QUELS SONT LES DANGERS D’UNE ÉLECTION DE MARINE LE PEN À L’ÉLYSÉE EN 2017 ? par Cédric Mas

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Depuis une semaine, la question revient dans les discussions : en quoi Marine Le Pen à l’Elysée représenterait un danger pour la République et la Démocratie ? N’est-ce pas finalement une nouvelle intoxication des médias et des nantis qui craignent d’être mis au pas ?

Poser cette question c’est d’abord tirer le constat de la « normalisation » du Front National « dédiabolisé », qui n’a eu de cesse de masquer ses origines et sa nature d’extrême-droite pour emprunter les discours relatifs à l’ordre et à la légalité républicaine, notamment la laïcité (qui n’a pourtant jamais été une idée d’extrême-droite), et qui finit cette campagne présidentielle par citer dans ses meetings Jean Jaurès (qui fut assassiné par un militant d’extrême-droite).

Mais cette question est aussi le signe d’une grande défiance dans les médias, puisque malgré les affirmations de toutes parts de ce danger, beaucoup doutent toujours, se méfient, soupçonnant toujours une manipulation ou une campagne médiatique cherchant à les influencer.

Plutôt que de s’en tenir à ce double constat, examinons concrètement les dangers institutionnels que présente l’élection de Marine Le Pen à la Présidence de la République française en 2017.

1°) Les pouvoirs exceptionnels du Président de la République :

La Constitution de la Vème République donne des pouvoirs exceptionnels pour un Etat démocratique au titulaire du mandat de Président de la République, qui cumule ainsi les fonctions politiques de Chef de l’Etat, et de chef du pouvoir exécutif.

En tant que Chef de l’Etat, le Président de la République représente le pays, ce qui lui donne un rôle essentiel dans la Diplomatie mais aussi dans la Direction symbolique des Institutions régaliennes, à commencer par l’Armée, la Police ou l’administration.

Rappelons ainsi que l’article 15 de la Constitution précise que le Président de la République est le « chef des armées ».

En tant que chef du pouvoir exécutif, il nomme le Premier Ministre, et il peut exercer un certain nombre de prérogatives en propre, comme celle de d’organiser un référendum (art. 11), qui lui permet de contourner le pouvoir législatif en faisant directement appel au peuple, celle de présider le Conseil des Ministres, ou de promulguer les Lois et certains actes réglementaires (ordonnances, décrets pris en Conseil des Ministres…).

Enfin, la Vème République lui donne la suprématie sur le pouvoir législatif (il promulgue les Lois, peut dissoudre l’Assemblée nationale et s’adresser au Congrès…) et le pouvoir judiciaire (il peut désigner deux membres du Conseil Supérieur de la Magistrature, et surtout nomme un membre au Conseil constitutionnel, sous conditions de contrôle pour ce dernier).

On aura déjà relevé que la plupart de ces pouvoirs, et notamment les plus importants (comme l’autorité suprême sur les armées ou le recours au référendum), sont exercés sans véritables contrôles a priori.

A ces pouvoirs déjà exceptionnels s’ajoute un mécanisme spécifique qui s’apparente au dictateur de la République romaine antique, qui est précisé dans l’article 16 de la Constitution.

« Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés (sic) d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par les circonstances…. »

La Constitution laisse le Président seul juge des circonstances permettant d’user de ce pouvoir comme des mesures d’application de ses pleins pouvoirs, décidées par lui seul (la Constitution donne juste une indication en précisant que « Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d’assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d’accomplir leur mission« ).

La mise en œuvre de l’article 16 n’est donc assortie d’aucune garantie, et d’aucun contrôle a priori, à l’exception d’un formalisme léger (consultation du Premier Ministre, des Présidents des deux assemblées, du Conseil constitutionnel sur la mise en œuvre, adresse à la nation du Président de la République, et avis du Conseil constitutionnel sur les mesures prises).

La seule limite est la réunion permanente de l’Assemblée nationale, qui ne peut être dissoute, et l’examen sur saisine des Présidents de l’une des Assemblées ou de 60 parlementaires du Conseil constitutionnel pour vérifier la prolongation du dispositif de l’article 16, au-delà de 30 jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels, de 60 jours puis à tout moment après (à partir de 60 jours, le Conseil constitutionnel peut se saisir lui-même).

Même après la fin de ces pouvoirs, aucun Juge n’est compétent pour apprécier de la mise en œuvre de l’article 16, comme des mesures décidées dans ce cadre (Conseil d’Etat, 2 mars 1962, Rubin de Servens).

Rappelons que cet article 16 a été utilisé une fois lors du putsch d’Alger du 23 avril au 29 septembre 1961 (contre l’extrême-droite justement). Lors de cette période, le Général De Gaulle, Président de la République a pu décider de ne pas soumettre au Parlement sa volonté de proroger l’état d’urgence, augmenter la durée de la garde à vue à 15 jours, et de pratiquer l’internement administratif pour certains groupes de personnes.

On constate donc que contrairement aux idées reçues, la Vème République ne dispose pas de contre-pouvoirs sérieux face à un Président de la République décidé à utiliser à mauvais escient ses prérogatives, et les gardes fous institutionnels sont essentiellement conçus comme permettant de limiter dans le temps et a posteriori l’exercice de ces pouvoirs exceptionnels.

2°) La situation juridique actuelle de la France : l’état d’urgence

Outre les pouvoirs conférés par la Constitution, il convient de relever que depuis le mois de novembre 2015, la France vit sous le régime de l’état d’urgence, dispositif conçu au départ pour être d’exception et qui est devenu progressivement une situation « normale » sous la menace terroriste permanente que le pays subit (prolongé au dernier état pour une cinquième fois jusqu’au 15 juillet 2017).

L’état d’urgence est un dispositif exceptionnel permettant de mettre en suspens les garanties offertes habituellement à tout citoyen contre l’action des services de la Police et de l’administration préfectorale, dès lors que ces actions sont motivées pour les raisons ayant motivé la proclamation de l’état d’urgence, et notamment la Sécurité et la Sureté publiques.

Rappelons, sans entrer dans les détails ni être exhaustifs, que l’état d’urgence autorise l’autorité administrative à prendre de nombreuses mesures attentatoires aux Libertés publiques (assignation à résidence administrative, interdictions de sortir du territoire ou de se rendre dans certains lieux, obligation de se soumettre à différentes mesures de contrôle, perquisitions administratives, saisies de biens et de documents, écoutes téléphoniques, interceptions de données en masse…) et ce sans aucun contrôle d’un Juge a priori.

Mis en place à la suite des attentats subis le 13 novembre 2015, il a déjà été largement détourné par les autorités publiques contre toutes sortes d’opposants, notamment lors de l’organisation de la COP21 ou pour mettre fin aux manifestations de contestations sociales du printemps 2016 (mouvement « Nuit Debout »).

Depuis plus d’un an, les témoignages abondent sur les abus qui ont découlé de ce régime exceptionnel, et qui n’a pas vocation à durer aussi longtemps. La situation juridique de la France est donc déjà fragile, évoluant entre l’Etat de droit et l’Etat de police.

La dialectique entre Etat de droit et Etat de police n’est pas nouvelle, et on définissait ce dernier comme celui dans lequel « l’autorité administrative peut, d’une façon discrétionnaire et avec une liberté de décision plus ou moins complète, appliquer aux citoyens toutes les mesures dont elle juge utile de prendre par elle-même l’initiative, en vue de faire face aux circonstances et d’atteindre à chaque moment les fins qu’elle se propose : ce régime de police est fondé sur l’idée que la fin suffit à justifier les moyens. A l’Etat de police s’oppose l’Etat de droit » (Raymond Carré de Malberg).

Aujourd’hui déjà, la garantie des droits des citoyens face à l’administration est soumise à des contraintes délicates, reposant d’abord sur l’auto-limitation de leurs prérogatives par les titulaires de ces pouvoirs exorbitants de droit commun, et à un contrôle a posteriori aléatoire, car reposant sur la capacité de pouvoir se présenter devant un Juge avec un dossier suffisant, notamment en termes d’éléments probatoires (face à des agents assermentés et disposant des moyens de la puissance publique).

Dans un tel contexte institutionnel et conjoncturel, l’élection d’un Président de la république du Front National est donc lourde de menaces réelles et avérées, surtout si l’on se remémore brièvement les précédents de prises du pouvoir par l’extrême-droite.

3°) L’histoire des prises de pouvoir de l’extrême-droite :

Nous avons déjà développé la double stratégie de passager clandestin schizophrène et de pompier pyromane (voir billet sur Dominique Venner et la double stratégie du FN), en apparence contradictoire, mais redoutablement efficace qui amène des partis d’extrême-droite à prendre le pouvoir, pour ensuite faire basculer le régime aux seules fins de conserver ce pouvoir contre toute opposition.

La prise de pouvoir par l’extrême-droite nécessite deux conditions :

–       une apparence de légalité qui permet de bénéficier au départ de tous les avantages de la légitimité institutionnelle auprès des grands corps constitués : armée, police, administration, justice… qui sont indispensables à la prise de contrôle institutionnelle (par obéissance ou ambition personnelle) ;

–       un climat réel ou entretenu de violence politique et de désordre public qui va fournir les éléments justifiant des mesures d’exception restreignant les libertés, au départ de manière temporaire.

Il n’est nul besoin d’approfondir l’analyse pour constater que l’élection le 7 mai prochain de Marine Le Pen à la Présidence de la République française permettra au Front National de réunir ces deux conditions, et ce dans les meilleures conditions possibles.

L’élection au suffrage universel direct conférera ainsi une légitimité politique exceptionnelle à la candidate d’extrême-droite, qui aura recueilli la majorité des suffrages valablement exprimés (même si ce n’est pas la majorité des électeurs inscrits ou votants, puisque rappelons que les votes blancs ou nuls ne sont pas décomptés).

Il est intéressant de relever que ce serait alors un cas rarissime parmi les exemples historiques de prise de pouvoir de l’extrême-droite ; en effet, ni en Allemagne en janvier 1933, ni à Rome en octobre 1922, l’extrême-droite n’avait recueilli la majorité des suffrages lors de son accession au pouvoir.

Qui pourra ainsi légitimement contester a priori les décisions et ordres donnés par un Président de la république élu au suffrage universel direct ?

Les parlementaires qui ont tenté de soulever le peuple contre le coup d’état du Président Louis-Napoléon Bonaparte en décembre 1851 (qui bien que n’étant pas d’extrême-droite était pourtant en position de complète illégalité), en ont fait l’amère expérience.

De plus, le contexte de grande tension sociale et politique, après l’échec des violentes manifestations de l’année 2016, violence partagée entre certaines franges de manifestants et des services de police perdant trop facilement leur sang-froid, peut laisser craindre une explosion de violence dès l’annonce des résultats.

Le calendrier électoral, qui a placé le second tour de l’élection présidentielle la veille d’un jour férié, aggrave ainsi les risques de violences dans la rue, ce qui n’arrange pas les choses.

Les violences qui suivraient nécessairement l’élection de Marine Le Pen, lui permettront ainsi d’autant plus facilement d’utiliser les pouvoirs exceptionnels que la Constitution lui donne.

Relevons que l’extrême-droite aura tout intérêt à ce que ces violences et désordres se développent et durent dans le temps pour légitimer son action le temps nécessaire à ce que le pouvoir passe solidement entre ses mains.

L’examen des exemples passés montre clairement que l’extrême-droite, une fois à l’Elysée, n’hésitera pas à alimenter la violence et le désordre pour légitimer la répression et la mise au pas de toute opposition organisée.

Les cadres du Front National connaissent leurs classiques, et l’usage de l’article 16 contre ceux-là même qui l’ont subi en 1962 serait un de ces clins d’œil dont l’Histoire est si friande.

Un exemple concret pourrait ainsi être le recours à l’article 16 (motivé par des manifestations violentes ou un nouvel attentat terroriste), sans tenir compte des avis contraires donnés par le Institutions consultées – dont la publicité n’est même pas prévue formellement -, pour prendre ensuite des mesures d’éloignement ou d’enfermement administratif de titulaires de mandats politiques ou même d’élus pour bloquer toute contestation au bout des délais de 30 et 60 jours.

On pourra opposer fort justement que l’arrestation ou la rétention administrative d’élus ou de membre du Conseil constitutionnel est normalement illégale, mais qui parmi les forces de l’ordre chargées de l’exécution de ces mesures ordonnées par une Présidente ayant l’apparence de la légitimité, refusera d’exécuter les ordres ?

Une fois exécutés, certains de ces ordres (pas tous) pourront être contestés devant un Juge, mais qui pourra saisir le Juge ? Avec quels éléments ? Et quel Juge aura le courage politique d’annuler des mesures présentées comme légales et légitimes ? Et comment faire exécuter une décision de justice contre ceux qui contrôlent la Police ?

