La parabole des talents – LE TEMPS QU’IL FAIT LE 14 AVRIL 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 14 avril 2017. Merci à Olivier de Taxis !

Bonjour, nous sommes le vendredi 14 avril 2017 et je voudrais vous parler aujourd’hui de quelque chose que j’ai fait hier. Vous en avez vu d’ailleurs le résultat : un petit texte que j’ai écrit dans l’après-midi sur la parabole des talents encore appelée parabole des mines dans les Évangiles. Parabole des talents chez Mathieu et parabole des mines chez Luc. Le talent et la mine étant des pièces de monnaie dans l’Antiquité.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 6 JANVIER 2017 : Comprendre Donald Trump – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 6 janvier 2017. Merci à Olivier de Taxis !

Bonjour, nous sommes le vendredi 6 janvier 2017 et on me reproche gentiment de vous dire « Bonne année ! » parce que tout le monde sait qu’elle ne va pas être terrible celle-ci. Les nuages sont nombreux qui s’amoncellent. Il n’y a pas vraiment de choix, si : il y a des choix entre la peste et le choléra ; tout ça n’est pas brillant alors. Mais j’espère quand même que l’année sera bonne pour vous tous et pour chacun en particulier. On fera chacun de notre côté ce qu’on peut faire pour qu’elle ne soit pas trop mauvaise.

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La décadence

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Hegel attribua la chute de l’empire romain à la prévalence des intérêts particuliers. Préoccupés de poursuivre essentiellement leur intérêts propres, les Romains se seraient désintéressés de la chose publique. L’avènement du christianisme aurait joué un rôle essentiel dans ce désintérêt croissant : en relation privée avec leur dieu – « Le royaume de Dieu est en vous » – les citoyens cessèrent de s’identifier au sort de leur Cité.

La guerre, dit Hegel, rappelle aux citoyens l’existence de l’État comme entité supérieure par rapport à laquelle leur vie s’organise dans un cadre plus large que celui de leurs préoccupations immédiates. Quand la guerre éclate, le bourgeois qui loge au cœur du citoyen se rend compte que seul, il ne pourra pas défendre les possessions dont il est propriétaire et auxquelles il tient par-dessus tout : c’est l’État seul qui pourra organiser la force collective qui permettra de défendre la propriété de chacun.

La décadence résulte de la perte de ce sentiment du bien commun comme seul capable d’assurer le bien individuel. La société civile, comme simple conjugaison d’intérêts particuliers est insuffisante à alimenter la flamme de ce sentiment.

La décadence a lieu de son propre mouvement quand l’individu fait prévaloir sa liberté immédiate par rapport au bonheur de la communauté dans son ensemble. Une idéologie existe qui place cette liberté immédiate au pinacle : l’ultralibéralisme sous ses formes diverses du libertarianisme, de l’anarcho-capitalisme, etc. Notre société contemporaine se singularise par le fait qu’une idéologie porteuse des principes de sa propre décadence s’est formulée explicitement en son sein, prône les valeurs qui la provoquent inéluctablement quand elles sont mises en œuvre, et applique son programme consciencieusement et systématiquement, quelle que soit la puissance des démentis que les faits lui apportent.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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