« Vers un nouveau monde » : LE TEMPS QU’IL FAIT LE 12 MAI 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 13 mai 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 12 mai 2017. Je vous signalais depuis plusieurs mois que je travaillais sur 2 gros projets. Il y en a un dont je ne peux toujours pas parler, mais il y en a un dont nous avons décidé, nous qui sommes à l’initiative de ce projet, que nous pouvions commencer à en parler.

Ce gros projet, c’est le suivant : c’est un manifeste pour un mouvement politique, à l’intérieur d’un parti, le Parti socialiste belge. L’Association nationale des mutualités socialistes et moi, leurs dirigeants Michel Jadot et Jean-Pascal Labille, nous avons discuté pendant plusieurs mois, de lancer un mouvement. Ce manifeste, il a été rédigé, il s’appelle « Vers un nouveau monde », il est composé de deux parties : Le monde tel qu’il est et Le monde tel qu’il devrait être. Et dans la partie Le monde tel qu’il devrait être, la seconde partie, il est question des propositions que je fais depuis pas mal de temps et en particulier, j’en avais repris une sorte de résumé dans l’introduction de mon ouvrage le plus récent qui s’appelle « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie ». Mais, là, il était question d’évoquer ça en quelques pages, ici, vous aurez un petit livre. C’est un petit livre d’une centaine de pages. Si j’ai bon souvenir, il sera en vente au prix de 11 € et il sera lancé… en fait il sera en vente à partir du mois d’octobre, mais nous allons commencer à en parler. Et en particulier, il en sera question lors des assises de ce mouvement mutualiste en Belgique – il y a là ce qu’on appelle « mutuelle » en France , mais c’est un mouvement mutualiste plus vaste, dans la tradition de ce socialisme que, personnellement, j’aime bien, c’est-à-dire celui du 19è siècle. Celui qui portait beaucoup d’espoir et qui avait lancé pas mal de très belles choses qu’il faudrait reprendre.

Alors, je vais essayer de vous montrer ça. Alors, voilà (PJ montre l’invitation « Assises Solidaris – 10 juin 2017 »). Aux Assises de Solidaris, les participants recevront – c’est du moins ce qu’on m’a dit – un exemplaire de cet ouvrage, qui ne sera véritablement en vente qu’à partir du mois d’octobre, peut-être un peu plus tôt en Belgique. Il y aura un grand débat, aussi, à propos de ce manifeste qui aura lieu au festival « Les Solidarités » qui a lieu, chaque année, dans la citadelle de Namur et qui se compose, non seulement de conférences, mais surtout de choses que les gens aiment bien, c’est-à-dire, de grands concerts. L’année passée, il y avait Louise Attaque dont j’ai pu vous parler, il y avait Alain Souchon et Laurent Voulzy. Enfin, voilà, il y a toujours du très beau monde qui vient à ces choses et il y aura en particulier des discussions sur ce manifeste.

Manifeste d’un socialisme d’aujourd‘hui, un socialisme qui va bien au-delà de ce qu’on a pu voir récemment dans les élections présidentielles en France. Bien au-delà ! Des choses bien plus radicales, comme la gratuité sur l’indispensable, l’inscription de l’État-providence dans la constitution pour qu’on n’en fasse pas un machin subsidiaire, un retour à l’interdiction de la spéculation, au sens classique de « paris sur la baisse et la hausse du prix des titres financiers ». Quoi encore ? Une reprise en main démocratique des règles comptables pour qu’on élimine une fois pour toutes cette très mauvaise plaisanterie des salaires comme « coût pour l’entreprise » ! La taxe robot, bien entendu, qui me tient à cœur depuis… c’est en 2012, voilà, l’époque où j’ai lancé l’idée. Quoi encore ? Mais vous connaissez mes dadas : une constitution pour l’économie, une remise en cause de la dimension abusus dans la propriété privée qui rend notre vie impossible au sens quotidien mais aussi au sens de la survie de l’espèce à la surface de la terre…

Alors, voilà, un petit livre, un petit livre qui donne un coup de poing sur la table, enfin, je l’espère un grand coup de poing dans la première partie en disant le monde tel qu’il est maintenant : un portrait sans concession de ce que nous vivons et un deuxième coup de poing sur la table avec des mesures qui vont bien au-delà – comme je vous l’ai dit – dans ce qu’on entend d’habitude et, en particulier, qui vont bien au-delà de ce qu’on a pu voir dans le programme des candidats de gauche, peut-être pas de Monsieur Poutou et Madame Arthaud, mais en tout cas, des candidats dont on a parlé, de la France insoumise et du Parti socialiste représenté par Monsieur Hamon. Alors ? Eh bien on va voir ce que ça donne en Belgique.

