Léon Spilliaert (1881 – 1946)

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Léon Spilliaert, peintre symboliste belge, ami d’Émile Verhaeren et de Maurice Maeterlinck

Le quai des pêcheurs (Ostende) – 1907

Femme de pêcheur ramendant un filet – 1910

Femme de pêcheur pensive – 1901

Fille de pêcheur – 1910

La baigneuse – 1910

Fillettes aux bas blancs – 1912

Autoportrait 3 novembre – 1908

Autoportrait au miroir – 1908

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9 réflexions au sujet de « Léon Spilliaert (1881 – 1946) »

  1. Je ne connaissais pas ce peintre, merci de lui vouer une petite expo. Si je devrais sélectionner le plus beau tableau, je choisirais « la femme du pêcheur pensive ».
    Je trouve la peinture belge du 19ième (et Magritte bien-sûr) intéressante, mais elle ne correspond pas à ma sensibilité esthétique. Je trouve qu’elle a quelque chose de particulier, parfois étrange, si l’on compare à la peinture francaise ou anglaise.

  2. Il y a quelque chose d’inquiétant, d’effarant dans l’oeuvre de cet artiste, par exemple, le rendu des yeux de ‘La buveuse d’absinthe’ , ‘La fille de pêcheur’ ou les auto-portraits….

  3. Ses toiles se caractérisent par une évidente mélancolie, empreinte de tristesse, à travers la représentation de larges espaces vides (plages et étendues maritimes), ou d’autoportraits jouant sur les ombres dans les crevasses du visage, un traitement de la lumière façon clair-obscur et une sorte d’irradiation. Certaines de ses œuvres confinent à l’abstraction, par des structures géométriques (diagonales et courbes en cercles concentriques). Son inspiration vient sans doute de la ville où il est né, Ostende, et d’errances nocturnes dans la cité balnéaire au long des plages et des digues. Une ambiance de cauchemar et un certain tragique émanent parfois de ses toiles, ou tout au moins un profond et vague sentiment d’errance et de perdition, de solitude.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Spilliaert

    Même si les titres des tableaux y font allusion, c’est tout de suite à Ostende que j’ai pensé. J’ai un souvenir très ancien de maisons du XIX ème dans une rue de cette ville qui donnait sur la digue de mer. Fantastique!
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Malpertuis
    Quand ici en France je dit que je suis Belge, c’est de ça que je veux parler ; un pays étrange (peut-être même étranger à lui-même tant il est ouvert aux quatre-vents), fait de pluie, d’ombres grises ou noires, d’un soleil qui n’arrive jamais ou toujours trop peu, trop tard.
    Ainsi c’est avant de partir alors que je ne le savais pas que je découvris la forêt de Soignes, les rues des bourgades près de Charleroi qui ont inspiré Magritte.
    Je connaissais pour ainsi dire Bruxelles par coeur, c’était avant l’Europe, j’adorais cette ville (ma ville de naissance où j’ai vécu quarante ans).
    Les regards étranges du peintre ne m’effraient pas ayant connu moi la dépression ; il s’agit bien du regard d’un fou (l’était-il?, j’irai vérifier).
    Les Français qui savent très peu de choses de mon pays en pensent toujours du bien, or tout y est si complexe ( jusqu’à l’absurde), qu’on ne peut le définir ainsi qu’en le connaissant peu. La grand Place de Bruxelles ne réunit elle pas en un seul lieu nombres de symboles maçonniques sur ses façades alors que Saint Georges terrassant le dragon surmonte la flèche de l’ Hôtel de ville.
    Pays d’étrangeté, de nostalgie, de pluie et de nuages, pays riche d’histoire, de misère et de fortunes.
    Merci en tout cas pour ces très beaux tableaux.

    1. Ostende.
      « Chaque matin, il lit le même journal, en terrasse ou pas, selon le temps qu’il fait. « De Morgen », pour tout dire. Il attribue à chaque article une étoile, deux étoiles ou trois étoiles. Selon. Mais il s’agit d’étoiles de mer. » (p. 57)

      Christiane LEVEQUE, Ostende, illustrations de Garène, Collection Pleine Lune, Les Carnets des Desserts de Lune, 2015

      http://2.bp.blogspot.com/-eF0Dno6DmZs/VPG2bwXjfZI/AAAAAAAAArE/7s_NoJkUfEE/s1600/5-ostande-chaise-longue-w.jpg

    2. « Le regard d’un fou »… Oui, bien sûr, il a sa folie. Mais qui ne l’a pas ? Qui n’a pas de temps en temps, souvent ou en permanence… un doigt, une main, un orteil, un pied, la tête, voire le corps tout entier… dans cette « Nef des fous » ?

  4. C’est drôle l’ambiance de certaines peintures me fait penser à l’ambiance que j’ai ressenti en regardant votre réunion avec la ministre.

    Un espèce de présentateur qui semble être en lendemain de cuite, un chantre de l’ultralibéralisme qui nous parle de la marge d efficience à n’en plus pouvoir, une ministre plein de bonnes intentions et loin d’être bête mais qui peine à comprendre À rendre les véritables enjeux audible, un anthropologue d excellente foi recentrant et cadran le débat d’une manière irréprochable et assourdissante, un chirurgien pertinent et très convaincu ( dont je n’aimerais pas trop passer sous son scalpel ) , et un économiste à vision globale assez mou et d’une excellente volonté.
    Chacun y a mis sa patte ça a donné quelque chose d’assez singulier.
    Beau moment

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