Présidentielle, faut que ça bouge ! De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ? par Cyril Touboulic

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le candidat Emmanuel Macron obtient à l’heure actuelle 25 % des intentions de vote à 34 jours du premier tour de l’élection présidentielle [1]. Une présidentielle qui, il faut bien le dire, est polluée, contaminée par les magouilles, de même que l’attitude arrogante de ceux qui ne cessent de se présenter comme « irréprochables » et « proches du peuple ».

Au centre de ce tourbillon médiatico-judiciaire qui touche principalement la droite et l’extrême-droite, lequel fragilise par la même occasion davantage la relation de confiance entre le peuple et les élus dans son ensemble, le cas Macron est intéressant. « Ni de droite, ni de gauche », répète le candidat charismatique, fondateur de son propre mouvement, « En marche ! ». Sous la bannière du rassemblement et du progrès, pourquoi douter de cet homme proche du gendre idéal ou du patron sympa ?

Récemment, une vidéo aux allures d’un sketch humoristique vient de paraître [2]. Elle met en scène le candidat face à de jeunes élèves de 8 à 12 ans, dont l’un d’entre eux lui demande d’expliquer la différence entre la droite et la gauche françaises (en moins de minutes !). Top chrono : le candidat place au tableau la valeur de liberté à droite et la valeur d’égalité à gauche ; il souhaite unir ces deux valeurs. Très bien tout ça ! Mais, mais, mais… ce qu’il oublie de dire, c’est le sens que revêt aujourd’hui le mot « liberté » dans la pensée de droite – ainsi que dans une partie de la gauche –, à savoir libérer le monde du travail et l’esprit d’entreprise. Nulle interprétation ici, c’est écrit noir sur blanc dans son programme [3].

Un programme ? Macron a un programme ? Oui, enfin ! Il était temps. L’absence de programme fut d’ailleurs une critique souvent faite au jeune prétendant à l’Élysée. Pour sa défense, ce dernier a répondu qu’il valait mieux avoir un « projet » qu’un programme : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale. La politique, c’est mystique. La politique, c’est un style. C’est une magie [4]. » « Mystique », « style », « magie » ? En voilà des mots sibyllins pour caractériser la Politique. S’exprimer de la sorte dans l’espoir de convaincre ou encore de se justifier, c’est incarner le sophisme. Dit autrement, la personne tient un discours dans le but de persuader, de se justifier, de distraire, de charmer et… pour galvaniser un auditoire.

Chose troublante, l’analogie avec le film Le loup de Wall Street (2013) a déjà été faite par des internautes pour comparer Emmanuel Macron – ex-banquier chez Rothschild, rappelons-le – à Jordan Belfort, courtier américain ambitieux et opportuniste, interprété par Leonardo DiCaprio, à cause de son emportement à la fin de son discours à la Porte de Versailles, le 10 décembre 2016 [5]. J’aimerai proposer une autre comparaison, qui, personnellement, m’a fait penser immédiatement au personnage Emmanuel Macron :

Le patron est comme un homme normal, mais en mieux. Il voit plus loin, parle plus fort, il porte le rêve.

– Le patron : « Notre mission : libérer le consommateur. Dans notre jargon, nous l’appelons «  la cible « . » […]

C’est lui qui présente le projet au capitaliste pour que celui-ci fasse les avances nécessaires. Le capitaliste l’écoute d’une oreille distraite en se demandant à part lui si ça lui rapportera plus ou moins que trois cent mille tonnes de bananes. […]

Une fois les avances faites le patron engage une équipe de salariés, les matériaux, les outils, etc. Puis il réunit tout le monde et fait un discours à la terminologie subtilement élaborée selon les canon du noble art du Management [6].

C’est, certains l’auront peut-être reconnu, le patron dans la bande dessinée La Survie de l’espèce, de Paul Jorion et Grégory Maklès ! J’en suis tombé des nues.

