L’inventaire de demain

 
Suffit-il de constater qu’un système a fait son temps pour que sa relève s’impose et qu’un autre système prenne sa place ? Pas si simple ! Par quel processus passe-t-on alors de l’un à l’autre ? L’histoire nous apporte à ce sujet des éléments de réflexion – car le capitalisme n’a pas toujours existé – mais pas les réponses que nous cherchons. Impliquant que nous réfléchissions un peu à l’aveuglette, nous projetant dans l’inconnu afin d’innover et concevoir l’inédit. A comprendre à la fois quel pas en avant il faudrait accomplir et vers quelle société celui-ci nous mènerait, car les deux démarches sont étroitement liés. Parvenant enfin à décrire le nouveau système qui devrait être substitué à l’actuel. Alors qu’une tentative, dénommée socialisme et dans laquelle beaucoup d’espoirs ont été en leur temps mis, a tourné court. Nous faisant trébucher.
 
Vu où nous en sommes, les tentatives d’aménagement du système n’ont pas fait la preuve de leur efficience, ce qui semblerait démontrer qu’il faut penser plus radicalement. Toute nouvelle évaluation doit cependant être « globale », intégrant des données économiques, sociales, culturelles et ce qui est nouveau environnementales. Enfin, le principe de l’élargissement le plus achevé de la démocratie (le pouvoir du peuple, selon les Grecs) parait devoir nous guider. Est-ce là le socle d’où il est nécessaire de partir ? 
 
Sans toutefois nous cantonner au seul monde des idées – même si elles ont leur intérêt – alors que dans notre société apparaissent et se développent, de manières plus ou moins marginales et explicites, des pratiques sociales qui préfigurent les contours de celle qui pourrait lui succéder. Car, si nous savons une seule chose du passage d’un système à un autre, c’est qu’il est toujours marqué par des transitions, sans exclure les ruptures. Comme si le nouveau système s’annonçait, cherchait à se frayer un passage, à faire école pour s’imposer (car le précédent n’entend pas céder comme cela la place). 
 
L’objectif proposé est de mettre une fois encore à profit ce blog, afin de susciter une nouvelle collaboration. De toutes celles et tous ceux qui s’y retrouvent, apportant déjà ou non leurs commentaires, afin de débuter une collection d’un genre particulier. Un simple inventaire des idées ou des pratiques qui pourraient contribuer, une fois regroupées, à dessiner l’esquisse d’une société alternative, cette utopie d’hier qui désormais pourrait être qualifiée d’utopie réaliste. D’entamer collectivement, sans hiérarchie et sans mise en forme prématurée, une « tentative d’épuisement », comme a écrit Georges Perec, de ce qui est à notre disposition, autour de nous, et témoigne de la transition dans laquelle nous sommes en réalité engagés. Sans en avoir toujours bien conscience, car lorsque l’on est dans le vent, on ne le sent pas. Sans garantie non plus qu’elle aille à son terme.

Des points d’étape seront certainement nécessaires, nous verrons bien. 
 
Voilà quelle pourrait être la marche à suivre : chaque signalement destiné à élargir la collection pourrait prendre la forme d’une adresse renvoyant à une page disponible sur Internet, accompagné d’une brève description de son objet, ainsi que d’un éventuel commentaire.

François Leclerc,
25 novembre 2009.
 



207 commentaires à “L’inventaire de demain”

  1. François Leclerc dit :

    Dans toute leur diversité et dans le désordre, au fil de premières idées :

    * Le grand projet, entré en application, de Nicholas Negroponte (MIT) : One Laptop per Child (un ordinateur portable par enfant):

    http://fr.wikipedia.org/wiki/One_Laptop_per_Child

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/10/17/en-uruguay-des-ordinateurs-gratuits-a-l-ecole-pour-integrer-les-enfants-pauvres_1255217_3222.html

    * Le réseau des épiceries solidaires en France :

    http://www.epiceries-solidaires.org/

    * La notion de bien public en économie :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bien_public

    * La transgression, modèle économique pour les pauvres :

    http://cafe-geo.net/article.php3?id_article=872&var_recherche=ol%E9oduc

    * les logiciels libres :

    http://www.framasoft.net/article3338.html

    • svenmarq dit :

      !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! L’ « Inventaire de demain » existe depuis plus de 30 ans !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      THE ULTIMATE WHOLE EARTH CATALOG (U.S) suivi de CO-EVOLUTION QUARTERLY (éd.californian)
      et leur pendant francophone: les CATALOGUES DES RESSOURCES (aux éd. alternatives & parallèles…)

      Une Révolution sur papier d’avant internet (cherchez les liens…) qui mérite assurément sa place ici.

    • jose diaz dit :

      l economie distributive,
      A la jonction du libéralisme et de l’intérêt collectif, l’Économie Distributive, Économie Équilibrée et Évolutive, véritable alternative au capitalisme, est la pierre angulaire de la sortie de la crise économique et financière. Elle comporte le minimum nécessaire de changements à opérer aujourd’hui. Elle offre un cadre évolutif où les problèmes écologiques, sociaux, culturels, éducatifs… peuvent enfin se résoudre dans la sérénité.
      Utopique au premier abord, elle est en fait plus facile à mettre en oeuvre que n’importe quelle programme de droite ou de gauche.

    • jc cordier dit :

      On peut lire l’appel à la métamorphose du monde d’Edgard Morin ,P Gonod et Paskua sur le net
      La pensée complexe d’E Morin peut être de grand secours pour imaginer un autre monde

      http://www.paskua.net/Manifeste%20pour%20la%20Metamorphose%20du%20Monde.html

      On peut lire ici la conclusion de son dernier ouvrage « Vers l’Abîme »

      http://www.prospective-projet-politique.eu/accueil/MorinAbymeConclusion.pdf

    • RIOU René dit :

      Les terriens disposent d’autant de lieux de réunion qu’ils peuvent souhaiter donc… On se réunis, on fixe des objectifs de développement. Certains plus dynamiques, plus créatifs, gagneront plus d’argent. Fixons comme règle commune la responsabilité…Je gagne peu, j’ai moins d’enfants, je consomme moins mais… J’ai le droit de vivre là ou je suis né, près des miens, dans mon biotope. Si je crée plus, gagne plus, je jouis d’un vrai confort et même du luxe mais ce n’est pas une rente dynastique et éternelle. J’ai le droit d’aider ceux que j’aime dans une certaine mesure.
      Tout cela est compatible avec une dose de libéralisme. Les grands programmes, la recherche de pointe, l’instruction, sont l’apanage des états qui investissent beaucoup d’argent sur du très long terme. L’enrichissement est permis s’il est réalisé dans les règles. Pas d’objection ?
      Pour le reste nous avons eu de sages accords commerciaux et financiers qui de part le passé ont pas trop mal fonctionné. Il suffisait de ne pas tout foutre en l’air même s’il était possible de les améliorer. Maintenant qu’on a bien identifiés les fauteurs de trouble, on doit pouvoir enfin leur mettre un fil à la patte.
      Comme il existe des bonheurs simples, il existe également des choix simples pour les conforter. Prévoyez une bonne paire de couilles, rien de plus.

  2. TARTAR dit :

    * Association pour le maintien d’une agriculture paysane ,partenariat consommateurs avec fermes locales.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_le_maintien_d‘une_agriculture_paysanne

  3. Claude Animo dit :

    * Le cumul des mandats.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cumul_des_mandats

    * Un état laïc.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/La%C3%AFcit%C3%A9

    * Société coopérative de production.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_coop%C3%A9rative_de_production

    * L’apprentissage simultané de plusieurs langues apparentées.
    http://logatome.eu/publicat/Orsay2000.pdf

  4. JIEL dit :

    Mouvement pour la terre et l’humanisme de Pierre Rabhi

    http://www.colibris-lemouvement.org/

  5. anonyme dit :

    Site du SOCIÉTALISME et de l’ÉCOSOCIÉTALISME:
    http://wiki.societal.org/tiki-index.php

  6. La girouette dit :

    Mon problème, c’est que, généralement, un nouveau système s’impose sans que l’on ait nécessairement fait appel à une idéologie dont la théorie et l’application ont été pensées auparavant (comme Lénine qui s’est basé sur Marx). Je pourrais vous décrire une société qui paraît idéale à mes yeux, mais pas nécessairement réaliste pour l’époque actuelle ! Je pourrais aussi vous donner mon opinion, à partir des éléments dont nous disposons, sur le genre de société vers laquelle nous allons évoluer. Et en fin compte, je pourrais aussi essayer d’influencer nos dirigeants en proposant des mesures réalistes et acceptables pour se rapprocher de ma société idéale… De plus, trouver un système unique au niveau mondial, continental et national me semble impossible, étant donné les aspirations et cultures propres à chaque peuple.

  7. jeannot14 dit :

    Dame nature nous donne généreusement, quelques uns l’exploitent au détriment de tous.

    Donnons un prix à la nature, des biens récoltés ou d’exploitation minière X par le prix, la masse d’argent crée
    servant à alimenter une allocation universelle.

    http://www.allocationuniverselle.com

    Chacun se devant de préserver cette nature généreuse.
    L’allocation universelle étant versée à tous, de la naissance à la mort, serait la garantie d’un lien social très fort, la
    fin de l’argent roi, ou tous les coups sont permis pour dépouiller son voisin.
    L’allocation permettrai de sauvegarder les besoins essentiels de tout être humain, le superflu serait acquis par son
    travail rémunéré.

  8. gélaf dit :

    se préparer à vivre sans pétrole :
    http://www.autarcies.com/

  9. olivier dit :

    « le principe de l’élargissement le plus achevé de la démocratie (le pouvoir du peuple, selon les Grecs) parait devoir nous guider. Est-ce là le socle d’où il est nécessaire de partir ?  » La réponse est mille fois oui. Voir ceci, que certains connaissent sans doute déjà:
    Des députés tirés au sort. proposition iconoclaste pour des citoyens légisalteurs
    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/HCD_deputestiresausort.pdf
    une réflexion sur une « nouvelle » éthique du travail, en lien avec les notions de bien commun: voir ce résumé des travaux de Pekka Himanen, philosophe finlandais: L’Ethique Hacker: http://www.freescape.eu.org/biblio/article.php3?id_article=114
    On peut aussi, de façon complémentaire, se renseigner sur la notion de creative common: une redéfinition de la propriété (intellectuelle) privée: http://fr.wikipedia.org/wiki/Creative_Commons

  10. LhommeDebout dit :

    * La renaissance spirituelle et morale
    (analyser sans concession les phénomènes modernes suivants : le capitalisme, ainsi que le colonialisme)

    * La compartimentation des économies
    (afin d’empêcher toute nouvelle crise globale)

    * Une politique étrangère plus généreuse
    (favoriser les transferts de technologie ; transparence des ingérences françaises à l’étranger)

    * Une justice fondée sur la Rectitude
    (favoriser la rédemption plutôt que la punition ; transférer les effectifs de police sous le contrôle direct des juges ; améliorer la rapidité de traitement des dossiers)

    * Une responsabilisation des pouvoirs décisionnaires

    * Une réorientation de l’appareil industriel
    (relocalisation des usines et des centres de recherche ; adaptation de ce même appareil industriel selon la politique énergétique suivie)

  11. fnur dit :

    Bis repetita, une bonne illustration de la finance, ça passe toujours pas :

    http://www.2m40.com/

  12. Jérôme dit :

    Changer de banque, quitter la Banque Populaire : mettre tous mes sous et mes économies à la Nef ou au crédit coopératif ?

    http://www.credit-cooperatif.coop/
    http://www.lanef.com/

    j’hésite encore entre l’une ou l’autre…

    http://www.finansol.org/

    • JeanNimes dit :

      Le Crédit coopératif n’est-il pas une filiale des Banques Populaires ?!?

    • Un sociétaire de La Nef dit :

      Le Crédit Coopératif fait bien parti du groupe Banque Populaire. Pas La Nef. Elle a un partenariat avec le Crédit Coopératif pour l’hébergement et la gestion des comptes courants uniquement (comptes chèque et livret A), mais plus pour très longtemps. Je vous invite à aller voir du côté du projet de Banque Éthique Européenne que La Nef monte avec Fiare et Banca Etica, ses équivalents espagnol et italien.

  13. D Comme David dit :

    Un pays ouvert à tous ceux, je dis bien tous ceux qui voudront y passer ou s’y installer, un pays d’accueil, une terre d’asile, comme avant.

  14. Eomenos dit :

    Vive Jacques Coeur. Les autres comptent pour du beurre.

  15. HERVE dit :

    Du Capitalisme financier à un Capitalisme humain?

    http://boursomissions.fr jette un pavé dans la mare du marché du travail. Certains diront qu’il est vecteur de plus grande précarité, d’autres qu’il est une réponse innovante à la crise et l’esquisse d’une alternative au capitalisme financier. Qu’en pensez-vous?

  16. domini CB dit :

    Les émissions radiophoniques de M. Daniel Mermet, leurs coriaces reporters
    et les Auditeurs modestes et géniaux :
    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/labassijysuis/

  17. gélaf dit :

    pour faire simple :
    – ou « ils » arrivent à instaurer ce nouvel ordre mondial dont même notre président à parler :
    c’est un chaos forcé.
    – ou le château de cartes échappe à tout contrôle et s’écroule plus ou moins vite :
    c’est un chaos spontané.
    d’où mon lien vers un site sur « l’autarcie » ( à 21:12 )
    mais je préfère le terme « d’autonomie collective » ( et locale évidemment )

  18. jck dit :

    * De l’intelligence collective globale
    http://wiki.thetransitioner.org/Français

  19. Mikael EON dit :

    Écologie politique ?

    le site se présente ainsi:

    « Ce site est simplement un outil de travail qui donne un certain nombre de références, de textes, de coordonnées et de pages web pour trouver ou retrouver l’information pratique et théorique utile à la construction de la civilisation de demain. »

    http://www.jutier.net/

    Ça ressemble à cette section du blog.

  20. D Comme David dit :

     » Enfin, le principe de l’élargissement le plus achevé de la démocratie (le pouvoir du peuple, selon les Grecs) parait devoir nous guider. Est-ce là le socle d’où il est nécessaire de partir ?  »
    Non, non, pouvoir du peuple sur qui sur quoi ? y’a des problemes pratiques et logiques là dedans.

    • André dit :

      Si, Si ! C’est en marchant qu’on apprend à marcher.

      + Période transitoire : démocratie directe au niveau communal + , aux autres niveaux de pouvoir, adjonction du référendum d’initiative populaire.
      + réquisits indispensables en période transitoire:
      - au niveau communal : création d’un véritable lieu public de rencontre, de débat et de prise de décision;
      - aux autres niveaux de pouvoir ; levée de tout secret d’Etat et mise à la disposition du public, de manière claire et complète, de toute information pertinente sur les sujets soumis à la délibération des élus.

      La mise en oeuvre de ces premières et modestes propositions ne présente aucune difficulté insurmontable, de quelque ordre qu’elle soit.

    • jonathan.j dit :

      Beaucoup de nos problèmes dont celui de la « crise » – qui pour les Européens est en vérité une « dépression définitive » – viennent du fait que des décisions sont prises selon ce que veut une minorité et ne respectent donc pas la règle fondamentale de la démocratie car dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

      L’article « Où est la démocratie ? »
      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ou-est-la-democratie-53001
      rejoint les observations faites par « André dit : 25 novembre 2009 à 06:48 »
      et plus loin ci-dessous par « Loredana dit : 25 novembre 2009 à 12:06 », c’est à dire
      la démocratie véritable – c’est à dire l’organisation politique où chaque décision est conforme à ce que veut la majorité des citoyens qui se sentent concernés – cette véritable démocratie n’est pas un idéal utopique mais est un fait transposable et diffusable dans le monde.

      La démocratie véritable est donc une solution pour demain. Quand à la manière de procéder, comment commencer la transition, « André » donne ci-dessus de bonnes indications.

  21. Louise dit :

    Désolée, je sais pas mettre de liens !

    Mais je suis pour :

    -l’interdiction des paris sur les prix : pas de spéculation
    -l’interdiction des taux d’intérêts sur l’argent : on ne peut pas faire de l’argent avec de l’argent
    -une économie à l’échelle humaine : pas d’immenses entreprises internationales
    -une agriculture qui permette à chaque pays ou région de nourrir ses habitants avec des circuits courts et respectueuse de la terre et de l’eau
    - une allocation universelle qui permettrait à chacun, non pas de fainéanter, mais de trouver sa voie, d’avoir une véritable emprise sur son destin et ainsi de participer au bien être de tous

    • François Leclerc dit :

      Vous faites un « copier » du lien choisi (dans la fenêtre de votre navigateur, si vous êtes sur la page que vous voulez indiquer), puis ensuite un « coller » sur la page où vous souhaitez la voir figurer, après l’avoir affichée. Copier/coller se font avec la souris (« clic » droit).

