LE PEN NE SERA PAS AU SECOND TOUR, par Albert Mince

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

J’étais depuis quelques années tiraillé entre mon abstentionnisme convaincu et mon extrême inquiétude à l’égard du vote FN. Ma crainte était – et demeure – pour l’horizon 2022 plutôt que 2017, mais tout de même, je n’étais pas serein, et même la seule présence au deuxième tour du FN, une nouvelle fois, était une perspective si triste. Et puis cette campagne, qui n’est en rien la « sale campagne » que les paresseux veulent croire, a finalement changé des choses.

D’abord, à titre personnel, je ne m’abstiendrai pas car, à quatre jours du verdict, nous sommes dans une situation plaisante : chacun de nous peut choisir entre un vrai programme de gauche (celui de Mélenchon, qui n’est ni communiste, ni PS-libéral – étant entendu que le candidat Hamon, davantage que son programme, est aujourd’hui disqualifié), un vrai programme centriste (donc économiquement de droite), un vrai programme de droite (à droite à tous points de vue), et un vrai programme d’extrême-droite (c’est le cœur de cet article, nous y arrivons…), avec, chacun, l’espoir réel d’être présent au second tour. C’est une première depuis… depuis ? je ne sais même pas le dire.

Cette clarification des positions est un vrai plaisir. On a le choix entre quatre vraies visions de la société, quatre alternatives réelles : votons ! L’agonie du PS, annoncée en 2002, programmée en 2005, mais enfin consommée 12 ans plus tard, aura enfin permis de clarifier les options.

Surtout, et c’est l’objet de cet article : pour la première fois, ce matin, j’ai le sentiment que Le Pen ne sera pas au second tour, pour trois séries de raisons.

LES RAISONS QUI TIENNENT À LE PEN ET À SON PROGRAMME

Le Pen réalise une mauvaise campagne.

Elle est moins visible que ses trois principaux rivaux, elle surprend moins qu’eux, elle paraît réchauffée face à l’élan, certes différent mais bien réel, des trois autres candidats. A force d’affaires, Fillon a finalement concentré beaucoup d’attention. Le petit nouveau Macron intrigue et séduit. Et la campagne, la percée et le caractère de Mélenchon ont attiré beaucoup de lumière depuis quelques semaines.

Les sondages valent ce qu’ils valent pour la précision, mais pour les tendances, ils en attestent, les intentions de vote Le Pen sont quasiment immobiles (on y reviendra) : c’est comme si elle ne faisait pas campagne.

Surtout, les deux seuls thèmes sur lesquels elle peut emporter une réelle adhésion, l’immigration et l’insécurité, n’ont jamais été aussi absents d’une campagne depuis 1995. On parle Europe, économie, international, et très, très peu des obsessions lepénistes. Elle a bien tenté de durcir le ton depuis la semaine dernière, mais c’est un peu tard.

Enfin, son programme présentait un atout incroyable : il est le même depuis plus de cinq ans, et martelé sur tous les tons et dans tous les médias depuis bien plus longtemps que les autres. C’était une formidable avance face aux candidats qui ne travaillent pas et élaborent leur programme sur un coin de table à cinq semaines du premier tour. Mais cela se retourne en partie contre elle aujourd’hui : rien de nouveau, rien qui crée le débat sur des bases qu’elle choisisse et impose.

LES RAISONS QUI TIENNENT À LA NATURE DU VOTE CONTESTATAIRE

Outre les quelque 10-15% de « socle raciste historique », renforcés par quelques pourcents de nouveaux adhérents séduits par le personnage Marine et l’inflexion stratégique menée par Philippot, une bonne part des votants Le Pen sont des mécontents qui expriment un ras-le-bol général, un coup de pied au cul plutôt qu’un choix politique délibéré.

Or Le Pen représente de moins en moins la contestation.

D’abord, on vient de le dire, son programme, à force d’être discuté depuis 5-6 ans, est entré dans le paysage, est devenu de ce fait un programme « crédible », perdant au passage une bonne part de sa dimension « rejet ».

Ensuite, même s’il n’y a pas eu de déferlante médiatique à ce sujet, l’affaire de ses collaborateurs fictifs a sans aucun doute écorné son image : pas auprès de ses fidèles convaincus, mais auprès d’électeurs hésitants, c’est un signal fort supplémentaire dans le sens d’une candidate installée, profitant du système, d’une candidate qui rejoint elle aussi les rangs du « tous pourris ».

Enfin, ses rivaux lui posent bien plus de problèmes que prévu.

Macron lui grignotte l’image du « nouveau / chien dans le jeu de quille » : hors partis, issu du privé, il offre du renouveau à qui veut bien y croire.

Mélenchon, avec une campagne bien plus réussie qu’en 2012, lui taille une part des voix anti-système, de même que, dans une moindre mesure, Poutou depuis son t-shirt au second débat télévisé (à plus forte raison en direction des ouvriers et déclassés).