On constate qu’en réalité, une fois élue à la Présidence de la république, Marine Le Pen n’aura comme seul garde-fou que la conscience des exécutants de ses décisions. Les contre-pouvoirs institutionnels sont soit trop éloignés (dans le temps ou en termes de compétence), soit faciles à neutraliser.

Enfin, même si la situation ne devait pas immédiatement déboucher sur le pire (que l’on constate par exemple en ce moment même en Turquie), rappelons que le Président de la République et le gouvernement disposent de moyens de neutraliser progressivement les contre-pouvoirs et institutions destinées normalement à garantir la démocratie.

Il suffit de regarder ce qui se passe aux Etats-Unis où beaucoup de nominations sont bloquées par la Maison Blanche (directement ou en maintenant des candidats bloqués par le Congrès), pour voir des administrations qui pourraient s’opposer à l’action du pouvoir exécutif, être neutralisées, immobilisées et dans l’incapacité d’agir face à l’arbitraire ou au dévoiement des Institutions.

Pour conclure, le danger est réel et majeur, et il explique pourquoi le Front National, dont la conscience historique ne doit surtout pas être sous-estimée, fait tous les efforts pour triompher à cette élection.

Le pire est que ce danger, bien plus grand en 2017 qu’en 2002, n’existe que parce que notre pays a connu une dérive politique inacceptable, et qu’il conviendra de corriger dans les plus brefs délais.

Et s’il ne se réalise pas aujourd’hui, ce danger diminuera du fait des fortes tensions qu’une défaite ravivera nécessairement au sein d’un rassemblement Bleu Marine écartelé entre des composantes ennemies, et qui ne se tolèrent que grâce à la perspective d’avoir le pouvoir.

Au soir du 7 mai 2017, quel que soit le résultat, il y aura un vaincu durablement abattu : à nous de choisir si cela doit être l’Etat de droit ou l’extrême-droite.

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127 réflexions au sujet de « QUELS SONT LES DANGERS D’UNE ÉLECTION DE MARINE LE PEN À L’ÉLYSÉE EN 2017 ? par Cédric Mas »

  1. Il n’y a aucune chance que Marine Le Pen gagne l’élection. Voyez par exemple les défections au sein du parti de Dupont-Aignan. Ne sont-elles pas révélatrices ?
    Et si elle gagnait, ce qu’à Dieu ne plaise, la situation ne serait en rien comparable à l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Faut pas exagérer ! Ce billet sur la toute-puissance constitutionnelle du président de la république est tendancieux. Les illustrations qui l’illustrent s’apparentent d’ailleurs à de la vile propagande.
    Le corps électoral français veut exprimer son mécontentement, sa colère, sa fureur même, mais il ne souhaite pas mettre Marine Le Pen à l’Elysée. Voyons !…
    Sachons raison garder.
    Gardons confiance en nous-mêmes.
    Ne voyons pas un ennemi en celui qui ne pense pas comme nous…

    1. Ne voyons pas un ennemi en celui qui ne pense pas comme nous…

      Cher Denis, je crains que vos soutiens affichés que ce soit à Poutine ou plus récemment à Jean Lasalle (sic) ne produisent une distorsion dans la perception de cet antienne.

      1. Cher Julien, je ne comprends absolument pas votre phrase. En quoi l’opinion que j’ai pu donner ici, si je me souviens bien, de l’action de Poutine en Crimée, ou la sympathie que j’ai pu en effet exprimer pour Jean Lassalle (quelle mémoire ! ou plutôt quelle habileté dans l’utilisation des moteurs de recherche !…) produisent-elles « une distorsion dans la perception de cette antienne » ?
        Quoi que je pense sur quelque sujet que ce soit, il reste vrai que nous devons nous garder de voir un ennemi en celui qui ne pense pas comme nous.
        C’est d’ailleurs bien ce que dit Macron quand il reconnait « des qualités » ou « sa part d’humanité » à Marine Le Pen. Il a raison. Il incite ainsi à voter pour lui. Ceux qui, tout en sommant les récalcitrants de voter pour lui, le traitent d’irresponsable pour de telles paroles ou expliquent qu’ils voteront « Macron » en se bouchant le nez, montrent leur sectarisme et leur aveuglement. Et favorisent l’advenue de ce qu’ils prétendent combattre…

  2. Le simple fait que le FN soit un parti politique autorisé en fonction des risques que vous pointez monsieur Mas Cédric, fait qu’il y a un franchement une couille dans le potage républicain, si on me permet de m’exprimer ainsi sur le blog de la bienséance, du tact et de la bonne expression. Et si on me permet pas, tant pis, c’est pas très grave.

    Non, vous ça ne vous perturbe pas Monsieur Cédric Mas ?

    Bon faut dire que depuis quelques années, les fameux gouvernements républicains (la plus grande blague après 0+0 = la tête à TOTO) et leurs méthodes d’intimidations, leurs paroles toujours plus martiales, les sujets toujours plus glauques dans les médias, les menteurs sur la croissance de tous horizons, les comptables façon cadres supérieurs sont tous à les promoteurs de ce TINA. A ce titre, hier j’écoutais sur France Inter un bouffon hors catégorie, le sieur Philippe Aghion. Etrangement le gars m’a donné envie de défoncer mon autoradio avec le démonte pneu de la roue de secours. C’est vous dire comme je suis à cran !

    Bref, tous ça pour dire que le FN c’est à vous lire, et je vous l’accorde bien volontier, moi j’irai même plus loin, mais pas de gros mots sur le blog de la politesse et de la diplomatie langagière, je reviens à mes moutons, c’est à vous lire un parti fasciste ou fascisant qui va détruire la République démocratique Française. Béh merde alors, comment cela se fait-il que ce parti ait droit de citer sur les ondes tout le restant du temps, le droit même simplement d’exister dans cette République ?

    Vous répondez, ou n’importe qui, suis pas un mec compliqué moi, à la question honnêtement et je vote Macron le 07 mai ! Chiche l’avocat ?

    Pour le moment je m’abstiens de jouer, car j’ai l’impression que le jeu est pipé.

    1. En démocratie et en République ne peut être interdit que ce qui est dicté par l’expression démocratique , à savoir la Constitution , mère des lois , et les lois thématiques qui en découlent .

      C’est ce qui fait la différence ( et quelle différence !) entre les partis démocrates et républicains , et le FN ou comparables .

      1. Juan, comment te dire, c’est du grand n’importe quoi ta réponse papa.

        Rien qu’une rapide requête sur google donne :

        http://www.vie-publique.fr/actualite/faq-citoyens/partis-politiques/#art8031

        Alors, on en tire les conclusions ou pas ? Si on n’en tire pas les conclusions on ne peut plus agîter le spectre d’une utilisation non républicaine de la constitution de la V ième mon cher. J’attends donc une démonstration un peu plus cohérente que phrase balancée à la sauvette genre « je suis pas trop au courant ».

        J’ai déjà dit qu’une démocratie ce n’est pas le vote si tu m’as un peu suivi ici.

    2. On peut vous répondre qu’en Belgique l’interdiction du Vlaams Blok a débouché sur la création du Vlaams Belang, mêmes personnes, même programme, même électorat. Ils ont perdu des voix ensuite, mais surtout du fait de la montée de la NVA, nationaliste et de droite très décomplexée.

      L’électorat d’extrême-droite est là, il existe, vous ne l’effacerez pas avec une décision de justice. Accessoirement, il y a aussi des lois sur la liberté d’expression mais aussi les appels à la haine raciale, et les extrêmes-droites modernes ont appris à flirter avec les limites sans trop les franchir tout en profitant de la liberté d’expression, tout en dévoilant de temps en temps leur vrai visage, par exemple en nommant un révisionniste président intérimaire d’un parti.

      Il faut arrêter avec les théories du complot sur le fait que le FN ne serait qu’une marionnette du système pour lui servir d’épouvantail.

      Je suis n’importe qui et j’ai répondu honnêtement. N’oubliez pas votre sac à vomi en allant voter Macron.

      1. Marcel : « On peut vous répondre qu’en Belgique l’interdiction du Vlaams Blok a débouché sur la création du Vlaams Belang, mêmes personnes, même programme, même électorat. »

        Même conclusion, retour à la case départ. Honnêtement ne veut pas dire en baclant. On peut régler beaucoup de problème avec le droit. N’en doutez pas, même l’extrême droite, c’est ainsi que fait une société évolué. Sinon c’est la loi du plus fort.

        C’est pas le sujet le complotisme ou alors vous m’avez bien mal lu. La liberté d’expression elle n’est pas illimité. La démocratie non plus. Je vous renvois donc à votre travail.

    3. CloClo, comme le dit très bien Julien, on ne dissout pas un parti qui a rassemblé derrière lui près de 8 millions de votes, et qui va vraisemblablement en rassembler plus de 10 millions au second tour. C’est trop tard.
      Qui plus est, c’est question est totalement anecdotique en droit : dissoudre le FN, c’est repousser la question politique sur le terrain du droit, au bénéfice (évident) politique du FN, puisque celui-ci pourra très bien se récréer sous une autre forme. C’est bien la dernière des mesures à prendre, qui finaliserait le statut de ‘victime’ politique que promeut MLP.
      Pour preuve, le FN est issu d’Ordre Nouveau, groupuscule dissout, issu lui-même d’Occident, issu lui-même en partie de l’OAS …
      Toutes ces dissolutions ont prises sur une base légales, issu d’une loi de … 1936 contre les groupes armés, prise après le 6 février 34 :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_10_janvier_1936_sur_les_groupes_de_combat_et_milices_priv%C3%A9es
      Cette loi a été réintégrée dans le Code de la sécurité intérieure :
      https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000025508340&cidTexte=LEGITEXT000025503132
      La liste des organisations dissoutes est longue comme le bras : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_organisations_dissoutes_en_application_de_la_loi_du_10_janvier_1936
      Comme l’est la liste des condamnations des membres du FN (ou proches) :
      https://blogs.mediapart.fr/pessoa13/blog/050612/les-condamantions-et-mises-en-examen-du-front-national-et-de-ses-membres
      Pourquoi donc le FN n’a pas été dissout ?
      Pour des raisons politiques évidentes : tant qu’il représentait la ‘vitrine’ politique de groupuscules d’extrême-droite et qu’il ne dépassait pas le 1% de vote, il permettait pour le pouvoir (sous Giscard, puis Mitterrand) de canaliser ce type d’expression violente issue de l’extrême-droite, qui a toujours existé depuis 1934, et avant (depuis quasiment la République définitivement installée, avec les affaires Boulanger et surtout Dreyfus). A partir de la défaite de la droite en 81 et la crise des années 80, Mitterrand instrumentalise le FN contre un retour potentiel de la droite au pouvoir (ce qui n’a néanmoins rien empêché en 86). Et depuis, cela continue, par tous les pouvoirs politique en place.
      Mitterrand aurait pu dissoudre le FN au début des années 80. Il n’a pas hésité d’ailleurs à dissoudre le GUD en 81 et le SAC (Service d’Action Civique) en 82. Ou le FLNC.
      De fait, la lecture du pouvoir politique est de dissoudre des groupes armés, ou violents, ou menaçant la République, pas la haine raciale. Et de faire condamner, régulièrement (cf. liste) les individus, mais pas le parti, en espérant que cette stratégie finirait par dégouter les français de voter pour de tels représentants politiques et une tel parti.
      Cette stratégie, nonobstant qu’elle avait une finalité politique, a échoué.
      Maintenant, puisque l’on parle en droit, avec les statuts actuels du FN et les buts proposés, il est très risqué de tenter une telle interdiction, ce qui l’était moins, jusqu’au début des années 80 (il faudrait faire l’historique des statuts du FN). Ceci serait de toute façon contre-productif juridiquement, puisqu’il suffirait de créer immédiatement un autre parti politique. Et politiquement, totalement contre-productif, à fortiori maintenant.
      Ce ‘débat’ est un faux débat, aujourd’hui. Le vrai débat est politique, il n’est pas (plus) juridique. Sauf à ce que MLP se lance dans une absurde stratégie de la tension violente ou armée.

      1. Zebu,

        Ce que tu avances, j’en ai bien conscience, mais c’est une politique de gribouille àmha. Le « vrai débat est poltique » que tu dis, pour sur y a qu’à voir les gesticulations et les arguments utilisés par les « républicains » et ici même pour s’apercevoir que c’est une stratégie plutôt très risquée et qui finira par se faire déborder selon moi, car à force de crier aux loups, tu connais la suite…

        C’est un parti affichant clairement des idées en contradictions avec le vivre ensemble et le fonctionnement de la démocratie, dont tous les dirigeants font quasiment l’objet de poursuites pénales ou civiles voir même ont été condamné plusieurs fois pour différentes sorties à la noix. Le nombre d’électeurs votant pour le FN n’y change rien. Le vote n’est pas l’abécédaire de la démocratie. La démocratie qui tolère ce genre de partis ne peut s’en prendre qu’à elle même si elle est détruite. La sécurité et la sérénité ne sont et n’existent qu’en Droit, le reste c’est divagations et pari sur l’avenir de gentils amnésiques totalement inconséquents.

