Le vrai pouvoir, c’est celui de l’argent, par AncestraL

Billet invité.

Nous n’en avons plus longtemps sur Terre (lisez le terrible Requiem de Philippe Soubeyrand) et nous ne sommes plus en démocratie depuis bien longtemps (lisez ce dernier billet de Stephane Gaufres).

Sur ce blog et en bien d’autres endroits de France, et du monde, on discute, on dispute, et l’on combat. Mais rappelez-vous les paroles de Rousseau dans son Contrat Social : « …Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort : il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde… ».

Alors : cela vaut-il la peine de se battre pour des moulins à vent (la démocratie, comme Don Quichotte) ? Alors : que faire ? Que faire ? Car : qui détient vraiment le pouvoir ? Que permet ce pouvoir ? Comment donc le prendre ?

Donc le vrai pouvoir, c’est celui de l’argent, on le sait bien, tout se décide en fonction de celui qui achète des hommes – tout désignés par d’autres – pour aller dans le sens des donneurs d’ordres de l’ombre et et autres fournisseurs de costumes et de mallettes « blindées » de fric. L’argent des ultra-libéraux, qui façonne le monde (je recommande pour en voir toute la dimension, le magnifique ouvrage de Matthieu Auzanneau, L’Or Noir) a submergé toutes les âmes de ce monde. Toutes courent après, et non pour vivre mais pour survivre, car notre vie on nous l’a achetée – elle n’est plus à nous, nous l’avons vendue au plus offrant.

Il n’est plus possible de vivre sa vie sans argent de nos jours, à moins de se retrouver dans la Nature où la vie en fin de compte, n’est donc que cette vie intérieure qui contemple l’extérieur. Tout ce dont nous avons besoin pour vivre….s’achète. C’est ainsi que l’on nous a volé autonomie et indépendance. Or nous sommes confrontés, dans la lutte politique, à la lutte pour la reconnaissance de l’Existence, cette manifestation extérieure de nous-même. Or, « il est plus important de réussir sa vie que de réussir dans la vie ». Que voulons-nous donc ? Vivre ? Survivre ? Peut-on avoir le beurre et l’argent du beurre ? « Pendant que l’on attend de vivre, la vie passe » disait Sénèque.

Mon enfant grandit « comme un champignon ou comme un bambou !». Ce sont ses mots.

Je suis meurtri de voir comme tout ne fait qu’empirer, que son « avenir » est en jeu, qu’il se joue plus que jamais minute par minute et, souvent, j’ai honte d’être humain. Nous assistons, impuissants (rappelez-vous à ce sujet Jacques Ellul et son livre L’illusion politique), à la chute de notre société, et nous n’avons que nos yeux pour pleurer. Toute cette vie en société, citadine, tout cela s’écroule, emmenant avec elle la planète entière sur laquelle elle vit à crédit.

 Et j’ai ma part de responsabilité, comme tout citoyen ! Toute consommation, toute action est un geste politique. Toute inaction devant nos maîtres est une faute. Nous, je, ne devrions pas nous laisser faire. Le vote ? Les manifs ? Nos gesticulations, cela les fait bien rire, ces patrons, ces banquiers, ces politiciens ! Nous entretenons simplement une autre version de la royauté depuis que les rois ont vu leur tête sauter !

Cependant nous sommes des millions à nous accrocher à ce système de servitudes. Or, avec la force du nombre, il serait facile de le mettre à terre. Et pourtant, jamais nous n’enclenchons la cinquième vitesse.

Mais encore : nous aurions peur de vivre sans système, sans organisation, sans administration.

Pourtant, nous avons tant et tant abdiqué devant tout cela que nous sommes incapables de renverser cet état de droit (à plusieurs vitesses) qui nous rigidifie.

Le peuple a été apprivoisé – voilà ce qu’a été la Constitution, la « Démocratie » qui n’en fut jamais une, de belles idées malheureusement inachevées. Nos vies sont insatisfaisantes ? Certes, mais encore trop confortables pour que l’on se sente réellement en danger.

Sincèrement, pense-t-on vraiment que par le vote l’on obtiendra gain de cause ?

Et même, imaginons-nous vraiment – car ceux qui prônent une véritable « révolution des urnes » n’ont pas gagné la présidentielle – qu’une fois au pouvoir, les clés de l’Etat en main, l’on va réellement pouvoir s’opposer au vrai Pouvoir – celui de l’argent ? Celui des banques privées et centrales, celui des financiers de tous bords, celui des multinationales ? Celui qui n’a aucune patrie et aucun visage ?

Ces faux-monnayeurs sont les responsables de cette ère anthropocène et nous avons été ses fidèles et dévoués esclaves. Tout humain est responsable, hormis les désobéissants. Nous creusons tous d’une même main notre fosse commune.

Alors – nous le savons : seul l’argent achète la vie. Nos vies dépendent d’une minorité. Qui s’endette est esclave. Devons-nous donc calculer combien vaut une vie (je crois que cela a déjà été fait) et racheter nos vies – comme ces abolitionnistes qui rachetèrent des esclaves pour les rendre libres ? Mais à qui allons-nous réellement donner cet argent ? A l’Etat ? Aux financiers, banquiers, patrons ? Qui dirigent nos vies ? Qui achète nos votes ? Que diable devons-nous faire – rapidement, instamment, le temps coule comme du sable dans nos mains – afin de prendre le pouvoir ? Et rendre la monnaie de sa pièce à qui de droit ? De quoi avons-nous peur ? « Nos vies valent plus que leurs profits » non ? « C’est comme ça, on ne peut rien y faire » ! ? Jusqu’à quand, jusqu’où devrons-nous supporter cet « enfer des pauvres dont est fait le paradis des riches » ?

La démocratie est morte et enterrée depuis belle lurette, et nous jouons aux fantômes avec elle, espérant que par-là même, nous la ferons ressusciter (toute ressemblance avec une autre histoire est fortuite). Il va donc falloir la créer pour une fois, pour de bon, et ce n’est pas en jouant le jeu du Système – mais en brisant celui-ci – que l’on réussira. Le temps de la révolte, de l’insurrection est venu.

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75 réflexions au sujet de « Le vrai pouvoir, c’est celui de l’argent, par AncestraL »

  1. « La démocratie est morte et enterrée depuis belle lurette »
    Je crois que la démocratie est une illusion, entretenue par ceux qui ont le vrai pouvoir.
    Ceux qui ont le pouvoir de création monétaire, les maîtres de la monnaie, autrement dit les banquiers.
    Les Lumières, la Révolution de 1789, ont accouché de libertés individuelles, mais pas de la Démocratie pour autant.
    1789 accouche d’une république bourgeoise articulée autour de :

    Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789

    Art. 17. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

    « La propriété c’est le vol » disait Proudhon, la propriété des moyens de production par la classe des possédants est par définition incompatible avec la démocratie.

    Je fais ici la différence entre propriété d’usage (posséder son logement pour y habiter), et la propriété lucrative des capitalistes qui exploitent la force de travail des prolétaires pour en tirer du profit.

    Alors effectivement, nous sommes régulièrement appelés à sauver une République bourgeoise articulée autour du pourvoir de l’argent, mais la Démocratie reste un horizon, très, très lointain.

    1. J’ajouterai également que la rente de la propriété privée est totalement incompatible avec la dimension finie de la planète.

      1. Parfaitement compatible avec un univers infini et en expansion cependant.

        Juste pour le plaisir de vous prendre à défaut 😉

    2. Certes, le temps de la révolution est venu, mais nous demeurons majoritairement dans une passivité étonnante, alors qu’il s’agit d’une urgence. Constater, déplorer est une chose. Cela ne suffira pas malheureusement. Et le rapport de force en faveur des quelques-uns qui exercent leur pouvoir absolu est plutôt déséquilibré. Il est possible toutefois sans doute de résister par l’inaction totale par exemple de manière à rendre le système obsolète.

