« Les prédateurs au pouvoir » des Pinçon-Charlot, par Bruno Lecœur

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Le dernier ouvrage du couple de sociologues Pinçon vient de paraître en ce mois de mai 2017. Une soixantaine de pages pour 8€. Chère la ligne me direz-vous, mais cet ouvrage est un résumé, un condensé, argumenté, chiffré, de ce qui est justement dénoncé sur le blog de PJ depuis des années.

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L’IRRÉSISTIBLE ASCENSION DES INÉGALITÉS, par François Leclerc

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Selon la Fed de New York, le volume des emprunts des particuliers a dépassé le pic atteint en 2008. Elle met en garde contre toute interprétation hâtive à ce sujet : le temps de la titrisation à tout-va des prêts « subprimes » n’est pas revenu, mais elle reconnait qu’il ne faut pas y voir un signe du redémarrage de l’économie et que ce n’est en rien « un motif de célébration ».

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PARALLÈLE BRÉSILIEN, par François Leclerc

Billet invité.

L’actualité brésilienne, faite de scandales de corruption impliquant la classe politique dans son ensemble et d’émeutes sanglantes dans les prisons, me renvoie à mes deux années passées à São Paulo, en 2005 et 2007. Lula accomplissait alors son premier mandat et un grand scandale de corruption affectant le Parti des travailleurs avait éclaté, créant un fort désarroi.

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L’ANNÉE COMMENCE MAL : DAVOS EN ÉTAT DE SIÈGE ! par François Leclerc

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Une fois encore, les participants au Forum de Davos se sont emparés du thème des inégalités, décidément devenu porteur. Mais cette année, ils semblent tétanisés par certains épisodes électoraux, comme s’ils se sentaient en danger d’être assiégés.

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L’AMBIVALENCE DES TRANSITIONS, par François Leclerc

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Le double choc du Brexit et de la victoire de Donald Trump n’a pas fini de produire ses effets. Après avoir pris naissance en Europe, la crise politique a désormais atteint sa dimension mondiale, suscitant la tardive prise de conscience du danger que représente la montée des inégalités chez les « perdants de la mondialisation ».

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LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES N’ONT PLUS LA MAIN, par François Leclerc

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« De nombreux citoyens des pays avancés perdent confiance dans le système, font face à une incertitude plus élevée et s’inquiètent d’une perte de son contrôle », s’inquiète Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre. Il avait précédemment été celui de la Banque du Canada, suite à un long passage chez Goldman Sachs. Il est aussi le président du Conseil de stabilité financière (FSB), créé par le G20 de Londres en 2009 qui chapeaute la régulation financière. Ses termes sont choisis et ses paroles ne sont pas prononcées à la légère.

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CE N’EST PLUS DE LA SCIENCE-FICTION ! par François Leclerc

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Après avoir baissé de 10% en 2008, à 369.000 milliards de dollars, le capital mondial a représenté 512.000 milliards de dollars en 2015. Dans ce monde que d’aucuns s’acharnent à décrire en crise, il est réconfortant de constater que la machine à fabriquer du capital marche à plein rendement. C’est tout du moins ce qui peut être tiré comme conclusion de l’étude de Markus Schuller (1), publiée dans le quotidien Kurier.

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TAUX NÉGATIFS : ON NE NOUS EXPLIQUE PAS GRAND CHOSE ! par François Leclerc

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Suivant l’exemple du Bund, le taux de rendement de la dette japonaise qui l’avait précédé en territoire négatif en février dernier est passé dans la nuit à -0,200%, puis a continué à baisser. Sur le marché monétaire, le yen s’est envolé face au dollar et à l’euro après l’annonce du statu quo de la banque centrale du Japon (BoJ), son comité de politique monétaire s’étant contenté de maintenir le programme d’achat d’actifs de 660 milliards d’euros et le niveau des taux négatifs de la banque à -0,1%.

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CES MÉTIERS QUI ONT DE L’AVENIR, par François Leclerc

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« La gestion de fortune a de l’avenir » pronostique le Boston consulting group (BCG). Ouf, tous les métiers ne sont pas condamnés par la robotisation ! Dans son rapport annuel sur la richesse mondiale, le grand cabinet de conseil américain, qui n’a pas l’habitude de parler en l’air, dévoile que le nombre de millionnaires en dollars a augmenté de 6% en 2015, accroissant la clientèle de la profession.