Les solutions que propose Emmanuel Macron devant les difficultés, les inégalités et les futurs défis à l’échelle nationale – et internationale – sont des solutions de type managériales : encadrer, motiver et responsabiliser les individus. Même si son programme se complète de quelques mesures sociales telles que la lutte contre les inégalités hommes et femmes dans le monde du travail, ne pas toucher à l’âge de départ en retraite ni aux pensions, intensifier la lutter contre la fraude fiscale, etc., tout cela reste dans un cadre libéral et conservateur. Aux problèmes issus du libéralisme, dont nous percevons tous les jours les conséquences désastreuses aussi bien sur le plan économique que humain (l’ubérisation), on répond par plus de libéralisme et des promesses sécuritaires (là encore, c’est indiqué dans son programme). Mais cette fois-ci avec un sourire commercial.

Pour terminer, cette semaine, un proche m’a confié qu’en cas d’un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron, son vote irait par défaut à ce dernier. Je ne l’ai pas jugé, je le comprenais même assez bien. Cependant, je lui ai demandé s’il savait de quoi Macron était le représentant ? Il m’a répondu que non. Voici l’une des raisons de ce billet. Cette même personne a par la suite rajouté : « Quelque part, le second tour de l’élection présidentielle nous pousse aujourd’hui à voter contre celui que l’on ne veut pas voir gagner. On vote par opposition et non par adhésion, c’est triste. » Il faut que les choses bougent, et vite !





Sources :

[1] http://www.pop2017.fr/

[2] https://www.youtube.com/watch?v=CUjq22WxWks, [cet extrait provient de l’émission « Candidats au tableau ! », diffusé sur la chaîne C8].

[3] https://storage.googleapis.com/en-marche-fr/COMMUNICATION/Programme-Emmanuel-Macron.pdf

[4] https://blogs.mediapart.fr/m-bentahar/blog/150217/emmanuel-macron-le-mystique-en-politique

[5] http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/10/emmanuel-macron-a-vraiment-tout-donne-a-la-fin-de-son-discours-a-porte-de-versailles/

[6] Paul Jorion & Grégory Maklès, La Survie de l’espèce, Futuropolis, 2012, p. 26-27.

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46 réflexions au sujet de « Présidentielle, faut que ça bouge ! De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ? par Cyril Touboulic »

  1. Pour avoir vu tourner en boucle sur les chaînes d’info en continue, des extraits de cette émission concernant le « jugement » de gamins, des discours et attitudes, des « prestations » quoi, des candidatures politiques, dont les « représentativités » restent floues… j’ai une autre version concernant celle de Macron, pour compléter la votre, excellente par ailleurs M. Cyril Touboulic…

    « « Correction » d’un nouveau genre…

    Alors que pour que Macron arrive à faire gober à des enfants (faut-il leur donner le droit de vote du coup, pour endiguer la crainte de la vague d’abstention…?), qu’il est et de gauche et de droite, tout autant qu’il est pour les adultes infantilisés ni de l’un ni de l’autre, son explication populiste de sa conception de nos valeurs fondamentales, mérite le détour d’un exercice démagogique que ni les médias de masse en ayant tiré leur Audimat, ni l’éducation nationale (et la société civile, les opposants-es politiques…)… ou… et les uns et les autres… ne révèlent pas… Cela fut explicité dimanche soir sur C8 dans « Au tableau » alors qu’aujourd’hui le buzz enrichi l’actionnariat… pour le moment… et la candidature du juvénile Macron « sacralisée » pour l’occasion (dans LNE du jour).

    Mettant la valeur fondamentale de l’égalité sur le curseur définissant, selon lui, le mieux, la gauche, et plaçant pour la droite, à l’autre bout de l’échiquier (ou de la balance), le principe de liberté, il lui a suffit de donner un + autant à l’un qu’à l’autre pour « prouver » que la fraternité, valeur qu’il place comme sur les frontons de nos mairies, dans une position centrale, d’équilibre quoi, est respectée… N’en déplaise pour elle, la fraternité prise pour un vulgaire pion… qui incarne aussi la solidarité, le partage des richesses, la redistribution par rapport à l’explosion des inégalités (et des dettes publiques illégitimes, illégales – Dexia, Libor, Subprimes, dettes publiques grecque, etc) , et la justice sociale quoi…. qui n’a pas eu son mot à dire, pas plus que son heure de gloire…. Aucuns + ne sont venus valoriser ces deux dernières valeurs fondamentales…