On en parle peu, mais même Asselineau, autre phénomène nouveau (et bien plus présent sur le web que sa notoriété « médiatique » ne le laisse penser) occupe le terrain de la paranoia-complotiste-obscurantisme et lui siphonne des voix d’électeurs en perdition, de même que Dupont-Aignan occupe la place du souverainiste propre sur lui.

Enfin, au sein de la droite classique, la difficulté dans laquelle se trouve Fillon, conjuguée à son image droite dure / catho / tradi va créer un très fort réflexe de soutien, un vote utile de droite, et probablement attirer vers lui une part de la frange nationaliste – passéiste de l’électorat Le Pen : pas question, comme en 2012 de voter Le Pen puis Sarko, car il n’y aura peut-être pas de rattrapage au 2e tour cette fois. Entre une Le Pen perdante à coup sûr au 2nd tour face à Macron et le match moins perdu d’avance entre Fillon et Macron, la part droitière du vote FN devra sérieusement réfléchir.

En poussant ce raisonnement, on peut même sérieusement imaginer que le vote Le Pen n’est plus un vote contestataire. Il y a cinq ans, face à Hollande et Sarkozy, le vote Le Pen pouvait paraître une alternative « amusante », un vrai vote de premier tour, dans un contexte où l’on était à peu près certain que les deux figures de l’UMPS seraient présentes au 2nd tour. En 2017, il n’en est rien. Le vote contestataire, désormais favori des sondages, perd, de ce fait même, sa nature contestataire, il mue en un « vrai » vote. Et ce n’est pas la même perspective : administrer un coup de pied au cul, ça passe, mais les coups et blessures volontaires, c’est autre chose. Provoquer le système, qui n’en rêve pas. Provoquer en son âme et conscience et un 21 avril 2002 bis, il faut assumer.

Tout cela laisse penser qu’une part non négligeable des votants anti-système / contestataires ont cette année, d’une part, davantage de choix que la seule Le Pen, d’autre part, une candidate plus usée que prévue, et enfin, dans une campagne ou de nombreux thèmes “sérieux » ont émergé, on peut penser que certains se laisseront de nouveau convaincre par les candidats classiques, ou renonceront tout simplement pour se tourner vers l’abstention.

On ne parle, en tout, pour chacun de ses points, que de quelques tout petits pourcents de moins, et d’indécis qui ne voteront pas Le Pen, mais le résultat se jouera à cette petite échelle, à ces quelques dixièmes qui s’évaporent à chaque fois.

LES RAISONS TENANT AU CONTEXTE GÉNÉRAL

Il reste encore une part importante d’indécis, un gros quart des inscrits : je suis convaincu que ceux qui voteront Le Pen savent déjà qu’ils le feront, et que son réservoir de voix auprès d’eux est assez faible. Au contraire, en dernière minute, dans l’isoloir, beaucoup feront en dernière minute le choix du vote « du cœur », de la raison (le vote « utile »), ou de la déconne (le vote blanc non blanc : « allez, Cheminade… »), et que la dernière minute est beaucoup moins propice au vote contestataire aussi dangereux, et ce d’autant moins que d’autres voies de contestation sont offertes. Les hésitants sont, à mon sens, autant de voix potentiellement en plus pour l’ensemble des autres candidats.

Je suis peut-être naïf, mais j’ai également le sentiment que les Français ont souvent démontré que dos au mur, ils faisaient le bon choix : certes, le vote Front National a fortement progressé aux Départementales et Régionales, sous François Hollande. Mais on l’a vu (surtout aux Régionales), malgré les craintes, aucune région n’a basculé à l’extrême-droite : à l’heure des choix décisifs, les Français ne font pas n’importe quoi. Et par ailleurs, le président sortant, justement, n’est plus là : il n’y a pas, cette fois, de sortant à punir ! C’est une première importante, et c’est ça de moins vers la contestation. Au fil des mois, depuis janvier, l’exaspération générale anti-Hollande s’est progressivement diluée dans le portrait des nouveaux candidats, dont aucun, pas même Macron, ne revendique la moindre filiation avec Molleland.

Dans le cadre d’une campagne riche de quelques nouvelles idées, de quelques nouvelles têtes, de nouvelles façons de mobiliser et de débats sur des sujets plus complexes que d’habitude, et dans un contexte international tendu qui incite plus que jamais à la prudence (Trump, Brexit et crise européenne, Russie, Syrie, terrorisme…), Le Pen plafonne et ne séduit pas plus largement que sa base. Si ma méfiance envers les sondages n’est pas à démontrer, il n’en reste pas moins que les tendances ne lui sont pas favorables. D’un gros 27-29% au cœur de l’hiver, ses intentions de vote sont depuis, en pente très douce, et plus prononcée ces derniers jours, pour chuter jusqu’à 22%. Quiconque a un peu de mémoire sait combien la dynamique des quinze derniers jours est importante : celle-ci n’est clairement pas bonne pour Le Pen.

Alors, pour la première fois je prends ce pari, contre mes intuitions et mes craintes ancrées depuis 2012 : c’est la dernière (?) surprise de cette drôle de campagne, Le Pen ne sera pas au second tour cette année. Cela n’enlève rien au danger qu’elle représente, et je demeure extrêmement inquiet pour 2022.