      2. Cloclo, en dehors de proclamer la République en danger et d’instaurer la Terreur, au nom de ce danger, soit, de fait, une dictature (et quels qu’en soient les fondements ou les buts, cela reste une dictature), je ne vois pas d’autres solutions pour éradiquer le FN que des solutions politiques. Pas juridiques.

      3. « le reste c’est divagations et pari sur l’avenir de gentils amnésiques totalement inconséquents » : Mitterrand n’était ni gentil (quand on a été Ministre de l’Intérieur pendant la guerre d’Algérie, je vois pas comment ce serait possible), ni amnésique (remember Vichy), ni inconséquent (il avait un cancer : après moi, le déluge !), mais aconséquent.
        Il s’en tapait complet !

  3. « …Le pire est que ce danger, bien plus grand en 2017 qu’en 2002, n’existe que parce que notre pays a connu une dérive politique inacceptable, et qu’il conviendra de corriger dans les plus brefs délais…. »
    Cette dérive, le présidentialisme, est inscrite dans la constitution, comme vous le démontrez.
    La démocratie ne consiste pas à désigner, 1 fois tous les 5 ans un homme / femme providentiel(le). Il importe d’appliquer Montesquieu et de rendre sa prééminence à la nation, cad à sa représentation parlementaire pluraliste.

    1. J’hallucine ce qui font le lien entre le libéralisme et le fascisme et les idées d’extrême droite. Un moment va falloir arrêter d’être con. A ce qui s’abstienne pensez à Brahim Bourram jeté dans la Seine par des militants FN. Encore une fois, les aveugles de l’histoire sont les traîtres de demain.

  4. Dsl pour le clavier QWERTY.
    J’annonce que je serai abtensionniste. Je comprends votre point de vu sur ce blog. Point de vue qui nous dit a nous les plus jeunes votants: Regardez l’Histoire, ne tombons pas dans les meme pieges, qui menent ineluctabement a la violence.
    Pour ma part je connais la violence de l’ultraliberalisme (j’ai travaille pour plusieurs multi nationales en tant que cadre).
    Mais messieurs, j’ai beau etre jeune, j’ai compris que le combat contre ce mode d’organisation ultra liberal qui a gagne la planete, ne se fera pas en douceur… Vous le dites chaque jour sur ce blog, l’Histoire va vite, plus vite que notre democratie je pense.
    Je mets desormais au meme niveau le combat contre le fascisme et l’ultra liberalisme. Il est tard messieurs, l’economie aux commandes des hommes, on se retrouve dans des situations ou le fascisme vainc…

    Le temps des violences revient en force, Macron ou Lepen, le fascisme ou l’ultraliberalisme, violence ou violence.
    Je prefere quand le blog prend du recul, ce qui n’est pas ici le cas pendant ce second tour. Ou sont les articles qui imaginent ce que produiront 5 ans d’ultraliberalisme supplementaires?

  5. Cloclo a raison, si ce parti est un tel danger pour la liberté et la démocratie faut l’interdire et cela même avant le second tour

      1. Ca serait sympa que Cédric Mas, qui semble plutôt calé en la matière, nous donne les raisons de Droit qui ont autorisé ce parti depuis des décennies si c’est pour se manifester ainsi avec horreur et crainte sur la pérennité de la forme républicaine démocratique de l’Etat français, lorsque ce parti s’approche du pouvoir réellement avec la V ième constitution.

      2. Non rien n’empêche, mais aucun des gentils démocrates qui nous appellent à voter pour le micron ne le fera. Tu le sais très bien.

        C’est l’avantage d’être l’incarnation de l’Espoir et de l’Optimisme mon cher. Savoir et faire comme si on ne savait pas.

        Comme tu le fais sur l’Europe et sa possible réforme qu’on souhaite de toutes nos voeux en serrant bien fort les mains jointes sur la poitrine. Sur le fonctionnement délirant et inégalitaire de ce Monde, qu’il faut changer en faisant des supplications à voix basse devant un parterre de quasi séniles. Sur les urgences climatiques qu’il faut résoudre en regardant un graphique de températures façon GIF, sur les risques nucléaires enfin qu’on combat avec trois calculs probabilistes et puis s’en va, sur l’appel à la raison qu’on efface dès qu’il ne colle pas à ces petites manigances démonstrative, etc etc.

        Alors oui rien n’empêche de rêver, puisque les vendeurs de rêves y croient eux même.

  6. Pour qu’un pouvoir de type fasciste puisse s’installer, il faut qu’il bénéficie du soutien d’une partie de l’appareil d’Etat et de grands capitalistes nationaux.
    Tel n’est pas encore le cas et c’est pourquoi le Front National (qui n’a aucune chance de gagner cette élection) n’est pas encore un danger.
    Par contre, je pense que si une force politique tendant à remettre en cause la toute puissance des détenteurs de capitaux commence à se constituer et à menacer cet ordre social, ce qu’est peut-être en germe, le mouvement France Insoumise, alors le FN ou un parti approchant sera favorisé, financé et armé pour cassr les grèves, et peut être porté au pouvoir. Nous nous en rendrons vite compte car une grande partie des médias seront derrière lui.
    Arrêtons pour le moment de nous faire peur.
    Votons comme nous le sentons, soit blanc, soir nul, soit Macron, soit abstention.
    C’est finalement le seul choix « démocratique » que nous avons.

    1. « Pour qu’un pouvoir de type fasciste puisse s’installer, il faut qu’il bénéficie du soutien d’une partie de l’appareil d’Etat…  »

      Le Pen bénéficie déjà du soutien de la majorité des forces de police et de l’armée ! Démonstration chiffrée: https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/270417/l-important-score-du-fn-dans-les-casernes-de-gendarmes
      Le Pen comme Mac40, dans les mois ou années à venir, face au mouvement social, poursuivront, avec l’appui de l’appareil d’Etat, sélectionné et formé à cette fin, la course à la dictature entamée depuis la crise de 2008: surveillance Big Brother, Etat d’urgence, violences policières, 49.3, etc
      Il est temps de sortir la tête du sable. Mac40 promet de gouverner par ordonnance. Il utilisera aussi l’Etat d’urgence, l’article 16, et le déchainement des violences policières, tout comme Le Pen.

      Dans la crise qui va rebondir, quel que soit le pantin au service du capital logé à l’Elysée, la barbarie ne fera qu’avancer. Et elle disposera du talon de fer de l’Etat. Jamais aucune bourgeoisie n’a cédé le pouvoir ni concédé les principaux acquis sociaux devant les bulletins de vote. Les politiciens dits de gauche qui continuent à vendre la révolution par les urnes, JLM en tête, ne visent que les mangeoires et conduiraient aux pires renoncements, type Tsipras, ou aux pires massacres, type Allende.
      Il faut en tirer les leçons. La seule issue, c’est la reconstruction du projet d’émancipation sociale et la reconstruction des organisations capables de le défendre.
      Tout le reste revient à dire « Que le dernier qui sort éteigne la lumière ».

  7. La constitution de la 5ème République porte au pouvoir un homme (l’esprit du texte laisse penser malgré la position du général à un homme issu d’un parti) irresponsable, (il faut se protéger d’éventuelles atteintes aux intérêts de l’État), élu au suffrage universel (dissensions entre vote blanc et abstentions), pouvant dissoudre l’assemblée nationale, organiser un référendum et jouir des pleins pouvoirs (prérogatives paternalistes), n’est pas une mauvaise constitution pour une république citoyenne, c’est le bloc de constitutionnalité qui n’est pas assez solide (art 17 DDHC laisse le pauvre en l’état, PJ l’a montré sa situation ne s’arrange pas par des politiques libérales). Le duel Macron Le Pen est la conséquence de cette ambigüité sur la propriété. En 1789 il s’agissait de protéger les biens, une nouvelle République pourrait fonctionner avec la constitution de la 5 ème République tout en faisant prévaloir par un texte ou déclaration européenne la dignité collective sur la propriété qui fut le moyen d’assurer sa subsistance contre l’oppression. A une époque il faut protéger la propriété puis à une autre la partager.
    C’est une crise des partis, des candidats sans crédits. Je crois que les primaires ne conviennent pas aux présidentielles mais peuvent être plus cohérentes sur des législatives, hors partis.

  8. En somme le degré de partage de la propriété jouerait le même rôle que celui voulu par la bancor pour Keynes : une modulation du degré de propriété en ce qu’il impacte le dissensus de la communauté.

    La fixation du prix comme devant reproduire les statuts de départ est une autre voie d’approche de cette idée, si l’on se place dans le cas de figure où ces statuts sont empreints (emprunts …hoho) de respect réciproque.

    1. Ah oui, je voulais aussi éclaircir que DDHC c’est déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

    2. Les taxes et la tva peuvent rétablir une certaine justice dans le rapport de force. Pour que la propriété soit au fondement de toute notre organisation sociale, de notre droit, les échanges pourraient s’organiser selon leur utilité, c’est à dire selon le bonheur collectif et l’intérêt général, où les biens et services sont classés selon la distinction ouvrés/ouvrables d’après une gestion administrative et comptable des besoins des individus. Le prélèvement obligatoire devrait se porter sur le capital et le patrimoine, la consommation, taxer le superflu, gratuité pour l’indispensable. Peut-on aller jusqu’à la propriété intellectuelle collective, le public est-il toujours protecteur ou comment en sommes nous arrivé à cet article 17DDHC, ce dernier article est-il une opportune précision ou le socle de notre société, droit sacré et inviolable jusqu’à quel point?

  9. Je relance sur le tapis, et je colle le texte complet de la Constitution du 4 octobre 1958, et je mets au défie quiconque de justifier sur la base de la Constitution de la V iéme République l’existence même du FN dans le paysage politique français.

    Nous ne sommes pas les USA où tout et n’importe quoi peut exister, je le précise juste, puisque ici on n’arrête pas de dire que les USA ont tel frein, telle protection institutionnelle, gna gna gna, vu le merdier là-bas ils ont mis en place pleins de filtres, dont on a vu avec Trump que ce n’est pas très efficace pour le moins…

    Alors en quoi la Constitution ne permettrait-elle pas d’interdire le FN ? Moi cela me semble tellement évident depuis longtemps… D’ailleurs en 2002, je ne suis pas allé voté au deuxième tour, tellement écoeuré par ce pays de cons, par ces dirigeants de cons qui jouaient avec le feu. C’est ma ligne de conduite depuis 2002, vous l’avez gardé le FN, alors vous le gérez et surtout ne venez pas nous servir vos pleurnicheries ensuite en me faisant croire que vous avez besoins de ma voix et que sinon oula la je voterai au prorata du résultat en fait en m’abstenant.

    Même mieux, pourquoi au nom même de la Constitution, ne pas utiliser l’article 7 suivant :

    « Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. Seuls peuvent s’y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour.  »

    pour inviter Monsieur Micronesque a s’effacer devant Monsieur Poutou qui deviendrait le candidat de secours et ancien dernier favori du blog PJ ? !
    Nan je déconne, c’est pour rigoler un peu…

      1. « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004.  »

        Déclaration de 1789 : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789.5076.html

        « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »

        Une fois que vous aurez prouvé juridiquement, avant le 7 mai, que le FN menace l’attachement aux droits de l’homme, ou n’assure pas « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », si vous y parvenez, vous pouvez donc aussi poursuivre dans cette logique et interdire tous les partis ou candidats non souverainistes.

        L’avantage, c’est que ça élimine enfin et Le Pen, et Macron. L’inconvénient, c’est qu’il ne va plus rester beaucoup de partis en France. Et en plus la Constitution de 1789 est fasciste selon les normes en vigueur. Embarrassant, cré nom de diou.

        Le plus simple reste quand même de voter contre le FN.

      2. Vous voulez jouer la démocratie aux votes ? C’est ça ?

        Vous êtes tous timbrés, et ça se voit à la manière dont vous agitez tous les torchons rouges sur tous les registres et dans tous les champs lexicaux avec le FN. Vous êtes donc des fous furieux à vouloir jouer ce fragile système, le moins pire de tous avec des bouts de papiers.

        Vous l’acceptez tous parce que vous regardez ailleurs quand je vous dis qu’il faut l’interdire ce parti entreprise mafieux et lui couper la tête et la parole. Si ils ne prennent pas le pouvoir par les urnes, ils le prendront à terme par la force, JA n’arrête pas de dire à raison que les corps intermédiaires, les forces de l’ordres, sont gangrénés pas leurs idées. A bon entendeur, salut.