    Au contraire même. Ce positionnement central du mot de fraternité, ainsi dévalorisée en tant que valeur (pivot, jouant le rôle du moins disant…), était recherchée et a dénaturé, minimisé, vidé de toute substance, son rôle d’arbitre, articulant les actions qu’incombent aux et à la politique/s, à « l’État de droit » ( et pas à « l’Etat d’urgence permanent ») et à l’indépendance de la justice, de juger si l’esprit des lois qui l’abritent au sein de la solidarité, est respecté. Ce qui est loin d’être le cas dans les contrôles aux faciès, les discriminations à l’embauche, à l’accès aux droits sociaux et logements du même nom manquants, les NON RECOURS que Macron qualifie « d’inégalités de destin » comme des fatalités quoi, le refus du droit de vote… les brutalités policières (et judiciaires, au travers d’une justice de classe, des « dispenses de peine » etc) qui sont condamnés dans leurs manquements par la cour européenne de justice, la ligue des droits de l’Homme, etc….

    La fonction de cette valeur fondamentale, qui n’a plus l’ambition de ses besoins (l’austérité attaquant le modèle social, les droits et protections sociales, avec les baisses et les fraudes des cotisations sociales patronales, combinées à celles fraudes de la TVA du CICE qui avec l’optimisation, grèvent dans leur impunité les recettes fiscales, l’équilibre des comptes et budgets publics des dépenses sociales) fut rabaissée à un rôle de « subordination » de toute amélioration des liens « simplifiés » entre les deux autres valeurs (liberté et égalité)…. Et la conséquence de ce dénigrement du rôle de la valeur fraternité, ainsi que celle de solidarité, va au delà de nos frontières, au sens universel de leurs repères transcendants le simple « nationalisme » (et la disparité et guerre des monnaies), et la simplification du « patriotisme » (qui vend des armes à tous les camps, contre du pétrole, etc), car elle conforte le pire de la « mondialisation » que défend ce candidat et son électorat éphémère, indécis…

    Mais peut-on en vouloir aux enfants de ne pas avoir su poser les bonnes questions au bon moment à ce candidat et sa posture tellement décontractée, que l’exercice en fut vulgaire… ? Ou mieux encore quand à chercher à déculpabiliser, déresponsabiliser, « dé-diaboliser » les médias de masse (de Bolloré en l’occurrence) et la comme les politiques… Peut-on en vouloir au formatage de ce genre d’émission en ces temps chaotiques, de défiance, et aux journaleux soupçonnés de complaisance, de ne pas avoir imposer à ces pauvres gosses de poser des questions d’une telle complexité pour leur jeune âge, que ça aurait pu être l’émission elle même, et les politiques, qui en auraient pâti… ?

    Mais qui des gamins de cette émission, de leurs parents, des journaleux, des politiques, et de la société civile, demanderont des comptes sur la « leçon » plus qu’un peu courte que donna ce politicard « ubérisé »…? »

    https://www.facebook.com/pierro.sanslalune/posts/690441141135323

    1. Rectificatif du second paragraphe entre guillemets « Mettant la valeur fondamentale de l’égalité sur le curseur définissant, selon lui, le mieux, la gauche, et plaçant pour la droite, à l’autre bout de l’échiquier (ou de la balance), le principe de liberté, il lui a suffit de donner un + autant à l’un qu’à l’autre pour « prouver » que la fraternité, valeur qu’il ne place pas comme sur les frontons de nos mairies, en queue de peloton, mais dans une position centrale, d’équilibre quoi, est respectée… N’en déplaise pour elle, la fraternité prise encore pour un vulgaire pion… qui incarne aussi la solidarité, le partage des richesses, la redistribution par rapport à l’explosion des inégalités (et des dettes publiques illégitimes, illégales – Dexia, Libor, Subprimes, dettes publiques grecque, etc) , et la justice sociale quoi…. n’a pas eu son mot à dire, pas plus que son heure de gloire…. Aucuns + ne sont venus valoriser ces deux dernières valeurs fondamentales… ayant servi de faire valoir aux deux autres (chez Macron c’est la « générosité » « philanthropique », etc, qui les supplante, subordonne, la fraternité et solidarité). »

  2. Excellente question.

    La candidature de Macron sort tellement de l’ordinaire qu’il est difficile de considérer posément cet OPNI – objet politique non identifié.