  2. « Si les riches pouvaient employer les pauvres pour mourir à leur place, les pauvres vivraient très confortablement. »

    Proverbe juif

  3. L’argent bien sûr mais derrière lui l’être humain avec son égoïsme, son besoin de domination et sa cupidité, on voit vraiment pas comment cela pourrait changer un jour, la loi du plus fort, un peu comme la loi de la gravité. Après on peut décider à un tout petit niveau de ne pas acheter, pas consommer et vivre le plus possible en marge ou aider notre entourage animaux inclus.

    1. Bien pleutre décision. Vous oubliez une caractéristique de l’être humain : la vanité. Je vous laisse choisir dans quel sens interpréter le terme…

      « Et puis je veux encore
      Lancer des pierres au ciel
      En criant Dieu est mort
      Une dernière fois »

    1. Pour dire que plutôt que des pleurnicheries et appels à « l’insurrection », je préfère l’action mode Jorion qui dessine , milite et entraine .

      Et laissez la démocratie se faire son chemin , sans la faire mourir ou naître , à tous propos et hors de propos .

      PS pour Paul Jorion : la seule révolution par l’interdiction de la spéculation ( selon la définition que vous rappelez souvent à propos ) , est ce suffisant pour reformater la Propriété ?

      1. Juannessy,

        §1/ L’appel à l’insurrection vous inquiète ? Bah le chassepot est au placard depuis longtemps…Oui c’est bien l’action de Jorion, mais je n’ai pas lu une seule interrogation ni critique de votre part de ses partis pris pendant cette campagne, ni avant…

        §2/ Laisser la démocratie patatipatata…. ce blog où pourrait figurer un panneau « propriété privée libre circulation autorisée sous certaines conditions, dons souhaités pour entretien du Domaine » a démontré que la libre circulation était balisée par le proprio et quelques petites mains, je n’en conteste pas l’acte puisque j’ai écrit plusieurs fois « charbonnier est maître chez lui », mais j’interpelle la spaltung entre le discours claironné et l’acte, pas vous.

        $3/ Fidèle des fidèles du blog, il va constater qu’après avoir martelé que l’interdiction des paris n’était pas la fin du capitalisme mais que ce n’était plus le capitalisme qu’on connait, que c’était autre chose, et que ça passe mal même chez les fidèles. relisez L’Humanité http://www.pauljorion.com/blog/2017/04/26/lhumanite-se-debarrasser-du-capitalisme-avant-quil-nous-tue/
        « reformater la propriété ? » qu’est ce à dire ?

        Vous avez voté Macron et vous vous inquiétez des paris ?

        Lisez plutôt quel est le programme des insoumis à ce sujet, que Jorion n’a pas soutenu, et qu’absolument personne n’a copier/coller sur ce blog (sauf censure pour propagande) faut le faire !

        • Séparer les banques d’affaires et de détail
        • Contrôler les mouvements de capitaux
        • Instaurer une taxe réelle sur les transactions financières
        • Interdire les ventes de gré à gré et la titrisation, plafonner les effets de levier et les rendements actionnariaux exorbitants
        • Identifier et interdire les produits dérivés toxiques et inutiles au financement ou à la couverture des flux économiques réels
        • Engager les procédures de recouvrement des 2,2 milliards d’euros d’argent public accordés sans preuve à la Société générale suite à l’affaire Kerviel, évaluer les actes comparables et poursuivre les coupables de ces abus

      2. Si vous jugez aussi mal que vous interprétez ce que vous lisez avec des lunettes teintées , je serai mort avant d’avoir compris vos dires , vos liens et vos archives .

      3. « Et laissez la démocratie se faire son chemin , sans la faire mourir ou naître , à tous propos et hors de propos  »

        Laissons la démocratie à ceux qui savent ?
        vous ?

      4. « vous interprétez ce que vous lisez avec des lunettes teintées »

        ah bon allez y dans le détail, plutôt que dans le jugement, le minimum exigible dans le jeu démocratique est d’argumenter sérieusement sinon c’est du pipeau.

      5. Rosebud1871 dit :
        12 mai 2017 à 14 h 48 min

        « …Lisez plutôt quel est le programme des insoumis à ce sujet, que Jorion n’a pas soutenu, et qu’absolument personne n’a copier/coller sur ce blog (sauf censure pour propagande) faut le faire !

        • Séparer les banques d’affaires et de détail
        • Contrôler les mouvements de capitaux
        • Instaurer une taxe réelle sur les transactions financières
        • Interdire les ventes de gré à gré et la titrisation, plafonner les effets de levier et les rendements actionnariaux exorbitants
        • Identifier et interdire les produits dérivés toxiques et inutiles au financement ou à la couverture des flux économiques réels
        • Engager les procédures de recouvrement des 2,2 milliards d’euros d’argent public accordés sans preuve à la Société générale suite à l’affaire Kerviel, évaluer les actes comparables et poursuivre les coupables de ces abus… »

        Cela n’était pas nécessaire, puisque c’est approximativement ce que dit le blog. Comme quoi il n’y a pas que les démocrates petits-bourgeois qui veulent « reformater la propriété », rafistoler, il y a aussi les escrocs qui parlent au nom du prolétariat travaillant en France !

        Ou veut nous mener la révolution citoyenne ?

        • Séparer les banques d’affaires et de détail ?

        C’est entériner l’existence des banques capitalistes … privées.
        Chez vous: Nationalisation, Expropriation sans indemnité ni rachat, cela fait parti du passé, ça fait trop daté, faut être moderne.

        • Contrôler les mouvements de capitaux ?

        Comment ? Jamais il n’est fait mention chez vous du nécessaire contrôle des changes et du contrôle du commerce extérieur. Vous vous en tenez à espérer de la BCE qu’elle dirigera les mouvements de capitaux (fictifs) vers la France.

        • Instaurer une taxe réelle sur les transactions financières ?

        Mais compter remplir les caisses du trésor en taxant des capitaux qui par définition sont fictifs, n’est ce pas le comble du charlatanisme ? Je ne suis peut-être pas un initié, mais je crois avoir lu quelque part que la spéculation sur les marchés financiers crée des bulles, et que c’est bulles à un moment ou un autre éclate. Comment fonder un budget sur du vent ?

        • Interdire les ventes de gré à gré et la titrisation, plafonner les effets de levier et les rendements actionnariaux exorbitants ?

        Interdire, interdire, d’accord mais il faut les outils pour le faire. Il faut une banque d’état, il faut un gouvernement de type dictatorial, genre dictature du prolétariat.
        Et même cette dictature dans un pays, parce que la France insoumise ne parle jamais d’exporter sa révolution citoyenne au delà de l’hexagone, comment compte-elle faire pour interdire « les rendements actionnariaux exorbitants » chez les voisins ? On va bombarder les conseils d’administrations des multinationales de Trump ?

        • Identifier et interdire les produits dérivés toxiques et inutiles au financement ou à la couverture des flux économiques réels ?

        L’identification est très simple: l’ensemble des produits dérivés sont toxiques. Mais à mon avis si Mélenchon en fait des tonnes sur le sujet, c’est qu’il n’est pas anglais. Facile pour les français à faire le procès de la finance, ils comptent si peu !

        • Engager les procédures de recouvrement des 2,2 milliards d’euros d’argent public accordés sans preuve à la Société générale suite à l’affaire Kerviel, évaluer les actes comparables et poursuivre les coupables de ces abus… »

        Alors je sais que chez vous on aime pas trop les conseils, mais avant de se faire les avocats et les défenseurs des traders en butte avec la rapacité de leurs employeurs, il y a sans doute des millions de prolétaires qui méritent eux aussi une attention particulière.
        « poursuivre les coupables de ces abus », en un mot mettre en procès la bourgeoisie. Bien, ensuite vous faites quoi des coupables ? La guillotine ou les camps ?