Mais en attendant, je vais savourer les derniers jours de cette campagne qui, sous le drap pourri des affaires de deux des candidats, a globalement fait un peu de bien à la politique. Ça faisait longtemps, et c’est pour moi le dernier des bons signes : plus on débat de vrais choix, plus on exprime de vraies idées (une vraie gauche, une vraie droite), et moins les extrêmes sont forts.

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58 réflexions au sujet de « LE PEN NE SERA PAS AU SECOND TOUR, par Albert Mince »

  1. J’espère que vous aurez raison.
    Un autre facteur s’ajoute: un candidat lui dispute le chauvinisme anti européen et pro déficit: Mélenchon, qui au surplus est plus sympathique et moins marqué de brun que LePen.

    1. De ma compréhension, JLM n’est pas anti-européen il est contre les traités que le referendum de 2005 a refusé et que l’assemblée a ratifié néanmoins faisant fi de la volonté populaire pourtant clairement exprimée.
      Sur le déficit, il faudrait déjà s’entendre sur le légitimité de la dette qui peut être vue comme un impôt non perçu dont le recouvrement se fait lors de l’annulation de la dite dette (en protégeant tout de même la veuve de Carpentras). Question de positionnement : soit vous considérez l’argent au-dessus des hommes, soit le contraire.

      On peut être pro-européen et contre l’UE telle qu’elle est à ce jour.

      Quand à le soupçonner de sympathie profasciste, c’est faire fi de la différence pourtant cruciale, qu’il y a entre la démagogie de la candidate FN et le populisme de la FI.

      Amalgamer la FI à de l’extrême gauche (apparemment ici supposée aussi dangereuse que l’extrême droite) est au mieux de l’ignorance au pire de la mauvaise foi.

      Quoi qu’il en soit, le peuple tranchera ce WE. 

      1. Et bien vous irez expliquer ça à nos créanciers…nous ne sommes
        pas l’Allemagne Monsieur, nous nous n’exportons rien, nous vivons
        déjà en vase clos d’un système qui ne tient que part l’emprunt et
        la dette. Tout ce qui fait la France aujourd’hui ne tient que par
        l’endettement…nos salaires, nos « services publiques » de merde,
        la SNCF qui en situation de monopôle est incapable d’être rentable…même les refaites.
        Demain, le Pen ou Mélenchon…après demain les marchés nous lâchent et après ?? La Grèce mon brave Monsieur !!
        A moins qu’ils ne chient de l’or et ne pissent du pétrole, les fachos-bas -de plafond et les gochos-bobos-rêveurs finir le boulot
        sur le cancer de la France en arrêtant la chimio pour pratiquer une dernière saignée…et toi tu vas crever la dalle mon con.

      2. @ Pandore :
        Lorsque le verbe aboie, c’est le fasciste qui s’exprime.
        Quant à l’invective, elle ne déshonore que son auteur.

        Agiter le spectre d’une « grecisation » de la France est juste ridicule.
        Si notre pays est à ce point pusillanime dans le monde, comment expliquer que cette élection soit à ce point suivie à l’international. Au minimum, nous exportons notre idéal républicain. Et si vous trouvez que cela coûte cher, c’est que vous ne payez pas de votre sueur celui du totalitarisme marchand.

        Vous faites honneur à votre pseudo, petit chien de garde du capital.
        Je ne vous salue pas.

      3. comment expliquer que cette élection soit à ce point suivie à l’international.

        3 000.
        C’est la réponse, 3 000 milliards de roros de dette publique et privée et d’actions françaises détenus à l’étranger.

      4. 3.000 milliards de roros de dette publique et privée et d’actions françaises détenus à l’étranger

        Cool, autant de sauvé pour la veuve de Carpentras en cas de défaut ! ^^

      5. «On peut être pro-européen et contre l’UE telle qu’elle est à ce jour.»

        Bien sûr, mais ce n’est pas le cas de Mélenchon.

        Il ne propose pas aux européens de travailler ensemble à une refonte des traités, mais de soit accepter les traités de Mélenchon soit voir la France sortir de l’Europe. Et dans ce cas, pas pour redémarrer une autre construction Européenne (il y a bien une vague « alliance des pays du Sud contre l’austérité », qui semble un peu faible) mais de favoriser les relations bilatérales et les programmes plus larges que l’UE (Erasmus, etc.) La seule entité transnationale qui semble tolérée par Mélenchon est l’ONU — où la France a un poids démesuré, ce qui semble peu démocratique pour le XXIème siècle, petit détail que Mélenchon n’a pas relevé, surement par inattention.

        En attendant, la France fera ce que Mélenchon voudra, et les autres pays qui veulent aussi faire ce que Mélenchon voudra auront le droit de le faire, mais il n’y a pas une ligne dans les 117 pages de son programme qui propose des mécanismes démocratiques permettant aux européens de prendre des décisions de société ensemble.

        Rien de pro-européen chez lui, donc, indépendamment de ce qu’on pense de l’UE actuelle.

