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27 février 2012 par Paul Jorion | Print « The Artist »

On a malheureusement d’autres chats à fouetter, mais quand même : Bravo tout le monde !

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93 commentaires

  1. Kerjean

    Et merci surtout à M. Weinstein, le producteur au 256 Oscars qui a décidé de mettre sa machine en route avec The Artist.
    Un Oscar pour un acteur grimaçant et muet, n’est ce pas là, un parfait aveux de ce qu’est devenu le cinéma Américain?

    M’enfin depuis que l’oscar a été donné à Adrien Brody, Roberto Begnigni et surtout à Nicolas Cage, plus rien ne peut étonner.

    Et, vous m’excuserez, mais, tout en étant très patriote, je n’ai aucun sens du chauvinisme et je ne vais pas chanter cocorico au pretexte que la daube élue par les Yankees est Française.

    • bible

      Kerjean:
      Merci, rien à ajouter.
      De toute façon, la médiocrité triomphe à façonner notre « next génération » à sublimer du pop cron et de la m—e .
      Merci

    • osiris

      Je ne sais pas si c’est de la daube, mais en tout cas il faut avoir une vision désespérée de la culture française pour considérer comme un film français, un film muet (un peu le contraire de l’usage d’une langue, ça, non ?) et célébrant Hollywood (la machine de propagande US depuis toujours).

      Son réalisateur, proclamant ses liens avec l’Europe centrale (dont d’autres émigrants auraient « fait » Hollywood) a d’ailleurs clairement expliqué dans un article du Nouvel Obs (excusez mes lectures..) qu’il n’avait rien à voir avec Bourvil ou de Funes (on sent bien que Guitry, Gabin, Depardieu etc, passaient aussi par dessus bord), mais se retrouvait tout entier dans le cinéma Américain (Il y expliquait aussi que Monsieur Weinstein avait axé toute sa publicité sur le côté américain du film, et gommé toute aspérité française).

      Il avait d’ailleurs, dans une œuvre antérieure, amené Oss117 à faire équipe avec un agent du Mossad : un bon petit américain, je vous dis !

      • Marcel

        Toutes nos cathédrales, muettes et célébrant l’Ancien et le Nouveau Testament (machine de propagande hébraïque, je suppose), sont donc antifrançaises. Ça me fait un choc de l’apprendre.

    • Julien

      Il faut dire aussi que le rêve américain -> c’est mort.
      Alors pour le vendre dans les films c’est plus délicat!

    • vigneron

      Kerjean, Bible, Osiris. Triplette de nullards pathétiques. Mention spéciale à Osiris pour l’antisémitisme et l’anti-américanisme affiché. Kerjean avait ouvert la voie, lui manque que la main de Benjamin Rotschild qui traine kekpart pour son bonheur…
      Hazanavicius, Langman et Weinstein se sont pas plantés, eux, Dujardin est une pépite.
      Pas vu le film et n’irai pas le voir,pas mon trip, mais suis sûr que le produit est nickel.

      • osiris

        Chouette, une mention spéciale !
        Vous êtes grossier mais au fond très gentil mon petit vigneron..

      • Kerjean

        Ce commentaire est ignoble.

      • vigneron

        Ce commentaire est ignoble.

        Je confirme, me contentai de me hisser péniblement à votre niveau number one & three du podium de l’ignoble du jour. Pas dur, j’enlève juste mon masque de V comme Vignoble.

      • raoul

        J’ai revu par acquis de conscience le début d’Oss 177, le Caire nid d’espions. Hé bien je n’ai pas tenu 5 minutes. Les gags très très très bas à prendre au second degré du style « on sait que c »est très con mais on est plus intelligent que ça, vous inquiétez pas », c’est plus que facile, surtout quand il n’y a que ça.
        Quant à Dujardin j’attends de voir un vrai grand film avec lui pour me faire une opinion. Pour le moment on peut lui reconnaître une facilité à sourire. Qu’on n’aille pas le comparer à Chaplin ou Fred Astaire !
        Toutes mes réserves quant au talent d’Hazanavicius que je place pour le moment bien en deça d’André Hunebelle ou de Michel Boisrond.
        C’est dommage, ça fait du bien d’avoir un oscar pour des français, ici pour de mauvaises raisons (hommage à Hollywood, plus gros producteur hollywoodien en charge du film etc.)

    • Greg A.

      Super commentaire ! Et à part ça, avez vous vu le film ?? Qu’en pensez vous ?

  2. Beaucoup de commentaires désobligeants….Moi, je suis comme Paul : Bravo à toute l’équipe du film !

    • Faut pas s’inquiéter, Guiche, ce sont nos Trolls au grand complet, toujours les premiers à commenter, toujours à dire « Caca ! », quel que soit le sujet du billet.