        A France insoumise, vous voulez vous faire les archanges de la représentation politique de la classe ouvrière travaillant en France, sans exclusive: « nous allons prendre tout l’espace à gauche », apprenez une simple petite chose arithmétique:

        Seul, vous ne pouvez pas gagner les élections législatives.

        Ah si Mélenchon avait ouvert le jeu, comme ses 19,5% l’y obligeait. S’il avait proposé aux frondeurs de Hamon, au PCF, à l’extrême gauche, aux syndicats la Gagne ! Il mériterait le respect, surtout s’il revenait sous le drapeau rouge, manière d’exprimer le fait que les travailleurs détachés ne sont plus ses ennemis principaux.

        Mais non on continue dans la même politique débile, sous le drapeau cocorico, et surtout on se réserve sa petite circonscription gagnable pour sa petite autorité.

        C’est minable ! c’est de la tarasbouille politicienne chimiquement pure ! C’est du Mélenchon ! c’est du pain bénit pour Macron !

        Après nous avoir fait perdre les présidentielles, vous êtes entrain de nous faire perdre les législatives, alors vous savez vos rafistolages à deux balles du capitalisme !!!

        On ne se sent pas obligé d’en faire trop. Histoire de décence sans doute, de la part des révolutionnaires, qui ne se considéreront citoyens, qu’à partir du moment où ils auront la force d’aider le prolétariat à instaurer sa dictature dans le pays, de rechercher immédiatement l’aide des autres prolétariats, parce qu’il n’y a aucun espoir en dehors des Etats Unis d’Europe Socialiste !

      6. Eninel 19 mai 2017 à 18 h 18 min

        Vous êtes très exigeant, tout et tout de suite !
        Les masses laborieuses, pas autant…

      7. Rosebud1871 dit :
        19 mai 2017 à 23 h 39 min
        Eninel 19 mai 2017 à 18 h 18 min

        « Vous êtes très exigeant, tout et tout de suite !
        Les masses laborieuses, pas autant… »

        JL Mélenchon affirme pouvoir gagner les élections seul, et à ce titre il rejette avec mépris le front unique.

        Il ne peut pas gagner seul, et à ce titre il se moque des masses laborieuses, qui vont payer cher sa vantardise.

        Les mêmes masses populaires, comme moi, ont horreur de se faire balader par un camelot.

        La question n’est pas de savoir qui veut tout et tout de suite, la question est de rétablir une confiance largement écornée, entre le prolétariat et ses représentants.

        Vous n’en prenez pas le chemin.

      8. Eninel ou l’art de l’enfumage permanent, très satisfait de sa prétendue pureté. Si on lit bien ses interventions ici, si on suit bien les mouvements sémantiques de son discours, une conclusion s’impose pour tout observateur pertinent : il est en fait le chantre de l’immobilisme morbide et ne s’en rend pas compte ou pire le sait et s’en satisfait amplement.

        On ne peut agir politiquement qu’en partant du réel pas d’une fiction incantatoire !

      9. CloClo .

        Comment ne pas être un chantre de l’immobilisme, lorsqu’un fort courant réactionnaire pousse à nous faire reculer ?

        Entre le conservatisme et la réaction, je préfère le conservatisme, parce que c’est justement en s’arc boutant sur ses positions, qu’au moment où le vent devient porteur on repart de l’avant !

        Marxiste, je suis bien d’accord avec vous, il faut partir du réel, et non se contenter de fictions incantatoires, comme par exemple certains malins, seuls, venant nous affirmer pouvant gagner les élections législatives.

        Et le réel, c’est sur le blog un clivage idéologique naissant, entres des tenants de l’enfumage permanent (les malins pré-cités, qui quoi qu’ils en pensent, sont les petits soldats de l’enfumeur Mélenchon), et les tenants de la révolution permanente osant souligner la vacuité de leurs prétentions et de leur programme.

        Que cette discussion se poursuive. Elle a une portée historique puisqu’elle oppose des nationalistes et des internationalistes, des réformistes et des révolutionnaires, puisque le blocage fondamentale est selon moi d’ordre idéologique.

        Merci encore à ce blog de permettre son développement.

      10. Belle démonstration Maestro ! Vacuité assumée et revendiquée avec force, inversion des données et du réel, avec passage de cirage à l’occasion, le tout saupoudrée de dialectique surannée et de noms enluminés en grande pompe. Bien, c’est ton choix. Je n’ai pas le même.

  4. A un certain niveau de revenus, nous sommes tous d’accord sur le constat. Absence de démocratie, argent roi et déresponsabilisation des élites cupides.
    Nous sommes également d’accord pour dire qu’il faut que cela change.

    En revanche, dès qu’il faut envisager le comment du changement, nous ne sommes déjà plus d’accord.

    Mieux : dès qu’il faut changer, il n’y a plus personne.
    Je repense à cette conversation que j’ai eue avec une voisine âgée. Nous partagions ce diagnostic et le besoin de changement. Elle voulait que ce soient les chômeurs et les personnes au RSA qui fassent la révolution ‘parce qu’ils n’ont rien à perdre’. Je lui ai fait remarquer que ce sont les personnes âgées dont la vie touche à sa fin qui ont le moins à perdre.

    Conclusion : nous voulons tous le changement ; comme nous sommes tous englués dans nos égoïsmes, nous voulons tous que ce soient les autres qui le fassent pour nous… et comme nous l’aurons envisagé !
    Bref, le changement c’est *pas* maintenant.

      1. @Juan
        14 mai 2017 à 20 h 36 min

        FIAT LUX !!!
        On a trouvé notre nouveau brit Luke Skywalker !

        « VIDÉO – Cet étudiant en cybersécurité de 22 ans a réussi à contrer le virus à l’origine du piratage de plusieurs dizaines de milliers d’ordinateurs en achetant un nom de domaine pour quelques dollars. Sur Twitter, il a avoué qu’il ne pensait pas que sa manoeuvre suffirait à stopper le logiciel malveillant.
        Il n’a que 22 ans, mais vendredi, il a réussi l’exploit de freiner la propagation du virus Wannacry, responsable d’une cyberattaque «sans précédent» à l’échelle mondiale. Sur son blog http://www.malwaretech.com, ce jeune résident britannique, chercheur en cybersécurité, raconte comment il a «sauté dans tous les sens» d’excitation après avoir trouvé «par accident» un moyen de ralentir l’attaque qui a touché une centaine de pays et perturbé le bon fonctionnement de dizaines d’entreprises et organisations.
        Tweetant à partir de @Malwaretechblog, le jeune homme a expliqué à l’AFP avoir trouvé la parade en trouvant et achetant un nom de domaine pour quelques dollars. «Généralement un logiciel malveillant est relié à un nom de domaine qui n’est pas enregistré. En enregistrant ce nom de domaine, on arrive à stopper sa propagation», a-t-il dit. »
        http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/05/14/32001-20170514ARTFIG00086-cyberattaque-un-jeune-britannique-a-freine-la-propagation-du-virus.php?cmtpage=0

        May the force be with you Obiwannessy ! 😉

      2. « Mais simplement apprendre à dessiner, apprendre la musique, apprendre à danser, découvrir, à son rythme, selon son envie ? »

        Pffff….mdr…Comme si on t’avait attendu, mais bien sur…
        Décoince-toi cloclo ! Dessine, peins, danse, qui est ce qui t’en empêche ?

        « Si on ne le fait pas sérieusement de s’amuser vraiment alors c’est foutu ! »
        Ouaip. Un peu de PQ parfumé pour essuyer popot le tanguy à sa môman ?

      3. Oh Gudule,

        Une formation pour répondre au bon endroit sous un commentaire ça te tente ? C’est quoi le problème, ta mutuelle te rembourse pas tes lunettes ?