        Sans moi. La bise.

    1. La démocratie et le bon fonctionnement de la République éloigne le fascisme, pourtant le fn prospère, l’interdire n’y changerait pas grand chose et je suis contre son interdiction c’est irréalisable.
      Au second tour il faudrait pourquoi pas des triangulaires ou une majorité au 2/3, ou interdire les pauvres de voter le Pen parce qu’il pourrait y en avoir de plus en plus.

      1. Cornélius,

        Un savant bonhomme portait ce prénom, Cornelius Castoriadis, à l’autre bout y a aussi un singe dans la Planète des Singes qui était affublé du même prénom. Je ne sais pas où vous situer entre les deux avec la bribe de réflexion que vous avez posé ce soir.

        Votre raisonnement commence étrangement par un constat idéalisé d’un soit-disant bon fonctionnement de la démocratie et de la République, balancé comme ça à l’avenant, pour dire ensuite « pourtant le fn prospère ». Non mon bon, y a de sacrés loupés dans le fonctionnement démocratique de la République Française, vous vivez sur quelle planète ? La belgique ? Ah ok pardon ! C’est pour cela que le FN prospère.

        Vous ne dites pas en quoi il est irréalisable d’interdire le FN, mais passons. C’est votre raisonnement qui est bancale monsieur Maxime. Selon vous, si un mal prospère, il ne faut pas l’interdire ?
        Comme par exemple, avec la négation de la shoa, il ne sert à rien d’interdire le négationnisme ? Si les pédophiles se stimulent les uns les autres sur le net, il ne sert à rien d’interdire la pédophilie ?

        Vous êtes bien certain de votre raisonnement Cornélius ?

      2. Concernant la possibilité d’interdire le FN, en plus des arguments de droit déjà donnés, je me permets de rappeler qu’un sondage donnait MLP majoritaire parmi les policiers et gendarmes au PREMIER tour.

        Il est permis de supposer qu’au deuxième tour, les policiers et militaires qui voteront Le Pen contre Macron seront fortement majoritaires.

        Je dis ça, je dis rien.

      3. Milles excuses pour milles imprécisions. Irréalisable oui, tout dépend de ce que l’on entend par là, ce parti respecte les lois républicaines, des membres du parti sont condamnés comme ailleurs. Le fn a muté, une femme à la tête, une ouverture vers les homosexuels et les énarques, un ton moins agressif… Ce serait d’abord une énorme défaite des idées, et c’est vain car il reviendra par la fenêtre avec plus de violence car c’est un mal pour vous mais pour d’autres c’est le moyen d’exprimer un problème qui n’est pas résolu mais s’aggrave. Une bonne politique les ferait fermer leur gueule.
        Vos comparaisons ne tiennent pas. Sauf erreur de ma part la shoah aurait existé même si le négationnisme est interdit (temporalité), le négationnisme nie la shoah, c’est à dire ne prétend pas promouvoir le meurtre de masse mais conteste son existence sinon c’est de l’antisémitisme. Et les pédophiles qui se stimuleraient entre eux ne violeraient personne si comme vous dites ils resteraient entre eux…
        Bref il est difficile d’interdire un meurtre de masse…C’est justement là que la démocratie a failli. Si votre solution c’est moins de démocratie alors vous êtes contre la démocratie, ce n’est pas rien d’interdire un parti présent au 2ème tour.

  10. Bonjour,

    Merci à Cédric pour son travail. Cependant, il me semble qu’il y a quelques erreurs et omissions. N’ayant pas le temps ce soir de développer, je vous donne juste deux points sans rentrer dans les détails :
    – Il n’a pas fait allusion à la Haute Cour de Justice, qui peut condamner le président s’il trahit la nation (ce qui serait le cas s’il tente un coup d’état). Il est fort probable que l’assemblée nationale ne soit pas du même bord politique que Marine Le Pen, si celle-ci était élue.
    – Les fonctionnaire ont un droit, voire même un devoir, de désobéissance si l’ordre qui leur est donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.
    http://www.droitissimo.com/fonction-publique/droits-obligations-fonctionnaire/limites-obligation-obeissance-fonctionnaires
    Ce droit a été mis en place justement suite à l’obéissance zélée de certains fonctionnaires sous Vichy.

    J’essayerai de développer un peu plus demain soir après le travail ! Mais ces deux points montrent qu’il existe des contre-pouvoirs à une volonté de prendre illégalement le pouvoir, même si on a été élu légalement. Et je rappelle que les militaires, les gendarmes, les policiers notamment sont des fonctionnaires d’état.

    1. Depuis 2014, ce n’est plus la Haute Cour de Justice, mais le Parlement constitué en Haute Cour. Les modalités sont tellement difficiles à mettre en place qu’il est absolument inenvisageable que la pénienne une fois présidente puisse être destituée par ce biais, d’autant qu’il lui serait beaucoup plus simple d’instaurer un régime de pleins pouvoirs en application de l’article 16.

      Quant aux corps intermédiaires, je te ferai pas l’affront de rappeler le taux de vote pour le FN en leur sein, même s’il faut bien distinguer les petites mains et les grands pontes.

      1. Les modalités de mise en place de la Haute Cour ne sont pas si compliquées que cela. C’est l’article 68 de la Constitution, complété par une loi organique votée en 2014, qui les précisent.

        1) Une des deux assemblées écrit une résolution de mise en accusation, qu’elle transmet à l’autre assemblée dans les 15 jours.
        2) Si cette résolution est adoptée par les deux parlements, une commission d’instruction composée de 6 vice-présidents de l’assemblée nationale et de 6 vice-présidents du Sénat enquête, avec les mêmes pouvoirs que toute autre commission d’enquête parlementaire. Elle fournit son rapport à la Haute Cour.
        3) la Haute Cour (composée de 11 députés et de 11 sénateurs) se réunit alors et a un mois pour statuer sur la destitution.

        Le rapport de la commission d’enquête et les débats de la Haute Cour sont publics.

        Concernant le deuxième point, crois-tu sérieusement qu’une très grande majorité des électeurs du FN sont des racistes haineux adeptes du IIIème ou IVème Reich ? Qu’ils ne seraient donc pas capables de voir le mal lorsqu’il apparaîtra, et de réagir en conséquence ?

        Donc je continue moi à penser que la possibilité, le devoir même, de désobéissance des fonctionnaires est bien un contre pouvoir.

  11. Comme l’a rappelé Paul Jorion sur ce blog, les sondages ne se plantent pas. La question n’est donc pas de savoir si Macron sera ou non élu, mais celle de ce qu’il va prendre comme un chèque en blanc. A nous d’en limiter le montant.
    S’il avait voulu rassembler, il aurait pu en rabattre sur son programme de casse sociale. Il vient à nouveau de refuser. Il convient d’en prendre acte.
    Si en 2002 une union avait été possible contre papy Le Pen, c’est qu’il additionnait un programme fascistoïde à une politique économique ultra-libérale. Ils sont aujourd’hui deux à s’être partagé son manteau. Je n’arbitrerai pas entre ses héritiers.
    Car face aux risques de l’élection de l’une, il y a les certitudes des conséquences de l’élection de l’autre.

    1. C’est précisément parce que les sondages ne se trompent pas qu’il faut prendre très au sérieux les amorces de dynamique négative qui devraient nous amener à jeter par dessus bord les tactiques électoralistes pourries du genre « limitons le montant ».

      1. On n’est pas encore à la côte d’alerte JA, ie la marge d’erreur des sondages.

        Pour le moment Wait and See, keep cool man, quant à moi je ne suis pas un jusqu’auboutiste de l’abstention.

        Génial si ça continue ainsi sur la lancée, je serais léger, propre et frais comme une petite fleur de printemps le 7 mai à 19 heures. Le printemps comme nous invite le Macromégas de la vacuité.

  12. Je pense que le principal danger réside dans l’état d’esprit des forces de l’ordre. Les ‘flics’ trop méprisés par la gauche, risquent de d’obéir avec plaisir à la pénienne.

    1. « les flics trop méprisés par la gauche » …. voyons, comment répondre tout en restant poli ?

  13. Quelle amorce de dynamique négative ? , les sondages semblent osciller autour de 60/40% depuis plusieurs semaines.
    il n’y a absolument aucune raison de craindre une victoire du FN +++
    le seul intérêt de pousser à un plébiscite pour Macron est qu’il emporte une large majorité par la suite aux législatives , interdisant ainsi la construction d’une véritable opposition…

    comment comprendre votre point de vue ?

  14. Je n’ai sans doute compris que partiellement le billet de Cédric Mas, mais au moins ceci:
    La constitution laisse au président, par l’article 16, la possibilité/capacité d’abuser du pouvoir, au point d’irréversibilité.

    Il y a danger si c’est MLP qui est élue.
    Et si c’est EM ?

    1. Meu non , aucun risque . Macron sait qu’on réforme dans les 3 premiers mois, sinon ça devient très difficile . Il va nous pondre une série d’ordonnances certifiées 49/3 pendant les vacances d’été qu’on se retrouvera le nez dedans à la rentrée . Restera plus qu’à manifester … on a vu avec la loi travail …

      1. Je rectifie : je suis convaincu que Macron aura sa majorité présidentielle au parlement , le centre, le plus gros des LR, le plus gros des ex socialos , une bonne partie des verts , bref une Grande Coalition , restera à la marge la FI et le FN , 15% chacun grand max . Ceux qui tablent sur un 3ème tour de « réajustement » se racontent des histoires .

  15. désolé , c’est parti trop vite…

    @JA
    oui , c’est bien ce que j’écris , « oscille autour de 60/40% » , avec la marge d’erreur de ces procédés statistiques , la fourchette maxi est donc environ 65-55% pour le candidat d’EM! , donc in fine , un résultat allant de 65-35% maxi à 55-45% mini.
    qui plus est , la candidate FN semble accumuler quelques erreurs ,ces dernières heures , modérant son score.
    En tout cas , il n’y aura pas le plébiscite Chiraquien , bien sûr….

    Mais enfin ,de quoi avez-vous peur ?
    Ou plutôt quel est votre véritable souhait ?

  16. Je ne comprends rien , et suis même sans voix , devant cette file . Je n’ai le goût ce jour , que de deux chants pour ne pas trahir le passé et l’avenir :

    https://www.bing.com/videos/search?q=la+butte+rouge+you+tube&view=detail&mid=7AA5552751D2D5B262057AA5552751D2D5B26205&FORM=VIRE

    https://www.youtube.com/watch?v=bHOALDWXSww

    Et je vais attendre , faute de ne pouvoir plus en faire , en espérant dans François Leclerc , Baleine et Chaponik .

    J’ai peur .

    1. Juannessy

      C’est vrai, de tout temps, ce sont toujours les mêmes qui versent des larmes.
      Si nous les avons versées pour des parents, des proches ou moins proches, aujourd’hui nous les versons déjà pour nos enfants…

      1. « Je préfère les bâtisseurs et les interprètes des espoirs possibles , que les interprètes de souffrances qu’ils n’ont pas connu ou qu’ils ne savent pas prévenir vraiment. »

        OUI ! Merci Juan. De coeur et de raison : un bâtisseur n’arrête jamais de bâtir, il y a toujours de l’amour et de l’espoir.
        Le sourire, Juan, le sourire… 😉
        Je vous embrasse chaleureusement. À bientôt.

        Créer, c’est donner une forme à son destin. A.Camus.

      1. Je préfère les chants de ceux qui ont vécu ce qu’ils chantent , comme le souffle de ce qu’ils ont été et de ce qu’ils espèrent , que les chants de militants qui se donnent du courage ou se dédouanent du réel .

        Je préfère les bâtisseurs et les interprètes des espoirs possibles , que les interprètes de souffrances qu’ils n’ont pas connu ou qu’ils ne savent pas prévenir vraiment .

        Ça ne va pas trop bien aujourd’hui . A plus tard .

      2. @ Juannessy
        Je voulais croire avoir mal compris votre message mais à la lecture de la réponse de CloClo, qui semble avoir compris comme moi, je n’ai plus qu’à espérer de tout mon cœur que votre « A plus tard » va être très bientôt.
        Bon courage Juannessy.

      3. Pour Juan Nessy: Allez voir Renaud a Chambery demain soir 3 mai, il doit bien rester des places ici ou la…
        IL vous en restera une chaleur humaine et des merveilles de poésie et d’invention scénique, une fraternité fabuleuse dans le public. Et un courage politique certain.

  17. Déclaration d’Emmanuel Macron ce matin sur RMC info :

    [Pour éviter les scènes de violence en marge des manifestations] il faut « recenser tous ces militants activistes, connus, qu’il ne faut pas lâcher avec un processus de surveillance et en amont de toutes ces manifestations, une surveillance renforcée ».

