigerait.

        Un niveau politique est intellectuel, le marxisme, le matérialisme-dialectique, qui vous est impossible d’évaluer à cause de vos préjugés de classe.

        Faute de quoi, vous faites les intéressants, vous bavassez entres vous, dans un langage qui ne vous permettrez pas de mettre un pied sur un chantier, depuis le décret Moliére, et tout ça pour quoi ? Pour déboucher sur le néant.

        « … A quoi bon des militants socialistes ?… », vous interrogez-vous faussement naïvement.

        Parce que cher ami, à l’occasion de certaines circonstances historiques, particulièrement tendues, le dilemme simple et unique, c’est eux ou la barbarie.

      9. C’est pas parce qu’on est à la Cgt du livre qu’on peut se permettre de raconter n’importe quoi sur les médias, je dirais même au contraire, et ce même en étant sourcé exclu par un monteur de Téléfoot. On a assez goûté à l’Acrimed ou à l’ASI pendant des lustres pour ne pas daigner vouloir se refaire bourrer le moût par le premier maverik-médiacritic-insoumis au rabais venu, vaguement attiré par l’herbe tendre du pageranking de Blog Jorion.
        J’ajouterais que la surabondance des bonnes comme des mauvaises infos à la libre disposition de tout un chacun rend votre démonstration aussi dispensable que vaine votre présente raison d’être.

      10. Mais Eninel, le petit Bourgeois que je suis a voté socialiste aux deux tours il y a 5 ans. Il a fait confiance aux socialistes contre la barbarie, résultat son bulletin de vote à été utilisé pour se fourrer dans quelque chose comme 8 guerres avec leur cortèges de victimes collatérales là-bas comme ici. Il a aussi été utilisé pour détricoter totalement les aquis sociaux obtenus ppar votre si chère lutte des classe. Il a été utilisé aussi pour, sous prétexte d’étatt d’urgence, assigner à résidence des militants écolos ou altermondialistes qui n’avaient rien à voir avec la crise en cours. Il a été utilisé aussi pour augmenter a fond les impôts de mes vieux retraités agricoles. etc. En somme si je l’avais utilisé aux toilettes au moins m’en serais-je senti moins sale. Alors la joli rose qui n’y sent ce sera sans moi, je préfèrerai encore voter Macron que PS. Frondeurs de mes deux qui ont osé poser une censure pour même pas la voter, à bon entendeur… Vive la FI

      11. @ Dup

        « …Mais Eninel, le petit Bourgeois que je suis a voté socialiste aux deux tours il y a 5 ans… »

        Bravo ! Mais puisque les métaphores sportives sont courantes sur ce blog, je vous dirais que le vote à gauche, c’est comme au rugby: il faut savoir transformer l’essai .

        En 1936: Match gagné avec les congés payés à la clef (même si les réformes sociales sont des sous-produits de la révolution, même si le front populaire qui empêche la marche au socialisme, débouche toujours par des Pétain au bout du compte).

        En 2016 avec l’échec de la mobilisation contre la Loi Travail, et de toute façon le refus général, y compris sur ce blog, de demander la démission de Valls et d’aller vers un gouvernement PS-PCF, transformation ratée et match perdu.

        Il faut recommencer, et recommencer encore à mettre des gouvernements de gauche potentiellement traître, et apprendre à les combattre et à les vaincre. C’est cela la révolution permanente.

        Il n’y a pas d’autre solution.

        Vous nous dites que vous avez bien voté en 2012. C’est vrai. Sans ce vote c’était Sarko et une politique mille fois pire que celle pourrie de Hollande.

        Ne me dites pas qu’en 2017, vous voulez faciliter la vie de Fillon, voir de Lepen ?

        Parce que je vous demande de réfléchir. Si Hamon a du mal avec la gauche radicale, inutile de préciser qu’avec Macron c’est mission impossible à le faire passer au second tour.

        Macron c’est le meilleur candidat possible pour Lepen au second tour. Il suffit à Lepen de promettre l’abrogation de la Loi Travail (à l’origine elle devait s’appeler loi Macron II).

        La solution au centre avec Bayrou, on a un peu de recul déjà:

        On a vu cela en 2007 avec Royal, qui entre les deux tours, a cru spirituel, d’annoncer qu’en cas de victoire elle nommerait Bayrou à Matignon. Sarkozy en rigole encore !