    – Qu’il soit libéral à la fois sur le plan économique et sociétal
    – Que les intérêts de la finance internationale soient en de bonnes mains avec lui
    – Qu’il soit tout prêt à mettre en application les recommandations de politique économique que la Commission européenne adresse à la France
    – Qu’il veuille « faire enfin les réformes », comme François Fillon le dit lui aussi
    – Qu’il ait des tendances exaltées et encore plus que les autres hommes politiques qu’il joue en permanence un personnage
    – Qu’il soit soutenu par de nombreux intérêts du grand patronat français – faut-il parler d’oligarques
    – Qu’il représente une chance unique pour une bonne partie des responsables du PS d’échapper au désastre que l’impopularité de Hollande leur annonçait et d’être ré-élus au Parlement en s’accrochant à ses basques
    … tout cela ne fait guère de doute.

    Mais qui est vraiment cet homme ? J’avoue ma perplexité. C’est personnellement celui parmi les cinq candidats principaux que je « perçois » le moins, je veux dire que j’ai l’impression que son masque est plus difficile à percer que ceux des quatre autres.

    Quel genre de personne est Emmanuel Macron ? La question est éminemment politique, car la personnalisation de la fonction de président est poussée dans la Cinquième République.

    Une seule manière de le savoir : l’élire à la présidence. Ainsi, on saura à quoi s’en tenir à son sujet.

    C’est le candidat « boîte noire ».

    1. Macron est un centriste avec tout ce que cela implique.
      Ceux qui font de Macron un objet politique non identifié sont pour la plupart trop jeunes pour avoir connu le giscardisme et la campagne de 1974. Qui se souvient encore de la Brigitte Bardot qui arborait un t-shirt à l’effigie du candidat centriste ? http://www.lepoint.fr/images/2014/10/19/bardot-giscard-2873014-jpg_2509002_660x281.JPG

      Giscard lui-même s’était inspiré de JFK : la jeunesse, le dynamisme, la séduction comme arguments de campagne aussi important sinon plus que les éléments programmatiques.
      Macron n’est pas Giscard bien entendu, mais il y a des similitudes frappantes, comme le révèle rétrospectivement le remarquable documentaire réalisé à l’époque par Raymond Depardon : https://www.youtube.com/watch?v=iAOUMLSWGq8

      Macron c’est aussi un avatar du Hollandisme, avec pour seule différence que Macron assume son centrisme. Hollande n’était donc qu’un centriste avec une étiquette socialiste.

      Qui est Emmanuel Macron ? Ce n’est pas vraiment la question. Même si on peut esquisser un profil sans trop de difficulté. Pour ce qui est de ses idées politiques, on les connaît, il n’a pas fallu attendre qu’il « dévoile » son programme pour les connaître. Il suffit de se pencher un peu sur ce que fut le Hollandisme dont Macron fut un acteur de premier plan, ou plutôt d’arrière plan d’abord quand il fut le conseiller économique du président, ce sera donc de la même veine pour le volet économique, en plus assumé sans doute, et donc plus mordant.

      1. Macron est le candidat des notaires. Ceusses qu’aiment pas Macron n’aiment pas les notaires. Moi j’adore mon notaire.

      2. Et d’abord les notaires travaillent beaucoup, tout le temps, sauf à la messe, et encore. La preuve : ils gagnent 20 smics par an.

      3. Exact, le « ni droite, ni gauche » n’est pas une originalité dans l’histoire politique française. Giscard l’avait déjà prôné.

        Ce qui m’étonne c’est le soutien de Jacques Attali au programme de Macron, alors qu’il avait été toute même assez critique sur Hollande (et Sarkozy). Bien sûr, ils se connaissent, peut-être cela explique en partie cela ! Macron sera plus libéral, un hollandisme 2.0. Pourquoi les médias et des personnalités médiatiques se rangent derrière lui sachant qu’il est un avatar du hollandisme ? S’agit-il d’une dynamique, d’une mode… ?

      4. Ce qui m’étonne c’est le soutien de Jacques Attali au programme de Macron, alors qu’il avait été toute même assez critique sur Hollande (et Sarkozy).
        Ce qui m’étonne c’est que si peu de gens bien informés n’aient pas même jeté un œil distrait sur le rapport Attali de 2008.