      • karluss

        bon point pour l’engrais du jardin …

      • Jean-Loup

        Il faut dire que « The artist » a eu plus de chance que le Palais rose de Boni de Castellane.

        Lorsque l’architecte des monuments historiques a dit en 1969 : quoi, cette œuvre de Sanson ? Mais ce n’est qu’un pastiche, vous pouvez démolir !

        Lien

        C’est au 50 de l’avenue Foch 75016…

    • kohaagen

      Oui, on regrette que les trolls ne soient pas eux aussi muets. Moi, je suis impressionné par le parcours de Dujardin. Quand on se souvient de lui, à l’époque de la bande du « Carré blanc » et des petits théâtres, et qu’on voit ce qu’il à quoi il est arrivé… Chapeau (claque) bas, Monsieur Dujardin (même si j’avoue n’avoir pas vu beaucoup de films avec lui).

    • Au sud de nulle part

      En tant que troll j’en avais déjà très très marre (et je reste très très poli) d’entendre parler de ce film et de Jean Machintruc avant même qu’ils soient oscarisés. Essayez donc d’imaginer un peu le niveau de saturation que je vais atteindre dans les prochains jours. Essayez donc d’imaginer ma demie déception de voir évoquer cette production sur ce blog. Caca!

  3. karluss

    Société du spectacle, quand tu nous tiens…
    à fond, dérivons !
    retournons cultiver nos poireaux dujardin

  4. vlahovic

    Attention !
    Quand on commence à tout critiquer aussi méchamment avec comme seul réel argument l’éternel « c’était mieux avant » assaisonné à l’anti-américanisme .. On est sur la mauvaise pente…
    Bravo à l’équipe et à Jean qui a fait honneur au cinéma français.

  5. Quel tapage pour un film muet !
    « Miroir! Oh! Mon beau miroir! »

  6. ERIX le Belge

    Moi je trouve ça original quand même : le retour aux sources. ..
    Bienvenue dans les années 30, et il me semble que nous y sommes plus que jamais…
    Si le cinéma s’y met aussi :) allons-y gaiement !

  7. Tolosolainen

    Que de grincheux étroits d’esprit ! c’est un super film et il est intéressant de voir que contre le cinéma 3D, HD et formaté pour ados on a osé le noir &blanc et le muet.
    Oui le cinéma américain, c’est aussi des chefs-d’œuvre comme Laurel & Hardy, 2001 etc et jamais je ne serai antiaméricain même si je suis anti Wall Street. Ne jamais confondre tout !
    Et de plus quelle fable anti-libérale puisque le système du cinéma français est bien soutenu par l’État. Les contre-exemples européens sont le cinéma italien tué par la berlusconisation…
    Alors oui : bravo !

    • vigneron

      +1 tolosonanen.
      « Et de plus quelle fable anti-libérale puisque le système du cinéma français est bien soutenu par l’État. »
      Oui et par les taxes prélevées dans les poches des spectateurs de films… américains une fois sur deux quasiment en salles, deux fois sur trois en vidéo (Taxe spéciale additionnelle de plus de 10% sur le prix des billets dans les salles de cinéma, plus sur le chiffre d’affaires des éditeurs vidéo et des chaînes de télé…).
      Et ne parlons des défiscalisations variées et du draconien et spectaculaire régime des intermittents; très chère exception mister Lang. Fritz Lang ? non si j’ne m’abuse.

      • Pierre

        « The Artist, tourné en Californie, hommage à Douglas Fairbanks, vedette du muet américain, dont seuls les comédiens, et l’argent, sont français. Mais qui l’a dit ainsi, jusqu’à cette nuit ? Les agents américains du film, bien entendu, pour arracher une à une les voix aux Oscars. Vendu aux Français comme une success story française, aux Américains comme un hommage à leur cinéma: du travail d’artiste. »
        D Schneidermann

  8. Arnaud

    John Goodman excellent également dans The Artist.
    Hugo Cabret était aussi un beau film-hommage qui fait découvrir le génie et la magie de Georges Mélies. Avec une belle utilisation de la 3D dans un superbe « travelling » en ouverture.
    Aux oscars il y avait un documentaire français en sélection mais impossible de trouver la référence.

  9. AntoineY

    Je plussoie pour Hugo Cabret, que j’ai beaucoup apprécié pour sa simplicité et sa poésie toute en modestie, malgré une direction photo à couper le souffle.
    The Artist, c’est pour moi un film « design », « douteux » à force de vouloir être classe, moins « admiratif » que carrément « lèche-botte », un exercice de style avec trop peu d’âme, toujours inférieur de ce point de vue à ses prestigieux modèles.