        Pour l’anecdote, Gudule, je parlais de pouvoir se faire plaisir durant toute la vie, un truc qui semble t’échapper un petit peu il me semble bien à te lire en fait.

      4. « Pour l’anecdote, Gudule »

        Et bien enlève tes oeillères, mes « nuits » sont plus belles que tes jours. Pour l’anecdote, ce qu’il en ressort de tes « plaisirs » à toi, à te lire, ça suinte autant le pathos de ta sensiblerie mièvre et de ta culpabilité dégoulinante dupont-gnangnan, que l’auto-satisfaction complaisante de ta médiocrité crasse, c’est dire ce qui t’échappe …
        Décoince-toi, au lieu de brailler dans le vide, comme un tanguy attardé, ie de vomir de la prison de ta haine putride.

        Jean-Marie le Pen, sort de ce corps !

      5. Oui oui c’est ça vide toi, ça va te faire du bien ! Y a du progrès, tu réponds au bon endroit, et tout le monde peut constater les vrais visages qui se montrent avec le temps. On reconnaît les délirants au fait qu’ils croient voir le mal partout, ce que confirme ton exorcisme stupide.

        Moi je suis très à l’aise avec mes idéaux magnifiques de glande et de droits généreux qui ne sont en rien le délire que tu me prêtes. Délire qui en revanche semble plutôt t’obséder intensément, tu en trembles jusqu’à écrire en lettres capitales et en gras souvent comme une hystérique depuis quelque temps. Non mais qui te parle de tes nuits Gudule ? Pas moi, ma chère bigote.

    1. Tesson se ballade pas mal, voit effectivement beaucoup de choses que les français ne verront jamais sinon à la télé, mais ne partage pas du tout la vie quotidienne de ceux qui ici s’en plaignent.

      1. Faut-il ajouter à la Jorion, De quoi vous plaignez-vous aller donc bosser au Bangladesh ça vous remettra les pendules à l’heure.

      2. Toujours le même ressort de s’arroger plus de souffrance que les autres. Quand on a un peu fréquenté un service de réa hospitalière et qu’on en renaît, on est peut être fondé a relativiser la déploration du seul pouvoir de l’argent par exemple… car se nichent à cet endroit nolens volens, comme dans tellement d’autres; la fraternité, le don, l’attention, l’intelligence,un magnifique aboutissement d’organisation sociale et toute cette matière humaine qui fait que non l’argent n’a pas tout le pouvoir. Il en a certainement trop OK mais c’est parce qu’il est niché au cœur d’une complexité qui assure une vie décente à peu près correcte pour une majorité de la population et déconnecte matériellement et symboliquement la fin et les moyens immédiats.
        Il est plus intelligent de prôner son reflux comme le dit Paul Jorion via l’extension de la gratuite que décréter illusoirement la révolution douillettement niche derriere son clavier en se croyant les plus mal lotis du monde.

      3. Arnaud 12 mai 2017 à 21 h 42 min
        Ce n’est bien sûr pas à vous, mais à ceux qui osent dire à ceux qui se plaignent, qu’ici c’est le paradis, que je précisais, qu’ils pourraient même conseiller à ces plaignants d’aller au Bangladesh, histoire de leur remettre les idées en place.

        L’argent n’a pas tout le pouvoir en réa ? Avec un prix de journée aux alentours de 2000/3000 € ça permet de financer la « matière humaine » comme vous dites. Mais causez un peu avec les hospitaliers et selon la formule consacré si la santé n’a pas de prix, elle a un coût, et ce coût là est peau de chagrin depuis des années…Et comme votre dernier paragraphe s’adresse à bibi, 1/ je suis très bien loti, 2/ je ne prône pas la révolution dans le désert, 3/ prôner la gratuité c’est formidable, c’est dans le programme de la FI, mais la gratuité a un coût.

      4. réa 3000€/jour….le grand n’importe quoi !!!

        Secteur ex-DGF
        Forfait Libellé forfait Tarif 2016 Tarif 2015 Tarif 2016 – Tarif 2015
        REP supplément de réanimation pédiatrique 908,10 € 911,20 € -3,10 €
        REA supplément réanimation 801,19 € 803,92 € -2,73 €
        STF supplément soins intensifs 401,07 € 402,44 € -1,37 €
        SRC supplément surveillance continue 320,86 € 321,95 € -1,09 €
        NN1 supplément néonatalogie 302,70 € 303,73 € -1,03 €
        NN2 supplément néonatalogie avec soins intensifs 454,04 € 455,59 € -1,55 €
        NN3 supplément réanimation néonatale 908,10 € 911,20 € -3,10 €
        DIP supplément dialyse péritonéale 44,68 € 44,68 € 0,00 €
        RAP supplément radiothérapie 69,74 € 69,98 € -0,24 €
        ANT supplément ante partum 365,43 € 366,68 € -1,25 €

        http://www.t2a-conseil.com/blog/les-tarifs-nationaux-2016-des-forfaits-journaliers-rea-stf-src-nn-en-ex-dgf-et-en-ex-oqn/

      5. Rosebud, l’ancêtre de la FI n’avait il pas pour slogan: « nos vies valent plus que leurs profits »?
        Et toi tu me balances un chiffre hors sol, oubliant de dire que grâce a cette splendide ingenieurie sociale ce COUT est mutualise grâce a la solidarité nationale et qu’il n’EST PAS LE PRIX pour l’usager en général.
        Mais surtout tu rates un point essentiel de ce dont je te cause: l’humanité, la fraternité, d’un geste, d’une parole, d’une attention derrière un très grand professionnalisme, malgré des moyens ou une organisation du travail pas forcement évidente.
        Mais si tu comprend pas c’est pas grave d’autres auront compris.

        Et si tu pouvais changer ton gimmick : sur « Jorion vs la FI qui a tout compris  » je pense que tu rendrais aussi service a la cause que tu défends si tu as envie de la sortir de l’abîme ou elle descend avec une belle obstination depuis le 23 avril.

      1. Tu réduis excessivement mon commentaire.
        Si on en reste a un antagonisme optimisme/pessimisme on n’avance pas beaucoup.

      2. C’est tellement plus facile de caricaturer et de faire de la démagogie….demain on rase gratis, mais bien sur !!!! La réalité du terrain est beaucoup plus complexe, triviale, ardue et âpre que ces effets de manche journalistiques outrancières démagogiques et non sourcées ! Qui paie ? Qui va PAYER ??? QUI VEUT PAYER ? Et qui va accepter de payer le financement des aides sociales quand les budgets des depts sont à sec ?

        Réponse : PERSONNE , NADA ! Ni l’Etat, ni les bénéficiaires de minimas sociaux qui n’en peuvent plus mais (et de soutien on leur en fournit beaucoup , à tous les niveaux), et encore moins les administrés contribuables nationaux et locaux, en général et en particulier. Bref, concrètement plus personne ne veux et ne peux plus PAYER le financement des aides sociales ie 2/3 des budgets dptaux ! Allo père Noêl ? Il y a qqu’un ?
        NON il est MORT ! La réalité c’est que tout le monde dégoise et « casse » sans discernement, à tort et à travers, et sans rien apporter de constructif ni au débat ni concrètement !!! Mais QUI veut se frotter à la réalité du terrain ? A la chienlit ? PERSONNE !!
        Qui ira parler à un allocataire qui sort de taule pour lui tendre la main et lui expliquer vers qui et où il doit aller ie le circuit pour se faire aider par ce qu’il n’a plus RIEN !!! ??? Quelle « solidarité » « s’exprime » alors EN ACTE ,,,,par TOUS CES BIEN PENSANT DONNEURS DE LECONS ?????

        Au passage merci Arnaud, j’apprécie tout particulièrement vos comments, car je sens et je vois que vous êtes du terrain , ça change des discours moralisateurs et désincarnés ie totalement hors sol !!!

