Le slasher (*), dernier avatar de la novlangue néo-libérale, par Roberto Boulant

Billet invité

D’après la préposée à l’information sévissant ce matin à 6h30 sur une radio du service publique (à partir d’1m51s), le slasher est, je cite : « quelqu’un qui va être plus audacieux que la moyenne », « les jeunes slashers ont envie de vivre plusieurs vies en même temps », ou bien encore « à 40, 45 ans, sur les 20 à 30 belles années qui me restent devant moi, je vais me faire plaisir, je vais prendre le régime des auto-entrepreneurs ».

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Belgique : la question de l’emploi et du travail doit être remise à plat !

ING supprime 600 agences en Belgique. 3.158 emplois, sur 8.500, sont menacés chez ING Belgique,

titre ce matin le quotidien financier, l’Écho.

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Le temps qu’il fait le 9 septembre 2016

Une candidature Thomas Piketty à la présidentielle

La fermeture de Caterpillar Gosselies

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Trends – Tendances, Les industriels ont cessé de rêver la nuit à créer des emplois, le 25 février 2016

Les études se succèdent qui annoncent la disparition de l’emploi en raison des progrès de l’informatique : remplacement du travail manuel par le robot et du travail intellectuel par le logiciel. Des chiffres récents évoquent à l’horizon 2030 la disparition pour cette raison de 47% des emplois aux États-Unis, 69% en Inde, 77% en Chine et 50% en Belgique. Même si la précision de ces chiffres est injustifiée, l’ordre de grandeur est celui-là. Curieusement, personne ne tient compte de cette sombre perspective quand il est question de l’avenir de l’emploi, ces chiffres semblent inassimilables : on continue de réfléchir dans un cadre ancien entièrement dépassé.

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HUMAINCRATIE. FRAGMENT 3, par Jean-Claude Baerts

FRAGMENT 3.

Nous avons vu :

F1
  • Une interrogation sur le vivre ensemble.
  • Avant-propos où Bergson nous explique qu’une innovation est nécessaire en présence d’un écueil.
  • Une liste non exhaustive de multiples écueils où le capitalisme conduit.
F2
  • Que l’Humanité est confrontée à son anéantissement à défaut de refondations par une évolution créatrice.
  • Qu’un nouveau paradigme propose de se focaliser sur l’humain.
  • Préambule soulignant le rôle de la fiscalité et sa mutation projetée.
  • Introduction présentant une nouvelle voie vers la richesse des nations, laquelle sera bien plus vaste que la possession de biens et d’argent ou leur opulence.

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L’arnaque, par Michel Leis

Billet invité.

Sous l’effet d’une propagande intensive et ininterrompue depuis plus de vingt ans, il semblerait que de plus en plus de personnes soient victimes d’une arnaque à grande échelle, comme en témoigne cette conversation entendue il y a quelques jours entre deux employées au détour des allées de la supérette locale. Le sujet du moment en Belgique (comme dans beaucoup de pays) c’est la nouvelle réforme des pensions qui va porter l’âge de la retraite à 66 en 2025 et 67 ans en 2030.

Après un échange de quelques minutes pour se plaindre de ces mesures, la conversation se conclut par quelques commentaires totalement résignés :

– Bon de toute façon, il faudra bien travailler jusqu’à cet âge, il n’y a pas le choix.

– Oui, on voit très bien que l’on ne pourra pas faire autrement.

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Ce n’est pas une simple question de bons et de mauvais élèves. Réponse à Jens Weidmann, par Paul Jorion et Bruno Colmant

Bruno Colmant et moi avons rédigé ce texte aujourd’hui. J’ai tenté de le faire publier dans la presse écrite mais un 13 août vous avez surtout à faire à des téléphones dont personne ne soulève le combiné. Cela se fera peut-être encore, on verra. Le voici de toute manière en attendant.