      6. D’accord avec vous, quant à Pendore qu’il retourne dans sa boîte pour y chanter que la dette , la dette,Monsieur, la dette vous dis-je…la rentabilité, la flexibilité, et surtout les marchés …pas bien. Aller faut j’aille commencer à faire des stocks parce là j’ai très peur.

      7. Serge Boucher,

        L’UE a imposé (dictature, donc) la constitution illisible et pleines de pièges, de Giscard.

        Or, on pourrait choisir – par référendum – entre :

        – la constitution qui sera élaborée si Mélenchon est élu,

        – celle de Giscard (complétée de son explication de texte…)

        Ok ?

    2. Il est marrant de voir chez certains compatriotes le terme d’indépendance ravalé à celui de  » chauvinisme « . J’ai beau lire dans tous les sens, le programme l’Avenir en Commun, je n’ai trouvé nulle trace de  » chauvinisme « , mais par contre, oui beaucoup de signes d’indépendance. A croire que certaines personnes ont oublié de s’informer. Que croire d’autre ? Volonté gratuite ou intéressé de nuire? Ô… non, je n’ose le croire !

  2. Vous êtes un peu court Monsieur MINCE : les « vraies » idées se ramassent à la pelle mais le mur ou l’abîme est là de plus en plus proche et menaçant et ce n’est pas notre futur représentant de Bruxelles qui changera quoi que soit.
    Savourez donc mais n’oubliez pas les élections législatives.

    1. Je suis tout à fait d’accord ! Ce billet est une (petite) provocation, mais tout de même : compte tenu de la profondeur de l’abîme, j’ai l’espoir que ce ne soit pas (tout de suite) Le Pen qui nous y précipite.
      Je savoure le ton général de la campagne, bien plus intéressant que les épisodes 2002/07/12. Ce qui n’enlève rien à l’ampleur des problèmes à traiter, et à l’incapacité du probable futur président (Macron, FF ?) à le faire.

  3. C’est d’accord, Marine Le Pen a fait une campagne médiocre, tiraillée par des divisions et des contradictions importantes qui s’expriment de plus en plus ouvertement dans son propre camp (illustrées éloquemment par la présence d’identitaires-régionalistes dans son équipe de campagne, ce qui, pour une candidate souverainiste et nationaliste, fait désordre). Pour autant, son électorat est le plus déterminé.
    Elle n’a certes pas l’attrait de la nouveauté qu’incarne un Macron, mais Mélanchon non plus, qui a pourtant rejoint le trio de tête pour former désormais un quatuor incertain.
    La surprise risque de venir de ce côté-ci, les militants socialistes, de gauche-droite comme de gauche-gauche, désertant à un rythme accéléré le camp de M. Hamon qui, selon toute vraisemblance, n’atteindra même pas les 5% requis au premier tour pour obtenir le remboursement de ses frais de campagne.
    Un duel Le Pen-Mélanchon au second tour n’est donc pas qu’une simple vue de l’esprit.
    Il aurait au moins pour mérite de précipiter le processus en cours de recomposition du paysage politique français mais aussi certainement d’impliquer les plus jeunes générations dans le jeu électoral, jusqu’ici confisqué par les plus âgées.

    1. Confisqué par les générations âgées les jeu électoral ? Ben non, pas confisqué, c’est juste mathématique quand les plus de 60 ans représentent un quart de la population et les 18-30 ans 14%…

      1. Trop de vieux!
        Votons donc Melenchon
        Et vive le suicide assisté des « générations âgées »!
        Bon, allez, ça nous fait quand même 75% d’encore jeunes cons pour seulement 25% de déjà vieux cons (en comptant pas mal d’Elseimer)!
        Vigneron a raison, c’est mathématique…
        Mais de là à y voir une invasion…
        Mais c’est vrai qu’il paraît que les symptomes neuro-dégénératifs apparaissent de plus en plus précocément!
        De quoi on parlais, déjà?
        Eric.

      2. Oui, j’ai lu que la Jeunesse des 18 -24 ans votait beaucoup plus pour Jean-Luc Mélenchon et le programme l’Avenir en Commun et que les retraités bien lotis par « les Trentes glorieuses » et l’ancien « programme commun », votaient pour le jeune cadet des marchés financiers, monsieur Emmanuel Macron. Vous confirmez, n’est-ce pas M.Vigneron ?

  4. Note à PJ, à mon humble avis, au lieu de donner une énième tribune aux 4 petits, vous auriez tout intérêt à vous intéresser à la fracture que cette élection révèle entre les jeunes et les vieux. Comparez les deux et vous serez étonné qu’étant bien même ils vivent sous les mêmes institutions, qu’ils affrontent les mêmes questions, les mêmes moments.
    Ce sont devenus deux sons de cloches totalement différents. Il n’est plus seulement question de la fracture néolibéraliste du possédant vs l’acquéreur.
    Le furoncle fait des petits et les points de frictions deviennent non seulement plus nombreux, mais plus fondamentaux, et par conséquent beaucoup plus clivant.

