LE TEMPS QU’IL FAIT LE 30 JUIN 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 30 juin 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 30 juin 2017. Et pour commencer, vous devriez me voir beaucoup plus clairement et distinctement qu’auparavant parce que l’élagueur est passé ces jours derniers et il y a beaucoup de branches qui ont disparu. Ce qui est mieux parce qu’il y avait un arbre, là derrière, qui commençait à dépasser des hauteurs vertigineuses. Ce n’était pas de ma faute : moi je n’étais pas là, mais il fallait le ramener à des proportions telles qu’il ne s’écroulerait pas incessamment sous peu sur la maison ou sur celle des voisins. Alors, ça c’est fait.

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Même la raison d’État est aujourd’hui en très petite forme

Rien n’est sans doute plus malaisé que de parvenir à déchiffrer en temps réel l’époque où l’on vit : les événements ayant lieu ici ou là s’égrènent l’un après l’autre et rien n’est plus tentant pour les contemporains que de les considérer disparates, faute pour eux de détecter les pointillés qui les relient, et qui n’apparaîtront en pleine lumière qu’une fois le dénouement final intervenu.

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Où en est-on ce matin ?

Ouf ! cinq minutes à moi ce matin ! Ce soir venez nous écouter, Susan George, Henri Guaino, Natacha Polony, moi-même et quelques autres. Ça se passe au 184 bd Saint-Germain, dans la ville de Paris. Il y aura là quelques souverainistes purs et durs et, non, cela ne fait pas de moi un ami de Poutine d’aller discuter avec elles et eux des traités internationaux. De 19h à 22h, ça nous laisse un peu de temps.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 17 JUIN 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 17 juin 2016. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 17 juin 2016. Et aujourd’hui, je ne vais vous parler que d’un seul sujet, qui est la lutte des classes, et je vais l’illustrer de deux manières différentes : la Loi travail, et l’affaire Kerviel.

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Le temps qu’il fait le 17 juin 2016 – 02

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes. » Friedrich Engels et Karl Marx, Le manifeste communiste, 1848

Deux illustrations :

1. La Loi travail
2. L’affaire Kerviel

Paul Jorion, Le capitalisme à l’agonie, Fayard 2011
Paul Jorion, Le prix ; Le Croquant 2010 ; Flammarion (poche) 2016
Le Blog de Paul Jorion : Cédric Mas, LA LOI EL KHOMRI : LA DERNIERE ETAPE D’UN BOULEVERSEMENT DU DROIT DU TRAVAIL, le 8 mars 2016
Paul Jorion, La guerre civile numérique, Textuel 2011
Pierre Clastres, La société contre l’État, Minuit 1974

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LE MENSONGE ET LA CONFIANCE, À QUEL SAINT SE VOUER ?, par Marc Le Son

Billet invité.

Le mercredi 15/06/2016 une formation de la Cour d’appel de Versailles  traitait de l’affaire Kerviel après « cassation du volet civil et de ses 4,9 milliards de dommages & intérêts » (« Le Figaro » 16/06/2016).

Selon le rédacteur de cet article, le mensonge érigé en mode de fonctionnement était au cœur des débats.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 10 JUIN 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 10 juin 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 10 juin 2016. Chambre d’hôtel, de nouveau, à Paris : hier soir j’ai été à Radio Nova. J’ai pu m’entretenir pendant une vingtaine de minutes avec les journalistes de Radio Nova. Il y aura un podcast, un de ces jours et je vous montrerai ça et vous écouterez ça. Tout à l’heure je serai en route et je prendrai le train pour Digne. Je fais un exposé à Digne à 18h30. Alors, si vous avez l’occasion d’être dans… c’est quoi, les Alpes Maritimes ? je ne connais pas très bien ma géographie [en réalité, les Alpes de haute Provence]. En tous cas, venez si vous êtes dans la région.

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Pourquoi l’on parlera dorénavant d’O. J. Simpson quand il sera question de Jérôme Kerviel

Vous souvenez-vous de l’affaire O. J. Simpson ? Je vous la rappelle en deux mots. O. J. Simpson est une vedette du football américain, puis un acteur habitué des séries télévisées. En 1994, son ex-épouse et un ami de celle-ci sont assassinés. O. J. est inculpé, mais sera acquitté lors de son procès. En 1997 a lieu le procès intenté contre O. J. Simpson par la famille de chacune des victimes. Reconnu coupable de leur meurtre, il est condamné à une amende de 33,5 millions de dollars.

