Les mégabanques : SE FAUFILER DANS LE MOINS-DISANT RÉGLEMENTAIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Une musique qui n’arrête pas provient des États-Unis. Elle est faite d’amendes colossales, la dernière en date de 16 à 17 milliards d’euros à Bank of America pour la vente de 57 milliards de dollars de produits toxiques adossés à des prêts immobiliers subprime. Mais également de l’injonction de la Fed et de la FDIC – le régulateur des banques – à onze mégabanques américaines et européennes opérant sur le territoire américain de revoir leur copie après la communication à celles-ci de leur « testament biologique » (living will) en raison « d’hypothèses irréalistes ou incorrectement étayées ». Ou bien de l’ouverture d’enquêtes sur les dark pools – ces structures permettant d’effectuer des transactions protégées des interférences, qui représentent 35% du volume des échanges aux États-Unis – de Barclays, UBS et Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs et Morgan Stanley.

La Fed de New-York, en charge de la surveillance de Wall Street, en est également à l’origine : elle a relevé de sérieux problèmes dans le reporting de la Deutsche Bank (qui décidément n’arrête pas de défrayer la chronique) en raison de « sa faible qualité, de son caractère imprécis et de son manque de fiabilité », constatant que cela ne s’est pas amélioré à la suite d’observations réitérées. Il en a notamment résulté que Deutsche Bank Trust Company Americas, l’une de ses filiales américaines, n’a pas correctement évalué le collatéral apporté en garantie de prêts risquant d’aboutir à un défaut de paiement. La Fed a donné à la Deutsche jusqu’à mi-2015 pour remédier à ses manquements.

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L’actualité de demain : COMMENT VONT NOS PETITS MALADES, AUJOURD’HUI ? par François Leclerc

Billet invité.

Fleuron des mégabanques allemandes, la Deutsche Bank vient de passer de nouvelles provisions pour risque de 630 millions d’euros. Elle devrait par ailleurs s’engager dans une réduction qui pourrait être de 12% de la taille de son bilan, afin de le diminuer de 250 milliards d’euros (sur 2.012 milliards fin 2012) en taillant dans ses produits dérivés, marché sur lequel elle est l’un des grands intervenants mondiaux. Enfin, elle pourrait augmenter son capital de 6 milliards d’euros, mais attend de connaître quels instruments seront autorisés parmi les obligations convertibles, de la dette pouvant dans certaines conditions être transformée en capital. C’est un des grands enjeux des discussions qui se poursuivent, principale variable d’ajustement de la future réglementation bancaire avec l’évolution des normes comptables.

Autre exemple, afin de se rapprocher de l’objectif d’un effet de levier de 3% entre capitaux propres et actifs, la Barclays britannique va sans attendre procéder à une émission de nouvelles actions pour lever 5,8 milliards de livres, mais assorties d’une prudente décote de 40% par rapport au prix de marché afin de garantir sa souscription. Que ce soit la Barclays ou la Deutsche, les deux établissements ont dû faire face – ou se préparent à le faire – à de lourdes amendes pour des malversations diverses. Barclays, ainsi d’ailleurs que JP Morgan Chase aux États-Unis, a été accusée de manipulations des prix de l’électricité sur les marchés américains par la Commission fédérale de régulation de l’énergie (FERC) et a écopé d’une amende de 300 millions de livres. Celle que devrait payer JP Morgan Chase dans le cadre d’un accord amiable serait de 400 millions de dollars. Deutsche Bank et Barclays sont toutes deux impliquées dans la manipulation du Libor, la seconde déjà condamnée.

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L’actualité de demain : CES MAINS QUI HÉSITENT ET TREMBLENT UN PEU… par François Leclerc

Billet invité.

Voilà ce qui s’appelle faire le grand écart : d’un côté témoins de l’évasion et de l’optimisation fiscale sous ses multiples facettes, les Européens sont de l’autre soumis à la rigueur budgétaire pour vivre aux crochets d’un état dispendieux. La crise politique qui parcourt la région et s’exprime à sa façon dans chaque pays ne va pas en sortir allégée.

Car rien ne permet d’attendre un mieux, à lire les prévisions de l’Ifo, l’Insee et l’Istat, les instituts des trois principales puissances économiques de la zone euro. Ils se sont mis à trois pour prévoir une lente reprise permettant péniblement d’atteindre au troisième trimestre 0,2% de croissance pour la zone euro. Si toutefois elle se concrétise, Benoit Coeuré de la BCE avertissant que la reprise est soumise à « des aléas négatifs ».

