Mes livres

Les pêcheurs d’Houat (Hermann 1983 ; éditions du Croquant 2012)

Mon premier livre, un extrait de ma thèse de 3e cycle, consacré à une petite communauté de pêcheurs et leurs familles, sur l’Île de Houat, au large des côtes bretonnes. Originellement publié en 1983 par Hermann, et republié en 2012 par les Éditions de Croquant, avec un nouvel avant-propos.

La transmission des savoirs, avec G. Delbos (Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme 1984 ; 1991 ; 2009)

Publié en 1984. Nous nous intéressons aux savoirs traditionnels en Bretagne dans les domaines de la pêche artisanale, de l’ostréiculture et de la saliculture. Nous comparons ces savoirs au savoir scientifique et nous examinons comment ils sont transmis. (Amazon semble croire que le livre est épuisé – la vignette est celle de la réédition de 1991 – mais il ne faut pas se laisser impressionner !)

Principes des systèmes intelligents (Masson 1989 ; éditions du Croquant 2012)

Sont décrits les principes qui font que le comportement verbal d’un ordinateur apparaîtra « intelligent » à son interlocuteur humain. L’originalité du livre est qu’au lieu de partir d’une compréhension intuitive de ce qu’est l’intelligence, il prend pour modèle la « métapsychologie » freudienne complétée par Lacan. L’intelligence se trouve du coup simulée par une dynamique d’affect appliquée à un univers de mots. Le système ANELLA, que j’ai mis au point pour British Telecom, faisait cela.

Investing in a Post-Enron World (McGraw-Hill 2003)

Publié en février 2003, mon livre en anglais sur l’affaire Enron. Bien qu’il s’agisse ici davantage de fraude que d’incompétence comme dans la crise actuelle, un livre qui restera d’une grande actualité tant qu’il y aura de la finance.

La crise du capitalisme américain (La Découverte 2007 ; éditions du Croquant 2009)

Écrit en 2004-2005, publié en janvier 2007. « Le livre qui a annoncé la crise ». L’ouvrage explique pourquoi il y a aura une grande crise du capitalisme américain. Le surendettement des ménages américains. La disparité des revenus aux États–Unis. L’industrie du crédit hypothécaire et ses abus. La dynamique des bulles financières. Les États–Unis otages de la Chine.

L’implosion. La finance contre l’économie : ce que révèle et annonce la « crise des subprimes » (Fayard 2008)

Publié en mai 2008. Pourquoi les subprimes sont-ils à l’origine d’une crise majeure ? Les différents types de crédits hypothécaires et leur rôle dans la dynamique de la bulle. Pourquoi il était rationnel d’aider les pauvres à acheter des maisons. Pourquoi Greenspan n’y est pour rien. Une chronique au jour le jour : de la dépréciation des titres adossés à des crédits hypothécaires, au tarissement du crédit de l’été 2007. Une constitution pour l’économie.

La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire (Fayard 2008)

Publié en novembre 2008. L’année de l’explosion : une chronique au jour le jour. La spéculation sur les matières premières. Jérome Kerviel. Le salaire des traders et… celui des autres. Mon expérience chez IndyMac et Countrywide. La fin du capitalisme ?

L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009)

Publié en octobre 2009. L’argent dans ma poche. Argent et dette. Les intérêts. L’argent dans nos esprits. D’où vient l’idée que les banques commerciales créent de l’argent ? Les banques centrales. La titrisation pour débutants. Madoff : la « cavalerie » ou « machine de Ponzi ». L’argent comme problème pour vous et moi. La spéculation. Pourquoi interdire les paris sur les fluctuations de prix ? L’argent d’Émile Zola.

Comment la vérité et la réalité furent inventées (Gallimard 2009)

Publié en novembre 2009. La vérité et la réalité ne sont pas les notions évidentes que l’on pourrait penser : elles sont apparues à des moments précis au sein de la culture occidentale et nous connaissons l’histoire complexe de leur apparition. Seul problème, dont les difficultés deviennent de plus en plus visibles, elles supposent une confusion dangereuse entre l’univers mathématique des nombres et la « Réalité-objective ».

Le prix (éditions du Croquant 2010)

Publié en septembre 2010. La synthèse de mes recherches sur la formation des prix, conduites pendant plus de trente ans des criées bretonnes aux salles de marché, en passant par les plages africaines. Comme Aristote l’avait déjà noté, le prix se forme selon le rapport de force existant entre l’acheteur et le vendeur. De cette manière, l’ordre social se reproduit à l’identique.

Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011)

Publié en mars 2011. Du fait du versement d’intérêts par ceux qui sont obligés d’emprunter, le capitalisme engendre inéluctablement une concentration de la richesse telle que le système ne peut manquer de se gripper un jour ou l’autre. Nous ne traversons pas l’une des crises habituelles du capitalisme, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement final, et pour tout dire celle de sa chute.

La guerre civile numérique (Textuel 2011)

Publié en mai 2011. La guerre a été déclarée par PayPal et Mastercard quand ils ont cessé d’accepter les dons faits à Wikileaks, et le gouvernement américain soutenait leur initiative. Une coalition de grosses compagnies et de gouvernements ont déclaré la guerre aux citoyens ordinaires. Comment tout cela finira-t-il ?

Misère de la pensée économique (Fayard 2012)

Le monde est entraîné aujourd’hui dans une catastrophe où trois forces se combinent en une machine infernale : l’aboutissement du comportement colonisateur de notre espèce, une complexité dont la maîtrise nous échappe désormais, et la « machine à concentrer la richesse » que constituent nos systèmes économiques. Pourquoi n’avons-nous pas vu se dessiner cette catastrophe ? Parce que la « science » économique que nous avons construite durant les cent cinquante dernières années – discours à l’usage des financiers et à l’intention des politiques – regardait ailleurs et parlait d’autre chose.

La survie de l’espèce, avec G. Maklès (Futuropolis / Arte 2012)

Comment parler autrement, et en s’adressant à un public plus vaste, des questions que je couvre dans mes livres consacrés à la crise ? Par le biais de la bande dessinée. L’idée en revient à Grégory Maklès, qui a su comment faire mouche dans des transpositions subtiles de mes thèmes sous une forme graphique. On s’apercevra, comme une divine surprise, que quand je serai mort et enterré, il pourra continuer tout seul, les doigts dans le nez !

Comprendre les temps qui sont les nôtres (Odile Jacob 2014)

« Les gens sont, dit-on, déboussolés ». Une autre façon sans doute d’affirmer qu’ils ont cessé de comprendre les temps qui sont les nôtres. Comprendre les temps qui sont les nôtres, c’est, de manière déterminante, savoir aussi qu’y faire. Or il faut désormais être prêt à rattraper la balle au bond. Voici, au fil de sept années de désarroi planétaire, les pistes que j’ai cru découvrir, dans l’ordre où elles se sont ouvertes à moi.

© 2009 Blog de Paul Jorion · Connexion
Desk Space par Dirty Blue & Wordpress Traduction WordPress tuto
Implementation / Webmaster Camuxi.