    Comment dire…

    1. Cher Astap66, on peut dire franco qu’il n’y a plus qu’à donner carte blanche à une nouvelle milice qui se fera la main sur les fachos-agités pour mieux nettoyer ensuite les méchants anti néolibéraux.
      Après, le monde sera parfait, les fachos-calmes vivant en harmonie avec les adorateurs de l’argent.

      1. @ Astap66
        Pour l’Ordre Néolibéral, tous les activistes sont dangereux, au points de faire, aujourd’hui, passer dans l’opinion, avec la complicité des médias, l’idées qu’ils sont des alliés de MLP simplement parce qu’ils ne veulent pas dire pour qui ils vont voter.
        C’est pourquoi j’ai fait un raccourci volontairement absurde en parlant de « fachos-agités » qu’il faut mater car ils sont humanistes et de « fachos-calmes » (« calmes » car aux ordres), ceux-là étant les vrais extrémistes inhumains dont l’Histoire montrent qu’ils ont toujours été compatibles et appréciés par la Finance.

        Ayons une pensée pour ceux et celles de NDDL, de Roybon, de Sivens, de Bure, pour celles et ceux qui se battent pour la Nature ou qui luttent contre les OGM, le nucléaire et tous les projets inutiles, qui parfois ont été emprisonné(e)s, blessé(e)s ou tués par les forces de l’état mises à dispositions des multinationales.

        Et merci à Valls, Hollande et bien d’autres qui vont voter Macaron parce qu’ils sont de bons serviteurs de la Finance !

        En fait, la phrase de Macaron que vous rapportez, et bien MLP, Sarko, Valls, Adolphe, Benitto, Putine, Franco, Trump, Fillon, Erdogan, Staline … l’ont déjà prononcée. C’est juste le complément d’objet direct qui est interchangeable.

    2. @Astap66
      Quand ils sont venus chercher les « militants activistes »…
      Se pourrait-il que l’ordre bourgeois ne vaille pas mieux que l’ordre fasciste ?
      La réponse bientôt.

  18. Maître Mas, votre optimisme me surprendra toujours. Vous êtes déjà scientiste au point de croire que la « Conquête spatiale » est inéluctable, quand bien même les Lois de la Physique incontournables nous restent mal connues et que le paradoxe de Fermi montre que ce n’est pas gagné et voilà que maintenant vous nous lâchez, en conclusion de votre billet :
    « Au soir du 7 mai 2017, quel que soit le résultat, il y aura un vaincu durablement abattu : à nous de choisir si cela doit être l’Etat de droit ou l’extrême-droite ».

    On croit rêver !

    Croyez vous vraiment que Macaron élu, l’extrême droite, cette ignominie, cette saloperie, viendrait à être abattue durablement ?
    Alors que Macaron, habitué des petits fours et du caviar n’a que faire de la populace et qu’il va faire en sorte de fabriquer encore plus de gens égarés durant son mandat, grâce à la finance, son église, et l’argent, son dieu !
    Alors que la médiocrité ambiante ne cesse d’augmenter dans la société néolibérale car c’est la règle qui s’impose à tout les niveaux.
    Et preuve de cette médiocrité à tous les niveaux ???
    Par exemple Mitt’rand, ancien de la cagoule, collabo, colonialiste, voleur, menteur, manipulateur, qui, sans voir plus loin que son intérêt immédiat, ressuscite l’extrême droite pour sa petite cuisine électorale garantissant son intérêt personnel !
    Par exemple, la droite qui n’a cessé de durcir son discours sur la sécurité intérieure pour coller au FN, sécurité intérieure qui, entre parenthèse, serait bien meilleure si on ne faisait pas autant de conneries, depuis 1830, droite et gauche confondues, en envoyant nos armées défendre des intérêts privés français dans des pays plus ou moins lointains déstabilisés par ces mêmes intérêts privés !
    Par exemple, la finance aux exigences sans limites, favorisée par tous les camps passés le pouvoir, qui n’a toujours pas compris qu’il y a des limites, sociales, environnementales, énergétiques, physiques … qu’il ne faut pas dépasser pour que tout puisse fonctionner « à peu près en équilibre » !
    Par exemple la pléthore de menteurs et menteuses, parasites des peuples et de l’environnement, malades mentaux et mentales, à l’ego démesuré, carriéristes politiques, assoiffés de pouvoir, Hollande, Macaron et Valls étant les derniers du genres et en bonne place pour être désignés champion français dans la catégorie.
    Et pour finir, bien que ma liste ne soit pas exhaustive, l’instruction des citoyens et citoyennes qui baisse, lobotomisés qu’ils sont par la pub, la société de consommation, l’enseignement, les médias, la télé, les journaux privés, au point qu’ils sont devenus de parfait moutons que l’on conduit à l’abattoir !

    Quoi qu’il arrive dimanche, ce sera la catastrophe ! voire le prolongement d’une catastrophe ; catastrophe dont on ne sait pas la date de la scène finale mais dont on est certain que c’est nos zélites qui nous l’ont concoctée.
    Aujourd’hui nos très éclairés zélites nous disent que tout serait de notre faute et nous commandent de votez comme il faut. Trop tard !
    Leur merde est là. Elles serres les fesses inutilement car elles ont déjà fait dans leur froc. Le processus est « En Marche » !

    1. ecodouble,
      Malgré la longue liste des responsabilités passées des ultra libéraux et des excellentes raisons qui poussent à ne pas vouloir du programme de Macron, il n’en reste pas moins que chaque électeur est responsable des conséquences de son vote le 7 mai,
      pour lui et surtout pour les autres, maintenant et pour le futur.

  19. Tribune de Christiane Taubira aujourd’hui:

    Rien n’a disparu. Ni nos agacements. Nous pourrions en aligner. Ni quelques aversions. Nous pourrions les magnifier. Et nous en convenons : nous ne sommes pas capables d’adhésion sans nuance au projet de M. Macron, ni à son programme de gouvernement, ni même à sa vision. Ah ! la vision ! Nous rencontrons assez de jeunes filles et de jeunes gens, de tous milieux, pour les savoir plus nombreux à être généreux et rêver de servir et s’épanouir en de multiples métiers, plutôt que de s’enrichir ou s’admirer.
    Nous savons que l’abandon des pauvres revient à entériner une société fondée sur la force, alors que nous avons choisi la démocratie pour que nos rapports reposent sur le droit. Nous reconnaissons les fonctionnaires comme les agents dévoués de nos indispensables services publics et leur en sommes reconnaissants. Nous pensons que les actifs financiers doivent contribuer à la redistribution des richesses déjà bien assez scandaleusement concentrées. Nous sommes donc en désaccord sur bien des points et résolus à le faire valoir.
    Nous pourrions nous atteler à démolir le programme du Front dit national. Isoler par-ci par-là quelques mesures rétrogrades, injustes ou anachroniques. Plus largement, démonter les volte-face et l’incohérence d’un galimatias plus propice à la mystification qu’au gouvernement d’un pays inquiet mais encore plein de ressources. Il serait aussi possible de faire un procès. Tellement aisé de démontrer qu’une élue qui menace les enquêteurs de police et refuse de se rendre aux convocations de juges ne conçoit la justice qu’asservie aux puissants. Et qu’il y a là une menace rédhibitoire pour nos libertés et nos droits.
    Nous pourrions éventer les ruses, montrer les contradictions, dénicher les continuités idéologiques de l’extrême droite, éclairer la persistance de son intolérance. Nous pourrions dénoncer le cynisme d’opportunistes désinhibés et d’un chasseur d’aubaine qui, pour l’inaccessible rêve de devenir premier ministre, se démasque et dénude ses anciennes postures gaulliennes, bavardes et théâtrales comme autant d’impostures.
    Il s’agit pour nous de décider
    Nous pourrions dire que l’état du monde, avec ses périls, sa complexité, ses subtilités, doit nous rendre exigeants sur qui nous représente et décide en notre nom. Ce ne peut être celle que nous avons vue béate et servile devant la toute-puissance financière, virile, martiale et impérialiste d’un potentat qui sévit en Europe et depuis l’Europe ; fascinée par un magnat acariâtre, sexiste et xénophobe au point de traverser l’océan Atlantique pour, sur place, supplier, en vain, qu’il la reçoive.
    Mais il ne s’agit pas de cela.
    Il s’agit de dire qui nous sommes et ce que nous comptons faire de nous-mêmes et avec les autres dans les années qui percent. Il s’agit de savoir si nous nous retirons de nous-mêmes sur la pointe des pieds. Cette fois, l’avenir ne se joue pas entre deux candidats. C’est de réappropriation qu’il s’agit. Nous ne déléguons pas. Nous signifions. Qu’importe qu’ils en soient conscients ou non. Il s’agit pour nous de décider. Ni regarder, ni bouder, ni osciller, ni vénérer. Décider. Surmonter notre irritation, dompter nos amertumes, franchir l’écueil du déplaisir afin de saisir ce scrutin pour le faire nôtre, et enjamber le piège de notre perdition impudemment tissée à coups de subterfuges, de vernis et de complaisance quinze ans durant.
    M. Macron ne peut y parvenir seul. Quoi qu’il dise, quoi qu’il croie. C’est à nous de le faire. Nous voterons Macron. Cette fois, voter ne sera pas contracter. Il s’agit bien d’une réappropriation. Elle doit être claire. Ne souffrir aucune ambiguïté. Exprimer sans le moindre doute notre intention de peser sur le cours des choses, d’être sur le pont pour orienter notre destin. Nous reprenons notre avenir en main. Nous devons être ceux qui décident, pas des supplétifs ni un surcroît d’électorat.
    Ni arrangement ni pacte ni faux-semblant
    Croire que l’on pourrait faire le dos rond, ou la fine bouche, ou l’autruche, sauter cette étape pour agir après ? Ah ah Donovan, « I may as well try and catch the wind ». Non, le sujet n’est pas ce que peut nous dicter notre conscience en cette situation sans possible enchantement, mais ce que nous disons à notre conscience.
    Aussi, n’en appelons-nous pas à un front républicain. Ni arrangement ni pacte ni faux-semblant. Nous en appelons à ce que nous nous devons et ce que nous devons aux autres. Ne pas faire place à ce qui nous défigure et s’avère si infidèle à ce que nous sommes : singuliers et liés, divergents et solidaires. Ne pas renforcer les dérives d’autocrates, leur indigence politique, leur absence d’éthique, leurs huées fanatiques, leurs incapacités économiques.
    Ce sera le meilleur rempart pour la République.
    « J’ai soif villes de France et d’Europe et du monde
    Venez toutes couler dans ma gorge profonde. » Guillaume Apollinaire.

    1. Madame Taubira je vous aime bien mais vouloir reprendre son avenir en main en le confiant à quelqu’un qui n’en a pas la même conception ça n’a jamais vraiment marché , ce n’est pas en réclamant une participation à la gestion du camp qu’on en aura les clés , et l’expérience m’a appris que vouloir changer les choses  » de l’intérieur » revient tôt ou tard à se soumettre . Mais il se peut , et j’espère, que je me trompe, car Macron il y aura , qu’on le veuille ou non .

      1. Désolé de vous le dire, mais vous n’avez pas compris le message, ou bien vous avez lu trop rapidement :
        « Ni arrangement ni pacte ni faux-semblant »

        Il s’agit juste d’une éthique de la responsabilité individuelle et collective. Les élections présidentielles, Mme Taubira l’exprime parfaitement, ce n’est pas un RDV quinquennal où il s’agit juste de distribuer les bons et mauvais points à des politiques avec lesquels nous n’aurions rien, mais absolument rien à voir.

        Alors toutes ces considérations (je ne vous vise pas vous en disant cela) comme quoi c’est pas grave, de toute façon Macron passera sans moi, c’est juste l’expression du désengagement du citoyen. C’est l’expression du « citoyen statistique », celui qui compte sur les autres pour que « advienne que pourra » et vogue la galère. Je m’en lave les mains. L’enfer c’est les autres.

  20. Le candidat Macron ce matin sur RMC, a clairement dit qu’il ne modifierait pas son projet pour convaincre des gens qui n’ont pas votés pour lui, cela faisait suite manifestement à l’appel de JLM concernant la loi El Khomeri et les développements envisagés.
    Sachant le faible pourcentage des votants ayant adhéré réellement à son projet lors du premier tour, sachant par ailleurs les conditions du vote de la loi El Khomeri (49.3) et les violences qui ont fait suite, l’on assiste à la prise d’une posture teintée d’une grande intransigeance, tout à fait dans le style de ‘Monsieur Nein’ en Allemagne !
    Concernant le cas des travailleurs détachés, il n’a pas été très disert sur le sujet : comment va-t-il procéder et avec quel moyen de pression pourra-t-il faire sauter cette disposition encapsulée dans les traités ?
    Il est douteux que JC Juncker, accueille ses demandes avec un grand empressement !
    Sur un autre plan, le soutien à Macron de JY le Drian fait un peu penser au soutien du général J. Massu, qu’est allé cherché Ch. de Gaulle en mai 1968. Prévoit-il un tableau post-électoral où il faudrait compter sur des hommes sûrs ? Le Drian connaît toute la hiérarchie militaire depuis sa prise de poste en 2012……

    1. Vous jouez aux cons à la FI en ne pensant qu’aux législatives ? Et ben lui aussi !
      La bataille de la connerie jusqu’au boutiste. Je l’ai dit ici dès le 23 au soir, il va falloir l’élire malgré lui.

