Marx aujourd’hui (texte complet), par Dominique Temple

Billet invité. Reprend le texte paru sous ce titre ici en sept épisodes.

Introduction générale

Jamais le système capitaliste n’est apparu aussi puissant. Toutes les phases de son développement sont déployées sur la planète. Le capitalisme prétend plus que jamais contrôler la science, l’éducation, l’enseignement. La révolution socialiste n’a pas eu lieu. Continuer la lecture de Marx aujourd’hui (texte complet), par Dominique Temple

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Marx aujourd’hui (II) L’aliénation et l’exploitation du travail, par Dominique Temple

Billet invité.

Les deux économies

Lorsqu’il cherche à préciser l’origine du capitalisme, Marx cite longuement Aristote. La valeur est une œuvre personnelle, subjective, qui s’inscrit dans la réciprocité où elle reçoit une fonction sociale. Elle dépend de son statut de production. Continuer la lecture de Marx aujourd’hui (II) L’aliénation et l’exploitation du travail, par Dominique Temple

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« De l’anthropologie à la guerre civile numérique » – X. L’homme est un robot sentant

Suite et fin de l’entretien du 5 mai 2016 avec Franck Cormerais et Jacques-Athanase Gilbert de la revue Études digitales, en complément de l’entretien intitulé De l’anthropologie à la guerre civile numérique.

X. L’homme est un robot sentant

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L’Écho, Paul Jorion : « La science économique fournit le discours ad hoc aux financiers », le 29 avril 2017

L’Écho, Paul Jorion : « La science économique fournit le discours ad hoc aux financiers », mon entretien avec Johan Frederik Hel Guedj

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Le texte complet de l’entretien : Continuer la lecture de L’Écho, Paul Jorion : « La science économique fournit le discours ad hoc aux financiers », le 29 avril 2017

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Le temps qu’il fait le 14 avril 2017

La prétendue « Théorie de la valeur d’Aristote », des Scolastiques à Paul Jorion, par Zébu, le 5 mars 2011

Paul Jorion : Le prix comme proportion chez Aristote, Revue du MAUSS N° 15-16, 1992, pp. 100-110

Blog de Paul Jorion : La condamnation imparable de la concentration des richesses par un certain J.-C., le 13 avril 2017

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Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (V) L’échange chez Aristote

Billet invité. Cinquième et dernière partie d’un résumé par Madeleine Théodore du livre de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines, Paris : L’Harmattan, 1995.

         La justice dans l’échange

La théorie d’Aristote de la justice est une. La justice demande que soit respecté le principe de l’égalité proportionnelle. Selon la justice distributive, chacun reçoit en fonction de ce qu’il donne.

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Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (IV) La réciprocité chez Aristote

Billet invité. Quatrième partie d’un résumé par Madeleine Théodore du livre de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines, Paris : L’Harmattan, 1995.

         La réciprocité chez Aristote

Les vertus particulières comme le courage, la tempérance, peuvent toutes se définir par le ni l’un ni l’autre de deux extrêmes opposés. La vertu est juste milieu par rapport à deux vices, l’un par excès, l’autre par défaut. La justice est une vertu qui ne peut être définie sans faire intervenir un rapport de réciprocité par rapport à autrui. Continuer la lecture de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (IV) La réciprocité chez Aristote

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Qu’est-ce qui fait de nous qui nous sommes ? Nos penchants ou les impondérables ?

D’un événement, on peut dire, quelle que soit sa nature, qu’il est possible ou impossible, nécessaire ou contingent. La certitude s’attache au nécessaire (ce qui arrivera toujours) et à l’impossible (ce qui ne peut pas arriver), l’incertitude, au contingent (ce qui arrivera ou non) et au possible (ce qui peut arriver).

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Ouvert aux commentaires.

I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (X), Intérêt égoïste contre bonne volonté, entretien réalisé le 21 mars 2016

Jacques Athanase GILBERT

Alors qu’Adam Smith conçoit l’homéostasie en référence au seul intérêt individuel, votre analyse la réintègre pleinement au champ social.

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (IX), La formation de l’ordre social suivant les prix, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Depuis 2011, vous avez publié plusieurs ouvrages économiques dont Le capitalisme à l’agonie et Le prix. Les problématiques soulevées ne relèvent pas du seul secteur financier : elles engagent une anthropologie économique succédant à une anthropologie de la connaissance.

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La cordialité, par Dominique Temple

Billet invité.