        Alors que font les dpts avec moins de fonctionnaires dptaux ( 20 agents d’état en charge des dossiers du fsl à la caf remplacés par 8 agents fpt sur le terrain en département (transfert de gestion) et avec plus de résultats positif en matière d’insertion ESSENTIELLEMENT. Cherchez l’erreur….

        RSA : des départements aident les allocataires à retrouver un emploi

        « La question du RSA, c’est la question de l’emploi ! »

        « Dans les négociations avec le gouvernement, les départements seraient bonifiés s’ils permettaient à des bénéficiaires de sortir du RSA. Les territoires doivent-ils faire davantage pour l’insertion ?
        « La question du RSA, c’est la question de l’emploi ! S’il y avait de l’emploi, il n’y aurait pas de problème de RSA. Et notamment de l’emploi non qualifié. Parce que des personnes sont passées par le RSA et peuvent retrouver du travail mais que d’autres sont complètement coincées parce que beaucoup trop loin de l’emploi. Et puis certains emplois ne sont pas accessibles : soit en termes de proximité, soit même en termes de qualifications. Il y a des personnes, vous aurez beau leur proposer toutes les formations du monde, elles n’acquerront pas un minimum des qualifications nécessaires. Un nombre d’emplois dits peu qualifiés font maintenant appel à des technologies, l’informatique par exemple, qu’une partie du public concerné ne pourra jamais maîtriser. »

        « Du coup, on observe une vraie difficulté en France, de manière générale, sur la façon d’aborder cette question : est-on dans l’idée qu’un jour nous pourrons faire baisser significativement le chômage, suffisamment par rapport aux minima sociaux – je ne parle pas par rapport à la performance d’autres pays européens – pour que cette question ne se pose plus ou est-ce qu’il faut aborder les choses autrement ? »
        http://www.lagazettedescommunes.com/432090/la-question-du-rsa-cest-la-question-de-lemploi/

        RSA : des départements aident les allocataires à retrouver un emploi
        http://www.lagazettedescommunes.com/501024/rsa-des-departements-aident-les-allocataires-a-retrouver-un-emploi/

      3. « l’objectif est la réinsertion. Point barre ! »

        Et puis surtout ça explique comment madame casse la croûte.

      4. Gudule,

        Les travailleurs sociaux font ce qu’ils peuvent, mais ils écopent à la petite cuillère dans les cales du Titanic.

        Le travail disparaît
        Les travaux qui restent sont dans leur quasi totalité socialement inutiles et mêmes nuisibles à la société
        Que peut vouloir dire alors se réinsérer, et même vivre dans un tel monde ?

        Cette notion de réinsertion et de ses devoirs afférents me semble devoir être radicalement critiquée, du point de vue de la société, d’une société digne de ce nom. IL n’y a personne à réinsérer, il y a seulement des êtres humaines qui ne demandent qu’à vivre, comme n’importe lequel ou laquelle d’entre nous. Des êtres humains qui ne demandent qu’à avoir accès à l’indispensable, sans conditions.

        Et ceux qui ont un job en quoi sont-ils insérés ? Insérés dans quoi ?
        Nous sommes tous insérés dans un monde qui coure à sa perte.

      5. « Les travailleurs sociaux font ce qu’ils peuvent, mais ils écopent à la petite cuillère dans les cales du Titanic. »

        Merci, je bosse avec eux au quotidien. Et vous ?
        Rassurez-vous ils ne mangent plus de petits pots Blédina depuis longtemps, le Titanic c’est maintenant et tous les jours pour un ts. Sinon, on change de métier. Sauf que, un ts qui vous dira que tout va bien au Vietnam, effectivement, cela n’existe pas. Et ce, m^me s’il peut TOUJOURS y avoir des améliorations à apporter. Dans le social, ne vous déplaise : ça ne chôme pas, au contraire on recrute ! Mais, les « vocations » se font rares. Aussi rare que les médecins dans les campagnes, va comprendre Charles…

        « en quoi sont ils insérés ? »

        Et vous ? En quoi êtes-vous inséré ?

        « Nous sommes tous insérés dans un monde qui coure à sa perte. »

        Si c’est le monde tel que vous le voyez et tout ce que vous avez à donner : montrez nous le chemin.

      6. « Vous m’avez déjà dit au revoir, pourriez me dire adieu ? »

        Et réciproquement.

        Et glou et glou et glou……
        «  »Et si tu pouvais changer ton gimmick : sur « Jorion vs la FI qui a tout compris » je pense que tu rendrais aussi service a la cause que tu défends si tu as envie de la sortir de l’abîme ou elle descend avec une belle obstination depuis le 23 avril. »

      7. La démocratie qui m’intéresse n’est pas celle qui consiste à pouvoir raconter des conneries sans prendre le risque du flagrant délit, au mieux d’égarement, au pire de mensonge, d’imposture, de manipulation, sans, Temps 1 qu’une sanction tombe sous la forme d’une révélation des enjeux du « flagrant délit ». Puis Temps 2, soit il y a persévération au mépris de tout enjeu de vérité et aucun dialogue n’est possible, soit il y a contrition, et le débat démocratique se poursuit.

      8. Gudule,

        Ma critique vise les présupposés de la politique d’accompagnement social du chômage. Je ne vous visais pas personnellement. Comme dans toute profession, il y a des gens formidables qui font tout ce qu’ils peuvent, et même mieux.
        Ce que je critique c’est l’idée qu’on va encore pouvoir longtemps faire de l’accompagnement social comme l’ont fait tous les gouvernements depuis des décennies, sans jamais remettre en cause le système qui fabrique et le chômage et les inégalités. Ce que je critique ce sont les sommes minimales et donc indécentes des minimas sociaux (RMI, RSS, ASS …) en regard des richesses crées par la société.
        Alors, oui, il faut viser sans tarder le partage, la gratuité, dire cela ce n’est pas dire demain on rase gratis, c’est juste dire que c’est la seule voie qui s’offre à nous si nous voulons encore vivre, et même survivre, dans un monde habitable et humain.

      9. Pierre-Yves,
        14 mai 2017 à 13 h 50 min

        merci pour votre sens de l’échange, que j’apprécie, et ce, malgré nos désaccords.
        Le partage ie la réciprocité, n’a pas à « attendre » que les environnements ou les situations soient « favorables » pour être et s’incarner (cf D. Temple la réciprocité), AU CONTRAIRE ! Sinon cela relève du marchandage conditionnel, égocentrique, puéril et stérile. Soit, rien de constructif. Pour une majeure partie des individus que je croise, heureusement ce n’est pas le cas, y compris ceux qui sont le plus en souffrance, vous en seriez profondément bouleversés ! La MAJORITE d’entre eux, malgré leur désarroi évident n’a qu’une ENVIE : retrouver leur AUTONOMIE, leur DIGNITE et leur LIBERTE financière, notamment. Je suis d’accord, cette forme de dépendance aux indemnités sociale n’est pas viable et se révèle m^me, dans les faits, à terme, totalement contre-productive. Les mutations majeures que nous vivons ne pourront plus faire l’impasse sur des engagements importants en matière de formation ie d’adaptation. En outre, la pérennité du financement de notre modèle social est clairement menacée, aussi la taxe robot me paraît être une des solutions qui pourraient permettre un rééquilibrage salvateur et équitable, reconnu par B. Gates lui-même : dont ACTE ! Contrairement à M. Jorion, Bill Gates, envisage d’utiliser le produit de cette taxe pour le financement de la formation des individus peu qualifiés. La révolution du travail est déjà là.