    • Vincent WALLON dit :

      Dans l’esprit de la recherche actuelle de Paul « Comment dissocier revenus (nécessaires pour la consommation) et travail, sans créer un système à deux vitesses encore pire que le système actuel ? »

      La notion de revenu universel a déjà été indiqué dans cet inventaire, voici simplement un lien supplémentaire sur des travaux menés de manière mondiale (s’il vous plaît !). A l’origine, ce site s’appelait Basic Income European Network pour devenir Basic Income Earth Network (j’aime bien cette évolution ;-) )

      Basic Income Earth Network

      Je tiens à préciser que j’adhère à cet axe de recherche car il va dans le bon sens, mais je n’adhère pas (ou pas encore, je n’ai pas de certitudes établies) à l’affirmation : « revenus (nécessaires pour la consommation) ».
      Je ne suis plus convaincu que nous ayons un besoin impératif de l’argent pour fonctionner tous ensemble sur cette planète. Je ne parle pas de retour au troc, je parle plus de notion du type OpenSource (à l’esprit originel, pas celui récupéré par les firmes) où les personnes intéressées par des sujets produisent (par plaisir) et le mettent à disposition gratuitement et sans contrepartie (autre que de respecter l’esprit du mode de production de ce produit, comme par exemple ne pas le vendre ensuite à d’autres ! ).
      Une devise d’un monde non marchand : si je ne sais pas, je demande et si je sais, je partage.

  22. domini CB dit :

    Une invitation à d’autant mieux garder les pieds sur Terre :
    http://www.obspm.fr/obsparis.fr.shtml

  23. domini CB dit :

    Lui rendre visite, ainsi qu’à ses Populations :
    http://www.habitatnomade.com/

  24. Alexmex dit :

    Les livres d’Isabelle Stengers :

    - »La sorcellerie capitaliste, pratique de désenvoutement »
    - »Au temps des catastrophes, resister a la barbarie du monde qui vient »

    Deux outils très intelligents pour la déconstruction-construction de processus.

  25. DesHaines dit :

    Rien ne sera viable et durable demain, si la démographie n’est pas mondialement contrôlée.
    La solution raisonnable (théorique jusqu’à présent) serait un taux de démographie mondialement régulé inférieur à 2 jusqu’à une valeur optimum.
    Nous connaissons et redoutons fortement les autres solutions déraisonnables d’usage courant.
    Sur cette base, d’excellentes idées évoquées, notamment, dans ce blog pourraient être mises en oeuvre.
    En bref, croissance exponentielle ou décroissance linéaire ?

    • Cécile dit :

      lire un peu sur la « transition démographique », le passage d’un taux de mortalité et natalité élévé à un taux de mortalité et natalité bas
      (pour ex : dans la génération de mes arrières-grands-parents, les femmes avaient et des quatre, et des six enfants, aujourd’hui on en est loin, peut être en moyenne même pas deux
      les antibiotiques n’existaient pas, l’espérance de vie, la morbidité et la mortalité n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui)

  26. Anatine Shan dit :

    Les acteurs du marché innovent pour sortir de sa dictature. Réflexions et expérimentations sur cette transformation.
    http://www.xewow.com

  27. Roland dit :

    l’Espéranto, langue anti-impérialiste par exellence :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A9ranto
    voir aussi le Manifeste de Prague :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Manifeste_de_Prague_(esp%C3%A9ranto)

  28. Paulo dit :

    Une socialisation du crédit (Lordon): http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit

    Une monnaie 100 % « nationalisée » (totalement émise par la Banque Centrale):
    - http://monnaie.wikispaces.com/
    - http://www.jamesrobertson.com/ (en anglais)

  29. Paulo dit :

    Je rajoute:
    Modèles économiques alternatifs : http://alterseco.wikispaces.com/

  30. Bourdon dit :

    J’apprécie cette idée de l’inventaire de demain, peut-être eut il été judicieux de créer des catégories, je sais facile à dire…
    Par exemple je persiste à dire que la crise économique est la cause de la crise financière et non la conséquence, en d’autres termes on soigne la finance alors que c’est l’économie qui est touchée…

    Ce faisant, article sur le monde narrant le devenir de l’ISLANDE qui me semble être une bonne vision de ce qui nous attend demain…

    D’une certaine manière le déversement de billets au dessus de l’économie mondiale aura le même effet que la faillite de ce petit pays, en d’autres termes, la vie actuelle en Islande correspond aux 1ères années de la crise finale qui nous attend…reste que ce sera une étape vers sans doute quelque chose de plus perturbant encore lorsque la décroissance de la fourniture de pétrole apparaitra au grand jour…

    Quant à savoir si nous passerons du capitalisme à un autre stade, sincèrement nous resterons dans un capitalisme qui sera sans doute encore plus brutal que celui que nous connaissons aujourd’hui…

    L’homme a découvert le commerce il y a bien longtemps, dès le moment où le stade de survie a été dépassé, la monnaie a permis le commerce, le capitalisme était né, il est inhérent au commerce, quant au communisme, qu’a t il de différent du capitalisme, juste le changement des hommes qui contrôlent en fait, d’un côté ceux qui possèdent le capital, de l’autre ceux qui possèdent le pouvoir, dans les deux cas, le pouvoir est bien réuni dans les mains d’une caste, il suffit de voir l’évolution de l’URSS, le pouvoir politique a permi la transmission du capital du pays aux mains de la caste au pouvoir dite communiste …

    La question de l’inventaire peut dont être multiple, évolution de la transmission du pouvoir de contrôle de l’homme sur l’homme, évolution de la vie de la société, évolution de la vie, on le voit pour l’ISLANDE, ils sont passés en peu de temps, de la dépense débridée à la dépense raisonnée, de l’abondance à la gestion de la pénurie…

    Et merci de cette évolution importante de ce blog, commencer à penser à demain est ce me semble une excellente idée…

    http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/11/24/les-islandais-s-adaptent-au-dur-regime-d-apres-crise_1271310_1101386.html

    • François Leclerc dit :

      Je ne peux que vous renvoyer à Georges Perec, qui a écrit un petit livre très espiègle sur toutes les manières de ranger sa bibliothèque. Il s’appelle « Penser/Classer ». Pour revenir à notre sujet, épuisons un peu l’inventaire, nous verrons ensuite ce qu’il faut en penser !

    • Vincent WALLON dit :

      @Bourdon

      En effet, la question de la gouvernance est de mon point de vue un axe essentiel dans nos réflexions. N’étant pas anarchiste, j’ai la faiblesse de penser qu’il convient de trouver des modes d’organisation et par extension de gouvernance conformes aux intérêts de l’humanité dans son ensemble.

  31. Paulo dit :

    Je rajoute « Réformes des institutions financières et monétaires »
    http://tinyurl.com/ycgu9ox

  32. Vincent WALLON dit :

    Excellente proposition. J’adhère totalement. Il n’est en effet pas tout de dénoncer ce qui ne fonctionne pas, il convient de présenter des solutions (ou des pistes de solutions). Le fait de faire un inventaire et d’en discuter ensemble me semble être une bonne approche.

    Je propose ici un lien qui prône une économie basée sur les ressources (en les respectant et non pas en les épuisant et par opposition à une économie basée sur les profits).

    The Venus Project – Resource-Based Economy

    Merci pour les autres liens, je les parcoure avec intérêt.

  33. Loredana dit :

    un sujet qui me semble digne de réflexion, et qui est trop souvent oublié, est ce que depuis au moins 30 ans s’appelle la « crise de la démocratie représentative »: nos institutions représentent quoi, qui? comment? la souveraineté déléguée est perdue, le peuple ne l’a plus, et le « demos » ne choisit que ses maitres (Sarkosy en est un exemple parfait). Le suffrage universel ne sert finalement qu’à mobiliser des masses d’indifférents qui votent ceux qu’ils voient plus souvent à la télé, avec le même mécanisme qui fait que la pub, ça marche: ça passe à la télé.

    Faut il encore rappeler que trop de nos dirigeants (mondialement) font exactement la même chose que les dictatures totalitaires des années 30: prendre le pouvoir par des moyens légaux, vider de sens les institutions, manipuler l’information, abrutir par la propagande sur la base de slogans fondés sur des valeurs socialement reconnus et habilement exploités?

    or, aujourd’hui on a le moyen physique, pratique, de dépasser cette « représentativité » qui ne représente que des masses essentiellement manipulables: la democratie directe, l’isonomie des grècques (et de Hannh Arendt) : internet.
    Il est possible aujourd’hui d’imaginer un système qui se passe de représentation, où les lois élaborées par un parlement (qui ne serait plus qu’une assemblée de technocrates) seraient votées par le peuple même, qui reprendrait ses droits politiques entièrement, chaque lois, donc inévitablement chacun serait contraint de choisir « quelle » lois voter, selon ses propres intérêts et compétences (personne ne peut se permettre de s’occuper de toutes les lois qui servent au fonctionnement d’un état moderne) sans déléguer rien à personne, en intervenant en tant que sujet d’un intérêt légitime (comme on dit juridiquement), ce qui serait la garantie d’un voté éclairé.

  34. florent bellec dit :

    SCOP société coopérative de production : des entreprise démocratiques
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_coop%C3%A9rative_de_production

  35. JeanNimes dit :

    Très bonne initiative !
    Des liens et des propositions, encore mieux !
    Alors j’y vais de mes propositions… sans lien parce que je n’en ai pas trouvé (un peu cherché quand même) !

    Non seulement des propositions mais aussi des principes, par exemple :

    Donner la priorité à la production et à la consommation locales durables dans la vie quotidienne.

    Donner la priorité aux services publics, assurés par des organismes à but non lucratif.

    Supprimer tout appel à des capitaux financiers à but lucratif pour les budgets publics, la sécurité sociale, la prévoyance et les services publics.

  36. Le marin dit :

    Si nous étudions l’évolution économique et sociale de l’Europe occidentale, et de mon pays (la Belgique) en particulier, on constate que l’on est passé d’une société agraire à une société industrielle pour évoluer ensuite vers une société de services (l’époque actuelle). En effet, à cause de la désindustrialisation de ces dernières décennies, pratiquement toute la production industrielle (mais aussi une partie de l’agriculture) est passée vers les pays Bric dont nous sommes devenus dépendants. La main d’œuvre « libérée » par la désindustrialisation se retrouve dans des sociétés de services et de loisirs, comme le marketing, le consulting , les lobbies, la télévision, le sport… ainsi que dans des commissions, agences(ASBL) et institutions politisées dont le travail (réunions)consiste surtout à parler, discuter et polémiquer sur des sujets tels que la politique, le climat, la religion, la pollution…. Une grande partie de nos universitaires ont trouvé un travail souvent bien payé par l’État dans ces différents domaines. Bien que ce genre d’activités puisse être considéré comme « utile », il faut avouer que sa plus-value d’un point vue économique reste limitée (disons que cela augmente surtout la consommation) !… Pendant longtemps, une entente a existé avec des pays comme la Chine : vous industrialisez notre pays, nous vous vendons nos produits à bas prix et nous achetons des titres (bons du trésor,… en dollar, euro…) pour équilibrer la balance « commerciale « (financière). Par ce système, nous dépendons aussi financièrement d’eux. Un des problèmes de « l’Occident », c’est qu’à part des produits hautement stratégiques et de haute technologie, nous n’avons plus tellement de produits à échanger avec les pays BRIC pour équilibrer notre balance commerciale. Nous avons pu, jusqu’il y a un an, sauver la situation (du moins c’est ce que nous avons cru) en spéculant (« trading ») via les banques. Malheureusement, la bulle a éclaté, et nous avons sauvegardé de justesse notre « système financier », du moins temporairement… Pour l’Occident, il est en effet primordial de « contrôler » les flux financiers ainsi que commerce international pour survivre, puisque nous sommes essentiellement une société de consommation (de services) et n’avons pratiquement plus de ressources ni d’industrie. C’est pour cela qu’au niveau stratégique, nous sommes obligés de rester « dominants »pour éviter le désastre total… Donc, notre futur va dépendre en grande partie de ce qui ce passe en Iraq, Afghanistan, Pakistan, Arabie Saoudite …, ainsi que de nos relations avec la Chine, la Russie…, mais également de la situation et de la stabilité « politique » à l’intérieur de ces pays…. Ceux qui prétendent que l’on peut tous vivre autrement , par exemple en déménageant dans une petite ferme, en mangeant du bio et en consommant un minimum, vantent un rêve inaccessible pour une majorité de gens, notamment pour les citadins pauvres qui arrivent à peine à payer leur loyer…
    Comme chacun de vous, j’ai aussi quelques idées (pistes) pour éviter (retarder) la catastrophe économique, notamment pour mon pays (la Belgique), mais je doute très fort d’être jamais entendu par qui que ce soit, et encore moins d’avoir une quelconque influence….Je me contente donc de rester spectateur, et grâce aux sources d’informations comme ce blog, je serai au premier rang pour suivre la représentation… Un changement de système (régime) a déjà eu lieu, et je ne crois pas que l’on se dirige vers plus de démocratie !…
    Mon pronostic pour la suite des événements est toujours le même qu’il y a quelques mois : comme dans le cas des tremblements de terre, nous allons vivre quelques répliques. A court terme, la crise va continuer, le chômage va augmenter, le pouvoir d’achat et la consommation vont baisser, et nous allons aussi assister à une inflation significative (notamment des matières premières) en 2010.Un glissement vers le fond, un peu semblable à la fin de l’URSS… Mais je crois qu’à moyen terme (10-20 ans), il existe une chance que l’on s’en sorte, à moins (comme souvent) qu’un événement majeur imprévu ait lieu…

    • le marin dit :

      J’ajoute ceci pour l’inventaire de demain.
      Actuellement, une grande partie du commerce est pratiquement à l’arrêt .Cette situation ne peut pas perdurer même si la Bourse est en hausse (de manière artificielle). Il est temps de réindustrialiser nos pays, d’arrêter le chômage et de laisser les pays BRIC (qui ont maintenant les capacités industrielles) vendre leurs produits sur leurs marchés intérieurs .Il faut arrêter d’exploiter la main d’œuvre dans les pays BRIC qui nous font une concurrence déloyale à cause d’une sécurité sociale quasi inexistante chez eux. Actuellement le commerce international ne profite qu’aux multinationales, mais est aussi un désastre écologique à cause du transport (pétrole, co2..) La désindustrialisation va continuer en France, Grande Bretagne, Italie….et vous allez voir, ça sera bientôt aussi le cas en Allemagne tant que nous ne protégeons pas nos marchés. Il faut instaurer le protectionnisme au niveau européen avant qu’il ne soit trop tard (une désindustrialisation totale de l’Europe) vis-à-vis des pays BRIC (pas les USA pour éviter les erreurs du passé..) jusqu’au moment où les systèmes de sécurité sociales seront concordants et ceci pour le bien de leurs peuples ainsi que les nôtres.

  37. Pierre-Yves D. dit :

    Le philosophe Bernard Stiegler et son association Ars Industrialis offrent un certain nombre de concepts utiles pour appréhender notre société industrielle en mutation qui voit l’émergence d’un nouveau modèle avec Internet : le réseau Internet autant dans sa structure que pour son fonctionnement offre un exemple caractéristique de milieu technique associé qui bat en brèche le modèle fordiste où s’établit une relation asymétrique entre producteur et consommateur.
    Cela signifie que ce modèle émergent qui existe déjà à travers internet pourrait être généralisé à l’ensemble de notre société industrielle ; aucune barrière infranchissable n’existe en ce domaine, y compris pour la production-distribution de l’énergie.

    Pour les humains que nous sommes avec nos désirs, nos affects, nous passerions alors d’une société de la consommation à une société de contributeurs, ou d’amateurs, dans le sens noble du terme. On pourra ne pas être d’accord avec certaines inflexions des propositions du philosophe, voire même avec ses postulats, mais au moins sa réflexion — critique — sur la technique mérite qu’on s’y arrête car celle-ci, très informée, peut nous aider à comprendre, pour mieux critiquer certaines évolutions en cours qui nous mènent non pas à une société post-industrielle, mais nettement à une société hyperindustrielle, notamment au travers des objets communiquants et autres puces RFID, voire puces sous-cutanés, qui risquent de faire de nos corps les extensions d’un système des objets débouchant sur une inter-objectivité, là où il faudrait plus de sujet(s). Or, pour qu’il y ait une économie politique il faut des sujets.

    • olivier dit :

      @Pierre-Yves D
      les travaux de Pekka Himanen (http://www.freescape.eu.org/biblio/article.php3?id_article=114) sont un peu dans le même genre de problématique: le passage à une société de contributeurs. Lui part de l’étude de la communauté des hackers et notamment de la communauté qui s’est formé autour de Linux. Lui évoque ces contributeurs comme des sujets. Ce qui l’intéresse c’est bien sûr de nouveau modèle économique mais aussi la remise en cause de toute l’éthique protestante du travail. Ce qu’il explique c’est, en allant vite, que la nouvelle éthique du travail n’est plus fondée sur le désir (comme l’avait décrit Locke et ses épigones anglo-saxons) et notamment le désir d’accumulation de richesses, mais sur le désir de reconnaissance du reste de la communauté. Le contributeur vit pour le regard des autres, par pour mériter un salaire. Le contributeur travaille de façon passionnée, tout le temps, mais sans que jamais le travail soit au centre de sa vie. C’est une approche toute différente de la vie et du travail qui tranche radicalement avec le désir d’accumulation de richesses qui a prévalu depuis 30 ans. C’est un exemple des nouvelles approches qu’on a vu se développer autour de l’internet mais quant à dire qu’elle est directement transposable dans la vie, c’est autre chose. Adopter telle éthique conduit en tous les cas à réfléchir en parallèle à l’idée de revenu minimum garanti.
      Pour Stiegler, auriez un livre précis à recommander?

