« Qui étions-nous ? » La culpabilité n’est pas éliminable

Il y a dix jours, je publiais un échange avec Luc Baudoux à propos de la culpabilité, j’y indiquais que j’étais précisément en train d’écrire le chapitre à ce sujet de « Qui étions-nous ? », le voici.

La somme des préoccupations des choses à faire, qu’il s’agisse de soucis ou d’aspirations, nous cause du désagrément. Elles se renouvellent constamment parce que notre corps perd sans cesse ses forces et doit sans cesse les reconstituer, et ceci au sein d’un monde en constant changement.

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Jacob Taubes (1924 – 1987), l’homme qui avait tout compris … et qui en est mort de rire !

Ouvert aux commentaires.

Jacob Taubes et … quelqu’un qui l’aime bien manifestement
Jacob Taubes, né en 1924 et mort en 1987, était selon ceux qui l’ont connu, un personnage infréquentable. L’un rapporte à son propos : « Il sollicitait votre avis avec un œil pétillant, puis, dès qu’on commençait à lui répondre, son regard se voilait d’un immense désintérêt qui vous blessait profondément » (Heinz Wismann selon Aeschimann 2009), un autre dit : « Il sonnait chez toi à 11 heures du soir et te disait : « Je voudrais dormir dans ton lit ! » ».

Qu’est-ce qui le rendait aussi impossible ?

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Piqûre de rappel : La parabole des talents

Oui, cela ne date que du mois dernier mais, par les temps qui courent, ce n’est peut-être pas une mauvaise idée de publier à la suite le petit texte consacré à la parabole des talents que j’avais écrit le 13 avril et le commentaire que j’en avais fait le lendemain dans Le temps qu’il fait le 14 avril 2017.

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La parabole des talents – LE TEMPS QU’IL FAIT LE 14 AVRIL 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 14 avril 2017. Merci à Olivier de Taxis !

Bonjour, nous sommes le vendredi 14 avril 2017 et je voudrais vous parler aujourd’hui de quelque chose que j’ai fait hier. Vous en avez vu d’ailleurs le résultat : un petit texte que j’ai écrit dans l’après-midi sur la parabole des talents encore appelée parabole des mines dans les Évangiles. Parabole des talents chez Mathieu et parabole des mines chez Luc. Le talent et la mine étant des pièces de monnaie dans l’Antiquité.

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Le temps qu’il fait le 14 avril 2017

La prétendue « Théorie de la valeur d’Aristote », des Scolastiques à Paul Jorion, par Zébu, le 5 mars 2011

Paul Jorion : Le prix comme proportion chez Aristote, Revue du MAUSS N° 15-16, 1992, pp. 100-110

Blog de Paul Jorion : La condamnation imparable de la concentration des richesses par un certain J.-C., le 13 avril 2017

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John Stuart Mill et Jésus de Nazareth, par Dominique Temple

Billet invité.

« Dans la règle d’or de Jésus de Nazareth, nous retrouvons tout l’esprit de la morale de l’utilité. Faire ce que nous voudrions qu’on nous fît, aimer notre prochain comme nous-mêmes : voilà qui constitue la perfection idéale de la moralité utilitariste… » John Stuart Mill, Utilitarisme II ; 4è objection.

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Le rôle joué par Paul de Tarse dans l’organisation des sociétés humaines (I)

J’ai consacré les livres que j’ai écrits jusqu’ici à des sujets que je connaissais en tout cas plus ou moins. En entreprenant d’écrire Qui étions-nous ?, je vais devoir m’aventurer dans des régions que je connais à peine. J’écrirai du coup des textes qui seront au départ essentiellement expérimentaux. Je compte sur le cerveau collectif que l’on trouve ici, pour me guider. Je réécrirai le texte qui suit (et ceux qui viendront à sa suite) en fonction de vos corrections.

Le mot du modérateur : Si vous en savez encore moins que Jorion sur le sujet, j’espère [fermement] pouvoir compter sur la sobriété de vos commentaires 😀 .

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Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

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L’éternel recommencement

Cet après-midi à Bruxelles, je suis allé au théâtre flamand, voir Huis, la mise à la suite de deux saynètes de Michel de Ghelderode : « Le cavalier bizarre » et « Les femmes au tombeau ».

C’est splendidement joué, en particulier par Josse De Pauw et par la demoiselle dont je n’ai malheureusement pas pu repérer le nom dans la liste des acteurs [*], qui incarne Marie-Madeleine (en mauve dans la vidéo). La musique de Jan Kuijken, à laquelle s’adapte le jeu des acteurs, est elle aussi magnifique.

Dans Le cavalier bizarre, les vieillards d’un hospice sont réveillés par l’irruption dans la nuit d’un cavalier. Ils reconnaissent en lui la mort. Le tumulte s’apaisera quand ils découvriront que ce n’est pour aucun d’entre eux qu’elle est venue : elle repart en emportant le corps d’un nouveau-né.

Dans Les femmes au tombeau, se rassemblent une à une, pour engager la conversation toutes ensemble, une groupie horripilante, Marie-Madeleine, Véronique, la femme adultère, l’épouse de Ponce Pilate, enfin, Marie.

C’est là une très vieille histoire, un éternel recommencement : le résistant, le dissident, l’empêcheur de tourner en rond, supplicié puis assassiné. Jésus-Christ, Jean Moulin, Victor Jara, la liste est malheureusement longue, et maintenant, Samira Salih Al-Nuaimi.

Curieusement, pour jouer le rôle du bourreau qui sera maudit par l’histoire, on continue, comme on le voit, de se bousculer gaiement au portillon.

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[*] L’un d’entre vous me signale qu’il s’agit d’Iris Van Cauwenbergh.

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