    Cela aurait moins le mérite que vous ne rentriez pas sur un terrain de la vie politique qui n’est pas le votre**, et vous permettrez de vous recentrer sur des compétences acquises tantôt.

    ** je me fous que vous vous occupiez de tel ou tel campagne française ou belge, c’est juste qu’a mon humble avis, dans ce domaine, vous y faites une mauvaise prestation qui n’est pas la hauteur de votre capacité de discernement et disruption.

  5. On peut prendre l’effritement lent de Le Pen pour un signe qu’elle a atteint son plafond de l’haine de verre, mais il y a aussi un fait assez constant dans bon nombre d’élection qui est le rapprochement des scores dans les sondages (un peu en suivant Serge Galam).
    Cela irait bien comme effet majoritaire. Les effets forts d’adhésion répulsion ont été observés pour le couple Mélenchon/Hamon, avec des dynamiques brutales en fin mars, une fois que la poussière des primaires était retombée. Mais au contraire, pour Le Pen, c’est l’effet lent de l’attraction vers une moyenne souvent observé. Les français ne se résolvent pas à une élection « gagnée d’avance », si les candidats n’ont pas un charisme ou un anti-charisme (NS) en plus. Ils font donc faire des petits yoyos aux sondages pour que les scores se rapproche si un gagnant d’avance est … trop d’avance. Ca marche aussi bien pour Macron que pour Le Pen d’ailleurs.

      1. Ça s’use quand on s’en sert trop, ok, mais quand ça a suffi à te maintenir au sommet de l’affiche pendant dix ans…

  6. M. Albert Mince.

    Lepen peut ne pas être au second tour, mais comme vous le dites vous même : « …le résultat se jouera à cette petite échelle, à ces quelques dixièmes qui s’évaporent à chaque fois… ».

    Alors restons prudent dans nos pronostiques, et ne mangeons pas l’ourse avant de l’avoir tué.

    Je pense que fondamentalement la raison -prévisible- de l’échec de Lepen en ce printemps 2017, c’est paradoxalement une conjoncture économique et financière allant un peu mieux.

    Dans le monde et en Europe. Manifestement la politique de la BCE a réussi -au moins provisoirement- à ramener un peu de sérénité sur les marchés financiers. De plus cette politique monétaire expansive affaiblit la valeur de l’euro, et donc favorise les pays européens dans leurs exportations.

    Le Front National qui a pensé sa stratégie de prise du pouvoir il y a quelques années, en pleine inquiétude, ce retrouve aujourd’hui avec son désir de revenir à une monnaie nationale, en porte à faux.

    Lepen peut bien affirmer qu’avant toute sortie, elle consulterait par référendum, le mal est fait.

    Le front National n’est plus aux yeux des français: le parti « les français d’abord », c’est le parti « les français par dessus bord ! ».

    Il est très facile pour les tenant de l’Europe de foutre une trouille bleue aux français quant au discours dominant du front national.

    Là est la raison de la fragilité actuelle de Lepen. Elle peut ne pas s’en relever, elle et son mentor Philippot.

    Au FN aussi les couteaux sont tirés, et la relève est prête, avec la nièce en embuscade, et une nouvelle politique d’alliance d’avec les républicains, pour l’abandon de la démagogie sociale et un virage à droite toute !

    Conclusion: Si Lepen n’est pas là, Mélenchon sera à sa place, et la doublera au finish d’une courte tête dimanche, derrière Fillon qui lui est déjà élu.

    Maintenant attention, ce n’est pas parce que je dis ça, que j’identifie Mélenchon et Lepen. Que j’identifie le populisme de droite et le populisme de gauche.

    Ils ne font pas bouger, rêver, perdre et gagner le même type de populations.

    1. Cherche pas midi à quatorze heures, c’est un mauvais cheval la Pénienne, c’est sa dernière course et son dernier bal, y’a plus personne sur son carnet de bal à la Rossinante, point.

      1. Dernier bal en 2017 ? Pas de participation à l’élection 2022 donc ?

        L’imaginer est possible, le prévoir me paraît hardi.

        Le plus probable reste que le futur président Macron ou Fillon déçoive tout autant que Hollande a déçu – pire, peut-être ? Il y aura donc de très stridentes et très déterminées contestations, à la fois très à gauche et très à droite.

        Si cette dernière n’est pas menée par MLP, ce sera par quelqu’un d’autre. Je ne suis pas sûr que ça y change grand chose.

      2. La droite de Vauquiez et sa bande est aux aguets, prête à prendre le relais de l’aventure pénienne agonisante, à lui bouffer la tripaille toute crue et encore palpitante à la bête. Radicalisation de la droite réactionnaire et remarginalisation de l’ultra-droite au menu ensuite.

  7. Si le Pen n’est pas au second tour, alors on pourra définir le Mélenchonisme, entre peste et choléra :

    Mélanchonisme : Complexe d’idées, ou de représentations du monde au début du XXIème siècle qui passent aux yeux du militant Insoumis comme étant une vérité absolue. Vérité si absolue qu’elle permettra aux adhérents de la France Insoumise de justifier, de dissimuler, de toujours se dérober devant les faits qui démontrent la russophilie Poutinienne du tribun, et ce toujours pour leurs avantages immédiats.