    L’auto-célébration égocentrique et narcissique est récompensée, certes : Hollywood s’est effectivement décerné à lui-même ces oscars, ravi de pouvoir se mirer dans son propre mythe, avec l’espoir sans doute, de l’entretenir encore un peu plus longtemps… Mais si les rôles avaient été inversés ,gageons que « le » cinema français aurait succombé exactement de la même manière. Résister à une telle entreprise de glorification doit être extrêmement difficile, sinon impossible, pour une institution. Le prix décerné au film iranien est dans la même ligne, quels qu’en soient les mérites par ailleurs, Hollywood étant là dans son rôle de propagandiste habituel.

    Mais ce n’est pas là une raison pour se montrer rabat-joie! Il serait tout de même malheureux de ne pas se réjouir pour ceux qui ont participé de près ou de loin à cette aventure, et qui s’y sont investis avec enthousiasme, avec passion, par amour du projet et du défi esthétique qu’il représentait à leur yeux. Bravo à toute l’équipe!

    • Nicks

      @Antoine Y

      Pareil !

    • vigneron

      Pour ceusses qui voudraient une exemple définitif de la papelardise déguisée en ironie fine, la touche finale d’Antoine Y après sa charge anti-The Artist et anti-Hollywood (admirez la merveille assassine du « à leurs yeux ») :
      Mais ce n’est pas là une raison pour se montrer rabat-joie! Il serait tout de même malheureux de ne pas se réjouir pour ceux qui ont participé de près ou de loin à cette aventure, et qui s’y sont investis avec enthousiasme, avec passion, par amour du projet et du défi esthétique qu’il représentait à leur yeux. Bravo à toute l’équipe!
      Nicks, pareil ? Pareil quoi ?

      • Nicks

        @Vigneron

        J’ai le même analyse qu’Antoine Y qui est tout simplement la bonne. C’est une auto-célébration américaine, on en aurait fait autant en France, enfin différemment bien sûr, mais avec la même fierté probablement. Ca n’est pas bien méchant, c’est le côté bienveillant de l’empire. Il est bien évident que jamais un film français n’aurait eu une telle reconnaissance internationale s’il avait été parlant dans la langue originale, un film français de culture française donc. Mais d’une part le cinéma c’est de l’art, donc la notion de nationalité est secondaire (le film est bon ou pas), tant qu’il n’y a pas une offre unique du moins, à ce titre, heureusement que le système français existe, et d’autre part, il y a franchement plus important en ce moment. Vous perdez les pédales mon pauvre vigneron…

      • polo

        Ne pas toucher aux américains ou aux gros producteurs hollywoodiens, sinon attention, vigneron viendra vous mordre le derrière. Ce systématisme est aussi trollesque que l’autre. Quand on voit Angelina Jolie qui veut renégocier les accords de Dayton en Bosnie on ne peut que se faire un devoir de démonter le complexe militaro-cinémato-industriel américain.

      • vigneron

        Merci Polo, j’attendais le gazier qu’allait planter son petit drapeau trigogolore sur le pic des pics de l’outrance, toucher first one le Point God-CMI rédhibitoire et indépassable du massif des Patraques;

        on ne peut que se faire un devoir de démonter le complexe militaro-cinémato-industriel américain

        , cest fait. Et en majesté ma chère ! On a carrément droit à une première en face nord hivernale, sans oxygène, sans assistance, en polo Fred Perry avec le canasson et un démonte-pneu entre les dents ! bref, au Gode-CMCIA…
        Veuillez agréer, monsieur Polo, l’expression éplorée de mon éternelle gratitude.
        Ps : Angelina ? Elle vient de sortir son film en Serbie. Un triomphe : 12 spectateurs à Belgrade. 12 spectateurs en polo Fred Perry je suppose.

  10. Ayant vu le film en octobre dernier, je me félicite de cette récompense !
    Il fallait oser faire un film muet à l’heure de la 3D et de la motion capture ; « The Artist » revient aux sources, et rappelle la beauté du cinéma à ses débuts. N’y a-t-il pas meilleur hommage?

    Bref, moi j’en reste à la mission première du cinéma: la magie et l’émerveillement ! (l’âme d’un enfant qui traîne encore… :-) )

  11. Marlowe

    Ce que je trouve étrange (vous avez dit étrange !) c’est que sur ce blog, il soit question d’une marchandise culturelle mondialisée, et cela quelque soit le plaisir, ou l’ennui, qu’il y a à passer deux heures avec un film, quel qu’il soit.
    Mais enfin, tout un chacun, et même parmi les meilleurs (!), éprouve des besoins de divertissement.

    • vigneron

      Perso je file l’Oscar des divertisseurs du blog à Marlowe, c’est mon Dujardin, mon Charlot, mon Keaton, mon Stan Laurel, mon Harpo Marx, mon Jerry Lewis, mon Fernandel, mon Bourvil, mon Jean Lefèvre, mon Guybet, mon Darry Cowl.