Dans l’entretien qu’il accorde à Marie Charrel dans Le Monde d’aujourd’hui, Jens Weidmann, Président de la Bundesbank réaffirme la doxa allemande selon laquelle la structure bâtarde de la zone euro, ni fédérale, ni confédérale, ne constitue pas en soi un problème : il n’y a que de bons et de mauvais élèves, l’Allemagne est un bon élève et c’est aux autres pays d’améliorer leur performance.

Dans le cadre de la zone euro, telle qu’elle est aujourd’hui,où toute dévaluation externe est impossible pour un pays membre, en raison de la dépendance de tous par rapport à la monnaie commune, la seule dévaluation possible est celle, interne, du coût du travail, qui passe par des réformes structurelles dans une perspective de compétitivité accrue.

Interrogé sur la hausse récente des salaires en Allemagne, qui semblerait paradoxale dans un contexte où cette nation prêche à ses voisines le moins-disant salarial, M. Weidmann répète la doxa : il faut améliorer la compétitivité par des baisses salariales jusqu’à ce que l’emploi reparte, ce qui donnera le signal autorisant à nouveau des salaires à la hausse.

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L’EMPLOI ENTRE ARBITRAGE PRIVÉ ET POLITIQUE PUBLIQUE, par Michel Leis

Billet invité

  1. L’offre d’emploi dépend de plus en plus des arbitrages du secteur privé en matière de répartition du travail

1.1. En France, contrairement à une idée reçue, l’emploi total continue à augmenter[i]. Cette création d’emploi est toutefois insuffisante pour répondre à l’accroissement de la population active, d’où la hausse du chômage.

1.2. La fonction publique d’État a contribué de 6 % dans cette croissance globale entre 1980 et 2010. Lors de la dernière décennie, elle a pesé négativement sur l’emploi total (-4.5 %). Les emplois ont augmenté plus fortement dans la fonction publique territoriale et dans la santé. Cette situation résulte d’un transfert de responsabilité entre l’État et les collectivités locales[ii] et d’une demande croissante en matière de santé.

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« Je suis à comptabiliser à partir d’aujourd’hui parmi les gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté », par Quentin Dujardin

Billet invité. Paraît ici.

Lettre ouverte à l’ONEM (Office National belge de l’Emploi).

Cher Monsieur Carlens,

J’ai reçu ce jour l’information du nouveau calcul de l’Onem qui rentre en vigueur ce 1er avril concernant le statut artistique. Est-ce une blague ? Dans la négative, on peut dire que vous avez un certain sens de l’humour avec vos collègues !
Trêve de balivernes, j’ai fait mon rapide petit calcul dans une projection réaliste de ce que peut espérer gagner un artiste comme moi qui travaille ou plutôt se bat tous les jours de sa vie pour obtenir quelques concerts et autres occupations du genre : session studio, travail de commande, etc…

Voici donc votre calcul savant :

Brut (par trimestre civil) – (nombre de jours prestés x 86,64 euros) = résultat / 86,64 = nombre de jours non indemnisable à rajouter aux jours déjà cochés pour les prestations.

Si je compte en projetant 8 jours de travail/mois rémunérés à 250 euros brut/jour (ce qui est une moyenne plus qu’exceptionnelle pour un artiste travaillant en CFWB) il me faudra rembourser par trimestre à l’Onem 45 jours (47,15 euros/jours) soit 2121,75 euros.

Cette mesure qui va certainement abasourdir pas mal de mes collègues me fait dire que non seulement, mon métier d’artiste comportait déjà une réalité financière pas simple à gérer quotidiennement mais qu’en plus, je ferais mieux de refuser du travail à l’avenir.