      1. Vladimir Vladimirovitch a de nombreux amis.

        Son cœur balance, avec une seule certitude – si l’un d’eux est élu, ce sera lui le plus proche et le plus cher !

      2. Depuis quand les ex du KGB ont des amis. Ils ont des dossiers c’est tout !

        Bon c’est vrai que celui de Fillon doit être aussi lourd que celui de Trump !

    1. @Eninel,
      Exact, Fillion est aussi Poutinien. Je faisais juste remarquer que le Mélanchonisme est une idéologie qui a réveillé le militantisme guidé par la quête d’une vérité absolue, jusqu’à trouver diplomatiquement acceptable la logique militaire du stratège Poutine.

      1. « jusqu’à trouver diplomatiquement acceptable la logique militaire du stratège Poutine »
        non, juste un refus stratégique de bon aloi du « campisme »

    2. Sapristi ! Comment pouvez-vous écrire autant de banalités à la seconde ? Décidément, vous fantasmez grave sur l’idée d’homme providentiel, vous ! Pas nous, non, en aucune façon. Simple électrice ou électeur français, nous sommes simplement pragmatiques et volontaires. Nous ne votons pas pour un homme, nous votons pour un programme politique : l’Avenir en commun. L’avez-vous lu ?

  8. d’accord avec l’article. Il n’y a pas de réelle menace MLP qui de toutes façons ne sera pas élue, même si présente au second tour. Je vous conseille de lire le dernier billet de F Lordon sur le site du Diplo qui explique pourquoi il votera Mélenchon comme seule possibilité de développer une mobilisation populaire pour accompagner le candidat et si nécessaire le pousser à tenir ses promesses.

  9. Il est bien hasardeux de prendre des paris que les instituts de sondages , qui envisagent d’afficher potentiellement trois noms à 20 heures , hésitent à prendre .

    A cette heure , j’en reste là :

    http://www.pauljorion.com/blog/2017/04/14/ce-qui-clive-les-amis-du-blog-de-paul-jorion-par-pascal/#comment-610625

    Je relève dans votre propos que la compétition des « organisations sociales  » , plutôt que des choix de société selon moi , est bienvenue dans la vie démocratique et pour une plus saine exploitation des antagonismes .

    Pour le choix de société , je le trouve plus surement et concrètement dans le rapport aux familles internationales , à la politique étrangères et aux alliances .

    Mais c’est bien ce qui fonde mon choix final .

    ( que j’ai là , comme Collard , dans une enveloppe … électorale , que je ne donnerai qu’après le premier tour , mais ça n’intéressera plus personne ! )

  10. Toutes les hypothèses sont permises pour dimanche. Et l’absence de Le Pen du second tour serait une vraie surprise, c’est très clair.

    J’émets tout de même de forts doutes. Il faut tenir compte du degré de détermination de l’électorat, or celui de MLP est le plus ferme dans ses choix, suivi par celui de Fillon. Les électorats de Macron, de Mélenchon et de Hamon suivent, dans cet ordre. Si on regarde les électeurs déterminés, c’est Le Pen qui en a le nombre le plus élevé, nettement devant Macron, sans parler des autres.

    Certes, ceux qui aujourd’hui disent « Macron, quoique faut voir » ou bien « Hamon, mais j’suis pas sûr » ne vont probablement pas se réveiller demain avec la conviction inébranlable qu’il faudrait voter FN. Il paraît plus raisonnable d’imaginer que ceux qui changeront d’avis iront plutôt vers un candidat proche sur le spectre politique, vers un « petit » candidat ou vers l’abstention. Mais enfin il pourrait tout de même s’en suivre une déperdition très sensible pour ces candidats.

    Les raison qu’émet Albert Mince me semblent intelligentes et bien pensées, mais plutôt destinées à trouver des explications a posteriori au fait que MLP n’ait pas été qualifiée pour le second tour… Or le temps de trouver ces explications n’est pas encore venu.

    Je doute pour ma part fortement qu’il arrive.