  38. Mathieu dit :

    Le « basic income earth network », initié par Philippe Van Parijs et auquel André Gorz a finalement adhéré à la fin de sa vie.
    http://www.basicincome.org/bien/

    Une manière originale d’organiser une société privée florissante:
    http://en.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Semler

  39. Mireille dit :

    Bonne nouvelle!
    Le prix des engrais chimiques baisse.
    J’y vois la preuve de la désaffection de plus en plus grande des agriculteurs envers ce type de produit.
    Une histoire édifiante:

    http://www.article11.info/spip/spip.php?article618

    La sécu, un questionnaire:

    http://lh2.cawi.fr/cgi-bin/cawi/Q/1905/1905.pl

  40. Runn dit :

    Se réapproprier la monnaie et le système bancaire pour l’économie « locale » comme l’illustre cet article
    http://www.bastamag.net/spip.php?article729

    Cet article fait directement référence aux SEL (système d’échange locaux)
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d‘%C3%A9change_local

    De là une question que je me pose : ne faut il pas alors supprimer « le droit » à la libre circulation des capitaux ?
    A l’heure où les états sont figés dans l’immobilisme législatif à cause d’une peur panique d’une « fuite » des capitaux, fuite qui n’a de sens que pour des états dépendant qui auraient besoin de ces capitaux, comme si la simple consommation intérieure de pays-continents (Europe, USA, …) ne suffisait pas à permettre d’établir une économie prospère et qu’un apport extérieur était indispensable, comme si cet apport était créé ex-nihilo. Il y a apport indispensable dans une autre devise que s’il y a des emprunts à payer dans cette devise, est ce que dans ce contexte il ne faut pas interdir les emprunts des états dans une autre devise que la leur ? (Je ne suis pas économiste de l’indulgence svp !)

    Autre idée qui dérive d’une lecture de l’article de PJ dans le monde les 22-23/11/09 ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=5154 ), je n’ai pas d’ouvrage ni de site en support à cette idée/question : est ce que les banques centrales indépendantes du pouvoir politique et qui refusent de diffuser certaines données internes comme les bénéficiaires d’argent public ne signe pas la fin du contrôle démocratique des institutions car si ces organismes n’ont aucun compte à rendre en dehors de leur structure interne, qui va établir que l’argent est bien utilisé, qu’il n’est pas détourné et qu’il ne finance pas directement, par exemple, une guerre privée ?

    Il y a quelque temps, j’ai lu le livre « Enterrez-moi debout ! : L’odyssée des Tziganes » écrit par Isabel Fonseca, cela n’a pas grand rapport avec notre sujet si ce n’est que sous un aspect, l’auteure explique que selon son expérience les Tziganes ne comprennent fondamentalement pas le travail salarié, ils comprennent la vente de marchandise où la vente d’un objet (acheté ailleur et transporté ou fabriqué par leurs soins) rapporte de l’argent, mais ils ne comprennent pas vraiment la vente de temps dans les conditions d’un contrat de travail où une personne devient subordonnée à quelqu’un ou a une entreprise.
    De là, je me pose depuis longtemps la question de savoir si cette relation de subordination est saine ou non, en effet, par la définition de cette relation, le travailleur DOIT mettre de coté ses propres valeurs pour mettre en oeuvre les valeurs de l’entreprise, qu’il y a croit ou non, il en devient en quelque sorte le gardien et le défenseur, y compris si elles sont en contradiction totale avec ses valeurs personnelles. Cela pose la question d’une forme de « complicité » du travailleur avec ce que fait son entreprise (et ce qu’elle lui fait faire) et lui donne la latitude de se mettre à l’abri de l’application du réglement, à ceci pret que ce fut, toutes proportions gardées, l’argument de Rudolf Hoess (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_H%C3%B6%C3%9F) pour justifier ses actes, nous sommes fort éloigné de cela quand on parle de la caissière du supermarché du coin, par contre quand on évoque l’ingénieur qui part en Birmanie pour travailler sur les installations pétrolières d’une société très connue on s’en rapproche un peu plus.

    Sur les relations entre le travail et les travailleurs, lire le « manifeste contre le travail » qui, quand on passe au dessus du discours sur « le grand méchant capitalisme » et la rétorique qui y est apparenté, pose des questions interessantes sur notre relation au travail tant au niveau des individus que pour la société dans son ensemble.
    http://infokiosques.net/spip.php?article=27

    • Mathieu dit :

      @ Runn 25 novembre 2009 à 17:03

      Le écrits de David Ellerman sur la « firme démocratique » vous intéresseront sans doute.
      http://www.ellerman.org/Davids-Stuff/The-Firm/Firm%20T&P.htm
      Une de ses obbservations est la suivante. La plupart des firmes dans nos sociétés sont « capitalistes »: les « propriétaires » de la firme sont les détenteurs du capital et « louent » le travail des employés. Mais l’autre solution « coopérative » est tout aussi praticable: les « propriétaires » de la firme sont les travailleurs et ils louent de l’argent aux détenteurs du capital. Il se fait que dans nos sociétés la toute grande majorité des entreprises privées sont de la première sorte. Pourquoi?

      Il présente également un argument qui tend à montrer que la firme capitaliste est quasi contradictoire d’un point de vue légal. Cet argument est similaire à la raison pour laquelle la défense de Rudolph Hoess ne tient pas. L’argument de D. Ellerman est qu’un individu reste légalement responsable des actes qu’il pose, même sous contrat de travail salarié. Cela suggère donc que les travailleurs sont également propriétaire de la production de la firme dans laquelle ils travaillent.

    • JeanNimes dit :

      Et si l’on disait tout simplement :

      Donner la priorité à tout ce qui fonctionne sans appel au marché privé des capitaux ?

      Donner la priorité aux services publics à but non lucratif ?

      Donner la priorité à la production et à la consommation locales, durables et à but non lucratif ?

      Ce ne serait pas une révolution… le système reste ouvert, mais chacun est impliqué et il faut modifier quelques lois pour rendre ces priorités actives…

    • JeanNimes dit :

      @ Mathieu

      Le mot « capital » dans votre commentaire est utilisé deux fois avec un sens différent chaque fois…

      Dans le système capitaliste, le capital engagé n’appartient pas à ceux qui produisent et c’est un capital-crédit qui ne se reconstitue réellement qu’au fur et à mesure de la vente de la production…

      Dans le deuxième sens, c’est un capital-épargne qui existe réellement antérieurement à la production.

      Il est difficile de changer cela, comme si le mode de production capitaliste pouvait être autre qu’il n’est…

  41. Kay dit :

    Oh ! une mine d’or ! Je rajoute quelques pièces que j’estime de valeur ( en espérant qu’elles ne feront pas doublon héhé)

    Selon le système économique est responsable en grande partie des problèmes décrits dans ce blog :
    http://french-revolution-2.blog.fr/2009/09/10/cancer-la-catastrophe-partie-1-etat-des-lieux-6895783/
    C’est d’ailleurs grâce à ce blog que j’ai découvert le Site de Paul Jorion. Il mérite d’être parcouru, les sujets y sont forts interessant et bien traités.

    Ensuite des solutions envisageable à ces problèmes environnementaux, parce que ce qui m’intéresse le plus dans l’économie c’est l’homme et la nature.
    Il y a des choses à protéger de l’avidité de certaines compagnies prédatrices :
    http://www.kokopelli.asso.fr/
    l’association de preservation des graines de plantes anciennes ou menacées.
    Les « grands semanciers » font voter des lois qui menacent directement la biodiversité.

    et pour finir une solution au possible au problème de l’energie, même si ce n’est qu’une partie de la réponse à un vaste problème :
    http://www.eden-enr.org/
    La création d’energie ou plutot le recyclage de déchet en énergie.

    Ce n’est pas que de l’économie, mais je n’ai pas l’impression d’être hors sujet ?

  42. tomate dit :

    Bonsoir Mr LECLERC et tous , toutes !

    Suite lecture de votre billet, je propose ceci :
    - 1/ Pas d’utopie d’hier … Pas d’utopie réaliste ! Cela ne sert à rien ! Perte de temps, d’energie individuelle et collective, et malheureusement ( compte tenu du système dans lequel nous vivons) d’argent .
    - 2/ Je procèderai en nous sollicitant pour élaborer 2 « inventaires »:
    A/ Inventaire des sujets, dossiers au sein du système actuel.
    B/ Inventaire pour accélérer la chute du système actuel. (Aspects stratégiques, tactiques, operationnels)
    C/ Inventaire de l’après chute et/ ou autrement dénommé  » LE SUIVANT »! ( Aspects stratégiques, tactiques opérationnels).
    - 3/ Quels sont nos adversaires? Comment raisonnent ‘ils? (Fonctions ? Pouvoirs? Moyens… à notre encontre ….?)
    - 4/ Des réponses apportées par 3, Nous pouvons entreprendre de définir une méthodologie, avec la définition des paramètres fixes et variables à prendre en compte. … Et delà , entreprendre ce qui se trouve en point n° 2/ A et B. Je précise que A et B sont interdépendants, non cumulatif, pas forcément complémentaires ( voir au cas par cas!).
    - 5/  » SE SERVIR DES FORCES DE L’ADVERSAIRE POUR EN FAIRE DES FAIBLESSES »…. Beaucoup plus aisé , dès lors que 3 est complet … exhaustif. Je prendrai un simple exemple. Si la masse dominante de mes adversaires sont des entrepreneurs, je raisonnerai comme un entrepreneur en utilisant 2 outils : le 1 er existant et un autre issu du point n°4. A savoir le PCG ( Plan Comptable General ) et la méthodologie définie ( avec ses propres outils … Bien entendu).

    Maintenant concrètement :
    Pour ce qui est de l’inventaire en point N°2 – C , je dirai ceci :
    - Redéfinir l’organisation, les missions de la SAFER.
    - supprimer la possibilité d’extension de propriété pour toute personne ( physique et morale) disposant de 100 ha, à l’instant T.
    - Recouvrer notre autonomie de production alimentaire en local.
    - Le trytique suivant, comme priorité des priorité : « SE NOURRIR, SE VETIR, SE LOGER » en local, et en circuits courts ( suppression de tous les intermédiaires possibles).
    - Mutation d’une politique sociale de la famille , à une politique sociétale.
    - Passage d’une vision de l’aménagement du territoire en 2 D , à une vision et concrétisation en 3 D ( sous-sol et aérien… Bien entendu). Stopper le développement anthropique horizontal est impératif, et recycler l’existant , de même que construire sur l’existant est un devoir.

    Bonne soirée !

  43. Marc dit :

    Interdire les brevets logiciels http://stopsoftwarepatents.eu/ et les brevets en règle générale

  44. anne dit :

    supprimer le statut de « personnes morales » pour les entreprises. Ce statut les déresponsabilisent, les transforment en organismes aveugles recherchant uniquement la maximisation de leurs profits. Un constat expliqué dans le film The Corporation.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Corporation#Une_personne_.C2.AB_morale_.C2.BB .

  45. Dup dit :

    Le moteur STIRLING

    Et ensuite, au choix :

    Une politique démographique totalitaire ou la conquête spatiale
    Une politique écologique (au sens large=gestion des ressources) totalitaire ou l’exode

    Qu’on le veuille ou non la ruche a atteint sa limite, il faut donc essaimer ou décroitre (jusqu’a 0 lorsque l’on a épuisé les ressources).

    L’utopie est de croire qu’on peut faire marche arrière.

    On peut toujours déconstruire la société et lubrifier les rouages (excellente initiative d’ailleurs) mais on ne peut résoudre l’équation Ressources/population qu’en jouant sur une des deux variables et si on joue sur la population c’en est fini des droits de l’homme (rappelons ici qu’ils ont été rédigés sans la conscience d’une limite aux libertés individuelle due aux limites imposées par la planète)

    Mais attention : il existe un seuil de ressources au dessous duquel l’essaimage n’est plus possible, l’avons nous déjà franchi??? On ne sait même pas ou aller!!!… On sait juste que c’est très très loin et que donc il faudra énormément de ressources pour y aller. Conclusion : au travail, vite!!!! La totalité de la croissance devrait être focalisé dans cette direction! c’est la seule bulle qui puisse apporter autre chose que la ruine. Au rythme actuel de la démographie il nous reste au mieux 100 ou 200 ans pour trouver et rallier en masse une ou plusieurs planètes habitables et/ou exploitables (sic!). L’avantage c’est qu’on a jamais été aussi nombreux pour s’attaquer a une aussi immense tache….

    Bonne soirée

    • ledébleu dit :

      programme du CNR … promu au niveau européen.

    • JeanNimes dit :

      Oui !

      En intégrant une solidarité collective (cotisation salariale) pour financer les investissements utiles à la collectivité, ce qui permettrait de définir les investissements publics dans le cadre d’un plan incitatif, démocratiquement discuté.

      En intégrant la volonté de considérer les cycles de production complets, transformant les déchets en matières premières, avec leurs conséquences environnementales.

  46. jc cordier dit :

    Il me semble essentiel que l’on débouche quelque part sur un parti ou mouvement pour demain dont les objectifs seraient à la fois de l’action socio-économique locale, de la réflexion et de la communication prospective , de l’action politique.
    De l’action socio-économique locale pour construire et impulser déjà localement des expériences de transition : amap, sel, structures autogérées, coopératives, structures culturelles participatives, auto-constructions écologiques…

    De la réflexion et de la communication prospective pour imaginer une organisation future et les étapes de transition essentielles et indispensables, et pour impulser une conscience d’espèce planétaire. Notre impact sur la biosphère est devenu si disproportionné que nous ne pouvons plus nous satisfaire de nous comporter comme des fourmis aveugles sous peine de nuire gravement à notre propre espèce entre autres. Cela passe nécessairement par un contrôle strict et responsable de notre démographie et de notre empreinte écologique.

    De l’action politique comme voie d’accès aux responsabilités citoyennes par les voies les moins chaotiques- mais les plus sournoises et corrompues- que sont les élections mais en ne cessant de dénoncer et réclamer la totale indépendance de la presse et des médias par rapport au pouvoir économique actuel. Il faudrait exiger- dès maintenant- une charte de déontologie pour tous les journalistes d’information- charte à laquelle on pourrait réfléchir sur ce blog.

    Pour une réflexion sur les enjeux climat-énergie on peut lire:
    http://pagesperso-orange.fr/coordination07/energie/energie-climat.htm

  47. jc cordier dit :

    Je rajoute à mon billet après avoir lu celui de Dup qu’il n’est envisagé aucune contrainte-si ce n’est dans l’allocation équitable des ressources. Sinon, de la responsabilité, de l’éthique et surtout de l’EDUCATION et du lien social
    Bonne soirée

  48. Fab dit :

    Demain…

    Il faudrait que chacun propage le message, que les médias s’y mettent : la crise est économique ! Il est grand temps que tout le monde le sache afin qu’ils ne l’oublient pas !

    Il faut que l’homme prenne conscience que la crise est économique ! Ça c’est de la prise de conscience !

    Et puis demain, pour ne rien perdre de notre industriosité, il faudra que l’on continue à proclamer le message haut et fort. Je propose qu’au plus tôt les gouvernements adoptent une loi qui imposera l’écoute d’un tel message, « La vie c’est l’économie. L’économie c’est la vie », dès la vie intra-utérine, et ce un nombre de fois suffisant -qui sera déterminé par les scientifiques et par l’expérience- pour que l’individu ne l’oublie jamais.

    Ça c’est de l’idée innovante !

  49. Crystal dit :

    Appliquer les principes du logiciel libre à l’économie : Le projet Oekonux

    http://www.oekonux.org/

  50. JeanNimes dit :

    Le 4e pouvoir (l’information) doit être aussi indépendant que les trois autres (exécutif, législatif, judiciaire).

    Propositions :
    1/ Rendre unique et publique la régie publicitaire et répartir les recettes en fonction des lectorats/audimats de chaque support.
    2/ Transformer chaque support en coopérative d’intérêt collectif qui ne peut recevoir de financement privé à but lucratif.