  12. Lisztfr

    Film noir et blanc, sauvé par la musique. Je repense au « Journal d’une femme de chambre », qui lui est un film réellement génial, sur le plan graphique. « The Artist » d’après cet extrait, ne joue pas dans la même catégorie. Et oui lorsqu’on voit un plan de Bunuel, eh bien la beauté en est à vous couper le souffle tandis qu’ici non, c’est la narration qui est au premier plan, l’image est surtout neutre, et coule de source. Que ce soit un film en noir et blanc n’est pas en soit une attestation de chef d’oeuvre, et je ne pourrai jamais prendre Jean Dujardin au sérieux de toute façon. Il joue les Eroll Flynn.

    La scène avec la voiture au carrefour, je l’ai déjà vue…

    On me recommande un autre film, Incendies :

    http://www.imdb.com/title/tt1255953/

  13. Sage

    Pour les Américains, le nouveau mime Marceau…

  14. piotr

    J’aimerai que l’on m’explique ce que ce film a de français. Ça ressemble plutôt à un produit de consommation américanisé. Je ne comprends pas de plus, la raison de se féliciter d’une reconnaissance hollywoodienne qui, en l’occurrence, signifie en réalité l’allégeance d’un réalisateur et d’un acteur Français au pire cinéma, c’est à dire le cinéma commercial américain

  15. La nouvelle bonne idée de l’équipe des OSS 117, menée par Michel Hazanavicius, connaît un succès fulgurant dans les festivals du monde entier: les Golden Globes, les Goyas, les Baftas, les Césars et bientôt les oscars. Pourquoi un tel enthousiasme? Sans doute parce que le film a réveillé des émotions très particulières que les spectateurs n’avaient pas ressenti depuis le passage au parlant, soit depuis près de 80 ans. Seuls les cinéphiles forcenés (dont je fais partie) se rendent dans les cinémathèques pour assister aux projections de films muets, souvent accompagnée d’un pianiste qui improvise au fil des scènes. L’émotion est très particulière. De manière étrange, la relation avec le spectateur est beaucoup plus directe. Le silence des acteurs se transmet dans toute la salle. Les mines exagérées provoquent instantanément le rire ou la tristesse. De plus, entre mises en abîme et références, chaque plan de the Artist transpire l’amour du cinéma, ou plutôt de sa naissance, de ses premiers pas et de ses maladresses. Comme des parents contemplant les photos de leurs petits enfants.

    Est-ce que the Artist un chef d’oeuvre? Non, plutôt une excellente idée qui devrait inciter plus de monde à regarder les films muets. De voir des gens qui ont vécu il y a 80-100 ans, leurs rires et leurs pleurs, est une expérience unique. Notamment la grande star de l’époque, Buster Keaton!

    • Tolosolainen

      Merci Paskov pour ce commentaire qui dit des choses que j’ai ressenties aussi.
      Le commentaire de piotr sur le « cinéma commercial américain » est bien typique de ce que j’appelle dans mon commentaire plus haut plus haut l’étroitesse d’esprit : je me souviens par ex. que 2001 Odyssée de l’espace avait été très mal accueilli par nos vertueux gauchistes des années 60/70 : impérialiste, commercial de droite etc…
      Après tout Balzac a été « commercial » en un temps… mais il ne faut pas aimer ce que les gens aiment car ils sont ‘aliénés’.
      Toujours dans l’anathème : ils me font peur parfois ces inquisiteurs de pacotille! En plus je suis sûr que pour la majorité de ces commentaires négatifs (et minables) faits ci-dessus, leurs auteurs ne sont même pas allé voir le film.

      • piotr

        Tolosolaian, que vous puissiez croire que « the artist » n’est pas un film conventionnelle (parce qu’il est en noir et blanc !) en dit long sur votre culture cinématographique. L’homme d’affaire qui a réalisé le film a simplement introduit quelques astuces promotionnelles pour se différencier de la masse informe des films hollywoodiens

        Sachez aussi qu’il y a beaucoup de productions commerciales qui au fil du temps, sont resté… eh bien des productions commerciales sans intérêt. Ne faites donc pas de quelques exemples, une généralité

      • Tolosolainen

        @ piotr
        Je n’ai certainement pas de culture cinématographique mais au moins j’essaye d’éviter les fautes d’orthographes…  » un film conventionnelle« …
        Il est vain de faire dire ce qui n’est pas dit (par ex. sur le degré de conventionnalité) et terriblement nul de décréter que qqun n’a pas de Culture cinématographique : faut monter un certif, étaler ??

  16. Dup

    Un tel succés pour un film muet, signe des temps, no comment ;-)

    Les politiques devraient s’en inspirer…..