  11. Il est intéressant de constater que toutes les hypothèses sont louables, qu’elles soient écrites sur le blog de Paul Jorion ou ailleurs.
    On découvre ainsi un article de Bloomberg du 9 avril où Le Pen et Fillon sont les deux finalistes, prédictions se basant sur les réponses des habitants de Donzy, petite ville bourguignonne de 1 600 habitants qui a la particularité d’avoir toujours voté comme l’ensemble des électeurs français depuis une quarantaine d’années.
    Si les sondages traditionnels donnent fréquemment Emmanuel Macron et Marine Le Pen qualifiés au second tour de l’élection présidentielle, il existe d’autres études qui ont fait leur preuve par le passé et qui ne parviennent pas à la même conclusion.
    On découvre également les « pronostics » de la start-up Filteris ou et du physicien, chercheur au CNRS, Serge Galam.
    Ce dernier a mis au point un modèle mathématique très performant basé sur la sociophysique qui avait prédit le « non » au référendum de 2005, l’élection de Donald Trump, le Brexit et l’élimination d’Alain Juppé à la primaire, contrairement aux sondages.
    Pour l’élection présidentielle de 2017, Serge Galam a prédit une victoire de Marine Le Pen suivi de François Fillon au premier tour.
    « L’abstention inavouée peut faire gagner Marine Le Pen ».
    Puis on découvre de nombreux articles stipulant que cette élection à un tour est déjà pliée d’avance, suivant les résultats des sondages.
    Mais nos sensibilités et nos émotions nous poussent à envisager un autre scenario, où Le Pen est absente, où les fascistes, qu’ils soient à cols bleus ou blancs sont également bousculés, l’espoir de voir une gauche, celle de Mélenchon, à un véritable deuxième tour.
    L’espoir fait vivre.

    1. « …On découvre ainsi un article de Bloomberg du 9 avril où Le Pen et Fillon sont les deux finalistes, prédictions se basant sur les réponses des habitants de Donzy, petite ville bourguignonne de 1 600 habitants qui a la particularité d’avoir toujours voté comme l’ensemble des électeurs français depuis une quarantaine d’années… »

      Moi j’aime bien la petite bourgade Donzy qui va me faire économiser 50 euros.

      Tiens, cette été, j’y passe une nuit et avec ma femme je me fais une chambre d’hôtel !

  12. Merci pour cet article qui renforce mes réflexions et mes repères, basés sur des constats complétant votre propos.
    En premier, il faut rappeler la construction médiatique de Le Pen dans les années 80, favorisé par les media et les sondages, avec des temps d’antenne hors norme. Ce phénomène se poursuit jusque récemment.
    L’extrême-droite comme repoussoir contribue à entretenir de fausses alternances,qui n’ont plus cours dans les débats actuels, entre l’extrême droite et les politiques néo-libérales portées par le P.S. ou/et la droite. En 2002, Jospin annonce la couleur :  » Mon projet n’est pas socialiste. », et fin Mars à quelques jours de la présidentielle signe un accord à Barcelone sur la réforme des retraites dont nous avons connu les rafales successives en 2004 et 2010. Le P.S. a accepté que Sarkozy s’essuie les pieds sur le Non au referendum de 2005 en signant le Traité de Lisbonne, contre la démocratie et la majorité du peuple.
    Entre le F.N. et l’abstention, face à ces manœuvres conjointes, les électeurs n’avaient guère de choix…
    Et le summum fut atteint en 2015 aux régionales : des taux d’abstention record, des pourcentages F.N.  » inquiétants », une peur exacerbée par les medias et les fabricants de sondages, le retrait des listes P.S. dans deux régions où les fédérations P.S. étaient puissantes en nombre : le Nord-Pas-de-Calais, les Bouches du Rhône. Des taux records pour le F.N. appuyés par une abstention record.
    Il convient de rappeler que si  » 30% des Français » sont d’accord avec les idées du F.N., 70% sont contre, mais la presse titre sur les 30%, les télés réinvitent Mme Le Pen pour faire de l’audience et par là nous imprègnent de la peur et de la stratégie du repoussoir cher à nos élites.
    Plus de débats, c’est moins d’abstentions, et donc moins de visibilité pour l’extrême-droite.
    Pour préciser nos approches, l’ouvrage  » Les classes populaires et le F.N. » G.Mauger et W.Pelletier, collection savoir/agir, éd.Le Croquant

    1. Votre réponse m’évoque ce souvenir : dans les cours de français au lycée, nous avions pour étudier la littérature française, les Lagarde & Michard qui ont moulé des générations d’élèves. J’ai le souvenir d’un de ces profs qui à longueur de cours, notamment à propos de Victor Hugo, nous indiquait :  » Que dit Le Crottu ? », s’agissant des notes de bas de page commentant les textes. Lisez, Monsieur, lisez !

  13. Si vous parlez d’une mauvaise campagne de MLP que pourrions-nous dire des autres ?
    Aucune ne prend la mesure de l’urgence.
    C’est un peu comme la maladie une fois que l’irréversibilité est engagée on ne peut plus la contrôlée et au mieux se préparer aux dégâts qu’elle engendre.

      1. J’ai fais un cauchemar :  » Il ne manquerait plus qu’ un canard sans tête « fiché S » soit lâché sur les Champs Élysées, lui aussi « bien connu de la Justice et de la police  » pour que le sujet de l’article subisse une certaine distorsion. Un peu comme le scénario de la présidentielle en 2007.  » Mais bien heureusement, cela n’arrivera pas.

      2. C’est gros, et pourtant cela risque d’éliminer Marchais et requalifier inextrémiste Lepen pour le second tour.

        Il va nous refaire une grosse dép !

        Malgré hier soir sa tête et sa posture de bon ministre de l’intérieur d’un gouvernement bourgeois, c’est un sale coup pour lui ?