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LE MONDE-ÉCONOMIE, Le retour de l’opinion publique, lundi 27 – mardi 28 août 2012

Finance : Le retour de l’opinion publique

Le 6 août, Standard Chartered, cinquième banque britannique, se voit accusée par l’État de New York d’opérations illicites avec l’Iran pour un montant de 250 milliards de dollars. Elle réagit alors brutalement : l’accusation est selon elle sans fondement et pour porter un coup d’arrêt à des pratiques attentatoires à la bonne réputation des banques, elle envisage une réplique inédite : poursuivre le régulateur américain devant les tribunaux.

Quelques jours plus tard, la banque reconnaît que des opérations proscrites ont bien eu lieu mais à hauteur de 14 millions de dollars seulement, une fraction négligeable de la somme évoquée dans l’accusation.

Le 14 août, coup de théâtre : Standard Chartered annonce qu’un accord à l’amiable est intervenu et qu’elle s’acquittera d’une amende de 340 millions de dollars. Elle admet également avoir engagé des opérations avec l’Iran pour le montant mentionné initialement.

Que s’est-il passé ? Les principaux actionnaires de la banque, effarouchés par la publicité négative qui pourrait résulter des passes d’armes à venir, lui ont enjoint de mettre un point final à l’affaire.

Parallèlement, dans un autre secteur de la finance, les fonds d’investissement portant sur des denrées alimentaires connaissent une défection massive. Le mouvement s’est amorcé au cours du premier trimestre 2012 pour s’accélérer au cours du second, alors qu’il était pourtant déjà clair que des opportunités spéculatives apparaissaient sur le marché des céréales en raison de la sécheresse sévissant aux États-Unis, en Russie, en Ukraine et au Kazakhstan.

Volksbanken en Autriche, Commerzbank en Allemagne, annoncent qu’elles cessent d’offrir à leurs clients des produits financiers indexés sur le prix des denrées alimentaires. Deutsche Bank fait savoir qu’elle gèle son activité dans ce secteur en attendant le résultat d’une étude relative à l’impact éventuel de la spéculation sur les prix – une concession inédite dans le monde financier où l’on clamait jusqu’à très récemment que l’innocence de la spéculation dans ce domaine était une chose démontrée.

CalSTRS, le fonds de pension des enseignants californiens, le second en taille aux États-Unis, a réduit en deux ans ses investissements dans les matières premières, de 2,5 milliards à 150 millions de dollars, en raison de protestations d’initiative citoyenne.

Ici aussi donc, une question d’image. Le fait que les investisseurs en matières premières s’étaient retrouvés au banc des accusés durant l’été 2008 en raison de hausses spectaculaires, alors que se déroulaient des émeutes de la faim aux quatre coins du monde, avait laissé un souvenir cuisant.

On imaginait à l’automne 2008, dans la période qui avait suivi l’effondrement des marchés financiers, que l’opinion publique serait entendue. Elle avait au contraire été mise K.O. par le monde de la finance rapidement requinqué par l’aide publique qui lui avait été accordée sans conditions. Bob Diamond, le PDG de la Barclays, forcé à la démission le 3 juillet à la suite du scandale du LIBOR, avait déclaré dans une allocution fameuse en janvier 2011 : « Il y eut pour les banques une période de remords et de plates excuses, selon moi cette période doit maintenant prendre fin ».

C’est l’opinion publique qui reprend aujourd’hui du poil de la bête à l’occasion d’une nouvelle série de scandales bancaires auxquels participent en sus de celles déjà citées, la banque américaine J.P. Morgan Chase en raison d’une gestion du risque catastrophique et la britannique HSBC, inculpée pour blanchiment d’argent de la drogue. Au point d’ailleurs que ce retour en force de l’opinion commence à inquiéter les régulateurs, ainsi que ceux qui les supervisent. Ainsi M. Andrew Tyrie, le président du comité parlementaire britannique qui enquêta sur l’affaire du LIBOR, déclarant le 18 août à l’occasion de la publication du rapport produit par son comité que « Les régulateurs ne doivent pas déterminer la composition des comités de direction en fonction des gros titres des journaux ». Un paragraphe de ce rapport explique :

Il n’est pas dans les attributions de la FSA (Financial Services Authority : le régulateur britannique), ni de la Banque d’Angleterre, de révoquer des dirigeants de banques en vue de satisfaire l’opinion publique, médiatique ou parlementaire. Des situations ne manqueront pas d’apparaître où il leur sera nécessaire d’intervenir sans que le soutien de l’opinion publique soit requis pour justifier leur initiative. En d’autres occasions, les autorités de régulation devront au contraire se montrer fermes et s’abstenir d’intervenir en dépit des pressions exercées par l’opinion publique ou par le pouvoir politique.

