Ce à quoi même les révolutionnaires n’ont pas le droit de toucher

Les nouvelles frasques de M. Trump révélées hier par le Washington Post, c’est donc que lors de la visite du ministre russe des affaires étrangères, il avait communiqué à celui-ci, accompagné de l’ambassadeur russe à Washington, des informations relatives au terrorisme, qu’une tierce nation avait transmises aux États-Unis sous le sceau du secret. En mentionnant le nom de la ville, Trump désignait aux Russes à la fois la nation source de l’information et les personnes qui l’avaient communiquée. Compromettre les bonnes relations des États-Unis avec l’un de ses alliés dans le domaine du renseignement, n’était bien entendu pas l’intention de Trump, à son habitude il se contentait de se vanter : « On me communique des tuyaux comme ça tous les jours ! », aurait-il dit, selon le Washington Post, à ses interlocuteurs.

L’incident se passait le lendemain du jour où Trump avait congédié James Comey, le patron du FBI, et avait reconnu que c’était « À cause de cette histoire avec la Russie », à savoir la commission d’enquête relative à une éventuelle collusion entre l’équipe de campagne de Trump et les Russes.

C’est un père convaincu que son fils était un enfant borné incapable de comprendre une autre loi que celle du knout qui a donné à Donald Trump la rage qui lui a permis de briguer la présidence des États-Unis et à d’autres enfants ayant rué dans les brancards de se reconnaître en lui.

Ce qu’il oublie pour son plus grand malheur c’est que dans une nation, il existe des choses auxquelles même les révolutionnaires n’ont pas le droit de toucher, et dans son pays à lui, les gardiens du temple ont pour noms FBI, CIA et NSA. Face à un Président pas sage, ce sont eux qui tiennent le knout, comme il ne tardera pas maintenant à le découvrir.

Mise à jour (16 mai à 17h). Comment s’enferrer davantage parce qu’on a la rage.

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