        Vous voulez vraiment combattre la barbarie ?

        Inconditionnellement et sans illusion: Hamon.

      12. Pas mort le révisionnisme léniniste.
        La Royal, à une semaine du second tour, avait répondu à la question sur l’éventualité d’un Bayrou (19% au 1er) qu’elle « ne s’interdisait rien » ?
        Relecture léniniste 10 ans plus tard : « On a vu cela en 2007 avec Royal, qui entre les deux tours, a cru spirituel, d’annoncer qu’en cas de victoire elle nommerait Bayrou à Matignon. Sarkozy en rigole encore. »
        http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/elections-2007/20070429.OBS4733/segolene-royal-n-exclut-pas-d-avoir-bayrou-a-matignon.html

      13. Pas mort le révisionnisme léniniste.
        La Royal, à une semaine du second tour, avait répondu à la question sur l’éventualité d’un Bayrou (19% au 1er) qu’elle « ne s’interdisait rien » ?
        Relecture léniniste 10 ans plus tard : « On a vu cela en 2007 avec Royal, qui entre les deux tours, a cru spirituel, d’annoncer qu’en cas de victoire elle nommerait Bayrou à Matignon. Sarkozy en rigole encore. »
        http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/elections-2007/20070429.OBS4733/segolene-royal-n-exclut-pas-d-avoir-bayrou-a-matignon.html

        @ Vigneron

        Autant pour moi, mais quand même, implicitement, l’idée de l’époque, ce n’était pas un désir d’avenir avec Lénine … chez les soc à la sauce royaliste.

        On verra de quel côté va verser ta copine dans la dernière ligne droite.

        Les capacités de séduction du bon Henri a toujours surpris ses contemporains.

        Je ne parle pas évidemment du III, mais bien entendu de celui de Navarre.

        Une victoire électorale vaut bien une messe chez ces gens !

      14. Eninel,
        Inconditionnellement Hamon : Même s’il était mis en examen?
        Je suis stupéfait par votre aveuglement ! Hamon avec sa femme à la com chez LVMH c’est la lutte finale ! Non mais combien de temps allez vous encore voter « comme on prend un barbiturique » ? Rien ne prouve que Sarko aurait fait pire que Hollande. Si y avait pas eu méluche j’aurais préféré pas voter ou a la rigueur LR ou LO plutot que PS ou Macron. En 2002 j’ai pas voté (a aucun des 2 tours car pas inscrit sur la liste consulaire) mais j’ai suivi la campagne et en discutant avec mes pôtes socialos je mme suis fait rire au nez quand j’ai dit que je voyais bien Bayrou faire quelque chose… 5 ans après ils ont tous voté Bayrou c’est moi qui ait rigolé et j’ai encore pas voté car toujours pas inscrit. Un quinquenat de Sarko m’ont fait me bouger pour aller m’inscrire, ma conscience me disait de voter FG mais en accord avec ma classe (petit bourgeois expat) et par antisarkozysme primaire j’ai finalement voté Hollande aux 2 tours (le discour du Bourget assortit à une sortie de Méluche sur la plumée qu’il allait mettre aux fiscalement exilés firent pencher la balance pour Hollande). Donc voyez vous j’ai à peu près fait le tour : Abstention forcenée et vote contre/utile. Ce coup là se sera vote pour, même si inutile (le vote Hamon : futile, je me le garde en réserve pour un prochain essai). Reste que même si c’est plus par hasard qu’autre chose, je n’ai jamais voté à droite ; pouvez vous en dire autant?

  29. Ah Okaaaaay, c’est donc ça, c’est à cause de la Michèle, puissante dernière patronne du RPR que Namias a sciemment couvert voire prômu la couverture outrancièrement fautive par TF1 de l’affaire Papy Voise. C’est donc bien à la Michèle que Jospin doit sa déconfiture. Fiat lux.
    Merci au monteur de Téléfoot, hommage au témoin inconnu, on s’incline.
    On la leur fait pas aux Zinsoumis de Monsieur, le Vlad fait dans ses brailles, sûr.