Dont acte. De tels principes devraient-ils toutefois être rappelés si les régulateurs ne s’étaient montrés aussi inefficaces durant la période qui déboucherait sur les événements dramatiques de l’automne 2008 ? C’est Benjamin Lawsky, le Procureur de l’État New York qui vient de faire plier Standard Chartered, qui observait en juin que les relations entre régulateurs et les établissements financiers dont ils supervisent l’activité évoquent jusqu’ici celles qui prévalent « dans un dîner aux chandelles entre amoureux ».

 

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L’actualité de la crise : LE JOUR OU LA CAVALERIE N’ARRIVERA PAS A TEMPS ! par François Leclerc

Billet invité

« Le plan, tout le plan et rien que le plan ! », c’est ainsi que peut se résumer l’attitude des dirigeants européens qui se raccrochent à ce qu’ils tiennent encore dans leurs mains et qui leur échappe, face à des développements en Grèce et en Italie qu’ils ne maîtrisent pas.

À Athènes, ils essayent d’obtenir des garanties écrites du parti Nouvelle Démocratie, appelé dans la confusion à succéder au Pasok après un gouvernement d’unité nationale d’intérim. À Rome, ils adressent à un gouvernement italien en sursis une liste des mesures dont l’application va être surveillée de près par la Task force de l’Union européenne, la BCE et le FMI. Dans les deux cas, ils continuent d’écrire la chronique d’une mort annoncée – celle du plan dont ils exigent l’application – ne pouvant qu’espérer retarder l’inéluctable : l’entrée de l’Italie au cœur de la zone des tempêtes et ses imprévisibles conséquences.

L’éclatement partiel de la zone euro est dans toutes les têtes, mais comment s’y résigner, comment s’y préparer ?

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FEEDBACK POSITIF, VALEUR ET BANCOR, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Cher Paul,

Votre explication sur le feed-back positif et négatif à l’intérieur d’un système peut délimiter l’utilité systémique de la notion de valeur. Un système se conserve, s’auto-régule, s’il contient suffisamment de feed-back négatif pour revenir dans ses limites de rationalité quand des forces s’en dégagent qui le subvertissent. Le feed-back positif d’un système est au contraire sa force d’auto-destruction. Le feed-back positif change la rationalité du système pour imposer une autre rationalité qui produit un autre système. Goldman Sachs et Deutsche Bank ont puisé dans le système financier le feed-back positif qui leur permettait de tirer parti de la contradiction intrinsèque au système. Ces institutions ont joué le système contre lui-même par le feed-back positif qu’elles y ont trouvé et y trouvent encore.

Bien qu’il soit maintenant démontré que le système financier contient des acteurs qui jouent explicitement contre lui, il faut cependant constater que les forces de feed-back positif ne sont pas encore suffisantes pour entraîner sa disparition. Cela signifie en logique systémique, que les acteurs du système sont à la fois à l’intérieur du système et à l’extérieur du système. A l’intérieur pour utiliser le système à son auto-destruction et à l’extérieur pour imaginer sa sur-existence hors du système en destruction. Ainsi la notion de valeur peut-elle exprimer cette réalité unique mais contradictoire des acteurs qui contiennent le système en étant contenu par le système. Autrement dit GS et DB ont réalisé de leurs spéculations contre le système des plus-values qui s’analysent en moins-values pour le système.

La notion de valeur permet de qualifier une réalité qui n’a pas le même sens selon les points de vue subjectifs. Les plus-values de GS et DB contre le système sont pour d’autres des moins-values du système. La notion de valeur permet également d’exprimer dans le temps un changement d’état du système à l’intérieur d’une rationalité inchangée. Nous constatons à longueur de billets et commentaires sur ce Blog, que depuis le krach des subprimes, le système financier se perpétue dans les mêmes structures de rationalité alors même que le feed-back positif fait son œuvre. Pourtant, le discours sur le système change : la confiance, l’adhésion et la compréhension s’évanouissent. Pour exprimer la liquidité du système, la permanence de son activité alors que son état change, la notion de valeur permet d’affirmer un gain ou une perte de substance. L’agonie du système est sa perte de valeur qui annonce sa disparition.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 15 AVRIL 2011

À quoi sert le blog ?