  51. Bourdon dit :

    Un petit article fort énervant, il y a peu de temps, les prix du lait étaient au plus bas, ils sont maintenant au plus haut…

    Dans ce monde où tant d’intelligence existe, tant de moyens d’informations règnent en maître, comment expliquer un tel retournement d’un marché en si peu de temps…si ce n’est bien évidemment penser que la désinformation est permanente… ou alors que l’intelligence nous a définitivement quitté…

    Juste dire au passage aux agriculteurs de se refaire une santé peut-être et aux grandes surfaces de ne pas ré-augmenter trop vite le prix de la bouteille de lait…

    http://www.lesechos.fr/info/agro/020235881013-les-prix-du-beurre-et-de-la-poudre-de-lait-ecreme-remontent-en-fleche.htm

  52. charles dit :

    Pour ceux qui doutent comme moi de l’état de lucidité de Paul Krugman, les travaux de George Akerlof: Animal Spirits

    Akerlof, George A. et Robert J. Shiller. 2009. Les esprits animaux : comment les forces psychologiques ménent la finance et l’économie Pearson

  53. SAIVE dit :

    L’inventaire de demain …… est-ce bien utile si l’avenir comme le présent est à la servitude ?

    En ces temps de remise en question, je ne peux m’empêcher de relire encore le « Discours de la servitude volontaire » d’Etienne de La Boëtie écrit vers 1546, dont je me répète souvent cette phrase :

    « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres »

    http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire

  54. Lambert Francis dit :

    Repris ici pour sa puissance symbolique
    (Qu’y a t’il de plus évanescent que des nuages … pourtant ils forgent les montagnes. Les rêves, l’imagination scientifique ont aussi la plus grande efficacité sur la réalité. Libérez votre imagination !)

    « Quand les nuages déplacent les montagnes » http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=7249

  55. viannais odile dit :

    Pour M. François Leclerc
    Connaissez-vous aussi un logiciel qui permette de penser/classer des sauvegardes – faites à partir de « captures d’internet » ou par numérisation – d’ articles, d’ extraits de livres, de blogs, de phrases, peut-être de videos ou de musiques etc.. que l’on pourrait retrouver et regrouper à partir d’un mot ou d’une expression et qui pourrait aider à faire des synthèses personnnelles. Merci d’avance si vous pouvez m’aider. Bien cordialement.

    • lemar dit :

      Un outil fait pour trier, classer des liens par mots-clés : http://www.delicious.com, mais il faut une personne qui s’en charge.
      Il en existe d’autres, libres je ne me souviens plus du nom.

    • Vincent WALLON dit :

      Une piste intéressante pour le classement des idées pourrait être l’usage d’un système de type Wikipédia (bien connu dans le monde scientifique et informatique)

      Je suis tombé sur un site très intéressant orienté écologie basé sur ce système. En voici l’adresse : Ekopedia

      D’autres pistes intéressantes tournent autour d’une notion que je découvre (désolé si je suis en retard) grâce aux différents liens postés ici : L’intelligence collective (The Transitioner )
      Cette notion recouvre bien ce que nous cherchons à produire ici et propose des outils et des méthodes intéressantes.

      Je fouille actuellement ces pistes, mais je souhaitais vous le faire partager de suite de manière à paralléliser nos recherches si cela intéresse certains.

  56. François dit :

    quand tout devient critique il reste l’impossible: Quand je vous parlerai de l’Afrique Burkina ferme pilote de Guié

  57. domini CB dit :

    Histoire de ne pas se laisser empoisonner sans éternuer :
    http://www.cidce.org/

  58. Michel MARTIN dit :

    La redistribution des activités est très peu pensée. Je propose l’Etat Providence Participatif pour redistribuer l’activité et s’occuper de tout le monde, en dégonflant l’état providence administratif:
    http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2005/04/29/le_contrat_de_travail_mixte_co.html

    Je propose aussi une boussole un peu moins folle que celle du PIB, le PIBED:
    http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2008/06/27/pib-et-idde.html

    Pour un inventaire, les prés verts conviennent, ceux de la prairie temporaire issue des travaux agonomiques des années 60 et qui ont fait leur preuve comme agriculture durable …et rentable (André POCHON):
    http://solidariteliberale.hautetfort.com/list/livres/les_champs_du_possib.html

    Comme technique agricole du futur, la maîtrise des micro-organismes au service du compost développé avec succès par Pierre Rabhi et transféré à des milliers d’agriculteurs africains.

  59. Sylvie dit :

    @ tous
    A écouter cette interview de Matthieu Pigasse, Directeur général délégué de la banque Lazard et propriétaire des « Inrocks »
    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/comme-on-nous-parle/index.php?id=85792

    @ Paul
    Pourquoi ne pas écrire pour les Inrocks ?

  60. anonyme dit :

    La décroissance : un modèle économique d’avenir ?
    http://www.dossiersdunet.com/rubrique14.html

  61. anonyme dit :

    Mouvement politique des objecteurs de croissance:
    « Celui qui croit que la croissance peut être infinie
    dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste » Kenneth Boulding
    http://www.objecteursdecroissance.be/

  62. anonyme dit :

    Le capitalisme a échoué ! Mais quelle sera l’issue ? De ce système, on ne sortira que consciemment !
    http://www.decroissance.info/Le-capitalisme-a-echoue-Mais

  63. Claude Animo dit :

    ce qu’il faut garder: des idées d’urbanisme, des idées d’architecture, des idées d’espace public …
    Le BAUHAUS : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bauhaus

    post scriptum: je suis conscient d’alimenter un inventaire à la Prévert, mais la phase de décantation viendra nous permettant alors d’agréger toutes ces idées en leur donnant une dimension « politique ».

  64. Simon dit :

    Pour le classement, si vous n’avez pas de budget, pourquoi ne pas utiliser google site et tous leurs outils de gestion de l’information : Des documents excel qui servent de base de donnée, des formulaires automatiques pour rentrer l’information, des cartes / tableau / graphique pour afficher l’information, une flexibilité dans la création et le déplacement de pages, la possibilité de gérer très simplement les « modificateurs » et même si c’est google (et donc pas libre même si c’est gratuit et sans publicité) qui est derrière, vous avez la possibilité d’exporter ou de sauvegarder toute l’information à tout moment et donc d’évoluer vers autre chose le jour où de la publicité apparaît ou autre…

    On vient de lancer il y a une semaine un site basé sur google site où l’on tente entre autres de répertorier les innovations sociales. On s’est donc posé les mêmes questions que celles que vous allez vous poser pour cet inventaire Pour le moment, on a juste crée une carte avec des structures de l’économie sociale et solidaire mais on va faire évoluer l’information et l’affichage. En tout cas, cela nous a pris que très peu de temps : http://www.visionsinnovation.org/l-innovation-sociale/bonnespratiques

    Je peux vous aider au besoin, il est urgent d’agir et de communiquer sur les utopies réalistes !

    Simon

  65. Montulet dit :

    Connaossez-vous:
    Essai sur l’Oeconomie
    par Pierre Calame (05-03-2009)
    Prix Limantour 2009, de l’Académie des Sciences Morales et Politiques.
    Paru aux Editions Charles Léopold Mayer
    http://www.i-r-e.org/spip.php?article43

  66. Montulet dit :

    L’époque du productivisme-consumérisme est révolue le paradigme du XIXème siècle (produire des richesses) qui a généré deux systèmes sociaux (le libéralisme-capitaliste et le communisme) est obsolète. Immanquablement un nouveau système social va émerger basé sur le paradigme du XXIème siècle qui est l’équité. Quel sera ce modèle social, je n’en sais rien, mais il ne peut qu’émerger. Ceux qui voudront conserver le modèle désuet dans lequel nous sommes encore s’exposent à de grandes douleurs. Espérons que nous mettrons nos énergies à faire émerger la nouvelle société plutôt que de nous entre-tuer pour conserver nos (dérisoires) privilèges (qui nous échapperont de toute manière).

  67. Montulet dit :

    Essai sur l’Oeconomie: Dans cet ouvrage, Pierre Calame s’intéresse à l’énoncé des règles et à la conception des facteurs qui fondent la production, l’échange et la consommation. Constatant l’impasse du paradigme économique actuel, il démontre que l’économie doit revenir à son sens étymologique « Oïkos », le foyer, la maison commune, et « Nomos », la loi. Revenir à l’oeconomie, c’est avoir une vision économique plus large, qui recouvre à la fois l’art de l’organisation des échanges matériels et immatériels des êtres humains entre eux, des sociétés entre elles et de l’humanité avec la biosphère. Pierre Calame préconise de remettre les prétendues « lois naturelles de l’économie » dans la cité, pour assurer à la société la maîtrise collective et démocratique de son propre destin. Vous pouvez télécharger gratuitement l’Essai sur l’Oeconomie sur notre site (http://www.i-r-e.org/spip.php?article43) et y laisser vos commentaires.

  68. Bourdon dit :

    Futurologie, lorsque j’ai tenté de comprendre cette crise, je n’en démords pas, nous finançons à crédit la croissance depuis 30 ans, j’ai été étonné par le Japon.

    La fameuse crise des années 90, les USA obligent le Japon a réévaluer le Yen pour rembourser si l’on peut dire la dette américaine…

    Le Japonnais était à l’époque, tel le chinois aujourd’hui, le 1er épargnant du monde avec 15%, s’ensuit la longue période de non-croissance, le Japonnais n’épargne plus aujourd’hui, tout juste 3% contre 12% en France, la bourse et l’immobilier sont revenus au niveau d’avant la crise, soit un sur place du Japon de près de 20 années…

    Pendant la même période l’état japonnais s’est endetté pour soutenir l’économie, si en Allemagne on a fait la réunification, en Espagne on a construit chaque année plus de maisons que la France et l’Allemagne réunie, au Japon on a construit des ponts…

    Rigolo sans doute mais ce faisant le déficit atteint 200% du PIB, ce qui est intéressant, d’une part cela montre que le Japon a été vidé de sa richesse, le phénomène des bulles est un moyen de transfert de la richesse plutôt radical, mais d’autre part que la banque du Japon tient depuis les années 95 un taux de rémunération de Zéro, comme le fait la FED aujourd’hui pour limiter la charge de la dette…

    Avec un taux de 4-5%, c’est la totalité du budget Japonais qui serait englouti si ce taux devait être atteint…alors qu’avec un taux quasi nul, la dette est supportable car l’intérêt est quasi nul…ce qui voudrait dire que les taux sont nuls actuellement car les états unis ne peuvent supporter l’intérêt de la dette.

    Un petit texte supplémentaire en annexe, juste dire à travers cette expérience du Japon que la Bulle est une technique de transfert de richesse…

    Les Etats ne pourrons jamais rembourser la dette, mon avis que la finance est allée trop loin, elle le sait, TBTF, trop gros pour chuter, oui, les banques sont trop grosses mais les dettes aussi…

    La Chine a bien analysé cela, avec ses dollars, elle achète tout ce qui a de la valeur, elle aide ses usines à l’export et avec son attachement au dollars, elle lapide la concurrence internationale accélérant la guerre économique…
    Que faire des dollars, les dépenser et accélérer l’évolution du monde…

    Ce me semble, cette crise est une accélération du monde prodigieuse, en une année la Chine avancera de 10 années, dans 2 à 3 ans elle aura laminé la concurrence mondiale, la reprise n’aura jamais lieu…est ce à dire que la crise pétrolière commencera sous peu….

    Je pense que la dette, la planche à billets est en marche, sera répudiée, TBTF, oui lancer ce message pour les banques peut s’appliquer aux dettes, Trop Grosses Pour Etre Remboursée TGPER, en anglais TBTBR…

    On a bien conscience que quelque chose va se passer, nous assistons sans doute au dernier festin du monde, festin de dettes, de consommation diverses et de pétrole et en annexe des émissions de CO2…

    La crise de dubai est du même ordre, l’équivalent de la flotte mondiale neuve est sur rade au large de singapour, la déraison humaine a atteint son appogée sans doute, voilà pourquoi personne ne bronche, lorsque la fin du monde est programmée, on mange, on fait l’amour, on s’offre les plaisirs de la vie une dernière fois…

    http://revolution-monetaire.blogspot.com/2009/11/la-bombe-japonaise-va-t-elle-exploser.html

  69. domini CB dit :

    Ici, où s’entendent des choses bien étonnantes :
    http://www.rfi.fr/emissions

  70. domini CB dit :

    Et ici, selon les goûts ; où s’en entendent des vertes et des pas mûres :
    http://www.tdrsmusic.com/

  71. walli dit :

    Le manifeste de la métamorphose du monde

    dit « L’Appel de Bora Bora » lancé par Edgar Morin, Pierre F. Gonod et Paskua le 21 Mars 2009

    http://www.paskua.net/Manifeste%20pour%20la%20Metamorphose%20du%20Monde.html

  72. carole dit :

    Je pense à l’idée de Paul Jorion d’un G192.
    En organiser un en prenant comme base au niveau mondial un cahier de doléances et de propositions, provenant d’une énorme et longue mobilisation des peuples (sans doute d’abord pays par pays – ou du moins langue par langue, à la fois par des séances en présence et par le biais d’internet). Il faudrait une mobilisation « officielle » (associations, monde politique et journaux, internet…) pour que tout le monde – le peuple – soit concerné. Chaque groupe fait un condensé des points abordés et on fait remonter les informations à d’autres groupes plus restreints qui rassemblent les sous-groupes. Comme ça en pyramide. Chaque groupe élirait un comité qui veillerait à ce que tous les avis soient respectés et inscrits, ainsi qu’à la bonne règle des débats – des individus qui ont une réputation de probité dans un quartier, une ville, sur internet.
    Ce cahier de doléances et de proposition, s’il est mené avec prudence et transparence, devrait donner une image de ce que les peuples du monde pensent et c’est à partir de son programme qu’un G192 devrait travailler. Un G192 émergeant des comités de chaque pays, qui auront pour tâche de faire respecter les desiderata du peuple, non pas un consortium de dirigeants politiques officiels. Cette solution pourrait avoir un énorme impact, car elle permettrait de contrebalancer l’oligarchie de la finance, de la politique et des médias (enfin, si elle n’est pas détournée par eux). Les dirigeants de chaque pays devraient appliquer les principes émergeant du cahier de doléance final, et au niveau local, on peut imaginer la même chose, avec des garde-fous, c’est-à-dire ne pas contredire le cahier de doléance global. Cette proposition permettrait de faire une révolution soft, sans violence. Enfin, c’est utopique, hein !?
    Selon moi, un système de ce type (impliquer tout le monde) est le seul moyen que ce ne soit pas l’oligarchie au pouvoir qui décide de ce que sera notre avenir.

  73. LeZouz dit :

    Moi qui avait été un lecteur de l’éphémère mais prometteuse revue revue REPORTERRE, en lisant les bouquins d’Hervé Kempf, j’ai découvert http://www.reporterre.net/ .

    Et je préfère les laisser se présenter :

    En 1989, Reporterre avait été le premier magazine sur l’écologie à paraître depuis La Gueule Ouverte et Le Sauvage, dans les années 1970. Sa parution témoignait du réveil de l’écologie en France.
    En 2006, son équipe a relancé Reporterre sur internet, afin d’informer sur les liens entre la crise écologique, les injustices sociales et les menaces sur les libertés.

    Le site reprend des analyses et des informations émanant d’associations et ou de personnes libres, et circulant sur Internet.

  74. FabienF dit :

    Séminaire ARC2 « Accumulation, régulation, croissance et crise »

    Séminaire organisé par le CEPREMAP (Centre pour la recherche économique et ses applications, ENS), le GERME (Groupe d’études sur la régulation et les mutations des économies, Paris VII Denis-Diderot), l’IRISES (Institut de recherche interdisciplinaire en sociologie, économie et sciences politiques, Paris IX Dauphine), le CEPN (Centre d’économie de l’université Paris-Nord, Paris XIII), l’ADIS (Analyse des dynamiques industrielles et sociales, Paris XI) et le MATISSE (Modélisation appliquée, trajectoires institutionnelles et stratégies socio-économiques, Paris I).
    Séance du 15 décembre 2008 : Crise financière : crise de régulation ou crise du capitalisme ?

    1- Quel cadre théorique pour comprendre la crise financière : efficience, finance comportementale ou finance auto-référentielle ? (le 15 décembre 2008) — André Orléan

    2- Contre la « régulation », pour la refonte : les impasses des stratégies prudentielles (le 15 décembre 2008) — Frédéric Lordon

    3- Une crise tant attendue : leçon d’histoire pour les économistes (le 15 décembre 2008) — Robert Boyer

    4- L’argent de la mondialisation : en quoi pose-t-il des problèmes éthiques ? (le 15 décembre 2008) — Bruno Théret

    Videos disponibles ici : http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=cycles&idcycle=403

    • D Comme David dit :

      Vous pourrez leur dire de ma part que tout ça serait plus sérieux avec un Paul Jorion dedans ? merci.

  75. domini CB dit :

    A la recherche de détails éclairants et révélateurs :
    http://www.transparence-france.org/index.php

  76. Betov dit :

    Un lumineux article de Michel Drac (pas de lien: Mon message serait immédiatement supprimé pour cause de nationalisme), utilise comme expression clé « l’effet de concentration morbide des richesses ».

    Il dit exactement ce que je me suis efforcé, en vain, de dire ici. Michel Drac, ayant plus de talent à l’écrit qu’à l’oral, peut-être parviendra-t-il à faire mieux passer son idée que moi avec ma formule de « dominance sociale ». J’en doute. Mais sait-on jamais ?