En grec ancien, il suffit d’un préfixe pour indiquer que l’action s’inscrit dans une relation de réciprocité. Le préfixe qui signifie qu’on entre dans une relation de face à face est le préfixe anti dont on connaît les dérivés dans notre langue (antithèse, antipathie, antagonisme…). On remarque immédiatement que la société moderne n’a retenu de l’expression anti qu’une idée d’affrontement hors de toute réciprocité. Anti en français veut dire contre. En grec, au contraire, anti voulait dire « de façon réciproque » : le verbe poiein précédé du préfixe anti ne veut pas dire défaire ou contrefaire mais « faire à son tour » ; antipaskein ne signifie pas s’opposer à la souffrance ou se réjouir mais « souffrir à son tour » (ce que l’on a fait souffrir à autrui) ; antidosis ne veut pas dire le refus de donner mais « donner en retour », la réciprocité du don.

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Du capital… Réponse à Hernando de Soto, par Dominique Temple

Billet invité.

Aristote distingue deux conceptions du capital. Selon la première, le capital est accumulé dans l’économie domestique, par le chef de la famille, en vue de la consommation de ses membres. Et de la même façon, dans l’économie politique, il est accumulé en vue de la redistribution entre tous les citoyens : son symbole quasi universel est le grenier ! qui donne naissance aux pyramides d’Amérique, d’Egypte, de Mésopotamie…

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Le royaume des valeurs, par Dominique Temple

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Paul Jorion a dit :

« Je dirais qu’une valeur et un prix ça n’a aucun rapport, et qu’il faut rétablir, je dirais, le royaume, le royaume des valeurs » .

Le raccourci auquel nous inciterait l’habitus (l’habitude socialisée) d’une autre antienne risque de nous faire entendre “rétablir nos valeurs” ! Auquel cas nos cheveux se dresseraient sur la tête : quelles valeurs ? Nous penserions qu’une civilisation qui a mis des siècles à se libérer de la sujétion aux valeurs, et à faire triompher la raison (et à quel prix !) n’a que faire d’en revenir à la toute-puissance de l’absolu qui caractérise toute valeur et dont l’affrontement a meurtri suffisamment et meurtrit encore hors de nos murs l’humanité.

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Propriété individuelle et propriété collective, par Dominique Temple

Billet invité.

Dans l’économie de réciprocité, Aristote distingue trois régimes de propriété, chacune définie par sa fonction sociale [1].

  • la propriété individuelle des moyens de production et la propriété d’usage collective,
  • la propriété collective des moyens de production et la propriété d’usage collective,
  • la propriété collective des moyens de production et la propriété d’usage individuelle.

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Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

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Le temps qu’il fait le 7 août 2015

La Grèce
D’où vient la fraternité ?
L’encyclique Laudato si’

Alain Supiot, La Gouvernance par les nombres. Cours au Collège de France (2012-2014), Poids et mesures du monde, Fayard 2015

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IMAGINE, demain le monde : L’argent, en fait, c’est quoi ?, N° 107, janvier-février 2015

IMAGINE, demain le monde, mais aujourd’hui en librairie. Ma seconde chronique pour ce magazine.

L’argent, en fait, c’est quoi ?

On sait que Marx a bâti son ouvrage monumental et magistral Le capital (1867) sur la distinction entre « valeur d’usage » et « valeur d’échange », des notions dont il attribuait la paternité à Aristote. En fait, dans le passage de l’Éthique à Nicomaque où ces notions sont censées se trouver, Aristote n’utilise aucun mot que nous pourrions traduire par « valeur » : quand il évoque ce que nous appelons aujourd’hui la « valeur », dont nous pensons qu’elle justifie le prix réclamé, les termes qu’emploie le philosophe grec sont : « tel que mesuré par le prix ».

Le mérite revient à Sylvain Piron (*) d’avoir découvert la source de cette erreur : il s’agit d’une traduction délibérément fautive due au Scolastique Albert le Grand (1193-1280), qui voulait importer une logique de la valeur dans le texte d’Aristote. Dans les termes que nous utilisons aujourd’hui, nous dirions que l’intention d’Albert le Grand était d’introduire une perspective éthique dans nos considérations sur l’argent. Mal lui en a pris : en suggérant que derrière tout prix se cache une « valeur » qui en est la vérité « cachée », il a introduit le ver dans le fruit : il nous a encouragés à penser que tout ce qui a de la valeur est susceptible du coup d’avoir un prix. Et comme l’on sait, aujourd’hui, grâce à la Grande Marchandisation du consumérisme et de la publicité, l’amitié se monnaie, l’honneur a un prix, et la loyauté s’achète.

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