  30. Et maintenant on nous fait le coup du « sorpaso » :

    http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/presidentielle-jean-luc-melenchon-passe-devant-benoit-hamon-et-emmanuel-macron-reste-en-tete-selon-un-nouveau-sondage_2108946.html

    ça sent chaque jour un peu plus la cohabitation Macron/Barouin

    Ici en se moment à lieu le procès du plus grand réseau de corruption de ces 10 dernières années et tout à commencé par 30000€ de costumes :

    http://politica.elpais.com/politica/2012/01/25/actualidad/1327516914_871062.html

    Désolé pas trouvé d’article en français, reste qu’on dirait qu’on est un peu à la traine par chez nous (dire qu’il y a 20 ans les Espagnols me disaient avoir 10 ans de retard sur la France…). Enfin, peu importe, les mis en cause sont encore au pouvoir grâce à l’abstention d’une opposition toute aussi mouillée, désolé de vous spoiler l’issue de l’histoire. Il y a un dictons ici qui dit : quand tu vois ton voisin se raser mouille ta barbe…

  31. Si y’a une chose qu’on peut pas lui dénier au bon Françoué Les Bas Bleus c’est bien la cohérence.
    Il a dénoncé l’autre soir l’emprise (très très très relative en fait mais soit) des fonds souverains des pays du Golfe dans l’économie Française et on apprend hier qu’il s’est démené comme un beau diable pour détourner la voracité de ces rapaces enturbannés de la Mère Patrie vers la Putinie honnie, en facilitant par exemple les affaires de son ami Makhzoumi et de sa grosse société de pipe-lines FPI au siège tout ce qu’il y a de plus golfique (Dubaï), quoiqu’aussi très familiale. De la belle ouvrage, un acte de patriote comme on n’en voit plus.
    http://www.futurepipe.com/fr/about-us/directors

    Ode à François Les Bas Bleus ! Qu’on nous l’embastille pas ce Françoué là, ce vrai résistant à l’invasion golfique !

    François les bas bleus from Isidore Ledoux on Vimeo.

    Peuple français, la politique
    Ne va pas bien en ce moment.
    Dans l’atelier, dans la boutique
    On juge le gouvernement.
    Les affaires financières
    Donnent de piteux résultats
    ….

    https://vimeo.com/79606633

  32. Ben moi pour les pronostics je me dis que celui qui sera en meilleure santé lors du dernier débat aura plus d’avance que les autres. Celui qui aura la pèche et la formule qui tue ( au moins 3 ou 4 jours d’effet hallucinatoire dans les esprits )
    En effet, notre nourriture médiatique quotidienne se digère de plus en plus vite et fait place à tellement d’oubli que seule la mémoire vive des auditeurs du jour feront pencher la balance. Autre chose également : Nous avons deux cerveaux, pas le droit et le gauche mais un cerveau qui sait ce qu’il faut faire pour le bien de chacun et un autre qui camoufle le premier le plus habilement possible en reprenant ses idées pour en faire passer d’autres plus intéressées celles là. C’est le cœur de la tromperie. L’abus de confiance. Alors de grâce, n’abusez pas non plus de trop de confiance en cette enièeme présidentielle. J’espère une fois de plus être tout à fait à côté de la plaque et de me tromper le plus possible. Si les riches partagent ( de gré ou de force) après ces élections appelez moi vite. Par contre les débats font avancer les choses même si c’est lent.

  33. Au fil des différents billets, la place de la France dans ses relations internationales semble être pour certains un élément déterminant afin de choisir le président.

    A mon sens, le contexte n’offre, dans tous les cas de figure, qu’un positionnement « va-t-en-guerre »:

    – on continue comme avec Hollande,
    – on fait l’inverse et on tolère la répression de peuples innocents,
    – neutralité: ça renvoie finalement à la tolérance…

    Le seul levier, ce serait changer de braquet au niveau social.
    Le seul choix au niveau international, celui qui permettrait de gagner du temps avant que ça n’éclate.
    Ca peut passer par des compromissions. Mais bon, on en est plus au scalpel de toute façon.

    1. Je ne vois pas ce que je ferai d’un président qui ne sait pas quelle place les français veulent avoir dans le monde ou qui pourrait se passer de le savoir .

      Et place ne veut pas dire podium militaire , mais projet politique humaniste , qui se donne les moyens de tous ordres d’être pris au sérieux .

      1. En tout état de cause le projet politique est premier, c’est bien clair. Et il ne serait pas dommageable que ce projet fût humaniste.