      1. Tout à fait, à force de jouer au con, on peut le devenir…..
        Macron n’est pas propriétaire de la totalité des voix qui iront vers lui, y aura-t-il un peu plus de pragmatisme de sa part, ou jouera-t-il au con jusqu’au bout?

      2. Le vote Macron sera considéré comme un vote d’adhésion, et il sera vu ainsi partout dans le monde. La fRance aura choisi Macron à X % ! Point à la ligne, rangez vos histoires de vote barrage ou de vote oui mais non, etc etc.

        Vous aurez voté Macron et son projet. C’est ainsi que seront les choses.

      3. Nyssen

        C’est là qu’on pourra rappeler Macron au bon souvenir de ses lectures de Ricœur, notamment « Idéologie et utopie ».

        Pour Ricœur toute société digne de ce nom doit se ménager une part d’utopie, comme exploration du possible. Il est bien évident que si Macron se montre incapable d’avoir un regard critique sur sa propre idéologie (car l’idéologie c’est toujours d’abord celle des autres) alors c’est l’utopie la plus dangereuse qui triomphera.

  21. Comme indiqué hier, je vous propose une analyse critique de la description des pouvoirs du président de la République, Cédric ayant à mes yeux réalisé des raccourcis trompeurs ou des informations oubliées, informations qui atténuent parfois de manière importante l’impression de toute puissance du président de la République.

    1) Le chef de l’État n’est pas le chef de l’exécutif. Le chef de l’exécutif est le Premier Ministre, nommé par le chef de l’État. Pour que les institutions fonctionnent, ce dernier est traditionnellement choisi parmi le parti politique, ou l’alliance politique ayant la majorité au parlement. On l’a vu lors des périodes de cohabitation Mitterrand / Chirac entre 1986 et 1988, ou entre Chirac et Jospin entre 1997 et 2002.

    2) Le président de la République nomme effectivement les hauts fonctionnaires, ce que Cédric appelle la Direction symbolique des Institutions régaliennes, mais, ce qu’il oublie de dire, c’est que (article 13 alinéa 5) pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, des commissions permanentes de chaque assemblée (Parlement et Sénat) peuvent refuser des nominations.

    3) Le président de la République est effectivement le chef des armées. Je pense que cela a été volontairement décidé pour que les décisions d’opérations militaires soient en totalité prises par les politiques, et non par le chef d’état-major des armées. C’est une mainmise juridique de pouvoir militaire par le pouvoir politique, pour limiter ledit pouvoir militaire. Et en un sens, c’est donc peut-être plus sain que ce que l’on peut penser à priori. Il n’est pas dans la mission des armées d’aller tirer sur le peuple.

    4) Le président de la République peut, sur proposition du Gouvernement ou des deux assemblées, proposer un référendum. Par définition, le peuple peut refuser son accord. Le pouvoir de modifier les lois ou les institutions n’appartient donc pas au président, mais au peuple. Il ne contourne pas le pouvoir législatif, car ce dernier est exercé par le peuple souverain soit directement (référendum), soit indirectement (par ses représentants au parlement).

    5) Concernant les ordonnances – qui sera soit dit en passant le mode de législation que souhaite faire Macron pour la loi travail II -, il s’agit là effectivement d’un vrai contournement du pouvoir législatif. Mais pour qu’il puisse gouverner par ordonnance, il est nécessaire d’obtenir préalablement l’accord du parlement. Sans cet accord, il ne peut le faire.. Il est fort probable que Marine Le Pen n’aura pas l’accord du parlement, alors que Macron, lui, risque plus de l’avoir.

    6) Promulguer une loi ne donne pas la suprématie sur le pouvoir législatif. Promulguer une loi signifie simplement acter que la loi a été correctement voté par les assemblées, et qu’elle peut être publiée au Journal Officiel !

    7) Dissoudre une assemblée n’est pas avoir la suprématie sur le pouvoir législatif. C’est juste redemander au peuple de choisir de nouveaux représentants. Il n’y a qu’à demander à Jacques Chirac ce qu’il en pense de cette suprématie !

    Jusqu’à présent, je ne vois aucun pouvoir exceptionnel qui ne soit pas « contrecarrable » soit par le peuple directement, soit indirectement par ses représentants à l’assemblée.

    Le seul pouvoir exceptionnel est défini à l’article 16 dont Cédric nous a reporté l’alinéa 1 qui, justement, précise les cas de mise en œuvre : il faut que la Nation soit menacée de manière grave ET immédiate, ET que le fonctionnement des institutions (gouvernement, parlements) défini par la constitution est interrompu. Ces pouvoirs sont limités dans le temps. Et s’ils sont manifestement abusifs, le parlement a la possibilité de réunir la Haute Cour, dans le but de destituer le Président en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat . Pour moi, il me semble évident que l’abus de pouvoir qu’offre l’article 16 est un cas de haute trahison et de destitution.

    Il y a donc là encore un contre pouvoir.

    1. Pour moi, il me semble évident que l’abus de pouvoir qu’offre l’article 16 est un cas de haute trahison et de destitution.

      Le problème, c’est qu’il te « semble », et que le droit, c’est un peu plus complexe que les semblants, surtout quand ils sont faux. Raison pour laquelle, quand on est pas juriste, c’est pas inutile de faire appel à l’opinion d’un juriste. Je l’ai dit ailleurs, je le redis ici : il est beaucoup plus simple d’un point de vue institutionnel d’activer l’article 16 que de réunir le parlement en haute cour, surtout sous un pouvoir pénien qui par construction disposerait d’une majorité au moins dans l’une des deux assemblées.

      Ne compte donc pas te rassurer à bon compte François, ça ne marche pas comme ça.

      1. surtout sous un pouvoir pénien qui par construction disposerait d’une majorité au moins dans l’une des deux assemblées.

        Justement, il n’y a aucun risque que le FN ait la majorité à l’Assemblée Nationale ET au Sénat. Sauf à changer la loi de nomination des députés, et donc à passer par un référendum que le peuple peut aisément refuser.

      2. Ou à s’appuyer sur l’état d’urgence et justifier à la moindre occasion les pleins pouvoirs puis une dissolution.
        C’est l’histoire d’un mec au milieu d’une forêt qui allume un barbecue « vous inquiétez pas, y a aucun risque ! »

      3. François, lis le Canard Enchaîné demain, il y aura un article qui t’explique comment la pénienne compte s’y prendre pour asseoir de force le pouvoir.
        Petit extrait en avant-première, rien que pour toi :

        « Si la nouvelle Assemblée nous est hostile, nous changerons la loi électorale par un référendum organisé dès l’été prochain, puis la Présidente dissoudra l’Assemblée… » annonce au « Canard » Gilles Lebreton, professeur de droit public, député européen FN et membre du « conseil stratégique de campagne » de Le Pen.
        La candidate ne prend pas les électeurs en traître : tout ou presque se trouve déjà écrit dans son programme officiel.
        Le projet frontière de nouvelle loi électorale figure au titre V : il s’agit d’élire les députés à la « proportionnelle intégrale ». Cette idée assez populaire cache une véritable entourloupe. Car la proportionnelle à la sauce lepéniste attribue « une prime majoritaire de 30 % des sièges à la liste arrivée en tête ».

        T’as compris là comment ça va se passer, ou je te fais un dessin ?

      4. Le FN est donc bien un parti hors du cadre républicain, vous ne cessez de le dire depuis des jours ici, faudra bien donc le dissoudre et le décapité avec fermeté. Sinon je ne saisi pas votre cohérence.

      5. @ CloClo :
        Ce que tu ne veux pas admettre, c’est que le FN est complètement dans le cadre républicain, parce que complètement dans le cadre constitutionnel de cette république. On peut le regretter (et d’aucuns, hagards, découvrent leur propre Constitution …), mais c’est ainsi.
        L’exemple mit en exergue n’est que l’application des pouvoirs définis par la Constitution de 1958 : référendum, dissolution, loi électorale, …
        Et le fait d’intégrer une ‘prime’ au parti arrivé en tête n’est pas on républicain : c’est le cas dans de nombreux pays européens, notamment … la Grèce.

      6. J’en avais parlé de cette histoire de référendum pour modifier les règles électorales des législatives, mais je ne sais plus où. Je ne savais pas qu’il était dans le programme du FN (ça fait parti des trucs que je n’ai pas lu …, peut-être à tord !). Mais je suis certain que les français ne voteront pas pour, surtout s’il y a une prime majoritaire. Il n’y aura pas dans cette proposition à avoir des états d’âme et des questionnements comme on peut avoir maintenant entre voter Macron et voter blanc. Là, il est évident qu’il n’y aura qu’une solution républicaine, sans effets secondaires nocifs.

        Je suis partisan d’une représentation proportionnelle non intégrale et bien sûr sans prime majoritaire. Cette dernière annule l’effet bénéfique d’une proportionnelle qui consiste à faire représenter les minorités.

      7. Zebu,

        Ce n’est pas sur l’astuce énoncée par JA à propos de la modification de la Loi électorale ou autre artifice à la gomme du genre que je dis qu’il n’est pas républicain, peuvent bien donner la prime qu’ils veulent les gonzes. C’est sur les valeurs et les droits ! Les VALEURS et les droits !

        Un régime démocrate qui mettrait à l’ordre du jour le rétablissement de l’esclavage (et c’est pas une anecdote au hasard eu égard à la crise énergétique qui nous guettent de loin) ne serait pas à mes yeux un régime démocrate. Les institutions, le vote, tout le bastringue sans des droits et des valeurs humanistes ne sont rien à mes yeux. Rien de plus qu’un système.

        Donc je le redis pour que ça rentre bien ta tête, le FN n’est pas un parti républicain.

    2. Merci François de ces mises au point constitutionnelles, juridiques, politiques et logiques. Si l’on ne fait pas la différence entre le texte et son actualisation interprétative par des rôles et les acteurs législatifs, judiciaires et exécutifs distincts, dont notre constitution et notre système juridique posent fermement l’existence et la mission, alors on fait le lit de la religion féroce. La religion de la liberté individuelle absolue régie mécaniquement par le pouvoir du capital monétaire de la ploutocratie hors sol et hors loi des citoyens.

      Le président de la République n’est pas le chef de l’exécutif ni dans le texte ni dans l’esprit de la constitution de la 5ème République. C’est bien le premier ministre qui dirige et conduit le gouvernement à la condition fondamentale déterminante de ne pas agir contre l’opinion de la majorité des députés. Le président de la république n’a qu’un pouvoir judiciaire particulier qui est de nommer le premier ministre dont la politique exécutive puisse être soutenue par les majorités d’opinion que le président discerne au sein du corps des députés de l’Assemblée Nationale. Une fois le premier ministre investi du pouvoir exécutif de la majorité politique de l’Assemblée, le Président ne peut rien décider d’autre que les commentaires qu’il fait de la politique gouvernementale devant l’opinion et la dissolution de l’Assemblée Nationale s’il juge que celle-ci n’est pas en phase avec le pouvoir exécutif ni avec la majorité du corps électoral.

      Le problème de l’électeur démocrate entre les candidatures Le Pen et Macron n’est pas de choisir le moins pire des dictateurs mais de désigner le moins mauvais censeur de la politique gouvernementale que le futur président sera au nom de la nation souveraine. Contrairement à ce qu’ont laissé croire la plupart des candidats emportés dans le spectacle médiatique, l’élection présidentielle n’est pas le choix d’une politique ni de son chef exécutif. Eu égard au triomphe de l’ordo-libéralisme en France par le moyen de la technocratie bruxelloise et de la finance indépendante des États de droit, la fonction du futur président français ne sera pas d’incarner une prépondérance de la droite ou de la gauche, soient-elles extrêmes, mais d’interpréter la volonté du peuple français à se dissoudre dans le consumérisme globalisé ou à poursuivre son projet de démocratie sociale juste.