    [Un gros problème est que la formation de la pensée humaine semble bien se faire à partir d'éléments pré-construits, pré-cuits, et que les "corpus" de pensées sont agrégés dans des unions tordues:

    * On ne peut pas se rallier au "nationalisme" (nommé "extrême droite", en dépit de toute logique, à l'heure où l'extrême droite est à l'Elysée), sans se compromettre avec des religieux.

    * On ne peut pas se rallier à la gauche (la vrais, celle de Mélenchon), sans valider l'immigrationisme ou les crimes contre l'humanité des hyper-racistes.

    * On ne peut pas suivre les bobo-bios, sans accepter le déchet ultime Cohn-Bendit, en plus des deux monstruosités précédentes.

    Pourquoi faut-il toujours qu'une idée majeure soit accompagnée, dans son corpus, de choses inadmissibles, bien qu'elles soient sans rapport logique ? Sans doute par un effet de compensation psychologique, qui m'échappe]

    Toujours est-il que je vais prêcher dans le désert une dernière fois avant de me taire:

    Si la dominance sociale n’est pas muselée, par un plafonnement des fortunes personnelles sur 5 millions d’euros, par impôt confiscatoire, il est inutile de faire l’inventaire de demain, puisqu’il est parfaitement connu: Dans le prolongement d’aujourd’hui, « l’effet de concentration morbide des richesses » continuera jusqu’à effondrement bien mérité de l’humanité, qu’on change de système ou non.

    • André dit :

      Betov dit : 2 décembre 2009 à 16:56 : « les « corpus » de pensées sont agrégés dans des unions tordues ».

      Je ne vote plus depuis des années pour une raison analogue : quand j’examine attentivement les programmes des partis, il y a, dans chacun d’entre eux, des points qui me plaisent et d’autres non ; si je vote pour tel ou tel parti, je me fais le complice de la réalisation de points programmatiques qui me déplaisent.

      Ce qui est en cause est donc le vice fondamental de toute démocratie représentative, le cœur du vice étant la notion de « Parti » dont, curieusement, les droits constitutionnels et même la philosophie politique, n’ont rien à dire (ni à critiquer) de substantiel, comme si c’était la seule forme envisageable d’élaboration et de défense des opinions et des intérêts des individus et des groupes :
      + les électeurs non adhérents ou non militants de tel ou tel parti sont forcés, tous les cinq ans, à s’insérer dans des clivages idéologiques stériles, sans avoir leur mot à dire dans l’intervalle entre deux élections ;
      + les électeurs adhérents ou militants de tel ou tel parti sont forcés à respecter la discipline du parti : les minoritaires doivent se plier à la dictature de la majorité;
      + les élus ne représentent pas la Nation mais leur parti et sont également forcés à respecter la discipline du parti .

      Il faut donc défendre le principe de la démocratie directe (je me suis déjà exprimé sur ce sujet, ici, de même que d’autres intervenants), ce qui implique une refondation en profondeur de l’action politique et du mouvement politique. C’est ce à quoi devrait déboucher « L’inventaire de demain ».

      On peut ainsi imaginer la création d’un mouvement politique ouvert à toute personne porteuse de projets de réforme radicale de notre société, pouvant, être consacrés dans des lois que, à long terme, les citoyens seraient appelés à voter dans le cadre d’un référendum d’initiative populaire ; et, à court terme, que les élus de ce mouvement, agissant comme véritables Commissionnaires, présenteraient à la délibération des membres du Parlement.

    • Brigitte dit :

      Je partage totalement ce que disent Betov (2 décembre) et André (3 décembre). libérons nous des partis (tous les partis) politiques, syndicats, religieux, qui ne travaillent et ne défendent que leurs propres intérêts, leurs pouvoirs.

  77. Lenz dit :

    http://gillesbonafi.skyrock.com/
    à voir sur ce blog la vidéo  » the corporation / l’entreprise » !!!!!!

  78. shortman dit :

    Chez Techtoctv l’écosystème des technologies et media online une vidéo sur Monnaies virtuelles: enjeux et perspectives

    70 minutes c’est long, une fois la vidéo chargée vous pouvez aller aux chapitres qui vous intéressent en cliquant sur les points blancs de « la barre de défilement ».

    Lire aussi les webcast notes et leurs commentaires(liens disponibles pour approfondir).

  79. yvan dit :

    une explication très concise et claire sur :
    - L’achat à terme (avec option à la hausse comme à la baisse).
    - Le swap de devise.
    - La spéculation avec un exemple de coût d’ordre.

  80. tomate dit :

    Un G192 ???? surement pas …
    B

  81. tomate dit :

    Un G192 ? Surement pas !
    Je regarde les exemples passés et actuels . Constat : Des BULLES ! Et des bulles nuisibles pour le vivant et le non vivant !!!
    Je préfère les « associations » formelles ou informelles, au gré des convenances du moment .
    Sortez de chez vous … et regardez . Le parasite , bien dénommé , l’est il réellement ???
    Selon quels critères, paramètres, modelisation, et méthode ???
    Que dire du commensal ????
    Et la symbiose de ces 2 êtres , que tout oppose ??? De quoi ???? Qu ‘est ce qui oppose ???
    Il en est de même pour les états … A moi de voir , ou de ne pas voir !

    Parmi d’autres réflexions :
    - Un droit de propriété  » fondant » limité au sol , mais contraignant , et dissuasif pour la préservation du sous- sol !!!
    - La diminution du tous les flux physiques en pensant local et canton.  » Je suis désireux d’acheter certaines connaissances, expériences et produits indiens , chinois , picard, breton ou bresilien … s’ils sont produit près de chez moi « .

  82. Thomas dit :

    Désolé de ne pas rentrer dans le type message+ lien.

    Mais si justement, l’avenir était dans les mains de tout les non-connectés, les non-affiliés, ceux qui ne font pas de bruit, mais qui dans l’action, sont déjà, chacun de leur coté, en train de bâtir ce monde dont il est question ici.

    Pourquoi faudrait-il passer par ces phases de élaboration-fascination-enthousiasme-action-pourrissement-déception qui accompagnent les systèmes ?
    « L’age d’or sans cesse, est remis aux calendes » disait Brassens

    J’ai parfois l’impression que, comme J Bové qui veut une internationale contre la mondialisation, on ne puisse pas agir à cette échelle sans entrer dans la ronde.
    Attention à vous, elle en a cassé, absorbé, englouti, bien d’autres.

  83. tomate dit :

    Bonjour !

    Suite à mon précédent message, je serais partisan pour que la france adhère rapidement, activement et entièrement dans le système SUCRE d’amérique du Sud .
    Pourquoi ? Histoire de ne pas avoir tous ces oeufs dans le même panier !!!
    Et son avenir passe , dans l’ordre des priorités à très court terme, par cette adhésion !!

  84. Marc dit :

    Instaurer un Revenu d’Existence http://www.revenudexistence.org/

    • Betov dit :

      Marc, l’instauration d’un salaire minimum est une idée extrêmement dangereuse, si elle est appliquée avant le musellement de la dominance sociale, puisqu’elle sera la porte ouverte sur une société à deux vitesses, totalement livrée à la nuisance de dominants sociaux non contestés: Mettre la charrue avant les boeufs conduira à l’abîme de façon certaine.

    • Marc dit :

      @Betov je n’ai pas compris votre phrase.
      Un salaire est la contrepartie d’un travail. Ici, il ne s’agit pas d’une contrepartie. Je vous renvoie aux objections et aux arguments en faveur de cette idée http://www.revenudexistence.org/objections.htm

    • Betov dit :

      Exact. J’ai écrit « salaire » en pensant « Revenu ». Désolé de la stupidité, mais ça ne change rien à mon objection, qui n’est en rien traitée sur la page que vous citez.

      L’incompréhension de base réelle, tient au concept de « dominance sociale », que je n’ai pas réussi à expliquer. Quand personne ne comprend une chose simple, on doit en conclure que l’idée n’est pas dans l’air et qu’il est vain de s’efforcer de la répandre.

      1984 (le roman) est maintenant inévitable. Nous y sommes déjà, en pratique. Je suis sans espoir, mais au cas où quelqu’un puisse accéder à la simplicité (pour ne pas dire à la trivialité), voici un texte que j’ai renoncé à poster en raison du manque d’intérêt manifeste (s’il n’est pas trop long pour un post…):

      —————
      Une idée neuve vieille comme le monde.

      * L’éthologie et la dominance naturelle.

      Comme nous le savons tous, l’éthologie est l’étude des comportements animaux, et l’une des branches maîtresses de l’éthologie est l’étude de la dominance.

      Simple rappel: Dans les sociétés animales on observe souvent des comportements de dominances: Matrone-guide dans un troupeau d’éléphants, couples « Alpha » dans les bandes de loups, etc… Après l’imprégnation, la dominance est un des aspects importants du comportement animal. Ce comportement tend à être plus fréquemment observé lorsque les groupes sont dits « évolués socialement ». La dominance est très développée, par exemple, chez les chèvres: Une fois stabilisée, elle leur permet, par exemple, de se positionner dans un ordre relativement établi (donc peu conflictuel), au moment d’une traite en ligne avec distribution de nourriture. L’exemple est très intéressant, sur le plan quantitatif, puisqu’il correspond à l’ordre de grandeur en vogue dans les entreprises SCOOP, non sans raisons objectives.

      Cette dominance naturelle n’est ni bonne ni mauvaise. Simplement, elle structure le groupe. Accessoirement, elle peut simplifier l’attribution des rôles dans le groupe, en établissant une hiérarchie temporaire des individus. Cette dominance a une surface d’application: Au delà d’un certain nombre d’individus, le groupe se scinde en deux, pour la simple raison que deux dominants naturels ne peuvent coexister sans combattre pour leur suprématie.

      * La dominance sociale.

      La dominance naturelle peut-elle s’appliquer à une société humaine ? Oui et non. Comme dans tout groupe animal, tout dépend du nombre d’individus et, particulièrement, du nombre de dominants. Par exemple, dans un groupe de maçons, un dominant se dégage naturellement, et cela ne pose généralement problème, vu que l’ensemble d’un groupe de maçons sait parfaitement lequel d’entr’eux est « le meilleur ». Mais il n’en va pas de même avec des groupes élargis: Appliquer la dominance à des ensembles de plusieurs millions d’individus est radicalement absurde, comme on le voit avec les rétributions démentielles des minuscules groupes de la haute noblesse, qu’elle soit financière, industrielle, footballistique, ou autre.

      Problème, l’ensemble des individus tend à considérer ces rétributions démentielles comme justifiées par des compétences d’exceptions, malgré la multiplicité des contre-exemples (grands patrons totalement incompétents, voire malades mentaux -on en a vu…-, dirigeants politiques qui seraient plus à leurs places s’ils faisaient métiers de clowns, ect…).

      Pourquoi les citoyens adhèrent-ils massivement au concept de dominance sociale ? D’une part, parce que, bien sûr, « on » a tout fait pour qu’il en soit ainsi (médias, école, non-dits culturels de la compétition…). Mais pas seulement. Le principal support de la dominance sociale relève du simple fait que chaque citoyen est convaincu de pouvoir, par ses propres efforts, accéder de lui-même à la dominance sociale (Typiquement: Le « rêve américain »). En clair: Les citoyens veulent la dominance parce qu’ils rêvent de dominer. Noter, par exemple, le nombre de spectateurs qui regardent deux bandes d’adultes jouer au ballon: Tant que le football suscitera l’intérêt du grand public, l’humanité ne sortira pas de la psychologie du néolithique et du sadomasochisme social.

      * Effets de la dominance sociale.

      Ce qui est rare est cher, dit-on. Ce principe directeur, appliqué à la dominance sociale fait que sa progression est exponentielle, alors que la répartition des compétences dans un groupe naturel est une courbe qui tend à se tasser sur un maximum. Simplement dit, alors que les écarts entre deux très bons musiciens tendent à s’amenuiser, leurs salaires tendent à faire le grand écart. A l’inverse, les écarts de compétences à la course à pied entre un infirme et un individu moyen seront énormes, alors que leurs récompenses respectives seront quasi nulles. Appliqué à la société en général et à son histoire, cela signifie que pour un écart de compétences minime avec son subordonné, le dominant social perçoit une rétribution tendant vers l’infini, lorsque le groupe s’accroît. Mécaniquement. Le dominant du haut le la pyramide étant d’autant plus « exceptionnel » que le groupe est grand.

      Tout ceci est bien amusant, mais ce n’est pas seulement ce que l’on observe, par exemple, chez les dirigeants des très grandes entreprises. En fait, lorsqu’un groupe d’individus perçoit des rétributions hors normes, on peut être quasi certain de ne *pas* trouver d’individus compétents à ces postes. Un comble ! Le système de caste, de mafia, vient chapeauter le tout. Et c’est en cela que la dominance sociale diffère de la dominance naturelle: La cooptation se substitue à la compétition, dans la très haute noblesse. Ce qui compte alors n’est plus la compétence, mais l’appartenance au groupe, le langage, l’habillement, l’origine sociale, etc… En quelque sorte, une manière de faire assez habile qu’ont trouvé les dominants sociaux pour ne pas constamment s’entre-tuer. Le résultat final de cette situation est qu’il est pratiquement impossible (à quelques rarissimes exceptions près…), de trouver des patrons du CAC-40 qui soient compétents, alors que les patrons des petites entreprises, par exemple, ne peuvent évidemment pas échapper à l’exigence de compétence, et sont, eux « compétents par nécessité », puisque, sinon, ils n’existeraient simplement pas.

      La dominance naturelle, appliquée froidement à la société humaine, est un pur artifice, nuisible à la performance du système social.

      * La structure sociale.

      Il est fréquent, en ce moment, de trouver l’expression « crise systémique ». Comme si le système était la cause de ses propres déboires. Lamentable diversion. L’actuelle crise du système capitaliste ne vient pas de sa structure (aussi débile soit-elle), mais vient de son sous-bassement, c’est-à-dire de la dominance sociale, poussée à son paroxysme. Bien sûr, d’autres paramètres interviennent conjoncturellement, comme le moins-disant social dans les échanges internationaux, mais tous ces problèmes sont des détails techniques très faciles à corriger, si on considère les phénomènes sociaux sous l’angle éthologique. Qu’un retraité place ses économies sur un titre boursier, n’a jamais été un problème. L’impossibilité factuelle ne relève que de l’absence totale d’alternative politique et donc de… volonté.

      De fait, n’importe quelle structure sociale est viable, pour peu qu’elle soit mise en application avec bon sens et modération. Communisme, capitalisme, royauté, ou autre… peu importe. L’URSS, par exemple, dont l’effondrement fut annonciateur de la chute d’un capitalisme judéo-américain qui ne peut subsister sans adversaire, aurait fort bien pu se perpétuer si elle avait abaissé son niveau de dominance sociale (rigidité d’un dogmatisme social poussé jusqu’à l’absurde).

      C’est cette même dominance qui fait chuter les USA de nos jours, et non pas une « crise systémique ». Il y a bien « crise », mais cette crise n’est que la détente d’une arme à feu qui serait de peu d’effet s’il n’y avait pas de poudre dans la balle. Rien de très différent entre la fin de l’empire romain et celle de l’hégémonie américaine. Rien de neuf dans les rapacités sans limites: Prédation n’est pas production.

      * Plafonner la dominance sociale, c’est:

      Plafonner les salaires à 10.000 euros mensuels (établir sur les salaires une courbe ajustée aux compétences) et limiter les fortunes personnelles à 5 millions d’euros. Est-ce possible ? Oui. L’outil existe et fonctionne à la perfection: C’est le service des impôts. Une simple loi peut changer le monde. Objection habituellement soulevée: « Mais si on fait ça, les riches vont sortir du pays ». Où est le problème ? Qu’ils partent (comme le dit Frédéric Lordon des traders) ! Qu’ils partent. Point. Ils n’emmèneront ni leurs personnels, ni leurs machines, ni leurs usines, ni leurs clients. Quelques propositions sont actuellement faites (par exemple, par l’association « Sauvons les riches »), mais, d’une part, les plafonds envisagés sont démentiels de par leurs hauteurs, et la tentative serait totalement désespérée, puisque, comme tout le monde le sait, il existe mille et une façons de contourner un plafonnement des salaires, si les fortunes personnelles ne sont pas également plafonnées.

      Est-ce que cette mesure simple sera prise un jour ? Je ne le pense pas. Pas ce siècle-ci, semble-t-il. Par exemple, Jean Luc Mélenchon a proposé de plafonner les salaires à 20.000 euros mensuels, avec des écarts de salaires de un à vingt. Pourquoi ce chiffre bizarrement élevé de 20.000 ? Sans doute parce que cela correspond au montant des indemnités réelles de monsieur… (« touche pas à mon portefeuille ! »). Et pourquoi omet-il de proposer le plafonnement des fortunes personnelles ? Simple: Parce qu’il n’envisage pas, – pas plus que Georges Marchais à l’époque de l’union de la gauche -, de mettre un jour cette mesure en application et qu’il sait parfaitement qu’il existe mille et une façons de contourner une loi limitant les seuls salaires. Cet homme est un illusionniste de talent, comme il l’a démontré avec sa si scandaleuse position sur Armaninejad, de même que sur les sujets qui fâchent, ou dans sa tentative de compromission avec les fascistes du NPA, ou avec, dernièrement, les criminels écotartuffes. Je n’ai pas de haine pour les Ségo-Sarkos. Que ces gens soient ce qu’ils sont, est juste… logique. Mais que les gens dont je devrais être le plus proche trahissent et déforment toutes les causes au point de voir, par exemple, les verts se ranger derrière un déchet ultime, me rend malade.