    Ceci dit muet avec un titre en Anglais : un film Français???

  17. Sipacup

    Bravo à « The Artist » !

    personnellement, après avoir vu les cérémonies des Césars et des Oscars, et avoir été exposé un peu dans les médias à la parole du réalisateur, du producteur ou de l’acteur, je ne saurai que trop les féliciter pour la manière dont ils ont su entourer ce projet et ce produit un peu fou, un peu hors-norme, d’une histoire riche et complexe, d’un « prétexte », d’un « hors-cadre » démesuré.
    Ce film, c’est l’histoire d’un projet auquel personne ne pouvait croire. C’est un projet voué à l’échec, mais dont la qualité finale tient à la qualité des acteurs et réalisateurs (du « pur cinéma »), c’est un projet financier fou (un « pari ») qui fait une « success story », ce sont des amis et des gens qui se respectent (voir la façon très collective de recevoir les prix), ce sont les Frenchies qui font une razzia un peu mal élevée à Hollywood…
    Il y a déjà toutes ces histoires dans « The Artist », et bien d’autres, peut-être, à venir. J’ai plutôt hâte de voir le film maintenant.

    • Al

      C’est dommage d’aller le voir… vous feriez mieux de rester sur une bonne impression…

      Sinon, je suis entièrement d’accord avec vous…. sauf que c’est tout l’inverse…

      Thomas Langmann…. se lancer dans « un projet voué à l’échec »…?… Vous êtes trop mignon Sipacup….
      Faudra que j’la ressorte celle-là…. Vous m’avez égayé la journée…

      • Sipacup

        @ al:

        Je sais que je suis mignon… Et j’aime égayer les journées…
        Mais ne me voyez pas plus stupide que j’en ai l’air, je n’ai jamais dit que ces histoires racontaient la vérité crue de la production du film, simplement qu’il y a une richesse d’histoires autour de ce film, que j’aime les histoires, et qu’il semble important, pour un film dont la forme est atypique, de l’entourer d’histoires, sans quoi, et quelle que fût son éventuelle qualité, il risquerait de n’accéder qu’à peine à l’existence.
        « Raconter » un film fait partie du métier, mais je préfère entendre toutes ces histoires et les voir jouer dans ces cérémonies de remises de prix, comme un vrai petit film, plutôt que d’entendre encore et encore les promos hollywoodiennes : « C’est l’histoire d’un père et de sa fille, et c’est très riche… les sentiments… les émotions… on peut tous s’y identifier…  »

        Mais je suis mignon, c’est vrai :D

  18. verbrugghe

    et les CHAPLIN

  19. Al

    Je ne savais pas qu’on filait un Oscar pour une bande-annonce…?

    D’un autre côté, c’est une bonne bande-annonce…. y a absolument aucune différence avec le film… Ils ont réussit à tout mettre dedans… même la fin…

    Bravo les gars… c’est du bon boulot…

    Moi, j’aime le cinéma…
    C’est l’un des seuls endroits qui nous reste… avec le foot et la bourse… où l’on peut encore se faire un max du tunes quand on est un bon à rien…
    Un très bel ascenseur social qui démocratise le pognon… et ça, c’est bien…

    Et le p’tit chien qu’est sur la table… il a gagné quelque chose…?
    Il joue bien pourtant… il m’a beaucoup plu… Je pense qu’on le reverra….

    • Mianne

      Le cinéma , un ascenseur social ? Pas sûr . Même Depardieu a suivi (en filoutant pour ne pas payer) les cours d’une école de théâtre hors de prix. Combien de gosses de smicards de province ( les jeunes les plus nombreux) peuvent-ils s’offrir un loyer parisien et le cours Florent pour avoir l’opportunité d’accéder à une audition et de s’y faire sélectionner ?

      C’est un peu comme pour les champions de ski . Pas vraîment un ascenseur social, le ski . Les mômes de smicards qui n’habitent pas en montagne (les plus nombreux) attendent en général de gagner leur vie pour s’offrir un premier week-end de ski.C’est un peu tard et très insuffisant pour faire un champion .
      Le foot est un meilleur ascenseur social car on peut apprendre à shooter même dans une boîte de conserve vide sur un terrain vague.
      Quant à la Bourse, il faut avoir déjà, non seulement de quoi manger et se loger, mais en plus de quoi faire son premier investissement . La Bourse est donc un ascenseur social qui part déjà de très haut .