Donc, on commencera à en parler le 10 juin quand des exemplaires seront distribués aux participants. Et puis on en parlera systématiquement en septembre et en octobre et, pour commencer, une conférence, un colloque… ce n’est pas vraiment un colloque, enfin bon, un débat sur les idées qui seront présentées-là, à Namur, c’est toujours dans les derniers jours du mois d’août, c’est toujours vers le 26-27, voilà, ça dépend toujours comment la semaine se présente du point de vue des dates, il faudra que je regarde ça. Ce sera le samedi ou le dimanche. Alors, voilà, ça c’est le premier pari !

Monsieur Labille, Jean-Pascal Labille, a été une des premières personnes à m’inviter quand je suis rentré des États-Unis, et en particulier, il m’avait invité à faire un exposé devant les représentants des entreprises wallonnes. Ensuite, il a été ministre, il a été ministre dans le gouvernement fédéral en Belgique, où il s’occupait de la coopération, des entreprises publiques et encore un poste… de la ville, voilà : de la ville. Il a fait des propositions très intéressantes. Monsieur Jadot, c’est aussi quelqu’un que j’aime bien, que j’aime beaucoup parce que, voilà, on est vraiment sur la même longueur d’onde. On a une sympathie, on a une sympathie pour… pour ce qu’était le socialisme au 19e siècle et au début du 20e, avant qu’il ne subisse une décadence, une dégradation dans beaucoup de pays.

Alors, venez aussi à ces assises du 10 juin – je suppose qu’on vous ouvrira la porte ! – parce qu’il y aura, là aussi, des gens qui vous intéresseront. Il y aura, en particulier Monsieur Paul Magnette, président de la région Wallonne qui avait fait ce très très beau discours que j’avais tenu à mettre sur le blog et que je remettrai en ligne, à l’occasion de mon billet ici. Il y aura Monsieur Thierry Bodson qui dirige la FGTB qui est le syndicat socialiste et encore plusieurs personnes qui parleront dont, bien entendu Monsieur Labille. Alors, voilà ! C’est une occasion de recevoir un exemplaire – j’espère qu’il y en aura un pour tout le monde – du livre. Sinon, il sera en vente plus tard, il sera en vente à partir de septembre ou d’octobre, mais on pourra déjà en parler. J’ai eu le feu vert, en particulier, d’en parler quand je passerai dans 28′ sur ARTE le 24 mai. J’en redirai sûrement un petit mot.

Alors, est-ce que ça veut dire que ce sera moi qui mettrai, qui proposerai d’aller mettre en œuvre ces mesures ? Ou bien est-ce que je me cantonnerai dans mon rôle d’intellectuel ? Eh bien, c’est une question qu’on va ouvrir au débat. Je voudrais avoir l’opinion de tout le monde à ce sujet là. Mon opinion n’est pas faite. Il y a des gens qui me disent avec beaucoup de justesse et beaucoup de sagesse que je joue très bien le rôle que je joue et qu’il n’y a pas de nécessité que j’en joue un autre. Il y en a d’autres qui disent – vous avez vu ça sur le blog, – eh bien qu’il faut parfois que l’intellectuel sorte aussi de sa tour d’ivoire pour aller voir le monde : comment il est vraiment. Je l’ai fait en divers occasions dans ma vie, hein, en particulier en étant pêcheur à une époque, banquier à une autre, expert en intelligence artificielle dans une troisième et ainsi de suite. Je sais un peu comment le monde se trouve, mais défendre ses propres idées sur le plan politique, c’est une chose, lancer des bonnes idées, c’en est une autre. Alors voilà, il ne faut peut-être pas mélanger les genres, ou alors, il faut les mélanger. Voilà !

C’est tout ce que je voulais dire pour aujourd’hui, je parlerai de l’actualité une autre fois : je l’ai déjà fait souvent. Cette fois-ci, j’ai voulu parler de ce grand projet sur lequel j’ai pas mal travaillé et on vous parlera de l’autre, dès qu’il sera temps, en temps utile. Voilà !

À la semaine prochaine !

P.S. : La discussion de ce qui est dit ici a lieu au bas du billet contenant la vidéo, c’est-à-dire ici.

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