Sondages sans surprise, par Michel Leis

Billet invité.

Le dernier sondage IFOP qui place Marine le Pen en tête du premier tour de la présidentielle en 2017 est juste une confirmation d’un scénario largement prévisible.

En avril 2013, j’écrivais dans un billet :

Avec un taux d’abstention élevé, porté par un rejet de la politique grandissant (et l’on ne peut que se désespérer de la conduite des partis de pouvoir actuels), un parti qui réalise entre 20 et 25% des voix peut très bien se retrouver au second tour si sa capacité de mobilisation est plus forte que celle des partis « concurrents.

D’ores et déjà, les conditions qui avaient permis l’arrivée au second tour de Jean-Marie Le Pen me semblent largement remplies ».

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CONTRE TOUTE ATTENTE, par Zébu

Billet invité.

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle sont maintenant connus.

Avec une grosse tache au milieu du tableau des résultats, celle de la montée en puissance du FN.

‘Contre toute attente’, la stratégie de Marine Le Pen a donc réussi : attirer l’UMP et le gouvernement au pouvoir sur ses terrains de prédilection et opérer une mue stratégique tout en sauvegardant l’essentiel. L’échec de la ‘cornérisation’ du FN par l’UMP et M. Sarkozy est patent.

Pire. En nombre de voix, Marine Le Pen réalise une progression de près d’un million de voix entre le premier tour de 2002 et celui d’hier (900 000 d’avec le second tour de 2012).

Pire encore, en comparaison de l’étiage de 2007, le FN, qui était alors à la limite du dépôt de bilan, a su, en réalisant la ‘transmission de l’héritage du vivant’ entre père et fille faire prospérer la boutique de près de 67% de progression en nombre de voix, et ce en 5 ans seulement.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 6 AVRIL 2012

« Le vote utilie… au premier tour »
Les 4 postures de Jean-Maxence Granier
Greenspan et la main invisible
« Les imposteurs de l’économie », de Laurent Mauduit
« Ces 600 milliards qui manquent à la France », d’Antoine Peillon
Les bonnes idées n’appartiennent à personne

NB : le prénom de M. Mélenchon, est « Jean-Luc » et non « Jean-Paul », comme je l’appelle par inadvertance 😉

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LE VOTE UTILE… AU PREMIER TOUR

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans la conférence que j’ai eu l’occasion de faire en décembre dernier pour un public composé des anciens de HEC et dont j’ai l’intention de reprendre la trame dans mon livre à venir intitulé : Les questions qui restent à résoudre, j’ai recours à l’image du soliton : une énorme vague résultant de la superposition de plusieurs vagues de taille normale venues accidentellement s’agréger en un monstre.

Les trois vagues que j’évoquais sont 1° la crise financière et économique, conséquence de la machine à concentrer la richesse qui caractérise nos sociétés, de nouveau régime, aussi bien que d’ancien régime, faute pour nous d’avoir jamais accordé l’attention qu’il mérite à ce vice qui handicape nos systèmes économiques, 2° la complexité de notre monde qui a cessé d’être maîtrisable depuis que nous avons abandonné de gaité de cœur à l’ordinateur les rôles d’une part de comprendre notre monde, et d’autre part de prendre les décisions qui s’imposent à son sujet, enfin 3° la fin du processus de colonisation de notre planète par notre espèce, qui découvre tardivement les limitations qu’une politique de « terre brûlée » finit par rencontrer et qui sont celles du Réel.

Ces trois vagues, considérable chacune, constituent désormais un tout indissociable et un candidat à l’élection présidentielle française doit vouloir les traiter de manière cohérente toutes ensemble.

À l’époque du discours de Toulon, M. Sarkozy parlait en termes très éloquents de la crise financière et économique. Ce thème a cependant disparu entièrement de son programme actuel pour se concentrer sur une problématique du montrer-du-doigt-de-préférence-quelqu’un-d’autre-que-soi-même, si bien qu’aucun des deux candidats les mieux placés pour l’emporter dans les élections présidentielles ne parle ni d’une manière ni d’une autre de l’une quelconque des trois composantes du soliton.

En fait, de la complexité engendrée par le développement de l’informatique et de la maîtrise sur le monde qui nous a échappé à cette occasion, aucun des candidats en présence ne parle en aucune manière : à les en croire, le monde reste transparent à leurs yeux, hypothèse qui conforte la supposition implicite qu’ils seront en mesure de prendre les décisions qui s’imposent, et que le monde répondra sans broncher à leurs injonctions et de la manière prévue par eux. M. Mitterrand revenu d’outre-tombe, pareil au spectre du père de Hamlet, pourrait leur expliquer ce qu’il en est réellement dans ces cas-là.

Restent les deux autres vagues : la planète et ce qu’il en reste sous nos coups de boutoir, et la crise financière et économique. Comme la première de ces deux vagues constitue le contexte général au sein de laquelle vient se loger la seconde, il aurait été logique que le parti qui maîtrise le mieux la problématique écologique insère conceptuellement la crise financière et économique au sein de celle-ci et nous propose un programme cohérent de réforme globale.

Pour des raisons que j’ignore mais qui sont probablement liées à la supposition fautive, et calamiteuse, qu’il fallait choisir de parler SOIT du contexte écologique et planétaire, SOIT de la crise financière et économique, et que, pareil à l’âne de Buridan, on était disposé à hésiter indéfiniment sur la ligne à suivre, EE – Les Verts sont tombés dans un mutisme mortifère dont les chiffres d’intentions de vote en faveur de leur candidate sont le reflet sans appel.

Le Front de Gauche qui, après avoir pris l’aspect crise financière et économique à bras le corps et avec un bel enthousiasme, s’aventure maintenant sur le terrain de la revendication écologique, s’en tire mille (à vue de nez) fois mieux.

Il n’en reste pas moins que le point de jonction entre la vague de l’avanie imposée par nous à notre planète et la vague de la machine à concentrer la richesse, source de dérive financière, est celui de la troisième vague, à savoir celle de la complexité hors de contrôle. Le parti qui parviendrait à présenter aux électeurs la combinaison complète de ces trois facteurs qu’il s’agit pour nous d’affronter d’abord et de résoudre ensuite, imposerait sa façon de voir au premier tour, et du coup, certainement au second, soit dans le meilleur des cas, directement, soit, faute de mieux mais sans se déjuger, indirectement par la cohérence de son approche.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 16 MARS 2012

Le Front de Gauche et nous
Les « Questions qui restent à résoudre »
Mr. Greg Smith, ancien Executive Director de la compagnie Goldman Sachs
Pour qui travaille une entreprise ?

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California Street, San Francisco

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