Le calcul du risque par l’Autorité de Sûreté Nucléaire française

Le capitalisme à l’agonie
— La crise de la zone euro
— Goldman Sachs, Deutsche Bank, et la destruction du système financier
— M. François Baroin et la prime de 1 000 €

Karl Marx et la fin du capitalisme

Carmen M. Reinhart & Kenneth S. Rogoff, This Time is Different. Eight Centuries of Financial Folly, Princeton University Press, 2009

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L’actualité de la crise : TRANCHE DE MAUVAISE VIE, par François Leclerc

Billet invité.

La vie des banques est passionnante, la suivre ne l’est pas moins.

Aux Etats-Unis, on apprenait ainsi que deux cadres supérieurs de Goldman Sachs étaient en train de réunir des fonds afin de constituer un nouvel hedge fund, présenté comme indépendant de la banque et qui sera basé à Londres. Plus précisément, ce sont les responsables de Goldman Sachs Principal Strategy desk (GSPS), la plus lucrative des divisions internes, qui ont trouvé – pour commencer – 300 millions de dollars auprès d’un important hedge fund suédois, Brummers & Partners. Celui-ci va également prendre une participation dans la nouvelle structure, dont le nom n’a pas encore été rendu public.

Cette opération succède à d’autres de même nature, effectuées au fils des ans par d’autres cadres de GSPS, mettant cette fois-ci un point final à l’activité spéculative sur fonds propres de Goldman Sachs, désormais interdite par la loi Dodd-Frank. Sans que l’on puisse clairement établir de liens financiers entre ces hedge funds et l’ancien employeur de leurs managers, tout en enregistrant la confirmation que, comme annoncé, l’interdiction des activités sur fonds propres (proprietary trading) allait inévitablement renforcer ce qui est appelé aux Etats-Unis le shadow banking, la banque de l’ombre.

Morgan Stanley, pour ne pas être en reste, vient d’annoncer qu’elle a signé un accord avec les salariés de sa division en charge de la même activité, pour la leur vendre.

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Goldman Sachs et la démultiplication du chagrin

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

On fera la grimace ce matin chez Goldman Sachs en ouvrant le Wall Street Journal et en y découvrant un article signé Carrick Mollenkamp et Serena Ng, intitulé Senate’s Goldman Probe Shows Toxic Magnification : « L’investigation du Sénat portant sur Goldman Sachs révèle une démultiplication de la toxicité ». Le sous-titre de l’article est encore plus explicite : « Les banques de Wall Street reconditionnaient les mêmes obligations en de multiples titres, disséminant la calamité dans de nombreux CDO (Collateralized–Debt Obligations) »

Le Wall Street Journal montre ainsi, sur un exemple particulier, comment une « tranche » d’ABS (Asset–Backed Security), composée de crédits subprime, intitulée Soundview Home Loan Trust 2006-OPT5 M8, se retrouva dans trente CDO distincts ainsi que dans la base de calcul du fameux indice ABX, créé conjointement par Goldman Sachs et Deutsche Bank et dont j’ai narré dans le détail les aventures dans L’implosion (Fayard 2008 : 108 à 128). Un certificat représentant 38 millions de crédits hypothécaires, parvint ainsi à faire perdre 280 millions de dollars à des clients de Goldman Sachs et de la banque japonaise Mizuho International, lorsqu’il s’effondra.

Comment une telle démultiplication du chagrin est-elle possible ? parce que si un CDO est véritablement constitué d’un portefeuille de titres, un CDO synthétique est lui un simple pari sur ce portefeuille par le biais d’un CDS (Credit–Default Swap). De même pour les paris à l’aide d’un CDS sur les quatre indices ABX correspondant à différentes notations : AAA, AA, etc.), dont chacun mesurait la performance d’un panier de vingt ABS. Ce sont ces multiples paris sur les fluctuations du prix de Soundview Home Loan Trust 2006-OPT5 M8 qui expliquent pourquoi les pertes dépassèrent de beaucoup le montant réellement exposé (de la même manière que le montant des paris sur l’évolution de l’indice CAC40 peut rapidement dépasser la somme du prix des 40 actions au sein du panier constituant l’indice, si les parieurs sont nombreux).

Quand Carl Levin, président de la sous-commission d’investigations du Sénat américain, accusait mardi dernier Goldman Sachs d’avoir délibérément cherché à se refaire aux dépens de ses clients en pariant sur la perte des titres adossés à des prêts subprime, sa main droite était posée sur les 980 pages du dossier où le Wall Street Journal est allé repêcher les tribulations de la tranche d’ABS au doux nom de Soundview Home Loan Trust 2006-OPT5 M8, qu’un collaborateur de la banque avait classé sous la rubrique « émissions sales ‘06’ ».

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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