      5. @ Pierre-Yves Dambrine
        « Ceux qui font de Macron un objet politique non identifié sont pour la plupart trop jeunes pour avoir connu le giscardisme et la campagne de 1974 »

        J’étais un petit enfant dans les années 1970. Mais j’ai bien repéré la proximité du positionnement de Macron avec ceux de gens comme Giscard, Delors ou Bayrou.

        Mon interrogation portait moins sur le positionnement – que j’ai essayé de résumer en quelques points et qui ne fait guère de mystère au fond – que sur la personne.

        Parce qu’enfin :
        – Giscard avait dix ans de plus que Macron aujourd’hui lorsqu’il est parti en campagne en 1974, et une longue expérience ministérielle de plus d’une décennie, et des mandats de maire, de député
        – Delors avait été président de la Commission européenne et y avait imprimé une forte marque, lorsqu’il renonça à se présenter à la présidentielle de 1995
        – Bayrou avait plus de vingt ans de carrière politique lorsqu’il prit une troisième place remarquée à l’élection de 2007

        Macron est un homme incroyablement neuf. C’est en cela qu’il mérite vraiment le nom d’OPNI – objet politique non identifié.

        Qui est-il ? La question a deux dimensions :
        – Sa personnalité, car elle est peu connue, et je répète qu’il me semble porter un masque – ou être en « faux self » pour parler psychologie – plus impénétrable que ceux des autres
        – Ses soutiens, qui évidemment incluent les citoyens qui se sont engagés dans En Marche! mais – évitons la naïveté – ne s’y limitent pas. Financements surtout initiaux, lancement médiatique… qui a soutenu Macron, qui a-t-il convaincu de l’aider à se lancer voire de le soutenir dans la durée ? Et – j’ai bien proposé de mettre la naïveté au vestiaire – en échange de quoi ?

  3. La politique, c’est un style. C’est une magie [4]. » « Mystique », « style », « magie » ?
    C’est surtout enfumage et tour de passe-passe

    Je suis de plus en plus écœuré par toute cette machinerie; les médias s’appuient sur les sondages pour décider qui sont les « gros » et qui sont les « petits » candidats – lesquels n’ont pas droit à la parole – , et les sondages « reflètent » l’état de la couverture médiatique assurée par les médias
    La boucle est bouclée
    Mais ce qui me peine le plus c’est que ça marche

    Décidément il n’y aura aucune solution par les urnes.

  4. Soyons juste Macron n’a jamais prétendu être proche du peuple,je crois même qu’il n’en a pas envie!!!!Deuxième tour voter pour un individu fabriqué de toute pièce par les médias et la finance???Certainement pas …En cas de deuxième tour Le Pen-Macron ,ne nous trompons pas votons le Pen!!!!Le montage de cette candidature ridiculise la démocratie ,et rien n’est pire que le ridicule et la soumission…Il serait le troisième délégué de l’OTAN et de l’Allemagne en France les deux premiers étant Sarkozy et Hollande!!!

    1. Décidément il n’y aura aucune solution par les urnes.

      Le dernier qui s’en va éteint la lumière, mais avant cela:
      surtout allons voter, pour Hamon-Mélenchon-Macron, et pourquoi pas pour Poutou-Arthaud, à moins que ce soit pour, oh, puis zut: le dernier qui s’en va…ciao

  5. Macron c’est le faux-nez de la BCE, de la commission européenne, et plus généralement du monde de la finance globalisée.
    C’est un illusionniste, qui hypnotise des français qui ne savent plus à quel saint se vouer !

    1. Oui, c’est le parti de l’argent, et pis de l’étranger aussi, et pis de l’Otan, pis évidemment des pubards, des grands médias à la solde du grand K, et pis sûrement des juifs, on sait merci.