        On pourra s’interroger longtemps pourquoi depuis les années 70 on a fait installer de la moquette à l’Elysée.

        C’est pour pas attendre Georges marcher !

        Pauvre Méluche, lui qui avait peur qu’à l’occasion du dernier débat, une flèche ironique de Vigneron le tue.

        Il a suffit d’un trou de balle autre part, et l’Elysée désormais hors champ !

        Cette fois la critique des armes aura été plus forte que l’arme de la critique.

        Condoléances.

      3. Hervé 21 avril 2017 à 1 h 06 min

        Statistiquement, l’évènement n’avait rien d’improbable, télécommandé jamais exclu vous n’en saurez jamais rien, par contre l’irruption d’Obama last minute.com était programmée. C’est tout de même l’effet de l’inquiétude régnante.

  14. La critique des armes aura été finalement plus puissante que l’arme de la critique, utilisée entre autre magnifiquement par un JL Mélenchon, au cours de cette campagne.

    Il était bien placé pour se qualifier le Méluche, pour le second tour des présidentielles, suite à une campagne admirable.

    Les événements survenues sur les Champs Elysée annihilent ses efforts. Même si le candidat Mélenchon est un candidat bourgeois, et pour cela nous n’avons pas à voter pour lui au premier tour, sa disqualification prévisible n’est pas une bonne nouvelle pour le mouvement ouvrier.

    Cet acte terroriste soudain, au service d’une ligne politique obscurantiste, conforte Fillon et relance Lepen. On sait à qui profite le crime !

    Fillon, qui avait du mal à fédérer la « gauche » Juppé, peut à présent en toute quiétude compter sur eux. Il sera bien élu, très bien élu, sur sa ligne ultra-réactionnaire.

    Lepen, qui depuis ses diatribes anxiogènes sur la sortie de l’Europe, qui était devenu plus aux yeux de son électorat: « les français par dessus bord ! », que « les français d’abord ! », est remise en selle par la providence. Coquin de sort !

    Difficile d’imaginer à présent qu’elle puisse rater la qualification au second tour.

    Dans cette perspective de duel Fillon-Lepen, coupable sera l’organisation ouvrière qui appellera à faire barrage à l’un ou à l’autre. En d’autre terme pour la classe ouvrière, les élections se terminent dimanche.

    Le populiste de gauche Mélenchon, qui redoutant une dernière peau de banane de l’un de ses concurrents, à l’occasion de ce dernier rendez-vous médiatique, une flèche ironique, lui qui ne voulait pas y participer, paradoxalement, le coup sera venu d’un trou de balle !

    Coquin de sort ! sale époque ! Nous n’avons rien contre la critique des armes, mais seulement si elle sert une cause progressiste et fait perdre aux élections les candidats de droite et d’extrême droite.

    Il en va autrement. C’est dans ces tristes périodes historiques que plus que jamais nous avons besoin de principes.

    – Vote de classe: inconditionnellement vote pour un candidat ouvrier. Je voterai Philippe Poutou.

    – Liberté d’expression entres nous: Je ne suis absolument pas d’accord avec la ligne du NPA, mais je reconnais à cette organisation ouvrière le soucis de laisser vivre la démocratie ouvrière en son sein (elle est la seule, même au PS ce droit n’est que tartuferie !). Je voterai Philippe Poutou.

    Face au puissant bonaparte, qui va se retrouver plébiscité à la tête de l’Etat français, la seule, l’unique, la nécessaire politique pour commencer à le contrer en vue de le faire abdiquer, c’est la politique du Front Unique Ouvrier aux prochaines élections Législatives.

    Travailler à ce qu’il y ait le plus de députés ouvriers dans la prochaines Assemblée nationale, qu’il y en ait une majorité absolue.

    C’est possible, mais il faut le vouloir ! Il faut arrêter d’opposer les listes ouvrières les unes contre les autres dans chaque circonscription. Il faut une rencontre au sommet des directions ouvrières, afin de se répartir intelligemment et équitablement les positions éligibles. Il y en a beaucoup, et cela malgré la concurrence navrante de la France insoumise. Pour le reste si Mélenchon veut rejoindre ce front, ce sera oui, mais sous le drapeau de la Commune de Paris.

  15. Ceci a un détail près mais qui a son importance et pourrait fortement changer la donne : l’attaque des champs élysées hier au soir !!!

  16. Albert Mince,
    Je fais moi aussi là prédiction qu’au soir du premier tour vous serez de ceux qui diront :  » Mince, alors !  » Le régime que vous avez fait subir à votre pensée ne semble pas vous avoir réussi.

  17. synthese:
    – machin/truc/bidule passera pas
    – si
    – nan
    – la tienne avant la mienne
    – nananereu.

    ca sent la fin…

  18. Dommage, un flic est mort hier sur le Champs. Ce qui permettra sans doute à MLP de grapiller les quelques dixièmes de voix qui lui seront nécessaires pour grimper sur la marche du second tour

    1. Depuis Pharmacologie du Front National, l’eau est passée sous les ponts. Réveillez-vous abraxas abracadabra.

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