        TAXE SUR LES ROBOTS : BILL GATES, PLUS COHÉRENT QUE BENOÎT HAMON
        « L’approche du fondateur de Microsoft est partagée par d’autres économistes. Bill Gates considère que la robotisation accentue les inégalités sur le marché de l’emploi, de plus en plus à deux vitesses, avec d’un côté des travailleurs très qualifiés et de l’autre des salariés peu qualifiés de moins en moins bien payés. D’où l’idée de taxer les robots afin de financer des formations pour ces travailleurs faiblement qualifiés. A contrario, ce que propose Benoît Hamon est incohérent. En effet, on ne peut pas financer le revenu universel si le travail se raréfie, car moins de travail signifie moins d’activité économique, donc moins d’investissements… et de robots. Ainsi, le produit de la taxe prônée par Benoît Hamon s’assècherait rapidement… »
        http://www.capital.fr/bourse/interviews/taxe-sur-les-robots-bill-gates-plus-coherent-que-benoit-hamon-1208397#

        https://www.developpez.com/actu/133811/USA-vers-l-instauration-d-une-taxe-sur-les-robots-a-San-Francisco-Jane-Kim-membre-du-comite-des-superviseurs-de-la-ville-y-travaille/

      10. Pierre-Yves.

        Viser l’extension de la taxe robot pour financer la gratuité des besoins vitaux de base ? Quid de sa mise en oeuvre et de sa viabilité, urgente, utile et nécessaire, qui devrait être envisagé à l’échelle européenne, dans un premier temps ?

        Je cite P Jorion :
        « Je préfère une mesure qui n’est pas consumériste et serait à l’abri de la prédation des financiers : assurer la gratuité d’un plus grand nombre de choses. Revenir à la gratuité pour la santé, l’éducation, l’instruction, les transports locaux, le logement élémentaire, l’alimentation élémentaire…
        « Pour financer ces mesures, il faut une taxe non pas sur les robots mais sur tous les aspects de la mécanisation : logiciels, algorithmes, robots.  »

        D’autres points de vue européens qui ne sont pas incompatibles mais complémentaires aux propositions de M Jorion : d’abord définir le statut du robot ie leur classification.

        Les robots entrent au parlement
        A Berne et à Bruxelles, le débat sur les conséquences de l’intelligence artificielle s’accélère. Le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) prépare un rapport pour cet automne

        Ni à gauche, ni à droite
        « Le débat ne fait donc que commencer. Et en ce moment, ce sont surtout des socialistes qui le portent sur la place publique. «Le PLR en discute régulièrement, contredit Fathi Derder. Plusieurs interpellations ont déjà été déposées sur la numérisation de l’économie». Pour le conseiller national (PLR/VD), il faut à tout prix éviter «un débat gauche-droite datant du XIXe siècle pour anticiper des enjeux de ce siècle ou du prochain». Son maître mot? Anticipation. «On ne peut pas appliquer le modèle fiscal actuel à un système que l’on ne connaît pas encore. Il faut le réinventer.»…… »«La première étape, tempère Lisa Mazzone, c’est d’étudier la possibilité d’une taxe.» La question, plus colorée politiquement, de la redistribution de cet impôt «ne viendrait que dans un deuxième temps».

        « Une machine est-elle un robot parce qu’elle remplace des emplois? Parce qu’elle est connectée? Ou parce qu’elle est capable de progresser? Le professeur de droit fiscal Xavier Oberson propose de retenir les critères de l’autonomie et du processus de prise de décision des robots. Deux évolutions leur permettant d’entrer directement en compétition avec les humains sur certaines activités, explique-t-il dans son étude «Taxer les robots?», publiée la semaine dernière. En outre, le fiscaliste rappelle que plusieurs organisations ont développé des standards dans le domaine. Par exemple: une norme ISO définissant «les termes relatifs aux robots et composants robotiques fonctionnant dans des environnements industriels et non industriels». (S. P. et A. B. C.) »
        https://www.letemps.ch/economie/2017/02/27/robots-entrent-parlement

      11. Pffff, lire encore et encore qu’il faut former les gens, les adapter moi franchement ça me soûle ! Ouais, je trouve super fatiguant votre histoire de formation pour intégrer ou s’insérer dans le Mooooonde du traaaavaiiiil !

        Ca ne vient à l’idée de personne qu’on peut vouloir ne pas se former pour être utile et corvéable sur cette Terre ? Mais simplement apprendre à dessiner, apprendre la musique, apprendre à danser, découvrir, à son rythme, selon son envie ? Moi vos idées et votre moraline elles me donnent plutôt envie de me foutre en l’air.

        Mince alors mais quel manque de rêve, quel conformisme puant. Vous me faîtes chier en fait ! Voilà c’est ça, vous me donner envie de vider mes intestins.

        Qui veut organiser la société sur d’autres bases que ce travail à tout prix, cette formation permanente au travail comme si on était des logiciels a updater… ? Si on ne le fait pas sérieusement de s’amuser vraiment alors c’est foutu !

      12. @Gudule :

        Il n’y a plus besoin de proposer la taxe sur les robots et les logiciels. Elle existe déjà .

        Par l’aval .

        Mais  » privatisée » .

        C’est le chantage au  » payez 300 à 800 euros ou vos données sont mortes  » , révélé en grand format par l’attaque informatique en cours .

  5. Certains fuient l’impôt pour créer de la richesse ailleurs, on entend parfois parler de confiscation des richesses. Qu’est-ce que la richesse, faut-il plus de riches ou moins de pauvres, un smicard français n’est-il pas privilégié à l’échelle globale, la défense de ses intérêts ne permet-elle pas à la concurrence déloyale (sécurité, environnement…) de perdurer? Car quel pouvoir partager: les travailleurs sont en compétition, tous attachés à la promotion sociale par le travail pour plus de confort et de reconnaissance, c’est donc un renversement total des valeurs qu’il faut opérer dans la perception de ce que l’on entend par « vivre » et « s’en sortir » pour que notre employabilité ne soit plus existentielle, réviser en profondeur la constitution, sans en changer tous les termes nous pouvons déjà reconstituer un nouveau socle en renforçant l’ article 17 de la déclaration de 1789 cité plus haut, car à ce moment de notre histoire la propriété protégeait d’où un protectionnisme de la propriété, alors qu’aujourd’hui la propriété menace la survie de la société et beaucoup d’individus, il serait donc temps d’ouvrir les frontières de la propriété pour que vive la démocratie. La devise républicaine, hors l’euro, c’est un principe que l’on ne retrouve pas assez dans cet article 17, c’est la dignité humaine de toute personne qu’il faut sacraliser et rendre inviolable ( sauf aléas/réparation).

      1. Ça fait bien 30 ans que l’évaluation a commencé à se répandre partout pour optimiser l’investissement…
        Vous avez raison, demandez à Jorion de bidouiller dans la marge de chaque post, la possibilité démocratique de chaque blogueur, d’évaluer la qualité de ce qu’ils lisent. Qu’ils votent !

  6. @AncestraL

    « …Il va donc falloir la créer pour une fois, pour de bon, et ce n’est pas en jouant le jeu du Système – mais en brisant celui-ci – que l’on réussira. Le temps de la révolte, de l’insurrection est venu… »

    Le temps de l’insurrection ouvrière est-il à l’ordre du jour ?

    Permettez moi d’en douter, si nous prenons en compte l’indice du suffrages universel, comme nous le conseillait l’ami de Marx, Engels:

    « …Le suffrage universel est « l’indice qui permet de mesurer la maturité de la classe ouvrière. Il ne peut être rien de plus, il ne sera jamais rien de plus dans l’État actuel … »

    l’État n’est rien d’autre chose qu’une machine pour l’oppression d’une classe par une autre, et cela, tout autant dans la république démocratique que dans la monarchie , nous dit Engels, dans sa préface à la Guerre civile de Marx. Certes, mais au nom de cette dénonciation tout à fait juste, pouvons-nous penser pouvoir partir à l’assaut du ciel, et appeler à l’insurrection ouvrière, à tout le moins faire donner la rue, en tout lieu et à tout moment, sans préalablement essayer d’analyser les rapports de classe à un moment donné ?