  6. « ce qu’il oublie de dire, c’est le sens que revêt aujourd’hui le mot « liberté » dans la pensée de droite »
    Ben si :
    « Pour la droite l’important c’est que les gens soient libres et y’en a qui vont réussir, d’autres non, tant pis. »

    1. Ouai, et Putin aux services des de lui même de son pays et des ses oligarques, eux même aux services de leurs fortunes ?
      Deux-trois milliardaires mal éduqué tires les ficelles ! Hahaha
      Faut donc plus rien acheter, allez suivez moi !
      -_-‘

    2. Bonne remarque Vigneron, mais j’utilise le verbe « revêtir », c’est-à-dire ce qu’implique cette pensée au-delà de la simple définition qu’en donne Macron dans l’extrait. Il faut mettre, de mon point, la pensée économique en perspective avec ce qu’il dit et ce qui est marqué dans son programme, s’intéresser au passé du personnage, etc. On voit alors que le mot « liberté » se rapproche du mot « libéral » (que la droite aime confondre).

      Comme disait ce cher Paul Valéry : la liberté est un mot qui chante. J’aurais aimé qu’Emmanuel Macron, ou un autre candidat, marque au tableau : exemplarité dans les deux camps.

      1. Cher Vigneron, vous semblez bien loin de la pensée de Valéry. Ce n’est pas grave, rassurez-vous ! Vous semblez aimer L’art d’avoir toujours raison au vu de vos interventions ! Il est dommage que celles-ci ne soient pas plus de l’ordre de la réflexion. C’était un peu le but de ce genre de billet…

        Cordialement

      2. On cite pas Valéry pour causer basse politique électorale quand on l’aime vraiment ou alors on choisit. Et, bénéfice indirect de son dédain des termes de la devise républicaine, une de ses formules s’imposait d’elle-même à votre petite affaire : « La liberté c’est le paradis des forts. »
        Quant au chant de crécelle « exemplarité »… on ne va pas épiloguer sur le thème de son aristarchie an-archiste.
        J’aime assez ce passage, avec son happy-stupid few exemplaire :
        « Apprendre à penser- à sentir – selon le globe. comme on a appris à penser la terre ronde et plus plane.
        Apprendre à penser à plus de dimensions et non linéairement.
        Exhibition des arrières-pensées de chaque nation – c’est à dire du happy-stupid few qui dirige, incarne la nation – vider les secrets, vidange des cœurs et des secrets ».
        [Cahiers 2, 1476 (1926)]

    3. les notaires , comme les banquiers bientot , seront libérés de leur travail par le numerique, tant pis ! vive la réussite ! vive la liberté ! vive la droite !

    4. par liberté , vous insinuez  » avoir du fric »/ »être blindé »? si t’as pas tes 3 millions d’euros avant 35 ans, c’est que t’es pas libre , Manu…

  7. Je ne sais pourquoi, mais je vois derrière lui une grande mauvaise puissance aux intérêt très peu louable, et ce depuis un moment dans son parcours.
    Complotisme ? Banalité ?
    Peut être, mais une personne comme ça à la tête de la France, ce SERA un hasard bien triste.

    1. Oui, d’ailleurs on dit que c’est une bulle, une bulle de gaz russe dans l’eau cristalline du marigot politique français, une putain de Putin ?

  8. Ce pays s’est démerdé pour rater Mendès, pour rater Rocard, pour rater Delord, pour se payer Rueff/Pinay, Debré, Pompidou, Giscard, Barre, Mitterrand, Balladur, Chirac, Sarkozy/Fillon et va peut-être pas réussir à rater Macron.

    1. Ben non, petite bouteille, le petit père va gagner.
      Si on l’avait raté, d’autres ne l’auront que volé.

      Effectivement, il va gérer le France comme une entreprise. Espérons qu’il fera mieux que certains présidents du Cac 40. Ce sera difficile de faire moins bien que 10 d’entre eux qui n’ont rien à faire de la France.

      Comme ce qui est bon pour la France est bon pour nous, ce sera bon en moyenne. Et si on lui demande de s’occuper plus de pauvres que des riches, ca va devenir aussi bien qu’Hamon, mieux que Mélenchon car on joue avec l’équipe Europe. Et si Piketty entre dans le jeu, peste, et plus, on va converger vers quelque chose de bien.

      In fine, que va devenir le temps de travail … 32 heures dès qu’on aura rétabli notre balance de transactions courantes ?

      A suivre et rv dans 5 ans.

      1. Le monde ne crève-t-il pas justement d’être géré comme une entreprise ? Même bien gérée les résultats sont désastreux, car on reste dans le court-terme.

