LA MAIN ÉLECTRONIQUE DES MARCHÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Dans ce monde financier de plus en plus complexe et impénétrable, rien que dénicher le volume des ordres et des transactions effectives dont le trading à haute fréquence (THF) est à la source, est un exploit tellement les estimations rendues publiques sont variables – et le plus souvent datées. Il n’en reste pas moins certain que le THF a connu ces dernières années un essor fulgurant et irrésistible sur toutes les places financières.

Continuer la lecture de LA MAIN ÉLECTRONIQUE DES MARCHÉS, par François Leclerc

Partager

LA MAIN DU MARCHÉ EN PLEINE MUTATION NUMÉRIQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Se méfie-t-on assez des algorithmes ? À voir le branle-bas de combat sonné à leur encontre, il y de sérieuses raisons de se préoccuper de leur rôle insidieux, en raison de leur omniprésence dans la vie quotidienne et dans la conduite de l’économie qui bien que grandissante reste largement ignorée. Progressivement, la main du marché devient numérique ! Ce qui fait notamment craindre que la montée en puissance de l’Intelligence Artificielle et l’implication d’algorithmes de plus en plus puissants ne contribuent à la constitution de cartels maintenant les prix à un niveau élevé au détriment des consommateurs, les lois anti-trusts dépassées.

Continuer la lecture de LA MAIN DU MARCHÉ EN PLEINE MUTATION NUMÉRIQUE, par François Leclerc

Partager

LES ALGORITHMES SONT-ILS NOS MEILLEURS JUGES ? par François Leclerc

Billet invité.

Les juges ont-ils un avenir lorsque la justice à rendre concerne les petits conflits ? En lançant pour ses propres besoins un service automatisé de règlement des 60 millions de ceux qu’il suscite annuellement, le site d’achat aux enchères eBay en fait douter et suscite des vocations.

Continuer la lecture de LES ALGORITHMES SONT-ILS NOS MEILLEURS JUGES ? par François Leclerc

Partager

NOS SOCIÉTÉS D’EMMURÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Dans la foulée de la mondialisation, où prévaut la libre circulation de la monnaie et des marchandises, un nouvel épisode de la marche triomphale de nos sociétés vers toujours plus de progrès est en cours de concrétisation avec le développement de sociétés d’emmurés. Certains pour se protéger, d’autres pour y être enfermés.

Continuer la lecture de NOS SOCIÉTÉS D’EMMURÉS, par François Leclerc

Partager

ALGOS ET INFOS NE FONT PAS BON MÉNAGE, par François Leclerc

Billet invité.

Les géants d’Internet, « qui avaient jusqu’ici une relation distante avec le journalisme, sont devenus ces dix-huit derniers mois des acteurs dominants de l’écosystème de l’information », observe le Tow Center for Digital Journalism de l’université américaine de Columbia, qui fait autorité.

Continuer la lecture de ALGOS ET INFOS NE FONT PAS BON MÉNAGE, par François Leclerc

Partager

LES ALGORITHMES, JUGES INFAILLIBLES, par François Leclerc

Billet invité.

Les algorithmes n’ont pas fini de s’insinuer dans toutes les activités de nos sociétés, pour le meilleur et pour le pire. Parfois de manière surprenante là où on ne les attend pas. Ils sont par exemple mobilisés pour rendre la justice dans certains cas ou pour déterminer les peines de probation dans d’autres…

Continuer la lecture de LES ALGORITHMES, JUGES INFAILLIBLES, par François Leclerc

Partager

DES ROBOTS-TRADERS SANS FOI NI LOI, par François Leclerc

Billet invité.

L’usage de punir les lampistes étant établi, à qui va-t-on s’en prendre dans le cas des manipulations du Forex (le marché des changes) à propos desquelles le régulateur des services financiers de New York (DSF) poursuit l’enquête ? Cette question se trouve incidemment posée, car les investigations portent sur l’utilisation d’algorithmes par les banques Barclays et Deutsche Bank, soupçonnées de manipulations des cours de change sur leurs plate-formes électroniques Barx et Autobahn. Si les faits devaient être établis, il en résulterait que la fraude robotisée serait devenue partie intégrante de cet énorme marché financier.

Mais qui poursuivre nommément ? Selon un autre usage bien établi, les deux banques ont annoncé coopérer pleinement avec les enquêteurs, une déclaration qui en général signe le forfait. La Deutsche Bank va plus loin et annonce dans un mail à l’AFP qu’elle prendra « des sanctions disciplinaires contre des individus si nécessaire ». On remontera s’il le faut, croit-on comprendre, aux ingénieurs du service informatique ! Dans l’immédiat, des superviseurs du DSF vont être installés à demeure dans les services de courtage des deux banques. Où va-t-on si chaque ordinateur doit être surveillé par un agent régulateur ?

Jusqu’à maintenant, une douzaine de mégabanques, dont la Société Générale, étaient suspectées de manipuler les cours des devises, selon les bonnes vieilles méthodes éprouvées : les cambistes se concertant via des messageries instantanées, afin de modifier un taux de référence. Mais, voulant approfondir l’enquête, le DSF et le Ministère de la justice ont en novembre dernier refusé de s’associer à d’autres régulateurs américains et britanniques qui avaient signé un premier accord collectif avec six banques acceptant de payer une amende de 4,3 milliards de dollars contre l’extinction des poursuites. Il s’agissait de Bank of America Merill Lynch, Citigroup, HSBC, JP Morgan Chase, RBS et UBS.

La plaisanterie a fait long feu dans les salles de marché : les banques affrontent désormais un nouveau risque, celui des litiges… Mais si les robots sont débranchés une fois pris la pince articulée dans le sac, l’impunité des humains ne sortira-t-elle pas garantie ?

Partager