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Démocratie – Affaire Kerviel et « Baleine de Londres » : à quoi tiennent les choses…

Il existe un parallèle évident entre l’affaire Kerviel en 2008 et celle de la « Baleine de Londres » en 2012 : dans l’un et l’autre cas, un trader prend des positions de taille extravagante sur les marchés financiers, débouchant sur des pertes colossales pour sa banque : 4,82 milliards d’euros pour le premier, l’équivalent de 5,44 milliards pour la seconde.

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« L’Affaire Kerviel », ce symptôme d’une gangrène, par Zébu

Billet invité.

L’Affaire Kerviel qui rebondit depuis la nuit dernière, avec son lot de ‘révélations’, est-elle comme toutes ces précédentes, dont la plus fameuse, l’Affaire Dreyfus, un symptôme toujours renouvelé d’une gangrène des temps actuels ?

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Kerviel ou le nécessaire procès de la raison d’État. Piqûre de rappel : Le Monde, le 21 mai 2014

L’une de mes chroniques dans le journal Le Monde, originellement publiée le 21 mai 2014. On observera grâce au lien ci-dessous que mon nom en tant qu’auteur a subi une étonnante métamorphose !

Kerviel ou le nécessaire procès de la raison d’État

Le procès qu’il conviendrait d’instaurer maintenant n’est pas celui de la Société générale, comme l’ont affirmé certains soutiens de Jérôme Kerviel lorsque tomba le 19 mars la décision de la Cour de cassation : « Condamnation de Jérôme Kerviel à trois ans de prison ferme confirmée, mais renvoi devant la cour d’appel de Versailles pour la condamnation au versement de dommages et intérêts de 4,9 milliards d’euros », car des choses qui furent déjà dites et redites seraient répétées une fois encore. Le procès qui devrait être fait aujourd’hui, c’est celui de ce qui fut tu délibérément – en première instance, en appel et en cassation – malgré des dizaines d’heures d’explications, et du pourquoi ces mots n’ont pas été prononcés.

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Kerviel : « Justice de classe » ou malentendu absolu ? Piqûre de rappel : Le mystère de Kerviel, le 19 juin 2012

Le mystère de Kerviel, originellement publié le 9 juin 2012

En octobre 2010, j’ai lu les compte-rendu d’audience du procès de Jérôme Kerviel. Quand ce fut terminé, mon opinion était faite quant au verdict qui serait prononcé : non-lieu. Pour moi, ça ne faisait pas un pli.

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Finalement l’affaire Kerviel est bien l’affaire Société Générale !, par Roberto Boulant

Billet invité.

« Quand vous en parlez, tous les gens qui sont un peu dans la finance, ils rigolent, sachant très bien que la Société générale savait. (…) La Société générale savait, savait, c’est évident, évident », c’est selon Médiapart et 20 minutes ce que déclare dans un enregistrement fait à son insu, Chantal de Leiris, ancienne vice-procureure au parquet de Paris.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 9 OCTOBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 9 octobre 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 9 octobre 2015. Et hier, dans la journée, j’ai eu l’occasion de repenser à Monsieur Jérôme Kerviel. Pourquoi ? Eh bien, je lisais l’audition du patron de Volkswagen aux Etats-Unis. Pas celui qui a démissionné ni celui qui l’a remplacé, mais celui qui est patron de la compagnie automobile aux Etats-Unis.

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Le temps qu’il fait le 9 octobre 2015

Pourquoi l’affaire Volkswagen rappelle l’affaire Kerviel
L’ultralibéralisme est-il un mécanisme biologique de mortalité dépendant de la densité ?
Si oui, Nicolas Hulot doit en tenir compte

Blog de PJ : NICOLAS HULOT : Osons !, par Philippe Soubeyrand, le 8 octobre 2015

Et si vous doutiez du fait que l’ultralibéralisme tue, pas seulement à l’étranger mais chez nous …

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NOS AMIES LES BANQUES… par François Leclerc

Billet invité.

À l’heure où la Société Générale fait les titres, est-il utile de dresser la liste des grandes banques européennes prises la main dans un sac ou dans un autre ? Il est plus vite fait d’établir celle des banques auxquelles rien n’est reproché ! Car ce sont toujours les mêmes que l’on retrouve dans le collimateur, chaque fois qu’un nouveau scandale apparaît.

Le scandale international du moment concerne toujours les manipulations des transactions sur le Forex, le colossal marché de gré à gré des changes, où elles ne sont pas centralisées. On ne peut qu’estimer le volume de ce haut lieu de la spéculation : 5.000 milliards de dollars quotidiennement, au bas mot.