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LE MONDE, Arithmétique et responsabilité, lundi 10 février 2014

Arithmétique et responsabilité

Le pacte de responsabilité vise la création d’emplois. Le gouvernement va réduire les cotisations sociales des entreprises et, « en contrepartie », celles-ci vont créer des emplois. L’expression « en contrepartie », chacun l’a compris lors de la conférence de presse du Président de la République, est essentielle au pacte. À ce point qu’un élément clé du nouveau dispositif est la création d’un Observatoire des contreparties dont l’objectif sera, on l’imagine, de compter le nombre d’emplois qui auront été créés en échange des exonérations consenties.

Combien d’emplois seront-ils créés ? Au nom du Medef, Pierre Gattaz, son président, a proposé les chiffres suivants : sur la base d’une baisse de prélèvements de 100 milliards d’euros se décomposant en 50 milliards sur le coût du travail et 50 milliards sur les impôts, « nous […] avons dit […] que nous étions capables de créer un million d’emplois ». Le calcul aurait donc été fait sur la base suivante : prix d’un emploi à créer, 100.000 euros, que multiplie 1 million = 100 milliards d’euros.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a proposé un autre chiffre : 1,8 million d’emplois créés, pour le même montant d’abattements. Son calcul à lui se fonde sur une tout autre base : « Pour ramener le taux de chômage à 7% d’ici à 2018 [comme l’Allemagne et les États-Unis], il faudrait créer 1,8 million d’emplois au cours des cinq prochaines années ».

100.000 euros par emploi, selon la proposition du Medef, c’est cher, surtout si l’on en croit les experts selon qui ce sont essentiellement des emplois peu qualifiés qui seront créés et si l’on suit la sagesse populaire qui suppose que le travail crée de la richesse et non qu’il en pompe, surtout en telle quantité.

Mais la proposition d’1 million d’emplois pour 100 milliards d’euros a-t-elle bien été fondée sur le calcul que j’ai supposé, ou selon une autre logique, celle qui s’applique par exemple au montant d’une rançon ? « Ils feront tout pour 1 million d’emplois. Mais combien de milliards sont-ils prêts à cracher ? » Le calcul de M. Montebourg, lui, se situe clairement dans cette logique de rançon à verser, non pas du côté de ceux qui détiennent les otages, mais de ceux qui cherchent à les libérer : « Pour les 100 milliards qu’on vous file, on veut 1,8 millions d’emplois. C’est à prendre ou à laisser ! »

Le fait que le pacte de responsabilité puisse être paraphrasé ainsi est en soi significatif, il souligne qu’on ne postule ni du côté des patrons ni de celui du gouvernement qu’il existerait un mécanisme par lequel des exonérations de charges pourraient être transformées en emplois. Il s’agit bien d’une négociation où l’on échange des hommes et des femmes contre de l’argent, où c’est le rapport de force entre les parties en présence qui décide de l’issue. Au passage, l’hypothèse que les emplois créés pourraient servir à quelque chose est tout autant écartée : les 100.000 euros « pièce » sont là pour en témoigner. La loi de Say – « l’offre crée la demande » –, opportunément extraite de la naphtaline, n’a d’autre finalité, on l’aura compris, que de confier à un sophisme le soin de nous assurer que les marchandises ou les services produits par les 1 ou les 1,8 millions de salariés en sus trouveront preneurs.

Ceci étant dit, il doit bien exister un mécanisme qui transformera les 100 milliards offerts aux entreprises en quelque chose, à défaut d’emplois. Quel est-il ?

Le bénéfice, la différence entre les coûts et le prix de vente des services offerts ou des objets manufacturés, est redistribuée en fonction du rapport de force existant entre trois parties en présence : ceux qui font les avances en capital – les créanciers rémunérés en flux d’intérêts et les actionnaires rémunérés en dividendes ; ceux qui font les avances sous forme de supervision et de gestion – les dirigeants d’entreprise rémunérés en bonus et salaires élevés ; ceux qui font les avances en travail – les salariés rémunérés en salaires. Une part de ces bénéfices peut être réinvestie dans la firme, en recherche et développement par exemple. Si l’expansion paraît un rêve hors d’atteinte, une part de bénéfices peut être consacrée par la firme à racheter ses propres actions, raréfiant l’offre de celles-ci et poussant leur prix à la hausse, à la grande joie des actionnaires. Rien dans ce mécanisme ne débouche de manière évidente sur la création de nouveaux emplois.