        La politique étrangère fait soit dit en passant partie du « domaine réservé » du président, cela fut démontré lors des différentes cohabitations. Il n’est pas inutile de s’en rappeler, étant donné que la probabilité d’une forme ou l’autre de cohabitation après juin est élevée.

        C’est donc lors de cette élection présidentielle que nous choisissons une politique étrangère pour les cinq ans à venir. Alors que la chose est moins nette s’agissant des autres dimensions du projet politique, où l’Assemblée a plus que son mot à dire, notamment encore une fois si le nouveau président devait se trouver dès le début en situation de cohabitation.

      1. Vigneron,

        Si ton lien est pour ma gouverne, j’ai préféré boire de la VALSTAR plutôt que du pinard au lieu d’aller à mes cours d’anglais. Et aujourd’hui je suis content de ne rien comprendre à tes articles alambiqués. La VALSTAR m’a sauvé.

  34. Les candidats de la mascarade électorale de la V ème République.

    Nous avons donc un onze de départ, examinons les, ces courageux, osant mettre sur la place publique leurs entrailles afin que les corbeaux s’en repaissent.

    Tout en les classant dans les deux grandes catégories historiques, structurant la politique française depuis la Révolution Française : Gauche-Droite, Progrès-Réaction, etc. établissons immédiatement les postulats suivant lesquels, premièrement, les électeurs passent rarement dans leur vie d’une catégorie à l’autre, deuxiémement, la France qui vote (plutôt vieillissante) est à 70% dans la catégorie réactionnaire.

    Pourquoi cette introduction sociologique ? Histoire de rire de la grosse caisse médiatique, coupable de tentative à grande échelle, de manipulation des consciences à travers des sondages tous plus orientés les uns que les autres.

    Catégorie réactionnaire.

    François Asselineau. La simple observation de ses affiches placardées dans Paris : « Participez à l’histoire » vaut programme et profession de foi ! Cet ex second-couteau des Chirac et Pasqua ne fait pas dans la modestie. Il est dans le grandiloquent, disposition qui ne lui permettra sans doute pas de tordre le bras de Merkel, mais qui arrivera bien à rappeler à des vieux collabos cette époque joyeuse, où il était de bon ton de se saluer à la romaine.
    Estimation: Difficile de mesurer le nombre de réacs dans le pays, la concurrences est rude. 0,5% peut-être.

    Nicolas Dupont Aignan. Pas ridicule cet admirateur du général De Gaulle d’avoir claqué la porte d’un parti politique, le RPR, qui tournait depuis peu, affairiste plus que résistant. L’Europe, Maastricht et le référendum de 2005, ont provoqué des visions à la Jeanne D’Arc chez ce jeune réactionnaire exalté. Le problème, c’est que l’homme est pressé. Et à vouloir sortir du purgatoire trop vite, à vouloir trop s’exposer dans des médias passés maîtres à vous transformer en clown, on finit par en devenir un.
    Estimation: 1,78% en 2012. Victime du vote utile de la droite, il aura du mal à réïtérer. 0,7% à tout casser. 

    Marine Lepen. La championne de la France qui vote. L’aboutissant de plus de 30 ans de travail de sape dans les médias, consistant à convaincre les français, que la peur de l’autre était à la base de toute sagesse. Favorite, à la porte du pouvoir, oui mais voilà, où ça coince, c’est que Marine est un poil en avance sur l’histoire de la dislocation de l’Union Européenne. Cette implosion est inéluctable, mais peu probable que ce soit avant le 06 mai.
    Estimation: Assurée d’être au second tour et d’y rester, comme papa. Un plafond de verre à 25% et 40% au second tour. A moins que la bêtise des gens instruits ne lui mette dans les pognes le libéral Macron. Alors là, tout est possible ! 

    François Fillon. Le pauvre (je rigole ! Si je dis pauvre, c’est en rapport au prix déclaré de son modeste manoir, une misère), le pauvre donc, qu’est-ce qui se prend dans la gueule ! C’est la bourgeoisie qui a peur de la radicalité et la rapacité de la bourgeoisie. La bourgeoisie a peur de Fillon et de son programme, mais pas le peuple poujadiste de droite. Eux ils le veulent. Je veux les rassurer, les chefs de la gauche s’occupent de tout, ils vont être comblés
    Estimation: La grosse surprise du premier tour, puisqu’il va virer en tête. Au second, ce ne sera qu’une formalité, puisque même Poutou ira voter pour lui. 30% et 60% au second tour.