      Quel que soit le gagnant du second tour de l’élection présidentielle, une infime partie de ce qui aura été promis par les candidats sera appliqué, sauf si les électeurs désignent une majorité absolue de députés dans le parti politique du futur président. Or la décrédibilisation des programmes et des projets qui ont structuré la vie politique française depuis une génération est beaucoup trop profonde pour qu’une majorité parlementaire claire se dégage par la dynamique de l’élection présidentielle. La recomposition du paysage politique autour des enjeux concrets de la protection sociale, du pouvoir des États, de la régulation financière, de la responsabilité économique, de la régénération des milieux naturels va se faire par tâtonnements, essais et erreurs. Il y aura probablement cohabitation de visions différentes entre Assemblée Nationale, Gouvernement et Président de la République. Il est vraisemblable que l’Assemblée Nationale sera dissoute, que plusieurs premiers ministres se succéderont et que le Président démissionnera ou sera mis en accusation avant la fin de son mandat.

      Le danger imminent pour la démocratie en France, en Europe et pour la civilisation humaine est une victoire trop massive d’Emmanuel Macron. Elle provoquerait une adhésion factice au programme libéral flou du nouveau président qui serait poussé à accentuer l’effacement de la fonction du premier ministre pour pallier l’inconsistance politique du futur parlement dominé par un marais d’extrême centre. Le Président de la République pourrait ne plus être qu’un associé gérant délégué par la finance globale pour administrer le démantèlement de la souveraineté des États définitivement démis de leur fonction de régulation économique, financière et monétaire au service de la société civile et des droits réels des citoyens.

      1. C’est la première fois que je vous comprends PSDJ !

        Et en résumé pour ceux qui ni capte que pouic :

        « Le danger imminent pour la démocratie en France, en Europe et pour la civilisation humaine est une victoire trop massive d’Emmanuel Macron. »

        Clair, simple et précis dans le texte !

      2. CloClo 5 mai 2017 à 19 h 23 min
        Imaginez ce qui vous serait arrivé si vous aviez écrit la même chose. ça m’intrigue de me trouver parfois en accord avec PSDJ. Quand à François c’est bien de corriger CM. J’ai la flemme, pis les corrections répétées, ça fait maltraitance.

      3. Ah bah, mon cher Rosebud, moi je l’ai écrit plein de fois mais avec des mots de neuneus comme le neuneu que je suis donc on me voit arriver comme un gros éléphant épileptique dans un couloir ! Et pan, abattu d’une balle en plein Front (un peu sur la Gauche).

        PSDJ, lui, c’est une science de l’invisibilité à ce niveau, un as du camouflage, le caméléon de la phrase. Si t’es pas concentré tu passes à côté directe et vlan perdu dans les méandres du « hein mekeskidi » ? Là j’ai eu beaucoup de chance je dois dire. Suis même plutôt fier de moi en fait ! Du premier coup je tire l’essentiel, un truc de dingue.

      4. Je ne vois pas personnellement en quoi l’élection plus ou moins massive de Macron à la présidentielle ,modifie quoi que ce soit à ce qui doit et peut se passer aux législatives ensuite , et donc vis à vis de la parade au risque envisagé . Mais je suis d’accord ( je crois même l’avoir revendiqué depuis longtemps , bien avant le premier tour ) pour dire qu’un président de la République française , en particulier quelques mois avant une élection majeure en Allemagne , a besoin d’une élection confortable et la plus massive possible ,pour se donner des forces de faire bouger les lignes à l’internationale ,pour aller dans le sens de l’Europe que les français auront clairement choisi . A cette heure , je crois que l’on peut avancer que les français choisissent l’Europe , mais que la campagne , et surement pas le débat récent , n’auront pas permis de véritablement dessiner . Il n’y a donc pas lieu de donner ce blanc seing à Macron . Il n’y aurait qu’à gagner , pour notre avenir réel , à ce que cette « Europe nouvelle » soit l’enjeu majeure et signifiant des législatives . Mais je ne suis pas sur que LR , PS , EELV, PC et FI ne se contenteront pas des thématiques franco-françaises , hélas . Quant à faire démissionner Macron avant qu’il ne soit élu ……

        Par contre , je vois très bien ce qu’un score plus ou moins élevé du FN peut apporter comme risque vis à vis de tous les partis autres .

        @PSDJ : auriez vous été plus clair que MLP sur l’euro , le franc , l’écu ?

      5. Je fanfaronne d’avoir pu une fois en, je ne sais pas combien d’années, lire un truc clair chez PSdJ, monsieur JA le libéral libertaire qui s’ignore ou qui s’assume pô ! 😛

        La République et la fRance sont sauvées Juju faut se décoincer, même si l’abstention s’envole, c’est plié ! Macron est le 8 ième Président de la République fRancaise…

        Maintenant, on va voir ce qu’on va voir hein. Ben rien du tout, as usual ! Faut vraiment être d’une naïveté confondante et d’un gnangnantisme à toute épreuve pour penser l’inverse avec un ersatz de bonhomme comme ce Macromagnon des temps modernes.

        T’es un mec bien ça se voit à tes interventions toujours correctes et pertinentes, mais tout ça est assis sur une erreur de lecture fondamentale (selon moi mais j’ai la science infuse, et je vois dans l’avenir, ouais je suis très humble en fait) : Qu’on peut changer les choses de l’intérieur par la réforme et les bonnes volontés le tout en arrosant de patience couplé à beaucoup d’Espoir.
        T’es foutu JA. On est tous foutus. On va vers les temps sombres et les ténèbres sur Terre = La guerre. (Normalement là ça fait cré cré peur). Macronite nous y conduira En Marchant doucement au lieu de courir comme l’autre folle. Mais leur destination est la même. Quitte à sombrer autant se trouver en première classe comme sur le Titanic à siroter du champagne en écoutant de la bonne musique sur les invitations des gentils libéraux libertaires ! Et moi je suis bien d’accord car j’ai le ticket pour rentrer dans la salle de bals. Simplement j’avais envisager qu’on puisse faire un radeau avec les lames du parquets et le piano à queue. Mais bon, hein, on s’en fout. Santé !

      6. Pierre,
        Il y a plusieurs niveaux d’adhésion.
        L’adhésion qu’a obtenue Macron sur son programme et son positionnement correspond à moins de 24% des suffrages exprimés du premier tour. Il le sait très bien et tout le monde avec.
        Dans le débat du deuxième il a montré des qualités humaines qui vont entraîner une adhésion sur la personne (j’en suis). Ça en met une deuxième couche plus ou moins superposée a la première. Les sondeurs décortiqueront tout ça dans les prochains jours.
        2) the winner Takes all
        Ce que la 5 eme instaure c’est l’incarnation de la « nation » pour diriger l’état. Elle infantilise le peuple qui attend un guide a la de Gaulle. A ce titre l’exemplarité de la personne du président et de sa sphère est capitale.
        Mercredi soir Monsieur Macron a été exemplaire, et a pu venir a bout du FN, non seulement par ses mots mais aussi par attitude corporelle.
        Je pense qu’idéologiquement c’est énorme en terme de capital symbolique et politique. Il faut se rappeler que dans l’historie de la société du spectacle seul Tapie a pu faire cela a grand coups de gueule comme et contre le père Le Pen.
        La Macron y arrive grâce a sa résilience, son intelligence, de la ténacité, de la douceur, aucune vulgarité, une langue riche et juste et bien sur la nature de son adversaire. Bref une figure exemplaire.
        Apres avoir terrasse le dragon combien de temps restera t’il Saint Georges? Ça nul ne le sait mais, j’ai beau ne pas miser un kopeck sur sa politique de compétitivité, constater la tiédeur de son programme écologique, et l’absence de vision vraiment nouvelle Il a ma sympathie (pour l’instant) . Paradoxalement Je pense qu’une meilleure mobilité sociale peut advenir de sa politique sur les petites entreprises. Et ça peut faire beaucoup en terme de cohésion nationale.
        IL a raison de ne rien négocier à ce stade sur son programme initial et de garder son capital de nego pour la suite. Et accessoirement de ne pas concéder une victoire symbolique a son principal adversaire à gauche: Mélenchon qui a la bêtise de se mettre en position de perdant, après avoir eu l’indécense d’une position honteuse sur le plan éthique, en se reniant qui plus est.
        3) Leader de la France Insoumise arrêtez de chouiner!
        Votre dernier paragraphe est pas pique des hannetons:
        « Le danger imminent pour la démocratie en France, en Europe et pour la civilisation humaine est une victoire trop massive d’Emmanuel Macron ». Quel délire complet!! surtout dans le contexte international actuel.
        Mais quelle est cette surenchère semantique a la maniere de Ruffin qui « essaye de faire mieux » que Marine Le Pen (déjà cette phrase d’un insoumis est hallucinante) en répètant plusieurs fois dans son texte: « vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï ». N’osant pas assumer ses propres sentiments.
        La haine, la colère, le dépit ça ne fait pas une politique et un avenir en commun, meme si vous avez des raisons. Mais réveillez à la FI(n), la présidentielle est derrière nous. Construisez un plan pour les législatives et une doctrine pour l’après plutôt que de rester englués dans le ressentiment!

  22. Tiens en passant, vous avez lu l’article de Panagiotis Grigoriou.

    La photo de la vieille dame sur le banc SDF, sous ce soleil éclatant a fini par attirer mon attention vers le corps du texte :

    « Emmanuel Macron appartient ainsi à cette première génération 100% cooptée d’automates de la “politique” robotisée, à une différence près : les électeurs sont encore gentiment “menés” à finaliser le choix de… l’Empire. Seulement, ce processus métanthropique, se terminera tôt ou tard (si rien ne change), et tout simplement le droit de vote sera supprimé (du moins très largement réduit). »

    Sic.

    N’oublions pas l’esprit des textes/lois, comme l’a rappelé récemment JORION à propos de la parabole des talents. Sinon à lire de trop près on perd de vue l’ensemble et on se fourvoie pensant bien faire !

    1. CloClo

      Macaron, c’est de la tragédie grecque, comme dans « La Guerre des étoiles » quand l’Empire apparaît comme le seul et unique recours.

  23. Ok, si MLP arrive au pouvoir, il est possible qu’elle se serve des institutions de la Vème république, ainsi que des lois liberticides qui ont été votées ces dernières années, de la surveillance généralisée qui a été mise en place, pour installer un gouvernement « fasciste »…

    Il serait bien temps de s’en rendre compte. Je ne vois pas beaucoup de gens qui évoquent les deux derniers points d’ailleurs. Quand au premier point, il y avait au moins deux candidats qui proposaient de sortir de ces institutions, dont un aurait pu battre MLP et se retrouver à sa place au 2ème tour. On va pas refaire le match, mais ça me fait quand même bouillir intérieurement de lire Cédric Mas écrire ça, après ce qu’il a dit sur le candidat de la France Insoumise ici même.

    Donc, Marine Le Pen n’est pas une option. D’accord.

    Maintenant, je pose la question : Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer qu’Emmanuel Macron ne va pas utiliser ces mêmes outils pour installer de manière irréversible l’ultralibéralisme en France ? Il aura, en plus des éléments déjà cité plus haut, le soutien de, à la louche, 80 % des médias et 80 % de l’oligarchie.

    Enfin : comment fait-on de débarrasser de l’ultralibéralisme, qui je le rappelle, est en train de détruire la planète ? Elle est où, la sortie de secours ? Est-ce que c’est voter Philippe Poutou ?

    1. Si Marine le Pen est élue dimanche soir, les bonnes questions que vous posez ne pourrons plus être posées.

      1. Arnaud dit :
        3 mai 2017 à 11 h 43 min
        « Si Marine le Pen est élue dimanche soir, les bonnes questions que vous posez ne pourrons plus être posées. »

        Bien, et comme Lepen depuis la fin du premier tour ne peut absolument pas être élue (1), posons-nous les bonnes questions:

        Comment et pourquoi les directions syndicales au printemps derniers ont-elles sabotées méticuleusement la mobilisation et laisser le chef du gouvernement Valls faire passer la Loi Travail à coup de 49,3 ?

        Pourquoi suite au premier tour des primaires à gauche, Hamon qui était alors en position de force, a-t-il aussi vite choisit de passer un pacte de non-agression avec le populiste Mélenchon, de capituler devant le nationalisme ?

        Pourquoi la direction du PCF a-t-elle refusée de chercher un accord aux Législatives avec la direction du PS, en échange d’un soutien à Hamon, et s’est fourvoyée à soutenir un Mélenchon qui aujourd’hui menace le PCF de disparition ?

        Pourquoi lorsque Valls, Le Drian, Delanoé, Hollande se sont-ils prononcés ouvertement pour le vote Macron, l’équipe de campagne de Hamon et le candidat Benoit, n’a-t-elle pas exigée de la direction du PS un Congrès extraordinaire, une réaction, l’exclusion de ses saboteurs de campagne ?

        Pourquoi avons-nous l’impression que ce sont les directions du PS et du PCF qui semblent accepter comme allant de soi la disparition programmée de leurs partis politiques ?

