LA BELLE EUROPE QUI SE PROFILE ! par François Leclerc

Billlet invité.

Il fallait une annonce pour le dernier conseil des ministres franco-allemand, et le projet d’un avion de combat commun a fait l’affaire. Mais si le symbole est fort, l’entreprise est de très longue haleine et se limite à un geste politique à court terme. Pour le reste, c’est à dire les propositions de budget et d’un ministre de l’économie européen – la grande affaire d’Emmanuel Macron – Angela Merkel s’est contentée de laisser la porte ouverte en prononçant un laconique « on peut en parler » en sortie du conseil.

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Réglementation : LES ACCOMMODEMENTS AVEC LE BON DIEU, par François Leclerc

Billet invité.

Les plus hautes autorités européennes savent y faire quand cela les arrange. L’Eurogroupe a absout hier les dirigeants italiens pour leur contournement du principe de base de l’Union bancaire, et la Commission cherche à ce que ses futurs accords commerciaux soient adoptés sans coup férir.

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ENCORE UN EXEMPLE DE CRÉATIVITÉ FINANCIÈRE, par François Leclerc

Billet invité.

Pour cette fois, ils sont tous d’accord, et c’est suspect en concluront les mauvais esprits ! L’Autorité bancaire européenne (EBA), la Banque centrale européenne (BCE), le Mécanisme européen de stabilité (MES) et le Conseil de résolution unique des banques de la zone euro sont tous favorables à la création d’une bad bank européenne.

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LES BANQUES, PLANCHES DE SALUT OU PLANCHES POURRIES ?, par François Leclerc

Billet invité.

C’est le printemps, les projets de plans de sauvetage des banques fleurissent ! Le gouvernement italien tient enfin un projet complexe à plusieurs étages, dénommé Atlante, qui est destiné à assainir son système bancaire, l’étape préalable à toute reconfiguration. Reste à obtenir l’accord de la Commission, étant donné que les finances publiques sont mises à contribution dans un montage qui prévoit la titrisation des prêts non performants (NPL) que personne ne veut acheter, bien qu’ils aient été dépréciés d’environ 45% par les banques qui les détiennent.

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L’EXEMPLAIRE IMPASSE DU SAUVETAGE DES BANQUES ITALIENNES, par François Leclerc

Billet invité.

Conséquence de la crise économique, les prêts non performants (NPL, selon l’acronyme anglais) minent les bilans bancaires européens. Selon le FMI, leur volume a doublé de 2009 à 2014, exprimé en pourcentage du PIB. Les banques des pays du Sud de l’Europe sont plus particulièrement atteintes, c’est le cas du système bancaire italien qui repose, deux grandes banques mises à part, sur un tissu de 700 banques de taille moyenne. Le pays doit faire face à un niveau important de créances douteuses : pas moins de 330 milliards d’euros, soit le tiers du total de la zone euro. 200 milliards d’euros sont seulement officiellement reconnus par la Banque d’Italie.

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LES GROS MALINS DE LA FINANCE, par François Leclerc

Billet invité.

La liste des banques ayant trempé dans une manipulation financière n’est pas difficile à établir : toutes les mégabanques ont été prises la main dans un pot à confiture et le plus souvent dans plusieurs. Celle des marchés sur lesquels les fautives ont pêché n’a également pas cessé de s’allonger au fil des ans.

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Europe : LA BCE QUI GLISSE, QUI GLISSE… par François Leclerc

Billet invité.

Est-ce que Mario Draghi a reculé pour mieux attendre, et lancer plus tard un programme d’achat de titres souverains en grand, ou cherche-t-il au contraire à l’éviter avec ses achats de produits titrisés de dette des entreprises ? Sans réponse mais sans incidence immédiate, la question agite le Landernau, en particulier allemand, en raison de son caractère politiquement sensible.

Ce n’est pas le cas des modalités du nouveau programme de la BCE, dont des détails filtrent dans la presse allemande. Son énorme volume d’abord, qui serait de 800 milliards d’euros selon Der Spiegel, mais surtout le partage du risque sur lequel il reposerait. Il serait question que la BCE n’acquière que les tranches senior des titres, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et les fonds souverains nationaux (la banque publique KfW en Allemagne) en faisant autant des tranches junior. Cela reviendrait à faire supporter les risques à ces derniers et à préserver la BCE. Mais la KfW a déjà fait savoir qu’elle n’y était pas prête, au prétexte que cela s’apparenterait à une union fiscale, et qu’elle ne pourrait accepter que des titres émis nationalement.