      • Garorock

        Si quand même ascenseur social pour certains…
        J’écoutais sans grande attention, dimanche matin, sur F Inter, une émission dont Jamel Debbouze était l’invité.
        Il se plaignait à un moment du fait que lorsqu’il a débuté, un autre comique, Alévèque, n’avait pas été très sympa avec lui.
        Je cite de mémoire,
        Jamel:  » Enfin c’est pas grave, nous ont est devenus millionnaires, il est où Alévèque maintenant? »

  20. taratata

    Et ben moi , j’le connais , Dujardin , na na na nanère e ! Eeeeeeeeeet sa copine aussiiiiiiiiii …

  21. Arnaud

    Certains ici me font penser aux affreux têtards de « Charlie et La chocolaterie », ou à l’épicier d’Amélie Poulain…. mériteraient le même sort.
    En âme charitable je leur conseille kamême (comme dirait l’autre) « Take Shelter » de Mike Nichols pour voir ce que le « mauvais et commercial cinéma américain » fait avec ses tripes quand il regarde notre société et les temps à venir sans concessions.

    PS: après Take Shelter, retourner voir The Artist ou se repasser un Pixar ou un bon vieux Spielberg (pas « duel » ou les « dents hein »).

    PS2: Vive Tarantino.

    • lou

      « Take Shelter » : acteurs parfaits, photo,réalisation…excellent film. je resterai sur mon impression en me passant de suivre vos conseils :-)

      • Arnaud

        Lou, je crains d’avoir été mal compris.
        Les films recommandés apres Take shelter permettent d’adoucir le choc, d’oublier un temps que le ciel nous tombe (peut être ?) sur la tête. Alors oui j’aime les films comme the Artist, parce qu’ils racontent une histoire avec intelligence, vivacité et poésie. Et après la séance quand il y a communion, des applaudissements spontanés, ou silence ému des spectateurs quand la lumière revient.
        Allez on se repasse Ghostbuster avec Bill Murray et Sigourney Weaver en VHS? Be kind Rewind!

      • lou

        Oui, j’avais bien compris. Mais suis du genre à ne pas vouloir adoucir le choc…comme après le film des frères Coen A Serious Man. Ceci étant, je ne critique en rien vos choix.

  22. ploucplouc

    Cocorico saluons l’exploit comme je n’ai pas vu le film je ne porterait aucun jugement Mais savez-vous comment est financé le cinéma français qui reste le seul dynamique en Europe.Le cinéma français reste dynamique grâce a l’ avance sur recette un système digne des bolcheviques que les français et dont je suis extrêmement fier.Les libertarien ont détruit le cinéma Italien, espagnole, portugais, allemand. Max avait raison.

  23. Pierre

    Salut L’artiste !
    En Français dans le titre……
    Revue de presse :

    ‘O artista’
    Francês ‘O artista’ ganha os principais prêmios do Oscar 2012

    El artista
    Francia celebra éxito cinematográfico de El artista

    Der Künstler :
    Oscars: Triumph für Stummfilm « The Artist »

    Artistul
    OSCAR 2012. Lista castigatorilor trebuie sa contina « Artistul »

    Художник
    Художник Белютин умер в Москве

    האומן
    Aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés (האומןoscar).

    芸術家
    ブラピとジョージ、オスカー獲得ならず!『アーティスト』ジャン・デュジャルダンがアカデミー賞主演男優賞受賞!【第84回アカデミー賞】

    أما الفنان
    فاز الفيلم الصامت الرومانسي (الفنان) بخمس جوائز اوسكار من بينها جائزة

    Parmi les titres Français à venir les plus attendus sur Cinéfil.com :
    Battleship
    Avengers
    Dark Shadows
    Prometheus (3D)
    The Dark Knight Rises
    Paranormal acitvity 4
    Perfect Sense
    Twixt
    American Pie 4 : 10 ans après
    Bowling
    21 Jump Street
    Etc. ……
    http://www.cinefil.com/films-attendus?nbPages=4&debut=10&page=2

  24. piotr

    On aurait labellisé ce film, « film américain » plutôt que « film français » que personne n’aurait rien remarqué et le film serait demeuré inconnu ou presque en France.

    La différence qui existe pourtant, c’est cette fierté étrange de certains français quand ils se réjouissent que des compatriotes aient réussi à imiter les américains (voir les singeries de Dujardin à la télé américaine). Sociologiquement, c’est un peu un comportement de colonisé

    • Au sud de nulle part

      …peux pas mieux dire. Si! C’est énormément beaucoup un comportement de colonisés et contents de l’être et de le manifester en plus.

  25. Petitpoulbot

    Nous avons beaucoup apprécié en famille le film Hugo Cabret, effectivement les images sont très belles et il se comprend à plusieurs niveau. Pour The artist, je ne l’ai pas vu, mais je ne sais pas si c’est le genre de film qu’il faut à tout prix voir sur grand écran, alors que le Scorsese oui.