    Jacques Cheminade. L’extra terrestre. Certain le présente comme un affreux réactionnaire, suiviste d’un hurluberlu US voyant des complots partout. Si il est réac, et puisque il est dans cette catégorie il l’est, il est quand même le plus sympa d’entres eux. Avec sa discrétion, ses belles manières et ses petites lunettes rondes sur sa tête toute ronde, si ce type devient fasciste un jour, j’arrête la politique.
    Estimation: Bon dernier en 2012, il eut fallu que Shivardi se présente, pour que quelqu’un vienne lui contester sa place. 0,1 ou 0,2%, cela dépendra du temps qu’il fera ce jour là. 

    Jean Lassalle. Avec comme parrain Shivardi, notre berger national ne peut pas ne pas rêver grand. Un phénomène cet homme quand même, à médiatiser ces 400 coups de sale gosse. Chant régional au parlement, tour de France, grève de la faim, à lui tout seul il est le parti paysan révolutionnaire en France. Il peu créer la surprise, même s’il est franchement raide à tout point de vue.
    Estimation: Vue la crise morale que traverse le pays, les régionalistes ont de beaux jours devant eux. Entre 3 et 5%. 

    Emmanuel Macron. Le Zapata, le Pancho Villa de la politique française; Cet auteur du dernier opus « Révolution », en tête de gondoles des rayons culture de la grande distribution, est-il l’homme de la situation ? Il faut vraiment croire aux vertus de l’armée mexicaine pour y croire ! Mais bon les médias et le gouvernement de Hollande sont là pour nous le rappeler tous les jours. Alors ? Alors, nous assistons à une opération politique nauséabonde, présentant ce candidat comme le meilleur rempart au FN. Il en est l’exacte contraire. Macron au second tour ? Il suffit à Lepen de promettre l’abrogation de la Loi Travail, la Loi Macron II, pour qu’elle puisse sérieusement espérer l’Elysée. Macron le vote utile. Le vote utile pour qui ?
    Estimation: Je ne crois pas une seule minute à l’existence d’un centre en politique. Le centre disait Mitterrand, c’est la droite. Et la droite n’aime pas Macron. 20%, et ce sera bien payé ! 

    JL Mélenchon. Personne ne contestera ici que le tribun a été, de la gauche socialiste, au front de gauche, en passant par l’OCI, un politicien identifié, reconnu par le grand public, marqué à gauche. C’est pour cela qu’il a aux yeux de la bourgeoisie une valeur marchande. Il est le cheval de « droite » dans la gauche. Il est celui qui, au delà de mettre fin à la fronde dans le PS, voir à l’existence du PS lui même, peut dans l’éventualité d’un coup de froid avec Berlin, arrimer fermement le prolétariat et la paysannerie au chariot de la bourgeoisie, à ses songes de Marianne sublimée par le peintre Delacroix. S’il réussissait à déglinguer la gauche organisée, il aura bien mérité son bâton de Maréchal de la Patrie reconnaissante.
    Estimation: Le bougre passe bien dans les médias. De plus il s’enfonce dans un ventre mou. Possible qu’il passe devant Hamon. C’est loin d’être une bonne nouvelle. 15% de malheur en plus pour les ouvriers. 

    Catégorie progressiste..

    Benoit Hamon. Ce qui étonne le plus chez cet apparatchik c’est sa fraîcheur candide intacte. Hamon est une fleur dans un monde saturé de bitume. Regardez les images d’archives de sa jeunesse militante à l’UNEF, ses grand yeux bleus pacifistes sont les mêmes qu’il écarquille maintenant, devant la trappe béante qui s’ouvre devant lui. Les puissantes mâchoires de l’étau Macron-Mélenchon se referment inexorablement sur lui. Et Benoit de se dire: vraiment je n’était pas fait pour participer à ce jeu de massacre!
    Estimation: Faible, très faible, maintenant que le vote utile à gauche ne profite plus au PS. Ça va partir dans tous les sens. Macron, Mélenchon, Poutou, Arthaud, abstention, tous les corbeaux vont se repaître de la viande d’agneau pour Pâques ! A 10%, Hamon a du soucis à se faire au PS.