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AU FMI, UN VER DANS LE FRUIT, par François Leclerc

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Une cinquième colonne dormante aurait-elle été réveillée au sein du FMI ? Trois de ses économistes, dont le directeur adjoint de son service d’études, viennent de poser une mine à mèche lente sur le site officiel du Fonds.

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Le coût social des inégalités ou Pour un bancor social, par Timiota

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Quel est le fluide mystérieux qui lie une société et qui induit un duo vertueux de respect et d’amélioration dans l’usage qui est fait des biens, publics ou privés ? Outre les mécanismes purement financiers qui font qu’on « ne prête qu’aux riches », l’inégalité s’auto-renforce dès que des différences de statut deviennent insurmontables à l’échelle des espoirs des uns ou du mépris des autres. En ce sens, ce fluide social partage certaines propriétés du prix, dont le niveau dépend du rapport des statuts dans la proposition aristotélicienne que Paul Jorion explique bien mieux que moi ici. Mais  on pourrait poursuivre : Au-delà d’un certain seuil, lorsqu’un cadre est créé où l’inégalité semble insoluble, on a un mécanisme analogue à celui du prix spéculatif, qui ne pense plus qu’une transaction analogue se reproduira : le fluide social est utilisé par son côté corrosif, et plus par son côté lubrifiant.

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Trends – Tendances, POURQUOI LES PLUS RICHES ONT-ILS BÉNÉFICIÉ DE LA CRISE ?, le 24 mars 2016

Comme l’ont mis en évidence les travaux de Thomas Piketty et d’Emmanuel Saez en particulier, la concentration de la richesse a atteint à nouveau dans les pays occidentaux le niveau extraordinaire qui était le sien à la veille de la première guerre mondiale. Mais alors que la crise que cette guerre a constitué a opéré une redistribution du patrimoine qui s’est poursuivie jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, pour se maintenir ensuite jusqu’aux années 1970, la crise des subprimes en 2007 et 2008 a été elle à l’origine non pas seulement d’une reprise mais d’une accélération dans la concentration de la richesse.

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CES LIBÉRAUX QUI DÉCOUVRENT LES BIENFAITS DE LA DÉPENSE PUBLIQUE, par François Leclerc

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Organe central de la pensée libérale par excellence, The Economist n’a pas failli à sa réputation éditoriale mais a peut-être surpris son monde en titrant l’une ses chroniques « La dépense publique va être difficile à couper étant donné l’accroissement des inégalités ».

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SUR LE MARCHÉ OBLIGATAIRE AUSSI, FAITES VOS JEUX… par François Leclerc

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À leur tour atteintes par un mal indéfini, les obligations souveraines ne sont plus le placement de père de famille qu’elles ont si longtemps été. Cela a pu être tout dernièrement observé in vivo en Europe, où après avoir connu des taux négatifs inédits, le marché obligataire a effectué un brutal virement de bord, qui a en premier affecté les titres allemands avant de toucher par contagion tous les actifs défensifs, dont les titres américains, prenant les investisseurs à revers. Coup de torchon, onde de choc, vent de panique et même krach… toute la palette des grands mots a été utilisée dans les milieux financiers, où on s’est souvenu de l’épisode précédent de juin 2013 sur les titres américains et interrogé sur les chocs à venir.

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AUTOUR DU POT DES TAUX, DE LA DETTE, DE LA RELANCE ET DE L’INFLATION, par François Leclerc

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La remontée des taux sur le marché obligataire est-elle momentanée ou l’amorce d’une tendance durable ? La question a opposé Ben Bernanke et Lawrence Summers aux États-Unis et n’est pas accessoire : la poursuite de cette hausse redonnerait de l’air à un système financier qui prend des risques et inquiètent la Fed, afin de trouver du rendement, mais elle alourdirait le poids d’un endettement public qui ne cesse de croître, après l’avoir soulagé. Dans l’immédiat, les ventes soudaines d’obligations ont pris à contrepied les investisseurs qui n’y ont pas procédé, ou ne s’étaient pas couverts, imprimant leur marque sur le marché en dépit des achats Jde la BCE. Pour la suite, l’incertitude demeure…

La Banque du Japon et la BCE vont-elles contenir cette hausse ? Cela dépendra de l’attitude de la Fed, selon qu’elle se décide ou non à augmenter son taux directeur, une perspective qui s’éloigne. Remarquons cependant que, présentée comme provisoire lors de son lancement, la politique d’assouplissement quantitatif est devenue permanente, toutes banques centrales confondues. Et s’il est prématuré de conclure que les banques centrales ont perdu le contrôle d’un marché obligataire mondialisé, elles ne parlent plus de l’assécher des liquidités qui continuent à y être déversées.