      Beaucoup d’autres sujets importants ont été abordés, ici et là: Rétablir la liberté d’opinion / Démanteler le système de propagande / Rétablir la démocratie / Instaurer un salaire minimum de survie / … mais, sans museler la dominance sociale, comme nous l’avons fait, par le passé, pour la violence physique, toutes ces bonnes idées seront de peu d’effets à long terme. L’instauration d’un salaire minimum, en particulier, est une idée extrêmement dangereuse, si elle est appliquée avant le musellement de la dominance sociale, puisqu’elle serait la porte ouverte sur une société à deux vitesses, totalement livrée à la nuisance de dominants non contestés: Mettre la charrue avant les boeufs conduirait à l’abîme.

    • Marc dit :

      @Betov vous pensez que nous évoluons aujourd’hui dans une société à une seule vitesse ? ;)

      J’encourage ceux qui veulent en savoir davantage à écouter cette intervention limpide de Yoland Bresson :
      Conférence sur le revenu d’existence

      Au programme :
      - qu’est-ce que le revenu d’existence
      - les autres propositions qui vont de ce sens à gauche comme à droite en France et à l’international (citizen’s income, basic income…)
      - comment le calculer
      - sa conséquence : un changement dans la distribution des richesses
      - pourquoi c’est une nécessité
      - pourquoi le plein emploi ne reviendra plus
      - le passage à l’économie immatérielle
      - comment le financer à l’échelle mondiale (taxe sur les 2500 milliards de dollars échangés sur les places financières chaque jour)
      - « dans une communauté ou la rareté domine, le plus grand danger est le parasite, celui qui prend et ne produit pas » : il faut inverser cette idée

      On parle beaucoup d’une meilleure distribution des richesses, voilà une proposition concrète qui va dans ce sens et qui me semble cadrer complètement avec l’inventaire de demain :)

    • Betov dit :

      Comme je l’ai dit plus haut, quand une idée simple n’est pas comprise par ceux à qui l’on s’adresse, il est inutile de persister. La situation est d’autant plus « amusante », pour moi, que je revendique depuis longtemps cette proposition d’un revenu inconditionnel, et que j’y suis totalement favorable, depuis une époque qui remonte bien au delà de son introduction dans l’orbite politique.

      Effectivement, c’est vers cela que nous allons, de façon maintenant inévitable, et c’est bien la fin la plus atroce que l’on pouvait imaginer pour l’humanité: Tu seras américain, mon fils.

      Je passe sur les stupidités sans importance de Bresson (comme ses « 1% de taxation sur les mouvements boursier » qui, pour un soi-disant économiste, relève de l’humour noir): Je suis d’accord sur l’essentiel de ce qu’il dit, et que je serai bien le dernier qu’il faudrait convaincre de la nécessité de la mise en place d’une autre répartition des richesses.

      Un « plus »: J’ai été agréablement surpris d’entendre Bresson dire que le revenu inconditionnel n’était *pas* directement lié à la lutte contre la pauvreté. Intelligent. Dommage qu’il en reste là et qu’il soit aveugle à la suite: Puce RFID pour tous, en ligne directe de la convergence des systèmes que Paul Jorion signalait il y a quelques jours. Convergence vers le fascisme coopératif.

    • taotaquin dit :

      @ Marc: entièrement d’accord avec cette idée (qui ne ferait que reprendre ET améliorer la panoplie bien insuffisante de revenus accordés aux plus démunis dans nos sociétés – pensions, rsa, etc)

      @ Betov: en effet cette idée est incomprise par beaucoup, mais n’est-il pas possible de l’expliquer, d’organiser des débats pour conscientiser à l’avènement d’une société basée sur de nouvelles valeurs ? Tout en expliquant à nouveau que la possession crée rapidement la frustration (j’insiste) et que la lutte pour la compétition fait une majorité de « perdants » ainsi qu’une minorité de « gagnants » stressés à l’idée de perdre ne fût-ce qu’une parcelle du « pouvoir » ainsi acquis (comme l’a déjà noté Henri Laborit, entre autres) ?

    • Paul TREHIN dit :

      Comme cela a déjà été dit, cette idée de revenu d’existence n’est pas vraiment nouvelle ce qui est nouveau c’est de penser que ce revenu d’existence puisse permettre une participation pleine et entière à la vie en société. L’autre aspect c’est que certaines avancées technologiques, malgré les dégâts qu’elles causent souvent par ailleurs pourraient permettre une telle évolution grâce à une augmentation de la productivité horaire du travail, mais seulement à condition queles richesses crées par cette augmentation de la productivité ne soit pas accaparées par une minorité privilégiée au détriment d’une majorité de personnes non privilégiées. Il est aussi nécessaire de lutter contre le mythe de la « méritocratie » avec lequel on continue de justifier des écarts de revenus inadmissibles.

      Un auteur américain développe dans un ouvrage récent ce genre d’idées: Le livre n’est pas traduit en français, dommage. Il s’agit du livre de Martin Ford « The lights in the tunnel ».

      Dans un esprit assez présent parmi les utilisateurs d’internet, il a fait mettre son livre en libre accès sous forme de document PDF (http://www.thelightsinthetunnel.com/ )

      Dans la première partie du livre, il développe le rôle négatif de certaines avancées technologiques sur l’emploi, phénomène observé dans tous les pays de l’OCDE. Pierre Larrouturou le dénonce aussi dans son livre « Crise : la solution interdite » cette baisse tendentielle de la part du travail dans la valeur ajoutée des économies de l’OCDE mais dans d’autres également.
      Dans la seconde partie de son livre Martin Ford développe l’idée d’une redistribution des gains de productivité sous la forme d’un revenu de participation à la société à tous les membres de cette société. Il rajoute un aspect qualitatif à cette idée en proposant que des activités participant à l’amélioration de la qualité de vie de cette société se voient récompensées par des incitations venant se rajouter au revenu de base. En effet pour beaucoup de membres d’une société, se sentir utile au fonctionnement de cette société est une des motivations qui les pousse à agir. Tant qu’il y a la possibilité de trouver un travail, le salaire reçu pour ce travail joue souvent ce rôle d’indicateur de la participation au fonctionnement de la société. Quand bien même la parcellisation du travail rend difficile l’appréhension des contributions individuelles, le fait de recevoir un salaire permet de se dire « Bon je dois bien contribuer à quelque chose sinon on ne me verserait pas un salaire ». Dans le cas d’un revenu versé sous forme d’une allocation non liée à un emploi, il n’y a même plus ce signal pour permettre à l’individu de se sentir utile à la société dans laquelle elle ou il vit.

      Martin Ford n’ignore pas les résistances auxquelles s’expose son idée de revenu de participation, non lié à un emploi. Encore une fois dommage que ce livre ne soit pas traduit en plusieurs langues, dont le français…

      Paul

  85. dag dit :

    Inventaire  » de ce qui est à notre disposition, autour de nous, et témoigne de la transition dans laquelle nous sommes en réalité engagés. Sans en avoir toujours bien conscience, car lorsque l’on est dans le vent, on ne le sent pas. » dit Paul

    Le désarmement aurait été une action à entreprendre en priorité il y a une vingtaine d’années la gabegie étant colossale. Qu’on n’en parle que très peu démontre au moins que le sujet est moins oppressant ou lointain . Quelle place à laisser ou à ne plus laisser aux armes ?
    Les résistances aux agressions ont été un fait militaire majeur du siècle dernier face aux « hyper puissances » alors :

    Instaurer une stratégie de défense civile et de résistance comme le suggérait déjà Liddell Hart .

    Les économies budgétaires seraient évidemment significatives .

  86. tomate dit :

    - Comme nation montrant la voie, je propose :
    - 1/une restriction ( par l’usage de tickets de rationnement) concernant l’achat de viandes animales . Soit 26 par trimestre. ( soit 2/ Semaine).
    - 2/ L’ interdiction d’importation de produits transformés ou non transformés d’origine animale , immediatement , sur le territoire.
    - 3/ L’interdiction de tous produits fongicides, acaricides, insecticides et leurs compères, de mêmes que tous fertilisants de synthèse quelque soit leurs provenances. —> fermeture des unités de production au sein des établissements produisant ce type de produits.
    3/ La création immédiate de centres d’enfouissement, accueillant :
    – 40 % de la production animale de boucherie actuelle, toutes espèces confondues.

  87. Eomenos dit :

    Réecouter le grand Jacques chanter : »La quête ».

    S’abandonner d’espoirs sans cesse remis sur l’ouvrage et vivre le piteux naufrage

  88. domini CB dit :

    Afin de ne pas se laisser matraquer la tête vide :
    http://www.guidedumanifestant.org/

  89. avionnette dit :

    et pour lutter contre l’accumulation du capital qui fait les les plus riches sont de plus en plus riche et les plus pauvres de plus en plus pauvre, il y a ceci :
    http://www.fleurislam.net/media/doc/txt_banque_islamique.html#Anchor-33407

  90. avionnette dit :

    et aussi, ces quelques mesures simples de frederic lordon
    http://www.dailymotion.com/video/x73dkm_conference-sur-la-crise-financiere_news

  91. fujisan dit :

    Cafés citoyens : un cycle de 6 soirées
    Repenser l’économie

    Du 5 février au 4 juin 2010 de 20h à 22h
    Lieu: Au café citoyen Altérez-vous, Place des Brabançons Louvain la Neuve (Belgique)

    Nous questionnerons une économie décalée de la réalité de l’entremêlement des crises (climatique, environnementale, sociale, culturelle, économique, financière) et de leurs conséquences.

    Nous voulons comprendre, explorer les changements nécessaires, faire part de nos réflexions en vue de contribuer aux changements souhaitables et possibles.

  92. Lhermet JP dit :

    on cultive assez peu le riz par ici, mais ce blog est sans doute lu aussi fort loin d’ici

    passer de 4 tonnes tout mouillé de chaud , dans les meilleurs des cas à
    24 tonnes à ha , le tout en bio ce n’est pas rien …

    oui à cette agriculture de réels progrès
    elle répond avec de vrais arguments intelligents et tangibles à de réels problèmes
    oui car il y en a vraiment besoin
    cela montre que
    là où l’intelligence passe (mais aussi la transmission des savoirs, l’éducation et la solidarité)
    les rendement explosent
    la faim recule
    la dignité humaine existe à nouveau
    et tout ça sans chimie ni OGM

    il faut faire connaître ces savoirs techniques
    destinés à ceux qui cultivent la terre pour nourrir vraiment les peuples
    et promouvoir cette agriculture de progrès partout
    et surtout là où la souveraineté alimentaire n’est pas encore atteinte
    compromise par les forces du marché spéculatif non régulé

    allez sur :
    http://www.intelligenceverte.com
    allez sur allez sur (en bleu) « Dernières pages ajoutées au site « . « Paysans traditionnels »
    lisez, le riz à Madagascard, mais aussi les Suka Kollu dans les Andes boliviennes.

    La revanche des petits paysans traditionnels face aux gros agriculteurs industriels
    http://www.intelligenceverte.org/paysans-traditionnel.asp

    puis continuez avec :
    OPERATION SRI MADAGASCAR

    le SYSTEME DE RIZICULTURE INTENSIVE (SRI)

    là est le Savoir :

    http://www.srimadagascar.org/docs.htm

    cerise sur le gâteau ce PDF à diffuser partout :

    http://www.srimadagascar.org/telech/SRI.pdf

    vive l’agriculture bio, et vive l’intelligence de la vraie agronomie

    • Vincent WALLON dit :

      @Lhermet JP

      Merci pour ces liens passionnants et porteurs d’espoir.

      Cela va dans le sens du sentiment que j’ai que nous sommes capables de nourrir la planète entière de manière raisonnée et respectueuse de l’environnement. Pour peu qu’on parvienne à faire taire les appétits financiers des multinationales.

      La culture de riz notamment avec moins d’eau lève en moi une inquiétude que j’avais face au double défi de la raréfaction des ressources en eau et du phénomène de production massive de méthane (principal GES bien avant le CO²) par la décomposition anaérobie liée à la culture inondée.

  93. Chabeone dit :

    C’est à chacun d’entre nous d’entendre les personnes qui sont cités sur cette page de l’inventaire de Mr Paul Jorion, et plus, et de tenter d’entrevoir ensemble et/ou avec eux une réaction collective de raison.

    Idée: Wiki regroupant quelques pages évolutives tentant de faire le point sur quelques notions de vérité…

    1- La Connaissance : « Se connaître c’est connaître le monde »
    exposons nos connaissances et la cohérence de leurs coïncidences)

    2-La Conscience : « Le temps de la liberté »
    la vérité n’est pas une illusion, le changement est une évidence et il s’opère à chaque instant).

    3- La Volonté : « Etre libre c’est de ne plus avoir d’autre choix »
    L’utopie d’être libre, l’imagination du possible… ).

    4- La Raison : « Libre de se libérer »
    La liberté ne peut être qu’universelle, c’est donc tous ensemble que nous pourrons construire un avenir qui nous ressemble, c’est à dire libre).

    5- L’Action : « Temps libre et temps de liberté »
    Etre libre c’est « Réaliser » à tout les niveaux les étapes précédentes…et plus le temps libre de chacun…

    Pour illustrer une action possible à développer, voici l’exemple de la première étape décrite ci dessus, c’est à dire la Connaissance.

    Pour que nous puissions faire le lien ensemble
    sur une sujet telle que la monnaie et l’économie en voici une ébauche . Et tant d’autres vérités de différentes perceptions sur le monde.

    Ce projet-réseau tente sous forme d’ébauche de présenter ce que la liberté offre comme perspective de présent et d’avenir à la porté de tout à chacun. Il ne tient qu’à tous de nous faire connaître dans un tel réseau d’homme et de femme libre et responsable ».

    S’organiser avec les auteurs de l’information résistante est souvent plus simple que de communiquer avec leurs lecteurs. Mais c’est pourtant tous ensemble que c’est possible, car ma propre liberté dépendra toujours de celles des autres, et je crois bien que la réciproque est vrai.

    De nos différences émerge l’évidence de notre cohérence, c’est l’humanité.
    Son unité en fait sa force, et c’est la clef de sa liberté.
    Le libre arbitre étant celui d’aimer, la liberté c’est de l’appliquer.
    La liberté est le moment d’un instant.
    Au passé elle n’est plus au présent elle devient l’élue.

    Le cœur a des raisons que la raison ne connais pas.
    Mais la raison sait que le cœur a toujours raison.
    Mon coeur a besoin de ma liberté pour être écouté.
    Et ma raison m’instaure de tout faire pour être libéré.

    Par nature la liberté a le devoir de s’offrir à chacun,
    et la raison de s’imposer comme condition nécessaire pour accepter ce présent.
    La raison de l’amour est l’origine d’une vérité suffisante pour vivre cette liberté dès l’instant présent.

    c’est ce que je m’applique à réaliser jour après jour…imaginer à peine ce que nous pourrions tous faire de notre temps libre me rend chaque jour toujours plus optimiste au point que je ne quitte que rarement un sourire impatient.

    Si vous deviez commencez à canaliser votre énergie avec quelqu’un, pourquoi pas moi?
    pour information,
    ou directement à travers les pages du wiki proposé (sauvegardées)
    ou sur tout autre support qui vous correspond.

    beonecontact@gmail.com _ 0660713411

  94. AntoineY dit :

    Une ONG chargée de représenter les intérêts de ceux qui sont « exclus » du système (travailleurs pauvres, chômeurs).

    Banques Wir…

  95. Val dit :

    Est-ce que la théorie sur l’économie du développement d’Esther Duflo est une piste intéressante pour l’émergence d’un nouveau modèle économique ? Voici comment elle qualifie ses projets : « Mes projets portent toujours sur une question simple, épurée, qui a trait à la réaction des gens dans un contexte précis ».
    Cette peut convaincre par son pragmatisme, mais est-ce suffisant ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Esther_Duflo

  96. Sophie dit :

    Le Mémoire sur La légitimité du Revenu Minimum d’Existence , Faculté de droit et de science politique Université Lumière Lyon II http://revenuminimum.blogspot.com

  97. Phil de Saint Naz dit :

    Pourrait-il y avoir des contributions sur les neuro-sciences, domaine nouveau et plein de potentialités pou en finir avec un certain nombre d’idéologies. Une des questions: comment notre cerveau fonctionnet il vraiment?

    J’ai entendu par exemple sur France C un neuroscientifique (je ne retrouve pas les références) qui a travaillé sur l’enfant et dont les observations invalident complètement la démarche de la lecture par la méthode globale chez les enfants. Ses travaux, apparemment sérieux et faisant autorité dans le monde des neuros pédiatres montrent que tout simplement, le cerveau des enfants n’est pas fait pour ça.

