Voici comment votre monde pourrait prendre fin, par Peter Brannen

Billet invité. Ouvert aux commentaires. Merci à Alexis Toulet pour la traduction.

Dans cet extrait de son livre Fins du Monde (Ends of the World), le journaliste scientifique Peter Brannen étudie les extinctions massives et l’issue catastrophique de l’augmentation des températures pour l’ensemble de la population mondiale.

Les conséquences sur les sociétés humaines d’un réchauffement même en apparence modéré sont souvent gravement sous-estimées.

Original en anglais – Peter Brannen, © The Guardian, 9 septembre 2017

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Pourquoi j’écris Qui étions-nous ? Défense et illustration du genre humain

Ouvert aux commentaires.

Et dans cette immensité, figurez-vous ce réseau : des orbites de soleils reliées par des ellipses de comètes ; les comètes jetées comme des amarres d’une nébuleuse à l’autre. Ajoutez les vitesses et les flamboiements, des astres faisant des courses de tonnerres. Abîmes, abîmes, abîmes. C’est là le monde.

Victor Hugo, Voyage de 1843

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Le Monde, Emploi et robotisation : progrès ou prolétarisation ? Un choix politique, par Margherita Nasi

Un excellent compte-rendu par Margherita Nasi de mon intervention hier aux Entretiens du nouveau monde industriel, dans le journal Le Monde.

« Réjouissons-nous, nous sommes à l’aube de l’ère post-humaine », affirme Martin Rees. Pour l’Astronome royal du Royaume-Uni, le destin de l’espèce humaine est tranché : notre rôle au sein de l’évolution aura été de faire advenir les machines. La mise à l’écart de l’homme par les machines est-elle irréversible ? Mardi 15 décembre, ce n’est pas un astrologue mais un anthropologue et économiste, Paul Jorion, qui soulève la question dans le cadre des nouveaux entretiens industriels, organisés au centre Georges Pompidou à Paris et consacrés à « la toile que nous voulons ».

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Trois chercheurs britanniques : « Si l’intelligence extra-terrestre est très répandue, sa tendance à l’autodestruction l’est sûrement également »

La proposition de trois chercheurs britanniques [*] de partir à la recherche des traces de civilisations extra-terrestres éteintes plutôt qu’en activité se situe dans la ligne droite de l’hypothèse pessimiste de l’Astronome royal britannique Martin Rees selon qui, comme nous l’avons vu, si les civilisations d’animaux inventeurs et producteurs de machines précèdent nécessairement celles-ci, ces civilisations s’éteignent lors du passage du flambeau pour laisser les machines désormais seules et livrées à elles-mêmes, soit parce que le stade de l’invention de machines intelligentes appartient aux derniers feux jetés par une civilisation en voie d’autodestruction, soit parce que si des machines sont intelligentes, elles chercheront nécessairement à se débarrasser d’une espèce aussi nuisible que la nôtre. Les auteurs de l’article parlent à ce propos de « civilisations qui ont surpassé (ou succombé à) une Singularité technologique [P.J. : le dépassement global de l’intelligence humaine par celle de la machine] », et ils ajoutent qu’« il s’agit alors moins de la mort d’une civilisation que de sa transmutation en quelque chose de fondamentalement différent ».

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Sommes-nous vraiment plus malins que les dinosaures ? Ou comment ne pas devenir prématurément une espèce fossile, par Cédric Chevalier

Billet invité.

Pendant 165 millions d’années, les dinosaures ont largement dominé la Vie sur Terre : pas un territoire n’échappait à leur emprise. Il y a 65 millions d’années, dans une conjonction d’événements encore l’objet de discussion entre les scientifiques, ils disparurent pour la plupart, laissant les ancêtres des oiseaux actuels comme seuls descendants. Nous n’avons aujourd’hui connaissance de leur existence que via les empreintes qu’ils ont laissées dans la roche : les fossiles. Mais qu’y a-t-il de commun entre les dinosaures et nous ?

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C’est quoi notre espèce ? (I) La donne est médiocre, biaisée en notre défaveur

Je l’ai fait pour l’ensemble de mes livres récents, et en 2013 et 2014 pour Penser tout haut l’économie avec Keynes (chez Odile Jacob, le 2 septembre) : vous les offrir en cours de rédaction sous forme de feuilleton. Voici une première livraison de Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Il faut que nous avancions ensemble sur ces problèmes (c’est une question de vie ou de mort 😀 ).

Si nous pouvons nous représenter des dangers considérables à l’horizon de vingt ou de trente ans, ils nous sont pourtant indifférents, et notre espèce est tout spécialement mal outillée pour faire face à une menace aussi brutale et aussi énorme que son extinction éventuelle. Nous n’avons pas tant survécu jusqu’ici en raison de nos qualités que du fait que la planète qui nous accueille est une corne d’abondance débordant de tous côtés de ses incroyables richesses, prête du coup à pardonner tous les errements, et qui nous a autorisés à la piller outrageusement. Mais malgré sa générosité quasi infinie, nous sommes quand même parvenus à dépasser ses bornes. C’est là que nous en sommes.

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100 millions de dollars pour le projet « Maman ! Vite ! Au secours ! »

Sigmund Freud écrit dans « Deuil et mélancolie » (1917) : « Il est […] remarquable qu’il ne nous vienne jamais à l’idée de considérer le deuil comme un état pathologique et d’en confier le traitement à un médecin, bien qu’il s’écarte sérieusement du comportement normal. Nous comptons bien qu’il sera surmonté après un certain laps de temps, et nous considérons qu’il serait inopportun et même nuisible de le perturber. »

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À propos de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Le Seuil 2015)

L’ouvrage de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Le Seuil 2015) est une lecture essentielle : les auteurs ont rassemblé, comme ils le soulignent – et à la différence de leurs prédécesseurs – les preuves de l’effondrement, non pas dans un domaine spécifique, correspondant dans la plupart des cas à la sphère d’investigation d’une discipline ou d’une sous-discipline, mais dans l’ensemble des domaines où des effets se conjuguent pour sceller l’extinction de notre espèce.

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Le temps qu’il fait le (jeudi) 16 avril 2015

La survie de l’espèce : Paul Jorion change de stratégie !

* Chaire « Stewardship of Finance », VUB. Le cours se donne le lundi après-midi à seize heures dans la salle D0.03 du bâtiment D (bâtiment central) de la Vrije Universiteit Brussel, Boulevard de la Plaine 2, 1050 Bruxelles. Le cours se donne en anglais ; il est ouvert au public.

* Nous nous réunirons une fois de plus le samedi 18 avril à partir de 17h30 au café Le Vicomte, 1 rue du Bourgmestre, au coin de la chaussée de Boondael à Ixelles (Bruxelles).

Martin Gilens and Benjamin I. Page : Testing Theories of American Politics: Elites, Interest Groups, and Average Citizens, Perspectives in Politics, September 2014

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