Cessons donc de nous voiler la face : à moins de rêver que l’offre ne crée la demande par l’opération du Saint-Esprit, nul ne veut des marchandises ou des services que les 1 ou 1,8 million de salariés supplémentaires auraient à offrir. La question est ailleurs : faire disparaître cette main d’œuvre en surplus des registres de Pôle Emploi et leur épargner la soupe populaire.

L’emploi disparaît parce que nous avons voulu que la machine nous remplace au travail, et nous y sommes parvenus par-delà nos rêves les plus fous. Et nous avions raison : une trop grande part de ce travail était dangereuse, avilissante, abrutissante. Mais il nous faut découvrir maintenant, à partir de là, un modus vivendi : les gains de productivité, autrement dit la richesse créée par la machine, ne servent aujourd’hui qu’à enrichir encore davantage ceux qui le sont déjà. Le moment est venu de reprendre la proposition de Sismondi (1773 – 1842) : celui qui est remplacé par une machine (et nous ajouterions aujourd’hui, par un robot ou un logiciel), obtiendra à vie une rente à partir de la richesse que cette machine va créer. C’est sur ce principe implicite que s’étaient bâties nos visions radieuses de l’An 2000. Cet An 2000, il n’est pas trop tard pour le faire advenir.

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LA DANSE DE LA PLUIE, par Jacques Seignan

Billet invité.

Le supplément économique du Monde (29/1/2014) a pour titre « Emploi : les patrons refusent de s’engager ». L’article en page intérieure précise « Pacte Hollande : les patrons attendent de voir ». Des patrons méchants ou égoïstes ? Non, c’est simplement de l’honnêteté intellectuelle. L’entreprise n’a pas à créer des emplois ! D’où sort cette vision saint-sulpicienne de l’économie ? Un vrai chef d’entreprise doit agir le plus rationnellement possible dans le cadre économique existant, aujourd’hui au service exclusif de ses actionnaires et des hauts cadres dirigeants. Le client, c’est la poule à plumer ; le salarié, le coût à éliminer.

Les mesures d’allègement de charges ont prouvé par le passé n’avoir pas créé d’emplois, significativement et indubitablement. Mais visiblement à Sciences Po (puis l’ENA) on préfère la Théorie à la pratique. D’ailleurs souvent, pour les diplômés, la pratique en entreprise se fait du haut des étages d’une tour de La Défense, bien au-dessus de nous… Reconnaissons-leur une difficulté conceptuelle. Si l’on appartient aux proclamées élites (économiques) par pure reproduction sociale, il est quasiment impossible de concevoir comment des gens calculent à quelques euros près, en fin de mois, comme c’est le cas de millions de Français (rapport de M. Delevoye). N’est-ce pas Messieurs les directeurs de Dexia ?

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Emploi : Course vers le précipice, on accélère ?, par Boileau de la Dyle

Billet invité.

Quelques faits concrets pour illustrer la fin de l’emploi, du moins chez nous.

Le mois passé, dans la grosse boîte du secteur financier où je preste actuellement, j’ai vécu la réorganisation de plusieurs services. Ils se regroupent, changent d’étage, etc. Ils ont fait appel à la société habituelle (une société bruxelloise) pour opérer le déplacement du mobilier. On les connaît, ils viennent au moins 8 fois par an pour faire ce type d’opération. A la surprise générale, ce ne sont pas les ouvriers habituels. Ils sont remplacés par 5 Roumains. Le contremaître bredouille quelques mots d’anglais, ce qui permet à grand renfort de gestes d’expliquer ce qu’on attend d’eux.