    Il est possible qu’un certain nombre d’idées ou de poncifs, qui sont des croyances parfois funestes, puissent simplement être infirmées par l’imagerie médicale

  98. domini CB dit :

    Pour l’inscription de l’Internet au Patrimoine Culturel de l’Humanité :
    http://www.dg-sc.org/Manifeste.pdf
    http://www.laquadrature.net/fr

  99. fujisan dit :

    TRANSITIONS: Le blog de Christian Arnsperger

    Pour un débat citoyen serein sur les enjeux de la transition écologique et économique: Capitalisme gris? Capitalisme vert? Post-capitalisme?

  100. fujisan dit :

    Les Créatifs Culturels, sauveurs de la planète ?

    « Les changements de société se font progressivement, organiquement ; les porteurs de nouvelles valeurs sont temporairement isolés ; puis la masse critique atteinte, une nouvelle population apparaît aux yeux de tous. » Selon le sociologue, Paul H. Ray et la psychologue Sherry Ruth Anderson, dans leur livre « l’émergence des Créatifs Culturels » , une nouvelle culture est en train d’émerger aux Etats-Unis : une culture portée par des « créatifs culturels » (cc) engagés, solidaires, respectueux de l’environnement et des différences, et préoccupés par leur développement « psycho-spirituel ». Et l’Europe n’est pas en reste…

  101. domini CB dit :

    Ah, L’inventaire de demain perdu et retrouvé !
    Salut les artistes, ça fait plaisir à Prévert et à Perrec.

  102. André dit :

    LA SUPRESSION DE LA PUBLICITE COMMERCIALE DANS SA FORME ACTUELLE

    La publicité commerciale est à la société capitaliste ce qu’est l’agitprop à la société totalitaire : derrière le produit dont elle cherche à promouvoir l’achat, elle instille dans les esprits la vision d’un mode vie consumériste (en flattant de basses passions (l’envie, l’imitation, le paraitre, la superficialité, la mode etc…)) dont on sait qu’il est destructif de tout (de la planète, de l’humain lui-même…)

    A terme, la publicité commerciale sera entièrement transformée en étude comparative du rapport qualité/prix des produits, et son support sera une chaine de télévision et/ou un site internet, public(s) (donc soustraite(s) au marché), consultable(s) gratuitement par les consommateurs: l’argent consacré par les firmes commerciales, pour la promotion de leurs produits, à cette nouvelle « industrie », sera entièrement distribué à toutes les personnes morales (je pense ici aux médias) et physiques (je pense ici aux petits commercants) dont les recettes publicitaires constituent une part, importante ou non, de leur chiffre d’affaire.

    Cette transformation radicale exigera que les « publicitaires » revoient, de fond en comble, tous leurs métiers, mais n’entrainera aucune perte des emplois consacrés à la forme actuelle de la publicité commerciale.

    En période transitoire, on pourrait commencer par supprimer (et transférer vers la nouvelle « industrie » ici proposée) la publicité dans l’espace public et dans les chaines publiques de radio-télévision : ce sont les pouvoirs publics qui doivent donner l’exemple.

    Après évaluation de cette période transitoire, on poursuivrait dans d’autres secteurs : chaines privées de radio-télévision, presse écrite etc…

  103. domini CB dit :

    Egalité, hommes et femmes à égalité, merci, vraiment, merci :
    http://www.inegalites.fr/

  104. Michel MARTIN dit :

    Plus de 400 propositions de solutions politiques pour améliorer la démocratie et l’économie par un excellent connaisseur de l’entreprise et des questions fiscales:
    http://www.solutions-politiques.over-blog.com/

  105. Peak.Oil.2008 dit :

    Une mise à jour de la déplétion pétrolière. Les choses se précisent.

    « Washington envisage un déclin de la production de pétrole mondiale à partir de 2011″

    http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/03/23/washington-envisage-un-declin-de-la-production-de-petrole-mondiale-a-partir-de-2011/

  106. lou dit :

    Puisqu’on parle d’utopie concrète, je vais encore faire de la pub pour Utopia

    http://www.mouvementutopia.org/blog/

  107. Anne dit :

    - Un changement de paradigme est donc nécessaire
    - Une éthique du don doit voir le jour
    - Le rôle des femmes dans la société doit être remis en question, ce sont elles qui enfantent les générations futures! Etre des « sentinelles de l’invisible »!
    - Les politiques n’arriveront à rien sans le soutien de valeurs spirituelles – Reconnaissance du fait et de l’importance du religieux dans notre société sécularisée
    - Considérer les religions du monde entier, comme unies par un même message de respect et d’amour, elles sont les vecteurs de la morale. Chercher ce qui unit ces religions et non ce qui les divise. Ecouter l’essentiel du message et non se perdre dans ce que les médias se délectent à nous servir quotidiennement. Réfléchir au rôle des médias dans la société. Qui en détient les ficelles? Dans quels buts?
    - Prendre conscience de notre brièveté sur terre et de notre héritage (à transmettre) en tant qu’être humain
    - Devoir de respect envers celui et celle qui cherchent le bon, le bien, le beau et le juste
    - Ralentir le cours des choses
    - Réfléchir aux valeurs à transmettre aux générations futures (nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne)
    -Transmettre ce qu’Edgar Morin décrit comme étant cet « évangile de fraternité [qui] appelle à non plus fractionner, séparer, mais à relier, et [qui] est intrinsiquement re-ligieuse, au sens littéral du terme » (ds « Terre-Patrie », p. 205). A suivre…

    • jducac dit :

      @ Anne dit : 31 mars 2010 à 13:45

      Bravo Anne ! Vous voyez bien venir notre futur et avez listé les bonnes voies pour y accéder. Je vous suis à 100%

      Quel réconfort de constater l’existence de visions similaires chez l’autre. Je suis en effet arrivé aux mêmes déductions que vous, en abordant le problème sous divers angles. Votre grand mérite est d’avoir, en plus, dressé et diffusé une liste. Merci pour ce don.

      L’homme a fait jusqu’alors un long parcours grâce à la captation et à l’extraction des ressources disponibles autour de lui, mais leur épuisement est proche, entraînant de très grandes perturbations dans tous les domaines.

      Alors, notre avenir a probablement plus de chance d’exister en opérant un renversement total de notre marche.
      Abandon progressif des préoccupations matérielles. Développement du spirituel.
      Abandon des mécanismes de captation et d’appropriation. Développement de la fusion.

      Quelle vaste entreprise dans laquelle on peut intégrer des milliards d’individus. Plus de problème de chômage.

      Il faut cependant inventer une monnaie universelle. Pas de problème, il y a déjà longtemps que la monnaie a abandonné le matériel.

      Il faut lui trouver un nom. Je propose femme. C’est l’avenir de l’homme

    • juan nessy dit :

      La femme , une monnaie !?

    • octobre dit :

      Voici une femme qui dans la vie joue au présent silencieux.

      http://www.youtube.com/watch?v=1JZzAupJap0&feature=related

  108. Camarade dit :

    [Je reprends, suite à un envoi intempestif précédent qui peut être supprimé par le mod, merci]

    A ajouter à la liste des utopies concrètes : l’économie participative. Développée théoriquement au départ par Robin Hannel et Michael Albert, il s’agit d’une économie à planification démocratique et visant l’émancipation des travailleurs par la redistribution des tâches. Elle est dotée d’une ébauche de corpus mathématisé s’appuyant sur des hypothèses presque classiques pour parler aux économistes très fiers de leurs formules et équations (et leur montrant par là qu’ils pourraient garder un job même dans un autre système ?). Les humains normaux (lol) peuvent très bien comprendre sans ces formules.

    Le site avec toute l’actualité (en anglais) : http://www.zcommunications.org/znet/topics/parecon
    Une présentation en profondeur à travers un livre en ligne contenant le formalisme mathématique (en anglais) : http://www.zcommunications.org/zparecon/pepe.htm

    Wikipedia (en français) : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_participative
    Wikipedia en anglais (plus développé) : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_participative
    ______

    « C’est en le parcourant qu’on trace le chemin… » (un habitué de la jungle)

  109. domini CB dit :

    Faut savoir où on met les pieds :
    http://www.lams-21.com/

  110. edith dit :

    la période que nous allons traverser demande à ce que quelques bonnes volontés connues se mobilisent pour aider les Français.

    Parallèlement à la sortie de son film « solutions locales pour un désordre global », Coline Serreau a ouvert un blog qui peut donner un nouveau souffle :

    http://www.solutionslocales-lefilm.com/accueil

  111. fujisan dit :

    Chapitre 3

    AU DÉBUT IL Y A L’IDÉE…d’en finir avec le catastrophisme, et puis on se prend au jeu, et on s’aperçoit qu’en l’écrivant, l’avenir devient non seulement possible mais réjouissant. Le tout prend l’allure d’un blog, mais classé chronologiquement celui-ci, et un blog qui a besoin de votre enthousiasme et de votre participation.

    On dit: « libérons la pensée », on dit: « décolonisons l’imaginaire », on dit « rêvons l’après-pétrole ». On y va ?

    Vous pouvez encourager Chapitre 3, vous pouvez le commenter, vous pouvez développer l’histoire en devenant co-auteur, vous pouvez apporter de nouvelles idées (sauf le dernier machin techno futuriste, ça ce n’est pas la peine), vous pouvez partager des liens, vous pouvez offrir un dessin ou une photo de votre cru… et surtout: vous pouvez le faire connaître tout autour de vous. Faites du bruit ! On compte sur vous !

  112. Carras Raymond dit :

    Desolè mais je ne me retrouve dans aucune des contributions de ce blog
    S’il vous plait lisez: Max Stirner
    _ Nietzsche
    _ J Ellul
    _ R Aron
    Pour èviter le piege des certitudes

  113. roma dit :

    comme je vous comprends Anne, mais pas de choix d’autre que de se réjouir, la crise nous met à l’épreuve!

  114. fujisan dit :

    http://picnic4degrowth.net/fr

    « Le changement commence toujours par une conversation agréable autour d’un bon repas! :) L’idée d’un pique-nique mondial pour la décroissance a été acceptée à la deuxième conférence sur la décroissance et la justice sociale à Barcelone en Mars 2010. Joignez-vous à un pique-nique en vue de créer ou de renforcer un groupe décroissance au niveau local. Le but de ce site est de montrer que la décroissance des groupes sont déjà beaucoup! »

  115. fujisan dit :

    La Fabrique collaborative :
    http://repdem.free.fr/mw1/index.php5?title=Accueil

    Présentation

    Contexte
    Dans une démocratie achevée, tous les citoyens apporteraient leurs différents talents à la construction des lois, et seraient directement acteurs de leurs réalisations. Notre action s’inscrit dans la poursuite de cette finalité.

    Nos buts
    Nous sommes un groupe autonome de citoyens actifs, constitué en Juin 2008, ayant pour buts :
    - de proposer des méthodes, une organisation, et des outils, pour permettre de construire des textes politiques(*) en impliquant un très grand nombre de personnes dans leur élaboration,
    - d’ assister les groupes et entités de production d’idées cherchant à améliorer leur organisation et leur fonctionnement.
    (*) compris au sens le plus large du terme

    Notre travail
    1. D’automne 2009 à Mars 2010 : rédaction d’un texte de proposition général présentant une organisation et un mode de fonctionnement
    Téléchargez notre document de propositions ici
    Etapes suivantes :
    2. A partir d’Avril 2010 : développement logiciel : mise au point des outils techniques nécessaires à la mise en oeuvre concrète de nos propositions
    3. En parallèle : développer un protocole de travail collaboratif pour les groupes
    4. Septembre 2010 : lancer un premier prototype (organisation d’au moins une dizaine de groupes en réseau) afin d’appliquer nos propositions. Nous recherchons actuellement des structures existantes (partis politiques, grosse association…) intéressées.
    Travail en cours : cf page d’accueil de notre wiki de travail

  116. fujisan dit :

    Politique Simultanée (SimPol)
    http://simpol.org/

    Présentation de la Politique Simultanée

    Imaginez un monde
    Dans lequel les valeurs comptent réellement
    Dans lequel les leaders sont à l’écoute
    Dans lequel la superpuissance mondiale, c’est
    Nous, le Peuple

    Comment pouvons-nous faire, nous, le peuple, pour que nos leaders nous écoutent et pas seulement ceux qui sont riches et puissants ?

    De quelle manière pouvons-nous les faire adhérer à nos valeurs, comme :

    - Des pratiques commerciales loyales et des moyens d’existence décents,
    - Le respect pour la vie, la santé et la durabilité sur le plan environnemental,
    - Une véritable démocratie – et non pas la « corporatocratie »,
    - La liberté , la sécurité et l’égalité des chances pour tous,
    - La tolérance zéro à l’égard d’actes terroristes en tous genres, y compris la terreur exercée par certains Etats et la tyrannie dans le milieu familial,
    - L’unité dans la diversité parmi les peuples, nations et cultures,
    - L’interdiction des armes de destruction massive et l’interdiction de faire la guerre, ce moyen obsolète qui est incapable de résoudre les conflits.

    Si nous, le peuple, avions notre mot à dire, est-ce que nous voterions pour des politiques qui privilégient des questions d’argent ou préconisent la primauté de la force sur le droit ou est-ce que nous voterions pour l’adoption de lois et de droits justes pour les individus et les collectivités ? Est-ce que nous voterions pour partager et conserver les ressources de la planète ou pour les accumuler et les gaspiller ?

    Voici le vote que nous proposons

    L’Organisation Internationale de Politique Simultanée (ISPO) est une association en plein essor, composée de citoyens du monde entier, qui utilisent leurs votes d’une manière coordonnée et efficace afin d’amener toutes les nations à coopérer et à résoudre la crise que nous subissons à l’échelle planétaire. ISPO ne se limite pas à réclamer une plus grande responsabilité politique. Elle offre aux citoyens un nouveau moyen de restaurer une véritable démocratie, légitimement et pacifiquement, vote par vote.

    Des activistes respectés prônant la justice sociale – comme l’économiste Hazel Henderson ou l’analyste politique Noam Chomsky – pensent que notre projet de nouvel ordre mondial, meilleur et plus mesuré, pourrait réussir. Nous n’avons besoin que d’une chose, que la plupart d’entre nous possèdent déjà d’ailleurs, mais que nous n’utilisons pas toujours, peut-être par cynisme, il s’agit de notre droit de vote.

    L’action des électeurs transnationaux est cruciale

    Aujourd’hui, les marchés mondiaux et les entreprises ont une telle emprise sur les nations individuelles qu’aucun politicien ni aucun parti politique n’ose faire le premier pas pour résoudre les problèmes mondiaux, par crainte que leur propre nation ne subisse une perte d’avantage concurrentiel. Si les législateurs savent parfaitement que des problèmes graves comme le réchauffement de la planète, la puissance économique représentée par des sociétés monopolistiques, la pauvreté et la destruction de l’environnement, exigent tous une action décisive, il n’en demeure pas moins qu’ils répugnent à mettre en œuvre les politiques nécessaires à la résolution de ces problèmes – comme l’augmentation de l’impôt sur les sociétés et l’adoption de lois plus strictes sur la protection de l’environnement. Ils craignent, à juste titre, que, dans l’économie mondiale entièrement libéralisée qui est la nôtre aujourd’hui, les investisseurs, les sociétés et les emplois ne prennent tout simplement le large et n’aillent s’installer dans des contrées plus « accueillantes ». Malgré leurs bonnes intentions, les Etats se sentent obligés de respecter la camisole de force qui leur a été imposée par le marché ainsi que des politiques favorables aux milieux d’affaires. C’est la raison pour laquelle, malgré leurs promesses électorales, même des partis dits « progressistes » sur le plan social finissent par suivre plus ou moins les mêmes politiques lorsqu’ils sont élus et peu de changements, voire aucun, ne sont réalisés en fin de compte.

    Mais, grâce à la stratégie électorale mondiale de ISPO, nous sommes en mesure de surmonter cet immobilisme en utilisant nos votes d’une manière complètement différente afin d’exercer une pression – et d’habiliter – chaque Etat individuel, l’un après l’autre, en premier lieu à adopter par principe puis à mettre en œuvre simultanément notre politique démocratique, avec, pour objectif, de résoudre les problèmes auxquels aucun gouvernement n’ose s’attaquer seul. Nous avons appelé cette politique la Politique Simultanée (Simpol, sous sa forme abrégée). L’objectif de Simpol est d’apporter au monde entier justice économique, durabilité environnementale, paix, dignité et sécurité.

    L’ensemble des mesures politiques de Simpol est élaboré par des citoyens, membres de ISPO – ET NON PAS par des politiciens, partis politiques ou institutions internationales dénuées de tout sens des responsabilités. Simpol incarne la « politique de mondialisation de notre peuple » : une élaboration en cours à laquelle participent tous les citoyens qui adoptent Simpol, avec l’aide de décideurs indépendants experts en la matière.