  9. Les voies du seigneur et du vote démocratique sont impénétrables, et les premières victimes en sont les candidats .

    Ainsi que les commentateurs ante , in itinere et post élection , avec une moindre chance d’erreur pour les post-élection .

    Mais le vrai juge de paix , c’est le chaos international en cours et qui attend le prochain quinquennat et un peu au delà .

    1. Pas d’problème pour le chaos international, la pénienne comme Macron sont allés au Liban se mettre sous la protection du Hezbollah, si si.

      1. La France n’a pas besoin de protection.

        Le pays, à la population certes modeste, est l’un des seuls avec Etats-Unis, Russie et Chine à garantir son existence au plus haut niveau et de manière indépendante.

        Aucune autre que ces quatre dissuasions-là n’est à la fois de portée mondiale, robuste dans toutes les situations et totalement indépendante.

        La France ne manque pas de problèmes, du moins n’avons-nous pas celui-là !

      2. Ne pas oublier les Britts kamême, à part sur les grands porte-avions catobar où US et France sont seuls, ils sont largement au niveau français.

      3. Je parlais de dissuasion indépendante. C’est pourquoi les Brits ne sont pas dans l’image. Ils sont dépendants des Etats-Unis à peu près à tous les niveaux pour leurs armes nucléaires.

        Enfin quoi qu’il en soit de Londres, le point que nous n’avons du moins pas à nous soucier de trouver ou conserver une quelconque protection reste acquis, et ça fait un problème potentiel de moins.

      4. Ok pour la force nuc brit, même si elle coopère aussi avec la France depuis 2010. Le souci n’est pas la France mais bien l’Europe et là, même Britons plus Gaulois, ça le fait pas et de loin si l’Amerika continue à partir en quenouille à ce rythme…

    2. Le mystère démocratique ( franco_français , restons modeste ) sera d’autant plus profond cette fois ci que la présidentielle et les législatives ne seront pas forcément siamoises .

  10. Si on en croit les sondages montés de toute pièce en faveur d’un candidat sans programme – c’est bien pratique car il ne pourra pas être pris à contrepied – sans envergure, venu du néant pour aller nulle part, il serait sur le point de gagner.
    Soit, admettons mais il y a fort à parier que lui président … alors président fantoche car l’assemblée – petit pronostic – sera aux 2/3 à droite (LR + FN) et c’est là que ce sera croustillant pour notre pays déjà aux 2/3 en état de décomposition.

  11. C’est la synthèse du sarkozysme et du hollandisme, du libéralisme économique et culturel, le bling-bling normal. Pour diriger il pourra compter sur les parlementaires de droite et de gauche mais il a le profil pour que rien ne se passe comme prévu, la finance mise sur lui, le pari est risqué car le capitalisme montre ses immenses faiblesses, quelqu’un de plus calme aurait gérer le rendement des intérêts mais à trop en vouloir les financiers risquent de faire face à quelques déconvenues. Ils feront tout ce qu’ils peuvent pour diviser, le candidat du nini est surtout celui du rejet du bien commun, inciter les gens à vouloir gagner des milliards pourrait provoquer une poussée de la violence et de la criminalité, l’uberisation est une extension du domaine de la lutte jusqu’à la guerre civile, c’est un candidat d’un genre nouveau qui peut faire du pays un champ de bataille.

    1. La finance mise sur lui

      Vaut mieux se démerder pour que Lafinance mise sur toi plutôt que miser sur elle, surtout si tu veux la niquer.
      Mais condamner la rente fiscale de l’assurance-vie comme annoncé, c’est pas bien gentil pour la rente pépère, ni pour Lafinance pépère.

      1. Le gendre idéal va niquer la finance, un Trump ou un Poutine sont plus stables pour la rente pépère.

  12. Un gentil documentaire sur l’industrie du sondage, qui permet de comprendre pourquoi Macron est si « haut » dans les sondages :https://youtu.be/M4p5eqbnrRw
    Et souvenons nous des « candidatures de :
    « Monsieur X » alias Gaston Defferre inventée et soutenue par L’Express, ne recueillera que 5%
    Chaban Delmas qui visa le centre et finira troisième derrière Giscard d’Estaing

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