    Philippe Poutou. Comment un parti politique qui concentre en son sein, ce qui se fait dans le pays, de plus intelligent, de plus honnête, de plus démocratique, peut-il présenter à des élections un candidat aussi insipide, aussi désinvolte, aussi consternant de stupidité ? La réponse est sans doute à rechercher dans la conception même que ce parti se fait des élections et de la révolution. Election: piège à cons nous dit la révolution. Alors autant mettre en lice le plus sympathique d’entres eux !
    Estimation: Maintenant que la politique du front unique ouvrier est mise sous le boisseau, Poutou va éviter le zéro pointé. 1 ou 2% , qui je l’espére apportera beaucoup de joie à ceux qu’on trimé jusqu’au bout pour arracher ses 500 parrainages. 

    Nathalie Arthaud. Comment être surpris de cette organisation LO, aussi engageante qu’une porte fermée. Qui en 2003, en plein mouvement social contre la Loi Fillon, de la bouche de sa représentante charismatique de l’époque, en son château, et devant une foule de grévistes éberluée -j’en étais- déclarait que la grève générale c’est une connerie ? Si la grève générale est une connerie, imaginons ce qu’on peut penser au château, des élections bonapartistes ? Tout juste l’occasion de présenter aux travailleuses et travailleurs un clone de Arlette, et de leur promettre des lendemains qui chantent..
    Il ne faut pas s’attendre à des miracles. Si Arthaud fait 1% ce sera déjà un bel encouragement à poursuivre sur le même chemin, au moins jusqu’au bicentenaire de la révolution russe. 

    Abstention. Elle risque de battre cette année tous les records, surtout dans l’électorat traditionnel de la gauche. A Droite les électeurs ont pléthore de choix (comme j’aimerai être un électeur de la droite, comme ils doivent bien dormir), à gauche par contre, c’est la prostration, la division, la désespérance. 

    J’attends les poings serrés et les yeux vengeurs, les directions des organisations ouvrières, appeler pour le second tour, à un vote immonde comme en 2003. Cette fois si, les masses seront beaucoup moins coopératives vis à vis de cette infecte politique de trahison et de confusion. 

    Elles s’abstiendront et elles auront mille fois raison. 

  35. @ Eninel

    Le total des voix aux différents candidats dans votre scénario est dans la fourchette 106 – 110%.

    D’autre part, vous estimez « progressistes » et « réactionnaires » dans votre définition à un rapport de force de 30% contre 70%, cependant dans les totaux que vous proposez on est plutôt à 13-14% contre 94-96%.

    Concernant les sondages, s’il faut toujours les prendre avec des pincettes, c’est avant tout parce que l’opinion peut évoluer, et que le nombre d’indécis est historiquement élevé. Cette réserve une fois rappelée, il reste que les sondages sont un instrument de mesure à prendre en considération. Il ne sert à mon avis pas à grand chose de les prétendre « tous plus orientés les uns que les autres »

    1. Oui merci M. Jacquot de relever ces erreurs factuelles.

      Corrigeons-les en faisant jouer les marges et les tendances:

      Fillon: 25-30% … disons 28%
      Lepen: 20-25% … disons 23%
      Macron: 15-20% … disons 18%
      Mélenchon: 10-15% … disons 14%
      Hamon : 10-15 … disons 12%
      Les Petits candidats: … environ 05%

      Bon voilà. Pour le reste, derrière Pierre Dac j’ai pleine conscience qu’il est toujours casse-gueule de prédire l’avenir imprévisible.
      En écrivant ce billet, évidemment surréaliste en dernière analyse, un pari que je passe avec des camarades, je veux attirer l’attention sur les sondages qui à mon avis enterrent un peu vite le candidat Fillon.

      Ce découpage droite à environ 70% et gauche à environ 30% , pour sûr c’est le candidat de la France insoumise qui met le bazar.

      Vous le classez où vous ce monsieur Mélenchon qui fait perdre la gauche, au nom de la gauche ?

      1. Tout à fait d’accord sur le fait que plusieurs enterrent trop vite les candidats hors Macron et Le Pen, tout particulièrement Fillon.