  26. vigneron

    J’ose croire que nos délicats esthètes snipers d’Artist n’auront pas manqué comme moi de se réserver quelques instants de béatitude hier au soir à revisionner sur Arte de cette daube hollywoodienne et en NB nommée La maison du Dr Edwardes…

    • polo

      N’allez pas croire que ceux qui n’apprécient pas les produits hollywoodiens d’aujourd’hui n’aiment pas ceux d’antan, voire d’il n y a pas si longtemps. Il faut croire que la décadence n’est pas qu’un mot. Je suis nostalgique d’une époque où le marketing ne faisait pas croire aux producteurs qu’ils gagneraient à tous les coups. A force de gagner un peu à tous les coups, ils ont fini par tuer la magie, le désir des spectateurs. Où est le risque ? Où sont les destins ? La folie ?

  27. beaufou

    L’annee derniere un Anglais qui begueillait et cette annee un Francais muet.
    Bravo aux « Artists » et merci aux Ricains qui ce matin me felicitent pour ce succes Frenchy.

  28. ma devise
    issu d »un slogan des années 70 …..
    qui aime la vie ne va pas au cinéma !!!!

  29. Lisztfr

    C’est pourquoi H. Miller a intitulé son livre « Le cauchemar climatisé », parlant des Etats-Unis.

    • vai par contre et certainement relire , le colosse de maroussi, parlant de la grêce d’il y a bien longtemps !!!

    • Lisztfr

      http://image.mapmuse.com/images/maps/map-of-unesco-heritage-sites-locations.png

      http://find.mapmuse.com/map/unesco-heritage-sites

      CQFD. Il n’y a presque pas de sites classés aux USA, voyez-vous, il y en a davantage au Sahara. Si l’on rayait l’Italie, l’histoire de l’art en serait bouleversée, tandis que les USA ne manqueront dans aucune généalogie de l’Art.

      Je me suis mis a lire « Manhattan transfert » du coup.

      p 141

      ROULEAU à VAPEUR

      Le crépuscule arrondit délicatement les angles droits des rues. L’obscurité pèse sur la ville d’asphalte fumant, écrase les châssis des fenêtres, les réclames, les cheminées, les réservoirs, les ventilateurs, les échelles de sauvetage, les moulures, les ornements, les cannelures, les yeux, les mains, les cravates.

      Et voilà, tout est dit, asphalte fumant etc.

      • blob

        >Lisztfr

        Et le Jazz, c’est pas de l’art?!

        Vraiment, l’anti-américanisme, quand il est aveugle, peut être confondant…

      • Al

        Votre gamin non plus ne pèse pas lourd dans l’arbre généalogique de votre famille…. c’est pas pour ça qu’il faut lui préférer les arrière-grands-pères… Lisztfr pense avec des cartes de l’unesco et du coup, il a les idées carrées… CQFD
        Et en plus, vous citez Dos Passos… c’est à n’y rien comprendre…

      • vigneron

        les USA ne manqueront dans aucune généalogie de l’Art.

        Sublissimement Lisztfrissime.

  30. Renou

    Le cinéma n’a rien à craindre de ce genre de discussion. Ce film est-il bon? Al a tout dit.
    Seule la médaille est louée ici. Ou huée. On s’en fout de la médaille. Il faut aider les cinéastes à devenir vertueux…
    « L’art, qui sanctifie précisément le mensonge, qui met la volonté de tromper du coté de la bonne conscience, est bien plus fondamentalement opposé à l’idéal ascétique que la science: ainsi le ressentit l’instinct de Platon, le plus grand ennemi de l’art que l’Europe est jamais produit. Platon contre Homère: c’est l’antagonisme complet, authentique, d’un coté le meilleur disciple de « l’au-delà », le grand calomniateur de la vie, de l’autre son adorateur spontané, la nature d’or. C’est pourquoi l’asservissement de l’artiste à l’idéal ascétique est le comble de la corruption qui puisse atteindre un artiste, malheureusement l’un des plus courants: car rien n’est plus corruptible qu’un artiste. » Nietzsche

  31. Un naïf

    Je ne sais pas pourquoi, mais le succès explosif de « The Artist » ne cesse de me faire penser aux accords Blum-Byrnes signés en 1946 sur la libre pénétration du cinéma américain en France. Je ne sais pas pourquoi.

    • Renou

      Aldrich, Borzage, Capra, Cassavetes, Donen, Edwards, Ferrara, Ford, Hawks, Huston, Kazan, Lubitsch, Mann, Peckinpah, Ray, Siegel, Sirk, Stroheim, Van Sant, Walsh, Welles, Wilder, etc.
      Merci à la « pénétration » du cinéma américain.