  117. kay dit :

    Un truc concret à faire et pratique :
    Trouver dans les commentateurs des gens fiables et volontaires et leur proposer d’être modérateurs ;
    Créer un forum avec modération a priori comme ici. En PHPBB3 si possible. Ce sont des forums confortables, complet et relativement bien sécurisés pour peu qu’on les mettes à jour.

    Ca ne peut qu’aider aux diverses réflexions en cours :)

  118. c.oyarbide dit :

    Bonjour, il est intéressant de constater que la communauté humaine où, d’un bout à l’autre de la planète, les hommes passent le plus de temps (en dehors de la fammile), à savoir l’entreprise, n’a fait l’objet que de 13 articles sur ce blog. Il me semble que, sauf à considérer qu’elle est la source de tous les maux, ou à l’inverse la seule voie de salut économique, cette forme de coopération économique devenue universelle (yc dans le régime communiste chinois) mérite mieux que sa déification ou sa diabolisation.
    Quand je confronte ma pratique « locale » de manager et les réflexions plus globales de philosophes, sociologues, psychologues… je trouve matière à réflexion. Mais pourquoi, cela ne fonctionnerait-il pas en sens inverse ? Pourquoi n’y aurait-il pas dans cette confrontation matière à « changer le monde ».

  119. LAURET dit :

    Bonjour, voilà un article que j’ai écrit pour Agoravox où je parle des applications que la visiophonie mobile pourrait nous apporter si nous avions du très haut débit mobile à notre disposition, bonne lecture ou bonne écoute. Gilbert Lauret
    http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-civilisation-pedagogique-60127

  120. LAURET dit :

    J’ajoute un petit texte pour vous faire comprendre par quoi il faut commencer pour entreprendre une nouvelle aventure. Le titre: La Posthistoire ou la civilisation nomadosédentaire planétaire
    De l’arrivée en 2012 de la technologie cellulaire mobile à large bande LTE (Long Term Evolution) qui va permettre de diffuser des débits de plus 150 Mbt/s, nous allons commencer notre entrée dans la posthistoire et entreprendre un nouveau voyage en devenant les nomadosédentaires planétaire grâce aux nouveaux terminaux numériques que nous aurons à notre disposition: les visiordophones. Après la première période du récit de l’humanité qui était caractérisée par le nomadisme et à qui l’on a donné le nom de préhistoire suivit de la seconde sédentaire et qui se termine, l’histoire, nous allons rentrer dans la troisième période, la posthistoire qui va offrir la possibilité aux femmes et aux hommes du monde entier de devenir les artisans nomadosédentaires de la civilisation pédagogique planétaire. De nos facultés cognitives, la mémoire, la raison et l’imagination, la préhistoire a permis de développer la première, l’histoire la seconde et l’ère qui s’ouvre nous offrira des possibilités infinies de développer la troisième. L’imagination au pouvoir, voilà ce que les technologies numériques cellulaires mobiles vont nous donner comme moyens pour apprendre, comprendre et entreprendre en tissant de lieu en lieu le plus grand manteau d’arlequin afin d’établir la première civilisation universelle. Merci

    • octobre dit :

      Soit. Et en plus, il y aura une masse d’individus en plein désespoir pour adhérer à votre futur programme technologique. La matière nous gave surtout quand elle vient à 150 Mbt/s. Votre lumière ne m’éclaire point. J’ai beaucoup de frères humains sur toute la terre qui sont dans le besoin d’un peu de pain et un toit. Quant à l’imagination, il vous faudra imaginer à partir d’une humanité défunte.

    • LAURET dit :

      pour Octobre: mon projet aura pour but d’aider les plus pauvres de la planète en leur offrant les moyens d’apprendre, de comprendre afin d’entreprendre là où ils habitent. Le but ultime est de construire une grande école à ciel ouvert gràce à ces technologies mobiles car si ils peuvent recevoir toutes les données nécéssaires et utiles à leurs développement ils auront moins besions d’immigrés vers le Nord. Amicalement

  121. octobre dit :

    Toutefois, si on a la chance de voir des peintures qui vous touchent ou vous bouleversent, c’est parce que l’artiste n’a pas interposé d’objets entre vous et lui.
    Il peint à cœur ouvert et ce n’est pas une opération. C’est plutôt comme une radiographie de l’être : tout reste intacte. Voir ce qui ne peut être vu. Quand le désastre vous submerge, vous vous accrochez à la vie et à la beauté. Une voix qui chante juste vous plonge en plein désarroi et en quelque sorte vous êtes sauvé – vous faites corps et âme avec l’infini (ne pas mettre un point derrière mes phrases)

    • LAURET dit :

      J’aime visiter les musées et j’aime la peinture, si vous visitez mon blog sur Skyrok intitulé Mobplanète, je mettrai au cours du mois d’Août des vidéos ainsi que la constitution d’un groupe sur Facebook où j’exposerai une salle d’un musée de Lyon pour objectiver ce que je veux dire par école à ciel ouvert. Je posterai les liens ici le moment venu. Amicalement

  122. lou dit :

    A l’attention de tous, une pétition de la part de l’association Utopia, à faire circuler: http://www.utopia-terre.org/ « Gagner en 2012 sur un programme de gauche social, écolo et alter ». C’est un appel des forces de gauche, au delà des partis politiques

  123. Loic dit :

    Chers amis commentateurs du Blog de Paul Jorion
    etre lucide n’ai pas toujours gai mais ne soyons pas defaitistes et mettons nous a agir !
    Je partage votre colere devant les faits absurdes et les souffrances evitables. Se ronger les sangs ne peut que nuire a notre moral. Au contraire se lancer dans la grande aventure de l’action utile peut etre le debut d’un formidable elan a une epoque bien peu rejouissante
    Voici ce que j’en pense et ce que je propose comme premiers pas…la suite est a construire ensemble…

    1) Nous savons que des alternatives economiques et democratiques sont possibles au systeme actuel, ce blog et d’autres publications le prouvent tous les jours
    2) La majorite de la population l’ignore, est manipulee par les grands media/hommes politques et a peur de tout changement.
    3) Il faut donc que ceux qui qui sont conscients des changements indispensables les communiquent, les popularisent, les defendent
    4) Pour ce faire il est necessaire de travailler en groupe, de developper des structures informelles permettant d’avoir un impact
    5) L’impact sera d’autant plus important que les propositions seront etayees par une experimentation concrete, par leur mise en application locale.

    Pour commencer quelques liens permettant de constater que nous ne sommes pas seul, que certains agissent deja et qu il n’est pas si difficile d’expliquer a Monsieur tout le monde la realite du XXIe siecle,
    Presentation didactique sur l’impossibilite d’une croissance infinie et donc de la perenite du capitalisme (avec un chapitre sur l’Ile de Paques)
    http://www.peakoilandhumanity.com/FR_table_des_matieres.htm
    http://www.postcarbon.org/blog-post/106321-transition-culture-an-interview-with-chris

    Agir collectivement :
    http://www.manicore.com/documentation/serre/index.html#Agir_collectivement
    http://www.facebook.com/group.php?gid=15052722430
    http://www.toutpourchanger.com/?tag/Changer%20le%20monde

    vivre autrement :
    http://www.habiter-autrement.org/05.eco-village/eco.htm
    http://www.energybulletin.net/node/48571
    http://www.autarcies.com
    http://www.patternliteracy.com/urban2.html

    L’internet fourmille d’initiatives plus enthousiasmantes les unes que les autres, a nous de les rejoindre et de les partager… ce blog nous en donne l’occasion, continuons a contribuer a la boite a idee!

  124. fujisan dit :

    Décroissance et politique – Des Alters Romans

    Lors du séminaire Habiter : une critique de l’urbanisme, organisé à Saint-Jean du Gard par le Rassemblement de l’Ecologie Radicale (anti-capitaliste, altermondialiste, anti-productiviste), un des organisateurs, membre du Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC), s’est exprimé sur les questions suivantes :

    1. En quoi l’objection de croissance (ou décroissance) renoue-t-elle avec les principes et valeurs du socialisme utopique qui a précédé la Commune de 1871 ?

    2. Qu’est-ce que vous ne partagez pas avec les partis de gauche antiproductivistes républicains ? Leur reprochez-vous quelque chose ?

    3. La Décroissance est-elle un mouvement structuré au niveau international, ou peut-elle le devenir à l’instar du mouvement altermondialiste ?

    4. Quels sont les principaux obstacles à la structuration politique de la Décroissance ?

    5. Quelle est votre position par rapport aux initiatives de l’économie sociale et solidaire, et pensez-vous que toutes ces initiatives parfois éparses ou marginales puissent « coaguler » pour faire société ?
    (La musique montée avec cette interview est de Rémo Gary et s’intitule « Le Petit Matin »)

  125. domini CB dit :

    Chaque être humain devrait disposer de 20, 30, 40m2 ou plus, (à débattre)
    de terre cultivable ; où faire pousser ce que bon lui semble de comestible ou non
    partout où il vive sur notre belle planète.

    Pour commencer

  126. Paul TREHIN dit :

    Voici un texte qui évoque une de ces périodes de changement de régime. Ce texte a été écrit par Constantin-François Chassebœuf de La Giraudais, comte Volney, dit Volney, né le 3 février 1757 à Craon en Anjou et mort le 25 avril 1820 à Paris… l’actualité de ce texte et du dialogue écrit par l’auteur me semble incroyable… Même si les prêtres dont il parle pourraient être aujourd’hui remplacés par les « les grands prêtres des grandes messes médiatiques » dans leur rôle de transmission des pensées des grands hommes politiques ou des « puissants de ce monde » en place de la noblesse de l’époque de Volney…

    C. F. de Volney, « Oeuvres choisies », B. Renault Librairie-Editeur, Paris 1847

    CHAPITRE XV

    A peine eut-il achevé ces mots, qu’un bruit immense s’éleva du côté de l’occident ; et, y tournant mes regards, j’aperçus à l’extrémité de la Méditerranée, dans le domaine de l’une des nations de l’Europe, un mouvement prodigieux ; tel qu’au sein d’une vaste cité, lorsqu’une sédition violente éclate de toutes parts, on voit un peuple innombrable s’agiter et se répandre à flots dans les rues et les places publiques. Et mon oreille, frappée de cris poussés jusqu’aux cieux, distingua par intervalle ces phrases :
    «Quel est donc ce prodige nouveau? quel est ce fléau cruel et mystérieux? Nous sommes une nation nombreuse, et nous manquons de bras! nous avons un sol excellent, et nous manquons de denrées ! nous sommes actifs, laborieux, et nous vivons dans l’indigence! Nous payons des tributs énormes, et l’on nous dit qu’ils ne suffisent pas ! nous sommes en paix au dehors, et nos personnes et nos biens ne sont pas en sûreté Quel est donc l’ennemi caché qui nous dévore ?»

    Et des voix parties du sein de la multitude répondirent : «Elevez un étendard distinctif autour duquel se rassemblent tous ceux qui, par d’utiles travaux entretiennent et nourrissent la société, et vous connaîtrez l’ennemi qui vous ronge. »

    Et l’étendard ayant été levé, cette nation se trouva tout à coup partagée en deux corps inégaux, et d’un aspect contrastant : l’un innombrable et presque total, offrait, dans la pauvreté générale des vêtements et l’air maigre et hâlé des visages, les indices de la misère et du travail ; l’autre, petit groupe, fraction insensible, présentait, dans la richesse des habits chamarrés, et dans l’embonpoint des visages, les symptômes du loisir et de l’abondance.
    Et, considérant ces hommes plus attentivement, je reconnus que le grand corps était composé de laboureurs, d’artisans, de marchands, de toutes les professions laborieuses et studieuses utiles à la société, et que, dans le petit groupe, il ne se trouvait que des ministres du culte de tout grade (moines et prêtres), que des gens de finance, d’armoiries, de livrée, des militaires et autres salariés du gouvernement.
    Et ces deux corps en, présence, front à front, s’étant considérés avec étonnement, je vis, d’un côté, naître la colère et l’indignation, de l’autre, un mouvement d’effroi; et le grand corps dit au plus petit : «Pourquoi êtes-vous séparés de nous ? N’êtes-vous donc pas de notre nombre? »
    «Non,» répondit le groupe «vous êtes le peuple; nous autres, nous sommes un corps distinct, une classe privilégiée, qui avons nos lois, nos usages, nos droits à part.»

    LE PEUPLE
    Et de quel travail viviez-vous dans notre Société?

    LES PRIVILEGIES
    Nous ne sommes pas faits pour travailler.

    LE PEUPLE
    Comment avez vous acquis tant de richesses ?

    LES PRIVILEGIES
    En prenant le soin de vous, gouverner.

    LE PEUPLE
    Quoi, nous fatiguons et vous jouissez ! nous produisons et vous dissipez ! Les richesses viennent de nous, vous les absorbez, et vous appelez cela gouverner !… Classe privilégiée, corps distinct qui nous est étranger, formez votre nation à part, et voyons comment vous subsisterez.

    Alors, le, petit groupe, délibérant ce cas nouveau, quelques hommes juste et généreux dirent : il faut nous rejoindre au peuple, et partager ses fardeaux ; car ce sont des hommes comme nous, et nos richesses viennent d’eux. Mais d’autres dirent avec orgueil ce serait une honte de nous confondre avec la foule, elle est faite pour nous servir ; ne sommes nous pas la race noble et pure des conquérants de cet empire ? Rappelons à cette multitude nos droits et son origine.

    LES NOBLES
    Peuple ! oubliez vous que nos ancêtres ont conquis ce pays, et que votre race n’a obtenu la vie qu’à la condition de nous servir ? Voilà notre contrat social ; voilà le gouvernement constitué par l’usage et prescrit par le temps.

    LE PEUPLE
    Race pure de conquérants ! Montrez-nous vos généalogies ! nous verrons ensuite si ce qui, dans un individu est vol et rapine, devient vertu dans une nation.

    Et à l’instant, des voix élevées de divers côtés commencèrent d’appeler par leur noms une foule d’individus nobles; et, citant leur origine et leur parenté, elles racontèrent comment l’aïeul, le bisaïeul, le père lui même nés marchands, artisans, après s’être enrichis par des moyens quelconques, avaient acheté, à prix d’argent, la noblesse : en sorte qu’un très petit nombre de familles étaient réellement de souche ancienne. Voyez, disaient ces voix, voyez ces recrues plébéiennes qui se croient des vétérans illustres ! Et ce fut une rumeur de risée.
    Pour détourner, quelques hommes astucieux s’écrièrent : Peuple doux et fidèle, reconnaissez l’autorité légitime : le roi veut, la loi ordonne.

    LE PEUPLE
    Montrez nous vos pouvoirs célestes.

    LES PRÈTRES.
    Il faut de la foi : la raison égare.

    LE PEUPLE
    Gouvernez vous sans raisonner ?

    LES PRÈTRES.
    Dieux veut la paix : la religion l’obéissance.

    LE PEUPLE
    La paix suppose la justice ; l’obéissance veut la conviction d’un devoir.

    LES PRÈTRES.
    On est ici bas que pour souffrir.

    LE PEUPLE
    Montrez nous l’exemple.

    LES PRÈTRES.
    Vivrez-vous sans dieux et sans rois ?

    LE PEUPLE
    Nous voulons vivre sans oppresseurs

    LES PRÈTRES.
    Il vous faut des médiateurs, des intermédiaires.

    LE PEUPLE
    Médiateurs près de Dieu et des rois! courtisans et prêtres, vos services sont trop dispendieux ; nous traiterons désormais directement nos affaires.

    Et alors le petit groupe dit : Tout est perdu, la multitude est éclairée.

    Et le peuple répondit : Tout est sauvé, car si nous sommes éclairés, nous n’abuserons pas de notre force, nous ne voulons que nos droits. Nous avons des ressentiments, nous les oublions : nous étions esclaves, nous pourrions commander ; nous ne voulons qu’être libres, et la liberté n’est que la justice.

    Volney

    J’espère que vous aurez autant apprécié ce texte que moi… Etonnant tout demême quand on pense qu’il est extrait d’un livre publié en 1847 et que Volney était décédé depuis 1820…

    Paul

  127. pfd dit :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie#La_d.C3.A9mocratie_comme_dictature_de_la_majorit.C3.A9

    Ne pas ignorer les réflexions centenaires sur les questions sociales et politiques au risque de réinventer la roue.
    S’agissant par exemple des problèmes soulevés par la nature et l’application des systèmes démocratiques.

    • Paul TREHIN dit :

      Le texte de Volnay que j’ai cité plus haut correspond tout à fait à cette nécesité de relire certains textes centenaires ou plus… Il en va de même que de relire des textes tels que le Contrat Social de JJ Rousseau: La liberté individuelle est inaliénable. Il n’existe pas d’autorité naturelle, toute autorité pour être acceptée doit être consentie… ( je cite de mémoire donc excusez moi s’il y a des imperfections dans la citation)

      Paul

  128. Charles A. dit :

    Tout savoir sur la préparation du prochain Forum Social Mondial (Dakar 27-29 Juillet 2011)
    http://www.cadtm.org/Seminaire-preparatoire-du-FSM-2011

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