Quand certains employés expriment leur surprise, le responsable de la gestion du site explique que depuis +/- 6 mois les déchets sont déjà évacués par des chauffeurs portugais. Sa maman étant portugaise d’origine, il a sympathisé avec certains et ils lui ont expliqué qu’ils rentrent chez eux une fois tous les 15 jours pour le week-end. Ils travaillent pour une société portugaise (et à des salaires portugais bien sûr) qui les loue à la société de gestion de déchets belge. Il nous raconte aussi que plusieurs sociétés lui proposent des services à prix cassés en utilisant les mêmes procédés. Il nous dit aussi, qu’il est très ennuyé, pour son évaluation, par le contrat qui le lie, pour 7 mois encore, à son prestataire actuel.

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LA DÉMOCRATIE EN VOIE DE CONFISCATION, par Michel Leis

Billet invité.

Si la pression qu’exerce le monde de la finance sur les institutions politiques est au cœur du débat actuel, elle ne me semble être que l’expression particulière d’un rapport de force plus généralisé entre pouvoir économique et pouvoir politique. La place dévolue à l’économie dans le débat public a cru au fur et à mesure que les moyens à disposition du pouvoir politique se réduisaient comme peau de chagrin, de par la propre volonté du pouvoir politique.

La période de l’après-guerre et de la guerre froide avait engendré une politique de type keynésienne, marquée par une intervention massive de l’État au travers de projets de prestige, de dépenses militaires massives, d’une intervention dans le social. Quand le financement des déficits américains par la planche à billets a rendu impossible de maintenir la fiction de la convertibilité du dollar, quand le choc pétrolier a renchéri le coût de l’énergie, et que la consommation de masse a commencé à donner des signes d’épuisement, les lampions de la fête se sont éteints un à un. Le dernier feu d’artifice fut la guerre des étoiles qui a donné une victoire temporaire à l’Amérique après bien des batailles perdues. Il a signé la fin de la guerre froide, tout du moins sous la forme d’une rivalité entre blocs.

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L’actualité de demain : BERCY, AVEC NOUS ! par François Leclerc

Billet invité.

Ils avaient l’air bien innocent, les intervenants qui se sont succédés hier à la tribune du colloque tenu à Bercy, démentant la remarque d’un journaliste rapportée par le ministre qui l’organisait, Benoît Hamon, selon laquelle il avait fait entrer « les loups dans la bergerie ». Mais tout de même, à deux pas de la cour des ministères où se déroulait le ballet des grosses voitures noires officielles, ses invités faisaient contraste ! Moins provocatrice, une autre approche pourrait mettre en valeur le chemin parcouru, qui a permis que soient prononcés dans ce cadre, et sous couvert de contributions à l’économie sociale et solidaire (EES), des propos dont l’orthodoxie n’était pas toujours la principale qualité.

Paul Jorion a ouvert le bal avec un rappel historique. Rappelant comment l’économie sociale et solidaire avait ses racines au XIXéme siècle, mais avait alors subi « une défaite cinglante », faisant preuve d’angélisme au nom du « solidarisme », laissant aujourd’hui en jachère des questions essentielles : rien de moins que celles de l’intérêt, de la propriété et de l’héritage… Sera-t-il possible, interrogea-t-il les quelques cinq cent participants au colloque, d’éviter cette fois-ci « la prédation du système capitaliste ambiant dont ils [les projets d’alors] furent incapables de se protéger autrefois ? »

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LA SITUATION RÉELLE DE L’EMPLOI AMÉRICAIN, par Olivier Berruyer

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Billet invité.