        Dans quelques jours va s’ouvrir la campagne des élections législatives, chacun s’apprête à reproduire à l’identique la même stratégie ayant éliminée la gauche et propulsée Lepen et Macron au second tour, que cherche les auteurs de cette haute politique: nous culpabiliser de nouveau et chercher à nous forcer de faire barrage au second tour des législatives au FN, avec un bulletin « Les Républicains » ?

        Voilà certaines « bonnes questions », questions que ceux qui nous poussent au vote Macron dimanche, ne se posent pas, ne posent jamais. Et cela pose à mon avis la question de savoir si nous sommes toujours dans une démocratie ayant un pied gauche et un pied droit, où si, changement d’époque, nous rentrons dans un moment politique en France, où la bourgeoisie ne peut plus tolérer, qu’un pouvoir exécutif fort (ordonnances) et d’une opposition de sa majesté (majorité godillot)!

        (1) A l’aune des simples report de voix du premier tour, Macron sera dimanche environ à 17 millions de voix, Lepen environ à 11.

        Comment croire qu’un débat télévisé puisse influer à ce point le résultat d’un électorat qui en a vu d’autre ?

        Nous sommes complètement dans la société spectacle. La fin de l’Empire Romain est proche, du pain et des jeux, à moins que des esprits libres comme nous le sommes sur ce forum, commencent à vouloir répondre aux questions politiques essentielles de notre temps.

        Le camarade Julien Alexandre dit sur ce blog qu’au moins le camarade Eninel est cohérent.

        Oui mais un révolutionnaire ne fait pas le printemps !

    2. J’adore la certitude qu’ont les « pro-Macron de force » à penser qu’une fois Marine Le Pen élue, plus rien ne sera possible. La probabilité qu’elle prenne le pouvoir de force est très très faible.

      Je me permets donc d’emprunter à Julien Alexandre une de ses réponses sur un autre fil de discussion : le pire n’est jamais certain, réponse qui m’avait été donnée lorsque j’ai dit qu’il était très probable que voter Macron maintenant, vue sa politique ultralibérale, c’était donner des voix à Le Pen plus tard, pour un parti qui serait encore plus fort.

      Sur le fond du post de Jacleon, j’étais effaré à chaque loi liberticide en pensant à chaque fois, comme lui maintenant, qu’elle pourrait hélas aider un gouvernement nettement moins soucieux du respect de la démocratie … Et quand j’en parlais autour de moi, on me sortait « mais je n’ai rien à cacher, je suis honnête … » Maintenant, il existe des outils, des fichiers qui peuvent être facilement détournés par des extrémistes au pouvoir.

      Merci aux bien-pensants Valls / Macron / Hollande, qui veulent en plus maintenant nous culpabiliser si on ne votait pas pour leur candidat chouchou et chouchou de ces financiers tant adorés ! Honte à eux.

      1. J’adore la certitude qu’ont les « pro-Macron de force » à penser qu’une fois Marine Le Pen élue, plus rien ne sera possible. La probabilité qu’elle prenne le pouvoir de force est très très faible.

        C’est combien alors la probabilité ?

      2. La même que celle de voir Marine Le Pen élue au deuxième tour : bien inférieure à 1%.

  24. Une analyse très intéressante sur ce second tour de la présidentielle, que j’ai découverte par hasard en surfant sur le net, par un bloggeur (Paul Arbair) dont je n’avais jamais entendu parlé.

    Analyse que je vous propose de lire :
    https://paularbair.wordpress.com/2017/05/02/un-second-tour-a-qui-perd-gagne/

    Pour ceux qui veulent se réconforter de leur vote forcé pour Macron, ils peuvent toujours aller « voter » sur la pétition suivante :
    https://www.change.org/p/11121770/psf/offer/subscription?offer_id=4232

    Cela aura le même effet que le hashtag #pasmonpresident, la complexité de la photo dans l’isoloir en moins !

    1. Oui, c’est une bonne idée pour faire passer la pilule. D’autres proposaient d’envoyer des mails plutôt à En Marche! pour préciser qu’ils avaient voté Macron mais surtout contre la pénienne. Tout est bon à prendre, du moment que cela permet d’éviter le pire.

  25. Tant de façons d’être fascistes
    ROGER-POL DROIT Le 13/04 à 11:39

    « Reconnaître le fascisme, d’Umberto Eco. Traduit de l’italien par Myriem Bouzaher.
    « Il analyse donc ce qu’il nomme « Ur-fascisme », cette matrice originaire et permanente d’où naissent des dictatures diverses, selon les époques, les pays, les circonstances. « On peut jouer au fascisme de mille façons, sans que jamais le nom du jeu change » insiste Eco en décortiquant la panoplie de base, et précisant que tous les éléments n’ont pas besoin d’être réunis pour qu’un fascisme s’installe. Le menu est riche. Culte de la tradition, qui rend la recherche inutile ou suspecte. Refus du modernisme, qui favorise l’irrationnel. Valorisation de l’action pour l’action, qui suscite défiance ou mépris envers la culture. Crainte des désaccords, angoisse des différences, obsession du complot. Surestimation d’ennemis prétendument très forts, bien que très fragiles et faciles à vaincre. Proclamation de la supériorité d’une nation, d’une race, d’un peuple. Glorification des héros, de la guerre et des luttes. Construction d’un peuple parlant d’une seule voix, mais trahi et délaissé par ses représentants… »

    « Un fascisme peut ainsi naître de plusieurs manières différentes, post-vichyste, ou post-stalinienne. Il pourrait aussi être islamique, post-moderne, post-démocratique – mais chaque fois nostalgique, autoritaire et intransigeant. Tous les cas de figure demeurent résistibles. A condition, évidemment, qu’on y veille tant qu’il est encore temps. »
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0211969693493-tant-de-facons-detre-fascistes-2079631.php

  26. Une idée pour la paix, que chaque nouveau-né soit baptisé par plusieurs prénoms comme l’état civil le permet. Avec le prénom de l’aïeul d’autres de consonance arabe, juive, chinoise, anglais, espagnol, et que l’on puisse s’identifier en classe au travail avec…que l’identité et la citoyenneté soient multiples tout en étant Un.

  27. « Avec le prénom de l’aïeul d’autres de consonance arabe, juive, chinoise, anglais, espagnol, et que l’on puisse s’identifier en classe au travail avec…que l’identité et la citoyenneté soient multiples tout en étant Un. »

    Réalisable ? No sé. Qu’est ce qui nous empêche de le faire avec nos proches ?
    En tout cas l’idée est jolie, poétique et promeut, l’accueil l’ouverture à la différence et la tolérance, ça me plait !!! Chouette, Avec des langues étrangères qui sont « chantantes » juif espagnol….etc<;;;
    Comme UN ?
    Comme les étoiles ? Chouette.

    https://www.youtube.com/watch?v=I1TOAzSmDWE

    Mais bon , teussion, je suis pas fi l'ami…… 😉

    1. Gud,

      Voilà l’occasion de faire des jumelages, des correspondances, cela va plus loin que le multiculturalisme, c’est l’Un, terrien qu’on se le dise!
      Pour interdire Le Pen suffit d’interdire à un candidat de se présenter 3fois à une élection. Ou toute scrutin ne comptant pas plus de 2/3 de suffrage uninominalement exprimé soit invalidée et les candidats inapte à concourir pour le scrutin suivant.
      Pour une république française Javanaise, archétypique de la mondialisation vue du ciel. Peace.

  28. Non moi c’est Gudule, pas de raccourci malheureux please Cornélius….

    Le multiculturalisme mosaïque existe déjà de Fait. M^me si certains groupes obscurs néo-fascisants, prônant la fermeture et le repli identitaire passéiste et mortifère, s’emploient à le réfuter.
    Je pense qu’une bonne politique, qui redonnerait espoir et confiance, en acte, à tout un chacun, serait mieux à m^me de dissoudre voire de pulvériser cette chienlit destructrice. Ie cette abdication politique et économique de fait, nommée et ainsi démasquée. Donc de soumission, de fait, à la peur et à l’enfermement, en lieu et place de l’espoir et de l’ouverture. Ni plus, ni moins. Car c’est bien de la souffrance et de la misère ie du désespoir, essentiellement, dont les extrêmes se nourrissent. On ne construit pas un édifice, une société humaniste, ouverte et progressiste, avec du bois pourri.

    « C’est en cherchant à répondre à ces questions qu’Amartya Sen a élaboré l’approche dite « des capabilités ». Selon lui, ce qu’il faut égaliser est la « capacité » des gens à choisir et à combiner différentes actions pour réaliser leurs projets. Dans cette perspective, la redistribution des ressources n’est qu’un moyen parmi d’autres. Ce qui compte en matière de justice sociale est de choisir les politiques qui élargissent les possibilités d’action. Autrement dit, la liberté de tout un chacun. »

    « L’idée que la pauvreté est une privation de liberté ne va pas de soi. On peut la comprendre en comparant, comme le fait Amartya Sen, la situation de deux personnes : l’une qui jeûne et l’autre malnutrie. Du point de vue des ressources et du mal-être, les deux se retrouvent dans une situation identique. Mais ce qui fait la différence est que l’une a choisi de ne pas manger et l’autre n’a pas eu le choix. L’idée d’Amartya Sen est que comparer les possibilités d’action dont disposent les individus, leurs « capabilités », constitue une meilleure façon de comprendre les inégalités que comparer leur niveau de ressources ou de satisfaction. »
    https://theconversation.com/quest-ce-que-le-liberalisme-egalitaire-comprendre-la-philosophie-de-macron-76808

    Populisme démagogique. Bois pourri en acte !
    Cent jours de dépression pour un Donald Trump presque avalé par le système
    29 avril 2017, 08:38 CEST
    https://theconversation.com/cent-jours-de-depression-pour-un-donald-trump-presque-avale-par-le-systeme-76912

    1. Gudule 4 mai 2017 à 7 h 42 min

      Malheureux raccourci ? MDR !

      le « maléfique docteur Cornélius » doit se tenir les côtes comme Rosebud1871. Il n’y avait pas besoin d’un raccourci, au lu des précédents envois.
      C’est comme l’insistance de MLP à abuser du verbe « soumettre » dans le pseudo débat, ah les messages subliminaux, mieux vaut les entendre pour ne pas y être pris en se prenant pour un « esprit libre ».

      1. On entend dire que Lacan se promenait avec un poing américain dans la poche mais on sait que Rosebud déambule de par le monde et bat la campagne avec dans son veston multi-poches de baroudeur en retraite une patte de lapin de clapier industriel à droite et à gauche un diplôme de pepsychologue lacanoïde délivré en 1968 par l’Université Royale de Bruxelles-Bonux.

      2. vigneron 4 mai 2017 à 11 h 18 min
        Non seulement j’avais déjà parfaitement repéré à vous lire que vous et un autre blogueur à le lire, avaient eu accès à mon patronyme officiel, ce qui suppose des indiscrétions, mais maintenant je lis que votre relation avec les Renseignements Généraux sans doute, vous ont permis d’avoir au moins une photo du pseudo Rosebud1871, et qu’en plus vous avez pisté mon CV. Au moins je vous ais intrigué. Personne ne viendra m’arrêter pour le moment.
        Pensée compatissante à tous les naïfs qui souhaitent que chacun intervienne sur l’internet avec sa « vraie » identité.
        Là : 4 mai 2017 à 10 h 47 min

      3. Mais arrête de lire la presse officielle putinassière Rosetruc, j’en ai strictement rien à cirer de ton casier et de ton CV, l’ectoplasme déambulant qui te sert de couverture sert tout aussi largement à satisfaire ma bonne humeur.
        PS: Faut se faire soigner gars, y’a pas que des agents du KGB et de la CIA dans la vraie vie, adorable Pepsi-Bonux 1871.

    2. vigneron 4 mai 2017 à 12 h 59 min

      « j’en ai strictement rien à cirer de ton casier et de ton CV »

      Trop tard, le sous-marin, ou le sous-marine, vous l’avez dévoilé, et il ne vous est plus possible d’écrire que vous n’en avez rien à cirer. Ce n’est pas de la suite dans les idées, c’est de la fuite dans les idées, et pas seulement dans les idées.

    3. Rosebud1871 dit :
      4 mai 2017 à 9 h 32 min

      Les masques tombent : Mélenchon-Rosebud hologramme de M.Le Pen.
      Le pôv… Parfois le chemin est dur. Et quel naufrage….

      1. Non, je préfère l’anamorphose, mais avec vous chaque fois que l’on ose, vous transformez chaque pause, en lordose. Rosebud, triste Cire…
        Si-fait, de votre visqueuse poulpitude j’ai eu ma dose.
        Caresse à la patte de lapin morte et bien le bonjour au vicomte, kamarad.

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