  32. bouzou_le_cloune

    bouh , lui il a cité Nietzsche .

    le nous préfererait citer trotski et sa fiari :

    lien wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Breton

    En 1938, Breton organise la première Exposition internationale du surréalisme à Paris. À cette occasion, il prononce une conférence sur l’humour noir. Cette même année, il voyage au Mexique et rencontre les peintres Frida Kahlo et Diego Rivera, ainsi que Léon Trotski avec qui il écrit le manifeste Pour un art révolutionnaire indépendant, qui donne lieu à la constitution d’une Fédération internationale de l’art révolutionnaire indépendant (FIARI). Cette initiative est à l’origine de la rupture avec Éluard.

  33. Bertrand_M

    « The Artist » tranche avec le reste de la production française : c’est un très bon film ! Du coup je ne suis pas sûr que ce film reflète la qualité du cinéma français comme le souhaite notre président !

  34. lon

    Pourquoi ils l’ont pas appelé  » Le Artiste », ça faisait plus frenchy, non ? ma femme elle arrive pas à dire « the », c’est pénible.

    • Al

      Faut lui mettre un cheveu sur la langue et lui demander de prononcer le mot « zizi »… Une fois qu’elle a dit le premier « Zi »… elle zappe le second et hop, elle enchaine sur « artist »… avec un « ar » bien caverneux… presque de dégoût…

      C’est pas dure… suffit de se promener toujours avec un cheveu dans la poche… ou sur la tête…

      Si ça ne marche pas… pas de panique… vous lui retirez le cheveu de la langue et vous lui dites de dire Lady D…
      Là, pareil… elle se concentre sur le dernier « Di » … et elle enchaine avec « artist » ( toujours avec le même dégoût sur le « ar »…)

      Voilà, « the artist »… c’est juste entre le zizi et Lady D…

  35. l'albatros

    Cela montre que rien n’est impossible…

    En y pensant, certaines salles repassaient Metropolis (avec de nouveaux plans) récemment…un film puissant, bon ça flirte parfois avec l’extrême-droite (collaboration de classes prônée)…mais son gigantisme obnubile tellement qu’on y pense qu’après coup… et la musique ! ça a trotté dans ma tête pendant des heures…

    ça n’a pas vieilli…

  36. RolandT

    Moi, j’aime bien la façon dont les américains prononcent « Hazanavicius » : « have an issue », « as a vicious », « Havana issue »… :-)

  37. danolo

    Je n’ai pas vu le film mais rien qu’à voir la bande annonce, je suis mitigé….
    Cet acteur Dujardin semble incarner un melange de Gene kelly, Sean Connery, très beau gosse, somme toute.
    L’idée d’un muet attire a priori, mais le sujet ‘star qui monte’/’star déchue’ donne pas très envie, car trop ressassé. Accueilli comme cela par la critique hollywoodienne américaine est plutot suspect quand meme !

  38. Nathalie

    J’arrive un peu en retard avec mon commentaire, mais tant pis. Parce que les critiques de parti pris m’énervent. Qu’ayant vu le film, j’estime devoir au moins assumer mon jugement.
    J’ai vu « The Artist » et je me suis régalée. Photo, réalisation, acteurs, musique : tout est cohérent, porté par une même énergie. Il y a l’émotion et les clins d’oeil, l’humour et l’hommage, le spectacle et l’histoire. Et le culot. Parce que je trouve que ce film est culotté. Le noir et blanc, le muet, le jeu des acteurs : il fallait oser aller jusqu’au bout du projet.
    Je ne dirais pas que c’était le meilleur film en compétition. Peut-être même n’est-ce pas un grand film. Mais il m’a marqué. Parce qu’il joue avec nos repères, nos souvenirs, et aussi avec notre époque.
    Il est hors norme et il est réussi. D’un bout à l’autre. Qu’il ait été tourné à Hollywood ne me choque pas. C’est là que cela s’est passé.
    Je suis sortie de la projection le sourire aux lèvres. J’ai pensé à Douglas Fairbanks, bien sûr, à Gene Kelly, évidemment, à Buster Keaton, à Charlot… Aux Marx Brothers. Mais aussi à Max Linder, à Pierre Etaix, à Tati. Parce qu’il s’agit aussi de notre histoire. Et puis j’ai admiré Dujardin, oui, parce qu’il est juste à sa place.
    Ce film m’a fait plaisir.
    Et le cinema américain, moi, je l’aime, de Leo Mac Carey, John Ford et Howard Hawks à Clint Eastwood et Martin Scorsese et Woody Allen en passant par Minelli et Capra et Huston et Mankiewicz et… comme l’a déclaré Michel Hazanavicius : Billy Wilder, Billy Wilder et Billy Wilder.
    Un dernier mot : je n’aime pas seulement le cinema américain et je vous conseille absolument d’aller voir « Incendies ». Un très grand film.
    Mais je ne dirais pas que je me suis « régalée » en le visionnant…

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