        Si on se rappelle que :
        – Successivement plusieurs personnages ont été les « vainqueurs évidents » de cette élection présidentielle, d’abord Juppé, puis Fillon, et maintenant Macron… pour finalement se retrouver en grande difficulté voire exclu. Ce qui suggère un état d’esprit frondeur de la part de l’électorat, abattant l’un après l’autre des favoris successifs
        – L’indécision des votants, historiquement élevée pour cette phase de la campagne, est spécialement forte pour le candidat Macron, aux dernières nouvelles seulement la moitié de ses 26% dans les sondages se déclarant sûrs de voter pour lui
        – L’intensification de la campagne dans les prochaines semaines devrait donner d’autant plus de poids aux talents oratoires – deux débats à venir – domaine dans lequel Macron n’est pas le meilleur
        – Et enfin, last but not least, Fillon continue de faire monter les enchères dans le sens de la dénonciation d’un complot, cabinet noir etc. ce qui non seulement doit tendre à mobiliser ses soutiens mais surtout pourrait lui en attirer d’autres – peut-être issus de l’électorat FN auprès de qui il apparaîtra comme un « rebelle », et un rebelle moins dangereux du point de vue de qui est près de ses sous… plus précisément des ses euros

        ===> Il me paraît clair que la remontée de Fillon est un scénario tout à fait pensable, quoique bien sûr pas assuré.

        Le scénario d’une percée de Mélenchon jusqu’au deuxième tour est assez limite, mais à mon avis pas tout à fait exclu. Il lui faudrait certes plusieurs vents favorables – dépasser clairement Hamon pour apparaître comme le seul « vote utile » de gauche, que Macron trébuche mais sans profiter trop à Fillon – par exemple si les électeurs de droite se reportaient plutôt sur un Dupont-Aignan – et grappiller quelques électeurs populaires à Le Pen ne déparerait pas.

        ===> Mélenchon au deuxième tour, c’est peu probable, mais pas impossible.

        L’absence de Le Pen du deuxième tour, c’est plus difficile à imaginer, parce que son électorat est le plus sûr de son vote – tandis que celui de Macron est le moins sûr – et que les affaires d’assistant parlementaire ne lui font ni chaud ni froid.

        ===> Il y faudrait sans doute un scandale vraiment majeur et infamant. Non aux yeux des opposants à Le Pen – ça c’est déjà fait – mais aux yeux de ses partisans.

        Concernant le placement de Mélenchon, entre transition écologique à marche forcée, keynésianisme, positionnement international « anti-impérialiste » et République non présidentielle, je ne vois vraiment pas comment on pourrait le placer autre part qu’à gauche.

        La candidature unique de gauche plutôt que dispersion Mélenchon – Hamon aurait changé beaucoup de choses certes… A mon avis elle était improbable à cause de l’opposition des deux tendances FI – PS sur la politique étrangère, avant tout sur l’UE :
        – Il n’est pas possible d’avoir vis-à-vis de Bruxelles et Berlin à la fois une stratégie de confrontation et une stratégie de proposition – suivie d’un alignement en quinze jours, on connaît, et les journalistes allemands en souriaient en 2012
        – Il n’est pas possible non plus d’avoir à la fois une stratégie de non-alignement et de « discussion amicale » avec tout le monde, et une stratégie d’intégration OTAN, ce bras armé du Monde Blanc.
        Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée.

        Une candidature commune Hamon – Mélenchon était tout aussi difficile qu’une candidature commune Fillon – Dupont-Aignan – entre ces deux-là aussi, c’est la politique étrangère vis-à-vis de l’UE qui bloque.

        La différence, c’est que le rebelle de droite fait 3% les bons jours, 1% quand il fait gris, et n’est qu’un moustique à côté du représentant du Parti Central de Droite, tandis que le rebelle de gauche talonne le représentant du Parti Central de Gauche… quand il ne le dépasse pas.

      2. Jacquot, toujours pas trouvé un ventilo ou un seau à glace pour refroidir le bazar ? Ça devient urgent pourtant.

      3. @ Jacquot

        Pas mal votre analyse de la situation politique M. Jacquot.

        Pour rester sur le fil de la discussion, et le rapport entre les forces « progressistes » et réactionnaires dans le pays, la place de la FI et la question de savoir si elle est de gauche ou pas, il va sans dire que cela dépend de la lecture que chacun pourra en faire. Marxiste ou non.