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VentsContraires.net, Paul Jorion : Inégalités, comment en sommes-nous arrivés là ?

Ouvert aux commentaires.

Sur le site VentsContraires.net, c’est ici.

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PASSER PAR LE CHAS DE L’AIGUILLE, MAIS PASSER ! par François Leclerc

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Plus l’on se rapproche des échéances de la semaine – demain jeudi pour la BCE, et dimanche pour les élections grecques – plus les hypothèses se multiplient et le paysage se trouble. Sauf pour les Bourses, qui nous ont accoutumés à produire des signes d’impatience dans la période précédant les injections de liquidités des banques centrales, la grande question est celle de la Grèce.

Il en est plus attendu du traitement qui lui sera finalement réservé, quel que soit d’ailleurs le résultat des élections, que des effets du nouveau programme de la BCE, ce qui en dit long sur celui-ci. Ne pouvant en espérer une relance économique – déjà que le mirifique plan Juncker d’investissement s’est lamentablement dégonflé – il est espéré un assouplissement des contraintes infligées à la Grèce, sans le dire ouvertement. Signe précurseur, est-il espéré, d’une modération qui atteindrait toute l’Europe, ce tournant qui ne vient toujours pas. Le ministre des finances français Michel Sapin n’a pas exprimé autre chose dans les colonnes du Financial Times, depuis Tokyo, en préconisant des négociations entre le gouvernement grec issu des élections et les autorités de l’Union européenne.

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VICTIME DE SES PROPRES CONTRADICTIONS ? par François Leclerc

Billet invité.

Les mois et les années filent et une crise chronique s’est installée, comme si elle était destinée à ne pas connaître d’issue. Financière à l’origine, elle s’est depuis approfondie dans tous les domaines : économique, sociale et politique. Pour offrir aujourd’hui un panorama peu engageant, alliant l’hypertrophie grandissante d’une activité financière parasitaire à la raréfaction des ressources de la planète et du travail – de l’emploi de la ressource humaine – ainsi qu’à l’accroissement des inégalités qui l’accompagne. Mais rien ne semble pouvoir stopper la course d’un système en voie de perdition, si ce n’est ses propres contradictions.

Celui-ci témoigne d’une incapacité à se réformer, sauf à la marge, et les mutations dont il se prévaut dans le cadre de l’économie numérique de demain ne l’augurent pas davantage. Bien que semblant irréparable et toujours dans l’attente d’un prochain accès de crise financière aiguë, le capitalisme survit sur le mode d’une crise endémique, qu’il nous impose et dont il tente de s’accommoder, faute de l’émergence avec suffisamment de force d’une alternative. Pour la suite, les paris sont engagés.

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EN FINIR AVEC LES INÉGALITÉS EXTRÊMES, par Julien Alexandre

Billet invité

Le dernier rapport publié par Oxfam est disponible en ligne depuis hier soir minuit. Intitulé « En finir avec les inégalités extrêmes », il dresse le portrait d’un monde miné par le développement de plus en plus rapide d’inégalités de plus en plus profondes. Et il propose des recommandations qui rejoignent pour l’essentiel celles faites ici-même sur le blog.

Quelques chiffres extraits du rapport :

  •  Près de la moitié des richesses mondiales sont maintenant détenues par seulement 1 % de la population.
  • La richesse des 1 % les plus riches s’élève à 110 trillions de dollars. C’est 65 fois la richesse totale de la moitié la moins riche de la population mondiale.
  • La moitié la moins riche de la population mondiale possède la même richesse que les 85 personnes les plus riches du monde.
  • Sept personnes sur dix vivent dans un pays où l’inégalité économique a augmenté au cours des 30 dernières années.
  • Les 1 % les plus riches ont augmenté leur part de revenu dans 24 des 26 pays pour lesquels Oxfam dispose des données entre 1980 et 2012.
  • Aux États-Unis, les 1 % les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90 % les moins riches se sont appauvris.

Le mot de la fin à Adam Smith : « Aucune société ne peut être florissante et heureuse si une écrasante majorité de ses membres vivent dans la pauvreté et la misère. »

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