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L’AFFAIRE, par Zébu

Billet invité

« Encore faudrait-il, avant même d’envisager d’éventuels enseignements à en tirer, que l’Affaire Kerviel commence d’en être véritablement une. »

L’Affaire Dreyfus, elle, devient une Affaire, du fait qu’un Colonel Picquart, membre de la même institution que Dreyfus (et n’ayant cependant guère de sympathie pour celui-ci), dénonce la machination contre le capitaine Dreyfus. C’est ce qui conduit à ce qu’un faux soit fabriqué (qui sera reconnu comme tel par la suite) pour masquer les véritables coupables. Ce n’est qu’alors que Zola publiera dans L’Aurore son fameux « J’accuse ! ».

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Piqûre de rappel : Le Monde, Kerviel ou le nécessaire procès de la raison d’État, originellement publié le 21 mai 2014

L’actualité me conduit à vous rappeler l’une de mes chroniques dans le journal Le Monde, publiée il y a un an.

Kerviel ou le nécessaire procès de la raison d’État

Le procès qu’il conviendrait d’instaurer maintenant n’est pas celui de la Société générale, comme l’ont affirmé certains soutiens de Jérôme Kerviel lorsque tomba le 19 mars la décision de la Cour de cassation : « Condamnation de Jérôme Kerviel à trois ans de prison ferme confirmée, mais renvoi devant la cour d’appel de Versailles pour la condamnation au versement de dommages et intérêts de 4,9 milliards d’euros », car des choses qui furent déjà dites et redites seraient répétées une fois encore. Le procès qui devrait être fait aujourd’hui, c’est celui de ce qui fut tu délibérément – en première instance, en appel et en cassation – malgré des dizaines d’heures d’explications, et du pourquoi ces mots n’ont pas été prononcés. La raison pour laquelle n’a pas été dit ce qui ne l’a pas été, c’est la raison d’État, et c’est donc le procès de la raison d’État qu’il faudrait maintenant instaurer. Or ce procès là risque fort de ne jamais avoir lieu parce que la raison d’État ne relève pas de la justice, pire encore, la raison d’État est le contraire de la justice, elle est ce qui s’exerce à sa place quand, pour des motifs d’ordre supérieur, la justice est précisément mise sur la touche. Et pas elle seulement : ce peuvent être aussi « Liberté, Égalité, Fraternité », toujours pour des raisons pratiques, et souvent très crûment, comme on le voit ici, pour de simples raisons de porte-monnaie.

L’État devrait parfois poser la question clairement au contribuable : « Préférez-vous que prévale la justice, quitte à ce que votre porte-monnaie en fasse les frais, ou bien la protection de votre porte-monnaie passe-t-elle avant toute autre, quitte à ce que la justice en sorte quelque peu cabossée, et que l’un ou l’autre lampiste se retrouve en prison ? » Et si l’État ne pose pas cette question, c’est qu’il en connaît la réponse et passe outre : il refile ainsi en douce la responsabilité du déni de justice au contribuable et à l’amour bien compréhensible que celui-ci porte à ses sous.

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Société Générale, « de quoi avez-vous peur ? », par Pierre Lalo

Billet invité

«De quoi avez-vous peur ?» s’étonnait David Koubbi, l’avocat de Jérôme Kerviel en s’adressant devant le président du tribunal, Olivier Larmanjat et ses assesseurs aux avocats de la Société Générale. La question lancinante n’ayant pas trouvé de réponse, le doute flottait lourdement dans l’atmosphère chargée de la chambre de la cour d’appel de Versailles. Un brouillard épais s’est installé du début à la fin de la séance dans les esprits d’un public médusé sans qu’aucun voile n’ait pu être levé par la banque et le Ministère Public. La défense de la Société Générale, dans sa bouche d’apprenti-sorcier, s’est évertuée à jouer du « pipeau à deux trous » selon David Koubbi,  pour sonner incontestablement faux et dérisoire, pourtant, la Société Générale n’a rien à craindre dit-elle.

Devant la cour d’appel de Versailles, ce 13 novembre 2014, le début de procès civil était dédié à la demande d’une expertise indépendante suite à la cassation partielle de la décision d’appel du 24 octobre 2012 qui condamnait Jérôme Kerviel à 4.915 milliards d’euros de dommages et intérêts. La question cruciale est de savoir comment répartir les responsabilités des parties et la réparation du préjudice allégué à 4.915 milliards d’euros de dommages et intérêts par la Société Générale sans expertise indépendante de ses comptes. Comment savoir précisément comment la banque  a abouti à la somme explosive d’un montant de 4.915 milliards d’euros qu’elle a instituée sur une seule page de format A4 de manière déclaratoire, sans que cette somme ne soit jamais réellement examinée et remise en question ?

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