J’ai commencé il y a un an tout juste cette chronique trimestrielle du chômage aux États-Unis après avoir lu cette dépêche :

« Le taux de chômage aux États-Unis a reculé à 9,4% en décembre, son plus bas niveau en 19 mois, avec 103.000 créations d’emploi, selon les chiffres publiés vendredi par le département américain du Travail. En 2010, le pays a au total créé 1,1 million d’emplois, soit 94.000 par mois en moyenne. […]  Le nombre de demandeurs d’emploi a reculé de plus de 500 000 le mois dernier, pour descendre en dessous de 14,5 millions, son plus bas niveau depuis avril 2009.  […] Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke s’est voulu optimiste vendredi, lors d’une audition devant la commission budgétaire du Sénat. Il a ainsi estimé que la croissance économique devrait être « modérément plus forte » en 2011, par rapport à 2010. Il a toutefois noté qu’il faudra encore patienter quatre à cinq ans pour voir le taux de chômage redescendre autour de 6 %. » [Associated Press, 7 janvier 2011]

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LE TEMPS QU’IL FAIT (VITE FAIT !), LE 9 SEPTEMBRE 2011

J’avais dit que je ferais ma vidéo du vendredi, demain samedi ; je suis arrivé à placer quelque chose (vite fait !) à 5 heures du matin. On verra demain s’il faut compléter.

Le discours d’Obama sur l’emploi le 8 septembre 2011
L’entretien d’Henri Guaino dans Le Monde du 8 septembre 2011

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LA SITUATION RÉELLE DE L’EMPLOI AMÉRICAIN, par Olivier Berruyer

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Ce billet met à jour pour ce trimestre l’analyse du chômage américain que nous avons précédemment effectuée, et qui montrait que la baisse du taux de chômage observée masquait en fait une importante hausse des américains découragés qui abandonnaient l’idée de trouver du travail. Voici où nous en sommes.

On constate que le taux de chômage a désormais cessé sa décrue, entamée en juillet 2010. Le nombre de chômeurs vient ainsi de dépasser de nouveau les 14 millions.

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LA FAUSSE BAISSE DU CHOMAGE AMERICAIN, par Olivier Berruyer*

Billet invité

« Le taux de chômage aux États-Unis a reculé à 9,4% en décembre, son plus bas niveau en 19 mois, avec 103.000 créations d’emplois, selon les chiffres publiés vendredi par le département américain du Travail. En 2010, le pays a au total créé 1,1 million d’emplois, soit 94.000 par mois en moyenne. […]  Le nombre de demandeurs d’emploi a reculé de plus de 500 000 le mois dernier, pour descendre en dessous de 14,5 millions, son plus bas niveau depuis avril 2009.  […] Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke s’est voulu optimiste vendredi, lors d’une audition devant la commission budgétaire du Sénat. Il a ainsi estimé que la croissance économique devrait être « modérément plus forte » en 2011, par rapport à 2010. Il a toutefois noté qu’il faudra encore patienter quatre à cinq ans pour voir le taux de chômage redescendre autour de 6 %. » [Associated Press, 7 janvier 2011]

La baisse du chômage américain, excellente nouvelle ? Sans aucun doute, mais malheureusement cette information est totalement fausse. L’objet de ce billet est de démontrer pourquoi.

Indéniablement, le taux de chômage officiel a baissé. Il est égal au rapport du nombre de chômeurs sur la population active – ceci est de bon sens. Le chiffre officiel des demandeurs d’emploi non occupés (appelé U3) est relativement simple à calculer. Ce qui l’est moins, surtout aux États-Unis, c’est la population active.

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Le temps qu’il fait, le 25 juin 2010

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Le G 20 : « Soyez davantage comme moi ! »

Le projet de réglementation aux États-Unis

Les lobbys financiers

Le débat de lundi soir

Les ambitions du Blog de Paul Jorion

La philosophie derrière ma proposition d’interdiction des paris sur les fluctuations de prix : la citation de Saint-Just à laquelle je fais allusion mais que je ne connais pas par cœur : « Les révolutions qui naissent de bonnes lois et qui sont maniées par d’habiles mains changeraient la face du monde sans l’ébranler ».

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