    C’est de l’aventurisme, et l’histoire a prouvé qu’elle pouvait être dure avec les Don Quichotte !

    Ou en est-on dans ces rapports de classe ? Historiquement la classe ouvrière s’est constituée des organisations en France. Que nous dit le suffrage de mai ?

    Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle constitue une défaite majeure sur terrain des élections, une défaite que l’on peut qualifier d’historique, du prolétariat et de la jeunesse. Les partis et organisations bourgeoises obtiennent plus de 70 % des exprimés (près de 55 % des inscrits).
    Les partis et organisations que l’on peut considérer comme issus du mouvement ouvrier n’obtiennent que 8 % des exprimés (6,1 % des inscrits).
    Le candidat du Parti socialiste, Hamon, perd près de 8 millions de voix par rapport au candidat Hollande en 2012.

    Dans ces conditions, ne devons-nous pas quelque peu appréhender les prochains appels à l’insurrection (je ne parle évidemment pas de vous) des petites organisations « révolutionnaires »qui, si elles ont avec beaucoup de désinvolture, fait table rase de l’ancienne stratégie de prise de pouvoir, celle de Lénine par exemple, n’en ont à ce jour, pas exprimées la moindre, sauf celle de foncer dans le tas !

    Personnellement je recommande à mes 6,1% de mes camarades, qui au moins eux ont voté à gauche, qu’ avant de suivre un ordre ou un mot ordre, ils attendent le contre-ordre, histoire d’éviter bien des désordres supplémentaires !

    En Marx: la mode est à la fondation des partis en Belgique, pourquoi pas en France aussi !

  7. @Ancestral :

    Ce que je reconnais à votre billet , c’est qu’il souligne que la démocratie ne vit pas que par ses outils délégataires et/ou participatifs et/ou paritaires , et que son principal poison, c’est selon vous le fric , selon un certain le marché , selon moi la propriété dans le contenu et le statut que le libéralisme lui à octroyés .

    Et , pour le coup , je trouve plus efficace pour progresser ( travail de titan et forcément international – je m’étais mouillé d’estimer à une génération la durée de la maturation vraisemblable …en 2013 ) , le mode Jorion ( en notant avec intérêt la multiplication des mouvements qui s’ouvrent à tout et à tous) , que l’insurrection , ou le mode « prêt à l’emploi » franco-français de FI .

    PS : Merci à François Leclerc de continuer à suivre au plus près le dossier « Europe » .

    1. Donc vous vous en remettez à la génération suivante pour nettoyer notre caca, jolie mentalité. Je sais bien que mon propos est outrancier et que ce n’est pas le fond de votre pensée, mais force est de constater que c’en est la résultante. Un petit effort de rationalité : si vous remettez le changement à la génération suivante, profitez des 10 ans qui viennent à fond comme l’a préconisé ce chercheur américain que Jorion à relayé ici (on se demande presque pourquoi à ce jour…). Comment ça vous avez un problème pour soutenir le regard de vos enfants ? …

      Paradoxalement,

      De la part de quelqu’un qui n’en a pas et ne compte pas en avoir.

    2. @DUP :

      Curieuse ( mais pas imprévisible) ,votre perception de mon propos .

      Je ne m’en remets à personne sauf à nous tous ( et ça fait du monde dans toutes les langues!) . Si je parle d’une « génération » , c’est pour reconnaître que l’ensemble des avancées et nouveautés de par le monde , vont mettre au doigt mouillé ( et au bénéfice de la dure confrontation au réel qui a pu être celle de celles et ceux qui ont vécu trop longtemps ) une trentaine d’années pour se supporter mutuellement et faire système rénové à peu près en équilibre .

      On ne va pas trouver La solution en écrivant aujourd’hui une Constitution . On pourra écrire La Constitution quand on aura fabriqué la solution . Les Constitutions d’aujourd’hui réécrites ou pas , ne peuvent être que des multiples brouillons support des évolutions , au jour le jour , quelles soient sociétales , économiques , environnementales , institutionnelles , dans les champs de l’empathie , de la communication , de la recherche fondamentale et appliquée , de l’éducation , de l’organisation de l’espace et des temps , de la maturation des projets et décision d’avenir .

      Plus que la prétention grotesque et dangereuse de vendre une ou des réponses clé en main dès aujourd’hui , je crois plus réellement efficace et soucieux de l’autre ,de faire l’effort de repérer les cliquets essentiels de façon partagée et convaincante ( c’est donc long ), de commencer , oui , à en faire la traduction possible dans la vie du pays ( je me suis mouillé cependant de dire que selon moi ,l’efficacité de ces premières modifications ne sera possible que si elle est déjà à un niveau supranational).

      Je n’ai aucune chance d’être encore là dans dix ans . Je prends chaque année qui vient comme un cadeau du modèle social et sanitaire que des générations de salops d’anciens ont pu fabriqué.

      C’est dire si les beaux parleurs m’indiffèrent .

      Pour le regard de mes enfants , il est encore clair , merci . C’est le mien qui redoute de ne plus croiser le leur .

      1. Juannessy 13 mai 2017 à 11 h 53 min

        « On ne va pas trouver La solution en écrivant aujourd’hui une Constitution »

        À ce demander pourquoi Jorion parle de « constitution pour l’économie » ? ce qui en soi devrait paraître une énormité à un juriste de droit public mais…

        Un pas plus loin, une constitution engage l’économie-politique dans ce qui définit un cadre général qui régit en dernière instance l’ensemble des rapports humains. Un conseil constitutionnel veille juridiquement à ce que le moindre acte est conforme au cadre général. Et s’il est possible de vivre sans constitution, c’est toujours dans des temps troublés où règne la loi du plus fort, en attendant qu’il asseye le rapport de force établi, par …une constitution. Une constitution acte une solution. Après il est clair que ce qui contraint à appliquer en acte toute la pyramide juridique qui en découle, tient des rapports de forces en vigueur dans la nation, et instables par définition.

        C’est quoi un beau parleur ?

      2. Pour revenir à l’essentiel , soit la façon d’aller vers  » un nouveau monde » , j’affirme à nouveau que c’est la démocratie , pourvu qu’on la laisse et qu’on la conforte dans son chemin , qui seule par le « forum » libre ( ou l’agora) qu’elle est d’abord , peut permettre de passer utilement et vraiment de la parole individuelle à la parole publique .

        Pour cela elle a des progrès à faire pour s’exprimer de façon permanente d’une part , et avec des outils de médiation entre individus et puissance publique qui soient plus dans la responsabilité que dans le spectacle , d’autre part .

        C’est pour ça que je me réjouis de la multiplication de ses lieux , pour peu qu’ils se plient à ces conditions .

        Car les recours au 49.3 , Ordonnances , décrets arbitraires à la Trump , Oukases à la Poutine ou Erdogan , Fatwa ou autres fariboles , sont , selon mon interprétation , la signature de deux choses :

        – la fuite en avant des « élus » devant une complexité qu’ils ne maîtrisent plus .

        – la faiblesse conceptuelle et de responsabilité , des intermédiaires entre l’individu et le peuple de rattachement qui fasse sens et possible .

        Les deux ne progresseront que l’un par l’autre et l’autre par l’un .

      3. Paul Jorion 13 mai 2017 à 20 h 01 min

        Vous non plus !
        Quand je lis « Pour important que soit le droit à l’IVG, il ne semble pas avoir sa place dans la Constitution car cela supposerait un niveau de détail juridique qui est inapproprié dans un texte constitutionnel. La loi suffit à garantir ce droit », souligne Jean-Philippe Derosier, constitutionnaliste, professeur de droit public à l’université Lille 2 ». Ça me rappelle que même les spécialistes sont traversés dans leurs opinions professionnelles par la question politique (Cf. Supreme Court of the United States).
        Et je renvoie Derosier dans ses roses, en lui rappelant que changer une loi est plus simple qu’un article de constitution.