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Bilans bancaires : LE PASSAGE DE MONSIEUR PROPRE N’EST PAS POUR DEMAIN, par François Leclerc

Billet invité

1.000 milliards d’euros d’actifs seraient au total cantonnés par les banques européennes dans des structures de défaisance, d’après les pointages des analystes spécialisés de BNP Paribas. Dans certains cas, des bad banks, dans d’autres des structures internes. Avec comme intention, disent les analystes, d’améliorer la lisibilité du bilan…

Il y en a pour tout le monde. Les plus connues des bad banks sont irlandaise (NAMA), allemande (EAA et FMS) et espagnole (Sareb), mais la création de nouvelles structures de ce type est annoncée par Barclays au Royaume-Uni et en Italie, à l’instigation de la Banque d’Italie. D’autres structures de cantonnement, plus discrètes et nombreuses, ont été au fil du temps créées en interne par les banques. Notamment par Natixis et Société Générale en France, ou par la Deutsche Bank ou HSH Nordbank en Allemagne. Dans tous les cas, il s’agit d’isoler des portefeuilles d’actifs contaminés, en voie d’extinction dit-on élégamment sans s’encombrer des détails.

Ce n’est pas seulement par la nature de leur structure que ces entités diffèrent mais aussi par celle des actifs qu’elles accueillent. Au départ, des produits structurés complexes et désormais des actifs directement issus des activités de crédit immobilier ou aux PME (ou à la construction navale en Allemagne) : les effets de la crise ont pris la succession des folies qui l’on fait éclater. Mais une même et seule question se pose dans tous les cas de figure : qui va assumer les pertes qui devront au final être constatées ?

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L’actualité de la crise : LES MYSTÈRES DE MADRID, par François Leclerc

Billet invité

59 milliards d’actifs toxiques devraient être à terme détenus par la Sareb, la bad bank espagnole, dont le montant prévu des fonds propres avoisine 5 milliards d’euros, ce qui correspond à un ratio d’environ 8 %, supérieur aux 7 % de Bâle III. Ce qui n’empêche pas de se poser des questions à propos du montage financier de l’opération.

Le cahier des charges prévoyait que l’État devait impérativement être minoritaire au capital, afin que ses engagements au sein de la Sareb ne soient pas comptabilisés dans son déficit. Les partenaires ne se précipitant pas, il a été fait appel par défaut aux grandes banques espagnoles, qui ont répondu présent à l’exception de BBVA : c’était une offre difficile à refuser. Il est également prévu que des compagnies d’assurances et des établissements de crédit espagnols les rejoignent, accompagnés de la société française Axa. À la suite d’une augmentation de capital prévue en 2013, les investisseurs privés détiendront 52 % des fonds propres et l’État 48 %, via son fonds de soutien au banques (Frob). Ceux-ci devraient être constitués à hauteur de 25 % par du capital, et de 75 % par de la dette subordonnée émise par la Sareb.

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L’actualité de la crise : UN PLAN A’ VIRTUEL, par François Leclerc

Billet invité

Pour ceux qui ne veulent voir dans la responsabilité de la crise que la construction imparfaite de l’euro, les nouvelles en provenance du Royaume-Uni devraient être passablement perturbantes, puisque le pays ne fait pas partie de la zone euro. À leur sujet, on pense à la singulière explication que vient de délivrer Mario Draghi : « À l’origine, il y avait une rupture de confiance dans la zone euro entre les pays qui respectaient toujours, ou la plupart du temps, la sagesse budgétaire, et les pays qui ne le faisaient pas. Ces deux dernières années, il s’est agi de reconstruire la confiance et pour cela les pays ont consenti des règles budgétaires plus strictes ».

Pour ceux qui ne voient d’issue que dans l’austérité et le désendettement des États, les récentes remarques d’Olivier Blanchard, l’économiste en chef du FMI, doivent sonner étrangement : « La réduction des déficits, qui s’est pour le moment bien plus déployée en Europe qu’aux États-Unis, a eu un impact considérable sur la croissance. Si vous regardez pays par pays, vous arriverez à la conclusion que les pays qui ont mis en place les plans de réduction les plus drastiques sont ceux qui ont le moins de croissance ».

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L’actualité de la crise : ON NE RÉVEILLE PAS UNE RÉGULATION FINANCIÈRE QUI DORT ! par François Leclerc

Billet invité

Bien sagement et surtout sans faire de vagues, la régulation financière poursuit son petit bonhomme de chemin. En Europe, on attend de connaître les propositions promises pour l’automne du groupe de travail présidé par Erkki Liikanen, le gouverneur de la Banque de Finlande, à propos de la séparation des activités des banques. Elles équivaudront à la réglementation Volcker aux États-Unis et à la réforme Vickers en Grande-Bretagne. Et, pour faire bref, la première a été muselée et la seconde reportée… L’affaire n’est donc pas bien engagée.

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