        « …Concernant le placement de Mélenchon, entre transition écologique à marche forcée, keynésianisme, positionnement international « anti-impérialiste » et République non présidentielle, je ne vois vraiment pas comment on pourrait le placer autre part qu’à gauche… »

        Votre affirmation est parfaitement juste si on s’en tient à la lecture de l’historien ou de l’observateur classique, qui définie les partis politiques en regard de leurs programmes, hors mouvement ouvrier, strictement bourgeois.

        Ecologie, keynésianisme, républicanisme, lutte anti-impérialisme etc. sont des positionnements qu’on tenu dans le passé certain partis bourgeois, comme par exemple le parti radical de Daladier sous la III République.

        Le parti radical est rentré historiquement dans la catégorie « gauche », lorsqu’il a formé un gouvernement en 1936 avec les partis ouvriers SFIO et PCF: le front populaire.

        Il y avait eu avant le cartel des gauches en 1924 , mais cette coalition n’avait pas le même impact aux yeux des ouvriers.

        Pour faire court. Au XIX siècle il n’y avait pas de mouvement ouvrier assez puissant pour être au pouvoir. Il n’y avait que des partis bourgeois ( bonapartiste, républicain, radicaux, royaliste nostalgique aussi).

        La SFIO s’est développée, et pour la première fois, un ministre issu du mouvement ouvrier est rentré dans un gouvernement bourgeois (Millerand, gouvernement Waldeck-Rousseau, 1899 je crois).

        Après la sale guerre, Octobre, par exemple en 1936, le mouvement ouvrier est potentiellement assez puissant pour prendre le pouvoir seul. Un gouvernement SFIO et PCF s’attaquant au mur de l’argent et construisant le socialisme contre un capitalisme en crise.

        A partir de ce moment, la confusion s’est répandu entre la gauche bourgeoisie radicale , et la gauche ouvrière.

        Pour nous marxistes, la gauche, cela ne peut-être, que les partis ouvriers, anarchiste, socialiste, communiste.

        Pour nous marxistes, les seuls partis progressistes, ne peuvent être que les partis ouvriers, qui remettent en cause fondamentalement la propriété bourgeoise.

        Alors j’admets avoir dans mon billet, véhiculé de la confusion en utilisant à l’emporte pièce les termes « progressiste » et « gauche ».

        Pour ceux qui douterait que je suis de gauche, ma gaucherie le prouve pourtant chaque jour !

        Conclusion.

        D’un point de vue bourgeois, Mélenchon est un républicain de gauche, comme pouvait l’être un Clemenceau (qui en 1908, en tant que président du conseil de la III république, faisait tirer sur les ouvriers à Draveil , faisait voter une loi interdisant le droit de grève aux fonctionnaires).

        D’un point de vue ouvrier, si on s’en tient à la lecture marxiste, Mélenchon n’est plus un dirigeant de gauche, ouvrier, lorsqu’il s’attaque comme il le fait au PS et au PCF. Nous pensons que le prolétariat, faute de mieux, à encore besoin de ses partis.

        Il tente d’interdire le chant de l’Internationale et remplace le drapeau rouge par celui bleu blanc rouge, ce n’est pas innocent.

        Evidemment cette mutation est invisible, profondément faussé, par le fait que le PCF et le PS sont des organisations d’origine ouvrière complètement dégénérées. Ni l’une ni l’autre ne se référent plus au socialisme.

        Entre le drapeau rose de Mitterrand, souillé de 30 ans de résignation, et le drapeau tricolore de Mélenchon, les électeurs radicaux penchent plutôt vers le symbole de l’insoumission d’une Marianne debout appelant à la révolution citoyenne.

        Le prolétariat pense qu’on lui ouvre là une perspective. En réalité on veut maintenir sa colère dans un cadre strictement bourgeois, strictement capitaliste, en défense de la propriété.

  36. Investisseurs, défiez vous des moyennes !

    Les investisseurs auront-ils lu comme il se doit le conseil crypté de Paul Jorion ?
    Investisseurs, méfiez vous des doyennes !
    Et vont-ils donc préférer les start-ups aux centenaires du CAC40 ?
    La contrepèterie pour piéger les algos ?

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