        D’ailleurs le même Derosier
        https://www.publicsenat.fr/article/politique/l-assemblee-constituante-voulue-par-jean-luc-melenchon-est-elle-possible-58777
        n’est pas d’accord avec d’autres constitutionnalistes.

        Des universitaires, des analyses extra-juridiques, soit, mais pas de constitutionnalistes, à votre colloque. Vous verrez bien s’il y unanimité pour vous répondre qu’une constitution pour l’économie, c’est la constitution en elle-même ! Après on peut allonger la sauce du corpus si Derosier et ses fleurs ne s’y opposent pas.
        Provoquez, en rappelant qu’en France en 1946 la première mouture de la constitution de 1946 portait atteinte à celle de 1789, en contestant le droit de propriété établi par celle-ci, et toujours ânonné depuis.
        Comme ça la question constitutionnelle ne vous paraîtra jamais plus une « diversion » !
        Et si vous voulez inviter une spécialiste, appelez Charlotte Girard maître de conf en droit constitutionnel.

      4. C’est difficile de se faire comprendre , surtout quand on commet l’erreur de penser que le lecteur a déjà intégré ce qu’on a pu déclaré précédemment .

        Bien évidemment qu’une Constitution , mère des Lois , est nécessaire , et que c’est elle qui fait l’acte fondateur d’un peuple et qui est la garante de ses attendus et de la responsabilité de chacun .
        Mais selon moi elle ne porte pas en elle même la dynamique de la vie ( la preuve , la sacralisation de la propriété pas même définie dans ses natures et conditions ). Idéalement elle vient consacrer l’état auquel , dans le meilleur des cas le débat démocratique qui a permis de passer de l’individu au collectif .

        Quand on s’aperçoit que la Constitution dont on s’est doté ne répond pas suffisamment aux nécessités de la survie , il faut bien sur la changer , mais au terme d’un véritable forum qui permet de partager sans conteste les nouveaux attendus , et les solutions de résolution des enjeux forts que l’on a pu révéler . C’est un acte grave , surtout quand on détecte que la propriété ( comme on est plusieurs à l’écrire ici depuis longtemps ), phénomène mondial , est au cœur de la remise en cause nécessaire . J’ai déjà exprimé que c’était la seule bonne raison immédiate de mettre sur la table d’opération notre Constitution.

        Avec aucune chance de réussite, si l’on s’en tient à un acte institutionnel franco-français .Davantage si on en passe par une diplomatie offensive dans les instances internationales ou lieux de réflexion mondiaux .Dont l’Europe si elle a envie de dire son mot dans la marche du monde et garantir la souveraineté des peuples qui la composent .

        Sur une Constitution pour l’économie qui avait nourri les débuts du blog , j’avais exprimé des doutes sur la capacité de traiter séparément une telle Constitution et la Constitution institutionnelle matrice , en me référant à l’étymologie de « économie » et à l’accord qui s’était fait pour affirmer que l’économie ne pouvait qu’être politique .

        Je me trompe peut être mais le vrai champ de bataille me semble être là :

        http://www.la-revanche-des-ses.fr/Docsdossier152008.pdf

        Je reconnais que toutes les initiatives sont bonnes et nécessaires , mais je reste convaincu qu’elles ne peuvent être que multiples et coordonnées pour commencer à émouvoir la bête .

        Et l’on en est , pour ce seul blog , qu’au début de partage du diagnostic et des 6 ou 7 premières pistes telles que ré-énoncées récemment par Paul Jorion .( et pas tous les jours !)

  8. Quelques formules concises :
    Les riches comme nation déterritorialisée/ Les riches c’est des potes de quartier entre-eux
    Le concept de nation n’est pas essentialiste.
    L’abolition de la propriété financière
    La souveraineté est multi-scalaire. La souveraineté démocratique est un autre nom pour socialisme, autogestion libertaire, communisme
    La mondialisation n’est pas l’internationalisme
    La bureaucratie est la dégénérescence d’une institution qui se met à vivre pour elle-même et non plus pour la fonction pour laquelle elle avait été primitivement assignée. Ce processus est presque fatal. La bureaucratie comme corps séparé et spécialisé.
    Sortie de l’euro : Volet technique + conditions politiques en tout cas sacré rodeo.
    L’asymétrie de la peur : préférer sa merdouille connue plutôt qu’un saut dans l’inconnu.
    Lordon/Besancenot
    https://www.youtube.com/watch?v=wstOCVxvKhM

  9. Vigneron n’etant toujours pas reapparu deuis dimanche dernier je pense que nous pouvons facilement conclure qui sera premier ministre.

  10. La démocratie me semble être une finalité plus qu’un objectif atteignable. Elle donne une direction qu’il ne faut pas abandonner dans la projection d’une nouvelle organisation collective. Notre démocratie actuelle ne répond pas aux enjeux actuels, certes. Et quand le doute s’installe et devient constat d’impuissance, alors, il faut « faire comme si » …. tandis qu’elle franchit le croisement de l’ultralibéralisme et de la Nature asséchée.
    Il est clair que nous ne sommes pas -encore- prêts à faire force commune, remettant en questions nos contradictions entre désir d’un monde de partage, notre réalité quotidienne au travail, et notre vie personnelle et intime, ceci afin d’y trouver un cap dans tout ce désordre.
    Puisque le sujet de la réparation par le RSA et l’aide sociale est abordé, ceux qui y travaillent, politiciens compris, oublient que leur job en la matière n’a et n’aura jamais qu’une seule finalité : qu’il disparaisse. Mais le système alimente les tuyaux à grand débit ! Et si les financements pour l’action sociale sont maintenus, c’est bien parce qu’ils maintiennent à leur tour, de plus en plus mal d’ailleurs, l’ordre et la paix sociale et les emplois du secteur. Passer de l’objectif insertion sociale à celui d’insertion professionnelle ou d’insertion par l’emploi, est, selon moi, une erreur face à la multiplicité des difficultés rencontrées, à ce qui constitue un Homme en dehors du jeu de pouvoirs par l’argent, et, face à un quelconque projet émancipateur plus approprié.

    1. C’est peut être , quelque soit son qualificatif , qu’il vaudrait mieux viser la  » fabrication » commune que  » l’insertion » (qui présuppose déjà qu’il existe un tout réputé idéal , qu’il soit social ou économique ).

      Il ne serait sans doute , a contrario, pas faux de dire qu’il nous faut d’abord nous « insérer » dans notre environnement « Terre » .

      Ça me rappelle que le Conseil économique et social , est devenu depuis quelques années CESE ( + E pour Environnemental ) .

      Mais les trans-humanistes ont d’autres désirs .

      Sans parler de ceux qui ne se veulent ou disent « insérés » dans rien du tout .

      1. « insérer » dans notre environnement « Terre »

        Outre la nécessité de respect de la Vie en général, et je ne sais trop pourquoi, votre commentaire me fait penser à tous les mots concepts utilisés dès que l’on franchit les frontières en politique : mondialisme, universalisme, internationalisme, multinationalisme, altermondialisme, cosmopolitisme, régionalisme, …, il y a de quoi s’y perdre tandis que les cœurs se retrouvent sans risque de s’égarer et sans ces mots.
        Pourtant, l’exercice est bien de traduire les élans du cœur dans les méandres intellectuels. Ou alors, pourquoi parler de partage ?

      2. @Armelle :

        C’était beaucoup plus trivial que ça !

        Si je peux vous suivre sur la rencontre de l’esprit de finesse et celui de géométrie , je trouve non pas une issue via le pari de Blaise , mais par la reconnaissance d’une contrainte externe très réelle qui est …notre environnement .

        C’est dans la même veine que j’ai étendu « Liberté , Egalité, Fraternité » au « vivant  » .

        Mais , comme Paul Jorion , je ne suis pas sur tous les jours que la contrainte par l’environnement nous soit perceptible .

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